de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Pour saluer Roger Grenier

Pour saluer Roger Grenier

« Il n’y a plus que toi qui a connu… ». C’est la phrase qui tue. Façon de parler, bien sûr, car celui auquel elle s’adressait invariablement, le doyen des établissements Gallimard au 5 rue Gaston-Gallimard, anciennement rue Sébastien-Bottin, vient de disparaitre à 98 ans. Jusqu’à l’année dernière, Roger Grenier recevait son quota de nouveaux manuscrits lors des rituels comité de lecture : « On me donne des vieilleries plutôt que des jeunes romancières, allez savoir pourquoi ! » soupirait-t-il. Généralement, lorsque qu’un collaborateur de la maison d’édition poussait la porte de son bureau et lui lançait « Il n’y a plus que… » (air connu), c’était signe qu’une célébration aller lui échoir. Normal : il était là, entre ces murs depuis le 1er janvier 1964.

Il y a quelques années, il a eu droit au centenaire de la naissance de la Nrf (il n’y était pas, tout de même, mais c’est tout comme) ; puis celui de la naissance de Romain Gary. En 2013, il avait double qualité pour officier ès-qualités lors du centenaire de la naissance d’Albert Camus. Toujours lui, les commémorations. « Dans le Cahier de l’Herne qui lui sera consacré, je signe trois articles : un record ! Ce qui me vaut d’être invité partout y compris dans les manifestations les plus improbables. Saviez-vous que l’hôpital de la Timone à Marseille organise un colloque sur « Camus et la surdité » parce qu’il comptait des sourds dans sa famille ? » demandait-t-il à voix si basse qu’il fallait tendre l’oreille. Ce n’était pas dû au thème du colloque mais à une tradition maison implicitement et naturellement instituée par le discret Jean Paulhan ; depuis, on n’y parle pas, on y chuchote. Grenier était donc comme ça, même à la radio où il avait chuchoté nombre de portraits d’écrivains à l’oreille des auditeurs.

Avec le recul que lui autorise l’âge, le fils de l’opticienne revoyait sa vie comme une succession de hasards, heureux ou malheureux. Le premier coup de chance de ce natif de Caen élevé à Pau, se produit à Clermont-Ferrand sous l’Occupation. Démobilisé en novembre 1942 après avoir passé trois ans sous les drapeaux, il poursuit des études et de Lettres et de philosophie, et fait le pion dans différents établissements scolaires pour gagner sa vie, lorsqu’une mathématicienne l’introduit dans un petit groupe d’intellectuels auquel appartient notamment Laurent Schwartz. Le second, c’est d’avoir été accepté par ce groupe lié à CDLR, le mouvement « Ceux de la Résistance » dont les rangs étaient si maigres que les mauvaises langues l’appelait « Celui de la Résistance ». Avec Léo Hamon et le surréaliste André Thirion, il fut du groupe qui prend l’hôtel de Ville de Paris à la Libération. « Ces deux coups de chance m’ont mis le pied à l’étrier dans la presse de l’après-guerre. Sans cela, j’aurais fini employé à la mairie de Tarbes » reconnaissait-il. Il est vrai qu’après, tout s’enchaîne.

C’est ainsi que celui qui se rêvait photographe ou pianiste de bar devient chroniqueur judiciaire à Combat, couvrant les procès de l’épuration. Il est assis sur le banc de la presse aux côtés de Madeleine Jacob de Franc-Tireur et Francine Bonitzer de l’Aurore, surnommées « Pancréas et Médisance ». Il est là pour Pierre Laval « le plus impressionnant car il a mis longtemps à comprendre qu’il était condamné d’avance alors que cela nous paraissait évident » ; encore là pour Joseph Darnand, chef de la Milice, et aussi pour la bande de Je suis partout « avec Rebatet le plus ignoble dans la lâcheté, il avait même dénoncé ses voisins » ; toujours là pour Jean Luchaire, l’homme de presse mondain qui nie sa présence à un massacre « et le procureur Lindon de se lever en le pointant du doigt : évidemment, vous étiez toujours à table ou au lit ! ». De cette expérience, il tire en 1949 l’un de ses tous premiers livres Le Rôle d’accusé : « A Combat,tout le monde écrivait. Une vraie succursale de la Nrf ! Alors moi aussi. J’ai donc fait un essai de phénoménologie du fonctionnement de l’appareil judiciaire. Camus l’a pris dans sa collection « Espoir » pleine de titres désespérants. »

Après Combat, il y a France-Soir (qui lui a inspiré La salle de rédaction, subtil recueil de nouvelles que devrait lire tout futur journaliste) et enfin Gallimard. Trois institutions dirigées par trois monstres sacrés à l’égard desquels sa reconnaissance est infinie. Pourtant, s’il y en a un à qui il dit tout devoir, c’est un homme de l’ombre : Pascal Pia, le sans-grade qui « faisait » vraiment Combat tous les jours, le vibrant Pascal Pia, ou le droit au néant (1989), que son regretté ami « JB » Pontalis publia dans sa collection, en témoigne. Etrangement, si ce parisien a un peu voyagé, ce n’est pas grâce à la presse : « Journaliste, j’ai bougé deux fois surtout : en 1946 pour la guerre civile grecque, et en 1962 sous Franco pour les premières grandes grèves des Asturies, clandestinement, grâce à Semprun et Goytisolo. Je voyage beaucoup plus pour Gallimard, dans le monde entier, pour des conférences et des débats. La commémoration, toujours ! »

Son goût de la lecture était demeuré intact. Heureusement car c’est toujours à lui qu’échoit la supervision des rééditions ; une activité plutôt calme sauf quand cela sent le souffre et que l’auteur a beau être mort de longue date, son texte est inédit et ce n’est pas un hasard :

 « On m’a demandé mon avis sur la correspondance entre Paul Morand et Roger Nimier. Négatif ! Ca suinte de partout la misogynie, l’antisémitisme et l’humour franchouillard. Vraiment pas à leur honneur et d’un intérêt littéraire très limité ». 

Dans son enfance il ne jurait que par Jack London jusqu’à ce que Le grand silence blanc de L.F. Rouquette le fasse durablement rêver. Il en reste des lueurs nostalgiques dans le regard, reflétant des couvertures d’antan. Tchékov, à qui il consacra un portrait des plus justes, et Faulkner n’ont pas quitté son chevet depuis toujours. En revanche, il s’était surpris à se déprendre d’anciennes lectures car son regard critique avait évolué. Les livres de Cesare Pavese par exemple. « Quand on aime, on invente et on embellit ; quand on aime moins, la réalité surgit » expliquait-t-il, comme pour justifier sa déception, dont il semblait exclure, tout de même, l’inoubliable Métier de vivre.

IMG_7438Il maitrisait comme peu d’écrivains l’art du portrait. Instantanés (Gallimard, 2007) en proposait un fameux bouquet, bien que le recueil favorisât trop son goût immodéré de l’anecdote littéraire. Plutôt que d’égrener ses souvenirs de journaliste, d’écrivain et d’éditeur sous la forme convenue du «  »racontage de mézigue » » (impérissable formule de Jacques Perret), il avait choisi de le faire sous la forme d’éclats de portraits. Romain Gary sous ses masques, Albert Camus au marbre de Combat, Marc Bernard et Claude Roy, et puis Queneau, Prévert parmi quelques autres. Autant d’anecdotes qui pourraient donner matière à portraits. C’est chaleureux, jamais rosse, à peine esquissé. Des ébauches de mémoires qui valent par leur sentiment d’inachevé. Chacun en retiendra ce qui le touche ou ce qu’il ignorait. En ce qui me concerne, deux ou trois choses. La raison du choix de son pseudonyme par James Hadley Chase, ancien libraire sous son vrai nom de René Raymond :

« J’ai longtemps observé les clients des librairires. Ils regardent les rayons, rangés par ordre alphabétique. Ils passent devant le A, hésitent devant le B et commencent à sortir des livres à C. Il fallait donc que mon nom commençât par C. Jusqu’à G, c’est bon . Après, ils sont fatigués. »

L’échange entre Gaston Gallimard et Isabelle Rivière, veuve de Jacques Rivière, pressée de lui succéder : « Dieu m’est apparu cette nuit. Il m’a dit de prendre la direction de la NRF. – Comme c’est curieux. Moi, il ne m’a rien dit » »... La présence de trois prêtres défroqués dans le haut personnel de Gallimard il y a quelques années encore, du temps de Jean Grosjean… Le suicide d’Ernest Hemingway avec le même fusil qui avait déjà servi à son père pour se suicider… Enfin un mot de Camus dans son dernier éditorial de Combat le 3 juin 1947 que je pourrais faire figurer en épigraphe des «  »Commentaires » » de ce blog :

Qui ne se trompe pas, parlant tous les jours ?

Son territoire de lecteur était immense mais son univers tenait en un mouchoir de poche. Le quartier de Saint-Germain-des-Près. Plusieurs centaines de mètres à peine le séparaient de son domicile de la rue du Bac. Pas plus germanopratin que lui. Même Ulysse, son chien adoré, était un braque saint-germain… A quelques années de son propre centenaire, il continuait à se rendre tous les jours à son bureau pour lire des manuscrits, rédiger des notes de lecture, répondre aux auteurs, les recevoir. A voir ce régent du Collège de Pataphysique traverser le boulevard, petit bonhomme échappé d’un dessin de Sempé, légèrement voûté, tête nue malgré le froid, un imperméable par-dessus son discret costume-cravate, on n’imaginait pas tout ce qu’il avait vécu, connu, lu et tout ce qu’il comptait encore écrire après quelques dizaines de romans, nouvelles, essais biographiques. Roger Grenier conjuguait le temps de l’Histoire à sa manière. Un jour, nous marchions entre son bureau et son domicile lorsqu’il avisa une enseigne : « C’est le restaurant préféré de Goering, à ce qu’on dit… » Il l’avait dit au présent, pas au passé, jamais.

(« Roger Grenier chez lui rue du Bac il y a quelques mois… et quelques années auparavant au restaurant à Bucarest  » photos Passou)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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commentaires

786 Réponses pour Pour saluer Roger Grenier

la vie dans les bois dit: 14 novembre 2017 à 20 h 15 min

@ »Je suis tombé ce matin sur une réflexion intéressante de Pavese sur Flaubert »

Homais, il y a des cose mentali beaucoup plus interessantes dans le « métier de vivre »…

Au 25 nov. (1937)
scrivo: T., abbi pietà. E poi ?

A l’ultima,

18 ag. (1950)
La cosa più segretamenta temuta accade sempre.
scrivo: o Tu, abbi pietà. E poi?

_______________

oggi ho visto un letto di neve sotto un sole meraviglioso, ti prego,

Ti prego, stasera,

« Lascia ch’io pianga ».

https://www.youtube.com/watch?v=peJxkzPSQFg

Paul Edel dit: 14 novembre 2017 à 11 h 23 min

Je suis tombé ce matin sur une réflexion intéressante de Pavese sur Flaubert, dans son journal intime « le métier de vivre » :
« Les jugements moraux de « Madame Bovary » ignorent tout principe sauf celui de l’artiste qui violente et imite tous les gestes humains. Certains se gargarisent du tableau que « Madame Bovary » donne de l’amour, y voyant une saine critique des vieilleries romantiques faite par une robuste conscience ( Pavese souligne robuste conscience ) , et ils ne voient pas que cette robuste conscience n’est pas autre chose que le fait de regarder nettement, d’étaler fougueusement les tristes mobiles humains. Comment peut-on vivre selon Madame Bovary ? D’une seule manière :en étant un artiste calfeutré chez lui.
Garde- toi de prendre au sérieux les critiques de Flaubert envers la réalité :elles ne sont faites que d’après ce seul principe : tout est boue, sauf l’artiste consciencieux. »17 février 1938

la vie dans les bois dit: 14 novembre 2017 à 8 h 57 min

… Pour saluer.

« You,
dappled smile
on frozen snows
wind of March,
ballet of boughs
sprung on the snow,
moaning and glowing
your little « ohs »
white-limbed doe,
gracious,
would I could know
yet
the gliding grace
of all your days,
the foamlike lace
of all your ways
tomorrow is frozen
down on the plain
you, dappled smile,
you, glowing laughter. « 

la vie dans les bois dit: 13 novembre 2017 à 17 h 12 min

Je rejoins Renato, finalement, P.Edel n’a pas compris grand chose à Pavese. Si ce n’est une petite chansonnette, que pourrait lui chanter R. Pavone, avec l’accent rital, « vertes collines ».. Ah ! Basta.

la vie dans les bois dit: 13 novembre 2017 à 17 h 01 min

Pour Tina Pizzardo Rieser, Renato a donné un lien, le témoignage de Tina herself, qui est un complément essentiel du journal de Pavese , année 1937 principalement. Les raisons de leur rupture ne grandissent certes pas l’image du Poete, dans sa relation aux femmes, qu’il semble avoir choisies par challenge personnel…

Paul Edel dit: 13 novembre 2017 à 16 h 29 min

JC ..lisez un peu moins vite le.je dis que Pavese aimait une femme,mais que, elle voulait rester sur le plan de l’amitié.

JC..... dit: 13 novembre 2017 à 12 h 17 min

Vous me faites pouffer de rire, Paul !

Quand une femme vous aime, et que vous l’aimez, vous est il venu à l’esprit d’en finir avec la vie …. ?

Pavese était perdu, de naissance.

Paul Edel dit: 13 novembre 2017 à 12 h 09 min

On sait, par Pavese lui-même et de nombreux témoignages concordants que Tina Pizzardi, prof de maths, fut sans doute la femme la plus aimée de l’écrivain. Celle qu’on nommait « la femme à la voix rauque ». Elle avait 5 ans de plus que Pavese, née en 1903. En 1927 elle adhère au Parti Communiste clandestin et rencontre Altiero Spinelli, homme politique qui passe pas mal d’années en prison sous le fascisme. Tina et Pavese se rencontrent en 1932, chez un groupe d’amis antifascistes. Le milieu Giustizia e Libertà.Il fréquentèrent beaucoup les cafés de Turin, les cafés Fiorio, Mulassano,Pfatisch, Torino, etc.. Tina aimait la poésie et les écrits de Pavese ,mais le considérait comme un ami ; ils partirent skier ensemble. . Au cours de l’été 33 Tina rencontre un Juif polonais Henek Rieser, son futur mari qu’elle épousa au printemps 1936.. C’est avec perspicacité que Jean-Pierre Ferrini note dans son « Pays de Pavese » que « le métier de vivre » est coupé en deux. C’est à partir d’avril 1936 et jusqu’à la fin de 1938, que ce journal de Pavese tombe dans la noirceur, la misogynie, et le masochisme , ce qui pour certains, dont sans doute Roger Grenier, abime un eu l’image de l’auteur. Des pages entières sont alors dominées par un sentiment d’abandon de Tina ; « maudlin self-pity »écrit Pavese, « geignante compassion de soi-même »,note Ferrini avec justesse. Un peu comme Stendhal, pendant deux ans, ne put sortir du pot au noir de la déception amoureuse et pensa chaque jour au suicide.. Et, comme toujours, dans les moments dépressifs, Pavese se réfugiait chez sa sœur aimée, Maria Sini, via Lamarmora à Turin.Il y mangeait tres vite des pâtes en lisant des textes américains, notamment Hemingway et Melville, qu’il traduisait..

JC..... dit: 13 novembre 2017 à 12 h 04 min

L’oubli vient de se saisir, définitivement, de la dépouille de cet inconnu célèbre.

Passou a fait le travail de mémoire… au mieux

Embaumons ! Embaumons !

christiane dit: 13 novembre 2017 à 10 h 23 min

Un entretien passionnant pour encore mieux connaitre Roger Grenier mené par Guillaume Narguet, en septembre 2016 pour « Zone Critique ».
Il est frappé de la vitesse avec laquelle les écrivains tombent dans l’oubli…
De ses lectures : « Les femmes dans les romans de Pavese n’arrêtent pas de parler… » « Hémingway est antipathique » , « Tchekhov le touche plus que n’importe qui »… mais l’auteur qui l’a « le plus marqué est Camus ».
Une réplique étrange de Gaston Gallimard…
Son appareil photo Leica et sa passion pour la photographie…
Sa carrière de journaliste…
Quant à Paris…
http://zone-critique.com/2017/02/14/roger-grenier-regard-xxe-siecle/

JC..... dit: 13 novembre 2017 à 8 h 32 min

de nota, l’extrait de lettre est tiré de la correspondance Tocqueville-Gobineau.

Le Comte de Gobineau, diplomate, était un pote de Dom Pedro à Rio – un ami solide qui l’aida jusqu’au bout – doté d’une personnalité tumultueuse, mal aimé, dépressif, dont la fin tragique n’enlève rien à ses qualités de visionnaire discuté.

renato dit: 13 novembre 2017 à 8 h 23 min

Dernier post relatif à Pavese.

J’ai toujours pris en pitié ceux qui cultivent de la rancune contre une femme qui leur a dit non — ils devraient se demander pourquoi, mais mourir qu’ils se mettent en question. C’est toutefois vrai que pour certains coqs déplumés avoir quelque chose à détester c’est déjà avoir quelque chose. C’est aussi vrai que, incapables d’accepter leur côté tristounet, ils dissimulent leurs faiblesses derrière une morale rigide qu’ils tiennent pour héroïque, une belle écriture, une Œuvre admirable, quelques œuvres de bienfaisance, reste qu’humainement ils ne sont pas grand-chose. Encore heureux que ce soit plus par manque d’assurance que par excès de bienséance, que certains ne passent pas à l’acte, mais étant donné leur caractère, leurs connaissances intellectuelles et leurs acquis moraux, déjà seulement les actions préliminaires — la drague pressante, insistante et indiscrète, les allusions sexuelles répétées, les dispositifs passionnels déconcertants, le langage régressif — deviennent problématiques car nos héros accumulent les gestes maladroits, ce qui les tracasse (il est probable que ce type soit la figure idéale pour tresser les fils d’histoires où se mêlent insatisfactions, nobles idéaux et bas instincts). Chez quelques cultivateurs de rancunes, à un moment, une forme caractérisée de fuite du réel prend le dessus et le choix de la mort s’impose car par ce biais il se soustrait aux conséquences des actes qu’il aurait mieux fait de ne pas commettre. Beaucoup d’autres, persuadés de leur bon droit, font de la colocation avec leurs déplorables habitudes en pratiquant une rhétorique plutôt morne de l’injure.

de nota dit: 13 novembre 2017 à 8 h 04 min

Jc, la lettre de Tocoqueville fut adressée à un lord dont j’ai oublié le nom,je pourrais le retrouver dans un volume de la correspondance de Tocqueville acheté à vil prix dans une salle des ventes,mais il est enseveli quelque part…ô misère de la profusion!

JC..... dit: 13 novembre 2017 à 8 h 03 min

Le mistral souffle si fort, ce matin, que dans le sens ouest-est le jogger doit courir en gardant le frein, pour ne pas finir sa course dans le Port …

JC..... dit: 13 novembre 2017 à 6 h 57 min

Ecrivains ! Si par malheur vous publiez, n’oubliez jamais que votre pire ennemi n’est jamais l’éditeur, mais le lecteur lui-même.

JC..... dit: 13 novembre 2017 à 6 h 26 min

Conseil aux enfants : faites plombier, chauffagiste, médecin, quelque chose d’utile quoi !

N’écrivez jamais que pour vous-mêmes…

JC..... dit: 13 novembre 2017 à 6 h 14 min

Que la littérature soit morte, assassinée par les écrivains eux-mêmes, ne se discute pas. Mais qu’ils l’aient torturée avant de la mettre à mort, aussi longtemps, aussi gaiement, aussi méchamment …Mystère !

Giovanni Sant'Angelo dit: 13 novembre 2017 à 5 h 38 min


…tout est bon, pour faire bon dos,…

…les chiens aboient , pendant que la caravane passe,…

…le concert des bonnes nouvelles, quand déjà, tout est perdus,…

…les dignités, les fonctions, les lucres, la morale, et ses économies politiques,…

…tenir, des discours, pour s’aveugler d’esprits à s’y secourir,…
…à nos spoliateurs de comptes, comme à nos Stars-Wars,..du brol à s’ingurgiter, comme des couleuvres célébrissimes,…
…l’Europe, dans ses politiques du profit, sur leurs populations à extorquer,…
…pardi, ma vaisselle,…of course,…

…nos pirates, de nos mémoires,…nos politiciens des misérables, encore un effort,…pour entrer, dans vos poubelles,…

…l’histoire et ses hombres,…Ollé,!…

Delaporte dit: 13 novembre 2017 à 3 h 26 min

Impermanence zen :

« Jadis, Zhuang Zhou rêva qu’il était un papillon voltigeant et satisfait de son sort et ignorant qu’il était Zhou lui-même. Brusquement il s’éveilla et s’aperçut qu’il était Zhou. Il ne sut plus si c’était Zhou rêvant qu’il était un papillon, ou un papillon rêvant qu’il était Zhou. »

Giovanni Sant'Angelo dit: 13 novembre 2017 à 2 h 01 min


…et, si la  » crise « , n’existe pas,…il faudrait, l’inventer,…

…mais, c’est déjà fait, bien inventer, aussi, en Europe, avec, les connivences entre états – membres,!…
…et, paradis fiscaux, pour riches, ou autres industriels, flanqués, d’actionnaires, aux fesses,…Cinéma, de l’Union Européenne, pour se construire des stratifications sans bornes, d’esclaves en tout genres,…pour des aumônes de collabos participatifs,…
…tout est bon, pour le pâté pour chiens,…et autres lèches-bottes à faux cons,lèche-culs,…
…comédie de l’art,…pour tourner en rond,…
…et ces stratégies, pour nous faire diviniser, dans l’histoire,…cloportes et excités abrutis,…

…il n’y a plus d’argent, il nous reste des cartes de crédit,…

…à la limite, des riens, pour inviter, tout le monde, dans vos assiettes,..dorer, à l’or fin,…
…la folie des bourses, qui n’existent pas,…poils aux culs,…etc,…
…et, sauce bolognese,…

Pat V dit: 12 novembre 2017 à 23 h 58 min

le rideau, c’est-à-dire quelque chose d’accessoire et sans importance. Pablo.

Il dévoile en voilant, le rideau…

Pablo75 dit: 12 novembre 2017 à 22 h 54 min

@ Pat V

Je connais ce rideau barbouillé par Debré. À l’époque Télérama avait fait des articles que je conserve, tellement ils étaient débiles (il y avait une interview surtout, où le « peintre » délirait à fond).

Ce qui m’intrigue dans mon rêve c’est le sang dont il était mouillé le rideau, qui descendait tout au long du rideau.

Le reste est facilement explicable: dans le théâtre de l’art, l’art contemporain (que vous me montrez en tant que défenseur) n’est que le rideau, c’est-à-dire quelque chose d’accessoire et sans importance.

Je vois dans « Le Guide du rêve et des symboles » de Marie Coupal, que le sang « représente l’énergie mentale », qu’il « nourrit les forces combatives ».

Donc, l’art contemporain comme quelque chose de mental, d’abstrait, et comme combat, comme polémique.

P. comme Paris dit: 12 novembre 2017 à 22 h 46 min

« Nature, berce-le chaudement : il a froid. »

Lors :
se promenant parmi ces croix,
en ces temps de commémoration,
que penser ? :

« Nature, berce-le chaudement : il a froid. ».

P. comme Paris dit: 12 novembre 2017 à 22 h 31 min

M’enfin :

« …la suggestion, de quelques recettes, avec , le savoir faire, de la Polenta « ,… »

Ben tient,
Je comprends que le chat se sauve quelques fois !
A part les caresses et ronronnement :
fuyons !
L’odeur d’herbe à chat me plait,
mais je suis carnivore.
Ne vous amusez pas à me faire végétarien.
Je change de gamelle aussitôt.

et alii dit: 12 novembre 2017 à 22 h 15 min

et le déchiffrement symbolique relève de l’alchimie :c’est d’ailleurs peut-être sur le fond d’une expérience de synesthésie

Chantal dit: 12 novembre 2017 à 21 h 48 min

le rapport / jeu couleur, sonorité, mot chez Rimbaud est dans les voyelles et le déchiffrement symbolique relève de l’alchimie :
http://www.mag4.net/Rimbaud/poesies/Voyelles.html

Pour le glaïeuls & le réséda, sensés étouffer de leur odeur Madame,j’avais vérifié à l’époque et le metteur en scène m’avait dit c’est une façon qu’à la maîtresse de voir ses deux bonnes comme un tout, or seul le réséda a un vrai parfum mellifère …
Ce qui indique le fossé de compréhension, tout cela est très subtil …

Chantal dit: 12 novembre 2017 à 21 h 24 min

le glas ce texte de Derrida part de l’étymologie du vrai nom de Genet: Galienne et joue avec les sonorités qui évoquent d’autres choses cachées, il y a quelque chose à propos de son pseudonyme, cela m’a l’air très tiré par les cheveux, mais je peux me tromper, je n’ai pas pu suivre le cours d’esthétique dédié à Genet donc il me faut me contenter de la toile …

JAZZI dit: 12 novembre 2017 à 21 h 23 min

Les minéraux aussi ont des couleurs, Chantal.

« Si je dis que les galets sont bleus, c’est parce que le bleu est le mot exact, croyez-moi »
Gustave Flaubert

Chantal dit: 12 novembre 2017 à 20 h 57 min

c’est possible, en lisant en récitant les images viennent.

Ici dans cet extrait des bonnes de Genet les fleurs n’ont pas la même signification …

C’est une sorte de pressentiment de Madame que ses employées la jalousent, elle est elle même assez imbue d’elle – même.

Vous me détestez‭, ‬n’est-ce pas‭ ? ‬Vous m‭’‬écrasez sous vos prévenances‭, ‬sous votre humilité‭, ‬sous les glaïeuls et le réséda‭. ‬‭(‬Elle se lève et d’un ton plus bas‭.)‬‭ ‬On s’encombre inutilement. ‬Il y a trop de fleurs‭. ‬C’est mortel‭. ‬‭(‬Elle se mire encore‭.)‬‭

Pablo75 dit: 12 novembre 2017 à 20 h 54 min

Le rêve qui raconte Claude Bahia me rappelle qu’il y a une semaine à peu-près j’ai rêve de Pat V. On était à l’intérieur d’un théâtre vide et il me disait, me montrant avec la main le rideau très rouge et qui dégoulinait de sang (sic):

– Voilà un beau tableau.

Et je lui répondais:

– Mais tu es fou? Comment tu ne vois pas que c’est un rideau de théâtre?

Chantal dit: 12 novembre 2017 à 20 h 44 min

c’est dans une référence à genet non ? si ma mémoire ne me fait pas défaut il y a des glaïeuls dans le texte « Les bonnes » mais la connotation est plutôt ironique 😉

Chantal dit: 12 novembre 2017 à 20 h 38 min

la vie en effet des glaïeuls je n’en imagine pas sur un champs de bataille, mais le cresson à la réflexion c’en était probablement du vrai près de la rivière,…

Pablo75 dit: 12 novembre 2017 à 20 h 24 min

-Quoi de neuf?
-L’inépuisable Passacaille pour orgue BVW 582 de Bach.

Je viens de l’écouter plusieurs fois de suite, jouée par Eric Brottier, qui en plus d’organiste est « campanologue » (sic), dans un cd d’orgue payé 1€ aux Puces. Et le mystère de son étrange beauté et surtout de son étonnante puissance reste entier, malgré les explications des musicologues:

« Alors que des Passacailles contemporaines de celles de Bach présentent un plan dont la logique est évidente, celle de Bach pose un problème analytique duquel diverses solutions ont été proposées. Pour faire le point sur cette situation complexe, l’article réalise d’abord une lecture linéaire des vingt-et-une variations (thème compris). Il propose ensuite un plan en cinq groupes, de cinq, quatre, trois, quatre et cinq variations respectivement. Ce plan est examiné en détail pour montrer les symétries qui existent entre les deux groupes de cinq variations et entre les deux groupes de quatre, ainsi que la disposition concentrique à l’intérieur du groupe central. Bach paraît avoir cherché à atténuer la prégnance des signaux formels de ce plan, à voiler les coupures trop marquées, à fondre les césures dans un flot continu ou gradué, pour réaliser un équilibre subtil entre la clarté du plan formel et le flux continu qui caractérisent le genre de la passacaille. » (Resumé d’un article de Vincent Dequevauviller)

Il paraît que le livre de Robert Pinget « Passacaille » (1969) est inspiré par elle. Quelqu’un l’a lu?

Bach – Passacaglia and Fugue, BWV 582 – David Goode

https://www.youtube.com/watch?v=BVGHaffwJJs

Chantal dit: 12 novembre 2017 à 20 h 01 min

Je ne connaissais pas ce texte de Blaise Cendrars Jean Lagoncet, il possède une très grande force poétique, merci.

Jean Langoncet dit: 12 novembre 2017 à 19 h 56 min

Ainsi un assassinat et un traité de paix seraient-ils responsables de deux guerres mondiales et de dizaines et de dizaines de millions de morts …

la main coupée et le lys

« Tilloloy. C’était le bon coin. À part les obusiers qui tapaient sur Beuvraignes à midi, il ne s’y passait jamais rien. J’en ai gardé le souvenir d’une robinsonnade, la plupart d’entre nous ayant construit des huttes de feuillage et les autres dressé des tentes, les Boches se trouvant au diable vauvert, quelque part, au fond de la plaine, du côté de Roye.
Par une belle matinée du mois de juin, nous étions assis dans l’herbe qui envahissait notre parapet et cachait nos barbelés et qu’il allait falloir faucher et faner, nous étions assis dans l’herbe haute, devisant paisiblement en attendant la soupe et comparant les mérites du nouveau cuistot à ceux de Garnéro que nous avions perdu à la crête de Vimy, quand, tout à coup, cet idiot de Faval bondit sur ses pieds, tendit le bras droit l’index pointé, détourna la tête la main gauche sur les yeux et se mit à pousser des cris lugubres comme un chien qui hurle à la mort :
— Oh, oh, regardez !… Quelle horreur !… Oh, oh, oh !…
Nous avions bondi et regardé avec stupeur, à trois pas de Faval, planté dans l’herbe comme une grande fleur épanouie, un lys rouge, un bras humain tout ruisselant de sang, un bras droit sectionné au-dessus du coude et dont la main encore vivante fouissait le sol des doigts comme pour y prendre racine et dont la tige sanglante se balançait doucement avant de tenir son équilibre.
D’instinct nous levâmes la tête, inspectant le ciel pour y chercher un aéroplane. Nous ne comprenions pas. Le ciel était vide. D’où venait cette main coupée ? Il n’y avait pas eu un coup de canon de la matinée. Alors, nous secouâmes Faval. Les hommes devenaient fous.
— …Parle, espèce d’idiot ! D’où vient cette main ? Qu’est-ce que tu as vu ?…
Mais Faval ne savait rien.
—… Je l’ai vue tomber du ciel, bredouillait-il en sanglotant les mains sur les yeux et claquant des dents. Elle s’est posée sur nos barbelés et a sauté à terre comme un oiseau. J’ai d’abord cru que c’était un pigeon. J’ai peur. Quelle horreur !…
Tombée du ciel ?
Il n’y avait pas eu un avion de la matinée, pas un coup de canon, pas une explosion proche ou lointaine.
Le ciel était tendre. Le soleil, doux. L’herbe printanière, pleine d’abeilles et de papillons.
Il ne s’était rien passé.
Nous ne comprenions pas.
À qui était cette main, ce bras droit, ce sang qui coulait comme la sève ?
— À la soupe ! cria le nouveau cuistot qui s’amenait hilare avec sa marmite fumante, ses boules emmanchées, ses gamelles, ses boîtes de conserve, son pinard.
— Ta gueule, salaud ! lui répondit-on.
Et les hommes se dispersèrent et pour la première fois depuis que nous étions dans ce secteur où il ne se passait jamais rien, ils allèrent se tasser dans les abris, descendirent se mettre sous terre.
Il faisait beau.
Le plus beau jour de l’année.
Seul Faval sanglotait dans l’herbe chaude, secoué de spasmes.
Des mouches bleues vinrent se poser sur cette main.—
Jamais nous n’eûmes la clé de l’énigme.  »

Blaise Cendrars

Claudio Bahia dit: 12 novembre 2017 à 19 h 47 min

Chantal dit: 12 novembre 2017 à 19 h 34 min
merci pour ce lien. intéressant et émouvant, poétique.
j’ai aimé

Chantal dit: 12 novembre 2017 à 19 h 41 min

Je me suis souvent demandée à quoi ressemblait du cresson bleu et les fameux glaïeuls peut – être était – ce simplement des bleuets des champs mais le poète a opposé le rouge mortifère au bleu qui répare l’oubli …

Le dormeur du val

C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Chantal dit: 12 novembre 2017 à 19 h 34 min

A propos de fleurs, en visitant le mémorial d’Ypres cet été dédié aux victimes de ce qu’on appelle « la grande guerre » l’emblème est le discret coquelicot et parfois le bleuet qui poussent sur les champs de bataille, parfois aux pieds des cadavres qui n’ont pas encore trouvé de sépulture, la nature parfois offre aux victimes ce que l’humain n’est pas à même de leur donner, j’ai en mémoire le dormeur du Val, et son frais cresson bleu…

http://www.paysagesenbataille.be/coquelicots-et-bleuets-fleurs-symboles-de-la-grande-guerre/

OZYMANDIAS dit: 12 novembre 2017 à 18 h 58 min

Les nazis n’étaient pas des débiles.
Ils avaient beaucoup d’esprit, de tact, de finesse et de culture.
La nouvelle de Vercors « Le silence de la mer » en est un poignant témoignage littéraire plein de vérité.

Phil dit: 12 novembre 2017 à 18 h 25 min

croyais JP Amette plus porté sur la poésie de Tübingen. certes la plupart des nazis étaient rhénans et Goebbels docteur en littérature. L’adoubement de la neneref par Abetz n’a pas peu fait pour fasciner le landerneau germanopratin.

Nicolas dit: 12 novembre 2017 à 18 h 15 min

C’est quand même super drôle, on parle d’un h supprimé de ci de là, un accent circonflexe qui se fait la malle et une règle de grammaire modifiée. 50 ans de débat. Comment qu’il disait Voltaire? Les français sont un peu lents mais vont finir par y arriver.

Pablo75 dit: 12 novembre 2017 à 17 h 49 min

Le cimetière de Charonne est un endroit « dangereux », habité par des esprits qui ne rigolent pas. Il y a 2-3 ans, un dimanche, après un restaurant portugais (excellent) qu’il y a dans le coin, je suis allé avec ma femme y faire un tour. Dans la tombe d’une femme relativement jeune (34 ans, je crois), je vois une espèce de « papyrus » en céramique, atroce de laideur, dans lequel il y a un texte écrit par le mari de la défunte, dans un style encore plus atroce que l’objet en question. Et je dis à ma femme, qui était à quelques mètres de moi, regardant d’autres tombes: « Écoute ça ». Et je commence à lire un truc du genre: « Ma chérie, tu étais le rayon de soleil de notre vie, ton amour rayonnait autour de nous comme un flambeau, la vie nous a séparés mais je sais que maintenant tu m’attends dans le ciel… » Je m’arrête de lire pour dire, en ricanant: « C’est le texte d’un jeune veuf qui est tellement content de s’être débarrassé de sa femme, qu’il a du mal à le dissimuler… ». Et là, j’entends un bruit sourd à côté de mon oreille. Je tourne la tête et je vois une énorme « merde » de pigeon sur l’épaule de mon blouson.

Phil dit: 12 novembre 2017 à 17 h 44 min

merci baroz, ne connaissais pas ce michelin du paris nazi par JP. Amette.
les lettres de Gobineau a sa soeur sont agréables à lire.

Delaporte dit: 12 novembre 2017 à 17 h 43 min

« une comparaison entre le style de Tocqueville et celui de Gobineau »

Sans évidemment les comparer, il reste que Gobineau était un écrivain raffiné, dont le roman « Les Pléiades » se lit toujours avec intérêt aujourd’hui.

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 17 h 37 min

..ça m’rappelle une conversation ici dèce havec zouzou le chinois sur le style à gobineau qu’il ne détestait pas..et son coup de burin légendaire..un phameux lapin

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 novembre 2017 à 17 h 36 min


…pour varier, sa cuisine,…des fois,…
…la suggestion, de quelques recettes, avec , le savoir faire, de la Polenta « ,…

…eau bouillante, sel, verser le mais en poudre,…et arriver, en remuent, a cette sorte de purée, avec l’adjonction d’huile d’olive,…remuer,…pour décanter, les poches d’air, qui se forment et éclatent,…jusqu’à ce que la casserole, se prend a créer, des grumeaux plus cuits, au-dedans et tout autour de la casserole,…

…étendre, et manger, pour accompagner, vos plats et mets préférer,…lapin, et toutes viandes,…poisson,…etc,…
…consulter, la recette, sur internet,…
…pour varier, son alimentation,…
…en pénurie, de crème d’asperges,…Go,!…

…célibataires, la cuisine à toutes heures,…24 / 24,heures,…

Chaloux dit: 12 novembre 2017 à 17 h 02 min

Hormis le fait qu’ils ont échangé une correspondance, on se demande ce qui peut amener même le plus inepte des cerveaux à effectuer une comparaison entre le style de Tocqueville et celui de Gobineau.

Chaloux dit: 12 novembre 2017 à 16 h 57 min

Je ne parviendrai jamais à comprendre comment des gens de cinquante ans continuent à jouer à l’homme de lettres alors qu’il est évident que la vie ne leur a rien appris, qu’ils n’ont rien vu autour d’eux. Rien d’autre qu’eux-mêmes. Un mystère.

Chaloux dit: 12 novembre 2017 à 16 h 55 min

M’est avis que le pauvre boumou a, au cours de sa misérable existence, tout fini avec peine, hormis les fonds de bouteille.

Chaloux dit: 12 novembre 2017 à 16 h 53 min

Delaume raconte n’importe quoi. J’ai été élevé dans un milieu nettement matriarcal où les hommes filaient doux. Ça n’empêchait pas de respecter la grammaire. Évidemment, comme il fallait s’y attendre, les petits esprits ramassent.

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 16 h 42 min

Mais dieu que la gueuse est radine !

pas de lusque baroz..le débardeur moulant lgras ça fait vilain au bacroume

JAZZI dit: 12 novembre 2017 à 16 h 39 min

Le Mercure c’est un peu la doyenne du harem, Delaporte, c’est la plus vieille maison d’édition française, restée intacte dans le jus de ses vieux murs. Avec plus d’une vingtaine de titres au dernier catalogue, ne suis-je pas son plus flamboyant chevalier servant ? Mais dieu que la gueuse est radine !

Delaporte dit: 12 novembre 2017 à 16 h 37 min

« jme souviens havoir commencé la démocratie havec enthousiasme »

Vous auriez pu apprendre chez lui à écrire correctement en français, ce qui, avec vous, n’aurait pas été du luxe…

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 16 h 33 min

jme souviens havoir commencé la démocratie havec enthousiasme et l’avoir phini havec peine mais courage..pasque chus un marxiss léniniss..tout son bon est souvent dans les digests dlalourde

Delaporte dit: 12 novembre 2017 à 16 h 30 min

JC, cette citation de Tocqueville n’est pas très pertinente. La prochaine fois, trouvez-nous des arguments plus probants !

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 16 h 29 min

Depuis cette époque, l’islam a parfaitement progressé

hune scie d’époque dlalourde..comme la sinagogue lumière d’aout

JC..... dit: 12 novembre 2017 à 16 h 27 min

Je propose de donner à notre félon le titre que sa qualité d’idiot utile du fascisme religieux exige :

 » Monsieur DELAPORTE DES CHIOTTES DU BATACLAN »

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 16 h 25 min

la prose de Tocqueville, qui a du moins le mérite de nous réveiller un peu

bof..sinon quelques idées mirobolantes..je crois qu’il tient à faire plus chiant à lire qu’il s’est amusé à écrire..

Delaporte dit: 12 novembre 2017 à 16 h 21 min

Mais comme cela fait plaisir, en ce dimanche après-midi, de relire un peu la prose de Tocqueville, qui a du moins le mérite de nous réveiller un peu, – ne serait-ce que pour apporter une contradiction radicale.

Delaporte dit: 12 novembre 2017 à 16 h 18 min

« cet extrait d’une lettre de Tocqueville à Gobineau »

Depuis cette époque, l’islam a parfaitement progressé, et les faits donnent donc tort à Tocqueville. Son analyse, qui demanderait à être affinée, paraîtra un peu téméraire à tous les observateurs lucides…

Delaporte dit: 12 novembre 2017 à 16 h 14 min

Le scandale Sollers, c’est quand il a publié son illisible « Femmes », un pavé misogyne et réactionnaire, qui propageait les mêmes idées que Zemmour aujourd’hui. On aurait dû arrêter les frais à ce moment-là !

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 16 h 14 min

tout ça c’est dla vieille farine animale dlalourde..le soja menace plus il domine..tfrais mieux d’ête sul pont au lieu de tirer l’surin à la calle

JC..... dit: 12 novembre 2017 à 16 h 13 min

Je me permets de rappeler aux bolos les « 1940-1945 Années érotiques », deux tomes en Livre de poche, du grand Patrick Buisson : bandant et significatif de l’adaptation française à l’envahisseur germain.

Et vous quitte sur cet extrait d’une lettre de Tocqueville à Gobineau :
«  »J’ai beaucoup étudié le Coran à cause surtout de notre position vis-à-vis des populations musulmanes en Algérie et dans tout l’Orient.
Je vous avoue que je suis sorti de cette étude avec la conviction qu’il y avait eu dans le monde, à tout prendre, peu de religions aussi funestes aux hommes que celle de Mahomet.
Elle est, à mon sens, la principale cause de la décadence aujourd’hui si visible du monde musulman, et quoique moins absurde que le polythéisme antique, ses tendances sociales et politiques étant, à mon avis, infiniment plus à redouter, je la regarde relativement au paganisme lui-même comme une décadence plutôt que comme un progrès.
Voilà ce qu’il me serait possible, je crois, de vous démontrer clairement, s’il vous venait jamais la mauvaise pensée de vous faire circoncire ! »

Bonne nuit, les petits !

Delaporte dit: 12 novembre 2017 à 16 h 10 min

« tu choisis mal tes henemis dlalourde et t’en parles a plus soif..bref t’es louche »

Non, quoi de plus naturel que de dire du mal d’une fausse valeur comme Sollers, que personne n’apprécie plus, heureusement. Et je ne suis pas Zagdanski, qui a fait un pamphlet anti-Sollers sur son blog, que je recommande fort. Qu’on n’ait pas mis Sollers à la retraite depuis trente ans, voilà qui me semble aberrant ! Ce n’est pas la France qui est « moisie », c’est lui !

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 16 h 03 min

« il n’y a ici que des querelles de vieux slips »

serdgio y’en a pas dpuis longtemps..le dernier il l’a henvoyé havec son manuscrit

Delaporte dit: 12 novembre 2017 à 16 h 02 min

Et dites-moi, Jacuzzi, puisque vous en êtes aux confidences, à propos du Mercure de France, on sait que c’est une toute petite maison. Ne la trouvez-vous pas trop provinciale, scrogneugneu, désormais ? A part vous, et un pelé et un tondu, il n’y a pas grand monde, non ?

Delaporte dit: 12 novembre 2017 à 15 h 58 min

Même pour ses propres romans, Sollers ne s’occupe que de la première phrase, qu’il peaufine à perdre haleine. Ensuite, il recopie d’autres auteurs, de préférence des classiques, et cela fait un roman !!!

Delaporte dit: 12 novembre 2017 à 15 h 56 min

Quelqu’un qui n’aime pas recevoir des manuscrits, bien qu’éditeur, c’est Sollers. Il raconte même qu’il ne lit que la première phrase, et que cela lui suffit pour juger. C’est vraiment le génie des Carpates !

la vie dans les bois dit: 12 novembre 2017 à 15 h 40 min

Faut surtout rien envoyer à  » Passou » pour relecture; il a trop déploré cette obligeance non sollicitée. Surtout quand c’est très mauvais.

JAZZI dit: 12 novembre 2017 à 15 h 38 min

Oui, l’ordi c’est uniquement pour les livres signés par contrat. Quand je dépose un manuscrit, même chez mon éditeur, pour un éventuel roman, je dois fournir une version papier, Sergio.

la vie dans les bois dit: 12 novembre 2017 à 15 h 38 min

tiens on dirait qu’il y a du « racontage » de cézigue dans l’air.
On a la chance ici d’avoir beaucoup d’écrivains putatifs.

Sergio dit: 12 novembre 2017 à 15 h 24 min

JAZZI dit: 12 novembre 2017 à 14 h 49 min
Par ordinateur

OK. Seulement tu es un habitué ; quelle est la filière la plus normale pour un newbie, papier ou mail avec pièce jointe ?

Haprès si je comprends je t’embête plus c’est promis…

la vie dans les bois dit: 12 novembre 2017 à 15 h 04 min

@Paris gigantesque caserne, mais aussi frénétique lieu de plaisirs

rien de new, en somme.

tiens c’est drôle, je suis allée chercher l’autre jour un bouquin récemment en dépôt messagerie, l’éditeur-régional- ne tenant pas boutique.

Ce fut la même chose, absolument sur les pentes du Mont d’Arbois, si ça cause dans le poste…

Chaloux dit: 12 novembre 2017 à 15 h 04 min

Il faut dire que bouguereau est beaucoup plus calme depuis qu’il a sa poche. Mme bouguereau aussi.
bouguereau ne me dérange pas, pour moi il est déjà parti.

Claudio Bahia dit: 12 novembre 2017 à 15 h 00 min

à Bougereau
Cette nuit passée j’ai fait un rêve étrange: je me promenais dans Paris, une ville que je connais très peu, dans une petite rue plutôt calme; c’était la tombée du jour. Tout à coup je vois Bougereau venant dans ma direction. Il avait une chemise un peu déchirée aux manches et un pantalon retenu par une ceinture qui passait sous son gros ventre. Il s’arrête à ma hauteur, on se reconnait je ne sais comment, et il me parle dans un langage presque incompréhensible; je comprend alors qu’en fait il écrit comme il parle. Je lui demande:
Tu vas où? – à la gare de l’Est; tu va à l’est ? -oui, dans le désert, au Kazakstan. Je vais aller m’installer sur une colonne pour y finir ma vie, je veux me racheter de mon language épouvantable, je veux devenir Bougereau le stylite, et puis à la RDL ils veulent plus de moi. Je me concentrais pour essayer de capter ses paroles; je lui dit: et pourquoi tu n’irais pas t’installer sur une Silent Tower, en Inde? On n’y met que les cadavres, mais comme tu veux fi..- non je veux aller dans le désert tout a l’est, où il y traîne encore de la radioactivité, ce sera plus rapide. J’étais tout de même un peu triste de le voir comme ça; on se salue, il reprend son chemin, je le regarde s’en aller lentement, en claudiquant légèrement. Je poursuis mon chemin, et à quelques pas de là, sous une entrée d’immeuble, je vois un groupe de personnes qui avaient l’air de se cacher. Quand j’arrive à leur hauteur je constate qu’on se reconnait tous; il y avait là Chaloux, Closer, Bérénice, JJJ et quelques autres. Ils m’appellent de la main et s’adressent à moi: – il s’en va vraiment? – c’est sûr qu’il part? – t’en est sûr, Claudio, il te l’a dit? Je réponds que oui, en effet il s’en va pour toujours. Avec un sourire anxieux, ils regardent au loin dans la direction de Bougereau, toujours marchant dans la nuit qui est maintenant venue; j’observe que certains mettent une main dans leur dos et « font les cornes » de leurs doigts.
Puis mon rêve se déplace: je suis devant mon ordinateur, je regarde sur l’écran la page du blog de Passou, je relis le présent texte que je viens d’envoyer pour voir si je n’y ai pas mis trop de fautes d’orthographe, et tout à coup mon rêve se transforme en cauchemar: au-dessus de mon propre texte, des lettres rouges apparaissent lentement, une à une, avec un cliquetis de vieille Remington; c’était Bougereau! Péniblement, il formait une « phrase »: Fairme tageules klodio!

Chaloux dit: 12 novembre 2017 à 14 h 58 min

A ceux qui aiment se détendre en riant, ou rire en se détendant, je conseille vivement de lire La Terreur/i> de Jean-Clément Martin, paru il y a peu. Songes-creux qui aviez cru naïvement, pour ne pas dire plus, que la terreur avait existé, Monsieur Martin viendra vous tirer par les pieds : la Terreur n’est qu’une idée. C’est le messie Martin qui vous le dit.

la vie dans les bois dit: 12 novembre 2017 à 14 h 58 min

@Mon pire souvenir de promenade,- en été, sur une petite route bavaroise, et soudain un panneau : Dachau.

ouaip, c pareil. Mais bien moins loin. Je l’ai déjà dit. La sortie autoroute Walibi est la même qu’Izieu.

JAZZI dit: 12 novembre 2017 à 14 h 56 min

« C’est le restaurant préféré de Goering, à ce qu’on dit… »

Phil, outre Passou, j’en connais un autre ici qui pourrait nous donner l’information !

Paris, ses nazis, ses lieux de plaisir, ses collabos
JACQUES-PIERRE AMETTE
Publié le 05/03/2009 à 00:03 | Modifié le 05/03/2009 à 00:03 Le Point

« Dès le 14 juin 1940, l’occupation allemande de Paris a été totale. Quarante mille logements auront été réquisitionnés et 400 hôtels occupés. Mais jusqu’ici personne n’avait dressé un guide de ce Paris occupé, un guide qui n’oublierait ni une rue, ni un square, ni un garage, ni un bordel, ni un arrondissement. Cet étonnant travail a été mené par une historienne, Cécile Desprairies. Surgit alors une capitale en pleine activité dans les années noires. Une immense toile d’araignée vert-de-gris a été tissée pour surveiller les Français. L’auteur donne les dates, les lieux, mais aussi le nom des anciens propriétaires, le statut adopté, la nouvelle fonction. On découvre que l’Hôtel du Chariot d’or, rue de Turbigo, héberge des télégraphistes et des chauffeurs militaires, ou que l’hôtel particulier du marquis de Montmort, au 12, rue d’Astorg, dans le 8e, abrite le service officiel des pailles et des fourrages de la Wehrmacht. L’historienne accompagne souvent le lieu réquisitionné d’un texte d’un témoin de l’époque. On lit ainsi un portrait de Hermann Göring se pavanant au Quai d’Orsay vu par un Sacha Guitry insolent. Ces extraits proviennent de journaux intimes, soit tenus par des collaborateurs, d’Alfred Fabre-Luce à Arletty, soit par les officiers allemands, d’Ernst Jünger à Gerhard Heller. Chacun donne à voir « son » Paris.
On parcourt donc les ministères, les grands hôtels, les centraux téléphoniques, les casernes, mais aussi les grands magasins, les commissariats, les prisons, les églises, les piscines, les cinémas, les brasseries, les musées, les PMC (paris mutuels clandestins), les garages, les librairies, les centres de tri postal, les hôtels particuliers… Les officiers posent leurs casquettes dans les palaces tandis que la troupe délaisse les casernes parisiennes, jugées insalubres, pour les pavillons de la Cité universitaire.
Ce guide donne aussi de précieuses indications sur le fonctionnement administratif et juridique, sur les différents types de réquisition. Il indique où sont les centres de marché noir, les bars pour jeux clandestins, les treize bordels réservés aux Allemands, les lieux fréquentés par les trafiquants du marché noir (restaurant Aux Deux Cocottes, 22, avenue Niel). On découvre que la Grande Loge de France devient un centre d’action et de documentation qui diffuse des tracts antisémites ou bien que la maison close le One Two Two, avec ses 22 chambres, est fréquentée par la Wehrmacht, et Le Chabanais, plutôt par la Gestapo. L’église de la Madeleine devient un lieu de culte protestant. Cette spectrale promenade modianesque n’épargne aucun quartier.
Double maléfique
Paris gigantesque caserne, mais aussi frénétique lieu de plaisirs. Dancings, cinémas, cabarets et bordels voisinent avec les centres d’interrogatoire ou les lieux de regroupement pour les juifs pourchassés. On y découvre une sinistre Association française des propriétaires de biens aryanisés et, plus loin, l’hôtel particulier de la princesse de Faucigny-Lucinge, devenu la résidence de Himmler. C’est une ville de villégiature et un lieu de repos pour les soldats venus du front de l’Est, mais aussi un centre de police terriblement efficace. On y tourne des films, on y boit du champagne et on y sert du caviar. On y achète et vend, à Drouot, des oeuvres d’art. Tandis que d’autres grelottent sur le trottoir avec leurs tickets de rationnement.
Ce guide surprend par l’étendue de ce qui est recensé. Notre Paris de 2009 se révèle posséder un double maléfique, mal connu et mal enterré. C’est inquiétant, perturbant, troublant. Nous feuilletons un sinistre annuaire mondain dans une capitale qui a froid et faim. C’est d’autant plus perturbant, cette ronde de nuit et cette errance, que nous reconnaissons nos carrefours, nos magasins, nos restaurants et que de multiples fantômes viennent à notre rencontre. »

la vie dans les bois dit: 12 novembre 2017 à 14 h 50 min

Ben en ce moment faut éviter Bordeaux  » centre ». Il y a comme du mou du g’nou. Une reddition au moins disant, un truc de vieux.

Sergio dit: 12 novembre 2017 à 14 h 42 min

et alii dit: 12 novembre 2017 à 14 h 10 min
pataphysique:

Crocodilologie

Là faut apprende vite ! Sinon les bas de pantalon… Atchac !

Chaloux dit: 12 novembre 2017 à 14 h 40 min

J’y suis passé aussi, de même qu’à Sigmaringen etc…

Mon pire souvenir de promenade,- en été, sur une petite route bavaroise, et soudain un panneau : Dachau.

Chaloux dit: 12 novembre 2017 à 14 h 22 min

Lors de ma dernière visite à l’Île d’Yeu, qui fut paradisiaque lorsqu’elle n’était qu’un repère ignoré de vieux royalistes et que toutes sortes d’écrivaillons n’avaient pas encore décidé d’y jeter l’ancre, il y avait un énorme bouquet sur la tombe du maréchal Pétain. Je jure que je n’ai touché à rien.

la vie dans les bois dit: 12 novembre 2017 à 14 h 18 min

Court voudrait bien faire la visite virtuelle du cimetière. Ne demande pas le remboursement de sa visite à Disneyland, mais c’est tout kom.

la vie dans les bois dit: 12 novembre 2017 à 14 h 14 min

Paraît que les épreuves du bac vont être réformées. Pour redonner à ceux qui ont travaillé avec régularité, toutes leurs chances d’intégrer un cursus  » sélectif ».

Petit Rappel dit: 12 novembre 2017 à 14 h 13 min

Clopine découvrant Brasillach à St Germain de Charonne et ce qui s’ensuit, c’est du bricolage de Castor-Junior bien-pensant tendance Nouvel Obs monté un peu vite à Paris.

Au demeurant, il n’y a pas que lui, mais les autres, elle ne les a pas vus! Bel exemple de tourisme à œillères pour tricoteuse brayonne…

et alii dit: 12 novembre 2017 à 14 h 10 min

pataphysique:
Les Régents occupent les « chaires » du Collège. Aucune restriction n’est apportée à la liberté de leur enseignement. « Seuls le sérieux pris au sérieux, le lyrisme et autres produits astringents seraient susceptibles de rendre un enseignement irrecevable8. » Il y a des chaires fondamentales permanentes telles que :

Mythographie des Sciences Exactes et des Sciences Absurdes ;
Nautique Épigéenne et Hypogéenne ;
Vélocipédologie ;
Cinématographologie et Onirocritique ;
Crocodilologie ;
Travaux Pratiques de Belge. wikipedia

Phil dit: 12 novembre 2017 à 13 h 04 min

La dame Chloé Delaume avait honoré de sa visite le prestigieux blog à passou, alors en plein maturité tkt-traubesque. Après s’être fait rincée, aussitôt son diagnostic: « il n’y a ici que des querelles de vieux slips ».
Finalement Grenier est assez conformiste dans ses positions franceculturelles qui occupent les ondes aujourd’hui. Sans consolation vintage, nous n’apprendrons même pas le nom du restaurant préféré de Goering à Saint-Germain.

bérénice dit: 12 novembre 2017 à 12 h 40 min

9h13 dit-elle en cela qu’elle exprime une adhésion à cet état des choses dans lequel on peut voir une stagnation des mentalités? Et puis s’il n’y avait que la grammaire, admirez toutes ces constructions ,les mégapoles sont hérissées de ce symbole, c’est à celle qui aura le plus grand, e plus beau, le plus évident.mais sûrement les doit on à des ressorts inconscients.

Chantal dit: 12 novembre 2017 à 12 h 24 min

Ce sentiment d’être à bout, je l’ai ressenti si fort quand la Belgique s’est retrouvée sans gouvernement, j’avais lu le bel été de Pavese et j’ai puisé ce qu’il y avait de nostalgie dedans, notamment dans Femmes entre elles, il y a une scène où la fille est dans la salle de bain, seule, fume une cigarette et se détend, ne répondant plus au téléphone, les souvenirs heureux de vacances à la mer, d’enfance, de fêtes, je les avais retranscrites par le prisme de mes propres sensations, souvenirs, c’est pour cela que j’ai aimé ce conseil de lecture ici donné, car la sensibilité solaire malgré le désespoir peut prendre une forme narrative riche même si elle est flottante …

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 11 h 51 min

envahie de grandes beautés brunes au colleté genereux,d’enfants et de tifosi braillards…

hévidemment..c’est comme pisser a saint malo..hon est vaguement jaloux on sdemande comment qu’il a fait..dans mon patelin yavait un soulot qui allait régulièrement pisser sur la tombe de son père..ça henrageait jusqu’à ce qu’une femme lui a dit un jour quelquechose comme ‘ai pitié, hon a pas eu tous un père comme le tien’ il a harrété il parait

Chaloux dit: 12 novembre 2017 à 11 h 50 min

« Bravo Bougereau!T’a jamais bu une grappa dans les collines du Piémont « …

Évidemment non, la grosse branque…

JC, mon rire n’est pas toujours charitable, j’en conviens. C’est l’envers du mal dont je suis atteint : misanthropie galopante.

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 11 h 46 min

thoreziste tardif

acceptable!..le geste n’est pas courageux mais n’existe que seulement ‘rapporté’..il n’a même pas eu besoin d’être accompli..c’est le papier et les mots qui plaident le courage ou la lachté..seules..égarées..le lecteur sera complice

Paul Edel dit: 12 novembre 2017 à 11 h 40 min

et tu insultes les poulardes? Bravo Bougereau!T’a jamais bu une grappa dans les collines du piemont ou sous une pergola de la cote amalfitane,nface à la mer.. envahie de grandes beautés brunes au colleté genereux,d’enfants et de tifosi braillards…

JC..... dit: 12 novembre 2017 à 11 h 38 min

OK, Bougboug,
disons que le geste miteux de la Hyène de Beaubec est pré-orwellien, thoreziste tardif, daté au carbone 14 : 1983 !

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 11 h 30 min

Son geste est orwellien*, digne de 1984

son geste est d’hune vilaine esthétique..polo a hun sens pour ces choses là

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 11 h 28 min

Son geste est orwellien*, digne de 1984

ça n’a rien de franchouillard jicé..rien..et c’est pire que ne pas en être..c’est de n’en havoir pas idée..c’est ça l’himpropre

JC..... dit: 12 novembre 2017 à 11 h 25 min

Chaloux,
Vous n’avez pas de cœur : vous riez de la bêtise franchouillarde, évidente, de la Bête de Beaubec au lieu de l’aider à vivre intelligemment…

Son geste est orwellien*, digne de 1984. Il y a des morts qui sentent moins bons que d’autres ! Ceux-là non pas droit au respect des vivants.

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 11 h 19 min

un jeune prof existentialiste a bien pisse sur la tombe d un vicomte de Chateaubriand face à Saint Malo

fort vrai polo hach la langue est dans la beauté falique et bonne clopine n’a su phéminiser ce lumineux franchouillard..mon larbin est un crétin..il en est en deça

JC..... dit: 12 novembre 2017 à 11 h 17 min

Très cher PoPol Pot,
Votre analyse des travaux de Pavese, à bout de vivre, tient la route et montre parfaitement que certaines personnes sensibles, créatives, riches de sens, peuvent organiquement produire le meilleur d’elle-même …. pendant que d’autres Je, épuisés, les conduisent au suicide.

Seule une bonne grappa peut recoller ces personnalités éclatées, n’est il pas vrai ?

bouguereau dit: 12 novembre 2017 à 11 h 16 min

hach vitalism polo
https://books.google.fr/books?id=ootSCwAAQBAJ&pg=PT182&lpg=PT182&dq=un+artiste+ne+peut+pas+se+contenter+d%27une+vie+%C3%A9puis%C3%A9e,+ni+d%27une+vie+personnelle.+On+n%27%C3%A9crit+pas+avec+son+moi,+sa+m%C3%A9moire+et+ses+maladies&source=bl&ots=li-TXh2dTK&sig=FZM5AlACopVHx0sVQrnwvoIewl0&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilvuTI5rjXAhUHExoKHYNuAsEQ6AEIKzAB#v=onepage&q=un%20artiste%20ne%20peut%20pas%20se%20contenter%20d'une%20vie%20%C3%A9puis%C3%A9e%2C%20ni%20d'une%20vie%20personnelle.%20On%20n'%C3%A9crit%20pas%20avec%20son%20moi%2C%20sa%20m%C3%A9moire%20et%20ses%20maladies&f=false

JC..... dit: 12 novembre 2017 à 11 h 06 min

Il y a un fond de vulgarité chez moi que j’entretiens soigneusement en lisant Eric Reinhardt, le J.O., les publications sénatoriales, et le suint de Pierre Haski. Exemple ?

-> CLOE DELAUME
– romancière
– exigeante
– audacieuse
– adhésive
– aspirante
– phallique

Paul Edel dit: 12 novembre 2017 à 11 h 00 min

Le sentiment d’être « à bout » sur le plan littéraire,le sentiment de faillite globale et d’être vide, Cesare Pavese les ressentit avec une grande lucidité, assez tôt . Il écrit en date du 29 mars 1946 dans « le métier de vivre » :
« Cette sensation d’être cornered, à bout, etc.. je ne l’avais jamais éprouvée comme durant ces après -midi et ces soirées. Le vide n’est plus remplacé par la moindre étincelle vitale. Je sais bien que je n’irai pas plus loin et que désormais tout est dit. Echec encore pire dans la mesure où j’ai obtenu quelques résultats et que, de la sorte, je ne puis m’abandonner à un effondrement total. Et je sais que je me lèverai et que je ferai encore des choses. Mais la fêlure est là, évidente. »
Le paradoxe c’est que « tout » n’est pas du tout dit, comme il le croit et malgré cette « fêlure » il est en train d’écrire une très belle chose « les Dialogues avec Leuco »,achevée en 1947 , et que l’année suivante, en 1948,comme le note Ferrini il produira parmi ses plus beaux textes puisqu’il écrira « La maison dans la colline » de septembre 1947 à février 1948, « le diable sur les collines « de juin à octobre 48, « et cet autre grand texte « Entre femmes seules » (dans lequel il entrecroise des voix de femmes) rédigé de mars 1948 à Mai 1949, puis le si émouvant et sobre « la lune et les feux » de septembre à novembre 1949 ». Donc, cet écrivain qui se sent « à bout « réussit sur les trois ans qui suivent une moisson de ses plus belles œuvres.

Lacenaire (de passage) dit: 12 novembre 2017 à 10 h 43 min

Vu Campanella hier au Bartabacs de PQ : il a une tête de bite, les gens rigolent comme on dit souvent icite

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