de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Proust version Fallois, proustien capital

Proust version Fallois, proustien capital

A la mort de Bernard de Fallois (1926-2018), on a si bien rendu hommage à juste titre au grand éditeur qu’il fut  et au flair qui marqua l’ultime époque de sa carrière tout en étant aux antipodes de son univers littéraire (la révélation internationale du jeune romancier Joël Dicker) que cela a éclipsé son travail de pionnier au service de deux écrivains qu’il admirait : Georges Simenon, dont il fut l’éditeur et l’ami, et à qui il consacra en 1961 l’une des toutes premières monographies parues sur son œuvre, (Simenon, « La Bibliothèque idéale », Gallimard) ; et Marcel Proust. Non pas sa biographie, genre qu’il ne goûtait guère du moins s’agissant de cet écrivain, mais son œuvre, rien que son œuvre. D’ailleurs, la première de ses Sept conférences s’intitule : « La vie de Proust est-elle si intéressante que cela ? »… pour ne plus en reparler et se consacrer à l’unique objet de ses pensées : comment la cathédrale est sortie de terre, double exercice de exhumation et de résurrection que Fallois accomplit non sans génie tant son esprit est clair, pédagogique, informé et terriblement perspicace.

On ignore qui a eu l’idée de le baptiser « le proustien capital » mais c’est bien vu, même si quelques autres (Philip Kolb, Jean-Yves Tadié…) pourraient prétendre au titre. C’est peu dire que Fallois voit dans A la recherche du temps perdu un massif romanesque sans exemple et sans précédent malgré La Comédie humaine et les Rougon-Macquart, cycles romanesques qui sont pourtant eux aussi « plus qu’un roman ». Introduction à la Recherche du temps perdu (318 pages, 18 euros, éditions de Fallois) rassemble les préfaces qu’il avait écrites pour l’édition du roman par France-Loisirs, fameux club de livres avant l’invention d’Amazon. Elle avait ceci de remarquable qu’elle était vierge de notes infrapaginales, ce qui faisait la joie de Fallois, dont le propre commentaire en était également dénué. Manière de signaler au lecteur qu’il s’aventurait là dans un domaine où il ne risquait pas de croiser l’un de ces innombrables universitaires dont les tonnes d’exégèses n’ont pas réussi à ébranler la cathédrale de prose. On peut dire qu’il y a une « version Fallois » de la Recherche, comme s’il l’avait traduite d’une langue étrangère. Il n’est pas de plus claire initiation au monde de Proust que ce livre d’un écrivain sur le livre d’un écrivain, bien que Bernard de Fallois ne se soit jamais considéré comme tel. D’ailleurs, dans le No 1 du Bulletin de la société des amis de Marcel Proust et des amis de Combray (1950), il était présenté parmi les membres de fondation comme “Fallois, archiviste”…Marcel-et-Antoinette-mai-1886

En lisant en écrivant, Bernard de Fallois agit comme un guide très sûr et jamais dépaysé entre le boulevard Haussmann et le Grand Hôtel de Cabourg. Lorsque le narrateur dans le prologue de Combray navigue entre le sommeil et le réveil dans un état de semi-conscience,  il ne sait plus où il est et le lecteur tout autant. Lorsque l’auteur se fait le peintre des vices, défauts et travers humains, à commencer par le mensonge et la vanité, en poursuivant par le snobisme et l’hypocrisie, c’est de nous tous qu’il parle à travers quelques uns tant ce qu’il pointe est universel que l’on soit maître ou esclave. Lorsqu’il cerne implacablement la jalousie comme la maladie de l’amour, et la solitude, la souffrance et donc l’échec comme consubstantiels à l’amour même, c’est à notre intimité la plus enfouie qu’il s’adresse. Chaque volume de la Recherche est dominé par l’un de ses traits qui lui donne son unité, sa couleur, sa sonorité : l’oubli (Albertine disparue), la jalousie (La Prisonnière) etc

Tous les Proust, le comique, le poète, le créateur de personnages, le dialoguiste, se trouvent rassemblés dans le moraliste en lui.

« Jamais d’une histoire aussi « particulière » ne sont sorties autant de vérités générales, de lois profondes et universelles du cœur humain, rassemblées, inscrites et comme enchâssées dans les maximes d’un grand moraliste à la Pascal »

Parfois, bien que son enthousiasme soit si argumenté et son intelligence de la chose proustienne si aiguë, on se dit qu’il en fait trop. On hésite à le suivre lorsqu’il fait de son héros l’auteur d’une sorte de révolution copernicienne du roman et le plus grand génie comique “peut-être” depuis Molière. Ou lorsqu’il fait de la pédérastie « le grand sujet de son livre et la grande question de sa vie » à l’égal d’un prisme exclusif de sa vision du monde.Ou qu’il juge comique la scène si pathétique des souliers rouges, les Guermantes accordant tant d’importance à leur alliance avec la couleur de la robe alors que leur cher Swann vient de leur faire discrètement comprendre qu’il est condamné à brève échéance

Jeune diplômé (il fut reçu premier à l’agrégation de Lettres classiques), il visita André Maurois, l’un des rares biographes de Proust (A la recherche de Marcel Proust, 1949), à avoir côtoyé certains de celles et ceux qui inspirèrent ses personnages lequel intervint aussitôt auprès de Suzy Mante-Proust, nièce de l’écrivain et responsable moral et patrimonial à la mort de son propre père, afin qu’elle l’autorise à fouiller dans ses papiers pour la thèse qu’il préparait. Il s’agissait de quelques 70 carnets et cahiers d’écolier et d’un grand nombre de feuillets empilés dans un grand désordre et qui dormaient dans un garde-meubles. Un sacré foutoir, un vrac étourdissant, rêve et cauchemar de tout chercheur, l’écriture de Proust étant tout sauf linéaire, plutôt proliférante.

breyer_1-110713Fallois se mit au travail, s’immergea dans cette masse à la recherche du vrai Proust, découvrit un puzzle inconnu des proustiens, le reconstitua et révéla Jean Santeuil. Le scoop, reçu avec scepticisme sinon mépris par nombre de sorbonnards mais comme un heureux coup de théâtre par les familiers de Proust, fut suivi d’un autre publié en 1954 avec une préface d’une soixantaine de pages : des essais critiques inédits qu’il rassembla sous un titre de son crû : Contre Sainte-Beuve, intitulation qui a longtemps suffi à orienter nombre de ceux qui n’avaient pas pris la peine de le lire alors qu’un « Sur Sainte-Beuve » eut semblé plus approprié, plus nuancé mais doté certes d’un éclat moindre. Qu’importe puisque là encore, malgré sa nature non-fictionnelle, cet ensemble allait se retrouver absorbé dans la future Recherche. 

Nombre de ceux qui ne le connaissent que par son titre (certes tiré d’une lettre mais portant sur la préfiguration du roman et non sur ces textes précisément) en ont acquis la conviction que Proust était contre Sainte-Beuve, tout simplement ; elle a été il est vrai renforcée par l’analyse de ceux qui l’avaient lu et en ont déduit le syllogisme suivant : Proust distingue et oppose radicalement le Moi social du Moi créateur, l’un étant superficiel et l’autre profond ; il reprochait à Sainte-Beuve d’expliquer une œuvre par la biographie de son auteur ; Proust était donc contre la biographie. Ce qui a découragédes vocations de biographes, et singulièrement de biographes de Proust qui l’ont lu comme un bref traité de disqualification par anticipation. Il n’aurait pas aimé qu’un inconnu fouillât dans ses papiers, établît des concordances entre sa vie privée telle que exposée par sa correspondance et des pages de son roman, révélât son homosexualité, inventa des serrures etc

Jean Santeuil, écrit à la troisième personne, est d’un intérêt tout aussi puissant puisqu’il peut être lu comme un livre quasi autobiographique de Marcel Proust de vingt-quatre ans à vingt-neuf ans ; il livre ici ses souvenirs d’enfance et de jeunesse, la description des lieux qu’il a fréquentés, ses idées et sa vision de l’art. Non un roman, mais plutôt un essai sur l’âme d’un jeune homme, qui est de façon assez transparente Marcel Proust lui-même (il fait d’ailleurs une fois un lapsus et écrit Marcel au lieu de Jean). Proust l’a écrit à 25 ans, il y a renoncé quelques années plus tard sans que l’on sache au fond pourquoi et n’en a plus reparlé alors que c’est la matrice de son grand œuvre, sa genèse et l’annonce de son unité, celle à laquelle il faut revenir si l’on veut en déchiffrer certains des signes qui agitent secrètement cet avant-texte.

Par cette découverte, Bernard de Fallois a été de ceux qui ont permis de dissiper la fausse image d’un Proust mondain, la légende du oisif esthète et dilettante, drogué de mondanités et esclave de conversations brillantes et superficielles, qui se serait retiré du monde à la fin de sa vie pour écrire son œuvre. A l’inverse, le manuscrit de Jean Santeuil témoigne de ce que son auteur avait commencé bien en amont ce qui allait devenir la Recherche, ce que deux lettres de 1908 évoquaient. En dépit des interruptions, jamais il ne cessa d’être habité par l’invention de son long poème en prose. Sur une page de l’ours manuscrit d’un bon millier de pages de Jean Santeuil qui tenait de la préface, le jeune chercheur fut frappé par cette phrase qui sonnait comme un aveu, un signal et un encouragement à creuser encore :

« Puis-je appeler ce livre un roman ? »Proust1-1024x508

Entre Jean Santeuil et la Recherche, vingt années se sont écoulées. Le narrateur a pris de la bouteille : l’ironie l’a gagné un rien désabusé, ce qui lui paraissait tragique le fait sourire désormais, il est devenu « stupéfiant de lucidité ». Aux yeux de Bernard de Fallois, la Recherche est évidemment tout sauf un roman à clés. Plutôt un roman à lois : en lieu et place de jugements moraux, une recherche de la vérité qui vise à l’universel, gratte le masque des personnages pour trouver l’essence derrière l’apparence, se donne comme loi d’airain le relativisme en toutes choses, tente d’embrasser une totalité à travers une seule histoire qui en contient des centaines comme Balzac avant lui. En dehors de cette commune ambition, et sans reprendre la scie de « l’absence de style » reprochée à celui-ci,  tout les oppose à commencer par l’importance de la métaphore comme manière poétique d’exprimer une vérité et le génie comique qui caractérisent l’écriture proustienne.

Certaines des vues exprimées par Bernard de Fallois paraissent aujourd’hui évidentes tant on en a publié et lu sur le sujet ; mais il faut se replacer dans le contexte de la parution de ces commentaires, en un temps où cela n’allait pas de soi. Proust n’avait pas son pareil dans la mise en scène de la bêtise des gens intelligents, du néant abyssal de la vie mondaine ; il s’y entendait comme peu d’autres pour infiltrer dans son récit les infimes détails qui marquent le passage du temps ; dans son propre registre d’exégète éclairé mais non savant, Fallois n’a pas son pareil pour les relever. On a cru que Proust observait les gens en entomologiste au microscope alors qu’en réalité, c’est au télescope qu’il les regardait. Sous la sécheresse de cœur d’Oriane de Guermantes, Fallois croit déceler de la « méchanceté douce » nourrie de malveillante mondaine ; mais eu égard à sa jouissance au spectacle de la souffrance qu’elle déclenche chez l’autre, ne serait-il pas plus sûr de parler de perversité ? Sous la loupe bienveillante de Fallois, on voit Proust mitonner ses morceaux de bravoure (le magnifique monologue de Charlus bavardant avec le narrateur sur les boulevards, le bal de têtes où chacun porte son masque grimé d’un autre âge à la fin du Temps retrouvéetc) comme Françoise son bœuf en gelée.

manray-portrait-of-marcel-proust-480x365Fallois, qui en son temps a relancé les études proustiennes bien endormies au lendemain de la guerre, tient que la proustologie est généralement décevante :

« Une page de Proust, lue de près et « dans le mouvement », nous en apprend plus sur lui que toutes les thèses qui lui ont été et qui lui seront consacrées ».

Or on peut en exclure cette Introduction à la Recherche du temps perdu, consacrée moins à l’auteur qu’à ses livres. N’étant pas universitaire, sa démarche s’excluant d’emblée de ce champ au cahier des charges si contraignant, et bien qu’il n’ait jamais cessé de chercher sur, dans et au sujet de la Recherche mais en faisant bande à part, en marge, ailleurs, il s’est mis à son service, en humble serviteur, avec ses propres armes de grand lecteur et d’écrivain.

La Recherche, c’est l’aventure d’une vocation. En trois mots : « Marcel devient écrivain » comme Gérard Genette avait résumé ces quelques trois mille pages. Les professeurs en ont fait un classique, ce qui est bien le moins. Mais leurs louanges et leur admiration ont ceci de paradoxal qu’elles risquent souvent de dissuader le lecteur d’entrer dans cette somme romanesque, de s’y frotter, tant elle impressionne par ce qui lui est communément reproché : son extraordinaire densité, la longueur de ses phrases, l’emberlificotage des situations, l’absence d’intrigue romanesque, la complexité des sentiments, et surtout les analyses qu’elle a suscitées. Fallois tenait que Proust est peu lu tant il fait peur. Il inspire la crainte autant qu’il impressionne, ce qui tient à distance. C’était peut-être vrai autrefois mais l’est-ce encore ?

La thèse sur la Recherche que le jeune Bernard de Fallois avait entreprise en débarquant dans le grenier de Mme Mante-Proust, en un temps où nombre de témoins étaient encore visitables (Morand, Cocteau, Halévy, Colette etc), ne fut jamais achevée. Il y renonça au bout de dix ans au moment de quitter l’enseignement (il était prof au collège Stanislas) pour l’édition dont il fera son métier avec le succès que l’on sait – et, titre de gloire méconnu à son palmarès, l’entrée de la Recherche au Livre de poche dont il était le directeur général dans les années soixante… Ce fantôme de thèse surgit au fond opportunément à travers cet ensemble de préfaces lumineuses qui vient de paraître et qui, de l’histoire du roman fait un roman ; et un autre, Sept conférences sur Marcel Proust, qui paraitra au début de l’année prochaine. Deux recueils proustissimes de Bernard de Fallois publiés in abstentia aux éditions de Fallois, à la veille de 2019, année du centenaire du prix Goncourt attribué à A l’ombre des jeunes filles en fleurs

 

 

(« Vue du balcon de la chambre 414, celle que Proust occupait au Grand Hôtel de Cabourg » photo D.R. ; « Proust jeune puis avec ses amis » photos D.R. : « Sur son lit de mort » photo Man Ray)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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commentaires

1 286 Réponses pour Proust version Fallois, proustien capital

Delaporte dit: 11 décembre 2018 à 23 h 44 min

« Un sacrilège de plus… »

C’est un culte païen, hommage à la fornication et aux puissances fécondantes de la sexualité. Le vieux monde païen a toujours des adeptes. Ce n’est plus d’actualité, mais allez expliquer aux gens que seul le Christ est la modernité intrinsèque.

D. dit: 11 décembre 2018 à 23 h 22 min

Un sacrilège de plus commis sur la sépulture du pharaon Koufou, et particulièrement odieux : un homme et une femme on simulé une fornication sur le sommet de la grande pyramide et s’y sont fait photographier.
Que la malédiction éternelle s’abatte sur eux.

Jean Langoncet dit: 11 décembre 2018 à 22 h 52 min

@Comment lui dire que le nazisme s’appelait en réalité national-socialisme ? que le fascisme italien fut l’œuvre d’un socialiste ?

Quel est le prix de la vérité ?

Delaporte dit: 11 décembre 2018 à 22 h 43 min

On va s’habituer, comme on s’habitue à tout – et par exemple à n’avoir plus de Figaro littéraire le jeudi. L’avantage est que Neuhoff n’existera plus, et ça, c’est l’extase !

Delaporte dit: 11 décembre 2018 à 22 h 29 min

L’exemple aurait été meilleur et plus équitable si Marc Ladreit de Lacharrière avait été condamné à de la prison ferme. Ils lui ont collé une grosse amende, mais de la prison avec sursis. De la prison ferme aurait fait davantage réfléchir tout ce petit monde pourri, croyez-moi !

Delaporte dit: 11 décembre 2018 à 22 h 26 min

Un jour, il y aura un scandale, et un procès. Les suppléments littéraires des journaux vont devoir fermer. On verra que Marc Ladreit de Lacharrière aura fait des émules. Je crois que c’est le Monde des livres qui disparaîtra le premier, comme a disparu le supplément de Libération. Tout ça est voué à l’extinction – et à la prison ferme pour les responsables.

Jean Langoncet dit: 11 décembre 2018 à 22 h 23 min

@il suffit de se promener au pieds des immeubles en question pour constater

Comme dit l’autre, c’est un problème d’ophtalmo si tu vois pas qu’au-delà du périph c’est l’Afrique

Delaporte dit: 11 décembre 2018 à 22 h 23 min

D’ailleurs, il faudrait vérifier un jour le travail effectif d’un Neuhoff, voir ce qu’il gagne, ce qu’il travaille. Cela sent l’abus de biens sociaux. De manière générale, l’équipe du Figaro littéraire ne branle pas grand-chose. Une fois par semaine, ils publient tous leur petite prose ramollie, surtout Neuhoff, et ils sont contents comme ça. Quelle bande de nuls !!!

Jean Langoncet dit: 11 décembre 2018 à 22 h 20 min

@Elle est bonne celle-là.

Au moins de la trempe d’une fichée S tombée à point nommé ; y’avait longtemps, c’était en hollandie, scusi

Delaporte dit: 11 décembre 2018 à 22 h 20 min

L’étau se resserre petit à petit autour du lamentable Fillon, candidat au poste de président de la République (!!!) et de sa femme Penelope. Marc Ladreit de Lacharrière a été durement condamné pour l’emploi bidon de Penelope. Il a écopé du sursis et d’une amende phénoménale. Pour une fois qu’une revue littéraire payait bien ; c’est ce dont rêve tous les paresseux de journalistes, comme Eric Neuhoff : ne pas travailler, et palper un maximum. A la Revue des deux mondes, ils étaient au top… avant que les ennuis commencent.

renato dit: 11 décembre 2018 à 22 h 14 min

Comment lui dire que le nazisme s’appelait en réalité national-socialisme ? que le fascisme italien fut l’œuvre d’un socialiste ? Comment lui dire que lorsque le peuple se trompe se trompe lourdement ? Bon, après il y a toujours un gars gentil qui les absoud… enfin, c’est d’une tristesse !

D. dit: 11 décembre 2018 à 22 h 05 min

Mes sources !? Mais enfin il suffit de se promener au pieds des immeubles en question pour constater qu’il s’agit d’immigrés pour la plupart, dont beaucoup ne connaissent que des rudiments de français. Allez voir.

closer dit: 11 décembre 2018 à 21 h 49 min

Les commentaires paraissent bloqués depuis celui, inepte, de 20h27 de Clopine. Pourquoi inepte? Parce qu’elle se proclame le peuple alors que le peuple vote Le Pen en masse.

Clopine dit: 11 décembre 2018 à 20 h 27 min

Moi aussi c’est l’extrême-droite (pas que le Pen, tous…) qui me flanque les jetons. Quant au peuple : j’en suis, alors…

Jean Langoncet dit: 11 décembre 2018 à 20 h 03 min

@Il existe 221 917 logements sociaux à Paris lesquels sont très peu occupés par des français de souche

Vous semblez bien informé. Quelles sont vos sources et leurs critères de souche ?

D. dit: 11 décembre 2018 à 19 h 59 min

Depuis l’ère Chirac, au moins, les classes pauvres ont été délogées de Paris, et se retrouvent sur la périphérie.

Ce n’est pas du tout comme ça qu’il faut le dire, Delaporte. Il existe 221 917 logements sociaux à Paris lesquels sont très peu occupés par des français de souche.

Jean Langoncet dit: 11 décembre 2018 à 19 h 57 min

@Nicolas Dupont-Aignan serait pour moi et à n’en pas douter le meilleur président

Bon appétit ; comme on ne dit pas à la table d’une femme du monde

D. dit: 11 décembre 2018 à 19 h 55 min

Jean Langoncet dit: 11 décembre 2018 à 18 h 20 min

Quand on a planté sa tente dans les jardins de l’Elysée, qu’importe le déluge qui s’ensuit

Et quand on y a planté sa tante ?

D. dit: 11 décembre 2018 à 19 h 52 min

Après entre MLP et Mélenchon je choisis MLP sans hésitation, tout en considérant Mélenchon comme brillant mais instable.

D. dit: 11 décembre 2018 à 19 h 51 min

Nicolas Dupont-Aignan serait pour moi et à n’en pas douter le meilleur président.
Gaulliste, réformateur de l’Europe et identitaire modéré. N’est-ce pas exactement ce qu’il faut à la France ?

Jean Langoncet dit: 11 décembre 2018 à 19 h 47 min

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 19 h 44 min
Mélenchon, c’est guère plus rassurant, Lavande.

Lavande dit: 11 décembre 2018 à 19 h 42 min
Non Clopine c’est la famille Le Pen qui me fait peur. Mais alors là, vraiment !

Ils fonctionnent avec Macron

gisèle dit: 11 décembre 2018 à 19 h 41 min

Clopine 15h30. Vous avez peut-être raison,pourquoi La Mothe le Vayer n’aurait-il pas pu rencontrer Marie de Gournay ? Il était « libertin », elle était « esprit libre » et « femme libérée ». Elle ne fréquenta pas que Montaigne. Fléchier, reçu à l’Acad en 1673, La Mothe en 1639,ils n’ont pas pu s’ignorer, en d’autres endroits. J’ai trouvé amusante l’idée d’offrir à une petite jeune fille de 15/16 ans un livre d' »Oraisons funèbres ». Pas question qu’elle défile dans la rue, ma trisaïeule, qui n’appartenait pas aux Hautes Sphères de la société mais allait à l’école, après 1850 et elle était incitée à lire Fléchier qui avait vécu 2 siècles plus tôt.Je n’ai pas lu la thèse de Pintard, pas née même quand il l’écrivit. Plus intéressant que les RV de BFMtv,et les parlottes de leurs invités.Allez, ouste, lire les libertins, séance tenante. Fléchier aurait-il célébré le génie de Johnny ??

Clopine dit: 11 décembre 2018 à 19 h 32 min

Lavande, oui, bien sûr. D’ailleurs nous ne nous plaignons pas, c’était juste pour témoigner. Mais je connais des gens qui partent à 5 heures du mat’ pour aller bosser. Et le mieux : qui sont quand même pour les gilets jaunes…

Le peuple fait peur, pas vrai ? Et pourtant, ce sont bien les travailleurs qui font tourner la machine. Pas les banques, ni les ordinateurs. Ce mot qui, pour Mauroy prévenant Mitterrand (que n’a-t-il été entendu !) « n’est pas un gos mot » : ouvrier ».

Jean Langoncet dit: 11 décembre 2018 à 19 h 24 min

@où va se loger le bon sens

Casanova sur Macron : « Il a commencé avec l’élan et la popularité de Kennedy, puis, on ne sait pourquoi, il s’est soudainement donné le rôle de Napoléon, et il est à deux doigts de devoir jouer celui de M. Thiers. »

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 19 h 08 min

« N’est-ce pas ce que je disais ? »

Non. Chirac a été élu 20/20. Beaucoup de jeunes mariés, votant aussi bien à droite qu’à gauche, dès le premier enfant, sont parti en proche banlieue pour trouver un appartement plus grand.

Delaporte dit: 11 décembre 2018 à 19 h 04 min

« Ce sont les classes moyennes qui ont traversé le périphérique. »

N’est-ce pas ce que je disais ? les pauvres, y compris la vaste classe moyenne qui ne votait pas pour Chirac, ont été éjectés de Paris. C’est même resté dans les annales, comme machiavélisme à la petite semaine.

Lavande dit: 11 décembre 2018 à 19 h 03 min

Tiens un exemple disons amusant puisqu’il n’a pas eu de conséquence grave (à part une correspondance ratée et deux heures d’attente). Le train que prenait ma nièce dimanche est parti avec une demie heure de retard parce que… il n’y avait pas de conducteur !
Il n’avait pas pu rejoindre son poste de travail.

Jean Langoncet dit: 11 décembre 2018 à 19 h 01 min

L’énormité du problème de Macron tient à ce qu’il ne représente pas, voire représente le contraire, de la volonté de renouveau exprimée par le peuple qui l’a élu, lequel bon an mal an, quoiqu’on en dise, est quand même bien représenté à l’Assemblée Nationale …

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 18 h 59 min

« Depuis l’ère Chirac, au moins, les classes pauvres ont été délogées de Paris, et se retrouvent sur la périphérie. »

Faux, Delaporte. Chirac, contrairement à ceux qui ne s’est pas fait à Marseille, a détruits la plupart des îlots insalubres et les a remplacés par des ZAC. Ce sont les classes moyennes qui ont traversé le périphérique.

Phil dit: 11 décembre 2018 à 18 h 50 min

Loin du rêve hongrois, dear Baroz, mais plus loin encore de l’image voulue par LeMondedesmédias. A peu près la même situation avec l’Autriche lorsqu’elle avait mis Waldheim au pouvoir. La Hongrie vit au 16ième siècle, repousse le « Turc » périodiquement mais garde ses bains.

Delaporte dit: 11 décembre 2018 à 18 h 47 min

Jacuzzi, vous changez d’avis comme de chemise. Hier soir, vous étiez pro-Gilets jaunes. Ce soir, vous êtes contre. Que s’est-il passé dans votre petite tête ?

Delaporte dit: 11 décembre 2018 à 18 h 45 min

« Kadhafi, ça ne lui a pas beaucoup réussi ! »

Vaste parallèle ! Vous croyez que Macron va finir massacré par la populace ? Comme Mussolini !

Delaporte dit: 11 décembre 2018 à 18 h 42 min

Primo, elle n’est pas le fait du « peuple de Paris »

Vous êtes bien naïf, mon cher Jacuzzi. Depuis l’ère Chirac, au moins, les classes pauvres ont été délogées de Paris, et se retrouvent sur la périphérie. Les Parisiens qui restent, comme vous-même, sont des privilégiés.

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 18 h 29 min

« même vu des graffitis « Mélenchon homo ». »

Cette « insurrection », la première à laquelle il m’est donné d’assister à Paris (en 68, ado, j’étais encore à Cannes) est des plus étranges. Elle ne correspond en rien à ce que j’ai lu. Primo, elle n’est pas le fait du « peuple de Paris ». Secondo, on y trouve des enfants de cagoulards aux côtés de ceux des anars + les descendants banlieusards des anciens Apaches. Le tout, plus ou moins fédéré autour de manifestants ne se réclamant d’aucun syndicat ni parti politique. On ne voit pas très bien où l’on va et nos intellos, plutôt discrets, n’ont pas l’air de savoir très bien quoi en penser ou en dire. Mais fort heureusement, on peut en suivre tous les épisodes à la télé ou sur nos smartphones !

Phil dit: 11 décembre 2018 à 18 h 05 min

Lavande, la Hongrie d’Orban est plutôt vivable, plein emploi car les plus qualifiés sont partis. La population jeune, comme la nôtre, ne lit plus de journaux donc le délit d’opinion est rare quand il y a une autre opinion que celle de consommer. Les images des casseurs en France tournent en boucle pour alimenter d’autres débats.

renato dit: 11 décembre 2018 à 18 h 04 min

Un imprévu m’a bouffé l’après-midi.

Clopine, vous sur interprétez un trait d’ironie. Voyons plutôt.
Vous avez cité Jacques Chesnel : « il faut collectionner les pierres que l’on vous jette. Elles sont la base d’un piédestal ».
J’ai compris que l’on vous jette des pierres et réagi en conséquence — en sachant qu’un piédestal se compose de : d’une base ou socle, d’un dé ou tronc et d’une corniche ou d’un entablement — souvent monolithiques — je me suis dit que le-la lanceur-e devait compter sur une force extraordinaire ou d’une sacrée catapulte.

Lavande dit: 11 décembre 2018 à 18 h 02 min

Justement D. moi j’ai la grande chance de pouvoir rester chez moi puisque je suis retraitée. Mais les gens qui bossent …
Tiens au fait je croyais que vous étiez parti pour une expédition d’un an sur Mars, depuis hier à 17h15 ?

Jean Langoncet dit: 11 décembre 2018 à 18 h 01 min

@Il est évident que Macron, s’il avait vraiment le souci de la France, aurait dû démissionner.

Il est évident que Macron, s’il a vraiment le souci de la France, devra démissionner.

D. dit: 11 décembre 2018 à 17 h 58 min

Oui enfin Lavande vous navet qu’à rester chez vous et manger des boîtes en attendant. Ceest pas moi qui vait vous plaindre, hein.

Lavande dit: 11 décembre 2018 à 17 h 53 min

Clopine quand vous aurez légué à Clopinou une France qui sera le clone de la Hongrie de Victor Orban (peut-être en pire!) vous pourrez pavoiser et trinquer ! Parce que c’est quoi à votre avis, l’alternative ? Mélenchon-Ruffin ces marionnettes ?
Grande naïveté que de penser qu’on peut prendre dans la poche des riches. Les riches sont plus malins et plus organisés que vous et moi et ils savent planquer leur argent ailleurs. Vous me direz que ça n’a pas réussi à Carlos Ghosn mais combien d’autres fortunes sont inatteignables.
Il n’y a pas que les boutiques de luxe qui souffrent. Une femme de ménage qui n’a plus de tram (manifs, dégradation des voies…) pour aller bosser et se paye deux heures ou plus de marche à pied pour aller à son boulot, elle aussi elle n’en peut plus. Etre bloqué quand on va récupérer une selle, oui c’est embêtant, mais quand on risque son job parce qu’on ne peut pas venir bosser et qu’on reste bloqué sur un rond-point où on est menacé si on émet la moindre protestation, c’est plus grave.

Phil dit: 11 décembre 2018 à 17 h 48 min

bien pessimiss, baroz. reprenez un coup de popper et voyez la vie en rose…même vu des graffitis « Mélenchon homo ».

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 17 h 45 min

Je crains que le schmilblick va surtout reculer, Clopine.
Il est évident que Macron, s’il avait vraiment le souci de la France, aurait dû démissionner.
Le rapport de force s’est dangereusement tendu et les quatre précédents actes n’auront été que des répétitions générales du 5e à venir…

christiane dit: 11 décembre 2018 à 17 h 42 min

@Lavande
J’avais oublié d’écouter le billet de François Morel sur ses exemples d’humour involontaire dont celui « du côté de chez Swatch » demandé à un libraire. Votre commentaire : « une bonne façon de rechercher le temps perdu, montre en main » est bien trouvé.
Et je retrouve cette phrase de Proust dans « Le temps retrouvé » qui ne manque pas , non plus, d’humour grinçant :  » En attendant, dis-je à Jupien, cette maison est tout autre chose, plus qu’une maison de fous, puisque la folie des aliénés qui y habitent est mise en scène, reconstituée, visible. C’est un vrai pandémonium. »…
Puis vient ce glissement du bombardement allemand sur Paris à la ville de Pompéï ensevelie à cause des peintures pompéiennes de la maison de Jupien.
« Quelques-uns même de ces Pompéiens sur qui pleuvait le feu du ciel descendirent dans les couloirs du métro, noirs comme les catacombes. »
Qu’est-ce donc qui permet à Proust d’échapper au temps ? N’est-ce pas cette mémoire involontaire ou le sommeil ? Dans cette page, encore, le temps s’abolit. Il se retrouve dans le hors-temps… Le temps de Proust c’est… sortir du temps jusqu’à ce que le temps détruise tous ses personnages (vieillissement et mort)…
Comme il l’écrit dans le même livre : « Ne vient de nous-même que ce que nous tirons de l’obscurité qui est en nous et que ne connaissent pas les autres. ». Obscurité à laquelle nous retournerons tous avec ou sans montre.

PS : pourvu que les deux femmes qui ont trop occupé cet espace littéraire ne se retrouvent pas dans le même cimetière !!! Les colombes n’y pourraient plus voler…

Jacques R. dit: 11 décembre 2018 à 17 h 40 min

Macron s’obstine à défendre la suppression de l’ISF au nom d’arguments exclusivement économiques, à savoir qu’elle favoriserait le maintien et la création d’entreprises prospères qui créeraient des emplois; or la chose est des moins assurées,si l’on en croit, notamment, un point de vue de Thomas Piketty récemment publié par « le Monde ». Mais surtout, Macron s’obstine à faire un total silence sur le fait que la suppression de l’ISF est une entorse majeure, flagrante et indécente au principe de la justice fiscale. Un principe qui est au coeur de notre démocratie.

Clopine dit: 11 décembre 2018 à 17 h 29 min

Quant aux « nuisances »… Bon sang, Jazzi, sais-tu qu’il est devenu presqu’impossible d’aller à Tourville la Rivière, vu que les camions sont bloqués dès le rond-point aux vaches ? (noms de lieux qui correspondent aux plus fortes pointes de trafic automobile, en temps normal, en Seine-Maritime…) Cela fait trois fois que Clopin tente d’aller y récupérer une selle pour notre grand Diego, et qu’il abandonne, bloqué pendant une heure ou une heure et demie.

Et bien MALGRE CA, qu’aucun parisien ne supporte ni à mon sens ne supporterait longtemps, le mouvement est toujours on ne peut plus populaire dans l’opinion publique.

Donc, en fait, Jazzi, tu n’as pas vraiment le choix. Va falloir faire avec. Macron aussi il va falloir qu’il fasse avec.

Le truc, c’est d’en profiter pour avancer, avancer tant qu’on peut, question égalité, réparation des injustices, protection de l’environnement, construction d’un système représentatif de notre société, accueil des migrants et reprise du flambeau humaniste qui a caractérisé l’identité française, il y a… belle lurette.

Si ça doit affaiblir le chiffre d’affaires des boutiques de luxe parisiennes (pléonasme ? J’ai toujours été sidérée par les prix parisiens, du café à 5 euros au sac à main à 30 000 voire plus, pas de limites dans les beaux quartiers. De toute façon, on ne voit pas pourquoi on se gênerait, quand on sait qu’un parisien lambda est capable d’acheter un oeuf d’oie 3 euros…), si l’on doit se passer pour un temps de toute cette culture si inaccessible à la majorité de nos contemporains, bref s’il faut en passer par là, ben le mieux à faire est d’en profiter pour faire avancer le schmilblick. Il avancera de toute façon, avec ou sans les parisiens, penses-y;

Jacques R. dit: 11 décembre 2018 à 17 h 13 min

Macron aura sans doute été le dernier président de la Ve République à gouverner « à l’ancienne », c’est-à-dire de façon régalienne, en s’appuyant sur sa bande de godillots ou, à défaut, par ordonnances, pour imposer, coûte que coûte, ses convictions et ses choix à lui. Il lui aurait pourtant été si facile d’éviter un aussi énorme gâchis en consultant à temps la base, c’est-à-dire l’ensemble des citoyens, par l’intermédiaire des assemblées, des maires, des syndicats, par référendum, etc. C’est sans doute comme cela que, dans la Ve République « new look » (si elle survit à l’épreuve), le président gouvernera désormais, et ce sera tant mieux. Macron semble en avoir pris conscience, mais son obstination à ne pas revenir sur la suppression de l’ISF, alors que, manifestement, 90% des citoyens de ce pays souhaitent la voir rétablie, est plus qu’inquiétante.

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 17 h 01 min

L’autre jour à la Bastille, Delaporte, j’ai vu un clochard parisien tendre ostensiblement son verre en carton à chacun des membres d’un groupe de gilets jaunes. Pas un copeck, pour un plus pauvre qu’eux !

D. dit: 11 décembre 2018 à 16 h 55 min

Macron se plante complètement en pensant que la suppression de l’ISF incitera à l’investissement. Et « l’évaluation » de 2020, si jamais elle avait lieu, le démontrerait.
L’ISF doit être rétabli, mais il faut surtout revoir sa courbe. Je suis favorable à une formule tenant à la fois compte du patrimoine et des revenus, en basant les revenus sur les cinq dernières années écoulées.
Ce qui permettrait par exemple de contraindre à payer un ISF un cadre supérieur à revenu annuel supérieur à 60000 euros dont le patrimoine important est principalement mobilier. Ce qui me semble la moindre des choses quand on compare sa situation à celle de la caissière du Prisunic.

P. comme Paris dit: 11 décembre 2018 à 16 h 55 min

« on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs ? »
La réponse de Panaït Istrati :
– J’ai bien vu les œufs, mais j’attends toujours l’omelette.

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 16 h 53 min

A part, récemment, quelques lycéens, les Parisiens ignorent les gilets jaunes, qui, eux-mêmes, restent entre eux, et ne leur offrent pas un regard. Avec dans leurs sillages des bandes de pilleurs en noir, tels des corbeaux entourant des pigeons…

Delaporte dit: 11 décembre 2018 à 16 h 49 min

Macron et Philippe reprennent le discours inepte de Sakozy : remettre la France au travail. Alors que, ce qu’il faut, c’est bien sûr abolir le travail, légalement, définitivement, posément.

Delaporte dit: 11 décembre 2018 à 16 h 42 min

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 16 h 23 min

Jacuzzi, vous noircissez le tableau outrageusement. Il faut bien que le peuple se révolte, devant tant d’injustices. C’est Macron qu’il faut enguirlander, et non pas les victimes qu’il fait. Vous êtes bien tranquille, Jacuzzi, dans votre posture d’esthète cinéphile ; mais vos contemporains souffrent, ils ne passent pas leur temps au cinéma ou devant l’écran de la Rdl. Un peu de compassion ! De plus, on sait par l’histoire qu’une protestation contre le gouvernement fait des dégâts. Même pas besoin de remonter à 89 ! Et, savez-vous, ce n’est pas fini. Samedi, ça continue de plus belle. Le discours de Macron, hier soir, leur a mis la rage. La rage !!!

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 16 h 41 min

Il n’y a pas plus d’argent dans les bas de laine de la majorité des Parisiens que dans celui des provinciaux, D. Et au bout du compte, qui va encore payer ?

Clopine dit: 11 décembre 2018 à 16 h 38 min

Jazzi, tu as entièrement raison. Mais enfin, connais-tu l’expression « on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs ? »

Et ce que subit Paris depuis le 1er décembre, ne peux-tu t’imaginer que la perte de l’argent due à la hausse des taxes, la casse de l’emploi et le désespoir de tous ces jeunes gens qui ne trouvent pas d’emploi, l’humiliation quotidienne et la perte de confiance dans tous les organismes cotnsitutionnels de la République, la colère et la révolte, soient des choses faciles à vivre, depuis des mois et des années, et encore des années… ?

Le mieux serait de construire ensemble. Tu vas me dire que c’est moi qui ai commencé, avec ma petite remarque sur les petits quartiers sympas de Paris. Mais on pourrait dire que non, que c’est au contraire ce qu’on nomme « les élites », et en premier lieu le chef de l’Etat élu avec 25% des voix, qui ont commencé…

Car s’il y a une chose au moins de fausse dans ce qui se dit sur les gilets jaunes, c’est l’assimilation aux mouvements populaires parisiens. A la révolution, pendant la Commune, pendant mai 68, oui, c’étaient des parisiens qui « prenaient la rue ». Mais là, Jazzi, où sont-ils ? Viennent-ils prendre la main de ceux qui, descendus des cars et en provenance de leurs rond-points, se mangent d’emblée les gaz lacrymogènes ?

Je crois que toi, tu y vas. Toi, tu te balades dans les rues, et tel que je te connais, je pense que tu n’hésiterai devant aucune petite bavette à tailler avec ces dangereux enragés planqués sous leurs gilets jaunes. Mais honnêtement, combien de Jazzi, pour combien de Pénélope Fillon, la main crispée sur le rang de perles et le sac Vuitton ? (bon c’est une image, hein, tu me comprends…)

D. dit: 11 décembre 2018 à 16 h 31 min

Oui c’est dommage Jazzi mais c’est bien peu de choses au regard de la souffrance des mal payés et ce gros coup de force, qui n’est peut-être pas achevé, sera longtemps rémanent. L’argent soit être pris aussi là où il est en abondance et pas seulement là où il n’est pas assez.

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 16 h 23 min

Depuis quelques semaines, les Parisiens subissent le saccage méthodique de leur ville, entraînant la perte des recettes liées au commerce, à l’hôtellerie et à la restauration, ainsi que des emplois saisonniers attenants ; ils voient leurs théâtres et leurs musées fermés, leurs transports en communs chamboulés et assistent, impuissants au départ en masse des touristes et à l’annulation des réservations pour les fêtes de fin d’année…
Mais il est vrai que, vu depuis les bucoliques campagnes françaises, ces thématiques-là paraissent si bourgeoises…

Clopine dit: 11 décembre 2018 à 16 h 07 min

… Perso, à noël et plus encore au Jour de l’An, je trinquerai à la sixième République.

Et dire que je vais peut-être finir ma vie en étant fière de mon pays, ça se trouve ? (si l’extrême-droite le laisse vivre, of course. Soupir.)

Et je sais qui trinquera avec moi : ce Clopinou qui a, lui, sa vie à vivre ici…

Clopine dit: 11 décembre 2018 à 15 h 30 min

Gisèle, la Mothe de Veyer n’était-il pas surtout un ami de Marie de Gournay, et par là assimilé (dans mes petites catégories persos, quoi…) à la « descendance littéraire » de Montaigne ?

C’est rigolo de parler de ça alors que tant de mouvements, « dehors », réclament à cors et à cris la fin de la démocratie dite « représentative » (qui ne représente plus rien du tout, vu qu’il n’y a pas un seul ouvrier à l’assemblée nationale, ahaha) et que seuls des individus vêtus de jaune, ne se réclamant que de facebook et de whatsapp, (et surtout pas d’aucun parti ni d’aucune organisation syndicale), viennent d’obtenir en deux coups les gros ce que tant réclamaient en vain depuis des années et des années : la dignité et la démocratie… (enfin, une aspiration à une nouvelle forme, à inventer, de démocratie…)

Le fait est que ces individus sont sortis de chez moi, je veux dire de l’équivalent de chez moi, partout en France : de ces champs où le mitage des sols (le mitage étant le morcellement de l’emprise foncière sous le poids des maisons individuelles, des voiries et des pressions urbanistiques telles que grandes surfaces et zones industrielles) et le mixage (des anciennes populations paysannes avec toutes les catégories de néo-ruraux) ont transformé la campagne en zone péri-urbaine. Mais il est vrai que, vu des petits quartiers sympas parisiens, ces thématiques-là paraissent si exotiques…

gisèle dit: 11 décembre 2018 à 14 h 28 min

@ petit rappel 12h32 et 12h44. Je viens de vous lire et j’ai failli m’étrangler de rire. Vous avez la mémoire courte…Comprenne qui pourra, comme le disait…etc etc.
La Mothe le Vayer m’intéresse, dites-en un peu plus sur le renouveau des travaux. La Thèse de R. Pintard, remarquables la thèse et le prof, risque de moins intéresser la RdL; qu’importe; les libertins au Grand Siècle c’est aussi important que la Madeleine de Proust, n’est-il pas vrai ?
En m’occupant des tuyauteries défaillantes de la maison ( voilà pour ma vie privée) j’ai ouvert les malles enfouies sous les couvertures pleines d’une poussière quasi centenaire. Un volume en bon état des « oraisons funèbres » de Fléchier, datant de 1852, offert à l’unE de mes trisaïeules, livre de prix en récompense de ..son assiduité ? de sa bonne orthographe? le papier collé sur la page de garde n’en dit rien. Me conseilleriez-vous de me lancer dans une étude , innovante bien sûr, des « oraisons funèbres » de Fléchier ? pour rééquilibrer La Mothe Le Vayer. Je suis très sérieuse. Je jure que je n’abreuverais pas la RdL des nombreux problèmes historiques que cela doit poser. Votre avis m’intéresse, simplement.

Clopine dit: 11 décembre 2018 à 13 h 34 min

El alii, intéressant votre article, là, m’enfin même s’il était plus simple de m’en tenir là, je n’arrive pas à me contenter de ma qualité de primate.

et alii dit: 11 décembre 2018 à 13 h 31 min

pour Clopine, un article récent sur la violence avec bibliographie et liens
La poursuite du succès reproductif incite les mammifères mâles à s’engager plus souvent dans des coalitions non familiales, avec des risques plus élevés et des conflits d’intérêts plus importants. La poursuite du succès parental (…) incite les mammifères femelles à s’ingénier plus souvent de manière individuelle et dans des coalitions familiales, où les risques et les conflits d’intérêts sont moindres.
https://www.lepoint.fr/debats/pourquoi-les-hommes-sont-plus-violents-que-les-femmes-10-12-2018-2278125_2.php?boc=950458&m_i=Za5ZNn3AHHTjeQFyp8c7S_mz%2BWoc7P4OFJxiGi80MAtfM4iMVDaycQ1J_jwN4YiaU5Bfd1byd9eTAEXhxTOAdonIFQ5ZZs&M_BT=8578862840#xtor=EPR-6-%5BNewsletter-Matinale%5D-20181211

et alii dit: 11 décembre 2018 à 13 h 19 min

clopine, vraisemblable que vous suscitez maintenant del’agressivité parce que vous attendez trop du blog et des commentateurs trices et que vous êtes une femme,avec son blog à elle, qui s’est racontée et sait raconter;cette histoire est emblèmatique de la RdL que je pense quitter côté commentaires parce que je ne souscris pas à la « normalité rdl »ou plutôt son conformisme, orthographe comprise; vous avez surement autre chose à faire que de la prendre,cetterdl,comme famille thérapeutique de psychodrame,sauf si vous en retirez des bénéfices secondaires inouis, qu’on vous jalouserait aussi si on les connaissait;ce n’est pas emblematique que de la rdl, mais de ce qui se passe entre des gens qui se disent tous comme vous de bonne foi;cessez de vous en lamenter ici où vous dites que vous avez des amis(moi je suis autre, l’altérité à ces jeux) trouvez vous un autre lieu plus réceptif à vos désirs,où vous pourrez fonctionner à loisir;ne perdez pas courage pour écrire,et vous aider de vous même;vale!

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 13 h 18 min

« aujourd’hui, sous influence martienne »

Les gilets verts vont débarquer sur les Champs-Elysées, D. ? Paris, première destination interplanétaire !

Berenice dit: 11 décembre 2018 à 13 h 12 min

Clopine. Vous qui vous souciez tant d’autres elements qui atteignent autrement nos vies, notre réalité, Pourquoi donc donner tant d’importance à des divergences de lecture ayant trait à un auteur .Personnellement je vous accorde une grande curiosité intellectuelle et vous êtes une femme cultivée, que vous ayez tort ou raison je ne saurais dire . Le fait est que Christiane et vous ne vous aimez pas, il serait profitable que vous ne chutiez pas en raison de cette antipathie réciproque .

Berenice dit: 11 décembre 2018 à 13 h 01 min

Et si votre courroux du jour n’a pas pour objet ces antecedents, sachez tout de même vous hisser au dessus de l’egocentrisme , du narcissisme qui guettent tout un chacun. Ne pas prendre ce qui de passe ici trop au sérieux, qu’en avez vous à faire de ces gens que vous rencontrerez pas, après tout.

closer dit: 11 décembre 2018 à 12 h 54 min

Si Clopine (car je crois qu’elle bat Christiane sur ce point) veut à tout prix se défendre et se justifier, prouver qu’elle a raison, en tartinant des pages entières qui doivent lui manger son temps précieux, ça ne peut être que pour une seule raison: elle croit qu’il est important aux yeux des lecteurs de la RdL de savoir qui a tord ou qui a raison d’elle ou de Christiane, de savoir si elle ou Christiane est une bonne personne à qui on pourrait confier son secret le plus précieux, la garde de son enfant chéri, voire lui acheter une voiture d’occasion…

Mais Clopine, on s’en fout complètement de votre dispute avec Christiane, comme on se foutait de celle avec Paul Edel, avec Bergeret ou avec qui que ce soit! Votre personne est normalement plutôt sympathique, vous racontez bien les histoires, on les lit avec plaisir, mais vos problèmes de relation avec Tartempion du blog, on s’en fout! Quand est-ce-que vous arriverez à comprendre cela?

Berenice dit: 11 décembre 2018 à 12 h 53 min

Clopine, cela commence à bien faire ce fromage, rien n’interdit que vous l’ayez fait ou non, d’ écrire des scenes sexuelles, je ne vois pas pourquoi votre honneur serait bafoué si vous aviez été l’auteur de quelques lignes érotiques . Je ne les ai pas lues et si comme vous l’affirmer ce que rapporte christiane est faux il serait bon que nous n’ayons plus à en entendre parler , dans le cas contraire idem. Pas de quoi en faire une pendule, c’est ch.ant à la fin.

Petit Rappel dit: 11 décembre 2018 à 12 h 48 min

clopine, 12h 34
Mais elle ne parlait pas de vous avant que vous n’interveniez violemment à son égard. Il y a là un effet Muleta qu’on s’explique mal type touche pas à mon Proust, si j’ose dire. Ne vous plaignez pas de récolter ce que vous avez semé.

MC

Petit Rappel dit: 11 décembre 2018 à 12 h 42 min

« Il faut collectionner les pierres qui formeront votre piédestal »
il ne manque pas d’humour, Jacques Chesnel. Une petite statuette en reste une, eut-elle un piédestal disproportionné.
« j’ai toujours voulu être normale »
Merci de la précision. Il faut croire que l’Enfer est pavé de bonnes intentions.
ET ALII
Le Jugement sur La Motte Le Vayer risque de changer suite à la formidable thèse, je pèse mes mots, de Grisoni soutenue à Lyon ces derniers mois. Le mythe du Libertin érudit à la Pintard et à la Mac Kenna risque d’avoir du plomb dans l’aile. Il y aura un avant et un après Grisoni pour lire vraiment La Mothe Le Vayer.
MC

Clopine dit: 11 décembre 2018 à 12 h 34 min

Renato, ben, je veux dire que trouver relativement anodin, sans portée (sans la puissance de « catapulte ») ce que j’ai balancé à Christiane, est assez « osé », dans le sens que la majorité des commentaires, en retour, n’ont fait que souligner la violence inouïe dont j’aurais fait preuve. A savoir une appréciation « à vomir », qu’il me fallait relire de toute urgence avant de me traîner aux pieds de Christiane pour lui implorer son pardon, des évaluations de mon état psychique pour avoir fait cela, j’en passe et des meilleurs.

Pas un mot pour évoquer la violence qu’a pu constituer, pour moi, l’affirmation de mots et d’intentions que je n’ai jamais eues ou tenus. Cette violence que j’ai subie, personne n’en dit mot, ou bien l’on se contente de hausser les épaules. Ca m’étonne fortement, d’ailleurs, car je suis bien persuadée que la majorité des commentateurs de la Rdl sont tous des écrivains ou au moins des personnes ayant affaire aux mots, sinon reconnus du moins en puissance, ont des manuscrits plein leurs tiroirs et connaissent les vicissitudes et les triomphes de l’écriture ; et qu’on puisse si légèrement accepter des atteintes déontologiques aussi énormes que de faire dire à un texte l’exact contraire de ce qu’il dit, ou bien inventer carrément un texte qui n’a jamais existé, et ensuite affirmer tranquillement que l’auteur n’a rien à dire là contre, dans une sorte de procédé hallucinatoire d’affabulation, ça devrait faire hérisser les poils de tous, ici, comme étant la négation de ce qui fait notre ciment : notre goût des mots et des textes.

Si l’on peut se permettre d’agir ainsi, alors quoi ? Où est la limite de la « liberté d’interpréter » ? Si j’affirme tranquillement que vous, Renato, vous publiez journellement des photos pornographiques pour attirer les voyeurs, et n’avez pas hésité à vous mettre en scène dans des relations sexuelles de groupe, et si, malgré vos dénégations, je continue tranquillement à, sûre de mon fait, le répéter à qui veut l’entendre, n’auriez-vous pas quelque motif à vous sentir plus qu’agacé ?

Enfin, soupir, chacun manie la Roberval comme il l’entend. Je suis trop particulière, je le sais, pour pouvoir réclamer la justice de plateaux équitablement équilibrés.

Bon, je vous soupçonne d’avoir tout bonnement voulu dire que mes attaques anti-christiane n’avait tout bonnement aucune force, aucune valeur, aucune puissance. Vous oubliez, en disant cela, que des remarques ayant si peu de poids sont donc inoffensives, et qu’elles n’auraient dû avoir aucun impact. Or, si j’en juge par le tombereau de boulets qu’elles m’ont valu, elles n’étaient certes pas si inefficaces que cela.

renato dit: 11 décembre 2018 à 11 h 58 min

« … et ce contre l’avis outré et général du blog… »

C’est quoi l’avis outré et général du blog ?

Cela dit, le verbe « oser » n’est vraiment pas bien choisi.

Phil dit: 11 décembre 2018 à 11 h 54 min

Attendez le documentaire sur les pédophiles hassidim, dear Baroz. séance obligatoire et gratuite pour l’armée de médiafrance, ramassage des copies à la sortie.

Clopine dit: 11 décembre 2018 à 11 h 42 min

Bah, quoi que ce soit qu’il fasse, Macron aurait été mal perçu. Quand on commence à se changer les idées, il est bien rare qu’on ne désire pas changer aussi de tête.

Clopine dit: 11 décembre 2018 à 11 h 41 min

Jazzi, Alessandro a été invité aux 28 minutes d’ Elisabeth Quin : effectivement, il déborde d’humanité, et je pense que tourner un documentaire sur lui a dû être assez facile. Tous les ingrédients étaient là : le monde du catch, ce mélange de paillettes et de brutalité, et le courage du gay qui oppose calmement son identité aux préjugés des milieux les plus réticents…

Cependant, j’ai toujours trouvé, moi, que le courage le plus impressionnant n’était pas dans une affirmation qui s’avance sous les projecteurs, mais dans le banal quotidien.

Les stars de chez Michou, les échappés de la « cage aux folles » ont certes lutté, mais ils se plaçaient, comme Alessandro, sous la rampe, et via les travestissements, le glamour, les paillettes, l’acceptation du spectacle, comme des personnalités « à part ».

Le courage ne serait-il pas plus du côté de la normalité ?

Ca se trouve, je parle aussi pour moi, là. J’ai toujours voulu être normale, jusqu’à me taper dessus, histoire de rentrer dans les cases qu’on me désignait. Comme s’il y avait plus de grandeur à être comme tout le monde, plutôt que de ne ressembler à personne, hélas. Une manière de se cacher, pour sûr.

D. dit: 11 décembre 2018 à 11 h 34 min

On est mal barré.
Pourquoi donc n’a-t-il pas attendu mercredi pour faire son annonce ? À ce stade 2 jours d’attente de plus avant de parler n’aurait pas été un problème.
Et boum il fout son truc en plein dans l’influence lunaire avec un énorme 6 dessus pour couronner le tableau.

closer dit: 11 décembre 2018 à 11 h 31 min

« Heureuse la terre qui est habitée par les enfants des prophètes ! Ces tristes spectacles y sont inconnus. La sainte religion que les anges y ont apportée se défend par sa vérité même ; elle n’a point besoin de ces moyens violents pour se maintenir. »

J’espère que tu ne crois pas une seconde à cette fable, J2z!

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 11 h 26 min

Hier, pendant que Macron parlait à la télé, j’ai vu un documentaire sur un personnage étonnant, « Cassandro the exotico » de Marie Losier.

« Dans le monde flamboyant de la Lucha Libre, Cassandro est une star incontournable. Il est le roi des Exóticos, ces catcheurs mexicains travestis. Malgré ses mises en plis et ses paupières maquillées, Cassandro est un homme de combat extrême, maintes fois Champion du Monde, qui pousse son corps aux limites du possible. Après 26 ans de vols planés sur le ring, Cassandro est en miettes, le corps pulvérisé et le moral laminé par un passé traumatique. Il ne veut cependant pas s’arrêter ni s’éloigner du feu des projecteurs… »

Une folle pleine et courage et de ce que, faute de mieux, je qualifie de grande virilité.
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19579189&cfilm=264128.html

Clopine dit: 11 décembre 2018 à 11 h 16 min

Oseriez-vous dire, Renato, et ce contre l’avis outré et général du blog, que je n’ai employé que de la mitraille ?

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 11 h 04 min

LETTRE XXIX.

Le pape est le chef des chrétiens. C’est une vieille idole qu’on encense par habitude. Il étoit autrefois redoutable aux princes mêmes, car il les déposoit aussi facilement que nos magnifiques sultans déposent les rois d’Irimette et de Géorgie. Mais on ne le craint plus. Il se dit successeur d’un des premiers chrétiens, qu’on appelle saint Pierre : et c’est certainement une riche succession, car il a des trésors immenses et un grand pays sous sa domination.
Les évêques sont des gens de loi qui lui sont subordonnés, et ont, sous son autorité, deux fonctions bien différentes. Quand ils sont assemblés, ils font, comme lui, des articles de foi ; quand ils sont en particulier, ils n’ont guère d’autre fonction que de dispenser d’accomplir la loi. Car tu sauras que la religion chrétienne est chargée d’une infinité de pratiques très-difficiles ; et, comme on a jugé qu’il est moins aisé de remplir ses devoirs que d’avoir des évêques qui en dispensent, on a pris ce dernier parti pour l’utilité publique : ainsi, si l’on ne veut pas faire le rahmazan, si on ne veut pas s’assujettir aux formalités des mariages, si on veut rompre ses vœux, si on veut se marier contre les défenses de la loi, quelquefois même, si on veut revenir contre son serment, on va à l’Evêque ou au Pape, qui donne aussitôt la dispense.
Les évêques ne font pas des articles de foi de leur propre mouvement. Il y a un nombre infini de docteurs, la plupart dervis, qui soulèvent entre eux mille questions nouvelles sur la religion. On les laisse disputer longtemps, et la guerre dure jusqu’à ce qu’une décision vienne la terminer.
Aussi puis-je t’assurer qu’il n’y a jamais eu de royaume où il y ait eu tant de guerres civiles que dans celui de Christ.
Ceux qui mettent au jour quelque proposition nouvelle sont d’abord appelés hérétiques. Chaque hérésie a son nom, qui est, pour ceux qui y sont engagés, comme le mot de ralliement. Mais n’est hérétique qui ne veut : il n’y a qu’à partager le différend par la moitié, et donner une distinction à ceux qui accusent d’hérésie ; et, quelle que soit la distinction, intelligible ou non, elle rend un homme blanc comme de la neige, et il peut se faire appeler orthodoxe.
Ce que je te dis est bon pour la France et l’Allemagne : car j’ai ouï dire qu’en Espagne et en Portugal, il y a de certains dervis qui n’entendent point raillerie, et qui font brûler un homme comme de la paille. (…)
Heureuse la terre qui est habitée par les enfants des prophètes ! Ces tristes spectacles y sont inconnus. La sainte religion que les anges y ont apportée se défend par sa vérité même ; elle n’a point besoin de ces moyens violents pour se maintenir.
À Paris, le 4 de la lune de Chalval, 1712.

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 10 h 51 min

L’auteur de l’Esprit des Lois me semble plus approprié, closer. Chez La Bruyère et Montesquieu, le moraliste est avant-tout ironiste et d’autant plus percutant…

Quant à la pratique, n’est-elle pas la conséquence des préceptes propres aux deux religions ?

Clopine dit: 11 décembre 2018 à 10 h 40 min

Rose, et ceci, mis en épingle par Jacques Chesnel, et qui m’absout de ma brutalité envers Christiane : « il faut collectionner les pierres que l’on vous jette. Elles sont la base d’un piédestal »… (ahaha).

Clopine dit: 11 décembre 2018 à 10 h 39 min

Au moins, les gilets jaunes auront eu la vertu de démontrer l’urgence de se « changer les idées » ; à part sur la rdl ronronnante, évidemment.

rose dit: 11 décembre 2018 à 10 h 31 min

Trouvé dans Annuaire des Basses Alpes aux archives départementales, 1840,
Digne les Bains

Hélas ! L’expérience est là pour vous répondre Messieurs : l’hospice n’est souvent pour l’enfant abandonné que la porte du bagne et, le dirai-je, le marchepied de l’échafaud.

c’est beau, non ? Jean Valjean très proche…

closer dit: 11 décembre 2018 à 10 h 25 min

Tu lis trop vite J2z. Le passage que tu nous donnes n’aborde pas la différence entre les religions chrétienne et musulmane, mais la différence d’attitudes des chrétiens et des musulmans vis-à-vis de leur religion…En France, nous sommes au début des Lumières, scepticisme, libre-arbitre, athéisme de moins en moins dissimulé, « même les femmes » tenaient tête aux curés! Tout ceci ne risquait pas de se rencontrer sur les terres perses ou ottomanes! En revanche, le comportement des chrétiens d’orient, en Syrie, au Liban et ailleurs, étaient certainement aussi respectueux de la religion que celui des musulmans qui les entouraient.

Au fait, pourquoi pas La Rochefoucauld avant de passer au 18ième siècle?

Chaloux dit: 11 décembre 2018 à 10 h 17 min

Avec son petit œil cruel si profondément enfoncé (surtout le gauche), ses pattes de crabe destinée à découper en morceaux chaque français, il m’a fait froid dan le dos. Je partage l’inquiétude de Todd à propos d’un coup d’état.

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 10 h 16 min

Phil, JJJ, révolutionnaire sur canapé, préfère camper devant les petits fours humanitaires du 70e anniversaire de la déclaration des droits de l’homme tout en éructant contre le bobo parisien !

Phil dit: 11 décembre 2018 à 10 h 06 min

entendu un certain « Papi Denis » éructer sur radiofrance, en train de camper sur son rond-point. est-ce JJJ ?
Renato, vous êtes bien sévère avec la filmographie de Visconti. L’imperfection de l’art cinématographique permet le sauvetage de certains films par une seule scène.
Proust avait le teint jaune.

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 décembre 2018 à 8 h 47 min


…la France, un pays de stratifications sociales; aussi, Mr. les barons,!…
…Sire, çà brille, pas assez, c’est la faute, au cru  » Médoc « ,!…
…Ah,!

renato dit: 11 décembre 2018 à 8 h 17 min

Amarcord mieux composé que Rome, Jacques ; E la nave va trop littéraire.

Cela dit, choqué par la gestion des informations. D’accord, les questions soulevées par les JG sont cruciales pour la France, mais pourquoi ne pas donner un peu plus d’espace aux Nobel pour la paix 2018 — Denis Mukwege, Nadia Murad — ?

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 décembre 2018 à 6 h 42 min


…@,…GS’A, à tout dit, rien de surprenant, tout évolue de source,!…
…Vive le nouveau président, dans 3 ans, à attendre,!…
…ou élections truquées,!…
…Vive la droite de la gauche, en passant, par le  » milieu « , la géométrie plane, et le cupide  » morceau de Zeus, pour le toit,!…

…sciences et techniques, supérieur à l’E.N.A.,!…toute voile dehors,!…etc,!…

…la France écrasée, par; le système des banquiers, faisons, de même, avec nos petits riens,!…Ah,!Ah,!…

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 6 h 32 min

Lettres persanes
Lettre LXXV. Usbek à Rhédi, à Venise

Il faut que je te l’avoue : je n’ai point remarqué chez les chrétiens cette persuasion vive de leur religion qui se trouve parmi les musulmans. Il y a bien loin chez eux de la profession à la croyance, de la croyance à la conviction, de la conviction à la pratique. La religion est moins un sujet de sanctification qu’un sujet de disputes qui appartient à tout le monde : les gens de cour, les gens de guerre, les femmes mêmes s’élèvent contre les ecclésiastiques, et leur demandent de leur prouver ce qu’ils sont résolus de ne pas croire. Ce n’est pas qu’ils se soient déterminés par raison, et qu’ils aient pris la peine d’examiner la vérité ou la fausseté de cette religion qu’ils rejettent : ce sont des rebelles qui ont senti le joug et l’ont secoué avant de l’avoir connu. Aussi ne sont−ils pas plus fermes dans leur incrédulité que dans leur foi ; ils vivent dans un flux et reflux qui les porte sans cesse de l’un à l’autre. Un d’eux me disait un jour : « Je crois l’immortalité de l’âme par semestre ; mes opinions dépendent absolument de la constitution de mon corps : selon que j’ai plus ou moins d’esprits animaux, que mon estomac digère bien ou mal, que l’air que je respire est subtil ou grossier, que les viandes dont je me nourris sont légères ou solides, je suis spinoziste, socinien, catholique, impie ou dévot. Quand le médecin est auprès de mon lit, le confesseur me trouve à son avantage. Je sais bien empêcher la religion de m’affliger quand je me porte bien ; mais je lui permets de me consoler quand je suis malade : lorsque je n’ai plus rien à espérer d’un côté, la religion se présente et me gagne par ses promesses ; je veux bien m’y livrer, et mourir du côté de l’espérance. »
Il y a longtemps que les princes chrétiens affranchirent tous les esclaves de leurs Etats, parce que, disaient−ils, le christianisme rend tous les hommes égaux. Il est vrai que cet acte de religion leur était très utile : ils abaissaient par là les seigneurs, de la puissance desquels ils retiraient le bas peuple. Ils ont ensuite fait des enquêtes dans des pays où ils ont vu qu’il leur était avantageux d’avoir des esclaves : ils ont permis d’en acheter et d’en vendre, oubliant ce principe de religion qui les touchait tant. Que veux−tu que je te dise ? Vérité dans un temps, erreur dans un autre. Que ne faisons−nous comme les chrétiens ? Nous sommes bien simples de refuser des établissements et des conquêtes faciles dans des climats, heureux, parce que l’eau n’y est pas assez pure pour nous laver selon les principes du saint Alcoran.
Je rends grâces au Dieu tout−puissant, qui a envoyé Hali, son grand prophète, de ce que je professe une religion qui se fait préférer à tous les intérêts humains, et qui est pure comme le ciel, dont elle est descendue.
De Paris, le 13 de la lune de Saphar 1715.

Delaporte dit: 11 décembre 2018 à 3 h 13 min

Avec sa proposition principale, faite ce soir, d’augmenter le Smic de 100 euros, Macron s’est livré à un tour de passe-passe économico-financier, dans le but de rouler les travailleurs. C’est en fait une arnaque au plus haut niveau de l’Etat, concoctée par des spécialistes de la phynance. Le bon peuple, attiré par cette aubaine, se retrouve en réalité roulé dans la farine. La mesure de Macron est une fausse mesure, une « fake news » présidentielle :

« Gilets jaunes : pourquoi l’augmentation du smic promise par Macron n’en sera pas vraiment une : Lors de son allocution, le chef de l’Etat n’a pas prononcé les mots « prime d’activité ». C’est pourtant bien la revalorisation de cette prime qui se cache derrière « l’augmentation de salaire » évoquée par Emmanuel Macron. »

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 0 h 10 min

J’ai fini « Les Caractères » de La Bruyère et j’ai commencé « Les Lettres persannes » de Montesquieu, Delaporte. Je vais te mettre un extrait de la lettre où les deux héros abordent la différence entre la religion chrétienne et la religion musulmane. C’est d’actualité…

Delaporte dit: 11 décembre 2018 à 0 h 07 min

« T’inquiète, Delaporte »

Là, vous avez vraiment retourné votre veste, Jacuzzi. Bientôt, vous allez porter à la place un somptueux gilet jaune. Bienvenu au club, Jacuzzi !

renato dit: 11 décembre 2018 à 0 h 01 min

Pour Fellini je me suis mal expliqué, Jacques. Parfois j’arrive à entrer parfois non, sauf les deux cités. Certes 8 ½ est un grand film, Amarcord aussi ; mais Casanova est clairement un film alimentaire comme son Satyricon<i>, d’ailleurs…

jazzi dit: 11 décembre 2018 à 0 h 00 min

Macron a mis un peu d’eau dans son bain. Il distribue les aumônes : 50 euros, par ci, 30 par là, 100 ici, qui dit mieux ! Tout en jurant ses grands dieux que ça ne coûterait pas un sous au patronat. On prendra dans la poche de ceux qui sont juste au dessus. Le numéro de prestidigitation est un peu gros. Il ne veut pas voir que le contrat moral entre le président de la république et les Français est rompu. Le couple Macron a cristallisé un degré de haine jamais atteint, en moins de deux ans. Trop tard.

Delaporte dit: 10 décembre 2018 à 23 h 59 min

A ce train-là, nous allons perdre notre cinéphile esthète du blog, la tête perchée au bout d’une pique. Ce serait évidemment une disparition tragique.

Delaporte dit: 10 décembre 2018 à 23 h 57 min

« Les gilets jaunes réclament un referendum, sous menace de passer au 5e acte, samedi prochain, dans toute le France. Macron, qui a manqué l’occasion de sortir en beauté, risque de le regretter… »

Eh oui, mon cher Jacuzzi, si vous comptez vous promener de nouveau dans Paris samedi, vous allez encore risquer votre peau. Attention à ne pas croiser de modernes Desnot, Gilets jaunes ou non. On dirait.

D. dit: 10 décembre 2018 à 23 h 53 min

C’est à dire que la le problème c’est que les policiers pour beaucoup ont dit qu’ils arrêtaient et enfilaient à leur tour le gilet jaune si on continuait à les mettre en première ligne tous les samedis.

Je vous laisse imaginer le tableau et les jolis effets associés.

jazzi dit: 10 décembre 2018 à 23 h 32 min

Non, Renato. Je le garde sous le coude pour le visionner tranquillement.
Pour Fellini, j’en sauverais quelques autres…

Les gilets jaunes réclament un referendum, sous menace de passer au 5e acte, samedi prochain, dans toute le France. Macron, qui a manqué l’occasion de sortir en beauté, risque de le regretter…

renato dit: 10 décembre 2018 à 23 h 09 min

C’est plutôt ponctuel, Jacques. Quelques chose de Monicelli et des frères Taviani ; Fellini, pas tout, mais La città delle donne et Prova d’orchestra toujours avec plaisir. Moretti, non. Sorrentino, oui. Bon, je ne vais pas rédiger une liste.

Phil dit: 10 décembre 2018 à 23 h 02 min

« La Recherche du temps perdu » est aussi un livre riche mais pour faux riches. En cette période de hausse inconsidérée du smic, le sens des valeurs se perd.

jazzi dit: 10 décembre 2018 à 22 h 57 min

Pour les autres, en effet, je me souviens bien. Et quoi d’autre sauvez-vous dans le cinéma italien, d’après le Néoréalisme ?

jazzi dit: 10 décembre 2018 à 22 h 54 min

Je suis assez d’accord avec vous sur Visconti, renato. De lui, je retiens les premiers films, tel que « La Terra trema » et « Rocco et ses frères ». Pas les films en couleurs…

renato dit: 10 décembre 2018 à 22 h 51 min

Le Guépard, Jacques, est un film riche pour pauvre gens, mais substance nada.
Pour Pasolini, depuis le temps vous devriez connaître mon opinion ; pour Antonioni aussi — je revois périodiquement la trilogie tournée pour Ponti.

jazzi dit: 10 décembre 2018 à 22 h 49 min

J’ai pas vu l’intervention de Macron, j’étais au cinéma. Je le regarderai plus tard.

Vous connaissez cette histoire, renato ? C’est de la réalisatrice du film que j’ai ce soir :

« The ballad of Genesis and Lady Jaye retrace l’histoire hors du commun de l’artiste Breyer P-Orridge Genesis et de sa femme et partenaire artistique, Lady Jaye Breyer P’Orridge, qui par amour ont décidé tous deux de se fondre en une seule entité. Artiste majeur de l’avant-garde new-yorkaise de ces 30 dernières années, considéré comme l’un des pères de la musique industrielle, Breyer P-Orridge Genesis a défié les limites de l’art et de la biologie. En 2000, il débute une série d’opérations (plastiques) afin de ressembler trait pour trait à sa femme, une performance risquée, ambitieuse et subversive. The ballad of Genesis and Lady Jaye relate cet acte ultime d’amour et de dévotion. »

et alii dit: 10 décembre 2018 à 22 h 48 min

pour en revenir à l’amitié,Montaigne a dit,dans la pensée de La Boétie » « J’étais déjà si formé et habitué à être deuxième partout qu’il me semble n’exister plus qu’à demi. »,tandis que Kafka disait « seul comme Franz Kafka »
n’anticipons pas sur ces questions bonsoir

jazzi dit: 10 décembre 2018 à 22 h 42 min

Non, renato, aucune noise. Je me pose vraiment la question pour le fils Bertolucci. Sa fin de carrière hollywoodienne n’est pas des plus glorieuses à mon goût. Je sauve Le dernier tango et la stratégie de l’araignée. Et plutôt le conformiste que 1900…

Janssen J-J dit: 10 décembre 2018 à 22 h 32 min

Ce soir, on a appris qu’on était dans un « état d’urgence économique et social », et que le gars du cabinet conseil qui a trouvé cette formule était en passe de se faire des couil.les en jaune (un pote à Pénicaud, d’après la fuite d’un canard entravé). On est content pour lui, mais c’était pas vraiment un gilet.

renato dit: 10 décembre 2018 à 22 h 32 min

Pour ne dire qu’une évidence :
— 1958, Le Guépard finalement publié par Feltrinelli, Botteghe Oscure lança l’ordre de le boicotter.
— 1963, Visconti présente son film Le Guépard, probablement son plus mauvais film, et le vieux Togliatti parle de chef-d’oeuvre — c’est Trombadori, un fonctionnaire de parti qui se voulait poète, qui annonce la bonne nouvelle.

et alii dit: 10 décembre 2018 à 22 h 27 min

MAIS L4UN DES PREMIERS pères de la littérature est le père de Montaigne « « Le bon père que Dieu me donna m’envoya dès le berceau, pour que j’y fusse élevé, dans un pauvre village de ceux qui dépendaient de lui et m’y maintint aussi longtemps que j’y fus en nourrice et encore au-delà, m’habituant à la plus humble et à la plus ordinaire façon de vivre15.» écrit Montaigne qui ajoute : « La pensée de mon père visait aussi à une autre fin : m’accorder avec le peuple et cette classe d’hommes qui a besoin de notre aide, et il estimait que je devais être obligé à regarder plutôt vers celui qui me tend les bras que vers celui qui me tourne le dos (…) Son dessein n’a pas mal réussi du tout : je me dévoue volontiers envers les petits. »

jazzi dit: 10 décembre 2018 à 22 h 17 min

« produit kulturel »

C’est comme ça que vous définissez le cinéma de Bertolluci, renato ?
Intéressant. Même « Le dernier tango… » ?

renato dit: 10 décembre 2018 à 22 h 07 min

Les attitudes conformistes qui caractérisèrent les intellectuels de gauche semblent encore vivaces : on trouve un produit kulturel ennuyeux et voilà que l’on est déclaré snob, pfff !

Chaloux dit: 10 décembre 2018 à 22 h 01 min

C’est à dire, Jazzi, le génie devrait rester affaire de génie. S’en mêler quand il est clair qu’on n’est pas de la famille me semble un brin téméraire. Autour de quoi ça va tourner? Qui des deux est le maître? Je me suis toujours demandé si le père Kafka n’avait pas été quelque peu persécuté par son fils.

jazzi dit: 10 décembre 2018 à 21 h 53 min

« Donc pas le temps per il noiosissimo Bertolucci figlio e il suo « realismo socialista » »

Vous êtes snob, renato, que ça en est un régal !

jazzi dit: 10 décembre 2018 à 21 h 50 min

« « … la version du père… », une père-version ? »

Seriez-vous lacanien, renato ?
(Racontez-moi un peu l’histoire de la pharmacienne de la via san Raffaele, svp…)

jazzi dit: 10 décembre 2018 à 21 h 48 min

« et puis Burt Lancaster et De Niro et la jeune Dominique Sanda..ne pas rater Donald Sutherland en effroyable chemise noire.. »

Et Depardieu, beau comme un dieu, il compte pour du beurre, Paul !

Janssen J-J dit: 10 décembre 2018 à 21 h 42 min

Il suffit d’imaginer hermann k. en gilet jaune, comme un « beauf » qui pense quelque chose par lui-même dans sa boutique, à propos de son seul garçon un pue grêle des poumons. Bien sûr, il pense qu’il ne tourne pas comme il faudrait, mais dans la chambre à coucher, le soir, le père dit à la mère : il deviendra célèbre, le frantz, un jour, hélas pas tout de suite. Il m’a écrit une espèce de lettre, tu verrais ça, bobonne !… Je vais faire semblant de pas la lire, mais elle m’a quand même impressionné,je suis allé jusqu’au bout, et j’ai essuyé une larme, tu sais que ça m’arrive pas souvent de chialer comme ça. J’ai bien compris qu’il nous aimait, et qu’il m’aimait bien, même s’il avait l’air d’en avoir gros sur la patate. Mais je préfèrerai toujours lui laisser penser qu’il ressemblera toujours à un cancre, là, à geindre. Croit quand même pas qu’il va nous dominer comme inspecteur des assurances. Les fonctionnaires des assurances, c’est parasites, c’est pas ça qui va faire vivre l’économie. Et toutes ces feuilles de papier gratté, ça n’a jamais nourri personne, hein !

(résonance) *lydie salvayre en fait une transpo dans son dernier roman, au sujet du bistrotier qui finit par défendre son fiston contre la mise en cause des autres beaufs du bistro. Miguel Torga également a un beau passage dans son journal sur la lettre au père, quand il essaie de se mettre à la place d’hermann.

Pourquoi vouloir de la doc pour imaginer le point de vue du père, suffit d’être un brin branché sur qq topiques freudiennes de 1er rang, et l’enrobage imaginatif de la plume fera le reste.

@NB/ troquer le verbe débecter par agacer plutôt que par haïr, voilà ce que laura delair disait souvent sur le blog de sergio, savait polir les rugosités dans le bon sens de l’apaisement général.

jazzi dit: 10 décembre 2018 à 21 h 37 min

« J’ai constaté la bêtise de l’intelligence chez Edouard Louis notamment (il dit des énormités allant contre le sens commun pour que ca passe dans sa pensée systémique), mais encore Zemmour et Onfray. Et vous ? »

Ils ont l’intelligence de leur bêtise et ça leur réussit bien, Ed !

renato dit: 10 décembre 2018 à 20 h 27 min

Aujourd’hui, 10 décembre, je réouvre Le Bâtisseur de ruines de Clarice Lispector, « l’écrivain juif la plus importante depuis Kafka ». Donc pas le temps per il noiosissimo Bertolucci figlio e il suo « realismo socialista ».

Paul Edel dit: 10 décembre 2018 à 19 h 49 min

attention!!!Ce soir, 21 h sur Arte , » 1900″(Novencento ») de Bernardo Bertolucci, film qui re crée un pan de l’histoire de la région Emilie,et les rives du Pô ,le monde de métayers et des ouvriers agricoles- film de 1976, une fresque presque réaliste- socialiste dans ces années italiennes post- 68.. images superbes..tres grand cinema et puis Burt Lancaster et De Niro et la jeune Dominique Sanda..ne pas rater Donald Sutherland en effroyable chemise noire..

et alii dit: 10 décembre 2018 à 19 h 45 min

pour ceux qui envoient en thérapie:
« Derrière ces mots, il y a de vrais malades, de vrais infirmiers, de vrais médecins… » Armelle Oger, journaliste

Bipolaire, pervers narcissique, paranoïaque, schizophrène, déni, refoulement : le vocabulaire spécialisé a quitté les services et les bureaux des praticiens pour infuser la société tout entière, les magazines féminins, les étals des rayons de développement personnel et les émissions de l’après-midi.
Bipolaire, schizophrène, pervers narcissique… C’est vite dit !
Le vocabulaire de la psychiatrie a envahi le langage courant. On accuse facilement nos contemporains de toutes sortes de maux. Qu’en disent les médecins ?

et alii dit: 10 décembre 2018 à 19 h 19 min

La philosophie doit-elle aller contre le sens commun ?
Je vous renvoie à ce que Descartes entend par « bon sens », à ce que Kant entend par « sens commun » (Critique de la faculté de juger) comme ce qui fait l’objet d’un accord que le philosophe est contraint de penser (autour de la question du beau : le sens commun est la condition de possibilité d’une adhésion universelle qui ne passe pas par la médiation d’un concept, qui n’a pas la rigidité d’un théorème…).
Pourtant, il semble que la tâche première de la philosophie soit d’aller contre le sens commun entendu comme la somme des idées reçues qui constituent une société. La philosophie, en ce qu’elle est l’acte de penser par soi-même, récuse l’espèce d’argument d’autorité que constitue le sens commun (voir Flaubert : le dictionnaire des idées reçues)… Mais la philosophie s’expose à être désincarnée si elle se soustrait à l’opinion commune… Le sens commun n’est-il pas davantage la condition de la possibilité de la philosophie, sa matière première ?
Voyez ausi Bachelard et sa critique de « l’obstacle épistémologique », de l’évidence première

renato dit: 10 décembre 2018 à 18 h 49 min

Ed,

Lapalisse vous dirait que nous vivons dans une société dominée par l’opinion — une personne ou un groupe de personnes, se forment une conviction, sans une certitude qui puisse établir une vérité ; pour la plupart ce sont des gens en bonne foi qui ne suspectent pas la possibilité d’une erreur de leur part. Il s’agit d’une très vieille histoire : selon Héraclite, la majorité des humains vit comme si chacun avait sa propre sagesse ; Hegel reprend cette observation à son compte pour alimenter sa polémique contre le rêveries romantiques. Selon Parménide, l’opinion nous conduit vers l’apparence et la tromperie — supercherie ? —. Zénon ne pense pas mieux. Inutile d’épaissir le contenent, le jour où les opinion d’Edouard Louis & Co. aurons une quelque valeur on le saura — encore heureux s’il ne produisent pas des désastres.

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