de Pierre Assouline

en savoir plus

La République Des Livres par Pierre Assouline
Quel est votre meilleur livre de l’année ?

Quel est votre meilleur livre de l’année ?

D’accord, nous ne sommes pas des Anglais ni des Américains. Les listes ne nous obsèdent pas, non plus que les nomenclatures, palmarès, classements et, d’une manière générale, tout ce qui pourrait relever de la taxinomie littéraire. N’empêche qu’à l’heure du bilan annuel, ce serait bien de savoir quel livre (roman, document, français, étranger et tutti frutti) vous a paru être le meilleur. Entendons-nous bien : la littérature n’est pas une catégorie olympique. Il ne faut donc pas lire « meilleur » dans son acception sportive. Ni performance, ni exploit.

Quoi alors? Votre meilleur livre de l’année  n’est pas le meilleur livre de l’année mais celui qui vous a le plus durablement marqué que ce soit par ses qualités d’écriture, la force d’imprégnation de ses personnages, l’originalité de sa composition, sa puissance d’évocation, sa capacité à se détacher du lot, à s’extraire du tout-venant de la librairie, la prise de risque ou la mise en danger de l’auteur. Où l’on voit des critères personnels rejoindre des critères universels. Rien de plus subjectif, rien de plus arbitraire. Encore qu’un tel jugement ne relève pas du « j’aime/j’aime pas » qui tient lieu désormais de critique en ligne et de prescription tous azimuts. Il faut et il suffit qu’il soit paru entre le 1er janvier et ce jour en langue française ou même, voyons large, dans toute autre langue.

Après avoir hésité entre Esquisse d’un pendu (Verdier) de Michel Jullien et Naissance (Grasset) de Yann Moix, en ce qui me concerne, c’est fait : Le garçon incassable de Florence Seyvos publié par les éditions de l’Olivier. Un roman auquel je pense encore souvent des mois après l’avoir lu. Il m’a touché et troublé au-delà de ce que j’imaginais. Et pour ne pas me répéter, je renvoie à ce que j’en disais dans ces colonnes le 25 juillet. Mon seul regret : paru le 2 mai, il n’a pas été distingué par les Prix d’automne en raison de l’implacable couperet de la rentrée.

Et vous ?

(Photo Sakamaki)

Cette entrée a été publiée dans vie littéraire.

387

commentaires

387 Réponses pour Quel est votre meilleur livre de l’année ?

JC..... dit: 28 décembre 2013 à 17 h 07 min

Jean-Charles a été dédaigné par Mae West qu’il convoitait grave. Déception. Rancune, jalousie, inimitié… CHAMBRE 1 ! Entravé la nuit !

chantal dit: 28 décembre 2013 à 16 h 58 min

DHH merci pour votre critique argumentée d’un Prince à Casablanca, ce bref panorama social me fait penser à une autre lecture celle d’Avec les pires intentions d’Alessandro Piperno, dans le milieu romain.

JC..... dit: 28 décembre 2013 à 16 h 55 min

« La montagne magique verse une larme : le sanatorium de Davos (Suisse) cher à Thomas Mann est en dépôt de bilan. »

Eh, Maître Passou…. ! On le rachète, on en fait une maison de détente pour erdéelien fatigués, ce serait magique !

JC..... dit: 28 décembre 2013 à 16 h 51 min

Je trouve que, pour un type qui a été violé dans une bibliothèque tout gamin et par Marilyn Monroe, le Bougboug n’est pas traumatisé au delà du raisonnable.

Chaloux dit: 28 décembre 2013 à 16 h 45 min

Le Boug, tes trucs c’est toujours pareil. Un vieux traumatisme d’enfant, sûrement. Tu dois être tout en cul, depuis toujours. Ton cul doit être ta croix. Ah, le profil…

bouguereau dit: 28 décembre 2013 à 16 h 39 min

tout ce qui n’intéresse pas le bougre est con, soit

ha mais quand on botte le cul a cheuloux on le botte a julia ! (kurkurk)

Bouguerasse, c'est bien trouvé dit: 28 décembre 2013 à 16 h 37 min

Oui qu’il dégage, qu’il pète un coup, s’envole, et qu’on n’en entende plus parler.

DHH dit: 28 décembre 2013 à 16 h 35 min

@marc jeannerat(11H 55)
Moi aussi j’ai bien aimé,et ce malgré ses faiblesses, « Un prince à Casablanca »
Peut-être parce que je l’ai lu non comme un roman mais comme un document ethnologique.
J’ai apprécié le portrait pénétrant et nuancé qu’il nous offre de de la bourgeoisie juive marocaine friquée et assimilée de la fin des années 60, à la veille de son déclin et de sa dispersion au cours de la décennie suivante, qui a vu la fin de la vie juive dans ce pays .
Elle y apparaît comme une « classe de loisir » lovée dans son insouciance aveugle , installée dans un triomphalisme tranquille ;l’auteur décrit avec bonheur l’obsession omniprésente de paraître qui habite les femmes de ce monde, dont la vie est rythmée par les rituels du bridge ou de la canasta entre amies; et qui toutes tiennent à afficher les marqueurs de ce qu’elles considèrent comme leur rang, à travers des robes griffées des grands couturiers parisiens et des cadres de vie où s’étalent avec une ostentation qui frise la vulgarité les signes obligés de reconnaissance sociale que sont la porcelaine de Limoges les cristaux de Lalique et un personnel »stylé »
Mais ce que l’auteur montre aussi avec bonheur, c’est que ce microcosme étanche, monde d’entre soi, marqué par la consanguinité sociale, où chacun est étiqueté par ses liens de parenté et son niveau de fortune, loin d’être monolithique , est en réalité rigidement stratifié, chaque couche tenant à faire reconnaître avec condescendance sa différence avec les couches qu’elle considère comme inferieures . La syntaxe sociale du monde décrit par Proust n’est pas loin, sauf que ce sont des Oriane qui peuvent s’appeler Attia ou Benitah qui tiennent ici à se démarquer de Cambremer qui s’appelleraient Sananes ou d’autres noms de même farine ;

JC..... dit: 28 décembre 2013 à 16 h 34 min

Quelle est la meilleure livre de l’année ?
Réponse facile : celle du Royaume-Uni !

Car pour les livres d’Égypte, du Liban, du Soudan, du Soudan du Sud, de la Syrie … ça turbule depuis le Printemps arabe, qui va te libérer les peuples, que tu vas voir ça, mon frère !

répondons au gros du tour, dur de la feuille, profond comme néant dit: 28 décembre 2013 à 16 h 34 min

Oui Bouguerasse, ça fait beaucoup.
Mais c’est pas encore assez pisque t’es encore là.
Dégage un bon coup.

Sergio dit: 28 décembre 2013 à 16 h 24 min

chantal dit: 28 décembre 2013 à 15 h 23 min
boîte à ski

C’est beau y a des bons ; on aurait pu faire pareil avec Sarajevo, en plus surplombé, pour l’élan, par les collines où étaient les gros canons…

Un poème pour Bouguereau dit: 28 décembre 2013 à 16 h 23 min

Sapré Bouguereau, qui exiges toujours des preuves mais n’en donnes jamais le commencement d’une.
Mouchard graveleux,
Parasite intellectuel,
prétentieuse épave,
grosse moule ordurière.
Pauvre beauf.
Casse-toi une bonne fois.
Mets les voiles.
Aie dégagé.
Ici, tu détonnes.
C’est pas ton monde.
T’es pas au niveau.

bouguereau dit: 28 décembre 2013 à 16 h 14 min

sa capacité à se détacher du lot, à s’extraire du tout-venant de la librairie

..mine de rien y’a une prime pour les pures pléyeurs..extrais toi de ta clite comme on dit en pays de bray..lourd bourrin de dénota !

Sergio dit: 28 décembre 2013 à 16 h 14 min

Mesures et Poids dit: 28 décembre 2013 à 15 h 53 min
dieudonné

En voilà un qui a trouvé en son bec un fromage ! Pas besoin de faire HEC il y est citoyen d’honneur…

le connard de pécul dit: 28 décembre 2013 à 15 h 53 min

de nota « tous ces dépôts de bilan,ça devient irrespirable! »

au contraire c’est bien ( moderne), la liberté quoi

bouguereau dit: 28 décembre 2013 à 15 h 47 min

Mon seul regret : paru le 2 mai, il n’a pas été distingué par les Prix d’automne en raison de l’implacable couperet de la rentrée

tu prouves que t’aurais pu influer sur le cours des choses..et que nous on en a une petite

bouguereau dit: 28 décembre 2013 à 15 h 42 min

un tel jugement ne relève pas du « j’aime/j’aime pas » qui tient lieu désormais de critique en ligne

ce billet est un exercice de style sur la critique amateur..car bon sang lassouline, ce qui t’énerve dans ce « j’aime ou j’aime pas » c’est éprouver le besoin de le dire..si c’est « le meilleur livre est..et je me comprends..et je n’éprouve pas le besoin de le dire car en le disant je me livre »..évidemment cheuloux parle en se livrant mais en tortillant du cul..on le savait

bouguereau dit: 28 décembre 2013 à 15 h 34 min

Justement ! C’est la meilleure manière d’en définir les contours, comme on dit…

c’est d’une précision diabolique !

Mesures et Poids dit: 28 décembre 2013 à 15 h 34 min

vous aurez noté le vocabulaire choisi récurrent, les arguments de haute tenue, les réflexions approfondies, la qualité poétique des propos de boudegras, rien qu’un petit marlou de banlieue

bouguereau dit: 28 décembre 2013 à 15 h 31 min

c’est quantique, cheuloux mesure son petit thermomètre il n’est capable de traduire sa pauvre imagination que par antiphrase : il me sent gros et dur et profond ; rodgeur et 5 sur 5 dédé !

Sergio dit: 28 décembre 2013 à 15 h 08 min

D. dit: 28 décembre 2013 à 14 h 29 min
tout en dehors du sujet

Justement ! C’est la meilleure manière d’en définir les contours, comme on dit…

Sergio dit: 28 décembre 2013 à 15 h 06 min

chantal dit: 28 décembre 2013 à 14 h 58 min
aimer les usines

Ha si quand ça fait des champs de ruines à la Roman Polanski dans le Pianiste c’est romantique…

chantal dit: 28 décembre 2013 à 14 h 58 min

des journées, il faut lui demander à Clopine, moi je n’ai jamais prétendu aimer les usines, les grèves et les neiges .. toutefois, au michigan il y a les grands lacs ..

Mesures et Poids dit: 28 décembre 2013 à 14 h 45 min

oui, D, 14:29, boudegras c’est le dieudonné de ce blog, on ne comprend pas l’indulgence de Passou à son égard

des journées entières dans les arbres dit: 28 décembre 2013 à 14 h 35 min

Ah non, Richard Ford, c’est très peu longtemps à Detroit.
Et puis, que ferait la brayonne, hi! han!, dans ce voyage au bout de la nuit, dans un tracteur Ford 8830 ?

D. dit: 28 décembre 2013 à 14 h 29 min

Je pensais qu’on était enfin débarrassé de Marcel et de Bouguereau mais j’avoue avoir été naïf. Quelles plaies ces deux-là.
Jamais rien de constructif, tout en dehors du sujet, commentaires sur les commentaires des commentaires, mauvais esprit et tutti quanti comme dirait renato.

chantal dit: 28 décembre 2013 à 14 h 18 min

Tweet : Si vous êtes écrivain et guère effrayé à l’idée d’habiter Detroit (Michigan), cette maison est pour vous. Gratos !

Hips, clopine devrait en parler à clopin, ( elle qui voudrais devenir écrivaine féminine à l’américaine ! Une opportunité à ne pas louper.

NB : cliquer sur la vidéo permet de se faire une idée du voisinage, esprit (D) étroit s’abstenir ..

Chaloux dit: 28 décembre 2013 à 13 h 37 min

Marcel, mon bon, je vois qu’on se tient les coudes entre vieilles barriques à tendance révolutionnaire.

Mais tu oublies un peu vite que la larve n’est pas l’apanage exclusif du papillon.

Wiki, le grand ami de Pierre Assouline, t’informe :

« La larve est le premier stade de développement de l’individu après l’éclosion de l’œuf ou la naissance chez un grand nombre d’espèces animales, ayant un développement post-embryonnaire appelé « indirect ». On rencontre ce type de développement principalement dans la plupart des embranchements notamment chez les arthropodes (insectes, crustacés), les mollusques,les annélides, et les chordés (urochordés, « poissons », amphibiens) mais aussi les fœtus de marsupiaux. »

Pour ce qui est du Boug, je pencherais volontiers pour le mollusque.

Et Wiki d’ajouter:

« Son corps est généralement mou ».

Je veux bien le croire.

« Et parfois dépourvu des structures locomotrices de l’adulte (pattes, ailes). Certaines larves sont immobiles. »

C’est bien ça.

Abdelkader dit: 28 décembre 2013 à 13 h 28 min

Tu vois mon garde-champers favorit, un trouduc c »est une absence entouree de presence…ton portrait en faith…merry Xmas!

Marcel dit: 28 décembre 2013 à 13 h 14 min

Chaloux dit: 28 décembre 2013 à 10 h 48 min
Toi, mon gros Boug, risque pas de t’arriver.
On n’a jamais vu une larve s’envoler.
Ou alors c’est parce qu’il y avait beaucoup de vent.

Chaloupinet, tu oublies que la larve deviendra papillon, certes peut-être un bombyx à tête de mort, mais toi mon gros bourdon, t’en tomberas amoureux.

chantal dit: 28 décembre 2013 à 12 h 37 min

jc, j’oubliais que vous n’aimez pas la concurrence en matière de provocation, c’est dommage pour vous d’être confronté à un jeune gars qui fait tourner sa librairie en faisant bouger les lignes …

JC..... dit: 28 décembre 2013 à 12 h 11 min

Chantal, vos fréquentations laissent à désirer. Laisseriez vous votre jeune énergumène travailler « à son rétablissement » dans ma clinique de logicien…?!

Chaloux dit: 28 décembre 2013 à 11 h 58 min

Henry James sur Jane Austen:
« « Votre dissertation est intéressante en tant que tentative de critique scientifique de la délicieuse Jane – quoi qu’en lisant les deux ou trois premières pages, j’ai tremblé que vous n’exagériez le côté scientifique. Mais vous n’exagérez rien, vous êtes même en fait, je pense, un peu trop frileux, trop timoré. Personnellement, j’aurais plus parlé de son génie – de la vivacité extraordinaire avec laquelle elle a vu ce qu’elle a vu et de son inconsciente acuité à le mettre en forme.  »

Cette « inconsciente acuité à le mettre en forme » est un coup de génie, et dit tant de choses sur la littérature…

Bonne journée,

Marc Jeannerat dit: 28 décembre 2013 à 11 h 55 min

J’ai énormément aimé
Un prince à Casablanca
que j’ai lu à la suite de votre recommandation.
Vous ouvrez largement mes horizons !
Avec mes voeux !

JC..... dit: 28 décembre 2013 à 11 h 51 min

J’aime bien les conseils de Passou, mais tout de même, je reste prudent avant de dépenser le moindre sou ! Le sujet de ce livre « Un garçon incassable » … ça me parait un peu tiré par les langes, non !?

Quelqu’un l’a lu ? Qu’en penser, sincèrement ?!

JC..... dit: 28 décembre 2013 à 11 h 40 min

Marcel, une bonne et une mauvaise nouvelle : -tu ressembles au Comte Lev Nikolaïevitch Tolstoï,
-tu ne ressembles pas au Comte Lev Nikolaïevitch Tolstoï !

Chaloux dit: 28 décembre 2013 à 11 h 39 min

JC, vous me rappelez ma rugueuse jeunesse. J’avais dix-neuf ans et je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. J’étais en Sorbonne, et poursuivi par une « Marie-Noëlle » qui essayait de me recruter pour son parti (hautement) révolutionnaire et pour son lit qui ne devait pas l’être tellement. Longtemps après, je me suis demandé si le plumard ne constituait pas un chapitre des directives recrutatoires dudit parti à ses ouailles psychopompes : probable.
Quand le chapitre séduction n’est plus envisageable, sans doute passe-t-on sur proposition du chef de cellule, au statut de mouchard, comme le Boug.

Jacques Barozzi dit: 28 décembre 2013 à 11 h 31 min

J’avais vingt ans et, à la recherche d’un boulot, je commençais toujours mes lettres de motivation en écrivant : « J’ai deux passions, la littérature et le cinéma… ».
Au départ, je m’orientais déjà vers un secteur très limité et particulier !
Je passais mes journées à lire et à hanter les salles de cinéma.
C’est l’une des principales raisons pour lesquelles j’ai quitté Cannes pour Paris.
Mais ces dernières années j’avais déserté les salles obscures, ne conservant que le seul plaisir de la lecture.
Récemment j’ai replongé dans mon goût pour le 7e art, et, corrolairement, cette année, je n’ai pratiquement plus rien lu !
D’où ma difficulté à répondre aux questionnaires de Paul et Passou…
Comme si je ne pouvais plus pratiquer désormais que l’alternance !
Deviendrais-je monogame ?

JC..... dit: 28 décembre 2013 à 11 h 27 min

Chaloux, parmi mes actes héroïques professionnels, je m’étais fait une spécialité de traiter avec douceur et tendresse les petites CGT et PCF, souvent vives et bien roulées. L’anormalité ne m’angoisse pas. Plus d’une m’a confié, la trahison de classe accomplie : « Je suis dégueulasse de coucher avec un capitaliste ». Bien entendu, je rectifiai aussitôt : « Un Libéral, numéro Six, un Libéral ! » On est tous frères et sœurs, n’est il pas vrai ?!

JC..... dit: 28 décembre 2013 à 11 h 17 min

J.Ch. dit: 28 décembre 2013 à 10 h 58 min

Un qui doit aimer plutôt la gnôle que les commentateurs, à voir sa trogne rabelaisienne, c’est l’éboueur de la RdJazz. Pourtant Yusef Lateef mort, on pouvait espérer autre chose dans son hangar vide … Allez ! Ne soyons pas méchant, l’heure de l’apéro approche à grand pas, moment sacré entre tous.

Chaloux dit: 28 décembre 2013 à 11 h 17 min

JC, vous n’y arriverez pas. Votre lecteur dégueulera au milieu de la page 2.
Le Boug vient de recevoir un appel de la place du Colonel Fabien:
« Mets-y les bouchées doubles, ou t’auras pas ton plateau. »

des journées entières dans les arbres dit: 28 décembre 2013 à 11 h 15 min

Ouvrir la fenêtre ?
Tweet suite !

Elle est très belle cette carte postale de Davos, en touite.

Elle m’a fait penser à un autre sanatorium (*):

« La Dent-du-Midi, l’Aiguille-Verte et le Mont-Blanc font face aux figures exsangues émergeant des couvertures alignées sur la galerie du sanatorium.

Au premier étage de l’hôpital-palais, cette terrasse à balcon de bois découpé, que garantit une véranda, est isolée dans l’espace, et surplombe le monde.

Les couvertures de laine fine – rouges, vertes, havane ou blanches – d’où sortent des visages affinés aux yeux rayonnants, sont tranquilles. Le silence règne sur les chaises longues. Quelqu’un a toussé. Puis, on n’entend plus que de loin en loin le bruit des pages d’un livre, tournées à intervalles réguliers, ou le murmure d’une demande et d’une réponse discrète, de voisin à voisin, ou parfois, sur la balustrade, le tumulte d’éventail d’une corneille hardie échappée aux bandes qui font, dans l’immensité transparente, des chapelets de perles noires. »
(Le Feu)

D’un Goncourt, l’autre:

« S’il y a du nouveau ! Le facteur m’apporte une lettre des Fischer qui me reparlent du Prix Goncourt comme d’une chose quasi faite. Je vous envoie cette lettre. C’est embêtant, tout de même cette hâte pour cette récompense qui n’est intéressante à mes yeux que pour les 5.000 francs. Collez, mon fidèle petit secrétaire chéri, et bouchez les trous, il y en a dans le feuilleton d’aujourd’hui, que je viens d’aller acheter : « le bon dieu d’acrobate », et. . . du sergent à propos de la lampe électrique, et son exclamation à propos de la cigarette. Vous rembrasse, vous rebénis. »
in lettre d’H. Barbusse à « son » secrétaire, datée du 29 octobre 1916

(*) une autre « montagne magique »:
http://www.academie-des-beaux-arts.fr/actualites/travaux/Comm.%202008/07-2008-Tob%C3%A9.pdf

JC..... dit: 28 décembre 2013 à 11 h 10 min

Je suis tellement impressionné par la personnalité révolutionnaire du Boug que j’écris une nouvelle « Le Dauphin » où, dans une république régalienne, un petit assistant devient malgré ses défauts le Dauphin du roi des Khons. Suivi depuis son adolescence tumultueuse, son psychiatre s’appellera Gianni Santa Grappa del Nato…

bouguereau dit: 28 décembre 2013 à 11 h 05 min

Le Boug est juste un petit surveillant à blouse

cheuloux se plaint que ses bretelles sont trop rmontées..j’ai trop l’coup d’main

de nota dit: 28 décembre 2013 à 11 h 05 min

La montagne magique verse une larme : le sanatorium de Davos (Suisse) cher à Thomas Mann est en dépôt de bilan.

tous ces dépôts de bilan,ça devient irrespirable!

bouguereau dit: 28 décembre 2013 à 11 h 02 min

Perso, mon bouquin non-fiction de l’année c’est le catalogue Black & Decker, section jardinage…

les beuteur neuts c’est du sérieux avec gaga..

Chaloux dit: 28 décembre 2013 à 11 h 00 min

JC, non Le Boug est juste un petit surveillant à blouse, fourni en plateaux repas (à condition qu’il fasse son chiffre) par un parti révolutionnaire naufragé.

JC..... dit: 28 décembre 2013 à 10 h 57 min

Chaloux dit: 28 décembre 2013 à 10 h 43 min
« Je passe une seconde, au milieu de mille occupations.
Et qu’est-ce que je vois?
Le marchand de merde vient de passer. »

Faire passer l’admirable Bouguereau pour un élu de la République, marchand de boite à outils foireux, est infâme !!!

Chaloux, honte sur vous : le Boug ne mérite pas une telle insulte…

Professeur Costtard dit: 28 décembre 2013 à 10 h 52 min

Oui, c’est vrai. Le Boug est un être (si c’est un être) qui ne peut s’exprimer que par trainées.

JC..... dit: 28 décembre 2013 à 10 h 49 min

Il va de soi que tous ceux qui se proclament « humoristes » ne sont pas drôles. Dieudonné, par exemple.

De même certains qui ne se croient pas humoristes en sont de véritables. Ils ont le don de nous faire poiler, quoiqu’ils disent. Valls, par exemple.

Certains franchissent la limite d’âge et on l’humour gâteux pour maison de retraite. Bedos, par exemple.

On devrait interdire le spectacle de tous ces soi-disant humoristes qui remplissent des salles, des Conseil d’Administration, des ministères … ils sont dangereux !

Chaloux dit: 28 décembre 2013 à 10 h 48 min

Toi, mon gros Boug, risque pas de t’arriver.
On n’a jamais vu une larve s’envoler.
Ou alors c’est parce qu’il y avait beaucoup de vent.

Chaloux dit: 28 décembre 2013 à 10 h 43 min

Je passe une seconde, au milieu de mille occupations.
Et qu’est-ce que je vois?
Le marchand de merde vient de passer.

Lire est est apprentissage dit: 28 décembre 2013 à 10 h 22 min

Quelle léger style avez-vous là, Thierry. Quelle aisance ! Un 38 tonnes sur un chemin vicinal.
Avez-vous songé à publier ?(D)

Mais D, n’ avez-vous pas lu comme nous tous ici sur ce blog que TKT est une auto qui date?

julien dit: 28 décembre 2013 à 10 h 10 min

Je dirais volontiers « Une enfance de Jésus » de Coetzee, très mal lu par la critique qui l’a rangé dans la catégorie des paraboles sans s’inquiéter davantage de ce que ça raconte.

Sinon, la réédition au Seuil, dans la collection Points Signatures, des Hauts-Quartiers de Paul Gadenne, qui était épuisé depuis belle lurette.

J.Ch. dit: 28 décembre 2013 à 10 h 07 min

permettez moi d’insister, Passou, lisez au moins UN livre d’Alice Munro (FUGITIVES, par exemple) et donnez nous vos impressions

Giovanni Sant'Angelo dit: 28 décembre 2013 à 9 h 52 min


…il n’est pas assez bien,…pour toi,…
…y a trop de jeux,…entre vous,…
…à moins que, pour faire charette d’esprits,…
…il est bien monté pour la routine,…
…ces bourgeois,…de l’usure,…
…un km à pieds çà use les poils du con-cul,…
…etc,…

Jacques Barozzi dit: 28 décembre 2013 à 9 h 45 min

Rajoutons Antoine Blondin et quelques autres auteurs non anglo-saxons, et voilà de quoi faire un excellent « Goût de l’alcool », Passou, à votre santé !

des journées entières dans les arbres dit: 28 décembre 2013 à 8 h 36 min

« -(roman, document, français, étranger et tutti frutti)
-s’extraire du tout-venant de la librairie
-la prise de risque ou la mise en danger de l’auteur »

Ne pas sortir des pistes balisées; on vous a assez prévenu !

« Quelques îlots d’humanité.
Et l’avion circule dans la nuit
(Je n’avais rien à reprocher à l’ameublement de l’hôtel) »
(in tête de gondole, 2013)

JC..... dit: 28 décembre 2013 à 7 h 57 min

Vous connaissez le second prénom du Catalan Manuel ? Eh ! Facile ! c’est celui du défenseur espagnol de la liberté d’expression : FRANCO. Et c’est un sioniste judéophile qui vous le dit !

JC..... dit: 28 décembre 2013 à 5 h 59 min

Abdelkader dit: 28 décembre 2013 à 0 h 15 min
« Quel Trou duc…mais quel trou duc…. »

Encore, être un trouduc, c’est utile ! alors qu’un Abdel, ça se croit, et ce n’est rien qu’un vent mauvais et puant … Pécaïre !

Giovanni Sant'Angelo dit: 28 décembre 2013 à 5 h 39 min


…& du commun des religions du monde,…

…les guêpes juillet 1846,…page 135,…
…sérieusement,__ne vaudrait’il pas mieux prier Dieu sous la voûte étoilée du ciel__que de lui bâtir un temple ainsi fait de vanité ?

…les portraits des bienfaiteurs ainsi figurés aux vitraux,__avec leurs noms écrits en gothiques à côté des portraits
…O bourgeois!__successeurs des rois,__roi toi-même aujourd’hui!__

…en gros détruire quelques lambris,…pour s’emparer du trône avec les ménagements de substitutions ad hoc,…
…Rouen en son église de Bon-Secours,…
…gardée par la corporation de la mendicité & professions trust & C°,…
…la morale fendue,…encore!,…déjà,…
…l’humanisme,…au gode-ceinture!,…etc,…l’électricité gratuite,…encore à la chandelle du verbe!,…etc,…
…pour le garde-champêtre déjà a poils !,…c’est, tu veux ou tu veux pas, j’en ferait pas une maladie,…etc,…

Lectures électives dit: 28 décembre 2013 à 3 h 42 min

Je remercie Monsieur Assouline de s’intéresser à l’opinion de gens qu’il ne connaît pas et je vote pour « Critique de l’opinion publique » de Ferdinand Tönnies.

Ἐρυξίμαχον τὸν Ἀκουμενοῦ dit: 28 décembre 2013 à 0 h 46 min

Vous avez tout à fait raison.

Le Banquet, 174b

(trad. Vicaire)
Aristophane intervint : « Bien dit, Pausanias. Tu as raison de vouloir en tout cas nous épargner les désagréments de la boisson ! Moi même je suis de ceux qui se sont bien arrosés hier !  »
À ces mots, Eryximaque fils d’Acoumene intervint : « Vous avez tout à fait raison, dit-il. Et il en est encore un, parmi vous, que je voudrais entendre. »

(trad. Cousin)
— Tu me fais grand plaisir, dit Aristophane, de vouloir qu’on se ménage; car je suis un de ceux qui se sont le moins épargnés la nuit passée.
— Que je vous aime de cette humeur, dit Éryximaque fils d’Acumènos.

(original)
-Τὸν οὖν Ἀριστοφάνη εἰπεῖν, τοῦτο μέντοι εὖ λέγεις, ὦ Παυσανία, τὸ παντὶ τρόπῳ παρασκευάσασθαι ῥᾳστώνην τινὰ τῆς πόσεως· καὶ γὰρ αὐτός εἰμι τῶν χθὲς βεβαπτισμένων.
-Ἀκούσαντα οὖν αὐτῶν ἔφη Ἐρυξίμαχον τὸν Ἀκουμενοῦ ἦ καλῶς, φάναι, λέγετε.

Ricidule Gauche dit: 28 décembre 2013 à 0 h 15 min

Je vote pour « Le colosse de Maroussi » 2013, traduction définitive de Georges Belmont. Les lecteurs ignorants la langue cible ne peuvent bénéficier des interprétations diverses proposées par des traductions différentes.

Abdelkader dit: 28 décembre 2013 à 0 h 15 min

Perso, mon bouquin non-fiction de l’année c’est le catalogue Black & Decker, section jardinage…sinon, an absolute truth de Le Carré pour la fiction…je vois que le garde-champêtre étale sa confiture, à défaut de vitriol en cette période sainte, mais à-il seulement lu tous ces livre dont l se vante hein? Perso, j’en doute car il n’en a , à l’évidence rien retenu ni appris…Tristram Shandy indeed! Quel Trou duc…mais quel trou duc….

D. dit: 27 décembre 2013 à 23 h 40 min

TKT dit: 27 décembre 2013 à 14 h 51 min

« je ne sais par contre pas trop où. D. n’a pas aimé non plus, il l’a lu debout et gratuitement, chez Gallimard. »

Quelle léger style avez-vous là, Thierry. Quelle aisance ! Un 38 tonnes sur un chemin vicinal.
Avez-vous songé à publier ?

SF dit: 27 décembre 2013 à 23 h 05 min

@ marcel.
Chalandon, phrases courtes, simplissimes, mais émaillées de juxtapositions inédites Ex: il grelotte un coup de sonette – la serpillière qui flaque – les ronces qui mûrent -etc… On est loin de l’insoutenable du Quatriéme mur…

Les livres échappent à la librairie dit: 27 décembre 2013 à 23 h 04 min

A la lecture d’ un quotidien national de ce jour, on apprend que parmi les cadeaux les plus revendus se trouve le dernier prix Goncourt…Un livre, c’est vraiment peu de chose!?

Marcel dit: 27 décembre 2013 à 22 h 27 min

Clopine Trouillefou dit: 27 décembre 2013 à 10 h 12 min
Bonjour Pierre Assouline, je profite de mon passage pour vous présenter mes meilleurs voeux… Perso j’ai déjà joué au « meilleur livre » chez Paul Edel

C’est la meilleure de clopine de mamouth, celle-là. Pierrot aurait copié sur popaul !

barbara dit: 27 décembre 2013 à 22 h 08 min

Cette année je retiens L’Echange des rincesses, le tome 1 de Casanova en Bouquins qui reprend le manuscrit acquis par la BNF et La Récréation de Frédéric Mitterand.

Bravo Clopine pour votre publication. Où la trouve t on ?

Giovanni Sant'Angelo dit: 27 décembre 2013 à 20 h 10 min


…en donner à réfléchir,…

…il seraient temps que la chambre des députés classât les maris comme gibier,…etc,..
… ( et par sollicitude décline la prohibition de la chasse aux maris par leur femmes ),…
… » les femmes qui considèrent les hommes comme animaux nuisibles, dont la destruction est permise en tout temps, sucrent leur café et salent leur potage avec de l’arsenic,-ou les détruisent avec des boulettes comme on fait pour les chiens errants et pour les rats qui n’errent pas assez « ,…

…dans « les Guêpes  » mars 1845,…c’est bien çà!,…
…bon,…aujourd’hui,…le médecin s’en charge dans la douzaine de prescriptions,…sans même savoir, qu’après coup,…le résultat rase aussi bien que le vitriol,..
…question de réduire les pensions qui dans ces temps là!,…n’existaient pas!…sauf en héritage etc,…de transmissions alambiquées!,…& à l’inverse,…faut être tartes à plumes,…etc,…

Ventricule Gauche dit: 27 décembre 2013 à 19 h 32 min

Nothomb (Amélie) : La nostalgie heureuse. Albin Michel, 2013. Elle ne se prend pas la tête, elle écrit ce qui lui plaît et, surtout, surtout, elle n’est pas normalienne, comme la plupart des zozos de ce forum.

JC..... dit: 27 décembre 2013 à 19 h 28 min

« La lecture est vitale, c’est un acte de résistance. Une vie sans livre est régressive et misérable. »
Olivier Frébourg, tweeter, il y a 11 heures

Au nom de tous ceux qui ne lisent pas, et qui vivent ainsi des vies « régressives et misérables », j’attribuais une vertu singulière à cet Olivier inconnu : une vertu exprimée en trois lettres brèves…

Point de vue censuré ! Pourquoi ? Lui seul, éditeur, pourrait insulter les gens qui n’ont pas le goût ou les moyens de lire ?… Comportement misérable.

de nota dit: 27 décembre 2013 à 19 h 09 min

U,ça c’est gentil.Savez quoi?Depuis trois semaines maintenant,à la librairie,je passe mes journées à lire,le cul sur un tabouret,adossé au mur,désinvolte,détendu,je me suis déjà cogné guerre et paix,herzog,jane eyre,hurlevent,l’usage du monde,au coeur des ténèbres et j’ai commencé la montagne magique!je suis payé pour lire,putain c’est le luxe!Et quand je pense que chômeur ça va continuer,j’ai honte.

John Brown dit: 27 décembre 2013 à 18 h 51 min

Allons, JBrown, « Les Bienveillantes » est un très bon roman (TKT)

Vous n’êtes pas difficile. C’est un roman de débutant, avec quelques très grosses blagues qui en obèrent lourdement la qualité et la crédibilité. J’en ai pour ma part relevé cinq ou six, et la liste n’est pas close. Je n’ai rien contre les romans de débutants. Comme disait mon ami La Palisse, il faut bien que les débutants débutent. Le problème est plutôt dans le fait que l’Académie française et les Goncourt aient décerné leur prix à un ouvrage aussi faiblard. Il faut croire que Gallimard a fait le forcing et que la concurrence était encore plus nulle, ou les deux.

kicking dit: 27 décembre 2013 à 18 h 49 min

Que les enseignes se cassent la gueule tandis que les librairies indépendantes s’en tirent plutôt bien, en somme, c’est plutôt une bonne nouvelle, non ?

ou un voeux pieu ?

(étonné qu’à l’occasion du sujet l’ambiance soit moins au matraquage policier que d’hab, mais bon c’est vrai qu’on n’en est qu’au début)

bonne soirée !

Marcel dit: 27 décembre 2013 à 18 h 38 min

SF dit: 27 décembre 2013 à 16 h 54 min
Je triche un peu. Le livre le plus attachant et le style le plus inédit par, , tout de même, un prix de l’année, c’est « Une Promesse » de Sorj Chalandon.

Happy new year, Mr. A.

Mon patron me dit qu’il lit très peu. Forcément, il écrit, il ne peut pas tout faire à la fois. Il a quand même lu « Le quatrième mur » parce que ça parlait de Sabra et Chatila, devoir de mémoire oblige. Il me dit que Chalandon abuse des phrases courtes. C’est très bon pour décrire une action dans un sauve qui peu, mais autrement, une belle phrase bien ciselée, longue à souhait, genre Proustien, c’est reposant après la bataille. Il a été aussi ravi par certains raccourcis métaphoriques émaillant par-ci par-là le texte. De la bel ouvrage.

Au fait pour mon premier, c’est facile, hein ?

renato dit: 27 décembre 2013 à 17 h 44 min

«Le numérique n’est pas un danger. Ceux qui lisent ainsi sont des lecteurs. Mais il ne faut pas qu’il y ait monopole, éviter toute « orwellisation » de notre culture. Les librairies doivent donc vite développer leurs réseaux de vente en ligne. La lecture est vitale, c’est un acte de résistance. Une vie sans livre est régressive et misérable.»

« orwellisation » ?! pourquoi les gens ne pensent pas les mots avant d’en faire (bêtement) usage ?

Marcel dit: 27 décembre 2013 à 17 h 03 min

Le meilleur roman de l’année ? Je ne le sais pas, mais j’ai demandé à mon patron qui m’a répondu par un rébus :
Mon premier est un herbicide chevalin.
Mon second est une saison parsemée de colchiques.
Mon troisième est la deuxième syllabe des ânes.
Mon troisième est le cri du chat chanteur qui n’aurait pas de mi dans sa gamme.
Mon tout est une belle promenade dans les mœurs paysannes bousculées par une catastrophe qui exacerbe les instincts les plus bestiaux de la race humaine.

u. dit: 27 décembre 2013 à 16 h 56 min

Touite

Un mois après la mise en liquidation judiciaire de l’enseigne du groupe Actissia, le tribunal de commerce de Paris a validé la cession de onze des cinquante-deux librairies Chapitre, qui cherchaient un repreneur.

Salut à De Nota

SF dit: 27 décembre 2013 à 16 h 54 min

Je triche un peu. Le livre le plus attachant et le style le plus inédit par, , tout de même, un prix de l’année, c’est « Une Promesse » de Sorj Chalandon.

Happy new year, Mr. A.

Bihoreau de Bellerente dit: 27 décembre 2013 à 15 h 21 min

Comment répondre à cette question à moins d’avoir lu tous les livres de l’année? Il faut plutôt demander: quel est votre livre favori publié en 2013? On s’attend à mieux de votre part monsieur Assouline. Vous n’êtes pas un vulgaire vendeur de camelote…

élève attentif de u dit: 27 décembre 2013 à 15 h 06 min

Il arrive parfois chez lui que l’éprouvante montagne théorico-méthodologique accouche de quelques précieuses souris.

ah bon alors on note et dira pareil

TKT dit: 27 décembre 2013 à 14 h 51 min

Allons, JBrown, « Les Bienveillantes » est un très bon roman, je comprends que vous n’ayez pas aimé, vous devez être coincé, je ne sais par contre pas trop où. D. n’a pas aimé non plus, il l’a lu debout et gratuitement, chez Gallimard.

Giovanni Sant'Angelo dit: 27 décembre 2013 à 14 h 31 min


…en plus,…çà ne vous regarde pas!,…
…qu’est ce ces manières d’inquisiteur,…
…et qu’est ce que çà peut vous faire,…des fois,…enfin,…

u. dit: 27 décembre 2013 à 14 h 01 min

« Lu un truc de Bourdieu sur Manet » (JC)

Il arrive parfois chez lui que l’éprouvante montagne théorico-méthodologique accouche de quelques précieuses souris.

Il faudrait faire comme Liberace quand il jouait Tchaikovski: couper les « longueurs ».
Ou comme dans les livres pour enfants: Balzac sans les descriptions.

John Brown dit: 27 décembre 2013 à 13 h 57 min

J’hésite entre « Les Papiers d’Aspern » de Henry James et « L’Eau vive » de Jean Giono. « Nue » de Jean-Philippe Toussaint n’est pas mal non plus.

JC..... dit: 27 décembre 2013 à 12 h 22 min

Passou,
Je crois qu’il faut étendre le concept de « permis de voter à points », au permis de bloguer en RdL, lui aussi « à points » !

L’avantage ? les cons dans mon genre ne viendraient plus polluer, entrainant dans leur chute une tapée d’anges maudits…

Aredius44 dit: 27 décembre 2013 à 12 h 10 min

Un livre trouvé en tête de gondole à mon Super U , rayon où je passe voir ce qu’offre la « grande distribution » :
« Médecin de campagne » de Louis Tamain, Terre de poche, De Borée (cette collection n’y a été qu’une semaine !), des rééditions.

Au reveire !

A L’AN QUE VEN QUE SE SIAM PAS MAI QUE SIGUEM PAS MENS

 » A l’an qui vient que si nous ne sommes pas plus, nous ne soyons pas moins « 

JC..... dit: 27 décembre 2013 à 12 h 10 min

Mon pauvre J.F., si tu n’as pas compris que tu vis dans la jungle depuis tout petit…. il est trop tard pour toi. Embaumé vivant. Comme Bourdieu !

JC..... dit: 27 décembre 2013 à 11 h 58 min

Lu un truc de Bourdieu sur Manet : un type « embaumé de son vivant par soi-même » !

Economique ! Direct chez Grévin/ Tussaud, sans travail… ! Hurkhurk …

jean-françois dit: 27 décembre 2013 à 11 h 58 min

le meilleur livre de l’année, du pervers de pq, qui s’est mis une cravate t essaie d’imiter le petit u pour faire digne:vive le néant vive la mort

Jacques Barozzi dit: 27 décembre 2013 à 11 h 31 min

Que les enseignes se cassent la gueule tandis que les librairies indépendantes s’en tirent plutôt bien, en somme, c’est plutôt une bonne nouvelle, non ?

JC..... dit: 27 décembre 2013 à 10 h 16 min

Ah ! la P… trolleuse qui arpente son trottoir, espérant vendre ses charmes littéraires ! Vraiment, c’est la crise !

Clopine Trouillefou dit: 27 décembre 2013 à 10 h 12 min

Bonjour Pierre Assouline, je profite de mon passage pour vous présenter mes meilleurs voeux… Perso j’ai déjà joué au « meilleur livre » chez Paul Edel (« près, loin ») ; mais mon meilleur livre de l’année reste quand même celui que j’ai publié en novembre « petites histoires familiales et nombreuses »,

D’autant que ce fut le seul de l’année.

De livre, veux-je dire.

Ahahah.

Bon, allez, j’arrête de plaisanter et je dois dire que les « prodigieuses créatures » de Tracy Chevalier m’ont remarquablement marquée.
Au revoir, je file avant les trolls…

lire une carte de france dit: 27 décembre 2013 à 9 h 53 min

JC….. dit: 27 décembre 2013 à 9 h 27 min

Vous vous trompez de titre JC.
Il s’ agit du fameux roman :  » Dans la lande ça sent déjà le sapin  » univers glauque à la lecture duquel on peut revenir sans encombres dans le Val pas si fourré que ça des bonnes intentions à la Comtesse de Ségur.

JC..... dit: 27 décembre 2013 à 9 h 27 min

Le meilleur livre humoristique de l’année 2013 ?

Ecrit par deux auteurs socialistes, bien connus pour leur récits fantastiques, messieurs Hollande et Sapin :
« La DESCENTE, c’est quand ça MONTE moins ! »

Un livre collectif, à mourir de rire…

Chaloux dit: 27 décembre 2013 à 9 h 13 min

Ma grande découverte de l’année n’est pas un livre de l’année, c’est l’Éloge des Voyages Insensés de Vassili Golovanov, paru il y a quelques années chez Verdier. Un très grand écrivain à côté de qui la plupart des autres sont des aptères, comme dirait Céline.
Côté livres de l’année, De la Création de Gao Xingjian, au Seuil. Chacun des livres de cet écrivain est un éblouissement. Voyez La Montagne de l’Âme.

Giovanni Sant'Angelo dit: 27 décembre 2013 à 9 h 08 min


…Mr. bérénice,…
…ma réponse à vos questions de hier au soir de 21 h 00 mn,…
…sur le précédent sujet,…etc,…Chardonne à Morand,…


…mon meilleur livre de l’année!,…le Blog à Pierre Assouline !,…voilà,…
…et puis c’est tout!,…etc,…

Jacques Barozzi dit: 27 décembre 2013 à 8 h 32 min

La pratique, c’est vous, Passou !
Parmi les lectures qui m’ont marquées dernièrement, je me souviens, en particulier, des « Vies de Job », qui n’est pourtant pas un perdreau de l’année…

JC..... dit: 27 décembre 2013 à 7 h 22 min

Puisqu’on en est, si tôt, à la joie de lire des imbécillités littéraires … jetez donc un coup d’œil à droite sur le tweet d’il y a deux jours :

« A la tête du Centre National du Livre depuis un mois, Vincent Monadé nous explique comment il compte « aider la chaîne du livre à passer la crise ». »

Cette buse, ennemi d’Amazon et d’Internet, défenseur des allumeurs de réverbères, a le culot d’écrire : « Sans librairies, il n’y a pas d’auteurs »

Vous avez bien lu !!! « Pas de librairies, pas d’auteurs ! » Le patron du CNL…. vive la France du progrès, ouverte, dynamique !

Jacques Barozzi dit: 27 décembre 2013 à 7 h 16 min

« paru le 2 mai, il n’a pas été distingué par les Prix d’automne en raison de l’implacable couperet de la rentrée. »

Et moi qui croyais que les prix littéraires récompensaient les livres de l’année, seulement ceux de la rentrée de septembre ?

JC..... dit: 27 décembre 2013 à 7 h 06 min

Quel est le meilleur livre de l’année ? Eh, ma foi, aucun !

N’attachant aucun prix à la date de parution, je ne regarde jamais la situation du point de vue de l’éditeur, ou de l’imprimeur si vous préférez, mais m’attache plutôt au goût de la découverte ou de la redécouverte par le lecteur.

En ce qui me concerne, 2013 est marqué en premier par « Roman avec cocaïne » d’Aguéev. Puis « le Livre Rouge » de Carl Jung, « Pensées pour moi-même » de Marc Aurèle, « Patrimoine » de Roth, « Mosby et autres nouvelles  » de Bellow. Pour ne pas énerver les humanistes flamboyants du blog, je ne parlerai ni des livres ou essais politiques, ni des livres économiques, ni des livres scientifiques !

En effet, je ne suis pas de ceux ou de celle qui ont la lecture à œillères « communautariste », type « l’avenir de la littérature coule d’une encre féminine » ! Je trouve cela si stupide …

Jacques dit: 27 décembre 2013 à 1 h 39 min

Tu montreras ma tête au peuple, de François-Henri Désérable. Magnifique.

Et aussi : Nue, de Jean-Philippe Toussaint.

Clopine Trouillefou dit: 27 décembre 2013 à 1 h 18 min

Je souligne toujours les hommages de notre hôte à des écrivains féminins, car ils sont, il faut bien le reconnaître, rarissimes et souvent issus des devoirs d’amitié. Celle d’aujourd’hui semble échapper à la règle : Florence Seyvos est reconnu comme « ayant du métier »… Encore un effort, Pierre Assouline, et vous verrez que, peut-être, l’avenir de la littérature coule d’une encre féminine, de plus en plus aguerrie. Connaissez-vous Tracey Chevalier ? Elle possède elle aussi, je crois, tout ce qu’il faut pour vous plaire…

Cet espace à votre disposition pour louer dit: 27 décembre 2013 à 1 h 17 min

« En même temps toute la terre et tout le ciel », de Ruth Ozeki, est un bijou littéraire dans la ligne de Murakami.

de nota dit: 26 décembre 2013 à 22 h 25 min

« Sur la scène intérieure,Faits »De MARCEL COHEN qui a confié dans un entretien que:
« La littérature, c’est aussi, c’est peut-être même d’abord, une très grande méfiance à l’égard de la littérature »
Et c’est certainement cette méfiance qui lui a permis d’écrire sur un sujet-la disparition d’êtres chers pendant la guerre- déjà amplement et parfois exemplairement traité,un livre singulier, d’une pudeur bouleversante,un livre qui ne se paie pas de mots.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*