de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Qu’est-ce qu’un héros ?

Qu’est-ce qu’un héros ?

Et si au fond tout écrivain écrivait pour ne pas être écrit ? La formule à la première personne revient souvent dans Le Monarque des ombres (El monarca de las sombras, traduit de l’espagnol par Aleksandar Grujicic avec Karine Louesdon, 324 pages, 22,50 euros, Actes sud), le nouveau livre de Javier Cercas, très attendu par les lecteurs des Soldats de Salamine, d’Anatomie d’un instant, de L’imposteur. Autant d’enquêtes sur un passé qui ne passe pas car il est de ces auteurs qui grattent obstinément les cicatrices quitte à rouvrir les plaies.

« J’écris pour ne pas être écrit ».

Autrement dit : j’écris pour me libérer du destin que ma famille et mes proches m’ont promis quand ils ne me l’ont pas imposé. Depuis son enfance, Cercas vit avec le fantôme qui hante les siens, une sorte de héros aussi légendaire que négatif, un grand oncle du nom de Manuel Mena fauché par la guerre civile à 19 ans à peine mais dont la seule pensée le faisait rougir. Pendant des années, il en a refoulé l’ombre portée sur son œuvre, redoutant le jour où il n’aurait d’autre choix que de s’y attaquer frontalement, seul moyen de crever l’abcès à la mémoire. Ce à quoi il s’est finalement résolu, fort du succès de ses précédents livres et de la notoriété acquise. Car dans l’Espagne d’aujourd’hui, où la polémique sur le transfert de la tombe du général Franco hors de son mausolée du Valle de los caidos est à la « une » de la presse depuis des mois, il ne va pas de soi d’honorer la mémoire d’un ancien phalangiste, jeune officier des Regulares comme on appelait les troupes d’Afrique formées principalement de soldats indigènes à l’exception de l’encadrement ; les tirailleurs d’Ifni y étaient rattachés.

Il y a deux manières de voir la guerre : soit par le prisme de la Reddition de Breda de Velasquez, toute de dignité dans la défaite et de magnanimité dans la victoire. Soit par celui du Tres de Mayo de Goya où l’on bascule vite du désastre dans l’horreur. Lorsqu’il s’est engagé, Manuel Mena avait l’esprit plein de Velasquez ; il en est revenu avec des cauchemars goyesques. Une phrase revient souvent au cours du récit, assénée sans l’ombre d’un doute tel un axiome alors qu’elle est hautement contestable, mais il est vrai qu’elle traine partout comme telle :

« L’Histoire est écrite par les vainqueurs ».

On sait qu’au lendemain d’une guerre, et on l’a bien vu en France à la Libération, la reconstruction exige un récit national unificateur, ce que le pouvoir en place se fait fort d’encourager. Que l’on trouve ce sophisme dans les Frères ennemis (1944) de Robert Brasillach ne doit pas égarer, car on la découvre aussi bien dans des écrits de marxistes et de staliniens, sous la plume de Winston Churchill et surtout (pour la première fois ?) sous celle du philosophe Walter Benjamin dans « Sur le concept d’histoire » (1940) ; il répondait à Ernst Jünger qui, dans Le Travailleur (1932), affirmait que le vainqueur a toujours le souci de créer son propre mythe en écrivant l’histoire. Refermons le débat car il nous emmènerait trop loin. Mais en relisant la dernière page du Monarque des ombres où cette phrase surgit à nouveau,  on serait tenté de répondre à l’auteur que plus de quarante ans après la fin du franquisme, il n’y a plus ni vainqueur ni vaincu ; depuis bien longtemps déjà, tant en Espagne qu’ailleurs dans le monde, l’histoire de cette guerre civile est écrite par les historiens. Parfois même par les écrivains… Celui-ci dit bien comment la haine s’est rapidement propagée dès les élections de février 1936 jusque dans les villages, que l’on croyait mieux protégés contre ce poison eu égard à la proximité des habitants entre eux.

Pas sûr que des lecteurs peu au fait de l’histoire politique ou intellectuelle espagnole saisissent toutes les nuances et allusions. Ainsi lorsque, à propos d’un personnage, il est précisé qu’ « il professait une loyauté contradictoire à Miguel de Unamuno et à José Ortega y Gasset et à la Revista de Occidente « . Mais qu’importe ! Parmi les personnages et les romans fréquemment évoqués, le lieutenant Drogo du Désert des tartares de Dino Buzatti est le plus frappant ; car comme lui, le grand oncle de Cercas, qui fait ses classes d’officier un peu rapidement en raison de l’urgence de l’heure, n’en finit pas d’attendre un combat qui n’arrive pas alors qu’il est intoxiqué de discours sur la beauté purificatrice de la guerre. Il aurait pu tout aussi bien être le Jünger d’Orages d’acier pas moins exalté et pressé d’en découdre. Mais s’il est un livre vers lequel le Monarque des ombres donne envie de se précipiter (et y a-t-il plus grande vertu pour un écrivain que de renvoyer à l’écrivain à qui il doit ?), c’est bien la nouvelle Il est glorieux de mourir pour la patrie du serbe Danilo Kis, preuve de l’universalité de la guerre.

manuel-mena-e1493146183176Cercas n’invente rien même s’il doit bien parfois combler des trous et des blancs. Il se dédouble à travers la double voix de deux narrateurs qui s’appellent comme lui, l’un en historien distant et l’autre racontant le work in progress du roman, mais se refuse à imaginer. Enfin, à trop imaginer, à imaginer au-delà du raisonnable car « ceci n’est pas une fiction et je ne suis pas un littérateur « . Puisque c’est une manière d’épopée mais dans le réel, il ne s’est pas embarqué sans son Sancho Pança. En l’espèce son ami le cinéaste David Trueba (dans les Soldats de Salamine, l’écrivain chilien Roberto Bolano jouait ce rôle indispensable).

Si de livre en livre Javier Cercas n’a pas à proprement parler inventé un genre qui doit beaucoup au Truman Capote de De sang-froid, il l’a singulièrement revitalisé et brillamment renouvelé. Ses enquêtes convoquent tous les genres littéraires au service d’une recherche de la vérité ; cette fois encore, il n’hésite pas à se mettre en scène afin de mieux embarquer le lecteur dans la complexité de l’Histoire. Le débat est toujours d’actualité sur les accommodements de la littérature  avec le passé surtout quand celui-ci ne passe pas (Mario Vargas Llosa  y est revenu récemment dans « Historia y ficcion », une récente tribune à lire ici)

Cercas se demande pourquoi son village d’Ibahernando s’étant scindé en deux, une partie de ses habitants qui n’avaient jamais quitté leur terre ont pris fait et cause pour leur ennemi de classe, les grands propriétaires qui les exploitaient, contre la République qui proposait de les défendre. Pourquoi ils sont morts pour défendre d’autres intérêts que les leurs, question qui n’épargne pas ses plus proches, famille de petits propriétaires terriens. Vaste sujet qui déborde et explose les cadres historiques et géographiques de ce livre mais ramène au village d’Estrémadure puisque l’universel, c’est le local moins les murs (Miguel Torga). Il dénonce les mensonges qui ont guidé son jeune grand-oncle dans son engagement, et c’est aussi en cela que son propos à une portée universelle, d’Achille à Kipling (« Si on demande pourquoi nous sommes morts, dites que c’est parce que nos pères ont menti ») et aux war poets anglais de la première guerre mondiale, sous la plume desquels le mot même de « mensonges » revient comme un leitmotiv.

Un vers d’Horace est placé en épigraphe :

« Dulce et decorum est pro patria mori »

Mais la seule patrie que l’on puisse défendre sans se tromper, n’est-ce pas la patria selon Cervantès : son coin de terre,  son village, son quartier, sa région ? Rien n’est moins idéologique. Le seul vainqueur, c’est le survivant, le rescapé, fut-il asservi. Telle est la leçon du Monarque des ombres. Le retour du corps de Manuel Mena fut un funèbre événement pour tout le village. Tous s’inclinèrent devant le jeune mort. Mais quels peuvent être la place et le statut du héros mort du côté fasciste lors de la terrible bataille de l’Ebre, l’une des plus décisives, « une tuerie insensée » qui dura 115 jours et autant de nuits entre l’été et l’automne 1938 ? Cercas a trouvé non seulement la note juste mais la bonne lumière pour l’éclairer : le clair-obscur. On découvre Manuel Mena à travers les témoignages recueillis par l’auteur auprès de ses compagnons d’armes ou des villageois. Dans ses derniers jours, il apparaît aussi amer qu’Achille dans l’Odyssée, livre qui n’a pas quitté Cercas tout au long de son enquête, de même que l’Iliade. La perspective idéaliste du kalos thanatos, une belle mort à la grecque, pure et noble, hante ces pages souvent édifiantes.

A la fin de son odyssée dans la mémoire de sa famille, de son village, de sa région, de son pays, l’auteur découvrira les raisons tout à fait morales, et non pas politiques, qui avaient poussé son grand oncle à s’engager… Faut-il préciser que le cas de ce jeune homme du village d’Iberhando (Estrémadure) n’a d’intérêt que par ce qu’il contient d’universel, et que c’est justement la grande vertu de la littérature à son meilleur de nous y faire accéder ?

Ne cherche pas à m’adoucir la mort,, ô noble Ulysse !/ J’aimerais mieux être sur terre domestique d’un paysans,/ fût-il sans patrimoine et presque sans ressources,/ que de régner ici parmi ces ombres consumées… » (fin du chant XI de l’Odyssée, traduction de Philippe Jaccottet)phpjzdebb

Il n’y a qu’un vie : celle des vivants. Qu’un seul vainqueur : celui qui a survécu. Tout dans ce récit puissant le hurle à travers l’histoire d’un homme qui eut politiquement tort et moralement raison. Dans l’erreur historiquement, dans le vrai personnellement. A la fin, c’est la guerre qui gagne, elle seule. Dans une page de sa novela sin ficcion (roman sans fiction), Javier Cercas reconnaît qu’au fond, il a écrit ce livre pour révéler à sa mère sa vérité sur Manuel Mena, ce qu’il était incapable de faire de vive voix. En cela, il illustre parfaitement cette réflexion de Cioran :

« On ne devrait écrire des livres que pour y dire des choses qu’on n’oserait confier à personne » (in « De l’inconvénient d’être né »)

La morale ? Mieux vaut être vivant et le serf d’un autre serf plutôt qu’un monarque mort au royaume des ombres. Cela vaut-il la peine de risquer sa vie pour une cause à laquelle on croit, fut-elle sanctionnée comme injuste par la postérité ? Désamorçant la question que l’on brûlerait de lui poser, Javier Cercas reconnaît dans son livre que s’il avait eu le même âge que son grand oncle à l’époque de la guerre civile, il n’aurait probablement pas eu le courage de mettre ses actes en accord avec ses idées. Il faut un certain courage pour l’admettre mais de toute façon, ainsi posé et l’on n’y coupe jamais chaque fois qu’un écrivain né après guerre s’empare de la guerre, le cas de conscience est vain. Car s’il avait eu 19 ans en 1936, tout en s’appelant Javier Cercas, il aurait été autre que ce qu’il est, façonné par d’autres idées que les siennes aujourd’hui et ignorant de la suite des événements.

(« Défilé de Regulares marocains pendant la guerre civile ; « La Reddition de Breda ou Les Lances », 1634, huile sur toile de Diego Vélasquez, musée du Prado, Madrid ; « Manuel Mena » ; « Tres de mayo », 1814, huile sur toile de Francisco Goya, musée du Prado, Madrid; photos D.R.)

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1 014 Réponses pour Qu’est-ce qu’un héros ?

Bételgeuse dit: 23 septembre 2018 à 21 h 01 min

Tribunal ou pas, ce jury décide quand même de vous faire docteur ou non suite à présentation d’une thèse, un peu comme un tribunal pénal vous acquitte ou vous condamne, dans le périmètre des thèses diverses et présentables ce jury vous exempte d’avoir à plancher de nouveau pour accéder au titre plus ou moins honorifique de docteur. Toutes les thèses ne sont elle pas si bien menées par un directeur compétent et un étudiant sérieux acquises contrairement à une agrégation?

x dit: 23 septembre 2018 à 20 h 28 min

Le 21 septembre 2018 à 21 h 12 min
j’écrivais « si ça vous amuse encore », manifestement la réponse est « non ! ».
Ce n’est pas une raison pour ne pas fermer cette parenthèse-là en donnant, quand même, les sources des citations.

1. Cette peur me paralyse. […] La peur physique d’être arrêté, maltraité, torturé. Et je suis admiratif devant ceux, héros ou Justes, que cette peur n’a pas arrêtés.

—> Pierre Bayard, Aurais-je été résistant ou bourreau ? (pour plus de détails voir sur le site des éditions de Minuit)

2. Lui-même n’était pas un dur, non. Un héros dans le genre faible, comme on les aime, et ses yeux le disaient bien, ses gros yeux bleus tantôt gonflés de bienveillance et tantôt fulgurants mais jamais secs. J’ai déjà parlé de ces yeux, mais j’y reviens malgré moi, […] Il m’envoie son clin d’œil énorme et sa patte d’oie scintille sous la casquette. Tout le haut de son visage était animé par un système de rides très agiles qui montraient loyalement tous les remous de son âme. On y lisait d’emblée les variations d’une humeur qui passait brusquement et pour les plus secrets motifs du terrible au pitoyable et de l’hilare au tragique. Il avait brûlé de toutes les passions, y compris celles d’autrui qu’il prenait à son compte en les anoblissant, l’amour, la politique, le jeu, les idées, le vin, les chimères, la famille, Dieu, les syndicats et les courses de vélo. Toujours déçu et toujours rebondissant.

—> Jacques Perret, Bande à part
(roman de la résistance dans le maquis ; il s’agit du portrait de Ramos : « depuis qu’il est mort, Ramos a pris dans mon souvenir toute sa véritable importance et l’espèce de majesté que je n’avais pas voulu lui accorder sans réserve du temps que nous courions ensemble dans a montagne »)

3. Et c’est là ce qu’il y a d’infernal dans notre situation, déjà matériellement si pénible. Tout est faux, chacun le sent, tout est simulacre, — chacun fait « comme si. » Imite les gestes […] qu’il est décent de faire d’après la tradition dans une « défense héroïque »
—> Julien Gracq, Manuscrits de guerre

4. Les hommes vertueux pâtissent ordinairement plus que les méchants. La fortune favorise les lâches et persécute les héros.
—> Antoine Gombaud, chevalier de Méré, Maximes, sentences et réflexions morales et politiques

5. Savez-vous pourquoi les hommes sont si impitoyables au suicide manqué, au suicide truqué ? Ils se vengent. C’est le coup de pied de l’âne au héros vaincu, la huée du supporter au champion malheureux.

—> Julien Gracq, Un beau Ténébreux

6. Il offrait le modèle de ces gens qui ne déplaisent jamais à personne en épousant sans cesse les idées et les sottises de out le monde, et qui, toujours à cheval sur la circonstance, ne vieillissent point. C’est les héros de la médiocrité.

—> Balzac, Béatrix (portrait de monsieur de Rochefide)

7. « Que savez-vous donc du courage ? […] Moi, rien qu’à vous parler, voyez, je suis en nage, et je dépense en un seul jour plus d’énergie, à ne pas fuir chaque fois que j’en ai envie, qu’il ne vous en faudra dans toute votre vie […] Les vrais héros, ce sont les lâches. »
—> Jean Anouilh, Fables (« Le lièvre et le lion »)
C’est évidemment le lièvre qui soutient le paradoxe (les courageux de nature n’ont aucun mérite à l’être, alors que les froussards…) face à un lion qui estime que la couardise du lièvre est liée à son rang social inférieur (« Vous n’êtes pas gentilhomme, je le sais bien ; […] Admettons que ce n’est pas là votre métier »). La fable se termine sur une pirouette : « Le lion […] sortit […] Et vérifia soigneusement si personne/ Ne l’avait vu être familier avec sa bonne./ Il craignait le qu’en-dira-t-on. »

8. L’héroïsme que comporte le sacrifice de la passion au devoir lui apparaît recéler une beauté morale, dont elle veut parer son âme.
—> Jules de Gaultier, Le Bovarysme
(« elle », c’est évidemment Emma qui joue à Léon « cette comédie du sacrifice : sa froideur soudaine décourage la timidité du clerc et la réalité sentimentale, qui allait se former, se voit brisée par la fiction avant que d’être née. C’est le triomphe de l’irréel. »

9. Je dirai même qu’en amour, presque chaque femme est capable de l’héroïsme le plus élevé. Songe donc : elle embrasse, étreint, se donne, et la voilà déjà mère ! Pour une femme amoureuse, l’amour renferme tout le sens de la vie, tout l’univers ! Ce n’est pas sa faute si l’amour humain a pris des formes mesquines et s’est rapetissé jusqu’à devenir une commodité, une distraction. Les coupables sont les hommes, qui à vingt ans sont déjà des blasés — corps et âmes de lièvres […]
—> Alexandre Kouprine, Le Bracelet de grenats (c’est un homme, âgé, qui parle).

10. Ce qui se passa ensuite ? Rien. […] En ville, nous sentions plus fortement le mur qui nous séparait : j’étais de haut rang, riche, lui était pauvre, […] un simple juge d’instruction ; tous deux, moi par jeunesse, lui, Dieu sait pourquoi, nous estimions que cette muraille était très haute et très épaisse […] Il n’y a pas de muraille infranchissable, mais les héros des romans actuels sont […] trop timides, nonchalants et ombrageux, ils s’accommodent trop vite de l’idée qu’ils n’ont pas de chance, que la vie les a dupés ; au lieu de lutter, ils se bornent à critiquer, à dénoncer la médiocrité du monde, oubliant que leur critique même tourne peu à peu à la médiocrité.
—> Tchékhov, « Le récit de Melle X » in La Dame au petit chien et autres nouvelles.

11. Je découvris par hasard […] les ressources et les trésors de l’interprétation allégorique. Ce fut comme un éblouissement. Ainsi, les aventures des héros […] avaient un sens : mieux, elles me parlaient de moi […] Je passais en revue ces fabuleux ancêtres et ne m’étonnais plus désormais de les trouver si proches. Sisyphe, Pénélope, Tantale, ou même les pâles Danaïdes… ils étaient comme moi victimes de l’impossibilité de mener à son terme une tâche donnée, et possédés pourtant du désir de toujours recommencer.

—> Marcel Bénabou, Pourquoi je n’ai écrit aucun de mes livres

12. Dans l’obscurité de la salle à projections, [le public] peut voir sans être vu, entendre sans répondre et contempler (sans risque, croit-il) des êtres fantastiques (qui finissent tout de même par le posséder). Ensuite parce qu’en les voyant il se donne l’illusion d’avoir vécu à bon marché toutes sortes de joies, de crimes, de sottises, de vices, de vertus, de bonnes actions, de gestes héroïques, de nobles sentiments et de petites lâchetés qu’il n’aurait jamais le courage de vivre pour du bon.
—> René Daumal, La grande beuverie

13. Ils ont osé ce que nous n’oserons jamais, leur héroïsme comme leur abjection nous humilient. Et nous sommes maintenant rassurés, parce que ***, elle était comme nous […]

À prendre with a pinch of salt
—> Bernard Pivot, chronique dans le Journal du dimanche; il parle de Catherine Millet et de son mari après la publication de Jour de souffrance (ce qui le rassure c’est qu’elle soit jalouse).

14. L’œuvre comme ombre projetée d’une vie néglige le fait qu’un positif photo part d’un négatif. Chacun se projette à l’envers dans ce qu’il imagine ou théorise — l’œuvre nous guérit de ce que nous regrettons d’être.
Montherlant l’embusqué se réinvente en poilu héroïque et Rousseau le grognon en théoricien de la fête et de l’effusion des cœurs
—> Régis Debray, Un Candide à sa fenêtre

15. Mauvaise foi de la part du romancier qui croit en ses personnages et cependant se voit derrière eux […] et trouve dans les mots dont il est maître le moyen de disposer d’eux sans cesser de croire qu’ils lui échappent. Mauvaise foi du lecteur qui joue à être ce héros qu’il n’est pas, qui joue à prendre pour réel ce qui est fiction et finalement s’y laisse prendre et, dans cet enchantement qui tient l’existence écartée, retrouve une possibilité de vivre le sens de cette existence.
—> Maurice Blanchot, dans Les Temps modernes (1947)

Merci Jazzi d’y avoir consacré quelques minutes !

Chaloux dit: 23 septembre 2018 à 20 h 08 min

Merci Pablo, pour le lien. (Réponse tardive, j’arrive de la campagne; avec le grand vent, la voiture sautait sur l’autoroute comme une petite chèvre). Je viens d’écouter l’émission de Bellamy en diagonale (je ferai mieux quand j’aurai un peu de temps). L’anecdote sur Horowitz est plutôt touchante. Je l’ai entendu en 85 aux Champs-Élysées, et malgré un piano un peu déréglé dans la première partie du premier concert, je t’assure que je n’ai entendu un tel pianiste ni avant ni après. Si je jouais comme lui, je m’enregistrerais toutes les nuits. Je me demande en l’écoutant si le Bosendorfer du Debussy de la fin de l’émission, qui me semble franchement manquer de résonance, est vraiment le meilleur instrument pour cette musique. Ou peut-être est-ce la prise de son?

Alexia Neuhoff dit: 23 septembre 2018 à 19 h 29 min

Pablo75 dit: 22 septembre 2018 à 13 h 16 min
Del lat. tribunal.

3. m. Conjunto de jueces ante el cual se efectúan exámenes, oposiciones y otros certámenes o actos análogos. »

En aucun cas, en français, on ne peut traduire ce « tribunal » (à valeur de jury d’examens, de thèse) par TRIBUNAL. Point final.
Dr Alexia Neuhoff

Jean Langoncet dit: 23 septembre 2018 à 19 h 17 min

@Jacinthe de La Roche-Saint-André & Leman Bros.

Ah les français de souche ; on servira bientôt du bourbon sur la terrasse du Trois Couronnes à Vevey

christiane dit: 23 septembre 2018 à 19 h 11 min

Diagonal dit: 28 septembre 2015 à 11 h 55 min
Ou, sur la même page de commentaires :

Cl. dit: 28 septembre 2015 à 11 h 13 min
« L’imposteur est l’histoire d’un homme ordinaire qui voulut se faire passer pour un héros et réussit à être le romancier de lui-même »… Bref, comme tout un chacun ici, hôte et intervenautes compris. « Réflexion sur l’instrumentalisation de la mémoire historique », oui, mais chez un imposteur au meilleur panache que le J-Claude Romand de Carrère ; comparaison n’est certes pas raison, mais pourquoi ne pas se gêner confraternellement d’un adroit coup de patte à fil en se mettant un fil aux pattes, au passage ? « La force perverse de la littérature est de nous faire admirer des qualités immorales que l’on condamne d’ordinaire »… La saillie est des plus plaisantes à méditer… à l’aune du post précédent, dédié au frère de Simenon croqué par Roegiers. Rappelons enfin cet avertissement de Boualem Sansal (2084) : « le lecteur se gardera de penser que cette histoire est vraie ou qu’elle emprunte à une quelconque réalité connue. Non, véritablement, tout est inventé, les personnages, les faits et le reste, et la preuve en est que le récit se déroule dans un futur lointain, dans un univers lointain qui ne ressemble en rien au nôtre ». Chaque littérateur en honnête imposteur devrait pratiquer ce type d’understatement ou de litote afin de bien numéroter ses abattis, s’agissant de clarifier la nature de son imposture. Le présent roman de Cercas est une très belle réussite. J’ignore ce qu’il pense des résultats des élections catalanes de ce dimanche, mais je suis sûr qu’il saura en tirer quelque chose de profond, plus tard. Pour l’instant, je n’ai jamais été déçu par aucun de ses romans. »

(http://larepubliquedeslivres.com/un-imposteur/comment-page-1/#comments)

« (…)Mais peut-être sommes-nous tous des enfants d’affabulateur. Je veux dire : issus d’une histoire imaginaire que nos parents se sont racontés à eux-mêmes, dans leur désir de nous donner le jour, alors même qu’infailliblement, nous allions les décevoir. Et qu’il est nécessaire de décevoir ses parents.
Et peut-être l’affabulation d’un Marco, d’un Romand, vient de ce que leurs parents respectifs, soit n’ont PAS raconté cette histoire imaginaire (pour Marco), soit l’ont trop précisée (…)

Bételgeuse dit: 23 septembre 2018 à 18 h 30 min

Si on vous traiter de la sorte , vous n’auriez pas envie de soutenir votre point de vue pour aider les autres à continuer de pouvoir vivre sans se faire agresser en raison d’un prénom? Vous répartiez contente , l’argument de Zemmour qu’il appartiennent à un contexte où non est clairement raciste et nationaliste si l’on accepte de retirer de l’histoire française tous les gens d’origine étrangère qui ont défendu et participé et participent encore à l’essor du pays. J’imagine que Zemmour n’irait pas tenter sa chance face à un sportif de haut niveau même si la conversation est polémique, ce genre de métier qui est le sien exige tout de même que soient respectées des règles et que soit cultivé un argumentaire autrent plus pertinent.

Ed dit: 23 septembre 2018 à 18 h 24 min

Je pense surtout qu’il est doux comme un agneau et qu’il y a une différence entre épouser un vieux riche débile et brutal, et épouser un vieux Houellebecq sans chicots, mais irrésistiblement touchant.

Quant au Hapsatou-gate, cette jeune femme très sympathique au demeurant (entrepreneuse, belle et pas bête), regardez qui attaque en premier.

Bételgeuse dit: 23 septembre 2018 à 18 h 18 min

ED, Zemmour a quand jeté au joli visage d’une jeune femme intégrée que son prénom était une insulte à la France.

Bételgeuse dit: 23 septembre 2018 à 18 h 16 min

ED, en ses débuts l’écrivain n’était pas dénué de charme, s’il a effectué la révision , s’il a cessé de boire comme un trou il pourrait être d’agréable compagnie. C’est un homme sensible, cultivé , peut être riche . Il a de plus une jolie voix.

Ed dit: 23 septembre 2018 à 18 h 11 min

D.

Merci pour votre gentil commentaire à mon égard, ca me fait très plaisir. Malheureusement, je ne suis pas « de retour », je n’ai juste pas pu m’empêcher de commenter cette nouvelle pour le moins suprenante. Houellebecq a-t-il mis en pratique la théorie de Plateforme ou a-t-il simplement trouvé dans son quartier adoré une douce et docile asiatique pour finir sa vie dans ce que ses personnages se sont toujours acharnés à trouver : l’amour ?

Delaporte dit: 23 septembre 2018 à 18 h 11 min

On a quand même appris que votre grand-père, Clopine, n’était pas le vôtre directement. Est-ce pour cela que vous paraissez le minimiser, le rabaisser ? Je suis choqué aussi que vous ne le considériez pas comme un héros, mais plutôt sa femme de cent ans, experte dans le repassage. Et tout ça au nom d’un féminisme mal compris, Clopine ? La Résistance ne fut pas seulement un mythe, notre liberté, notre démocratie vivent dessus.

Bételgeuse dit: 23 septembre 2018 à 18 h 00 min

Une seduction. Raymond, selon valeur actuelle, lu le titre, l’agressée aurait prémédité la connerie de Zemmour. Comme s’il était besoin d’ajouter aux problèmes rencontrés le prénom des enfants issus de l’immigration. Je ne regarde ni n’écoute cette émission, imaginez les dégâts que peut occasionner une telle repartie sur des esprits prêts à s’emparer de n’importe quel motif . A moins qu’il ne convainque que les convaincus, dans ce cas il n’est pas indispensable . L’argument de valeur actuelle m’a semblé evidemment malhonnêtete. Ils doivent craindre de perdre un de leur haut parleur.

Delaporte dit: 23 septembre 2018 à 17 h 56 min

« Tu parles, Charles. Il n’aurait pas voulu vous serrer la main. (c’était le plus fieffé anticalotin que la terre ait porté !) »

Détrompez-vous, Clopine. Je lui aurais parlé d’Ulrike Meinhof, il serait tombé sous le charme de cette grande résistante…

christiane dit: 23 septembre 2018 à 17 h 54 min

« La mort maintenant je l’ai comprise ; je ne crois pas qu’elle me fera beaucoup de mal. J’ai connu la haine, le mépris, la décrépitude et différentes choses… j’ai même connu de brefs instants d’amour. Rien ne survivra de moi, et je ne mérite pas que rien me survive ; j’aurais été un individu médiocre, sous tous ses aspects […] Quant à l’amour, (…) Ce phénomène est un mystère (…) Et si je n’ai pas compris l’amour, à quoi me sert d’avoir compris le reste ? ».
M. HOUELLEBECQ, Plateforme, p. 368-369.

« Oui, il est très important pour moi de créer avec mon héros, qui est aussi le narrateur, un lien très fort dès le départ… Il me faut cette proximité pour démarrer. Ensuite, je peux établir une distance… Cela me permet de dire «je» et de faire exprimer par mon héros des pensées qui peuvent être les miennes ou de lui faire exprimer ce que je ne voudrais surtout pas être ou penser, d’en faire un double négatif. Cette identification / répulsion avec le narrateur crée un rapport complexe… ».
« Le Magazine littéraire » – mai 2002 – Dossier : « Les Écritures du moi – de l’autobiographie à l’autofiction. ».

Quant à l’homme qui cherchait où trouver son propre « poids d’être qu’il ne trouvait plus en lui-même», il pensait se faire moine, le hasard en a décidé autrement…

Bételgeuse dit: 23 septembre 2018 à 17 h 52 min

Jazzi, la beauté des laids, il en fit une chanson. Il avait du charme , exerçait une déduction indépendante de son physique comme c’est le lot de la majorité des individus. La beauté est une exception surtout chez les hommes qui plus est quand ils prennent de l’âge.

Bételgeuse dit: 23 septembre 2018 à 17 h 50 min

Delaporte, pour soumission, vous oubliez l’aspect corruption de la sexualité, ces universitaires convertis au bras de très très jeunes épouses, adoptant même la polygamie ? L’ambiance de guérilla urbaine et l’Alliance des partis politiques avec des musulmans portant la charge de revendications diverses , un clientélisme . La pression exercée pour que soit admis dans un mode de vie , sur le ban des facs une tonalité qui jusque-là résistait à se faire admettre.

closer dit: 23 septembre 2018 à 17 h 40 min

Je pense comme toi que Lysis va le mener à la baguette! Elle l’a déjà obligé à se déguiser en marié traditionnel, lui!

CLopine dit: 23 septembre 2018 à 17 h 39 min

Aucun danger, Closer. Houellebecq ne s’aimera jamais, d’une part, et d’autre part ce n’est pas parce qu’il s’aime ou qu’il ne s’aime pas qu’il écrit, à mon sens. C’est juste qu’il est très difficile de s’empêcher de s’exprimer à votre manière, quand les autres façons ne vous sont pas disponibles. La manière de Houellebecq d’être au monde, c’est de l’écrire. Pas de le parcourir, ni d’en jouir, ni même d’en souffrir. Enfin, à mon petit sens, hein.

Jazzi dit: 23 septembre 2018 à 17 h 38 min

C’est pas faux, Clopine. Bardot, entre autres, fut sous le charme.
Tu penses que Lysis a épousé Houellebecq uniquement pour son argent ?
Bambou était magnifique.

closer dit: 23 septembre 2018 à 17 h 36 min

« Marie-Pierre Gauthier, sa seconde épouse, était plutôt mignonne »

Oui Zizzi, mais si tu poursuis la video après MP Gauthier, tu vois Houellebecq chez Ardisson il y a une vingtaine d’années et, contrairement à Gainsbourg qui a toujours été laid, il n’était pas mal du tout!

C’est vraiment un cas d’école d’autodestruction.

CLopine dit: 23 septembre 2018 à 17 h 31 min

Ah, Jazzi, pas d’accord ! Gainsbourg avait un charme physique certain, lui…

Vous souvenez-vous du héros de « la nausée » ? « Moi qui n’ai même pas une laideur intéressante », se décrit-il dans le livre. Voilà. La laideur de Houllebecq, contrairement à celle de Gainsbourg, n’est « même pas intéressante »…

closer dit: 23 septembre 2018 à 17 h 30 min

Quant à Zemmour, Annibal, il ne trouvera rien à redire au mariage de Houellebecq avec une chinoise à partir du moment où elle épouse la culture, l’histoire, la langue et le mode de vie français avec lui…Le fait qu’elle ait un prénom français lui plaira beaucoup. C’est un bon début.

closer dit: 23 septembre 2018 à 17 h 27 min

« voici un petit film que j’ai fait sur le village d’origine de Lysis Houellebecq. »

Quel talent Baroze! Tes prises de vue de légumes et de bouteilles de bière resteront dans l’histoire du 7ième art.

CLopine dit: 23 septembre 2018 à 17 h 18 min

Tu parles, Charles. Il n’aurait pas voulu vous serrer la main. (c’était le plus fieffé anticalotin que la terre ait porté !)

Jazzi dit: 23 septembre 2018 à 17 h 13 min

Oui, Paul. Et puis Lysis ne semble pas être une gamine. Elle va en faire de petites bouchées à avaler avec des baguettes ! Ou un gros rouleau de printemps ? On passe de la soumission musulmane au péril jaune, peut-être le thème de son prochain roman ?

Delaporte dit: 23 septembre 2018 à 17 h 13 min

« Ce qu’il y a de bien avec Delaporte, c’est qu’à chaque commentaire où il me donne tort, j’en sors un peu plus confortée dans ma conviction d’avoir raison. »

Alors oui, on n’était pas fait pour se comprendre, je crois… Je me serais mieux entendu avec votre prestigieux « grand-père », sans doute.

Delaporte dit: 23 septembre 2018 à 17 h 11 min

« Quand on se souvient du poids des religions, et notamment du christianisme face au nazisme, Delaporte… »

A cette époque, qui avait les « divisions », pour reprendre le mot de Staline ? Les nazis auraient volontiers bombardé le Vatican, croyez-moi.

CLopine dit: 23 septembre 2018 à 17 h 10 min

Ce qu’il y a de bien avec Delaporte, c’est qu’à chaque commentaire où il me donne tort, j’en sors un peu plus confortée dans ma conviction d’avoir raison.

Wouarf.

Un com’ de Delaporte, c’est comme de pousser un bouton et de recevoir en échange un petit gobelet de plastique empli d’une boisson tiédasse et sans goût. Ca n’a aucun intérêt autre que de vous démontrer une fois de plus que les autoroutes, leurs stations-services, leur marketing et les prédicats de leur fonctionnalité, ben c’est de la m…

Delaporte dit: 23 septembre 2018 à 17 h 09 min

Se convertir à une religion, ce n’est évidemment nullement « collaborer ». Surtout quand on parle d’une religion monothéiste. L’aspect politique peut y être important, mais toujours autonome. La religion n’est pas aux ordres de l’Etat, c’est même plutôt l’inverse, même s’il faut essayer de rendre à César ce qui est à César…

Jazzi dit: 23 septembre 2018 à 17 h 07 min

Quand on se souvient du poids des religions, et notamment du christianisme face au nazisme, Delaporte, on peut douter de la portée morale optimiste que tu détectes dans « Soumission »…

Paul Edel dit: 23 septembre 2018 à 17 h 07 min

Jazzi, il était facile de croiser Houellebecqdepuis des années et encore récemment avenue de Choisy vers le carrefour avec la rue de Tolbiac (il y a une brasserie qui a un excellent Calva..)là où on peut déguster des soupes Pho .Souvent vers midi,midi ,une heure, il marchait avec une parka froissée .il a toujopurs cet air concentré sur un curieux ailleurs « intérieur » .Pas besoin,j’imagine d’aller chercher sa future femme en extrême- orient.il vivait dans le 13° ardt où les jolies vietnamiennes ou chinoises ou thaïlandaises ne manquent pas.

Delaporte dit: 23 septembre 2018 à 17 h 06 min

« Soumission n’est-il pas l’autre mot pour collaboration ? »

A ceci près que la tentation, dans Soumission, est incarné par la religion musulmane, noble religion monothéiste.

Delaporte dit: 23 septembre 2018 à 17 h 02 min

Clopine, vous défendez la thèse que Soumission est un livre « amoral ». Je ne suis évidemment pas de cet avis. Vous oubliez le rôle essentiel qu’y jouent les religions, le christianisme avec Huysmans, l’islam qui finalement triomphe. Il y a une recherche de la morale, de la vérité, du bien, par le héros houellebecquien. C’est pourquoi l’on pouvait se dire qu’après ce roman Houellebecq allait lui-même plonger dans le catholicisme et se faire moine. Il avait du reste évoquer cette dimension de la religion dans quelques interviews, car en effet la question se posait vraiment. La lecture de Clopine est donc inattendue et fausse, à mon avis.

Jazzi dit: 23 septembre 2018 à 17 h 00 min

C’est amusant de voir que de Cercas et la guerre d’Espagne on dérive vers Houellebecq et « Soumission ». Soumission n’est-il pas l’autre mot pour collaboration ? Ils étaient nombreux les écrivains français de la fin des années 30 à souhaiter la victoire de l’Allemagne…

vedo dit: 23 septembre 2018 à 16 h 52 min

Et bien c’est ce que je laissais entendre avec les livres mes amis dont je n’aime pas parler qu’avec des voix amicales. Je pourrais me justifier pour mon omission par erreur, mais à quoi bon? Je croyais pourtant avoir montré de la bonne volonté. Je préfère le contact réel auquel je suis habitué, dans un environnement professionnel où chacun écoute et respecte l’autre. Soyez tranquille, j’ai bien autre chose à faire. Je n’y reviendrai plus.

CLopine dit: 23 septembre 2018 à 16 h 49 min

Je me relis. Attention, : le héros principal n’est pas « le sauveur de passage », mais bien celui qui finira par se « donner » au nouveau maître, par matérialisme (argent, position sociale, femmes, en échange juste de sa conscience…

d’un autre côté, jamais Houellebecq n’aurait pu écrire ce livre sans le constat, hélas exact, de l’indigence dans laquelle s’enfonce l’enseignement supérieur. Les bourses pour thèses de doctorat, par exemple, n’existent plus que dans le souvenir lointain d’étudiants d’avant l’an 2000… Et tout est à l’avenant dans les filières, qui réagissent par un « entre-soi » encore plus effrayant que le reste, à mon sens… Quel terreau pour le sinistre sourire désabusé et jaunâtre d’un Houellebecq ! Comme il peut y planter solidement ses dents, pourtant délabrées moralement (si l’on veut bien me suivre dans la métaphore, on admettra que des dents soient morales, évidemment, ahahah).

CLopine dit: 23 septembre 2018 à 16 h 43 min

Hamlet, c’est un passage de « soumission » qui m’a fait sursauter. Parce qu’il est donné tel quel, un détail sans importance, au milieu de l’affabulation générale…

Donc, dans ce livre, la France est dans un état de guerre larvée et est prête, par trouille et compromission, à « se donner » à n’importe quel sauveur de passage ; notamment le personnage principal, prof de fac et donc muni de tout le bagage intellectuel et la reconnaissance, sinon sociale dans un pays matérialiste, du moins implicite dans un milieu sorbonnard, voulus.

Ce personnage, a un moment donné, part en voyage. Il veut faire de l’essence : la « guerre » qui ne dit pas son nom a frappé, des morts jonchent le sol…

Le héros enjambe, puis va tout bonnement se coucher à l’hôtel. Sans plus de question, de compassion ou de réaction que cela…

Oh, c’est doucereux, n’est-ce pas. Logique. Cyniquement bien vu. Et évidemment amoral…

pernicieux. Car combien de lecteurs non moralement armés se sont-ils « laissés prendre » par le talent de Houellebecq, et ont-ils avalé tout cru ce portrait d’eux-mêmes qui leur était tendu ?

Soumission est sorti au moment de la tuerie de Charlie Hebdo. L’immense manifestation du 11 janvier qui a suivi était le plus parfait démenti apporté à Houellebecq, évidemment, et replaçait sa fable là où elle devrait toujours être remisée : sur l’étagère des fictions malsaines…

Delaporte dit: 23 septembre 2018 à 16 h 26 min

La collaboration putride d’Eric Zemmour au Figaro bientôt remise en question après un nouveau scandale ? C’est à espérer, pour désinfecter un média déjà assez infâme comme ça :

« Eric Zemmour lâché par une partie de ses collègues au Figaro. Dans un mail interne dont 20 Minutes s’est procuré une copie, la société des journalistes du quotidien rappelle à l’ordre l’éditorialiste après ses propos tenus dans l’émission Salut les terriens. »

hamlet dit: 23 septembre 2018 à 16 h 26 min

Clopine, dites-nous en plus !

dans Soumission, Houellebecq s’est totalement loupé (comme souvent).
dans ce livre il aurait pu poursuivre son déboulonnage de 68.

par exemple l election de Trump peut être vue comme la suite du film « easy rider ».

tous les pays occidentaux sont divisés en deux types de populations qui se méprisent et se détestent.

les élections vont devenir le seul moyen pour une certaine population d’e.merder une autre population qu’elle déteste.

et ça Houellebecq est passé à côté pour embrayer sur d’autres problèmes dont nous gavent les médias et qui sont de faux problèmes.

CLopine dit: 23 septembre 2018 à 16 h 22 min

D;, oh, je vous en prie, échappez-moi ! Cela devrait vous être d’autant plus facile qu’il n’y a aucune chance que je lève le plus petit de mes doigts pour vous rattraper…

Delaporte dit: 23 septembre 2018 à 16 h 14 min

« Et le prix du couple le plus mal assorti est attribué à… »

Ma chère Ed, cela aurait pu tomber sur vous, qui aimez les hommes laids et bien moches, comme vous nous l’avez dit. Même les religieuses ne vont pas aussi loin que vous dans leur sacerdoce. Chapeau bas !

CLopine dit: 23 septembre 2018 à 16 h 09 min

Il est difficile à dater, Jazzi, parce qu’il a tant fait d’excès, il a si peu pris soin de lui, il a tant exécré son corps qu’il a vieilli prématurément ; c’est du moins l’impression que des images de lui m’ont données, dans un film de Delépine je crois, une invraisemblable histoire de kidnapping. De dos, à côté d’un vélo, son dos paraissait juvénile et encore plein de vie. De face, c’était un tel délabrement, accentué encore par le mauvais état de sa dentition, qui lui donnait tout le temps comme un air de Tante Léonie suçotant sa madeleine, les joues rentrées, comme font les édentés. Si vous ajoutez à cela la lenteur caractéristique de ses mouvements, qui fait penser à ses chats qu’on ne voie guère plus bouger sinon pour se rapprocher des radiateurs, et le bleuâtre glauque de ses yeux plus fatigués qu’alanguis, vous n’avez guère le portrait de quelqu’un de physiquement « avantageux ».

Mais peut-être était-ce précisément ce qu’il fallait, pour ne pas trop circonvenir son lectorat. Houellebecq nous tend des miroirs, tout le temps. Que celui qui tient le miroir n’accapare pas (physiquement tout au moins) la lumière est commode. Et le roublard étale ainsi sa glue.

J’ai déjà expliqué le sursaut qui m’a prise lors de la lecture de « soumission » : l’absence de toute moralité du livre, donnée comme « allant de soi », était un piège si bien monté qu’il fonctionnait sans qu’on y prenne garde. Et le cynique de se frotter les mains…

hamlet dit: 23 septembre 2018 à 16 h 03 min

Jazzi toi qui pourrait travailler pou Gala ou Voici, tu pourrais nous trouver son vrai âge ? pas celui que Sarko a noté sur sa carte de résidente.

Jazzi pour trouver son vrai âge il faut que tu partes voir ses parents dans le petit village de Chine d’où elle vient.

le top du top serait de savoir quel prix ses parents l’ont vendue à Houellebecq.

Jazzi dit: 23 septembre 2018 à 15 h 57 min

Sa première femme s’appelle Jacinthe de La Roche-Saint-André. Elle est née à Rouen en 1957, Clopine. En 1981, ils ont un fils Etienne Thomas.

hamlet dit: 23 septembre 2018 à 15 h 56 min

il n’est pas possible de parler de la génération 70 sans faire montre d’un minimum de mélancolie, c’est ce que réussit à faire Pynchon, ses livres sur ce sujet sont d’une grande tristesse, c’est sans doute le seul sentiment que peut susciter cette génération : la tristesse, la même que l’on éprouve à la fin d’ « easy rider »

Jacques R. dit: 23 septembre 2018 à 15 h 50 min

Houellebecq marié avec une Chinoise est-il un zéro pour Zemmour ? A moins que Zouellebecq marié avec une Chinoise ne soit un héros pour Hemmour .

hamlet dit: 23 septembre 2018 à 15 h 48 min

déboulonner 68 ? à cause de sa mère qui l’a abandonné ? c’est tout petit déboulonnage.

le seul grand écrivain de la génération 70 c’est Thomas Pynchon ! il décrit toutes les contradictions de cette génération, toutes les promesses perdues et ratées, les compromission, ce que cette génération pouvait porter elle de bon et de détestable.

déboulonner c’est ne pas parler, ou en parler qu’au travers sa prpre expérience d’enfant abandonné, à mon avis être écrivain c’est se placer au dessus de ses propres préoccupations et de ses règlements de compte personnels avec sa maman…

par contre la postérité retiendra de Houellebecq ses éloges du tourisme sexuel.

CLopine dit: 23 septembre 2018 à 15 h 29 min

Je me relis : dans Madame Butterfly, c’est évidemment d’un officier américain qu’il est question. Je dis ça avant que perles de culture ne ricane, alors que c’était juste, dans ma tête, un exemple « associé » à ce que je voulais dire.

CLopine dit: 23 septembre 2018 à 15 h 27 min

Euh, Hamlet, il l’épouse « cette gamine rapportée de.. ». Il me semble que les contingents et les contingents de soldats français dans le sud-est asiatique, voir à ce sujet par exemple Madame Butterfly, n’en faisaient pas autant.

Nous ne savons rien de cette jeune femme, en vrai. A part qu’elle épouse un vieux mec désormais richissime, destroy et moche comme un pou, d’une part, romancier lucide, désabusé et filou, de l’autre, écrivain dont le succès flirte avec le parfum de scandale qui l’entoure, qui a fait oeuvre de salubrité publique en déboulonnant les mythes de 68, certes, mais pour les remplacer par d’insidieux miroirs où la médiocrité devient reine… Soupir.

Vanne normande : Michel Houellebecq est loin. Je dirais même plus : de plus en plus loin !!!

hamlet dit: 23 septembre 2018 à 15 h 25 min

cela dit, vu que c’est à peu près le seul écrivain français à se mettre sous la dent il pourrait en ramener un plein camion qu’on le lui pardonnerait…

hamlet dit: 23 septembre 2018 à 15 h 21 min

lui qui a souvent fait l’éloge du tourisme sexuel il semble qu’il ait ramené cette gamine de Bankok ou de Manille.

si c’est le cas voilà un bel exemple de soutien officiel à la délinquance sexuelle et à la prostitution des mineur(e)s.

et Delaporte n’aura bien sûr remarqué que la Croix de Malte, encore un belle vision de catholique…

CLopine dit: 23 septembre 2018 à 14 h 53 min

Ed, d’un autre côté, avec qui donc Houellebecq pourrait-il être « bien assorti », hein ? (Vu qu’Alice Sapritch est morte…)

Delaporte dit: 23 septembre 2018 à 14 h 16 min

Cette petite croix de Malte est peut-être un signe religieux, comme quoi mon hypothèse de départ n’était pas si absurde que ça.

Paul Edel dit: 23 septembre 2018 à 13 h 19 min

mais non Delaporte c est un vrai grand écrivain et son oeuvre va se poursuivre ..t inquiètes pas l image du mariage est pleine de son humour froid avec da queue de pie grise et la couleur pastelle de sa délicieuse épouse

louis-ferdinand lévy dit: 23 septembre 2018 à 13 h 19 min

« Le résultat du mélange d’une vérité et d’un mensonge est toujours un mensonge. »

Exactement, très bonne citation. Méditez bien là-dessus, Clopine l’Impostrice.

Phil dit: 23 septembre 2018 à 13 h 18 min

non dear Baroz, à Wenders, j’aurais préféré une rétrospective avec Mephisto pour remettre la famille Mann à sa place zurichoise. Wenders m’a toujours paru excessivement acculturé volontairement, sauf dans ses premiers films. pas à l’affiche malheureusement, le meilleur cinéaste suisse alémanique d’aujourd’hui, alter de Tanner, Fred Murer.
by the way dear passou, comment ce fait-ce que la république du cinéma pédallase in ze semoule républicaine ? ; à quel prix mettez-vous le maroquin musclé ?

Delaporte dit: 23 septembre 2018 à 13 h 16 min

Houellebecq est toujours très discret sur sa vie privée, mais on sait quand même que ce n’est pas la première fois qu’il se marie. Le voilà désormais voué à une vie bourgeoise, réglée comme du papier à musique : il n’a rien écrit depuis « Soumission » (2015), peut-être va-t-il s’y remettre en bon père de famille :

« Il ne s’agit pas du premier mariage de Michel Houellebecq. Dans le livre «Houellebecq, son chien, ses femmes» (2017), Pierre de Bonneville écrivait que l’homme, très discret sur sa vie privée, avait déjà été marié deux fois. »

Delaporte dit: 23 septembre 2018 à 13 h 08 min

« Houellebecq Marié avec une Chinoise du Xllleme »

C’est la nouvelle choc du jour, en effet. Il était sur le point de se faire moine, toute son évolution intellectuelle le conduisait vers le couvent, à épouser la religion chrétienne, peine perdue… il se marie avec une jeune Chinoise. Je suis déçu. Je me demande si son oeuvre ne va pas en pâtir.

Delaporte dit: 23 septembre 2018 à 12 h 49 min

« A ce propos, on ne dira jamais assez combien les programmes du dimanche matin, sur France Culture, sont l’illustration presque parfaite de ce que devrait être la laïcité bien comprise. »

La liberté de s’exprimer pour tous, en effet. Alors, dans ce contexte, pourquoi pas une messe ? La messe fait partie intégrante de la culture, sans préjugés. C’est même un moment de « théâtre » extraordinaire, parfaitement universel grâce à la rénovation de Vatican II. Clopine, vous avez tort de vous en offusquer comme une vierge effarouchée.

renato dit: 23 septembre 2018 à 12 h 32 min

Vrai, Jacques, merci… Ça m’apprendra à ne pas « ecouter » les suggestions du moteur de recherche pour gagner moin qu’un seconde…

Jazzi dit: 23 septembre 2018 à 12 h 23 min

N’est-ce pas plutôt GREEN BOOK de Peter Farrelly, renato. Le New York des années 60 et le jazz. Avec Viggo Mortensen. J’irai le voir à sa sortie à Paris.

christiane dit: 23 septembre 2018 à 12 h 18 min

@x dit: 23 septembre 2018 à 11 h 17 min
Musique de « chambre »… destinée à être jouée pour un particulier ou un cercle proche ? Différence avec un orchestre ? Petit nombre d’interprètes ? Surtout des cordes ?
Il faut du temps et du silence. Celle-ci est apaisante.

christiane dit: 23 septembre 2018 à 12 h 03 min

@vedo dit: 23 septembre 2018 à 10 h 28 min
Mais avant le souvenir il y a après la dernière note et avant les applaudissements au concert, ce silence total, parfait, éphémère. Comme lorsque le disque offre sa dernière note.

Bételgeuse dit: 23 septembre 2018 à 11 h 50 min

Pablo, vous êtes ainsi dans la vraie vie, petaradant, sortant pistolets à la moindre occasion, allumant l’aimable passant? A mon avis, ce n’est pas jouable à moins de ne rencontrer que des septuagénaire pas entraînés , vous vous seriez fait casser la figure pour moins que cela. Il arrive que les intello en viennent aux mains, c’est rare mais se faire traiter d’antisémite ou de collaboration alors qu’on ne peut pas l’être à moins de traîtrise au dernier degré a déjà déclenché des coups de poing. Il me semble me souvenir d’un homme politique ? filmé qui avait réagi de cette façon à l’insulte, un réflexe , une réponse spontanée à ce qu’il considérait vraisemblablement comme le dernier stade de l’ignominie.

Phil dit: 23 septembre 2018 à 11 h 47 min

merci dear Renato. A Lucerne fut invité Paulhan, avec d’autres écrivains français, au lendemain de la seconde guerre pour se ressourcer dans un hôtel considérable du lac, éteint des feux de ses années 30. D’où est sorti un petit livre sur la Suisse, format de poche, aimablement irrévérencieux.

Bételgeuse dit: 23 septembre 2018 à 11 h 40 min

Un skipper indien blessé en détresse dans l’océan indien, golden Globe race. Des vieux modèles, il ne peut plus bouger pour atteindre ses ustensiles de secours, nouvelles du petit matin 5 heures.

Bételgeuse dit: 23 septembre 2018 à 11 h 37 min

Su, non. Vert Paquito, il faudrait falsifier le rapport d’autopsie pour trouver traces d’alcool en mes tissus. 7 cigarettes, 2l d’eau par jour, quatre apéritifs par an, du Champagne deux ou trois fois.

Bételgeuse dit: 23 septembre 2018 à 11 h 35 min

11h vous avez cherché, si vous aviez du ces vers cités de mémoire vous auriez réagi dès hier soir, l’occasion trop belle de venger l’honneur de toute une nation et de laisser votre orgueil s’ébattre en confirmant votre supériorité numérique.

Bételgeuse dit: 23 septembre 2018 à 11 h 24 min

Saint Pablo ne croit qu’en un, Chaloux, divinisé, tous les autres sont des cons. Vous vous trompez, il y en a qui ne le sont pas et d’autres qui en plus de l’être cumulent les mandats.

CLopine dit: 23 septembre 2018 à 11 h 19 min

Ce matin, france mu (pour échapper à la messe… A ce propos, on ne dira jamais assez combien les programmes du dimanche matin, sur France Culture, sont l’illustration presque parfaite de ce que devrait être la laïcité bien comprise. « Presque ». Parce que cette foutue messe fout tout en l’air.)

Sur france mu,donc « Daphnis et Chloé » de Ravel. Pourquoi ai-je donc l’impression qu’on ne reverra plus les jardins qui sont si manifestement le coeur même de cette musique-là ? Que nous avons « tué » les jardins, collectivement, sous la laideur de notre civilisation ? Déchirement et nostalgie accompagnent désormais mon écoute, alors que la puissance évocatrice de la musique devrait susciter exactement l’inverse, non ?

(à l’imbécile qui s’amuse avec le grand’père de Clopin, tout mon cordial mépris.)

x dit: 23 septembre 2018 à 11 h 17 min

« son pays » (en parlant de Y. L.) n’était évidemment plus la Lettonie…

christiane : Telemann n’est pas ce compositeur au kilomètre dont il a parfois été de bon ton de railler l’abondance et la facilité. La musique de chambre oblige à s’écouter mutuellement, c’est une excellente habitude.

x dit: 23 septembre 2018 à 11 h 11 min

@ Vedo « qu’est-ce que cela veut dire? il y a un thermomètre? »
La parole « désinhibée » par exemple ; mais je pense surtout à l’Ukraine, ce pays que l’on a tellement voulu nous présenter comme valeureux et sympathique (oublier la géo-politique pour se laisser aller aux « émotions » si facilement manipulables n’est jamais sans risque).
Il y a aussi le thermomètre (personnel et donc subjectif) de ceux qui ont des raisons disons familiales d’être extrêmement sensibles à certaines dérives quand ils sont amenés à voyager dans un pays voisin.
Et permettez-moi de vous dire que l’immersion et/ou le sentiment d’appartenance sont rarement bons conseillers en ces matières et ne confèrent aucune supériorité d’office, aucune capacité particulière de jugement par rapport au « regard éloigné ». Ce n’est pas parce que la tactique de terrorisme intellectuel (je suis de tel pays alors je suis celui qui en parle le mieux et le seul habilité à en parler) fonctionne très bien avec certains commentateurs à l’échine particulièrement souple (faibles avec les violents mais agressifs et hargneux envers ceux qu’ils perçoivent comme faibles) qu’il faut se laisser impressionner, au contraire : les injures répétées, les aboiements, l’écume aux lèvres et un gros complexe de supériorité non seulement ne remplacent pas les arguments étayés, les références autres qu’impressionnistes, mais sapent toute possibilité de conversation. N’est-ce pas Borgès qui disait que l’on finit toujours par ressembler à ses ennemis ? Qui va désormais se fatiguer à exprimer une pensée nuancée et élaborée (déjà très largement inaudible sur les blogs) sachant qu’on lui répondra par des insultes et jamais sur le fond ?
Le bon sens populaire le dit : seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. Et s’accrochent à leurs « intuitions » qui ne sont que préjugés ou déductions hâtives. J’ai l’impression qu’il s’agit ici, en plus de l’incapacité de se remettre en cause, de défendre son « pré carré », de privatiser l’espace des commentaires avec des méthodes dignes du plus mauvais Far West. Liberty Valance redivivus, hélas.

Quant à l’interdiction (pour les autres mais pas pour soi…) de l’utilisation de certaines comparaisons, je rappellerai simplement que Yeshayahou Leibowitz (que j’ai beaucoup lu), qui était né à Riga en 1903 et savait donc un peu de quoi il parlait, ne se gênait pas pour critiquer certaines méthodes et la politique de son pays dans les mêmes termes. Au nom, précisément, de valeurs spirituelles (bien que scientifique de formation c’était un grand exégète).
Ce n’est pas le lieu pour parler de questions aussi délicates, mais on a envie de rappeler que s’emparer d’une posture pour s’en faire un joker ne donne aucune supériorité morale, ne vous recouvre pas magiquement de l’armure du « chevalier blanc ».
Et à certains qu’ils ignorent absolument (et ils le montrent abondamment) à qui ils parlent : pour ce qu’ils en savent, leur « adversaire » est peut-être en train de préparer la soukkah…

@Passou : merci pour le lien à l’article sur Barry Lyndon !

Jazzi dit: 23 septembre 2018 à 11 h 04 min

La quasi totalité de tes commentaires Pablo est ponctuée de « ordure d’hi.tlérien !!, fumier !!, étron goebbelesien !!, trou de c.ul SS !! ». Manifestement, le syndrome de Gilles de la Tourette est caractérisé. Tu devrais consulter ! Peut-être est-il encore temps ?

Pablo75 dit: 23 septembre 2018 à 11 h 00 min

@ Vedo le pédant

Quant tu veux te la péter avec Quevedo, évite de faire le ridicule en le citant mal et en montrant au passage que tu ne sais pas ce qu’est un sonnet ni un hendécasyllabe:

« Retirado en la paz de estos desiertos
Con pocos pero doctos libros JUNTOS
Vivo en conversacion con los difuntos
Y escucho con mis ojos a los muertos »…

Pablo75 dit: 23 septembre 2018 à 10 h 53 min

Je constate ce matin que mon dernier message d’hier soir a disparu:

Pablo75 dit: 22 septembre 2018 à 23 h 12 min

@ hamlet, l’antisémite hystérique qui confond le fait de se faire insulter ici pour avoir dit des âneries avec le fait de se faire gazer à Auschwitz pour avoir été Juif, le négationniste fauris.sonien pour qui la Shoah équivaut à des polémiques sur un blog

Va lire « L’Espèce humaine » de R.Antelme, « Les Jours de notre mort » de David Rousset et « Si c’est un homme » de Primo Levi , salopérie de révisionniste, ordure d’hi.tlérien !!
Et à apprendre par coeur « Fugue de mort » de Paul Celan, fumier !!
Et regarder les 9 heures et demie de « Shoah » de C.Lanzmann, étron goebbelesien !!
Et va faire un tour à Auschwitz, trou de c.ul SS !!

Passou, si c’est de la censure il faut le dire…

Je constate aussi que dans ce blog il y a des nouveaux crétins (Alexia Neuhoff, Vedo, plus d’autres pseudos qui apparaissent et disparaissent), comme s’il n’y avait pas assez avec les habituels, déjà d’une lourdeur accablante. Répondre aux co.nneries des vieux et des nouveaux imbéciles, ça devient une tâche qui requiert trop de temps. Je demande donc aux idiots du blog de m’ignorer, de ne pas me lire et de s’occuper de leurs fes.ses. Merci d’avance.

Phil dit: 23 septembre 2018 à 10 h 39 min

Dear passou, manqué votre bon conseil de viveur à Vevey, vais y retourner indeed, avant que les Chinois rachètent tout, tragiquement plus nombreux que les Japonais stammguests promoteurs du coucou suisse depuis l’ère meiji. Terrasses de Lausanne bondées sous le soleil déclamatoire, comme la Suisse disait Gide, dernier jour de chasse hier, tendre chamoix au menu, un meurtre par chasseur allowed.
au milieu des lances toujours pas rompues sur votre prestigieux blog, vu passer une belle analyse de Grémillon par le prestigieux pauledel. qui a vu « Daïnah », perle celluloïd colonialiste, idéal pour un afterdiner au cigare ?
Le directeur de Locarno deviendra celui de Berlin, Thomas Mann à rebours, le festival de Zürich, inconnu et cher, commence la semaine prochaine. voilà pour les niouzes hélvètes, en direct du Migros que vous connaissez grâce à Godard.

vedo dit: 23 septembre 2018 à 10 h 28 min

Quant à la musique, elle ne s’efface pas du tout quand le morceau est fini et ce n’est pas le silence. Au contraire, certaines phrases reviennent et colorent la journée ou la nuit. Je ne me fais pas une référence de ceci, mais Bismarck n’aimait pas trop écouter la musique (sauf l’Appassionata) parce qu’elle lui restait, mais de manière dégradée, dans la tête.

vedo dit: 23 septembre 2018 à 10 h 19 min

De quoi rater la station… Ah, belle coincidence. C’est ainsi que j’ai découvert Quevedo. Dans le métro de Madrid, je lisais Faust et je rate la station. Je sors à la prochaine et je vois devant moi la statue de Quevedo. (C’était la station du même nom). C’est ainsi que je me suis mis à le lire.

christiane dit: 23 septembre 2018 à 10 h 03 min

@x dit: 22 septembre 2018 à 23 h 21 min
Flûte, violon, viole de gambe, clavecin dès le matin. Quelle beauté ! merci.

christiane dit: 23 septembre 2018 à 9 h 57 min

@vedo dit: 23 septembre 2018 à 1 h 52 min
J’ai oublié : merci pour le poème de Quevedo. Oui, cette longue et douce conversation avec ceux qui ont écrit les livres… Quant au « désert » il est là, à chaque fois que notre esprit s’enclot dans un livre même si nous sommes dans une rame de métro bondée. De quoi rater la station !

christiane dit: 23 septembre 2018 à 9 h 39 min

Vedo,
La musique ? C’est comme si, pour vous, elle devenait vivante seulement au moment de son écoute et qu’alors, vous mettiez les mots au repos. La plus haute apparition de l’instant… puis elle s’efface et c’est le silence.

rose dit: 23 septembre 2018 à 9 h 00 min

à toi Pablito

heureux les doux car la terre leur sera donnée en héritage

Mathieu etc.
culte protestant
france culture

bonne journée à tous

vedo dit: 23 septembre 2018 à 3 h 28 min

Enfin, et j’en resterai là (…), pour « Pablo 75 », le petit stalinien va se permettre un conseil: un étranger, même entièrement assimilé, sauf s’il peut passer pour français (ce qui est possible), ne peut aucunement se permettre d’utiliser l’argot, et à plus forte raison (bien sûr les deux ne sont pas sur le même plan), la vulgarité.
C’est dommage, parce que certains propos sur l’Espagne me paraissent fort justes et ne peuvent venir que d’un espagnol. Je relève en particulier la constante dans l’histoire de l’Espagne de cet aspect–allons bon, j’utilise le mot–« bordélique ». Dans une partie technique de cette histoire que je connais bien, au XVIe siècle, c’est tout à fait vrai et cela explique certaines choses. En architecture, plus tard, j’y vois–mais là je ne ne suis qu’un amateur–le style churrigeresque. Le baroque allemand a aussi ses fioritures, mais cela me parait différent. Il y a sans doute d’autres exemples.
Dans un autre domaine, dire que l’Espagne est le pays le plus antisémite (et qu’est-ce que cela veut dire? il y a un thermomètre?), ne montre que l’ignorance et le parti-pris de l’auteur (notamment contre l’Espagne). Pour remonter loin, les juifs n’y ont été expulsés que bien après l’Angleterre et la France. Plus récemment, on pourrait faire d’autres comparaisons… Et l’Inquisition etc, une question bien trop compliquée (qui a été bien étudiée) et un terrain bien trop facile pour y projeter ses propres préjugés.

vedo dit: 23 septembre 2018 à 3 h 08 min

Pour ce qui est des relations entre le Vatican et la Chine, il me semble qu’il faut être pour le moins très prudent, surtout étant donné les autres indicateurs comme l’orientation très nette du régime présent, que confirme les interlocuteurs objectifs que l’on peut avoir en Chine, (et sans parler d’indicateurs, peut-être moins nets, sur le pape).

https://www.theguardian.com/world/2018/sep/22/vatican-pope-francis-agreement-with-china-nominating-bishops

vedo dit: 23 septembre 2018 à 1 h 52 min

Bonjour Christiane,
A propos des périodes de repli sur soi, justement Quevedo, quand il est exilé dans un coin perdu de la Mancha au sud de Madrid,

Retirado en la paz de estos desiertos
Con pocos pero doctos libros
Vivo en conversacion con los difuntos
Y escucho con mis ojos a los muertos

Ce sentiment est partagé depuis que les livres existent. De Sénèque

Cum libellis mihi plurimus sermo est.

Mais ces quelques (pocos) livres sont comme des amitiés, parfois plus proches que les vivants (Quevedo), où on y met du sien, et en parler avec des inconnus peut, disons, refroidir. Pour faire une comparaison, j’évite les commentaires littéraires sur la musique, et même la plupart des commentaires de musiciens (quelques exceptions, par exemple, Schumann, Boulez). Rien ne remplace le contact direct par l’instrument (où la partition pour ceux qui savent lire) avec le compositeur. Les commentaires ne font que parler de, et non faire (comme parler de mathématique au lieu de faire).
Sur l’écriture comme école d’apprentissage de la vie, dans beaucoup de cas, absolument pas, et ce serait presque le contraire. Sans remonter à Jean-Jacques Rousseau et ses enfants, Die Verwandlung (dont la première phrase est célèbre, à juste titre), je vois cet écrit comme un blasphème—je crois savoir de quoi je parle– contre la paternité dont parlait Péguy et à laquelle il a récemment été fait allusion sur ce blog. (Je sais, je sais, les problèmes de Kafka avec son père….)

D. dit: 23 septembre 2018 à 1 h 00 min

qu’est ce qui fait l’extinction d’une civilisation ?

c’est variable. c’est avant tout les astres.
chaque civilisation a son destin écrit dans le ciel par avance.

Delaporte dit: 23 septembre 2018 à 0 h 01 min

« Vraiment mal documenté ce pauvre Delaporte. »

Il répète la même rengaine, éternellement. Ses mots, même en italien, sont limités, comme sa culture. Il aimerait paraître, mais c’est un impuissant. Pas besoin d’être « documenté » pour constater la catastrophe qu’est renato.

Delaporte dit: 22 septembre 2018 à 23 h 59 min

renato serait très à l’aise dans un western spaghetti, par exemple. La crasse et la falsification, le mauvais humour. C’est un être risible comme le clochard à qui je donne l’aumône quand je passe devant.

rose dit: 22 septembre 2018 à 23 h 57 min

D.
je voudrai vous poser une question. (je viens de voir Petra. éblouie par le système d’irrigation ; 8 litres d’eau par jour pour 30 000 personnes).

qu’est ce qui fait l’extinction d’une civilisation ?
catastrophe climatique
guerre tribale
ou autres facteurs ?

je vous remercie par avance.

rose

Delaporte dit: 22 septembre 2018 à 23 h 56 min

En général, j’aime beaucoup les Italiens, mais renato est un type pédant, arrogant, sans moyens intellectuels, prétentieux. Bref, c’est un « puant », comme on dit. Il est du même genre que le triste Wiedergänger, mais version italienne sous-titrée.

Delaporte dit: 22 septembre 2018 à 23 h 52 min

C’est vrai que renato a l’habitude de faire le beau, comme toutes les caricatures d’Italiens. Mais quand il s’agit de tenir un discours cohérent (comme sur Ulrike Meinhof, sur laquelle il a voulu me faire la leçon), il n’y a plus personne. renato s’exprime par bribes de phrases incohérentes, hachées, comme une dernière flatulence après avoir abusé de haricots rouges de mauvaise qualité.

Bételgeuse dit: 22 septembre 2018 à 23 h 47 min

Rose, je vais en ville à Sète en hiver, à cette saison les visites se réfugient dur les hauteurs, c’est paisible. Une vue font je ne me laisse pas sur l’immensité bleue, à l’ombre des arbres à peine dérangée par le bruit des couverts.

Delaporte dit: 22 septembre 2018 à 23 h 42 min

« Ce Delaporte : mal documenté, névrotique, mal élevé, au fond une pauvre personne. »

renato, ne persévérez pas : vous êtes mauvais pour injurier, vitupérer, insulter, régler quelque compte. Vous êtes mou. Rentrez plutôt en vous, dans votre coton, votre ouate. Vous n’intéressez personne, sachez-le.

Bételgeuse dit: 22 septembre 2018 à 23 h 38 min

Quelqu’un sait il quel est ce catamaran d’assez bonne envergure qui mouille dans l’anse de Sète ? Le musée Paul Valéry a revisité son fond et ressorti des tableaux qui depuis des années dormaient , rangés. En sortant d’agréables parfums, les fleurs du jardin puis la cuisine méditerranéenne . Trois degrés de plus demain, plein été fin septembre.

Bételgeuse dit: 22 septembre 2018 à 23 h 24 min

Pablo, je ne lis pas tous les commentaires cependant je suis quasi certaine que vous vous plantez. Des le matin quand je vous lis ,je me demande si votre monde n’est pas trop inspiré par la corrida, vous m’aparaissez comme nerveux, hyper réactif, prêt à vous jeter sur n’importe quel motif pour le transformer en épouvantail. En Iran, aujourd’hui, un attentat , sûrement des pluies de sang ailleurs et vous continuez de batailler pour une opinion fausse, sans répit, répétant, ne lâchant rien car ce serait sûrement comme tout perdre, vous n’êtes pas loin des fanatiques. Comment refroidir votre tempérament ? On dirait don Quichotte.

Bételgeuse dit: 22 septembre 2018 à 23 h 10 min

Renato , bien que vous regardiez d’un œil critique ce Delaporte je me vois mal partie aussi. Névrosée et pauvre également, je ne m’intéresse pas au pape. Peut être ainsi échapperait je au jugement, au diagnostic qui accable autant que le mal.

Bételgeuse dit: 22 septembre 2018 à 23 h 07 min

Au départ ma volonté créative avec effet sonore était à écrire ridicule , désarticulé pour mieux l’articuler à la scansion.

hamlet dit: 22 septembre 2018 à 23 h 05 min

utiliser le mot « antisémite » à tort et à travers, instrumentaliser la souffrance, pour en tirer un petit avantage rhétorique dans une polémique sur un blog,

ça c est une chose insupportable !!!

et je ne comprens pas que les lecteurs de ce blog lassent des pourritures se comporter de cette façon ignoble !!!

Bételgeuse dit: 22 septembre 2018 à 23 h 04 min

Pablo, je vous le réécris , vous vous trompez . Hamlet n’est pas comme vous croyez qu’il est. C’est ri du cule

Pablo75 dit: 22 septembre 2018 à 23 h 01 min

@ hamlet, l’antisémite hystérique qui confond le fait de se faire insulter ici pour avoir dit des âneries avec le fait de se faire gazer à Auschwitz pour avoir été Juif, le négationniste fauris.sonien pour qui la Shoah équivaut à des polémiques sur un blog

Va lire « L’Espèce humaine » de R.Antelme, « Les Jours de notre mort » de David Rousset et « Si c’est un homme » de Primo Levi , salopérie de révisionniste, ordure d’hi.tlérien !!

Et à apprendre par coeur « Fugue de mort » de Paul Celan, fumier !!

Et regarder les 9 heures et demie de « Shoah » de C.Lanzmann, étron goebbelesien !!

Delaporte dit: 22 septembre 2018 à 22 h 58 min

Une « astuce » pour les cas désespérés comme D et l’infâme renato :

« Une autre excellente astuce pour éviter ballonnements et flatulences après un repas riche en légumes secs, c’est de faire cuire les légumineuses avec des épices et des aromates comme le cumin, la cardamome, le fenouil ou encore le romarin. Ces épices et ces herbes ont des effets carminatifs, ce qui signifie qu’elles empêchent la création de gaz dans l’intestin. »

renato dit: 22 septembre 2018 à 22 h 54 min

« Quant à renato, peu nous importe ses infâmes embarras gastriques : le pauvre homme ! »

Vous êtes très mal documenté, mais cela ne m’étonne point. Cela dit, vous devriez arrêter de fantasmer, c’est mauvaise pour votre névrose.

hamlet dit: 22 septembre 2018 à 22 h 54 min

pablo, pour qui tu te prends ? tu crois que je n‘ai pas lu Levi et Antelme ?

comme tu penses être le seul à connaitre Schubert ?

je te l ai dit, le pays le plus antisémite au monde c est l espagne !

alors va leur faire lire !

Delaporte dit: 22 septembre 2018 à 22 h 48 min

« renato, j’ai mangé trop de chili, j’arrête pas de péter. Je regrette. »

Vous avez mangé des haricots rouges de mauvaise qualité ou mal cuits ; l’aérophagie due aux haricots est une légende. J’ai moi-même mangé ce soir des haricots blancs à la graisse d’oie, et je ne suis nullement incommodé. Quant à renato, peu nous importe ses infâmes embarras gastriques : le pauvre homme !

hamlet dit: 22 septembre 2018 à 22 h 40 min

pablo une dernière chose : les gens qui insultent les autres bien planqués derrière leur écran ça ne marche pas avec moi.

alors si tu veux m’insulter on peut se donner rv ou tu veux et quand tu veux, et la on va voir si tu m insultes, ton mein kampf je le ferai bouffer par les trous de nez pablo

hamlet dit: 22 septembre 2018 à 22 h 35 min

tu vois pablo tu patauges dans la semoule et tu n’as même pas le courage de répondre à ma question.

il suffit de te mettre une petite claque et le petit nazillon que tu es va se cacher dans coin comme un petit toutou.

ton attitude ne trompe personne pablo, tu es un lache comme tous les petits nazillons

Pablo75 dit: 22 septembre 2018 à 22 h 28 min

@ hamlet Puck-Puck l’Homelette, dit Monsieur Wkipédio, alias «Et même si je suis le seul à le penser je suis sûr d’avoir raison», l’antisémite hystérique qui confond le fait de se faire insulter ici pour avoir dit des âneries avec le fait de se faire gazer à Auschwitz pour avoir été Juif, le négationniste fauris.sonien pour qui la Shoah équivaut à des polémiques sur un blog, l’ordure à l’âme de collabo qu essaie de se faire passer pour un professeur d’éthique croyant que les gens ici ne savent pas lire et ne voient pas que derrière son to onctueux de curé pédophile se cache une saloperie de mec capable de tout, le fou à qui les infirmiers de Sainte Anne laissent venir ici pour qu’il vomisse les insanités qu’il hurlerait sinon dans les couloirs de l’hôpital, le sinistre trou du c.ul argentin complexé d’être un raté définitif et sourd d’avoir tant abusé de toutes sortes de masturbations dans sa solitude totale, le sous-homme à la vie non seulement inutile mais néfaste pour l’avenir spirituel du monde, tant il a produit, multiplié et répandu des co.nneries cro-magnonesques, la sous-me.rde qui vient embaumer ce blog de sa puanteur diabolique…

Va lire « L’Espèce humaine » de R.Antelme et « Les Jours de notre mort » de David Rousset, salopérie de révisionniste, ordure d’hi.tlérien !!

hamlet dit: 22 septembre 2018 à 22 h 20 min

pablo je pense que je vais reussir a t apprendre les bonnes manieres, ça prendra le temps qu il faut mais je te les apprendrai

hamlet dit: 22 septembre 2018 à 22 h 18 min

oui pablo le plus fort taux d’antisémitisme dans le monde on ne le trouve ni en Iran, ni en Pologne, mais en Espagne !!!

du coup si pour te racheter une bonne conscience tu veux partir à la chasse aux antsémites il faut commencer par ton pays pablo !

et là je suis sérieux : il faudra bien qu un jour l’Espagne ose faire ce travail de mémoire, ça c est un vrai problème, et ça m étonnerait qu un seul écrivain espagnol ait les cojones poyr s attaquer a ce problème,

il va falloir que tu apprennes a reflechir avant de traiter les gens d antisemites cretin que tu es !

Pablo75 dit: 22 septembre 2018 à 22 h 06 min

@ hamlet Puck-Puck l’Homelette, dit Monsieur Wkipédio, alias «Et même si je suis le seul à le penser je suis sûr d’avoir raison», l’antisémite hystérique qui confond le fait de se faire insulter ici pour avoir dit des âneries avec le fait de se faire gazer à Auschwitz pour avoir été Juif, le négationniste fauris.sonien pour qui la Shoah équivaut à des polémiques sur un blog, l’ordure à l’âme de collabo qu essaie de se faire passer pour un professeur d’éthique croyant que les gens ici ne savent pas lire et ne voient pas que derrière son to onctueux de curé pédophile se cache une saloperie de mec capable de tout, le fou à qui les infirmiers de Sainte Anne laissent venir ici pour qu’il vomisse les insanités qu’il hurlerait sinon dans les couloirs de l’hôpital, le sinistre trou du c.ul argentin complexé d’être un raté définitif et sourd d’avoir tant abusé de toutes sortes de masturbations dans sa solitude totale, le sous-homme à la vie non seulement inutile mais néfaste pour l’avenir spirituel du monde, tant il a produit, multiplié et répandu des co.nneries cro-magnonesques, la sous-me.rde qui vient embaumer ce blog de sa puanteur diabolique…

Va lire « L’Espèce humaine » de R.Antelme, salopérie de révisionniste, ordure d’hi.tlérien !!

hamlet dit: 22 septembre 2018 à 21 h 41 min

l’autre chose qu’il faudrait expliquer à pablo, c’est le pays qui a le fort taux d’antisémitisme en Europe c’est l’Espagne, premier très loin devant la Pologne.

à partir de là, si notre petit nazillon veut faire la chasse aux antisémites c’est dans par son pays qu’il doit commencer.

mais à l’instar de Cercas notre petit nazillon préfèrera nous bourrer le mou avec Franco et ses petits déboires familiaux au lieu de s’attaquer à ce véritable fléau que représente l’antisémitisme espagnol.

hamlet dit: 22 septembre 2018 à 21 h 30 min

toujours dans un souci de lui apprendre les bonnes manières, qui pouurait expliquer a pablo que le mot « antisémitisme » est un mot grave, lourd, chargé d’histoire et de souffrances, et que ce mot n’est une insulte utisable par le premier crétin venu.

pour le dire il n’y a que les pires pourriture de nazillon qui savent faire ntrumentaliser ce mot pour en tirer un avantage personnel.

notre petit nazillon a sans doute bien retenu la leçon des procès de ses petits copains à Nuremberg

Jazzi dit: 22 septembre 2018 à 21 h 28 min

Grand beau film hors norme, « Avant l’Aurore » de Nathan Nicholovitch, avec un comédien-scénariste improbable et trans genre, David D’Ingéo, et une gamine hallucinante et hallucinée ? ça change du cinéma standardisé habituel. L’action se passe dans un Cambodge où les instincts génocidaires d’une partie de la génération précédente se sont reconvertis dans le commerce d’enfants. Un film mi fiction mi cinéma du réel, sans sensiblerie et avec beaucoup de lucidité.
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19579521&cfilm=237295.html

rose dit: 22 septembre 2018 à 20 h 13 min

Un rôle de confidente qui relève du secret professionnel : « Je ne dis jamais les secrets… Je suis une tombe ! C’est très étrange car je ne suis ni psy, ni prêtre, ni coach, ma position est un petit peu ambiguë. Ne rien dire, consoler, conseiller comme une amie, être chaleureuse, rester neutre, je fais au cas par cas, comme dans la vie », détaille-t-elle…

bien décidée à ne pas s’ennuyer…

Et Alii dit: 22 septembre 2018 à 20 h 05 min

une tombe-confessionnal. « Ici reposent les secrets des promeneurs », dit l’épitaphe gravée dans le marbre blanc, tandis qu’une fente façon boîte aux lettres permet à chacun de glisser feuilles et enveloppes mises à disposition dans un coffre.

Sophie Calle, artiste : « Je vais m’asseoir, ceux qui voudront me raconter leur secret avant de l’écrire pourront le faire s’ils en ont envie »
Ce dispositif, l’artiste l’avait expérimenté une première fois en Bretagne, en 2014. Sans fente : la tombe, ouverte une journée pour accueillir tous les secrets d’un ­village des Côtes-d’Armor, avait été scellée le soir. Les versions ­suivantes, dans des cimetières de ­Genève, en 2016, et à Brooklyn, en 2017, et désormais dans ce sous-bois provençal, ont toutes été pourvues de cet accès à confidences. Comme pour chacun de ses tombeaux-installations, l’artiste le complétera par un happening : sa présence, le samedi 21 juillet. « Je vais m’asseoir, ceux qui voudront me raconter leur secret avant de l’écrire pourront le faire s’ils en ont envie », explique-t-elle.

Un rôle de confidente qui relève du secret professionnel : « Je ne dis jamais les secrets… Je suis une tombe ! C’est très étrange car je ne suis ni psy, ni prêtre, ni coach, ma position est un petit peu ambiguë. Ne rien dire, consoler, conseiller comme une amie, être chaleureuse, rester neutre, je fais au cas par cas, comme dans la vie », détaille-t-elle….
https://www.lemonde.fr/arts/article/2018/07/16/arts-sophie-calle-et-des-secrets-dans-sa-tombe-provencale_5331891_1655012.html

renato dit: 22 septembre 2018 à 20 h 04 min

Pour Fait d’hiver Jeff Koons a parfaitement raison — à 50 ans du décès de Duchamp ce manque de culture de la part de nef nef est plutôt navrant. Il se peut qu’il soit condamné et ce serait choquant…

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