de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Régis Debray veut être avec Chateaubriand ou rien

Tout écrivain engagé dans les affaires de la Cité devrait un jour ou l’autre sacrifier à cet exercice : le recueil de ses textes  divers et variés. C’est un genre en soi ; il vaut ce que vaut la curiosité de l’auteur, sa disposition à l’autocritique lorsque ses anciens écrits exhumés laissent apparaître des contradictions par rapport à son évolution, et la capacité de résistance de ses textes à l’érosion du temps. Au-delà de l’intérêt que présentent pour eux-mêmes ces articles, conférences, préfaces dispersés en des lieux les plus improbables, ils offrent en supplément le plus subtil des autoportraits. Inutile de creuser profond dans la mise en abyme pour découvrir celui de Régis Debray dans Modernes catacombes (309 pages, 21 euros, Gallimard). Le choix même l’engage. On ne compose pas un bouquet innocemment. Il sait que son florilège renverra un reflet de son état d’esprit actuel dès la lecture de la table des matières. Voyons voir : des écrivains conspués ou admirés, des journalistes fraternels, des gens de théâtre, des grands hommes. On sait où l’on met les pieds à défaut de savoir où l’on va. Car on a beau le lire et l’écouter depuis longtemps, on devine qu’il y aura des surprises.

A la différence de l’essayiste Jean Clair et de quelques autres, Régis Debray a la nostalgie allègre, vive, mordante. Sa chevauchée des terres imprimées est menée en avant, calme et droit. On ne sent jamais pointer la mélancolie et son cortège de noirceurs derrières ses regrets. Juste l’intense désir de profiter encore des dernières lueurs et des derniers feux d’un ancien régime des idées, des Lettres, de la conversation, qui serait sur le point de disparaître à jamais. Comme c’est porté par un style plein de panache, pour une fois à peu près débarrassé d’un goût de la formule qui avait jadis le défaut d’obscurcir son propos, on goûte avec un plaisir sans mélanges son lyrisme romantique – même s’il reste toujours quelque chose dans un coin de page de son admiration pour « les ivresses formulaires » de Flaubert. Qu’il éreinte Philippe Sollers, « conformiste transgressif », en David Hockney de la littérature ; qu’il exécute Sartre pour son guignol de Nekrassov ; qu’il accable en BHL le « bouffon symptomal et de mauvais augure » ; qu’il loue en Michel Foucault son « intelligence sensorielle des textes » ; qu’il exalte le halètement prophétique d’un Malraux – il est égal dans ses emportements. Ceux d’un littéraire absolu, fût-il de formation philosophique, pointu d’intelligence, raffiné de culture.

Debray est resté jusqu’à ce jour un normalien. Non pas un ancien élève de l’Ecole mais un élève toujours actif et militant, péguyste croyant et pratiquant. Chateaubriand, campé en accoucheur du sentiment de l’Histoire, n’en est pas moins la figure tutélaire de ces Modernes catacombes, titre en forme d’oxymore qui donne au recueil un côté lugubre qui ne convient pas à son éclat. Une gravure représentant son tombeau sur l’île du Grand-Bé, tirée d’un numéro de juillet 1848 de L’Illustration, figure en frontispice dès le début (comment oublier sa volonté :« Point d’inscription, ni nom, ni date, la croix dira que l’homme reposant à ses pieds était un chrétien : cela suffira à ma mémoire »). On retrouve le vicomte à la page suivante dans l’épigraphe, parfaitement choisie car elle est vraiment le chevau-léger du recueil :

« Pourquoi ai-je survécu au siècle et aux hommes à qui j’appartenais par la date de ma vie ? Pourquoi ne suis-je pas tombé avec mes contemporains, les derniers d’une race épuisée ? Pourquoi suis-je demeuré seul à chercher leurs os dans les ténèbres et la poussière d’une catacombe remplie ? Je me décourage de durer ».

Si après cela on ne se précipite pas sur les Mémoires d’outre-tombe, c’est qu’on n’a pas de cœur ni de mémoire. Tout Debray est déjà là. Son partage de eaux, il l’effectue entre ceux qui ont entendu parler à l’école des dactyles et des spondées, et ceux qui éclatent de rire sans raison au seul énoncé de ces animaux bizarres. A quoi ressemble son autoportrait entre les lignes, étant entendu que l’on ne parle jamais aussi bien de soi qu’en prétendant parler des autres ? Un homme de paroles et de plume écartelé entre ses statuts d’intellectuel qui explique et d’écrivain qui incarne. Un bonhomme complexe qui ne fait pas bon ménage avec lui-même, se méfie autant du mythologue Freud que du mystificateur Lacan. Trop discret et trop effacé pour supporter l’étalage de mézigue que supposent les journaux intimes. Assez lucide pour critiquer le media circus auquel il se prête comme tant d’écrivains (interviews, dédicaces, émissions, conférences et compagnie) et les risques que cette complaisance à l’air du temps implique : « En se faisant reluire, on se désoeuvre ». Il tient que les classiques mettent le feu au lac davantage que les avant-gardistes. Il se poste sur le front parmi les derniers des Abencérage prêts à faire rempart de leur corps face aux offensives des nouveaux Américains. Une fois n’est pas coutume, Internet, dont le fonctionnement lui est si barbare qu’il l’effraie, est à peu près épargné ; mais pas Sciences Po désigne comme une fabrique à abêtir (passons).

Au fond, il n’est pas si éloigné de Marc Fumaroli qu’il présente comme « un réactionnaire de progrès », encore que Debray s’évoque comme un Républicain bon teint et un jacobin de cœur qui ne renie rien de son aversion pour l’empire américain. L’un et l’autre ne sont pas loin de penser qu’au triomphe de l’instant correspond un naufrage des humanités, lequel sonne curieusement comme un « naufrage de l’humanité » ce qui est légèrement exagéré. Au fond, il ne doit pas être très à l’aise dans notre société dès lors qu’il la tient pour une maison de commerce et de verre ; disons qu’il lui manque d’avoir fait un tour à l’intérieur pour comprendre qu’avant l’existence des réseaux sociaux, nos contemporains savaient déjà très bien veiller sur leur marionnette, mais avec d’autres moyens.

« Ce n’est pas notre faute si un sentiment saugrenu nous visite plus que de raison : celui du débiteur indélicat qui ne se pardonne pas de n’avoir pas payé sa dette » écrit-il en un tremblé coupable. Il faut lire ce recueil de portraits, façonnés à la plume sergent-major et relus vent debout,  comme une brillante et chaleureuse reconnaissance de dettes. Au-delà d’un Ce-que-je-dois de De Gaulle à Gracq, qui fait de l’humilité vraie une vertu sans détour, on y perçoit l’écho pathétique des adieux à un monde qui s’en va, persuadé d’emporter avec lui l’héritage du Vicomte. Il ne tient qu’à nous de le démentir.

(« Tombe de Chateaubriand sur l’ilôt du Grand Bé, dans la rade de saint-Malo, face à la mer, auquel on ne peut accéder à pied que lorsque la mer se retire » photo D.R.; « Malraux s’expose » photo Gisèle Freund)

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commentaires

1 133 Réponses pour Régis Debray veut être avec Chateaubriand ou rien

W dit: 1 février 2013 à 21 h 59 min

Réponse anonyme:La question attendait une réponse fournie qui ne vint,il est vrai qu’à une autre j’aurais du l’adresser puisque vous n’y connaissez rien mais il me semble avoir aperçu des troupeaux de ces gens qui stationnaient non loin du jardin des plantes aussi bêtement cette idée que peut-être ils préféraient les bêtes .

ueda dit: 1 février 2013 à 19 h 56 min

Bah, c’est aussi le théâtre, C.P., et vous le connaissez infiniment mieux que moi.

Je ne refuse pas les spectacles un peu digestifs, goûtés dans une bonbonnière avec ouvreuses.
On perd rarement son temps.
On s’interroge sur le public, on admire le professionnalisme (Arditi est un remarquable tout-terrain, et on ne peut lui reprocher du faire du Arditi sans mettre en cause ce qu’on aime chez Jouvet: d’être toujours lui-même, quand bien même la pièce en prendrait un coup).

Je me souviens de m’être fait kidnappé par une dame venue de l’Est qui choisissait ses programme d’après la lecture du Figaro Madame (rien contre), pour aller voir Alain Delon jouer les Variations d’un talentueux normalien (salut!)
(mais il ne faut pas exagérer: elle ne serait pas aller voir un match pour Beckham, ça c’est la génération d’après).

Le public était content, et moi aussi, car les sujets de réflexion sont, comme toujours infinis.
Qu’est-ce qu’une variation? Qu’est-ce qu’un comédien? (soyons précis: pourquoi Delon, qui nous touche tant au cinéma quand il est dirigé par Visconti, n’est en aucun sens de ce terme un homme de théâtre?).
« Etc… », comme écrit notre ami Giovanni.

Adoptons ce principe élémentaire: une fois dans la salle, ne boudons plus.

de la part de DHH dit: 1 février 2013 à 19 h 33 min

W, votre question est idiote, comme toujours. Cependant, la réponse ne l’est pas. Et la réponse est non.

C.P. dit: 1 février 2013 à 11 h 28 min

micheline, c’est parfaitement vrai, et il s’agit du privé, en somme. Mais l’affluence d’accueillants, d’ouvreuses, de placeurs, de de lieux-cafés, etc., m’a frappé à Edouard VII où je n’étais pas allé depuis longtemps (depuis « La Répétition » avec Bernard Giraudeau, je crois bien, ce n’est pas d’hier) . L’entreprise de Bernard Murat tourne, quoi ! Le Lucernaire est plus modeste, vous le savez bien.

micheline dit: 1 février 2013 à 10 h 47 min

avec ouvreuses-à-pourboire

Bah au Lucernaire aussi y a des ouvreuses-à-pourboire et c’est pas du boulevard pour autant.

DHH dit: 1 février 2013 à 10 h 00 min

@un qui dit(hier 14 heures 45)
merci de ‘avoir eclairée et montré qu’en croyant faire preuve d’un savoir distingué ,je n’ai fait qu’etaler mon ignorance .
j’aime que ce blog serve à cela , a faire receuillir par des gens comme moi la parole de professionnels hyper lettrés qu’ils ne pourraient rencontrer dans leur environnement habituel

C.P. dit: 1 février 2013 à 6 h 02 min

Cher ueda, c’était le fric nécessaire qui me faisait plaisanter (d’où « L’Entrecôte ») sur un comédien de la famille. En songeant à l’humeur sourcilleuse de Debray touchant aussi bien « ce » théâtre que l’accueil à ses yeux stercoraire fait au modernisme dans les subventionnés de la République.
Cela dit, ce que j’ai vu et entendu vise assez bas. Il y a longtemps que je n’étais pas allé voir ce type de spectacle. Les spectateurs, dans la jolie salle avec ouvreuses-à-pourboire, ont l’air ravi, applaudissent aux entrées, après les noirs… et après quelques répliques douteuses (sur la gauche et l’argent). Arditi fait son boulot. C’était la 150ème, et il y en a encore pour trois mois, avec une salle pleine à craquer. Cela relativise les discours cuuuuulturels. Souriez !

Nous sommes en accord sur le sens plus civique que religieux de « In God we trust ». Régis Debray aussi, après tout.

ueda dit: 1 février 2013 à 0 h 26 min

Debray a peut-être la nostalgie de la « civil religion » (Robert Bellah) des Etats-Unis, en la sachant inexportable.

Vous ne vous êtes pas trop ennuyé C.P.?
Vous avez pu rire après…

C.P. dit: 1 février 2013 à 0 h 12 min

Simon, oui ! Fin de fil, mais Debray a justement fait entrer Hannah Arendt dans les « communions humaines », au motif de son choix des Etats-Unis comme terre d’accueil.

clopstock dit: 31 janvier 2013 à 23 h 23 min

marre des commérages insanes.

Bien d’accord, Chantal. C’est ce qu’on essaie de faire comprendre. Au fait, on s’en fout que vous soyez allé serrer la main à Jacky. Marre de ces ragots.

Daaphnée dit: 31 janvier 2013 à 21 h 17 min

Tiens, Renato, c’est Tocqueville qui s’inquiète beaucoup pour la liberté lorsqu’il défend son idée de la démocratie; j’y pense justement parce ue le Boug’ en parlait comme de qq qui voyait « au-delà » de lui-même .
Ce que ne font pas, à son avis semble-t-il, des gens comme Debray ..

Daaphnée dit: 31 janvier 2013 à 21 h 13 min

Heu .. le Boug’, bien molle votre jeunesse, non ? Ah .
Bon, je vois que Ml va emboucher le cor .. d’ici peu ..

renato dit: 31 janvier 2013 à 21 h 06 min

C’est parce que les gens ne savent pas s’empêcher de regarder et juger leurs voisins que le mariage homo fait problème. On attend sans beaucoup d’espoir le jour où ils comprendront la nature de la chose qu’on appelle liberté.

W dit: 31 janvier 2013 à 20 h 47 min

Vu un élément du mobilier urbain qui gâchait une merveilleuse perspective sans cesser de penser à vous Hildenstein et puisque vous prenez part et position revêtu d’un pseudo flambant neuf et quoiqu’à y regarder de plus prêt vous pourriez figurer dans la théorie des trois piliers je me demandais en raison de votre prolixité à l’étale et l’épate si vous consentiriez à mesurer avec pour unité de mesure le mètre la distance qui sépare par devant par derrière dans une translation stable et acharnée votre perron de la porte de votre buanderie qui comme vous le confiiez précédemment ouvre sur votre beau jardin ,objet de toutes vos inventions et projections raffinées autant qu’en attestent vos goûts littéraires,cinématographiques,sportifs,médicaux,chirurgicaux,juridiques,sophistes,hygiéniques,hippiques,artistiques,décoratifs pour tout dire publiques comme Valéria dans le film souvenez vous et vos votes successifs pour le mariage homo qui prouvent votre ouverture bienséante tout à fait contemporaine collant en un mot à l’air du temps.Vous faites preuve sans faillir d’une constance courageuse à cette tache qui vous exprime ici et c’est un maladroit compliment,acceptez le .

bouguero dit: 31 janvier 2013 à 20 h 43 min

ps..ça n’a pas manqué..dythirambe pour quentine tarentino sur france cul a midi..1/2 heure à 3.. »et pis dabord nègre c’est pas une insulte vu que ça vient du pays niger..c’est un problème strictement américain..nous on est pas concerné »..hurkurkurk

chantal dit: 31 janvier 2013 à 20 h 39 min

non d’un trognon je ne suis pas de paris, qu’on se le dise !
cinq ans que je n’y ait mis la godasse et encore j’ai évité la caverne du bougre pour aller serrer la louche à Jacky.

marre des commérages insanes.

Simon dit: 31 janvier 2013 à 20 h 35 min

« D’où aussi, alors qu’il n’aime guère ce qu’envoie l’Empire américain, l’idée qu’il existe aux Etats-Unis une solidarité (patriotique ?) dont « In God we trust » n’est souvent qu’une image. »

Si je ne fais erreur, A. Harendt en a parlé, et bien plus précisément que d’une image ou d’un drapeau…

hildenstein dit: 31 janvier 2013 à 20 h 30 min

maintenant que voilà toutes les familles en scène , il n’y a plus besoin de répondre aux questions des accessoiristes de blog qui n’est pas le leur !

clopstock dit: 31 janvier 2013 à 19 h 54 min

un de mes gendres qui joue du et dans un théâtre de boulevard… C’est à Edouard VII, y’a même Arditi…

Bon, pour les filles, on sait tout. On connaissait déjà les conjoints de Chloé et Céline, maintenant on sait aussi pour Christophe Vandevelde.
Quelque chose me dit qu’on va bientôt savoir avec qui est marié le fils, s’il est marié…

chantal dit: 31 janvier 2013 à 19 h 45 min

Arditi c’est fort tentant en effet .. j’ai beaucoup rit d’Alceste à vélo, le duo Luchini/Lambert Wilson bien vif et punchy s’échangeant les rôles du misanthrope sous la pluie de l’île de Ré ..

bouguero dit: 31 janvier 2013 à 19 h 39 min

au cinéclub ils présentent A Dangerous Method

la fessée est pas mal..mais le cul trop petit..il aurait du prendre hopkins pour faire freud et norman freeman pour faire young..spike lee aurait aimé..et moi aussi

chantal dit: 31 janvier 2013 à 19 h 28 min

une pièce rigolotte ? je demande à voir .. au cinéclub ils présentent A Dangerous Method, ce n’est pas cher mais je sens confusément que je vais rester chez moi ..

C.P. dit: 31 janvier 2013 à 19 h 20 min

hamlet, c’est pas tout ça, je m’en vais au théâtre, mais ce soir c’est pour voir un de mes gendres qui joue du et dans un théâtre de boulevard. Pour plein de pépettes :

« C’est pour pouvoir acheter l’entrecôte
Qui nourrira les chères têtes blondes
Qu’il a commis l’irréparable faute
Qui le ravale au rang du demi-monde… »

Il paraît qu’on rigole. Mais j’ai honte pour lui, en pensant à Régis Debray, misère !

hildenstein dit: 31 janvier 2013 à 19 h 14 min

ce n’étaient même plus des fautes de frappe que j’avais accumulées mais des fautes de rêve, et pas de rêves de erdéliens.
vous êtes bien assez nombreux pour vous trucider les uns les autres , je préfère faire ça moi-même: pour ça je sais mieux que toute la RdL avec son capitaine

Giovanni Sant'Angelo dit: 31 janvier 2013 à 19 h 03 min


…je suis très discret,…je crois que personne ne me connait,…rassurez-vous,…
…tout est cool,…etc,…

hildenstein dit: 31 janvier 2013 à 19 h 01 min

hé l’choryphée en chef -masculin de chèvre -faudrait p’tetre gazéifier la limonade grenadine .N’ étant pas du genre psychologue du jeudi soir italo -suisse et considérant que P.Assouline mérite
mieux que des savonnettes à la menthe , je sors .
Bonne soirée

chantal dit: 31 janvier 2013 à 18 h 59 min

On m’a un jour présenté Régis Debray, j’ai cru un instant être soumise à une espèce de vertige, il était vêtu d’une cape en épaisse laine vert sapin et marchait avec une sorte de majesté de jésus marchant sur les eaux .. ses sourcils à la neige ombraient un visage de cire aux joues impassibles ..

la foule reculait comme une houle, il marchait vers la terre promise ..

D. dit: 31 janvier 2013 à 18 h 55 min

Une fois ou deux, il signe Ali Baba.
Mais c’est parce qu’il est habitué de Sotheby’s et Christie’s, c’est un signe aux amis, c’est tout.

ptérodactyle en goguette dit: 31 janvier 2013 à 18 h 55 min

renato dit: 31 janvier 2013 à 18 h 46 min
hildenstein fait sa crise.

Mais non, mais non. Il ou elle est très calme. Continuité logique dans le propos, cohérence et beauté du style : « les miens n’ayant jamis été un strapontin d’attente au grand concours de devenir, ou d’impressionner un-e critique ». C’est pas le premier rataplouf venu qui écrirait ça. C’est griffé. On reconnaît tout de suite la patte.

D. dit: 31 janvier 2013 à 18 h 52 min

Il n’est pas seulement précis mais documenté, étayé.
De plus, il n’a jamais trollé, il est incapable de ce genre de dissimulation.

épastrouillé dit: 31 janvier 2013 à 18 h 50 min

se résoudre à l’approche humaniste pour un domicile fixe,…la grotte à la squauw dans la suite pour dresser » Charlemagne dans le roman à la rose »,…

Oh, pétard, j’adhère à fond. Giovanni trouve toujours les mots justes. Quel homme. Les Belges ont bien de la chance d’avoir un génie pareil au sein des leurs.

Giovanni Sant'Angelo dit: 31 janvier 2013 à 18 h 44 min


…en somme, après tant de garçon manqué qui vous donne le prix de l’hôtel d’à côté,…
…en tant de crise aigu de la pointe en force,…se résoudre à l’approche humaniste pour un domicile fixe,…la grotte à la squauw dans la suite pour dresser  » Charlemagne dans le roman à la rose »,…
…des conquêtes entre deux nattes,…
…l’éducation respectueuse des ayant droits de cuissage à l’Opus Dei des clefs du paradis fiscal net d’impôts des translations en U.L.M.,…franco de porc du boudoir en Agnus Dei d’alcôves,…
…etc,…

commentateur anonyme et poli contrairement à beaucoup d'autres que je ne nommerai pas dit: 31 janvier 2013 à 18 h 40 min

Tous morts, sauf Delon

..ma mère, maintenant que tu ldis, c’est patent..

hildenstein dit: 31 janvier 2013 à 18 h 34 min

Ce. qui m’échappe complètement, c’est que je ne comprends pas pourquoi in passerait sur ce blog pour une autre raison que le billet de P.Assouline : donc qu’il y ait des commentaires qui n’aient pas un lien avec le billet d’une manière ou d’une autre .
Il est certain que ce billet comme la plupart, balaie très large , des « conseils » qui ont des incitations à , avec des mots dont la portée critique est très grande :
disposition , autocritique , curiosité !
et le titre qui fait sonner cet avec -quand on se souvient d’avoir entendu les arguments philosophiques ‘avec et contre *** », et tien qui anous faiy entendre tout ou rien (qui passait pour relever d’un registre pervers soit dit ici uniquement à cause des évocations de Freud et Lacan .
Mais ce qui ne rend pas aisé la place du lecteur commentateur , c’est peutêtre qu’en se retournant , il ait conscience de ce qui retint son intérêt dans l’écriture de P.Assouline, et sa personne publique , d’où peut procéder un commentaire de teneur amical ou non , selon ses désirs.
les miens n’ayant jamis été un strapontin d’attente au grand concours de devenir, ou d’impressionner un-e critique,les questionsd’identité sur le qui et le de quoi ce pseudo est-il le ?je ne vois pas pourquoi je devrais leur donner un amplificateur,en commeentaires, la question me serait-elle posée par P.Assouline lui-meêm qui déclare enfin que son métier , dont il parle si souvent , est très précisément « portraitiste » .il a fait les grilles , je veux dire la cage, et c’est une cage ouverte……

C.P. dit: 31 janvier 2013 à 18 h 25 min

Très drôle ! J’ai usé deux fois, il y a bien longtemps, des « Brandouilleurs de Malicornay », sans suite et immédiatement deviné. C’est tout.
Je n’avais pas lu les souvenirs de Thierry Traube adressés à Julie. Oui, j’ai vu, enfant, Gérard Philipe au TNP. Cela ne me rajeunit pas !
Thierry Traube fait allusion à Claudia Cardinale. Hé, Jacques Barozzi, on leur dit qu’on va parfois l’attendre au coin du quai et du boulevard Henri IV ?

D. dit: 31 janvier 2013 à 18 h 23 min

« TKT il s’en fout de la réalité des événements »

Je m’inscris en faux contre cette assertion. Thierry est très attentif à ces choses-là, il est toujours très précis. C’est l’une de ses qualités.

Observatoire de l'ampoule dit: 31 janvier 2013 à 18 h 13 min

Mais TKT il s’en fout de la réalité des événements, des lieux, des personnes, ce qu’il veut c’est SE raconter, le reste vadiou ! Du remplissage

mais non, ça c’est ML.

Toto l'enfleur dit: 31 janvier 2013 à 18 h 12 min

Quand ueda trolle, on le reconnaît à peu près. Pas toujours. Mais C.P., je me demande sous quel pseudo il trolle. Peut-être « les aventures de jean-foutre la bite ».

Obsevatoire de l'helvète dit: 31 janvier 2013 à 18 h 10 min

court dit: 31 janvier 2013 à 17 h 52 min

Mais TKT il s’en fout de la réalité des événements, des lieux, des personnes, ce qu’il veut c’est SE raconter, le reste vadiou ! Du remplissage

Toto l'enfleur dit: 31 janvier 2013 à 18 h 08 min

De plus en plus difficile d’ailleurs, de suivre une discussion sur un quelconque auteur sur ce blog

Ça viendrait à l’idée de personne. T’as forcé sur la limonade gazeuse, toi.

C.P. dit: 31 janvier 2013 à 18 h 05 min

Oui, « Dommage qu’elle soit une putain », de Ford, en 1961, dans une mise en scène de Visconti…. Diable ! Tous morts, sauf Delon : Romy Schneider, Silvia Monfort, Daniel Sorano, Daniel Emilfork…

théâtralement élisabéthain dit: 31 janvier 2013 à 18 h 04 min

Absolument, Court. Théâtre de Paris, 1961. Ce P… est incompréhensible. Le titre original est pourtant bien explicite : ‘Tis pity she’s a whore. Il est vrai que dans les années 60 on a même censuré une adaptation de La Religieuse. Civitas était déjà en gestation.

Pour Régis Debray! dit: 31 janvier 2013 à 18 h 03 min

« des signataires récurrents fixes »

…j’en passe et des meilleurs!
Mais en ce qui me concerne, 14 interventions, maximum.Quelques autres (deux ou trois) effacées…
De plus en plus difficile d’ailleurs, de suivre une discussion sur un quelconque auteur sur ce blog

bouguero dit: 31 janvier 2013 à 17 h 58 min

commentaires ayant traits réellement à Régis Debray

poste poste n’ai pas peur..on veut tous être avec debray..avec toi ou rien

compteur jaune dit: 31 janvier 2013 à 17 h 56 min

moi, par exemple, j’ai trois pseudos fixes et je ne sais combien de pseudos de circonstance improvisés sur le moment.

compteur jaune dit: 31 janvier 2013 à 17 h 55 min

où il comprendra que les signataires fixes ont d’autres pseudos

bé je l’ai bien compris. C’est pour ça que j’ai dit « en ajoutant ». la plupart des trolls ont un ou deux pseudos fixes. Tu ajoutes, tu fais une estimation, c’est comme ça que je suis arrivé à 22.

court dit: 31 janvier 2013 à 17 h 52 min

TKT
Delon et schneider, ce ne serait pas plutot dans Ford, et àla place de la P…. respectueuse ne faudrait-il pas lire plutot « Dommage qu’elle soit une P…’?
Je conçois que la proximité des titres puisse tromper, soit dit en passant.
Bien à vous.
MC

In C dit: 31 janvier 2013 à 17 h 40 min

françoise dit: 31 janvier 2013 à 17 h 31 min

Avec un peu d’attention vous remarqueriez que le nombre de commentaires concernant RD dépassent très largement la centaine, ce qui finalement est plutôt très positif

les aventures de jean-foutre la bite dit: 31 janvier 2013 à 17 h 39 min

Je suis étonnée du petit nombre de commentaires ayant traits réellement à Régis Debray

..détrompe-toi, on a tous pris de la colombienne pour poster..renato itou.
c’est patent.

JC dit: 31 janvier 2013 à 17 h 39 min

françoise dit: 31 janvier 2013 à 17 h 31 min
Je suis étonnée du petit nombre de commentaires ayant traits réellement à Régis Debray et à son ouvrage mis en exergue.

Poser la question qui tue … c’est malheureusement y répondre rapidement.

In C dit: 31 janvier 2013 à 17 h 36 min

Les signataires récurrents fixes dépassent largement la trentaine (en comptant 1 pour HR,JC, John Brown, bouguereau, renato et quelques autres)

françoise dit: 31 janvier 2013 à 17 h 31 min

Je suis étonnée du petit nombre de commentaires ayant traits réellement à Régis Debray et à son ouvrage mis en exergue.

serial addicts dit: 31 janvier 2013 à 17 h 29 min

compteur jaune il passera au rouge le jour où il comprendra que les signataires fixes ont d’autres pseudos et trollent à mort. même ceux qui viennent la bouche en coeur avec leur patronyme scintillant utilisent parfois d’autres pseudos.

christiane dit: 31 janvier 2013 à 17 h 12 min

Pénélope a beaucoup ri, aussi, en lisant les nombreux post de Dexter sous le même billet : « Régis Debray brocarde à nouveau les intellos » (juillet 2011). C’était à propos de théâtre off à Avignon…

compteur jaune dit: 31 janvier 2013 à 16 h 46 min

Sachant qu’un troll peut avoir jusqu’à six pseudos (voire beaucoup plus) sous un même billet et en ajoutant le nombre des signataires récurrents fixes, je dénombre vingt-deux auteurs de coms. 1043 divisé par 22 = 47,40. Vu que c’est une moyenne, certains ont dû poster une bonne soixantaine. Moi je dis bravo, c’est du dévouement.

Sergio dit: 31 janvier 2013 à 16 h 15 min

Ha ben voilà ça recommence tout le monde fait du Ferdine… Finalement y a que Richard Millet qui fait pas du Ferdine, lui ce serait plutôt du Marcel tellement ça se coince comme des voies ferrées…

Du pareil au même dit: 31 janvier 2013 à 16 h 00 min

christiane fait de la retape pour popol dont le blog s’étiole dans les souvenirs à deux balles

hildenstein dit: 31 janvier 2013 à 15 h 57 min

les dates communiquées puisque Régis Debray est le neveu du bien connu Debray Ritzen qui partit bille en tête contre la psychanlyse (j’ai souvenir d’un de ses lecteurs qui crut me convaincre en m’offrant un livre de l’oncle de Régis Debray

christiane dit: 31 janvier 2013 à 15 h 55 min

Un portrait savoureux, signé par Paul Edel (08 juillet 2011 sur la RDL) :
« le médiologue fantasque et son turban et sa baguette magique revient .. ce voltigeur se faufile partout pour nous avertir, nous prévenir..nous alerter, nous remonter les oreilles,nous descendre le moral.. nous écorcher.. nous tarabuster..nous repeter et saccader qu’il faut faire gaffe..il nous adjure de revenir à des frontières, des vraies.. ‘il faut du gaullisme à l’ancienne..du théatre à la papa vilar.. veut arrêter l’horloge théâtrale..quitter cette cafouilleuse époque.. rejouer gerard Philipe en boucle…et même revenir genre corneille. seneque pur l’apero..il ne cesse de nous dire de faire gaffe. mais gaffe à quoi? il apostrophe, éructe…loue des salles , convoque les candidats aux primaires.. brûle les planches et les fauteuils d’orchestre..tantot clown blanc, tantot zavatta nez rouge ,il nous carbonise de formules….appelle la garde.. .mais pour qui? il nous éclabousse de ses mots rutilants, fievreux un peu giraudoux paniqué….malraux jeté en vrac.. ..il joue du piccolo et de la mandoline auprés des jurés….camelot ou houdini ..il
sort de son chapeau des colombes.. des lapins….écume.. il est un congres d’intellectuels à lui tout seul.. voyant…coquet..symptome: crise réac une ou deux fois par an…. ….on ne sait jamais s’il est requinqué ou expirant.. .mais toujours cascadant.. au milieu de ses poudres et de ses flacons fioles et remèdes pour des maladies qu’on a pas….vous verrez! il va faire la bamboula à la table des goncourt en septembre…vous verrez pour qu’on retrouve le roman humaniste..le vrai..façon années 5O.. balancant par dessus bord les fumistes de l’écriture blanche.. brahmanique il va etre!!..le pique nique chez drouant va devenir sauvage.va mordre des cuisses.. le turban médiologique lui tombera sur les yeux. la transe…il a l’air à la fois fringant et furieux.. il a toujours l’air de se rebiffer..aucun doute il ébranle le plancher culturel parisien,touche le toit du monde ,monte, descend, s’agite, s ‘étrangle, apporte des médicaments à ses admirateurs sur des maladies qu’on ignore.. fait du bazar..fait son tour de piste.. ..Fellini buté.. le voilà qui rejaillit coté Cour lui quo’n croyait au Jardin…. pique sa crise..il essaie de nous persuader que nous les feignasses et les inconscients que tout est foutu, que le festival d’avignon est devenu un nid de glapisseurs.. strident. il fait un barouf pas possible… il afflue de partout.. cet homme- bousculade est tres bien. sans lui on s’ennuierait..et puis il parle, soudain, un français délicat… il est vraiment curieux celui-là. »

Pour le transclichysme allenicole dit: 31 janvier 2013 à 15 h 51 min

leur bêtise cachée sous un masque : le pseudo

oh, en ce qui me concerne, je la cache pas tellement.

Plan Q dit: 31 janvier 2013 à 15 h 51 min

(Mais qui de nous deux fesse l’autre ?)Barozzi 31 janvier 2013 à 15 h 37 min.

La Daaph, bien sûr, tellement masculine!

renato dit: 31 janvier 2013 à 15 h 49 min

C’est une belle démonstration de l’emprise du faux sur le réel (virtuel est une illusion que les gens cultivent pour justifier leur bêtise cachée sous un masque : le pseudo)

les aventures de jean-foutre la bite dit: 31 janvier 2013 à 15 h 46 min

Mais peut-être que je suis protégé en tant que transclichyste allenicole. On a des passe-droits.

..t’a droit à une passe gratos, après faut raquer..fée pas comme si tu savai pas

Pour le transclichysme allenicole dit: 31 janvier 2013 à 15 h 45 min

le dialogue est donc sorti après sa mort !

Ah, ça, y a des fossoyeurs persuasifs. Et bavards.

bouguero dit: 31 janvier 2013 à 15 h 42 min

sa postérité s’en ressent

il y a le steak quand même..un debray je vois pas bien ce que ça pourrait être

Pour le transclichysme allenicole dit: 31 janvier 2013 à 15 h 40 min

gladys swain ((en collaboration avec Marcel Gauchet), est morte à 48 ans

Pauvre Marcel. Il avait quel âge, lui ?

Jacques Barozzi dit: 31 janvier 2013 à 15 h 37 min

Daaphnée on pourrait refaire un remake d’Adam et Eve et envoyer la photo à ML, ça lui ferait tellement plaisir !
(Mais qui de nous deux fesse l’autre ?)

Phil dit: 31 janvier 2013 à 15 h 37 min

diable…plus de 1000 commentaires. dear passou, vous faites mieux que Libération quand ils citent M. Bergé in utéro.
Cocteau disait d’YSL qu’il était un nigaud à lunettes. Chateaubriand n’a jamais été presbyte, sa postérité s’en ressent.

hildenstein dit: 31 janvier 2013 à 15 h 35 min

Mais il le lui a dit et répété.
là, c’est surement névrotique . mais j’ai vu qye gladys swain ((en collaboration avec Marcel Gauchet), Dialogue avec l’insensé, Paris, Gallimard 1994 )est morte à 48 ans

Pour le transclichysme allenicole dit: 31 janvier 2013 à 15 h 35 min

Mais peut-être que je suis protégé en tant que transclichyste allenicole. On a des passe-droits.

Pour le transclichysme allenicole dit: 31 janvier 2013 à 15 h 34 min

renato dit: 31 janvier 2013 à 15 h 28 min
Wow ! tu écrit n’importe quoi et ça passe !

C’est comme ça depuis les débuts de la RdL, renato, et pas seulement pour le contenu des posts. J’ai toujours mis n’importe quoi comme adresse mail. Après tout, il est écrit : adresse de contact. Si t’as pas envie d’être contacté, y a aucune raison de donner ta vraie adresse.

bouguero dit: 31 janvier 2013 à 15 h 33 min

j’ai sur toi un effet bénéfique évident et je n’en tire même pas une crampe hr..ce qui est dans un asile psychiatrique la preuve d’une note exceptionnelle au controle qualité

renato dit: 31 janvier 2013 à 15 h 27 min

ça c’est pour voir l’adresse [email protected]

secrétariat de M. Bouguereau dit: 31 janvier 2013 à 15 h 27 min

dis-lui donc toi au sieur Passouline que tu es au-delà de tout le transclichysme allenicole (HR)

Mais il le lui a dit et répété.

les aventures de jean-foutre la bite dit: 31 janvier 2013 à 15 h 24 min

Oui, mais alors c’est la porte ouverte à toutes les usurpations de pseudo, il n’y a plus de contrôle possible.

..la videoscapscule ça t’a pa suffi? tu deviens gourmant, ma mère..

calbut passec dit: 31 janvier 2013 à 15 h 22 min

Je ne suis pas Daaphnée !

..ma mère..tu va dans le garage tu démonte un amortisseur de ton ami 6 et t’essaye de lenfiler..si tarrive c’est que t’es vontraube..épicétou..smpt pq et cgt..

hildenstein dit: 31 janvier 2013 à 15 h 22 min

@bouguero dit: 31 janvier 2013 à 15 h 06 min
toi t’as paz(comme la paz) compris qu’il est souvent plus facile de foutre le camp que de comédier avec les jeanfoutre de Lacan
t’es pas un littérarie absolu non plus , t’es même p^lus près de moins que rien que de vaurien à tirer des bords de rien en rien
dis-lui donc toi au sieur Passouline que tu es au-delà de tout le transclichysme allenicole

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