de Pierre Assouline

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La République des livres
Samuel Beckett, derniers temps

Samuel Beckett, derniers temps

Que sait-on de la voix de Samuel Beckett ? Rien ou presque. Les enregistrements sont rarissimes. Non qu’ils aient été perdus ou négligés, c’est juste qu’il n’en accordait pas, par principe. Ce qui condamne ses lecteurs à en rater la tessiture, le grain, les inflexions, toutes choses qui nous en auraient dit autant sur lui que le son de ses textes sur son œuvre, son rythme et sa scansion si particuliers. C’est peu dire que cette voix leur manque. Que ne donneraient-ils pour l’entendre prononcer ses fuck ! à l’irlandaise, surtout pendant le match France-Angleterre en ouverture du Tournoi des six nations dont il ne ratait pas une miette. Ne leur reste qu’à se rabattre sur les livres qui lui sont régulièrement consacrés pour espérer en percevoir un écho fut-il faible ou assourdi. Deux parmi les plus récents réussissent cet exploit quand bien même serait-ce la voix de ses derniers temps, celle d’un homme rongé par la maladie et la cécité.

Dans Le Tiers Temps (180 pages, 18 euros, Gallimard), un premier roman très enlevé (ici quelques pages à lire), Maylis Besserie, a bien écrit une fiction même si elle se nourrit de sa biographie. Elle a voulu le mettre face à sa fin, comme il le fit de tant de ses personnages. L’exercice était délicat et elle y est remarquablement parvenue. Nous sommes en 1989, il a 83 ans, plus que quelques mois à vivre et ne pèse plus que 63 kgs, sa haute taille s’étant voûtée à hauteur de 1,82 mètres. Il tombe plus souvent qu’à son tour, se redresse, tombe encore, tombe mieux… On voit passer ses familiers : sa femme Suzanne née Dechevaux-Dumesnil qui l’a précédé de quelques mois à peine dans la tombe où ils voisineront pour l’éternité à Montparnasse ; Edith Fournier, l’amie traductrice ; la veuve de Roger Blin …

Le Tiers Temps est le nom d’une maison de retraite médicalisée qui se trouve non loin de chez lui, dans le XIVème arrondissement de Paris, 26 rue Rémy-Dumoncel, du nom du directeur littéraire de Tallandier qui fut parmi les tous premiers à publier les romans de Georges Simenon. Au 36 de cette même rue, on trouvait jusqu’à il y a deux ans encore la sortie des Catacombes. Michael Lonsdale, acteur beckettissime (comédien et metteur en scène de Comédie, Pas, Catastrophe), m’avait parlé autrefois l’existence du Tiers Temps et de la présence de la vieille carcasse de Beckett, aux os extraordinairement acérés, entre ses murs, ce dont j’ignorais tout. Selon lui, il s’y était réfugié après avoir été fichu dehors de chez lui par sa femme qui ne supportait plus son état d’ébriété. Lonsdale lui rendait visite de temps en temps. Il m’avait notamment rapporté que Beckett faisait régulièrement les courses pour rendre service à un couple de petits vieux qui n’en avaient plus la force mais que, après être rentré chez lui à l’issue d’un long séjour, il continuait à faire leur marché une fois par semaine et à le leur déposer comme avant.

C’est si tentant d’imaginer un créateur se métamorphosant en l’une de ses créatures, tel un Giacometti tout en arêtes de bronze marchant fraternellement à côté de l’homme qui marche, silhouettes voûtées, tremblées et capturées par l’objectif de Cartier-Bresson. Sa personne se métamorphose alors en son personnage. Etre Beckett sans le plagier, le décalquer, le caricaturer, le pasticher ou, pire encore, le singer, un exploit pour l’écrivain qui s’y frotte. On entend de drôles d’expression telles que « Finissez d’entrer ». Ou d’autres aux consonnes fricatives. On se surprend à essayer de dire sans se tromper « Peter Piper picked a peck of pickled peppers ». Mais « souventefois », adverbe aussi ironique que désuet attesté depuis le XIIème siècle, est-ce du Beckett ou du Besserie ?

Le Tiers-Temps est écrit à la première personne. C’est moi, Beckett, qui vous parle du fond de ma nuit à l’heure de pénétrer dans les ténèbres. Un parti pris qui a réussi à l’auteure. Lamia Berrada-Berca en a choisi un tout autre : l’écrivain et dramaturge, elle l’interpelle tout le long de Et vivre, Beckett ? (140 pages, 16 euros, Le temps qu’il fait). La technique dite de l’interlocuteur distant est éprouvée depuis La Modification (1957) de Michel Butor. Elle n’est supportable que sur une courte distance, le cas en l’espèce. D’autant que l’auteure en profite pour s’interroger sur le véritable statut du « je » en littérature, différent en français et en arabe : « « je » ne casse pas le verre, c’est le verre qui s’est brisé etc ». Sa recherche de l’insondable, comme lui apparaît cet homme, ne la mène pas dans une maison médicalisée du XIVème arrondissement mais à Tanger, sa propre ville, villégiature parmi ses favorites, là où l’échalas aimait à se perdre dans les dédales du Grand Socco ou sur la plage, en remontant les labyrinthes de la Casbah, dans la patio du légendaire palace décati El Minzeh où il avait sa chambre en automne, en anonyme attablé des heures durant au café de Paris, où nul n’aurait eu l’idée de soupçonner la présence d’un prix Nobel de littérature.

Elle l’y cherche et l’y trouve dans sa solitude, ses silences, ses nulle part, tout sauf le Tanger de la Beat Generation et certainement pas celui de Paul Bowles. Sa traque est, là aussi, fécondée par tout ce que les biographies de Beckett nous ont dit de lui, à plus encore par sa correspondance (quinze mille lettres retrouvées à ce jour), mais fort heureusement, elle n’en a retenu que les chutes, les détails, les riens. Tant mieux car ils nous avaient échappé. Ainsi ce mot de Nabokov apprenant que Beckett séjournait en Allemagne afin de perfectionner son allemand :

« Se démener pour apprendre à se taire dans une autre langue, quelle absurdité ! »

On avait oublié que lorsque Jean-Marie Serreau accueillit En attendant Godot pour sa création en 1953 au théâtre de Babylone, trente cinq directeurs de théâtre l’avaient refusé avant lui. L’auteure nous invite à nous souvenir de l’importance de la musique dans le moindre de ses actes créateurs, du Voyage d’hiver de Schubert à l’origine de sa pièce Quoi où, de toute la musique qui l’aura toujours « enveloppé et installé dans une douce forme de non-être, dans un état suspendu ».

« Existe-t-il une seule raison qui explique pourquoi la matérialité terriblement arbitraire de la surface des mots ne peut pas se dissoudre, comme par exemple surface sonore de la Septième symphonie de Beethoven ? »

Soit mais ne pourrait-il le dire aussi bien des quatuors de Haydn qu’il vénère ? Cela donne envie d’aller écouter voir ce que des compositeurs ont fait du Beckett lorsqu’ils s’en sont emparés, Phil Glass avec Comédie et Compagnie, Berio avec L’Innommable, Morton Feldman avec Ni l’un ni l’autre… Rien n’est absurde comme de l’avoir confiné dans l’absurde et de l’y avoir réduit alors qu’il y a tant à creuser dans les marges, notamment dans la part burlesque de son tragique, avec le Purgatoire de Dante pour tout viatique. De ce qu’elle a trouvé dans ses lettres, Lamia Berrada-Berca a fait des isolats qui disent sa vérité. Aussi vrai que chaque fragment monologue « la cacophonie de soi ». De son père, son complice parti prématurément, il écrivait en 1933 :

« Il m’est impossible d’écrire sur lui, je peux seulement marcher dans les champs et franchir les fossés après lui ».

La fin est dans le commencement et cependant il a continué. Fin de papier, fin de partie, Hamm a le dernier mot :

« On est sur terre, et c’est sans remède » »

Naître et mourir, c’est tout un. Avec ces deux livres pleins d’éclats de Beckett, on connaît mieux sa voix. A force d’écarquiller sa langue, on l’entend autrement et il ne lui aurait pas déplu que ce fut une voix de pure fiction.

(« Samuel Beckett à Tanger » Photos François-Marie Banier ; « Beckett et sa femme Suzanne au cimetière du Père-Lachaise, photo D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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commentaires

514 Réponses pour Samuel Beckett, derniers temps

Chaloux dit: à

Dhh, merci. « Visqueuse », c’est épatant !

Depuis le temps que je le dis. Gigi la visqueuse est un dictionnaire des auréoles!

Hurkhurkhurk!

DHH, dit: à

@Clopine
le chiffrage de l’indemnisation à laquelle vous pourriez prétendre relève de la justice administrative .
Ce genre d’affaires est un des deux volets de ses compétences, l’autre étant le contentieux de l’excès de pouvoir
En conséquence vous pouvez attaquer l’Etat par une action en responsabilité devant le tribunal administratif de votre ressort qui appréciera la réalité de la faute ou identifiera les décisions regulieres, mais malencontreuses, à l’origine des dommages et déterminera l’indemnisation correspondante
cette action pourra être le fait d’une personne physique ou morale (association existante ou créée ad hoc)

Jazzi dit: à

« IL y avait une brave dame, intimidée mais résolue, qui est venue nous raconter la lutte des riverains (voire un peu plus) de Notre-Dame, pour faire reconnaître les dégâts causé par la fonte du plomb, lors du terrible incendie de la Cathédrale. »

Je ne vois pas en quoi cette intervention était risible, Clopine. Peut être maladroite et ennuyeuse dans la forme, mais me semble-t-il très utile dans le fond du problème ?

JiCé..... dit: à

Quelle triste fin, cette mort programmée d’un blog qui fut prestigieux se diluant dans la sauce féminimale la plus plate, la mayonniaise brayonne follement liée, agonie se déroulant sous le regard amusé des hommes de bonne facture, triste pour nos sœurs perdues en vains débats….!

Chaloux dit: à

Oh, je les connais, ces dames. Je ne les connais que trop. Elles s’appellent, en réalité, Bienséance, Langue de Bois et … Manque d’humour. Je crois que c’est surtout la troisième, qui en a après moi !

N’était-ce pas plutôt Dame Patience?

Clopine dit: à

Dhh, merci. « Visqueuse », c’est épatant !

(bon d’accord, je sors…)

et alii dit: à

l’accusation d’être saoule était banale pour les juives arrêtées comme juives par des français; excusez moi de ne pas avoir ici les références

et alii dit: à

quelle lettre intéressante,avec cette « méprise », d’un côté capital,de l’autre stupide et « je croyais » merci!

rose dit: à

 Petit rappel est un oiseau d’une espece différente avec un territoire

Revu ce matin une sitelle : ô joie.

Dans les graines de tournesol.

Clopine dit: à

Merci, Rose… Oh, hier au soir, j’ai juste profité du meeting pour demander à l’avocat si une procédure contre l’Etat était envisageable. A l’échelle du pays de Bray. Car nous, enfin tous ceux qui ont du terrain non bâti à usage agricole, que nous ayons subi le panache Lubrizol ou non, avons reçu un courrier des impôts, nous « informant » que nous allions avoir une réduction sur nos impôts fonciers.

???

Le tout sans autre explication : nous ne savons pas comment la réduction est calculée, à quoi elle correspond exactement… C’est une sorte de « prévision sur le manque à gagner » (et donc la réduction des revenus tirés du foncier) en avons-nous péniblement déduit.

Or, ce saupoudrage de fric, outre qu’il dénote une sorte d’empressement suspect du gouvernement à « indemniser » (alors qu’on a tous encore dans l’oreille les propos rassurants du Préfet, disant que « tout allait bien », et que la CODERST a autorisé la réouverture partielle du site malgré un nouvel incident qui s’est produit deux jours avant la réouverture, et dont nul n’a parlé devant la juge….Bref.) , ce fric venu d’en haut ressemble fort à une injonction : « tendez la main et… fermez-la ».

De plus, c’est en parfaite contradiction avec les engagements de Macron, qui déclarait que « ce serait Lubrizol, et non l’Etat, qui paierait ».

Le pognon des impôts fonciers, euh, là, ce serait-y pas de l’argent public par hasard ? Mmmmmhhhh ?

Enfin, le plus fort de tout, c’est qu’en regardant bien la feuille, on s’aperçoit que le dit-pognon vient d’un fonds d’indemnisation ouvert en référence, tenez-vous, à un dispositif mis en place pour les « calamités agricoles ».

Lubrizol, une « calamité agricole » ? Les nuages de sauterelles, je veux bien. Les sécheresses ou les inondations, passe encore, encore qu’il y aurait beaucoup à dire sur le côté « catastrophe naturelle » n’est-ce pas.

Mais un nuage transportant de l’amiante, des hydrocarbures cramés, tout un coktail de substances toutes plus cancérigènes les unes que les autres, c’est une « calamité agricole » ???

Mais pour de vrai, ce n’est pas à cause de cette intervention qu’on m’a soupçonnée d’ivresse. Ce fut après lors des témoignages (AZF, CHU, Vieux Manoir, etc.)

IL y avait une brave dame, intimidée mais résolue, qui est venue nous raconter la lutte des riverains (voire un peu plus) de Notre-Dame, pour faire reconnaître les dégâts causé par la fonte du plomb, lors du terrible incendie de la Cathédrale.

Ce n’était pas que son intervention ait été inintéressante, mais n’est pas orateur qui veut. La brave dame nous a tellement assommés, avec une voix si monocorde, de dates, de chiffres, de considérations, que plus personne ne l’écoutait, (c’est bien simple, on aurait dit une conférence de Marc Court, en quelque sorte). J’ai soupiré, sans doute un peu trop fort « eh bien, merci de nous plomber l’ambiance..;’, ce qui a fait hurler de rire Clopin et les potes (qui venaient eux-même de soupirer, à la énième date égrenée par la brave parisienne « comment ? On n’en est encore qu’au mois d’août ?  »

Les dames du rang derrière n’ont pas apprécié nos éclats de rire, que nous tentions pourtant d’étouffer… Et s’en sont évidemment prises à moi.

Oh, je les connais, ces dames. Je ne les connais que trop. Elles s’appellent, en réalité, Bienséance, Langue de Bois et … Manque d’humour. Je crois que c’est surtout la troisième, qui en a après moi !

une main ... dit: à

Heureusement, j’ai définitivement passé l’âge de la remise en question, au fait. Clopisaitout.

Il est 11h03 ce mardi 04/02/2020.

B dit: à

Existe t il un rapport même lointain entre la chanteuse égyptienne et l’ écrivain irlandais, en dehors du chocolat que je n’ai pas la chance, ni de la pub qui lui fut faite, de connaitre? C’est tiré par les cheveux, Chaloux qui n’en a que peu nous largue des archives sonores incongrues bien qu’inestimables et rares, donc on peut le supposer, chères , ce qui correspondra à l’ idée que nous avons pu élaborer de cet élément si élégant et délicat qui de sa présence aussi capricieuse qu’orageuse honore l’areopage.

DHH, dit: à

@Petit rappel
Libre a vous de trouver l’expression « nimbé de sauce tomate » de Clopine maladroite ou stylistiquement médiocre mais on ne peut lui faire grief d’etre incorrecte ?
Votre argument :la definition de Littré qui date de la fin du 19 eme siecle ;
Mais c’estt oublier que les mots vivent et qu’ils generent en permanence des sens nouveaux soit par metaphore (le pied de la table ) soit par métonymie (la cascade de sens du mot bureau )
Et c’est par metaphore qu’aujourd’hui le mot nimbé, designant à l’origine l’auréole vaporeuse qui entoure la tête des saints , est couramment employé aujourd’hui avec le sens que lui donne Clopine de « matiere vaporeuse, liquide ou visqueuse entourant un objet ou un aliment.

Janssen J-J dit: à

Je me souviens maintenant de l’épinglage de Steiner envers Papa Sigmund. Il racontait que l’icst était impénétrable et « l’interprétation des rêves » une grosse foutaise. Cela m’avait fait grand bien, naguère, ce déboulonnage en règle. Bin plus tard, advinrent les gros sabots de notre Onfray national pour enfoncer le clou, on le sait, mais on avait été depuis longtemps convaincu, et ç’alalit pas être Mme Roudiescu qui allait nous faire changer d’avis… Steiner avait fait le ménage avec élégance. Non, je n’ai jamais oublié ses magnifiques Passions impunies (et Finkilkraut non plus, je crois). Elles avaient rendu heureux le boulimique de lectures que j’avais toujours été, hélas longtemps châtié de cette passion vicieuse néanmoins indéracinable.

D. dit: à

Ces chants d’Oum Kalthoum sont en effets superbes et émouvants. La seule musique ewt déjà très belle.
Cependant il n’est pas donné à tout le monde de l’apprécier. Chaque être humain porte en lui souvent sans le savoir le « programme » qui lui permet d’apprécier une musique exotique. Souvent ce programme s’enclenche tard. Il est certainement dépendant d’une multitude d’autres programmes qui auront du tourner et préparer le terrain auparavant.
Et puis l’avancée en âge nous rapproche inconsciemment de notre point ultime : l’Eternité près de Dieu. Beaucoup y résistent par orgueil mais le processus est invincible.
Nous sommes tous sur les rayons invisibles d’une immense roue dont le centre est le soleil divin et nous avançons inéluctablement vers le centre en suivant notre propre rayon. Et ceux qui s’accrochent, Dieu les attire jusqu’à ce qu’ils lâchent. À l’issue du voyage matériel et astral, une seule destinée : le rayonnement d’amour divin et toutes les louanges sincères, angéliques ou humaines, devenues intemporelles et éternelles.

christiane dit: à

B,
émouvante cette lettre de Beckett adressée à Roger Blin. Merci.

christiane dit: à

Je découvre. Merci Et Alii.
Béatrice Monzon et Willard White. Magnifique. (Je tremble encore au souvenir du conte de Charles Perrault de mon enfance.)

« Quasi contemporain du Pelléas de Debussy et de l’Ariane de Dukas, Le Château de Barbe Bleue est l’unique incursion de Bartók dans l’opéra, mais la forme choisie par le musicien hongrois est en complète rupture avec les ouvrages de ses prédécesseurs. L’action est condensée en un acte unique d’à peine une heure. Mais quelle partition ! Elle regorge d’une imagination sonore audacieuse et éblouissante portant au zénith cette métamorphose de la solitude et de la difficulté du rapport amoureux. Le conte de Charles Perrault devient ici un drame existentiel où l’être humain comme le sentiment sont mis à nu. Les voix ainsi ne sont jamais traitées en duo mais en monologue distinct, tout à tour s’affrontant ou s’effleurant. L’orchestre devient alors le troisième personnage car c’est à lui que revient le soin de créer l’écrin musical de cette joute amoureuse. L’œuvre connut des débuts difficiles, mais fut ardemment défendue par quelques grands chefs, dont Karl Böhm, et a depuis gagné sa place parmi les pages les plus puissantes du XXe siècle. »

B dit: à

D, je n’ai pas lu les récriminations de Clopine, je suis quelquefois lassée de ces querelles, moi moi moi je je je à quoi elle devrait pouvoir porter remèdes car elles gâchent ses apports purement littéraires. Si j’ étais elle je prendrais ou laisserais les différents intervenants pour ce qu’ils sont ou ce que l’on pense qu’ils sont sans en faite étalage systématiquement. Petit rappel est un oiseau d’une espece différente avec un territoire et un chant incompris de Clopine aussi pourquoi devrions nous enregistrer ces tiraillements alors que tant de symphonies s’offrent à nous et nous réjouissent en plus du miel , des confitures et préparations sirupeuses qu’excellent à produire nos amis rdeliens. De quoi s’agissait il pour qu’elle reçoive de vous ces notions ce matin?

D. dit: à

En gros, Clopine, vous étiez une sorte de Greta Thunberg locale mais à incompétence multidisciplinaire ?

Jazzi dit: à

Cinéma, cinéma

« Le masque et la plume » critiqué pour sa misogynie.

Les mythiques « Cahiers du cinéma » rachetés par 19 actionnaires dont Xavier Niel et Alain Weill.
La bible des cinéphiles, créée en 1951, était depuis 2009 la propriété de l’Anglais Richard Schlagman.

B dit: à

Un echassier conviendrait mieux avec pour le profil si on verse dans l’anthropomorphisme un ressemblance avec l’aigle, le froid énigmatique du regard. L3s coqs ne perchent pas si haut pour avoir à remplir leur rôle.

Phil dit: à

des guiboles de coq. quel théâtre

rose dit: à

Pourtant le molosse c’est renato qu’il a entraîné ?

rose dit: à

Chez nous, rose et moi, dans le sud-est, nous ne marquons pas la liaison ici : nous disons
Toi -qui-es-un-homme.
Variations toniques.
À midi carottes Vichy, échalotte, quatre gousses d’ail, dorade froide mayo.
Menu tonique pour le moral.

et alii dit: à

j’en profite pour vous dire que (comme Steiner)je m’aide d’une canne pour marcher (un grand mot) -sans canne, je fais au plus trois pas;la semaine dernière avec mon poignet choqué(peut-être pas foulé)quel problème!heureusement que je tiens ma canne à la main gauche;

et alii dit: à

ne vous en faites donc pas christiane!ce qui était intéressant dans (toi qui es un homme) ,c’est la liaison « ez » un homme!mais ça nous arrive à tous toutes!on tape très vite; moi, j’aime mettre des liens si possibles ,coservation de la voix, diction et pour moi, émotion qui me surprend moi-même;tant mieux!
bonne journée

rose dit: à

Ce mec avec ses valises énormes. Je supoose qu’elles lui appartiennent puisque c’est lui qui les porte.

rose dit: à

Je l’ai raté hier

Vous aviez raison pour hier (toi qui es un homme) mais aujourd’hui c’est plus complexe

Affolée que j’étais par ce train qui contient jusqu’à 1100 passagers. Ce miuvement de foule lorsqu’ils quittent le train.
Ce mec avec ces valises énormes qui revient de la Dominique alors que sa femme a chopé, elle, la correspondance pour Gardanne, après 35 heures de voyage. Je lui ai parlé.
S’il a ramené le coronavirus de la Dominique, j’incube.

rose dit: à

et alii dit: à

pour steiner
Extrait du Château de Barbe-bleue avec Monzon et White

Magnifique. Même si je n’ai pas saisi le lien avec Steiner.

Il y a un soleil vert, un temps dans ce lien.

christiane dit: à

Merci, Chaloux, pour ce commentaire (et le lien) :
« Elle disait que Samson François était le seul élève qu’elle ait giflé. Il en était assez fier rétrospectivement et probablement elle aussi. Quelle intuition.
On peut la voir ici, très âgée. Elle est d’ailleurs morte avant la fin de la diffusion de ces entretiens.
Merci, Et Alii pour celui-ci (et le lien) :
« son élève SAMSON FRANÇOIS DIT : quand je suis arrivé au Conservatoire dans la classe de Marguerite Long, je jouais terriblement «sale», c’était effrayant, très échevelé… Elle m’a montré qu’on pouvait jouer avec sentiment tout en restant très simple dans son interprétation.»

christiane dit: à

Merci, Et Alii.
Je vais écouter. Mais maintenant, l’émission retrouvée de Hors-Champs. (Steiner / Sartre/ Laure Adler).
A propos,
que pensez-vous de l’accord du participe passé « enregistré » ? La justesse de l’accord de ce pp dépend de la bonne identification de son complément d’objet direct mais quel est-il ici ? Ici, le pp, placé en tête de la phrase « une semaine d’entretiens devrait s’accorder avec le nom qu’il complète (semaine), à condition qu’il qualifie bien celui-ci mais n’est-ce pas les entretiens qui sont enregistrés plus que la semaine ?
enregistré : celui-ci… (phrase d’avant)
enregistrés : les entretiens (d’une semaine)
enregistrée : une semaine de…
Vous aviez raison pour hier (toi qui es un homme) mais aujourd’hui c’est plus complexe.
Merci pour les corrections orthographiques et grammaticales. (Certaines fautes d’inattention n’apparaissent que lorsque le commentaire est édité, ici, comme hier).

christiane dit: à

enregistrée

christiane dit: à

Peut-être celui-ci – de l’émission « Hors-Champs » – enregistré dans sa maison de Cambridge, une semaine d’entretiens avec Laure Adler :
https://www.youtube.com/watch?v=mQAS53Wm7gk
Il disait : « Cette enfance est bercée de musique, elle fait partie de sa vie. «Il paraît que certains chefs d’orchestre arrivent à lire une partition et l’entendent dans leur tête. C’est très rare. Moi je suis incapable de lire une partition.» Très jeune, ses parents l’emmènent au concert. «La musique peut m’apporter un grand bonheur. Elle peut accompagner. La musique est au-delà du bien et du mal.»…
J’écoute le début. Oui, c’est celle-ci.

rose dit: à

Cela ne fait rien si ici, dans le bocal, on a toujours 36 trains d’avance ?

« France Télévisions célèbre Beethoven en grande pompe

A l’occasion du 250e anniversaire de la naissance du compositeur, France 2 propose une intégrale de ses neuf symphonies, dirigées par Gustavo Dudamel. Un choix convenu qui manque d’audace. »
In le monde.fr

À props de train, hier, ai attrapé peur (après avoir appris kekchoz : il y a un train qui dait gare saint charles-> aéroport Charles de Gaulle.)

Le Ouigo a une capacité de 1100 voyageurs : c’est effrayant.

christiane dit: à

Oui, Renato,
je me réveille, allume ma radio, apprends que Georges Steiner est mort, hier. C’est un flash rapide. Un très bref enregistrement de lui est alors diffusé. Il y évoque la difficulté de se comprendre d’homme à homme, tant les langues parfois séparent… la traduction ? évoque le lien entre poètes et philosophes. Je retiens que c’est un entretien avec Laure Adler des années 2000. Je vais essayer de le retrouver.
Il a connu l’antisémitisme et a lutté contre la haine par la culture avec pour seule arme son stylo. Il m’a vraiment donné le goût de la littérature… Le langage comme une tour de Babel…
Voilà un homme dont la pensée va me manquer.
Je n’ai pas encore lu les commentaires de la nuit. Me suis endormie en écoutant grâce à Pablo et Chaloux des pianistes vertigineux.

rose dit: à

Je reconnais à la langue arabe une perfection pour traduire les circonvolutions de l’amour, mais on a assez de fous rires avec Messaouda pour savoir comment ça se termine.
Pourtant, je préfère Maria Callas, pzrce sue, quand elle chante, je la comprends
https://youtu.be/B-9IvuEkreI

rose dit: à

Morte jeune, Oum Kalsoum de crises néphrétiques.
Le rossignol du Caire.
Hommage rendu à nos frères égyptiens pour avoir couvé en keur sein la voix d’or d’Oum Kalsoum.

rose dit: à

Clopine

Moi aussi je me suis achetée une casquette irlandaise, faite main à Westport. Verte écossaise.
Je ne l’ai jamais portée..

Ose pas.
Mais, au fait, qu’est ce que vous avez gueulé lorsque vous pavez pris la parole ?

rose dit: à

4 février 6h06

Sur ce blog on l’a dit de moi, moult fois que j’étais saoûle Clopine.
Or, je ne bois pas.
Vous devez avoir la rage chevillée au corps.
Laissez dire et soyez vous même.

JiCé..... dit: à

Bien plus mortel que le coronavirus, le Coranovirus …

Clopine dit: à

(hors sujet, sortie de meeting Lubrizol ce soir à Rouen, ça avance…)

J’ai encore entendu, ce soir, la vieille, la sempiternelle accusation à mon égard : « elle est soûle ou quoi ? »

Bon sang. Rien n’y fait. Dès que je suis moi-même, dès que je parle , il y a toujours quelqu’un pour trouver que je parle trop fort, trop, pour avoir envie que je me taise…

En fait, si j’y réfléchis, il suffit que je m’exprime, et que je sois gaie, en plus, et un peu spirituelle aussi, et que j’agisse comme un mec le ferait. Et zou. Ca tombe. Je dérange…

Ca a commencé si tôt ! Ma voisine (j’avais 12 ans…) : « mais enfin, tu te rends compte comment tu lui as parlé à ce Monsieur ? Bon, d’accord, ce n’était pas injurieux, tu t’exprimais bien.. Mais enfin, tu es une petite fille… On ne parle pas comme ça à un Monsieur… »

Ma mère (j’en avais 13) : « comment as-tu osé parler comme cela à ce curé ? Lui parler comme tu l’as fait, et surtout, poser les questions que tu as posées ? Sur les limbes ! Toi, oser interroger un curé sur les limbes, et avec ce mouvement de menton, et cet air de ne pas y croire du tout ! Franchement, tu passes les limites ! C’est à se demander si tu n’as pas le diable au corps ! »

Et moi, au lieu d’envoyer paître ma voisine, au lieu de regarder calmement ma pauvre mère, je commence à m’interroger, sur ce que j’ai le droit de dire, ou pas… je renverse la question. Je me gratte le coquillard !!!

Heureusement, j’ai définitivement passé l’âge de la remise en question, au fait. J’aimerais tant qu’on se le dise. Mais je crois que c’est enfin fait, car, quand nous sommes partis, je me suis fait un plaisir d’attraper ma casquette, une superbe casquette irlandaise faite main dans le comté de Donegall, je l’ai vissée sur mon crâne, et, sans un regard vers celle qui avait évidemment émis l’hypothèse la moins favorable à mon endroit, qui m’avait en quelque sorte insultée, je suis partie, la laissant plantée sur sa chaise, tellement en-dessous de mon regard…

Je ne lui ai pas tiré la langue, comme, toute proportions gardées, Einstein aurait pu le faire, mais, pour une définitive fois, c’était tout comme.

OZYMANDIAS dit: à

Erratum :
(… que chantait Oum Kalthoum…).

OZYMANDIAS dit: à

La chanson que chante Oum Kalthoum s’intitule en arabe  » سيرة الحب « , ( Récit ou histoire d’amour ).
Le Prophète de l’Islam Mouhammad ( Mahomet ) avait trois filles : Fatema, Roukaya et Oum Kalthoum.
Oum Kalthoum est surnommée  » كوكب الشرق  » ( L’Astre de l’Orient ) dans le monde arabe. Les égyptiens considèrent qu’après la parole d’Allah, le Coran, et les paroles du Prophète, les Hadith, viennent les chansons d’Oum Kalthoum, Diva sacrée à la divine voix.
Pour ceux et celles qui maîtrisent la langue arabe, en général, et le parler égyptien, en particulier, comme moi, je leur conseille d’écouter les Roubaïates d’Omar al-Khayyam ( les Quatrains de Khayyam ) que chantaient Oum Kalthoum d’une voix venue d’un autre monde ou d’un autre ciel.

D. dit: à

Vous aviez du Galak, pour votre goûter, Chaloux ?

D. dit: à

Moi je connais surtout Oum le dauphin dans la pub pour le chocolat Galak.

Chaloux dit: à

Pas la même série, Jazzi. Claude Santelli à qui on doit tant avait été l’élève de Marguerite Long. Il est allé la voir une première fois en 64, c’est l’émission dont tu donnes le début.
les entretiens (5 volets ?) datent de 66.

B dit: à

Un peu Ségolène. Vie de Rancé, l’abbé, de Chateaubriand.

Jazzi dit: à

« elle a tenu à m’emmener dans le grenier du château où il faisait très chaud et où on s’est bien amusés. »

C’était du temps où ta mère te tricotait tes culottes de laine, D. ?

Chaloux dit: à

Elle disait que Samson François était le seul élève qu’elle ait giflé. Il en était assez fier rétrospectivement et probablement elle aussi. Quelle intuition.
On peut la voir ici, très âgée. Elle est d’ailleurs morte avant la fin de la diffusion de ces entretiens.

https://www.ina.fr/video/CPF86611518/pavane-pour-un-genie-defunt-video.html

Je vois sur le site de l’INA que Oum Kalsoum est morte il y a quarante cinq ans aujourd’hui.

D. dit: à

Au risque de vous étonner, C. Rancé est tout-à-fait mon style de femme.

D. dit: à

Quand j’étais petit en été j’ai été invité à jouer à la balançoire avec une petite Sylvie dont le père était comte.
Nous étions très mignons tous les deux.
Nous avons eu un bon goûter pour nous deux tous seuls puis elle a tenu à m’emmener dans le grenier du château où il faisait très chaud et où on s’est bien amusés.

B dit: à

D, pensez vous qu’un espion dont on ne connait pas le commanditaire ait bazardé une fiole dans la cage des chauve-souris de façon à tester la solidité de nos systèmes, suspensions, boite de vitesse automatique, pneumatiques, réserves etc etc. Les petits et gros actionnaires vont se faire des cheveux blancs, préparez à la teinture.

christiane dit: à

Ça m’a donné

Jazzi dit: à

L’Académie de musique Marguerite Long, à Cannes, était un centre mythologique de la ville, avec l’école de danse de Rossella Hightower.

B dit: à

Je navigue entre Rancé et l’âne d’or d’Apulée. J’aime bien, c’est pour moi une infusion de vocabulaire.

christiane dit: à

Elle évoque Ravel et cette création « Le tombeau de Couperin ». Puis elle joue cette œuvre. C’est tragique. (51mn…)et je lis : « Le 26 février 1906, la jeune pianiste devenait Mme Marguerite Long-Marliave. Elle venait d’épouser l’officier qui l’avait brocardé en public pour n’avoir pas joué du Fauré chez François de Vésian. Cette romance ne dura pas bien longtemps à cause de la Grande guerre. Joseph de Marliave devait mourir à l’âge de 41 ans aux premiers jours du conflit, au mois d’août 1914. L’officier était critique musical dans plusieurs journaux spécialisés dont « La nouvelle revue ». Chaque semaine, il se rendait aux concerts Colonne et Lamoureux à Paris. On lui doit la traduction de l’œuvre d’Isaac Albéniz « Pepita Jimenez » qui sera joué en 1923 à l’Opéra-comique. Il avait également travaillé sur la version version française de « Goyescas » d’Enrique Granados. La guerre aura frappé en plein cœur ce destin artistique… La « Toccata » et « Le tombeau de Couperin » de Maurice Ravel est dédié à Joseph de Marliave. »
Bon, l’émission s’achève. Bonne soirée à tous.

B dit: à

Ben oui, qui veux tu que ce soit, Sylvie, toujours pas lu celle de Nerval

B dit: à

Langoncet semble hors connexion, chalet ou voyage en Patagonie… Là bas un artiste veut installer des immenses dispositifs pour faire chanter le vent et répondre aux chants des baleines en créant un dialogue et un dialecte . J’ai oublié son nom, ça vous dit quelque chose, musiciens ?

christiane dit: à

Dans la même lettre de Cécilia Dunoyer de Segonzac évoquant Marguerite Long, ce passage qui ne manque pas de piquant : »Certains de ses collègues étaient jaloux de ses succès mondains… car mondaine elle savait l’être. De sa table de bridge, son téléphone perché en équilibre sur une pile de courrier, elle menait son monde, faisait la pluie et le beau temps, tout naturellement. Mais dans le fond elle était honnête avec elle-même et capable d’une chaleur et d’une grande générosité de cœur bien méridionale, envers ceux qu’elle estimait. Ne perdant jamais son sens de l’humour, elle disait: «Pourquoi ne serais-je pas simple ? Ce doit être si fatigant de se prendre au sérieux !»
C’est vraiment ce que je ressens à l’observer sur ces photos et en l’écoutant parler. Un monde un peu proustien…

D. dit: à

C’est toi Sylvie ?

B dit: à

Pablo, il n’existe aucune règle d’intervention sur un blog, ce n’est pas forcément un jeu mails le jeu n’est pas proscrit. A ceux qui savent entrer dans un personnage et exprimer à travers ce personnage des idées, tant mieux. x n’est, je crois, pas D .

christiane dit: à

Dans cette lettre ces mots :
« Vous savez, disait-elle, la vieillesse emporte … mais elle APPOR1E ! Je peux faire cette année des choses que je n’aurais jamais pu faire il y a vingt ans».
C’est exactement ce que disait Antoine Compagnon de Cézanne hier !
https://www.lalettredumusicien.fr/imgfck/2/File/Piano_site/P03_Souvenir_Marguerite_Long.pdf
J’écoute en feuilletant internet. Très belles photos d’elle. Cette femme était élégante, un charme désuet…

christiane dit: à

Chaloux (suite)
J’ai écouté « le quatrième nocturne de Fauré, dans un tempo un peu rapide, mais une interprétation magnifique ». Ça m’a donnait envie d’en savoir plus sur Marguerite Long. Cet entretien enregistré en 1954 (France-musique) est émouvant. On l’écoute parler et jouer comme si elle était encore vivante. Très beau visage en médaillon, d’une femme vieillissante et douce, lumineuse Tout en beauté intérieure. Beaucoup de tenue. Voix un peu rocailleuse alors que la musique est si fluide. Broche assortie au paravent chinois.
C’est bien qu’elle ait transmis à ses élèves la passion de la musique.
Donc ce sera une soirée musique en compagnie de cette grande dame. J’aime l’alternance dialogue/ musique. Il semble que c’est une suite de plusieurs entretiens. Elle parle intelligemment des musiciens, avec beaucoup de caractère. Là, elle parle de Fauré comme j’en ai rarement entendu parler (19mn30secondes). Elle est très cultivée, n’hésitant pas à évoquer des écrivains.
Qui parle avec elle ? Très impressionnant par la qualité de ses questions. Je ne comprends pas tout quand c’est technique et je me régale quand ils reviennent aux musiciens ou à la musique.
Bon, j’écoute. Merci.

Jazzi dit: à

La version gay est inversée, OZY !

Les petits garçons aiment les poupées.
Les petites filles aiment les soldats .
Les grands garçons aiment les soldats.
Les grandes filles aiment les poupées.

Chaloux dit: à

Je ne trouve pas de version de la Pavane par Marguerite Long, qu’il arrivait à Ravel de surnommer « celle qui ne joue pas si bien du piano »,- et « salope » quand elle égarait (disait-il) les billets de train pendant leurs tournées.

En guise de dédommagement, le quatrième nocturne de Fauré, dans un tempo un peu rapide, mais une interprétation magnifique.
Fauré ayant entendu Marguerite Long jouer sa musique lui dit qu’il avait ignoré jusque là qu’elle était aussi profonde.

https://www.youtube.com/watch?v=UAL-FojZ6z8

OZYMANDIAS dit: à

Les songes sont au sommeil ce que les étoiles sont au ciel.
Bonne nuit les enfants.

OZYMANDIAS dit: à

Les petits garçons aiment les soldats.
Les petites filles aiment les poupées.
Les grands garçons aiment les poupées.
Les grandes filles aiment les soldats.

OZYMANDIAS dit: à

et alii est notre Béatrix Beck !

rose dit: à

Quand je pense jaune, je pense crise de foie et traitre.
Crise de foie comme mon père, son canal cholédoque et traître comme ces ouvriers qui vont travailler dans des autobus et qui se font bombarder d’oeufs qui explosent sur la vitre lorsqu’ils passent le cordon des grévistes.
Me souviens que le père de Billy Elliot est dedans, les nons grévistes.

et alii dit: à

ozymandias est notre Houellebecq!

OZYMANDIAS dit: à

« Qui mange beaucoup de riz, rit beaucoup ».
Proverbe chinois recueilli par un sinophile parisien.

christiane dit: à

Jazzi ,
j’apprécie ton commentaire.

christiane dit: à

Pablo,
votre citation de Puck (commentaire sous un billet RDL) m’a incitée à lire la lettre de Gilbert Sorrentino figurant à la fin du livre (P.490/491) et portant le titre : « Codage génétique ». C’était trop tentant !!!
Quelques extraits :
« Toute personne qui a lu ma fiction devrait pouvoir identifier avec plus ou moins d’exactitude, les écrivains qui m’ont influencé, ou, plus précisément, devrait être capable, selon l’expression de Butor, de voir ma fiction comme un « nœud » spécifique qui s’est formé à l’intérieur de la « texture culturelle » de laquelle j’ai émergé. tout comme Butor et comme d’autres écrivains, je ne crois pas à l’Originalité, je pense plutôt que les écrivains sont une sorte de bande « collaboratrice », chacun ajoutant une strate au travail accompli par les autres, chaque strate n’étant rendue possible que du fait de l’existence de ce travail. Mon roman Mulligan Stew* n’est vraiment intelligible que s’il est considéré comme dépendant du travail de Joyce et de Flann O’Brien, ainsi que des variations et permutations de l’esprit du temps au cours des cinquante dernières années,de ses scories, de ses productions éphémères. […] ses racines les plus profondes se trouvent dansBouvard et Pécuchet. […] je pourrais dire que Mulligan Stew n’est intelligible que lorsque le livre est à sa place dans la séquence de formes connue sous le nom de mouvement moderniste. »
[…] Ma mère était irlandaise du côté de sa mère et irlando-galloise du côté de son père. Ma grand-mère maternelle était catholique, mon grand-père maternel était « Church of Ireland » […] »

*Mulligan Stew / Salmigondis

OZYMANDIAS dit: à

J’ai déjà dit ce matin que je ne suis pas sinophobe mais après une longue et lente réflexion, aussi longue et lente que la méditation d’un bonze du Yunan devant son bol de riz taoïste, j’en arrive à la conclusion suivante : Les chinetoques c’est pas du toc, c’est du mastoc !
Un chinois, tout seul, avec son art martial du Kung-fu et son nunchako, il te casse la gueule en moins de deux ! Que dire alors de plus d’un milliard de chinois avec leurs arsenaux militaires terrifiants capables de foutre le bordel apocalyptique dans toute la planète ?!
Moi, j’ai décidé dès maintenant de rallier le camp des yeux bridés en épousant une douce et jolie Han de Paris à la peau de porcelaine et aux yeux de chatte beijinoise…
Faisons l’amour avec les chinoises avant que les chinois ne viennent nous chercher des noises ! Hihihihihihihihihihihihihihihihihihihi

et alii dit: à

Pascal Lardellier explique que « c’est la forme d’une toute puissance relationnelle qui indique aux gens que s’ils apprennent ces lexiques gestuels et corporels, ils pourront lire chez autrui ses émotions, ses pensées comme dans un livre ouvert ».

Cette pseudoscience incite à prendre l’ascendant sur l’autre : on dit aux gens qu’ils vont exercer une forme de toute puissance en disposant de lexiques, d’un discours para sectaire, une parole scientifique qui fait office de vérité.

On peut tomber sur des gens qui vont vous apprendre à manipuler, à lire dans autrui, sans considérer parallèlement la complexité, l’énorme complexité du social qui n’est en rien réductible à des équations et à des typologies simplistes.

D’un côté, on va fétichiser le geste pour dire qu’il y a des codes universels et puis de l’autre côté, on va voir que le geste prend naissance dans une interaction, tout un ensemble de codes sociaux qui nous viennent d’une époque, d’une culture, d’un milieu social et qui sont générationnels.
déjà que les erdéliens s’imaginent tout savoir et comprendre sans voir que des fautes de frappe!

Petit Rappel dit: à

chère Clopine: au risque de passer pour bien sérieux, voyons Littré!
nimbe: selon Littré Cercle de lumière que le peintre met autour de la tête des saintes et des saints. Se dit aussi d’une auréole impériale sur des monnaies, des médailles

En conséquence l’expression « ravioli nimbé de sauce tomate » est au moins impropre, au plus incorrecte.
Cela n’a rien de nouveau, montrant les limites d’un style qui, au delà du pipeau, ne peut pas jouer grand chose…
Bien à vous.
MC

Jazzi dit: à

« Hier, dans le métro, des passagers se sont reculés quand une famille asiatique est entrée dans la voiture : un couple et leur fillette… »

Moi j’ai traversé Chinatown entre les Olympiades et la place d’Italie. Une étrange impression de ville en veille !
Faut voir aussi comme les premiers rapatriés ont été accueillis avec des grimaces du côté de Carry le Roué…
Par bonheur, on avait évité la psychose générale avec les premiers sidéens.
Faut dire que les symptômes étaient assez invisibles.
Tandis qu’avec les Asiatiques, impossible pour aux d’échapper aux regards des autres qui leur dit : jaune = suspect…

christiane dit: à

OZYMANDIAS,
j’employais le mot « xénophobie » parce que le rejet de l’étranger est plus fort dans ce mot que le pays d’origine.
Ce qui se passe en ce moment (non pour l’art ou la culture chinoise) mais pour les gens, est ici motivé par une pandémie (comme dans La Peste de Camus. Les villes, les aéroports de Chine et ses habitants sont jugés dangereux, isolés.
Pour le Vietnam, c’était après la guerre ; pour les musulmans dits « arabes » c’est la peur du fanatisme, des attentats ; pour les réfugiés c’est tout cela réuni plus une peur de « ne pouvoir accueillir toute la misère du monde ».
L’Histoire est pavée de ces peurs, de ces rejets.

Et l’antisémitisme ! Conduisant certains fous à vouloir exterminer méthodiquement, scientifiquement tout un peuple…

Hier, dans le métro, des passagers se sont reculés quand une famille asiatique est entrée dans la voiture : un couple et leur fillette…

christiane dit: à

Pablo,
je vous réponds en écoutant cette sublime Pavane pour une infante défunte jouée par Shura Cherkassky. Ravel est ici idéalement interprété. Pavane lente, mélancolique, douce pour un piano…

Pour répondre à vos questions, je n’ai pas lu le roman d’Edna O’brien, (La « cruauté de l’intime »…) ni ne l’ai imaginée « déambulant dans un Dublin fourmillant d’histoires parmi une humanité de buveurs divisés en loquaces à la Joyce et taiseux à la Beckett », ni relu les commentaires sous ce billet troublant de Passou, où Puck rappelait que « Gilbert Sorrentino dit, un soir (qu’il était bourré comme une huître) qu’il était le seul fils légitime de Flann O’Brien ! »
Si je l’avais relu avant cette semaine, ces mots ne m’auraient rien dit. Maintenant que je lis Salmigondis de Sorrentino, ils prennent tout leur sens. On peut être fils ou fille par l’écriture, par l’art, oui.
Quand vous écrivez : « Ton commentaire est celui de quelqu’un qui aimerait beaucoup savoir qui a ici plusieurs pseudos. Ton «Jubilatoire», t’a trahie. », je pense que nous ne donnons pas le même sens au mot « jubilatoire », à cette quête.
Un sage a dit un jour : « la quatrième dimension, c’est son rapport aux trois autres. »
Il ne faut pas fouiller pour trouver l’identité d’un inconnu usant de plusieurs pseudonymes, le « dénoncer », mais juste pour trouver des signes d’une écriture fascinante qui dit ce qui n’était pas dit avant elle, ainsi, et qui a besoin pour ce faire de multiples formes qui se vivifient réciproquement. (Vous devez connaître cela en musique orchestrale quand plusieurs instruments s’unissent.) C’est la relation d’harmonie, de complétude recherchée par ces écritures qui m’intéresse.
Je me moque de savoir qui se cache sous de multiples pseudos. Je n’y vois aucune malignité. Je m’intéresse à la démultiplication de ces voix pour l’art.
Écrire, c’est tellement mystérieux et difficile, une expérience paradoxale.
Celui auquel je pense refuse la répétition dans sa création. Il cherche toujours.
Antoine compagnon disait de Cézanne, mardi dernier, que, peu de temps avant sa mort, vieux, malade, il écrivait à Émile Bernard : « Mon âge et ma santé ne me permettront jamais d’atteindre ce rêve d’art que j’ai poursuivi toute ma vie. […] je crois avoir réalisé quelques progrès bien lents. […] Arriverais-je au but tant recherché ?  »
C’est vrai aussi pour l’écriture. Cela l’a été pour Sorrentino, cela l’est pour… d’autres.

closer dit: à

A part le fait qu’ils se soient consacrés à la culture chinoise, je ne vois pas bien le lien entre Simon Leys et François Jullien…Leys n’est pas un philosophe, Jullien, si. Pétri de philosophie grecque, il a choisi de la confronter à la pensée chinoise. La lecture de quelques uns de ses livres ne m’a pas vraiment convaincu. Les grecs, l’occident ce serait l’être, les chinois, la vie. Curieux, on retrouve ici la confrontation Parménide/Héraclite, ce qui tendrait à montrer que les grecs ne sont pas si essentialistes que cela ou, qu’en tout cas, ils avaient une petite idée de l’écoulement perpétuel des contraires. L' »écart », l' »entre deux », la « ressource », tous ces concepts jullienesques me paraissent bien artificiels. Il faudrait que j’y retourne cependant.
Je sais que le Japon n’est pas la Chine, mais ils partagent un tronc culturel commun. Les intellectuels japonais se sont pourtant précipités sur la philosophie grecque dès qu’ils ont été en contact avec elle à la fin du 19ième siècle. En témoigne le passionnant livre « Le Japon grec » dont je conseille la lecture à tous.

Pas le temps de continuer. A +…

et alii dit: à

assez des fixettes erdéliennes, ce n’est pas non plus plaisant ;

et alii dit: à

il est possible que « merde » soit le mot préféré des erdéliens;mais je n’ai pas compté sa périodicité et il ne m’est pas rentré dans la peau

Clopine dit: à

Allez, encore un effort, Marc Court, et vous allez y arriver, sisisi : vous ferez sourire vos lecteurs devant vos trouvailles. Je ne vous cache pas qu’il y a encore pas mal de boulot. Il vous faudrait par exemple tenter d’éviter les platitudes qui abondent sous vos doigts, du style  » la dictature écologique » (pourtant, cela fait quelques décennies que l’image des « khmers verts », autrement plus allégorique, est à la disposition du public, mais il est vrai que Marc Court ne peut pas se servir des images populaires, donc il retourne à son pesant pédantisme).

Le suspens est là : Marc Court arrivera-t-il à s’exprimer plaisamment avant sa mort ? Ou bien restera-t-il à jamais l’érudit enfermé dans sa lourde vanité, tel le ravioli nimbé de sauce tomate et enfermé dans la boîte de conserves de l’université ?

et alii dit: à

désolée, monsieur ozy, je ne vis pas vous raconter comment j’ai suivi pendant un an-sans apprendre le chinois le cours de F.JULLIEN,ni comment il a dit, ce qui est indicatif des rapports des philosophes, « la philosophie ne s’est pas arrêtée à ***, -il a fait des conférences au collège de philosophie, et on ne résume pas en 4lignes son propos;
quant à Leys, j’ai aussi lu les naufragés du Batavia ;mais racontez donc ce que vous voulez:je ne suis pas la petite sirène
bonne journée

renato dit: à

« Et pourquoi vous ne dites pas non plus quels sont ces intervenants? Tout le monde a l’air de savoir ici qui sont les tricheurs qui jouent avec plusieurs identités, mais personne les dénonce. »

Pour ma part, je m’en fiche sincèrement de qui joue sur les variations de pseudos : jamais je me suis perdu en spéculations sur qui se cache derrière une identité provisoire. Je suis plutôt amusé par la passion d’autres intervenants, par le fait qu’il perdent leur temps en cherchant qui est qui, de là mon post.

Pablo75 dit: à

Je viens de retrouver sur la RDL, à la date du 1er janvier 2013, cherchant des précisions sur la traduction du roman de Gilbert Sorrentino…
christiane dit:

Et tu n’as pas trouvé cela d’avril 2013?

Puck dit:
Flann O’Brien a eu une fille : Etna qui hélas n’a pas reconnu l’héritage littéraire de son père, contrairement à Gilbert Sorrentino dont on sait qu’il dit, un soir qu’il était bourré comme une huitre qu’il était le seul fils légitime de Flann O’Brien ! Ce qui fut pris aux sérieux par les lecteurs que Gilbert Sorrentino qui après une délibération houleuse et un vote à main levé le considérèrent à la majorité comme le vrai fils de Flann, ce qui l’obligea à acheter un vélo et à se considérer comme quelqu’un n’estimant pas sa vie digne de faire l’objet d’une étude scientifique de sa part, ni d’un livre.
https://larepubliquedeslivres.com/edna-obrien-entre-les-deux-moities-guerroyantes-de-son-moi/comment-page-3/

Pablo75 dit: à

Maurice, j’essaie de te dire de dire de ficher le camp…
Maurice, encore un truc, tu n’es pas complètement innocent. Tu as usurpé beaucoup de pseudos,avec intention de nuire, remember.
Marie Sasseur dit

Tu parles à qui dans tous tes messages à Maurice? C’est qui pour toi « hamlet »?

Pablo75 dit: à

@renato dit: « Si on enlève les intervenantes et les intervenants qui tournent sur 4, 5 pseudonymes — voir plus —, les habitués ici ne sont que quatre chats. »

D’accord avec vous. Ce qui est passionnant c’est de reconstituer le puzzle en secret et surtout ne pas divulguer le nom qui apparaît, le dernier morceau posé. Jubilatoire.Pablo a relancé le jeu…
christiane dit: à

Ton commentaire, Christiane, est celui de quelqu’un qui aimerait beaucoup savoir qui a ici plusieurs pseudos. Ton « Jubilatoire », t’a trahie.

Pablo75 dit: à

Si on enlève les intervenantes et les intervenants qui tournent sur 4, 5 pseudonymes — voir plus —, les habitués ici ne sont que quatre
chats.
renato dit:

Renato, une dizaine environ. D capitalise les pseudos, certains en changent, d’autres se dedoublent, les moins imaginatifs de contentent
d’un seul à cause du style n’étant capable de plus.
B dit: à

Et pourquoi vous ne dites pas non plus quels sont ces intervenants? Tout le monde a l’air de savoir ici qui sont les tricheurs qui jouent avec plusieurs identités, mais personne les dénonce.

En réalité c’est parce que personne le sait mais que tout le monde veut faire « l’initié »… Quand on sait, on le prouve, comme moi je l’a fait avec les deux douzaines de points communs (au moins) entre Delaporte et D,. Tout le reste c’est des suppositions gratuites…

Pablo75 dit: à

Lundi, 3 février 2020 14h02

Je pense juste qu’il faut ajouter quelques pseudos à « hamlet » (certains ont été cités… il en manque un…
christiane dit:

Tu veux parler des pseudos D, Delaporte, Ozymandias et x? Et il reste lequel? Closer?

C’est quoi qui t’empêche de dire ce que tu sais?

OZYMANDIAS dit: à

@ et alii
Chaque fois que je lis un de tes commentaires, j’ai la désagréable impression que tu nous prends pour des imbéciles. Non seulement tu superficialises tout mais tu l’infantilises par-dessus le marché.
Arrête ton médiocre cirque de copié-collé à la con… Merde à la fin !

Jazzi dit: à

Aie ! MC cherche la castagne…

Petit Rappel dit: à

Clopine, aigrie, n’aime pas les discours des gens qui réussissent, cette réussite fut-elle justifiée ou non; l’exemple de Banier étant plus un sujet de roman picaresque que d’extase artistique.
Clopine, féministe tendance panzerdivisionen, n’aime pas pardonner. Après tout, sans ressentiment, sans bouc émissaire, elle ne serait plus rien sur le petit théatre bloguesque. La haine est fournie gartantie inexpiable, et constitue à peu près tout son fond de commerce.
Clopine a certes ses génies. De petit format, de préférence. On se souvient des couronnes tressées à la petite chose gesticulante nommée Edouard L qui avait eu, lui, le bon esprit de souffrir dans le bon camp et de l’exprimer selon la Doxa en vigueur. . On ne s’étonnera donc pas qu’elle contribue à la création de « Jeanne d’Arc climatiques », sic, dont la plus avenante ressemble à peu près à une poupe de Drakkar.
Tant qu’elle y est, je lui suggère de réhabiliter ce moyen de transport qui fit tant de belles ruines en Normandie et ailleurs. Outre qu’il est écolo compatible, comme on dit dans le sabir actuel, on pourrait le peupler de toutes celles et ceux que les aventureuses assertions Clopiniennes rebutent, ce qui permettrait d’en museler la contestation pour crime de Lèse-Clopine. une dictature écologique, n’est-ce pas ce qu’avait en vue JB Ballard?
Bien à vous.
MC

et alii dit: à

encore une date significative:
Les Habits neufs du président Mao. Chronique de la Révolution culturelle est un livre de Simon Leys publié en 1971 par Champ libre. Il fait partie de sa série d’essais sur la Chine. Le titre renvoie au conte de Hans Christian Andersen, Les Habits neufs de l’empereur.

La chronique traite des événements qui se sont déroulés en République populaire de Chine de février 1967 à octobre 1969, au plus fort de la Révolution culturelle, alors que l’auteur se trouvait à Hong Kong, à l’époque colonie britannique.

et alii dit: à

Leysest né en(Uccle, 28 septembre 1935 –
Jullien (né le 2 juin 1951
et pas dans le m^me pays!

et alii dit: à

ozy,je n’ai pas oublié Leys,mais vous ^tes sévère avec Jullien qui a une autre formation(à une autre époque)
et s’est donné un tout autre projet en son temps

B dit: à

Sans compter que cette partie du planisphère est la plus intelligente. Si vous ajoutez la méthode toute de patience et d’endurance, ils finiront par dominer.

OZYMANDIAS dit: à

… nous tombe dessus comme une massue made in Chaynaaaaaaaa !

OZYMANDIAS dit: à

La Chine s’est éveillée et le monde en tremble déjà.
L’Empire céleste nous tombe dessus

OZYMANDIAS dit: à

François Jullien est un nigaud. Je lui préfère Simon Leys, autrement plus probe et plus clairvoyant.

B dit: à

Et alii, je n’ai pas encore lu F Jullien mais il m’arrive de l’observer sur quelques vidéos youtube et je me demande si son regard est dû à un gène oublié dans le lit d’une ancêtre ou si provient d’un mimétisme occasionné par la fréquentation de le culture, de la langue, des chinoises même peut être.

et alii dit: à

sur philomag
À partir de 1988, une fois rentré en France, il se met à écrire. Son style, presque poétique, fait parler les mots en boucles de sens, une force littéraire (lire l’article de Daniel Bougnoux) qui procure une illusion de simplicité et fera son succès en librairie. Procès ou Création (1989), L’Éloge de la fadeur (1991), La Propension des choses (1992) l’installent comme un sinologue des plus éminents. Mais François Jullien préfère les obliques aux lignes droites : au moment où on le prend pour un spécialiste de la pensée chinoise, il revient aux Grecs pour déconstruire « du dehors » les impensés de la philosophie européenne, principalement l’idéalisme platonicien – le chinois ne connaissant pas le verbe « être » ou le mot « idée », il s’ensuit une pensée de l’immanence plutôt que de la transcendance, du processus plus que de l’événement avec causes et finalités, du vivre plus que de l’être.

Afficher Vivre en existant

Suivront au rythme effréné d’un livre tous les un ou deux ans – le suivant semblant émaner du précédent comme en de perpétuelles reprises – des allers-retours en miroir qui déplacent les catégories du beau, de l’idéal, du mal, du temps. Certains lui reprochent d’essentialiser la Chine et de la ramener à lui (lire le chapitre du Cahier « Une ténébreuse affaire »). Les deux ne sont ni vrais ni faux ; ils seraient plutôt les effets d’une philosophie qui nettoie les généalogies. Il y a – Mathieu Potte-Bonneville comme Esther Lin le signalent – une parenté de Jullien avec Nietzsche : par une pensée qui s’apprécie davantage à son déploiement qu’à ses points de départ ; par la promotion de la Vie, même si Jullien ne suit pas le vitalisme de son aîné.

D. dit: à

B. Il est clair que la Chine n’aurait eu aucun intérêt à faire dévisser sa Bourse de 10 % ou plus de façon probalement durable.

B dit: à

D, accident. Un animal se sera échappé d’un labo et aura contaminé. Quel intérêt aurait la Chine á l’empoisonnement du monde bactériologiquement ou viralement. Ceci étant, une guerre bactériologique compte tenu des avancées scientifiques feraient autant sinon plus de degats qu’une guerre nucléaire. Les chinois nous tricotant des virus, Vladimir met au point un super super-sonique, le petit Kim continue ses essais et l’Iran fait bouillir ses cocottes, on est bien, non?

et alii dit: à

et moi F Jullien ozy

OZYMANDIAS dit: à

La sinophobie, c’est pas bien parce que moi j’aime bien Confucius, Lao Tseü, Dai Sijie, Mo yann, Bruce Lee, Jet Li, Jackie Chan et la très jolie Zhang Ziyi !
« Le jardin du repos » de Pa Kin. Quel beau roman !

christiane dit: à

Ce que je pense de ce virus, D. ?
qu’il est dangereux, ça oui, mais qu’il est une des façons d’être malade ou de mourir parmi tant d’autres…
Ce que je remarque c’est qu’il est à l’origine d’une méfiance, d’une xénophobie galopante concernant les asiatiques, surtout les chinois, ici, à Paris.
L’étranger en devient plus étranger et maintenant possiblement menaçant car peut-être porteur de virus. C’est comme la peste au Moyen âge. La maladie épidémique fait peur et provoque fuite, méfiance, rejet.
Je pense à Mort à Venise, au sanatorium de La Montagne magique. On parque les malades éventuels, on isole les malades réels. On met des masques. (On devrait en utiliser pour ne pas répandre la haine et la cruauté…)
Bon, je retourne à ma lecture. Maintenant que je m’adapte mieux à la structure du roman de G.Sarrentino Salmigondis, je reprends tout au début.
Relu les lettres de refus du manuscrit des directeurs de collection croisant celles de Mary Koenigburg, l’agent littéraire de Sarrentino.
Il est possible qu’elles ne soient pas fictives (mais, voir une note plus loin…). Sorrentino ayant reçu 26 lettres de refus.
Les arguments de ces refus sont douteux quand ils jugent le manuscrit « incohérent, creux, inintéressant, trop long, répétitif, un ramassis hâtif de notes »… Savent-ils apprécier une œuvre littéraire ? Une exception, le « rapport de lecture de Horace Rosette » qui se termine par une recommandation chaleureuse de publication du livre après en avoir « désossé » la structure.
Une lettre de l’auteur insérée dans cette succession de refus, intéressante.
(note :Dans le début du roman, Sorrentino y revient d’une drôle de façon : « Quand j’étais petit, je me souviens d’avoir eu un puzzle qui représentait un destroyer en pleine action sur la haute mer. C’était un très beau navire, un « contre-torpilleur » de la classe « Horace Rosette »).
Comme quoi, c’est utile de relire ! Ce détail cocasse m’avait échappé.
Je comprends mieux la structure de Antimatière et le rôle des citations du blog dans ce roman.
Quant au mort de Salmigondis, à dix lignes de distance, il gît « par terre la tête écrasée par un chenet » puis « affalé dans un fauteuil, une balle lui a troué la tempe. ».
Dès le début, donc, le lecteur rajuste ses lunettes s’il en a…
Je préfère les éditeurs qui avouent ne pas désirer le publier pour des raisons d’impossibilité financière : pas assez de profit des ventes, attendu.
Bref, ce livre me préoccupe plus que les virus.
Le relisant, je note que Sarrentino adore les répétitions ainsi « Je vais commencer par le commencement. » quand il essaie un « retour en arrière »*** des évènements ayant précédé la mort de Ned : deux hommes amoureux de la même femme Daisy, l’arrivée des deux « exploiteuses perverses, arnaqueuses.

*** citation : « Laissez-moi vous ramener en arrière, et je me ramènerai en arrière par la même occasion. (A quoi servirait de vous ramener en arrière si moi, je restais ici ? Qui vous raconterait alors cette sombre histoire ?)

et alii dit: à

excuse:four letter word;
mes noms sont four letter words

et alii dit: à

Selon Nabokov, la deuxième langue de Beckett a toutes les caractéristiques d’une langue apprise, et comme acquise dans la salle de classe, sous la menace des punitions, dans l’ennui des devoirs à la maison ou le plaisir des lectures intimes. Nabokov perçoit chez Beckett la rhétorique du maître – une rhétorique qu’il connaissait lui-même très bien, pour l’avoir subie lors de son propre apprentissage du français et de l’anglais. L’auteur russe considère cette rhétorique comme un défaut chez l’écrivain irlandais, défaut qui lui saute aux yeux quand il compare les versions françaises et anglaises de ses écrits. Mais cette rhétorique du maître est-elle compatible avec la qualification la plus courante du style français de Beckett : un français « sans style » ?

2Dans la critique française et anglophone, une idée a longtemps prévalu : l’originalité de Beckett consisterait dans sa découverte en français d’un style qui n’en est pas un. C’est d’autant plus curieux que cette tradition de lecture provient d’une remarque faite par Beckett à Niklaus Gessner et mentionnée ensuite par celui-ci dans son étude (plutôt peu diffusée) en langue allemande : à la grande question « Pourquoi avez-vous décidé d’écrire en français ? », Beckett aurait répondu « parce qu’en français, c’est plus facile d’écrire sans style [2]
[2]
Gessner Niklaus, Die Unzulänglichkeit der Sprache : Eine… ». Le commentaire est souvent associé au témoignage de Richard Coe qui affirme que Beckett lui donna la même réponse : Beckett aurait décidé d’écrire en français car l’anglais lui faisait peur et qu’il « couldn’t help writing poetry in it [3]
[3]
Ruby Cohn donne une liste utile de ces commentaires dans Back… ». La critique retint donc que Beckett avait trouvé en français une écriture dénuée d’expérience, aux antipodes de la langue anglaise dans laquelle il était immergé depuis toujours et où chaque phrase, chaque mot, le renvoyait à une rhétorique et un style qui n’étaient pas le sien. Cette tradition est défendue avec subtilité par Bruno Clément dans L’œuvre sans qualités, où le « sans style » est non seulement désigné comme la qualité majeure du français de Beckett,
https://www.cairn.info/revue-litterature-2012-3-page-90.htm

et alii dit: à

je crois que « fuck » est aussi appelé le « four letters word »
je suis très triste aujourd’hui donc je m’éloigne

et alii dit: à

bizarre, il n’est oas question de Nabokov (billet)selon une critique que je lis,: « Se démener pour apprendre à se taire dans une autre langue, quelle absurdité ! je suis complètement absurde, complètement inconséquent. Se démener pour se rendre maître d’un silence de plus ! », consigne-t-il dans un carnet, le 18 octobre 1936. Beckett s’expliquera d’ailleurs après la guerre quant à son choix de la langue française, »
https://www.nonfiction.fr/article-277-beckett-un-artiste-en-quete-du-silence.htm
bonne journée

renato dit: à

Et maintenant nous attendons le 20.02.20.

rose dit: à

Lundi 3 février, 7h23
Dans le train

rose dit: à

L’espoar.

rose dit: à

Demain sera une autre vie

L’espoor fait vivre.

Hypothèse atroce, le virus échappé d’un laboratoire.

D dit: à

Et je vous resouhaite une bonne nuit.

D. dit: à

Sans verser dans le conspirationnisme, cet article de chercheurs indiens publié dans une revue à comité scientifique de lecture montre qu’il est improbable que le 2019-nCov ait naturellement integré dans son génome jusqu’à 4 fragments du tristement célèbre HIV1. Dès lors, la question légitime qui se pose est : accident ou bien intention délibérée d’un état ou d’une organisation ?

D. dit: à

Qu’en pensez-vous, Christiane ?

D. dit: à

Après avoir lu ce très récent article (30/01) de chercheurs indiens, la question que l’on devine est : ce virus 2019-nCov s’est-il échappé d’un laboratoire de recherche (peut-être militaire) ?

christiane dit: à

Je souhaitais savoir si l’édition originale avait la même présentation (présentation des sections écrites dans un style différent), comment le traducteur avait travaillé le vocabulaire, les expressions, le rythme de l’écriture.
Ce billet de Bernard Hoepffner a répondu en partie à ces questions.
Je découvre qu’un des motifs des lettres de refus (28) du manuscrit, imprimées avant le début du roman, outre qu’il semblait illisible à des professionnels de l’édition, élitiste, était qu’il était trop long, trop cher à éditer donc pas assez rentable.
L’édition française (beau travail) est parfois difficile à lire surtout les textes imprimés à l’encre pâle avec une police très fine. A cause aussi des interlignes minuscules et de l’impression d’étouffement donnée par les pages pages saturées d’un texte imprimé, dense, jointe à l’abondance de signes typographiques qui hachent l’écriture, rendent la parole fragmentée, la narration enfin (plusieurs récits dans le récit, plusieurs styles d’écriture) coupant le lecteur de ses repères habituels. Ainsi, après la scène d’entrée de polar où Martin Halpin (le narrateur) trouve son ami Ned Baumont mort près de lui et ne se souvient de rien, suivent une série de lettres qui n’ont rien à voir avec cette mort, des poèmes, d’autres histoires…
Je comprends, aussi l’usage du papier bible afin que le livre terminé ne soit pas plus épais (avec ses 490 pages) qu’un livre de Poche.
Un beau travail, donc, de traduction et d’édition que Sorrentino n’aura, hélas, pas connu puisqu’il est mort en 2006…
Merci pour vos réponses concernant les scènes de sexe et les nombreux poèmes érotiques. Parodie, satire, comique très… irlandais (Joyce), droit à l’affabulation, aux mensonges. Pas de clivage entre le noble et le vulgaire.
Le livre n’est rassurant à aucun moment mais il sait être également drôle. Ainsi le personnage principal se plaignant d’être maltraité par un auteur médiocre :
« Si je dois être la star, pourquoi ne puis-je prononcer des paroles intelligentes ? »
Livre étrange, un peu insaisissable, terrain d’amusement et de règlement de comptes avec son époque.
Vivant à Brooklyn ces années-là au milieu des artistes et poètes contestataires il est aussi un écrivain de la subversion.
Hâte de lire la suite.

OZYMANDIAS dit: à

Bonne nuit les petits, dormez bien.
Demain sera une autre vie.

christiane dit: à

Je viens de retrouver sur la RDL, à la date du 1er janvier 2013, cherchant des précisions sur la traduction du roman de Gilbert Sorrentino, ce billet magnifique du traducteur de Salmigondis, Bernard Hoepffner, suivi de quelques belles réactions de commentateurs :
http://larepubliquedeslivres.com/une-rustine-sur-le-cul-dun-cheval/

OZYMANDIAS dit: à

Dire des conneries, c’est plus qu’un art, plus qu’une science, c’est carrément de la philocauserie. Car il faut être philocauseur pour pouvoir causer avec les caqueteurs et caqueteuses de la Fdl (la Ferme des livres).
🐓🐔🐓🐔🐓🐔🐥🐥🐥🐥🐥🐓🐔🐓🐔🐥🐓🐔🐥🐥🐤🐣🐣🐔🐓

poussière dit: à

le 20 février ? mais enfin c’était en 2002 qu’il fallait le faire, y’a un bail hein !

OZYMANDIAS dit: à

Je tiens à préciser que je suis absolument d’accord avec le grand Victor Ier Roi des Lettres françaises. Le pauvre et humble sujet que je suis jamais ne contredira Sa Majesté.
Le lèse-majesté… connais pas.

Jean Langoncet dit: à

@On l’oublie souvent, mais les grands esprits de l’humanité étaient majoritairement misogynes.

l’humanité a du reste démontré qu’elle savait se passer de ses grands esprits

closer dit: à

T’en demande trop JB…La formule « je m’excuse » est jugée acceptable par Claude Duneton soi-même en personne.

OZYMANDIAS dit: à

« La femme est moralement esclave et civilement mineure ». Victor Hugo
Il faut l’arrêter ce butor de Victor… Mais que fait la police féministe ?!
On l’oublie souvent, mais les grands esprits de l’humanité étaient majoritairement misogynes.

Chaloux dit: à

(voyez avec Chaloux!).

Moi absolument pas. Mais la Volailloclopine cherche bien quelque chose qui ressemble à un leadership pour lequel elle n’a ni la culture ni les moyens cérébraux.

Chaloux dit: à

Il y a une scène comme ça dans Les Pornographes d’Akiyuki Nosaka. Il y a du foutre absolument partout, sur les murs, au plafond, jusque dans le fond des placards, mais le type en est mort.
(Soit dit passant un roman formidable qui n’a rien de pornographique mais d’une justesse et même d’une douceur rares).

et alii dit: à

eh bien, il ne me plaît pas de vous écouter compenser vos déboires et deuils de séduction

OZYMANDIAS dit: à

Mais comment diable peut-on « gérer ses fesses » ?
Si la gonzesse est une déesse callipyge, oui, mais si elle a le cul poilu et griffu d’une stryge ! Alors-là…

et alii dit: à

pour la prière , je n’ai pas lu mais pour le tout venant des conversations de ce blog
Adorer ou humilier le pénis : des pratiques à tenter
CHRONIQUE
Maïa Mazaurette

Ces deux jeux sexuels complémentaires, liés à un imaginaire de la domination et de la soumission, permettent de mettre des mots sur les obsessions ou les angoisses, explique Maïa Mazaurette, la chroniqueuse de « La Matinale ».
https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2020/02/02/adorer-ou-humilier-le-penis-des-pratiques-a-tenter_6028116_4497916.html

et alii dit: à

ça fait logtemps qu’on a compris que P.Assouline n’est plus maître sur son blog;

renato dit: à

D’ailleurs le titre est Le Surmâle, roman moderne.

Jean Langoncet dit: à

@« On est sur terre, et c’est sans remède » »

« Humble dans l’humble fortune, je serai grand dans la grande » Théognis de Mégare (fortune doit-il s’entendre au-delà les $, les £ et autres € ?)

Jazzi dit: à

« et vous voudriez que l’on vous prenne pour des « maîtres » ! »

Tout à fait, et alii, maître Jazzi, svp !

et alii dit: à

Sexisme et misogynie: plongée dans le «Masque et la Plume», l’émission phare de France Inter mediapart
pour info aux gens qui s’épuisent à plaire

et alii dit: à

clopine, vous n’êtes pas crédible du tout;gérez vos fesses ; c’est l’unique préoccupation (en matière de domination -et vous cherchez le leadership (voyez avec Chaloux!) de ce blog

renato dit: à

« … obsessions adultères, de scènes érotiques à n’en plus finir, à deux, à trois. Je crois qu’il s’amuse et exagère. »

Souvenez-vous de Jarry — Le Surmâle — : « L’amour est un acte sans importance, car il peut se répéter indéfiniment », et le délire qui suit.

Clopine dit: à

Et Alii, pfff… Vous n’êtes pas crédible dans ce registre, excusez-moi de vous le dire. Enfin, tant que vous écrirez « ou l’on voit », en oubliant l’accent sur le « u » de « ou »…

et alii dit: à

et vous voudriez que l’on vous prenne pour des « maîtres »!

et alii dit: à

, toi qui est un homme,
ou l’on voit que les corrections sur la RDL dépendent
d’autre chose que des règles du français commun

et alii dit: à

« je m’en excuse »

Tu me pries de t’en excuser, veux-tu dire.
si vous en êtes là sur la RDL,(et pourquoi pas? il suffirait d’homogénéiser )bonsoir

rose dit: à

OZYMANDIAS dit: à
La différence entre un riche qui s’enrichit et un pauvre qui s’appauvrit est d’ordre mnésique : Le premier oublie toujours les pauvres et le second n’oublie jamais les riches.

Le premier est radin.
Le second ne l’est pas.
Le premier aime les dieux ladres.
Le second aime le saucisson pinard.

rose dit: à

christiane
Par exemple, toi qui est un homme, penses-tu qu’il soit possible qu’en plein plaisir un homme puisse éjaculer jusqu’au plafond, sur les murs, partout ?

Eu égard au fait qu’ils éjaculent sur la planète Mars, tout est possible.

Bien cordialement

rose dit: à

(le vingt février deux mille vingt à vingt heures vingt)

suivie du
(le vingt deux février deux mille vingt deux à vingt deux heures vingt-deux)

rose dit: à

Clopine dit: à
Merci, Rose, mais vous savez, je ne suis jamais bien sérieuse trop longtemps. Là par exemple, je m’en vais consacrer du temps à préparer la soirée « 2.0 » (le vingt février deux mille vingt à vingt heures vingt). J’ai tenté de brancher quelques oulipiens, comme Eva Almassy (l’une des plus sympas et des plus abordables), et je me demande si je ne vais pas envoyer une bafouille à France Cul dans ce sens…

Vous voyez : du pur batifolage…

Bonne soirée, Rose !

eh bien vous penserez à moi, Clopine, je serai dans le train. C’est le plus pur produit du hasard. J’m beaucoup sa voix à Eva Almassy : vous préparez une spéciale Papous ?

christiane dit: à

Jazzi dit: « Si par hasard tu rencontres hamlet, dis-lui que c’est pas sympa de sa part de ne pas remercier Christiane, qui a acheté son livre, l’a lu et nous en a fait un superbe compte-rendu élogieux et détaillé. Son quart-d’heure de gloire lui aura monté à la tête ? »

Merci, Jazzi, je serai moins téméraire pour le roman qu’il m’a conseillé de Gilbert Sorrentino Salmigondis car, quand les femmes entrent en scène, Sheila, Daisy, Corrie et Berthe, soudain, des pages et des pages de ce livre inventif, sont emplies d’obsessions adultères, de scènes érotiques à n’en plus finir, à deux, à trois. Je crois qu’il s’amuse et exagère. Par exemple, toi qui est un homme, penses-tu qu’il soit possible qu’en plein plaisir un homme puisse éjaculer jusqu’au plafond, sur les murs, partout ? Je n’ai jamais vécu cela avec partenaires ! c’est alors plein de lubricité joyeuse, torride, presque violente. Interrompu, le roman policier auquel, du reste je ne comprenais rien (qui de Ned (l’éditeur) ou Martin Halpin (le narrateur) a tué l’autre ?). On finit par oublier… surtout quand le lecteur se perd dans des horoscopes, des lettres, un essai philosophique sur la vie artistique, la création littéraire. C’est très influencé par Joyce (et pour cause…) et Beckett pour l’absurde mais pas que… Il faut que je retrouve.
Son traducteur – car initialement le livre porte le titre Mulligan Stew (une sorte de ragoût à la « fortune du pot », je crois…) et est écrit en anglais – : « il s’agit de «la plus extrême caricature de ce que l’on appelait la littérature “postmoderne” : dans un certain sens, il part du premier livre appartenant à cette “école”, At Swim-Two-Birds de Flann O’Brien, et en écrit le point final magistral, car ce roman n’est fait que de ce que l’on considère normalement comme du paratexte».
Des digressions ? des notes en bas de page ?
Bon, tu comprends, toi ? Moi, pas grand chose…
Ce que j’ai compris c’est que Anthony Lamont tente, laborieusement, d’écrire un nouveau roman expérimental (comme dans Antimatière. Sorrentino imite Joyce, Hammet, Scott Fitzgerald, Sterne et O’Brien de près, de loin. Un drôle de ragoût de mots à te faire sauter la cafetière et fuir l’écriture expérimentale, genre OULIPO.
Un jeu de question-réponse traverse le livre (comme dans un entretien) assez drôle car les réponses sont des canulars, des informations fausses et aussi, surtout, entre deux, le «Journal de Halpin» le personnage de l’écrivain raconte (et ça c’est chouette), sa vie en dehors du roman.)
Donc Sorrentino démolit allègrement, embrouille tout, joue avec érudition à propos des mauvais écrivains, des prétentieux, des enseignants (aïe !), des éditeurs, du sexe en folie, des clichés en tout genre, des formules toutes faites…
En fin de parcours (je n’y suis pas ! plutôt au mitan du livre…), je suppose qu’on devine que Sorrentino est l’exact opposé du médiocre écrivaillon Lamont.
Le livre est un très bel objet. J’aime le dessin qui remplace la quatrième de couverture : un lecteur qui tient un livre comme un garçon de café tient un plateau et la couverture, et le papier, les couleurs, les typographies. C’est un livre souple, très agréable à tenir en mains.
J’arrête un peu, toutes leurs galipettes sont épuisantes ! Un vrai bordel…
hamlet, ton livre, ben dis-donc, c’est hot, hot, hot !

Clopine dit: à

Oups, Almassy et pas Alamassy ! La plus redoutable au diagnostic à l’aveugle !

Clopine dit: à

Merci, Rose, mais vous savez, je ne suis jamais bien sérieuse trop longtemps. Là par exemple, je m’en vais consacrer du temps à préparer la soirée « 2.0 » (le vingt février deux mille vingt à vingt heures vingt). J’ai tenté de brancher quelques oulipiens, comme Eva Alamassy (l’une des plus sympas et des plus abordables), et je me demande si je ne vais pas envoyer une bafouille à France Cul dans ce sens…

Vous voyez : du pur batifolage…

Bonne soirée, Rose !

OZYMANDIAS dit: à

La différence entre un riche qui s’enrichit et un pauvre qui s’appauvrit est d’ordre mnésique : Le premier oublie toujours les pauvres et le second n’oublie jamais les riches.
Les riches effacent les pauvres de leur mémoire et les pauvres refassent les riches dans la leur.
Les révolutions comme les guerres, c’est toujours une affaire de mémoire.

rose dit: à

moi, je trouve mon compte dans ce que souligne Clopine : elle parle des gens qui se rallient dernière minute à des causes auxquelles certains se consacrent depuis trente ans ; elle parle de ceux qui ont une conduite répréhensible, ont été jugés et condamnés (ou pas/Polanski) et reviennent dans le quotidien comme si rien ne s’était passé. Elle parle des immenses écarts financiers entre les pauvres voués à le rester et les riches destinés à le rester aussi en accroissant leurs bénéfices.

Moi, je trouve cela important de souligner les injustices sociales et de travailler à établir des lois qui permettent à chacun de vivre une vie digne et équilibrée, manger et dormir au chaud..

Or, ainsi que un l’a souligné ici, le grand chambardement fait autour des retraites – les avocats ne cèderont pas tant qu’ils n’auront pas obtenu gain de cause, ainsi que précédemment chaque autre corps de métier, les policiers, les pompiers, etc.- oblitère totalement l’effort à mettre en oeuvre pour donner des conditions de vie décente à une population vieillissante qui va perdre la tête : on ne peut traiter un problème lorsqu’on est le nez dessus, il faut anticiper (et tchac la science-fiction, hein Soleil Vert ?).
An-ti-ci-per.

OZYMANDIAS dit: à

Que chacun surveille son derrière et nos culs seront bien gardés.

rose dit: à

À propos de Tanger, c’est le lieu où sont délocalisées nombre d’entreprises par exemple d’assurances -voiture avec le siège à Noisy le Sec pour sous-payer les intervenants. Les économies ne bénéficient pas aux clients mais sont sur le dos des employés, payés à la petite semaine.
C’est le pays de tous les Tanger.

Pat V dit: à

 » Ce que je dis, et ce qui me fait le plus moutarder mon nez, c’est cette manière qu’a la bourgeoisie de se parer des valeurs de l’art et de la culture pour justifier sa domination économique. Prenez Banier : tout pour plaire, de ce côté-là, évidemment. Photographe, romancier, peintre… Surfant sur l’habitus de la haute bourgeoisie pour revendiquer, au nom de son art, une légitimité qui, du même coup et de facto, est refusée aux autres, qui, comme par hasard, sont eux la multitude.  »

Mais Banier vit grâce aux hauts bourgeois.
Et ce genre d’avilissement comme vous dites, Clopine, n’est pas uniquement l’apanage des riches mais aussi, hélas, des pauvres. Comme s’il n’existait pas des trompeurs,des harceleurs financier, des pseudo-artistes chez les « pauvres »!
Vous jugez d’une disposition morale individuelle et particulière à l’aune d’une classe sociale plutôt vague et généralisante. Personne n’y trouve son compte.

de nota dit: à

Henry Miller?Mon cul!
Cuando merda tiver valor, pobre nasce sem cu.( S i la merde avait du prix, les pauvres naîtraient sans cul.
Proverbe portugais, cité par Simon Leys dans « les idées des autres »

Jazzi dit: à

« les pauvres d’esprit, comme moi, qui prennent la vie comme elle vient, richement ou pauvrement. »

T’as pas de cul, OZY !

Jazzi dit: à

« je m’en excuse »

Tu me pries de t’en excuser, veux-tu dire.

Si par hasard tu rencontres hamlet, dis-lui que c’est pas sympa de sa part de ne pas remercier Christiane, qui a acheté son livre, l’a lu et nous en a fait un superbe compte-rendu élogieux et détaillé. Son quart-d’heure de gloire lui aura monté à la tête ?

OZYMANDIAS dit: à

« Vous savez quelle est la différence entre le cancer et un politicien français ?
Le premier commence par une cellule et le second finit dans une cellule ! ».
C’est de Laura Laune, l’humoriste et musicienne belge.
😆😁😂😄😅😄😂😁😆😃😄😅😆😀😂😃😄😅😈😈😈😈😈😈😈

« Si la merde valait son pesant d’or, les pauvres naîtraient sans cul ». Henry Miller
Je tiens à saluer tous les pauvres d’esprit, comme moi, qui prennent la vie comme elle vient, richement ou pauvrement.

closer dit: à

Moi aussi je peux me tromper JB, la preuve ici et je m’en excuse…mais c’est très rare!

Jazzi dit: à

Il peut m’arriver de me tromper, nobody is perfect, mais je ne raconte jamais de bobards, closer !

Jazzi dit: à

« Il y a toujours eu un pseudo principal « mainstream » »

Qui fut ?

Jazzi dit: à

« closer dit: à (pas d’heure, aujourd’hui)
JB, tu nous a raconté des bobards…Il existe déjà des « Goût de » personnages historiques. »

Tu ne sais pas lire, closer ?
Voilà ce que je disais hier, dans le billet précédent.

Jazzi dit: à (hier)
rose, outre la géographique (villes, pays…) et les thèmes (la marche, l’amour, l’amitié…), la collection des goûts de… s’est ouverte aux personnages historiques. Louis XIV, Marie-Antoinette et Napoléon sont récemment parus.
https://www.mercuredefrance.fr/Actualites/Actu-Gouts-de

closer dit: à

Si le mot « style » te paraît prétentieux mon bon JB, disons « manière », « registre »…ça ne t’avancerait à rien si je te rappelais quelques ancien pseudos, car je n’ai pas vraiment changé de manière. Il y a toujours eu un pseudo principal « mainstream » et des pseudos annexes, ponctuels, pour le plaisir, souvent, de déconner un peu, style cours de récréation. Mais ce pseudo principal, je m’en lasse au bout d’un moment et ça m’amuse de le changer.

Rien de bien palpitant, comme tu vois, mon bon JB.

OZYMANDIAS dit: à

« Si la merde valait son pesant d’or, les pauvres naîtraient sans cul ».
Henry Miller
Je tiens à saluer tous les pauvres d’esprit, comme moi, qui prennent la vie comme elle vient, richement ou pauvrement.

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