de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Ta disparition signera l’impossibilité d’être sans toi

Ta disparition signera l’impossibilité d’être sans toi

Au début, sous l’influence du titre énigmatique Si (315 pages, 21 euros, Gallimard), on se dit que l’on va rapidement se retrouver du côté de Kipling : Si, If…,tu seras un homme mon fils etc A la lecture de l’épître dédicatoire, après la rituelle évocation de la famille, quasi inévitable dans un premier livre, le « A ceux qui ont été là » laisse à penser qu’il y a dû avoir quelque chose de l’ordre de l’épreuve, impression première confirmée dès les toutes premières pages. Des parents, un enfant de 10 ans, une plainte, comme un problème au fond de la gorge, une tache noire, l’amorce d’une inquiétude. Angine nécrosante, suppose l’envoyé spécial de SOS Médecins. Tout de même… Cap sur les urgences. L’hôpital la nuit, un univers clos éclairé d’« une lumière lasse de néons maladifs », des portes qui se referment, soudain personne nulle part et le silence.

Des analyses une expression surgit, la première d’un riche lexique à décrypter : « Stade 2 » et ce n’est pas une émission de télévision. C’est bien d’une leucémie aigüe foudroyante qu’il s’agit, en fait. On peut l’appeler autrement, rivaliser d’imagination pour ne pas dire « cancer », évoquer un lymphome non hodgkinien, dénoncer le monstre qui s’apprête à faire de l’enfant le membre fantôme de sa famille nombreuse. Cela ne change rien à ce que le mal à l’oeuvre a de « potentiellement fatal »comme ils disent. Après une annonce ratée, il faut affronter le paradoxe : ce qui peut le garder en vie va commencer par le tuer. Ou presque. Un traitement lourd, insupportable, qui abat à coup sûr pour sauver peut-être. On lui promet entre six mois et un an de tuyaux et de vomissements. Si tout va bien, si seulement, si….

L’enfant ne doit pas seulement apprendre à résister à la douleur : il lui faut aussi s’initier au doute et à la complexité. Ce qui fait beaucoup à dix ans. Il a beau essayer de dissimuler « les résidus de sa souffrance », partout l’odeur moucharde, cet astringent fumet des produits d’asepsie appelé à devenir un jour peut-être une morbide madeleine. Parents et enfants sont invités à partager des appartements à l’hôpital, mais le fait même de ne jamais le laisser force tous ces colocataires réunis par un destin commun à avoir la nausée en partage.

La chimiothérapie s’annonce agressive, lourde, très lourde et le mot de réconfort des soignants (« Vous inquiétez pas, on sait gérer ») l’alourdit encore par l’intrusion de la gestion dans le processus. Etrangement, le vocabulaire médical nous est plus limpide que certains mots assez simples pour lesquels on ne se découvre aucune familiarité sauf à être passé par là, du côté de Villejuif ou ailleurs encore : « réséqué », « tonsille », « touillette »… Quand tout s’effondre et se dégrade autour d’elle, à commencer par le corps et l’esprit de son petit être si cher, elle, la narratrice, l’auteure, se veut volontariste. Attend l’ennemi de pied ferme, déjà prête à bondir pour le devancer. Se croit à la tête d’une invincible armée. Il y a de la méthode Coué dans cette attitude même si on sent bien qu’elle ne force pas son tempérament naturel. Toujours la première à tout démonter par le rire ; mais lorsque Solal est emporté au bloc opératoire et qu’il lui lance « Au revoir maman, je te dirai si Dieu existe ! », c’est d’abord par tant de panache qu’elle est accablée, elle qui a fait de son abnégation « mon égoïsme et mon orgueil ». D’autant que le dieu dont l’enfant se revendique, ce serait plutôt Poséidon. Dans ces moments-là, elle, loin des protocoles et pharmacopées, s’en remet plutôt à la lune. Peut-être qu’en la fixant intensément… robert adams

Dès lors pour la mère domine le sentiment d’être emportée dans une histoire sur laquelle elle n’aura pas d’emprise. « Si, et seulement si, la lune veut bien sauver son fils ».  Le remplacer et prendre sa douleur, une illusion de plus parmi d’autres chimères. En attendant, il est métamorphosé : plus de cheveux, le visage gonflé, les muscle fondus, le teint d’une autre que lui-même, la voix et l’odeur aussi :

« Tu parles comme un bébé, mais tu marches comme un vieillard. Tu concatènes ainsi, dans leur absolue faiblesse, les deux extrémités de la vie, sans parvenir cependant à les concilier harmonieusement. Insupportable spectacle. C’est bien de là en effet que procède l’horreur. Non pas tant de le laideur en soi que du sentiment d’apercevoir soudain, cristallisée en un individu si frêle, l’étendue tout entière de l’humaine condition, ramassée dans l’étau qui l’enserre entre deux néants. Voilà ce que le traitement a fait de toi : un être hybride et contre nature, mélange effrayant de régression et de sénescence, branlant au bord du gouffre, tout prêt à retourner au non-être dont il s’arrache à peine ».

Une vingtaine de chapitres répartis dans deux parties intitulées « Genèse » et « Exode ». Lise Marzouk a su trouver le bon « dispositif », ceci dit pour user du terme dont abuse désormais la critique qu’il s’agisse de livre, d’exposition, de cinéma, de théâtre. Sacré dispositif ! Impossible d’y échapper. Le double registre de sa narration, alternant en roman et en italiques la première et la troisième personne, le Je qui est autre et celui qui ne l’est pas, une adresse de la mère au fils et une observation clinique des faits et gestes de la narratrice, fait sonner une note unique qui est remarquablement tenue de bout en bout. Cette structure littéraire éloigne le risque du pur récit documentaire. On passe en permanence de la plus intime des introspections à la mise à distance des personnages. C’est dur, parfois clinique ou métallique mais sans que jamais ce parti pris de sécheresse ne censure la tendresse, ou qu’il n’empêche l’émotion d’affleurer.

C’est bien une mère qui raconte, doublée d’un écrivain déjà, qui a su congédier ses réflexes d’universitaire et touts tentation intellectualiste (comparatiste, Lise Marzouk a consacré sa thèse à un mythe poétique : les figures du sphinx de l’Antiquité au Romantisme). Pas le moindre pathos en vue, rien de larmoyant, toutes larmes abolies. On est dans le dur de la douleur sans l’ombre d’une autocomplaisance. Lise Marzouk ne se ménage pas plus qu’elle ne ménage les autres, notamment sa propre famille qui souvent ne fait que passer parce qu’il le faut bien, ce que l’ultime chapitre « La petite espérance », tout imprégné du Porche du mystère de la deuxième vertu de Péguy, expose avec la vigueur d’une mise au point. Sinon partout de l’humour, de l’ironie, de l’autodérision, du rire de survie comme autant d’échappatoires pour ne pas sombrer corps et âme dans l’irréelle chorégraphie formée par le lent ballet de ces silhouettes prolongées de perches à chimio.

L’enfant s’appelle Solal, probablement en hommage à l’œuvre d’Albert Cohen ; à un moment, il en vient à se demander si la plus terrible de toutes les souffrances qu’il aura eu à endurer, pire encore que les ponctions lombaires, ce n’est pas d’avoir été empêché d’assister aux obsèques de son grand-père. Trop de fièvre. Permission refusée même avec un masque. Jusqu’au jour où on lui parle non de guérison, mais de mise en sommeil de la maladie. Bientôt est prononcé le beau mot de « rémission ». Un échange de regard suffit à lui faire comprendre qu’il est temps de dénouer les liens affectifs tissés avec l’institut Curie, lieu hors du monde ordinaire des vivants : « En cet instant éphémère et splendide, j’en suis certaine : tu seras un homme mon fils. » Au fond, il y avait bien du Rudyard Kipling dans ce « Si ». Mais pour le reste, c’est bien du Lise Marzouk car elle en a fait un puissant morceau de littérature, moins bouleversant que saisissant, et qui se tient entièrement dans la phrase qu’elle ajoute aussitôt : «  En un sens, tu l’es déjà ».

 A peine émergé de cette lecture qui coupe le souffle et laisse lecteur comme sonné, le hasard de la librairie m’a mis sous les yeux peut-être pas immortelle (90 pages, 9 euros, Pol),  le dernier livre de Frédéric Boyer au moment même où il succède au regretté Paul Otchakovsky-Laurens à la tête de sa maison POL. Un éclat de pure prose poétique également traversé par le doute. Comme des notes organisées en trois temps et trois mouvements à travers trois textes nés en réaction à la disparition, la perte, l’absence enfin de sa compagne Anne Dufourmantelle, morte à 53 ans d’un arrêt cardiaque l’été dernier sur la plage de Ramatuelle alors qu’elle essayait de sauver de la noyade l’enfant d’une amie. De l’accident, Frédéric Boyer ne dit rien. Il sépare la femme aimée et perdue de la circonstance pour la ramener à la vie, la leur, au cours de laquelle tout fut donné et où désormais tout est repris. C’est un chant d’amour et de chagrin, tenu comme la pudeur l’exige, tendu comme l’émotion le commande mais plein d’une rage à peine contenue. L’auteur, grand lecteur aux perspectives les plus vastes, laisse affleurer ses influences en réminiscences à peine esquissées, ici de Mallarmé, là du Auden de Funeral Blues (… mon Nord, mon Sud… ») et la figure de Job un peu partout sans jamais être nommée. Et lorsqu’on se souvient que la philosophe Anne Dufourmantelle, était également psychanalyste, on en prend que mieux la mesure du passage où il écrit :

« Et s’il te plaît, ne parlons pas trop de notre âme, ils adorent ça. Toute psychologie est criminelle, c’est vrai du moins pour moi. La plus belle vie possible m’a toujours paru être celle où il n’y a jamais place pour aucun autre souvenir que la vie ».

Ce texte-là, contrairement à Si, est plus bouleversant que saisissant. Les deux pourtant, chacun avec des moyens qui lui sont propres, l’un et l’autre dans l’écoeurement des paroles de consolation puisque rien ne console car rien ne remplace, agressent la mort et ne rendent jamais les armes. Frédéric Boyer se demande comment dans l’avenir ils vont avoir, elle et lui, des nouvelles l’un de l’autre. « La pensée de la séparation n’éveille en nous que davantage d’attachement » écrit-il. Mais comment continuer quand tout nous arrête ? Ne le secouez pas il est plein de doutes, mais il continue vaille que vaille à avancer, armé de la seule certitude que cette vie-là ravie à jamais lui manquera toute sa vie.

(Photos Wim Wenders et Robert Adams)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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960 Réponses pour Ta disparition signera l’impossibilité d’être sans toi

raymond dit: 23 avril 2018 à 18 h 29 min

Jankélévitch expliquait très bien que l’antisémitisme n’est pas le racisme. Car ce que détestent les antisémites c’est que le juif imaginaire qu’ils se sont formé ne peut pas être reconnu dans la rue. C’est peut-être eux, le juif. C’est même certainement eux puisque c’est une projection de la haine qu’ils se portent dans le secret de leur intériorité. Au fond l’antisémite veut la fin du monde. C’est une manière de voir suicidaire, on veut la fin des juifs mais au bout du bout on veut la fin de l’Autre, du voisin, puis pour finir de soi-même.

Widergänger dit: 23 avril 2018 à 18 h 27 min

Rassure-toi, closer, ça fait longtemps qu’on ne se demande plus si closer est un imbécile… Il est clair que le pouvoir nazi s’est toujours pensé comme universel ; on ne voit pas d’ailleurs comment une figure emblématique comme Heidegger aurait pu sinon y adhérer.

closer dit: 23 avril 2018 à 18 h 02 min

 » le nazisme qui n’est que l’aboutissement logique de cet universalisme d’en-haut inventé en Mésopotamie voilà quelque 5000 ans. »
WG

Pour faire du nazisme l’aboutissement d’un universalisme, qu’il soit d’en haut, d’en bas ou du milieu, il faut vraiment être un grand malade, intellectuellement un très grand malade…

Widergänger dit: 23 avril 2018 à 17 h 58 min

Phrynée était ainsi représentée dans la statuaire du portique du théâtre de Pompée, dont on peut voir la copie de Praxytèle au Louvre. Une pu.te de luxe !

Widergänger dit: 23 avril 2018 à 17 h 41 min

Mais la distinction qu’instaurent les Juifs n’est pas du tout contraire à l’universalisme. C’est le grand problème de fond de ce qu’est le Judaïsme, qui invente un universalisme d’en-bas contre un universalisme d’en-haut. Si Abraham qui la ville d’Ur et l’empire babylonien qui a véritablement inventé l’universalisme d’en-haut avec une oligarchie au pouvoir, une administration et des sujets dans une cité-état, c’est précisément pour fonder un autre type d’universalisme, venant de la base, du peuple, avec ses distinctions qui le séparent à la fois des autres hommes et des autres peuples mais dans le but de respecter ce qui est un fait basique : les différences entre les hommes et entre les peuples pour les faire concourir, à partir de la base, de la réalité humaine vivante et non à partir d’une abstraction plaquée d’en-haut sur les idéaux de la civilisation, vers la conquête d’un idéal d’universalité qui reste à construire dans la coopération entre les hommes et entre les peuples. Le peuple juif se définit comme le peuple élu parce que D.ieu a estimé qu’il avait en charge comme un devoir divin supplémentaire, à charge senti si souvent par les Juifs comme un fardeau, de promouvoir cette quête dans la perspective messianique.

Le christianisme n’a fait que reprendre à son compte l’universalisme d’en-haut que représentait en son temps Rome en l’adaptant. Il n’a rien inventé de nouveau contrairement à ce que prétendent les chrétiens sur les Juifs. Ce sont les Juifs qui sont les promoteurs de la démocratie réelle, qui cherche, par le bas, par la coopération, à construire modestment peu à peu un universalisme qui ne lèse aucun particularisme. C’est une très grande idée, une idée d’avenir. L’autre ayant déjà montré non seulement son inanité mais sa monstruosité par le nazisme qui n’est que l’aboutissement logique de cet universalisme d’en-haut inventé en Mésopotamie voilà quelque 5000 ans.

Widergänger dit: 23 avril 2018 à 17 h 27 min

Dans l’équipe du Plan de Rome à l’université de Cæn, il y en a un qui fait sa thèse justement sur les automates à Rome dans l’Antiquité. Un sujet qui a l’air passionnant. L’idée de l’homme artificiel était déjà active dans la vie réelle. Apollodore de Damas était leur Frankenstein… et le transhumanisme était déjà en route… vers l’enfer.

La statue de Pompée d’ailleurs qui trônait en majesté dans la Curie, aux pieds de laquelle César fut assassiné, représente en fait Pompée aux Enfers, héros rappelant la catabase d’Ulysse au chant XI de l’Odyssée, préfigurant ainsi la catabase d’Énée par Virgile dans l’Énéide. La Vénus Victrix au temple qui couronnait la cavea avec un portique dans le théâtre de Pompée est d’ailleurs, comme le rappelle Ovide dans un texte des Fastes (IV, 119-124) liée aux origines troyennes de Rome par l’épisode du jugement de Pâris.

Tout cela n’est pas sans rappeler le culte similaire de la Vierge et du Christ que la tradition chrétienne fait également descendre aux Enfers. Le Christ suit ainsi la tradition héroïque du héros grec et romain. Il semble que la tradition chrétienne n’ait fait que reprendre à l’adaptant la mythologie romaine active politiquement à Rome à la fin de la République.

Tout un programme statuaire dédié aux figures féminines animait d’ailleurs le portique attenant au théâtre de Pompée : des figures d’hétaïres, des poétesses comme Sappho et Corinne (Mme de Staël intitulera encore au début du XIXè siècle son roman de ce nom: Corinne ou l’Italie), des femmes célèbres par leur accouchement extraordinaire comme Eutychis qui aurait accouché d’un… éléphant !

Jean dit: 23 avril 2018 à 17 h 24 min

On ne voit guère de solution immédiate, si ce n’est un monde sans frontières. Et encore, cela risque de reprendre. (Sergio)

Je pense sensiblement comme vous. A l’universalité de la passion de la distinction, quelque forme qu’elle prenne, inépuisable source de haine, on ne peut qu’opposer la passion de ce qui unit et l’universalisme de l’amour. Sans garantie de réussite, en effet.

Sergio dit: 23 avril 2018 à 17 h 00 min

Jean dit: 23 avril 2018 à 16 h 47 min

1/ Dans l’histoire de l’humanité, aucun peuple n’a jamais aussi universellement été haï que les Juifs, et ce depuis la plus haute antiquité, et bien avant la prédication de Mahomet.

C’est indiscutable. On ne voit guère de solution immédiate, si ce n’est un monde sans frontières. Et encore, cela risque de reprendre. Des législations spéciales ? On a bien dû tout essayer…

Widergänger dit: 23 avril 2018 à 16 h 54 min

Paul Edel dit: 23 avril 2018 à 13 h 10 min
Oui, ça fait froid dans le dos ! On se demande ce qu’il a bien pu faire pour mériter ça. En tout cas, c’était une époque de reprise en main de la morale par le pouvoir qui n’est pas sans rappeler nos époques de culs bénis.

À l’époque de Pompée, vers -60, à l’époque de la construction du théâtre de Pompée, donc de la décadence de la République, à l’inverse Pompée se fait huer par la foule dans le théâtre même lors de son inauguration. Le peuple reprend en l’adressant en guise de reproche à Pompée et aux pontes du régime qui sont assis dans le proscenium un vers de l’auteur tragique Accius : « C’est notre misère qui te fait Grand ! » Pompée se faisait alors nommé Pompée le Grand en référence à Alexandre le Grand pour sa victoire sur le roi Mithridate (juste en face de Tomis d’ailleurs sur la rive opposée de la Mer Noire).

Comme dans la débandade de la fin de la République, qui a précédé de beaucoup le coup de force de César lors de sa traversée du Rubicon, les lieux de réunions politique proprement dits comme les comices sur le Forum ne jouaient plus leur rôle d’autrefois, le théâtre était devenu un lieu politique, le seul lieu politique, où désormais les dirigants et les sénateurs pouvaient sentir le pouls de l’opinion publique et le peuple donner son sentiment dans l’anonymat de la foule. L’atmosphère politique sentait déjà le souffre. Et les stars de théâtre à l’époque, les acteurs célèbres, ont joué un rôle considérable dans la propagande, rôle d’ailleurs qu’indique Cicéron dans l’un de ses textes mal connu et que plus personne ne lit à part les profs latinistes de fac, le Pour Sestius. C’est là que le chef militaire venait chercher le consensus du peuple et il se faisait couronner par un mannequin automate figurant la victoire. Et inversement l’esthétique du théâtre investit le prétoire quand Cicéron traçe des parallèles entre l’un et l’autre lieu.

Jean dit: 23 avril 2018 à 16 h 53 min

Si on veut faire régresser l’antisémitisme, ce sont des phénomènes qu’il faudrait éclairer. (moi)

Devant un aussi universel et ancestral déferlement de haine, on ne saurait absolument donner tort aux Sicaires de Masada.

Jean dit: 23 avril 2018 à 16 h 47 min

La Grande mosquée de Paris a dénoncé lundi un « procès injuste et délirant » instruit aux Français musulmans par le manifeste contre un « nouvel antisémitisme » publié dimanche dans Le Parisien et signé par 300 personnalités.

Ceux qui tentent de faire porter le chapeau de l’antisémitisme aux musulmans feraient bien de considérer et de tenter d’expliquer les faits avérés ou probables suivants :

1/ Dans l’histoire de l’humanité, aucun peuple n’a jamais aussi universellement été haï que les Juifs, et ce depuis la plus haute antiquité, et bien avant la prédication de Mahomet.

2/ A l’heure qu’il est, les antisémites musulmans ne représentent très probablement, en Europe et dans le monde, qu’une faible minorité des antisémites, toutes nationalités et toutes confessions réunies.

3/ A l’heure qu’il est, et en dépit de tous les efforts de certains Etats pour bâtir une législation réprimant l’antisémitisme, le nombre des antisémites ne cesse probablement de croître.

4/ A l’heure qu’il est, le nombre de personnes dans le monde approuvant, parfois ouvertement, le plus souvent in petto, l’entreprise hitlérienne d’extermination des Juifs représente peut-être une très forte majorité des antisémites (9/10 ?). Une très forte majorité d’entre eux souhaite probablement qu’elle soit reprise et menée à son terme, non pas dans un seul pays mais dans le monde entier.

Il ne faut pas s’y tromper, l’antisémitisme, quelles que soient ses manifestations et son apparent degré, procède d’une haine à mort, inexpiable.

Si on veut faire régresser l’antisémitisme, ce sont des phénomènes qu’il faudrait éclairer.

ed dit: 23 avril 2018 à 15 h 48 min

Je viens de terminer ONPC en replay (je rappelle que j’habite à l’étranger). Mon impression sur le roman de Begbeider : un remake mégalo de « La possibilité d’une île ».

Soleil vert dit: 23 avril 2018 à 14 h 53 min

>Bérénice. Le monde des non-A.

On doit pouvoir le trouver en occasion en j’ai lu pour rien.
L’ouvrage connut un succès considérable lors de sa parution en France, en raison de la traduction de Boris Vian.
A vrai dire Van Vogt écrivait très mal. C’est une intrigue à tiroir sans fin, mais à force de rompre les règles romanesques (le héros meurt très tôt)l’auteur canadien livrait ici un roman quasi-surréaliste.

Soleil vert dit: 23 avril 2018 à 14 h 39 min

>Petit Rappel dit: 23 avril 2018 à 0 h 38 min
L’Utopie, je veux bien, Soleil Vert, mais Thomas More n’est pas Thomas Moore!

Dont acte, je pousse des hurlements en me couvrant de cendres.

Pat V dit: 23 avril 2018 à 14 h 11 min

la misère qu’ils consultent par voie de média nterosée. Bérénice.

Notre dame semble bien connaître cette boisson estivale, post printanière, le vin rosé.
Un coup ça va va, deux coups, bonjour les dégâts!

Paul Edel dit: 23 avril 2018 à 13 h 10 min

« Cumque alii causa tibi sint grauiore fugati,
Ulterior nulli quam mihi terra data est ;
Longius hac nihil est, nisi tantum frigus et hostes,
Et maris adstricto quae coit unda gelu »
Tristivm liber II

Phil dit: 23 avril 2018 à 12 h 55 min

oui dear Lavie, toutes ces émissions sont affreuse et l’indigénat ne concerne pas ceux qu’on imagine.
Le commandant Cousteau parlait français et connaissait ses classiques.

la vie dans les bois dit: 23 avril 2018 à 12 h 23 min

Sinon Phil ce concept des survivalistes en milieu hostile sur la plage a été bien update à la télé, tout plein d’émissions. Sont pas indiquées soft porn mais ça peut.

bérénice dit: 23 avril 2018 à 12 h 00 min

Phil, j’avais eu vent de ces massacres, l’erreur porte conseil; ils ont changé de cap par la suite. actuellement sans Cousteau et en dehors d’expeditions respectueuses on passe sous silence le pillage à peine réglementé des océans, imperatif economique oblige. Ce’est pire à l’ère de la pêche industrielle. Auriez vous aperçu ces stars arborant en guie d’écharpe de beaus et rares poissons morts afin de sensibilser l’opinion, on semble oublier facilement que les organismes vivants et marins sont des animaux et qu’à ce titre comme tous les autres mériteaient une protection renforcée. Les réglements concernant a pêche sont contournés, s’échangent au large des tonnages pour détourner les quotas, un trafic connu des autorités.

Phil dit: 23 avril 2018 à 11 h 50 min

le premier film de Cousteau, « Le monde du silence », montrait aux spectateurs de 1956 un baleineau déchiqueté par les hélices de la calypso, un requin hissé sur le pont pour être haché vivant par les hommes d’équipage qui dixit le commandant qui n’avait pas encore son chapeau rouge « haïssent cette bête » et ces mêmes marins scientifiques musculeux faire du cheval sur le dos des tortues des seychelles, légérement entravées dans leur marche sur les palges indigènes.
Le scénario était de louis Malle, c’était l’époque de la pensée libre, le futur réalisateur s’exerçait avec les poissons de Cousteau, dont le frérot était un célèbre collaborateur, Lacombe Lucien allait venir. depuis, les écoutilles sont refermées.

bérénice dit: 23 avril 2018 à 11 h 46 min

‘tain la kapo magnagna

les snobs s’ennuient, ils s’encanaillent et tentent de trouver à leur mépris atavique un vocabulaire branché en circulation dans les caniveaux

bérénice dit: 23 avril 2018 à 11 h 42 min

Et la force du ressac qui les empeche de regagner la rive . C’est expérimental, j’ai moi même éprouvé quelques difficultés à Taormina , je n’avais pas vu le rouge du drapeau.

bérénice dit: 23 avril 2018 à 11 h 40 min

Du tout, lvdlb, je suis domiciliée dans le même departement que le vôtre, les secouristes quand le rapeau est rouge sont sur le qui-vive et cela ne décourage pas d’inconscients ou d’intrépides attirés par ce beaux rouleaux qui déferlent oubliant la force centrifuge .

DHH dit: 23 avril 2018 à 11 h 40 min

@Jean
ou bien vous vous moquez de nous ou bien vôtre ami s’est moqué de vous
ce que vous nous racontez est une blague éculée « pour rire et s’amuser en société » que j’ai dû entendre pour la première fois dans les années 50.ça ne parlait pas de 93 mais d’Algerie,bref des mêmes

bérénice dit: 23 avril 2018 à 11 h 38 min

Le film « Le grand bleu » a sonné le glas des reportages Cousteau

Depuis des merveilles ont été tournées qui bientôt serviront d’archives, personnellement je n’assiste pas à ces projections pour extraordinaires qu’elles s’exposent , trop consciente d’une espèce de champ du cygne. C’est comme si avec toute notre technologie on enregistrait avant qu’il ne soit trop tard la beauté que nous offre le monde dans sa diversité avant disparition des espèces. La Norvège repart pour des campagnes de chasses à la baleine, youpi! un exemple parmi d’autres, tous aussi attristants .

la vie dans les bois dit: 23 avril 2018 à 11 h 31 min

‘tain la kapo magnagna elle est partout au front, arpente les plages de Ramatuelle, ein, zwei.

bérénice dit: 23 avril 2018 à 11 h 22 min

Eh oui LV que ce sont des imprudents , ou bien ce sont les parents qui sont défaillants mais pour frequenter le littoral je puis vous assurer qu’avec tous ces avertissements adjoints à une vigilance familiale cela ne devrait pas se produire .

bérénice dit: 23 avril 2018 à 11 h 19 min

les bobos dans le métro, hormis Richard Millet qui pour ses études de terrain s’y aventure je doute que ces bobos privilégient ce transport collectif, les bourgeois bohêmes s’ils ne sont pas riches ou richissimes beneficient d’une position au moins aisée, sont inclus dans les systèmes de production médiatiques, artistiques, les grosses boites qui marchent, ils votent à gauche quand is n’ont pas été récupérés par la ReM, et circulent en velib , en bus, en voiture ou à pieds habitant majoritairemnt le centre ou des quartiers limitrophes et réahabilités . Loin d’eux la misère qu’ils consultent par voie de média nterosée.

Jean dit: 23 avril 2018 à 11 h 16 min

Je partage entièrement le pessimisme de Widergänger sur l’efficacité de notre enseignement, surtout dans le contexte actuel. Un mien cousin, professeur des écoles dans une banlieue du 93, me racontait ses difficultés face à une classe regroupant en majorité des enfants de l’immigration récente. C’est ainsi que, voulant tester les connaissances de ses élèves en matière de vocabulaire français, il posa la question suivante :
 » L’un d »entre vous peut-il nous indiquer la signification du mot « volupté », en l’intégrant dans une phrase ?
— Moué, Ms’ieu, répondit Karim.
— Nous t’écoutons, Karim.
— Je mange ma tartine de confitures avec volupté.
— Très bien, Karim. Quelqu’un d’autre ?
— Moué, moué, Ms’ieu.
— Nous t’écoutons, Mohammed.
— Eh ben, hier, Nabil, il a volupté, il a chié.

la vie dans les bois dit: 23 avril 2018 à 11 h 14 min

Ah parce que deux enfants qui vont se baigner avec le drapeau rouge sont des imprudents?

bérénice dit: 23 avril 2018 à 11 h 07 min

10h5 pas nécessairement il advient malheureusement des circonstances où le risque est sous estimé, la mer attirante quel que soit le drapeau affiché souvent traître mais les cieux et les flots bleus ainsi que l’écume des vagues nous la font paraître moins dangereuse , les moins habitués se laissent prendre comme de malheureux marins attirés par le chant des sirènes. La force des flots vous assoment littéralement et vous plaquent au fond sans qu’il soit souvent possible de reprendre souffle. La méfiance devrait s’imposer mais le reflexe au sauvetage spontané pour compréhensible qu’il soit ne doit pas faire oublier le danger bien réel qu’une beauté perfide estivale masque et nous fait présumer de nos forces et de notre fragilité face à ce déferlement où d’imprudents s’aventurent.

la vie dans les bois dit: 23 avril 2018 à 10 h 57 min

Quand on pense à tous ces bobos qui détournent la tête dans le métro qd il se produit une agression on mesure leur goût du risque…

bérénice dit: 23 avril 2018 à 10 h 54 min

Phil, j’avais bien aimé crustacés et coquilages avec quelques apparitions du même JM B . Croquignolesque et léger visitant les alentours d’un libertinage familial toutes tendances admises, de l’adultère à l’homosexualité.

la vie dans les bois dit: 23 avril 2018 à 10 h 53 min

Prendre des risques C’est avoir le goût du sacrifice, donner sa vie pour en sauver d’autres. Encore un truc psycho-crisstique chez les freudgiens.
On n’est pas tous colonel de gendarmerie…Ici il manque p’tetre un merci aux MNS qui ont quand même réussi à sauver les deux enfants ?

Jean dit: 23 avril 2018 à 10 h 26 min

Phil dit: 23 avril 2018 à 10 h 09 min
on ne peut pas parler de l’antisémitisme à longueur de journée.

Ma foi, pourquoi pas ? Tout dépend des obsessions (collectives) des intervenautes. Perso, j’aimerais que l’on parlât davantage ici de la supériorité ethnique des chats blancs aux yeux blues (typiquement aryens, à mon avis). Ce matin, le mien m’a réveillé par des ronflements dans les modulations desquels il m’a bien semmblé reconnaître les accents d’un chant de marche SS.

N.B. « chats blancs aux yeux blues » : je m’en voudrais de corriger un aussi ravissant ( et exact) lapsus.

la vie dans les bois dit: 23 avril 2018 à 10 h 22 min

Le grand bleu, un film documentaire sur les dauphins. Pourquoi pas. Ces mammifères sont surprenants.
A noter un livre récemment chroniqué à la radio par J-C Ameisen , « le prince des profondeurs », ou comment penser poulpe.
Et pas avec sa queue comme Phil.

DHH dit: 23 avril 2018 à 10 h 11 min

@WGG 0H35
Connaissez vous ce roman de Ransmayr « le dernier des mondes » sur l’exil d’Ovide dans cette ville qui s’appelle aujourd’hui Costanza ; dans ce qui était alors une contrée sauvage et marécageuse aux bouches du Danube
Cet auteur autrichien transfome de manière réussie en matiere romanesque le désarroi de l’exilé ce sentiment douloureux d’abandon , né de la certitude obsédante d’être désormais, et pour toujours seul, hors du monde , et loin des hommes
Sa description réaliste du decor communique au lecteur l’angoisse que sa désolation genere chez le poète ,dont la seule échappatoire est de de se refugier dans son paysage intérieur fait les légendes et récits de la mythologie qu’il se remémore .Ce qui nous vaut quelques gros plans sur ces histoires, qui truffent le roman sans en alléger l’âpreté

Phil dit: 23 avril 2018 à 10 h 09 min

on ne peut pas parler de l’antisémitisme à longueur de journée. ce matin la chroniqueuse cultureuse de M. Erner s’offusquait du sourire du commissaire priseur amerloque qui met en vente une lettre antisémite de Wagner. la chroniqueuse au nesquick nous dit que la lettre annonce le nazisme (la lettre date de 1856).
le film « Le grand bleu » a sonné le glas des reportages Cousteau. Désormais on plonge on remonte et on ne cause plus. L’acteur Jean-Marc Barr mal décompressé a fait ensuite un film « Too much flesh » sur son membre, étant semble-t-il trop généreusement doté par la nature.

Jean dit: 23 avril 2018 à 9 h 42 min

Le black-out des nazis sur les chambres à gaz ne peut s’expliquer que si l’on admet que, pour eux, leur cause s’identifiait à celle du Mal, et que leurs adversaires, les sectateurs du Bien, étaient l’immense majorité. Leur idée de la nature humaine était, au fond, étonnamment naïve.

Jean dit: 23 avril 2018 à 9 h 35 min

Je songeais ce matin, pour les déplorer, aux difficultés de la lutte contre l’antisémitisme. Sur ce point, l’histoire vous présente de ces paradoxes, déconcertants mais très explicables si l’on y réfléchit. Ainsi, il est probable que le black-out soigneusement maintenu par les nazis sur ce qui se passait à Auschwitz et ailleurs ait eu l’effet contraire de celui qu’ils escomptaient, en freinant le mouvement de sympathie pour leur cause. Alors que la présence, dans la presse collaborationniste ou sympathisante de divers pays, et pas seulement en Europe, d’une rubrique quotidienne intitulée, par exemple, « En direct de nos chambres à gaz », rubrique qui eut fait le compte exact des liquidations du jour, eût peut-être suscité dans les jeunesses des pays concernés, une puissante vague de vocations et d’engagements dans la SS. Le cours des choses en eût peut-être été changé. Inversement, l’effet inattendu du battage organisé aujourd’hui autour des actes antisémites a peut-être l’effet contraire de celui espéré. L’annonce de la mort de la mère Knoll par exemple, a peut-être engendré, chez nos jeunes surtout, un discret mais réel et vaste élan d’enthousiasme. On m’objectera que prêcher les convertis ne change rien au cours des choses. J’en ai personnellement l’intime conviction.

bérénice dit: 23 avril 2018 à 8 h 45 min

Une double inconscience du risque,

Amusant, dire que certaines architectures n’ont carrément pas le bénéfice du plancher que constitue un surmoi en bon état. Un seisme, Pompeï, un accident nucléaire en auront eu raison pour ouvrir l’espace et donner libre cours à la folie, et dans ce contexte, évidemment, plus de conscience possible.

bérénice dit: 23 avril 2018 à 8 h 39 min

si c’est pour moi- ceux qui ne lisent rien- vous n’aurez qu’à demander au donnateur coutumier de l’indiscrétion, il vous dira . Je ne suis pas en matière de lecture un supersonic de votre genre et j’ose espérer que tous les engrais dont vous vous bourrez servent à quelquechose cependant i y a de quoi en douter quand on vous it, je ne compte pas e nombre d’occurences qui me font penser ( je l’avoue): quelle couche elle tient là en dépit de sa culture.

la vie dans les bois dit: 23 avril 2018 à 8 h 34 min

90 pages , 9 euros, ne devraient pas demander un effort surhumain pour ceux qui « croivent » à l’homme souffrant et ne lisent rien.
Une double inconscience du risque, lol.

bérénice dit: 23 avril 2018 à 8 h 27 min

il l’écrit avec « rage toute en retenue,

pas lu le livre , il le faudrait pour en posséder l’idée, du fond et du style , des voies et du chant. En tout cas, faudrait il conclure que vous manquiez d’imagination ou que vos fibres sensibles soient atteintes d’une maladie dégénérative pour ne pas pouvoir concevoir une rage à perdre un être cher qui plus est quand il perd la vie en tentant de porter secours en votre absence; quant à la retenue il faut croire que des gens quel que soit leur activité ou leur milieu savent encore l’observer et ne pas offrir en pature la crudité d’une souffrance mise à nue, ses tenants, ses aboutissants. Ecrire sans exposer, sans facilité, qu’a-t-il pu bien donner sans tomber dans ce piège.

la vie dans les bois dit: 23 avril 2018 à 8 h 21 min

La fin du film  » le grand bleu  » etait grandiose de desespoir. On pleurait avec R. Arquette , en regardant s’enfoncer son ami.

Delaporte dit: 23 avril 2018 à 8 h 09 min

– Vous connaissiez Jacques Mayol ?

– Pas avant le film. Je suis devenu ami après. Le personnage que j’ai joué n’était pas le vrai Jacques Mayol. La popularité du film a éclipsé sa propre personnalité. C’était très lourd à porter pour lui. On parlait de Jacques Mayol et on me voyait moi. Pour lui c’était insupportable. En fait, il aurait aimé jouer le rôle à ma place. Les deux documentaires auxquels j’ai participé, c’est une façon de rétablir la vérité. Je veux parler du mec qui inspiré ce film alors que l’identité de Jacques a été sacrifié. (NDLR : Jacques Mayol a mis fin à ses jours en 2001 à l’âge de 74 ans).

la vie dans les bois dit: 23 avril 2018 à 8 h 04 min

De plus en plus fortiche les hypo-thèses .
Un homme perf une femme et culpabilise (sic) alors il l’écrit avec « rage toute en retenue,
« S’il te plaît, ne parlons pas trop de notre âme, ils adorent ça. Toute psychologie est criminelle(…) »
L’a surtout l’air en colère contre le petit milieu dont il est issu,M.Boyer.

Delaporte dit: 23 avril 2018 à 8 h 02 min

– Est-ce que vous avez revu le film ?

– Je l’ai vu à Cannes quand il a été présenté en ouverture du festival. J’étais complètement bourré. Le seul souvenir, c’est qu’il fallait absolument que je trouve des toilettes pour pisser. Puis 7 ou 8 ans après, je l’ai revu mais je n’ai pas pu le finir. Le film me paraissait trop juvénile. Il parle avant tout aux ados. (Jean-Marc Barr)

Delaporte dit: 23 avril 2018 à 7 h 59 min

On fête les 30 ans du Grand bleu, la pochade de Luc Besson. Jean-Marc Barr, qui n’a jamais vu le film en entier, se souvient de moments pénibles :

« Il y a eu un mort aussi, un grec d’Amorgos, qui est tombé d’une falaise avec un bulldozer. Tout le monde était horrifié. Quand je suis retourné sur l’île pour le documentaire, j’ai demandé du feu à quelqu’un et c’était le fils. Il n’avait jamais vu le film ! Il y a aussi des fantômes. »

la vie dans les bois dit: 23 avril 2018 à 7 h 52 min

« tous en exil de soi sur la terre »
Bouh encore du decervelage à peu de frais, la mécanique paresseuse bien huilée des révisionnistes sans imagination mais la tête farcie de fadaises sur l’inconscient sigmundien.

L’exil d’Ovide ?
Une histoire de courtisan qui a mal tourné.
https://mediterranees.net/litterature/ovide/boissier.html

Heureusement que d’elucubrations en délires, on en revient, d’une manière ou d’une autre à ceux qui maîtrisent leur sujet, sans en être l’expérience, du sujet.

Widergänger dit: 23 avril 2018 à 0 h 35 min

Volonté de mémoire, certainement. Mais aussi besoin vital de chercher à intégrer ce qui fait rupture avec le temps par la catastrophe personnelle que cette tragédie a produite afin de se reconstruire intérieurement. L’écriture autobiographique en cela n’est pas une imitation du réel, elle n’est nullement mimétique, lle est au contraire performative, elle produit un nouveau réel, comme on fait reset avec l’ordinateur quand quelque chose a mal fonctionné. On revient au point de départ et on reconstruit tout à partir de la catastrophe initiale qui devient alors comme une nouvelle naissance.

C’est un peu aussi une image de la création littéraire qui a bsoin de l’exil, de la marge pour ^tre près du centre. Je m’en rend d’autant mieux compte en lisant en ce moment ce bouquin sur Rome, ville universelle. On y voit une illustration de ce qu’était l’empire sur une carte vers l’an 68-69 sous Vespasien où « limes » de l’empire, comme on dit, la frontière avec ls barbares, est tracée par le Danuble jusqu’à son embouchure. Et on voit presque à l’embouchure, sur la Mer Noire, à l’extrême bout du bout de l’empire la ptite ville de Tomis où Ovide fut exilé. C’est vraiment la solitude des solitudes dans la représentation géographique de l’époque, on ne peut pas trouver solitudes plus solitaires, plus affreuses face à la barbarie du monde et à l’extrême fin du monde civilisé. Et c’est de ce néant quasi absolu qu’Ovidé va donner au monde ses Tristes, qui sont la plus belle chose du monde, le cœur du monde civilisé qui fait d’un homme un être véritablement humain dans toute sa détresse et dans toute sa grandur d’âme face à sa tragédie qui devient celle de tous en exil de soi-même sur la terre.

bérénice dit: 23 avril 2018 à 0 h 00 min

Un homme ou une femme qui perd sa compagne et ou compagnon lors d’une absence culpabilise je crois dans la majorité des cas sous cette forme :si j’ avais été présent , c’est arrivé à une amie perdue de vue et cette culpabilité du moins ce sentiment tenace dure et tient comme une glace éternelle s’il en existait . Transformer sa peine, ses regrets, les évacuer selon vous , ne peut les effacer. Le temps comme pour les blessures profondes peut-être finit par estomper les traces jusqu’à les voir disparaitre et peut-être ces livres sont ceux d’une volonté de mémoire .

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 23 h 56 min

Ce qui m’amuse dans ce genre d’article de Libération sur Anne Dufourmantelle, c’est qu’il montre à l’envi qu’il existe une classe sociale qui a véritablement le loisir de parler de soi dans les moindres détails jusqu’à satiété dans les médias, la presse, écrite, la télé, la radio et que leur bruit assourdissant ne dit rien du pauvre diable qui se jette sous un métro et dont personne ne parlera ou des malheurs de monsieur et madame tout le monde.

C’est un peu comme dans l’Antiquité. On connaît tant de choses de Crassus, de César, de Cicéron, mais au fond on ne connaît rien d’eux, et on est tout étonné d’apprendre au détour de la lecture d’un ouvrage savant qui relève d’un effort considérable pour ce faire qu’ils ont pu eux aussi essuyer les tracas de la vie ordinaire, comme on est si ému d’en apprendre sur la vie de tel ou tel enterré vivant à Pompéi, du boulanger qui s’est fait représenter avec sa femme avec un stylet et un écritoire de cire comme aspirant au mythe de la classe patricienne alors que c’est précisément le boulanger en lui qu’on aimerait mieux connaître, de voir apparaître le visage de tel autre reconstitué par la magie de la science contemporaine comme si on allait d’un seul coup pouvoir entamer une conversation avec lui à travers les millénaires pour savoir s’il n’aurait pas oublier sur le feu je ne sais quoi qui mettrait en péril sa demeure.

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 23 h 50 min

Bof la littérature thérapie fait plus de mal aux proches qu’a celui qui s’ecrit sans guerir pour autant.
Mais sur ce blog c’est un crincrin , la littérature de divan pour bobos .
Bonne nuit.

bérénice dit: 22 avril 2018 à 23 h 41 min

Même si on ne comprend pas alors sa « rage » toute en retenue.

chacun sa façon de distiller ses émotions, imaginez le monde peuplé d’hystériques et d’exhibitionistes sans aucun sens de l’art et de la littérature.

bérénice dit: 22 avril 2018 à 23 h 36 min

merci je m’en souviens, elle avait exprimé une pensée qui n’avait rien à voir avec le goût du risque si ce n’est celui de la presque obligation d’engager sa vie pour en sauver d’autres, si quelqu’un retrouvait ses propos avec plus d’exactitude.

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 23 h 33 min

Si F. Boyer ne s’est pas étendu sur les circonstances de l’accident qui a coûté la vie à sa compagne comme indiqué dans le billet, il n’est pas interdit de le faire. D ‘autant que cette disparition avait été signalée sur la RDL l’été dernier, illustrant en qq sorte ce hasard sur le goût du risque mis en application.

bérénice dit: 22 avril 2018 à 23 h 32 min

ne se soit pas intéressé aux circonstances de l’accident qui a conduit à la disparition dramatique de sa compagne dans son faire-part. Même si on ne comprend pas alors sa « rage » toute en retenue.

ben voilà, il est allé à l’enterrement sans s’être renseigné et d’ailleurs on ne sait même pas s’il s’agit bien de Anne Dufourmentelle dans le cerceuil.
http://www.liberation.fr/debats/2017/07/25/anne-dufourmantelle-analyste-ecrivaine-mere-amie-philosophe_1586178

Sant'Angelo Giovanni dit: 22 avril 2018 à 23 h 15 min


…si, c’est besoin de le souligner, j’écris, pour moi-même,…mon double,…à l’unique que je suis,…
…rien, à vous décrypter, vous savez tout, mieux que quiconque,…

…tout le monde, il est beau, et heureux,!…etc,…Go,!…

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 23 h 07 min

Pour en revenir au billet, on peut comprendre que F. Boyer ne se soit pas intéressé aux circonstances de l’accident qui a conduit à la disparition dramatique de sa compagne dans son faire-part. Même si on ne comprend pas alors sa « rage » toute en retenue.
« sa mort est un scandale » en guise de condoleance d’un filosofe a la petite semaine à la radio parisienne participe peut-etre de cette meme « rage » à peine contenue.
De même roudinesco la papesse autoritaire du goût du suicide freudien n’a pas été très inspirée par ce goût du risque.
L’issue a ete heureuse pour les enfants qui se baignzient avec le drapeau rouge; ils étaient deux , ils s’en sont sortis. C’est une histoire amorale.

bérénice dit: 22 avril 2018 à 23 h 03 min

21h56, dans la carte et le territoire ce n’est effectivement pas du domaine de la prospection lointaine et scientifique dans le temps, il évoque un pays désindustrialisé transformé en parc national comme on di régional, fiction certes mais plus socio-fiction.

bérénice dit: 22 avril 2018 à 22 h 59 min

le lien ne fonctionne pas , c’est facile à repérer, c’est un PDF.

Collection j’ai lu, traduction de Boris Vian.

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 22 h 33 min

La rhétorique du pamphlet est de toute façon contraire à une tradition qui remonte à l’Ethique à Nicomaque d’Aristote, qui est celle des gens bien nés, pratiquant la modération en tout. Celle de l’honnête homme dans Le Misanthrope de Molière, et qui fait rire justement quand on voit Alceste s’émoustiller sur scène pour un oui ou pour un nom et mettant littéralement en scène ses humeurs sous forme théâtrale. Mais Molière nous oblige aussi d’une autre côté à nous interroger sur la morale de compromission de Philinte qui n’est pas très éloignée pour son compte de l’hypocrisie. Peut-on s’en tenir à la modération sans sombrer ipso facto dans l’hypocrisie ? Inversement peut-on dénoncer les vices de ce monde sans sombrer dans l’hystérie pamphlétaire ? La marge de manœuvre est étroite et certainement pas adaptée à une société démocratique comme la nôtre où il faut faire vite et impressionner la foule avide de sensation forte mais très peu de réflexion. On préférera toujours les tripes à l’air plutôt que l’élaboration minutieuse et patiente d’une réflexion intelligente au service de la recherche de la vérité. Le pamphlet n’a de sens que dans une société d’énervés comme la nôtre.

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 22 h 30 min

Langoncet ce que le monsieur veut dire en tweet c’est qu’internet a galvaudé la notion même de pamphlet.

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 22 h 26 min

C’est très intéressant mais cela n’a rien de concret en rapport avec le transhumanisme qui a quitté le domaine de la science fiction. Sauf pour ceux qui en ont une représentation mentale disons impressionniste…

Jean dit: 22 avril 2018 à 22 h 07 min

 » Mon mari me fait cocue « , confie une dame à une amie — ben dis donc, t’as de la chance, répond l’autre, moi, il me fait partout.

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 21 h 56 min

Pas souvenir d’avoir lu sur le transhumanisme ou posthumanisme dans « la carte et le territoire »
Vous pouvez préciser?

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 21 h 42 min

Oui, ce serait justement à comparer avec le Golem, pour voir si c’est mieux réussi. Et avec Retour à Séfarad pour voir si c’st moins indigeste que les tartines de « disputationes » entre chrétiens et rabbins au Moyen-Âge, dont la tradition remonte d’ailleurs à la fin du 1er siècle après J.-C. avec de très nombrux ouvrages juifs contre ls chrétiens. Le bouquin de Jean Juster en fait le catalogue quasiment complet avec une bibliographie énorme. C’est même à cette époque que le genre a pris ses formes littéraires canoniques.

Jean Langoncet dit: 22 avril 2018 à 20 h 58 min

@ les pétits soisseaux (garcimore spelling and pronouncing)

à propos de la pertinence de publier Céline en ce mois d’avril de l’an de grâce 2018 : « les limites de la liberté d’expression, y compris haineuse, dans une société en voie de démocratisation. »

Soleil vert dit: 22 avril 2018 à 20 h 45 min

« J’ai trouvé que Ch. Angot elle aussi met bien l’accent sur l’enjeu littéraire du roman de Beigbeder, à savoir comment réussir à articuler des discours de savoir avec une narration.  »

Cela pourrait être une définition de la science-fiction ? On voit apparaître des auteurs qui flirtent avec cette littérature de genre sans toutefois en adopter les codes narratifs. Exemple Houellebecq, lecteur de Lovecraft et Van Vogt

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 20 h 43 min

J’ai plutot compris que Y.Moix oppose la vision religieuse qui oeuvre pour le salut de l’humanité au transhumanisme comme religion de l’individu, et finalement mortifère et au service de quelques uns.
Il me semble que « Passou a bien évoqué ces sectes dans son roman « golem »

Soleil vert dit: 22 avril 2018 à 20 h 33 min

Remarque : l’utopie fondatrice du genre, celle de Thomas Moore n’était pas individualiste.
Mais je suis d’accord avec vos analyses sur l’aspect individualiste du transhumanisme.

Je n’ai pas encore lu le livre de Beigbeder, mais il me semble y avoir des convergences avec Houellebecq (Name dropping, recherche de l’immortalité …)

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 20 h 14 min

Askatasuna est un mot basque. Il veut dire liberté.
Il est dans le mini dico à la fin du roman « Patria » sous la forme verbale askatu, libérée, laissez en liberté.
J’ai du faire la recherche en lisant cela :

« Nos vallées nous appartiennent et nous ne pouvons pas laisser les fascistes libres, quelques jours seulement avant le 25 avril [anniversaire de la libération de l’Italie], écrivait le centre social Askatasuna sur Facebook samedi. Les partisans qui ont tout donné, y compris leur vie, doivent se retourner dans leurs tombes. » 
Bella ciao, ciao.

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 20 h 05 min

C’est sûr, les ânes, les bâtards et les barbares comme la vipère des bois se sont pas intéressés par la lecture des dictionnaires. Or, ma mère m’a souvent dit que dans son enfance elle passait des jeudi après-midi entiers dans la lecture du dictionnaire, curieuse de tout comme elle a toujours été. J’en ai hérité. Merci Maman… !

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 19 h 49 min

Je n ai pas lu les copier-coller du dément de l’en. Peut toujours chercher dans le dico le sens de: pas intéressée.

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 19 h 38 min

Le mot « triste » ne renvoie pas nécessairement à un état émotionnel du commentaire lui-même mais de son effet sur le lecteur par la pauvreté de son contenu : deuxième entrée de « triste » dans le TLFI (synonyme : lugubre, morne, sinistre, austère).

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 19 h 05 min

Mon commentaire n’est pas triste dans la mesure où le critère « laisser un commentaire » n’implique pas un état émotionnel particulier.
Si Beigbeder se rend compte qu’il va mourir un jour et que cela lui pourrit la vie, il peut bien faire des soi-disant recherches sur le transhumanisme, pour se rassurer. C’est pas avec ça qu’on fait de la littérature.

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 18 h 50 min

Dans cette émission débile onpc, Christine Angot sans doute un peu rebutee par le sujet et le style conversationnel auquel elle prête un caractère « savant » de cet opus de Beigbeder lui a posé carrément la question de la page blanche pour ecrivants en mal d’inspiration. Doutant qu’ avec si peu il puisse s’agir de litterature.
S’agissant de Beugbefder on peut même parler de manque d’aspiration, que dis-je, de lignes blanches.
Et puis plus rien. Christine en proie au doute… se contente de « intéressant » devant le cravaté qui pousse un ouf de soulagement.
Alors que ce quinqua, papa, vient de comprendre qu’il va mourir un jour et ça, ça le tue lui, ses selfies mediatiques et ses bouquins à moins d’un euro, comme une mauvaise « descente » chez les tox.

Delaporte dit: 22 avril 2018 à 17 h 37 min

« C’est l’ambition que Kafka voulait lui-même donner à la littérature. »

Houlala ! Kafka, c’est évidemment la référence qui tue…

Delaporte dit: 22 avril 2018 à 17 h 35 min

Oui, en somme, avant d’en parler, il faudrait lire le livre. La réserve immédiate que j’en faisais tenais au « jean-d’ormessonisme » télévisuel de Beigbeder, avec sa posture médiatique et sa belle cravate en laine tricotée. Il y avait une succession à prendre, et visiblement le quinquagénaire est preneur. Bientôt sous l’habit vert ? C’est fort possible. Avec son art de la conversation, qu’il tient de d’Ormesson, il fera des visites aux immortels tout à fait réussies, qui les divertiront. Avec à la clef un destin hédoniste de médiatique sur la brèche…

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 16 h 45 min

Beigbeder dénonce précisément cette fausse utopie dans son roman. Alors, j ne sais pas s’il est littérairement réussi mais, en tout cas, il est « branché » sur un problème central à nos sociétés modernes et prend courageusement le réel à bras le corps pour en tenter d’en faire de la littérature. On doit au moins lui reconnaître ce mérite. C’est l’ambition que Kafka voulait lui-même donner à la littérature.

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 16 h 36 min

J’ai trouvé aussi que le discours de Yann Moix sur le roman de Beigbeder était plein de bon sens et de justesse quand il parle de l’utopi du transhumanisme comme d’une utopie élitiste et hyperindividualisme. C’est tout à fait ça ! C’est l’utopie égoïste des classes supérieures de la bourgeoisie intellectuelles du monde occidentale. Une utopie qui, de fait, n’a de commune avec les utopies communautaristes du passé que le nom. Mais il faut bien le dire, les utopies du passé n’ont pas toutes été humaniste au sens de valables pour tous. L’utopie de l’Abbaye de Thélème chez Rabelais est déjà une utopie très aristocratique qui ne s’adresse pas au commun des mortels. Seul le communisme est une utopie vraiment universelle qui se pense comme un avenir possible et nécesaire pour l’humanité toute entière. Des deux types d’utopie, je pense que c’est en fin de compte l’utopie communiste qui gagnera parce que c’est un question de survie de l’humanité en tant que telle. Mais elle inclura nécessairement un recul de la mort dans des formes sociales à inventer. Et l’enjeu en est considérable. Mais le transhumanisme risque de s’imposer à court terme et d’engendrer même ds sociétés autoritaires, fascistes avec une oligarchie cynique et égoïste au pouvoir comme l’humanité en a parfois connue comme les Hasmonéens en Israël par exemple.

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 16 h 19 min

J’ai trouvé que Ch. Angot elle aussi met bien l’accent sur l’enjeu littéraire du roman de Beigbeder, à savoir comment réussir à articuler des discours de savoir avec une narration. C’est d’ailleurs déjà le grand problème de Proust avec La Recherche, qui fourmille d’allusion à de nombreux discours savants de son temps (sociologie, historiographie, journalisme, médecine aussi avec Cottard). Angot analyse bien l’enjeu proprement littéraire. Elle affirme que Beigbeder s’n tire bien. À voir soi-même pour se faire son jugement personnel. Mais son roman commence comme un roman de Balzac avec une analyse sociologique du « selfi » qui n’a rien à envier aux analyses structurales et sémiotiques de Roland Barthes et Greimas des années 60. Est-ce l’avant-garde de la littérature romanesque pour autant ? Chacun a bien son idée.

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 16 h 09 min

Il est certain que dans l’avenir la durée de la vie humaine est appelée à s’allonger considérablement jusqu’à 150 ans et davantage avec les modifications corrélées des structures sociales, du travail, de la mémoire, du rapport au temps qui est appelé à changer considérablement dans les siècles à venir. À moins qu’une guerre nucléaire ne racourcisse la vie sur terre pour tout le monde.

D. dit: 22 avril 2018 à 16 h 07 min

bérénice dit: 22 avril 2018 à 15 h 30 min

J’vais aller me faire une séance molle du lac.

si l’un d’entre vous savait en quoi consiste « se faire une molle du lac » au risque de paraître idiote, j’accepterais volontiers une explication.

Une contrepèterie coquine peut-être ?

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 16 h 05 min

Beigbeder met aussi l’accent sur un sujet très moderne, le recul de la mort dans la civilisation occidentale. Les progrès actuels de la science ne font que s’ajouter à ceux déjà existant du fait d’une meilleure nourriture et de l’hygiène. Il existe un excllent bouquin d’ailleurs, publié chez Gallimard, qui s’intitule justement Le recul de la mort. Processus qui était déjà à l’œuvre dans l’Antiquité avec l’aide frumentaire par exemple aux 200 000 Romains nécessiteux.

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 15 h 47 min

J’ai juste écouté le début de la prestation de Beigbeder à ONPC, avec la longue citation d son livre lue par Ruquier sur le « selfi ». J’ai trouvé très bien ce qu’il écrit. On dirait du Roland Barthes dans Mythologie. C’est une excellente analyse de nos mœurs contemporaines.

Déjà à l’époque romaine on connaissait un espèce de « selfi » par l’intrmédiaire des mosaïques qu’on faisait faire pour agrémenter son séjour avec des vedettes d’auriges de courses de char, qu’on doit plutôt appeler des « agitateurs ». Ils brassaient des sommes d’argent folles. Un « agitateur » pouvait gagner au cours de sa carrière plus de 20 millions de sesterces, quasiment l’équivalent de la fortune de Trimalcion. Ils étaient aussi populaires que nos actuels footballeurs, il existait d’ailleurs déjà des « clubs » de fans dont les membres se faisaient parfois enterrer avec inscrit sur son épitaphe la couleur de son club. Panem et circenses pendant qu’à l’extérieur les guerres faisaient rage et le pillage des peuples soumis par la violence et les binfaits de la civilisation romaine (l’eau, l’apprentissage de la dépravation, de la corruption et des droits de la citoyenneté qu’on appellerait de nos jours la « démocratie », tout comme aujourd’hui finalement).

bérénice dit: 22 avril 2018 à 15 h 33 min

Ceci dit, Delaporte, j’ai lu le receuil de chroniques littéraires signé de J d’Ormeson, édité par sa fille, je le trouve bienveillant et drôle aussi parfois – sa correspondance à Chypre- en autres détails.

bérénice dit: 22 avril 2018 à 15 h 30 min

J’vais aller me faire une séance molle du lac.

si l’un d’entre vous savait en quoi consiste « se faire une molle du lac » au risque de paraître idiote, j’accepterais volontiers une explication.

bérénice dit: 22 avril 2018 à 15 h 27 min

Cela dit tenir le crachoir à la clebarde alcoolisée de 14h15 no way.

ne prenez pas la réalité de certains pour mienne, je ne bois essentiellement que de l’eau et ne suis pas à proprement parler affiliée à l’ordre des canidés . D’autre part je défends l’idée que Fréderic Boyer n’est pas le premier venu et je déplore que vous dégradiez ainsi ou tentez de le faire vu le peu d’audience et de fiabilité de vos avis sur la chose littéraire qui contrairement à ce que vous tenez à entretenir ne vous attend pas pour exister independamment de vos lazzis répétitifs qui s’originent de toute évidence dans un esprit aussi mauvais que stérile et frustré si l’on s’attache à votre production. Lire ne signifie pas détenir la vérité infuse et diffuse sur la qualité des textes et enregistrant votre tendance majoritairement au dénigrement on ne pourra pas entrevoir une objectivité qui s’exprimerait en argumentant préciément sur le contenu et la forme .

Delaporte , avait-il osé le complet beige?

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 15 h 25 min

L’ancien esclave des Cicéron, Tiron, ayant été affranchi, s’est acheté une ferme à la campagne. Le fils de Cicéron , Marcus, lui adresse ses bons souvenirs et lui demande s’il ne connaîtrait pas un copiste qui saurait parfaitment le grec, la modernité est grecque pour la jeunesse dorée qui pense en grec, le latin dans son esprit est plutôt réservé à la tradition et à l’usage de la terre :

UN CITADIN DEVENU FERMIER

Je reçois l’excuse que vous tirez de vos occupations ; je sais que tout votre temps est bien employé. Je me réjouis du fond du cœur du bien que vous venez d’acquérir ; et je souhaite que vous en tiriez tout le bonheur souhaitable. Vous voilà propriétaire. Il faut maintenant laisser de côté les mœurs de la Ville : vous êtes redevenu un Romain à l’ancienne. Comment je me figure maintenant votre vie ? Il me semble vous voir acheter tout le nécessaire pour la ferme, vous entretenir avec votre régisseur, garder au dessert les semences pour votre petit coin de terre. Mais, raillerie mise à part, je suis fâché autant que vous de votre absence. Mais comptez bien, mon cher Tiron, que je vous serai un jour redevable de vos bons soins. Je vous demande de m’envoyer au plus vite un copiste, qui sache particulièrement écrire le grec. Je voudrais que vous preniez surtout soin de vous. Adieu.

(Marcus Cicéron,Ad Tiron, Lettres à Tiron, lettre XVI)

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 15 h 10 min

Une lettre de Cicéron à ses proches alors qu’il rentrait à Rome venant de son poste de gouverneur en Cilicie, dans l’actuelle Turquie, César vient de franchir le Rubicon et menace Rome avec ses troupes. Sa femme est inquiète, son gendre Dolabella, un coureur de jupon qui appartient à la jeunesse dorée de Rome, s’est remarié à sa fille Tullia, mais est du parti de César :

CRAINTES DE CICÉRON POUR SA FAMILLE

C’est maintenant à vous de décider, non à moi seul, ce que vous avez à faire. Si César vient à Rome dans un esprit de conciliation, vous pouvez rester pour le moment à la maison sans inconvénient. Mais s’il vient en insensé qui a perdu la raison dans le but de livrer Rome au pillage, je crains que Dolabella lui-même ne puisse pas nous être bien utile. De plus, je crains que, pour éviter que nous ne soyons enfermés, il ne soit pas permis, comme vous le souhaitez, de partir. Au reste, voyez vous-mêmes au mieux ce qu’il en est, s’il y a à Rome des femmes dans le même cas que vous. Il faut craindre aussi que la famine ne se déclare rapidement dans Rome. J’aimerais que vous en délibériez avec Pomponius. Bref, soyez courageux. Vous, mes chères âmes, écrivez-moi le plus souvent possible pour me dire ce que vous faites, et ce qui se passe là où vous êtes.

(Cicéron, Ad Atticum, 9, 19)

Delaporte dit: 22 avril 2018 à 15 h 01 min

Même Christine Angot, qui était sur le point de dire du mal du livre de Beigbeder, n’a finalement pas osé, comme la séquence le montre avec une rare clarté…

Delaporte dit: 22 avril 2018 à 14 h 48 min

A ONPC, Frédéric Beigbeder est venu déguisé en Jeand’Ormesson : même cravate en laine, même discours consensuel qui se veut léger et profond. On croyait être débarrassé du pantin académicien, mais il renaît sous une autre forme. C’est tragique. Il y avait une place à prendre, Beigbeder a visiblement sauté dessus comme la vérole sur le bas clergé :

https://youtu.be/8Hl3zK5Fl9o

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 14 h 26 min

Oser dire que dans ce billet la chronique comme les bouquins chroniques pour bobos parisiens c’est de la daube reste une liberté que nous accorde « Passou »
On n’est pas à la répoublique lrem, ici, hein.
Cela dit tenir le crachoir à la clebarde alcoolisée de 14h15 no way.
J’vais aller me faire une séance molle du lac.
Ciao

bérénice dit: 22 avril 2018 à 14 h 20 min

N’importe qui de son expérience tire un livre, la vôtre serait pauvre ou seriez vous à ce point pudique ou désinterressée à moins que vous soyez rivetée à votre condition de lectrice ordinaire incapable d’en décoller , pourtant il est admis que chaque écrivain est lecteur avant de s’extraire de cette bogue ou chrysalide pour enfin faire usage d’une plume, la sienne.

bérénice dit: 22 avril 2018 à 14 h 15 min

toujours négative, écrivez, publiez, faites vous éditer , avec un carnet d’adresse comme celui que je vous suppose il paraît improbable qu’ayant écrit vous n’ayez réussi à vous faire reconnaître. A se damander si ces critiques invariablement négatives quand elles ne sont pas méprisantes n’abritent pas une inimaginable jalousie . A force cela finit par ressembler à de la bêtise tant c’est systématique.

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 14 h 05 min

F. Boyer thesard sous le regne de kristeva, L. Revol-Marzouk maitre de conferences aux motivations imaginaires plus que floues, si on n’ a pas là des bobos pur jus, je me demande si on ne nous prend pas -nous lecteurs! -pour des cons. Je pense qu’avec ce billet la reponse est : oui.

bérénice dit: 22 avril 2018 à 14 h 04 min

Sergio, que pensez vous du continent de plastique flottant grand comme trois fois la France et à ce jour inhabité pour les migrants du jour et à prévoir. Il faudrait viabiliser le terrain, la surface est appréciable, Pacifique c’est pas si mal et ce truc n’appartient à pesonne et tout le monde en même temps. Il serait nécessaire de négocier avant occupation des lieux des statuts de ce nouvel état, quelques aménagements en terme d’infrastructure …Avec tous nos génies cela devrait pouvoir être rendu possible.

bérénice dit: 22 avril 2018 à 13 h 54 min

je donnerai la photo d’en haut pour un polaroid aux couleurs défraichies, la seconde pour un tirage argentique.

bérénice dit: 22 avril 2018 à 13 h 51 min

lv, vous faites bien d’adjectiver  » bobos », ils sont partout. Pour les films, ma préférence va au visionnage et bien que nombre de cinéastes nous transforment en voyeurs, peut-être parce que telle était leur statut primitif auquels ils tentent avec chance et bonheur d’adjoindre intellectualité et ou esthétisme.

Sergio dit: 22 avril 2018 à 13 h 45 min

closer dit: 22 avril 2018 à 8 h 50 min

1/ s’ils étaient morts, ce n’était pas la peine de les passer au fil de l’épée

Faut voir ; y a des récalcitrants…

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 13 h 37 min

La photo du billet a contre emploi.
Il n’y a véritablement que cela qui est a sauver dans cette purée psycho-socio mélo dramatique, de bobos parisiens, en mal de divan.

christiane dit: 22 avril 2018 à 13 h 29 min

Ce soir, au Cinéma de Minuit, sur FR3, passe « Le Dibbouk », film expressionniste yiddish de 1937, réalisé par Michael Waszynski, adapté de la pièce de Shalom Anski, .
Pologne, XIXe siècle. Une communauté Hassidim. Un mariage étrange.
Qu’est-ce qu’un dibbouk ?
https://www.youtube.com/watch?v=Qoy6L1CGesE
La première aurait eu lieu à Varsovie. Comment le film a-t-il été accueilli ?

bérénice dit: 22 avril 2018 à 13 h 27 min

Jazzi, un autre souvenir, féria 2017, un couple du désert, l’homme rivalisait de beauté avec sa compagne, cheveux non domestiqués, peau halée, style plutôt chic, l’air profondément ennuyé à tel point qu’il m’incita à jeter un oeil à sa compagne, irréprochable et aussi sexy que classe à la mode occidentale. Tous deux installés comme s’ils étaient prêts à s’enfuir bien qu’attablés, mais en marge, proche de l’issue.

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 13 h 21 min

Aucune peine si ce n’est de voir partir la France et sa République, en eau de boudin, comme dit l’autre , « ta disparition » signera l’incompétence du parti des hors-sol.

bérénice dit: 22 avril 2018 à 12 h 59 min

12h9 si cela vous peine tant acceuillez quelques syriens, Afhgans, maliens ou même des sdf, vous pourrez ainsi prétendre à l’efficacité solidaire, ils sont nombreux et n’attendent que la main qui les secourera. Je suppose que votre surface habitable n’en souffrirait pas.

closer dit: 22 avril 2018 à 12 h 57 min

Dis donc WG, est-ce que tu as économisé suffisamment de sesterces dans ta carrière de grammaticus pour t’acheter une villa en Hispanie Citerior, du côté de Tarraco ou d’Emporiae, avec une une belle et jeune esclave femelle à 24 000 sesterces?

bérénice dit: 22 avril 2018 à 12 h 53 min

Jazzi, vous exagérez, tiens l’autre soir, l’âme en peine comme d’habitude je remontai un boulevard en voiture quand mon regard vagabond s’arrêta à des pieds nus dans des mocassins en ayant noté rapidement qu’ils appartenaient à un homme ( penché dans son véhicule, portière conducteur ouverte, cherchant probablement un objet ) . Et de constater que lui aussi se balladait pieds nus en mars dans ses chaussures, négligeant les chaussettes comme moi quand mon regard le fit se retourner vers moi pour que je constate que cette mise qui me retenait était celle d’un berbère, d’un kabyle, d’un descendant de ces contrées avec un visage qui pouvait être celui d’un prof, d’un informaticien, d’un intello; j’essayai sans succès de le situer et lui décrochait un sourire pour finir et excuser mon insistance à l’épier . Le feu passant au vert je continuai sans résultat à interroger son image sans pouvoir rien de certain y coller en terme d’étiquetage mais j’avoue pour finir que tant les souliers que l’homme m’ont plu.

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 12 h 39 min

Heureusement que beaucoup de cathos ont pratiqué le « délit de solidarité  » pendant la guerre.

bérénice dit: 22 avril 2018 à 12 h 36 min

Et pourquoi ne pas envisager puisqu’il s’agit d’une diaspora uniconfessionnelle et cosmopolite occasionnée par des guerres sur fond de désastre écologique, politique, économique de leur octroyer un territoire comme il l’a été fait pour le peuple juif victime après le seconde guerre mondiale, ainsi le problème de l’intégration,de la tolérance serait réglé .

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 12 h 32 min

Les prêches religieux en langue étrangère, ou morte, et psalmodiques , sont en France le terrain politique des extrêmes. Et la place donnée à ces minorités commencent en effet à faire reflechir.

bérénice dit: 22 avril 2018 à 12 h 10 min

d’autres réfléchissent…

fort heureusement, ils ont là. Vu d’ici la poignée d’imam importée pour le mois saint ne va pas changer grand chose au décor, 70% de la population du centre est issue de l’imigration ancienne et récente, les femmes veillent à ce qu’aucun éléments de la terre des ancêtres ne s’oublient et sont habillées selon les préceptes religieux. Bref nous sommes en vacances toute l’année dans je ne sais trop quel pays d’Afrique ou du proche orient , les noirs font figure d’étrangers et les franco-français presque incongrus.

Sant'Angelo Giovanni dit: 22 avril 2018 à 11 h 47 min


…comme disait, Diogène,…

…faite votre couscous, d’esprits saints, comme çà vous plait,…

…moi,j’ai un peu de soleil, en partage à ravir,…sans allez, jusqu’aux ultra-violet,à me ramasser,!…
…circulez, et faites-vous plaisirs, avec des riens,…entre parasites à l’Optimum à Pareto,…et ses tartines au beurre,…
…etc,…Go,!…of course,…

…antisémitisme des héritiers privilégies, aux pouvoirs, en hordes organisées, et crimes de dupes et profits, assoiffés du sang du peuple,…

…l’objectivité, çà goûte, son repas quotidien,…ses éclair aux crèmes et chocolat,…
…etc,…

louis-ferdinand lévy dit: 22 avril 2018 à 11 h 15 min

Le nouvel antisémitisme n’est qu’une conséquence du grand remplacement. Pétitionner contre la montée de l’antisémitisme c’est se donner facilement bonne conscience, et ne pas vouloir voir les causes du mal. Que l’on fasse une pétition contre le grand remplacement, et je la signerai volontiers, de mon vrai nom (Philippe-Adolphe Du Pont de La Joie).

Jean dit: 22 avril 2018 à 10 h 57 min

 » Nous tenons à la disposition des fidèles le logiciel de déconnage de nos mémézages grypdés  » (Karim Ramadan )

Jean dit: 22 avril 2018 à 10 h 54 min

« Pour une propagande et une action efficaces, rien ne vaut les messages cryptés  » (Karim Ramadan)

Jean dit: 22 avril 2018 à 10 h 45 min

« À cette période qui commence à la mi-mai cette année, les communautés musulmanes recherchent notamment des religieux capables de réciter l’intégralité du Coran – appris par coeur – sur un mode psalmodique, une pratique connue sous le nom arabe de «tajwid».

Ainsi les versets anti-glébbards achachins de chachas berçants seront broglamés haut et fort ! Je m’en félississite hautement !

Jean dit: 22 avril 2018 à 10 h 39 min

Il paraît qu’en Popogne, en Addemagne, en Baudruche et ailleurs en Zeurope de l’Est, mais aussi dans nos banbanlieux la parole et l’action se libèrent. Des vérités devenues tabou sont proclamées à nouveau, des actes devenus quasiment infaisables sont accomplis et revendiqués. Je m’en félississite hautement. Ainsi, la sussupériorité des chachacha berçants est enfin reconnue ! Viva el mattoutou boilu !

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 10 h 30 min

« À cette période qui commence à la mi-mai cette année, les communautés musulmanes recherchent notamment des religieux capables de réciter l’intégralité du Coran – appris par coeur – sur un mode psalmodique, une pratique connue sous le nom arabe de «tajwid». Pour faire face aux attentes des fidèles, des psalmodieurs ou récitateurs sont accueillis le temps du ramadan, en provenance notamment d’Algérie et du Maroc, les deux principaux pays d’origine des cinq à six millions de musulmans de France. «A ce jour», alors que le ramadan commence autour du 15 mai, «entre 250 et 300» d’entre eux sont attendus en France, «tous sous visa d’un mois», précise à l’AFP une source proche du dossier. Ces psalmodieurs-récitateurs s’ajoutent aux 300 «imams détachés» en permanence par la Turquie (150 environ), l’Algérie (120) et le Maroc (une trentaine). »
Le figaro

Sant'Angelo Giovanni dit: 22 avril 2018 à 10 h 26 min


…ce qui compte, pour un collectionneur, habile, de données d’histoires anciennes,..c’est les sources authentiques, par  » divers protagonistes « ,…

…et, non, des opinions, qui se forgent, par des minorités, sémites de tout poils, collabos, à sa religion, clan, ou tributs d’associés, pour faire sa horde sauvage, d’héritiers privilégies,…
…sur les commandes des pouvoirs,…pour déguster, des victimes soumises à genoux, a ses messes, et pour cinémas et manipulations, sur les libertés, humanistes, de chacun,…etc,…pour du chiffre, sur le peuple,…
…Ah,!Ah,!…le ridicule, ne tue pas,…

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 10 h 23 min

Il est clair que ce gouvernement est en train de trahir les idéaux de la république pour se faire bien voir du pouvoir algérien. C’est la trahison des clercs et des politiques qui suit, en France, un vieiille tradition française. Déjà en 1940…

la vie dans les bois dit: 22 avril 2018 à 10 h 18 min

« L’auteur de Lettre d’exil. La barbarie et nous(Éditions du Cerf, 2017) voit dans la décision de Gérard Collomb de faire venir cent imams d’Algérie pour diriger les prières du ramadan une trahison de la laïcité. L’ancienne secrétaire d’État chargée de la Jeunesse, de 2010 à 2012, est membre du Conseil d’État. »

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/03/28/31003-20180328ARTFIG00257-jeannette-bougrabon-nous-casse-les-oreilles-avec-l-islam-de-france-et-on-fait-venir-des-imams-d-algerie.php

D. dit: 22 avril 2018 à 10 h 09 min

Delaporte dit: 22 avril 2018 à 5 h 47 min

Cette pétition est signée par les gens du show bizz médiatique pour se faire plaisir et se montrer comme des gens honnêtes. Hélas, elle ne va servir à rien, même pas à faire remonter dans l’estime du peuple toutes ces têtes endiablées qui courent après elles-mêmes.

Elle sert au contraire à quelque chose puisque vous en parlez. Je salue cette initiative mais avoue être étonné que les victimes potentielles ne soient elles même pas plus combatives. C’est un combat qui appartient tant à la nation qu’à elles-mêmes. Ça peut changer.

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 10 h 08 min

Les empereurs aussi étaient comme Jésus thaumaturges et guérissaient les aveugles et les malades. La littérature latine rapporte des cas. C’est le propre du discours religieux de l’époque, c’est intimement lié à l’étonnement qui préside autant à la religion qu’à l’art des automates à Rome comme en Grèce. Les miracles de Jésus ressortissent de ce type de discours traditionnels fondés sur l’étonnment, le mystère, qui vont d’Homère aux évangiles, qui concernent autant Jésus que les empereurs de Rome ou les automates romains ou grecs.

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 9 h 59 min

Trimalcion est trilingue : latin, grec, probablement phénicien puisqu’il est originaire de Syrie dont la Phénicie fait alors partie (la partie sud de la province, dont le gouverneur vit à Antioche). Il a une bibliothèque avc ds ouvrages peut-être écrit en araméen s’il parle l’araméen. En tout cas il est très proche d la cultur juive de son temps.

Flavius Josèphe est issu d’un famill sacerdotale; il était l’un des chefs de la rébellion de 66. Il était donc très bien placé pour avoir eu connaissance d’un événement comme la crucifixion de Jésus roi des Juifs. S’il ne le mentionne pas, c’est que l’événement est soit passé inaperçu, soit qu’il n’a pas existé.

Flavius Josèphe connaissait forcémnt parfaitement bien Galamiel, le président du Sanhédrin, qui était le docteur de la Loi le plus célèbre de son époque, comme le souligne Pierre Vidal-Naquet dans sa préface à La Guerre des Juifs, de Flavius Josèphe. Il est d’ailleurs fort douteux que Galamiel, comme le prétendent les Actes des apôtres rédigés par Luc, ait fait fouetter les apôtres. Galamiel est le grand maître de Paul.

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 9 h 29 min

Pour se faire une idée des échelles de grandeur à Rome au 1er siècle ap. J.-C. :

Salaire annuel :

Dans l’armée :

soldat : 900 sesterces
cavalier : 1050 sesterces
centurion : 13500 sesterces

Dans l’éducation :

maître d’école (magister ludi) : 600 sesterces
grammaticus (secondaire) : 5 000 sesterces (logé, nourri)
rhetor (université) : 100 000 sesterces (Quintillien par ex.)

Un ouvrier qui ne travaille que 250 jours/an : 1000 sesterces

Un sénateur déclaré a un revenu annuel minimum de : 1 million sesterces

Trimalcion meurt avec une fortune de : 30 millions de sesterces

Le sénateur moyen a une fortune qui s’élève à : 100 millions de sesterces

Marcus lucinius Crassus, l’homme le plus riche de Rome : 170, 4 millions de sesterces

L’achat des terrains pour construire le forum de César a coûté 100 millions de sesterces

Un repas pris à l’extérieur dans une caupona (sous Néron) : 0,75 sesterce

Une prostituée : 2 à 8 as, soit entre 0,5 et 2 sesterces

loyer annuel à Rome : entre 192 et 1152 sesterces

la nourriture sans le blé revient à : 240 sesterces/an

un esclave mâle : entre 2000 et 2400 sesterces

une belle et jeune esclave femelle : entre 8000 et 24 000 sesterces

Un adulte mange de 1/6 à 1/8 de modius de blé/jour : entre 45 et 60 modius/an ; 200 000 Romains tirés au hasard (il pouvait donc être riche) recevaient 1 modius/mois d’aide alimentaire, donc 12 modus/an ; le Romains moyen devait donc acheter de sa poche entre 33 et 48 modus/an, un modus de blé vaut : 30 as, soit 7,5 sesterces; le citoyen moyen doit dépenser : entre 247,5 et 360 sesterces pour le blé/an;

nourriture : 360 + 240 = 600 sesterces/an.

closer dit: 22 avril 2018 à 8 h 50 min

« César est mort assassiné après avoir lui-même passé au fil de l’épée des millions de morts. »

1/ s’ils étaient morts, ce n’était pas la peine de les passer au fil de l’épée

2/ mettons que ce « des millions de morts » soit cinq millions. César ayant vécu 55 ans, ça signifie que depuis le jour de sa naissance, il a passé au fil de l’épée 250 morts par jour…

Sacré César, sacré WG!

closer dit: 22 avril 2018 à 8 h 44 min

« Ciblant principalement ce « nouvel antisémitisme » qui sévit dans les quartiers populaires sous l’effet d’un islam identitaire voire radical, les signataires demandant « que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés de caducité par les autorités théologiques… »

C’est pas gagné…

https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/21/300-personnalites-signent-un-virulent-manifeste-contre-le-nouvel-antisemitisme-en-france_a_23417069/?utm_hp_ref=fr-homepage

Delaporte dit: 22 avril 2018 à 5 h 47 min

Cette pétition est signée par les gens du show bizz médiatique pour se faire plaisir et se montrer comme des gens honnêtes. Hélas, elle ne va servir à rien, même pas à faire remonter dans l’estime du peuple toutes ces têtes endiablées qui courent après elles-mêmes.

Delaporte dit: 22 avril 2018 à 5 h 35 min

Une bonne initiative, mais peut-être un peu trop élitiste. La pétition n’envisage pas de demander au peuple de France de la signer également :

« Artistes, politiques de droite comme de gauche, responsables religieux, plus de 300 personnalités ont signé un « manifeste contre le nouvel antisémitisme » en France, dénonçant un « silence médiatique » et une « épuration ethnique à bas bruit » dans certains quartiers, dans un texte rédigé par Philippe Val et qui paraîtra ce dimanche 22 avril dans les colonnes du Parisien. »

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 4 h 25 min

L’armée de Spartacus rassembla jusqu’à 200 000 hommes (esclaves). C’est beaucoup et peu à la fois si on le rapporte aux 14 millions d’esclaves. Il a fallu pourtant à Crassus pas moins de 10 légions romaines pour en venir à bout, soit quelque 55 000 légionnaires.

Widergänger dit: 22 avril 2018 à 4 h 13 min

Le recensement des citoyens libres de Rome, sous l’empereur Claude, indique le chiffre de 5 984 072 citoyens (Tacite, Annales, XI, 25). Il y a plus de 20 millions d’habitants, donc quelque 14 millions d’esclaves.

Le revenu moyen annuel d’un ouvrier est de 750 sesterces/an;

le revenu moyen annuel d’un légionnaire est de 675 sesterces/an;

le revenu moyen annuel d’un maître d’école (magister ludi) est de 450 sesterces/an.

Le plus misérable est le maître d’école.

Pour être sénateur, il faut déclarer un revenu annuel de 1 million de sesterces

1 litre de vin ordinaire coûte 1sesterce;
1tunique coûte 15 sesterces
La nourriture en blé pour un année/personne coûte 379 sesterces/an. Il ne reste au maître d’école que 71 sesterces pour payer le loyer et s’habiller, boire un peu de vin et faire quelque folie…

Marcus Licinius Crassus, le complice de César, du premier triumvirat avec César et Pompée, s’était enrichi par la spéculation immobilière et sa fortune personnelle est passée de 7,2 millions de sesterces à 170,4 millions de sesterces. C’est lui qui a financé la montée au pouvoir de César et la guerre civile. Il est mort dans la guerre contre les Parthes en -51. César est mort assassiné après avoir lui-même passé au fil de l’épée des millions de morts.

Sant'Angelo Giovanni dit: 22 avril 2018 à 1 h 44 min


…et à rembourser, des crédits, gèrer, par la banque et Visa, comme vols à mains-armés,…par des règlements abusifs, au détriments du client, et rétroactifs, sur votre pension, globale, à 1/5° de votre pension, avec en plus, des contributions à payer, dans ce seuil de pauvreté,…
…vive, les artistes,…etc,…
…de quoi rire, sa civilisation,d’abrutis, du lucre aux chiffres,…
…une vie, pour rien,…
…la démocratie des dupes,…Go,!…

Sant'Angelo Giovanni dit: 22 avril 2018 à 1 h 22 min


…quand les banques, nous coûtent, de l’argent, en tout points et , crédits cumulés,…reporté,…

…en fin, de comptes, elles, ( les banques ), vous doivent, beaucoup, d’argent, et, vous vous êtes fait rouler, avec les processus, gérer, par les lois et avocats,…
…Q.Q.F.D.,…
…un livre,…même deux,…

… » ce que votre banquier ne veux pas que vous sachiez « , par Jean Walravens, édition ‘ La Muette au bord de l’eau ‘,…2012

…et, » Le capitalisme hors la loi « , par Marc Roche , édition ‘ Albin Michel ‘,2011

Sant'Angelo Giovanni dit: 22 avril 2018 à 0 h 48 min


…pour nous changer du  » Pôle en Ski « ,…
…les instincts de base,…du lucre,…

….U.S.A., l’actrice Allison Mack, de  » Smallville « , arrêter,…pour trafics sexuels, par ses cours systèmes, huppés, très cher,?…cours ( 5 )de managements des femmes, qui pousse à s’endetter perpétuellement, et payer de sa personne, des lubriques services sexuels, à des particuliers de choix,…

…ainsi, pour ses cours très cher, et, profiter de ses élèves, pour rendre  » services « , a ses particuliers du chiffre, la roue est bouclée,…région de N.Y.,…en U.S.A.
…comme quoi, les études mènent à tout, son management à sucer,!…
…comme nos méthodes de confiance à nos banques,…comme à notre argent mort, en banque, des vieux aussi, sans héritier,…
…et, à l’hôpital de la charité chrétienne aux beurre du business, Tudieu,…
…çà ne s(invente pas, la confiance, à la longue,…
…la part du marché, sur le gâteau,…du chiffre,…Ah,!Ah,!…
…etc,…un monde de pervers,!…

Sant'Angelo Giovanni dit: 21 avril 2018 à 23 h 20 min


…la porte, entrouverte, à la file, à la queue leu – leu, pour sucer, son dieu,…soumis, tous esclaves, des poncifs culturels,…
…au veau d’or,des quotidiens, soumis,…
…un soleil, pour se mettre en croix,…
…etc,…plume – plumes au vents,…etc,!…
…Go,!…

Delaporte dit: 21 avril 2018 à 23 h 07 min

« Que faire, Delaporte ? J’ai besoin de votre précieux conseil. »

Prière, chasteté, silence. Et demain Walhalla messe !

Sant'Angelo Giovanni dit: 21 avril 2018 à 23 h 01 min


…en France, comme ailleurs, çà va, très mal, pour tous,…

…et, la question, n’est mêmes pas, de la répartitions des bénéfices,…

…des échelons, de codes des silences,!…

…et, l’état des lieux, des industries, les conforts des décisions,sur les ?, parasites, à l’Optimum à Pareto,…

…aucun, chemins, pour comprendre, l’empire français à son peuple exploiter,…
…comme, les autres membres de l’Europe,!…

…vivre avec tout ces intellos d’un » certain « , crime organisé « , mais, Oui,…et, les fêtes, religieuses, et, d’autres populaires, carnaval,1° mai,…le folklore des villes et villages,…
…Oui, mais, les deux guerres mondiales sont, passer dessus,…et tout refaire,…

…comment, au plus succinct,…faire, trop beau, et vite,…et, maintenant, en plus, çà fait, artificiellement, trop propre,…
…et, les gens, réalisent, qu’ils n’ont plus de repères dans les échelont, des valeurs à leurs travail,et sont déborder,des supermarchés,devant, leurs portes,…
…plus personne, ne sait vivre, d’une échoppe,…
…donc, nous somme, dans le modernisme, de l’ère, capitaliste à outrance,…
…tout, les gens, n’existent plus, pour personne,…
…tous victimes du processus économique et sa distribution des rôles,…les présidents compris, prisonniers, de leurs responsabilités, sans issus,!…

…beaucoup, de gens ne voyage plus,…fautes d’argent, par l’économie, sur le peuple,…

…malgré, les ventes d’Airbus, en partenariats de certains membres de l’Union, …
…ou vas l(argent, et les bénéfices, pourquoi, faire,…

…l’Europe, recroqueviller sur elle-même,…
…au sort, de la tombola sélective – élue,…
…etc,…le ridicule des esprits ne tue pas,…le sommeil de riche, abrutis,…Ah,!Ah,!…etc,…
…the flower of power,…
…etc,…

D. dit: 21 avril 2018 à 22 h 47 min

On me poursuit. Je ne sais plus où donner de la tête. J’ai trop d’admiratrices, comme Johnny.
Que faire, Delaporte ? J’ai besoin de votre précieux conseil.

la vie dans les bois dit: 21 avril 2018 à 21 h 29 min

Je ne sais pas si le voyage du chef de la macronerie in America va nous couter aussi cher que sa viree a Vegas,quand il était ministre en Hollandie,
m’ enfin c’est presque l’ete, et puis ze road fut belle.
https://youtu.be/oJfuBnEHvXo

rose dit: 21 avril 2018 à 16 h 26 min

Ed
je suis une femme patiente. Trentenaire, cela ne dure qu’un temps.
DHH
qui étaient les deux autres au Panthéon, outre Victor Schoelcher ?

rose dit: 21 avril 2018 à 13 h 41 min

Une non journée hier me fait penser à la Non Maison de Michèle Cohen à Aix. Poésie et art. Galerie. ne la connais pas mais le non qui précède m’interpelle.
D
pense bcp à vous. espère que vous allez bien.

closer merci pour ttes les nuances apportées hier ds le débat sur Masada. me sens moins gauche en vous lisant.

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