de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Ta disparition signera l’impossibilité d’être sans toi

Ta disparition signera l’impossibilité d’être sans toi

Au début, sous l’influence du titre énigmatique Si (315 pages, 21 euros, Gallimard), on se dit que l’on va rapidement se retrouver du côté de Kipling : Si, If…,tu seras un homme mon fils etc A la lecture de l’épître dédicatoire, après la rituelle évocation de la famille, quasi inévitable dans un premier livre, le « A ceux qui ont été là » laisse à penser qu’il y a dû avoir quelque chose de l’ordre de l’épreuve, impression première confirmée dès les toutes premières pages. Des parents, un enfant de 10 ans, une plainte, comme un problème au fond de la gorge, une tache noire, l’amorce d’une inquiétude. Angine nécrosante, suppose l’envoyé spécial de SOS Médecins. Tout de même… Cap sur les urgences. L’hôpital la nuit, un univers clos éclairé d’« une lumière lasse de néons maladifs », des portes qui se referment, soudain personne nulle part et le silence.

Des analyses une expression surgit, la première d’un riche lexique à décrypter : « Stade 2 » et ce n’est pas une émission de télévision. C’est bien d’une leucémie aigüe foudroyante qu’il s’agit, en fait. On peut l’appeler autrement, rivaliser d’imagination pour ne pas dire « cancer », évoquer un lymphome non hodgkinien, dénoncer le monstre qui s’apprête à faire de l’enfant le membre fantôme de sa famille nombreuse. Cela ne change rien à ce que le mal à l’oeuvre a de « potentiellement fatal »comme ils disent. Après une annonce ratée, il faut affronter le paradoxe : ce qui peut le garder en vie va commencer par le tuer. Ou presque. Un traitement lourd, insupportable, qui abat à coup sûr pour sauver peut-être. On lui promet entre six mois et un an de tuyaux et de vomissements. Si tout va bien, si seulement, si….

L’enfant ne doit pas seulement apprendre à résister à la douleur : il lui faut aussi s’initier au doute et à la complexité. Ce qui fait beaucoup à dix ans. Il a beau essayer de dissimuler « les résidus de sa souffrance », partout l’odeur moucharde, cet astringent fumet des produits d’asepsie appelé à devenir un jour peut-être une morbide madeleine. Parents et enfants sont invités à partager des appartements à l’hôpital, mais le fait même de ne jamais le laisser force tous ces colocataires réunis par un destin commun à avoir la nausée en partage.

La chimiothérapie s’annonce agressive, lourde, très lourde et le mot de réconfort des soignants (« Vous inquiétez pas, on sait gérer ») l’alourdit encore par l’intrusion de la gestion dans le processus. Etrangement, le vocabulaire médical nous est plus limpide que certains mots assez simples pour lesquels on ne se découvre aucune familiarité sauf à être passé par là, du côté de Villejuif ou ailleurs encore : « réséqué », « tonsille », « touillette »… Quand tout s’effondre et se dégrade autour d’elle, à commencer par le corps et l’esprit de son petit être si cher, elle, la narratrice, l’auteure, se veut volontariste. Attend l’ennemi de pied ferme, déjà prête à bondir pour le devancer. Se croit à la tête d’une invincible armée. Il y a de la méthode Coué dans cette attitude même si on sent bien qu’elle ne force pas son tempérament naturel. Toujours la première à tout démonter par le rire ; mais lorsque Solal est emporté au bloc opératoire et qu’il lui lance « Au revoir maman, je te dirai si Dieu existe ! », c’est d’abord par tant de panache qu’elle est accablée, elle qui a fait de son abnégation « mon égoïsme et mon orgueil ». D’autant que le dieu dont l’enfant se revendique, ce serait plutôt Poséidon. Dans ces moments-là, elle, loin des protocoles et pharmacopées, s’en remet plutôt à la lune. Peut-être qu’en la fixant intensément… robert adams

Dès lors pour la mère domine le sentiment d’être emportée dans une histoire sur laquelle elle n’aura pas d’emprise. « Si, et seulement si, la lune veut bien sauver son fils ».  Le remplacer et prendre sa douleur, une illusion de plus parmi d’autres chimères. En attendant, il est métamorphosé : plus de cheveux, le visage gonflé, les muscle fondus, le teint d’une autre que lui-même, la voix et l’odeur aussi :

« Tu parles comme un bébé, mais tu marches comme un vieillard. Tu concatènes ainsi, dans leur absolue faiblesse, les deux extrémités de la vie, sans parvenir cependant à les concilier harmonieusement. Insupportable spectacle. C’est bien de là en effet que procède l’horreur. Non pas tant de le laideur en soi que du sentiment d’apercevoir soudain, cristallisée en un individu si frêle, l’étendue tout entière de l’humaine condition, ramassée dans l’étau qui l’enserre entre deux néants. Voilà ce que le traitement a fait de toi : un être hybride et contre nature, mélange effrayant de régression et de sénescence, branlant au bord du gouffre, tout prêt à retourner au non-être dont il s’arrache à peine ».

Une vingtaine de chapitres répartis dans deux parties intitulées « Genèse » et « Exode ». Lise Marzouk a su trouver le bon « dispositif », ceci dit pour user du terme dont abuse désormais la critique qu’il s’agisse de livre, d’exposition, de cinéma, de théâtre. Sacré dispositif ! Impossible d’y échapper. Le double registre de sa narration, alternant en roman et en italiques la première et la troisième personne, le Je qui est autre et celui qui ne l’est pas, une adresse de la mère au fils et une observation clinique des faits et gestes de la narratrice, fait sonner une note unique qui est remarquablement tenue de bout en bout. Cette structure littéraire éloigne le risque du pur récit documentaire. On passe en permanence de la plus intime des introspections à la mise à distance des personnages. C’est dur, parfois clinique ou métallique mais sans que jamais ce parti pris de sécheresse ne censure la tendresse, ou qu’il n’empêche l’émotion d’affleurer.

C’est bien une mère qui raconte, doublée d’un écrivain déjà, qui a su congédier ses réflexes d’universitaire et touts tentation intellectualiste (comparatiste, Lise Marzouk a consacré sa thèse à un mythe poétique : les figures du sphinx de l’Antiquité au Romantisme). Pas le moindre pathos en vue, rien de larmoyant, toutes larmes abolies. On est dans le dur de la douleur sans l’ombre d’une autocomplaisance. Lise Marzouk ne se ménage pas plus qu’elle ne ménage les autres, notamment sa propre famille qui souvent ne fait que passer parce qu’il le faut bien, ce que l’ultime chapitre « La petite espérance », tout imprégné du Porche du mystère de la deuxième vertu de Péguy, expose avec la vigueur d’une mise au point. Sinon partout de l’humour, de l’ironie, de l’autodérision, du rire de survie comme autant d’échappatoires pour ne pas sombrer corps et âme dans l’irréelle chorégraphie formée par le lent ballet de ces silhouettes prolongées de perches à chimio.

L’enfant s’appelle Solal, probablement en hommage à l’œuvre d’Albert Cohen ; à un moment, il en vient à se demander si la plus terrible de toutes les souffrances qu’il aura eu à endurer, pire encore que les ponctions lombaires, ce n’est pas d’avoir été empêché d’assister aux obsèques de son grand-père. Trop de fièvre. Permission refusée même avec un masque. Jusqu’au jour où on lui parle non de guérison, mais de mise en sommeil de la maladie. Bientôt est prononcé le beau mot de « rémission ». Un échange de regard suffit à lui faire comprendre qu’il est temps de dénouer les liens affectifs tissés avec l’institut Curie, lieu hors du monde ordinaire des vivants : « En cet instant éphémère et splendide, j’en suis certaine : tu seras un homme mon fils. » Au fond, il y avait bien du Rudyard Kipling dans ce « Si ». Mais pour le reste, c’est bien du Lise Marzouk car elle en a fait un puissant morceau de littérature, moins bouleversant que saisissant, et qui se tient entièrement dans la phrase qu’elle ajoute aussitôt : «  En un sens, tu l’es déjà ».

 A peine émergé de cette lecture qui coupe le souffle et laisse lecteur comme sonné, le hasard de la librairie m’a mis sous les yeux peut-être pas immortelle (90 pages, 9 euros, Pol),  le dernier livre de Frédéric Boyer au moment même où il succède au regretté Paul Otchakovsky-Laurens à la tête de sa maison POL. Un éclat de pure prose poétique également traversé par le doute. Comme des notes organisées en trois temps et trois mouvements à travers trois textes nés en réaction à la disparition, la perte, l’absence enfin de sa compagne Anne Dufourmantelle, morte à 53 ans d’un arrêt cardiaque l’été dernier sur la plage de Ramatuelle alors qu’elle essayait de sauver de la noyade l’enfant d’une amie. De l’accident, Frédéric Boyer ne dit rien. Il sépare la femme aimée et perdue de la circonstance pour la ramener à la vie, la leur, au cours de laquelle tout fut donné et où désormais tout est repris. C’est un chant d’amour et de chagrin, tenu comme la pudeur l’exige, tendu comme l’émotion le commande mais plein d’une rage à peine contenue. L’auteur, grand lecteur aux perspectives les plus vastes, laisse affleurer ses influences en réminiscences à peine esquissées, ici de Mallarmé, là du Auden de Funeral Blues (… mon Nord, mon Sud… ») et la figure de Job un peu partout sans jamais être nommée. Et lorsqu’on se souvient que la philosophe Anne Dufourmantelle, était également psychanalyste, on en prend que mieux la mesure du passage où il écrit :

« Et s’il te plaît, ne parlons pas trop de notre âme, ils adorent ça. Toute psychologie est criminelle, c’est vrai du moins pour moi. La plus belle vie possible m’a toujours paru être celle où il n’y a jamais place pour aucun autre souvenir que la vie ».

Ce texte-là, contrairement à Si, est plus bouleversant que saisissant. Les deux pourtant, chacun avec des moyens qui lui sont propres, l’un et l’autre dans l’écoeurement des paroles de consolation puisque rien ne console car rien ne remplace, agressent la mort et ne rendent jamais les armes. Frédéric Boyer se demande comment dans l’avenir ils vont avoir, elle et lui, des nouvelles l’un de l’autre. « La pensée de la séparation n’éveille en nous que davantage d’attachement » écrit-il. Mais comment continuer quand tout nous arrête ? Ne le secouez pas il est plein de doutes, mais il continue vaille que vaille à avancer, armé de la seule certitude que cette vie-là ravie à jamais lui manquera toute sa vie.

(Photos Wim Wenders et Robert Adams)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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960 Réponses pour Ta disparition signera l’impossibilité d’être sans toi

Soleil vert dit: 26 avril 2018 à 13 h 10 min

« Mais quel relâchement conceptuel dans ce langage méprisant vis à vis du rapport de la science et de la métaphysique. »
A creuser … La physique quantique n’est elle pas un au delà de la physique du macrocosme ?

Où est Dieu aujourd’hui ? Il ne cesse de s’éloigner. Dans l’Ancien testament il parle à Abraham et Moïse, dans le Nouveau il délègue son Fils. Et aujourd’hui ? Selon mon hypothèse il allume la mèche de l’Univers, referme la porte de Planck derrière lui et nous laisse nous démerder.

Ed dit: 25 avril 2018 à 16 h 02 min

Ce film n’a qu une légèreté de façade. En réalité, le jeune souffre terriblement (cf. Ses nombreuses crises de larmes), mais quoi de plus normal à son âge.
La scène qui m’a dérangée est bien évidemment celle de la pèche.

renato dit: 25 avril 2018 à 8 h 13 min

Peu importe comment chacun organise « la mise en scène de la différence originelle » : Ovide a probablement inventé sa légende : le Douanier l’a sans doute inventé — le Mexique, la Jungle, le Désert —, les deux avec d’admirables résultats. Il y en a qui s’obstinent à organiser « la mise en scène de la différence originelle » par le biais de faits réels et ils n’arrivent à rien. « The justification of art is the internal combustion it ignites in the hearts of men and not its shallow, externalized, public manifestations. The purpose of art is not the release of a momentary ejection of adrenaline but is, rather, the gradual, lifelong construction of a state of wonder and serenity », dit Glenn Gould

renato dit: 25 avril 2018 à 8 h 07 min

“Ca en dit long sur l’état de sa pensée et on devine sous quel genre de régime il se plairait.”

1. Les religions, surtout les monothéismes, ce ne sont que des proto-fascismes ;

2. jusqu’à preuve du contraire ce sont les religions qui posent maintenant des problèmes à la coexistence civile ;

3. la croyance est un fait privé.

la vie dans les bois dit: 24 avril 2018 à 21 h 36 min

Bien sûr Coco c’est une Echappée belle.
« on s’en fout, on n’est pas d’ici, on s’en va demain »

bérénice dit: 24 avril 2018 à 21 h 16 min

C’est vrai, d’ailleurs j’ai repassé mentalement cette citation et finalement elle avait raison sur ce point néanmoins il est trop tard pour lui demander de nous conter sa collaboration, ses sympathies avec l’occupant nazi qui probablement avait du goût aussi. La compromission échappe à ce tribunal.

la vie dans les bois dit: 24 avril 2018 à 20 h 09 min

On ne peut pas dire que les deux presidents ont faire montre de beaucoup d’économie en se jetant des fleurs-en plastoque made in China- en veux-tu en voilà. Je te bisouille par-ci, je t’embrasse par là, je t’aime bôcoup.

Mais voilà, Donald ne veut plus payer, et le chef de la Macronie se paie de bons mots, et d’acronymes in english, s’il vous plaît, comme en stage de marketing, avec la « grammaire » qui va bien: piliers, séances de travail en small group.

So, jicipi ohé ?

https://en.wikipedia.org/wiki/Joint_Comprehensive_Plan_of_Action

bérénice dit: 24 avril 2018 à 19 h 47 min

ED, en sortant de cette séance je me suis dit que ce pourrait être la version gay d’Adam et Eve .

bérénice dit: 24 avril 2018 à 19 h 42 min

Le luxe ne s’oppose pas à la pauvreté.
Il est le contraire de la vulgarité.

Coco? elle n’avait pas lu Kierkegaard , traité du désespoir. C’est n’importe quoi, racisme de classe.

bérénice dit: 24 avril 2018 à 19 h 37 min

Certaines scènes m’ont même choquée

L’encadrement de porte? Quand le bel universitaire s’assure que le garçon dure encore pour lui? J’ai trouvé tout le film frais et amusant excepté le traitement réservé aux jeunes femmes en regrettant tout de même que tout ce canevas transposé dans le lumpen par exemple perdrait en légèreté, nous aurions trouvé tout glauque , le vernis culturel ainsi que la beauté des lieux aident beaucoup à avaler la pillule.

bérénice dit: 24 avril 2018 à 19 h 31 min

…j’allais préférer, laisser rouler,…
…mais vous en faite de trop, comme complice, à vos affaires sans doutes,…collabos politicienne, de déchets de droite à l’Optimum à Pareto,

Giovanni, pouvez vous prouver que les familles juives à l’échellon planétaire seraient les actionnaires principaux ? Pour l’influence culturelle l’archive est vaste, il nous faudrait recenser parmi les auteurs, les peintres, les compositeurs, les musiciens, les scientifiques en quoi ils participent et dans quel genre s’il est néfaste . Vous poussez un peu, Les chinois actuellement s’offrent comme d’autres états en manque de cerveaux ( Arabie Saoudite par exemple) les intelligences performantes afin de dominer le monde, n’allez pas me répondre qu’ils sont agis par les mafias juives; la leur comme celle des russes leur suffit pour les commerces illicites et pressions gratuites .

Delaporte dit: 24 avril 2018 à 19 h 17 min

Incroyable nouvelle que j’apprends : d’Ormesson va avoir droit à un second tome de ses oeuvres dans la Pléiade. Il faut dire que le premier avait été un succès commercial extraordinaire !

Pat V dit: 24 avril 2018 à 19 h 05 min

>WGG
« Quand j’écoute Alain C.nnes, j’ai l’impression que la science moderne flirte de plus en plus avec la métaphysique. »

Mais quel relâchement conceptuel dans ce langage méprisant vis à vis du rapport de la science et de la métaphysique.
Sait-il ce qu’ est au juste la métaphysique notre singe littéraire radoteur?
Ce rapport science et métaphysique est l’ essentiel des recherches philosophiques contemporaines les plus en pointe.
Voir Claudine Tiercelin et l’ ensemble de ses conférences au Collège de France :
https://www.youtube.com/watch?v=-Qif1NIvIvc

Soleil vert dit: 24 avril 2018 à 18 h 08 min

>D « Ça aboutit à des absurdités totales du genre le vide quantique avant l’univers alors que la question de savoir ce qu’il y a avant l’univers trouve une réponse évidente : l’univers. »

Dont acte, cette phrase est un non sens, mais comment échapper à l’interrogation ?

D. dit: 24 avril 2018 à 17 h 09 min

Soleil vert n’y connaît rien non plus.
A tous ces gens il manque la transcendance. Ils se raccrochent à ce qu’ils connaissent ou ce qu’ils ont lu. Ça aboutit à des absurdités totales du genre le vide quantique avant l’univers alors que la question de savoir ce qu’il y a avant l’univers trouve une reponse évidente : l’univers.
Messieurs je ne vous félicite pas. Quant à Bérénice, je lui pardonne plus facilement connaissant déjà ses limites, non pas qu’elle soit bête, je la sais intelligente sur pleins de choses, mais limitée sur ces choses-là.

Soleil vert dit: 24 avril 2018 à 15 h 53 min

Pause conjecturelle sur fond de Royal Baby et Royale Bri-Bri :

>WGG
« Quand j’écoute Alain C.nnes, j’ai l’impression que la science moderne flirte de plus en plus avec la métaphysique. »

La physique quantique donne le vertige. Si je ne dis pas de bêtises, pour Bohr il n’y a pas de réalité quantique en dehors de l’observation. Bref c’est l’observation qui donne naissance à la réalité. (Délirons, le monde existe sous la houlette d’un Dieu observateur …) Pour Everett chaque potentialité quantique se réalise à l’échelle microcosmique et macrocosmique. D’où la blague célèbre , si mon avion se casse la gueule je me console en pensant qu’il existe une réalité où il finit par atterrir.
Plus sérieusement le temps divise encore philosophes et scientifiques (malgré la conception d’Einstein). Nombreux sont les premiers (feu Jankélévitch, JM Besnier …) qui défendent l’idée d’un temps « Bergsonien » (celui de ma conscience) au temps mesurable.

Sergio dit: 24 avril 2018 à 15 h 26 min

Normalement c’est trois fleurs de lys (les trois crapauds), hein ! Enfin on peut pas demander tout tout de suite quand même ! Bon début…

ed dit: 24 avril 2018 à 15 h 08 min

Après avoir apercu quelques critiques dithyrambiques sur « le premier chef d’oeuvre de 2018 », j’ai regardé Call me By your name.
Une fois de plus, je suis complètement passée à côté. Certaines scènes m’ont même choquée et j’ai l’impression d’avoir vu ce film plusieurs fois…Pour les premières amours adolescentes, autant regarder le sublime « Douches froides ».

Sant'Angelo Giovanni dit: 24 avril 2018 à 15 h 02 min


…bérénice à 9 h 05 min,

…ensuite Giovanni leur reproche,…

…mieux, de domestiquer les européens en leurs faveurs,…et de suborner l’Europe,…

…des pratiques de reporter le travail, en sous traitance,diverses,

…se polariser, à maitriser une région,…par des  » artisans « , de tout,…

…et, en quelques sortes, faire une ‘ mafia ‘, culturelle, à l’image des 40 voleurs d’Ali Baba,…
…vivre pour rester,à privilégier, les siens, et, empoisonner la vie, aux autres, comme les arabes, chez-nous,…

…toutes sortes de manipulations possibles,…chaque service, responsable, va à sa destiné à se rendre complice,…
…et à faire son deuil, de police de proximité, en plus, avec les caméras, des employés complices,…pour fermer les yeux,…

…j’allais préférer, laisser rouler,…
…mais vous en faite de trop, comme complice, à vos affaires sans doutes,…collabos politicienne, de déchets de droite à l’Optimum à Pareto,…

…sans réflexions, parcimonieuses,…en face,…etc….des complots sur les peuples soumis à des crédos ou endoctrinés, de toutes sectes-unies,…
…etc,…

Widergänger dit: 24 avril 2018 à 14 h 59 min

C’est prouvé en effet. Ce n’est nullement une opinion personnlle. Cesse de nous rabacher tes c.nneries, tout le monde s’en fiche ici. Tu perds ton temps, mon pauvre chéri.

Jean dit: 24 avril 2018 à 14 h 54 min

Widergänger dit: 24 avril 2018 à 14 h 46 min
Ce n’est pas une opinion, mais un fait. Les opinions n’ont aucun intérêt.

Ce n’est pas sérieux de dire cela, Widergänger. Un fait, cela se prouve ; or vous ne pouvez aucunement le prouver. C’est bel et bien votre opinion, et rien d’autre. Qu’elle s’appuie sur telle ou telle observation, telle ou telle présomption, je n’en doute pas, mais cela ne va pas plus loin.

Widergänger dit: 24 avril 2018 à 14 h 45 min

Pour en revenir aux Romains, c’est fou ce que le Forum jusqu’à la fin de la République faisait provincial. C’est véritablement César qui a commencé à en faire la capitale du monde méditerranéen. Quand on pense qu’il y avait des tavernes (tabernæ) juste devant les basiliques où on rendait le droit dans les prétoires, ça ne faisait pas très sérieux. Et il y avait encore l’espace circulaire au nord-est du Forum où se réunissait les Comices : César l’a fait enlever au profit des rostres au centre du Forum. En fait, ce qui a fait exploser la république, c’est le processus de mondialisation des conquêtes. En l’espace d’une soixantaine d’années depuis la construction du théâtre de Pompée, Rome a complètement changé d’apparence pour devenir véritablement la capitale d’un empire. La transformation a été rapide et brutale avec une accélération de l’histoire dans les dernières décennies.

Jean dit: 24 avril 2018 à 14 h 41 min

La société française, qui dans l’ensemble n’est pas antisémite (Widergänger)

C’est une opinion personnelle, très différente de la mienne. La première peut s’appuyer sur le pourcentage d’actes et propos ouvertement antisémites. La seconde peut invoquer le rôle (loin d’être négligeable) de l’hypocrisie (sous des formes plus ou moins délibérées, plus ou moins vicieuses) dans les mouvements d’opinion collectifs. Il est très clair que, depuis 1945, la législation progressivement mise en place a très efficacement réduit le nombre de manifestations ouvertes d’antisémitisme. Cependant, on ne peut nier que ce nombre n’a qu’un rapport excessivement vague avec l’antisémitisme dissimulé, pour des raisons de prudence, d’opportunité. Il suffirait d’un changement, même très limité, de la législation existante, dans le sens d’une plus grande tolérance aux manifestations d’antisémitisme, pour que leur nombre remonte significativement. C’est, je crois, ce qui vient de se passer en Pologne. Et puis, soyons lucides : si nous avions été citoyens d’un autre pays à une époque relativement récente, qui d’entre nous, si les autorités légitimement mises en place par le suffrage universel nous avaient proposé de leur livrer des Juifs en ne nous laissant rien ignorer de ce qui les attendait (la chambre à gaz), tout en nous proposant d’entrer gratis en possession de tous les biens des victimes, combien d’entre nous auraient résisté à la tentation ?

closer dit: 24 avril 2018 à 14 h 34 min

 » Erreur ou choix délibéré? Le décor, blanc et or, très classique rappelle le drapeau blanc semé de lys d’or. Le roi Emmanuel? »

Monsieur le Duc, je crois que le macrounet pète tout simplement les plombs…

closer dit: 24 avril 2018 à 14 h 33 min

« Mais quel est donc ce futur, closer ? »

Je voulais dire par là, cher Annibal, que Passou ayant un pied (ou presque pour l’Espagne) dans chaque camp, il sera gagnant à tous les coups!

la vie dans les bois dit: 24 avril 2018 à 14 h 29 min

Le luxe ne s’oppose pas à la pauvreté.
Il est le contraire de la vulgarité.

J’ai lu cela en substance, de Melle Chanel.

la vie dans les bois dit: 24 avril 2018 à 14 h 25 min

Ah C’est juste un truc au pochoir sur un bristol?
Faut pas en faire tout un plat non plus.

Bihoreau duc de Bellerente dit: 24 avril 2018 à 14 h 24 min

bérénice à 14 h 04

L’appartement privé à l’Élysée n’est pas très vaste, mais il y a le reste. Les décors Pompidou et Mitterrand furent illustrés dans la presse «people» autrefois. Ont-ils été les seuls?

la vie dans les bois dit: 24 avril 2018 à 14 h 21 min

Quelques fleurs de lys pour soigner une megalomanie galopante, on ne va pas râler tout le temps. Il faut imaginer le fleuriste américain content.

Sergio dit: 24 avril 2018 à 14 h 15 min

bérénice dit: 24 avril 2018 à 14 h 04 min
que nos présidents sont parmi les plus luxueuseument logés.

Il y a encore Versailles… Le RER pour aller au bureau…

Soleil vert dit: 24 avril 2018 à 14 h 11 min

>WGG : « Einstein disait que le temps absolu n’existe pas parce qu’il dépend de chaque repère galiléen qui a son temps propre. »
Excellent (le temps absolu c’était celui de Newton)

Soleil vert dit: 24 avril 2018 à 14 h 07 min

> Bérénice
Le temps est une composante de notre univers.
Il est apparu il y a quelques 13 milliard d’années avec le Big Bang. Mais « avant » ? Un néant quantique sans espace-temps (on suppose …)

Widergänger dit: 24 avril 2018 à 14 h 05 min

Einstein disait que le temps absolu n’existe pas parce qu’il dépend de chaque repère galiléen qui a son temps propre. Même quand on voyage en train ou en avion, on n’a pas le même temps que celui qui est resté sur le quai de la gare ou dans le hall de l’aéroport. La différence bien sûr est infinitésimale mais on peut la calculer avec les équations de la relativité restreinte, ce que sait fait aujourd’hui tout élève de terminale.

On attend que D s’embarque dans un soucoupe volante pour vraiment voir la différence.

bérénice dit: 24 avril 2018 à 14 h 04 min

Le décor choisi est un rappel des ors de la république française, la sobriété n’est pas notre fort, je crois que nos présidents sont parmi les plus luxueuseument logés.

bérénice dit: 24 avril 2018 à 13 h 59 min

Bihoreau, j’ai pensé à vous il y a quelques jours quand dérangé par mon pas un oiseau s’envola pour quitter le canal où paisiblement il reposait, un bihoreau, le premier que j’ai vu en plumes et en bec.

bérénice dit: 24 avril 2018 à 13 h 48 min

Cependant lorsque notre univers n’existait pas « l’état quantique » ,je suppose, devait prévaloir. Le temps n’existait pas.

je ne comprends rien.

Bihoreau duc de Bellerente dit: 24 avril 2018 à 13 h 48 min

Sur le menu du dîner d’État que Trump donne ce soir en l’honneur de notre Président, une fleur-de-lys au lieu du RF habituel. Notre pays n’a pas d’armoiries officielles. Erreur ou choix délibéré? Le décor, blanc et or, très classique rappelle le drapeau blanc semé de lys d’or. Le roi Emmanuel?

Soleil vert dit: 24 avril 2018 à 13 h 22 min

« Je pense, au contraire, que le temps a une réalité physique, la lumière.
Sans lumière, pas de temps.

Bien dit. Notre monde est régi par la physique quantique ET l’espace temps décrit lui, par Einstein. Or le temps figure dans les équations du grand Albert. L’autre manifestation du temps c’est l’entropie. Cependant lorsque notre univers n’existait pas « l’état quantique » ,je suppose, devait prévaloir. Le temps n’existait pas.

Delaporte dit: 24 avril 2018 à 13 h 18 min

Chute en bourse :

« L’action Bolloré perdait 5% mardi à la Bourse de Paris, lestée par l’annonce du placement en garde à vue de son patron… Et le démenti formel du groupe qui a suivi n’enrayait pas l’érosion du cours de l’action. »

Delaporte dit: 24 avril 2018 à 13 h 13 min

Vincent Bolloré en garde à vue, ou l’extension problématique du domaine médiatique :

« Les policiers se demandent si le groupe Bolloré n’a pas utilisé Havas, son bras publicitaire, pour obtenir en 2010 la gestion des ports de Conakry, en Guinée, et de Lomé, au Togo. Havas pourrait avoir assuré des missions de conseil, sous-facturées, afin de faciliter l’arrivée au pouvoir de certains dirigeants africains. »

Claudio Bahia dit: 24 avril 2018 à 12 h 58 min

D dit, à 10h 37
« Ce qui est difficile à comprendre en revanche cest le temps tout seul qui lui est une pure abstraction. Le temps n’a aucune réalité physique et la physique quantique à commencé à nous le montrer par la superposition des états et par l’intrication. »
Je pense, au contraire, que le temps a une réalité physique, la lumière.
Sans lumière, pas de temps.

D. dit: 24 avril 2018 à 12 h 21 min

L’espace n’a lui non plus aucune réalité physique. En réalité. C’est une pure représentation de l’esprit.
Notre personne conçoit l’espace parce qu’elle s’y inscrit. Il n’y a pas besoin d’espace pour manifester un état de conscience. Eh oui mes petits chéris.

bérénice dit: 24 avril 2018 à 11 h 55 min

. Au fond, c’est que je me sens très [mal…]. Et puis je m’aperçois qu’entre papa[….] qui, en-bas, attend sa pâtée, et [maman…] qui, en-haut, attend son bisou, il serait temps que je fasse ma toilette, m’habille et aille lui acheter le journal. C’est aussi que, depuis qu'[elle….] est partie là-haut, y a comme un vent de [folie……..] qui souffle ici. Heureusement que je m’en vais tout-à-l’heure partager son repas et son sourire avec les autres résidents de l'[ehpad…..], cela m’aidera à tenir jusqu’au prochain [scanner…….] qui dira si j’ai chance de la revoir encore longtemps.

la vie dans les bois dit: 24 avril 2018 à 11 h 54 min

Super nouvelle le film « The man who killed Don Quixote  » sort également en salles en France le 19 mai prochain.

bérénice dit: 24 avril 2018 à 11 h 51 min

Le temps n’a aucune réalité physique (D)

pourtant,D, un arbre c’est du temps materialisé et sur nous les marques du temps s’impriment et s’expriment.

bérénice dit: 24 avril 2018 à 11 h 47 min

Jazzi, lapsus, le français appartient au passé simple mais pointe l’espoir des logiciels de traduction qui peut-être introduiront dans les cervelles artificiellement intelligentes une entrée prépondérante au français, vous lirez en kabiyé et l’oreillette simultanément vous enverra du français.

Jazzi dit: 24 avril 2018 à 11 h 34 min

« L’espagnol et le français se livrent de plus en plus une guerre souterraine pour être la deuxième langue d’influence dans le monde. L’Afrique arbitra (sic) »

Passou en perdrait-il déjà son futur ?

la vie dans les bois dit: 24 avril 2018 à 11 h 33 min

closer, il me semble que la justice française rendu un verdict en appel à l’encontre de George Bensoussan.
Je ne pense pas que cette décision de justice soit fondée sur la sympathie ou son absence, à l’encontre du justiciable.

Jazzi dit: 24 avril 2018 à 11 h 27 min

« The Man Who Killed Don Quixote (L’homme qui tua Don Quichotte), qui revisite le livre de Miguel de Cervantes (1547-1616), sera présenté en avant-première mondiale sur la Croisette. »

Il sont fous ces Cannois !

closer dit: 24 avril 2018 à 11 h 05 min

« @9h13, pour la pluralité, peut-on avoir la décision du procès en appel a l’encontre de George Bensoussan , qui s’est tenu fin mars 2018 ? »

Non, je n’ai pas l’info…Cet appel du parquet révèle un acharnement incompréhensible pour qui s’est informé un peu à l’époque du fond de l’affaire. J’ai assisté à une rencontre avec Bensoussan, un homme d’une modération et d’une bienveillances indiscutables.

D. dit: 24 avril 2018 à 11 h 00 min

Wgg à 0h 25
Là se trouve votre limite et ils l’exploitent. Il n’est même pas possible de dire s’ils l’exploitent gentiment ou non. L’adverbe n’a ici plus aucun sens. L’expression système de contrôle, chère à Jacques Vallée, est la plus adaptée. Le même Jacques Vallée représenté dans Rencontre du 3emet type dans un rôle qu’il n’a jamais joué dans la réalité. Ce film étant l’une des plus belle désinformation qui ait jamais eu lieu.
Je vous le dis, wgg : il n’y aura pas de rencontre avec l’humanité parce que celle-ci a déjà lieu depuis longtemps et encore en ce moment-même.

Jean dit: 24 avril 2018 à 10 h 51 min

Le temps n’a aucune réalité physique (D)

Nous ne sommes pas dans l’espace-temps. Nous sommes dans l’espace-mouvement.

Jean dit: 24 avril 2018 à 10 h 49 min

la vie dans les bois dit: 24 avril 2018 à 10 h 39 min
jean marron, j’imagine que l’inverse est strictement vrai.

Bah. Au fond, c’est que je me sens très […]. Et puis je m’aperçois qu’entre [….] qui, en-bas, attend sa pâtée, et […] qui, en-haut, attend son bisou, il serait temps que je fasse ma toilette, m’habille et aille lui acheter le journal. C’est aussi que, depuis qu'[….] est partie là-haut, y a comme un vent de [……..] qui souffle ici. Heureusement que je m’en vais tout-à-l’heure partager son repas et son sourire avec les autres résidents de l'[…..], cela m’aidera à tenir jusqu’au prochain […….] qui dira si j’ai chance de la revoir encore longtemps.

D. dit: 24 avril 2018 à 10 h 37 min

Personne nest dépassé par l’espace-temps sinon WGG qui l’annonce ici.
Pour franchir la distance qui nous sépare d’un point A à un point B (non superposés) il faut toujours un certain temps. C’est tout.
Ce qui est difficile à comprendre en revanche cest le temps tout seul qui lui est une pure abstraction. Le temps n’a aucune réalité physique et la physique quantique à commencé à nous le montrer par la superposition des états et par l’intrication.
L’intrication est tres intéressante parce qu’elle donne à l’humain l’illusion d’une distance et donc d’un temps qui y est associé pour des particules qui en réalité existent ensemble.
Tout cela est très facile. Aussi vous devez être capable de répondre du tac au tac à cette question :
L’univers étant en expansion, que voient ceux qui ont la chance d’habiter sur son bord extrême avançant ?

bérénice dit: 24 avril 2018 à 10 h 37 min

Mme Knoll octogenaire accessoirement juive assassinée par son voisin accessoirement musulman ( et pedophile)
Ian Halimi,accessoirement juif jeune homme sequestré, torturé à mort par le gang dit des barbares.
L’hypercacher, accessoirement frequenté par des persones de confessions juive, tuerie orchestrée par Mr Coulibaly au nom d’un illustre prophète.

Jean dit: 24 avril 2018 à 10 h 36 min

Jean dit: 24 avril 2018 à 10 h 32 min
je m’aperçois qu’entre les […..] (mot interdit), les […..] (mot interdit) et les […..](mot interdit) (entre autres […..] (mot interdit), il n’y a pas que les […..] (mot interdit) qui me soient indifférents.

On aurait tort de croire que derrière ces […] se cache le même mot. Après tout, il y a aussi les sales [….], les foutus [….] et les gros [….] (entre autres.

Jean dit: 24 avril 2018 à 10 h 32 min

je m’aperçois qu’entre les […..] (mot interdit), les […..] (mot interdit) et les […..](mot interdit) (entre autres […..] (mot interdit), il n’y a pas que les […..] (mot interdit) qui me soient indifférents.

Jean dit: 24 avril 2018 à 10 h 29 min

la vie dans les bois dit: 24 avril 2018 à 10 h 22 min
jean marron en plus du reste, MERCI de ne pas avoir la lâcheté d’insulter George Bensoussan en vous servant de mon commentaire.

Je ne vois pas pourquoi je l’aurais insulté. Après tout, ce type est un [….] (mot interdit), et ces gens-là me sont indifférents.

Jean dit: 24 avril 2018 à 10 h 23 min

J’ai consulté un mien ami, qui tient dans le canard local la rubrique judiciaire, pour savoir qui étaient « Mme Knoll, Ilan Halimi et Kacher « . — Des gangsters [….] (mot interdit), probablement. Mais ils sont morts ? — Démêlés entre gangsters […..] (mot interdit), sans doute.
Vu le ton désinvolte de sa réponse, je le soupçonne d’une certaine indifférence au problème.

N.B. — J’ai corrigé [….] en […..]. L’accord est au pluriel.

la vie dans les bois dit: 24 avril 2018 à 10 h 22 min

jean marron en plus du reste, MERCI de ne pas avoir la lâcheté d’insulter George Bensoussan en vous servant de mon commentaire.
Mon commentaire qui sur le fond pose le problème de la manipulation médiatique pour occulter une décision de justice. Et partant niant le Droit qui fonde la République.

D. dit: 24 avril 2018 à 10 h 19 min

renato dit: 24 avril 2018 à 9 h 58 min
Il faudrait mettre en œuvre une moratoire de 50 ans sur les religions — toutes — : quiconque parle religion en public, 5 années de prison.

Renato tranquillement contre l’article Ier de la constitution française et contre plusieur articles de la déclaration des droits de l’Homme.
Ca en dit long sur l’état de sa pensée et on devine sous quel genre de régime il se plairait.

Jean dit: 24 avril 2018 à 10 h 16 min

A partir de pas plus tard que maintenant, j’exclus définitivement le mot … le mot … de mon vocabulaire.

Jean dit: 24 avril 2018 à 10 h 14 min

la vie dans les bois dit: 24 avril 2018 à 10 h 07 min
Il me semble que l’accusation d’incitation à la haine raciale dont George Bensoussan à été blanchi en première instance a été requalifiee en appel, en injure raciale?

« incitation à la haine raciale », « injure raciale », c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Après tout, la haine raciale engendre l’injure raciale, qui en est l’espression.

Ce Georges Bensoussan n’est qu’un ignoble… un ignoble… je ne trouve pas le mot.

Jean dit: 24 avril 2018 à 10 h 09 min

Jean dit: 24 avril 2018 à 9 h 56 min
A force, j’en viendrais presque à trouver suspecte mon indifférence à l’égard des Juifs. En règle générale pourtant, rien de ce qui est humain ne m’est étranger …

???? Ah, bon. Personne ne réagit. Dans le registre de mes vannes moisies, je trouvais pourtant celle-là plutôt réussie…. J’y suis ! Je suis victime d’une campagne d’indifférence systématique. — Vous avez lu la vanne d’Untel ? — Non. n’étant pas Untel, tout ce qu’il peut bien pondre m’est indifférent.
Dont acte.

la vie dans les bois dit: 24 avril 2018 à 10 h 07 min

Il me semble que l’accusation d’incitation à la haine raciale dont George Bensoussan à été blanchi en première instance a été requalifiee en appel, en injure raciale?
Les médias ont beaucoup insisté sur le « climat  » de ce procès, mais on peine à en avoir l’issue de la part des mêmes.

Jean dit: 24 avril 2018 à 10 h 06 min

C’est étonnant parce que mes parents, eux, savaient très bien (c’était nécessaire, vu leurs échanges amicaux avec la Kommandantur — euh, avec la Gestapo, veux-je dire (moué)

Je viens de me ramasser une de ces paires de va-te-laver ! … Le plus étonnant, c’est qu’il n’y avait personne. J’ai juste eu le temps d’entrevoir une ombre disparaître en marmonnant « P’tit con ! « .

louis-ferdinand lévy dit: 24 avril 2018 à 10 h 05 min

Taguieff, qui est le premier à avoir levé le lièvre et demeure le grand spécialiste du sujet, préfère parler de nouvelle judéophobie, afin d’éviter toute ambiguïté avec les diverses acceptions du mot antisémite. Les mots sont piégés, comme certaines voitures.

Pierre-André Taguieff :
« Au début des années 1980, je parlais de l’« antijudaïcisme contemporain » car je trouvais que l’expression « antisémitisme », créée par des antijuifs autour de 1879-1880, ne permettait pas de comprendre la vague antijuive observable dans la période post-nazie. Dans les interprétations de la « question juive », les mots ont une grande importance et une puissance symbolique. Or, à mes yeux, le terme « antisémitisme » ne symbolisait pas correctement ce qu’il se passait. La reconstitution d’une « question juive » en Europe ne se faisait pas autour du conflit racial entre Sémites et Aryens mais autour de l’opposition entre « sionistes » et « antisionistes ».
« Dans le cas de la nouvelle judéophobie, c’est au contraire au nom de l’antiracisme que les juifs sont stigmatisés et diabolisés, en tant que “racistes”. »
L’instrumentalisation de l’antiracisme m’a paru être un élément nouveau dans l’antisionisme radical. C’est pourquoi j’ai utilisé le vieux terme de « judéophobie » en le redéfinissant à ma manière. Dans la judéophobie « classique », qu’on appelle antisémitisme, nous sommes dans le racisme, au sens où les juifs étaient considérés comme une race hostile. Dans le cas de la nouvelle judéophobie, c’est au contraire au nom de l’antiracisme que les juifs sont stigmatisés et diabolisés, en tant que « racistes ». Dans un cas, on accuse les juifs d’être une race maudite, dans l’autre, on accuse les juifs d’être racistes. Les juifs sont considérés comme des sionistes, réels ou potentiels, et le sionisme est accusé d’être un racisme, une « forme de discrimination raciale ». »
(In Revue des deux mondes)

Jean dit: 24 avril 2018 à 10 h 01 min

Parce que comme nous tous, vous êtes vous aussi un juif allemand. (Clopine)

Eh ben, voilà ! Tout s’explique ! Tout vient sans doute de ce que je ne sais pas parler allemand. C’est étonnant parce que mes parents, eux, savaient très bien (c’était nécessaire, vu leurs échanges amicaux avec la Kommandantur — euh, avec la Gestapo, veux-je dire ; je m’embrouille un peu avec toutes ces vénérables institutions).

renato dit: 24 avril 2018 à 9 h 58 min

Il faudrait mettre en œuvre une moratoire de 50 ans sur les religions — toutes — : quiconque parle religion en public, 5 années de prison.

Jean dit: 24 avril 2018 à 9 h 56 min

A force, j’en viendrais presque à trouver suspecte mon indifférence à l’égard des Juifs. En règle générale pourtant, rien de ce qui est humain ne m’est étranger …

Clopine Trouillefou dit: 24 avril 2018 à 9 h 55 min

Jean, non seulement vous lire devient insupportable, mais en plus vous aurez beau vous agiter, vous n’y arriverez pas. Parce que comme nous tous, vous êtes vous aussi un juif allemand.

Clopine Trouillefou dit: 24 avril 2018 à 9 h 52 min

Jazzi, je crois que je vais te faire un cadeau (si jamais nous nous croisons sur le pavé parisien, ce qu’à dieu ne plaise) : les trois (pour l’instant, on attend la suite avec impatience…) tomes de « l’arabe du futur », le roman graphique autobiographique du formidable Ryad Sattouf. (enfance en Lybie, Syrie, France).

Non seulement Ryad a un « crayon » exceptionnel, qui lui permet, à l’égal d’un Reiser (excusez du peu !) de donner à voir la comédie humaine en une ligne ou presque, mais encore il est un témoin de premier ordre, puisque appartenant en même temps aux deux « civilisations » qui, semble-t-il, seraient devenues incompatibles sur notre planète…

Eh bien, c’est sans appel.

L’antisémitisme dans les pays où a grandi Ryad n’est pas seulement admis, ou accepté : il est transmis comme une base éducative, comme un ciment de la société. Un truc tellement banal qu’on n’a plus besoin de le revendiquer, quoi…

A côté, évidemment, d’un monde physique cloisonné entre hommes et femmes, et aussi … Ah, cette page terrifiante où le petit Ryad est au salon avec les femmes, les mères, où les garçons commencent à se battre, sans qu’aucune femme n’intervienne, parce que c’est comme ça, quoi. Une violence étourdissante parce que quotidienne, en plus, banalisée, admise, ingérée !!!

Toutes les scènes sont parlantes (celles où le père, terrifié d’avoir peut-être offensé Allah, se fustige dans la salle de bains n’est pas la moins terrible à mon sens, et a tant marqué la rétine du petit Ryad qu’il en fait une seule image, pleine page, et qu’on ne peut plus l’oublier) mais aussi explicatives, donnent à voir et à comprendre ce qui se passe…

Comment voulez-vous que cet antisémitisme institutionnalisé ne soit pas poreux, ne vienne pas s’installer ici ?

Bien sûr que le danger serait d’y répondre, à rebours, par un racisme identique. D’essentialiser, quoi. « Tu es arabe, tu es antisémite » : et hop, on en arrive très vite à « tu es arabe, tu nous es inférieur, tu es un sous-homme », etc….

Mais de là à se taire…

Déjà, commencer par lire Ryad Sattouf…

et ne jamais oublier qu’à côté du juif à détruire, il y a l’homosexuel à anéantir, la femme à opprimer, et l’intellectuel à faire taire…

Jean dit: 24 avril 2018 à 9 h 50 min

Le meurtre de Mme Knoll apres celui d’Ilan Halimi, la tuerie du Kacher vous ont laissé indifférent (Bérénice)

Mme Knoll ? Ilan Halimi ? Kacher ? Qui c’est ? (moi)

Je me demande si Bérénice n’évoquerait pas ici des Juifs. Dans ce cas, mon ignorance s’explique. N’étant pas Juif, rien de ce qui les concerne ne me concerne. Leurs démêlés, leurs préoccupations me laissent absolument indifférent.

la vie dans les bois dit: 24 avril 2018 à 9 h 47 min

@9h13, pour la pluralité, peut-on avoir la decision du procès en appel a l’encontre de George Bensoussan , qui s’est tenu fin mars 2018 ?

Jean dit: 24 avril 2018 à 9 h 42 min

Le meurtre de Mme Knoll apres celui d’Ilan Halimi, la tuerie du Kacher vous ont laissé indifférent (Bérénice)

Mme Knoll ? Ilan Halimi ? Kacher ? Qui c’est ?

bérénice dit: 24 avril 2018 à 9 h 32 min

Et ne lisez pas que je souhaite que soit exterminé un peuple ou un autre . Mais enfin , le désordre auquel Israël parano et injuste contribue nait du monde arabe, c’est une poudrière .

bérénice dit: 24 avril 2018 à 9 h 28 min

C’est comme si les alaouites devaient en France souffrir de la politique du fou à la tête de l’état syrien, va-t-on s’en prendre aux exilés syriens victimes d’un psychopathe soutenu par des états puissants pour des raisons d’équilibre géo- politico-stratégiques; les divisions du monde arabe avec cette mosaique chiites, sunnite, alaouites et j’en passe sont remarquables. Entre musulmans ils ne sont pas fichus de s’entendre et réussissent à mettre en péril le mode démocratique qui trouvait lieu en Europe, alors les juifs, toujours les juifs? Quelle mauvaise foi! Grace à ces divisions et à l’extremisme religeux islamique qui pousse les populations hors des frontières, nous récoltons l’extreme droite qui perce et gagne du terrain, gageons que si d’autres fours voient le jour le peuple juif ne les alimentera pas.

closer dit: 24 avril 2018 à 9 h 13 min

Figaro Vox:

« GRAND ENTRETIEN – La Seine-Saint-Denis a perdu 80 % de sa population juive en quinze ans, rappelle l’historien.

LE FIGARO. – En 2002, vous dirigiez Les Territoires perdus de la République , essai qui décrivait notamment l’apparition d’un antisémitisme culturel dans certains quartiers en France. Seize ans plus tard, vous avez signé la «tribune contre le nouvel antisémitisme» publiée par Le Parisien et vous participez au livre publié par Albin Michel sur le sujet. Diriez-vous que le temps du déni est révolu?

Georges BENSOUSSAN. – On aimerait le penser. Pourtant, même s’il est indéniable que quelque chose a bougé depuis plusieurs mois, je crois que les forces du déni demeurent puissantes. Elles tiennent à cette partie de la gauche sociétale qui domine encore largement l’opinion par le biais d’un grand nombre de médias au discours formaté. De ce côté-là, il faudra s’attendre à de nombreuses contorsions. Tout en déplorant l’antisémitisme («plus jamais ça»), on continuera à ne pas nommer la source du péril. »

bérénice dit: 24 avril 2018 à 9 h 05 min

Les Arabes ne sont)ils pas des sémites ?

Jazzi, oui néanmoins les arabes de façon majoritaire sont éduqués dans la detestation des juifs, à cela s’ajoute le politique de l’état d’Israêl qui sert de motif à de nombreux actes antisémites dirigés vers de simples citoyens qui ne sont pas forcément d’accord avec celle-ci ni riches, ni célèbres, ni powerfull. L’antisémitisme rejoint le terrorisme puisqu’il frappe aveuglement des innocents ( se souvenir des enfants victimes de M Merah) , si tous ces gens de confession musulmane manifestaient de façon pacifique au lieu de s’en prendre qui à des vieillards, qui à des jeunes gens pas fortunés, qui à des enfants de 4 ans, je comprendrais; je ne suis pas non plus d’accord avec la politique de l’Etat Israelien sans pour autant en rendre responsable la communeauté juive éparpillée sur toute la planète. Ensuite Giovanni leur reproche de façon régulière leur réussite en affaire, qu’elles soient honnêtes ou qu’elles participent des entreprises frauduleuses en omettant l’apport indéniable en tous domaines qu’une élite a su porter au même titre que d’autres élites issues d’autres confessions. Je n’aime pas sa façon d’exposer en ramenant tout au monde des affaires et de l’argent . Depuis toujours en quittant l’image répandue de l’usurier ( Skakespeare) il leur est reproché leur richesse, leur pouvoir qui est lié au pouvoir de l’argent ( on n’en sort pas mais pas seulement cependant voir Einstein, Freud, Marx, Levi Strauss, Klimt, Szweig…où il s’agit d’intelligence et de talent).

http://www.jeuneafrique.com/70388/archives-thematique/qui-sont-les-s-mites/

closer dit: 24 avril 2018 à 8 h 39 min

A 3h18 tu jouais au kon Annibal! Si ce que notre grand savant écrit était pour une fois vrai à 100%, le mot « antisémite » a été inventé à une époque où le seul peuple sémite présent de manière significative en Europe était le peuple juif. Il n’y avait donc aucune ambigüité. Tout le monde comprend encore aujourd’hui, sauf à jouer au…

Quant à l’islamophobie, elle s’adresse à la religion plus qu’à une ethnie, l’islam étant réparti entre plusieurs populations. Elle me paraît tout à fait compréhensible au vu de l’expérience concrète…

renato dit: 24 avril 2018 à 8 h 04 min

Si l’on croit à un beau papier paru dans le Liverpool Classical Monthly [10, 1985 : A.D. Fitton Brown, The unreality of Ovid’s Tomitan exile], pendant presque 20 siècles Ovide nous aurait floués en nous laissant croire avoir vécu 8 horribles années d’exile sur les rives de la Mer Noire tout en restant chez soi à Rome (Eliot aussi pleura près de l’eau : « By the waters of Leman I sat down and wept… ») Ovide parle de froid et de glace, bref, il décrit une Roumanie qui serait située dans l’océan Glacial Arctique, mais les températures ne cadrent point. Certains critiques, tout à fait crédibles, ont fait de la météo comparée et — surprise ! — à l’époque il n’y avait pas de différence entre les conditions climatiques de la Roumanie et celles du centre de l’Italie [encore Fitton Brown] — et que dire du vin qui se transforme en glace dans l’écuelle ? —. On peut se demander pourquoi recueillir des drôle de nom de poissons si ce n’est pour badiner en ébauchant dada en écrivant Halieutique ! Peu importe. Est-ce que le poète a bâclé le scénario de sa propre légende ? Qu’importe ? L’expression carmen et error ne renverrait à rien qui serait réellement advenu ? C’est insignifiant ! D’ailleurs, Auguste n’étant pas homme à jouer « l’Empereur Élégant sur les terrasses vêtu d’une trabea transparente », ce qui sous-entend qu’il n’était pas bête du tout, et en conséquence que Corinne lui aurait semblé un prétexte insuffisant pour se mettre en colère, il parait plus raisonnable d’arrêter son regard sur l’opinion du Dr Bonnejoy [Le Végétarisme et le régime rationnel, Paris 1891] qu’en se référant à l’éloge de Pythagore [Métamorphoses, livre XV], avance l’hypothèse qu’Ovide était pythagoricien et végétarien, ce qui aurait provoqué sa disgrâce, car « c’était blâmer ouvertement les usages de la cour ; ainsi, la disgrâce du prince l’atteignit. Mais comme cela arrive souvent dans ce milieu, de tout temps voué à la fausseté et à tous les vices, ce ne fut pas, sans doute, la véritable raison qu’Auguste mit en avant : et, de nos jours encore, l’obscurité règne sur les authentiques motifs de l’exil du poète de l’Art d’aimer ». Reste la question de savoir pourquoi Ovide aurait inventé non seulement une Corinne, mais un exile aussi. Pourquoi fabuler ? Mystère ! Il avait une carrière, il avait déjà écrit les Métamorphoses et « il travaillait à une œuvre dans laquelle il traitait avec un sens mondain et amusé de la littérature le calendrier romain » [Maurizio Bettini, I classici nell’età dell’indiscrezione, Einaudi, Torino 1995] : aurait-il inventé un exile seulement pour se répandre en élégiaques lamentations ?

Widergänger dit: 24 avril 2018 à 5 h 26 min

Une conférence toute récente à Supélec d’Alain Connes sur la question du quantique, des mathémathiques et du temps.

À défaut de pouvoir comprendre ce qu’il dit, on peut au moins comprendre à quel point nos représentations modernes du temps ont considérablement changé depuis 1925.

Et on est sur le point de comprendre des choses de première importance concenant les liens entre les deux grandes théories de l’univers, la mécanique quantique et la relativité générale. Et aussi — ce qui paraît complètement dingue — ce que c’est que le temps qui nous fait vieillir et mourir.

Une autre chose est mise en évidence dans cette conférence par Alain Connes, que j’apprécie beaucoup parce que c’est un homme très sympathique, c’est qu’il y a du sens dans l’univers. Il permet de comprendre philosophiquement, même si on ne comprend pas ce qu’il dit d’un point de vue mathématique, que s’il y a du temps qui s’écoule, c’est parce qu’il y a du sens dans l’univers. Et ce sens est intimement lié à notre conscience. Voilà qui nous ramène à un forme de pensée religieuse. La croyance en un sens de l’univers va recevoir une sorte de base scientifique. Il y a non seulement une flèche du temps, mais cette flèche n’existe que pour préserver l’existence d’un sens. N’est-ce pas merveilleux ? Ce XXIè siècle nous réserve de fabuleuses découvertes scientifiques, et de nouvelles méditations philosophiques qui vont remettre en question tout le déconstructivisme du XXè siècle.

Widergänger dit: 24 avril 2018 à 5 h 10 min

L’antisémitisme est au moins deux fois millénaire, et c’est pas demain qu’on en sera débarrassé, de toute façon. C’est le prix à payer de l’élection du peuple juif. Personne n’y peut rien. On ne peut que limiter la casse.

Widergänger dit: 24 avril 2018 à 5 h 01 min

Jazzi, voyons, rstons sériux cinq minutes, si tu veux bien ! Et cesse de jouer à celui qui fait semblant de ne pas comprendre.

1°) Tu sais parfaitement bien que le mot « antisémitisme », né en Allemagne dans une revue allemande en 1880, « antisémitismus » auf deutsch, désigne uniquement les Juifs et n’a absolument aucun rapport de quelque façon que ce soit avec les Arabes !

2°) l’antisémitisme d’origine musulmane en France et en Europe n’est plus à démontrer. Bien entendu il n’est pas attaché par nature au fait d’être musulman. Nombre de braves musulmans installés en France dpuis belle lurette ne sont absolument pas antisémites. Mais une frange de la jeunesse de banlieue a une tendance à l’antisémitisme. C’est un fait. En tant que professeur de banlieue, j’en ai même été la victime, alors je n’en parle pas théoriquement mais par expérience personnelle, qui heureusement n’a pas été dramatique mais aurait pu le devenir. Il ne sert à rien de se voiler la face, cette forme moderne d’antisémitisme fait partie de la réalité sociale en France. Il fait faire en sorte de l’éradiquer. Tout le monde devrait partager un tel but politique. Je suis sûr que c’est également ton cas.

3°) Si antiislamisme il y a, il est tout aussi néfaste et nauséabond que l’antisémitisme. Les musulmans n’ont pas à être persécutés pour être des musulmans. Inversement les musulmans n’ont pas à persécuter les Juifs parce que Juifs ou les braves Français parce que Blancs. Toutes ces formes de racisme n’ont pas lieu d’être. Je crois que tout le monde peut se mettre d’accord sur de tels principes fondamentaux. Il n’y a pas à revenir là-dessus.

Jazzi dit: 24 avril 2018 à 3 h 18 min

Faut-il remplacer l’antisémitisme par l’antiislamisme ?
Les Arabes ne sont)ils pas des sémites ?
L’antiislamisme n’est-ca pas alors une forme d’antisémitisme ?

Sant'Angelo Giovanni dit: 24 avril 2018 à 1 h 13 min


…échecs et mat, à tout le système juif perpétuel depuis la nuit des temps, mêmes d’avant, les hommes des cavernes,…

…tout allez aux diables, et foutez- moi, la paix de vos élucubrations cognitifs,…
…du vent, seigneurs, barons, rois, empereurs,…folâtrez, a vos conclusions, quelles quelles soient,…sans moi,…
…du vent; pervers ordures des pouvoirs des lucres,…etc,…Ollé,…etc,…

Widergänger dit: 24 avril 2018 à 0 h 50 min

Et quand on parle d’onde gravitationnelle, c’est un abus de langage. Une onde a besoin d’un milieu pour se propager : l’air, l’eau. Or, dans l’univers il n’y a que le vide quantique. L’idée qu’une onde puisse se propager dans le vide est une contradiction dans les termes. L’onde se propage en fait dans l’espace-temps, pas dans le vide. Mais on a bien du mal à se représenter ce qu’est l’espace-temps en dehors d’une pure représentation mathématique. On a même beaucoup de mal à s’imaginer que l’espace ou le temps puissent se contracter ou s’allonger. Si on veut bien rester honnête, il n’y a aucun être humain capable réellement de le comprendre en dehors de sa représentation mathématique, même Einstein. C’est un truc qui nous dépasse complètement. Alors, vous me direz qu’on s’en fiche de se le représenter, ce n’est pas ce qui compte pour avancer dans les connaissances. Certes, mais ça limite tout de même notre perception de ce qu’est réellement l’univers qui sembl qulque chose de totalement magique, avec des possibilités qui ne manqueront pas de nous surprendre quand on les découvrira. Je suis persuadé par exemple qu’un jour la télépathie remplacera le téléphone…Et nos lointains descendants regarderont l’âge du téléphone portable et du smartphone, dont nous sommes si fiers, comme nous regardons de nos jours la charrue de nos ancêtres.

Widergänger dit: 24 avril 2018 à 0 h 37 min

L’antisémitisme est aujourd’hui surtout d’origine musulmane. Mais la dénégation du phénomène est en train de s’effondrer. La société française, qui dans l’ensemble n’est pas antisémite, est en train de réagir sainement.

Cette forme nouvelle d’antisémitisme n’est pas sans remède politique. Je ne pense pas que l’avenir en Europe soit à l’antisémitisme même si on peut constater des bouffées de violence insupportables à l’égard des Juifs ici ou là. Comme le dit à juste titre Spinoza, si les Juifs ont survécu depuis plus de 3000 ans, c’est grâce à l’antisémitisme.

Widergänger dit: 24 avril 2018 à 0 h 29 min

Les gens du signe du Taureau sont surtout incapables d’introspection. Ils sont manipulés par leur inconscient. Mon frère aîné est dans ce cas. Il n’y a jamais eu entre nous même le moindre semblant de dialogue possible. Et d’un rare égoïsme en plus.

Widergänger dit: 24 avril 2018 à 0 h 25 min

Mais non D. ! Des humains sont déjà entrés en contact avec des extraterrestres mais pas l’humanité en tant que telle de manière claire et officielle aux yeux de tous et des gouvernements de la planète en toute transparence.

Il est plus que probable que le gouvernement américain est en contact avec une (ou plusieurs) civilisations extraterrestres mais c’est de l’ordre du secret d’État.

Le problème c’est le décalage technologique entre eux et nous. Il est évident qu’ils ont plusieurs milliers d’années d’avance sur nos connaissances techno-scientifiques, peut-être même des centaines de milliers d’années d’avance. Dans ces conditions tout contact s’avère dangereux et quasiment impossible.

Mais nous recevrons peut-être un jour un contact radio d’une lointaine civilisation assez proche de notre état de connaissance. Mais les progrès sont trop lents. Quand on pense qu’il a fallu un bon siècle pour confirmer l’hypothèse de l’existence des ondes gravitationnelles émise par Einstein ! On ne sait encore que très peu de choses au fond sur la réalité de l’univers et les possibilités de voyager dans l’univers.

Widergänger dit: 24 avril 2018 à 0 h 13 min

Ben, justement Jean le Baptiste ne pratique nullement un rite habituel aux Juifs mais invente un rituel en s’inspirant des Romains qu’il a sous les yeux pour leur en contester la primeur et en l’adaptant au monde juif qui pratique déjà le bain rituel, le mikveh.

Delaporte dit: 23 avril 2018 à 23 h 31 min

J’espère pour ma part que Charles régnera un certain nombre d’années : qu’on puisse contempler la connerie impeccante faite homme !

Delaporte dit: 23 avril 2018 à 23 h 28 min

Dans une monarchie, la qualité première du couple royal est de se reproduire comme des lapins. Après, qu’on est des personnes aussi insignifiantes que William, ou même Kate, peu importe. Ils pourraient être encore plus idiots qu’ils ne sont, que ça ne changerait strictement rien !

Delaporte dit: 23 avril 2018 à 23 h 25 min

« Je suppose que le mage astrologue Delaporte ne me contredira pas. »

Ce pauvre William, c’est tout ce qui lui reste… Il n’est pas encore roi ! Il faudrait qu’il tue le père, qui n’a pas encore renoncé !

Delaporte dit: 23 avril 2018 à 23 h 22 min

Naître un 23 avril sous le signe du Taureau :

« Traditionaliste et conservateur, le Taureau est le signe le plus fixe du Zodiaque. Les Taureaux sont proches de la nature, aimant les choses de la vie avec un soupçon de goût de la possession. Sous l’influence de la terre qui gouverne ce signe, les natifs du Taureau ont la main verte. Epicurien né, la nature est en effet son grand amour. Le Taureau n’en est pas moins esthète, raffiné et charmant: il aime le beau. Sa promptitude à accumuler aussi bien les sentiments et les rancunes le rend capable de fortes colères. Généreux, il manque cependant de discernement avec ses préjugés faciles, auxquels il tient fermement. Casanier et accroc à ses habitudes, le Taureau accepte mal les bouleversements dans son train train quotidien. Conscient de l’importance de l’argent, il maîtrise bien sa comptabilité et se trouve ainsi rarement dans le besoin. »

D. dit: 23 avril 2018 à 23 h 22 min

Mais Widergrendgël, l’humanité est DÉJÀ entrée en contact avec une civilisation extraterrestre.
Et elle ne s’en est même pas aperçu, toute pleine de son orgueil et de ses certitudes.

la vie dans les bois dit: 23 avril 2018 à 23 h 09 min

Bienvenue au Royal Baby

« It is significant that Middleton and Prince William’s third royal baby was born on April 23, a day which celebrates England’s patron saint, a Roman soldier who is thought to have lived in the third century AD. According to Encyclopaedia Britannica, St. George was tortured under Roman Emperor Diocletian’s persecution of Christians in 303, but he refused to give up his religious beliefs, making him a martyr and Christian hero. »
Time

bérénice dit: 23 avril 2018 à 22 h 54 min

Le meurtre de Mme Knoll apres celui d’Ilan Halimi, la tuerie du Kacher vous ont laissé indifférent puisque ces hommes et ces femmes vous sont indifférents, peu vous importe qu’ils soient l’oeuvre de fanatiques enkystés soit dans des préjugés soit dans un fanatisme religieux vengeur qui mélange tout et prend pour cible des citoyens ordinaires mais juifs et désarmés, vraisemblablement pacifiques. Des sales .ons, des tarés, ce que j’en pense de ces martyres néo-nazis.

bérénice dit: 23 avril 2018 à 22 h 44 min

qui me sont complètement indifférents

l’indifférence peut mener à l’absence de réaction, et en cas d’agression au laisser-faire, tout ceci peut conduire à executer des ordres dans l’indifférence des conséquences tout ceci menant vers l’inhumanité. Vous n’êtes pas clair , Delaporte et habillez pus ou moins habilement votre sentiment à leur égard dans une rethorique suspecte.

bérénice dit: 23 avril 2018 à 22 h 36 min

Le fond de cette haine, la jalousie, l’envie; ils n’auraient pas droit à la solidarité inter-ethnique, ne devraient pas compter dans leur rang parmi les plus brillants de nos chercheurs, de nos artistes, de nos hommes d’affaires, de nos poiltiques, exerceraient une trop grande influence mais s’attache-t-on à établir une statistique dans chaque pays puisqu’ils sont dispersés pour mettre en évidence de façon objective et comparative leur rôle quand ils exercent un pouvoir au sein d’une institution et combien d’entre eux n’accèdent pas à un statut supérieur, reprochera-t-on aux autres toutes confessions confondues de parvenir, aux riches musulmans, aux chinois, aux anglo-saxons , aux franco-français catholiques ou protestants de détenir une part des pouvoirs influents? Non, n’est-ce pas, l’anti-semitisme est un racisme comme les autres et je ne crois pas comme vous Delapore qu’il provienne majoritairement actuellement des catholiques croyants et pratiquants, il provient de l’idiotie atavique des peuples .

bérénice dit: 23 avril 2018 à 22 h 16 min

Le phénomène de l’antisémitisme en France me paraît largement sous-estimé. J’ai parfois le sentiment qu’au moins 7 (8 ?) Français sur 10 rêvent secrètement de casser la figure d’un Juif et que les mêmes nourrissent pour Adolf Hitler et son entreprise d’extermination une admiration sans bornes.

votre fantasme s’auto-alimente, si je fais le tour du cercle familial qui doit tout de même compter quelques dizines d’individus je ne vois pas l’ombre d’un , d’une antisémite à l’appel. Des gens peu cultivés mais comme en Afrique une mémoire qui se transmet oralement et qui a connu la guerre , elle se passe des thèss et des anti-thèses, des braves gens , des abrutis bien entendu. Voilà.

Sant'Angelo Giovanni dit: 23 avril 2018 à 22 h 12 min


…détail  » chimique « , des variations d’ambiances, des ex-photographies en couleurs, dia et papier,…

…plus les grains de couleurs sur les pellicules sont plus fins,…et plus, les couleurs, sont moins criardes, et donnent, vers des harmonies, à la Agfa – Gewaert,…

…un sommet des veloutés,…etc,…

la vie dans les bois dit: 23 avril 2018 à 22 h 07 min

pas du tout furibarde, jean marron. Mais l’hypocrisie et moi, ça fait deux.
Autant prévenir ceux qui débarquent ici, sans chichi.
Et puis, comme prof de théâtre on a connu dans le temps- pas si lointain -, l’excellence au Lycée. Autant dire que vos gesticulations de vieux pervers dieudonnesque n’amusent plus.

bisous à Josette.

Jean dit: 23 avril 2018 à 22 h 01 min

jean marron 21h36 est un autre vestige de l’e-haine française. (LVDLB)

N’importe quoi. J’ai déjà eu l’occasion de souligner ici que, n’étant pas Juif, l’antisémitisme ne me concerne pas. Je n’ai aucune haine pour les Juifs et je ne vois pas bien comment je pourrais en avoir pour des gens qui me sont complètement indifférents. J’essaie juste de comprendre, froidement, un phénomène qui, comme beaucoup d’autres citoyens, m’inquiète fort, au strict plan de l’ordre public. Je serais du reste ravi que LVDLB démontre le caractère erroné de mes conjectures, que j’ai pourtant assorties de réserves fort prudentes.
Au reste, les sorties furibardes d’un Bloom ou d’un LDVLB contre moi me sont complètement incompréhensibles.

Jean dit: 23 avril 2018 à 21 h 51 min

Il n’y a donc pas en théorie de nationalisme romain, c’est un trait très intéressant de la culture romaine, qui la différencie même des Grecs et du nationalisme juif de l’époque. (Widergänger)

Très juste. Le sentiment d’appartenance ethnique, très fort chez les Grecs et les Juifs, est quasiment inconnu à Rome. D’un bout à l’autre de son histoire, c’est la Cité, Rome, qui compte, et rien d’autre. L’Italie ? Bof. Il y a là dans l’Histoire un cas, sinon unique, du moins assez rare. Il y a, bien sûr, Carthage. Plus tard quelques cités-Etats, dans l’histoire ultérieure de l’Europe, me semblent pouvoir être comparées (en beaucoup plus petit évidemment) au cas de Rome.
Même si divers dialectes italiens antiques sont proches de lui, le prestigieux latin est et restera la langue de l’orgueilleuse Cité.

la vie dans les bois dit: 23 avril 2018 à 21 h 50 min

Pour ceux qui débarquent dans ce lieu de pervers hors d’âge, il faut quand même dire que jean marron 21h36 est un autre vestige de l’e-haine française. A raté sa carrière de dieudonné sur les planches.

Sant'Angelo Giovanni dit: 23 avril 2018 à 21 h 49 min


…j’ai réussit, en attente de modération, chouette, la forme, encore, bien tendue, le veinard,…etc,…

Sant'Angelo Giovanni dit: 23 avril 2018 à 21 h 47 min


…l’amour de ses  » Cacas « ,…personnels,…
…un chois du libre arbitre, projeter, à l’économie politique,…la nation du purin,…

…chacun, à son obélisque des prêtres,…
…des colonnes des nations, le déraillement collectif des civilisations,…
…à nos  » pets  » d’en haut,…aux larges des vents,…
…nos lubricités des pouvoirs,…
…la comédie des messes,et justices, à ce que l’autorité s’en fout,…à ces jeux de rôles,…
…marquer, ses valets aux jeux,…odieux,…
…culpabilisez sa servitude, vous n’avez rien vu, passer, comme sœur Anne,bien abrutie du donjon,…etc,…
…t’as Diane de Poitiers, en croix de mitaine,…les esclaves volontaires,…
…à coudre les bouts de ficelles, du droit,…etc,…
…dénoncer, à tout vents, et se retrouver, en Calamité – Jane,…

…à l’aube, du transformisme, gérer, sa pute de vie,…etc,…

…non merci,!…jamais, sans châteaux et domaines industriels, des principes,communs,
…pour garder, sa ligne, humaniste, sans jouer, aux démocraties,!…inutiles,…
…etc,…

Jean dit: 23 avril 2018 à 21 h 36 min

Le phénomène de l’antisémitisme en France me paraît largement sous-estimé. J’ai parfois le sentiment qu’au moins 7 (8 ?) Français sur 10 rêvent secrètement de casser la figure d’un Juif et que les mêmes nourrissent pour Adolf Hitler et son entreprise d’extermination une admiration sans bornes. Il s’agit sans doute chez moi d’un fantasme d’angoisse et d’un accès de pessimisme quelque peu délirant mais s’est-on jamais soucié de chiffrer exactement les intimes convictions des masses ? Savoir au juste qui est qui m’apparaît, sur ce point comme sur les autres, comme une entreprise sans doute impossible. Plus qu’en tout autre domaine, l’hypocrisie règne ici. Ainsi, un effet pervers des actuelles dispositions légales réprimant l’antisémitisme est que beaucoup de gens, craignant des ennuis judiciaires, prennent soin de garder soigneusement au fond de leur coeur leurs convictions les plus déterminées et leurs poings américains au fond de leurs poches. Dans ces conditions, si mes hypothèses sont, peu ou prou, proches de la réalité, force est de reconnaître que les dispositions légales sur la question sont remarquablement efficaces. Imposant silence à la haine , elles ont incontestablement le mérite de faire barrage au déferlement destructeur d’une vague de fond dont on imagine sans peine les ravages. Mon Dieu, quand j’y pense !

closer dit: 23 avril 2018 à 21 h 29 min

« Concrètement je pense que l’universel se mettra plus ou moins en place dans la politique concrète et mondiale le jour où l’humanité entrera en contact avec une civilisation extraterrestre. »

C’est cela, c’est cela…

closer dit: 23 avril 2018 à 21 h 28 min

« Le baptème chrétien ressortit aussi des pratiques romaines. »

T’as entendu parler de Jean le Baptiste, Dukon?

la vie dans les bois dit: 23 avril 2018 à 20 h 55 min

« Le baptème chrétien ressortit aussi des pratiques romaines »

Alors pour les cathos, le baptême est le plus ancien des sacrements, au nombre de 7.

Il se pratique en général peu de temps après la naissance.

Comme j’ai confirmé deux fois ce baptême, ce n’est pas un problème de vous refaire une communion solennelle (*)(**) d’autant que je n’ai pas eu à ravaler mon bulletin de naissance, ni à écrire à l’ Évêque pour me désinscrire de la liste. Et puis quand je vois ce fou.toir de la déclaration qui instaure l’ Islam de France, et ce pataquès du dément de l’en qui ne sait plus qui il est, ni où il habite, une honte pour les Juifs, son universel, coincé entre quatre murs de son placard mental haineux et jaloux, franchement, on s’en tire bien.
En plus y’a pas de cicatrice…

(*)Très beau jour, dont on se rappelle toute sa vie. A cause de la robe, lol.
(**) http://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-la-foi/les-sacrements/

Widergänger dit: 23 avril 2018 à 19 h 52 min

Florence Dupont a publié en 2016 un livre sur l’Énéide qui trait de l’épineux problème contemporain de l’identité nationale. Je vais le lire parce que la fin de la République à partir de Pompée ne peut apparaître que comme une trahison de l’absence d’origine de Rome, comme elle dit. Car Énée a fondé Lavinium en venant de Troie, et non pas Rome. Le Sénat romain se rendait d’ailleurs che année en procession à Lavinium. Il n’y a donc pas en théorie de nationalisme romain, c’est un trait très intéressant de la culture romaine, qui la différencie même des Grecs et du nationalisme juif de l’époque. Je vais étudier l’Énéide avec mes petits de 6ème et voir avec eux ces questions qui sont très formatrices pour leur culture générale et leur esprit de futur citoyen, la classe de Chinois LV1 qui sont remarquables, ça va les passionner.

Le baptème chrétien ressortit aussi des pratiques romaines. Les chefs militaires romains aspergaient d’eau lustrale les armées après la bataille. Une forme de purification des péchés comme le baptême. Le mot latin utilisé est même le verbe « lustrare ».

Le péché originel, en tant que mal qui se perpétue automatiqument de génération en génération et nécessite ainsi un baptème à chaque génération, est d’ailleurs une invention chrétienne. On le doit au grand saint Augustin. Les Juifs ne connaissent absolument pas ça. La faute est simplement ce qui rend possible l’histoire.

Widergänger dit: 23 avril 2018 à 19 h 28 min

« il est plus difficile d’admettre les mesures cruelles qu’il prit à l’encontre des juifs, dont il ordonna qu’ils fussent chassés du royaume, des hérétiques, qu’il condamnait à être brûlés vifs, et des blasphémateurs, auxquels il faisait percer la langue au fer rouge. »
____________
C’est ce à quoi abouti nécessairement l’universel décrété d’en-haut. L’universel ne supporte que le même, jamais l’autre en tant qu’autre. Ce que cherche à faire l’universel juif c’est de tenir les deux bouts de la corde, préserver les particularités de chacun et créer par le dialogue avec l’autre, dans ce qu’il a de meilleur, les conditions d’une quête de l’universel, la Jérusalem céleste. Mais jusqu’aux temps messianiques, les peuples vivront avec leurs particularités.

Concrètement je pense que l’universel se mettra plus ou moins en place dans la politique concrète et mondiale le jour où l’humanité entrera en contact avec une civilisation extraterrestre. C’est ce qui fera les lignes dans la vie concrète des peuples. On se sentira tous des terriens face à l’Autre.

Widergänger dit: 23 avril 2018 à 19 h 20 min

raymond dit: 23 avril 2018 à 18 h 53 min
Oui, tout à fait. Mais l’humanité ne peut se passer en même temps d’en rester là, avec nos différences. Le moi ne se définit que dans l’interaction avec autrui. L’autre est aussi en nous, nécessairement. D’où cet élan vers l’universel que nous portons tous. Les hommes ont inventé l’art aussi dans ce but, pour lui donner une valeur universelle sans quoi rien ne vaut en art ni dans la pensée.

bérénice dit: 23 avril 2018 à 19 h 16 min

E Macron offre un petit chêne du nord à son homologue américain, la symbolique est forte , solidité, longévité et si l’on pense à Saint Louis qui inventa « la justice » qu’il aima rendre sous l’arbre légendaire nous pourrons croire qu’une ére nouvelle advient.

« Un roi très chrétien
Son sens de la justice et de la droiture de son jugement firent choisir Saint Louis pour arbitre dans les conflits opposant rois et princes. Lorsqu’on lui reprochait sa trop grande générosité à l’égard des plus démunis, il se contentait de répondre : « Si je dépense quelquefois beaucoup d’argent, j’aime mieux le faire en aumônes pour l’amour de Dieu que pour mes frivolités et choses mondaines. » Son désir de faire respecter la loi divine revêtait parfois des aspects moins sympathiques : si l’on peut approuver sans réserve qu’il ait interdit les duels sur toute l’étendue de son domaine, il est plus difficile d’admettre les mesures cruelles qu’il prit à l’encontre des juifs, dont il ordonna qu’ils fussent chassés du royaume, des hérétiques, qu’il condamnait à être brûlés vifs, et des blasphémateurs, auxquels il faisait percer la langue au fer rouge. Joinville raconte à ce sujet qu’en 1251, le roi, qui était alors en croisade en Palestine, ordonna qu’on fasse mettre au pilori (un poteau surmonté d’une roue sur laquelle on exposait le condamné) un orfèvre parisien : on lui avait rapporté une conversation au cours de laquelle cet homme avait outragé le nom de Dieu. Les enfants de moins de dix ans coupables du même délit étaient fouettés sur la place publique et on offrait une récompense à ceux qui dénonçaient les fautifs. Bien qu’il approuvât l’action de Saint Louis, le pape lui-même trouvait quelquefois excessive cette justice cruelle et, en 1268, il invita le roi de France à faire preuve de clémence. Mais sa fidélité à la chrétienté, sa vie exemplaire, les efforts qu’il déploya pour arracher aux sarrasins le tombeau du Christ lui valurent d’être canonisé en 1297. »

raymond dit: 23 avril 2018 à 18 h 56 min

@Widergänger
Excusez moi je n’avais pas vu votre intervention si bien venue sur Chopin. C’est tout à fait ça… et ce n’est pas Clément Rosset qui viendra depuis là-haut nous en faire le reproche !

raymond dit: 23 avril 2018 à 18 h 53 min

@Widergänger:

Mais cette distinction dont vous parlez n’est-elle pas au fond du fond la définition même de toute culture… comme chacun se voit au fond différent de tous les autres. Leur scandale est celui là même de notre propre existence par rapport à tous les autres existants et il est « naturel » que je m’affirme comme moi, puisque je suis seul dans ma peau; je suis seul parmi les autres mais tout naturellement je m’en distingue; est-ce là quelque chose qui puisse m’être reproché?

Bloom dit: 23 avril 2018 à 18 h 49 min

ce sont des phénomènes qu’il faudrait éclairer.

A la lueur des crématoires, Zyklon B.rown?
Trop heureux de refourguer ses arguments nazillards, la pourriture.
Nul besoin d’expliquer son antisémitisme ici-blog, l’illustrer suffit.

Widergänger dit: 23 avril 2018 à 18 h 48 min

Tout à fait pour Chopin. Mais c’est ce qui fait toute la difficulté de Chopin, qui n’est pas du tout le romantique qu’on croit. Sa musique exprime ce qu’est la joie tragique.

Widergänger dit: 23 avril 2018 à 18 h 47 min

L’antisémitisme est intimement lié au fait que les Juifs se revendiquent comme différents des autres, comme distincts. La distinction, dans tous les sens du terme, irrite. C’est presque inéluctable. Ce faisant le commun des mortels ne comprend pas ni d’ailleurs ne cherche à comprendre ce que signifie cette « distinction », que le commun des mortels perçoit le plus souvent comme une forme de mépris voire carrément de racisme. Il faut dire, pour être honnête, que certaines attitudes de Juifs peuvent prêter à confusion et que les Juifs eux-mêmes manquent de retenue dans l’expression de cette « distinction ». Mais globalement c’est une distinction qui fonctionne (malgré Auschwitz) et qui est porteuse de sens surtout pour toute l’humanité. C’est le moteur de l’histoire.

raymond dit: 23 avril 2018 à 18 h 45 min

@Paul Edel
Ce que vous dites si magnifiquement d’Ovide pourrait convenir également à Chopin. Volupté de la nostalgie, source de musique.

Widergänger dit: 23 avril 2018 à 18 h 41 min

Le chagrin chez un esprit comme Ovide n’est qu’un épiphénomène. C’est ça la joie tragique, les circonstances, les contingences ne peuvent en aucune façon l’entamer. Il y a dans l’amour de la vie quelque chose de beaucoup plus puissant que toutes les contingences, même les plus éprouvantes comme Auschwitz. Primo Levi en est le témoin.

raymond dit: 23 avril 2018 à 18 h 38 min

Je trouve par ailleurs que le titre choisi par P. Assouline est une exacte description (presque neutre et froide) de la difficulté soulevée ici à propos de l’antisémitisme… ou comment 14 millions d’habitants de cette terre peuvent être encore (!) insupportables à 7 milliards d’habitants. La ministre Simone Weil disait brutalement et très justement : »En bien ou en mal, arrêtez de parler de nous… »

Paul Edel dit: 23 avril 2018 à 18 h 33 min

A propos des « Tristes » d’Ovide, la beauté des vers quand l’écrivain déplore d’être si » près de l’extrémité du monde « et si loin de ce qu’il a de plus cher, à savoir sa patrie et son épouse, tout ceci est si vibrant, porte une plainte si habilement déployée dans ses mélodies , qu’on se dit que son inspiration et sa volupté narrative ne sont en rien entamées ou abimées par le chagrin . Ce qu’il offre de sa peine (il évoque ses futures cendres, et son âme) semble aussi proche que la table de bois que je touche et sur laquelle j’écris. Son esprit blessé garde dans sa Forme, un sel piquant, une profondeur, une musicalité, que ses mots préservent une pigmentation fraiche, comme certaines mosaïques..

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