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La République Des Livres par Pierre Assouline
Telle Cassandre à l’instant de sa mort

Telle Cassandre à l’instant de sa mort

L’instant de ma mort, c’était le titre d’un récit bref et coupant, d’une exceptionnelle puissance d’évocation, dans lequel Maurice Blanchot restituait les minutes qui précédèrent le moment où un peloton de soldats allemands faillit l’exécuter pendant la dernière guerre. Depuis sa parution en 1994, « l’instant de ma mort » est devenu une expression. Une consécration sans risque de banalisation car cela désigne un moment des plus rares, et pour cause. Ce parti pris fut également celui de la romancière Christa Wolf (1929-2011) lorsque, réinterprétant les mythes antiques, rajoutant son palimpseste sur les couches accumulées de Homère, Eschyle, Euripide, Lycophron de Chalcis, Schiller et d’autres encore, elle s’empara du mythe de Cassandre. Les Prémisses et le Récit (Kassandra. Erzählung, traduit de l’allemand par Alain Lance et Renate Lance-Otterbein, Alinéa, 1985 ; rééd. Stock 1994, 2003) avant d’en faire autant avec Médée.

Il est si bien passé dans le langage courant que Cassandre a facilement glissé du nom propre au nom commun. Mais, on s’en doute, Christa Wolf en a fait bien plus qu’une pessimiste qui annonce de mauvaises nouvelles. Son héroïne a bien le don d’entrevoir l’avenir mais elle but sur l’impossibilité de prévoir l’instant de sa mort. Ce n’est pas seulement quelqu’un qui prétend dire la vérité quitte à être la seule à la dire, mais quelqu’un qui dit non. Pas spécialement une femme mais un individu.

Si l’on revient aujourd’hui au récit de la romancière et essayiste allemande (je serais tenté d’écrire « est-allemande » tant elle demeurait imprégnée par son vécu de la RDA, et attachée à ce passé-là, état qu’elle aurait été la dernière à renier), c’est que sa Cassandre se donne cette semaine au théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet  (dépêchez-vous, c’est jusqu’au 22 octobre seulement) avec Fanny Ardant dans le rôle-titre, dans une mise en scène Hervé Loichemol et une musique de Michael Jarrell, s’appropriant l’œuvre après le Berlioz des Troyens et Xénakis, notamment.Aias_Kassandra_Louvre_G458

Sur scène, Cassandre est saisie à Mycènes, au lendamin de la guerre de Troie, une heure avant son trépas. Elle est en pleine remémoration. Le souvenir de ses prédictions l’assaille, leur justesse et leur vanité car elles n’ont rien modifié du cours des choses. Sa déploration a un autre ton dès lors que l’événement est passé. Il y a du réquisitoire dans son indignation. Elle ne fait pas l’impasse sur sa mauvaise conscience. Mais les paroles de la prophétesse troyenne dansent sur un fil invisible du mensonge en toutes choses et toutes circonstances, l’une surtout qui domine : la guerre.

Toujours la guerre lorsque sa justification est bâtie sur un mensonge qui sert de prétexte (suivez son regard des interminables guerres de l’Antiquité aux introuvables armes de destruction massives inventées par l’administration Bush en Irak sans oublier la guerre à l’ennemi intérieur comme dans l’incendie du Reichstag). Elle est celle qui sait mais à quoi bon. Elle sait que la mort d’Agamemnon est imminente, ce que l’intéressé ignore. Il en est toujours ainsi avec tous, situation qu’elle vit comme un cruel châtiment, elle qui avait prédit l’anéantissement de sa ville. Son impuissance est d’autant plus pathétique que son don est puissant.

« Apollon te crache dans la bouche, cela signifie que tu as le don de prédire l’avenir. Mais personne ne te croira »

Après avoir été gouvernée par l’amour, celle qui attend la mort l’est désormais par la peur. Le réel est sans pitié pour les pythies. Malheur aux devineresses ! On n’a jamais cessé de tuer le messager dans l’espoir de supprimer le message.

«Maintenant je peux mettre à l’épreuve ce à quoi je me suis entraînée toute ma vie : vaincre mes sentiments par le moyen de la pensée ».

Pétrifiée dans la bouleversante solitude de celle qui a trop longtemps crié dans le désert, on dirait qu’elle ne s’est accrochée à la vie que pour témoigner du passé des siens, leur massacre ou leur réduction en esclavage. Ce monodrame pour comédienne et orchestre, inspiré du récit de Christa Wolf, avait été créé par Georges Lavaudant avec Astrid Bas dans le rôle-titre, puis repris par les mêmes il y a dix ans aux Ateliers Berthier à Paris. Le décor est réduit à sa plus simple expression : un rideau rouge encadré par deux panneaux blancs latéraux ; au-dessus, les vingt musiciens de l’orchestre ; sur scène, Cassandre seule. Il est demandé au texte, et donc à Fanny Ardant qui le porte avec une énergie et une vibration poignantes, d’une voix au timbre fragile et têtu (rien à voir avec ses chuchotements aristocratiques et ses snobs murmures à l’oreille qui en exaspèrent tant et me comblent au cinéma, ah, Mathilde, inoubliable femme d’à côté, ni avec toi ni sans toi…), de s’adapter à la musique.

christa-wolf_1979_helga-paris_bildUne partition originale, riche, colorée dont l’auteur ne cache pas qu’elle recèle pour ceux qui sauront les y dénicher des échos de Bartok, du Pierrot lunaire de Schönberg, ou encore de l’Histoire du soldat de Stravinski pour le ressouvenir de la rencontre entre Cassandre et Enée. C’est bien la musique, et donc la main sans baguette du chef Jean Deroyer à la tête du Lemanic Modern Ensemble, qui donne le tempo d’ensemble ; car il y a bien deux rythmes et deux cadences sur deux registres d’intensité variable, lisses ou striés, qui alternent en permanence et imposent à la parole un débit très rapide lorsqu’il s’agit de se souvenir ou plus calme dès lors que l’on est dans le présent et l’évocation des violences de guerre. Des mots et des notes à l’unisson jusque pour faire résonner une étrange qualité de silence.

« Jamais auparavant un silence pareil n’avait régné sur le palais de Troie. Chacun sentait qu’une frontière venait d’être violée. Jamais un membre de notre famille n’avait eu le droit de parler ainsi. Mais moi. Moi seule, j’ai vu. Ce fut en cet instant que se déclencha le mécanisme conduisant à notre perte. Immobilité du temps «

Lorsque la voix de la comédienne, une voix d’alto pas plus grave qu’il ne le faut, ne peut se projeter, on en reçoit des nuages de mots, ce qui produit un effet troublant. A cet effet, la comédienne a été légèrement sonorisée afin que jamais la musique, parfois vigoureuse sinon violente, ne couvre ses mots et ne porte préjudice à la compréhension.

Le metteur en scène confesse que Cassandre lui fait « un peu » penser aux lanceurs d’alerte (moi, pas du tout), ceux qui, en divulguant des secrets d’État, « n’attendent aucun profit personnel de leurs révélations, ne sont pas écoutés et sont condamnés ». Outre qu’ils sont très écoutés, bénéficiant de tous les relais médiatiques sans précaution, que certains en tirent un grand profit personnel, et que tous ne sont heureusement pas condamnés, ce serait inutilement abîmer le puissant texte de Christa Wolf que de le détourner ainsi. D’autant que si elle l’a crypté, c’était dans un contexte particulier et pour lui faire dire bien autre chose quelques années après qu’elle ait dénoncé l’expulsion de RDA du poète Wolf Biermann, quelques années avant la chute du Mur de Berlin.

Je préfère encore retenir ses tout derniers mots et les emporter :

« … plus tard, si plus tard il y a ».

(« Fannay Ardant à l’Athénée » photo Marc Vanappelghem ; « Ajax le petit arrachant de force Cassandre du Palladium auprès duquel elle s’était réfugiée, intérieur d’une coupe à figures rouges du Peintre de Codros, vers 440-430 av. JC, musée du Louvre  ; « Christa Wolf en 1979 » photo D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères, Théâtre.

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commentaires

1 134 Réponses pour Telle Cassandre à l’instant de sa mort

Petit Rappel dit: 25 octobre 2017 à 23 h 11 min

Je confirme, Le Mont, dont l’initiative revient à Fulbert d’Avranches ne doit rien à la Bretagne. Lorsque Charles V place Du Guesclin à Pontorson, c’es bien pour en surveiller les Marches des deux Provinces, ce dont il s’acquitte fort bien.
Il y aurait à dire sur le culte de l’Ange dynastique de la Maison de France, plus tard doublé sous Louis XI par l’ordre du même nom. Très populaire au quatorze quinzième siècle,Il pèsera beaucoup, à l’autre bout de la France sur le destin d’une jeune lorraine, tandis que le Mont restera en pleine guerre de cent ans un ilot de résistance. il existe à Carnavalet un ancien et curieux tableau du Mont, plus imaginé que réel. il est touchant par son étrangeté même…
Bonne soirée.
MC

JAZZI dit: 25 octobre 2017 à 20 h 26 min

Les pièces du dossier :

JAZZI dit: 25 octobre 2017 à 14 h 12 min
Aller où, D. ? Au mont Saint-Michel, qui n’est pas en Bretagne !

D. dit: 25 octobre 2017 à 14 h 36 min
Oui, Jazzi, question de découpage administratif. Le Mont Saint-Michel est davantage breton culturellement parlant, on ne peut pas le nier. Ne serait-ce que par son architecture civile qui n’a rien de normande.

christiane dit: 25 octobre 2017 à 20 h 13 min

@Nicolas dit: 25 octobre 2017 à 18 h 54 min
Oui, Nicolas,
Vous me rappelez un souvenir inquiétant sur le plateau du Revard. Un froid mouillé soudain et plus aucune visibilité. Des falaises et puis rien… Je crois bien que c’est ce souvenir enfoui que vous venez de réveiller qui m’a attaché au serpent de nuage de Maria Sils.

Janssen J-J dit: 25 octobre 2017 à 19 h 22 min

Merci DHH d’avoir remarqué le lapsus évidemment DELIBERE qui n’était là pour désamorcer la charge agacée que rose n’allait pas manquer d’épingler… Au moins, vous n’êtes pas tomber dans ce panneau, je n’en attendais pas moins. Je vous souhaite bonne soirée… Vous intervenez rarement, c un peu dommage, non ?
(NB/ ça y’est, j’en ai fini avec mes COPIES, ouf… & je me prends un bon whisky ast’heure, mais je vois que passoul vient enfin de poser un nouveau billet, bon, j’vas aller voir)

Delaporte dit: 25 octobre 2017 à 19 h 03 min

Selon certaines sources, l’immonde folliculaire se serait suicidé :

« il aurait quitté sa femme il y a plusieurs mois et aurait eu du mal à vivre cette séparation, ce qui aurait conduit à son suicide. »

Nicolas dit: 25 octobre 2017 à 18 h 54 min

Dans les hauteurs autour de Grenoble les nuages remontent les vallées à la vitesse d’un cheval au galop. C’est très surprenant comme une vague qui déferle et hop vous vous retrouvez noyé dans le brouillard.

Paul Edel dit: 25 octobre 2017 à 18 h 44 min

bizarre d’etre censuré quand on parle du mont saint michel.Normand par sa fondation par l’evque d’Avranches et par son histoire.

Paul Edel dit: 25 octobre 2017 à 18 h 39 min

Jazzi, ne désinforme pas.
le mont saint Michel, de par sa fondation et la suite de l’histoire est normand, pur jus. Enfin. Voyons.Au moyen âge, c’est une ile en pleine mer !Un gros morceau de grankt. De 75 mètres de haut..et c’est l’évêque d’Avranches, en Normandie, Aubert, en l’an 708, qui, dans son sommeil, a vu l’archange saint Michel qui lui a ordonné de construire un sanctuaire. Sur le mont Tombe.et c’est Aubert, un normand, qui organise la vie religieuse du Mont, avec douze clercs, délégués de l’évêque d’Avranches, qui forment la première communauté. Les bretons n’ont rien à faire là-dedans.
Le mont saint Michel prend son nom actuel en 911, quand charles- le- simple,par le traité de saint clair- sur- Epte donne le pays de Caux à Rollon. En 933 le mont saint Michel fait partie des 3 évêchés de basse normandie attribuée à Guillaume longue épée. Bien sûr les bretons, à l’époque, le revendiquent, mais en 963 ,les normands, appuyés par des norvégiens, nettoient l’avranchin(Normandie) et s’installent définitivement sur ce morceau de granit… Donc normand normand normand le Mont !… Et bien plus tard, les ducs normands introduisent des abbés italiens, des lombards, en 1007, qui en font un grand centre intellectuel avec une bibliothèque…
Non mais ! à la mort de notre normand Guillaume le conquérant, ses fils normands se disputent l’héritage. Aucun breton dans cette histoire normande. Et Guillaume le conquérant aimait tellement le mont saint Michel qu’il en fait une réplique, le saint Michaels Mount en Cornouailles..

D. dit: 25 octobre 2017 à 18 h 36 min

Cette pénurie va s’aggraver considérablement. Rien ne pourra s’arranger avant avril. Le gouvernement ne l’a pas anticipé en ordonnant le stockage.
Ce n’est pas un hasard si on commence à en parler maintenant, fin octobre : c’est précisément à cette période que la production chute : moins de lait, et de moins bonne qualité. Donc moins de beurre, donc encore moins pour ceux qui n’en avaient déjà pas beaucoup. Et ça ira de mal en pis jusqu’aux traites de printemps. Environ vers avril.

Je suis bien content parce que le gouvernement et peut-être même Macron lui-même peuvent sauter à cause d’un coup pareil. Ne riez pas, certains sont partis pour moins que ça.
Quand la plaquette de 250 grammes sera à 40 euros en février, qu’on vendra sous le manteau dans la rue des beurres de substitution ou frelatés, vous allez voir le peuple descendre dans la rue.

Delaporte dit: 25 octobre 2017 à 18 h 35 min

GQ, auquel il collabora, rend un hommage gratiné à ce journaliste raté que fut Philippe Vecchi. A lire sur le site du magazine, et à vomir :

« Animateur vedette de Canal Plus dans les années 90 et ancien collaborateur au magazine GQ, Philippe Vecchi est décédé mercredi 25 octobre à l’âge de 53 ans. Dans le numéro d’août 2008, il racontait à nos lecteurs son histoire d’amour particulière avec la hardeuse Mélanie Coste. Un récit captivant que nous vous proposons ici de (re)découvrir. » (GQ)

Delaporte dit: 25 octobre 2017 à 18 h 24 min

Cela tombe vraiment mal que Vecchi nous quitte en pleine pénurie de beurre. Il aurait eu, lui aussi, comme Marlon Brando, tant de choses à nous en dire…

D. dit: 25 octobre 2017 à 18 h 23 min

Je constate Delaporte que vous vous intéressiez notablement à Philippe Vecchi; pour ma part je découvre à cause de vous qui était cet odieux personnage.

D. dit: 25 octobre 2017 à 18 h 20 min

Ribouldingue, le temps ne passe pas de la même façon pour moi et pour vous tous. Je l’ai déjà dit ici plusieurs fois mais à chaque fois c’était ou ricanements ou moues dubitative.

Delaporte dit: 25 octobre 2017 à 18 h 19 min

L’enterrement de Philippe Vecchi risque d’être très hot, avec toutes ces stars du X dont il était l’ami, sinon le faire-valoir. Dans une église, ça va être beau.

ribouldingue dit: 25 octobre 2017 à 18 h 01 min

« mis au point au milieu des années 70 et dont j’ai eu la chance quasi-historique de voir, encore presque gamin, »

Presque gamin vers 1975, ça veut dire ado vers 1975, donc 15/18 ans vers 1975…loin du quarantenaire que tu essayais de nous faire accroire!

Delaporte dit: 25 octobre 2017 à 17 h 44 min

On entendait moins parler de Philippe Vecchi, ces dernières années. Et pour cause. Il s’était raccroché à des sujets un peu limites, se marginalisant d’autant plus. Triste fin de carrière pour lui :

« En mai 2010, il est derrière la couverture de Playboy France, en hommage à la photographe Bettina Rheims, avec l’actrice de X Axelle Parker. Il réalise des interviews pour le magazine pornographique Chobix, tout en écrivant pour un hebdomadaire un peu plus classique, mais tout aussi rock’n roll, Les Inrockuptibles. »

christiane dit: 25 octobre 2017 à 17 h 43 min

@bérénice dit: 25 octobre 2017 à 12 h 49 min
beau commentaire.
Je crois qu’il a trouvé dans cette culture le chemin d’un bonheur solitaire, comme un songe. Je le lis comme je regarde les toiles que j’aime : l’étonnement, le temps de construire une question mais en lui rendant son tribut d’ombre. Puis il disparaît et revient par effraction, intemporel, dans le quotidien de ce blog. Oui, bien difficile de faire son portrait !

christiane dit: 25 octobre 2017 à 17 h 30 min

Nicolas – 12h33
Merci. J’avais oublié tout cela…
Ce soir, sur une chaîne cinéma « Casque d’or » de Jacques Becker (1952)
Simone Signoret / Marie, crève l’écran. Serge Reggiani / Manda, moustache et costume 3 pièces. Passion dévorante, une valse
https://www.youtube.com/watch?v=RPhTDqiERlQ
. Paris 1900. La Belle Epoque sur fond de Guinguette… Magie du noir et blanc
Un régal….

Delaporte dit: 25 octobre 2017 à 17 h 19 min

Sur le front du beurre, de mauvais pronostics, aujourd’hui. Les mannes de Marlon Brando doivent s’agiter ferme :

« La situation de quasi-pénurie de beurre restera « difficile » « pour toute la période d’automne et de début d’hiver, selon la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL). »

Delaporte dit: 25 octobre 2017 à 17 h 06 min

Un bon sujet de thèse pour un étudiant serait l’analyse comparative de la psychologie criminelle de Polanski avec ses oeuvres. L’étudiant ferait un parallèle entre ce que nous savons d’une vie tournée vers la délinquance sexuelle (de type violeur pédophile) et le propos des films du réalisateur. Polanski est en effet un exemple assez unique de criminel sexuel qu’on a laissé s’exprimer par l’art autant qu’il le voulait, et ce, dans l’un des arts les plus coûteux qui soient : le cinéma. Son oeuvre est une preuve absolument exceptionnelle pour les criminologues. De grands enseignements pourraient en être tirés sur les personnalités psychopathes.

christiane dit: 25 octobre 2017 à 17 h 02 min

@Bérénice
Merci, Bérénice pour ces deux articles de « Slate » où Jean Michel Frodon explore le film « Maria Sils » (et ce phénomène nuageux) puis ce Godard (mai 2014) incompris au festival de Cannes. J’avoue que j’ai perdu Godard en route ces années-là…
Votre fil de réflexions est posé et vraiment intéressant ce jour.
@Closer, oui, ce billet de Maël de Calan donne à réfléchir.

Delaporte dit: 25 octobre 2017 à 16 h 32 min

« Polanski, le fils de Ceausescu »

Millet pense peut-être au Val des Vampires, le film de Polanski qui se passait dans les Carpates. Depuis, Polanski aura passé sa vie à se « carapater »…

Delaporte dit: 25 octobre 2017 à 16 h 29 min

Les journalistes de TV racontent des billevesées jusqu’à ce qu’ils trépassent. Celui-là, Dieu l’a rappelé vite fait bien fait :

« Philippe Vecchi, l’ex-coanimateur de Nulle part ailleurs, est mort à 53 ans »

Delaporte dit: 25 octobre 2017 à 16 h 25 min

Millet a raison de recourir au Spectacle, pour décrire les malheurs du temps. Tout se concentre sur la scène médiatique, comme si elle seule existait, dans les ravages de crétinerie qu’elle produit. Le Spectacle médiatique a crétinisé, Weinstein, Polanski, Cantat et Battisti. Et finalement ce sont les gens qui sont devant leur TV qui deviennent des crétins. Au royaume du Spectacle, les crétins sont rois.

Delaporte dit: 25 octobre 2017 à 16 h 22 min

Millet n’épargne pas l’affreux Polanski :

« Les prédateurs maigres existent aussi : Polanski, le fils de Ceausescu »

Janssen J-J dit: 25 octobre 2017 à 15 h 56 min

@14.06 Je crois que vous méritez un petit message durant ma pause,jazzman. Oui je suis dur avec les faux-culs qui se cachent derrière la surbrillance des formules, et j’ai parfois mon côté delalourde. Je ne peux pas supporter les mecs comme ces richard millet qui viennent nous faire leurs petites leçons de morale sur la justice spectacle face à certains êtres humains répugnants (au nom du fait qu’ils seraient eux-mêmes de victimes de harcèlements médiatiques), sans apercevoir dans le même papier l’incohérence de leur propos à l’égard des bêtes. Désolé, mais tant qu’on ironisera sur les « gens » qui militent pour l’interdidiction des corridas, ne trouvant rien à dire eux-mêmes au Spectacle de cette boucherie avec le peuple des aficionados… et bein moi, je les mets sur un pied d’égalité avec les Weinstein. Les femmes ne sont pas des taureaux, je sais bien, mais eux, ils n’ont pas le choix de s’en sortir vivants, d’autant plus quand les femmes elles-mêmes se pâment avec les conn.ards dans les gradins des arènes. J’y pense et je relativise les questions de harcèlements. Je sais avoir tort… Et chacun vit avec ses incohérences. Chacun a ses passerelles mentales, même si elles peuvent sembler saugrenues. Je trouve que celles de Millet me sautent trop aisément à la gorge et me répugnent. L’éloquence de son style clinquant sert souvent de paravent à maints de ses combats douteux, voilà tout.
Bon je retourne au boulot, la journée n’est pas finie, hélas. Encore deux heures de copines à corriger, hé hé. Pas de cinéma. Bon courage, Jazzman, pour tous ces films à voir, et tous ces bouqins à écrire pour le mercure, ça aussi c du boulot…, hein !

D dit: 25 octobre 2017 à 15 h 06 min

Rennes étant un peu bretonne. On va dire que c’est un chef-lieu de région fort mal placé. M’enfin c’est breton. Si vous voulez.

D dit: 25 octobre 2017 à 14 h 52 min

Bérénic, sans vouloir rabaisser les bretons, la TSF c’est Marconi en 1895.
Et le « Minitel » est un terminal du service Videotex mis au point au milieu des années 70 et dont j’ai eu la chance quasi-historique de voir, encore presque gamin, une démonstration dans les locaux de l’Anvar, c’était une application Antiope sur télévision, en utilisant les « lignes cachées » codées au format Videotex. Ca devait être en 1977 je pense. Le Minitel venu presque 10 ans plus tard était certes un petit terminal bien conçu et pratique pour exploiter les services Videotex Transpac, mais aucunement une invention.

D. dit: 25 octobre 2017 à 14 h 36 min

Oui, Jazzi, question de découpage administratif. Le Mont Saint-Michel est davantage breton culturellement parlant, on ne peut pas le nier. Ne serait-ce que par son architecture civile qui n’a rien de normande.

bérénice dit: 25 octobre 2017 à 14 h 35 min

D, sans être obsédé par l’objet, nous pouvons statuer à ce que l’absence de bite d’amarrage est cause de ce malheur. bite un ou deux T? renseignez moi, SVP . 36/15 code amarrée.

JAZZI dit: 25 octobre 2017 à 14 h 34 min

J’étais il y a quelques années à Agde, bérénice, à l’occasion de la rédaction du « Goût de Montpellier » et l’on parlait déjà de l’abattage des platanes centenaires bordant le canal du midi. Une catastrophe ! C’est comme si Botticelli avait tondue sa (Naissance de) Vénus…

bérénice dit: 25 octobre 2017 à 14 h 32 min

13h42 l’avancée inexorable du nuage, sa modification du début à son effacement, nous ne sommes que nuages.

bérénice dit: 25 octobre 2017 à 14 h 16 min

Jazzi, de plus ce qui en faisait un lieu unique disparaît, nous sommes au début d’un long abattage qui promet à l’incinération de milliers de platanes bi-centenaires, les promenades étaient au gré des saisons un enchantement, là bûchers et tronçonneuses – au début de l’épidémie des scientifiques affirmaient que l’absence de bittes d’amarrage propageaient par les cordages contaminés des bateaux qui s’attachaient aux arbres la diffusion du chancre , si c’est vrai il faut croire que ces arbres qui ont passé les siècles pour nous offrir un paysage grandiose valent moins que l’équipement qu’il aurait été nécessaire d’installer pour éviter l’hécatombe, peu d’esthètes soucieux de ce genre de patrimoine à l’équipement sans compter que ça leur coûte ue fortune de tout couper et que le spectacle est déprimant, le site jusqu’à présent classé au patrimoine de l’unesco va devenir une voie d’eau sans ombre et sans âme .

JAZZI dit: 25 octobre 2017 à 14 h 06 min

Tu es dur avec Richard Millet, JJJ. Son billet est brillant et il a quelques belles formules : « Le scandale Weinstein eût-il éclaté en France, on transformerait la cérémonie des Césars en cellule de soutien psychologique… » Hi hi hi ! On peut rire sans partager ses opinions…

D. dit: 25 octobre 2017 à 14 h 04 min

Non, la différence c’est que ce sont génétiquement des vrais marins. Vous mettez un breton sur un bateau par gros temps et il est content.
Vous me mettez moi dessus et je vous demanderez toutes les 2 minutes quand est-ce qu’on arrive. Y’à pas un endroit au monde où je m’emm..de plus que sur un bateau.

D. dit: 25 octobre 2017 à 13 h 56 min

J’aime bien les bretons et la Bretagne mais personne n’a inventé la poudre là -bas. Ce qui fait la différence en Bretagne c’est le côté marin que j’estime unique en France. Dans aucune autre région on aime autant la mer.
Tout le reste, y compris le dialecte, on le trouve ailleurs d’une façon ou d’une autre.

D. dit: 25 octobre 2017 à 13 h 49 min

L’histoire de la pâtisserie c’est toujours que des mythes entretenus, le manque de farine pour le kouinn, le Paris-Brest dans le wagon-restaurant, les soeurs tatin qui vous réinventent une tarte renversée déjà archi-connue, les cannelés qu’on attribue d’un seul coup aux bordelais alors qu’on en faisait déjà ailleurs et notamment dans le limousin, la crêpe sensée venir de Bretagne, pareil, dans plein de régions de France on en faisait déjà autant qu’en Bretagne, etc.. etc..

Janssen J-J dit: 25 octobre 2017 à 13 h 45 min

@ force est de constater que les criminels se portent à merveille, mis en scène par le pouvoir culturel qui continue bien sûr à traquer les délinquants « idéologiques ». L’auteur de ces lignes en sait quelque chose.
(…) * La presse fait l’éloge unanime de Rochefort : bon acteur de second plan, on loue son élégance ; pourquoi pas… Il a cependant commis une faute de goût en militant contre la corrida. Je ne saurais pas plus oublier ce crétinisme que je n’oublie que Cruise et Travolta font partie de la secte scientologique.
_________

Et c’est cette prose de Millet que D. vient nous encenser, à l’instar de sa cuisine au beurk breton… Pauvres garçons confusionnistes, leur en faut bien peu pour les faire se pâmer de tueries tauromachiques bien plus distinguées que les vulgaires frasques porcines.

bérénice dit: 25 octobre 2017 à 13 h 31 min

Curieux que D. ne nous ait pas fait u cours sur la symbolique ésotérique du Kouign-Amann…

Il n’y en a pas, le gâteau est né par hasard au cours d’une période de pénurie de farine :

Le kouign-amann, ou kouign amann (prononciation : [kwiɲaˈmɑ̃nː][réf. nécessaire] ; pluriel en breton : kouignoù-amann), est un gâteau, spécialité bretonne originaire de Douarnenez. En breton, kouign signifie « gâteau » ou « brioche » et amann, « beurre ». Il aurait été inventé par hasard vers 1860 par un boulanger douarneniste, Yves-René Scordia. Sa préparation est réputée délicate, comme en témoigne le dicton qu’affichent certains pâtissiers douarnenistes : « Le fait qui veut, le réussit qui peut ».

bérénice dit: 25 octobre 2017 à 13 h 19 min

Jazzi, vous avez de la chance, ici nous subissons une censure commerciale et bien que je délaisse le cinéma depuis bientôt un an, les productions sont essentiellement françaises et américaines, les deux cinémas d’art et essai sont fermés depuis longtemps et j’ai même pensé à la fermeture du second que j’allais en mourir ( d’ennui). Pour les VO, sauter dessus car la diffusion quand elle a lieu ne dure que trois ou quatre jour puis VF pour tout le monde , ce n’est pas même la peine de repérer dans les palmarès des films de Venise et Berlin qui ne seront pas distribués , bref le canal du midi est une autoroute où ne circulent plus que des péniches grand public.

bérénice dit: 25 octobre 2017 à 13 h 00 min

symboliser un étouffement, un déclin, un deuil.

« J’ai été en partie inspiré par un petit livre de Dominique Païni, L’Attrait des nuages (Yellow Now, 2010). Dans ce très beau texte, Païni explique que l’on ne regarde pas assez les nuages. Je pense en effet que l’on n’essaye pas assez d’englober la météorologie dans le cinéma et que, de ce fait, on rate quelque chose d’essentiel. Je voulais que Sils Maria soit inscrit dans la météorologie, de manière à ce que le film, ce qu’il raconte entrent en résonance avec ces phénomènes fondamentaux. »
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/08/19/olivier-assayas-j-ai-ete-stupefait-par-kristen-stewart_4473168_3246.html#HCll1QEltkHge1Rr.99

bérénice dit: 25 octobre 2017 à 12 h 49 min

Excellent comme toujours !

Oui, n’est-ce pas, personnellement même s’il m’y invitait je n’oserais prendre place à ses côtés, pas la monnaie d’échange. Annonce-t-il sa couleur au fil des commentaires, appelle-t-il ainsi d’excellents contradicteurs ( trices), c’est une question que je me pose en découvrant chaque jour l’étendue de son érudition; ce ne doit pas être facile pour les êtres de cette qualité ou texture de sortir du solo et bien que les villes comme Paris regorgent de profils de toutes sortes et que dans ce milieu qu’il est envisageable de lui prêter circulent des hommes et des femmes qui satisfassent l’attente inhérente à ce paquetage de livresque et de partitions, ajoutons quelques toiles, quelques étoiles, chassons nuages et démons, dégageons la perspective et tirons le décor vers un passé culturel d’où il puise et s’approvisionne avec passion et cela fait surgir une autre question – s’y fixe-t-on résolument pour oublier la laideur et toutes les caractéristiques du siècle débutant pour mieux l’oublier .

bouguereau dit: 25 octobre 2017 à 12 h 42 min

aston martin stretches its supercar

tu sais cque disent les ricains..qules bagnoles à mini 200cv européenne c’est pire qu’un desert eagle dans sa tabe de nuit

bouguereau dit: 25 octobre 2017 à 12 h 36 min

« billet » lamentabe..la gueule des gens comme trophé de petit réducteur de tête..y m’fait penser au commentateur de gonzo « casting porno débutante »..le bertillonage répugnant en plus..ce pti con frait bien dse rgarder dans une glace..c’est là qu’il est le lieux patibulaire hotentique quand qu’on srase..le pestacle dla justice

Nicolas dit: 25 octobre 2017 à 12 h 33 min

Il y a Proust aussi et bien d’autres, vous évoquez le monde des paillettes mais il y a aussi cette jeune actrice badass et ce qu’elle en fait, comment elle s’insère dans cette industrie dans notre monde actuel, sa culture de bourge qui l’ennuie et aussi par exemple la réflection sur le fait qu’un blogbuster peut également évoquer les mêmes sujets que les films chiants en noir et blanc ce que défend Kirsten Dust ou encore ce jeune réalisateur à la fin du film qui dit qu’il ne fait pas partie de cette époque etc Brefle il y a dans ce film des sujets de société actuels, un film de son temps oú tout est imbriqué de façon tres juste, pas seulement une réflexion sur la vieillesse. Il me semble aussi que la relation de Dust avec le photographe ne s’est pas très bien passée…mais on n’en s’aura pas plus, peut étre coupé au montage?

wiki dit: 25 octobre 2017 à 10 h 52 min

Pour rose et alii :

« C’est la sardine qui a bouché le port de Marseille »

Le bateau avait pour nom le Sartine, avec un « t » et non un « d ». Le navire portait le nom d’Antoine de Sartine (1729-1801), qui était à ce moment-là le ministre de la Marine de Louis XVI.
…/…
A l’entrée du port, une erreur de navigation l’envoya sur des rochers et il finit par couler dans le chenal de l’entrée du Vieux-port de Marseille ce qui en empêcha pendant un certain temps l’accès et la sortie à tout autre navire.

Janssen J-J dit: 25 octobre 2017 à 10 h 50 min

@Cette mainmise sur les jugements des autres par suprématie de votre jugement me fait penser que W. est contagieux.

Mais, surtout, Ch., vous aimez aimer et relever, sinon rehausser les gens plutôt que de les voir s’enfoncer en leur bauge. C’est un talent. J’apprécie vos stragégies argumentatives, délicates et fermes, dont peu sont capables, le mystère de la non contamination WGWesque qui vous auréole.
Je vous salue bien : la matin, on part de bon pied au boulot.

closer dit: 25 octobre 2017 à 10 h 45 min

« Il disait qu’il allait voir toute sorte de films »

D’accord, mais pour cela il faut aimer aller au cinéma pour aller au cinéma. Ce n’est pas du tout mon cas. M’enfermer pendant deux heures dans une salle obscure est pour moi un effort. Si en plus je suis déçu, je deviens méchant. Je dois être un peu claustrophobe.

christiane dit: 25 octobre 2017 à 10 h 14 min

@closer dit: 25 octobre 2017 à 8 h 49 min
J’aime quand vous argumentez. Je déteste quand débitez des jugements non étayés un peu pontifiants. Je suis exigeante avec les gens que j’estime. Gardez votre parole rare et plus acérée que la pointe d’une aiguille.
Je n’ai fait que réagir…
Mon souvenir de ce film ? La raison pour laquelle je l’ai revu ? Le serpent de nuage qui surgit du col de Maloja avançant lentement comme un dragon dans la vallée en contrebas pour symboliser un étouffement, un déclin, un deuil.
Par ailleurs j’aime suivre l’itinéraire de J.Binoche. Elle se bat à travers ses rôles pour affirmer sa différence avec le monde des paillettes et des utopies hollywoodien. Le thème du vieillissement tant de fois exploré au cinéma, au théâtre et en littérature m’a laissée de marbre. J’aime ce que le temps fait sur un visage et dans une pensée. Le face à face rôle et vie réelle m’a plus intéressée, monde réel / monde virtuel, tension amoureuse entre les deux femmes. C’est un huis-clos. Kirsten Stewart est intéressante également dans ce faux second rôle.
Allez, soyez beau joueur : ce n’est pas dans le palace Waldhaus de Sils Maria que je vous inviterai à prolonger cette discussion animée mais sur le chemin de randonnée dans l’espoir de voir le serpent de Maloja (titre de la pièce qui avait révélé cette comédienne, Maria Enders) et ce paysage es Grisons aimé de Nietzsche, Hesse, Mann…
Au plaisir de vous relire en mode majeur.

JAZZI dit: 25 octobre 2017 à 10 h 01 min

Non, je vais principalement voir les nouveautés, closer, rarement les reprises. Une bonne quinzaine chaque semaine sur les écrans parisiens, parfois vingt, de toutes nationalités ! Je privilégie les films susceptibles de m’intéresser et j’essaie de voir des films de tous les genres, mais rarement les dessins animés et les films de science-fiction. C’est aussi pour moi un prétexte pour changer de quartier, marcher et faire du vélo dans Paris. Je sais aussi la difficulté de mener un projet cinématographique jusque au bout, de la préparation au financement, jusqu’à la diffusion. Je suis de l’avis de Rivette, dont je croisais parfois la frêle silhouette dans les files d’attente des cinémas du Quartier Latin. Il disait qu’il allait voir toute sorte de films et que même dans ceux qu’il trouvait mauvais, ou pas très bons, il y avait toujours quelque chose qui l’intéressait.

closer dit: 25 octobre 2017 à 9 h 48 min

3 ou 4 films par semaine, c’est énorme! Comment peux-tu trouver autant de films à voir toutes les semaines? Ou alors tu comptes les reprises du Champo et de la Filmothèque (entre autres)…

Petit Rappel dit: 25 octobre 2017 à 9 h 44 min

Curieux que D. ne nous ait pas fait u cours sur la symbolique ésotérique du Kouign-Amann…
En prolongement,heureux que Pierre Assouline ait mentionné la Cassandre des Troyens. Souvenir d’Antonacci au Chatelet dans la belle mise en scène de Kokkos. Et au disque, de Lindholm dans la plus remarquable des deux versions Davis malgré l’ Enée de Vickers, plus texan que romain. Revons… Un jour Kaufmann, peut-etre?…

JAZZI dit: 25 octobre 2017 à 9 h 07 min

closer, je n’aime pas tout au cinéma, mais déjà je sélectionne au préalable les 3, 4 films de la semaine que je vais voir. Et quand je n’aime pas, je le dis, parfois jusqu’à la polémique avec la délicieuse Annelise…

renato dit: 25 octobre 2017 à 8 h 09 min

«… c’est pas gabriel plutôt»

Je me suis carrément trompé d’archange, Boccaccio (Decamerone VI, 10) parle de Gabriel pas de Raphaël.

JC..... dit: 25 octobre 2017 à 7 h 19 min

Peut on se lasser de la communication numérique ? …Certes, oui ! ….Que faire, alors …?

Un pas de côté.

D. dit: 25 octobre 2017 à 0 h 32 min

Ah, j’ai compris, Rose. je n’en sais rien,il faudrait demander aux gens du Louvre. Je pense simplement qu’ils n’ont pas pensé un instant que cette orientation pouvait avoir la moindre importance. Or tout objet, toute œuvre et même tout territoire est comme les êtres physiques et astraux est en relation directe avec le cosmos et y trouve ses points de résonance positive ou négative.

D. dit: 25 octobre 2017 à 0 h 28 min

Macron le macaronier se retrouve à gérer une affaire aussi ridicule que celle du beurre.
Eh bien je lui dis enfin merci pour ce divertissement ! Ma sympathie grandit pour ce pâtissier dans l’âme. Et attention à ne pas laisser une seule fabrique de kouign amann tomber en liquidation judiciaire !
Warff !!

rose dit: 25 octobre 2017 à 0 h 24 min

puisqu’elle était orientée plein ouest, pourquoi n’a-t’elle pas été repositionnée en gardant son orientation ?

D. dit: 25 octobre 2017 à 0 h 07 min

Je ne comprends guère le sens de votre question, Rose. Éventuellement, reformulez. Vous êtes souvent hermétique sans en avoir la pleine conscience. Un peu le contraire de Jazzi.

christiane dit: 24 octobre 2017 à 23 h 41 min

Closer – 21h54
Vous écrivez :
« Votre problème, c’est le même que celui de Zizzi: une incroyable indulgence dans votre jugement critique. Il suffit qu’un film ou un livre ne soit pas radicalement mauvais et ait quelques qualités ça et là, pour qu’il devienne aussitôt excellent. »
Il ne s’agit pas d’indulgence mais de goût.
Votre façon de dauber Jazzi en induisant par déformation de son pseudo son organe se.xuel est parfaitement déplacé. Figurez-vous qu’en matière de cinéma j’aime sa franchise. Comme moi, il n’aime pas s’ennuyer au cinéma et en a un peu ras la casquette de ce regard intello sur le 7e art. Gavez-vous de Godard et laissez-nous en paix !
Qui vous permet de dire « ne soit pas radicalement mauvais ». Vous êtes d’une vanité rare. Qui vous dit que les films que vous trouvez « bons » je ne les trouve pas, moi, radicalement… ennuyeux.
Cette mainmise sur les jugements des autres par suprématie de votre jugement me fait penser que W. est contagieux. Ah, ces hommes. Binoche a bien raison, vous êtes bouffis d’orgueil.
Je vous laisse avec vos santons.
Sur ce coup-là vous n’avez en rien enrichi mon regard sur ce film vous ne m’avez que légèrement agacé.
Allez, passons à autre chose !

rose dit: 24 octobre 2017 à 23 h 41 min

il-le Mucem- s’appelle le musée des civilisations.
pourquoi pour la Vénus de Milo l’orientation initiale n’a-t’elle pas été respectée ?

Ai vu Razzia.
Superbe & splendide.
Vaisrevoir Much loved. quitte à zapper la scène intenable.
Par contre La belle et la meute, insoutenable.

Delaporte dit: 24 octobre 2017 à 23 h 04 min

« J’ai pas dit que j’étais prêt à coucher pour ça, Delaporte ! »

Non, Jacuzzi, mais vous le pensiez sans doute. Toujours fringant !

D. dit: 24 octobre 2017 à 23 h 00 min

Lorsque il a fallu déplacer Abu Simbel (on a été obligé de le faire, le responsable du barrage est Nasser, c’est lui qui en ce moment rend compte à Ramsès II dans l’au-delà), eh bien les archéologues ont veillé à rigoureusement réaligner le temple au degré près par rapport au soleil de façon à ce qu’une fois par an, 3 des quatre statues du fond du temple (de gauche à droite : Ptah, Amon-Rê, Ramsès II et Rê-Horakhty) reçoivent le soleil.
Les statues sont de nouveau disposées de telle manière que toutes, à l’exception de Ptah qui n’est pas un dieu solaire mais un dieu chtonien, reçoivent directement la lumière du soleil sur leurs visages lors des solstices.
Chaque année, le 20 octobre, le soleil, à son lever pénètre dans le sanctuaire et éclaire le visage de la statue d’Amon puis celui du roi. Le 20 février, les premiers rayons de l’astre touchent la statue d’Horus puis celle du roi.

Cette subtilité des prêtres-orienteurs avait pour but de revivifier l’intensité des forces de chaque silhouette divine afin de revigorer la statue de Ramsès.

La Vénus de Milo a changé de place il y a quelques a quelques années. Et bien ça a tout changé. L’œuvre regarde maintenant vers l’Est alors qu’elle lui tournait le dos avant, mais surtout elle vécut en Grèce pendant quelques siècles en regardant vers l’Ouest vers le couchant; Vénus regarde vers le couchant parce qu’elle est la fille du Ciel et du Jour.

Je ne comprends pas très bien, JC. Le Mucem n’est pas du tout un musée de l’immigration et de l’islamisme. Il existe d’ailleurs déjà un musée de l’immigration qui hélas a pris la place du regretté musée des Arts Africains et Océaniens que j’aimais beaucoup et dont les collections étaient magnifiquement mises en valeur, en tout cas mieux que dans le Musée du quai Branly dans lequel il règne une atmosphère désagréable qui je pense est d’ordre tellurique. L’écrin est très important pour la mise en valeur d’œuvres et il y a aussi des forces telluriques qui jouent, peu de gens s’en rendent compte. Connaissez-vous le Feng-Shui ?

JAZZI dit: 24 octobre 2017 à 22 h 59 min

« Et pourtant prêt à toutes les compromissions pour aller à l’oeil à Sils-Maria… »

J’ai pas dit que j’étais prêt à coucher pour ça, Delaporte !

Delaporte dit: 24 octobre 2017 à 22 h 57 min

« Je le trouve plein de bon sens, Delaporte. »

Toujours à me contredire, Jacuzzi ! Et pourtant prêt à toutes les compromissions pour aller à l’oeil à Sils-Maria… Sacré Jacuzzi !!!

Delaporte dit: 24 octobre 2017 à 22 h 51 min

Le fait d’avoir joué dans « Mademoiselle Julie » montre surtout quelle féministe elle est – même si son interview au Monde laisse perplexe.

JAZZI dit: 24 octobre 2017 à 22 h 50 min

« Dans Tchékhov, par exemple, « La Mouette ». Peut-être que Paul Edel y était »

Faut demander à C.P. sur la RDC, Delaporte.

JAZZI dit: 24 octobre 2017 à 22 h 48 min

Oui, closer, je suis bon public et très gentil. Vous voulez pas m’offrir un week-end pour deux personnes à l’hôtel Sils Maria ?Pourquoi ? Parce que je le vaux bien, non !

Delaporte dit: 24 octobre 2017 à 22 h 35 min

Binoche a joué plus récemment dans « Mademoiselle Julie » et, en 2015, dans « Antigone » sur les plus grandes scènes d’Europe.

Delaporte dit: 24 octobre 2017 à 22 h 19 min

N’oublions pas non plus qu’elle a joué au théâtre. Et là, ça lui allait mieux… (même si je n’ai jamais eu le privilège d’y assister). Dans Tchékhov, par exemple, « La Mouette ». Peut-être que Paul Edel y était, lui qui a l’âme slave ?

la vie dans les bois dit: 24 octobre 2017 à 22 h 19 min

Je la trouve très bien la réaction de Juliette Binoche, à propos de H. Weinstein.
C’est pour celles qui se souviennent, enfant, ( entre 4 et 6 ans ?) d’avoir obstinément refusé de se faire raccompagner en voiture, quitte à faire des kilos de mètres à pied. Non seulement ça « dessale », ça use les souliers, mais cela évite des « tentations », genre qui leur épargne la tentation du mal, et d’autres choses définitives. J’ai pas raison, Delaporte ?

Delaporte dit: 24 octobre 2017 à 22 h 15 min

Binoche est une actrice assez sous-employée, notamment quand elle joue dans des navets comme ceux d’Assayas. Disons que ce n’est pas forcément de sa faute, car c’est quelqu’un qui aime tenter des choses extraordinaires. Qui se souvient par exemple qu’elle a fait ses débuts au cinéma avec le grand Godard, dans « Je vous salue Marie » ? Ensuite, tous les grands ont voulu jouer avec elle, mais, tout grands étaient-ils, ils ont rarement été à la hauteur, il faut bien le dire…

closer dit: 24 octobre 2017 à 22 h 15 min

Oui, c’est vrai que je devrais limiter l’emploi de cette expression qui devient rengaine, Christiane.

Je ferai attention.

Quant à Sils Maria, je ne vous demande pas de changer d’avis.

Petit Rappel dit: 24 octobre 2017 à 22 h 15 min

Oui, on devait parler de Mermod pour Ramuz. Il est possible d’en trouver des volumes, plus rarement l’ensemble.
J’avoue ne pas partager l’engouement pour Cingria. C’est bien fait, mais le génie est ailleurs.
MC

Sergio dit: 24 octobre 2017 à 22 h 10 min

JAZZI dit: 24 octobre 2017 à 19 h 14 min
l’extrême droite au Reichstag c’est pas sain !

C’est sûr, surtout maintenant ; mais enfin c’est déjà arrivé avec Von Thadden remember…

christiane dit: 24 octobre 2017 à 22 h 07 min

@closer dit: 24 octobre 2017 à 21 h 54 min
Et parce que vous trouvez le film médiocre je devrais revenir sur mon jugement. Closer, votre avis est votre avis, pas le mien. Votre ravi de la crèche, encore ! renouvelez cher ami, renouvelez.

Delaporte dit: 24 octobre 2017 à 21 h 59 min

J’ai trouvé Juliette Binoche un peu dur, manquant de compassion, dans cette interview au Monde. Et pourtant c’est une véritable « croyante », même si elle ne parle presque jamais de sa foi. Jadis, elle avait dit avoir été marquée par le livre « Dialogues avec l’ange », je ne sais si c’est toujours le cas.

bérénice dit: 24 octobre 2017 à 21 h 58 min

Elle ne dit rien de plus , je vous en remets une partie, vous pourrez le relire sans extrapoler:

Plusieurs des films qui ont contribué à la consécration internationale de Juliette Binoche étaient produits par Harvey Weinstein. Ainsi, Le Patient anglais, un film d’Anthony Minghella pour lequel l’actrice française a obtenu, en 1997, l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. Ou encore Le Chocolat, de Lasse Hallström, qui a valu à Juliette Binoche d’être nommée, en 2001, à l’Oscar de la meilleure actrice. Pour Le Monde, elle a accepté de sortir du silence qu’elle s’impose depuis que l’affaire Weinstein a éclaté.

Vous qui connaissez bien Harvey -Weinstein, avez-vous été surprise à la lecture des enquêtes récentes qui -l’accusent d’être un prédateur sexuel ?

Etant par monts et par vaux, je n’ai pas lu grand-chose, si ce n’est, un peu, ce que -certaines actrices ont déclaré. Et je dois dire que j’ai été choquée par les faits les plus graves qui sont rapportés – à savoir que certaines d’entre elles accusent Harvey Weinstein de les avoir violées.

Des facettes d’Harvey, j’en connais beaucoup, vu que j’ai travaillé avec lui à plusieurs reprises. Au tout début, quand je l’ai connu, il avait créé Miramax avec son frère et distribuait des films européens et étrangers importants aux Etats-Unis. C’est lui qui, par exemple, a fait connaître là-bas Krzysztof Kieslowski, Jane Campion, lui qui a distribué Les Amants du Pont-Neuf, de Leos Carax, sans toucher à son montage, contrairement à la réputation qui lui était faite. Il était, à cette époque, le seul distributeur américain que je connaissais qui avait un tel enthousiasme pour le cinéma d’auteur, le seul qui s’en donnait les moyens, car il y croyait. A l’époque, je ne me suis jamais sentie en danger avec lui, car je pense que j’étais déjà armée. La seule fois où j’ai entendu une insinuation sexuelle verbale de sa part, je ne l’ai pas prise au sérieux, j’ai répondu immédiatement par un revers de balle hors jeu.

closer dit: 24 octobre 2017 à 21 h 54 min

Sils Maria est un film très médiocre Christiane, à part les paysages. Mais pour ces derniers, autant regarder « L’échappée belle », ou assimilé, à la télé…

Votre problème, c’est le même que celui de Zizzi: une incroyable indulgence dans votre jugement critique. Il suffit qu’un film ou un livre ne soit pas radicalement mauvais et ait quelques qualités ça et là, pour qu’il devienne aussitôt excellent.

C’est aussi à votre honneur à tous les deux. Vous avez une grande empathie pour le monde qui vous entoure, un côté ravi de la crèche.

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