de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Une autre colline des hommes perdus

Une autre colline des hommes perdus

Dans une vie d’écrivain chaque histoire vient à son heure. Question de kairos. Surtout ne rien forcer. Il suffit d’attendre qu’elle s’impose, et plus encore lorsqu’elle est autobiographique. Tahar Ben Jelloun aura mis près de cinquante ans non à écrire mais à oser écrire La Punition (153 pages, 16 euros, Gallimard).

« Sans cette épreuve et ces injustices je n’aurais jamais écrit »

Il s’était joint à d’autres étudiants, adhérents de leur syndicat de gauche Unem (Union nationale des étudiants marocains), pour manifester le 23 mars 1965 à Casablanca et dans les grandes villes du royaume afin de dénoncer une circulaire jugée inique du ministère de l’Education nationale : l’interdiction faite aux lycéens de plus de 16 ans de redoubler le brevet et leur envoi systématique vers l’enseignement technique. Les manifestations furent pacifiques, la répression nettement moins. La police tira dans le tas. On releva des dizaines de morts et des centaines de blessés.

Le narrateur, 20 ans à peine, insouciant responsable du ciné-club de Tanger, se retrouve puni. Jusqu’alors, il n’avait été convoqué au commissariat qu’une seule fois : pour avoir osé projeter Le cuirassé Potemkine, « un film politique ». Cette fois, il en va tout autrement. Ce sont les punis du roi. De cette caserne, on a fait un camp de redressement au grand dam de l’Etat-Major qui se fait une haute idée des Forces armées royales. Dix-neuf mois de détention pour la matricule 10 366, mais en respectant les formes : ce n’est pas une peine de prison, et pour cause, mais une mesure autrement plus raffinée : le service militaire obligatoire, mais à régime très spécial. Mauvais traitements, humiliations, brimades, exercices limites, vexations, manoeuvres militaires dangereuses, balles à blanc qui ne le sont finalement pas… :  la panoplie répressive militaire dans toute son absurdité. Sauf que ce ne sont pas des conscrits menés à la dure mais des prisonniers politiques privés de leur statut. Ils se retrouvent à Ahermoumou, une académie militaire au nord de Taza.

Les geôliers sont des officiers et des sous-officiers dévoués au général Oufkir qui fait régner l’ordre d’une main de fer au service de Sa Majesté. Dans un Etat policier, la police gouverne. A l’intérieur du camp militaire, la corruption règne comme à l’extérieur. Autant dire qu’elle y règne naturellement. Nul n’échappe à la nourriture avariée, sauf à en avoir les moyens. En écorchant le français, ils légifèrent dans leur petit royaume : « Ici, pas de bolitique !… Rivail !.. Retifélalinement !… Oune, dou ! oune… »00732c870dde541917277dac8914b62b_thumb_565

A son frère, le narrateur ne demande pas des colis de gâteaux ou de conserves. Juste un livre, n’importe lequel, mais le plus épais possible afin de tenir le plus longtemps possible dans cet univers de décervèlement. Ce roman, qu’il croit consacré au voyage, sera son compagnon d’infortune, celui qui lui sauvera l’âme et l’esprit, qui l’empêchera de basculer dans le néant de l’intelligence dans lequel le commandant aimerait tous les précipiter histoire de les rééduquer. Et tant pis si beaucoup de choses lui échappent des aventures de Léopold Bloom à Dublin en ce 16 juin 1904 ! L’essentiel, c’est de partir d’ici. Pas de mosquée et nul ne parle de l’islam. Ne jamais oublier que cet Ulysse-là se clôt sur un optimiste, un vibrant, un immense « OUI » en lettres capitales. De quoi acquiescer encore et toujours à la vie lorsque le courage fait défaut.

Il se rêve poète. D’ailleurs il l’est déjà puisqu’on l’appelle « le poète » et qu’il a déjà écrit, mais pour lui, en attendant quAnfas (Souffles), la revue d’Abdelatif Laâbi lui accorde l’asile poétique pour la première fois. A quoi bon la poésie en tant de crise ? Cette question, intemporelle et universelle, on peut se la poser régulièrement dès que la situation s’y prête, et Dieu sait que les occasions ne manquent pas. La poésie le fait tenir, elle lui est vitale dans un univers où on leur apprend à oublier et à obéir. De la poésie à lire et à écrire. Celle de Rimbaud, et la sienne propre, les poèmes d’Aragon chantés par Ferré et Ferrat. Pour tenir encore, lorsque la poésie ne suffit plus, le cinéphile se fait son cinéma, se repasse mentalement les Enfants du paradis avec ses merveilleux dialogues et surtout la Colline des hommes perdus, inoubliable réquisitoire de Sidney Lumet, pour voir si on s’en sort mieux dans la fiction que dans la réalité.

Il ne se plaint pas de son sort car il y a toujours pire, surtout lorsque la radio évoque le sort d’un Français du nom de Régis Debray qui pourrit dans une prison bolivienne en attendant la sentence de mort, ou celui des militants emprisonnés par Franco là-bas en face de Tanger. Ici, la pire des punitions est d’être enterré vivant debout, immobile, la tête dépassant au ras du sol, exposée à toutes les intempéries. Ca se passe là comme ça pourrait se passer ailleurs. Ce qui ne signifie pas que la particularité marocaine, celle des années 60 du règne d’Hassan II, « ce roi que tout le monde craint sans l’aimer vraiment », en ait été gommée, mais que humainement, l’auteur fait appel à des sentiments et des émotions, des réflexes et des réactions que l’on retrouve partout et tout le temps.

 

BIO-KING HASSAN II-MUTINEERS-COUPLibéré aussi soudainement et aussi inexplicablement qu’il a été emprisonné de même que tous ses compagnons d’infortune, il rejoint sa famille à Tanger, le ciné-club dont il fait la programmation avec Le Guépard et la Nuit de l’iguane qu’il porte aux nues, et surtout pas Un homme et une femme qu’il « hait » ; puis il gagne Tétouan où il enseigne la philosophie au lycée. Mais la punition est toujours là, dans la tête en proie à de violente migraines qui jamais ne le déserteront, de même qu’une insomnie tenace, obstinée. Il ne suffit pas de quitter le camp militaire, encore faut-il être quitté par lui.

Ce qui les délivrera de cette oppression permanente, de cette angoisse lancinante, de cette peur de la souffrance inconnue, c’est le fameux attentat de Skhirat le 10 juillet 1971. Un massacre à la mitraillette parmi les invités du roi dans l’une de ses nombreuses résidences. Joyeux anniversaire, Majesté ! Un putsch militaire avorté perpétré par les cadets d’Ahermoumou sous les ordres des tortionnaires de la caserne. « Sa » caserne, « ses » geôliers !

Toutes les stars maudites du camp de redressement figurent parmi les assaillants : lieutenant-colonel Ababou, sergent Aqqa et les autres. Nombre de conjurés seront exécutés sur le champ ou pris dans les tirs croisés. D’autres auront la vie sauve mais connaitront l’enfer de Tazmamart, chacun enfermé debout entre deux murs, autre récit de Tahar Ben Jelloun Cette aveuglante absence de lumière (2001), l’un de ses plus beaux livres, une évocation d’une rare puissance, élaborée à partir du témoignage d’un survivant à l’issue de près de vingt années de bagne. La Punition, qui tient remarquablement du début à la fin la note d’une écriture à l’os, sèche, nue, économe, boucle la boucle sur ce Maroc-là.

Un demi-siècle a passé. Il n’a jamais pu relire Ulysse de Joyce sans que, quelle qu’en soit l’édition, les pages exhalent un parfum entêtant, insupportable : « l’odeur indéfinissable de la captivité ». Proust ne dit rien d’autre : quand on relit un livre qui a compté pour soi, au plaisir de la lecture se superposent dans l’inconscient le souvenir de l’époque, des sensations, des couleurs, des parfums qui furent celles de la lecture initiale. Pour le meilleur et pour le pire.

(« La manifestation des étudiants le 23 mars 1965 à Casablanca », « La répression de la manifestation », « Le procès des cadets d’Ahermoumou après l’attentat de Skhirat » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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1 162 Réponses pour Une autre colline des hommes perdus

Ed dit: 23 février 2018 à 14 h 27 min

D., faîtes comme moi : venez peu. Sautez les passages d’insultes pour ne lire que les textes pertinents (Clopine, Lavande ou autre), ne réagissez pas forcément, et vous verrez que la RDL est plus enrichissante que chronophage.

Lavande dit: 23 février 2018 à 14 h 16 min

Tiens je vais faire comme Clopine et vous raconter un de mes plus anciens souvenirs.

Enfant je passais mes vacances d’été chez mes grands-parents dont la grande et belle maison bourgeoise était fermée par une énorme porte en chêne. A l’intérieur, fraîcheur du sol à grands carreaux noirs et blancs, pénombre, tic-tac sévère de la grosse pendule, faisaient du grand hall d’entrée un univers reposant, coupé du reste du monde. Je tirais la porte à grand peine (elle était bien lourde pour mes petits bras) et une vague suffocante de chaleur et de lumière insoutenable me submergeait immédiatement. Je devais prendre mon souffle avant de m’avancer prudemment sur le gravier brûlant puis trouver refuge sous les grands platanes qui bordaient l’allée menant au jardin et sa pergolas de glycines
Chaque fois que je franchis un seuil entre ombre et lumière, fraîcheur et écrasante chaleur, la (presque) vieille dame que je suis, retrouve la petite fille dont le coeur battait à l’idée d’affronter un monde légèrement hostile.

JC..... dit: 23 février 2018 à 14 h 03 min

MESSAGE PERSONNEL

Ne pars pas JiBé !

« La RDL n’est plus ce qu’elle a été, on le voit avec les deux commentaires de Clopine et Diagonal !
S’il ne reste plus que l’addiction, il est temps aussi que je me retire sur la pointe des pieds… »

Ne pars pas, JiBé, ne pars pas ! On se relaiera entre copains pour descendre les sales hétéros et faire la lessive macho : ton exploitation c’est du passé…. NE PARS PAS !

Janssen J-J dit: 23 février 2018 à 14 h 00 min

@13.34 Rejoingnez pluôt Delaporte, Jazzman, qui pratique assez l’exagoreusis, comme on le trouve décortiqué par MF chez Gassien : « un dispositif complexe où le devoir de s’enfoncer indéfiniment dans l’intériorité de l’âme est couplé à l’obligation d’une extériorisation permanente dans le discours adressé à l’autre ; et où le recherche de la vérité de soi doit constituer une certaine manière de mourir à soi-même » (p. 145).
Rien à voir avec un goût de la paresse qui est toujours une démission, ni avec cette tentative de partir sur la pointe des pieds comme le fait régulièrement D. en prenant soin de revenir le lendemain après s’être fait suplier.
Et évitez de me comparer à mme trouillefou. Moi, Proust, sachez qu’il n’a jamais été ma task force.

JC..... dit: 23 février 2018 à 13 h 51 min

Paul Edel dit: 23 février 2018 à 13 h 21 min
« Excellent, Clopine. »

Quant à Popaul : il fût, jadis, …. et n’est plus rien.

JC..... dit: 23 février 2018 à 13 h 47 min

« Proust est grand, nom de zeus. » (une idiote de la campagne)

Confusion !
Zeus est grand, s’il est, et Clopine, comme Proust, sont des désaxés de leur époque : des merddes bonnes à jeter !

Jazzi dit: 23 février 2018 à 13 h 34 min

La RDL n’est plus ce qu’elle a été, on le voit avec les deux commentaires de Clopine et Diagonal !
S’il ne reste plus que l’addiction, il est temps aussi que je me retire sur la pointe des pieds…

tristan dit: 23 février 2018 à 12 h 49 min

Merci à Bérénice de 9h23 pour le lien du film de Resnais. Dommage que l’auteur de l’article des Inrocks ait crû bon de se la péter en dénigrant le texte de l' »Eurydice » de Jean Anouilh, le qualifiant de plan-plan, puisque c’est justement la circulation dans le labyrinthe du temps entre des acteurs de toutes générations, de ce très beau texte sur l’amour, le bonheur et la mort qui fait la force du film.

D. dit: 23 février 2018 à 12 h 30 min

Ed dit: 23 février 2018 à 12 h 02 min

Je n’avais pas vu cela !! D. nous quitte ?!!! Mais mais mais…Je ne veux pas !

Bon alors je reste. Je déteste faire de la peine aux gens.

Janssen J-J dit: 23 février 2018 à 12 h 26 min

@ Et le fait que j’ai plutôt joué, une fois grandie, aux poupées barbues

Fort drôle, moi aussi je me souviens d’avoir joué avec des poupées poilues, je leur collais des poils au c. et je sentais la colle. Ah Proust, quand tu nous tiens par les chamallows !

Clopine dit: 23 février 2018 à 12 h 13 min

Non. C’est génial au contraire. Le « morceau » renvoie à la « banquise » – et le lecteur voit donc un iceberg s’avancer… « détaché » – cette notation toute issue de l’univers sensoriel -ici la vue d’un iceberg- est mise au service d’un passé qui lui, n’a rien de concret – c’est pourquoi Proust s’empresse de le rendre invisible pour le rattacher au « passé ancien ». Et voici le lecteur qui ressent lui aussi ce passé, où les sensations neuves s’ancraient (à son insu) si profondément en lui qu’elles pourraient revenir le submerger ; ici, c’est l’odeur du feu de bois (fait de « brindilles », parce que Proust veut insister sur le dérisoire, l’infime en face de la vague submergeante de la réminiscence)qui viendra rebondir sur le « soleil » dont la chaleur rendra le narrateur « brûlant comme du cristal ». Ah là là. A ces simples éléments -l’odeur du feu de bois, les brindilles, le soleil à travers la vitre- Proust associe éperdument des images glacées -la banquise, le cristal, jusqu’à l’air qui est précisément « glacé » : ce contraste, qui ne l’a pas vécu ? Qui n’a pas eu à vivre, en même temps, un air glacé et l’odeur du feu qui vont se mélanger, dans la mémoire involontaire, au moment du passé qui, du coup, et c’est ce « du coup » qui est important, vous procurera le bonheur de la réminiscence ?

… Il y ainsi, pour moi, une certaine odeur d’eau froide et remuée parmi les herbes qui est à tout jamais associée aux multiples verts du printemps. C’est que gamine, je remontais le Cosnier et la Charentonne, au tout début juillet. Je n’étais ni particulièrement heureuse, ni malheureuse, non. Mais cependant, je ne peux m’approcher de certaines rivières – et sentir à nouveau cette odeur d’eau particulière, associée au souvenir de la poule d’eau remorquant ses petits en dessinant l’ angle ouvert, rectiligne d’un compas posé sur un triangle, sans avoir du vert plein les yeux, du vert profond et rafraîchissant…

Le pouvoir de Proust est là : chacun de ses lecteurs ne peut qu’admirer la virtuosité, l’instinct infaillible qui lui permet de choisir précisément les registres toujours surprenants de ses comparaisons (ici, l’odeur d’un feu de bois associée à tout le paradigme du froid – polaire et hivernal, comme jamais ni à Doncières ou Combray quiconque n’a eu à l’affronter)et en même temps de faire jaillir l’émotion parce que chacun de nous a déjà vécu ce dont il nous parle – l’infime du quotidien nous replongeant en nous-même… J’ai aussi, moi, une certaine odeur de plastique brûlé de colle, à cause de « l’armoire à vêtements » de ma poupée Barbie qui laissait échapper précisément cette odeur quand on l’ouvrait. Et le fait que j’ai plutôt joué, une fois grandie, aux poupées barbues n’enlève rien au plaisir que j’ai, parfois, de retrouver inopinément cette odeur…

Proust est grand, nom de zeus.

Janssen J-J dit: 23 février 2018 à 12 h 06 min

Finissons-en avec ce Jésuître défroqué qui piétine allègrement toutes les sensibilités littéraires. Bonjour à toussent et à Dexter (?).
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Retrouvé ce matin sur la rdl un vieux message d’un certain Diagonal envoyé à un certain Dexter :

“diagonal, je fais un galerie des portraits des intervenautes sur mon blog, vous voulez venir faire le vôtre, pas sur vos fonctions professionnelles de la plus haute importance, non, c’est un C.V.V. : un CV Virtuel. Il me manque encore tout un tas de portraits ! Allez-y, soyez sympas, vous faites pas prier à genoux. Rédigé par : Dexter | le 11 octobre 2009 à 11:54 | Alerter”

Cher monsieur Dexter, Je suis tombé par hasard sur votre invitation à me joindre à votre confrérie passoulinienne élective, où chacun vous fournirait son CV virtuel. Cela me touche, mais je préfère décliner pour une série de raisons très simples. – Seul P. Assouline connaît mon identité et peut accéder, s’il le souhaite, (ou si la DCRI en demande l’accès ou pas, au Monde), à mon adresse IP. Il peut donc vous la dévoiler, mais ne l’a jamais fait nulle part, et je respecte beaucoup ce pacte tacite entre nous, quoique j’aie pu le malmener gentiment, par le passé. J’ai toujours confiance en ses écrits qui prouvent assez sa détestation de toute forme de délation. Et il l’a toujours répété, il préfère couper les commentaires quand ils vont franchement trop loin plutôt que de dénoncer les gens (c’est arrivé à un néo nazi notoire qui sévissait, je crois). Je pense que tous les intervenautes sont d’accord avec ces règles du jeu élémentaires. – Je ne possède pas de blog personnel et n’en vois pas l’intérêt, ni pour moi ni pour les internautes. – Passoul (j’aime bien lui donner ce nom comme vous le savez), dans ses Brèves de Blog I, a raconté notre rencontre, une narration avec laquelle je suis en grande partie d’accord. Mais il s’est trompé sur plusieurs détails qui me collent un peu à la peau depuis, ce qui n’est pas trop grave, mais enfin, vous me donnez aujourd’hui l’occasion d’une petite mise au point. Je lui suis apparu comme un type coincé (NON), en costume cravate qui l’aurais salué en manches de chemise (OUI), dans un rôle de haut fonctionnaire de la lutte anti-corruption (NON, il a tout confondu : mon boulot, qu’il n’a pas entendu, et l’objet du séminaire de science po auquel nous assistions, lui et moi). Il a prétendu que je ne pouvais m’empêcher de « l’agresser » sur son blog (MOUAIS : en fait, titiller sa vanité serait plus exact), et qu’un jour, j’avais décidé de prendre congé des internautes habituels de l’époque (2006) en leur faisant le coup du mépris (NON). Il se trouve que j’ai pris congé de la RDL le jour où je me suis avisé être devenu un véritable addict à son blog, et où j’ai eu besoin de consulter et de me faire soigner. Depuis lors, j’y reviens de temps à autre, et me trouve assez dans l’incapacité de lire et de suivre le déluge des commentaires qui suivent les billets quasi journaliers, même si j’ai remarqué qu’ils étaient généralement monopolisés par une quinzaine d’internautes, pour la plupart détenteurs de leurs propres blogs personnels. – Les billets de Passoul sont généralement, en dehors de certains précieux commentaires, le prétexte d’une « causette » sempiternelle (comme aurait dit son rival Didier Jacob lui-même, incapable de se taper 350 000 nouveaux commentaires pour enfourcher ses « Rebuts de blog III »). Pourtant, quand je ne peux m’empêcher de déposer moi-même un commentaire de temps à autre, Passoul revient à la charge, comme s’il se sentait toujours « attaqué ». Cela prouve qu’il lit attentivement les réactions à ses billets, les anticipe, et que sa vigilance de tous instants à cet égard, participe d’une stratégie quotidienne de lecture amenée à éprouver la solidité de ses intuitions, au point que parfois le contenu lui importerait moins que ce qu’il provoque à titre de test. Tout cela a l’air de vous intriguer, Dexter, mais il n’y a pas de quoi. Vous avez évoqué cette sémiologue qui prend le matériau passoulinien pour élaborer des typologies d’attitudes réactives et argumentatives, et comme vous, je ne sais pas trop ce qu’est devenue cette entreprise. Cette « marcheuse sur vos plates-bandes » semble vous agacer, Dexter. Ce qui me conduit à imaginer que vous ne voudriez pas être dépossédé d’un rôle de cobaye à votre insu, et que seuls les cobayes volontaires de votre confrérie virtuelle seraient légitimes à vos yeux.
Soit, mais je me suis quand même demandé ceci : en quoi cette initiative vous gêne-t-elle, vous devriez au contraire en être flatté. Et pourquoi, vous Dexter, dont la culture sociologique clermontoise et ludique est si souvent avisée et si pleine de perspicacité amicale, éprouvez-vous le besoin de chercher à comprendre de quoi serait faite la tribu virtuelle des intervenautes que vous voulez regrouper à votre mesure et bon plaisir ? Quel est votre projet au juste, s’il existe ? De vous expliquer plus à fond à ce sujet pourrait devenir passionnant. Etes-vous sur une thèse alternative en préparation HDR, où il vous importerait de démonter comment chacun pourrait mesurer subjectivement l’impact de son engagement et de ses croyances littéraires et romanesques sur les autres, par le truchement d’un outil inespéré, la RDL ? Un projet de thèse néo batmologique inaugural que vous baptiseriez : « Passoulinisme littéraire en démocratie virtuelle »… J’en suis vraiment intrigué moi-même.
Permettez-moi, Dexter, de rester exclu de votre entreprise : pas le temps, pas le désir, ni le loisir de m’y associer. Je suis trop vieux et ai tant de livres à lire encore sur le papier, et tant de temps à perdre sur les écrans. Je reste focalisé sur les seuls posts de Passoul, qui m’apprennent encore beaucoup de choses, il ne faudrait pas croire, et j’y réagis parfois cum grano salis. Mais sur ce blog littéraire de la RDL, je me sens hélas prisonnier de mon rôle de teigneux, car personne n’a l’air de se rendre compte que je suis un type très bienveillant au contraire. Diagonal ne fait ni partie d’une identité déclarative, ni agissante, ni calculée (pour reprendre les termes de Fanny Georges, dans la revue Réseaux 2009/2, n° 154). Je souhaite simplement ne pas changer de pseudo. C’est que j’ai aussi ma petite vanité.
Cher Dexter, en espérant votre compréhension pour cette petite mise au point, et sans trop de regrets, j’espère, pour ma réponse de non appartenance à votre communauté virtuelle.
Relevez-vous, voyons donc !… Rédigé par : diagonal | le 18 octobre 2009 à 11:47 | Alerter

JC..... dit: 23 février 2018 à 11 h 21 min

« c’était comme un morceau du passé, une banquise invisible détachée d’un hiver ancien » (Marcello Proutprout)

Du haut de notre petitesse, nous tenons cette phrase pour absolument ridicule, conforme à la production de ce pitre littéraire, adoré des faisans du bois sacré …

JC..... dit: 23 février 2018 à 11 h 17 min

Puisqu’on parle en ce moment des échecs retentissants de la déradicalisation en France, plutôt que de parler de Colline des hommes perdus, ne serait ce pas plus réaliste de parler de Montagne des hommes de retour de Syrie ? …

Pas perdus pour tout le monde, les guerriers du prophète !

Clopine dit: 23 février 2018 à 11 h 12 min

Woauh ! Patrice Louis, le « fou de Proust » a repéré dans la Recherche une autre réminiscence, qui vient s’ajouter à la madeleine, à la petite cuillère, à la serviette raide ou au pavé de la cour des Guermantes (etc.)… Il s’agit ici de l’odeur d’un feu de bois… Et, au beau milieu de l’évocation, voici ce bout de phrase, splendide, somptueux, où tout l’art de Proust, cette virtuosité qui fait surgir l’émotion presque malgré elle, se déploie :

L’odeur, dans l’air glacé, des brindilles de bois, c’était comme un morceau du passé, une banquise invisible détachée d’un hiver ancien qui s’avançait dans ma chambre, souvent striée, d’ailleurs, par tel parfum, telle lueur, comme par des années différentes, où je me retrouvais replongé, envahi, avant même que je les eusse identifiées, par l’allégresse d’espoirs abandonnés depuis longtemps. »

« c’était comme un morceau du passé, une banquise invisible détachée d’un hiver ancien »

(ça va me faire ma journée, au moins …)

Michel H. dit: 23 février 2018 à 10 h 56 min

« Longue de plus de trois kilomètres, la plage naturiste du Cap d’Agde descend en pente douce, ce qui permet une baignade sans risques, y compris pour les enfants jeunes. Sa plus grande longueur est d’ailleurs réservée à la baignade en famille, ainsi qu’aux jeux sportifs (planche à voile, badminton, cerf-volant). Il est tacitement admis, expliqua Rudi, que les couples à la recherche d’une expérience libertine se retrouvent sur la partie orientale de la plage, un peu au-delà de la buvette de Marseillan. Les dunes, consolidées par des palissades, y forment un léger ressaut. Lorsqu’on est au sommet de cette dénivellation on voit d’un côté la plage, qui descend en pente douce vers la mer, de l’autre une zone plus accidentée composée de dunes et d’aplats, plantée çà et là de bosquets d’yeuses. Ils s’installèrent du côté plage, juste en dessous du ressaut dunaire. Environ deux cents couples étaient concentrés là dans un espace restreint. Quelques hommes seuls s’étaient installés au milieu des couples ; d’autres arpentaient la ligne des dunes, surveillant alternativement les deux directions.
« Lors des deux semaines qu’a duré notre séjour, nous nous sommes rendus toutes les après-midi sur cette plage, poursuivit Bruno dans son article. Naturellement il est possible de mourir, d’envisager la mort, et de porter un regard sévère sur les plaisirs humains. Dans la mesure où l’on rejette cette position extrémiste, les dunes de Marseillan-Plage constituent – c’est ce que je m’attacherai à démontrer – le lieu adéquat d’une proposition humaniste, visant à maximiser le plaisir de chacun sans créer de souffrance morale insoutenable chez personne. La jouissance sexuelle (la plus vive que puisse connaître l’être humain) repose essentiellement sur les sensations tactiles, en particulier sur l’excitation raisonnée de zones épidermiques particulières, tapissées de corpuscules de Krause, eux-mêmes en liaison avec des neurones susceptibles de déclencher dans l’hypothalamus une puissante libération d’endomorphines. A ce système simple est venue se superposer dans le néocortex, grâce à la succession des générations culturelles, une construction mentale plus riche faisant appel aux fantasmes et (principalement chez les femmes) à l’amour. Les dunes de Marseillan-Plage – c’est du moins une hypothèse – ne doivent pas être considérées comme le lieu d’une exacerbation irraisonnée des fantasmes, mais au contraire comme un dispositif de rééquilibrage des enjeux sexuels, comme le support géographique d’une tentative de retour à la normale – sur la base, essentiellement, d’un principe de bonne volonté. Concrètement, chacun des couples réunis dans l’espace séparant la ligne de dunes de la limite des eaux peut prendre l’initiative d’attouchements sexuels publics ; souvent c’est la femme qui branle ou lèche son compagnon, souvent aussi l’homme lui rend la pareille. Les couples voisins observent ces caresses avec une attention particulière, s’approchent pour mieux voir, imitent peu à peu leur exemple. A partir du couple initial se propage ainsi rapidement, sur la plage, une onde de caresses et de luxure incroyablement excitante. La frénésie sexuelle augmentant, de nombreux couples se rapprochent afin de se livrer à des attouchements en groupe ; mais, il est important de le noter, chaque rapprochement fait au préalable l’objet d’un consentement, le plus souvent explicite. Lorsqu’une femme souhaite se soustraire à une caresse non désirée elle l’indique très simplement, d’un simple signe de tête – provoquant aussitôt, chez l’homme, des excuses cérémonieuses et presque comiques.
L’extrême correction des participants masculins apparaît encore plus frappante lorsqu’on s’aventure vers l’intérieur des terres, au-delà de la ligne de dunes. En effet, cette zone est classiquement dévolue aux amateurs de gang bang et de pluralité masculine. Le germe initial est là aussi constitué par un couple qui se livre à une caresse intime – assez communément une fellation. Rapidement, les deux partenaires se voient entourés par une dizaine ou une vingtaine d’hommes seuls. Assis, debout ou accroupis sur leurs talons, ceux-ci se masturbent en assistant à la scène. Parfois les choses s’arrêtent là, le couple revient à son emplacement initial et les spectateurs, peu à peu, se dispersent. Parfois, d’un signe de la main, la femme indique qu’elle souhaite masturber, sucer ou se faire pénétrer par d’autres hommes. Ils se succèdent alors, sans précipitation particulière. Lorsqu’elle souhaite arrêter, elle l’indique là aussi d’un simple geste. Aucune parole n’est échangée ; on entend distinctement le vent qui siffle entre les dunes, qui courbe les massifs d’herbe. Parfois, le vent tombe ; le silence est alors total, uniquement troublé par les râles de la jouissance. »
(« Les particules élémentaires », Flammarion, 1998)

JC..... dit: 23 février 2018 à 10 h 48 min

Arrabal pense que la question de Guernica inspirant ou non l’ami Pablo est intéressante …. Bon !…tout le monde peut se tromper.

Pat V dit: 23 février 2018 à 9 h 52 min

Tiens, voilà autre chose : Arrabal doute fort que Picasso ait pensé au bombardement de Guernica Passou.

Où peut-on lire ses objections?

Pat V dit: 23 février 2018 à 9 h 49 min

Tiens, voilà autre chose : Arrabal doute fort que Picasso ait pensé au bombardement de Guernica Passou.

Et quels sont ses arguments?

JC..... dit: 23 février 2018 à 8 h 47 min

MESSAGE PERSONNEL

Reviens Dédé !

« Sans bouguereau, ce blog a perdu toute son âme et sa raison d’être. J’ai donc décidé solennellement de le quitter de façon ferme et définitive. » (D.22/2 16:16)

Reviens Dédé, reviens ! On se relaiera entre copains pour descendre la poubelle et faire la vaisselle : ton exploitation c’est du passé…. REVIENS !

bérénice dit: 23 février 2018 à 8 h 41 min

Gisèle, il en est de moins médiatique, des femmes notamment qui méritent qu’on les entende – Joêlle Léandre ( en concert à Drancy il y a fort longtemps), Hélène Labarrière ,pour le reste et sans dire que c’est mon instrument préféré toujours eu un faible pour le violoncelle dont le son est si plein d’humanité. J’ajoute que certains excellents batteurs m’ont débouché les oreilles, André Cecarelli qui une fois n’est malheureusement pas coutume s’arrêta un soir dans notre terre à vignes, Aldo Romano avec ce jeu léger et fin, d’autres dont j’oublie le nom entendus de ci de là au gré des hasards et des désirs de musique en live.

https://www.youtube.com/watch?v=PSRAbD8yzas

bérénice dit: 23 février 2018 à 8 h 11 min

Sexuelles, mes excuses, je ne me souviens plus très bien si c’est dans celui-ci que le narrateur désespéré avoue en fin de parcours se coltiner des adolescentes cueillies sur une plage espagnole et ne les appréhender, ne les consommer pour finir que comme des « touffes ».Il y avait aussi cette jeune compagne qu’un autre lui ravit et qui sous des jupes courtes s’affiche en sans-culotte, une révolution sexuelle sur un ton décadent . Comme je n’ai jamais mis les pieds à Ibiza je ne sais trop si ces allusions font partie de ses fantasmes .

renato dit: 23 février 2018 à 8 h 11 min

“En lisant les scènes de sexe, pas toujours réussies, de ses livres, on sent que pour Houellebecq la chair est un problème énorme.”

La scène de sexe mieux réussite de la littérature on la trouve, je crois, dans Carpenter’s Gothic… Faire mieux ce serait un défi pour un jeune écrivain.

JC..... dit: 23 février 2018 à 8 h 11 min

@0h29

Merci pour ce pamphlet du merveilleux Ferdine ! C’est tout de même autre chose, cette écriture, que les verbiages façon Gigi qu’on peut lire sur ce blog que le monde nous envie depuis plus d’une décennie …

bérénice dit: 23 février 2018 à 8 h 05 min

6h14 j’avais aimé sa possibilité d’une île avec ce jeu d’influences malsaines et patriarcales, le pouvoir mis à nu dans une secte et son utilisation à des fins sexuels. Et bien que ce fonctionnement soit des plus connus.

Widergänger dit: 23 février 2018 à 7 h 54 min

erratum…
Delaportæ pusilo animo multis modis variisque delectari potest, etiamsi non adhibeatur intellectus. Loquor enim de asino homine erudito, cui vivere est maledicere. Etenim, cogitatione eius non ferme ad investigandum adhibito, dies nocti similis vitam beatam adimauit. Silentium et secessus et undique liber animus, ut sunt maxime optanda, ita non ab eo possunt contingi.

Ed dit: 23 février 2018 à 6 h 14 min

Delaporte,

Je réponds juste à votre question tout en vous laissant à votre délire mystique : La carte et le territoire ainsi que Soumission doivent en compter une chacun tout au plus. Pas de hasard, ce sont ses deux meilleurs.

Delaporte dit: 23 février 2018 à 5 h 07 min

Quand il se sera fait moine, par la grâce du Saint-Esprit, il n’écrira plus de romans, mais des méditations eucharistiques, que de rares amateurs s’échangeront sous le manteau, se délectant de saillies désormais spirituelles.

Delaporte dit: 23 février 2018 à 5 h 01 min

« Ses meilleurs livres en sont dépourvus. »

Ce n’est pas si simple. Quel est le livre de Houellebecq sans scènes de sexe ? Ce qui amène à penser qu’il faut oublier ces scènes inutiles pour goûter l’art du romancier. Et quand il n’y aura plus ce genre de scènes dans ses livres ? Cela voudra dire que Houellebecq se sera fait moine. C’est à mon avis inévitable, vous verrez…

Ed dit: 23 février 2018 à 2 h 23 min

« En lisant les scènes de sexe, pas toujours réussies »

Toujours ratées, oui.

Ses meilleurs livres en sont dépourvus.

Ed dit: 23 février 2018 à 2 h 14 min

En parlant d’opéra (excellente citation au passage), écrire sur la musique est la chose la plus absurde et difficile qu’il soit. Pourtant, on ne peut s’empêcher de le faire !

gisèle dit: 23 février 2018 à 1 h 03 min

OK pour « Orphée aux Enfers » et Laurent Naouri. Sur Mezzo live,carte blanche à Henri Texier, le génial contrebassiste,enregistré à Marciac en 2017.Seul ou avec ses invités, qui l’accompagnent.le 22/2 à 11h;7/3 à 17h35;le 8/3 à01h30;le 11/3 à13h10; le 19/3 à00h05; le28/3 à 2h45;le 29/3 à 22h10. je l’ai écouté ce matin,vrai bonheur. Je l’ai découvert il y a plus de 30 ans,inoubliable.
Pour snober la vague polaire qui nous guette, les Marx Brothers, »une nuit à Casablanca » 22h10 cinéclassic;demain; et des Cary Grant-archi-marrants, tous les jours, dont ce soir « arsenic et vieilles dentelles » ,Cary Grant tel que je le connaissais pas.
Rions un peu, y’a rien d’mieux.

jack frost dit: 23 février 2018 à 0 h 29 min

Sur la colline des hommes retrouvés

‘(…)Chez nous, il pourrait se divertir, Prolovitch ! Y a encore des petits loisirs,
des drôles de fredaines clandestines, du plaisir enfin ! Même l’exploité 600
pour 100, il a gardé ses distractions ! Comme il aime jaillir du boulot dans un
smoking tout neuf (location), jouer les millionnaires whisky ! Se régaler de
cinéma ! Il est bourgeois jusqu’aux fibres ! Il a le goût des fausses valeurs. Il
est singe. Il est corrompu… Il est fainéant d’âme… Il n’aime que ce qui
coûte cher ! ou à défaut, ce qui lui semble tel ! Il vénère la force. Il méprise
le faible. Il est crâneur, il est vain ! Il soutient toujours le  » faisan « . Visuel
avant tout, faut que ça se voye ! Il va au néon comme la mouche. Il y peut
rien. Il est clinquant. Il s’arrête tout juste à côté de ce qui pourrait le rendre
heureux, l’adoucir. Il souffre, se mutile, saigne, crève et n’apprend rien. Le
sens organique lui manque. Il s’en détourne, il le redoute, il rend la vie de
plus en plus âpre. Il se précipite vers la mort à grands coups de matière,
jamais assez… Le plus rusé, le plus cruel, celui qui gagne à ce jeu, ne
possède en définitive que plus d’armes en main, pour tuer encore davantage,
et se tuer. Ainsi sans limite, sans fin, les jeux sont faits !… C’est joué ! C’est
gagné !… (…)’

MEA CULPA
http://pourlhistoire.com/docu/mea%20culpa.pdf

Janssen J-J dit: 22 février 2018 à 23 h 19 min

C’est une légende urbaine cette histoire de vocation de houellebecq en moine. Il n’apprendrait rien de la Patristique sur la chasteté, n’ayant jamais été un adepte du cénobitisme monachiste. Quant aux aveux de la chair, « ce livre superbe, mais c’est une lecture qui vous fait vous convertir. Un grand livre chrétien » (sic),… pauvre Delaporte, vous ne l’avez apparemment pas lu, ou alors à travers les grilles de La Croix revue et corrigée par Hamon. Pauvre Foucault qui alla puiser dans le fond des premiers chrétiens pour saisir quelque chose du souci de soi, des procédures de gouvernement de soi-même à l’heure de la biopolitique, et qui 35 ans après sa mort se voit lamentablement récupéré par des st nicolas du chardonneret d’opérette. Pitoyab’ pays !…, digne d’un gwgwg latinisant sur juppiter !

Delaporte dit: 22 février 2018 à 23 h 14 min

Au Moyen Age, tout le monde était chrétien. On ne se posait quasi pas la question. Au tournant du XIIe siècle, allant vers le XIIIe sereinement, un Houellebecq, s’il avait vécu à cette époque-là, aurait été moine, père abbé, et même évêque. Par solidarité avec cette époque qu’il n’a pas connue, Houellebecq doit en tirer les conclusions qui s’imposent. Et se faire moine !

TRUOMPEU dit: 22 février 2018 à 23 h 11 min

« Mais pour ce qu’il n’appartient qu’aux personnes sages de distinguer entre ce qui est clairement conçu et ce qui semble et paraît seulement l’être, je ne m’étonne pas que ce bonhomme prenne ici l’un pour l’autre. »

R. Descartes = Méditations Métaphysiques.

Delaporte dit: 22 février 2018 à 23 h 07 min

En lisant les scènes de sexe, pas toujours réussies, de ses livres, on sent que pour Houellebecq la chair est un problème énorme. Eh bien, dans « Les Aveux de la chair » figure une solution à ces atermoiements physiologiques. Les Pères de l’Eglise avait la ;solution ! Et cela, ce serait dommage de ne pas en faire part à Houellebecq ! Notre écrivain ne doit pas en rester à Huysmans. A cette condition, et à cette condition seulement, il se fera moine !

Delaporte dit: 22 février 2018 à 23 h 03 min

J’aurais été rédacteur en chef d’un journal, j’aurais confié à Houellebecq la recension des « Aveux de la chair » de Foucault. Je ne sais pas si Houellebecq a lu déjà ce livre superbe, mais c’est une lecture qui vous fait vous convertir. Un grand livre chrétien, n’en déplaise à ce petit con de wgg ; un livre qui restera dans les annales, et dont la relecture procurera toujours au chrétien une jouissance intellectuelle magnifique, grâce à laquelle il approfondira sa foi.

Delaporte dit: 22 février 2018 à 22 h 57 min

« Ou alors, faudrait que ce soit un monastère mixte. »

Houellebecq prendrait au contraire les choses très au sérieux. Au XVIIe siècle, il aurait fait un très bon abbé, un excellent confesseur (il aurait eu la patience), et avec cela à cheval sur la doctrine. Aujourd’hui qu’il est un peu tard dans la civilisation, il va sans attendre se faire moine : c’est moi qui vous le dis !!!

Sant'Angelo Giovanni dit: 22 février 2018 à 22 h 18 min


…et, comme cela, l’air de rien, j’en suis venus, à mes conclusions,…( la chance, d’avoir vu, les explications, du processus, de la maladie du Sida,…),…
…pour comprendre, l’art d’être abuser, par les banques et l’état complice, de se faire spolier, par les employés et connivences, par le système, des abus de confiances, et Visa, de complicité,  » les mains – propres,!…

…l’état, avec les banques & crédits et Visa,…la maladie ‘ Sida ‘,…pour s’enrichir, avec l’état obsolète des droits de l’homme,…

…vus tout mes papiers, avec ces preuves, et contradictions entre les états de connivence, et personne, pour lever la main,…cupidité obsolète et criminelle,…du capitalisme Sida,…à paradis fiscaux en plus,!…
…sans parler, des dommages et intérêts,!…
..
…un tel, est blanc, qu’il devient noir, pour se faire exploiter, par les royalties du chiffre aux secrets d’états,…
…malveillances des employés des banques et les apparatchiks , pour se payer, les gens,…
…un autre systèmes, de soumissions, qui est en échecs, avec moi,!…
…l’état belge actuel, des voleurs, qui ne disent pas leurs noms haut-placés,!…

…Go,!…toujours remuer, l’injustice, et sa merde revendicatrice, jamais vaincue, et sans avocats, ni syndicats,!…
…la Belgique, un état, de non-droits,…
…à balayer de la surface de la terre, en ses politiques de gestions,…malpropres,…

..vivre, avec, tout les soumis, lèche-bottes,…tout un art,…sans tableaux, of course,…ô clock,!…etc,…
…le Sida, chez les riches aux grands cœurs,…
…dans la série, dénonce tes porcs, qui s’ignorent,…express,!…Go,!…
…envoyer,!…

zerbinette dit: 22 février 2018 à 22 h 09 min

Changeons un peu pour finir en chanson et en anglais : Opera is when a tenor and soprano want to make love, but are prevented from doing so by a baritone. George Bernard Shaw.

Widergänger dit: 22 février 2018 à 22 h 06 min

C’est facile, D., j’ai le dictionnaire Gaffiot en ligne sous le nz et le dictionnaire d’étymologie sous le nez sur mon bureau. Je suis vachement bien armé, n’empêche pour faire face aux rudes attaques en traître en plus de Gigi la folle… qui est mallarmé.

Widergänger dit: 22 février 2018 à 22 h 04 min

En plus, mon brave Gigi, t’as aucun humour. Wgg, faut le lire souvent (pas toujours) au second degré. Ah bah voui, mon Gigi…

Widergänger dit: 22 février 2018 à 22 h 02 min

Gigi, arrête d te ridiculiser, t’es nul en latin, mon pauvre chéri ! Va consulter plutôt un dictionnaire étymologique d la langue latine. Mais ce serait bien sûr trop te demander, brave plouc inculte et prétentieux !

Widergänger dit: 22 février 2018 à 21 h 59 min

Il y a même eu des formes archaïques de génitif comme Juppiteris et Juppitris.

Il y a même eu des formes de génitif pluriel en Jovum, Jovium, Joverum.

Jupiter a beau être le roi des dieux, il n’en demeure pas moins un fils, de Saturne, qui régnait sur le Latium où il s’était réfugié après avoir été chassé par son fils Jupiter justement, Latium que Virgile désigne d’ailleurs comme la Saturnia tellus (la terre de Saturne).

Janssen J-J dit: 22 février 2018 à 21 h 49 min

@ n’ayant sottement pas pris en compte le fait que le suffixe au degré plein pouvait comporter un o au lieu d’un e comme voyelle interne

Vous plaisantez, j’espère, DHH ! En matière de suffixation parasitaires au degré plein, il n’est pas possible qu’un o puisse se substituer a un simple e comme voyelle interne, voyons donc et vous le savez très bien !
Comment pouvez vous ainsi vous disqualifier par ce genre de concessions capitulardes d’une grammairienne émérite, face à un goujat qui bluffe et va encore s’imaginer qu’elle ne pourra jamais lui crever le plafond de verre !

Jean Langoncet dit: 22 février 2018 à 21 h 43 min

@le suffixe au degré plein pouvait comporter un o au lieu d’un e comme voyelle interne

Une variante à votre recette du vin d’orange ?

Janssen J-J dit: 22 février 2018 à 21 h 41 min

z., vous savez comme je vous admire, car vous savez admettre vos limites d’autant que nous, les cœurs simples en matière de phonétique structurale germinative, nous arrivons toujours à vous comprendre. Perso, je n’ai rien compris à DHH, mais je pense qu’elle a cloué son bec au gwgwg, d’autant que telle modestine dans les cévennes, elle a cette faculté de reconnaitre que tout cela est un brin dérisoire. Nonobstant, le gars s’enfonce au 36e dessous, peur de rien et surtout pas de sa mythomanie glandulaire, un K vraiment désespéré…, mais qui peton, faut croire qu’il se soigne, comme il peut ?

Widergänger dit: 22 février 2018 à 21 h 40 min

‘Fectivement DHH… Ah le latin ! Heureusment qu’on arrive encore à se crêper le chignon pour des questions de latin… qui vit toujours parmi nous. Mon but est de parvenir un jour à parler couramment le latin… Oui, je sais c’est un signe avéré de folie douce…

DHH dit: 22 février 2018 à 21 h 35 min

@WGG
merci de cette mise au point; vous avez surement raison ;je n’avais pas fait le rapprochement, n’ayant sottement pas pris en compte le fait que le suffixe au degré plein pouvait comporter un o au lieu d’un e comme voyelle interne

Widergänger dit: 22 février 2018 à 21 h 32 min

C’est quand même le comble de la mauvaise foi et de la muflerie qu celle qui se fiche précisément du dictionnaire et de la grammaire accuse son interlocuteur de ce dont la zerbinette pas nette est coupable…!

En plus vous êtes malhonnête !

Widergänger dit: 22 février 2018 à 21 h 27 min

Mais si, ça a à voir ! C’est la forme du génitif de la forme primitive dius qu’on retrouve d’ailleurs dans nudius (il y a trois jour) pour nunc dius est ———>> Diov-is >> Jovis: la racine DEI (briller) sous la forme DI ou DE se trouve élargie par EV en DIEV (degré normal) et DIOV (degré fléchi), d’où au génitif : DIOV-IS >>> DIOVIS >> JOVIS.

DIUM, i, n : le cie
DIANA, æ, f : Dianel

zerbinette dit: 22 février 2018 à 21 h 24 min

JJJ, j’avoue que Juppi-bis ou ter me laisse assez froide, mais l’explication de DHH était fort intéressante, d’autant que j’ignorais ce PP. J’ai fait beaucoup de latin mais il y a longtemps et comme je n’assiste plus aux sacrifices rituels, je vous le laisse.

zerbinette dit: 22 février 2018 à 21 h 18 min

wgg, aimable donzelon, j’ai bien compris que vous n’accordiez aucun crédit aux dictionnaires, c’est dommage, mais je sais aussi que d’un âne qui ne veut pas boire on ne peut abaisser la tête…

Janssen J-J dit: 22 février 2018 à 21 h 15 min

Cet assaut d’érudition linguistique autour de JUPI(T)ER est extraordinaire. Qui va faire encore monter les enchères apèrs DHH, vu que fraise des bois, gwg et zerbi sont bel et bien disqualifiés. Pas moi, ent out cas, car franchement, si la forme des échanges me fascine, je me branl.e auant du fond que gwgwg de ses petits chéris.

@D, je vous avais supplié de rester en lice, mais la modération m’a viré… faut dire que pas.sou supporte pas qu’on dise tout le mal qu’on pense de ses touites lâches, de manière adventice.

Widergänger dit: 22 février 2018 à 21 h 14 min

Ça y est, j’ai compris la raison de la double consonne P, c’est ce qu’on appelle une « géminée expressive », par exemple dans les prières, quand on s’adresse à Juppiter, les Latins ressentent le besoin de doubler le P. D’où cette orthographe flottante même en latin.

DHH dit: 22 février 2018 à 21 h 04 min

@WGG
le redoublement du P repond a des besoins de scansion dans le vers que vous citez; il allonge la voyelle précédente et transforme le nom du dieu en dactyle (une longue suivie de deux breves)
d’ailleurs Jupiter est rare en latin ,on trouve plutôt Jovis qui n’a rien a voir avec ce mot composé

Widergänger dit: 22 février 2018 à 21 h 02 min

Le « de » dans « se traîner de la jambe droite » c’est l’équivalnt de la préposition « mit » en allmand : sich schleppen mit, u.s.w.. C’est correct. Mais « traîner du pied droit » c’est du petit nègre.

Widergänger dit: 22 février 2018 à 20 h 54 min

N’empêche que les Latins ont senti le besoin de rajouter un P ! Ils écrivent JUPPITER (Virg. G. 2, 419). Mais on trouve aussi en latin un seul P.

Widergänger dit: 22 février 2018 à 20 h 47 min

zerbinette, il est difficile de montrer plus mauvaise volonté au désir d’accéder à la vérité grammaticale de notre langue que vous. Vous manquez à la fois d’éducation, d’instruction, et vous pensez votre propre langue comme une ânesse prête à braire…

Tout votre truc, c’est pas sérieux !

la vie dans les bois dit: 22 février 2018 à 20 h 40 min

« Houellebecq objet d’interrogation, sauf si l’on a compris qu’un jour il va finir par se faire moine. »

Oui mais non, il a été vacciné.
Ou alors, faudrait que ce soit un monastère mixte.

la vie dans les bois dit: 22 février 2018 à 20 h 38 min

@donc pas de place pou un P supplémentaire

Mais combien de possibilités dans l’intervalle…
dy-ēu pitar
Δία πατέρ

TRUOMPEU dit: 22 février 2018 à 20 h 15 min

ALERTE info / le Figaro / 19h30

« Pékin veut en finir avec les Strip-tease lors des enterrements »

—-
(pleine de bonnes intentions, la pratique est destiné à honorer le défunt d’un large public, et se répand inexorablement dans les campagnes)

Jean Langoncet dit: 22 février 2018 à 20 h 03 min

Outre Atlantique, on lance l’idée de profs de collège en exercice armés ; rappel: l’apprentissage du tir commence par l’arme de poing à air comprimé (ici on aime se figurer que les mots sont des balles – pas besoin de précaution pour se tirer dans les pattes)

DHH dit: 22 février 2018 à 20 h 00 min

il n’y a aucune raison de mettre deux p à jupiter mot composé qui signifie exactement dieu le père et qui s’analyse comme suit:
JU représente le devenir phonétique en latin de la racine indoeuropéenne du nom de Dieu
Cette racine c’est dey-ew ,ici au degré zéro c’est à dire dyu ,la même qu’on retrouve dans ZEUS au degré plein(dyew devenu zeu).
Piter représente le mot pater, le père, avec le traitement normal du « a » qui devient « i » en syllabe intérieure.
donc pas de place pou un P supplémentaire

zerbinette dit: 22 février 2018 à 19 h 34 min

D. Je croyais que vous étiez parti. Comme je vous vois troublé,(vous n’avez pas encore dîné ?) je donne la définition :

magnanime : adjectif
Qui pardonne les injures, est bienveillant envers les faibles.

zerbinette dit: 22 février 2018 à 19 h 27 min

PS merci de me traiter de « donzelle », ça me rajeunit…Oserais-je vous répondre en vous traitant de « donzelon » ?

Assise entre ses parents, entourée des donzelons et des donzelles, la fiancée tendait son pied. La première donzelle apportait le sabot, le premier donzelon en chaussait la promise. (Pesquidoux, Chez nous)

zerbinette dit: 22 février 2018 à 19 h 14 min

Pauvre wgg, je ne sais pas si vos bêtises amusent vos élèves, mais moi si. Vous êtes vraiment prêt à écrire n’importe quoi pour essayer d’avoir raison. Quand est-ce que je vous ai parlé de complément ?

Simplement qu’en langage familier on pouvait rajouter un DE : dire trainer « de » la patte, l’aile……(ou DE la bottine !) comme on dit c’est « de » ma faute !!!

Widergänger dit: 22 février 2018 à 19 h 01 min

L’âne truompéteux ferait mieux de relire Le Discours de la Méthode au lieu de nous assommer avec sa vulgarisation inane.

hi han hi han

Widergänger dit: 22 février 2018 à 18 h 37 min

traîner de l’aile : dans ce cas ce n’est pas un COI, mais un complément de moyen. Mais zerbinette se fiche pas mal de la grammaire ; il lui suffit de parler petit nègre pour exister en bonne barbare ignare ! Et fière de l’être. Bref, une vraie catastrophe, la donzelle !

Janssen J-J dit: 22 février 2018 à 17 h 27 min

@D. Je vous supplie de rester ici, car vos recettes vespérales nous sont indispensables et nous vous aimons beaucoup, voyez.

@ « moi aussi je me suis régalée ce matin en découvrant l’aphorisme de Chevillard sur Houellebecq ».
Ah bon ?… J’ai beau relire ce touite, je trouve qu’il n’a aucun sens, hormis celui que veulent bien lui donner les gensses qui n’apprécient pas beaucoup cet écrivain comme Passoul qui, une fois de plus a besoin d’une cheville pour décocher sa flèche empoisonnée. Je voudrais bien savoir en quoi MH serait un « K » pour faire à ce point l’objet de pulsions d’amour/haine permettant cette adhésion soudaine à un prétendu aphoriste baveux. Car enfin, n’est-il pas d’abord un écrivain talentueux avant d’être un K, ce Houellebecq ? (Passou et Trouillefou traînant la cheville d’éric au corps claudiquant, étant comparablement eux-mêmes plutôt ci que ça).

JC..... dit: 22 février 2018 à 17 h 16 min

Trumpeou
Rappeler que « le vide est plein » (dans l’état actuel de nos connaissances) est honorable.
Bravo pour votre effort de vulgarisation !

JC..... dit: 22 février 2018 à 17 h 00 min

« Sans bouguereau, ce blog a perdu toute son âme et sa raison d’être. J’ai donc décidé solennellement de le quitter de façon ferme et définitive. » (Dédé)

J’adhère !
Adieu à tous, câlins à toutes (sauf aux trop moches)

JC..... dit: 22 février 2018 à 16 h 53 min

« Il n’y a aucune raison valable d’écrire Jupiter plutôt que Juppiter. C’est comme on veut. » (Wiwi)

Exact !!! Mon juron préféré est d’ailleurs :
« PAR YOOPEETER ! »

Sant'Angelo Giovanni dit: 22 février 2018 à 16 h 45 min


…@, TROUMPEU, à 25 h 08 min,…

…l’espace entre les points  » condensés  » et les points  » libres « ,…choisir sen camp, de toutes manières, en s’évaporant, la mémoire des migrations  » atomiques, avant, la chute des corps ou retombées dans les masses classique dans les espaces, choisir, sa lévitation en pensée, et trouvé, son positionnement, mèmes par abstractions verbales,…
…déjà, avec une simple,  » bonne cuite « , sous contrôle, divers alcools de qualité,…

…’ savoir, se faire maigrir, de déjà 50 kg ‘,…maîtriser, son attachement aux vies libres, à ses points d’équilibres, penser, avant d’agir, et se batir ses refuges entre convivialités,…

…chacun, à ses facilités,…éprouvées de longues dates,…les natures entres elles,…
…et, s’éviter, les résultats escomptés,…
…pour ne rien, y perdre,…
…comme la pomme, le retour des charmes,…
…à nous conté fleurette,…etc,…du vent, les affaires, dans leurs temps,!…et non pas, sorties d’icelles,!…libres à points donnés,…
…la mémoire, un temps dans son contexte précis,…
…etc,…sans Pascal, ou Descartes, ni Kant, ou Einstein,…la pleine volée,…en face,…

Delaporte dit: 22 février 2018 à 16 h 43 min

Au fond, Ramadan voudrait passer pour un martyr, ce qui conclurait de la plus magnifique façon une vie consacrée à Dieu…

Delaporte dit: 22 février 2018 à 16 h 41 min

On s’achemine vers un bras-de-fer avec la justice, dont on ne comprend guère le but, sinon que Ramadan veut se faire passer pour moribond. Il ferait beau voir (Simone) qu’il ne clamse ! :

« L’islamologue suisse Tariq Ramadan, mis en examen pour viols, a refusé de venir devant la cour d’appel de Paris jeudi 22 février dans l’après-midi où se tient l’audience sur sa demande de remise en liberté. Cela n’empêche pas la justice de se prononcer. »

D. dit: 22 février 2018 à 16 h 16 min

Sans bouguereau, ce blog a perdu toute son âme et sa raison d’être.
J’ai donc décidé solennellement de le quitter de façon ferme et définitive.
Je salue donc tous ceux qui l’ont animé avec brio depuis tant d’année, à commencer par renato, que je considère comme une éminence intellectuelle majeure et incontournable et quelques autres moins éminents et incontournables qui se reconnaitront mais dont la modestie m’oblige à ne pas les citer.
Inutile dans ces circonstances particulières de faire de longs discours, je serai donc bref comme à l’accoutumée, sans longues phrases qui n’ajouteraient rien à cette situation qui si elle n’était pas regrettable n’en serait que pas moins peu souhaitable.

gisèle dit: 22 février 2018 à 15 h 28 min

/Gisèle 15h16. J’ai commis une erreur: il s’agit de la RUE St-Antoine, église extraordinaire au n°62, à 2 pas de la Bastille et de la rue de Birague .

gisèle dit: 22 février 2018 à 15 h 16 min

@ petit rappel, à propos de la Duchesse d’Abrantès.
C’est une recherche hasardeuse qui m’a fait découvrir le site « forum de Marie-Antoinette », remarquablement illustré. Il semblerait que le choix du cimetière Montmartre ait été imposé. La photo de la tombe de Laure montre un monument en très mauvais état; problème adjacent: qui s’occupe des CAP dont il n’y a plus aucun descendant ? Je suppose que vs n’avez pas la réponse!
Je cherchais, ce jour-là, la liste des hôtels particuliers de l’île de la cité,et j’avais pensé que l’hôtel des chantres-hôtel de la Motte-Montgaubert avait été « restauré » (en partie abattu ) par F.Pouillon. Difficile à apercevoir, lieu exceptionnel, il n’a plus que le rde chaussée d’original ou original, classé.
Je cherche un livre sur le patrimoine de l’île de la cité.
Je conseille aux amateurs d’art baroque, la visite de l’église du bd Saint-Antoine, un dimanche a-m par ex,où des paroissiens dévoués et cultivés font visiter jusqu’aux entrailles où un pilier extraordinaire soutient tout l’ensemble.
(saint pierre et paul)

TRUOMPEU dit: 22 février 2018 à 15 h 08 min

Il y avait assurément un grand risque à parler de Descartes !
C’est que l’homme ayant plus qu’écrit en Latin, on risquait d’avoir un remake de tremblotte claudioti-rela patte…

Mais non, un véritable champi amanite tue mouche ce Descartes (pas phalloi. non…)
« j’ai pas pris la peine de… »
Mais si ça pouvait être souvent de même !!

Donc, remetantzy une couche, ou 2 pfffsssii pffsssi et la béb^te qu’on crut un aucellus léger, du Coche vombrissant, reviendrait au sol, aux pattes des chevaux, parmi les crottes

PSSiiif 1 = Descartes est le seul philosophe dans l’histoire (une ptti mention à Leibniz), de tous les temps sur tous les continents, à avoir pu allier la Philosophie à la Science; et ce de première main, et non en ‘scientifisant’

Psiffffss 2 = Le grand Newton a bien su reconnaître sa dette envers Descartes, il lui reprochait seulement l’hyper géométrisation et l’absence de ‘dynamique’ (et le benêt de Kant, croyant prendre le bon wagon, avec son espace ‘a priori’ voudra se démarquer de notre héros national… à suivre).
Oui mais voilà…

[et c’est là que les nullités crasse devaient… tiquer, éructer… elles qui lors de la Frage précédente, des nombres & du réel, avaient déjà si bien su s’identifier au « Zéro »]

Il y a dans la théorie de Newton illustrée par la pomme qui tombe, la question de l’attraction à distance entre deux corps, soit un vide entre eux (c’est sa dynamique)… nEWton savait bien que cela posait problème mais pensait -ses calculs lE démontrant- qu’il n’y avait pas lieu de chercher plus à comprendre dans l’instant. mAIS eINSTEIN qui était très avisé, et aimait cultiver les paradoxes (par exemple: il y a deux pts aveugles dans le traité de Newton, à savoir l’expérience dite du seau et celles des aimants, et qui sont ce que sont les onomatopées au sein de l’arbitraire du signe chez Saussure; cad elles contredisent la Théorie générale. Et c’est justement sur cela qu’Einstein va s’appuyer pour sa Relat.) eINStein donc, allait revenir sur cette question cruciale de la nature de « l’intervalle » entre deux corps. Et où trouvera-t-il la Lux ? Imaginez…

Voyons l’étape I : « La géométrie analytique (cartésienne) emploie comme corps de référence représentant l’espace trois baguettes rigides perpendiculaires les unes aux autres, sur lesquelles les ‘coordonnées’.. » Concepts scientif p 116 [cad, tout est = à des points mesurables]

étape II : « Selon Newton, les phénomènes physiques doivent être interprétés comme des mouvements de points matériels dans l’espace,… régis par des lois. Le point matériel, voilà le représentant exclusif de la réalité, quelle que soit la versatilité de la nature. Indéniablement les corps perceptibles ont donné naissance au concept de point matériel… » Etudes scientif. p 172

étape III (retour à la une; car si tout est points, que l’espace est isotrope, pourquoi prétendre un vide entre deux corps comme lors de « l’attraction universelle » ? on y revient évidement):
= « … je n’ai jamais pu accepter la position kantienne de l’a priori… Evidemment [jadis] le concept d’espace a été pensé comme le concept d’une chose réelle… Dans ce système de concepts [Euclide], l’espace en tant que continuum n’est jamais envisagé. Descartes, le premier, introduit ce concept en décrivant le point dans l’espace au moyen de ses coordonnées. Ici seulement nous voyons la naissance des formes géométriques et nous pouvons les penser en qql sorte, comme des partie de l’espace infini conçu comme un continuum à trois dimensions » etudes idem p 146-147
= « dESCARTES n’avait donc pas tellement tort quand il se croyait obligé de nier l’existence d’un espace vide. Cette option paraît absurde tant que les corps pondérables seuls sont considérés comme réalité physique. C’est seulement l’idée du champ comme représentant de la réalité, conjointement avec le principe de relativité générale, qui relève le sens véritable de l’idée de Descartes : un espace « libre de champ » n’existe pas. » la relativ & le pb de l’espace p 178


Quant à Einstein lui-même; il ne s’agit nullement de minorer son oeuvre. Laissons-le plutôt se situer réaliste : « .. la constante universelle h, que PlanCk avait introduite [les Quanta/1900] Cette découverte devint la base de toute la recherche physique au XX° siècle (sic) et a dès lors presque entièrement conditionné son développement. Sans cette découverte il n’aurait pas été possible d’établir une théorie exploitable des molécules des atomes et des processus énergétiques qui gouvernent leurs transformation. De plus il a brisé tt la charpente de la mécanique classique et de l’electrodynamique… » A la mémoire de Max Planck, Concept Scient p 170


Finalement on le voit bien, le plus regrettable
c’est que des croûtes puissent d’une part sous le fanatisme, desservir la cause qu’ils veulent défendre, et peut-être pire ! déshonorent sous le côté péremptoire et vide, à jouer les bouffons, la mémoire de si grands esprits qu’ils auraient voulu symboles de leur culture umbiliculus

—–

AMEN

Delaporte dit: 22 février 2018 à 14 h 58 min

« Houellebecq est cet écrivain que l’on a envie de démolir face à ses admirateurs et de défendre face à ses détracteurs, ce qui éclaire un peu son cas. »

Houellebecq objet d’interrogation, sauf si l’on a compris qu’un jour il va finir par se faire moine. En ce mois de Carême, ce serait très adéquat.

Delaporte dit: 22 février 2018 à 14 h 49 min

Il vaut en effet mieux dire « traîner la jambe, ou la patte », alors que « traîner DE la jambe » est plus familier, mais d’usage courant dans le langage de tous les jours. C’est comme lorsqu’on dit « c’est DE ma faute » au lieu de « c’est ma faute ». Si on veut un langage réaliste, on ajoutera le « DE », comme le fait Céline dans le « Voyage », dans une occasion que j’avais notée.

Delaporte dit: 22 février 2018 à 14 h 41 min

« Il n’y a aucune raison valable d’écrire Jupiter plutôt que Juppiter. C’est comme on veut. »

Il y a le bon usage, comme disait Grévisse. Seulement, wgg est une tête de mule…

zerbinette dit: 22 février 2018 à 14 h 27 min

Qu’est ce qu’il traîne ce pauvre wgg ! sa douleur, sa misère et en longueur en plus ! Mais enfin, il aime faire traîner les choses, sûr que chez lui tout doit traîner, ses clefs, ses papiers, la vaisselle… Même ses vêtements doivent traîner à terre.

Et le pire c’est que le pauvre a beau se traîner à nos pieds et à nos genoux, nous ne voulons plus rien entendre. M’enfin, nous ne l’avons tout-de-même pas traîné à notre char ni traîné dans la boue.

Assez traîné à présent, juste qques citations pour le plaisir :

MmeRezeau se tourna vers la gouvernante, tandis que son époux s’éloignait en traînant de la bottine (H. BAZIN, Vipère, 1948, p. 49).

Il était las à mort. Il n’y avait qu’à voir son traîné de pied, le poids que le bâton pesait dans sa main (GIONO, Gd troupeau, 1931,

Widergänger dit: 22 février 2018 à 13 h 53 min

Non, on ne peut pas le dire, Jazzi, parce que « traîner des pieds » st un faute de grammaire, le verbe traîner est transitif direct, pas transitif indirect. On n dit pas traîner de qulque chose mais traîner qulque chose. La langue fout le camp…

Clopine dit: 22 février 2018 à 13 h 52 min

Oui, Pierre Assouline, moi aussi je me suis régalée ce matin en découvrant l’aphorisme de Chevillard sur Houellebecq. J’ajouterai qu’on peut aussi l’appliquer à d’autres que l’écrivain agaçant. Onfray, par exemple, me procure parfois le même genre de sentiment… Et, bien entendu, dès qu’il s’agit de nos très proches, de notre famille, il arrive un peu la même chose : nous nous autorisons souvent à critiquer nos ascendants, descendant et collatéraux, mais gare à l’étranger à la famille qui, innocemment, nous emboîterait le pas !

Widergänger dit: 22 février 2018 à 13 h 50 min

Vous n’avez pas compris que l’orthograph des noms propres n’a rin à voir avec quelque logique que ce soit, mais avec ds décisions arbitraires qu personns ne respecte pour cette raison. Vous êtes dans un espèce d’obéissance bête à l’arbitraire de quelques-uns. Il n’y a aucune raison valable d’écrire Jupiter plutôt que Juppiter. C’est comme on veut.

Jazzi dit: 22 février 2018 à 13 h 28 min

La seule chose commune à Chevillard et Houellebecq serait-ce la bibine ?

« Est-ce de ma faute si mon gosier, obliquement ouvert sur mon œsophage, forme en moi ce penchant naturel pour l’alcool ? »
(E. Ch.)

Lavande dit: 22 février 2018 à 13 h 25 min

Wgg: « Votre xemple de la langu grecque, elle, est butée !  »
1) réponse du niveau de la maternelle: « c’est çui qui le dit qui l’est! »
2) Faites réparer votre clavier.
3) exemple est masculin

Sant'Angelo Giovanni dit: 22 février 2018 à 13 h 12 min


…chanson de Bourvil,…la Ballade Irlandaise,!…à qu’est ce que çà peut faire,…

…ce bloquer, les cerveaux des autres, en diversions, les raisonnements, qui n’en sont pas,!…

…beaucoup, de commentaires stériles, sur ce blog, à faire obstructions aux pensées libres ,…

…stratégies, stratégies, des lucres faciles, par personne interposée,…

…du langage de foin, pour les bœufs,…

…l’intelligence, au service, de la corruption,…’ un monde parfait ‘,…
…pauvres cons d’abrutis,…en déshérence,…etc,…suivant,…la mort all,!…
…of course,…ô clock,!…

la vie dans les bois dit: 22 février 2018 à 13 h 04 min

tweet:
« Houellebecq est cet écrivain que l’on a envie de démolir face à ses admirateurs et de défendre face à ses détracte… » E. Che.vi.llard* ( * si le robot l’accepte).

Eric CH. a des envies qui n’inspirent pas le lectorat de Houellebecq, ici réduit à un pont-aux-ânes.

Un cahier de l’Herne a été édité ( janvier 2017) à la gloire de notre plus grand écrivain français, sous la houlette d’une houellebecquienne émérite.
Vu vite fait qu’Eric Ch. n’y figure, pas parmi les lecteurs de Houellebecq.

Ce qui explique un peu le cas, non de Houellebecq , écrivain qui ne peut laisser indifférent, et ne se cherche pas de lecteurs,

mais de ceux qui ont quand même, et par obligation de le lire, cette haine toujours tenace, à balancer entre « admirateur » ou détracteur ». Et jalousie, très probablement.
Très moche, tout ça. Et pas littéraire du tout.

zerbinette dit: 22 février 2018 à 12 h 48 min

‘Vous n’avez toujours pas compris, closer, que l’expression « traîner le pied » n’est pas du français.’

c’est bien pour cela que tous les traducteurs de Sénèque antérieurs à wgg ont traduit « traînait le pied droit »…..

Ils préféraient traduire « en petit nègre » pour que tout le monde comprenne ?

Widergänger dit: 22 février 2018 à 12 h 34 min

Dans un autre contexte, plus relâché, on serait en droit de traduire trahere pedem par « tirer la patte ». Bien sûr, c’est exactement ce sens ! Mais pas ici.

Widergänger dit: 22 février 2018 à 12 h 26 min

J’ai déjà expliqué pourquoi on ne peut pas employer ici « traîner la patte », ni « tirer le pied » comme dans la fable de La Fontaine, qui pourtant la traduction exacte et précise du latin « trahere pedem ». À l’époque de La Fontaine, l’expression isolée ne serait pas passée non plus ; ell n passe dans la fable que parce qu’il lui adjoint l’expression idiomatique « traîner la jambe ». C’est ce que vous êtes apparemment incapable de comprendre, parce que vous ne connaissez pas suffisamment bien le fonctionnment de la langue française, que vous croyez pourtant maîtriser. Alors que non…!

Widergänger dit: 22 février 2018 à 12 h 23 min

Oui, mais c’est un peu tout ça qu’évoque justemnt l’expression latine dans le texte satirique de Sénèque : c’est autant physique que moral. Ma traduction est donc on ne peut plus pertinente…! C’est la meilleure traduction possible, et on peut la formuler par exemple en allemand parfaitement bien aussi, comme un test.

Widergänger dit: 22 février 2018 à 12 h 14 min

En français, on peut dire « traînait la jambe » mais non « traînait la jambe droite », parce qu l’expression constitue un idiomatisme, une image, une exprssion qui est figée. Pour ajouter un adjectif, on est forcé d’écrire : « se traînait de la jambe droite ». Pour cux qui connaissent le français. Ce qui est de plus en plus rare ici ! Les barbares veulent imposer lur loi face à la culture en pratiquant le dénigrement, le mépris et l’insulte. Signe des temps catastrophiques que nous vivons.

Widergänger dit: 22 février 2018 à 12 h 07 min

Vous n’avez toujours pas compris, closer, que l’expression « traîner le pied » n’est pas du français. Vous êtes totalement borné !

Je cite le livre de latin (Langue et littérature latin, 2ème, Morisset et alii, 1972, p. 33 : « L’art de la traduction : Il arrive que la traduction littéraire d’un nom ne passe pas dans une expression française et heurte nos habitudes. Il suffit parfois d’un très léger glissement de sens pour que l’oreille ou la logique soit satisfaite. Ainsi trahre pedem se traduira par « traîner la jambe » (et non le pied). »

Vous faites partie des mauvais élèves de Seconde qui n’écoute pas les bons conseils des gens qui savent. Vous croyez savoir, mais vous êtes un ignorant entêté, une catégorie qu’on rencontre d plus n plus souvnt aujourd’hui, chez ls nouvaux riches du savoir qui prétendent en savoir plus long que le prof ! C’est tout à fait détestable !

Widergänger dit: 22 février 2018 à 11 h 57 min

Je ne suis nullment buté mais logique. Votre xemple de la langu grecque, elle, est butée ! Aucun rapport avec le problème des deux p.

Quant au petit con qui se permet n’importe quel insulte… sans l’ombre d’un argument… qu’il aille se faire f…

zerbinette dit: 22 février 2018 à 11 h 53 min

PS
« il avait vu l’empereur claudiquer, boîter gauchement »

NON : il avait vu l’empereur boiter droitement !

Sant'Angelo Giovanni dit: 22 février 2018 à 11 h 41 min


…se renvoyer,…ses contradicteurs, à leurs certitudes,…et stratégies,…

…la place aux lapalissades,…la cour est ouverte,…etc,…Ah,!Ah,!…

Witold dit: 22 février 2018 à 11 h 22 min

« il remuait continuellement la tête et se traînait de la jambe droite. »

Widergänger Facts nº1:

Widergänger ne traduit pas du latin en français, il traduit du latin en Widergänger.

Sant'Angelo Giovanni dit: 22 février 2018 à 10 h 54 min


…la valeur de ce qui n’a pas de valeurs,…

…les institutions et ses représentants, tournent  » à vide « ,…

…plus de freins, et encore moins d’accélérateurs,…

…se mettre aux commandes, comme pour photo-souvenirs, d’enfoirés,…

…savoir faire, juste en familles d’héritiers, déjà, le plein-emploi, au moyen-âge,…
…çà nous fait, une belle jambe,…
…chacun, cool, à rebrousse-poils,!…etc,…
…allez vous faire écraser, ou çà vous plait, je me lave les mains de tout,…
…coyer ce qui vous plait, portefeuilles, titres ou obligations, etc,…

…vivre avec des parasites du chiffre morbide en constante mutations,…
…bourgeois des intranquillités,…Go,!…
…du vent,..comme dans un tableau,…
…les misères de la vie,…

JC..... dit: 22 février 2018 à 10 h 53 min

« il faut se projeter vers ce qui est étranger » (Sainte Cri-cri)

C’est l’inverse qui est insupportable…. uhuhu !

JC..... dit: 22 février 2018 à 10 h 51 min

Vous m’ennuyez grave avec votre pied droit qui traîne depuis hier, sans aucun intérêt pour quiconque n’enculte pas des mouches à plaisir, assuré d’une impunité inexplicable ! …

Bye, bye !

Lavande dit: 22 février 2018 à 10 h 49 min

Wgg quand vous nous parlez de Zeus, vous ne l’écrivez pas Ζεύς ? L’usage est de traduire.

Qu’est-ce que vous pouvez être buté et de mauvaise foi même sur un sujet complètement insignifiant!

christiane dit: 22 février 2018 à 10 h 49 min

Merci, de nota, pour ce riche entretien avec Jean-Pierre Vernant. C’est Jack Ralite qui me l’a fait connaître avec « Les Lundis du Collège de France » à Aubervilliers. Jean-Pierre Vernant disait : « Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui. Demeurer enclos dans son identité, c’est se perdre et cesser d’être. On se connaît, on se construit par le contact, l’échange, le commerce avec l’autre. Entre les rives du même et de l’autre, l’homme est un pont. »

Bérénice,
J’ai lu votre impression… C’est seulement que je me sens plus à l’aise dans les domaines de l’art et de la littérature que dans ceux, orageux, de la politique ou dans l’échange, très spécial, des anatomies comparées de ces messieurs. A chacun ses passions… Vous lire est ludique, vous foncez, tête baissée sur vos assaillants un peu comme Rose que l’on n’entend plus guère.

JC..... dit: 22 février 2018 à 10 h 47 min

Je me tue à le dire, Lavande : tant que nous n’aurons pas, en plus du français langue admirable, un « other people’s language » parlé par les étrangers, il y aura des guerres !….

petit Rappel dit: 22 février 2018 à 10 h 46 min

Non, grande Evidence, une hypothèse n’est pas une certitude, mais savez-vous seulement lire?
Maintenant, si vous voulez faire du cimetière Montmartre une colline….

closer dit: 22 février 2018 à 10 h 43 min

Evidemment WG, je sais comme tout le monde que « traîner les pieds » est une expression toute faite qui signifie « être réticent à faire quelque chose ». En revanche « traîner le pied » au singulier n’évoque en rien une attitude mentale. Si, en plus, on précise, comme c’est le cas ici, qu’il s’agit en particulier du pied droit, il y a encore moins de confusion possible dans une phrase qui évoque clairement l’aspect physique d’un individu!

« Il traînait le pied droit » évoque immédiatement la vision d’un homme qui marche sans être capable de relancer son pied droit en avant comme il le fait normalement avec son pied gauche. Il le « tire » donc, il le « traine » donc, sans pouvoir le soulever, ou à peine, à cause de son infirmité.

C’est très clair, très intuitif, tout à fait français et ne devrait poser de problème à personne.

Avec « se traînait de la jambe droite « , vous avez, comme d’habitude, choisit une des pires traductions possibles. Alambiquée et fausse. « Se traîner » évoque un état global de la personne, à la fois physique (fatigue) et mental (absence de motivation). « Je me traîne aujourd’hui » ne peut pas être dû seulement à un pied ou à une jambe qui qui traîne.

Widergänger dit: 22 février 2018 à 10 h 38 min

C’est pas un mystère, c’est purement arbitraire. Autrement dit, il n’y a de faute à y mettre deux p…

Lavande dit: 22 février 2018 à 10 h 37 min

JC, comme disait un de mes collègues commentant l’afflux d’étudiants de nationalités très variées: « il nous faudrait une secrétaire qui parle étranger! »

Lavande dit: 22 février 2018 à 10 h 34 min

Désolée, Wgg, il n’y a que le finnois qui ait conservé les deux « p » ; toutes les autres langues ont traduit avec un seul « p ». Mystère!

Widergänger dit: 22 février 2018 à 10 h 30 min

Lavande, pouvz-vous m’expliquer pourquoi le français ne met qu’un seul p à Juppiter, qui est un nom latin ? J’aimerais comprendre !

Lavande dit: 22 février 2018 à 10 h 16 min

Wgg 23h07
Si vous écrivez
en italien c’est Giove
en anglais c’est Jupiter ou Jove
en espagnol et en portugais: Júpiter
en hébreu : יופיטר
en chinois : 朱庇特
en russe : Юпитер
en latin : Juppiter ou Iuppiter

Mais si vous écrivez « en français dans le texte » c’est JUPITER!

PS: j’espère n’avoir oublié aucune des langues que vous parlez.

bérénice dit: 22 février 2018 à 9 h 36 min

Christiane pourrait écrire La fontaine magique, un flux intarissable et incorrompu. Une aubaine dans ces tristes ombres qui n’en finissent de s’afficher au tableau, un bain d’eau pure et douce exigeant.

bérénice dit: 22 février 2018 à 9 h 31 min

Une nécessité à recouvrir de toutes ces feuilles mortes et vivantes à la fois dans le coeur des hommes.

christiane dit: 22 février 2018 à 9 h 27 min

« Le souffleur de bulles de savon » de Jean Siméon Chardin, là, ou vous maniez l’ironie, cher Renato, si ce jeune homme n’est qu’espiègle (comme certains ici !). Un adulte se donnant à un jeu d’enfant… La bulle éclatera…
mais peut-être aussi, est-ce le portrait d’un solitaire, au visage grave, absorbé par son jeu, enfermé dans la naissance lente de cette bulle éphémère et irisée, indifférent au voisinage. Temps suspendu… Pour quelles raisons sa veste est-elle déchirée ?
Avez-vous l’enfant souffleur de bulles peint par Edouard Manet, plus d’un siècle plus tard ? Ce tableau semble un hommage à Chardin.

petit Rappel dit: 22 février 2018 à 9 h 24 min

Quant à la Querelle claudicatoire, Suétone ne précise pas, ce qui nous fait une belle jambe, je sais…

petit Rappel dit: 22 février 2018 à 9 h 22 min

Merci à la Secrétaire d’Olga. Je note tout de meme qu’Hugo a écrit
« Puisqu’ils n’ont pas senti que celle qui sans crainte
Toujours loua la gloire et flétrit les bourreaux
A Le droit de dormir sur la colline sainte,
A Le droit de dormir à l’ombre des héros ».

Ce qui évoque plus le carré des maréchaux du Père Lachaise que le Cimetière Montmartre. Il faudrait voir si le dernier n’est pas un choix imposé.
Et merci du rappel pour Belcastel, dont un carnet de dessin a été récemment édité, je crois.
Bien à vous.
MC

bérénice dit: 22 février 2018 à 9 h 10 min

7h41 possible de passer sans vouloir être aperçue, pas la peine de claironner cette volonté et pas que je sois une voyeuse anonyme. Faire du tourisme c’est pas mal non plus, se balader sur les remparts , admirant, observant le vaste panorama ouvert sur l’horizon variable avec avant toutes ces studieuses constructions cherchant jalousement à dissimuler derrière des bosquets, des cyprès, des bouquets d’arbres parfois majestueux le mouvement de leurs occupants quand encore ils fréquentent les jardins.

christiane dit: 22 février 2018 à 9 h 02 min

Buster Keaton & Samuel Beckett. Quel échange de regard ! Merci Renato.
L’œil de Buster Keaton… l’échange de regards… comme dans le film réalisé par Alan Schneider (30mn), en noir et blanc, silencieux, sur un scénario de Samuel Beckett avec Buster Keaton. J’avais vu ce film au centre Pompidou lors de l’expo du printemps 2007. Est-ce une image extraite de ce film ?

Evidence dit: 22 février 2018 à 8 h 40 min

Chers amis, on ne présente pas JC Landouille, elle se présente toute seule la pauvre petite bite sortie de la charcuterie

Chaloux dit: 22 février 2018 à 8 h 37 min

« et se traînait de la jambe droite »

Toute cette montagne pour aboutir à cette abominable souris… quelle horreur…
… Certes, on peut aussi appeler ça la rançon de la gloire

Hurkhurkhurk!

(Dans l’extrait de l’émission de Garcin à propos de d’Ormesson, il y a au moins deux radioteurs pour dire qu’ils sont nuls en histoire -leurs mots-. Comment et pourquoi parler de littérature dans ces conditions?…)

renato dit: 22 février 2018 à 8 h 25 min

Alessandro Verri (1741 –1816), Una proposta anti-purista:
« […]coloro che non hanno mai pensato di erigersi in tiranni delle menti del decimo ottavo secolo e che risorgendo sarebbero stupitissimi in ritrovarsi tanto celebri, buon grado la volontaria servitù di quei mediocri ingegni che nelle opere più grandi si scandalizzano di un c o d’un t di più o di meno, di un accento grave in vece di un acuto. Intorno a che abbiamo preso in seria considerazione che, se il mondo fosse sempre stato regolato dai grammatici, sarebbero stati depressi in maniera gl’ingegni e le scienze che non avremmo tuttora né case, né morbide coltri, né carrozze, né quant’altri beni mai ci procacciò l’industria e le meditazioni degli uomini; ed a proposito di carrozza egli è bene il riflettere che, se le cognizioni umane dovessero stare ne’ limiti strettissimi che gli assegnano i grammatici, sapremmo bensì che carrozza va scritta con due erre, ma andremmo tutt’ora a piedi. »

la vie dans les bois dit: 22 février 2018 à 8 h 17 min

@ »On doit à Pouillon un bien beau livre, que Le Corbusier n’aurait jamais pu écrire, la restauration exemplaire d’un chateau, ce qui valut à ce dernier de sortir de la liste des monuments historiques. » Court

Ce château, restauré par F. Pouillon est celui de Belcastel.( un château pour lui, des cages à lapins pour les autres)
« Les ruines du château ont été inscrites à l’inventaire des monuments historiques le 5 mars 1928 mais l’opération de restauration du château par Fernand Pouillon a eu pour effet de désinscrire le château de cet inventaire tandis que l’ensemble du site de Belcastel est, lui, resté inscrit. » wiki

Court, pour les non initiés, on ne comprend pas trop les le rapport de cause à effet dans votre considération, dont on retiendra surtout une mise en cause de Le Corbusier, qui lui, a fait plus qu’un roman, de son « inspiration » prise à l’Abbaye du Thoronet…

renato dit: 22 février 2018 à 8 h 09 min

Puisqu’in fine je suis un gars gentil, cette observation de Citati: un auteur peut manquer son destin, pour renverser la situation il ne lui reste qu’une solution: le représenter.

Widergänger dit: 22 février 2018 à 8 h 00 min

La seule solution en français comme en allmand au problème posé par la traduction c’est la suivante :

il remuait continuellement la tête et se traînait de la jambe droite.

En allemand : Er bewegte ständig seinen Kopf und schleppte sich mit seinem rechten Bein.

En anglais : he was constantly moving his head and dragging himself with his right leg.

En espagnol : constantemente movía la cabeza y se arrastraba con la pierna derecha.

En portugais : ele constantemente movia a cabeça e arrastou-se com a perna direita.

En italien : muoveva costantemente la testa e si trascinava con la gamba destra.

En russe : он постоянно двигал головой и тащил себя правой ногой.

Le mot russe нога dans ce cas désighne de manière indistincte la jambe et le pied. C’est intéressant justement pour notre cas.

En polonais (semblable au russe) : ciągle poruszał głową i ciągnął się prawą nogą.

En tchèque (même mot qu’en russe) : stále držel hlavu a táhl se pravou nohou.

En néerlandais (même chose qu’en allemand) : hij bleef zijn hoofd bewegen en sleepte zich met zijn rechterbeen.

En suédois : han fortsatte att flytta huvudet och dra sig med högerbenet.

Toutes les langues sont d’accord entre elles pour employer « jambe » et non « pied ». La claudication est la marque d’Œdipe, une marque diabolique comme J.P. Vernant l’a mis en évidence dans la tragédie, qui touche le pied. Ceci expliquant sans doute cela.

bérénice dit: 22 février 2018 à 7 h 04 min

JC, si cela m’est destiné, je vous remercie bien mais je préférerais et pour une fois même, j’exigerais d’escamoter les présentations. Pas besoin de cette sorte de compagnie insincère et cultivée dans une région que je ne tiens pas à visiter.

bérénice dit: 22 février 2018 à 6 h 37 min

quand on vous lit de lire un traité de théologie écrit par une guenon qui nous entretiendrait de la Somme théologique de saint Thomas d’Aquin… conseil amical si vous voulez qu’on dialogue avec vous !

C’est trop flatteur! enfin je ressemble à quelqu’un.

Jean Langoncet dit: 22 février 2018 à 4 h 18 min

Marc Chagall

Il dort

Il est éveillé

Tout à coup, il peint

Il prend une église et peint avec une église

Il prend une vache et peint avec une vache

Avec une sardine

Avec des têtes, des mains, des couteaux

Il peint avec un nerf de bœuf

Il peint avec toutes les sales passions d’une petite ville juive

Avec toute la sexualité exacerbée de la province russe

Pour la France

Sans sensualité

Il peint avec ses cuisses

Il a les yeux au cul

Et c’est tout à coup votre portrait

C’est toi lecteur

C’est moi

C’est lui

C’est sa fiancée

C’est l’épicier du coin

La vachère

La sage-femme

Il y a des baquets de sang

On y lave les nouveaux-nés

Des ciels de folie

Bouches de modernité

La Tour en tire-bouchon

Des mains

Le Christ

Le Christ c’est lui

Il a passé son enfance sur la croix

Il se suicide tous les jours

Tout à coup, il ne peint plus

Il était éveillé

Il dort maintenant

Il s’étrangle avec sa cravate

Chagall est étonné de vivre encore

Cendrars, In Dix-neuf poèmes élastiques

Widergänger dit: 22 février 2018 à 0 h 51 min

Mais par « poésie », je n’ai jamais dit qu’elle se réduisait à des vers. Il faut me lire correctement. Bien sûr que la prose poétique peut-être plastique. Ne m faits pas did, svp, ce que je n’ai jamais dit. Je suis un esprit bien trop fin pour rentrer dans le moule rigide où vous voulez à tout prix me faire rentrer. Conclusion : vous avez projeté sur moi une rigidité qui n’était en fait que de vous ! C’est souvent le cas ici : je suis pour beaucoup un puits noir à projection fantasmatique souvent des plus délirantes… C’est sans doute la rançon de la gloire…!

Pat V dit: 22 février 2018 à 0 h 37 min

Il y a une rigidité de la langue qu’il est difficile de rendre plus plastique, sauf par l’exercice de la poésie, WGG.

Bof, bof, il existe de la poésie rigide comme du plastic et de la prose plastique comme de la pâte à modeler…

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