de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Une autre colline des hommes perdus

Une autre colline des hommes perdus

Dans une vie d’écrivain chaque histoire vient à son heure. Question de kairos. Surtout ne rien forcer. Il suffit d’attendre qu’elle s’impose, et plus encore lorsqu’elle est autobiographique. Tahar Ben Jelloun aura mis près de cinquante ans non à écrire mais à oser écrire La Punition (153 pages, 16 euros, Gallimard).

« Sans cette épreuve et ces injustices je n’aurais jamais écrit »

Il s’était joint à d’autres étudiants, adhérents de leur syndicat de gauche Unem (Union nationale des étudiants marocains), pour manifester le 23 mars 1965 à Casablanca et dans les grandes villes du royaume afin de dénoncer une circulaire jugée inique du ministère de l’Education nationale : l’interdiction faite aux lycéens de plus de 16 ans de redoubler le brevet et leur envoi systématique vers l’enseignement technique. Les manifestations furent pacifiques, la répression nettement moins. La police tira dans le tas. On releva des dizaines de morts et des centaines de blessés.

Le narrateur, 20 ans à peine, insouciant responsable du ciné-club de Tanger, se retrouve puni. Jusqu’alors, il n’avait été convoqué au commissariat qu’une seule fois : pour avoir osé projeter Le cuirassé Potemkine, « un film politique ». Cette fois, il en va tout autrement. Ce sont les punis du roi. De cette caserne, on a fait un camp de redressement au grand dam de l’Etat-Major qui se fait une haute idée des Forces armées royales. Dix-neuf mois de détention pour la matricule 10 366, mais en respectant les formes : ce n’est pas une peine de prison, et pour cause, mais une mesure autrement plus raffinée : le service militaire obligatoire, mais à régime très spécial. Mauvais traitements, humiliations, brimades, exercices limites, vexations, manoeuvres militaires dangereuses, balles à blanc qui ne le sont finalement pas… :  la panoplie répressive militaire dans toute son absurdité. Sauf que ce ne sont pas des conscrits menés à la dure mais des prisonniers politiques privés de leur statut. Ils se retrouvent à Ahermoumou, une académie militaire au nord de Taza.

Les geôliers sont des officiers et des sous-officiers dévoués au général Oufkir qui fait régner l’ordre d’une main de fer au service de Sa Majesté. Dans un Etat policier, la police gouverne. A l’intérieur du camp militaire, la corruption règne comme à l’extérieur. Autant dire qu’elle y règne naturellement. Nul n’échappe à la nourriture avariée, sauf à en avoir les moyens. En écorchant le français, ils légifèrent dans leur petit royaume : « Ici, pas de bolitique !… Rivail !.. Retifélalinement !… Oune, dou ! oune… »00732c870dde541917277dac8914b62b_thumb_565

A son frère, le narrateur ne demande pas des colis de gâteaux ou de conserves. Juste un livre, n’importe lequel, mais le plus épais possible afin de tenir le plus longtemps possible dans cet univers de décervèlement. Ce roman, qu’il croit consacré au voyage, sera son compagnon d’infortune, celui qui lui sauvera l’âme et l’esprit, qui l’empêchera de basculer dans le néant de l’intelligence dans lequel le commandant aimerait tous les précipiter histoire de les rééduquer. Et tant pis si beaucoup de choses lui échappent des aventures de Léopold Bloom à Dublin en ce 16 juin 1904 ! L’essentiel, c’est de partir d’ici. Pas de mosquée et nul ne parle de l’islam. Ne jamais oublier que cet Ulysse-là se clôt sur un optimiste, un vibrant, un immense « OUI » en lettres capitales. De quoi acquiescer encore et toujours à la vie lorsque le courage fait défaut.

Il se rêve poète. D’ailleurs il l’est déjà puisqu’on l’appelle « le poète » et qu’il a déjà écrit, mais pour lui, en attendant quAnfas (Souffles), la revue d’Abdelatif Laâbi lui accorde l’asile poétique pour la première fois. A quoi bon la poésie en tant de crise ? Cette question, intemporelle et universelle, on peut se la poser régulièrement dès que la situation s’y prête, et Dieu sait que les occasions ne manquent pas. La poésie le fait tenir, elle lui est vitale dans un univers où on leur apprend à oublier et à obéir. De la poésie à lire et à écrire. Celle de Rimbaud, et la sienne propre, les poèmes d’Aragon chantés par Ferré et Ferrat. Pour tenir encore, lorsque la poésie ne suffit plus, le cinéphile se fait son cinéma, se repasse mentalement les Enfants du paradis avec ses merveilleux dialogues et surtout la Colline des hommes perdus, inoubliable réquisitoire de Sidney Lumet, pour voir si on s’en sort mieux dans la fiction que dans la réalité.

Il ne se plaint pas de son sort car il y a toujours pire, surtout lorsque la radio évoque le sort d’un Français du nom de Régis Debray qui pourrit dans une prison bolivienne en attendant la sentence de mort, ou celui des militants emprisonnés par Franco là-bas en face de Tanger. Ici, la pire des punitions est d’être enterré vivant debout, immobile, la tête dépassant au ras du sol, exposée à toutes les intempéries. Ca se passe là comme ça pourrait se passer ailleurs. Ce qui ne signifie pas que la particularité marocaine, celle des années 60 du règne d’Hassan II, « ce roi que tout le monde craint sans l’aimer vraiment », en ait été gommée, mais que humainement, l’auteur fait appel à des sentiments et des émotions, des réflexes et des réactions que l’on retrouve partout et tout le temps.

 

BIO-KING HASSAN II-MUTINEERS-COUPLibéré aussi soudainement et aussi inexplicablement qu’il a été emprisonné de même que tous ses compagnons d’infortune, il rejoint sa famille à Tanger, le ciné-club dont il fait la programmation avec Le Guépard et la Nuit de l’iguane qu’il porte aux nues, et surtout pas Un homme et une femme qu’il « hait » ; puis il gagne Tétouan où il enseigne la philosophie au lycée. Mais la punition est toujours là, dans la tête en proie à de violente migraines qui jamais ne le déserteront, de même qu’une insomnie tenace, obstinée. Il ne suffit pas de quitter le camp militaire, encore faut-il être quitté par lui.

Ce qui les délivrera de cette oppression permanente, de cette angoisse lancinante, de cette peur de la souffrance inconnue, c’est le fameux attentat de Skhirat le 10 juillet 1971. Un massacre à la mitraillette parmi les invités du roi dans l’une de ses nombreuses résidences. Joyeux anniversaire, Majesté ! Un putsch militaire avorté perpétré par les cadets d’Ahermoumou sous les ordres des tortionnaires de la caserne. « Sa » caserne, « ses » geôliers !

Toutes les stars maudites du camp de redressement figurent parmi les assaillants : lieutenant-colonel Ababou, sergent Aqqa et les autres. Nombre de conjurés seront exécutés sur le champ ou pris dans les tirs croisés. D’autres auront la vie sauve mais connaitront l’enfer de Tazmamart, chacun enfermé debout entre deux murs, autre récit de Tahar Ben Jelloun Cette aveuglante absence de lumière (2001), l’un de ses plus beaux livres, une évocation d’une rare puissance, élaborée à partir du témoignage d’un survivant à l’issue de près de vingt années de bagne. La Punition, qui tient remarquablement du début à la fin la note d’une écriture à l’os, sèche, nue, économe, boucle la boucle sur ce Maroc-là.

Un demi-siècle a passé. Il n’a jamais pu relire Ulysse de Joyce sans que, quelle qu’en soit l’édition, les pages exhalent un parfum entêtant, insupportable : « l’odeur indéfinissable de la captivité ». Proust ne dit rien d’autre : quand on relit un livre qui a compté pour soi, au plaisir de la lecture se superposent dans l’inconscient le souvenir de l’époque, des sensations, des couleurs, des parfums qui furent celles de la lecture initiale. Pour le meilleur et pour le pire.

(« La manifestation des étudiants le 23 mars 1965 à Casablanca », « La répression de la manifestation », « Le procès des cadets d’Ahermoumou après l’attentat de Skhirat » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

1 162 Réponses pour Une autre colline des hommes perdus

christiane dit: 25 février 2018 à 9 h 21 min

@Delaporte et renato
Le génie autoproclamé enrage… qui s’attarderait sur ses éructations délirantes et méprisantes, sur ses fantasmes de toute puissance autant vis à vis de la culture que de la femme ? Son temps est devenu celui de la folie agressive et du mépris et n’intéresse plus grand monde…
d’autres intervenants, ici, apportent plus de joie et de sérénité et sont loin d’être incultes.

Evidence dit: 25 février 2018 à 8 h 52 min

« vous témoignez sans vouloir convaincre et c’est bienfaisant » dit christiane à raymond… que c’est drôle et curieux de la part de quelqu’un qui cherche à persuader constamment avec moult citations à l’appui… exemple aussi, le nombre de fois où elle a écrit : « vous vous trompez » alors qu’il n’y a qu’elle qui jamais ne se trompe… oui, curieux, vraiment

Delaporte dit: 24 février 2018 à 23 h 45 min

« La démocratie a échoué sur toute la ligne : l’éducation. » wgg

Premiers responsables : les profs. wgg ne croit pas si bien dire, l’insolent… avec lui-même aux premières loges de ce ratage horrible.

christiane dit: 24 février 2018 à 23 h 36 min

Raymond,
continuez d’écrire. Vous êtes reposant, attentif, plein de spontanéité, sans rancune ni ressentiment, juste paisible. Lire redevient un plaisir de compagnonnage quand on suit votre pensée car vous avez décrit, dans votre texte sur l’écriture de Proust, une jouissance, une jubilation de lecteur, communicatives.

Widergänger dit: 24 février 2018 à 22 h 23 min

S’il n’y a plus d grand art aujourd’hui, c’st qu’il est devenu très difficile de se mettre à l’abri de la populace. La populace est inéducable et n’st faite que de ressentiment et d’esprit de revanche et de vengeance. La haine est en vérité omniprésente dans notre monde démocratique contre l’esprit.

Widergänger dit: 24 février 2018 à 22 h 19 min

Horace avait la populace en horreur et s’en détournait, on comprend pourquoi (Odi profanum vulgum et arceo).

Widergänger dit: 24 février 2018 à 22 h 12 min

C’est la revenche des petits sur les grands. La plèbe sur l’aristocratie de l’esprit. La démocratie a échoué sur toute la ligne : l’éducation.

Widergänger dit: 24 février 2018 à 22 h 09 min

On crache sur les savants, on s’extasie devant la merde. Belle époque…! Une époque qui pue de plus en plus fort.

raymond dit: 24 février 2018 à 21 h 44 min

@Christiane: tous ces adjectifs bienfaisants m’encouragent, merci! Je ne suis pas sûr que ce texte soit sur la Recherche, c’est un tremplin disons, je vais avancer, promis. Je ne suis pas intéressé par la « critique »; celle-ci est amusante comme un bavardage nécessaire pour se prouver que l’on est en vie, guère davantage; m’intéresse la création à partir de… merci à vous de tant de sollicitude.

christiane dit: 24 février 2018 à 20 h 52 min

@raymond dit: 24 février 2018 à 19 h 54 min
Étonnant ce mimétisme entre Goethe et Dante.

Pour la suite de votre traversée de « La Recherche », je m’en réjouis par avance. Vous êtes sincère, sensible et subtil. Une modestie bienvenue dans la rédaction de votre billet entraîne les lecteurs à votre suite, cela change agréablement de toutes ces paroles « savantes », autoritaires et raides que l’on peut lire sur cette œuvre. Vous témoignez, sans vouloir convaincre et c’est bienfaisant.

Ed dit: 24 février 2018 à 20 h 24 min

Je comprends la comparaison, même si je n’y adhère pas.
Ce qui me plait ? La solitude de l’homme occidental, sa quête perdue d’avance vers le couple (et l’amour, mais la question du couple est plus intéressante car moins récurrente en littérature). Et surtout, la réflexion sur le transhumanisme.

Evidence dit: 24 février 2018 à 19 h 57 min

je reviens sur la « miraculée »… son sourire béat constant disait bien : je vous ai bien tous possédés !

raymond dit: 24 février 2018 à 19 h 54 min

@christiane: j’ai écrit une suite à « Proust écrit », mais je ne me risquais pas à la publier dans mon blog avant que l’on ne m’y encourage; c’est ainsi.
Cela dit, je ne sais plus où l’on trouve chez Pascal Quignard cet aperçu étonnant: Goethe a fait ensorte qu’il y ait dans son Faust I et II autant de vers exactement que dans la Divine Comédie. C’est renversant. On se dit que le sol littéraire où l’on s’avance hardiment contre la mort est beaucoup plus solide que ce que l’on croyait aux heures de déshérence. Il est une mathématique, donc une musique, à laquelle on peut croire, malgré tout. (Constat de créateur, non de commentateur).

christiane dit: 24 février 2018 à 19 h 16 min

Bon, assez occupé cette page, je retourne à la lecture du roman de Pierre Lemaître Couleurs de l’incendie. Passionnant et magnifiquement écrit.

christiane dit: 24 février 2018 à 19 h 13 min

@raymond dit: 24 février 2018 à 19 h 01 min
Vous avez écrit à la fin de votre texte : « à suivre, peut-être… ». j’espère lire la suite de ce texte subtil.
Bien aimé votre remarque sur cette souris de Musil, ici : « l’infiniment petit et l’infiniment grand se recoupent étroitement (le vivant et le mort, l’oeil et le monde), comme si le jeu humain / divin de Goethe avait éclaté à la dimension de l’univers et dans toutes les directions. »
Bien aimé aussi vos remarques sur le final du Faust II de Goethe. Oui, ils sont tous en lévitation entre le haut et le bas, le ciel et la terre, le Bien et le Mal… L’entre-deux, la voie du milieu : un bon choix pour nous autres, les petits !

christiane dit: 24 février 2018 à 19 h 04 min

M.Court (suite)
Prologue intéressant et suite de la citation donnée cette nuit pages 17/18.
Étonnant ce passage de la troisième personne (textes authentiques) à la première.
Et que de poésie dans cette réponse : « Et vint cette voix environ l’heure de midi, au temps de l’été, dans le jardin de mon père. »
« Chef-d’œuvre de surnaturel et de bon sens » comme il l’écrit dans la préface.

raymond dit: 24 février 2018 à 19 h 01 min

@Christiane, je vois que ma lecture de Proust ne vous a pas trop gênée ! Merci. Pour Musil et la souris, il est des récits comme ça où l’infiniment petit et l’infiniment grand se recoupent étroitement (le vivant et le mort, l’oeil et le monde), comme si le jeu humain / divin de Goethe avait éclaté à la dimension de l’univers et dans toutes les directions.

raymond dit: 24 février 2018 à 18 h 53 min

@Christiane: la fin du Faust II:
Das Unbeschreibliche,
Hier ist’s getan;
Das Ewig-Weibliche
Zieht uns hinan. (vers 12110)
il est très curieux de voir le vieux Goethe préférer l’adjectivation. L’essentiel est ramassé dans un adjectif, musical et mystérieux à la fois. Le sens coïncide enfin avec la musique. La métaphore (Gleichnis) renvoie l’humain vers le divin (c’est un chœur mystique). Le mouvement de la scène va du pater profundus au mater gloriosa: c’est à peine compréhensible pour nous… Les anges chantent, on s’y perd très vite; heureusement la peinture et la musique nous ont familiarisés avec ce monde pour nous très ancien.
La source la plus importante est ici la Divine Comédie qui se termine sur la même idée de base: humain et divin mêlés, image du Christ naturalisée chez Goethe. La forme est empruntée aux hymnes du moyen âge.

christiane dit: 24 février 2018 à 18 h 41 min

@Petit Rappel dit: 24 février 2018 à 18 h 32 min
Brasillac ? étonnant. Qu’apporte-t-il dans sa traduction ? Pour les autres vous avez raison, la mise en scène du face à face a été certainement dramatisée et enjolivée…

Petit Rappel dit: 24 février 2018 à 18 h 32 min

« Et vint cette voix  » Etc.
« Un quatrain parfait » je veux bien, à condition de noter que le texte original est en latin!
Il n’y a d’ailleurs pas dans ce Procès de Jeanne une alternance de questions et de réponses à visées dramaturgiques. Le texte latin est entièrement au style indirect façon Dixit Johanna, etc.
L’effet scénique provient d ‘excellents traducteurs adaptateurs dont le dernier est je crois Raymond Oursel et le plus sulfureux Robert Brasillach. Régine Pernoud avait un faible pour cette version très précise, qui fut montée à sa demande sans nom d’auteur à Paris autour de 2000.

raymond dit: 24 février 2018 à 18 h 10 min

@Christiane
L’accès à mon blog était bloqué par accident, maintenant ça devrait marcher à peu près… Il est des voix secrètes disons, celle de Kafka bien sûr, murmures d’animaux pris au piège de nos modernités féroces, c’est insoutenable depuis 1914, on a oublié la grâce en route, avec Kafka ça devient définitif, mais c’était déjà le cas avec Kleist, le Lenz de Büchner… et puis tout à coup, je ne sais pourquoi, la voix de Brassens qui m’a hanté adolescent vient porter la discorde encore et encore, lui fait des miniatures pour le cœur habillé en esprit, ça n’a aucun rapport, mais son oeuvre ouvre des libertés inconnues sur un fond totalement désespéré, émotion pure de vivre encore.

christiane dit: 24 février 2018 à 17 h 41 min

@vedo dit: 24 février 2018 à 15 h 18 min

« Dernière phrase de Faust II. Un autre monde. » où il échappe à Méphistophélès grâce à Marguerite… Le lieu ? cette montagne escarpée, une sorte d’axe cosmique menant à l’autre monde ou noyau inconscient de la psyché ? (Proche du final du Paradis de Dante : les sphères célestes)
« L’indescriptible
Ici est accompli:
L’Éternel féminin
Nous attire vers le haut. »
Et les dernières phrases de La souris, cette toute petite nouvelle de Robert Musil (Œuvres pré-posthumes) traduite par P.Jaccottet :
« La main de l’homme pendait au dossier du banc. Un œil aussi petit, aussi noir qu’une tête d’épingle se tournait de ce côté. Et la sensibilité, l’espace d’un instant, était si étrangement bouleversée qu’on ne savait plus si c’était ce petit œil noir et vif qui tournait, ou l’immense immobilité des montagnes. On ne savait plus si c’était la volonté du monde qui s’accomplissait en vous, ou celle de cette souris, brillant dans un œil minuscule et solitaire. On ne savait plus s’il y avait encore des batailles ou si déjà régnait l’éternité. »

Nicolas dit: 24 février 2018 à 16 h 18 min

Il me donne l’impression d’un être qui trouverait délicieux de ronger un vieux trognon de pomme pourri. Je suis déjà bien assez depressif comme ça pour ne pas m’encombrer d’encombrant. Qu’est ce qui vous plait ?
Nounouna je regarde pas.

Lavande dit: 24 février 2018 à 15 h 55 min

« Les particules élémentaires » me fait toujours penser à une option du même nom en Physique. L’enseignant responsable était particulièrement cool et généreux dans sa notation. Du coup beaucoup d’étudiants choisissaient cette option et mes collègues l’avaient surnommée « Les particules alimentaires ».

Delaporte dit: 24 février 2018 à 15 h 53 min

Amazon est dithyrambique sur les Mémoires de Revel, parus récemment en Bouquins. C’est un livre dont Passou devrait nous parler, même si sa valeur littéraire est un peu exagérée par le vendeur mondial (qui veut à toute force nous le faire acheter). Hier, j’ai lu un chapitre inédit de ce livre, paru dans la revue Commentaire, où Revel confessait son penchant pour l’alcool. Cela se lisait bien (on n’a pas été pour rien l’ami de Bernard Frank), mais cela ne sert à rien d’exagérer et de porter aux nues ce gentil texte très classique, plutôt « plaisant » :

« En janvier 1997 parut Le Voleur dans la maison vide. L’événement fut à la hauteur de ses ambitions, Revel s’inscrivant dans la lignée des plus grands mémorialistes, celle du cardinal de Retz et de Saint-Simon. » notice Amazon !!!

Ed dit: 24 février 2018 à 15 h 42 min

Nicolas,

Intéressant. Et pourquoi donc ?
Enfin bon, un écrivain du XXI e siècle ne peut pas pourrir le cerveau de grand monde…Hanouna fait plus de ravagé que n’importe quel homme de lettres.

christiane dit: 24 février 2018 à 15 h 12 min

Raymond – 13h37
Vient de paraître le n° 1067 – mars 2018 – de la revue « Europe », dédié à Yves Bonnefoy. Naguère, Passou, qui l’avait rencontré, avait écrit un billet émouvant. C’était l’époque de « L’Arrière-pays ».
Juillet 2016… c’est encore si proche…
Donc, je lisais les articles de cette revue jusqu’à ce que je tombe sur celui de Michel Deguy. Je venais, peu avant, d’ouvrir le lien de Closer sur ce mystère de « la « sœur » miraculée » et sur ce qu’elle dit de son rôle de « témoin » sans désir de convaincre. Or, dans cet article, Michel Deguy écrit ces lignes : « Témoigner synonymise attirer l’attention, (…) indiquer, suggérer, tourner la clairvoyance vers une trace de l’obscur, du secret décisif qui restera secret (pareil à ce « retour à l’inéclaircissable » dont Kafka conclut sa fable de Prométhée).
Vous avez maintenant tout le chemin qui m’a conduite du post de Closer, à celui de JJJ et au vôtre, sans oublier Zerbinette qui trace par ses mots l’itinéraire des vivants en passant de Brassens à Kafka.
Ce que vous dîtes maintenant du « jeu du chat et de la souris » me ramène au souvenir d’un autre livre que j’ouvre souvent : Les écrits pré-posthumes » de Musil et dans ce recueil de nouvelles, celle de « La souris » qui fixe de son œil brillant le soldat mort, œil dans lequel tourne le monde et l’éternité. Ce sont des voix qui se répondent et hantent nos mémoires de lecteurs et d’auditeurs (et celle de Georges Brassens n’est pas la moindre).
Pourquoi faites-vous un barrage à l’entrée de votre blog ?

Delaporte dit: 24 février 2018 à 15 h 09 min

« Mistake, Delaporte.
L’éternel féminin. »

C’est une manière de voir les choses qui est hélas réaliste. Mais aujourd’hui, grâce aux affaires Weinstein, Polanski, Woody Allen, cela risque de changer un peu. L’éternel féminin va se transformer, les femmes vont relever la tête, prendre le pouvoir, après des siècles d’asservissement…

Delaporte dit: 24 février 2018 à 15 h 06 min

L’alibi de Ramadan, sur lequel ses partisans comptaient tellement, mis à mal. Ramadan n’est pas sorti de l’auberge ! :

«Cet alibi n’était en fait qu’un mensonge, a déclaré à Libération, Me Eric Morain, l’avocat de la plaignante. On nous annonçait l’alibi du siècle, cela s’est lamentablement dégonflé en à peine une poignée de semaines.»

Delaporte dit: 24 février 2018 à 14 h 51 min

On vit vraiment une époque sans foi ni loi, où c’est chacun pour sa pomme, au mépris de l’autre (et souvent de la femme). Société soi-disant civilisée, mais où le sexe dégorge de manière inappropriée et où les mâles sont des malotrus qui asservissent des esclaves sexuelles, et où les femmes sont donc les éternels victimes, même les Deneuve qui prétendent aimer qu’on les viole…

Delaporte dit: 24 février 2018 à 14 h 46 min

Un sondage alarmant montre l’étendu des dégâts. En France, un peu plus d’une femme sur 10 a été victime d’un viol. Triste constat :

« Selon une étude de l’institut Ifop pour la Fondation Jean Jaurès, réalisée auprès de 2 167 femmes de 18 ans et plus, 12 % ont été victimes d’un ou plusieurs viols au cours de leur vie. Et 43 % ont subi des gestes sexuels sans leur consentement. » La Parisien

Delaporte dit: 24 février 2018 à 14 h 22 min

Cela va mal pour Tariq Ramadan dont l’alibi est mis à mal. Il serait arrivé à Lyon (venant de Madrid et non de Londres) en fin de matinée, et non en fin d’après-midi, ce jour fatidique où le viol aurait eu lieu. Les charges qui pèsent désormais contre lui sont assez sévères pour que la justice estime qu’il doit rester en prison, même s’il est atteint d’une maladie grave et souffre de dépression profonde (il serait sous anxiolytiques) :

« Mais selon le récit de Libération, Tariq Ramadan aurait en fait été récupéré en fin de matinée par des militants de l’Union des jeunes musulmans (UJM), l’association à l’origine de cette conférence. Puis aurait ensuite été déposé à l’hôtel Hilton, où « Christelle » l’aurait, selon elle, rejoint. »

raymond dit: 24 février 2018 à 13 h 44 min

@zerbinette: vous avez raison zerbinette, Obligatoire, le Service du Travail. Il aurait bien dû se cacher au lieu de partir évidemment. Mais imaginez le Sétois de vingt ans fraîchement débarqué de sa ville lointaine, où il avait commis quelques méfaits, dans la capitale occupée; lui, habitant chez sa tante, où allait-il se cacher? C’est seulement après quelques mois en Allemagne qu’il comprit ce qu’il avait à faire; et c’est avec Jeanne que tout commence lors d’une permission.

raymond dit: 24 février 2018 à 13 h 37 min

@Christiane: Pour suivre votre direction, il m’a toujours semblé que Brassens, seul comme Georges Brassens en scène, jouait au chat et à la souris avec ses deux groupes d’amis; les « boches » (les amis de Basdorf) étaient utiles pour se protéger des Sétois de Paris et les Sétois pour garder ses distances avec les « boches ». C’est dans cette perspective que l’on pourrait ce me semble (mais j’en ris d’avance) revisiter la chanson phare des « Copains d’abord ». Car l’amitié c’est très bien, mais c’est aussi une brûlure, et point trop n’en faut. Voilà à peu près ce que Brassens songeait à l’intérieur de son intérieur, dans sa pleine solitude assumée. (Quant à Kafka, c’est un autre sujet, mais Marthe Robert avait repris dans un titre (« Seul comme Franz Kafka ») ce que l’auteur du château avait confié à Gustave Janouch qui l’interrogeait sur sa solitude et lui demandait de préciser; FK dit : »Je suis seul comme Franz Kafka »).

zerbinette dit: 24 février 2018 à 13 h 17 min

Engagé « de force » au STO, force je ne sais pas mais le O c’était bien pour obligatoire. Mon père n’est pas parti du tout et est resté planqué à Paris et c’est comme ça qu’il a rencontré… ma mère !

christiane dit: 24 février 2018 à 12 h 40 min

Merci, Raymond. Bien belle rencontre qui change la fin de la fable de Kafka :
« – Hélas, dit la souris, le monde devient plus étroit chaque jour. Il était si grand autrefois que j’ai pris peur, j’ai couru, j’ai couru, et j’ai été contente de voir enfin, de chaque côté, des murs surgir à l’horizon ; mais ces longs murs courent si vite à la rencontre l’un de l’autre que me voici déjà dans la dernière pièce, et j’aperçois là-bas le piège dans lequel je vais tomber.
– Tu n’as qu’à changer de direction, dit le chat en la dévorant.»

Franz Kafka, « Petite fable » dans La Muraille de Chine et autres récits, Gallimard, 1950, p.146-147 (trad A. Vialatte)

raymond dit: 24 février 2018 à 12 h 27 min

@Christiane: l’affaire du STO est la suivante:
Engagé de force au STO, Brassens a été à Basdorf quelques mois dans une usine d’aviation je crois, puis il a profité d’un congé pour revenir à Paris et se cacher, non plus chez sa tante (c’était trop voyant), mais chez Jeanne, décidé à ne plus repartir au STO.
Brassens eut dès lors toute sa vie deux types d’amis: ceux de Sète et ceux de Basdorf. Deux groupe très tranchés qui ne communiquèrent pas vraiment, d’après de nombreux témoignages.

raymond dit: 24 février 2018 à 12 h 19 min

@Christiane
Jeanne Le bonniec a rencontré Georges chez la tante de Brassens qui était une voisine de Jeanne. Il venait de sa ville natale après une histoire de vol qui lui valut une mauvaise réputation à Sète. Il vécut un moment avec sa tante (elle avait un piano) puis emménagea chez Jeanne, bien que Jeanne ait eu un compagnon dans la même maison, Impasse Florimont. C’était Marcel Planche ouvrier chez Renault et un peu alcoolique. Jeanne ayant un bon tempérament, il y eut bientôt dans l’Impasse un charmant ménage à trois. C’est Marcel Planche qui fournit Brassens en tabac pendant la guerre (c’est aussi lui l’Auvergnat). On notera la chanson « Chez Jeanne » qui est un hommage merveilleux, mais aussi un peu « La femme d’Hector » même si on parle beaucoup à son propos de la femme de Laville (ce qui est vrai aussi pour partie). L’histoire avec Jeanne se termine mal. Jeanne bien après la mort de Marcel vers 70 ans s’acoquine avec un semi voyou qui flaire la bonne affaire et Brassens en 66 se voit contraint de quitter à son grand regret l’Impasse Florimont. Jeanne meurt peu de temps après cette aventure avec le jeune pauvre type. [C’est chez Jeanne que Brassens a écrit et peaufiné les chansons des trois premiers disques, années de misère, de crève la faim, jusqu’en 53 où il a décollé vers la célébrité. Finalement tout bien compté, GB est resté 25 ans chez Jeanne.]

Janssen J-J dit: 24 février 2018 à 12 h 16 min

« Si j’y suis, que dieu m’y garde, et si je n’y suis pas, que dieu m’y mette » (cauchon qui s’en dédie). Que voulez-vous que je traduise, lavande d’11.30 ? (play ?…= console play station).

christiane dit: 24 février 2018 à 11 h 50 min

JJJ,
Merci pour ce cadeau.
http://www.ina.fr/video/I00016272
Cette Jeanne est-ce celle qui a caché Brassens, l’a logé et nourri après son évasion du STO pendant la guerre, impasse Florimont ? Celle qui lui sacrifia ses maigres économies pour lui payer une guitare ? « L’hôtesse » de l’Auvergnat ? Quant à la cane, comme ils étaient très pauvres, on leur avait offert une cane pour la manger à la Noël mais ils aimaient trop les animaux pour pouvoir la tuer ; si bien qu’elle mourra de sa belle mort !
« Morbleu ! » La chanson s’achève par ce juron, impuissance amusée devant la mort.

Evidence dit: 24 février 2018 à 11 h 43 min

question de goût JJJ : je préfère les enculés aux « miraculées » et Enthoven à cette « Sœur » (?) sourire

Janssen J-J dit: 24 février 2018 à 11 h 21 min

Oui, les mirac.ulées sont en général plus intelligentes et sympathiques que les enc.ulés. Pas moins que pour les chréti.ens, leur moins facile d’expliquer l’existence du mal que la présence du bien. « J’ai tout lu !!! » dit-elle, du genre la cane de jean.ne, suffisamment pas chrétienne, et un brin diabloblique. Un bon polar japonais : « six-quatre » (de Hidéo Yokoyama), avis aux amateurs. Combien de candidats aux départs sur la pointe des pieds et aux retours sur la pointe des mains à la rdl aujourd’hui ? Pas de raison de déserter, le fait meilleur ici, pas vrai ? depuis qu’les 2 péteux inséparab’ ont filé sur le pré, que l’se sont simultanément trucidés. Vu que Frédéric Gros avait commis une préface à une nouvelle édition de Walden de H-D (S)oreau. L’est sur tous les fronts de la marche, espérons qu’elle sera meilleure que celle des Aveux de la chair; où le s’est pas foulé. Plains ceusses partis faire le ski dans la vallée de la Tarentaise. BJ à toussent, bloume et pablo casal, je r’tourne à ma play…
https://www.youtube.com/watch?v=4-PnUxtdulc

christiane dit: 24 février 2018 à 11 h 13 min

@closer – à 10 h 33
Merci. Ce témoignage est troublant et intéressant. Il ressemble à la dernière prise de parole de Job (dans la Bible) : on ne peut pas demander de compte à Dieu, Il agit librement. Elle est pleine d’humour et laisse tranquillement aux autres le fait de nommer ce qui lui arrive mystère ou miracle, tout en exprimant sa foi et sa surprise qu’une vieille dame comme elle ait pu vivre cela. Cela met de bonne humeur !

closer dit: 24 février 2018 à 10 h 33 min

Hier en zappant je suis tombé sur C à Vous, France 5, qui recevait la sœur « miraculée » de Lourdes…

Cette femme m’a paru parfaitement bien dans sa peau, intelligente, spontanée et sympathique. Tout le contraire de Raphaël Enthoven, dont « C à vous » a repassé l’éditorial scandalisé d’Europe 1 sur le « miracle ». C’est lui, le philosophe, qui paraissait un bigot de l’athéisme, agressif et intolérant!

https://www.france.tv/france-5/c-a-vous/saison-9/426249-soeur-bernadette-la-miraculee-de-lourdes-c-a-vous-23-02-2018.html

christiane dit: 24 février 2018 à 10 h 29 min

Vedo,
avez-vous écouté « Archipel Claudel » – une série de cinq émissions de France-Culture (juillet 2005) ?
Claudel, à propos de l’écriture, répondit à Jean Amrouche en ces mots :
« Bossuet m’a appris l’emploi de l’incidente. Au lieu que la phrase tombe directement sur la tête par un coup d’assommoir comme chez Voltaire, l’incidente élargit ses ailes. Ce sont des grandes ailes déployées, de sorte que quand la phrase arrive à son terme, elle ne fait que se poser avec une légèreté extraordinaire sur le sol… »
(archives INA)

D. dit: 24 février 2018 à 10 h 29 min

On peut ne pas aimer les colonnes pour leur forme, être obligé de les poser au sol, ou les inconvénients (très faibles) de plusieurs hauts-parleurs fonctionnant en phase et qui de fait vont créer des ondes très (très très) légèrement déphasées lorsqu’elle arrivent au niveau de l’oreille tout simplement parce que la distance n’est pas la même entre HP1 et bibi et HP2 et bibi. Pour l’aigu et le haut medium, pour le grave ça n’a plus aucune importance. Et il ne faut pas croire que sur des HP coaxiaux ce phénomène est supprimé, il est simplement atténué.
J’ai presque tout testé : petites enceintes, colonnes étroites, grosses colonnes et même panneaux (Magnepan) et électrostatiques (Martin Logan). J’ai même pu écouter des enceintes à plasma dans les années 80. Des monstres (AHL Toltèque). J’ai trouvé des avantages et des inconvénients pour chaque solution.
Mais surtout j’en ai tiré une conclusion : l’ampli avec qui on les associe est important; il y a des couples qui ne passent pas.
Et enfin, le fondamental si souvent oublié : la pièce d’écoute qui doit être semi-réverbérante quoique des pièces mates donnent des résultats très intéressants dans un autre style, avec un positionnement correct des enceintes.
Et puis ne jamais négliger le câblage et le serrage des connexions. Tant pour les câbles modulation que pour les câbles HP. Inutile pour ces derniers d’aller chercher très cher sauf à être émir, la plus-value sera très faible.
Par contre il ne faut toujours rechercher une forte section ou doubler, tripler les câbles. Ou bi/tri-amplifier pour ceux qui ont plusieurs bons amplis.
Je nourris actuellement le projet de fabriquer moi-même de petits panneaux dynamiques et si le résultat est bon de fabriquer ensuite des grands.

vedo dit: 24 février 2018 à 4 h 44 min

0h50
Peut-être le visage et la voix mais l’habit ne fait pas le moine. Je ne vois pas du tout ainsi son animus.

Sant'Angelo Giovanni dit: 24 février 2018 à 4 h 09 min


…revenez plus souvent, avec un état d’ébriété, plus sobre,…
…questions d’alambics à mise aux points,…

…distillons, nos phrases,…je me disait aussi, trop de mirabelles,…le sucre, çà va,…
…pour dire, c’est une boisson, ou un futur  » caramel ‘, au lotus bleu, ou oranges en décoction,…des mots pour s’enivrer,!…
…la présidence, à sa chaise,!…
…question buffet,…Ah,!Ah,!…etc,!…

TRUOMPEU dit: 24 février 2018 à 1 h 21 min

Et le nième… c’est Rimbaud !
(qui l’eut cru à la Sorbonne…)

« -Mémoire
L’eau claire; comme les larmes d’enfance,
L’assaut au soleil des blancheurs des corps de femmes (sic)
la soie, en foule et de lys pur, des oriflammes
sous les murs dont quelque pucelle eut la défense;
l’ébat des anges… »

« – Un Coeur sous une soutane
Dès ce moment, je t’adorai… ce que j’aime en une femme, en une vierge, c’est la modestie sainte; ce qui me fait bondir d’amour, c’est la pudeur et la piété; c’est ce que j’adorai en toi, jeune bergère!… »

et puis -à méditer tout le W-end!- (Mr Delaporte réveillez-vous…)

« – Les Mains de JEANNE-Marie

Jeanne-Marie a des mains fortes,
Mains sombres que l’été tanna,
Mains pâles comme des mains mortes.
-Sont-ce des mains de Juana ?
…/…
Ah! quelquefois, ô Mains sacrées,
A vos poings, Mains où tremblent nos
Lèvres jamais désenivrées,
Crie une chaîne aux clairs anneaux! »

Bonne Nuit

Clopine dit: 24 février 2018 à 0 h 50 min

Ben moi aussi je suis admiratrice de Jeanne d’Arc. A son procès (j’ai tout lu !!!) l’évêque (il pourrait avoir le visage et la voix doucereuse de notre hôte, si l’on filmait la scène…) lui demande :

« Jeanne, Jeanne, êtes-vous en état de grâce ? »

(oh le beau piège ! Si elle répond « oui », quelle présomptueuse ! Si elle réponde « non », alors, comment justifier ce qu’elle a entrepris ?)

Et voici sa réponse, à la bergère de Domrémy, la bouseuse, l’illuminée, la ch… :

« Si j’y suis, que dieu m’y garde, et si je n’y suis pas, que dieu m’y mette »

Diabolique Jeanne d’arc (Vador !!!)

vedo dit: 24 février 2018 à 0 h 03 min

22h55
Un autre admirateur des réponses de Jeanne d’Arc, était, parait-il, JJ Rousseau. (Je n’ai plus la référence).

Nicolas dit: 23 février 2018 à 23 h 54 min

Cocteau était véhiculé c’est un un peu comme le bouton de volume, l’ampli n’en a pas c’est bien dommage, ça ne ressemble pas vraiment à ce que c’est, un transmetteur de sensibilité, une rencontre.
À demain

D. dit: 23 février 2018 à 23 h 45 min

Les Tannoy Stirling sont à pas loin de 6000, pour une plus value bien faible, sauf à vouloir utiliser en amont des maillons très onéreux.
Haprès on fait comme on le sent, il faut pas forcément trahir ses envies. Et puis ça peut se revendre.

D. dit: 23 février 2018 à 23 h 41 min

Ah oui, des colonnes. Très bonnes.
Un principe excellemment maitrisé.
Tannoy en fait aussi, mais moins bonnes et pas françaises. D’une bonne qualité de fabrication aussi mais plus chères. Après on fait comme on le sent.

closer dit: 23 février 2018 à 22 h 55 min

Jean Cocteau : « De tous les écrivains de France, Jeanne d’Arc est celui que j’admire le plus. Elle signait d’une croix, ne sachant point écrire. Mais je parle de son langage, et de ses brefs qui sont sublimes. »

C’est aussi l’avis de François Cheng, vieux chinois de France qui citait Cocteau hier soir à la GL. Il exprimait sa passion pour le quatrain, cette forme poétique commune aux poésies française et chinoise et a cité en exemple une réponse de Jeanne d’Arc à ses juges: « Et vint cette voix, environ l’heure de midi, au temps de l’été, dans le jardin de mon père. »

Il a tout de suite perçu dans cette phrase de prose « un quatrain parfait »:

« Et vint cette voix
environ l’heure de midi,
au temps de l’été,
dans le jardin de mon père. »

Nicolas dit: 23 février 2018 à 22 h 32 min

Je n’ai pas besoin de puissance, il est très doux, compacte, entièrement connecté, simple et intuitif, doté de petites loupiotes qui peuvent changer de couleur. Ma paire de Bose fatiguée ne lui permet pas vraiment de s’exprimer. Je cherche du detail et de la profondeur, une paire de Tannoy coaxiale bi amplifiée c’est ce qu’il me faut! Noyé ou chêne? Telle est la question.

Jean Langoncet dit: 23 février 2018 à 21 h 56 min

@wattmen

Dans ma distraction je n’avais pas vu une voiture qui s’avançait; au cri du wattman je n’eus que le temps de me ranger vivement de côté (…) je restais, quitte à faire rire la foule innombrable des wattmen (Proust, Temps retr., 1922, p. 866).
http://www.cnrtl.fr/definition/wattman

Jean Langoncet dit: 23 février 2018 à 21 h 52 min

… digne d’un ampli Marantz qui envoie les watts (les wattmen c’est pour Clopine) sans trop de distorsion ; et ces enceintes meublantes de style 70s en ronce de noyer d’apparence fort chères, Nicolas, vous avez investi ?

Jean Langoncet dit: 23 février 2018 à 21 h 42 min

@Mais pourquoi on s’en f.hout pas?

Ben moi je m’en fous, de savoir si ce pantin médiatique est un sociologue ou un écrivain à succès outre-quiévrain ou à Munich, mais alors d’une force …

bérénice dit: 23 février 2018 à 20 h 28 min

Je ne cesse d’en changer le titre… Presque tous les jours…

ah c’est un faux, en livre en photo ou en hologramme à moins que ce soit votre black dog , votre doudou, votre objet transitionnel?

bérénice dit: 23 février 2018 à 20 h 21 min

D, l’article et quelques commentaires des lecteurs:

Le réveil a été rude pour les représentants syndicaux et patronaux qui ont planché, durant trois mois, sur la réforme de la formation professionnelle. La ministre du travail, Muriel Pénicaud, leur a infligé une douche à l’eau glacée, jeudi 22 février, en exprimant d’importantes réserves sur le résultat de leurs discussions et en annonçant son intention de prendre des mesures supplémentaires, plus énergiques. Autrement dit : la récréation est terminée, l’exécutif reprend les choses en main.

Cette mise au point a été faite alors que les partenaires sociaux s’apprêtaient à ficeler un accord, après y avoir consacré une exténuante séance de négociations, commencée mercredi en début d’après-midi et achevée le lendemain vers 4 heures – soit peu de temps avant l’intervention de l’ex-DRH de Danone.

Lire aussi : Assurance-chômage : un accord suspendu à l’avis de l’exécutif

Invitée, jeudi matin, sur CNews, Mme Pénicaud a indiqué avoir un « avis contrasté » sur le texte élaboré par les organisations syndicales et patronales. Il y a, certes, « un vrai progrès pour les droits des salariés », a-t-elle affirmé, en faisant allusion – entre autres – à l’augmentation des crédits d’heures dans le compte personnel de formation (CPF). Mais un sujet n’a pas été abordé, selon elle : la complexité du dispositif. « Il faut traiter (…) l’architecture du système et c’est le big bang dont le pays a besoin », a-t-elle martelé, en précisant qu’elle dévoilera les grandes orientations de la réforme le 27 février.

« Gestion monolithique »

Naturellement, son propos a été accueilli fraîchement par les partenaires sociaux. Alors qu’ils étaient de retour dans les locaux du Medef, jeudi en tout début d’après-midi, pour une ultime relecture de l’accord sur la formation continue, plusieurs chefs de file de délégation ont fait part de leur dépit.

« C’est un tout petit peu irritant, a confié Florence Poivey (Medef). On n’a pas signé, encore, l’accord (…) et on est déjà en train d’annoncer un big bang. »
« C’est assez peu compréhensible », a renchéri Yvan Ricordeau (CFDT), en craignant que les transformations promises par la ministre entraînent un nivellement « par le bas des droits des salariés ». « J’ai l’impression qu’on se retrouve (…) dans la gestion monolithique d’une personne sommitale », s’est indigné Maxime Dumont (CFTC). L’exécutif devrait faire attention à ce que « son big bang ne lui revienne comme un boomerang », a mis en garde Michel Beaugas (FO), en évoquant des foyers de « mécontentement qui sont en train de s’accumuler » (SNCF, Air France…).

Nonobstant cet accroc, la plupart des parties prenantes aux discussions semblent disposées à souscrire au compromis trouvé jeudi sur la formation professionnelle. Pour les organisations d’employeurs, ça ne fait pas l’ombre d’un doute. De leur côté, les représentants des centrales de salariés – à l’exception de la CGT – ont émis un avis favorable sur la mouture finale. Mais le dernier mot revient à leurs instances nationales, qui trancheront prochainement.

Reste que les propos de Mme Pénicaud engendrent « une situation bizarroïde », aux yeux de Jean-François Foucard (CFE-CGC). « On se demande à quoi ça sert de signer, même si une partie de l’accord va être reprise [par le gouvernement] », a-t-il complété, en s’interrogeant sur « la plus-value des partenaires sociaux ». Sous-entendu : le pouvoir en place manifeste une bien faible reconnaissance au paritarisme et à la démocratie sociale.

Debonaloi 23/02/2018 – 19h29
Of course, c’est l’architecture comme dit là ministre qui pose problème ,les intermédiaires qui collectent et utilisent les fonds au depart une cortisation patronale ,ce serait bien d’ailleurs que la presse MR Bissuel ici détaille pour le grand public le circuit ,qui ne fait que conforter dans l’idée des partenaires sociaux,que l’argent de la formation ,c’est leur argent un peu comme si le particulier payant 2000 € d’impot sur le revenu ,avait un chequier pour dépenser ces 2000 à sa guise

LUC 23/02/2018 – 18h56
Je suis loin d’etre sur que les syndicats representent les personnes desirant faire l’effort de la formation professionelle/apprentissage/continue Par ailleurs ,en france,les budgets formations ont souvent enrichi des societés de formation dispensant des formations non diplomantes & representant peu d’interet pour les societés. Est ce qu’un point precis est fait sur les pratiques en Allemagne,suede,norvege..(ingenieur en apprentissage ..) je suis moi meme ingenieur CNAM & ai bien reussi.

PDG de PME 23/02/2018 – 18h13
Si la Formation Professionnelle fonctionnait à merveille, on applaudirait de voir syndicats et patronats s’entendre pour améliorer encore le système. Il n’en est rien et ce système gagnera à être dynamité et reconstruit. Et si vous voulez mon humble avis, Mélanchon président aurait fait plus radical que Macron, lequel n’a pas été élu pour se tourner les pouces et maintenir le statu quo.

Debonaloi 23/02/2018 – 19h57
Suis pas sûr que Mélanchon serait pour sucrer les subsides que rapportent aux partenaires sociaux le paritarisme bien au contraire et c’est tout le probleme droite et gauche ont toujours été ok pour le conforter,c’est le prix du faux dialogue social

Patou 23/02/2018 – 17h47
Big bang peut-être mais dans l’article il n’y a rien, sauf éventuellement des sous-entendus réservés aux initiés dont je ne suis pas….

Stephane_92 23/02/2018 – 17h36
Je trouve que cet article du Monde est partial. Il ne donne la parole en réaction aux propos de notre ministre qu’aux partenaires sociaux qui sont évidemment tous négatifs . A aucun moment, le Monde ne donne la voix à des experts qui prouveraient pourtant facilement que cet accord négocié pendant 3 mois n’est qu’une vaste blague de personnes qui veulent surtout que rien ne change au détriment des salariés ! Quel gâchis. J’espère que le gouvernement sifflera enfin la fin de la récré !

Jean Langoncet dit: 23 février 2018 à 19 h 40 min

@il est temps aussi que je me retire sur la pointe des pieds…

J’emboîte le pas sans faire de pointes ni ramener mon reste

« Les arts, notamment la danse, sont présents dans les pamphlets. Quels rôles peuvent jouer les trois ballets dans Bagatelles pour un massacre ?

C’est une question très complexe. Les deux premiers (La Naissance d’une fée et Voyou Paul. Brave Virginie) figurent dans la première séquence, l’ouverture du texte ; le troisième (Van Bagaden) clôt le volume. Tous trois ont été écrits indépendamment du pamphlet, et Céline, on en a la certitude, a voulu les faire jouer. Il les a proposés à l’Opéra, à l’Exposition internationale de 1937, et même à l’étranger ; mais sans succès. Très rapidement, on pourrait distinguer plusieurs niveaux d’interprétation : d’abord, les ballets représentent les « bagatelles » du titre, c’est explicite dans le texte à un moment donné, noir sur blanc. Par conséquent, ces ballets font partie de ces choses que le pamphlétaire dresse en vain (bagatelles !) face au massacre, c’est-à-dire à la guerre qui vient. Mais ce n’est pas si simple. En effet, si l’on regarde ces petits textes en détail (cela a été fait il y a longtemps par des chercheurs, j’en donne les références dans l’édition), on s’aperçoit aussi qu’ils véhiculent certaines obsessions de Céline, à l’égard des étrangers par exemple. Et dans le même temps, j’insisterais sur ce point, ces ballets disent autre chose : sur la beauté du monde, sur la fragilité des êtres, sur le danger qui menace toute création. Ils sont donc ambigus, au sens le plus fort du terme. Rappelez-vous qu’ils ont été publiés après la guerre, en 1950, sous le titre Ballets sans musique, sans personne, sans rien. Céline considérait donc qu’ils pouvaient être réédités sans dommage, bien qu’ils fassent partie de ses écrits polémiques. Je ne pense pas qu’il faille lui supposer quelque intention sournoise ; les ballets représentent incontestablement une part de son imaginaire, et cette part ne se réduit pas, loin s’en faut, aux aspects les plus douteux de celui-ci. »
http://www.lepetitcelinien.com/2012/09/les-entretiens-du-petit-celinien-vii.html

Janssen J-J dit: 23 février 2018 à 19 h 38 min

« Passereau, délices de ma jeune maîtresse, compagnon de ses jeux, toi qu’elle cache dans son sein, toi qu’elle agace du doigt et dont elle provoque les ardentes morsures, lorsqu’elle s’efforce, par je ne sais quels tendres ébats, de tromper l’ennui de mon absence ; puissé-je me livrer avec toi à de semblables jeux, pour calmer l’ardeur qui me dévore, et soulager les peines de mon âme. Ah ! sans doute, ils seraient aussi doux pour moi que le fut, dit-on, pour la rapide Atalante, la conquête de la pomme d’or qui fit tomber enfin sa ceinture virginale ».

Merci Ch. pour le lien sur le chantre Catulle. Et moi qui pensais à Catulle Mendès !… ils sont magnifiques ces élans coquins, dites donc !…

Delaporte dit: 23 février 2018 à 19 h 36 min

« Je crois que personne n’a encore osé remarquer icite que la ministre du travail était une mocheté. »

Il faudrait dès lors abolir légalement le travail, et mettre à la place de cette ministre un canon.

Janssen J-J dit: 23 février 2018 à 19 h 30 min

Les misérables viennent de (re)sortir dans la Pléiade à moins de 70 euros pièce. Il se sont enrichis apparemment, depuis l’or.

Janssen J-J dit: 23 février 2018 à 19 h 27 min

Je crois que personne n’a encore osé remarquer icite que la ministre du travail était une mocheté. A juste titre d’ailleurs, car ce genre de remarque sexiste n’honorerait aucun de nos internautes éduqués de ce blog rdl par ailleurs totalement hermétiques aux enveloppes corporelles des ministres vouées à se colleter au sale boulot, et conscients de ne jamais diffamer quiconque de l’équiplage au pouvoir. Les réseaux sociaux qui colportent des rumeurs sont de véritables solo.pe.ries, il est temps de s’en rendre compte avec le nouvel indice de refroidissement éolien.

Sergio dit: 23 février 2018 à 18 h 37 min

D. dit: 23 février 2018 à 18 h 30 min
Comment s’appelle le votre ?

Je ne cesse d’en changer le titre… Presque tous les jours…

TRUOMPEU dit: 23 février 2018 à 18 h 35 min

16h, 16H1/2, 17 O5O6 18O1 02… votre prénom svp… vOTRE PRénom? Mé non NOM votre prénom !! Schnell !…MAIS… Schnell.. sten Weg!!!!!! hé nonmon… pré 2018, 2019… 20,30 bonbon

Ah ça lui* apprendra de dire reviens, et de faire confiance aux humains si lourds…
A « l’homme » plus qu’aux animaux

« Aux animaux
Au malades
Aux prisonniers »

Louis-Ferdinand Céline, Féerie pour une autre fois

————
* elle est dans la Pléiade !! cherchez nullards

D. dit: 23 février 2018 à 18 h 30 min

Vous avez un ours, Sergio. Sachez que je n’aime pas les ours. C’est l’animal trompeur par excellence. Je ne ferai pas de mal à un ours, évidemment. J’adoré les animaux mais j’ai vraiment du mal avec les ours. Alors que je suis très proche des félins, y compris les grands. Le courant passe. Mais pas avec l’ours. Comment s’appelle le votre ?

D. dit: 23 février 2018 à 18 h 25 min

Cet article est payant, Bérénice.
Donner de l’argent au Monde est un interdit absolu chez moi. Déjà qu’il faut que je me fasse violence pour le lire. Dans les années 90 et même au début des années 2000 on pouvait encore lire Le Monde. Mais là…maintenant…non c’est fini.
Qu’y a-t-il dans l’article? Y dit-on que certain syndicat est vendu à Macron ?

Sergio dit: 23 février 2018 à 18 h 07 min

bérénice dit: 23 février 2018 à 17 h 31 min
Si Sergio venait à nous oublier totalement

Boh chuis pas hinspiré… Et j’ai du taf avec mon ours…

bérénice dit: 23 février 2018 à 17 h 37 min

D, à propos de comète avez-vous lu le big bang du ministre du travail, je vous livre la conclusion de l’article paru dans le monde de demain:

Reste que les propos de Mme Pénicaud engendrent « une situation bizarroïde », aux yeux de Jean-François Foucard (CFE-CGC). « On se demande à quoi ça sert de signer, même si une partie de l’accord va être reprise [par le gouvernement] », a-t-il complété, en s’interrogeant sur « la plus-value des partenaires sociaux ». Sous-entendu : le pouvoir en place manifeste une bien faible reconnaissance au paritarisme et à la démocratie sociale.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2018/02/23/le-big-bang-de-penicaud-sur-la-formation-professionnelle_5261457_823448.html#V5i383whgS2R7MlA.99

bérénice dit: 23 février 2018 à 17 h 31 min

Si Sergio venait à nous oublier totalement cela m’attristerait mais pas jusqu’à la dernière extrémité comme vous D s’agissant de Jacques, sûrement suis-je moins vulnérable à l’absence.

bérénice dit: 23 février 2018 à 17 h 25 min

Ca se passe aujourd’hui, en grand nombre, dans nos grandes villes.

ça se passe aussi dans certains déserts médicaux et ruraux. Les médecins avaient manifesté contre un projet les obligeant à s’installer là où ils manquaient en leur laissant tout de même le choix entre le Cantal et la Creuse.

D. dit: 23 février 2018 à 17 h 12 min

Il faut que vous nous disiez, Edmée, pourquoi que vous avez choisi de réduire votre joli prénom désuet à deux petites lettres ?

zerbinette dit: 23 février 2018 à 16 h 40 min

Châteauroux a eu du mal à se relever du départ des Américains en 66/67 (de Gaulle et l’OTAN), heureusement les Chinois arrivent en force !

« L’air sain castelroussin

La préfecture de l’Indre a attendu des décennies avant de pouvoir disposer d’une piste d’athlétisme digne de ce nom. Les Chinois ont construit la leur, sur le site de La Martinerie situé à quelques kilomètres du cœur de Châteauroux, en moins de trois mois. Une piste mais aussi un terrain de football synthétique et, très bientôt, un gymnase.

Ces différentes installations seront tout d’abord utilisées par les étudiants chinois inscrits au Pôle d’enseignement supérieur international (Pesi) ouvert depuis un an dans les locaux totalement rénovés de l’ancienne base américaine. Ils seront donc rejoints dès le mois de novembre par une centaine de sportifs de l’université des sports de Pékin.

Cette prestigieuse structure, qui regroupe 13.000 étudiants et 2.000 professeurs et entraîneurs, est le pendant chinois de notre Institut national des sports, de l’expertise et de la performance (Insep). L’ambition, à travers la signature du contrat avec la Sino-France Economic Coopération Zones (SFECZ) propriétaire d’une partie de La Martinerie, est simple : faire de Châteauroux le lieu de préparation des sportifs chinois pour toutes leurs échéances européennes. Avec les JO parisiens de 2024 en ligne de mire.
« A terme, un millier de sportifs sont attendus dans l’Indre », a déclaré Cao Weidong, secrétaire général de l’université des sports de Pékin lors d’une récente visite. » (N.R.)

D. dit: 23 février 2018 à 16 h 33 min

Bérénice, il y a actuellement de nombreuses personnes âgées qui ne vont plus chez le médecin, ne sont tout simplement pas soignées, parce qu’elle s n’en ont plus à côté de chez elles, ou s’il en reste un le planning est plein pour un mois minimum. Et il refusera d’être leur « médecin traitant » imposé par la sécurité sociale. Ca se passe aujourd’hui, en grand nombre, dans nos grandes villes.
Des personnes devenues vulnérables dont notre système se fout.
Elles finissent par se retrouver un beau jour aux urgences, empilées des heures, voire des jours, dans des corridors d’hôpitaux en attendant une hypothétique place dans le service qui leur conviendrait. Ca concerne des personnes de classe moyenne. Et même moyenne-haute.
La situation devient catastrophique. Depuis les années 1980 le système en France est devenu schizophrène : un évident progrès technique du soin, une organisation territoriale et humaine totalement inadaptée. La catastrophe sanitaire est réellement proche, lorsque les gens « normaux » ne peuvent plus se soigner, ce qui est de plus en plus le cas, on va vers une catastrophe sanitaire à plus ou moins court terme.

bérénice dit: 23 février 2018 à 16 h 02 min

Pour finir il faudrait comme pour le budget des armées pouvoir majorer les dotations hospitalières, une priorité pour soulager les différents personnels.

gisèle dit: 23 février 2018 à 16 h 00 min

Tahar ben jelloun « les amandiers sont morts de leurs blessures » ,le premier livre que j’ai lu de lui,il y a longtemps. Vraie découverte.A lire absolument.

Bérénice, autre sujet, Monsieur HU, milliardaire chinois a racheté je ne sais combien d’hectares de terres dans l’Indre et l’Allier, afin de promouvoir la « baguette » en Chine et de récolter la « galette » en Chine, bien sûr…

bérénice dit: 23 février 2018 à 15 h 59 min

Sinon nous passerons assez vite d’une situation actuelle de tension extrême à une catastrophe sanitaire qui se terminera fatalement devant les tribunaux pour de très nombreuses personnes.

je ne pense pas que nous en arriverons là, mais comme en Angleterre les moins nantis devront attendre deux à trois ans pour une prothèse de hanche par exemple et ceux qui disposent de moyens suffisants à s’épargner l’attente se font opérer dans des délais acceptables dans desstructures privées. Il y aura différentes qualités concernant l’acceuil et les services médicaux prodigués ( qui d’ailleurs existent déjà pour les services acceuillant les personnes âgés comme résidant, pensez à votre avant dernière demeure car même si elles se sont améliorées ces structures avec tout ce qu’elles proposent en terme de confort, situation, personnels et services, architecture dépendent intimement de votre fortune).

bérénice dit: 23 février 2018 à 15 h 45 min

Mais est-il médiatisé ? sûrement pas…

moins connues, peut-être . Dans la famille Texier il y a aussi le fils.

Delaporte dit: 23 février 2018 à 15 h 43 min

La police fait des investigations sur twitter, mais rien ne l’empêche de venir sur le prestigieux blog à Passou, et d’arrêter ce pauvre JC pour injure raciale et diffamation… :

« Les enquêteurs vont devoir désormais remonter le fil afin de déterminer l’identité des personnes qui se cachent derrière ces comptes. Des réquisitions seront notamment engagées auprès du réseau social Twitter. »

bérénice dit: 23 février 2018 à 15 h 41 min

Parfois, le vent tombe ; le silence est alors total, uniquement troublé par les râles de la jouissance. »

Vive le vent, jamais mis les pieds à Agde mais cela me défriserait d’entendre polluer de ces râles le bruit du vent.

D, bien qu’il défende le vin, les agriculteurs ont du souci à se faire avec cette réforme de la carte des terres réputées difficiles, au rendement faible. Directive bruxelloise à quoi il faut répondre auxquelles s’ajoutent de nouveaux traités facilitant les importations de viandes en provenance d’Amérique latine. Questions: Va-t-on réussir à majorer le taux de suicide dans cette profession, après la désindustrialisation est-il en projet de déruraliser la France ou de faciliter le rachat des petites exploitations en faillite par des trusts ou des exploitants prospères, est-ce une réponse à l’opposition, la réticence manifestée envers l’utilisation de certains produits phytosanitaires, semences transgéniques issus de la grande industrie.

zerbinette dit: 23 février 2018 à 15 h 40 min

Christiane : « …le rideau de scène et les trois coups annonçant l’arrivée des comédiens… »
Bien vu !

°°°°°°°°°°°

JC est trop ancré depuis si longtemps, les racines vont si loin sous la surface du blog qu’il faudrait un bulldozer pour le déterrer, alors blogonautes, prenez ce ma.^le* en patience….

*écriture inclusive oblige

gisèle dit: 23 février 2018 à 15 h 32 min

bérénice 8h41. Excellent votre lien, joëlle Léandre et hélène Labarrière. Joëlle Léandre , je l’écoute depuis longtemps, l’an dernier au café de la poésie.De nombreux disques. Quant à Henri Texier, je l’ai entendu alors qu’il n’était pas » médiatisé », comme on dit. Mais est-il médiatisé ? sûrement pas…
A Paris, il sera au café de la danse le 10 mars prochain à 20h; et à l’auditorium de radio-france le 31 mars à 20h.Le plaisir simple d’écouter un, des, musiciens. Votre lien, c’est plus d’1 heure de musique….

TRUOMPEU dit: 23 février 2018 à 15 h 26 min

JC n’a pas pu partir…
c’est qu’il fut g^né dans l’étroit couloir de la RDL
par le retour de D, lequel avait fait machine arrière à l’écoute de la rumeur du retour de Bouguereau (le peintre ?) qu’il ne voulait pas croiser.

TRUOMPEU dit: 23 février 2018 à 15 h 16 min

14h49

d’Accord pour le Vin (pour Stange aussi & Aberl aLSO déliciusss)

mAIS SANS RIRE c’est grave que cette ministre soi-disant scientifique, puisse dire Vin=wISKEY !
qUELQU’un a pu dire que cela revient à comparer 1kg de plume et 1kg de plomb…
L’un est à 11/13°, l’autre autour de 40; IL est évident que l’irritation n’est pas la même pour une gorgée. De plus il est indéniable que le vin comporte des tanins bénéfiques que les autres alcools n’ont pas.
oN éVITERA DE rappeler à mme Buuuzihng que lorsque les dignitaires iraniens venaient à l’Elysée il demandaient à ne pas voir de bouteilles de vin sur la table de réception…

eT PUIS c’est bien le VIN (qui gèle bien moins vite QUE la BEER), qui a permis au Poilus de tenir le coup en 14/18 ‘

TRUOMPEU dit: 23 février 2018 à 15 h 00 min

12H13…
OUI c’est très joli…

—-

aLORS INTerprétation pour interpré…
Précédemment d’autres Dames avaient pu regretter de ne pouvoir trop exprimer leur goût pour art/litté au milieu de diverses disputes…

Pas sûr que la question Arrabal règle le Pb. mais bon, c’est aussi de l’Art dont il est question avec Guernica.
Et aussi de l’interprétation…

Ce tableau est un symbole. Pas forcément un symbole de ce que l’on croit à lire notices de toute part, mais justement un symbole de ce qu’est l’Histoire de l’Art en tant que discipline universitaire littéraire, relayée par les Musées, et tout l’appareillage de la « Politique culturelle » ; et qui n’est jamais malgré le lustre, qu’un mode de consommation de l’oeuvre (comme au dos d’une bôite de conserve), édicté après-coup, et en aucun cas la connaissance scientifique que l’oeuvre mériterait (Merleau-Ponty sur Cézanne est un très bel exemple de cette faillite prétentieuse)

AINsi un rapport a pu se constituer, celui d’un tableau (toile de lin + couleur à l’huile + châssis en sapin) avec le bombardement d’une ville et au profit de la dénonciation des crimes de guerre, du fascisme, du franquisme… Et difficile de ne pas y souscrire puisque le machin de l’ONU s’en est mêlé.

Tout d’abord la guerre en deux mots… et inutile de dire où sont les braves et où sont les méchants! La petite ville espagnole fut bombardée pour des raisons obscures (usines d’armement, contingent… c’est un peu l’histoire de Dresde en miniature, mais avec le tableau en plus) qu’on voudrait n’être que massacres de civils innocents. Comme en bien d’autres cas, le nombre de victimes proclamées devait au fil des ans passer de millier et millier à quelques centaines (KGB dixit). Mais quand on prononce Guernicaaaa, la raison défaille, et le ‘comble de l’horreur’ nous envahit. Car le tapis de bombes est lui aussi à relativiser. Lors des bombardements massifs de la RAF sur l’Allemagne près de 70% des bombes tombaient à côté de leurs objectifs (à la différence de celles guidées de nos jours). Or les fameux Stukas à la Sirène ne portaient qu’une bombINETTe de 100kg.

pUIS l’Art… Picasso, comme Sartre (ou Kandinsky ex commissaire du peuple!) est resté durant tout la guerre à Paris (sans doute pour ‘protéger ses tableaux qui représentaient déjà beaucoup d’argent ; de nos jours il y en a pour 40 Milliards d’euros – presque le budget de l’armée Fr.). Il a même côtoyé les allemands de très près; dont O. Abetz dont il est souvent question pour Céline. C’est que le représentant de l’Allemagne tenait à concilier les intérêts des uns et des autres, à attirer les faveurs d’intellectuels, à diviser les forces d’opposition. A la libé Picasso devint communiste comme chacun sait; était-ce pour effacer cela ou plus simplement:que pouvait-on faire à l’époque si l’on n’avait la carte du Parti (c’est la même question qu’avait dû se poser F. Pouillon en prenant la sienne dans l’espoir de régner sur la production des cages à poules). Il ne s’agit pas d’accabler Picasso qui fut comme tout le monde… Mais de mettre en balance avec la campagne ignominieuse qui récemment fut faite à Le Corbusier « architecte nazi », qui lui n’avait jamais rencontré les allemands de sa vie (sauf les Swi-deutsch! pour rire).

Une fois le décor planté ; il faut en venir à toute la vacuité de l’Histoire de l’art qui se déverse depuis tant d’années. Et ce n’est pas le pauvre Arrabal qui serait en mesure de redresser la situation.
L’incollable Kahnweiler a pu noter la liste des animaux représentés y compris le poulet… Très généralement, on note au centre de la toile le cheval qui trépasse, l’oiseau qui s’envole… le taureau qui se tient à l’écart. On est prié de comprendre -aidé par la Sorbonne, Ulm et l’ONU- que le cheval crevé c’est le « peuple » (peut-être même le Peuple qui est le vrai peuple, comme dans Mea Culpa) et bien sûr la colombe c’est toi… Oui mais alors, et le Taureau ? Quid !
Certains se risquèrent -sans rire- à dire que c’était une force en retrait (comme pour sécuriser, protéger ? La III° Intern ? la IV ?). Mais qui n’a vu une scène de corrida. Quand le taureau (harcelé de toute part souvent) charge le cheval du Picador (lequel est comme gainé, pour que les tripes ne giclent pas trop fort). Logiquement il faudrait donc dire, que le Taureau c’est le monstrueux faCzzisme ! Mais non, on a beau lire et relire la pléthorique bibliographie Picasso, on ne voit rien venir de ce côté là. Pourquoi ?
C’est que ce serait très gênant à dire… Pour connaître tant soit peu l’oeuvre du Maître, où le Taureau est omniprésent, et qui jusque dans les innombrables scènes un peu Zooph… le montre en compagnie de douces créatures; transposant celui de Minos avec Pasiphaè… aU point qu’il faille comprendre comme dans toute oeuvre (je me raconte ma vie /Nietzsche) que ce Taureau si sexuel ne serait rien d’autre que le peintre en personne avec ses conquête étayé par toute l’histoire de la peinture si l’on veut, mais comme dans une sorte d’auto-portrait…

Oui mais voilà, en ce sens, voici le peintre ami du « sens de l’histoire » embarqué du mauvais côté ! Comment cela serait pensable… (faudrait-il revoîler la copie à l’ONU ? A qui oserait-on le dire… Remuer là aussi cette Histoire si bien écrite jusqu’à ce jour !?

JC..... dit: 23 février 2018 à 14 h 58 min

Voltaire n’aurait jamais pu écrire La Pucelle avec une Jeanne d’Arc colorée, moche comme un pou !….

Adieu !

Ed dit: 23 février 2018 à 14 h 57 min

Je viens souvent, mais je commente peu (par rapport à ma fréquence de visite et à ce que je lis). Je m’étais mal exprimée, vous avez raison.

Mon prénom ? Même pas en rêve.

JC..... dit: 23 février 2018 à 14 h 56 min

Je sais combien mon départ va être ressenti douloureusement par les plus sensibles, les plus intelligents, les plus dynamiques d’entre vous.

Ma décision est prise : je n’y reviendrai pas.

En cas de dépression grave, appelez SOS Passou, un site financé par la diaspora séfarade monégasque, qui vous prescrira gratuitement les neuroleptiques nécessaires à votre salut.

Delaporte dit: 23 février 2018 à 14 h 53 min

Le martyre contemporain de sainte Jeanne d’Arc qui continue, avec une jeune lycéenne catholique qui en a pris plein la tronche, par le seul fait d’être métisse :

« Depuis sa présentation officielle lundi dernier comme celle qui doit incarner Jeanne d’Arc lors des fêtes johanniques en mai prochain à Orléans, Mathilde Edey Gamassou, une jeune lycéenne de 17 ans, française, catholique pratiquante, métisse est devenue une cible sur les réseaux sociaux, victime de messages à caractère racistes particulièrement odieux. »

D. dit: 23 février 2018 à 14 h 52 min

Ed., je trouve que vous venez pas si peu que ça. Si ça n’est pas indiscret quel est votre prénom ? Je vous dirai si je l’aime bien ou pas.

D. dit: 23 février 2018 à 14 h 49 min

Habituellement je ne laisse rien passer à Emmanuel Macron et là je me dois en toute loyauté de le féliciter pour sa défense du vin contre la ministre de la santé.
Je conseillerais plutôt à cette dernière de s’attacher à régler, de façon autoritaire s’il le faut, les innombrables problèmes rencontrés dans les hôpitaux, cliniques et Ehpads, le problème absolument crucial et gravissime des deserts médicaux qui ne sont pas que ruraux mais de plus en plus présents en ville, ainsi qu’en collaboration avec son collègue de l’enseignel’enseignement supérieur, le problème de la formation des médecins, effectifs, durées de formation, repartition par catégories, droits et devoirs.
Sinon nous passerons assez vite d’une situation actuelle de tension extrême à une catastrophe sanitaire qui se terminera fatalement devant les tribunaux pour de très nombreuses personnes.

JC..... dit: 23 février 2018 à 14 h 46 min

Christiane, la vie virtuelle m’a brisé !!! J’abandonne …

…. et quitte définitivement cet enfer de blog à Passou, un sadique comme j’en connais peu !
Adieu aux amis, bisous aux filles de joie littéraire, salutations aux ayant-droit !

Naturellement, bras d’honneur aux autres trouduculs que je ne regretterai pas !

christiane dit: 23 février 2018 à 14 h 35 min

Jazzi et JC,
et pourtant je le trouve intéressant ce commentaire de Diagonal revenu du passé et interrogeant la pratique de l’anonymat derrière les pseudos. Un jeu de comédiens masqué – parfois plusieurs masques -. Certains finissent par ne plus savoir qui ils sont dans ce jeu de miroirs et d’emprunts et entrent dans une certaine folie… Certains répandent, protégés par l’anonymat, la calomnie qui s’étend vague après vague… d’autres intervenants se présentent en vérité n’utilisant le pseudo que pour ne pas être reconnus de leurs proches ou de leurs amis mais ils s’expriment sans mensonge. D’autres encore cherchent ici une scène d’exposition où ils se complaisent à se raconter, longuement.
Tout cela est très complexe et, ici, dans ces pages de commentaires qui ont traversé les années avec les mêmes intervenants, que se joue-t-il encore aujourd’hui ? Addiction ? prolongation ?
Il reste les billets de Passou qui parfois ne sont que le rideau de scène et les trois coups annonçant l’arrivée des comédiens…

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