de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Une femme menacée de la peine de l’authentique

Une femme menacée de la peine de l’authentique

Nous sommes à Paris vers la fin du XVIIIème siècle. Ou plutôt dans le quartier de l’île de la Cité dix ans avant la Révolution. Il faut toujours préciser, d’autant qu’en l’espèce, il s’agit d’un temps où un quartier est vraiment un monde en soi au sein d’un monde. En ce début d’année, il est agité par le procès en adultère que René-Jean Branchu, marchand ferblantier, intente à son épouse Anne-Sophie Bourgeot. Depuis cinq ans, ils sont séparés de corps et de biens. Il produit dix-sept témoignages à charge attestant de sa qualité de libertine. Au vrai, elle ne pense qu’à cela : baiser.

On lui connaît deux amants officiels,  l’artisan en confiserie Desbois et le plumassier Le Dreux, qu’elle rencontre dans des chambres louées pour l’occasion, ainsi qu’un certain nombre d’amants de passage. Non qu’elle aime d’amour : elle aime l’amour. Le luxe, les bijoux, les draperies, les liqueurs, les jupons ne lui sont pas indifférents, loin de là. Elle aime paraître et apparaître. Mais c’est d’être prise plusieurs fois par jour qu’elle recherche le plus avidement. Tous en témoignent en usant d’un lexique qui correspond étrangement aux stéréotypes du libertinage : Anne-Sophie est prête à tout pour être entièrement livrée à sa passion.

« Il faut bien que je jouisse, je n’en suis pas à m’en passer » se serait-elle défendue.

On les écoute et on se croirait dans un livre déjà lu. Il y a bien captation et soumission, refus et acceptation, avec tous les jeux et les codes qui y sont attachés, mais est-ce suffisant pour évoquer Les Liaisons dangereuses ?

Si Anne-Sophie Bourgeot n’est pas du même monde que Cécile de Volanges, la sensualité et ses ruses sous un même empire les réunit lorsque Anne-Sophie vit sous le toit du couple Desbois et qu’elle écrit à son amant couché près de sa femme à l’étage en-dessous. On badine chez les artisans comme chez les aristocrates. : paroles, chants, musique, rumeurs sont les mêmes. Sauf qu’Anne-Sophie, au contraire des Merteuil et Tourvel, ne se cache pas ; elle fait même preuve d’une remarquable impudeur. L’affaire est d’autant plus intéressante qu’en fouillant dans les textes, on rencontre plus rarement le libertinage féminin que masculin, quand bien même le XVIIIème serait-il considéré comme celui de la femme, ainsi qu’en témoigne la place qu’elle occupe dans les textes des philosophes, des écrivains et des mémorialistes. Tout de même, cette indécence, qui reflète une absence de secret, intrigue. Comme l’unanimité des témoins, des domestiques aux commis, du cordonnier au potier d’étain, intrigue.

Les quartiers populaires de Paris ne connaissent alors guère l’intimité. Tout se sait, se voit ; la porosité est la règle. Traînée en justice après avoir passé un an au couvent Saint-Michel puis à la prison du Grand Châtelet où elle est tombée malade, la femme adultère risque d’être condamnée à « la peine de l’authentique », autrement dit deux à trois ans de réclusion au couvent. Un mari, décrété « inspecteur né des mœurs de sa femme », a le pouvoir de faire enfermer son épouse en pareil cas. Sauf que cette fois, l’affaire s’achève sur un coup de théâtre : les témoins reviennent tous sur leur déposition. De dénis en remords, on s’aperçoit alors qu’en réalité, Anne-Sophie ayant appris que son mari ne disposait en réalité d’aucune rente et lui ayant reproché ce mensonge, se fit mettre l’âme à l’envers par l’homme déchaîné qui la tabassa jusqu’à lui faire perdre son enfant. Elle demanda donc la séparation et l’obtint, ce qui humilia et déshonora l’artisan qui ne se voyait pas sans épouse, susceptible de perdre sa clientèle avec sa réputation. Le reste n’était que littérature fabriquée par ses soins avec la complicité de témoins payés.

Telle est l’histoire remarquablement racontée (mais sans que jamais le mot «  »nymphomane » » n’apparaisse) par l’historienne Arlette Farge dans Un Ruban et des larmes (77 pages, 11 euros) paru en 2011 aux Editions des Busclats sous un titre qui fleure bon le roman historique, à ceci près que son petit texte fluide, précis, élégant, relu par hasard cet été, est tout sauf un roman historique ainsi qu’en atteste le sous-titre « Un procès en adultère au XVIIIème siècle ». Elle s’est emparée du dossier « procès Branchu, 1779 » retrouvé aux archives de police du XVIIIème siècle et lui a fait rendre gorge. L’analyse est fine, le décryptage édifiant. Arlette Farge a l’art de nous transmettre cet exquis virus qu’elle a autrefois isolé dans un petit texte qui a fait date sous le titre inspiré Le Goût de l’archive (Seuil, 1989).

Il faut vraiment avoir passé des journées à plonger les mains dans le cambouis de poussière pour saisir la nature de ce plaisir qui intrigue, excite et souvent comble l’intense curiosité du chercheur tout en lui abîmant les yeux et les poumons. Sans oublier de lui associer le goût de l’enquête, ici associé à un certain suspens dans la conduite du récit. On songe alors à la question que se posait Diderot dans une lettre à Sophie Volland :

 « Sommes nous-faits pour attendre toujours le bonheur, et le bonheur est-il fait pour ne venir jamais ? ».

Et on se demande où on l’a déjà lue avant de la retrouver en épigraphe du  livre d’Arlette Farge.

(« Le verrou » huile sur toile 73×93 cm de Jean-Honoré Fragonard, 17874-1878, Musée du Louvre)

Cette entrée a été publiée dans Histoire.

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1 171 Réponses pour Une femme menacée de la peine de l’authentique

Clopine dit: 11 août 2019 à 13 h 39 min

Le passage méditérranéen est mieux, Chantal. Comme enfin une volonté délibérée de pastichage, un procédé comme ceux de Dard, et une grosse rigolade (la touffe de poils d’Aldo Maccione).

Clopine dit: 11 août 2019 à 13 h 35 min

Chantal, euh… Les curés (même dans le Cotentin) ne portent plus de soutanes. Les cygnes ne mangent pas de grenouilles (trop vives pour eux, peut-être ?) en fait ils se limitent aux escargots, maximuM.

La phrase « Revenant d’autrefois, le silence liquide disputait la place aux indécences du sommeil » a intérêt à être en adéquation avec une action ou une notation précédant le texte, sinon elle ne signifie strictement rien, à part des « associations » comme « silence liquide », « indécence du sommeil », et ce « revenant d’autrefois » (?) : tout cela me semble tellement gratuit qu’on se croirait dans une « fausse poésie » – dévastatrice !

Je passe, n’est-ce pas, sur ces aisselles « tiédies par des vents coulis » (à moins de placer les dites aisselles à toute proximité de la fente qui laisse passer le vent,et encore faut-il que ce vent soit tiède, ce qui n’est généralement pas le cas quand on parle de vent coulis…

Bon on continue ? Un escargot écrasé sous des semelles est certes « traumatisé », si vous le voulez, m’enfin il est surtout bel et bien écrabouillé. Déjà lui prêter des intentions et des préoccupations humaines est risqué, même si c’est le propre de la personnification, mais en plus si vous personnifiez les pensées d’un escargot écrabouillé, n’est-ce pas…

idem pour la rose trémière. La personnification fonctionne un peu mieux, depuis Ronsard la rose y est habituée. Mais encore faut-il que tous ces éléments « naturels » servent un propos, qui est obscur ici. Peut-être parce que ce ne sont que des extraits ?

En tout cas, si ce paragraphe ne fait qu’illustrer l’absconse première phrase, là… Euh…

Cela devient un texte « précieux », ce qui n’est jamais loin d’être « vain ».

Je me permets de vous dire mon sentiment parce que vous avez pris le risque de mettre ce texte en ligne… Et que c’est si difficile d’écrire. Mais enfin, ne sentez-vous pas vous-même qu’il y a là quelque chose qui ne fonctionne pas ? Une sorte de fausse poésie sur fonds d’approximations ? Un vocabulaire « choisi » qui ne représente qu’une vacuité ?

Mais il est vrai qu’on peut avoir envie de savoir ce qui arrive à cette « Med » (si c’est une Med) qui aime tant se promener dans un petit village du Cotentin. Voire de savoir quel est son rapport avec le curé enragé (car s’il porte une soutane, il doit être un partisan du déplorable monseigneur Lefebvre) qui ne sent pas bon (et ceci est d’ailleurs, en plus, un cliché tout droit sorti de Don Camillo…)

Jazzi dit: 11 août 2019 à 13 h 33 min

« elle lui fit un signe bizarre échappé d’un(e) grille de cruciverbiste »

En combien de lettres, Chantal ?

Chantal dit: 11 août 2019 à 13 h 19 min

Les archanges s’ennuyaient, les flots de l’Achéron semblaient taris, Lucifer ne donnait plus de nouvelles, tout au plus le haussement de ses épaules ravivait quelques volcans dont les rejets organiques granuleux et piquants retombaient sur les corps luisants de Bergasol des estivants. Certains plus hauts que d’autres s’exposaient tels des vers gloutons au soleil des croisières. D’autres cachés dans des grottes faisaient des feux improvisés des reliefs de bouteilles à usage unique. La procession des stewards sur le pont occupait les journées oisives, les échos des machines à sous du Casino surplombait les secrets services effectués nuitamment dans les soutes à bagages. Le piano jouait toujours, seules les mains qui parcouraient ses ivoires changeaient. La liste des caprices de la clientèle affluait au bar, le miroir imposant trahissait les gestes souvent exaspérés du personnel, livrait des complicités d’étiquettes à partir du dessous de comptoir, un sirop s’enflammait pour quelques degrés avec un alcool complètement détaxé. Sur le pont quelques bouées margottaient les dernières nouvelles de la Méditerranée. On aurait vu passer un lecteur de Canard, Plus loin un exemplaire de Monsieur Ouine, esseulé et transi ronflait dans ses pages, ses personnages réduits au silence attendaient le Messie, rongés par le doute, envisageant la fin de carrière de leurs voix singulières. Une femme à palmes vissait son tuba, sa combinaison en polyérumène détonnait parmi la nudité volage des estivans, elle semblait déterminée à accomplir une mission. Passant devant le capitaine qui étalait son poitrail touffu entre deux boutons de chemise éreintés par la tension de ses mamelles plates et musculeuses, elle lui fit un signe bizarre échappé d’un grille de cruciverbiste et s’enfila dans les longueurs capitonnées du yacht. C’était avant qu’ils n’arrivent.

et alii dit: 11 août 2019 à 13 h 11 min

(Souvenir de mes études à l’école de journalisme de la rue du Louvre)
toute la RDL sait que penser de votre mémoire et de vos études!
allez voir sur LSP pour espace typo;moi je m’en tape de vos études

closer dit: 11 août 2019 à 13 h 11 min

Ed aussi écrit des fictions…J’ai une idée que je qualifierai modestement de géniale: faire s’affronter ces deux superbes créatures, Ed et Chantal, dans une sorte de joute littéraire. L’une commencerait avec un texte de 20 à 40 lignes, l’autre continuerait avec un texte de longueur équivalente et ainsi de suite jusqu’à ce que le texte de conclusion soit écrit par l’une des deux tirée au sort. Les Rdéliens voteraient pour choisir la gagnante…

L’élue gagnerait un café chez Barozzi et un selfie avec lui, publié sur la RdL.

Jazzi dit: 11 août 2019 à 13 h 04 min

« J.B. n’est pas à une méprise près sur les questions de genre, et de sexe! »

Aucune méprise chez moi, et alii. Les transgenres ne sont pas mon genre… Mes goûts personnels me portent plutôt vers une certaine virilité !

Jazzi dit: 11 août 2019 à 12 h 55 min

En matière de correction de texte on dit un espace ou un blanc, et alii. (Souvenir de mes études à l’école de journalisme de la rue du Louvre)

et alii dit: 11 août 2019 à 12 h 53 min

En ancien et moyen français, le mot espace était indifféremment masculin ou féminin. De nos jours, il est masculin : l’espace infini, un espace bien aménagé, un espace exigu, etc. Il subsiste toutefois une exception. En typographie, le mot espace est généralement féminin, particulièrement quand il désigne la lamelle qu’on intercalait entre les caractères de plomb, de façon que les mots à imprimer soient séparés les uns des autres. Il y avait plusieurs variétés d’espaces, selon leur chasse (largeur) : espace fine, espace forte, espace moyenne, etc. De plus, par métonymie, les typographes emploient souvent espace au féminin pour désigner le blanc obtenu entre les mots imprimés sur le papier, même si les techniques modernes d’impression ne font plus appel aux lamelles, mais à des caractères numériques, pour lesquels on a repris certaines anciennes appellations, comme espace fine. Cela dit, dans le langage courant, il n’est pas incorrect de donner le genre masculin à espace dans le sens général d’ « intervalle entre deux mots », puisqu’un des sens génériques du mot masculin un espace est celui d’ « intervalle entre deux

et alii dit: 11 août 2019 à 12 h 51 min

Un espace après le point
JE CROYAIS QUE SUR INTERNET? c’était UNE espace;
J.B. n’est pas à une méprise près sur les questions de genre, et de sexe!

Jazzi dit: 11 août 2019 à 12 h 32 min

« Mediapart devient la boîte à lettres des corbeaux de France. »

Et que devient le Canard enchaîné dans tout ça ?

Chantal dit: 11 août 2019 à 12 h 09 min

Revenant d’autrefois, le silence liquide disputait la place aux indécences du sommeil. Med ne s’éveillait plus, elle s’enfonçait dans ses songes. Un cygne blanc tournait dans l’étang de Clitourps. Le curé qui ramassait encore les bribes de ses verbes, hantait les coins de sa paroisse, écrasant les cailloux de ses lourdes semelles, un sourd bruit de clapet se fit entendre, le curé sursauta comme un squelette étouffé dans le gras, mis en saucisse dans les boyaux d’une soutane, ses bras se soulevèrent comme les deux pendants d’oreilles d’un cocker, puis retombèrent en désordre sur sa panse en l’épousant d’un frottement poisseux, l’odeur du tabac mêlé à la sueur accumulée dans les interstices du tissus faisait des escapades tournantes sous ses aisselles tiédies par les vents coulis. On entendit craquer la coquille d’un escargot, le cygne tourna son col d’un mouvement de ressort de vieux sommier, puis retomba piquer sa tête dans l’eau, pour croquer la cuisse d’une grenouille.Le curé acheva son parcours dans l’allée du cimetière, le vent s’n prenait à ses jupes mortifères, l’ourlet caressait au passage les chaines rouillées qui délimitaient les parcelles des allées. L’escargot traumatisé s’accrochait encore malgré lui au crêpe des semelles, les restes de sa coquille de cachaient terrorisés dans les cailloux tourneboulés. Une rose trémière qui exposait fièrement ses arrondis en corolles, remit de l’ordre dans ses émotions contemplatives et secoua ses pistils, se grisant de ses propres essences. Nul n’avait remarqué que le cloché avait tourné, c’était trop Haut. Med n’était pas revenue, pour une fois. La chambre des parents serait vide.

et alii dit: 11 août 2019 à 11 h 55 min

le titre de Drillon qui a fermé les commentaires merappelle un livre (où j(avais déjà lu cette fascination pour le nom d’Hitler , livre que je vous recommande pour son humour ,de Nigel Barley:
L’anthropologie n’est pas un sport dangereux (2007)
il me semblait que lorsque je l’ai lu ,à sa sortie, le titre était « sport de combat », ce que je ne peux ici vérifier;
mais quel humour

et alii dit: 11 août 2019 à 11 h 39 min

« Qui dit mieux ? »
je suppose qu’il est toujours possible de « dire mieux »:question de « culture » et d’expérience, mais dire mieux, ce n’est pas pouvoir mieux, ni faire mieux ;c’est un jeu inintéressant du genre de ceux que prisenr les erdélien-ne-s

closer dit: 11 août 2019 à 11 h 25 min

Charoulet, je suis d’accord avec vous sur Finkielkraut, mais Clopine va vous haïr!

A signaler, la page entière achetée dans Le Figaro hier et avant hier (et peut-être d’autres medias) par Brigitte Bardot pour demander l’interdiction de l’abattage rituel (égorgement sans perte de conscience préalable de l’animal) dans des termes très durs…

Courageuse BB. Mais étrange silence des medias…

et alii dit: 11 août 2019 à 11 h 22 min

« L’amitié peut tout envisager, y compris sa fin,je me demande si l’âge n’empêche pas d’entrer dans le cercle « magique » de l’amitié, peut-être du fait de l’absence d’ illusions;peut-etre se crée-t-il autre chose que l’amitié, quelque chose qui lui ressemble,et cela vaut pour les liens virtuels, comme sur la RDL,même quand il y a rencontre réelle des protagonistes, -ce dont je n’ai ni l’expérience, ni le désir-

Clopine dit: 11 août 2019 à 11 h 20 min

« superbe et généreux ».

Ces mots viennent souvent « spontanément » sous la plume, alors qu’en réalité, leur histoire n’a pas du tout été spontanée.

En fait, c’est une anecdote que j’ai lue et que j’aurais souhaité pouvoir confirmer : cela se passe au moment de la première d’Hernani, qui fit scandale, comme chacun sait.

Le vers d’Hugo « vous êtes mon lion superbe et généreux » avait été trouvé trop « provocateur » (à cause de l’accent mis sur le mot « lion », le jeu sur la diction en diphtongue, une seule syllabe, ou au contraire en deux, li/on…), et l’actrice qui devait jouer le rôle avait déclaré qu’elle ne le dirait pas ainsi, mais qu’elle lui substituerait un « vous êtes mon seigneur superbe et généreux » bien plus consensuel.

Sauf que le soir de la première, emportée par la bagarre qui se déroulait dans la salle, l’actrice, superbement, imposa ce « lion » qui fit se cabrer encore un peu plus les tenants du classicisme qui s’opposaient là aux « modernes ».

J’aime beaucoup cette anecdote, qui illustre à merveille, dans une querelle, le point de rupture qui vous précipite vers, finalement, le meilleur de vous-même.

Mais on ne me l’a jamais confirmée…

Patrice Charoulet dit: 11 août 2019 à 11 h 08 min

FINKIELKRAUT

Finkielkraut a écrit plusieurs livres qui sont à lire. J’écoute,avec délectation, depuis sa création, son émission,« Répliques », diffusée le samedi matin sur France-Culture. Il a participé à de nombreux débats à la radio comme à la télé. Je signale deux entretiens particulièrement éclairants qu’il a eus avec Philippe Bilger, que l’on peut réécouter sur YouTube.
Ce dimanche matin, au café,un ami me montre un nouvel entretien que Finkielkraut a accordé à Victor Mathias, dans un journal régional. Plusieurs sujets sont abordés. Je retiens cette idée qui me semble peu contestable : « Mediapart devient la boîte à lettres des corbeaux de France. »
Il termine son entretien par ces mots : « Pour moi aujourd’hui, l’essentiel, c’est la civilisation européenne, la composante française de cette civilisation, la culture,la langue. » 
J’y souscris.

christiane dit: 11 août 2019 à 10 h 54 min

@Chantal – 13h47
Dans ce texte étrange où rampe le mystère, ces lignes : « Une odeur de javel circulait sournoise et hoquetante sur les herbes en pourtour de la rigole. On ne semblait pas se souvenir de la noce de la veille. […] Dessous, lente et reptilienne, une ombre invisible hantait les carreaux de briques lustrées […]  »

De cette noce tourmentée et hantée à d’autres fragments extraits de Noces d’Albert Camus :
« L’odeur volumineuse des plantes aromatiques racle la gorge et suffoque dans la chaleur énorme.
Au bout de quelques pas, les absinthes nous prennent à la gorge. Leur laine grise couvre les ruines à perte de vue. Leur essence fermente sous la chaleur, et de la terre au soleil monte sur toute l’étendue du monde un alcool généreux qui fait vaciller le ciel.
Enfoncé parmi les odeurs sauvages et les concerts d’insectes somnolents, j’ouvre les yeux et mon cœur à la grandeur insoutenable de ce ciel gorgé de chaleur.
La terre soupirait lentement avant d’entrer dans l’ombre. Tout à l’heure, avec la pre­mière étoile, la nuit tombera sur la scène du monde. Les dieux éclatants du jour retourneront à leur mort quotidienne. Mais d’autres dieux viendront. Et pour être plus sombres, leurs faces ravagées seront nées cependant dans le cœur de la terre. »

Saura-t-on qui se glisse sur les carreaux de brique ? Saura-t-on ce qu’il advient de Med et de son tout juste mari évaporé ? Saura-ton quelles odeurs remplaceront celle âcre de la javel ? et pourquoi cette noce semble oubliée ?

D. dit: 11 août 2019 à 10 h 11 min

le vide manifeste l’état vital qui imprègne la spiritualité et la physicalité de tout

…elle avait vu juste, y compris du point de vue scientifique.

D. dit: 11 août 2019 à 10 h 09 min

loom dit: 11 août 2019 à 9 h 14 min

Patrice Charoulet dit: 11 août 2019 à 7 h 42 min

Pour l’indépendance de La Réunion, plus grosse consommatrice de crédits européens de la République, survivance coloniale inutile,infertile, couteuse & archi-corrompue.

…comparé à Mayotte et à la Guyane, c’est pourtant de la rigolade. Au moins il y a le tourisme à La Réunion.

christiane dit: 11 août 2019 à 10 h 09 min

@renato dit: 11 août 2019 à 8 h 13 min
Que d’interrogations naissent de ce commentaire et de cette citation…

de nota dit: 11 août 2019 à 10 h 04 min

« J’avais lu jadis, dans le magazine Play-Boy, qu’il était déconseillé de faire l’amour sur le sable. »

Camarade Delaporte, on a bien compris que ce n’est pas le sexe qui allait vous mettre sur le sable.

christiane dit: 11 août 2019 à 9 h 57 min

Oui, Jazzi,
plus le temps passe moins il me faut de filtres pour aller vers les textes, les livres. Il s’agit de redonner priorité au plaisir de la lecture, à l’écrivain plus qu’au travail d’exploration du critique littéraire ou de l’exégète. Non, que ces travaux soient méprisables mais ils me font penser à un Bernard l’ermite occupant une maison qui n’est pas la sienne, parfois un intrus. il y a quelque chose de dérisoire dans le fait de vouloir élucider le mystère d’un livre, d’une écriture. Un livre c’est de l’in-fini… Lire avec la mise en abyme des liens divers, des thèses, des commentaires c’est parfois s’éloigner du texte lu, c’est parfois adopter la lecture d’un critique (surtout s’il est brillant) et perdre notre propre point de vue et plaisir de lecteur. Au commencement est le texte. Et le texte se donne obscurément à lire. L’acte de lire est un affrontement et un respect de cette obscurité. La vie coule dans un texte qui se livre dans une langue inconnue et le lecteur se fait passe-muraille. Il devine, pressent plus qu’il ne sait le secret du livre, voyant et aveuglé.
Il y a un temps pour les études, un temps pour le plaisir de lire et relire des livres, des auteurs… sans annotations.
Par ailleurs, toutes ces études creusent les questions sans réponse du rapport de l’œuvre avec la vie de l’auteur. Je n’ai plus, comme avant, le désir de chercher dans la vie des écrivains des réponses : pourquoi ils ont écrit, pourquoi leur vie est souvent si éloignée de la qualité de leur œuvre ? Envie de jeter à bas toute ces argumentations. L’écriture comme une défaillance, une transmutation…
Ils ont écrit parce que c’était leur besoin essentiel et insensé, c’est là qu’ils étaient et pas dans leur quotidien. Je veux dire, dans le texte. Ils produisent de la pensée. Et les mots provoquent leur absence au monde.
Une des qualités de ta série de « goût de… » c’est qu’après une introduction souvent nécessaire, tes anthologies nous laissent seuls face aux textes, sans « traduction », sans explications. Juste ce désir souvent de découvrir la totalité du roman (puisque dans tes recherches, c’est le support privilégié).

A propos d’un autre dialogue ici, cette citation pour toi :
« L’amitié peut tout envisager, y compris sa fin, et s’appuyer sur cela même pour élargir son ouverture. elle est alors d’autant plus généreuse qu’elle est sans illusion… »
(Bernard Noël – Vers Georges Bataille.)

Janssen J-J dit: 11 août 2019 à 9 h 41 min

@ Takis : ses signaux lumineux à la Défense…, à l’époque. Entrés dans nos horizons perceptifs. Hommages.
https://www.la-croix.com/Culture/Mort-Takis-sculpteur-grec-signaux-lumineux-Paris-New-York-2019-08-09-1301040307
Ce matin, pluies fines sur la grande Aquitaine. Merci du ciel. Grand temps ‘d’aller aux lumas’ dans les champs autour de la Couarde en Ré, côté nord. De sortie.
Entendu cette nuit sur la radio locale : « c’est quoi, ta problématique ? es-tu sûre d’avoir été impactée ? ». Là aussi.
Aucune lecture en ce moment. Trève. De la dépense physique, uniquement. Beaucoup de petits neveux et petites nièces réunis tout aux alentours de nous. Joyeux, babillards, étourdis, gourmands, astucieux, intelligents, joueurs, jaspés. Sereins. De la sève qui circulait hier, sur leurs tapis d’éveil, au chaud, sous la ramure du grand sumac. Du bonheur tout simple.

Bloom dit: 11 août 2019 à 9 h 14 min

Patrice Charoulet dit: 11 août 2019 à 7 h 42 min

Pour l’indépendance de La Réunion, plus grosse consommatrice de crédits européens de la République, survivance coloniale inutile,infertile, couteuse & archi-corrompue.

renato dit: 11 août 2019 à 8 h 13 min

Lieux à revisiter, 19 — revoir aujourd’hui les Buddhas of Bamyan :

https://pin.it/5pd6s237cg6aw2

ici dans une photo d’Annemarie Schwarzenbach — en détruisant ces sculptures les talibans ont involontairement augmenté leur signification : « le vide manifeste l’état vital qui imprègne la spiritualité et la physicalité de tout ».
On raconte qu’un moine nomade arriva par une nuit d’hiver dans un monastère où l’on conservait une précieuse statue en bois. Il s’assit près d’un maigre feu et puisqu’il n’y avait rien pour l’alimenter, il jeta la précieuse statue dans l’âtre.

Patrice Charoulet dit: 11 août 2019 à 7 h 42 min

BRASILLACH ET CELINE

Philippe Bilger a écrit un livre sur Brasillach. Cet écrivain avait sa vision de la tradition française, de la culture française, de la France…et était, au fond, en désaccord avec Céline. Ce dernier résuma le fond de sa pensée, en disant un jour clairement et nettement à Brasillach : « Je suis raciste et hitlérien ».

En disant cela, il avait la même franchise et la même netteté que quelques confrères de blogs.
On conçoit aisément qu’ils ne manquent jamais une occasion de rendre hommage à leur célèbre devancier. Et l’on me permettra de ne pas m’associer à cet hommage , quitte à m’exposer à leurs outrages persévérants. J’ai d’autres dieux littéraires.

Delaporte dit: 11 août 2019 à 5 h 01 min

« si plus de nouvelles, envisagez la noyade … »

Chantal à 20 h 12 nous fait un chantage au suicide, ma parole ! Vraiment, on aura eu droit à tout ! C’est une fille à problèmes. On n’est pas Gainsbourg pour lui pardonner tous ses caprices. Et on n’est plus en 69, année érotique putride !

Delaporte dit: 11 août 2019 à 4 h 51 min

J’avais lu jadis, dans le magazine Play-Boy, qu’il était déconseillé de faire l’amour sur le sable. Les grains de sable s’infiltraient partout et blessaient les épidermes et les muqueuses sensibles. Notre romantisme en prend un coup, comme lorsqu’on nous annonce qu’on va devoir avancer 3000 € pour cette petite fantaisie aux Caraïbes néerlandaises. Sacrée Chantal !

Delaporte dit: 11 août 2019 à 4 h 46 min

« La nouvelle prose de Chantal… Étonnante et remplie de charmes, voilà un beau brin d’écriture, de femme, une manière de belgicisme transplanté, une greffe devenue indispensable. »

Belle éloge de la pin-up du blog, qui est aussi une femme d’esprit, du moins quand elle ne veut pas apparaître seulement comme Emmanuelle sortant de l’onde bleue. JJJ, séduit, pourra lui proposer d’aller faire l’amour sur la plage pour « savourer chaque seconde », s’il n’a pas peur d’un trou dans le budget… Une nouvelle internaute, qui vaut son pesant de diamants sur canapé !

Janssen J-J dit: 11 août 2019 à 0 h 21 min

Ça m’a plutôt l’air d’une targette condamnant l’huis derrière lequel les amants pressés veulent s’enfermer. C’est la femme qui résiste à l’échauffourée. Comment pourrait-on croire à la volonté de fuir d’icelui, l’acte dûment consommé ? Des hypothèses fragonardes un brin tordues sur ce blog. Pour moi.

Depuis que chacal parti en vacances avec soeur dafnaée, ce blog respire la santé. Incroyable ce que ces deux créatures peuvent putréfier tout au long d’une année. Indéniablement. Avant l’août, foie d’animal. Après cette nouvelle journée de conquète harassante à la découverte de soi-même, la petite remontée des traces erdéliennes fait du bien. La vraie nature reprend ses droits, la collapsologie n’est pas une science bien stabilisée.

La nouvelle prose de Chantal… Étonnante et remplie de charmes, voilà un beau brin d’écriture, de femme, une manière de belgicisme transplanté, une greffe devenue indispensable.

(sic, mal inspiré -) « Pour guérir les escarres (nom féminin, soit dit par parenthèse, comme les carres des skis), un moyen souverain : le miel, dont il faut largement tartiner la plaie. À noter dans un coin, pour plus tard ».

Arlette Farge n’est pas une sociologue, cette histoire !… Avec son mentor MF, elle a bel et bien révolutionné notre vision des lettres de cachet, je mense que MC n’en disconcivendra pas. Je la revois à la BN, prenant son temps, celui du cérémonial du thé à gorgées régulières, parmi ses archives. Pourquoi lui voler dans les plumes, à cette historienne méritante et quasi émérite, l’honneur de l’histoire au CNRS ?… Après tout, c’est Passoul qui s’est mis à exhumer ce merveilleux petit livre ancien, de factreu très « barozienne »… Elle n’avait rien demandé ce me semble. (On a oublié feue Arlette Lebigre, autre historienne honorable, cependant moindrement inspirée).

Bon, maintenant, c’est l’heure de la couche : 0h 20 (11/08/2019). A bientôt Nico & Pimpre.

Delaporte dit: 10 août 2019 à 23 h 47 min

« Virgina Roberts, une des accusatrices de Jeffrey Epstein, avait 16 ans lorsqu’elle a été présentée au milliardaire par un proche. Avant cela, elle travaillait dans un club de Donald Trump à Palm Beach. » LCI

Le FBI a ouvert une enquête pour « suicide apparent ».

Delaporte dit: 10 août 2019 à 23 h 29 min

« Incarcéré dans l’une des prisons réputées les plus sûres des Etats-Unis, Jeffrey Epstein est pourtant parvenu à tromper la vigilance des surveillants. »

Et si ce n’était pas un suicide ? En juillet, Epstein s’était déjà plaint d’avoir été agressé. Agression manquée. Celle-ci a réussi, pour le plus grand contentement de tous ceux que son procès allait impliquer…

Jazzi dit: 10 août 2019 à 23 h 29 min

Je suis tenu par le secret, Delaporte, c’est pire que la Camera napolitaine, n’insiste pas !
(sinon, mon parrain Paul Edel, va me mettre un contrat sur la tête !)

Delaporte dit: 10 août 2019 à 23 h 20 min

« C’est pas faux, Delaporte ! »

Mais dites-nous-en plus, mon cher Jacuzzi. C’est peut-être intéressant, venant de l’auteur à succès des fameux « goûts de »…

Jazzi dit: 10 août 2019 à 23 h 17 min

« il pourrait manquer de navires… »

ça va créer des emplois et relancer l’économie, renato !

Jazzi dit: 10 août 2019 à 23 h 13 min

« C’est surtout le cas dans une société dans laquelle l’écrivain doit se faire publier et vendre ses livres pour être reconnu. Il ne sera pas entendu s’il passe à côté des circuits économiques. Il y a une sorte de censure qui s’exerce, qui est redoutable. Notre société méprise donc la créativité pure : elle veut seulement qu’on fasse du profit. On passe ainsi à côté de Stendhal, dont le Rouge et le Noir propose une critique féroce du monde ambiant. Quitte à croire que l’avenir vous découvrira… ce qui arriva à Stendhal, heureusement. »

C’est pas faux, Delaporte !

renato dit: 10 août 2019 à 22 h 01 min

Boris Johnson doit définir un plan pour surveiller les eaux territoriales du Royaume-Uni après le Brexit, mais… il pourrait manquer de navires…

Delaporte dit: 10 août 2019 à 21 h 14 min

Bourdieu a écrit un livre sur la question que pose christiane, les Règles de l’art, je crois. Mais Bourdieu insistait trop sur le mécanisme objectif de la société qui emprisonnait le créateur, alors que je pense tout de même que le créateur y échappe peu ou prou, à une certaine dose. Bourdieu était trop sociologue. L’art échappe quelquefois à une totale aliénation, n’en déplaise à Marx.

et alii dit: 10 août 2019 à 21 h 08 min

Secrets de famille : « Avant de révéler quoi que ce soit, il est prudent de s’assurer que l’autre y consent »
Entretien avec José Rambeau, psychanalyste.
obs

Delaporte dit: 10 août 2019 à 21 h 07 min

« Donc, loin d’une œuvre personnelle, intemporelle, chaque écrivain traduirait seulement les structures mentales de la société à laquelle il appartiendrait ou à laquelle il aurait appartenu… »

C’est surtout le cas dans une société dans laquelle l’écrivain doit se faire publier et vendre ses livres pour être reconnu. Il ne sera pas entendu s’il passe à côté des circuits économiques. Il y a une sorte de censure qui s’exerce, qui est redoutable. Notre société méprise donc la créativité pure : elle veut seulement qu’on fasse du profit. On passe ainsi à côté de Stendhal, dont le Rouge et le Noir propose une critique féroce du monde ambiant. Quitte à croire que l’avenir vous découvrira… ce qui arriva à Stendhal, heureusement.

christiane dit: 10 août 2019 à 20 h 55 min

@DHH et Closer
Les grands succès du XXe siècle : la sociologie, l’anthropologie ? La pensée serait donc fonction de la société dans laquelle nous vivons et dont nous adopterions les valeurs, le langage ? Donc, loin d’une œuvre personnelle, intemporelle, chaque écrivain traduirait seulement les structures mentales de la société à laquelle il appartiendrait ou à laquelle il aurait appartenu… Le moule des mentalités serait plus important que la création propre ?
Mais appartenir à un groupe social n’est pas tout car apparut dans ce même XXe siècle une réflexion sur le langage, des recherches sur la structure des langues et ce qu’elles imposent à la pensée : la linguistique, les études sur les genres littéraires et leurs exigences, l’accueil fait aux œuvres.
Et dans ce même XXe siècle, une troisième science apparaît, tout aussi nouvelle : la psychanalyse, l’étude des maladies mentales, l’exploration de l’inconscient. La lucidité, la qualité d’un raisonnement objectif seraient-ils niés ? l’écriture serait-elle une sorte d’auto-défense contre ces méandres de l’inconscient ? Et hop ! machine avant vers la sémiotique à la recherche des accidents de style qui indiqueraient ce que l’auteur a écrit malgré lui !
Que de disciplines nouvelles engendrant le scepticisme…

L’écrivain reste le seul, à un moment donné, dans un lieu donné, à écrire ce qu’il écrit.
Dans tous ces systèmes se côtoient le vrai, le faux, l’erreur, les conclusions hâtives…

Delaporte dit: 10 août 2019 à 20 h 47 min

« Chantal n’est pas une Marie couche-toi là, Delaporte ! »

Moi non plus, Jacuzzi. Cela vous va bien de faire ainsi des leçons de morale ! On aura vraiment tout vu et tout entendu sur ce blog. Qu’un Jacuzzi vienne me traiter de maquereau, gratuitement, déraisonnablement… je suis époustouflé. Jacuzzi, le quasi-moraliste, le demi-professeur de casuistique, la moitié d’un philosophe, la feignasse du blog !

Jazzi dit: 10 août 2019 à 20 h 37 min

Chantal n’est pas une Marie couche-toi là, Delaporte !
Et en plus tu voulais lui faire payer les frais de séjour, espèce de vieux maquereau même pas frais !

Delaporte dit: 10 août 2019 à 20 h 27 min

Chantal dit: 10 août 2019 à 20 h 12 min

Quelle mauvaise foi, Chantal ! Vous m’avez fait une proposition indécente, et même quasiment outrageante : me faire payer le voyage aux Caraïbes néerlandaises. Vous vouliez faire l’amour sur la plage, mais propose-t-on cela à un catholique, même tendance Vatican II ? Eh non ! Coût de l’opération : au moins 3000 € ! Je préfère rester chez moi et relire une encyclique papale sur l’écologie.

Chantal dit: 10 août 2019 à 20 h 12 min

Vous ne comprenez pas le belge sagace Delaporte, vos sauts de carpes indignés et vos brèves de comptoir aux mécomptes de la politique écologique de Rugi et financière Babar me faisaient marrer j’avoue, quand vous avez une toquade les mots sont cocasses. De là A. sonner les cloches et vous inviter sous la lune aux caraïbes, il y a un pas. J’envisageais une excursion en Zéelande, surnommée par ses habitants les Caraïbes Néerlandaises, mais il vente voyez vous, il vente tant et plus, le Luxembourg herself est soumis à la tornade, cela devrait vous contenter, les secrets s’éventent. Je reste bien au chaud avec mes cubes de Maredsous à la moutarde et une Chouffe cerise. Je me baignerai demain au large de Clitourps, dans les algues vampires et les reliefs de bunkers, si plus de nouvelles, envisagez la noyade …

Delaporte dit: 10 août 2019 à 20 h 03 min

« Comment vivrait Delaporte s’il n’avait pas le mot putride dans son vocabulaire ? »

Il y a des synonymes, non ? Pado, ne faites pas une fixation sur ce mot.

et alii dit: 10 août 2019 à 20 h 01 min

pas mieux mais plus fantasmatiquement erdélien
Adam de la Halle (dit Adam d’Arras ou le Bossu d’Arras) est un trouvère de langue picarde actif au xiiie siècle, mort probablement en 1288 (ou un peu avant) à la cour du comte d’Artois à Naples.

renato dit: 10 août 2019 à 19 h 58 min

Oriana Fallaci : « Être une femme est tellement fascinant. C’est une aventure qui demande un tel courage, un défi jamais ennuyeux. Tu auras tellement de choses à faire si tu nais femme. Pour commencer, tu devras te battre pour affirmer que si Dieu existe, il pourrait aussi être une vieille femme aux cheveux blancs ou une belle fille. Ensuite, tu devras te battre pour expliquer que le péché n’est pas né le jour où Ève a cueilli la pomme : ce jour-là, une splendide vertu appelée désobéissance est née. Enfin, tu devras te battre pour montrer que, dans ton corps lisse et rond, il existe une intelligence qui demande à être entendue. »

Lettre à un enfant jamais né.

et alii dit: 10 août 2019 à 19 h 18 min

« mon patronyme remonte plus haut ! »
je suis de l’avis de renato, mais mon patronyme remonte au Sinaï

renato dit: 10 août 2019 à 18 h 50 min

Les ascendants ce sont le trésor de ceux qui n’ont pas de qualités ni un talent propre. La valeur d’une personne n’est que ce qu’il vaut comme individu — humainement et professionnellement —.

closer dit: 10 août 2019 à 18 h 47 min

Merci DHH…mais alors où est le problème? Où est la pensée du monde fondée sur la domination révélée à Clopine en extase sur le Mont Sinaï?

Tout ça pour ça, tout ça pour nous dire ce que l’on a toujours su?

renato dit: 10 août 2019 à 18 h 43 min

Ah ! les patronymes ! il faut encore voir s’il y a une ligne prouvée — directe ou indirecte, peu importe — entre aujourd’hui et il était une fois.

Jazzi dit: 10 août 2019 à 18 h 29 min

« mon patronyme remonte plus haut ! »

Le mien, à la création de Venise et à l’élection du premier doge en 697, et alii !

pado dit: 10 août 2019 à 18 h 26 min

Juste une petite question qui me tarabiscote :

Comment vivrait Delaporte s’il n’avait pas le mot putride dans son vocabulaire ?

pado dit: 10 août 2019 à 18 h 22 min

Ou au Pays de Bray qui semble apte à théoriser une longère par famille pour neuf milliards d’êtres humains.

Delaporte dit: 10 août 2019 à 18 h 22 min

Chantal, vous rêvez quant à vous sortir de l’eau telle Emmanuelle, nue comme la naissance de Vénus, sur une plage des Caraïbes, tous frais payés. Une fortune ! Résultat des courses : 15 000 € ! Les fantasmes putrides des années 70, où le stupre régnait ! Cela fait cher la turpitude érotique. C’est vrai que c’est moins sinistre que la putréfaction vénitienne revue et corrigée par Visconti !

Delaporte dit: 10 août 2019 à 18 h 18 min

Ed se prend pour la Fée des Lilas, mais elle ne restera malheureusement que Peau d’Ane, souillon de son état !

pado dit: 10 août 2019 à 18 h 16 min

Delaporte 18h07

Ecolo d’extrême gauche, un concept assez théorique, sûrement plus apte à la Lozère qu’à la Seine-Saint-Denis.

Delaporte dit: 10 août 2019 à 18 h 07 min

« Je m’imaginais pieds nus dans les bois à cultiver mes propres fruits et légumes et à voir mes chattounes s’égayer dans les arbres. Et surtout à ne plus devoir me lever chaque matin pour payer un loyer. »

Et la perspective de ne plus prendre de douche, ça vous épate ?

Delaporte dit: 10 août 2019 à 18 h 05 min

« Tous en choeur avec Delaporte »

Chantal, vous n’avez plus envie d’aller faire l’amour sur la plage avec moi, aux Caraïbes, tous frais payés ? Quel dommage ! Voilà que vous travestissez mon catholicisme, qui n’est pas d’extrême droite, mais de gauche (extrême), écolo, Vatican II, Ulrike Meinhof, pape François !

et alii dit: 10 août 2019 à 18 h 03 min

tweet arlésien
. Leur mère Daria, née Razumovsky, une authentique comtesse russe dont les parents prirent le chemin de l’exil en 1918, après la révolution d’Octobre, y crée même pour eux une école primaire, avec institutrice agréée par l’éducation nationale. Les petits Hoffmann y côtoient les enfants des employés du mas ainsi que ceux des ornithologues, entomologistes, éthologues de toutes nationalités qui vivent à l’époque (et encore aujourd’hui) à la Tour du Valat, devenue un véritable institut pour la conservation des marécages, des lagunes et autres bras de mer ou de rivières. Le combat de toute une vie pour Luc, docteur en zoologie mais aussi cofondateur, en 1961, du célèbre WWF. Le delta du Rhône lui doit la convention internationale sur la « protection des zones humides », ratifié en 1971 par 169 pays. Il est l’un des inspirateurs du Parc naturel régional de Camargue, c’est grâce à lui que l’on y voit encore des flamants roses. Les exploitants agricoles, grands ou petits, les chasseurs, les pêcheurs l’ont souvent détesté, puis l’ont appelé affectueusement le « vieux ». À la fin de ses jours, ils l’apercevaient parfois, en chaise roulante, dans les rues d’Arles. Tous reconnaissaient qu’il avait été un écologiste avant l’heure. La jeunesse de Maja n’a sans doute pas toujours ressemblé à une carte postale, emplie d’oiseaux et de chevaux sauvages. « Mon père partait souvent, ma mère aussi voyageait. » Et puis, dit-elle, « une dernière petite sœur est née, trisomique, Dachenka ». Par la suite, au fils, André, il est officiellement revenu de présider la station biologique tout en veillant sur le pacte d’actionnaires qui lie une partie des héritiers de F. Hoffmann-La Roche. Vera, l’aînée, auteure d’une thèse sur « les compagnons de route du communisme, de 1928 à 1939 », férue de littérature slave, à la tête de plusieurs maisons d’édition (Phébus, Buchet/Chastel…) entre la France, la Suisse et la Pologne, a ouvert deux bureaux à Arles.

ALLÔ, FREUD ?

Le 19 août 2016, un mois après la mort de Luc, tous ses enfants se sont réunis lors d’une grande cérémonie organisée dans le mas du Sambuc. Y ont défilé des scientifiques, des responsables d’ONG, des membres des Nations unies et le maire, bien sûr. « En bon protestant, notre père n’aimait pas le bruit médiatique », a dit Vera, lors de son discours. Son frère André, qui lui a succédé à la tribune, a ajouté : « Les idées sont plus fortes quand on les suggère que quand on les impose. » Dans l’assistance, certains Arlésiens, qui s’amusent à scruter la famille Hoffmann comme autrefois les « kremlinologues » le Politburo, ont cru déceler dans ces propos une critique à peine voilée des extravagances de Maja. « Luc avait la Tour du Valat. Elle, celle de Gehry », ont remarqué les plus freudiens d’entre eux. L’intéressée m’assure qu’elle ne voit pas le rapport : « Je ne recherche pas l’image du père. » À 18 ans, pourtant, après avoir quitté la petite école du mas pour entrer au collège Saint-Charles à Arles, puis dans un lycée de Genève, c’est la section biologie qu’elle choisit à la faculté de Montpellier. Se consacrer à la science, comme Luc, elle aurait bien aimé. «Mais, dit-elle, ces études ont avortées à cause des grèves, on passait notre temps à manifester. » Tout comme le maire, Hervé Schiavetti, qui, à la même époque, au milieu des mêmes années 1970, avait intégré une école de sport pour devenir prof de gym. Il excellait au tennis de table et avait même remporté un titre de champion départemen- tal. Ce cursus, bouleversé, précise-t-il, par le « gauchisme ambiant », n’a pas abouti. À part ça, on s’en doute, les similitudes entre sa jeunesse et celle de Maja — tous deux ont le même âge — s’arrêtent là.

« La milliardaire et le communiste » est une enquête exceptionnelle de Marie-France Etchegoin parue en livre diffusé en édition limitée avec le numéro de juillet 2019 de Vanity Fair. Découvrez chaque jour un nouveau chapitre sur vanityfair.fr.
je ne connaissais que Beethoven
https://www.youtube.com/watch?v=gMO6sceJlLM

et alii dit: 10 août 2019 à 17 h 43 min

Henri Legrand du Saulle

La nymphomanie
La folie devant les tribunaux (Chapitre XIII – § IV)

Date de mise en ligne : mardi 9 octobre 2007

Mots-clés : Henri Legrand du Saulle, Nymphomanie, Psychiatrie

Henri Legrand du Saulle, La Folie devant les tribunaux, (Chapitre XIII : « L’Érotisme »), Éd. F. Savy, Paris, 1884, pp. 485-534.
http://psychanalyse-paris.com/1069-La-nymphomanie.html

Ed dit: 10 août 2019 à 17 h 15 min

Mais ça a l’air très séduisant en effet. Hier j’ai regardé une vidéo sur une fille qui vit dans les bois avec son mec. Ca m’a fait rêver. Je m’imaginais pieds nus dans les bois à cultiver mes propres fruits et légumes et à voir mes chattounes s’égayer dans les arbres. Et surtout à ne plus devoir me lever chaque matin pour payer un loyer.

renato dit: 10 août 2019 à 17 h 04 min

« Je voulais juste rappeler que dans les milieux populaires… »

Vous pouviez le rappeler sans me le rappeler.

Delaporte dit: 10 août 2019 à 17 h 03 min

« Mon éditrice me l’a proposé et j’ai… refusé, Delaporte !
Passou m’a dit que j’avais eu tort… »

Je pense aussi, sérieusement, que vous avez eu tort. C’était objectivement un sujet magnifique, surtout pour vous qui êtes homo (cf. Sodoma !). Tous vos ancêtres auraient frétillé dans leur tombe, de voir le rejeton honni de leur famille traiter de la religion. Est-ce que quelqu’un l’a fait à votre place ? Il n’est peut-être pas trop tard ?

et alii dit: 10 août 2019 à 16 h 59 min

Lorsque 10 bottes sont réunies, on obtient une brique. Cette dernière regroupe donc 1.000 billets, dont la valeur peut varier de 5.000 euros à 500.000 euros.

Le nom provient tout simplement de la ressemblance avec une brique de maçonnerie. Selon les règles préconisées par la Banque de France en matière de remise d’espèces, les paquets de 1.000 billets doivent être identifiés par une coiffe placée au-dessus. En fonction de sa couleur, cette coiffe permet de déterminer immédiatement la valeur des billets, qui sont maintenus à l’aide d’un cerclage. Le poids d’un billet étant légèrement supérieur au gramme, une brique pèse un peu plus de 1 kg.

Il est à noter que par extension, le terme « brique » a aussi désigné par le passé une somme de 10.000 francs. Pour en comprendre la raison, il faut remonter aux anciens francs, avant 1960. Un tas de 1.000 billets de 1.000 francs valait alors 1 million de francs. D’où l’association immédiate dans l’esprit du public : 1 brique = 1 million de francs.

Avec le passage au nouveau franc en 1960, l’usage est resté. Mais compte tenu du taux de conversion (1 nouveau franc pour 100 anciens francs), la brique a vu sa valeur passer à 10.000 nouveaux francs (soit toujours 1 million d’anciens francs).

Bien entendu, avec l’arrivée de l’euro en 2002 et la disparition du franc, l’utilisation du mot brique est tombée en désuétude.

Jazzi dit: 10 août 2019 à 16 h 59 min

« le goût de la Sainte Eucharistie » (du christianisme)

Mon éditrice me l’a proposé et j’ai… refusé, Delaporte !
Passou m’a dit que j’avais eu tort…

« Vous voulez dire quoi par-là, que je dois m’adapter au chez vous ou bien ? »

Surtout pas, renato, restez bourgeoisement tel qu’en vous même !
Je voulais juste rappeler que dans les milieux populaires, comme chez moi, on disait simplement pépé et mémé…

Delaporte dit: 10 août 2019 à 16 h 57 min

« Depuis, je suis retourné au ciné, mais jamais à la messe ! »

Et vous avez prévu des obsèques civiles ou religieuses ? Si c’est une messe, je crois que j’irai. Je ferai un discours, pour vous rendre hommage, cela se terminera par la formule rituelle : « Jacuzzi, toi qui étais moitié homme et moitié cinéphile, presque esthète, semi-journaliste, complète feignasse du blog… »

Lavande dit: 10 août 2019 à 16 h 54 min

Ed, je sais ce qu’est une Tiny House : mon neveu en a construit une en bois (genre chalet) sur le plateau d’un camion. Elle est autonome en eau et en électricité (panneaux solaires) et équipée de toilettes sèches.
C’est même la deuxième qu’il construit. La première il l’a vendue.
C’est très esthétique et confortable.

D. dit: 10 août 2019 à 16 h 54 min

Lavande dit: 10 août 2019 à 16 h 49 min

Vous êtes un peu gonflé (et goujat) D. : c’est moi qui ai donné le lien du site sur les « briques creuses » à Renato.

et alors ? c’est nous-seuls renato et moi qui parlons du prix des briques, qui est un sujet périphérique au vôtre. Vous n’avez pas à y intervenir.

et alii dit: 10 août 2019 à 16 h 54 min

trompettes de la renommée
Paroles
Je vivais à l’écart de la place publique,
Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique…
Refusant d’acquitter la rançon de la gloir’,
Sur mon brin de laurier je dormais comme un loir.
Les gens de bon conseil ont su me fair’ comprendre
Qu’à l’homme de la ru’ j’avais des compt’s à rendre
Et que, sous peine de choir dans un oubli complet,
J’ devais mettre au grand jour tous mes petits secrets.
Trompettes
De la Renommée,
Vous êtes
Bien mal embouchées!
Manquant à la pudeur la plus élémentaire,
Dois-je, pour les besoins d’ la caus’ publicitaire,
Divulguer avec qui, et dans quell’ position
Je plonge dans le stupre et la fornication?
Si je publi’ des noms, combien de Pénélopes
Passeront illico pour de fieffé’s salopes,
Combien de bons amis me r’gard’ront de travers,
Combien je recevrai de coups de revolver!
Trompettes
De la Renommée,
Vous êtes
Bien mal embouchées!
A toute exhibition, ma nature est rétive,
Souffrant d’un’ modesti’ quasiment maladive,
Je ne fais voir mes organes procréateurs
A personne, excepté mes femm’s et mes docteurs.
Dois-je, pour défrayer la chroniqu’ des scandales,
Battre l’ tambour avec mes parti’s génitales,
Dois-je les arborer plus ostensiblement,
Comme un enfant de chur porte un saint sacrement?
Trompettes
De la Renommée,
Vous êtes
Bien mal embouchées!
Une femme du monde, et qui souvent me laisse
Fair’ mes quat’ voluptés dans ses quartiers d’ noblesse,
M’a sournois’ment passé, sur son divan de soi’,
Des parasit’s du plus bas étage qui soit…
Sous prétexte de bruit, sous couleur de réclame,
Ai-j’ le droit de ternir l’honneur de cette dame
En criant sur les toits, et sur l’air des lampions:
 » Madame la marquis’ m’a foutu des morpions! « ?
Trompettes
De la Renommée,
Vous êtes
Bien mal embouchées!
Le ciel en soit loué, je vis en bonne entente
Avec le Pèr’ Duval, la calotte chantante,
Lui, le catéchumène, et moi, l’énergumèn’,
Il me laisse dire merd’, je lui laiss’ dire amen,
En accord avec lui, dois-je écrir’ dans la presse
Qu’un soir je l’ai surpris aux genoux d’ ma maîtresse,
Chantant la mélopé’ d’une voix qui susurre,
Tandis qu’ell’ lui cherchait des poux dans la tonsure?
Trompettes
De la Renommée,
Vous êtes
Bien mal embouchées!
Avec qui, ventrebleu! faut-il que je couche
Pour fair’ parler un peu la déesse aux cent bouches?
Faut-il qu’un’ femme célèbre, une étoile, une star,
Vienn’ prendre entre mes bras la plac’ de ma guitar’?
Pour exciter le peuple et les folliculaires,
Qui’est-c’ qui veut me prêter sa croupe populaire,
Qui’est-c’ qui veut m’ laisser faire, in naturalibus,
Un p’tit peu d’alpinism’ sur son mont de Vénus?
Trompettes
De la Renommée,
Vous êtes
Bien mal embouchées!
Sonneraient-ell’s plus fort, ces divines trompettes,
Si, comm’ tout un chacun, j’étais un peu tapette,
Si je me déhanchais comme une demoiselle
Et prenais tout à coup des allur’s de gazelle?
Mais je ne sache pas qu’ça profite à ces drôles
De jouer le jeu d’ l’amour en inversant les rôles,
Qu’ça confère à ma gloire un’ onc’ de plus-valu’,
Le crim’ pédérastique, aujourd’hui, ne pai’ plus.
Trompettes
De la Renommée,
Vous êtes
Bien mal embouchées!
Après c’tour d’horizon des mille et un’ recettes
Qui vous val’nt à coup sûr les honneurs des gazettes,
J’aime mieux m’en tenir à ma premièr’ façon
Et me gratter le ventre en chantant des chansons.
Si le public en veut, je les sors dare-dare,
S’il n’en veut pas je les remets dans ma guitare.
Refusant d’acquitter la rançon de la gloir’,
Sur mon brin de laurier je m’endors comme un loir.
Trompettes
De la Renommée,
Vous êtes
Bien mal embouchées!
Source : Musixmatch
Paroliers : BRASSENS GEORGES CHARLES

MCourt dit: 10 août 2019 à 16 h 53 min

Dans le cas de l’Affaire Aristophil, il n’y a pas eu achat de faux documents, on n’en a en tous cas pas répertorié et les quelques sondages que j’ai pu y faire ne m’ont rien montré d’anormal. mais de lettres, d’autographe, et de rogatons à un prix surcoté, portant sur les plus grands noms de l’Histoire de France.
Pour ce qui est des Etats-Unis, il y a certes une culture journalistique de la Biographie par le trou de la serrure, mais pas que. C’est probablement ce marché là, en effet plus avide de scoop que de vérification de l’authenticité des documents, que votre faussaire visait, Jazzi.
J’ajoute que les grands libraires américains comme Bruce Mc Kittrick me paraissent très sérieux vis-à-vis des pièces historiques.
Bien à vous.
MC

D. dit: 10 août 2019 à 16 h 51 min

Il y a cette très belle prière donnée par Jésus lui-même au cours de l’une de ces apparitions :

« Pitié Mon Dieu, pour ceux qui Te blasphèment, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font.

Pitié Mon Dieu, pour le scandale du monde, délivre-les de l’esprit de Satan.

Pitié Mon Dieu pour ceux qui Te fuient. Donne-leur le goût de la Sainte Eucharistie.

Pitié Mon Dieu, pour ceux qui viendront se repentir au pied de la Croix Glorieuse, qu’ils y trouvent la paix et la Joie en Dieu notre Sauveur.

Pitié Mon Dieu, pour que Ton Règne arrive, mais sauve-les, il en est encore temps… car le temps est proche, et voici que Je viens. Amen, viens Seigneur Jésus. « 

Lavande dit: 10 août 2019 à 16 h 49 min

Vous êtes un peu gonflé (et goujat) D. : c’est moi qui ai donné le lien du site sur les « briques creuses » à Renato.

renato dit: 10 août 2019 à 16 h 49 min

« Chez moi on dit… »

Vous voulez dire quoi par-là, que je dois m’adapter au chez vous ou bien ?

Delaporte dit: 10 août 2019 à 16 h 48 min

Merci du conseil, Lavande. C’est noté. Je vous conseille pour ma part un documentaire sur Arte, qui raconte la vie d’une femme juive hassidique de Brooklyn, dont le prénom est Rachel. Je l’ai regardé dernièrement, c’est très intéressant. Personnellement, je suis attiré par les autres religions que la mienne. Mais je ne crois pas que j’en changerai un jour. Le Christ, c’est quand même le nec plus ultra, avec une liberté et une amplitude d’esprit extraordinaire.

D. dit: 10 août 2019 à 16 h 45 min

Lavande dit: 10 août 2019 à 16 h 19 min

D. : 45€ la brique c’est du délire.. ou une coquille : c’est plus de 20 fois le prix chez Leroy Merlin.

C’est une conversation entre renato et moi, lavande. Je ne vois pas pourquoi vous venez vous en mêler.

Jazzi dit: 10 août 2019 à 16 h 45 min

J’ai été baptisé et j’ai fait ma communion solennelle avec un an d’avance, Delaporte. Après quoi, j’ai remplacé la messe dominicale par la grasse matinée et la séance de ciné l’après-midi…
Depuis, je suis retourné au ciné, mais jamais à la messe !

Delaporte dit: 10 août 2019 à 16 h 42 min

« Le milliardaire américain Jeffrey Epstein, accusé d’abus sexuels sur mineures, et risquant la prison à perpétuité, s’est suicidé dans la prison de Manhattan où il attendait son procès, ont rapporté samedi 10 août, plusieurs médias américains citant des sources officielles. »

Une pourriture s’est suicidée dans sa prison avant que justice ne soit faite. On peut critiquer la surveillance des autorités judiciaires. Il est inadmissible qu’une telle chose ait pu se produire. J’espère que des têtes vont tomber – c’est-à-dire que des sanctions seront prises envers ceux qui ont négligé leur tâche. A moins qu’on l’ait aidé à se suicider pour étouffer un scandale qui allait peut-être rejaillir sur tout un milieu et éclabousser des huiles? Quel cloaque !

Jazzi dit: 10 août 2019 à 16 h 41 min

« Et alors, vous croyez qu’il les achetait où ses tissus, Fragonard ? »

A Grasse avec ses parfums !

« Chez grand-mère »

Chez moi on dit « mémé », renato !

et alii dit: 10 août 2019 à 16 h 41 min

Brassens
Paroles de la chanson La Nymphomane par Georges Brassens
Mânes de mes aïeux, protégez-moi, bons mânes !
Les joies charnell’s me perdent,
La femme de ma vie, hélas ! est nymphomane,
Les joies charnell’s m’emmerdent.
Sous couleur de me donner une descendance,
Les joies charnell’s me perdent,
Dans l’alcôve ell’ me fait passer mon existence,
Les joies charnell’s m’emmerdent.
J’ai beau demander grâce, invoquer la migraine,
Les joies charnell’s me perdent,
Sur l’autel conjugal, implacable, ell’ me traîne,
Les joies charnell’s m’emmerdent.
Et je courbe l’échine en déplorant, morose,
Les joies charnell’s me perdent,
Qu’on trouv’ plus les enfants dans les choux, dans les roses,
Les joies charnell’s m’emmerdent.
Et je croque la pomme, après quoi, je dis pouce.
Les joies charnell’s me perdent,
Quand la pomme est croquée, de plus belle ell’ repousse,
Les joies charnell’s m’emmerdent.
Métamorphose inouïe, métempsychose infâme,
Les joies charnell’s me perdent,
C’est le tonneau des Danaïd’s changé en femme,
Les joies charnell’s m’emmerdent.
J’en arrive à souhaiter qu’elle se dévergonde,
Les joies charnell’s me perdent,
Qu’elle prenne un amant ou deux qui me secondent,
Les joies charnell’s m’emmerdent.
Or, malheureusement, la bougresse est fidèle,
Les joies charnell’s me perdent,
Pénélope est une roulure à côté d’elle,
Les joies charnell’s m’emmerdent.

Certains à coups de dents creusent leur sépulture,
Les joies charnell’s me perdent,
Moi j’use d’un outil de tout autre nature,
Les joies charnell’s m’emmerdent.
Après que vous m’aurez emballé dans la bière,
Les joies charnell’s me perdent,
Prenez la précaution de bien sceller la pierre,
Les joies charnell’s m’emmerdent. (bis)
Car, même mort, je devrais céder à ses rites,
Les joies charnell’s me perdent,
Et mes os n’auraient pas le repos qu’ils méritent,
Les joies charnell’s m’emmerdent.
Qu’on m’incinèr’ plutôt ! Ell’ n’os’ra pas descendre,
Les joies charnell’s me perdent,
Sacrifier à Vénus, avec ma pauvre cendre,

Les joies charnell’s m’emmerdent.
Mânes de mes aïeux, protégez-moi, bons mânes !
Les joies charnell’s me perdent,
La femme de ma vie, hélas ! est nymphomane,
Les joies charnell’s m’emmerdent.

Lavande dit: 10 août 2019 à 16 h 36 min

Delaporte je vous conseille la lecture de « Mille et une façons d’être juif ou musulman » par Delphine Horvilleur et Rachid Benzine.
Ben oui, à moi aussi ça m’arrive de donner des conseils de lecture, qu’est-ce que vous croyez !

Ed dit: 10 août 2019 à 16 h 34 min

Moi j’ai un studio en ville. Rien de plus. Pas de caisse. Pas de crédit. En résumé, a small house but a huge home.

Impossible à traduire. (Un petit appartement mais un grand chez-moi ?). Je ne me souviens plus non plus du nom du type qui a dit cela

Delaporte dit: 10 août 2019 à 16 h 34 min

Le message chrétien et sa théologie sont les plus sophistiqués. Ce Dieu qui se fait homme pour nous sauver, ce n’est pas de l’invention humaine. Cela vient vraiment de Dieu lui-même. Le message d’amour est magnifique. Prenez-en de la graine, Jacuzzi, vous le rejeton d’une famille de si hauts prélats romains ou florentins, qui ont enrichi le monde de leur sagesse. Et vous, Jacuzzi, que donnez-vous au monde ? Vous le presque cinéphile, le quasi-esthète, le semi-journaliste, le flâneur des deux rives, la feignasse du blog.

Lavande dit: 10 août 2019 à 16 h 31 min

Jolie faute de frappe, Renato : une bique creuse !
Après tout on dit bien une bique pleine quand elle est enceinte.

Delaporte dit: 10 août 2019 à 16 h 27 min

Je suis né non pas grenouille de bénitier, mais homme pondéré qui recherche la sagesse. Le coup de bol est que je sois né catholique romain. Si j’étais né musulman, kif kif bourricot, je je serais resté. J’aurais appris l’arabe, et peut-être qu’en ce moment je serais en train de faire le pèlerinage de la Mecque. D’ailleurs, j’ai essayé de m’initier à l’islam, de lire des livres sur cette belle et ample religion. J’ai lu des essais de Tariq Ramadan, et je me suis senti trahi quand il a été inculpé pour viol. L’islam a ses scandales, comme la religion catholique. Le judaïsme fait moins parler de lui, autre belle religion monothéiste. L’Exode est un livre de la Bible que j’aime beaucoup. Les religions asiatiques comme le bouddhisme m’intéressent, mais moins. A la base, il me faut de beaux textes.

Lavande dit: 10 août 2019 à 16 h 27 min

J’étais toute désolée, il y a un mois environ, en apprenant que mon magasin préféré, en l’occurence TOTO, où j’achetais des tissus et de la mercerie, fermait. J’ai interrogé bien sûr les vendeuses (que je connais bien) : les locaux étaient vendus : mystère quant à la nature du nouveau magasin. Mystère aussi quant au fait que Toto rouvrirait peut-être, ailleurs ?…

Ce matin à la fraîche (!) je vais faire un tour en centre ville … et ô merveille, je m’aperçois qu’il y a un nouveau magasin Toto en cours d’aménagement … et il est encore plus près de l’arrêt de tram (!)… plus petit mais tout mignon … à la place d’un magasin de vêtements inintéressant (des trucs pour djeuns branchés).
Il ouvre lundi : je vais m’y précipiter même si je n’ai rien à acheter !

Qui a dit : « rien à voir avec le sujet du billet » ?
Et alors, vous croyez qu’il les achetait où ses tissus, Fragonard ?

Ed dit: 10 août 2019 à 16 h 26 min

Ben Cher ça ne m’étonne pas non plus. En revanche, Tina ne fait pas une musique colorée ni ne semble surjouer ou chanter la sexualité. Elle n’est pas non plus kitch à paillettes. Non je vous assure, c’est un intrus.

renato dit: 10 août 2019 à 16 h 24 min

Merci Lavande, merci et alii aussi.

La brique et les écrevisses d’eau douce.

Entre les 8 et les 12 ans, pendant vacances d’été chez grand-mère — 15 jour tous les étés —, j’ai pratiqué la pêche à l’écrevisse : un vieux monsieur qui, je suspecte, avait un faible pour grand-mère, m’avais appris le « truc » pour les attraper sans trop se fatiguer.

Il fallait se procurer des entrailles de petits animaux — poulet ou lapin, à l’époque n’étaient pas difficiles à trouver — et le mettre dans les trous d’une bique creuse, puis l’immerger dans le ruisseau : les écrevisses se précipitaient sur la gourmandise et s’installaient dans la nourricière brique.

Chez grand-mère un ruisseau traversait le jardin, c’est là que j’ai fait mes premières expériences de pêche ; seulement, mon activité vite découvertes, grand-mère me défendit de la pratiquer. J’ai donc partagé le secret de la pêche à l’écrevisse avec mes camarades de jeu, et avec eux j’allais poser les briques dans les ruisseaux qui courraient dans les prés et les bois.

Enfin, le plus difficile à trouver c’était le citron, le marchand de primeurs posait toujours trop de questions — acheter des cigarettes était plus facile : puissance du vice ! —.

Vers mes 12 ans le vieux monsieur m’a appris à chasser le faisan avec une grosse boîte à conserve. Il fallait faire un trou et enterrer la boîte, puis jeter sur le fond une poignée de mais ou d’orge. L’un de mes camarades, fils de l’aubergiste, apporta une boîte à conserve assez grande pour contenir un faisan. Nous en attrapâmes un, mais le tuer, le déplumer et le cuisiner sur un feu de camp fut plutôt traumatisant. Depuis je n’ai plus braconné quoi que ce soit.

Quelques années après le sacrifice du faisan, j’ai lu un bref conte de Montale où la victime était une fauvette des jardins (Sylvia borin).

Delaporte dit: 10 août 2019 à 16 h 20 min

« Et plan dans les dents de Delaporte ! »

Jacuzzi, je ne suis pas une « grenouille de bénitier ». Je suis à la recherche de spiritualité, c’est tout. Le hasard a fait que je suis né catholique, et je m’en félicite, non pas comme une grenouille, mais comme un homme qui cherche la vérité. Mais j’y songe, Jacuzzi, votre mère a dû vous faire baptiser, vous le rejeton d’un grande famille qui a donné tant de prélats à l’Eglise catholique romaine, vous, Jacuzzi, le demi-journaliste, le presque cinéphile, le semi-écrivain, le quasi-esthète et la feignasse du blog !

Lavande dit: 10 août 2019 à 16 h 19 min

D. : 45€ la brique c’est du délire.. ou une coquille : c’est plus de 20 fois le prix chez Leroy Merlin.

Chantal dit: 10 août 2019 à 16 h 07 min

Soleil vert pour une fois j’ai fait exprès, pour marquer la césure entre le présent qui oublie et le passé encore sous l’emprise.

C’est pas encore très abouti, les idées sautent ma tête comme on dit à Liège.

D. dit: 10 août 2019 à 16 h 04 min

J’habite dans une longère bâtie au milieu du 18è siècle, 1756 précisément.

…quand je disais qu’elle succombait au snobisme.
Moi j’ai une maison à la campagne.

D. dit: 10 août 2019 à 16 h 00 min

Je rappelle que la pêche de l’écrevisse est interdite à la main (braconnage) parce qu’elle est trop facile est rapide. Il suffit de soulever les pierres.
Seuls les casiers sont autorisés.

D. dit: 10 août 2019 à 15 h 54 min

renato, 45 € la brique creuse c’est beaucoup trop cher. Ca vaut facilement moitié moins acheté en gros par les entreprises de BTP.

et alii dit: 10 août 2019 à 15 h 14 min

renato, je ne sais pas, alors que j’ai eu une bibliothèque faite de briques(sur les conseils d’un ami de la région)j’ai regardé les images wiki, aucune précision;avez vous été dans une briqueterie -en farance!-demander?

Ed dit: 10 août 2019 à 15 h 13 min

Mais je n’arrive pas trop à comprendre pourquoi c’est une icône gay. Lady gaga, Madonna, Dalida, Farmer, je vois très bien, mais elle…

Jazzi dit: 10 août 2019 à 15 h 04 min

« Les Faussaires de Manhattan » de Marielle Heller.
Un film drôle, passablement pervers et délicieusement démodé, qui a failli rapporter un Oscar à l’inénarrable Melissa McCarthy, son interprète principale.
Ancienne biographe à succès, oubliée par son agent littéraire et boudée par le public, Lee Israel végète dans un appartement crasseux de Manhattan, avec un vieux chat pour seule compagnie.
Devenue grosse et alcoolique, cette vieille lesbienne solitaire, acariâtre et totalement fauchée (un mélange de Passou raté dans le corps de Marie Sasseur !), en panne d’inspiration, se découvre presque par hasard et par jeu un don sans pareil dans l’art de rédiger de fausses correspondances de célébrités, tels Noël Coward ou l’actrice de vaudeville Fanny Brice.
Avec l’aide de son ami Jack (magistral Richard E. Grant), un homo flamboyant, en voie de clochardisation, elle monte une affaire juteuse et nous fait découvrir le milieu des libraires de livres rares et d’autographes en tous genres new-yorkais.
Un milieu que M. Court connait bien, des deux côtes de l’Atlantique, plus intéressé semble-t-il par le gain éventuel que ces documents para littéraires peuvent leur rapporter que par leur authenticité ?
C’est ainsi qu’elle fabriqua pas moins de 400 lettres, dont certaines se retrouvèrent citées dans des biographies officielles, et que son imagination lui permis enfin de vivre plus confortablement de son labeur.
Jusqu’à ce que le FBI débarque chez elle et que, finalement, après condamnation, elle retrouve, grâce à sa propre histoire de faussaire, le matériau nécessaire, authentique cette fois, de son futur manuscrit auto fictif.
Tout finit bien dans cette fable grinçante située dans le New York hivernal post intello de Woody Allen, non sans une certaine nostalgie pour le spectateur, qui assiste en direct à la disparition d’un monde dévalorisé, où les faux monnayeurs occupent de plus en plus le haut du pavé !
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19577561&cfilm=236975.html

Soleil vert dit: 10 août 2019 à 15 h 04 min

« la violence est un genre littéraire depuis les Romains au moins, et que la France est championne du monde en la matière. »

Bloy en particulier (dont je souviens d’une haineuse et fausse appréciation sur le XIXe siècle, « ce siècle imbécile »)

Et ce souvenir de classe :
Un jour au fond d’un vallon Un serpent mordit Jean Freron Que pensez vous qu’il arriva Ce fut le serpent qui creva)

et alii dit: 10 août 2019 à 14 h 55 min

cloaca (présentation sur wiki)
Doté de l’apparent sérieux d’un laboratoire scientifique (Wim Delvoye s’est entouré de plusieurs scientifiques et ingénieurs pour concevoir sa machine), exposé dans les conditions, elles aussi solennelles finalement, de l’Art, Cloaca ingère les aliments fournis par un traiteur (mais plusieurs grands chefs ont accepté de composer des menus à son intention) et produit des excréments. Les excréments sont emballés sous vide et marqués d’un logo qui pastiche ceux de Ford et de Coca-Cola et sont ensuite vendus aux environs de 1 000 dollars pièce.

Soleil vert dit: 10 août 2019 à 14 h 55 min

Tandis que le monde proclame(proclamait ?) l’oubli du Dieu de Majesté, les ruelles de Clitourps se réveillaient sous la drache

et alii dit: 10 août 2019 à 14 h 45 min

je crois qu’il ne faut plus répondre aux contributeurs trices qui traitent ouvertement et explicitement les autres de crétin-e-s,(etc.)
serait-ce seulement par provocation pour obtenir une réponse pour se faire mousser eux(elles)dans leur registre préféré de discussion ,en se posant comme professeurs omniscients ,avec le désir de gérer les opinions sur tous sujets; on en a assez vu et entendu! le diplome et la qualification professionnelle-et autres « je suis » et « j’ai été » ne sont pas toujours des garanties de « probité intellectuelle »

DHH dit: 10 août 2019 à 14 h 28 min

Closer
c’est précisément ce que dit Bourdieu et c’était le sens de la reference que je faisais à une scene de Proust qui a initié ce debat sur la distinction.
quelles que soient les qualités de ces produits de la promotion sociale les héritiers ne les regardent pas comme « des leurs »

closer dit: 10 août 2019 à 14 h 20 min

Oui Clopine. Voir la notice Edmond Goblot sur wiki. Bourdieu n’a rien inventé. Il n’a eu l’honnêteté de le reconnaître.

closer dit: 10 août 2019 à 14 h 13 min

On mesure les dégâts causés par la paranoïa féministe aux commentaires sur le tableau de Fragonard…Je n’avais jamais pensé une seconde qu’il s’agît d’un viol. La résistance de la femme me paraissait toute formelle et dictée par la bienséance de l’époque. Quant à l’utilité du verrou, elle était d’empêcher toute intrusion venant de l’extérieur…

Chantal dit: 10 août 2019 à 13 h 47 min

Tandis que le monde proclame l’oubli du Dieu de Majesté, les ruelles de Clitourps se réveillaient sous la drache. Une odeur de javel circulait sournoise et hoquetante sur les herbes en pourtour de la rigole. On ne semblait pas se souvenir de la noce de la veille. De fait.
Le long sermon du curé s’était brusquement interrompu par une bourrasque tournante qui avait dispersé ses phrases, inversé son contexte, aplati contre une colonne de pierre son incipit, désagrégé le fond de son propos dans le vin et les huiles des burettes. Merdum, hic nunc et semper. La fuite des paroissiens semblait avoir vidé les lieux de leurs intentions premières, assister, chanter, jouer, parader à la noce. Seule la flamme d’une bougie léchait encore dans le silence les rebords fondants comme des dunes mystérieuses sous des vents incertains. Au dehors, sur les volets rebattus, quelques bribes de lettres se balançaient élastiquement, inversées, entrecroisées, rebattues par l’incident climatique. Halors, Med sorti le duvet par la fenêtre de la grange, et tapa dessus avec une sorte de d’immense tape – mouche en osier, précipitant dans l’air des milliers de micro – particules, des miasmes, et quelques bestioles endormies qui sursautèrent dans l’air de leurs pattes minuscules et épouvantées. Med avait oublié les heures, cherchait son nouveau mari évaporé depuis la veille. Elle rentra le duvet, l’immense tape – mouche et recouvrit le lit qui sentait le vieux foin et le moisi. Elle poussa un ouf de soulagement, cet engagement précipité avait trouvé un dénouement inattendu dans la crainte des éléments. Elle s’étendit sur les plumes encore gonflées d’air, et fondit mollement dans les bulles et les bosses qui respiraient leurs indépendances. Sauf que. Dessous, lente et reptilienne, une ombre invisible hantait les carreaux de briques lustrées, faisant des signes indéchiffrables aux minous amassés sous le sommier. Une petite musique, tambourinée, les restes d’une improvisation.
L’huis grinça, le fantôme n’avait pas renoncé.

Jazzi dit: 10 août 2019 à 13 h 30 min

« un cloaque pour grenouilles en mal de bénitier »

Et plan dans les dents de Delaporte ! La RDL n’est-elle pas plutôt une mare aux crocodiles, même si la plupart d’entre eux n’ont plus de dents !?

et alii dit: 10 août 2019 à 13 h 23 min

je crains que la RDL ne soit devenue un cloaque pour grenouilles en mal de bénitier :pas une swimming pool

Jazzi dit: 10 août 2019 à 13 h 20 min

La place du verrou (celui de la porte et celui de la femme) est tout à fait symbolique : il faut faire un effort pour atteindre l’un en verrouillant l’autre !

et alii dit: 10 août 2019 à 13 h 08 min

SUR LE GRAND AGE et psychanalyse :une femme élabore:
Sur le grand âge : la fin d’une analyse
Diane Chauvelot
l’Harmattan
ACHETER CE LIVRE

Diane CHAUVELOT transcrivit pendant vingt ans le Séminaire de Lacan. Médecin, psychiatre, psychanalyste, peintre à ses heures, elle s’est mise à l’écriture suite à l’épreuve d’un coma de 47 jours. Illustration de couverture : Gustave Caillebotte, Raboteurs de parquets. 1876 (détail). Collection privée. France.
Le nœud Pape

Ce petit récit en forme de méditation sur le grand âge est l’œuvre d’une « vieille dame indigne », prise dans un patient et difficile travail d’entraînement au repos, après une vie dont il a été exclu. Il a été motivé par un rêve bouleversant. Si bouleversant même, que la dame en question, heurtée, blessée, fouettée, a jugé qu’il était malhonnête de laisser un tel rêve à vau-l’eau et qu’il fallait s’y attaquer bon gré, mal gré. Ce rêve a été le coup de tonnerre par lequel l’inconscient imposait une entreprise toujours négligée ; chercher, trouver, débrouiller enfin un « nœud ardent » qui avait résisté à toute une vie de psychanalyste. La vieillesse, un temps pour l’auto-analyse ?
https://www.oedipe.org/livre/le-noeud-pape

et alii dit: 10 août 2019 à 12 h 50 min

sur la place du verrou, le peintre est plus soucieux de l’économie du jeu des masses de couleur, de lumière , de quelque réalisme clopinesque

et alii dit: 10 août 2019 à 12 h 47 min

10 août 2019 à 11 h 57 min
vous n’identifiez pas non plus une citation dont il y a le lien!autrefois on voues aurait dit sur la RDL que vous ne savez pas lire comme on vous y a dit que vous étiez un rustre et un grossier personnage: pour vous faire reconnaître comme psy, même sur la RDL,il vous faudrait vous instruire

Delaporte dit: 10 août 2019 à 12 h 42 min

Fragonard a représenté des pygmées, c’est tout. Il était peut-être passionné par cette peuplade d’Afrique, et notamment leur musique. Il a imaginé leurs amours. Il s’agit peut-être d’un rite africain très ancien : l’homme et la femme viennent de se marier, et symboliquement l’homme doit pousser le verrou pour bien montrer qu’il veut posséder son épouse. Il y a peut-être des spectateurs à cette scène, notamment le grand prêtre, qui sont du côté du peintre. Et voilà, tout s’explique. Il faut peut-être faire un effort d’imagination !

Delaporte dit: 10 août 2019 à 12 h 38 min

« IL me semble qu’on peut garantir que, sauf exceptions particulières, on n’a jamais vu une fermeture de porte située à une hauteur telle qu’une servante de taille moyenne devrait monter sur une chaise pour l’ouvrir ! »

Mère Clopine, peut-être que le verrou est à une hauteur normale, et que ce sont les deux personnages qui sont lilliputiens, pour une raison ou une autre : ce sont peut-être de tout petits enfants ; ou bien des pygmées, etc., etc. Il ne faut pas toujours prendre le problème par le même bout.

closer dit: 10 août 2019 à 12 h 09 min

« pour avoir eté souvent confrontée à une sorte de paroi de verre séparant ceux qui pourtant nantis des mêmes diplômes, nantis des mêmes fonctions,n’étaient pas vus comme appartenant au même monde »

C’est de l’anti-Bourdieu DHH! Vous démontrez sans le vouloir que la « distinction » ne fait pas obstacle à la promotion culturelle et professionnelle, mais seulement à le communication personnelle.

Clopine dit: 10 août 2019 à 11 h 05 min

Et, pour en finir (provisoirement ?) avec le tableau de fragonard… Cela a peut-être (sûrement) déjà été noté ici, mais enfin :

La place du verrou ne lui est attribuée que pour signifier l’enfermement de la femme… En-dehors de toute vraisemblance.

IL me semble qu’on peut garantir que, sauf exceptions particulières, on n’a jamais vu une fermeture de porte située à une hauteur telle qu’une servante de taille moyenne devrait monter sur une chaise pour l’ouvrir !

J’habite dans une longère bâtie au milieu du 18è siècle, 1756 précisément. Oh, rien de luxueux, bien sûr : du rustique, vraisemblablement une demeure de bouvier, de « travailleur agricole » dirait-on de nos jours. Eh bien, pour m’être usé les doigts sur certains serrures « d’époque », de lourdes clés dont il faut trouver, dans le pêne, le poids de balancement, des loquets de fer difficiles à manier, je peux vous dire que les fermetures étaient,d’une part, commodément placées, et de l’autre, n’avaient rien de particulièrement maniable : on ne pouvait guère les faire fonctionner négligemment, en les poussant d’un doigt…

C’est d’ailleurs un sacré contraste de songer à la fois à ces grosses serrures et au peu qu’elles étaient censées protéger.

Pablo75 dit: 10 août 2019 à 10 h 44 min

Edel, qui est un mou de la gâchette, oublie que la violence est un genre littéraire depuis les Romains au moins, et que la France est championne du monde en la matière. Visiblement il n’a jamais lu Saint-Simon, dont la férocité est difficilement égalable. Et il n’a jamais ouvert un livre de Bloy, de Laurent Tailhade ou de Rebatet. À son âge il ignore que la France est le pays de pamphlétaires. Il devrait chercher la liste sur Wikipédia, pour se cultiver un peu.

Et il n’y a pas que la France. Visiblement notre prédicateur du samedi dont l’aspiration littéraire ultime paraît être de devenir arbitre de blog, n’a jamais ouvert non plus un livre d’Unamuno, de Swift, de Schopenhauer ou de Quevedo.

Chaloux a raison de dénoncer « la collaboration molle d’aujourd’hui », si bien analysée par un autre excellent pamphlétaire: Philippe Murray, qu’Edel devrait aussi lire d’urgence.

« La culture n’est pas un processus d’étouffement et d accablement de l’autre. C’est une mutuelle pédagogie », nous dit Frère Edel. Et après il ajoute: « je ne fais pas un plaidoyer pour l’eau tiède ». Il a raison: lui il plaide carrément pour l’eau bouillante…

et alii dit: 10 août 2019 à 10 h 14 min

Sabina Loriga – Il ne s’agit pas de nier la spécificité des approches. Toutefois, les historiens professionnels n’ont pas l’exclusivité de l’interprétation du passé. Il est donc utile d’envisager de manière plus systématique d’autres vecteurs de la mémoire sociale, tels que la littérature et le cinéma, et de s’interroger sur les transformations de l’espace public.

Nonfiction.fr – Qu’on pense à Hérodote, Tite-Live, saint Augustin, Edward Gibbon ou encore Mikhaïl Rostovtzeff – pour ne parler que d’historiographes, et des plus célèbres – il semble que les « usages politiques du passé » aient toujours existé : peut-on comprendre votre démarche comme une volonté d’instituer en histoire la réflexivité depuis longtemps mise en œuvre dans l’ensemble des sciences sociales ?

Sabina Loriga – Vous avez parfaitement raison. Les usages publics du passé ne sont certes pas une nouvauté ! Au tout début des années 1970 déjà, Moses Finley faisait le constat que les usages, notamment politiques, du passé n’étaient pas chose nouvelle, et il encourageait historiens et sociopsychologues à se saisir de cet objet et à en faire un « exercice historique légitime ». Ce n’est cependant que plus récemment qu’une série d’ »affaires » a mobilisé les opinions publiques sur des
https://www.nonfiction.fr/article-5489-les_usages_publics_du_passe_en_perspectives.htm

Pat V dit: 10 août 2019 à 10 h 08 min

L’inconscient dans la philosophie Clopine, on peut en lire le remarquable essai de Jean-Marie Vaysse paru chez Gallimard.
http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/NRF-Essais/L-Inconscient-des-Modernes

Il m’est arrivé lorsque je présidais une association culturelle d’inviter Jean-Marie Vaysse pour une conférence-débat-signature. Époustouflant et très pointu!
Décédé trop jeune, hélas!
Il a écrit un  » vocabulaire Heidegger » que je n’ai pas lu, peut-être y est-il question du  » bahut »?
(J’en doute, car cette expression employée par Bourdieu est tout sauf philosophique. Ironique, sarcastique, profondément moqueuse de l’heidegerrianisme.)Le bahut est l’avatar poussiéreux,bancal, avec une porte sans gonds du fameux buffet de nos grand-parents!)
Ciao.

et alii dit: 10 août 2019 à 10 h 06 min

L’histoire maintenant – Les grands entretiens pour l’histoire
La France est-elle chrétienne ? L’école doit-elle assumer et transmettre un « devoir de mémoire » ? Peut-on légiférer sur la mémoire sans atteindre à l’intégrité de l’histoire ? Quel passé est le nôtre, et comment s’impose-t-il comme tel ? Ces questions et tant d’autres rappellent régulièrement combien la recherche et le discours des historiens n’ont pas quitté l’avant-scène de l’espace public. La scénarisation des
https://www.nonfiction.fr/article-5220-lhistoire_maintenant__les_grands_entretiens_pour_lhistoire.htm

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