Aragon, les chutes d'une oeuvre - La République Des Livres par Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Aragon, les chutes d’une oeuvre

Maintenant que Louis Aragon a été enfin consacré comme un classique moderne sinon un monument national, à l’heure où l’on peut prononcer son nom et citer les titres de ses livres avec admiration sans éprouver l’obligation de les assortir d’une préposition restrictive (malgré… bien que… en dépit de… ) généralement suivie d’une évocation de son rôle au Pcf ou de son silence face au goulag, nombre de lecteurs vont peut-être le découvrir enfin avec un regard neuf. La parution du premier tome de l’impressionnante biographie que lui consacre Pierre Juquin  (Aragon, un destin français 1897-1939, 791 pages, 29,90 euros, Editions de La Martinière) les y aidera peut-être ; les « Spécial Aragon » de quelques gazettes aussi, encore que celles-ci nient l’apport des chercheurs, en se passant purement et simplement de les citer ou de leur rendre hommage, mais sans se priver d’utiliser leur travail. Raison de plus pour y aller voir de plus près sur le site de l’Institut des textes et Manuscrits Modernes (Item). L’ « Equipe Aragon » y a été sollicitée par son directeur Luc Vigier (Université de Poitiers) pour se livrer à un inhabituel exercice d’ego-histoire afin de se confier sur ses rapports avec les papiers de l’écrivain, fonds aussi riche, divers et considérable que son œuvre. Autant de voix d’expérience pour faire résonner les avant-textes de l’écrivain.

Nous sommes là dans la fabrique de l’écrivain, l’atelier de l’artiste, sur les pas de ceux qui suivent son tremblé, ses hésitations, ses repentirs à la trace. Ils se livrent avec une sensibilité faite simplicité et de naturel au risque de l’émotion, même si l’on doute que cela désarme jamais les esprits les plus critiques vis à vis des généticiens de la littérature. De quoi s’agit-il si ce n’est d’essayer de comprendre comment s’est élaborée l’organisation interne de l’œuvre, et l’histoire de son architecture ? Aragon écrivait à l’encre bleue et corrigeait au feutre orange ; il pratiquait le copier-coller avec les moyens d’antan (ciseaux et ruban adhésif). Ils le savent mieux que quiconque, ceux qui ont épluché ses tapuscrits annotés, papiers divers, documents, cartes postales, lettres privées et publiques, articles, préfaces, romans prépubliés, réédités, corrigés, annotés, papiers personnels, dossiers de la Sacem, jusqu’aux images découpées pour se représenter les uniformes des soldats et des mousquetaires du roi utilisées pour La Semaine sainte ! Tout ce qu’Aragon a appelé « mon écriture » lorsqu’il a fait don de ses cartons d’archives au CNRS (et encore, tout n’y est pas, le reste se trouvant principalement à la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet et à l’université d’Austin, Texas) sans se douter de la charge émotive qu’y trouveraient les chercheurs. Son inventaire tient registre d’une suractivité permanente car écrire était sa méthode de pensée. On conçoit que sa consultation donne le vertige aux chercheurs les plus éprouvés avant de leur offrir la bonheur d’entrer dans l’intimité d’une œuvre.

Nicolas Mouton, qui a pu consulter les «  brouillons de la parole » des enregistrements audio-visuels et des entretiens, assure qu’on n’y trouve pas que des secrets de fabrication. Le non-diffusé (conversations précédant l’entretien, propos écartés, réponses bancales, tout ce qui saute au montage) montre un écrivain au travail, mais aussi soucieux de son style à l’oral qu’à l’écrit, également préoccupé de la construction de l’entretien et de son intrigue. En dédicaçant à l’auteur de Parlez-vous franglais ? la transcription de ses Entretiens avec Francis Crémieux, Aragon avait écrit : « A Etiemble, en m’excusant pour le frandio », inventant ainsi un exquis néologisme sur le français tel qu’on le parle à la radio, dont on s’étonne qu’il n’ait pas fait fortune depuis.

Sa graphie, assez ronde jusqu’à paraître scolaire, est un cadeau pour un chercheur, dût-elle parfois se miniaturiser et couvrir toute la page au mépris des marges, d’ordinaire le lieu privilégié du remords. Daniel Bougnoux, qui a beaucoup étudié les manuscrits pour l’édition de la Pléiade, confie avoir été frappé par un phénomène remarquable :

« La fréquence avec laquelle le bas de la page manuscrite coïncide avec un saut de page ou de chapitre dans le texte final. Aragon, autrement dit, semble composer en obéissant au format matériel du papier, ou en anticipant la place que celui-ci lui laisse, pour mettre d’accord la fin de la page avec la fin de l’histoire. Je m’explique mal cette coïncidence, très souvent vérifiable ; elle suggère un curieux tour d’écriture, comme si sa propre imagination se coulait dans la surface matériellement disponible »

Non moins étrange est la volupté que l’auteur éprouvait à se recopier, alors que pour la plupart, la tache est tenue pour assez ingrate. Il allait même jusqu’à reporter les ajouts d’un tapuscrit à l’autre. Daniel Bougnoux (Université Stendhal/Grenoble) se demande s’il faut y voir une marque supplémentaire du bizarre narcissisme d’Aragon écrivant : « Notre homme a besoin d’écrire, il s’écrit (à l’accusatif-datif de la construction de ce verbe), il n’a de vie ou de pensée qu’écrites, dût cette graphomanie dévorer ses nuits » conclut le chercheur. Julie Morrison, quant à elle, se dit frappée, à la relecture des textes originaux de Blanche ou l’oubli ou de La Mise à mort, de ce que la phrase d’incipit ne soit pas la seule à enclencher l’écriture, chaque parcelle du roman en faisant tout autant, poursuivant une relance sans fin. C’est aussi que, comme le remarque Nathalie Piegay-Gros (Université Paris-Diderot), qui s’est particulièrement penchée sur La Semaine sainte, il était de la race des écrivains hantés par la redoutable perspective de finir. Mais selon elle, cette frayeur prenait chez lui un tour encore plus préoccupant car elle se manifestait même à l’échelle du paragraphe :

« Les différents états du texte manifestent une propension évidente à l’ajout, comme s’il fallait contrevenir à l’achèvement d’une séquence narrative. Lorsqu’il publiera le roman dans les Œuvres Romanesques Croisées, Aragon augmentera encore son roman. Relire, pour lui, c’est très rarement couper, supprimer ; c’est le plus souvent reprendre pour ajouter, à la phrase, au paragraphe, au chapitre. »

Impossible de parler d’Aragon sans évoquer son fameux « mentir-vrai » devenu une telle tarte à la crème jusque dans l’universel reportage médiatique que, ainsi que le relève Maryse Vassevière , il n’y est plus envisagé que sur le versant du « mentir ». Or le mentir-vrai des manuscrits, est précisément ce que l’écrivain ne jette pas aux orties, « ce qu’il offre comme un « puzzle détruit » avec un brin de mise en scène qui ne nuit en rien à la clarté des choses mais y introduit seulement une bénéfique dose de relativité ». Au delà de la névrose de l’inachevé, commune à tant d’artistes, l’étude des manuscrits de l’Œuvre Poétique révèle plus encore qu’Aragon avait beaucoup de mal à se dessaisir si facilement de son œuvre : « Recherchant les documents susceptibles de l’éclairer et les publiant dans l’Œuvre Poétique, Aragon se fait à la fois son propre chercheur, éditeur et commentateur. Tout en se remémorant son cheminement, en dressant la généalogie de son œuvre, il dramatise les étapes de son parcours et souligne l’importance des traces » estime Josette Pintueles. Au fond, il est le chercheur de lui-même. Il prépare le terrain à ses successeurs. A eux de déjouer les leurres, pièges, chausse-trapes, erreurs, confessions et aveux d’un homme qui aima écrire plus que tout. Ce qui s’appelle écrire.

(« Aragon fin de partie » photo Kipa; « Aragon en 1925″ photo Man Ray)

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533 Réponses pour Aragon, les chutes d’une oeuvre

Il n'est pas capital que ce soit dit: 18 janvier 2013 à 12 h 10 min

Eviter de mélanger la vie et l’oeuvre, dit-on. Pourtant, l’antisémite maladif Destouches et le stalinien fou Aragon sont, eux-mêmes, « les chutes de leur oeuvre ».

alec dit: 18 janvier 2013 à 12 h 19 min

c’était un écrivain qui avait le repentir vorace, la terre du repentir ne ment pas, l’encre bleue charrie la généreuse liquidité des mots dans un joyeux « bleuir vrai », et c’est ainsi que le fleuve Aragon est grand, je suppose. comme on dit en droit : « la part réécrite des paragraphes absents accroît aux romans présents. » Aragon était un grand juriste puriste.

renato dit: 18 janvier 2013 à 12 h 36 min

Détection d’un doublon : il semble que vous avez déjà envoyé ce commentaire !

Faudrait voir Linné, mais il me semble que l’espèce écrivain est celle qui vante le repentir plus facile : un œil sur la page et un sur le gars qui contrôle la porte du frigo…

lasse dit: 18 janvier 2013 à 13 h 17 min

Une seule crainte, juvénile : qu’Aragon/Juquin, et ces écrits vieillis, rabachés, datés, finissent par nous lasser. Vodka ? Vichy fraise, à vie ? C’est que, 30 euros, une sacrée somme de nos jours, faut réfléchir !

DHH dit: 18 janvier 2013 à 13 h 50 min

Les  » chutes d’une oeuvre »
Ce titre, autour d’une métaphore de couturière me semble particulièrement bienvenu pour montrer la richesse et le devenir des scories laissées en passant par l’activité créatrice d’Aragon.
En effet en couture ,quand on parle de chutes ou de tombées c’est ce qui reste de tissu , ,lorsqu’on a coupé le vêtement à partir d’un patron ,puis , qu’éventuellement, on a donné quelques coups de ciseaux supplémentaires, pour adapter exactement au produit fini qu’on veut obtenir les éléments découpés et destinés à être assemblés .
Et les morceaux éliminés, ces tombées, qui gardent en creux le souvenir des formes utiles dont ils sont l’inverse , se retrouvent réutilisés appelés ainsi à une existence nouvelle

bof dit: 18 janvier 2013 à 14 h 45 min

une fois qu’on a admis que Aragon, comme Celine était une ordure on peut calmement discuter entre intellos que ça ne gêne pas de la grandeur de l’écrivain

Romain Raphaël dit: 18 janvier 2013 à 14 h 59 min

Mis à part celui de « DHH », dont je salue la tenue, vos commentaires sont plus lamentables les uns que les autres ; j’ai honte pour vous. Quel aveuglement envers l’oeuvre de ce grand écrivain, de ces chercheurs qui y consacrent leur vie, et quel mépris pour la littérature (qui n’est pas une affaire d’ »intello » – apparemment une insulte – mais l’affaire de tous les hommes). Enfin, Pierre Assouline, qui produit presque chaque jour ici un long article, mérite t-il de voir son paillasson souillé par votre incontinence verbale ? Réfléchissez avant d’écrire, ou refermez vos coquilles, tas de mollusques !

J.Ch. dit: 18 janvier 2013 à 15 h 10 min

on peut, on doit choisir ses ordures : je préfère Aragon à Céline (ne serait-ce que par et pour ses poèmes)
aujourd’hui, maitenant, lisez « le roman du mariage » de Jeffrey Eugenides (*****)

renato dit: 18 janvier 2013 à 15 h 18 min

Hé ! Ph. R. savoir pour qui chacun travaillait n’a aucune espèce d’importance : bull shit d’un côté comme dans l’autre. Pour ce qui est de l’œuvre, on prend les bonnes pièces et on laisse les mauvaises à leur destin.

Phil dit: 18 janvier 2013 à 15 h 19 min

« sa graphie ronde »..l’homme était droit dans ses bottes ?
Etonnante facilité à trousser ses textes, et pas seulement les textes.
Le Galant de Drieu fut brillant jusqu’à la moustache. Lui vivant, la France culturelle d’aujourd’hui n’aurait oser toucher un poil à celle de Renaud Camus.

D. dit: 18 janvier 2013 à 16 h 17 min

Romain Raphaël, vous avez parfaitement raison. J’ai honte pour eux. Enfin, pardonnons-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.

paniss dit: 18 janvier 2013 à 16 h 21 min

donc si on ose dire du mal d’Aragon et de ses écrits, nous voilà ramené à l’état de mollusques; à une certaine époque, qu’Aragon a bien connue, on utilisait plus le « vipère lubrique » ou »suppot du grand capital »; mais bon, la forme change et le vocabulaire évolue, mais pas le fond. La preuve à 14H59…

D. dit: 18 janvier 2013 à 16 h 23 min

« Il est, comment dire …? »

Vous voyez, tweetie, vous devriez suivre le conseil de Raphaël et réfléchir avant d’écrire. On n’écrit pas AVANT d’avoir trouvé le mot qu’on cherche. Réfléchissez d’abord et, quand votre phrase est prête, et alors seulement, écrivez-la. Sinon, c’est le bordel, passez-moi l’expression.

John Brown dit: 18 janvier 2013 à 16 h 32 min

« Aragon avait beaucoup de mal à se dessaisir si facilement de son œuvre »

Autre signe flagrant de narcissisme. Tout cet Aragon, l’homme aussi bien que l’oeuvre, et tout ce qu’il représente, m’a toujours instinctivement dégoûté. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’entre 40 et 44, j’aurais aimé être un milicien pour le plaisir de l’abattre d’une rafale, amis enfin, si Aragon était mort au tournant des années 30, avouons que la littérature française n’y aurait pas perdu grand’chose. C’est le genre de monument au pied duquel j’aime à uriner.

Alexia Neuhoff dit: 18 janvier 2013 à 16 h 44 min

Aragon travaillait pour d’autres, sachant ce qu’il faisait, Céline travaillait pour lui-même. (Philippe Régniez, 18 janvier 2013, 14 h 54 min)
Voilà une pensée d’une hauteur vertigineuse que, pour les abonnés de l’Equipe, je résumerai ainsi : Aragon 0, Céline 1. (L’arbitrage du match a souffert de partialité)

tweetie dit: 18 janvier 2013 à 16 h 56 min

De la part de feu Boby Lapointe, pour le drôlatique colibri Romain Raphael

ARAGON ET CASTILLE
Au pays da-ga d’Aragon
Il y avait tu gud’une fill’
Qui aimait les glac’s au citron
Et vanille …
Au pays de-gue de Castille
Il y avait te-gue d’un garçon
Qui vendait des glaces vanill’
Et citron.

Moi j’aime mieux les glac’s au chocolat,
Poil au bras.
Mais chez mon pâtissier il n’y en a plus
C’est vendu.
C’est pourquoi je n’en ai pas pris
Tant pis pour lui
Et j’ai mangé pour tout dessert
Du camembert.
Le camembert c’est bon quand c’est bien fait
Viv’ l’amour.
A ce propos rev’nons à nos moutons

…….Et puisqu’il nous faut revenir à nos moutons, càd la littérature, je viens de terminer le « De l’antiracisme comme terreur littéraire » de Richard Millet. Un régal, évidemment déplaisant pour les petits dévots du bien-penser.

Giovanni Sant'Angelo dit: 18 janvier 2013 à 17 h 20 min


…le jeux des 7 erreurs dans l’oasis du désert en tenue de coco-channel 5 au Grazy-Horse des chaussées aux moines bouddhistes,…

…l’air de prendre la pyramide de Maslow à rebrousse-poils,…aux chèques-cigares encore humides à l’ombre des bananiers,…un doublon,…de Cortès,…en aval,…
…etc,…

Sergio dit: 18 janvier 2013 à 17 h 21 min

Alexia Neuhoff dit: 18 janvier 2013 à 16 h 44 min
pour les abonnés de l’Equipe, je résumerai ainsi : Aragon 0, Céline 1.

Ha non impossible Ferdine jouait pas au ballon c’était un cavalier… Au polo à la rigueur…

C.P. dit: 18 janvier 2013 à 17 h 29 min

tweetie, je ne participe jamais à une discussion « politique » ici, parce que j’y suis incompétent (et que je ne vote d’ailleurs pas en France, etc.). Mais j’essaye d’être juste sur des questions de littérature au moins : non seulement Richard Millet est un des écrivains français dont je disais sous un autre billet qu’ils existaient hautement, mais encore il retient, dans « Pourquoi me tuez-vous ? », Aragon comme un des grands écrivains qu’il serait bien stupide d’opposer à Céline quant au talent. Laissons ce qui très évidemment les sépare (après un leurre en 1932-33, mais c’est une autre histoire).

tweetie dit: 18 janvier 2013 à 17 h 38 min

Bien d’accord, ami CP ! Je ne voudrais pas être chargé d’un « comparatif-talent » Céline/Aragon : le trapèze sans filet n’excite, d’après moi, que les sadiques.

bof dit: 18 janvier 2013 à 17 h 48 min

Romain Raphaël dit: 18 janvier 2013 à 14 h 59

un type qui appelait au meurtre de Léon Blum, qui téléphonait à l’ambassadeur de l’union soviétique à Madrid, Kolstov, pour que l’on fusille Pierre Herbart*, secrétaire de Gide après la parution de « Retour de l’Urss, vous appelez ça comment, vous?
et ceux qui nous explique benoitement, que Celine était antisémite parce qu’une pouffe américaine qui l’avait plaqué sortait avec un juif, si elle était sortie avec un canadien vous pensez qu’il aurait appelé à l’extermination des Quebecois?

*aragon ne s’est jamais vanté de la visite du dit Herbart à son retour d’Espagne, rue de Varenne

Romain Raphaël dit: 18 janvier 2013 à 18 h 03 min

C’est consternant. Cet étalage d’ignorance, bien fier de soi, me répugne.

Vous arrive t-il de vous relire ?

Ceux qui crachent sur les grands auteurs feraient mieux de les lire.

John Brown dit: 18 janvier 2013 à 18 h 09 min

J’ai lu les coassements de la bien nommée Corinne Grenouillet, sur le site de « la Vie des idées »(suivre le lien fourni par Assouline). Elle y célèbre jusqu’au délire le « patrimoine national » que constituerait l’oeuvre de l’ineffable Larengon. Mais quel patrimoine national ? Aragon fut l’écrivain le plus inégal et le plus roublard qu’on puisse imaginer. A-t-on oublié la pitrerie réaliste socialiste des « Communistes » ? les prudences et les ambigüités des « Yeux d’Elsa », aux beaux temps du pacte germano-soviétique? la misère romanesque de « la Semaine sainte » ? la poésie de caf’conç du « Roman inachevé » ? la nullité de « Henri Matisse roman » ? les pitoyables tentatives pour prendre en marche le train du Nouveau Roman ? Je veux bien que tout ne soit pas à jeter dans cette production surabondante mais, de grâce, que tous ces thuriféraires de la vingt-cinquième heure fassent preuve d’un peu plus de discernement ! Cela les conduirait à mettre un peu de mesure dans leurs éloges ! Ils semblent ignorer qu’à la fin de sa vie, Aragon lui-même exprima plus que des doutes sur la valeur de son oeuvre et moins que des doutes sur certaines de ses erreurs.

Daidha dit: 18 janvier 2013 à 18 h 13 min

Tweetie ,le seul racisme qui vaudrait d’être vécu serait un racisme anti-c.ns ,un peu comme on soigne sans distinction de race d’appartenance religieuse sociale et d’obédience de quelque sorte qu’il en existe.Personne pour prendre le temps d’éditer un essai sur les limites,le territoire,l’application,la prévention.

tweetie dit: 18 janvier 2013 à 18 h 15 min

« Ceux qui crachent sur les grands auteurs feraient mieux de les lire. »

Vous vous limitez, Romain ! On peut faire les deux, sans peine.

John Brown dit: 18 janvier 2013 à 18 h 18 min

Dans le temps où Aragon oeuvre péniblement à l’édification du patrimoine national que l’on sait, il y a Breton. Il y a Claudel. Il y a Michaux. Il y a Jouve. Il y a Gracq. Il y a Char. Il y a Céline. Il y a Queneau. Il y a Butor, Pinget, Claude Simon, Sarraute, Duras. J’en passe, et des considérables. Alors le Loulou Larengon, hein ,oh, eh , hein, bon ! A la niche le Victor Hugo du pauvre !

tweetie dit: 18 janvier 2013 à 18 h 21 min

Non ! Daiha ! Non !
Les cons méritent toute notre affection, notre respect, notre sollicitude. Pas question de stigmatiser tant de braves gens … Etudions les soigneusement: il y a beaucoup à apprendre des cons. D’ailleurs, je les aime.

Daidha dit: 18 janvier 2013 à 18 h 24 min

Exode littéraire et fiscal pour tweetie,quelles patries lauréates connaissent l’honneur d’une telle impartialité?

J.Ch. dit: 18 janvier 2013 à 18 h 34 min

on atous fait des erreurs même sordides, je préfère les erreurs d’Aragon à celles de Céline… et puis Céline n’a pas écrit de poèmes, rien que des crachats

Daidha dit: 18 janvier 2013 à 18 h 34 min

Vous cherchez des qualités par ailleurs reconnues chez un auteur border line dont il a été question ,le titre en question sans aller plus loin est une provocation et bien que nous ne soyons pas sur terre pour faire de la dentelle ,n’est-ce pas d’emblée défendre l’indéfendable ,l’antiracisme comme terreur littéraire,qu’en dit-il ?un flirt avec l’extrême de la droite?un de plus?pourquoi?c’est général.

Daidha dit: 18 janvier 2013 à 18 h 42 min

Céline n’a pas écrit que les pamphlets et il aurait en dépit de ces « monstruosités » aidé des juifs,je crois qu’il leur en voulait à cause de sa déveine,de sa relative pauvreté matérielle,la grandeur d’un homme peut se laisser avilir par la cupidité ou la jalousie haineuse bâtie à partir d’agglomérats idiots non justifiables, Shakespeare aussi était antisémite ,dans beaucoup de textes on relève des traces d’antisémitisme rampant.

tweetie dit: 18 janvier 2013 à 18 h 43 min

Daidha, lisez le, il parle juste. On en reparlera ?
J.Ch, l’homme Céline m’est infiniment plus sympatique que cette fripouille triste et rigolote d’Aragon. « le premier mot que j’apprendrai à mon enfant : Staline »
Pour les oeuvres, je n’ai pas fait profession de tout connaître, la littérature étant une activité largement secondaire.

alec dit: 18 janvier 2013 à 18 h 50 min

les entretiens d’André Breton avec André Parinaud en 1952 avaient été complètement écrits aussi. peu de place était laissée aux étincelles du hasard magnifique (tant chanté par les surréalistes) que produit toujours une belle conversation animée à bâtons rompus.
le terme « Frandio » est une belle trouvaille poétique mais peut-être dans l’esprit d’Etiemble était-elle trop proche du mot ‘idiot’, et par trop contrevenante à son goût, et à ses propres idées, lorsqu’il observait l’envahissement, par quantité de mots valises, de l’idiome sacré qu’était pour lui la langue française. « radiome » (ça fait un peu Pleumeur-Bodou) n’est pas une meilleure proposition, mais de toute façon, le linguo radiophonique français s’est complètement franglaisé avec le temps n’est-il pas ?

bof dit: 18 janvier 2013 à 18 h 50 min

Romain Raphaël dit: 18 janvier 2013 à 18 h 03 min

C’est consternant. Cet étalage d’ignorance, bien fier de soi, me répugne.

« Feu sur Léon Blum
Feu sur Boncour Frossard Déat
Feu sur les ours savants de la social-démocratie
Feu feu j’entends passer
la mort qui se jette sur Garchery Feu vous dis-je
Sous la conduite du parti communiste
SFIC
[...]
J’assiste à l’écrasement d’un monde hors d’usage
J’assiste avec enivrement au pilonnage des bourgeois
[...]
Je chante la domination violente du Prolétariat sur la bourgeoisie
pour l’anéantissment de cette bourgeoisie
pour l’anéantissement total de cette bourgeoisie »

et ça , c’est moi qui l’ai écrit????

extrrait de « Front Rouge »

tweetie dit: 18 janvier 2013 à 18 h 51 min

Cette époque de fortes idéologies (et de forte crédulité) faisait que l’on baignait dans l’antisémitisme, le fascisme et le communisme, totalement. Céline avait besoin d’éructer : pour cela les juifs, c’est pratique. Aragon était, lui, contre tout : le communisme lui plaisait pour ça. Il y a cru, bêtement. Certains y croient encore !
Qui a le droit de les juger, a posteriori ? C’est même un droit que nous devons « refuser » aux historiens…

bof dit: 18 janvier 2013 à 18 h 53 min

« et « il s’agit d’assassiner Aristide Briand/ ministe à vie des affairesz extérieures » c’est de qui??,

alec dit: 18 janvier 2013 à 18 h 58 min

je ne sais pas si Juquin (cet immense — par le talent — petit — par la taille — germaniste post-germanopratin du monde spartakiste nord-parisien) parle de l’épisode qui réunit Aragon et quelques jeunes, épris de sensibilité, amis moscovites en 1930 autour d’une piscine improvisée creusée à la va-vite au beau milieu du cours glacé de la Moscova ? Jo Sadoul avait oublié son maillot de bain à Paris, l’étourdi. qu’à cela ne tienne, on l’avait mis au défi de plonger tout nu dans le grand bain baptismal de l’aube rouge du paradis qui meurt au petit matin mais qui renaît toujours au grand soir. ce que le mignon fit de bonne grâce. on avait joué à colin-Raspoutine-maillard les yeux bandés en courant à perdre Hélène dans cette Troie super-moderne gouvernée par un doux Priam exquisément hilare sous sa délicate moustache de montagnard indécrottablement géorgien. toutes les Cassandre avaient été fort opportunément brûlées en place de grève générale, la chaleur régnait, tout devenait instantanément communicatif, même le communisme, pourtant roide comme le métal par moins-trente-°.
on pouvait danser l’esprit tranquille. les ours savants s’ébattaient en liberté sans crainte du lent demain. pour se réchauffer, il suffisait de faire un petit feu-vous-dis-je de joie composé des branches mortes de l’arbre coupé du bûcheron Kamenev. pour se restaurer, on cassait la croûte sur le dos en pain de sucre du camarade Zinoviev qui avait déjà mauvaise mine dans le froid qui ne mordait que les gens mauvais.
ah, Louis et Georges, Georges et Louis, un sacré binôme de copains, une belle paire d’étincelant Français comme la troisième internationale n’en fabriquait déjà plus.
pour Juquin, cette biographie c’est quelque chose d’autrement plus intellectuellement stimulant que l’éternelle biographie permanente du secrétaire général du PCF des années septante, celui qui s’était spécialisé dans l’aéronautique pendant une partie de sa vie, que son rôle de chargé de l’agit-prop au sein du parti le destinait à exercer jour et nuit, avec tant de pertinente vigilance. il fallait encore et toujours inventer plus de nouvelles appétissantes couleuvres pour contrer les questions embarrassantes de la presse insane, de plus en plus maladivement curieuse au sujet de Georges.

ueda dit: 18 janvier 2013 à 19 h 02 min

« quel mépris pour la littérature (qui n’est pas une affaire d’ »intello » – apparemment une insulte –). Enfin, Pierre Assouline mérite t-il de voir son paillasson souillé par votre incontinence verbale ? Réfléchissez avant d’écrire, ou refermez vos coquilles, tas de mollusques ! »

Merci, Raphael, il était temps qu’une grande voix s’élève au sein de cette cour d’école.

Et vous méritez pleinement ce titre d’intello, que vous défendez avec honneur.

J’ai essayé d’imaginer un bivalve s’essuyant les pieds, mais n’y suis pas parvenu.

Daidha dit: 18 janvier 2013 à 19 h 05 min

La domination du prolétariat sur la bourgeoisie …Ne faudrait-il pas faire un parallèle avec la révolution qui se paya de quelques têtes ?L’excès mènerait-il ailleurs qu’à une réponse excessive? Non résolu à ce jour par le creusement de l’écart qui sépare les différentes parties du monde ,des sociétés et qui trouve à être récupéré de la façon qu’on connait pour les pays en guerre ,les autres attendent le recyclage de leur production incontrôlée.

D. dit: 18 janvier 2013 à 19 h 06 min

D’autant que je m’étonne qu’un article sur un écrivain français ait été illustré par la photo d’un major anglais.

cardon dit: 18 janvier 2013 à 19 h 09 min

Comparez Céline et Aragon, quelle bizarrerie. D’un point de vue littéraire, du moins, ça n’a aucun sens.

C.P. dit: 18 janvier 2013 à 19 h 11 min

Jambrun, ce n’est pas bien grave, les… saisissements politiques. Pas plus que ce que je voyais, pré-adolescent, à la télévision française : Louis et Elsa dans l’ascenseur de la Tour Eiffel. Bah ! Mais ensuite, des gens lancés ou du moins aidés par Aragon (n’oubliez pas, sinon je vous redresse, John : Bob Wilson, Godard, Stuart Seide de « T’is pity she’s a whore », Sobel aux Grésillons…). Allons, non seulement il est un écrivain royal (oui !, et des filles comme des mecs de La Rochelle), mais encore il vous baise en vous laissant les « Incipit » et l’hésitante suite, sur laquelle ça discute, ce qui est très bien, après tout. Il y a , il y a… est plutôt réjouissant : la critique d’exclusion est une horreur.

D. dit: 18 janvier 2013 à 19 h 11 min

Brown urine, mais il est clair qu’il a réfléchi.

C’est d’ailleurs toujours un dilemme de choisir de fixer le mur nu en face de soi, ou d’ignorer avec application les deux frères humains à côté de soi.
La page blanche ou la foule.

D. dit: 18 janvier 2013 à 19 h 16 min

D’autant que les deux frères humains, devant leur urinoir, pratiquent l’écoute flottante.

Au moment de secouer, on a un problème de durée.
Trop peu de temps, et on est dégueulasse. Trop de temps et on suscite quand même une légère inquiétude.

Mauvaise langue dit: 18 janvier 2013 à 19 h 20 min

Oui, Aragon, bien sûr. Tellement attachant aussi. Aragon est de ces écrivains qui vous envoûtent. On ne peut pas lui résister. Aragon c’est la France, c’est le XXè siècle.

Bien sûr il s’est couvert d’opprobre en couvrant les crimles staliniens. Mais il s’est repenti, lui. Céline, jamais !

Aragon c’est aussi celui qui a parlé un des premiers d’Auschwitz pendant la guerre. Aragon c’est le Chrétien de Troyes du XXè siècle.

Sa poésie c’est plus du bel canto que de la poésie. Du bel Canto fait pour Jean Ferrat, qu’on écoutera encore dans mille ans. Aragon, c’est envoûtant, c’est déchirant. Tellement doué. Le paysan de Paris, comme c’est beau ! C’est tellement beau ! Théâtre/roman, idem. Henri Matisse, idem. C’est la France.

Les Juifs disaient : Heureux comme D.ieu en France. Eh bien c’est ça Aragon. Le bonheur, la grande philosophie déchirante du bonheur.

Giovanni Sant'Angelo dit: 18 janvier 2013 à 19 h 30 min


…c’est l’hiver,…tout le monde se réchauffe aux gorges profondes des maître à penser,…à deux doigts des abbesses de Tom-bouc-tout à la rose,…
…etc,…

ueda dit: 18 janvier 2013 à 19 h 37 min

Ce qui est frappant, concernant Aragon, c’est qu’aujourd’hui tout le monde est en réalité d’accord.
Les polémiques sentent le refroidi, et chacun fait un peu semblant de s’interroger sur la grandeur de l’écrivain (le bonhomme, c’est autre chose).
Un classique, comme dit P.A., c’est bien ça.

« Les Juifs disaient : Heureux comme D.ieu en France. »
Mauvaise Langue, j’aime bien votre enthousiasme, vous êtes souvent plus gloomy. Bravo!

Mais là, vous poussez un peu.
Ce sont les Allemands en général qui disent cela, et vous le savez bien. A moins que vous ne fassiez de l’étrange ponctuation que vous affectionnez un signe distinctif, un schibboleth typographique, hein.
Les Allemands, ça serait Gott, les juifs ça serait G.ott.
Arrêtez!

Mauvaise langue dit: 18 janvier 2013 à 19 h 43 min

J’ai lu récemment aussi La semaine sainte. Superbe !

En ce moment je lis en allemand « Mein Name sei Gantenbein ». Max Frisch. Max Frisch est à la Suisse ce qu’Aragon est à la France. Pour autant que j’ai pu m’en rendre compte, c’est pas traduit en français.

John Brown dit: 18 janvier 2013 à 19 h 44 min

« il est un écrivain royal » (rédigé par C.P.)

Mais enfin, C.P., combien de fois Aragon n’aura-t-il été qu’un écrivain médiocre ? Combien de rantanplans rataplans zimboums ? Combien de sucreries mièvres ? Combien de ptête benqu’oui ptête ben qu’non j’te caresse la chèvre et j’te hume le chou ? Combien de je vous salue ma France confondus avec des je vous salue Marie-Louise ? L’écrivain royal, c’est Michaux. C’est Beckett. C’est Duras. Et ce qui est le pire, dans le cas d’Aragon, c’est que les dons étaient éclatants. Le gâchis que ça a été. Céline n’a peut-être été qu’un sale antisémite, mais l’artiste, hein, l’artiste, qu’est-ce qu’on peut lui reprocher ? quelle faiblesse ? Aucune. « La Semaine sainte » , comparée à « D’un château l’autre » ? De la roupie de sansonnet.

Mauvaise langue dit: 18 janvier 2013 à 19 h 47 min

Mais JB, vous ne connaissez rien non plus ! Pour écrire toutes les conneries que vous êtes capable d’écrire surt Aragon, faut vraiment être nul.

Mauvaise langue dit: 18 janvier 2013 à 19 h 49 min

Michaux n’a rien de royal. Michaux est simplement un immense poète. Mais pas royal. Quelle horreur pour parler de Michaux en de tels termes. Vous ne connaissez rien à Michaux non plus pour en parler en ces termes-là ! Vous êtes nul.

renato dit: 18 janvier 2013 à 19 h 56 min

Comment ça, Max Frisch pas traduit en fr. ? Même joué: Biedermann et les incendiaires au Vieux Colombier en 68 (j’y étais, donc pas d’histoires !).

John Brown dit: 18 janvier 2013 à 20 h 00 min

Le seul Aragon qui me botte, c’est celui des premiers recueils, d’une étincelante vitalité : « Feu de joie », « Le Mouvement perpétuel ». Et puis bien sûr, « Anicet » et « le Paysan de Paris ». Et bien entendu le « Traité du style ». Ensuite, c’est la double calamité de la rencontre avec Elsa et avec le Parti : engagez-vous rengagez-vous. A partir de là, il est dans la nasse, il n’en sortira plus. Ce bâtard avait besoin d’être légitimé par un papa et une maman. Une fois qu’il se les est trouvés, pas question de les décevoir, il n’a plus arrêté de leur donner des gages. Je n’admire que les artistes qui ne prennent, artistiquement parlant, de leçons que d’eux-mêmes. Le coup du réalisme socialiste, il ne s’en est jamais remis. Même un Claudel, pourtant bien encarté lui aussi, eh bien, pour écrire les « Cinq grandes odes » et « le Soulier de satin », il n’est pas allé demander l’avis du Saint-Office.

Daidha dit: 18 janvier 2013 à 20 h 08 min

De l’influence collective sur les choix individuels ou inversement, rôle de l’individualité sur les choix collectifs.

Phil dit: 18 janvier 2013 à 20 h 14 min

ha ! Michaux !..Léautaud disait de lui qu’il écrivait de la littérature de cabanon. enfin, c’est pas le sujet et Léautaud sentait pas la rose.
Aragon, tout de même…culbuter la mère Cunard et demander la pendaison de Gide…what elsa. Les enfants illégitimes Français n’ont plus ni foi ni loi quand ils découvrent leur talent. famille, je vous hais

C.P. dit: 18 janvier 2013 à 20 h 43 min

Allons, John, je vous lis bien, et nous pouvons nous calmer, ou au contraire nous botter encore. Sous le billet critique de J.P. Amette touchant Desnos, Aragon était présent, vous le savez, et de lointaine date, de Dada au Surréalisme, et à de significatives ruptures. Moi, cela m’épate, en outre, que quelqu’un écrive aussi bien en divers « genres », mais passons…

Dons gâchés, engagements, extraordinaires dons, et tantôt bavures, et tantôt fêlures… Qu’est-ce que cela peut faire ? Ce n’est pas même une question d’écrivain national, malgré « Je vous salue, ma France… » Aux Etats-Unis, par exemple, où Aragon n’est pas spécialement en cour par rapport aux filousophes, Aragon-Dos Passos, ce n’est pas tout fait rien, par exemple (John, vous avez dû vous demander pourquoi Aragon n’est pas tellement goûté des des philosophes de l’officialité).
Et enfin, zut ! Je veux bien passer pour un paternel majuscule (?), mais je vois bien qu’avec ou sans moi mes enfants lisent Aragon. Vous avez dit bizarre ? Comme c’est bizarre ! Mauvaise Langue a raison ici.
En somme, parlant d’écrivain « royal », je voulais dire aussi bien reine des pommes que roi-régnant. Il y en a quelques autres comme ça : les uns font les clodos à Meudon, les autres portent masque, long manteau et escorte… Que ça pulse encore dessous est bien.

Magnus Pym dit: 18 janvier 2013 à 20 h 59 min

« Relire, pour lui, c’est très rarement couper, supprimer ; c’est le plus souvent reprendre pour ajouter, à la phrase, au paragraphe, au chapitre. » Eh oui. Hélas pour la littérature…

vétéro- dit: 18 janvier 2013 à 21 h 02 min

les empoignades ici ne m’étonnent pas ou plus mais elles ont ramené mon attention sur le thème de « la recherche » : Aragon parlant de ceux que l’ on appelle des chercheurs « (liendu billet ) tandis que P.Assouline tire la conclusion en conclusion  » Au fond, il est le chercheur de lui-même. » en mettant en garde en homme du « voir », qui donne à voir , pour y voir ,(Y voir comme EN être ?)  » ou déjouer les leurres, pièges, chausse-trapes, erreurs, confessions et aveux d’un homme qui aima écrire plus que tout. Ce qui s’appelle écrire. »
chercher / se chercher !!!

vétéro- dit: 18 janvier 2013 à 21 h 09 min

En lisant ci-dessus un « dessous » , j’avais trouvé plaisant le lapsus dans le nouvel obs
 » Car, ce qui l’horrifiait par-dessous tout, c’étaient les mensonges de la propagande. »

John Brown dit: 18 janvier 2013 à 21 h 28 min

« Et enfin, zut ! Je veux bien passer pour un paternel majuscule (?), mais je vois bien qu’avec ou sans moi mes enfants lisent Aragon. Vous avez dit bizarre ? Comme c’est bizarre ! Mauvaise Langue a raison ici. » (rédigé par C.P.)

Bien sûr, bien sûr. Je m’emporte, j’exagère, j’en remets une couche de fureur pseudo-sacrée. L’amour de la littérature sera passionnel ou ne sera pas. J’aurai lu tout de même beaucoup d’Aragon pour un anti-aragonien, mais pas connu avec lui de ces élans amoureux, de ces extases d’admiration, de ces gratitudes ferventes qui font qu’on ne regrettera pas d’avoir passé tant de temps le nez dans les livres, ou alors vraiment très peu : les poèmes de « Feu de joie », quelques uns du « Roman inachevé » ; mais trop de réticences, sans compter les crises de fureur : la lecture de « Henri Matisse roman », mais quel vide, quel vide ! et ressassé en plus ! la relecture de « la Semaine sainte » , comment ai-je pu trouver ça bon à l’adolescence ? et puis la mièvrerie, les afféteries, l’insincérité de tant de pages. Alors que, par exemple, « Epreuves, exorcismes », de Michaux, j’en tremble encore ; « L’Inquisitoire », de Pinget, j’en suis encore grisé ; « Molloy » ou « Malone meurt », j’en rigole encore, rien que d’y penser. Zébrures indélébiles dans la chair de l’esprit.

ueda dit: 18 janvier 2013 à 21 h 55 min

hem, hem

Je vous donne un point, Mauvaise Langue!
Men ist azoy wie Gott in Frankreich, hein.

(Ravi d’apprendre ça, du reste).

C.P. dit: 18 janvier 2013 à 21 h 57 min

John, je sus presque en accord avec vous, sauf pour « La Semaine sainte ». N’oubliez pas tout de même ce que vous avez dit plus haut sur « Le Paysan de Paris » et le « Traité du style ».
Enfin, je crois que ça vous, me, nous gratte aussi, Aragon, au détour d’un poème ou d’une chanson, qui sont certes un peu loin du sujet du billet. Tant pis !
Je vais toucher à l’idiotie et au banal : tenez, vous avez sept petits-enfants, vous fabriquez pour chacun un abécédaire (ouf !). Vous dessinez des choses, vous inscrivez des textes selon les lettres. C’est bien le diable si Laforgue, Apollinaire, Fargue, Desnos, Aragon… ne vous aident pas. Vous allez me trouver stupide ? Cela ne fait rien, et la postérité n’est jamais sûre :

« Tout le monde n’est pas Cézanne
Nous nous contenterons de peu
L’on pleure et l’on rit comme on peut
Dans cet univers de tisane »

mais encore :

« Une joie éclate en trois
Temps mesurés de la lyre
Une joie éclate au bois
Que je ne saurais pas dire
Tournez têtes tournez rire
Pour l’amour de qui
Pour l’amour de moi… »

Etc.

C.P. dit: 18 janvier 2013 à 22 h 14 min

@ John encore :

C’est facile, d’en appeler à Michaux, même si vous avez raison. Faites attention tout de même, quant à l’intégrité : je rappelais récemment, à ueda notamment, à propos de mon cher Simon Leys qui a été très précis sur le sujet, que Michaux avait révisé fâcheusement, en faveur de la Chine maoïste, « Un barbare en Asie », et qu’il l’avait regretté tard, peu avant de mourir. Péret aurait dit : « le déshonneur des poètes » ? Rattrapable ?

ueda dit: 18 janvier 2013 à 22 h 15 min

Tenez, Mauvaise Langue, puisque le sens d’une expression, c’est moins son origine que son usage, que pensez-vous de cet usage-ci?

C’est une réaction probablement aussi émotionnelle que les vôtres, mais elle m’est bien sympathique…

18.12.2005 Jean Claude Meyer (EJJP): „Ich werde nicht nach Israel emigrieren !“ – Brief eines französischen Juden, der das geheime Einverständnis von Zionismus und Antisemitismus anklagt.

« Nein Mr. Sharon. Ich werde nicht nach Israel emigrieren.
Frankreich ist das Land, in dem ich geboren wurde und seit vielen Generationen dasjenige meiner Familien väterlicher- und mütterlicherseits, die aus dem Elsass stammen. Ich bin ein Mündel der Nation, da mein Vater von den Nazis und ihren französischen Kollaborateuren erschossen wurde. Aber das war 1944. Heute befinden wir uns im Jahr 2004.

„Glücklich wie Gott in Frankreich“, sagten die Juden aus Mitteleuropa und aus Russland als sie hier ankamen (dont acte…).
Ich bin französischer Staatsbürger. Nein, ich werde nicht emigrieren. Frankreich ist nicht antisemitisch, auch wenn in letzter Zeit Akte gegen Juden, aber auch gegen die Araber und Islamophoben verübt wurden. »

Etc. Chacun retrouvera.

ueda dit: 18 janvier 2013 à 22 h 45 min

Juquin…
Il y a un ton « PCF », un style d’ancien curé, qui colle à la peau comme une poisse…
Au moment même où ils se présentent hilares, joviaux, déboutonnés, il y a comme une discipline qui serre leur haire.

(Addendum sur la citation à 22h 15:

J’ai de la sympathie pour l’usage qui est fait du Gott in Frankreich.
Mais je n’emploierais jamais l’expression « das geheime Einverständnis von Zionismus und Antisemitismus ».
Les collusions secrètes…
Surtout entre le sionisme et l’anti-sémitisme.
L’histoire me suffit.

Il est possible que l’auteur n’ait pas choisi son titre, qui est très mauvais.

Simple précision en passant…)

Mauvaise langue dit: 18 janvier 2013 à 23 h 39 min

@JB, Aragon ne vous a pas procuré de grands frissons, osez-vous dire. Je vous répondrai simplement par ces paroles de Garance à Pierre-François (vous savez de qui il s’agit !) : « Vous avez la tête trop chose, Pierre-François, et le cœur trop froid, j’ crains les courant d’air… »

@ueda : Ah ! vous avez retrouvé la fameuse phrase, même en yiddish ! Félicitation ! Il y aurait beaucoup à dire sur la phrase d’un Juif d’Alsace qui ne veut pas émigrer en Israël. D’abord ce qu’il dit date de 2004. Que dirait-il aujourd’hui ? Le monde tourne. Il y aurait aussi beaucoup à dire sur la France et son antisémlitisme/antisionisme (c’est pareil). Les choses ont beaucoup changé en France à ce sujet depuis une petite quinzaine d’années et la montée de l’antisémitisme en acte depuis le début des années 2000, parfois très violent (tabassage de juifs en marge d’une manifestation de gauche). L’antisémitisme est aujourd’hui franchement de gauche et d’extrême gauche. Il y a aussi des Juifs qui n’aiment pas Israël, qui sont même antisionistes. Mon ancien prof d’allemand (aujourd’hui 87 ans), né à Berlin, persécuté pendant la guerre en France, passé en Suisse grâce à des cousins de Davos, est antisioniste. Il avait un arrière grand-père rabbin à Berlin. Mais que sait-il du judaïsme ? Rien ou pas grand chose. Il n’a quasiment jamais mis les pieds dans une synagogue, il a découvert le Judaïsme pendant la guerre en Suisse à Davos dans la montagne où vivait une communauté hassidique. Il a des cousins en Israël. Il est très intelliogent (sorti premier de Sciences Po jadis !). Mais dès qu’il parle d’Israël il devient complètement cinglé. Il pense par exemple qu’Israël est peuplé de cinq millions de Juifs fascistes. Ils pensent que les pays arabes sont un modèle de démocratie, que les Palestiniens sont des âmes innocentes et bonnes, des parangons de vertu et d’honnêteté. Voilà, c’est ça un Juif français bien souvent. On en a au gouvernement de cet acabit. Et pas des moindres. Tout à fait effrayant ! Il y aurait à écrire un jour dans un roman là-dessus, il y aurait vraiment à écrire là-dessus dans un roman un jour, oui ! À en perdre ses dernières illusions sur l’homme. À en devenir vraiment misanthrope. Je comprends les grands misanthropes, je les comprends de mieux en mieux, de l’intérieur…! Israël, je n’y émigrerais pas non plus, bien que j’y aie moi aussi des cousins maintenant, une sorte de nouvelle famille, une cousine très sympa qui vit tantôt à Paris, tantôt à Tel-Aviv (enfin à Netanya, c’est pareil quasiment); tantôt à Jérusalem. Mais j’aime Israël ; je suis amoureux d’Israël, c’est un pays dont je suis amoureux. Alors je suis forcément partial. Dernièrement l’ambassade d’Israël à Paris a fait faire un sondage auprès des Français pour savoir ce que les Français savaient d’Israël. Il s’avère qu’ils ne savent en réalité pas grand-chose. Mais ils sont contre, majoritairement contre. Ils sont donc contre la moitié à peu près du peuple juif. Et on prétend après ça que la France n’est pas un pays antisémite… Ça me fait rire !

Giovanni Sant'Angelo dit: 18 janvier 2013 à 23 h 41 min


…de l’encre bleue de pieuvre,…à çà ira,…et corrigeait au feutre orange,…

…déjà,…le copier-coller ( ciseaux et ruban adhésif )& images découpées,…
…des projets de tableaux cubistes,…pour écrire des romans à la rose,…au genre  » Cobra « ,…

…l’interchangeabilité de l’égocentrisme du lecteur par sa subtilisation de reconstruire par le lecteur un genre puzzle stylisé en creux et reliefs sur une photo de partie d’échec aux liaisons de glacis littéraire,…

…un genre peinture cobra libre « d’initié »,…prendre au hasard vingt cinq mots dans un dictionnaire,…les mettre chacun enveloppé dans un vase,…et en retirer cinq ou dix,…et composer le projet avec cette liberté « carabistouille »,…de formes et couleurs sur le tout,…l’art  » charivaris »,…analogue au  » tachisme »,…et autres procédés qui découlent des arts graphiques,…
…de la littérature des tableaux transcrits il n’y a qu’un pas,…l’inspiration par les images des tableaux d’artistes,…& images créer par l’écrivain lui-même,…
…les écrivains-artistes au genre « Le Corbusier »,…tout simplement,…à l’inverse,…
…les détails automatiques de styles,…l’ensemble ou des pièces faisant fonctions d’échecs sur jeux,…ne peuvent logiquement se trouver là, ou elle sont,…comme une histoire inventée faisant fonction,…la liberté absurde de diversion de profit,…en fin de compte,…
…des histoires d’Alice in Wonderland,…à gober les oies à Dagobert,…Yes Sir,…
…etc,…une autre,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 19 janvier 2013 à 0 h 02 min


…des fards, des mascaras,…la diversion aux vernis à ongles rose,…encore Glamour l’Aragon,…en piscine au maillot rouge,…
…etc,…les goûts et les couleurs,…les années lumières de la voie lactée,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 19 janvier 2013 à 0 h 18 min


…comme sur les Western,…des wagons d’abrutis sont décrocher de la locomotive en marche,…toujours çà comme vacances en plus au frais de la princesse,…
…touche pas à çà petit con,…groupir,…
…etc,…

D . dit: 19 janvier 2013 à 0 h 19 min

Je peux vous dire qu’à Andromède, ils savent même pas qui sont Obama et Poutine. Vous leur dites Obama, Poutine, Hollande, ils vous regardent bizarrement avec trois grand yeux étonnés et ils vous tournent le dos.

Mauvaise langue dit: 19 janvier 2013 à 0 h 19 min

…tout CE foutoir… n’en rajoutez pas artificiellement. Mais vous avez raison, l’univers est un foutoir, mais un foutoir un peu particulier, un foutoir que la hasard a ordonné. Mais un foutoir quand même. Bien peu vous comprendra. Mais moi je vous comprends. Vous êtes un des seuls pascalien de la Rdl (avec moi!). Le père de mon ancien prof d’allemand (mort en déportation à Buchenwald) était aussi un grand pascalien.

D . dit: 19 janvier 2013 à 0 h 25 min

Je suis effectivement pascalien. Je l’admets volontiers, et vous n’êtes pas le premier à me le dire, Michel.

Giovanni Sant'Angelo dit: 19 janvier 2013 à 0 h 31 min


…je ne suis pas devin,…j’écrit comme sur un projet de tableau que je trouve plus facile de laisser inachevé & déjà qu’il est vide de contours collectionné,…j’aime bien les couleurs « pure »,…juxtaposées,…en dégradées,…mon style des années 70′,…
…etc,…

C.P. dit: 19 janvier 2013 à 0 h 33 min

D., j’ai VU en un quart de seconde le Grand Abattoir, et n’en dormirai plus.

Vous, rêvez en paix aux naïades… Bien que ce ne soit pas le sujet de ce billet, je parodie pour vous Jules Laforgue :

Ô Ophélie Ophélie
Ton beau corps dans la piscine
Ma folie s’y enracine

Giovanni Sant'Angelo dit: 19 janvier 2013 à 0 h 45 min


…mais bien sur,…les couleurs juxtaposées séparées par un liseret blanc,…ou à l’inverse des couleurs,…juxtaposées côte à côte bien séparées,…etc,…

abdelkader dit: 19 janvier 2013 à 3 h 14 min

‘…son antisémlitisme/antisionisme (c’est pareil)’ tain…ca ne s’arrange pas pour vous,hein? vot’langue sent pire (en 2 mots hein) et vous enseignez encore, n’est-il pas? pov’tetes blondes et brunes…

tweetie dit: 19 janvier 2013 à 6 h 04 min

« Ils pensent que les pays arabes sont un modèle de démocratie, que les Palestiniens sont des âmes innocentes et bonnes, des parangons de vertu et d’honnêteté »

Michel, pour proclamer une telle ânerie, faut qu’il soit vraiment gâteux, votre vieillard juif de 87 ans !
Enfin …ce qui compte, ce sont les actes : tant qu’on ne se fait pas sauter, qu’on ampute pas à tort et à travers, qu’on empêche pas les filles d’étudier, toute opinion, même la plus délirante, doit pouvoir être librement exprimée.
Les dingues, ce sont ceux qui donnent la mort au lieu de la vie.

John Brown dit: 19 janvier 2013 à 7 h 21 min

Pendant que la pouffe Triolet, son égérie moisie, expédiait ses rapports hebdomadaires à la Guépéou, son donneur d’ordres, le camarade Larengon briquait avec la langue les bottes du petit père des peuples. Voilà des faits d’armes que cette vieille ganache de Juquin, thuriféraire de service, se gardera de rappeler. Ah ! il est beau, notre monument national ! Compissons !
Comme l’écrivit Garaudy dans « Présence musulmane », vivement que le djihad nous débarrasse de cette engeance.

John Brown dit: 19 janvier 2013 à 7 h 28 min

Erratum – Ces fortes paroles de Garaudy n’ont pas été publiées dans « Présence musulmane » mais figurent dans « Le Salafisme expliqué aux enfants » (en collaboration avec Tahar Ben Jelloun)

John Brown dit: 19 janvier 2013 à 7 h 52 min

Ayant lu suffisamment d’Aragon pour me faire une idée du loustic, j’ai bien le droit de dire qu’à mon âge et fort de mes études comparatives, je conchie le monument national dans sa totalité.

Monument en péril dit: 19 janvier 2013 à 8 h 07 min

Brown,
Malgré le con d’Irène, trois étoiles au Micheton, je joins volontier mes fèces aux vôtres dans cet hommage à l’Aragon monumental.

Pascal dit: 19 janvier 2013 à 9 h 07 min

Vous pouvez toujours le dire John Brown pour vous rassurer, ça ne coûte rien, libre â nous ensuite de voir en vous un piètre conchieur.

alec dit: 19 janvier 2013 à 10 h 06 min

cette quête perpétuelle de l’enrichissement du texte original-virginal par des paragraphes nouveaux-nés, qu’il lui faut faire vagir en silence au coeur du cyan du ciel azur de la recréation, dans une espèce de renchérissement de l’acte de naître, d’une réactivation de la visualisation d’une la mise au monde, dont l’encre bleue serait la parturiente sortant comme un geyser du cordon nourricier de l’écriture-source-de-vie, est peut-être la monstration suprême dont Aragon s’acquitte devant les hommes (les lecteurs en général mais surtout les tenants de la recherche génétique, l’écrivain Aragon étant comme une hostie vivante pour les chercheurs sur manuscrits en ces temps maigres de l’époque numérique dans laquelle on baigne aujourd’hui). dans ses « Incipit », il n’est pas question pour lui, je crois, de proposer une esthétique du roman, il veut partir à la recherche de l’Urtext aragonien chez lui, c’est une auto-analyse, une auto-palpation qui n’a rien d’agonale (il se tâte, s’examine, en douceur, en bon haruspice de lui-même) qu’il propose ; alors il réécrit ses textes de jeunesse à la main, fait glisser la plume de son Mont-Blanc dans l’enveloppe de chitine d’une calligraphie des neiges d’antan. il veut toucher mentalement encore une fois la racine de la (sa) création. Aragon n’en a jamais fait mystère, il a toujours aimé insister pour dire qu’il n’avait fait que continuer la méthode surréaliste dans la composition de ses romans (une phrase, telle qu’en elle-même merveille de mélodie poétique, surgi entre veille et sommeil, devient le point de départ d’un développement scriptural éminemment magique).
en relisant le billet ce matin, j’ai repensé au fleuve Alphée de Caillois. dans ce livre on trouve un passage que j’aimerais rapprocher de notre sujet du jour, la voici (Roger Caillois commente le mythe grec du dieu-fleuve) :
__«les hommes, eux-mêmes, passent ainsi par des pertes souvent durables, et en resurgissent ensuite, recouvrant mystérieusement, souvent à la fin de leur vie, leur paysage premier…».
je vois beaucoup d’Alphée dans Louis Aragon.

Alexia Neuhoff dit: 19 janvier 2013 à 10 h 10 min

Bien qu’on soit en hiver, saison peu favorable à la germination, des fleurs de charî’a commencent à éclore dans le terreau de la RdL. Faut-il y voir la geste (auguste) du semeur régniez ? J.B. fait un feu des oeuvres d’Aragon, ML tire une balle au genou de quiconque émet la moindre réserve au sujet de la politique de l’Etat d’Israël, etc. Ces adeptes de « la voie qui mène à l’eau » feraient bien de la couper d’un peu de (bon) vin.(Je suppose qu’Henri approuvera)

Félix Popotin dit: 19 janvier 2013 à 10 h 33 min

j’aime la poésie d’Aragon… Céline aurait-il écrit d’aussi vers sur les mirettes de la Lucette ou les guibolles de sa danseuse… quant à John Brown, sa haine me fait penser aux aboiements d’une certaine dame habillée en bleu marine, c’est de la même veine si on peut s’exprimer ainsi… pas mieux chez tweetie/JC

alec dit: 19 janvier 2013 à 10 h 42 min

sachant en outre l’intensité des vibrations des répliques du tremblement de terre intérieur que fut (pour Aragon et Breton à égalité) la lecture de Lautréamont, (une secousse morpho-psycho-géologique qui ne se démentit et ne cessa jamais au cours de leur vie), ce retour constant vers les textes anciens, cette aimantation irrépressible conduisant à s’auto-saisir des plaisirs innocents que fait contempler à foison l’habitude de la réécriture, je me demande si, dans l’esprit d’Aragon, n’entrait pas en jeu un peu de ce qui travailla spirituellement Isodore Ducasse lorsque celui-ci rédigea les Poésies après les Chants de Maldoror. c’est comme si il (Aragon) voulait vérifier si le premier jet n’était pas trop embarrassé de « tics » (pour reprendre le mot du Comte).
« je remplace l’orgueil par la modestie » ira jusqu’à écrire le montévidéen dans Poésies I.
tout un programme pour le beau-frère par alliance de Maïakovski.

Thierry Kron dit: 19 janvier 2013 à 10 h 59 min

Être communiste, pour les générations dont faisaient partie Louis Aragon, partait de bons sentiments et de désir de justice et d’égalité. Nous qui connaissons ce que furent les régimes marxistes et surtout leurs chutes, nous avons un recule qu’un Louis Aragon ou un André Gide ne pouvaient avoir. Idem pour le couple Sartre-Beauvoir.
Être raciste comme un Louis-Ferdinand Céline, est sans aucune excuse.
Ceci dit, ceux qui aiment la Littérature, doivent passer au-delà/au-dessus des idées politiques des auteurs.
Céline est un auteur-majeur, le reste n’est pas inexistant mais, pas vraiment relevant pour juger son œuvre.
J’ai visité mardi dernier, le cimetière de Montparnasse*, on y trouve tout le monde, de Laval à Dreyfus.
*Visite guidée par Jacques Barozzi, qui vient de publier un livre sur les cimetières parisiens.
Merci Jacques, pour cette après-midi dans le froid, le soleil et les gisants…

bof dit: 19 janvier 2013 à 11 h 00 min

Mauvaise langue dit: 19 janvier 2013 à 0 h 19 min

Bien peu vous comprendra. Mais moi je vous comprends. Vous êtes un des seuls pascalien(S) de la Rdl (avec moi!). Le père de mon ancien prof d’allemand (mort en déportation à Buchenwald) était aussi un grand pascalien. »

si ML connaissait le français il écrirait: « bien peu vous comprendront » ou alors bien peu désigne sa seule personne , ce qui, vu la modestie de Foutriquet est bien possible

Bloom dit: 19 janvier 2013 à 11 h 02 min

Comme dit Salman Joseph Rushdie Anton, les écrits des auteurs valent en général un peu mieux qu’eux.
Pas une raison suffisante pour se priver d’une incursion dans la bio d’Aragon, pour l’auteur de l’Affiche Rouge of course, mais aussi pour P.Juquin, homme et politique de qualité, qui, avec ses potes reconstructeurs (Fitzbin, Goldring -mon maître es-Rosin Dubh- et Rony – père d’un condisciple en prépa – a si profondément marqué les années d’université de beaucoup d’entre nous.

Marsily Luc-Antoine dit: 19 janvier 2013 à 11 h 03 min

Très chers, arrêtez donc d’enrôler Céline dans vos dérisoires querelles ! Triez vos ordures et laissez Ferdinand là oú il doit être : seul.

John Brown dit: 19 janvier 2013 à 11 h 03 min

« quant à John Brown, sa haine me fait penser aux aboiements d’une certaine dame habillée en bleu marine » (rédigé par Félix Popotin)

Aragon restera toujours pour moi ce qu’il fut effectivement : une ganache stalinienne. Mes amitiés à la dame habillée en bleu marine, dont je partage entièrement les goûts littéraires, les options politiques et les sous-entendus idéologiques.

Bloom dit: 19 janvier 2013 à 11 h 10 min

Être raciste comme un Louis-Ferdinand Céline, est sans aucune excuse.

On peut dire la même chose de Richard Millet et de Renaud Camus, dont la quête de respectabilité (qui rappelle celle d’ islamistes comme T.Ramadan)ne trompe que ceux qui feignent la surdité et/ou la cécité.

Désolé, Baroz, mais pour les cimetières,je m’abstiendrai. Trop de visites obligées ces dernières années…

Bloom dit: 19 janvier 2013 à 11 h 15 min

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient « la France! » en s’abattant.

- Louis Aragon, L’Affiche Rouge

tweetie dit: 19 janvier 2013 à 11 h 22 min

Richard Millet explique intelligemment l’imbécilité de la posture accusatrice « anti-raciste » des petits dévots qui croient au bien-penser humaniste, les yeux mis-clos !

Thierry Kron dit: 19 janvier 2013 à 11 h 26 min

John Brown, entre vous et la Marinière, il y a tout ce qui est ignoble en politique. Pendant les discours de Martine le P, avez vous les larmes aux yeux comme D.bile ?
Je reviens d’un séjour à Paris, les racistes et les xénophobes devraient se faire une raison: La France ne sera jamais seulement peuplée d’aryens et pour dire vrai, esthétiquement parlant, les Africains ajoutent une valeur évidente.
Mais revenons à Aragon, le dire stalinien est un raccourci pratique pour les gens comme vous, John Brown vous êtes coincé dans la boue brune. Who cares ? Who bothers ?

Félix Popotin dit: 19 janvier 2013 à 11 h 30 min

Tu n’en reviendras pas toi qui courais les filles
Jeune homme dont j’ai vu battre le cœur à nu
Quand j’ai déchiré ta chemise et toi non plus
Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manille Qu’un obus a coupé par le travers en deux
Pour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre
Et toi le tatoué l’ancien légionnaire
Tu survivras longtemps sans visage sans yeux
On part Dieu sait pour où ça tient du mauvais rêve
On glissera le long de la ligne de feu
Les bonshommes là-bas attendent la relève
Roule au loin roule train des dernières lueurs
Les soldats assoupis que ta danse secouent
Laissent pencher leur front et fléchissent le cou
Cela sent le tabac l’haleine et la sueur
Comment vous regarde sans voir vos destinées
Fiancés de la terre et promis des douleurs
La veilleuse vous fait la couleur des pleurs
Vous bougez vaguement vos jambes condamnées
Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit
Déjà vous ,’êtes plus qu’un mot d’or sur nos place
Déjà le souvenir de vos amours s’efface
Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri

à John Brown avec mon mépris le plus total

Thierry Kron dit: 19 janvier 2013 à 11 h 33 min

Les mêmes qui conchient sur la littérature contemporaine, voudraient interdire des générations précédents, les communistes, et les fachos de droite. Si on ajoute au nettoyage les libertins ou les homosexuels/elles, il ne resterait pas vraiment grand monde.

ueda dit: 19 janvier 2013 à 11 h 34 min

@ Mauvaise Langue

« Il est très intelliogent.
Mais dès qu’il parle d’Israël il devient complètement cinglé. »

C’est possible.
Mais n’oubliez pas qu’il pense probablement la même chose de vous!

John Brown dit: 19 janvier 2013 à 11 h 36 min

« Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient « la France! » en s’abattant. » (cité par Bloom)

Vers de mirliton. A vous faire regretter de ne pas avoir fait partie du peloton d’exécution. La poésie de circonstance est généralement contre-productive.

Félix Popotin dit: 19 janvier 2013 à 11 h 39 min

allez vas-y, tweetie/JC, crie le bien fort: « Vive Pétain »
les chemises de Brown sont plus que brunes, elles ont noires et collent à la (guest) à peau

Thierry Kron dit: 19 janvier 2013 à 11 h 40 min

John Brown, tout le monde a des chemises noires, c’est basique dans une garde-robe. J’ajouterais quand même que vous avez le sens de l’humour, le goût de la provocation, donc en fait, il faut vous prendre en relativisant vos commentaires.

Daaphnée dit: 19 janvier 2013 à 11 h 42 min

Tiens, bonjour Ueda et Abdel,
alors l’azction au Mali, qu’en pensez-vous ?
Pour ma part, je trouve excellent la réaction de François Hollande:
- rapide
- intervenir tout en soulignant qu’il s’agit d’une aide au Mali
- une telle action oblige l’Algérie à se positionner dans le combat contre le terrorisme … et par là même, puisque c’est la situation, à condamner l’intégrisme.

Excellemment joué.

Annibal dit: 19 janvier 2013 à 11 h 45 min

Voilà trois jours que je suis interdit d’antenne. En changeant mon adresse de contact, ça passe !
Thierry, j’ai oublié de vous conduire sur la tombe de Marguerite Duras, mais il est vrai que le jeune gardien du cimetière agitait violemment sa cloche pour que nous regagnions la sortie. Aujourd’hui Paris est tout blanc, vierge de partout…

Annibal dit: 19 janvier 2013 à 11 h 49 min

Quelle analyste politique remarquable, cette Daaphnée !
Ce n’est que le début d’un bourbier qui va très vite nous dépasser… Honni soit qui Mali pense !

C.P. dit: 19 janvier 2013 à 11 h 50 min

Pour faire ou non la nique à John (qui d’ailleurs se contredit), ce poème que pour ma part je goûte. Facile ?

 » Le long pour l’un pour l’autre est court Il y a deux sortes de gens
L’une est pour l’eau comme un barrage et l’autre fuit comme l’argent
Le mot-à-mot du mot amour à quoi bon courir à sa suite
Il est resté dans la Dordogne avec le bruit prompt de la truite
Au détour des arbres profonds devant une maison perchée
Nous avions rêvé tout un jour d’une vie au bord d’un rocher

La barque à l’amarre
Dort au mort des mares
Dans l’ombre qui mue

Feuillards et ramures
La fraîcheur murmure
Et rien ne remue

Sauf qu’une main lasse
Un instant déplace
Un instant pas plus

La rame qui glisse
Sur les cailloux lisses
Comme un roman lu

Si jamais plus tard tu reviens par ce pays jonché de pierres
Si jamais tu revois un soir les îles que fait la rivière
Si tu retrouves dans l’été les bras noirs qu’ont ici les nuits
Et si tu n’es pas seule alors dis-lui de s’écarter dis-lui
De s’é-car-ter le temps de renouer ce vieux songe illusoire
Puis fais porter le mot amour et le reste au brisoir. »

(LE ROMAN INACHEVE)

Bloom dit: 19 janvier 2013 à 11 h 51 min

Vers de mirliton. A vous faire regretter de ne pas avoir fait partie du peloton d’exécution.

T’inquiète, ma chérie, quand les vers de mirliton te chatouilleront les petons, tu nous verras tous au peloton de ton exécution.

Annibal dit: 19 janvier 2013 à 11 h 52 min

« Il y a là un jeu sérieux,
qu’on aura peut-être un jour l’idée d’examiner de près,
pour mesurer la marge qui existe entre le réel et l’inventé.
Le travail du romancier gomme pour ainsi dire cette marge,
afin de ne laisser qu’une image détachée de lui ou de ses modèles, de ses pilotis.
Une image nette, un trait précis. »
LOUIS ARAGON

DHH dit: 19 janvier 2013 à 11 h 54 min

Un souvenir qui montre comment pouvait coexister chez des jeunes communistes par ailleurs intelligents éduqués et cultivés une révérence aveugle beate et infantile pour tout ce qui touchait à la doctrine ,au parti,et à ses prophetes
Un couple de normaliens de ma connaissance avait demandé comme cadeau collectif de mariage à leurs amis de l’UEC les œuvres completes de Lenine.
Un peu surprenant ;mais la suite est plus drôle :
Devant le coût du cadeau qui dépassait le montant dont ils disposaient, les amis se sont rabattus ,pensant sans doute avec raison leur faire autant plaisir, sur les œuvres complètes de….. Maurice Thorez
C’est un peu ce même aveuglement infantilisant qui s’exprime chez Aragon quand il célèbre le retour d’URSS du grand Maurice dans ces couplets bêtifiants, que j’ai déjà eu l’occasion de poster sur la RDL

Il revient ! Les vélos, sur le chemin des villes,
Se parlent, rapprochant leur nickel ébloui.
Tu l’entends, batelier ? Il revient. Quoi ? Comment ? Il
Revient ! Je te le dis, docker. Il revient. Oui,
Il revient. Le wattman arrête la motrice :
Camarade, tu dis qu’Il revient, tu dis bien ?
Et l’employé du gaz interroge : Maurice
Reviendrait ? Mais comprends, on te dit qu’Il revient,
Maurice. Je comprends, ce n’est donc pas un rêve ?
Les vestiaires sont pleins de rumeurs : vous disiez,
Il revient… Ces mots-là sont une lampe que lèvent
Les mineurs aujourd’hui comme au jour de Waziers.
Il revient… Ces mots-là sont la chanson qu’emporte
Le journalier, la chanson du soldat, du marin.
C’est l’espoir de la paix et c’est la France forte,
Libre et heureuse. Paysan, lance le grain.
O femmes, souriez et mêlez à vos tresses
Ces deux mots-là comme des fleurs jamais fanées.
Il revient. Je redis ces deux mots-là sans cesse.

pressing dit: 19 janvier 2013 à 11 h 54 min

c’est une chanson, john devant-marron derrière. faut-il être taché des deux côtés pour ne pas faire la différence! votre grande amie daaphnée ne s’en tire pas mieux.

Bloom dit: 19 janvier 2013 à 11 h 55 min

Pour la boue brune – noire:

L’Affiche rouge

Vous n’avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l’orgue, ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà, que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servi simplement de vos armes
La mort n’éblouit pas les yeux des partisans.

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit, hirsutes, menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants.

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos  » Morts pour la France »
Et les mornes matins en étaient différents.

Tout avait la couleur uniforme du givre
À la fin février pour vos derniers moments
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement:
« Bonheur à tous, bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand. »

« Adieu la peine et le plaisir. Adieu les roses
Adieu la vie. Adieu la lumière et le vent
Marie-toi, sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erevan. »

« Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée, ô mon amour, mon orpheline
Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant. »

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient « la France! » en s’abattant.

- Louis Aragon

tweetie dit: 19 janvier 2013 à 11 h 55 min

@ tweetie: Je ne vois pas pourquoi vous utilisez mon prénom, avons nous été présentés ? Votre surnom sent légèrement le travelo de la place Clichy.

Toi, mon joli Thierry, ton propos sent le poisson pas frais. Quant aux références travelo, je suis incapable d’en juger. Sur ce sujet, aurais tu un avantage ?!

Daaphnée dit: 19 janvier 2013 à 11 h 59 min

Pauvre pressing !
Si vous avez cru lire la moindre connivence entre ce que déblatère Jaunedevant-Marron derrière et ce que je dis, c’est que vous ne savez pas lire.
Encore moins écrire, bien qu’ici on parle plus qu’on n’écrit.
Les sensibles nuances ne sont pas votre fort.

Daaphnée dit: 19 janvier 2013 à 12 h 02 min

( Jacounet, attention à ne pas arpenter trop longtemps les bords du canal St-Martin; vous allez prendre froid, mon chou !)

D. dit: 19 janvier 2013 à 12 h 02 min

T’inquiète, ma chérie,

Cette féminisation de l’adversaire est probablement un signe d’amour, mais un amour qui ne s’est pas encore compris, pas encore trouvé.

Aujourd’hui nous célébrons Marius.
Visitant les prisonniers et recueillant les corps des martyrs pour les ensevelir dignement, la famille de Marius est arrêtée à son tour. Marius et ses enfants sont décapités tandis que sa femme est noyée dans un étang en l’an 170.

Giovanni Sant'Angelo dit: 19 janvier 2013 à 12 h 11 min


…une chose semble s’éclaircir,…

…c’est l’occupation d’un territoire par certain cadre en connivence et à ligoter et bâîllonner l’état et le peuple,…à crédit,…

…pour en reconstruire à gauche ou à droite tout azymuth dans les outre-mère patrie à emmerder les résidents autochtones,…
…uniquement par vengeance au sermon d’endoctriné entre coquins et balourds intèllo’s aux Louis d’or,…
…des connivences à se les geler par des praticiens voyous à s’imaginer persécuteurs et ne pas se voir victimes mériter dans l’histoire,…€urêka,…d’Archimède,…à l’€uro,…billet de 1.000 €cus,…de Grèce.
…tiens le moteur à deux temps à l’eau pure,…à breveter,…etc,…

Camarade Cassandra dit: 19 janvier 2013 à 12 h 13 min

Daaphnée, vous faites partie des gens très intelligents qui voient, non pas le monde tel qu’il est, mais tel qu’ils voudraient qu’il soit.
On est dans la merde au Mali ! Décision débile de votre nabot présidentiel !

rose dit: 19 janvier 2013 à 12 h 15 min

Ici aussi, il neige, c’est le silence et beau

Nagisa Ōshima 大島 渚, grand cinéaste japonais, est décédé le 14 janvier 2013 : Furyo, L’Empire des sens, Max mon amour,

Adieu-
au-delà du brouillard
un brouillard plus profond


Mitsuhashi Takajo

Camarade Cassandra dit: 19 janvier 2013 à 12 h 15 min

Daaphnée, à la relecture : je mets « intelligents » à la place de « très intelligents », c’est mieux.

abdelkader dit: 19 janvier 2013 à 12 h 23 min

Bonjour Daaphne
je crois que la position officielle de l’Algerie a ete toujours contre le terrorisme islamiste et pendant la decade noire qui a fait pres de 150,000 victimes (dont mon cousin, a ce jour disparu), l’occident etait reste sur la touche, jouant un wait and see pour voir qui allait sortir vivant du massacre d’abord …mais une chose que j’ai apprise, c’est que les apparences en Algerie ne sont jamais ce qu’on pense…ce que nous voyons en ce moment, ce sont les consequences de la guerre en Lybie…personne ne regrette Ghadaffi bien sur, mais le sud du Sahara est devenu depuis une foire aux armes et drogues…et nous en payons les consequences…BHL, lui, est au sec et au chaud…

rose dit: 19 janvier 2013 à 12 h 31 min

au Montparnasse je n’ai pas trouvé la tombe de Vercors, bien que l’ayant cherchée plusieurs fois. La plus émouvante a été celle de Jean Seberg. A Duras, j’ai mis une rose blanche.

D. dit: 19 janvier 2013 à 12 h 34 min

D., mon alter ego, tu sembles dans les petits papier du taulier. La plupart de mes posts sont effacés, alors que la plupart des tiens restent. Nous sommes pourtant une seule et même âme.
Comme notre ami Jacques Barozzi, que nous aimons bien au fond, malgré quelques perfidies dont il s’est rendu coupable, je suis obligé de changer d’adresse de contact pour envoyer un message — du reste éphémère. C’est pô juste.
Ah, je voulais dire à C.P. que « paternel majuscule » qui semble l’intriguer est une allusion à la « famille majuscule », expression inventée par Barozzi, justement, s’expliquant par le fait que tous les pseudos à vous apparentés sont écrits en capitales d’imprimerie. Ne cherchez pas au-delà.

révolution? copernicienne dit: 19 janvier 2013 à 12 h 34 min

1968, 69, 70, etc, etc … dit: 19 janvier 2013 à 11 h 58 min
Aragon ? piège à cons !

Après 1970, c’est plutôt devenu piège à cul.

John Brown dit: 19 janvier 2013 à 12 h 35 min

« Pour faire ou non la nique à John (qui d’ailleurs se contredit), ce poème que pour ma part je goûte. Facile ? » (rédigé par C.P.)

Moi, me contredire ? Allons donc.

Effectivement, c’est pas mal. La brute stalinienne vous a parfois de ces délicatesses.

Et celui-là, qu’en dites-vous ?

Il y a des jarres de couleur au pied des hauts bouquets de joncs
Des palissades que le jour rend aussi roses que le sol
Des demeures négligemment qui tiennent leur pin parasol
Et sur la musique des murs étagés do ré mi fa sol
Dans le désordre végétal l’envol gris perle des pigeons

La mer la mer au loin dans les vallons où le regard s’enfonce
Par des sentes là-bas vers des romans qu’on n’aura jamais lus
L’automne a jalonné l’effacement des pas dans les talus
Passants légers amants furtifs que rien ne dénoncera plus
Une fois l’escalier de la maison recouvert par les ronces

Puis par les brumes des monts bleus que perce un regard d’épervier
On voit dans le feu blanc se soulever une épaule de glaces
Tout au fond du paysage où la nue et la terre s’enlacent
Et d’ici je contemple l’Alpe et sur mes cheveux ma main passe
Car c’est la saison qu’à l’envers montre ses feuilles l’olivier

Et les platanes avec qui dans les feuilles jouent-ils aux cartes
Est-ce avec vous beaux amoureux sur les bancs assis les premiers
Le froid vers cinq heures qui vient fait-il moins que vous vous aimiez
De quoi peuvent bien vous parler dans l’ombre tout bas les palmiers
Et quels chiffres nous dit la vigne avec ses doigts nus qu’elle écarte

J’ai vu ce couple au déclin du jour je ne sais dans quel quartier
Nous avions fait un détour au-dessus de Nice avec la voiture
La ville mauve en bas allumait peu à peu ses devantures
Ces enfants se tenaient par la main comme sur une peinture
Histoire de les regarder je me serais arrêté volontiers

Il n’y avait dans ce spectacle rien que de très ordinaire
Ils étaient seuls ils ne se parlaient pas ne bougeaient pas rêvant
Ils écoutaient leur coeur à distance et n’allaient point au-devant
La place était vide autour d’eux il n’y remuait que le vent
Et l’auto n’a pas ralenti Les phares sur les murs tournèrent

Tout le pêle-mêle de la Côte et les femmes qui parlent haut
Les motos dans la rue étroite et les oeillets chez les fleuristes
Les postes blancs d’essence au bord des routes remplaçant les Christs
L’agence immobilière avec son triste assortiment lettriste
Dans le va-et-vient le tohu-bohu le boucan le chaos

Les fruits confits et les tea-rooms les autocars les antiquaires
Des gens d’ici des gens d’ailleurs qu’escomptent-ils qu’est-ce qu’ils croient
Ces trop beaux garçons des trottoirs ont l’oeil rond des oiseaux de proie
Qu’a fui ce gros homme blafard qu’il ait toujours l’air d’avoir froid
O modernes Robert Macaire entre Rotterdam et Le Caire

Miramars et Bellavistas ce langage au goût des putains
Palais Louis Quinze Immeubles peints Balcons d’azur à colonnettes
Beau monde où si tout est à vendre à des conditions honnêtes
C’est toujours service compris pour cet univers à sonnettes
Il suffit de deux enfants rencontrés et tout cela s’éteint

S’éteint s’efface et perd avec la nuit son semblant d’insolence
Il ne reste à mes yeux que ce lieu banal que cette avenue
Ce banc près des maisons blanches au soir tombant Deux inconnus
Il ne reste à mon coeur que l’entrelacs de ces mains ingénues
Ces deux mains nues Il ne reste à ma lèvre enfin que ce silence
Comme une promesse tenue

Camarade Cassandra dit: 19 janvier 2013 à 12 h 41 min

Daaphnée, ma position est simple. Tout ce que fait, a fait ou fera Hollande, en politique intérieure ou extérieure, est mal par principe. Tout ce qui est à gauche de l’ultra-libéralisme, tout ce qui témoigne de ce que vous appelez une « fibre sociale » est définitivement condamnable. Je suis irrécupérable. Je n’aime que les entrepreneurs riches.

C.P. dit: 19 janvier 2013 à 12 h 47 min

D., j’avais compris, ou à peu près. Et même, en étendant un peu, c’était assez drôle.

Je vous adresse un bout de pensée de Pascal, la quatrième des « opinions très saines » du peuple, PENSEE 134 (éd. Sellier) dans « Raison des effets » :

« 4. Travailler pour l’incertain, aller sur la mer, passer sur une planche. »

rose dit: 19 janvier 2013 à 12 h 48 min

avant de le dire faut y aller, en Israël, en Palestine.
Mais dire à la première visite c’est bête.
Parfois il y a l’amour comme poser le pied sur une terre et dire là c’est chez moi, comme Naples ou la Sicile ou Majorque, mais parfois l’amour est plus long à venir et sans doute s’inscrit-il profondément et alors on a envie d’y être enterré. Des choses ont été difficiles avec des gens du pays ou au contraire faciles, mais jamais, à aucun moment je n’ai haï une terre, une ville un lieu au premier regard.
Je lui ai toujours laissé sa chance

Bloom dit: 19 janvier 2013 à 13 h 10 min

le sud du Sahara est devenu depuis une foire aux armes et drogues…et nous en payons les consequences…BHL, lui, est au sec et au chaud…
—-
Faut peut-être pas mettre le bordel qui règne dans la région sur le dos de BHL…Il existe une dynamique interne. En marge des événements guerriers actuels, le jeu géopolitique qui se joue dans la région est mouvant comme les dunes. Voilà maintenant que l’Etat saoudien et celui des Emirats se sentent menacés par l’Internationale des Frères Musulmans qui, sous l’appellation d’islamistes modérés, instrumentent les radicaux salafistes, ceux-là même qui ont été engendrés par l’action des Wahhabites. Ils sont en train de découvrir qu’ils ont fabriqué un Frankenstein en leur sein, et mènent une campagne intense contre les islamistes au pouvoir en Tunisie ou en Egypte. L’argent des Etats wahhabites viendra-t-il soutenir le camp des laïcs et des séculiers? On n’est pas à un paradoxe près… Le Qatar lui joue un autre jeu et reste le soutien majeur de l’Internationale des Frères. C’est rien de dire que la situation dans la région s’accommode assez mal de simplifications.

La France, elle, entretient les meilleures relations avec ces trois états, qui, on l’aura compris, ne sont pas pour rien dans le bordel ambiant. Avec l’Arabie saoudite, principale pépinière de terroristes et principal bailleur de fonds du Wahhabisme. C’est un sujet tabou, tous gouvernements confondus. Avec les Emirats Arabes Unis, financiers en second du Wahhabisme, où on a installé la Sorbonne et le Louvre, où le lycée français d’Abou Dhabi est centre d’examen jusqu’à l’Inde, où l’Institut Français compte soutenir nombre de projets culturels car c’est un pays prescripteur (au même titre que…la Birmanie). Avec le Qatar enfin, pour le plan banlieue (aucune ingérence?), le soutien à l’organisation de la coupe du monde de foot, et, comble de l’intelligence stratégique, avec l’octroi d’un siège d’observateur à l’Organisation Internationale de la Francophonie (renseignement pris, l’ambassade du Qatar ici n’était même pas au courant…question crédibilité, on fait mieux…).

On peut critiquer Aragon et les Stals pour leur cécité…Il n’est de pire aveugle etc…

Daaphnée dit: 19 janvier 2013 à 13 h 20 min

personne ne regrette Ghadaffi bien sur,

« On » l’a néanmoins fait périr comme un chien galeux, et c’est totalement indigne.

rose dit: 19 janvier 2013 à 13 h 23 min

Ils sont en train de découvrir qu’ils ont fabriqué …

nous çà fait longtemps qu’on le sait :
pareil qu’à Londres avec les prêches des immams on le savait aussi
et dans les banlieues quand on ne pouvait plus pénétrer ni vivre
et les exemples sont nombreux

on disait tout va bien en fermant les yeux (ils nous disaient eux les politiques)

pourquoi les gens les plus concernés mettent si souvent si longtemps pour comprendre les choses ?

comme si chacun fermait les yeux en voyant midi à sa porte alors que non les choses sont annoncées, non pas deux jours ni trois mois mais des années auparavant, dix ans, vingt ans un nombre d’années important.

Alors après on nous baratine, comme des bœufs, jusqu’à ce qu’un jour comprennent les politiques, nuls par excellence, que non, nous le peuple, nous ne sommes pas des bœufs.

Depuis Platon la République, rien n’a avancé.
Ex abrupto.

Continuez à vous occuper de politique. Et à jouer aux billes.

Je vais marcher dans la neige.
Pourtant, ici, pas de lagopède. Pas l’ombre d’un. Mais au moins, marcher, c’est concret.

tweetie dit: 19 janvier 2013 à 13 h 29 min

Daaphnée,
Khadafi a eu une vie de rêve ! Il a eu quelques problèmes pendant une paire d’heures à la fin de sa vie, certes, mais comme dirait l’ancien tuteur d’Aragon : « Son bilan est glogalement positif ! »
Vous n’échangeriez pas sa vie, et sa mort, contre les vôtres ?….

Jacques Barozzi dit: 19 janvier 2013 à 14 h 23 min

Bloom vous pensez comme Marine Le Pen !

« Marine Le Pen joue les francs-tireurs. Si la présidente du Front national a renouvelé son soutien à l’intervention française au Mali contre « la menace islamiste », elle n’économise pas ses munitions contre son ennemi déclaré, le Qatar, pays accusé de jouer « contre nos intérêts nationaux et pour l’expansion mondiale de l’islamisme radical et violent ».
Dans un communiqué diffusé ce vendredi 18 janvier, la cheffe de file de l’extrême droite française s’en prend violemment à Doha qu’elle accuse de financer les groupes rebelles dans le Nord-Mali. « Si le Qatar ne veut pas que la France s’engage au Mali, c’est parce qu’elle vise à y déloger les éléments les plus fondamentalistes, alliés de l’émirat partout dans le monde », assure Marine Le Pen. »

abdelkader dit: 19 janvier 2013 à 14 h 57 min

perso, je n’ai que mépris pour mes cousins wahhabites, obsédés par le sexe et le bling bling tous, qui traitent leurs femmes comme des retardées mentales et qui ne voient pas l’ironie de voir des GI Janes armées jusqu’aux dents, venues de Virginie, défendre leur royaume pourri contre Saddam, l’Iran et tutti frutti…entre-temps, ils financent la construction de mosquées et la formation d’imams plus givrés les uns que les autres, pour répandre LEUR version de l’Islam et LEUR vision débile de la société, pas pour éliminer la pauvreté et la misère ici-bas…ceci étant, la chute de Kadhafi ne présageait rien de bon…et sa mort, meme si brutale et indigne, arrangeait beaucoup de monde…mais bon…

John Brown dit: 19 janvier 2013 à 15 h 02 min

 » Aragon , les chutes d’une oeuvre  »
C’est quoi, ce titre ? Assouline fait dans la tautologie, maintenant ? Toute l’oeuvre aragonique n’est qu’une chute continue aux abîmes de la médiocrité. On le sait bien. C’était pas la peine d’insister aussi méchamment. A moins qu’il ne s’agisse d’une métaphore : la production aragonesque est un Niagara de nullité.

John Brown dit: 19 janvier 2013 à 15 h 05 min

« Bloom vous pensez comme Marine Le Pen ! » (rédigé par jacques Barozzi)

Moi aussi. Les grands esprits se rencontrent. On m’a dit que Daaphnée aussi. Miracle ! Apothéose !

Mauvaise langue dit: 19 janvier 2013 à 15 h 11 min

@ueda,
Vous avez tout bon ! Il pense en effet la même chose de moi…! Et il me connaît bien, il m’a eu comme étudiant quand j’avais encore 18 ans ! Voilà quarante ans qu’on se connaît. Sa mère était une sainte femme, qui connaissait des centaines de poèmes allemand par cœur. Elle connaissait très bien Döblin à Berlin avant 1933, qui venait chez eux dîner. Ils habitaient une petite rue dans le quartier juif de Berlin derrière la grande synagogue. C’était la juiverie de la grande tradition des Juifs d’Europe, hyper cultivée, ouverte, libéral, athée, qui donnait forcément des rejetons hyper doués. Mais tout ça c’est mort, définitivement mort, anéanti par Hitler pour toujours. Et à 87 ans, c’est ça qu’il réalise. C’est terrible, la fin d’un monde et quasiment la fin du monde. Que ça le rende un peu nerveux sur Israël c’est un peu normal, non ? Il incarne pour moi une sorte de figure du père, un père de substitution quand le mien est mort, et une sorte de figure romanesque et exemplaire de ce qu’était la diaspora juive en Europe dans toute sa splendeur. Il avait par exemple un oncle psychanalyste qui a introduit CG Jung en Italie. J’ai voulu lui prêter récemment le grand livre de Shmuel Trigano, résultat de quarante ans de recherche, sur ce qui unit tous les Juifs du monde en dépit de leurs différences profondes parfois (Le Judaïsme et l’esprit du monde, un gros pavé de plus de mille pages). Mais finalement il a décliné l’offre.

tweetie dit: 19 janvier 2013 à 15 h 15 min

Tiens tiens ?! Abdel ! il y aurait plusieurs islams ? un courant historique charia, un courant boumboum pifpaf, un courant printanier, un courant homophile, un courant mystique, un courant pistache, un courant polyandre, un courant alternatif, un courant double jeu, un courant jampute ?
Qu’est qu’ils attendent, les courants islamiques convenables, pour cesser leur collaboration avec le courant charia explosif califesque amputeur ? …

John Brown dit: 19 janvier 2013 à 15 h 18 min

« On » l’a néanmoins fait périr comme un chien galeux, et c’est totalement indigne (rédigé par Daaphnée)

Qué « indigne » ? Ce n’était plus guère qu’un chien galeux, alors il a eu la fin d’un chien galeux, logique. Et puis la dignité c’est pas télégénique, alors que Kadhafi sorti de son tuyau et arrangé aux petits oignons quasiment en direct, ça c’était du spectacle.  » Je présume qu’en général ceux qui se mêlent des affaires publiques périssent quelquefois misérablement et qu’ils le méritent  » : qui a dit ça, déjà ?

Mauvaise langue dit: 19 janvier 2013 à 15 h 18 min

Sa mère a d’ailleurs écrit ses mémoires (en allemand) ; lui les a traduits. Mais je ne sais pas où c’est publié. Mais c’est publié quelque part.

Jacques Barozzi dit: 19 janvier 2013 à 15 h 19 min

Ce quartier de Berlin est celui, pour moi, qui a conservé le plus grand charme : un village au coeur de la mégapole !

pouraragon dit: 19 janvier 2013 à 15 h 19 min

Est-ce ainsi que les hommes vivent

Tout est affaire de décor
Changer de lit changer de corps
À quoi bon puisque c’est encore
Moi qui moi-même me trahis
Moi qui me traîne et m’éparpille
Et mon ombre se déshabille
Dans les bras semblables des filles
Où j’ai cru trouver un pays.
Coeur léger coeur changeant coeur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes nuits
Que faut-il faire de mes jours
Je n’avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m’endormais comme le bruit.
C’était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d’épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j’y tenais mal mon rôle
C’était de n’y comprendre rien
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent
Dans le quartier Hohenzollern
Entre La Sarre et les casernes
Comme les fleurs de la luzerne
Fleurissaient les seins de Lola
Elle avait un coeur d’hirondelle
Sur le canapé du bordel
Je venais m’allonger près d’elle
Dans les hoquets du pianola.
Le ciel était gris de nuages
Il y volait des oies sauvages
Qui criaient la mort au passage
Au-dessus des maisons des quais
Je les voyais par la fenêtre
Leur chant triste entrait dans mon être
Et je croyais y reconnaître
Du Rainer Maria Rilke.
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.
Elle était brune elle était blanche
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses bras nus
Elle avait des yeux de faÏence
Elle travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
Qui n’en est jamais revenu.
Il est d’autres soldats en ville
Et la nuit montent les civils
Remets du rimmel à tes cils
Lola qui t’en iras bientôt
Encore un verre de liqueur
Ce fut en avril à cinq heures
Au petit jour que dans ton coeur
Un dragon plongea son couteau
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent

vétéro- dit: 19 janvier 2013 à 15 h 20 min

ce n’est pas le sujet mais vous savez tousoù est Berlin
« Un policier de deux mètres de haut, uniforme bleu et cheveux blancs, s’approche, solennel :

- « A qui ai-je l’honneur ? »

On décline. Il s’incline. Et libère le grand fut d’essence vide censé barrer le chemin.

En ville, dans le bureau du préfet, on s’agite au téléphone :

- « Où ? A Berlin !…  »

Renseignement pris, les djihadistes n’ont pas investi le Reichstag mais un quartier de Diabali au centre-ville nommé « Berlin ».

revenir_ dit: 19 janvier 2013 à 15 h 22 min

Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin minuit midi
Dans l’enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C’était hier que je t’ai dit
Nous dormirons ensemble
C’était hier et c’est demain
Je n’ai plus que toi de chemin
J’ai mis mon cœur entre tes mains
Avec le tien comme il va l’amble
Tout ce qu’il a de temps humain
Nous dormirons ensemble
Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J’ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t’aime que j’en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble

doulouca dit: 19 janvier 2013 à 15 h 22 min

Et il me connaît bien, il m’a eu comme étudiant quand j’avais encore 18 ans ! (ML)

C’est sûr, chacun sait que les profs se souviennent parfaitement de tous leurs étudiants quarante ans après.

d . dit: 19 janvier 2013 à 15 h 23 min

Je ne savais pas qu’il y avait des travelos Place Clichy, Thierry. Merci pour ce renseignement : j’évitais déjà cette place pour son ambiance pour le moins cosmopolite, cela me donne une raison supplémentaire de ne pas y mettre les pieds.

Mauvaise langue dit: 19 janvier 2013 à 15 h 24 min

Non, je n’étais pas comme les autres étudiants justement. Il l’a compris tout de suite. Et une amitié est née très tôt, renforcée par le fait que mon père est mort très tôt aussi et qu’il m’a pris sous son aile. Mais vous ne pouvez pas comprendre.

pouraragon dit: 19 janvier 2013 à 15 h 26 min

Près de la nouvelle frontière
Un officier s’est arrêté
À la porte d’une chaumière
Il frappe avec anxiété
Une femme dont la mamelle
Allaite un gentil chérubin
Ouvre en demandant : Qui m’appelle ?
Et voit l’uniforme prussien

Refrain
Femme, dit l’officier, écoute ma prière
Pour lui donner ton lait je t’apporte un enfant
Dis-moi si tu consens à lui servir de mère
Moi je suis un soldat du pays allemand

Ce fils sur la terre Lorraine
M’est né d’hier et sans compter
Je paierais tes soins et ta peine
Vois, sa figure est rose et blonde
Tu peux le sauver du trépas
Sa mère en le mettant au monde
Vient de mourir entre mes bras.

J’avais un fils, dit la Lorraine,
Blond chérubin comme le tien
Mon homme et moi tenions la plaine
Devant un régiment prussien
Quand tes soldats saouls de carnage
Mirent le feu dans mon hameau
Et sans pitié pour son jeune âge
Tuèrent l’enfant dans son berceau

Refrain
Va passe ton chemin, ma mamelle est française
N’entre pas sous mon toit, emporte ton enfant
Mes garçons chanteront plus tard la Marseillaise
Je ne vends pas mon lait au fils d’un Allemand.

d . dit: 19 janvier 2013 à 15 h 28 min

Je signe petit d. par humilité. D’habitude c’est D.
Puisque le sujet a trait à la poésie, en voici une que j’aime et qui vaut ce qu’elle vaut. Mise en musique, elle est très belle et envoutante.

Une petite poule grise

L’était une p’tite poule grise
Qui allait pondre dans l’Eglise
Pondait un p’tit coco
Pour l’enfant s’il dort bientôt

L’était une p’tite poule noire
Qui allait pondre dans l’armoire
Pondait un p’tit coco
Pour l’enfant s’il dort bientôt

L’était une p’tite poule blanche
Qui allait pondre dans la grange
Pondait un p’tit coco
Pour l’enfant s’il dort bientôt

L’était une p’tite poule rousse
Qui allait pondre dans la mousse
Pondait un p’tit coco
Pour l’enfant s’il dort bientôt

Mauvaise langue dit: 19 janvier 2013 à 15 h 29 min

Oui, en effet, Baroz, c’est un quartier que j’aime aussi beaucoup à Berlin, avec celui que j’ai découvert l’été dernier qui fait encore plus village, où se dresse encore une forge du 17è siècle qui fonctionne encore.

d . dit: 19 janvier 2013 à 15 h 29 min

Mauvaise langue dit: 19 janvier 2013 à 15 h 25 min

À mon avis Thierry ne s’est pas promené Place Clichy depuis très très longtemps.

A mon avis il y était encore il y a une heure, mais ce n’est que mon avis.

Clopine Trouillefou dit: 19 janvier 2013 à 15 h 30 min

au moins, Aragon, lui, est mort en disant « je chante pour passer le temps petit qu’il me reste de vivre ».

Mais quand on ne chante plus, le temps petit se rallonge… Oh, bien sur, on peut toujours trouver quelqu’un pour vous aider à abréger. Mais c’est cher – comme les êtres laissés derrière vous, épuisés de tenter de vous tenir debout

Et puis, j’ai toujours chanté faux, alors.

« Je chante pour passer le temps
Petit qu’il me reste de vivre
Comme on dessine sur le givre
Comme on se fait le coeur content
A lancer cailloux sur l’étang
Je chante mal, pour passer le temps sans en sentir le poids pesant

J’ai jadis vécu le jour des merveilles
Vous et moi souvenez-vous-en
Et j’ai franchi le mur des ans
Des miracles plein les oreilles
Notre univers n’est plus pareil
J’ai vécu le jour des merveilles

Allons que ces doigts se dénouent
Comme le front d’avec la gloire
Jamais méritée ni acquise
Mes yeux furent derniers à voir
Les nuages plus bas que nous
Et l’alouette à nos genoux
Allons que l’obscurité s’en fout
Ni lue ni connue, c’est tout

Nous avons fait des clairs de lune
Pour nos palais et nos statues
Qu’importe à présent qu’on nous tue
Les nuits tomberont une à une
La Chine s’est mise en Commune
Nous avons fait des clairs de lune

Et je me tairais enfin et je voudrais me taire
Tant fut cette vie si dure
Où l’homme a pris grandeur nature
Sa mort rêvée par-dessus les forêts
Les monts les mers et les secrets
Et je tairais et je tairais

Oui pour passer le temps je pleure
Au violon s’use l’archet
La pierre au jeu des ricochets
Et que mon amour est perdante
Près de moi dans l’ombre penchante
Oui pour passer le temps je ploie

Je pleure pour passer le temps
Oui pour passer le temps je meurs

pouraragon dit: 19 janvier 2013 à 15 h 31 min

L’Etrangère

Il existe près des écluses
Un bas quartier de bohémiens
Dont la belle jeunesse s’use
À démêler le tien du mien
En bande on s’y rend en voiture,
Ordinairement au mois d’août,
Ils disent la bonne aventure
Pour des piments et du vin doux

On passe la nuit claire à boire
On danse en frappant dans ses mains,
On n’a pas le temps de le croire
Il fait grand jour et c’est demain.
On revient d’une seule traite
Gais, sans un sou, vaguement gris,
Avec des fleurs plein les charrettes
Son destin dans la paume écrit.

J’ai pris la main d’une éphémère
Qui m’a suivi dans ma maison
Elle avait des yeux d’outremer
Elle en montrait la déraison.
Elle avait la marche légère
Et de longues jambes de faon,
J’aimais déjà les étrangères
Quand j’étais un petit enfant !

Celle-ci parla vite vite
De l’odeur des magnolias,
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia.
En ce temps-là, j’étais crédule
Un mot m’était promission,
Et je prenais les campanules
Pour des fleurs de la passion

À chaque fois tout recommence
Toute musique me saisit,
Et la plus banale romance
M’est éternelle poésie
Nous avions joué de notre âme
Un long jour, une courte nuit,
Puis au matin : “Bonsoir madame”
L’amour s’achève avec la pluie.

pourlepartiouvrier dit: 19 janvier 2013 à 15 h 31 min

Le samedi soir après l’turbin
L’ouvrier parisien
Dit à sa femme : Comme dessert
J’te paie l’café-concert
On va filer bras dessus bras dessous
Aux galeries à vingt sous
Mets vite une robe faut te dépêcher
Pour être bien placé
Car il faut
Mon coco
Entendre tous les cabots

Viens poupoule, {x2} viens !
Quand j’entends des chansons
Ça me rend tout polisson
Ah !
Viens poupoule, {x2} viens !
Souviens-toi que c’est comme ça
Que je suis devenu papa.

Un petit tableau bien épatant
Quand arrive le printemps
C’est d’observer le charivari
Des environs de Paris
Dans les guinguettes au bord de l’eau
Au son d’un vieux piano
On voit danser les petits joyeux
Criant à qui mieux mieux
Hé le piano !
Tu joues faux !
Ça n’fait rien mon petit coco.

Viens poupoule, {x2} viens !
Ce soir je t’emmène … où ?
A la cabane bambou
Hou !
Viens poupoule, {x2} viens !
Et l’on danse plein d’entrain
La « polka des trottins »

Avec sa femme un brave agent
Un soir rentrait gaiement
Quand tout à coup juger un peu
On entend des coups de feu
C’était messieurs les bons apaches
Pour se donner du panache
Qui s’envoyaient quelques pruneaux
Et jouaient du couteau
Le brave agent
Indulgent
Dit à sa femme tranquillement :

Viens poupoule, {x2} viens !
Pourquoi les déranger
Ça pourrait les fâcher
Ah !
Viens poupoule, {x2} viens !
Ne te mets pas en émoi
Ils se tueront bien sans moi

Deux vieux époux tout tremblotants
Marient leurs petits enfants
Après le bal vers les minuit
La bonne vieille dit
A sa petit fille tombant de sommeil :
Je vais te donner les conseils
Qu’on donne toujours aux jeunes mariés
Mais le grand-père plein de gaieté
Dit doucement :
Bonne maman
Laisse donc ces deux enfants

Viens poupoule, {x2} viens !
Les petits polissons
N’ont pas besoin de leçons
Ah !
Viens poupoule, {x2} viens !
Je suis bien certain ma foi
Qu’ils en savent plus que toi

Les jeunes mariés très amoureux
Viennent de rentrer chez eux
Dans leur gentil petit entresol
Ils crient : Enfin seuls !
Madame se met vite à ranger
Sa petite fleur d’oranger
Pendant que Monsieur bien tendrement
Dit amoureusement
Pour tâcher
De s’épancher
Montrant la chambre à coucher :

Viens poupoule, {x2} viens !
Les verrous sont tirés
On pourra se détirer
Ah !
Viens poupoule, {x2} viens !
Viens chanter mon coco
La chanson des bécots

Un député tout frais nommé
Invitait sa moitié
A venir entendre un grand discours
Qu’il prononçait le même jour
Mais à peine a-t-il commencé
Qu’on lui crie : C’est assez
Constitution ! Dissolution !
Pas d’interpellation !
Ahuri
Abruti
Il prend son chapeau et dit :

Viens poupoule, {x2} viens !
Je ne veux pas devenir sourd
Pour vingt-cinq francs par jour
Ah !
Viens poupoule, {x2} viens !
C’est bien assez ma foi
D’être attrapé par toi.

Bloom dit: 19 janvier 2013 à 15 h 33 min

Baroz, les spécialistes de la question sont très critiques du Qatar, qui joue un double/ triple jeu avec salto arrière assez mortifère. MLP se contente de piquer là où elle pourra faire son immonde tamblouille interne: elle n’a jamais mis les pieds dans un pays du Golfe, elle est nulle en géopo, elle est engluée dans la glaise…
Lisez Pierre Conesa, La fabrique de l’ennemi, poltiquement à l’exact opposé du FN, ou les articles d’Abdelwahab Meddeb dans Leaders, le magazine d’info tunisien en ligne. Difficile de soupçonner l’auteur de Contres Prêches de collusions fafesques.
Si les juxtapositions valent pour les anthologies, au-delà, comme disent les Anglais, you’re jumping to conclusion…

Mauvaise langue dit: 19 janvier 2013 à 15 h 34 min

Ça nous fait un point commun, D., moi aussi je vais au Castorama de temps en temps quan d j’ai besoin de bricoler. Faudrait que j’y aille là justement mais j’ai pas envie.

pourcahuzac dit: 19 janvier 2013 à 15 h 35 min

Salut mec, ça va, tu vas bien
On se présente, mais non tu connais déjà
On est là pour te pomper
T’imposer sans répit et sans repos
Pour te sucer ton flouze
Ton oseille
Ton pognon
Ton pèze
Ton fric
Ton blé
Tes économies
Tes sous
Ton salaire
Tes bénefs
Tes bas de laine
Tout ce qui traîne
C’que tu as sué de ton front
On te le sucera jusqu’au fond

On est là partout
Même quand tu joues
Pauvre idiot, on est là partout
Le loto, c’est nous
Le bingo, c’est nous
Le tiercé, le quarté , le quinté
C’est encore nous
Le quinté plus, on te re-suce

Faut qu’tu craches, faut qu’tu payes
Faut qu’tu craches, faut qu’tu payes
Pas possible que t’en réchappes
Nous sommes les frères qui rapent tout

T’a pensé à payer ta
Taxe foncière
Taxe immobilière
Taxe professionnelle
Taxe sur le personnel
Taxe d’apprentissage
Taxe si t’es pas sage
Taxe sur tout ce qui bouge
Sur tes clopes et sur ton rouge
Sur tes cachets d’aspirine
Sur ta vodka, sur ton gin ah ! ah !
Majorations relevées
Vignettes et timbres fiscaux
Cartes grises et assurance auto
PV droit d’immatriculation
Crache, crache
Essence, péage, héritage, partage, ménage, concubinage
On est là à tous les étages

Nous sommes URSSAF, CANCRAS et CARBALAS
Qui que tu sois, quoi que tu fasses
Faut qu’tu craches, faut qu’tu payes
Pas possible que t’en réchappes
Nous sommes les frères qui rapent tout.

Je t’offre un pot !
Et oui un pot
Impôts fiscaux
Impôts locaux
Impôts directs
Et indirects
Impôts fonciers
Impôts rentiers
Impôts sur les grandes fortunes
Impôts même si t’as pas de tunes
Impôts sécheresse
Impôts richesse
Impôts nouveaux
Impôts rétros
Impôts recto
Impôts verso
Impôts sur le revenu
Impôts sur les revenants

Nous sommes URSSAF, CANCRAS et CARBALAS
Qui que tu sois, quoi que tu fasses
Faut qu’tu craches, faut qu’tu payes
Pas possible que t’en réchappes
Nous sommes les frères qui rapent tout.

Penses à nous, penses à nous
Tu sais ce que ça veut dire IFA
Impôts forfaitaire annuel
C’est moi qui l’ai inventé
Cotisation supplémentaire de 0,1%
Contribution sociale de solidarité
Attends, attends, c’est pas fini
Majorations, relevés
Charges sociales et plus value
Cotisation pré-retraite
T’as pensé à payer la
Taxe foncière
Taxe immobilière
Taxe professionnelle
Taxe sur le personnel

On est là pour te pomper
T’imposer sans répit et sans repos
Pour te sucer tout ton flouze
To oseille
Ton pognon
Ton pèze
Ton fric
Ton blé
Tes biftons
Tes ronds
Tes actions
Tes sicav
Ton liquide
Tes pourliches
Ton salaire
Tes bénefs
Tes magots
Tes lingots
Tes napos
Tes bas de laine
Tout ce qui traîne
Ce que t’as sué de ton front
On va t’le sucer jusqu’au fond

Nous sommes URSSAF, CANCRAS et CARBALAS
Qui que tu sois, quoi que tu fasses
Faut qu’tu craches, faut qu’tu payes
Pas possible que t’en réchappes
Nous sommes les frères qui rapent tout.

Salut !TVA bien !
Toi qui croyais gagner dans l’ombre
Tu vas te retrouver avec un prélèvement sans gain

Nous sommes URSSAF, CANCRAS et CARBALAS
Qui que tu sois, quoi que tu fasses
Faut qu’tu craches, faut qu’tu payes
Pas possible que t’en réchappes
Nous sommes les frères qui rapent tout.

Nous comprenons votre douleur
C’est une triste disparition
Mais dans votre malheur
N’oubliez pas de régler vos droits de succession

Au nom du père, du fisc, du cent pour cif.

Jacques Barozzi dit: 19 janvier 2013 à 15 h 41 min

La prochaine fois, Thierry, je vous ferais visiter le cimetière situé près de la place Clichy : un itinéraire qui ira de Berlioz à Dalida !

Bloom dit: 19 janvier 2013 à 15 h 42 min

il y aurait plusieurs islams ?

Qu’importent les Infidèles. En notre beau pays de France, il n’est de christianisme que celui de l’Eglise apostolique et romaine d’avant Vatican II. Notre bonne paroisse de Saint Nicolas du Chardonnet en est le plus beau fleuron. Ite missa est.

d. dit: 19 janvier 2013 à 15 h 46 min

Thierry non plus n’a rien contre le petit peuple, je pense, mais il est comme Daaphnée et moi, il ne mélange pas les slips et les caleçons.

d . dit: 19 janvier 2013 à 15 h 46 min

En revanche je me sens très bien au milieu des jeunes bourgeoises sur les larges trottoirs du bon marché ou dans les allées de la Grande Épicerie. Souvent je les conseille, d’ailleurs, parce que quand elles ne savent pas elle arborent un petit air pincé et désespéré qui me fait un peu pitié.

d. dit: 19 janvier 2013 à 15 h 55 min

Après, ce serait le chocolat chaud aux Deux magots comme nous faisons quand il fait froid.
Mais ce n’est pas une obligation.
C’est être gourmand, c’est tout.

pouraragon dit: 19 janvier 2013 à 16 h 01 min

De la part d’Eluard
Ode à Staline (1950)

Staline dans le coeur des hommes
Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris
Brûlant d’un feu sanguin dans la vigne des hommes
Staline récompense les meilleurs des hommes
Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir
Car travailler pour vivre est agir sur la vie
Car la vie et les hommes ont élu Staline
Pour figurer sur terre leurs espoirs sans bornes.

Et Staline pour nous est présent pour demain
Et Staline dissipe aujourd’hui le malheur
La confiance est le fruit de son cerveau d’amour
La grappe raisonnable tant elle est parfaite

pouraragon dit: 19 janvier 2013 à 16 h 04 min

A la gloire du Guépéou (1931)

Il s’agit de préparer le procès monstre
d’un monde monstrueux
Aiguisez demain sur la pierre
Préparez les conseils d’ouvriers et soldats
Constituez le tribunal révolutionnaire
J’appelle la Terreur du fond de mes poumons
Je chante le Guépéou qui se forme
en France à l’heure qu’il est
Je chante le Guépéou nécessaire de France

Je chante les Guépéous de nulle part et de partout
Je demande un Guépéou pour préparer la fin d’un monde
Demandez un Guépéou pour préparer la fin d’un monde
pour défendre ceux qui sont trahis
pour défendre ceux qui sont toujours trahis
Demandez un Guépéou vous qu’on plie et vous qu’on tue
Demandez un Guépéou
Il vous faut un Guépéou

Vive le Guépéou véritable image de la grandeur matérialiste
Vive le Guépéou contre Dieu Chiappe et la Marseillaise
Vive le Guépéou contre le pape et les poux
Vive le Guépéou contre la résignation des banques
Vive le Guépéou contre les manoeuvres de l’Est
Vive le Guépéou contre la famille
Vive le Guépéou contre les lois scélérates
Vive le Guépéou contre le socialisme des assassins du type
Caballero Boncour Mac Donald Zoergibel
Vive le Guépéou contre tous les ennemis du prolétariat.

tweetie dit: 19 janvier 2013 à 16 h 09 min

Arrêtez tout !
Vous salissez le Monument national. Pierre Juquin ne va pas en vendre un, 791 pages 29,99 euros, et nous courrons le risque insensé qu’il n’écrive pas un tome II …

D. dit: 19 janvier 2013 à 16 h 28 min

On ne devrait jamais toucher la main d’un humain sans avoir réfléchi au préalable aux usages qu’il a pu en faire.

Thierry Kron dit: 19 janvier 2013 à 16 h 28 min

Nous avions tous compris, d., que vous n’aimiez pas le mélange des nationalités et des ethnies. Que vous ayez en plus peur des travesties tombe sous le sens.
Bien entendu, quand je parlais de travelos de la place Clichy, c’était en fait une image. Ce qui me dérange, moi, place Clichy, c’est la saleté des rues et le coté « trash » du quartier.
Vous pourriez être tweety, une andouille qui n’a pas encore compris, que le mot racisme désigne le fait de se croire supérieure à une autre race. Constater que des ethnies produisent plus de beauté physique que d’autres, ne tient pas du racisme (connotation toujours négative), mais d’un bon quotient d’intelligence visuelle…

D. dit: 19 janvier 2013 à 16 h 32 min

Vous me décevez, Thierry, par votre manque de relativité.
Lorsque vous êtes à Montreuil, demandez-vous si votre peau blanche contribue à l’agrément visuel de vos voisins. C’est une question de courtoisie.

D. dit: 19 janvier 2013 à 16 h 32 min

Voyons, Thierry, vous savez bien que tweetie est JC. Ne faites pas semblant de l’ignorer. Pour le reste, je suis entièrement d’accord avec vous, comme (presque) toujours.

John Brown dit: 19 janvier 2013 à 16 h 32 min

Ode à Staline (1950)
A la gloire du Guépéou (1931) (cités par Pouraragon)

Il urge que les thuriféraires inconditionnels d’Aragon (et d’Eluard) relisent « Le Déshonneur des poètes  » de Benjamin Péret

John Brown dit: 19 janvier 2013 à 16 h 39 min

« au moins, Aragon, lui, est mort en disant « je chante pour passer le temps » (rédigé par Clopine Trouillefou)

Qu’est-ce que vous nous chantez là ? Il est mort aphasique. C’est du moins ce que j’ai lu dans la bio de Juquin.

Mauvaise langue dit: 19 janvier 2013 à 16 h 39 min

À propos du Mali :Les Juifs du Touats … et … C’était au Mali
Par Bernard CH
Après le massacre de 400 000 juifs par les romains en Cyrénaïque, les rescapés traversent le Sahara et s’installent dans les oasis … leur empire va durer près de 1 300 ans … aujourd’hui on peut retracer leur histoire
Dans le sud Saharien a existé pendant des centaines d’années un Empire juif, l’Empire Juif du Touat, un Empire sans empereur, ni vie civique, un Empire confectionné par plusieurs villes confédérées établies dans les grandes palmeraies.
Ces juifs, en quête de paix et de repos, après les massacres perpétués par les troupes romaines en Cyrénaïque se sont installés dans des Oasis, lieux de rencontre des caravaniers qui traversent le désert du Nord au sud, de l’est à l’Ouest, lieux privilégiés pour les Marchés, lieux où l’on échange, on vend, on achète, des lieux devenus prospères.
Ces hommes construisent des systèmes d’irrigation sophistiqués les Foggaras, ils creusent des puits. Des le second siècle, les juifs introduisent et domestiquent le dromadaire venu d’Orient, c’est une révolution.
L’ancien empire du GHANA, a été fondé par des hommes blancs (Tarikh es Soudane) vers l’an 300. Or, selon M. Delafosse, ces rois blancs auraient été des Juifs chassés par les persécutions romaines de Cyrénaïque, vers 118. et qui auraient transité par l’Empire du Touat.
Ils venaient en effet de l’Empire du Touat situé au sud du Sahara à la lisère du Mali, du Niger et du Sud de l’Algérie.
La Reine des [Touaregs] Tin-Hinan issue de tribus juives du sud marocain était très proche de cet Empire.
Petit à petit ils se sont mélangé aux autochtones, aux esclaves venus du Sud, Ils ont accueilli les voyageurs, les ont abrité, ont aussi accueilli les premiers musulmans au VIIIème siècle, surpris eux aussi de rencontrer dans un milieu si lointain, entre les fleuves Sénégal et Niger le peuple du Livre et la Torah. Deux géographes arabes en témoignent, il s’agit d’El Bakri et d’Al Idrissi.

loulou dit: 19 janvier 2013 à 16 h 40 min

Mauvaise Langue est la preuve qu’on peut être un très grand commentateur et écrire de sacrées conneries.

John Brown dit: 19 janvier 2013 à 16 h 41 min

« Ce qui m’étonne le plus, Thierry, c’est que vous ne me reconnaissiez pas quand je signe John Brown. » (rédigé par D.)

Thierry n’est pas très physionomiste. Il ne me reconnaît pas non plus quand je signe D.

John Brown dit: 19 janvier 2013 à 16 h 43 min

« Aragon est la preuve qu’on peut être un très grand écrivain et écrire de sacrées conneries. » (rédigé par Mauvaise Langue)

C’est pas possible. Voilà ML qui fait dans la nuance. C’est vrai qu’il pleut à verse.

D. dit: 19 janvier 2013 à 16 h 49 min

Je vous appelle à la vigilance, loulou.

L’attitude de Mauvaise Langue est exemplaire par son sens de la fidélité.
Il est le seul touriste à Machu Pichu (où Daaphnée m’avait accompagnée en sandales, mais elles étaient ravissantes) que j’ai entendu discuter avec les Indiens pour leur demander si leurs ancêtres n’écrivaient pas en lettres carrées.

John Brown dit: 19 janvier 2013 à 16 h 50 min

« L’ancien empire du GHANA, a été fondé par des hommes blancs (Tarikh es Soudane) vers l’an 300. Or, selon M. Delafosse, ces rois blancs auraient été des Juifs chassés par les persécutions romaines de Cyrénaïque » (rédigé par Mauvaise Langue)

Si j’en crois M. Delahousse, les Sioux auraient été des Juifs chassés par les persécutions mongoles.

« Petit à petit ils se sont mélangé aux autochtones, aux esclaves venus du Sud, Ils ont accueilli les voyageurs, les ont abrité, ont aussi accueilli les premiers musulmans au VIIIème siècle »

Dès que ML croit discerner la présence de Juifs dans le coinsteau, sa vision de l’Histoire tend vers un irénisme béat. On ne voit pas les choses tout à fait de la même façon du côté de Gaza, mais bon…

Thierry Kron dit: 19 janvier 2013 à 16 h 57 min

D., d’abord je ne sais pas où se trouve Montreuil. D’autre part, vous ne comprenez pas, ai-je parlé de couleur de peau ?
Confort visuel, je ne vois pas ce que c’est, sauf bien sûr quand je me trouve dans un lieu décoré, meublé etc…
John Brown a de l’humour, vous en avez pratiquement jamais et vous êtes une grenouille de bénitier, ce que bien sûr il n’est pas. D’autre part je reconnais vos commentaires, quand sous un nouveau pseudo, ils restent bêtissimes, bref des connentaires de pré-pubères. Quoique, je connais des enfants qui trouveraient vos idées tout à fait ridicules. Allez en paix à confesse demain matin, il doit bien y avoir à Melun, une paroisse pour les tarés qui ne jurent que par Vichy…
PS: John Brown, mettez en signature un autoportrait, avec vos moustaches frisottées au fer-chaud, il sera facile de vous reconnaitre. Le d. ne porte pas de moustache, mais parait-il des ongles endeuillés. Pas à la japonaise, non en noir…

Mauvaise langue dit: 19 janvier 2013 à 16 h 57 min

Et moi qui croyais vous ouvrir un peu l’esprit avec ma tribu perdue au Ghana. Je me rends compte que c’est raté. Je n’ose pas rajouter : Une fois de plus…

Daaphnée dit: 19 janvier 2013 à 16 h 59 min

( D., ne dites pas tout …. ni que j’habitais Rue du Faubourg-Saint-Honoré quand vous m’invitâtes à goûter vos endives au jambon, certains ne comprendraient pas ..]

renato dit: 19 janvier 2013 à 17 h 04 min

D’ailleurs le boomerang est arrivé en Australie suite au tir mal évalué d’un gars qui s’emmerdait en Cyrénaïque… on jette des choses et on ne sait jamais où elles tombent…

Daaphnée dit: 19 janvier 2013 à 17 h 05 min

ML, à la recherche d’un âge d’or de l’humanité estampillé youyoup !
Tiens, vous feriez mieux de (re)lire le Télémaque de Fenelon.

tweetie dit: 19 janvier 2013 à 17 h 05 min

Que Thierry me confonde avec cette brute de JC, voilà qui est une mauvaise pour Kron, comme pour moi. Tout à fait, Thierry !

Thierry Kron dit: 19 janvier 2013 à 17 h 09 min

Mauvaise langue, je me suis rendu hier place Clichy, le temps de me diriger à pied, vers la Librairie Vendredi, rue des Martyrs.
Je n’ai pas vu de travelo, mais une masse de boutiques vendant leurs tenues de travail.
Par contre, Blvd Saint-Germain, j’ai croisé le regard d’une magnifique jeune-femme noire, très chic et, sa pomme d’Adam était proéminente.

bof dit: 19 janvier 2013 à 17 h 16 min

Mauvaise langue dit: 19 janvier 2013 à 17 h 01 min

Une intervention de Dany le rouge* au Parlement européen sur le Mali, avec laquelle je suis entièrement d’accord. Pour une fois, c’est à souligner.

Mauvaise Langue,
on me murmure que vous seriez d’accord avec le président Obama sut la question des fusils d’assault, avec le Président Hollande sur l’intervention au Mali, avec le premier ministre Netyanahu sur les colonies de peuplement et avec Hugo Chavez sur son traitement contre le cancer, pouvez vous me le confirmer et m’expliquer pourquoi vous appelez Cohn bendit le rouge?

d. dit: 19 janvier 2013 à 17 h 20 min

Depuis ce que vous appelez mon bénitier, je mets en doute votre sincérité, Thierry.

Croisé le regard? Et vos yeux ne se sont arrêtés qu’à une seule proéminence, la pomme d’Adam?

La chasteté n’est pas l’ignorance du désir, mais sa maîtrise.
Quand je regarde une femme, je ne pense jamais à Adam, à mais à la mère, l’épouse, la soeur et la fille.

La saucisse pour tous. dit: 19 janvier 2013 à 17 h 21 min

« au moins, Aragon, lui, est mort en disant « je chante pour passer le temps » (rédigé par Clopine Trouillefou)

Qu’est-ce que vous nous chantez là ? Il est mort aphasique. C’est du moins ce que j’ai lu dans la bio de Juquin.
rédigé par John Brun

cé pô sa fôte, elle fait des efors mais elle compran pas.

tweetie dit: 19 janvier 2013 à 17 h 23 min

« la mère, l’épouse, la soeur et la fille »
Vous avez un sacré tempérament, d. ! Vous n’auriez pas un petit câlin restant pour la tante …?

bof dit: 19 janvier 2013 à 17 h 24 min

pour ne pas envenimer les choses je n’ai pas abordé vos désaccords avec Poutine et Wen Jiabao, mais si vous souhaitez étendre le champ de votre réponse……..

Horribile dictu dit: 19 janvier 2013 à 17 h 28 min

Vous avez un sacré tempérament, d. ! Vous n’auriez pas un petit câlin restant pour la tante …?’

Il ouvre son imperméable devant les petites filles!

DHH dit: 19 janvier 2013 à 17 h 29 min

@mauvaise langue
et les descedants de ces juifs du touat perpetuent dans leur patronyme TOUATI le souvenir du royaume ancien dont vous parlez.
ils sont nombreux en france,venus appres l’independance de l’algerie à porter ce nom de famille

tweetie dit: 19 janvier 2013 à 17 h 30 min

Je réponds de d. comme de moi-même : s’il ouvre son imper, c’est qu’il répond à une provoc des petites filles ! des vrais plaies ces petites garces …

Thierry Kron dit: 19 janvier 2013 à 17 h 50 min

Si D. ouvrait son imperméable, les petites-filles se mettraient à éclater de rire. On n’a jamais vu un exhibitionniste découvrant un vermisseau au repos. D. est asexué, ce qui n’est pas une maladie et ne dérange personne. Ses problèmes doivent être des problèmes dans son enfance, une psychanalyse freudienne améliorerait peut-être son sort ?
En France les psychanalyses ne sont pas remboursées par la sécu, alors D. va trainer son boulet jusqu’à la fin de sa vie.
D., vous ne croisez jamais le regard de qui que ce soit, vous savez bien que vous regardez le sol et je vous vois mal avec des chaussures en laque noire, en train de vous regarder vous-même dans les yeux.
Vous n’êtes pas chaste, vous êtes impuissant, pas la même chose. Je ne fais que reprendre votre propre information: Vous vous dîtes vierge et immaculé, donc même pas une seule petite masturbation dans toute votre vie ?

tweetie dit: 19 janvier 2013 à 18 h 07 min

Enfin Thierry… nous sommes sur un blog littéraire prestigieux ! N’avez vous pas honte de poser pareille question à notre cher d. que l’on surnommait au collège : « Kalachnikov » ?

d. dit: 19 janvier 2013 à 18 h 12 min

Dans mon enfance, je me souviens d’avoir été assis souvent sur les genoux d’un homme en noir parce que j’y ai plus tard réfléchi, mais il ne s’est rien passé. J’ai fréquemment aussi été pris dans leur bras par des femmes, ce qui est bien normal. Mais on m’a toujours dit que j’essayais de m’enfuir.
Je sais que vous diriez que je ne suis pas très « physical », mais chacun a son caractère.
Ou plutôt chacun doit accepter son destin et lui donner une forme, c’est ça le caractère.
Je n’ai jamais dit que vous n’en aviez pas, Thierry.
Pour le reste, je ne vois pas où vous prenez l’idée que tout homme pour pouvoir dormir devrait se livrer à des attouchements.

C’est vrai que je n’aime pas fixer le regard des autres de manière insistante et indiscrète. C’est une habitude idiote qui a été mise en vogue par des pays protestants comme l’Allemagne ou l’Amérique, comme si ouvrir les yeux et les garder immobiles était une preuve de sincérité.
Pardonnez-moi, je préfère notre subtilité catholique. Mais je sais que vous n’y entendez pas grand chose.

tweetie dit: 19 janvier 2013 à 18 h 30 min

Je ne voudrais pas m’inspirer d’un facheux heureusement disparu depuis peu mais Irène, chère Irène, je dois vous poser deux ou trois questions :
-Avez vous une quelconque réticence à faire du scooter en des lieux enchanteurs ?
-Quelle est votre couleur préférée ?
-Aimez vous Aragon ?

Mauvaise langue dit: 19 janvier 2013 à 18 h 42 min

@bof,
Je crois que vous êtes trop jeune pour comprendre. Votre question me fait soudain saisir sur le vif que je fais désormais partie des vieux schnocks que les jeunes regardent comme des zombies…

On ne va pas rentrer dans les querelles intestines, mais sachez simplement qu’il n’y a pas en Israël de « colonies de peuplement ». Il y a un processus de paix qui inclut en principe (si les Palestiniens le voulaient…) des échanges de territoires pour permettre à Israël (qui est entouré de démocraties comme chacun sait) d’avoir des frontières SURES, RECONNUES et DÉFENDABLES. Je dis ça mais je ne suis pas du tout convaincu que vous puissiez comprendre de quoi je parle ni que vous ayez vraiment envie de comprendre de quoi il est question.

Mauvaise langue dit: 19 janvier 2013 à 18 h 44 min

Thierry, je vous ai déjà demandé de ne pas m’appeler par mon nom ici sur ce blog à cause de mes élèves. Je vous le demande à nouveau !

Valeria Elena von Bank und Rottweiler dit: 19 janvier 2013 à 18 h 46 min

Je lui ai dit : « Ne le dis pas ! Ne le dis pas ! SURTOUT NE LE DIS PAS ! »

Et bien il l’a dit : « l’Algérie a les réponses qui me paraissent à mes yeux les plus adaptées »

L’air de Tulle …. Bonjour les dégats !

abdelkader dit: 19 janvier 2013 à 18 h 52 min

tweetie dit: 19 janvier 2013 à 15 h 15 min
y z’attendent que vous, tweetie pie baby…accordons nos montres et demain a 4h17 exactement, vous donnez le signal et je vous suis, mon adjudant…dans la direction inverse hein…

abdelkader dit: 19 janvier 2013 à 18 h 55 min

Mauvaise langue dit: 19 janvier 2013 à 18 h 44 min
pourquoi donc,ML? z’avez peur que vos eleves decouvrent que leur maitre de p’tite histoire-geo est un trouduc de premiere? devriez assumer, mon brave…ou vous la fermer…faut choisir…

tweetie dit: 19 janvier 2013 à 18 h 59 min

Abdel, ne faites jamais confiance aux Français : vous vous souvenez du sort des harkis ?
(pour le grade, vous êtes loin du compte)

Thierry Kron dit: 19 janvier 2013 à 19 h 12 min

@ “Thierry, je vous ai déjà demandé de ne pas m’appeler par mon nom ici sur ce blog à cause de mes élèves. Je vous le demande à nouveau ! » rédigé par mauvaise langue:
Je vais essayer mais, cela va être difficile, « mauvaise langue » est tellement impersonnelle. Pour ce qui est de vos élèves, auriez vous honte de ce que vous écrivez ici ? Abdelkader a raison, il faut assumer dans la vie ou se taire et puis, c’est vous qui dans le temps signiez avec votre vraie identité.
Si vous vouliez rester anonyme, pourquoi avoir signé, dans le passé, avec prénom et patronyme ?
inutile de me répondre, sur ce coup là, aucune raison pourrait être logique. Vous devriez faire comme D., mille pseudos, toujours des adresses bidons et des IP maquillés. Pourtant cet individu a une vie anonyme, sauf pour l’administration de Melun.
Bon, je respecterais votre désir, tout le monde ici vous connait et cerise sur le gâteau, tout le monde sait où vous vivez.
Et puis, Michel, comme vous ne m’avez rien fait, pourquoi devrais-je vous être déplaisant sans raisons aucunes ? Oui au pluriel et dans la négative.

abdelkader dit: 19 janvier 2013 à 19 h 14 min

attendez donc, tweetie pie, j’vous ai pas encore insulte…all good things come to those who wait etc…

Giovanni Sant'Angelo dit: 19 janvier 2013 à 19 h 17 min


…toute ces cacahouètes de couverture a tirer vers sois,…
…des charognards sur des peuples à têtes explosées,…

…en Europe on veux des maisons plus spacieuses,…des banlieue sécurisé avec un esprit village ou tout le monde se connait et se respecte comme dans les années soixante,…
…des salaires,…par lesquels les épouses n’ont pas besoin de faire les traînées dans les entreprises avec les enfants en garderie,…avec des pensions de mérite de misère d’appoint,…
…l’économie sociale,…et les politiques de connivences international de « la pure merde » institutionnalisée,…à tirer la chasse,…
…avec de vraies vacances sécurisées,…
…chacun dans son palais et Dieux l’enculeur pour tous,…verset du code d’hamourabite censurez par le code Da Vinci à poils,…
…etc,…une autre,…

DHH dit: 19 janvier 2013 à 20 h 02 min

@TKT
je comprends, pour le partager en ce qui me concerne, le sentiment de pudeur de ML qui ne souahaite pas que ce que l’auteur de ce qu’il ecrit sur ce blog,propos le plus souvent sensés et pertinents, soit identifiable par ceux qui le frequentent dans un autre emploi,et que ses posts se retrouvent des lors livrés à leur appréciation .
comprenez le et tirez en avec indulgence les consequences sans chercher à argumenter

Romain Raphaël dit: 19 janvier 2013 à 20 h 03 min

C’est la plus grande réunion de crétins à laquelle j’ai jamais assisté. Spectaculaire… Des virtuoses de la connerie.

D. dit: 19 janvier 2013 à 20 h 03 min

d., je me permets de vous mettre en garde.

La psychanalyse est hélas le produit d’un monde sécularisé. Mais lors de la mobilisation contre la démesure du mariage sans frontières, je suis obligé de reconnaître que prêtres et psychanalystes se sont retrouvés.
Naturellement, les moyens proposés par ces pseudo-spécialistes sont dérisoires puisqu’il s’agit de l’âme.
Sachons, malgré tout, les écouter.

tweetie dit: 19 janvier 2013 à 20 h 13 min

Romain Raphaël dit: 19 janvier 2013 à 20 h 03 min : « C’est la plus grande réunion de crétins à laquelle j’ai jamais assisté. Spectaculaire… Des virtuoses de la connerie. »

tu as toute ta place, mon minet !

tweetie dit: 19 janvier 2013 à 20 h 15 min

Thierry, Abdel, vous êtes de vrai sal*pes ! Pourriez vous respecter la demande d’anonymat de ML ? Un peu d’intelligence, svp …

abdelkader dit: 19 janvier 2013 à 21 h 01 min

tweetie pie, on a fait le tapin a Porquerolles ensemble? je te fais remarquer que ton pote le sieur ML utilise son vrai nom quand ca l’arrange et demande l’anonymat quand ca l’arrange aussi…et qu’un prof de l’EN qui emploie des termes racistes sur un blog, il merite ce qui lui tombe sur sa gueule…#etasse…

rose dit: 19 janvier 2013 à 21 h 14 min

…des salaires,…par lesquels les épouses n’ont pas besoin de faire les traînées dans les entreprises avec les enfants en garderie,…avec des pensions de mérite de misère d’appoint,
ce point de vue décadent que je lis pour la seconde fois en moins d’une semaine cela commence à bien faire.
Va voir Holly Motors de Leos Carax, film de haut niveau, et tu verras que les femmes ou sont chauffeurs de maître/de limousine ou sont à la Samaritaine et si dans les bouches d’égoût, c’est à leurs corps défendant et illico voilées parce que sexy.
Alors le retour aux années cinquante merci, va te repoiler.

En plus sur le plan du salaire pour faire vivre une famille décemment, évitons le sujet pudiquement.
être macho à ce point-là c’est pas dieu possible : de telles reculades assumées sur ce blog de passou, je n’y crois pas !

. D dit: 19 janvier 2013 à 21 h 19 min

La psychanalyse est une douce illusion.
Si j’aime l’ambiance moites chaudes douce et humide de la piscine où je travaille depuis quelques temps, cela n’a rien à voir avec mon enfance. C’est tout simplement que n’importe qui apprécie les ambiances moites chaudes douce et humides.

. D dit: 19 janvier 2013 à 21 h 22 min

Je ne comprends pas pourquoi on parle tant d’Aragon. Aragon n’est pas sans intérêt, Aragon mérite qu’on en parle, mais deux fois de suite avec un intervalle si bref, à quoi bon ?

ueda dit: 19 janvier 2013 à 21 h 25 min

Aragon fait partie de ces hommes dont la capacité physique d’écriture laisse abasourdi. Je ne parle pas seulement de ses oeuvres, mais de ses manuscrits et de sa correspondance.
Pour la plupart d’entre nous, il est tout simplement difficile d’imaginer comment il réglait sa vie quotidienne, occupé qu’il était par mille autres choses, parmi lesquelles les tâches idéologiques et politiques qu’il avait choisi de se donner.

Lorsque j’étais enfant, mon père (qui avait quelque raison de s’intéresser à lui) avait eu l’idée saugrenu de lui consacrer un livre (pourquoi diable?) et s’était ouvert par lettre de ce projet (je dois au moins à ce désir d’avoir tout petit feuilleté l’oeuvre complète, et mon admiration pour ce que j’ai lu n’a pas varié).

Je me rappelle avec étonnement une lettre d’Aragon, écrite sur trois pages d’une écriture régulière, et le regard naïvement joyeux de mon père, sans doute surpris de tant d’attention car si L.A. le situait parfaitement, il n’avait aucune raison de s’adresser à lui sur le ton de la confidence, et de se montrer si bavard.
Ce que je sais de cette lettre (car mon père foutait tout en l’air, même du De Gaulle, ce qui est proprement criminel) ne me vient que de ce souvenir mais il me fait réfléchir.

Comparés à de tels monstres, lorsque nous parlons d’écrire, nous sommes des enfants.
Gide aussi, sans doute, et quelques autres, aujourd’hui encore (mais on ne va nommer personne).
Quand s’arrêtent-ils d’écrire, sur papier, sur écran… sur le visage de leur interlocuteur, innocente page blanche qui assiste sans le savoir à la production de phrases, que le grand homme gardera dans l’oreille pour les mettre le soir même par écrit?

TKT dit: 19 janvier 2013 à 21 h 41 min

DHH, vous venez un peu tard, puisque j’ai dit à M.A., que je resterai à l’avenir sur mauvaise langue.
D’autre part, je vous dit le mot de Cambronne !

ueda dit: 19 janvier 2013 à 22 h 00 min

Tenez bon, .D, ça sucre sans discernement, c’est comme le blanc manteau tombé hier sur Paris.
Le blanc manteau, c’est pour me faire comprendre des enfants.
Pensez-vous qu’à l’école républicaine on encourage encore nos petits à ces touchantes métaphores?
Le blanc manteau…
« Dictée: Vos impressions de rentrée… »
Le « tapis » des feuilles d’automne, hein…
Je ne suis pas aussi sentimental que Mauvaise Langue, mais je crains le coup de coude complice, je n’aime pas pleurer.

Au fait Daaphnée, puisque je suis là.
Les endives au jambon: type même de la cuisine simple, qui entre des mains douces et expertes, peut devenir un délice.
Le coup de feu qui les dore, leur donne en même temps une saveur un peu sucrée.

Mauvaise langue dit: 19 janvier 2013 à 23 h 38 min

Ce n’est pas de la pudeur mais une nécessité technique. Si vous n’êtes pas prof, vous ne pouvez pas comprendre. Je ne parle pas d’Abdel qui ne mérite que l’indifférence.

rose dit: 20 janvier 2013 à 0 h 00 min

cuisine-bateau les endives au jambon mais qui nécessite un four. Entre t’as une bagnole et tu veux goûter mes endives au jambon il n’y a qu’un pas. On saura la suite et c’est vraiment passionnant comment du boulot, à genoux sur le manteau jeté par terre, on en arrive aux endives aux jambon.

Par contre, dire qu’on va revenir aux années cinquante et de la main gauche, sans savoir ce que fait la droite citer admirer etc. Simone de Beauvoir y’en a ras le c…
Alors que les hommes peuvent rester à la maison et les femmes aller travailler. Et il est aussi possible que chacun fasse un mi-temps et que pour les gosses cela se passe au mieux ; et je me demande aussi si le mieux n’est pas que les gosses quittent la maison et vivent loin de leurs parents passablement adolescents et pas mal déjantés.

Autre remarque de commentaires qui commencent à me courir sur le haricot : hier je lisais l’histoire du type qui depuis quelques années payait/reversait 20% de son salaire à un chinois qui lui faisait son taf.

D’autres, c’est hyper intéressant, passent au boulot la majeure partie de leur taf à blogguer. D’autres encore (les crétins dont je suis) blogguent sur leur temps de loisir et pas sur leur temps de boulot parce que comme c’est bizarre quand il bossent, ils bossent. Inouï non ?

Alors avant de s’occuper des autres, de leur métier & de leurs choix perso. voir soi-même comment on se comporte et ce n’est pas glorieux.
Les patrons vont être contents avec leur sociétés d’audit comme aux USA qui contrôlent les contacts de leurs employés.
Ceux qui comptent sur un attendrissement ultérieur suite au cimetière (dans Holly Motors de Carax, plein de plans tournées en intérieur cimetière Montparnasse ou Lachaise ?) escomptent mal.

Se dire féministe alors qu’on tient des propos macho cela ne passe pas.

rose dit: 20 janvier 2013 à 0 h 11 min

Et dernière remarque : cela fait dix fois que l’on parle d’Aragon et que l’on s’empoigne à son sujet. Moi je ne suis pas gaga. Convaincre ce n’est pas mon truc. Ratisser encore moins.

Aragon ses poèmes sont superbes et sa force d’écriture tellurique et puis c’est marre : ses conneries tout le monde en fait et tout le temps.

Et puis l’histoire des milieux moites et humides ben tant mieux profitez bien. Moi je sors d’un mec, vieux et magnifique qui étouffe sa meuf vieille et magnifique avec un oreiller. Et je n’aimerai pas finir comme ça étouffée par mon mec sous un oreiller… Alors vos pipes godemichets et tout le reste et vos milieux moites et humides vos cuirs et céramiques et vos endives au jambon (mais quelle idée !) continuez à en parler cela donne un salé/sucré à ce blog qui manquait cruellement avant. Je me retrouve au XIX ème à l’époque des feuilletons à attendre la suite. Grand merci quand même de l’animation…et bonne nuit les pigeonneaux.

Être en odeur de sainteté
Jeter l’opprobre
Donner son agrément
Prendre sous son aile protectrice
Exclure du comité directeur
Manipuler sous couvert de littérature and so on.

Giovanni Sant'Angelo dit: 20 janvier 2013 à 0 h 43 min


…à,….@,…rose,…

…tu sait bien que c’est encore pire,…que le léger glacis que je pose en vernis,…pour révéler et restaurez ce lustre des familles d’antan,…

…j’ai aucun mérite à éclaircir ces dégradés de politique sociale,…pourvu que ce ne soit pas çà,…le socialisme abscons des roses,…les mêmes plantés au soleil d’apparat,…en ignorants leurs consoeurs broyées aux parfums des servitudes industriels,…la liberté des cloches d’entretiens du leurre,…
…vous avez de la chance,…j’allais faire autre chose que de vous relire,…mal dormir à trop pitié de voir la misère de l’âme humaine à ce jour,…
…etc,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 20 janvier 2013 à 1 h 01 min


…de l’amour,…pour espérer en retourner d’autres bonnes du cycle Ying Yiang pour son arbre de vie,…
…de l’amour de parade,…après les fessés pour un rien ou des yeux de grÄce,…
…la réputation des famille en torchon pour  » macho’s »,…a vendre,…ou à louer,…au mari abcons social en partage,…de sosie à poils,…de Métropolis,…de politique social,…etc,…de mes deux,…bonne nuit au soleil,…Ah,Ah,…les photos aux rayons X,…du langage à découvert,…

abdelkader dit: 20 janvier 2013 à 1 h 31 min

précisément, mon grand…vot’indifférence m’indiffère…vous êtes prof, vous avez des élèves (et des parents d’élèves) qui , s’ils savaient l’ampleur de votre connetitude ici, vous mettront dans un pétrin sans nom…je vous l’avez déjà dit maintes fois déjà…alors, vous persistez avec vos conneries ou vous émigrez dans le Néguev? pouvez pas être, en même temps, prof dans la Grande Ecole Républicaine et continuer ici avec vos éructions racistes de faux-juif colon illuminé…vous me saisissez? en fait, je vous crois lâche et veule par nature…et vous confirmez mes premières opinions de vous par vos supplications ici pour qu’on respecte votre anonymat, quand ca vous arrange ou quand vous avez les foies… j’aurais aime être parent d’élève dans votre lycée… z’etes un pov’type…une tète a claquettes, comme on dit chez nous là-bas…

Giovanni Sant'Angelo dit: 20 janvier 2013 à 2 h 54 min


…j’arrive à croire que les châteaux et ses domaines,…ce n’est que avec moi vivant,…

…pour le reste, étonné que personne n’écrive comme moi,…bizarre cette société  » sociale » d’apparats critique à deux balles des crétins à se la bourrer,…l’imagination à bourses vides,…
…le pont-levis et mon tour des  » rondes » au clair de lune,…
…etc,…

Bloom dit: 20 janvier 2013 à 4 h 25 min

Aragon…semble composer….elle suggère…comme si sa propre imagination…
—-
Après l’analyse structurale, la narratologie mâtinée de rhétorique, j’en passe et des meilleures, l’étude minutieuse des manuscrits est le dernier cri, le nec plus ultra de la critique littéraire. Elle n’aboutit pourtant qu’à des constatations spéculatives (« semble », « comme si »…) qui, si elles renseignent (un peu) sur la manifestation concrète du processus de création, restent àç la surface du texte et évitent de plonger profondément dans sa chair. Une chose est de constater les ajouts dont Aragon était apparemment coutumier, une autre serait de les analyser en rapport avec le texte « de départ », ce qui permettrait de cerner d’un peu plus près la spécificité du texte pour lequel l’écrivain signe le BAT, et qui est le seul qui vaille pour le lecteur sensuel moyen. Se borner à constater qu’il y a ajout plutôt que retranchement ne place-t-il pas la critique littéraire au niveau de l’histoire quantitative, qui assèche l’océan de l’aventure humaine au lieu d’en recréeer l’infini chatoiement?
L’analyse des manuscrits m’évoque les petits secrets d’alcôve que nous racontent avec le sentiment de leur importance les mauvais biographes: beaucoup de bruit pour rien, mesdames les joyeuses commères de Windsor.
En s’imposant la page physique commme horizon de son écriture, Aragon se fait oulipien avant l’heure. OK, et alors? Une étude des réseaux métaphoriques qui irrigent sa poésie n’en dit-elle pas un peu plus long sur ce qui hantait son imagination créatrice?
Faut certes de tout pour faire un monde, et l’analyse des manuscrits vient se combiner à d’autres, mais pour qui a goûté aux délices de l’analyse bachelardienne de l’imagination poétique et son ancrage dans les quatre éléments, c’est un peu comme passer de la fréquentation des poètes à celle des géomètres (rien contre les géomètres, mais à chacun sa sensiblité).

10novembre dit: 20 janvier 2013 à 7 h 07 min

passer de la fréquentation des géomètres…
Et alors?que deviendraient nos productions sans le transport né en aval de la technique,pas d’échanges,pas de communications sans relevés topographiques indispensables aux tracés des ponts tunnels routes autoroutes voies ferroviaires qui accélèrent la circulation des êtres et des contenus,que deviendrait l’Homme privé de son support technique pour libérer de la chair de son esprit tant de germes pointant vers le jour vibrant de lumière,lumières dans la lumière,du sens dans tous les sens pour l’avènement d’une humanité qui prendrait froid si elle ne trouvait à couvrir du sens de tous ses mots chaque aube qui célèbre la présence à sa propre absence comme on le fait pour un accidenté qui se prive de découvrir le jour nouveau par un petit matin triste et sans couleur.

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 7 h 22 min

Il y a des poètes qui croient être « plus » pour la société que les géomètres, que les techniciens, que les ingénieurs …
Grand bien leur fasse, à ces grands enfants ! on arrivera toujours à les caser dans une mission culturelle sans importance, en asie de préférence.
Ce qui compte en effet, pour la culture, c’est le nombre d’hoplites, de légions, de porte-avions en service, de têtes nucléaires, ou de missiles, ou de pétrole, ou de gaz, si vous préferez… le reste est littérature. Activité amusante, en soi.

Aragon, le hochet français, manipulé par l’URSS. Sans importance.
(fou-rire sur plusieurs bancs)

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 7 h 41 min

Révérence amicale pour Andrée Putman, appelée au paradis pour la rénovation intérieure des salles d’accueil.

1ér novembre dit: 20 janvier 2013 à 7 h 47 min

Parce que les intérieurs ressemblent aux extérieurs de nos Cités,hérissés de panneaux indicateurs,tournez à droite,prenez à gauche,centre gauche,centre droit,périph externe ,continuez sans droit,continuez,aire publicitaire à lacets et volutes,just for fun pour au bout trouver en projection au choix :funny games ,Blanche-neige et les sept nains,Cosmopolis, Eurydice…

Bloom dit: 20 janvier 2013 à 8 h 59 min

Bon, géomètre dérange. Soit. J’aime, j’adore, je respecte, je voue un culte perpétuel aux géomètres, aux ingénieurs, aux techniciens, informaticiens, sans lesquels, avec les ouvriers et employés, notre monde ne serait pas ce qu’il est. Vivent aussi les docteurs, chirurgiens,infirmières, aides soignantes, laborantins, profs, conduteurs de train, entrepreneurs sociaux, saletimbanques, penseurs et créateurs de tous ordres, etc. etc….)

Lire donc: « C’est un peu comme passer de la fréquentation des poètes à celle des entrepreneurs de pompes funèbres »

Le villain petit faf est pas peu satisfait de ses gloussements…C’est qu’il est passablement charognard dans l’âme, le MEC (Médiocre En Chef)! Pensez-vous, jamais vous ne le verrez prendre l’initative dans l’échange, le Décharné du Bulbe. La pro-action, y connait pas. Le fonds de commerce de sa Paresseuse Vacuité? La Réaction à tous crins, ni plus, ni moins.
S’il savait, le falot cynique qui dispose mais n’impose…
Allez, les marins désespérés d’Izzo nous appellent au large.

Bloom dit: 20 janvier 2013 à 9 h 16 min

Yes, alex, itou tous les pseudos avec un nom arabe ou Von Machin.
Pour le fun, d’un blog sur l’Empire du Milieu, à propos de la chute d’un cadre du parti dans le stupre et la fornication à l’heure des tensions sino-japonaises:
« La Chine se tend à la vue des Nippons ».

christiane dit: 20 janvier 2013 à 9 h 18 min

Qu’est-ce qu’ils sont bien les morts ! tranquilles, peinards, nonchalants. Ils ont fait leur devoir : pour Aragon : écrire.
Qu’est-ce qu’ils sont bien les lecteurs ! Absorbés dans le silence du livre.
Une neige de mots les réunit.
Pour le reste… Les paroles sont en feu, vibrantes. Se perdent, grésillent, se rencontrent. Se recouvrent mutuellement flocon sur flocon. Se poursuivent, se transpercent, s’incorporent, s’étouffent, tournent sur elles-mêmes et tombent en cascades friables avant de se déliter. Toutes ont des ailes et le vent les emporte. Aragon… Ah, il l’a bu en profondeur cette vie d’encre, de soleil et d’ombre et ses poèmes, encor et la voix de Ferrat et ses romans et ses amours. Son chant d’ombre, profond. Et la neige la neige la neige plonge ce matin dans un secret intact. Éblouissement. Noir de l’encre en robe de soie. Ermitage… Flottaison. Écrire… Peindre… Lire… l’un dans l’autre. Comme.

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 9 h 19 min

Je Crois Que Mettre Des Majuscules Partout Donne Du Poids Aux Esprits Supérieurement Légers …! Faf ! Faf! Faf ? Plouc ! Plouc ! Plouc !
(merci à la modération de ne pas attenter à cette réponse, souverainement adaptée au propos du Maître Minuscule Des Ténèbres.)

vétéro- dit: 20 janvier 2013 à 9 h 28 min

en naissant en 1922 « J’ai donc décidé de remonter dans le temps, de naître en 1922″,Bayard se fait naitre 46 ans avant 1968
Comme il est rapporté dasn le lien d’Aragon- il ne s’agit pas du format de la page- « je ne calcule pas »: c’est le dispositif

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 9 h 36 min

Quand, admirative, je lis la prose remarquable de Christiane, je pense à ce salopiot de méditerranéen qui a eu le culot de l’inviter à une balade dans la pinède … l’Aragon du scooter, ce type !

Protoarchéquipique dit: 20 janvier 2013 à 9 h 42 min

Vétéran ,il est suggéré que l’esprit d’entreprise littéraire d’Aragon avait trouvé à inconsciemment s’adapter à la fin du format A4 comme d’autre s’adapte à l’A9 ou l’A75 ,surement s’agit-il d’une façon de se détaxer de la contrainte matérielle sans s’en rendre compte un peu comme les animaux s’adaptent à l’environnement accueillant et variable tant par les teintes que par les conditions minéralogiques,climatiques,hygrométriques jusqu’à disparition,vous avez remarqué que les dinosaures ne peuplent plus que le territoires des tout petits ?

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 9 h 48 min

« les dinosaures ne peuplent plus que le territoires des tout petits ? »

Allons ! Allons ! ce serait limiter par trop leur territoire. J’en rencontre des tas de bien vivants, bien gros, bien gras, bien passifs, machonnant de la bonne herbe, dans les cercles de pouvoir nationaux et internationaux …

vétéro- dit: 20 janvier 2013 à 9 h 55 min

protoe tc
did yoy read what Roth answered
 » 4 I think the book worked, enabled me to write about the most powerful decade of my life, the 60s, and the domestic turbulence of the 60s, and I think I got a lot of that into the book. »

Roth also revealed how, when he realised that his 1969 novel Portnoy’s Complaint was set to become a hit, he took his parents out to lunch to warn them about its explicit content. « I told them that it was not against the law to hang up on a journalist, » he said. His parents, however, were not convinced, with his mother deciding, as they returned home, that Roth had « delusions of grandeur ». « ‘He was never that type of boy. He’s going to have his heart broken because this is not going to happen.’ »

Protoarchéquipique dit: 20 janvier 2013 à 9 h 55 min

Tweetie ,vous faudrait-il songer à une cure de sevrage ou l’usage de la métaphore et des itinéraires bis vous éloigne-t-il si loin des réalités contemporaines?Nous connaissons votre opinion ,n’allez pas l’étaler à toutes les perches que vous croyez discerner dans cette poésie du quotidien.

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 9 h 59 min

Proto,
pensez aux malheureux qui ne connaissent pas cette opinion réactionnaire et vivent dans leur béate ignorance huamniste ? Pensez à eux ! Fiat lux ! Merci.

Christiane à l'école dit: 20 janvier 2013 à 10 h 00 min

je lis la prose remarquable de Christiane
rédigé par Tweetie

« Ils ont fait leur devoir : pour Aragon : écrire. »: Usage de la ponctuation à revoir.

Protoarchéquipique dit: 20 janvier 2013 à 10 h 05 min

Vétéro etc faut-il comprendre que la grandeur d’un homme soit cristallisée dans toute son ambition transformée désir et assouvissement ?

l'école des fans dit: 20 janvier 2013 à 10 h 24 min

pour mettre d’accord la fin de la page avec la fin de l’histoire. Je m’explique mal cette coïncidence, très souvent vérifiable ; elle suggère un curieux tour d’écriture, comme si sa propre imagination se coulait dans la surface matériellement disponible »

-Maîtresse, je peux plus écrire?!
-Tourne la page, Louis!

Protoarchéquipique dit: 20 janvier 2013 à 10 h 30 min

Napoléon approved of this poem and caused it to be inscribed on the wall of the big barn,at the opposite end from the seven commandandments.Its was surmonted by the portrait of Napoléon,in profile,executed by Squealers in white paint.
Meanwhile,through the agency of Whymper,Napoléon was engaged in complicated negociations with Frederick and Pikington.The pile of timber was still unsold.

Jacques Barozzi dit: 20 janvier 2013 à 11 h 21 min

Les chutes d’une oeuvre ou les oeuvres d’une chute ?
L’ombre est inséparable de la lumière et le génie de la saloperie humaine.
Poète, vos papiers !
Pour l’identité, non pas pour juger : le lecteur n’est pas un flic, juste quelqu’un cherchant à comprendre ainsi comment les hommes vivent, parmi ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n’y croyaient pas.

Bloom dit: 20 janvier 2013 à 11 h 30 min

cette réponse, souverainement adaptée

Bien dit, Otto Satisfaction.
« Dévôt dans l’âme, il a la mine qui convient à son état: petit homme sombre, voûté, chafouin. Derrière son front bas et plissé se lit l’inquisiteur (…)il ignore le doute, il est le serviteur ponctuel du Roi, de sa religion, de ses ordonnances. Son besoin est de condamner (…). »
Life is beautiful.

D. dit: 20 janvier 2013 à 11 h 33 min

Thierry, vous avez raison quand vous dites que je n’ai aucun humour. C’est pourquoi je suis très peiné par le ton que vous employez envers moi. J’ai parfois l’impression que vous ne m’aimez pas, cela me navre et me plonge dans la perplexité car la plupart des gens m’aiment beaucoup.

D. dit: 20 janvier 2013 à 11 h 36 min

Thierry, vous devriez prendre exemple sur votre ami (ou amoureux, je ne sais pas) Jacques Barozzi, dont les commentaires ont une toute autre tenue que les vôtres.

Mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 11 h 38 min

On doit à Andrée Putmann d’avoir eu un fils drogué qui fut le grand découvreur du peintre Bram Van Velde, et son protecteur. Grand peintre et grand ami de Beckett.

D. dit: 20 janvier 2013 à 11 h 38 min

Et n’allez pas croire que je sois, moi aussi, amoureux de vous, Thierry. Ce serait une fatale erreur de votre part. Je ne suis pas de bois mais Notre Seigneur passe avant tout pour moi.

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 11 h 41 min

Faisant un tour sur le blog de John Brown – il est mon maître à penser, comme Bloom est mon pitre préféré – j’approuve totalement son analyse géopolitique.
Il faut défendre Bachar el Assad contre ces méchants islamistes terroristes !!!
Comme nous aurions du défendre Khadaffi, Ben Ali et Moubarak au lieu de rêvasser à une impossible démocratie.
Ces fautes graves sont à imputer directement aux dirigeants occidentaux. Ce nain de Sarko, lui aussi, fut un sacré couill*n guerrier. Quand à la gravure de mode à la chemise propre posant dans les ruines …!

Malheureusement, Sarko a donné suite à encore plus stupide que lui ! Le génie électoral français à l’oeuvre !

Jacques Barozzi dit: 20 janvier 2013 à 11 h 43 min

« Je ne suis pas de bois mais Notre Seigneur passe avant tout pour moi. »

Pour les commandes de god ceinture s’adresser directement au révérend père Bouguereau.

p desroches dit: 20 janvier 2013 à 11 h 49 min

un fils drogué qui fut le grand découvreur du peintre Bram Van Velde

Beckett a écrit sur les frères van Velde dès 1945 (avec cette formule mémorable : « On ne fait que commencer à déconner sur les frères Van Velde. J’ouvre la série. C’est un honneur. »).
On voit mal comment Andrée Putmann aurait pu avoir un fils capable de « découvrir » Bram van Velde.

janvier dit: 20 janvier 2013 à 11 h 50 min

d’où vient la photo d ‘ »Aragon fin de partie  »
je ne lis pas tous les articles mais je regarde les photos toujours choisies avec discernement , cet Aragon là je ne l’aurais pas reconnu sans la légende

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 11 h 50 min

D.
A la différence de ceux fournis par Boug, mes gode-ceintures sont tous bénis par B.XVI et autres dirigeants religieux monothéistes reconnus… !
Plus chers, certes ! mais le sacré n’a pas de prix.

Mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 11 h 54 min

C’est parce que vous ne savez pas tout et que vous croyez tout savoir. C’est aussi bête que ça.

Mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 11 h 55 min

@tweetie
Vous êtes dans la droite ligne de la politique papale qui soutient Bachar, ancien des jeunesses hitlérienne ! JB de même ! Est-ce vraiment pour nous étonner ?

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 12 h 01 min

ML,
la construction de votre phrase laisse croire que Bachar, né en 65… Vous parliez de B.XVI, bien entendu ?
Le père, Hafez, était vraiment aimé en Syrie ! Question de vie ou de mort…

Giovanni Sant'Angelo dit: 20 janvier 2013 à 12 h 02 min


…Hermes en bandoulière,…encore en peignoir,…toquez, entrez,…le service de la jument déjà près a chevaucher,…
…tient lis sur le livre le lys de mon joie s’en dénier,…les trois coups,…au théâtre ce soir,…
…Alors les enfants,…c’est pas l’heure,…on répète le troisième acte,…mais ne vous forcer pas,…
…le choix du rôle pour un travail sur mesures à la carte,…
…etc,…et Hops un coup en l’air,…les chutes d’une oeuvre,…pour la lèche,…habillé,…au clavier, pointé, tiré,…au fesse en l’air du beau milieu des habites verts,…à toasts & C°,…
…etc,…une autre,…

touiti dit: 20 janvier 2013 à 12 h 07 min

Le père, Hafez, était vraiment détesté en Syrie ! Mais j’ai le droit d’écrire le contraire. Sur mon scooter, personne ne peut me contredire.

Picolinette dit: 20 janvier 2013 à 12 h 09 min

À la fin des années 1950, Andrée Aynard épouse le collectionneur, éditeur et critique d’art Jacques Putman avec qui elle fréquente des artistes dont Pierre Alechinsky, Bram Van Velde, Alberto Giacometti ou encore Niki de Saint Phalle. De leur union naissent deux enfants : Cyrille et Olivia. »
Wikiki

c’est le père, Jacques Putman et non son fils qui connaît, Bram Van Velde.
L’a mal lu son wikikirikiki, ML.

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 12 h 13 min

La belle négresse à DSK, objet de ses désirs les plus musicaux, lui a soutiré 1M de dollars net. Pas corne, la guèpe ! Tout est bien qui finit bien.
Question : Où se situe une sexualité masculine honorable ? Réponse : quelque part entre D. et DSK !

Thierry Kron dit: 20 janvier 2013 à 12 h 13 min

Je ne vois pas l’intérêt de parler du parcours personnel et intime de Cyrille Putnam. Mort drogué, et alors ? Par contre il fonda une galerie contemporaine, qui tourne toujours et qui représenter, entre autres, l’artiste Suisse, Ugo Rondinone (qui vit à NY) et fait partie des artistes les plus représentés de l’art contemporain conceptuel.

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 12 h 20 min

« Je ne vois pas l’intérêt de parler du parcours personnel et intime de Cyrille Putnam. Mort drogué, et alors ? »

A genoux, les manants qui ne respectent rien !

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 12 h 22 min

Toupiti, je connais un type qui en vend un d’occase : il ne peut plus s’en servir sans petites roues sur les côtés…

Mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 12 h 23 min

Tweetie, vous êtes tout simplement une fasciste, c’est clair.

Vous devriez vous inspirer de ces vers d’Aragon, tirés des « Chambres » :

Je n’ai rien appris tout ce que j’ai vu je l’ai vu
En vain Je l’ai bu comme un vin
Trop vieux sans goût ni chaleur un vin vide
un verre
Renversé dans la vie un vinaigre
Eventé de tout sauf de l’amertume
(Aragon, Les Chambres, 1969)

Thierry Kron dit: 20 janvier 2013 à 12 h 23 min

Mauvaise Langue, quelque soit le passé de Benedikt 16 encore adolescent, comme Günter Grass, ce n’était pas un choix libre, de rentrer dans les HJ ou d’être enrôlé dans les SS.
Franchement, c’est le parcours après 1944-45 qui compte, même pour les Allemands plus âgés.
D’autre part, il ne faudrait quand même pas oublier Vichy.

Giovanni Sant'Angelo dit: 20 janvier 2013 à 12 h 24 min


…y a qu’un artiste,…c’est moi,…

…les autres des sous fifres à chercher midi à quatorze heure à nous leurrer au beurre d’en-choix à trois sous,…avec T.V.A.,…
…faite vos toiles vous-même,…avec de l’adhésif double face collez y vos Dollars et autres €ros du Marquis de Sade,…
…etc,…

Mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 12 h 26 min

Non, mais c’est un choix libre de la politique du Pape de soutenir un dictateur. S’il a été enrolé de force dans les jeunesses hitlériennes, il s’est enrolé librement dans le soutien du boucher de Damas.

Gérard Sandier dit: 20 janvier 2013 à 12 h 28 min

Mauvaise Langue redevient ce qu’il fut aux plus beaux jours d’Arrêteztout!
Dédé lui oppose un argument imparable et ML répond : Dédé est infantile.
TKT lui rappelle qui était Cyrille Putman et ML répond : l’art conceptuel c’est de la merde (sans rapport avec la question)

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 12 h 29 min

« Tweetie, vous êtes tout simplement une fasciste, c’est clair. »

Que feras-tu de moi, ô mon seigneur et maître ? La bouffonne d’un Roi ? …

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 12 h 30 min

Boucher est un métier honorable, à Damas ou ailleurs.
Seul, l’égorgement hallal me répugne : en avez vous vu la réalitée filmée ?

Mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 12 h 31 min

Il y a, me semble-t-il, d’autres méthodes pour défendre les chrétiens du Proche-Orient que de défendre les dictateurs comme le boucher de Dams, Bachar El Assad. Par exemple soutenir la politique israélienne contre le vendalisme des Palestiniens qui attaquent régulièrement le tombeau de Rachel à la Kalachnikov et à la barre de mine et que les autorités israéliennes sont constamment obligées de reconstruire, dénoncer publiquement les assassinat des Chréiens dans la bande de Gaza, etc. Mais le Benoît, il s’en garde bien ! Pas si benoît que ça !

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 12 h 35 min

Wikipiti : « Le pharaon Toupiti fut le modèle de Ramses II, premier menteur médiatique, jusqu’à Nasser et Moubarak.
Aujourd’hui, le pharaon Morsi reprend les idées généreusement solaires du religieux Pharaon bien aimé, Toupiti ! »

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 12 h 37 min

« Tweetie, je ne discute plus avec vous. Vous êtes totalement répugnante. »

Faux ! je ressemble à Golda Meir, jeune, avec une pointe de Benazir Butho étudiante.

Thierry Kron dit: 20 janvier 2013 à 12 h 37 min

@ †wee†y: Que vient faire la notion d’honorabilité avec la sexualité ? Masculine ou féminine, peu importe.
D. est un refoulé pervers, l’ancien patron du FMI, est toujours prêt-à-l’emploi.
Le premier est professionnellement un échec récurent, et le deuxième aurait pu faire un Président de premier choix.
Quant à l’histoire du Sofitel de NY, personne ne saura jamais la vérité.

Seigneur et maître de JC dit: 20 janvier 2013 à 12 h 39 min

Oui, je ferai de toi la bouffonne d’un Roi.
Quand dans l’île vrombit ta rose pétrolette
Et que, cheveux au vent, tu crois faire la loi,
Seul le Roi des cons peut se fendre la binette.

Mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 12 h 43 min

« Quand s’est-il levé ce jour pourquoi s’est-il
Levé je vois
la pièce énorme et vide où tout
Est dispersé de toi déchiré de toi dévasté Je me suis
Assis comme une ruine au bout du monde
À laquelle jamais ne sera répondu
Sur les marches de l’échelle accroupi sur les marches de moi-même
Ne plus voir la soupente et le lit éventré les draps
Pendants

Mais comment s’est-il levé par où levé ce jour
Brumeux et gris désert muet ce jour aveugle et vide

Comment s’est-il levé de moi sur moi ce jour sans jour immense et blanc
Ce jour sans un mot que le bruit dérisoire à la porte où quelqu’un dépose
Une bouteilled e lait j’ouvre moi j’arrache cette porte
J’arrache cette porte à ses gonds
Il n’y a déjà plus personne Des pas dans l’escalier Plus personne
Qu’une bouteille de lait

Ce jour que je t’avais perdue

Tout un jour devant moi sa porte où nul ne lit le destin
Tout un jour de mille et mille détails oubliés inoubliablement
Tout un jour qui commence à sa blessure et j’ignorerai toujours
Si j’eux froid si j’eux faim si j’eux peine si j’
Ah bouger pourquoi bouger changer de place aller descendre au fond du trou qu’est-ce que j’ai
Besoin de remuer de regarder la bouteille et le désordre
Tout un jour et comment le ciel a-t-il osé changer
(Aragon, Les Chambres, 1969)

Bloom dit: 20 janvier 2013 à 12 h 59 min

Pour l’abattage, comme toujours, La Clarté Contrariée voit juste.
On supposera qu’il préfère l’abattage cacher, plus civilisé(L’abattage rituel (shehita)…consiste entre autres à trancher la veine jugulaire, l’artère carotide, l’œsophage et la trachée d’un seul geste continu au moyen d’un couteau effilé ne présentant aucune encoche. La défaillance d’un seul de ces critères rend la viande impropre. Wiki)
Il adore aussi les usines à mort subite où on estourbit l’animal à coup de décharge électrique, et les batteries où les poules se chient dessus et les unes sur les autres, comme aux abords de son bled à fafs grassouilllets.

Thierry Kron dit: 20 janvier 2013 à 13 h 01 min

@ Mauvaise langue dit:20 janvier 2013 à 12 h 24
« L’art conceptuel contemporain, de toute façon c’est de la merde. »:
Votre avis sur la question restera ce qu’il est et rejoint les propos de MàC, Bouguereau, D., Philippe Régniez etc…
Vous n’aimez pas ce qui est votre contemporain, je dois dire que vos propos sur d’autres questions, sont tout aussi poussiéreux.
Quant au mot merde, c’est tellement facile de trouver merdique ce que l’on ne comprend pas et que l’on ne veut pas comprendre.
Ce qui m’amuse c’est que Marie-Louise, ne vous a pas ouvert les écoutilles.
Vous êtes un homme violent et parfaitement inconséquent.
Les gens qui aiment l’art contemporain ne sont pas des missionnaires, alors votre opinion que voulez vous, c’est comme de pisser dans l’océan quand on nage, cela passe inaperçu aux intéressés.
Au moins D. a l’excuse d’être bêtissime, un « all-rounder » de la connerie.

Mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 13 h 05 min

Non, vous vous trompez totalement sur mon compte, Thierry. J’aime ce qui est contemporain, par nature. Mais j’ai aussi mes détestations. M’en refusez-vous le droit ? Je déteste l’art conceptuel contemporain. C’est à mes yeux un art de snob et un art du fric. Rien de plus. Le temps fera son œuvre et Dieu reconnaîtra les siens…

ueda dit: 20 janvier 2013 à 13 h 07 min

(A sobering perspective:

Pourquoi diable cette soudaine timidité américaine à soutenir l’initiative française au Mali?

Well, French pain might be US gain…
Might be.

ttp://www.strategic-culture.org/news/2013/01/20/france-downfall-mali-chance-us-increase-african-sphere-influence.html

Thierry Kron dit: 20 janvier 2013 à 13 h 27 min

Michel, je ne veux pas vous convaincre, je n’ai rien à vous vendre. Quand même, sur Paris, vous trouverez des galeries qui n’ont rien de snob ou qui sont loin des grandes collections des deux mécènes principaux. En principe les snobs friqués, achètent les pièces quand elles sont chères.
Ils ne prennent pas de risques économiques, un peu comme ceux qui achetaient les Impressionnistes, quand ils étaient reconnus et encensés.
Le patron de LMVH a commencé sa collection il y a une trentaine d’années, et un homme comme Claude Beri, le cinéaste, n’agissait pas par snobisme, puisqu’il y une vingtaine d’années, les peintres par lui collectionnés, devaient être inconnus des snobs, toujours (en France) en retard de plusieurs métros.
Je ne pourrais pas vous faire changer d’avis et peu importe.

vé- dit: 20 janvier 2013 à 13 h 27 min

M’en refusez-vous le droit ? Je déteste l’art conceptuel contemporain.
Ce n’est pourtant pas un billet sur Yasmina Reza

paul Edel dit: 20 janvier 2013 à 13 h 35 min

John Brown. Vous avez le droit de détester le Aragon de Maurice Thorez.. le directeur des lettres francaises (quoique quel journal superbe..)mais d’ »Aurélien »,ou de » la semaine e sainte, » ne dites pas ce que vous dites .vous êtes alors un simple lecteur aveugle.
Vous ne voyez que le comité central du parti derrière chaque ligne d’Aragon
Pathétique.
relisez « les beaux quartiers »,relisez le poète étincelant du « fou d’elsa » , relisez « la lumière de Stendhal », ou « la leçon de Ribérac » et surtout surtout » la diane française »..).
Vous êtes véhément dans l’insulte, vous aimez une espèce de vulgarité de vocabulaire « décomplexé » si auto satisfaite …de pus c’est inutile de reprocher aux auteurs d’être narcissiques car écrire c’est parler tout seul à l’infini devant la feuille blanche.. c’est narcissique../ dans la méthode et dans le travail quotidien..sa nature profonde la narcissisme terreau de la littérature.. la grande comme la petite…. c’est a&associé à tout écrivain ..,c’est sa densité, mais
mais son horizon est de parler aux autres
et vous n’êtes qu’un aboyeur.. imbibé du vinaigre de l’amertume.. je vous trouve une qualité : la passion, mais tournée vers l’insulte et l‘étroitesse…. étrange ce qui est un peu court..
Reparlons d’Aragon celui qui souffre de la défaite de Juin 4O sur le moment même..traqué par les nazis..pendant 4 ans.. caché au centre de la France..autre chose sur le plan moral que d’être une marguerite’ duras qui distribue le papier au nom de l’occupant..si on parle du comportement politique..
J’aime beaucoup ces vers
« O mois des floraisons mois des métamorphoses
Mai qui fut sans nuages et juin poignardé
Je n’oublierai jamais les lilas ni les roses
Ni ceux que le printemps dans ses plis a gardés »
Méditez cette grandeur poétique, ce sentiment vrai, cette musique..
Enfin, relisez « la diane française » et vous verrez l’idiotie de votre position qui n’est qu’amertume. Vous ne voyez qu’un chantre de Maurice Thorez
je vous plains, vous ne lisez pas, vous avez le cri de la pure haine c’est un aveuglement
et pas une lucidité. Relisez aussi des vers moins connus comme la « complainte de Richard II »
enfin un homme- que voulez vous que je vous dise ?- un lecteur qui ne sait pas apprécier « Aurélien » , « les beaux quartiers » ou « les cloches de Bâle » ou » la diane française » ?? MALHEUREUX !!Vous pensez comme un commissaire politique. Qui ne sait pas voir la filiation entre charles d’Orléans, Péguy, chrétien de Troyes.. et Aragon, il raté une marche et plus qu’une marche que dis je vous ratez des pans entiers de la grande littérature. Ce sont d’immenses escaliers de beauté e d’intelligence littéraire que vous ratez.

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 13 h 52 min

Là, Paul … je vous sens con ! Dommage.
(il est vrai que nul n’est à l’abri et que, par nature vous faites passer la littérature avant les actes immondes de l’homme : pourquoi pas ? question d’éthique.)

bof dit: 20 janvier 2013 à 14 h 16 min

Paul Edel la faculté des intellectuels français à glorifier les défenseurs de régimes ayant fait des millions de morts me fait doucement rigoler. Alors, pourquoi condamner les camps de concentration puisque Céline qui à la différence de vous était un génie (donc un esprit supérieur à même de juger), estimait qu’ils ne fonctionnaient pas assez vite. Et le goulag…. alors que Aragon allait passer ses vacances dans des datchas, entouré de jeunes garçons.
je vous laisse avec Elias Canetti « Ce devrait être un signe de décence pour un homme que d’être honteux d’avoir vécu au XXème siècle »

La mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 14 h 18 min

Snob ou pas, je n’aime pas l’art conceptuel contemporain. J’ai quand même le droit, non ? sans passer pour autant pour un attardé mental qui détesterait à priori l’art contemporain. Ou bien, Thierry, êtes-vous intolérant jusqu’à ce point ? Remarquez, ça ne m’étonnerais pas de votre part…

La mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 14 h 21 min

Le blog est farci de tous les curés défroqués, tous les bien pensants qui soutiennent Assad et vous donnent des leçons sur Aragon. C’est pitoyable ! Tous les minus habens de la terre se ruent sur leurs proies faute d’avoir quelque chose à dire et à défendre. C’est la France d’aujourd’hui.

bof dit: 20 janvier 2013 à 14 h 23 min

et avec George Orwell pour qui vos brillants cerveaux doivent « faire partie d’une intelligentsia pour écrire des choses pareilles, nul homme ordinaire ne saurait être aussi stupide »

benmoncolon dit: 20 janvier 2013 à 14 h 26 min

vous êtes ici le porte parole de l’extrême droite fascisante israelienne alors un peu de modestie alba

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 14 h 31 min

Il est pourtant clair que l’extrême droite fascisante israelienne est humaniste laxiste, quand on la compare aux terrorites islamiques déments qui font chillier le monde partout sur la planète … et toc !

Jacques Barozzi dit: 20 janvier 2013 à 14 h 44 min

L’équation Céline, Aragon et Sartre résume à elle seule une grande partie de la littérature française du XXe siécle. Celle que l’on dira « engagée ». Engagée sous la bannière Gallimard. Normal que Passou nous propose régulièrement des billets sur eux, enfin les deux premiers surtout, oubliant le dernier, tout aussi capital, fructueux et contesté. Pourquoi donc ?

bougerault dit: 20 janvier 2013 à 14 h 45 min

Aragon travaillait pour d’autres, sachant ce qu’il faisait, Céline travaillait pour lui-même

cette phrase dit énormément sur l’essentialisation de la droite et de la gauche en france, car à la vérité tu sais aussi bien que moi philippe qu’on touche autant la fibre française..parlons d’elle..la fibre collaborationniste française en disqualifiant céline, que la fibre « irreponsab internationaliss prococo » française en déculottant aragon..dans le propos critique le procédé est exactement le même, cependant par quelqu’alchimie l’un est un « individu » l’autre un élément d’une « masse »..selon l’idée que l’on se fait de la nation..elles sont toutes les deux antisémite, l’une seulement plus facilement que l’autre..ceci pour peaufiner le look de ceux qui veulent se distinguer comme dab en conchiant d’un pas de coté..le bovary c’est moi apocryphe de flaubert débouche au xxéme sur nos deux arsouilles qui déni plutot beaucoup..
ce qui est subsumé au 21eme par un : allez vous faire enculer, tous

Thierry Kron dit: 20 janvier 2013 à 14 h 47 min

Michel, c’est votre droit le plus strict, de ne pas aimer l’art conceptuel actuel. Je suis assez tolérant, vraisemblablement plus que vous sur pas mal de sujets*. La vérité, et je pense que Renato pense d’une manière similaire, ceux qui n’aiment pas le contemporain, n’ont qu’à nous parler des anciens qu’ils aiment, de Lascaux à Duchamp. J’aime l’art de toutes les époques, sauf quand même « les pompiers » du 19ème.
* Se disputer avec vous est improductif, vous êtes connu pour votre mépris et votre psychorigidité. Le problème est que vous vous tenez pour un génie et vous le mêlez à un caractère cholérique, qui ce dernier tient souvent du folklorique.
Tout ceci dit, Michel, vous restez avec l’ancien MàC, parmi ceux qui ont quelque chose à dire d’intéressant.
Pour ce qui est d’Abelkader, tout propos pour le descendre en vrille, tient d’une xénophobie dépassée qui pue les années 50-60. Il faut laisser cela au catholiques-messe-en-latin qui rêvent d’une France peuplée de français de souche. Parlent-ils alors des Franciliens ? La France que nous connaissons n’existait pas avant Louis XIV ou Napoléon III.
Vadiou, que devient le sujet de la Note, dans tous les commentaires ?
Vous dérapez toujours vers le même sujet, les mêmes convictions politiques, tout en restant parisien.

Armechaud dit: 20 janvier 2013 à 14 h 48 min

comme Claude Beri, le cinéaste, n’agissait pas par snobisme, puisqu’il y une vingtaine d’années, les peintres par lui collectionnés, devaient être inconnus des snobs,tkt.

D’abord, mais c’est un détail, Claude Berri, ce serait mieux.
Dans un entretien à Galerie Magazine dont je n’ai pas la référence mais le souvenir exact, Berri était longuement interrogé sur la passion de l’art et disait qu’il a commencé comme beaucoup de gens fortunés par de l’art de la fin du XIXè puis en était venu à Dubuffet qu’il ne trouva pas assez moderne(sic!)l’art conceptuel pour se retourner ensuite vers la photographie, en créant au passage son espace Galerie.
Tout cela en financier investisseur et producteur de cinéma avisé.
Collectionneur passionné sans doute mais pas désintéressé.
Une partie importante de l’art conceptuel, sa queue de comète finissante en fait, n’est qu’une habile tautologie artistique de marketing international correspondant à notre commerce mondialisé.
Madame Putman fut aussi une géniale opératrice de marketing d’ailleurs, surtout avec l’exploitation lithographique des œuvres de Bram Van Velde.

Jacques Barozzi dit: 20 janvier 2013 à 14 h 56 min

cholérique : qualifie une colère rageuse que le patient éprouve après avoir attrapé le choléra.

Mot conceptuel : L’AR(GEN)T

vé- dit: 20 janvier 2013 à 14 h 57 min

Madame Putman:Mais qui peut raconter une rencontre de travail évec elle et comme elle reconnaissait assez bien ce qui lui plaisait au point de chercher à s’en emparer, oule faire copier et à le griffer à Son nom ,au moins à NewYork ?

vé- dit: 20 janvier 2013 à 15 h 03 min

à propos de goût , je viens de lire
« . You might get your patient to “agree” to any number of contingencies, but there is no bargaining with his unconscious. »
signé Richard A. Friedman
do’nt bargain with love

bougerault dit: 20 janvier 2013 à 15 h 05 min

La vérité, et je pense que Renato pense d’une manière similaire, ceux qui n’aiment pas le contemporain, n’ont qu’à nous parler des anciens qu’ils aiment, de Lascaux à Duchamp

allons..la vérité, rien que ça vontraube, et pis lascaux est plus proche de nous que duchamp..à proprement parler de « découverte »maitre mot..si si, vérifie..c’est marrant dailleurs ce chronologisme dans l’art « contemporain », crois tu qu’on finira par touver un nom qui le disqualifiera dans son action préemptrice permanente du présentétisme vontraube ?..vdqs?

J.Ch. dit: 20 janvier 2013 à 15 h 07 min

alors là Paul Edel à 13:55, mille bravos, on ne saurait mieux dire, mieux écrire, vous damez le pion à tous ces aigris ultra-droitiers, et se faire insulter par tweetie, quel honneur

Thierry Kron dit: 20 janvier 2013 à 15 h 19 min

@ Armechaud: Je ne connais le travail de collectionneur de Claude Berri, qu’au travers de sa collection vue rue de Verneuil, dans les années fin 80, début 90. Puis par ses mémoires et le livre de Nathalie Rheims après le décès du cinéaste. Livre que je recommande car il est plein d’amour et d’humanité.
Je connais aussi des anecdotes sur le collectionneur, puis galériste Claude Berri, par un homme important de l’art conceptuel, en Suisse. Ce grand pape de l’art conceptuel, m’avait reçu pendant quelques heures pour me présenter sa collection, personnelle et monochrome d’un des géants du concept art.

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 15 h 23 min

Je n’insulte pas, j’expose mon point de vue, qui se base sur trois principes : 1 mon islamophobie légitime ; 2 mon anti-droits-de-l’hommisme ; 3 ma conviction que Hollande est le plus criminel de l’Histoire.

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 15 h 24 min

le plus GRAND criminel de l’Histoire, qui, entre autres ignominies, a augmenté mon taux personnel d’imposition.

vé- dit: 20 janvier 2013 à 15 h 30 min

pour mieux vous insulter, vous pouvez aussi débattre sur contemporain /moderne et destin:(titre de l’ouvrage recensé) mais ce n’est pas le sujet !

bougerault dit: 20 janvier 2013 à 15 h 32 min

mon taux personnel

t’es comme keupu, tout le monde est a marcher au pas de l’oie dans son derche qu’il lui faut désigner l’hitler de la wermacht qu’il a au cul..tu nous fais trop de victimisation al’jhicé, prends ton destin en main un peu, réagit autrement que de manière véléitaire sur ce blog, mets une cagoulle et cisaille nous des caténères, la daccord

bougerault dit: 20 janvier 2013 à 15 h 34 min

pour mieux vous insulter

t’es comme jicé t’entends des vaches braires et tu crois qu’on t’appelles..alleye alleye..on t’as reconnu

Thierry Kron dit: 20 janvier 2013 à 15 h 37 min

@ bougerault dit 20 janvier 2013 à 15 h 05: C’est avec plaisir que je te réponds en te tutoyant. Je n’ai pas bien compris votre phrase, à moins que:
Oui, l’art contemporain ne devrait dure que 50 ans.
Parlons donc des actuels, en les nommant de post-moderne.
Dans la vieille Orangerie, je crois que les tableaux qui avaient plus de 50 ans étaient déménagés ailleurs.
J’ai le même problème avec ce mot de contemporain, qui bien entendu ne pourra plus être utilisé dans le futur pour des artistes, qui seront passés au cimetière.
Personnellement, je situe « mon contemporain » commençant, pour faire court, avec l’arte posera, puis Andy Warhol et qui se terminera, le jour de ma propre disparition.
Sergio a raison, mais quand l’art contemporain ne sera plus contemporain, cela ne nous concernera plus.
Les Français sont pour la plupart, des réactionnaires culturels. Mais franchement, qui a envie de fréquenter « la plupart » en matière d’art ?
Quant à l’argent et l’art, c’est un vieux sujet de conversation. Les Romains achetaient des antiquités grecques, même parfois des « fakes ».

PS: Armechaud ou Kalterbras ? Rigolo votre pseudo, et si c’est un patronyme, c’est de quelle région ?

bougerault dit: 20 janvier 2013 à 15 h 41 min

ma sibylline remarque au milieu de tout ce fatras

le « processus d’individuation », vilaine expression, n’est pas nécessairement conséquent à l’indistinction de son environnement philippe

Thierry Kron dit: 20 janvier 2013 à 15 h 43 min

Présenter François Hollande comme un criminel, est le comble du ridicule.
il vient de montrer qu’il a le profil suffisant pour être un Chef d’Etat responsable de ses actes.
Bien entendu, je ne peux imaginer qu’il ait pris sa décision, sans une concertation avec Obama et Merkel.

La mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 15 h 45 min

Thierry, tout ce que vous dites de moi est bien mignon, mais vous devez pourtant savoir que j’en ai encore davantage à vous servir à votre encontre. Et encore, je ne vous dis pas tout ce que je peux penser de vous. Ce serait bien peine perdue. Mais qu’importe au fond. Vous et moi sommes faits pour nous détester, c’est ainsi, on n’y peut rien. Le contraire eût été étonnant.

Armechaud dit: 20 janvier 2013 à 15 h 45 min

« un homme important de l’art conceptuel, en Suisse. »tkt
Alors, s’il est important…Et en Suisse, boudiou!
Mais à quel titre?
De l’argent brassé ou du travail esthétique, théorique et pratique?

bougerault dit: 20 janvier 2013 à 15 h 46 min

Personnellement, je situe « mon contemporain » commençant, pour faire court, avec l’arte posera, puis Andy Warhol et qui se terminera, le jour de ma propre disparition

..rectificandos alors, l’art : « de lascaux à la mort de vontraube »

D. dit: 20 janvier 2013 à 15 h 46 min

Vous commentez trop, Thierry. Calmez-vous un peu. Ce que vous dites est parfois intéressant, mais point trop n’en faut.

Philippe Régniez dit: 20 janvier 2013 à 15 h 47 min

« le « processus d’individuation », vilaine expression, n’est pas nécessairement conséquent à l’indistinction de son environnement philippe »

c’est exactement ce que je pense.

Sergio dit: 20 janvier 2013 à 15 h 49 min

Ha mais le pas de l’oie c’est pas oncle Wolf le Gefreiter, c’est Frédéric premier le roi Unteroffizier le rire du sergent… C’est quand même technique, quoi…

La mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 15 h 49 min

Moi, je dis, Thierry, que vous êtes un sacré réactionnaire pour aimer l’art conceptuel contemporain.

Votre valeur suprême c’est le nouveau. Il suffit que quelque chose soit nouveau et contemporain pour que notre Thierry s’extasie béatement. C’est pathétique.

D. dit: 20 janvier 2013 à 15 h 50 min

l’art : « de lascaux à la mort de vontraube »

Cela correspond à la prophétie de Nostradamus, qui ne connaissait ni Lascaux ni TK mais qui en savait presque autant que moi sur certains sujets.

Armechaud dit: 20 janvier 2013 à 15 h 50 min

« avec l’arte posera, puis Andy Warhol et qui se terminera, le jour de ma propre disparition. »
Allez tkt, on dit plutôt arte povera, mais c’est encore un détail quoique certains « artistes contemporains » sont des rois de la pose!

Bloom dit: 20 janvier 2013 à 15 h 52 min

(les) régimes ayant fait des millions de mort
—-
Vous voulez parler du capitalisme et des guerres mondiales et coloniales qu’il a engendrées.Je vous donne raison.

D. dit: 20 janvier 2013 à 15 h 54 min

Je souscris bien sûr à tout ce que dit D. Le problème, c’est que je commence à me demander combien nous sommes au juste. Trois, quatre ?

Simon dit: 20 janvier 2013 à 15 h 55 min

a propos de goûts et dégoûts, les vilaines expressions des gorges chaudes font parfois sourire mais pas la peine d’en prendre bonne note

La mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 16 h 00 min

Thierry, dans l’art contemporain, j’aime beaucoup par exemple Tapies, dont j’ai découvert le musée cet été à Barcelone (où je retourne d’ailleurs en mars prochain). Là, je n’ai pas l’impression en regardant ses œuvres de voir devant moi des millions de dollars mais la grande tragédie de l’Homme contemporain. C’est bouleversant.

Armechaud dit: 20 janvier 2013 à 16 h 00 min

le jour de ma propre disparition. »tkt

Après moi le déluge, quoi!
Vous êtes mentalement vous-même dans la pose de l’excroissance du moi individualo- capitaliste de certains artistes dits « contemporains ». Depuis la « merda d’artista » de Manzoni, l’étron excroissance de soi, jusqu’au tatouage pré-vendu sur la peau d’un humain, vous aimez sans doute vos fèces, votre « fait qualité ».L’hyper individualisme en art a montré ses limites.

D. dit: 20 janvier 2013 à 16 h 05 min

Armechaud, TK est un grand spécialiste de l’art contemporain. Si vous l’affrontez sur ce terrain-là, vous avez perdu d’avance. Il a une prodigieuse érudition et un goût très sûr. C’est ce qui le différencie de ML, qui ne voit pas les millions de dollars derrière l’œuvre de Tapiès.

La mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 16 h 06 min

Non, Thierry, Hollande n’a pas le profil suffisant. Il a le profil nécessaire mais pas suffisant justement ! Telle est la question, la grande question de la construction d’une défense européenne. C’est ça qui est en jeu, et vous ne l’avez pas encore compris. Le comprendrez-vous un jour ? C’est pas sûr, surtout quand on habite à Zürich la plupart du temps. Coupé de l’Europe et de ses enjeux. Vous pensez comme du temps de De Gaulle ; vous voyez bien que vous datez.

bougerault dit: 20 janvier 2013 à 16 h 08 min

Après moi le déluge, quoi!

il y a une telle candeur artiste chez vontraube..qu’on a envie de le mettre dans le formol tout de suite..mais non hé ! aprés ta mort naturelle..on est pas des bêtes non pus..
..que penses tu de « substantifique moelle » comme nom ?

D. dit: 20 janvier 2013 à 16 h 08 min

j’ai un Tapiès à vendre, si cela intéresse quelqu’un. Je l’ai fait moi-même avec de la super-glu, des bouts de bois et de la moutarde achetée au Bon Marché.

D. dit: 20 janvier 2013 à 16 h 09 min

Bougerault, s’il y a une chose que je déteste, c’est que vous postiez un commentaire en même temps que moi au lieu d’attendre. C’est vraiment un sale défaut chez vous.

bougerault dit: 20 janvier 2013 à 16 h 14 min

Je l’ai fait moi-même

..et bien non, c’est un dédé..et puisqu’en plus vous êtes plusieurs, autant dire que ça veau pot de bâle

D. dit: 20 janvier 2013 à 16 h 18 min

Non seulement je ne plaisante pas, mais j’insiste : TK est un IMMENSE spécialiste de l’art, il a une mémoire photographique fabuleuse et son cerveau est un véritable ordinateur (sous Linux, dirait Sergio).

Artichaud dit: 20 janvier 2013 à 16 h 19 min

D, arrêtez de faire le malin avec Tapiès.
Vous n’y connaissez rien en Tapièsologie!
Il emploie de la sciure, du mortier mélangé à des pigments colorés.Il utilise aussi du vernis marine qu’il applique en abondance sur la toile jusqu’à en faire des poches comme des cloques énormes dont on a peur qu’elles puissent éclater un jour.
C’est beau, c’est angoissant de frayeur pour une dissolution éventuelle de l’œuvre.
Grand artiste, c’est certain.
Et un grand théoricien de son art et de l’art de son époque.

Bloom dit: 20 janvier 2013 à 16 h 23 min

L’art contemporain est sommé de faire du nouveau. Pas facile quand on prend la mesure de la puissance créatrice qui s’exprime depuis les peintures parietales, dans les drapés Gupta, les masques du Dahomey, Le Bernin, les sculptures Kwatiul, Vermeer, Rodin, Van Gogh et Rothko…
Il y a la logorrhée insuportable des profs des écoles d’art, pas mal de scories et de petits esprits boutiquiers, mais aussi de la sincérité et des vrais talents, ainsi que des galleristes et des collectionneurs passionnés, un peu partout, un peu plus en Allemagne, aux USA et en Asie qu’ailleurs. Les architectures innovantes respectueuses de l’environnement et des traditions vernaculaires proposent aussi de véritables chefs d’oeuvres.
Certes, il faut pouvoir se balader, être en contact, ce qui n’est pas aisé. Mais qui nous fera croire que Boticelli peignait pour le peuple? La démocratisation de l’art est liée à la naissance des musées et à la reproduction mécanique des oeuvres, deux phénomènes très récents.
Pour exister et survivre, l’art a toujours été lié aux puissances de l’argent ou de la religion, souvent aux deux mêlées. En pleine période de fétichisme marchand, il serait sot de penser qu’il puisse en être autrement.

Armechaud dit: 20 janvier 2013 à 16 h 32 min

« La démocratisation de l’art »
@Bloom
Heu,en ce qui me concerne, je parlais d’une élaboration sociale, collective de l’art.
Pas de la démocratisation de l’art.
Ne confondons pas démocratisation de l’art et sa socialisation.
Comment faite-vous, vous le diffuseur fonctinnaire appointé de l’art?

Sablechaud dit: 20 janvier 2013 à 16 h 36 min

Tapiès?
C’est sûr qu’avec un peu de goudron et des plumes, certains commentateurs feraient de superbes oeuvres d’art.

Sablechaud dit: 20 janvier 2013 à 16 h 38 min

depuis les peintures parietales, dans les drapés Gupta, les masques du Dahomey, Le Bernin, les sculptures Kwatiul, Vermeer, Rodin, Van Gogh et Rothko…

C’est pas zen, le salon, chez Bloom.

John Brown dit: 20 janvier 2013 à 16 h 42 min

« MALHEUREUX !!Vous pensez comme un commissaire politique. Qui ne sait pas voir la filiation entre charles d’Orléans, Péguy, chrétien de Troyes.. et Aragon, il raté une marche et plus qu’une marche que dis je vous ratez des pans entiers de la grande littérature. Ce sont d’immenses escaliers de beauté e d’intelligence littéraire que vous ratez. » (rédigé par Paul Edel )

Bof… Relire Aragon? Je me suis posé la question, il y a quelque temps. Voici ce que je m’étais dit, alors :

« Aragon n’est pas mon écrivain favori. Ni mon modèle humain. Trop de manifestations stalinolâriques.. Trop d’extases elsamaniaques. Un tropisme récurrent pour les bureaux de recrutement. Une quête pathétique d’identité. Un besoin de se trouver une famille d’accueil. Un complexe de bâtardise pas du tout liquidé. De là, dans son oeuvre, une ambiance assez générale d’insincérité, liée à l’incapacité dêtre simplement soi, au hasard Balthasar. D’où les mirlitonnades. D’où les prudences et les déplaisantes ambiguïtés. Les occasions ratées.

Après ces vraies merveilles que sont « Feu de joie » et « le Mouvement perpétuel », « Le Crève-coeur » m’avait paru avoir été écrit spécialement pour servir d’illustration au pamphlet de Benjamin Péret, « le Déshonneur des poètes », et « les Yeux d’Elsa » pour démontrer les torts de la rime, depuis longtemps dénoncés par Verlaine. Sans compter que, dans ce recueil, écrit entre 40 et 42, l’auteur se livrait à un douteux et nauséabond exercice de mariage de la chèvre et du chou probablement nécessité par le fait que le pacte germano-soviétique n’était pas encore mort et enterré. Il s’adonnera encore, à l’occasion, à ce genre de gymnastique, par exemple dans ce poème pourtant si beau, « La Nuit de Moscou », qu’on peut lire aussi bien comme un acte d’allégeance aux ordures staliniennes qu’un hommage à l’esprit du XXe Congrès (dans « Le Roman inachevé »). Sa production romanesque trouvait encore moins grâce à mes yeux. Malgré la qualité maison d’un roman comme « Les Beaux quartiers », le romancier des « Cloches de Bâle » , d’ »Aurélien » et de l’effrayant pensum des « Communistes » me semblait s’être fixé pour tâche de démontrer que les bonnes vieilles recettes du roman naturalistes pouvaient encore servir à touiller des fictions consommables, au moins pour un lecteur pas trop exigeant. Il est vrai que c’était l’époque des plus belles réussites d’un Butor, d’un Pinget , d’une Sarraute, d’une Marguerite Duras ou d’un Claude Simon, et les productions aragoniques ne me paraissaient pas faire le poids. La relecture de « La Semaine Sainte », que j’avais pourtant admiré lors de sa parution, me consterna : Troyat, dans le genre, me paraissait avoir fait beaucoup mieux que cette évocation en costumes digne d’une série télévisée reléguée au placard pour cause d’excessive médiocrité . Dans « La Mise à mort » et dans « Blanche ou l’oubli », outre une certaine mièvrerie sucrée qui avait tendance à m’exaspérer, j’avais vu de laborieuses tentatives d’un artiste vielllissant peinant à se renouveler en prenant en marche des trains qui ne l’avaient pas attendu. Quant à « Henri Matisse, roman », suite de variations patriotardes dont ce peintre est le prétexte, la nullité de ce pavé acheva de me convaincre que Maurice Nadeau n’avait pas tort d’écrire, dans sa féroce notice nécrologique, que la production littéraire d’Aragon était décidément d’un ton par trop bravache pour ne pas lasser le lecteur le mieux disposé.

Le drame d’Aragon, au fond, aura été d’écrire à une époque où la concurrence était particulièrement rude, en poésie comme dans le roman. Aragon, c’est le poète par défaut , qu’on peut aimer quand on n’a pas lu ni Apollinaire ni Reverdy, ni Henri Thomas, ni Michaux, ni Cummings…; le romancier par défaut, quand on n’a lu ni Proust, ni Céline, ni Queneau, ni Gracq, ni Duras, ni Beckett, ni Pinget, ni Simon., ni, bien entendu, Faulkner ni Musil. Il me fait penser à un béquillard invétéré qui ne saurait pas qu’il peut marcher sans béquilles. Ah! s’il s’était avisé de les balancer dans le fossé et de poursuivre sa route bravement, vers son aventure !

Pourtant, je tombe par hasard sur le premier paragraphe de « La Mise à mort », roman qui, naguère, m’était tombé des mains. Voici ce que cela donne :

 » Il l’avait d’abord appelée Madame, et toi le même soir, Aube au matin. Et puis deux ou trois jours, il essaya de Zibeline, trouvant ça ressemblant. Je ne dirai pas le nom que depuis des années il lui donne, c’est leur affaire. Nous supposerons qu’il a choisi Fougère. Pour les autres, elle était Ingeborg, je vous demande un peu.  »

Comme incipit, on pourrait trouver pire. Il y a le début d’une histoire d’amour, au rythme des noms que le personnage donne à la femme qui l’a séduit. Il y a aussi dans ces noms le genre de séduction qu’exerce cette femme. Il y a la position amicale et familière de ce même narrateur, dont on devine qu’il est en empathie avec ces gens dont il va raconter l’histoire. Le tout avec un naturel assez charmant.

Ce qui fait pas mal de choses en quatre lignes.

Mais il y a encore une autre chose, plus importante, peut-être. Et qui annonce peut-être un thème essentiel du livre (mais je ne le sais pas, puisque j’en avais jadis abandonné la lecture dès les premières pages) : c’est le pouvoir des noms. Le pouvoir de la nomination. Non seulement donner à cette femme les noms que lui inspire le charme qu’elle exerce sur lui fait partie d’une stratégie de séduction à laquelle on suppose qu’elle va finir par succomber, mais c’est aussi, et surtout, en lui donnant une nouvelle identité, la faire exister autrement, pour lui, et pour nous, lecteurs, sans pour autant qu’elle perde son insaisissable mystère, bien au contraire. Nommer, c’est apprivoiser. enfin, c’est tenter d’apprivoiser ce qui ne peut pas l’être. C’est s’approprier. (tenter de s’approprier). Nommer, c’est faire exister, c’est amener à l’existence. A une autre existence que celle qui semblait promise à la dénommée Ingeborg. C’est ce qu’après Marivaux on peu nommer la surprise de l’amour.

Tout homme amoureux est un peu poète. Et il partage donc avec le poète ce pouvoir de faire exister le monde autrement en le nommant autrement. Le Poète n’est-il pas le Prince de la Nomination?

La quête amoureuse se confond ainsi avec la quête poétique.

Ceci dit, si je m’appelais Ingeborg, j’aurais tendance à me méfier d’un type qui aurait la manie de m’appeler « Aube », « Zibeline » ou « Fougère » . J’y verrais une sorte de refus de ce que, tout simplement, je suis.

Mais peut-être, ce qu’il y a de plus intéressant dans les livres d’Aragon, c’est cette pathétique et incurable ambigüité. Ces ruses incessantes. Ces masques multiples. Pour surmonter quelles angoisses? quelle impuissance?

N’est-ce pas lui qui a dit :  » il faut vivre entre chien et loup » ?

Tout compte fait, je crois que je vais relire « la Mise à mort » .

A condition que je lui trouve une place dans mon agenda de lecteur, plus rempli que n’importe quel agenda de médecin spécialiste. »

A la date du 20 janvier 2013, je n’ai toujours pas trouvé de place pour Aragon dans mon agenda. Il faut dire qu’entre Jacques Ellul, Ben Jonson, Tobie Nathan, Jean-Henri Fabre, le dernier Philip Roth et quelques autres, j’ai d’autres urgences et cela risque de durer.

Paul Edel a l’air de croire que je n’ai lu ni apprécié ni Chrétien de Troyes ni Péguy, il me prend pour un inculte ou quoi ? Est-ce que je lui reproche d’être incapable de recopier trois lignes de « La Rabouilleuse » sans faire de faute ? On n’a pas idée. Un si grand roman…

D. dit: 20 janvier 2013 à 16 h 45 min

J’en connais un gros rayon en art et histoire de l’art, mais ma spécialité est l’ésotérisme pictural.
Par exemple lorsqu’on grossit beaucoup certaines zones d’un Tapiès, apparaissent des symboles lourds de sens pour qui sait les interpréter.

pfff dit: 20 janvier 2013 à 16 h 53 min

Le john brown, quand il se fait engueuler par p. edel, il fait son caniche, la queue entre les pattes et les oreilles tombantes. Le type même de la grande gueule prompt à ramper sur le parquet.

La mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 16 h 53 min

Mais JB il ne suffit pas d’avoir lu les grands auteurs, encore faut-il les avoir compris… Ce qui n’est pas, à vous lire ici, votre qualité la plus évidente…

Qu’est-ce que vous avez comprios par exemple du Chevalier au lion, j’aimerais bien le savoir.

La mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 17 h 02 min

« Les architectures innovantes respectueuses de l’environnement et des traditions vernaculaires proposent aussi de véritables chefs d’oeuvres. »

Quel style, les enfants ! Ah, oh, c’est à encadrer aussi, ça ! Comme disait Màc autrefois, on dirait un chef de produit en train de vendre sa cam…

John Brown dit: 20 janvier 2013 à 17 h 06 min

Pierre Assouline, dans un billet récent, s’était fait l’écho d’un conflit entre Jean Ristat, exécuteur testamentaire d’Aragon, et Daniel Bougnoux, éditeur des Oeuvres romanesques dans la Pléiade . Le premier prétend s’opposer à la publication de la relation par le second d’une rencontre avec Aragon dans sa villa de vacances, où l’illustre, entouré d’ « éphèbes analphabètes », sort de sa chambre fardé comme un camion et le fion enduit de vaseline, prêt à se faire empapaouter par son jeune admirateur.

Cette scène dont Bougnoux fut le témoin mais non l’acteur n’est que la confirmation d’un secret de polichinelle : cela faisait longtemps qu’on savait que, sur ses vieux jours, l’amoureux fou d’Elsa s’était abandonné au plaisir de jouer enfin à fond le rôle de vieille tante histrionique auquel sa nature profonde le destinait depuis longtemps. Après tout, c’était son affaire, à cet … homme. Si son bonheur c’était de se faire énergiquement ramoner le plus souvent possible, la belle affaire.

Assouline avait pris le parti de Bougnoux contre Ristat et il avait eu raison. Cependant, indépendamment de cet incident, tous trois communient dans une même ferveur à l’égard d’Aragon, « un homme extraordinaire », pour Ristat, l’auteur d’ « une des oeuvres les plus envoûtantes que nous ait donné l’autre siècle », pour Assouline, « l’auteur le plus intéressant et le plus excitant du XXe siècle », selon Bougnoux.

Rien que ça. On rappellera tout de même à ces thuriféraires enthousiastes qu’Aragon eut pour contemporains Michaux, Céline, Giono, Beckett, Queneau , Duras, Simon, et quelques autres. Ni Bougnoux ni Assouline ni Ristat ne semblent mesurer combien, pour cet écrivain souvent si complaisant, la concurrence fut rude, et la comparaison cruelle. Il a beaucoup écrit, c’est entendu. Il eut du talent, qui le contestera, mais à l’égard d’une personnalité aussi ondoyante (et ondulante) et d’une oeuvre aussi inégale, la prudence et la réserve devraient s’imposer.

Aragon est très représentatif d’une époque heureusement révolue, où trop d’écrivains — les Malraux, Drieu, Brasillach, Char, Camus ou Sartre (j’allais oublier Mauriac, planqué dans son coin de sacristie) — incapables d’admettre, sinon de comprendre la leçon proustienne, furent, les uns et les autres, des adeptes de l’engagement-rengagement au service d’une cause — fût-elle des plus douteuses — ou d ‘un idéal, plus ou moins bancal, au point d’y inféoder leur plume. Ce bâtard perpétuellement en quête de légitimité que fut Aragon se vit sauvé le jour où il se dégota un papa dans le PC et une maman en Elsa. Dès lors il se crut autorisé à tourner le dos sans risque à sa nature de tapette anarchiste qui lui avait pourtant inspiré ses meilleurs textes. Sa conversion à l’ineptie réaliste-socialiste le condamna à pisser du sous-Hugo et du sous-Zola, quitte à tenter de prendre en marche, sur ses vieux jours, le train du Nouveau Roman, mais c’était bien trop tard et le mal était fait. A l’invention, il avait en effet trop tôt préféré le ressassement des clichés, et à la nouvelle cuisine, la ratatouille à l’ancienne. Il connut l’infortune de vivre assez longtemps pour mesurer l’étendue des dégâts quand il n’était plus temps pour lui pour les réparer. Négligeant l’avertissement de Benjamin Péret, il avait cru pouvoir confondre la littérature avec la distribution de tracts et le prêchi-prêcha. Il n’était certes pas le seul en ces années où le goût pour l’emphase du bla-bla politico-idéologico-philosophico-humanistico-niguedouille en conduisit plus d’un à enfiler un costard beaucoup trop grand pour lui, quitte à y gagner la réputation usurpée d’écrivain de talent, mais ce n’est pas une excuse. Les écrivains exemplaires de ce temps-là ne sont pas ceux qu’on cite communément. Heureusement, il y eut Henri Michaux. Il y eut Beckett. Il y eut Giono. Confrontées aux textes de ces Maîtres, l’enflure, les mièvreries et les facilités aragonesques ne font absolument pas le poids.

L’ erreur d’Aragon (erreur qui est à l’origine de l’aberration réaliste-socialiste et qui fut celle aussi des Malraux, Drieu, Brasillach, Camus ou Sartre) est d’avoir cru qu’un écrivain — un artiste — pouvait, sans se renier, ambitionner de toucher un lectorat plus large que celui des happy few pour lesquels écrivait Stendhal, comme si le pourcentage d’ignorantins en matière de littérature et d’art et leur degré d’abrutissement avaient été moins élevés dans les années trente ou cinquante qu’au temps de Flaubert, et qu’il était moins élevé aujourd’hui qu’au temps de Marguerite Duras. L’idée qu’on peut démocratiser l’art — qu’il s’agisse des créateurs ou du public — est une idée insane, et ce fut un des grands torts des Surréalistes que d’y avoir cru. L’un des rares de leur mouvance à l’avoir catégoriquement rejetée comme intenable et démagogique fut un certain Aragon…. Merde alors, ce type n’a pas écrit que des conneries. Malheureusement pour lui, pour des raisons extra-littéraires, il n’aligna pas sa propre création sur cette position saine.

On reconnaîtra cependant que, d’un point de vue strictement commercial, Aragon avait tout-à-fait raison d’écrire une poésie mirlitonesque dans le goût de Lamartine et de Hugo, et d’offrir au public, avec la série des Communistes, puis, plus tard, avec la consternante Semaine Sainte, des sous-produits de Zola. Il était même dans le sens de l’histoire et fut, à sa manière, un précurseur. Car, en dépit de la révolution proustienne et des louables tentatives de Butor, de Claude Simon, de Pinget, de Duras et de la mouvance du Nouveau Roman — des gens, en somme, qui eurent du problème du réalisme en art et spécialement dans le roman, et des problèmes de forme, une compréhension et une pratique infiniment plus intelligentes que la sienne — , on voit bien ce qu’est devenu le roman, sous la pression du public et des éditeurs : un art moyen, pour reprendre l’expression dont se servait Bourdieu pour définir la photographie. Nous sommes inondés, aujourd’hui, de ces productions standard qui font le bonheur du grand public et de la critique, et ce ne sont pas les oeuvres d’un Modiano ,d’un Echenoz ou d’un Michon qui parviendront à cacher la forêt.

L’allégeance d’Aragon au réalisme-socialiste aboutit à accepter de soumettre la forme et le contenu de sa production d’écrivain aux exigences de théoriciens et apparatchiks politiques dont les compétences, dans leur domaine de compétence, pouvaient se discuter, mais qui, dans le domaine de la littérature et de l’art, n’étaient que des macaques (et encore, dire les choses ainsi, c’est faire injure aux macaques). Le XXe siècle aura été celui d’une incroyable et massive régression : on aura vu des chiens politiques prétendre imposer aux artistes la matière et la forme de leurs oeuvres, et se donner les moyens d’atteindre leur but. La bête immonde n’est d’ailleurs pas morte : en Iran aujourd’hui, des chiens religieux nourrissent les mêmes prétentions, et ce n’est pas le seul cas.. Même l’Eglise catholique, au temps de sa plus grande puissance n’imposa jamais aux artistes une liste incontournable de sujets.

La règle d’or, pour un artiste, en matière d’art, est de ne prendre conseil que de lui-même. Même un Claudel savait ça. Si un Boulgakov, un Pasternak, un Chostakovitch, n’eurent pas vraiment le choix et durent, bon gré mal gré, manger leur soupe avec le Diable, Aragon, lui, l’avait, le choix, mais il n’eut jamais les couilles de faire le bon. Il n’y a pas lieu de lui accorder de circonstances atténuantes.

Littérairement et humainement, Aragon est un contre-exemple : pourvu de dons exceptionnels, il en fit un usage médiocre ; il reste le poète mort-né de « Feu de joie », du « Mouvement perpétuel » et du « Traité du style », et l’inventeur du « Paysan de Paris » et d’ « Anicet ou le panorama ». Mais tout de même, quel gâchis.

La mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 17 h 14 min

Mais mon pauvre JB, vous faites semblant de découvrir l’eau chaude ou c’est congénital. Ça fait longtemps que la presse en a rendu compte de l’homosexualité tardive d’Aragon. Faut lire les journaux de temps en temps…

Ah ! unique en son genre le JB. Non seulement y sait pas lire mais y lit même pas ce qu’y a à lire dans les journaux.

Thierry Kron dit: 20 janvier 2013 à 17 h 16 min

Bouguereault, non vous n’avez pas compris. Andy Warhol est un tournant de l’Histoire de l’Art. Quant à ma mort, cela n’arrêtera que mon existence et par conséquent ce qui est pour moi le contemporain.
J’arrête cette conversation qui ne mène nul part, d’autant plus que Mauvaise Langue a les yeux, les oreilles et le nez fixés sur ses idées et jamais un cm plus loin.

La mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 17 h 17 min

À propos d’arte povera justement, Thierry, j’aime aussi beaucoup. A Nice, par exemple, au printemps dernier il y avait une très bonne exposition d’arte povera, de Buren et quelques autres. C’était vraiment très poétique, une expo douée d’une vrai poésie de l’enfance qui redonnait aux objets de rebut (carton, etc.) une vraie dimension ludique et poétique. Vous ne l’avez pas vue ?

La mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 17 h 20 min

« Quant à ma mort, cela n’arrêtera que mon existence ».(TKT)

Ne soyez pas si pessimiste, Thierry ! Je suis certain, pour ma part, que même après votre mort, vous viendrez nous hanter sur la Rdl… et déposer des posts assassins comme vous les aimez tant.

Bloom dit: 20 janvier 2013 à 17 h 24 min

je parlais d’une élaboration sociale, collective de l’art.
Pas de la démocratisation de l’art.

Vous pensez a quoi?
(NB: Pas diffuseur, de grace, il y a ce qui faut ou on est. Metteur en relations, promotteur de projets de cooperation cuturelle et artistique,OK. La diffusion est trop souvent sans lendemains, on lui prefere des projets durables).

La mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 17 h 25 min

JB, toute votre logorrhée de moraline à deux sous, c’est à pleurer !

Faudrait se replacer à l’époque pour en juger. C’est trop facile aujourd’hui. Faut être aussi nunuche que vous pour se livrer à ces jeux infantiles.

Vous soutenez bien Assad, le boucher de Damas. Vous devriez plutôt la fermer. Vous êtes exactement de la même race que ceux que vous dénoncez à longueur de commentaires, aussi faux cul, aussi minable, aussi lâche.

bougerault dit: 20 janvier 2013 à 17 h 26 min

a les yeux, les oreilles et le nez fixés sur ses idées et jamais un cm plus loin

..y’a comme du sousentendre comme dirait kabloom en arrivant à pied de la chine

La mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 17 h 30 min

Mais est-ce que vous l’avez seulement lu, JB, le bouquin sur l’art d’Aragon ? Il parle du réalisme socialiste mais pas que ! Et qui a écrit un plus grand livre sur un peintre, Matisse, qu’Aragon ? Henri Matisse, roman, vous l’avez lu ? Je parie que non, comme tout le reste. Vous parlez par ouï-dire. Des clichés, des clichés, rien que des clichés ! C’est pauvre, comme commentaire.

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 17 h 30 min

En Syrie, on a le droit de choisir entre deux fournisseurs : boucher baasiste alaouite ou boucher islamique et ses gangs venus d’ailleurs. Où est la différence ? Pourquoi privilégier les brigands d’Al Quaeda en les faisant passer pour démocratiques !?

bougerault dit: 20 janvier 2013 à 17 h 31 min

Il y a la position amicale et familière

j’aime beaucoup celle là jean marron..on dirait un tirage de fragonard au vernis mou pour le populo..bravo !

La mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 17 h 33 min

Je vous répondrai : Pourquoi focalisez-vous sur Al Qaïda ? Ils ne sont les seuls dans l’autre camp ! Ouvrez votre esprit. Mais en avez-vous un ? Telle est la question.

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 17 h 36 min

J’ai beaucoup d’esprits, ML, d’autant plus que le tiers de ce qui est écrit sous mon pseudo est d’autrui !

Thierry Kron dit: 20 janvier 2013 à 17 h 37 min

Voyez vous, Mauvaise Langue, j’ai toujours su, que vous n’étiez pas à jeter en vrac à la corbeille.
Je voyage assez peu en Europe, mais vais une fois par an à Barcelone. Magnifique Musée d’Art Moderne.
Réflexion d’un ami, banquier privé zürichois:
« Tout est payé par Bruxelles ! »
La prochaine fois, allez jusqu’au centre d’art moderne de la ville d’Andraxt, à une dizaine de kilomètres du port du même nom.

Bloom dit: 20 janvier 2013 à 17 h 39 min

Touiti, c’est Charb, version Charlot Hebdo, maladivement obnubile par l’islam, qu’il ne conait meme pas…Ah, s’il voyait les sompteux Bouddhas du Tanka nepalais sur le mur sud du salon. One track half mind.

bougerault dit: 20 janvier 2013 à 17 h 46 min

un beau post en l’air encore tzzz..
ha il était beau..sur l’art tout ça..mirifique..ha lassouline il les moyens, il censure et se chauffe au diamant comme dans boris

Thierry Kron dit: 20 janvier 2013 à 17 h 53 min

Bloom, rien de pire que la démocratisation de l’art.
Je préfère les classes sociales inhabituées qui peu à peu, s’ouvrent à l’art.
Il faut quand même un minimum de repères et de connaissances.
J’ai entendu hier soir, la présentation de la pièce sur Misia Sert, chez Ruquier. Alexandra Lamy se présentait comme une inculturée, un journaliste critiquait tous les noms cités dans les monologues ( ce sont des lettres). Triste sort de ne pas connaitre tous les gens cités dans cette pièce, dont Annuncio et Ibsen.
L’horreur serait de mettre la culture au niveau de la masse et non toujours un nombre plus grand de gens, assez simples, au niveau de la Culture.
Il y en a marre de vouloir abaisser la culture et dans la même foulée, de vouloir paupériser les nantis.
Les mêmes gens qui sont furieux que les riches s’exilent, sont les mêmes qui voudraient, qu’un Hôtel Lambert reste dans un portefeuille immobilier européen.
Les Français ne me semblent plus le peuple de la Raison.

tweetie dit: 20 janvier 2013 à 18 h 14 min

« Les Français ne me semblent plus le peuple de la Raison. »

Voyons, Thierry ! Il ne l’a jamais été. Et la cible est ratée de beaucoup…

bougerault dit: 20 janvier 2013 à 18 h 22 min

Voyons, Thierry ! Il ne l’a jamais été. Et la cible est ratée de beaucoup…

la française n’est pas une cible et la raison n’est pas un dard..vous causez comme des anglais toujours bredouille

bougerault dit: 20 janvier 2013 à 18 h 26 min

Il y en a marre de vouloir abaisser la culture et dans la même foulée, de vouloir paupériser les nantis

..m’apparait comme le cul de vontraube sur une commode ikéa..on dirait de l’art contemporain suisse dans une collection d’un chinois qui ne sait pas quoi faire de sa dette américaine

lalalo dit: 20 janvier 2013 à 18 h 45 min

 » Aragon, lui, l’avait, le choix, mais il n’eut jamais les couilles de faire le bon.  » (Jambrun)

Son adhésion au communisme lui a coûté le prix Nobel. Insister, dans son cas, c’était avoir des couilles.

vé- dit: 20 janvier 2013 à 18 h 49 min

2 censures , sur ce blog, c’est 1,788 de trop .
l’une pour une tentative par une photo d’une oeuvre contemporaine, l’autre d’un nom commenté par Aragon dans la Diane française:Aragon pas seulement un talent excceptionnel , mais un talent nourri d’un travail formiadable: le billet par ailleurs invite à repenser ce travail, non comme recette à imiter sans interprétation , mais comme recherche de soi .
ces conversations s’enlisent dans les mêmes bourbiers , sur ce blog.
une question : sait-on si le prénom d’Elsa est devenu un prénom répandu dans l’état civil, (j’en ai « connu » une dont ni le père,ni la mère n’étaient de grands lecteurs de poésie.)c’est surement sur la toile, et si des personnages de fiction post aragoniens ont été ainsi prénommé-e-s, serait-ce dans un rêve d’un autre personnage?
cela-la réponse à cette question- m’est égal parce que cela ne changera rien à la manière dont je perçois les commentaires de ce blog , ni le blog lui-même .

Giovanni Sant'Angelo dit: 20 janvier 2013 à 18 h 53 min


…le retour du nombrilisme israélite,…
…l’éponge des commentaires à tout concentrer auteur de cet état à rien foutre de la paix et du bonheur sur terre,…là,…
…à s’éclipser,…se faire voir ailleurs avec ses connivences intellectuels de biberon des âmes,…
…çà,…la caste dominante en France,…Allez vous faire foutre,…
…l’art conceptuel autour du nombrilisme de shoah,…pour enfoncer le clou de victime au monde,…avec la soumission aux régnants et banques complices,…à déborder l’imaginaire collectif pour un acte  » bis »,…de la rédemption post-mortem les culs en gays en l’air en chasse de lièvre qui tirent plus vite que leurs  » ombres »,…Ollé,…
…etc,…los matad’ors dell Casino’s Bordels de French République à deus sous en aval,…par l’amont de source sûre,…
…etc,…on tourne,…on tourne,…hops dans la soupe à Gérusalem de mes deux de babyloniens – suisses,…transits,…
…bien,…dis,…vénérable yétis du château en alambic à purifier mon Hermes pour séparer les couleurs  » à purifier  » du dédale à mascaras des emportes-pièces automates du terroir Bio-Vert de Durandale saillante & trébuchante des albigeois de la renaissance du mariage gay pour tous,…
…et les militaires au sahel,…compter les grains de sables à Tom-bouc-tout en autruche del passa,…
…flagadi- flagada,…les ressorts à l’U.L.M.,…à décollages pour circonscrits,…merveilleuses et incroyables aux théâtre des remontes jarretelles à l’envers,…
…etc,…une autre,…possession du rire à groupir,…

Archiproléquipe dit: 20 janvier 2013 à 18 h 55 min

Black blanc beurre ?Vé 15h03
est il correct de traduire votre citation de cette façon?:
Vous pouvez conduire votre patient à accepter un certains nombre de contingences,mais il n’y a pas de marché avec son inconscient.
Ne négociez pas avec amour.
Tapiès…ce beau tableau composé de deux grands aplats roses avec au milieu une tache noire .

D. dit: 20 janvier 2013 à 19 h 00 min

deux grands aplats roses avec au milieu une tache noire

Je vois de quel tableau vous parlez. J’ai bien connu le modèle qui a posé pour lui.

Artechaud dit: 20 janvier 2013 à 19 h 00 min

« ..m’apparait comme le cul de vontraube sur une commode ikéa » Boug.
Ça c’est une œuvre de Bertrand Lavier!
( Il va aimer le tkt!)

rododendron dit: 20 janvier 2013 à 19 h 03 min

cela ne changera rien à la manière dont je perçois les commentaires de ce blog , ni le blog lui-même . (HR, 18 h 49)

Et réciproquement, poulette.

rlanf dit: 20 janvier 2013 à 19 h 05 min

le cul de vontraube sur une commode ikéa
Ça c’est une œuvre de Bertrand Lavier!

J’avais cru comprendre que c’était le cul de jicé. On m’aura mal informé.

La mauvaise langue dit: 20 janvier 2013 à 19 h 08 min

Ça ne devait pas être Buren alors. Je dois confondre. Peu importe. Seules comptent les œuvres, non ?

Archiproléquipe dit: 20 janvier 2013 à 19 h 08 min

D je pensai à vous justement avec ce tableau évoqué,nous l’avions regardé ensemble mais pourquoi cette querelle à propos de ce vocabulaire qui occupe le présent,l’instant,comme pour la proue d’un bateau qui ne choisit pas forcément le cap le plus facile ou le plus fructueux ,n’y aurait il pas des avant-garde ou peut être n’existe-t-elle plus,les artistes auraient-ils épuisé toutes les tentatives de sortir des traces de leurs maîtres influents?

Recommenceztout! dit: 20 janvier 2013 à 19 h 20 min

Je dois confondre. Peu importe. Seules comptent les œuvres, non ?

Certes, mauvaise langue, mais si, voulant parler de Malevitch, vous dites « j’aime beaucoup Kandinsky », il est normal qu’on ait du mal à vous suivre.

Plouquart dit: 20 janvier 2013 à 19 h 25 min

« Ça ne devait pas être Buren alors. Je dois confondre. Peu importe »(Mauvaise langue)

Alors là, ne pas connaitre le plus grand artiste français contemporain vivant, c’est grave!

Tékat'art dit: 20 janvier 2013 à 19 h 34 min

Oui, Buren est conceptuel car là où il met ses bandes, c’est de l’art.
C’est un conceptuel décoratif designer, comme madame Putman, en fait.
Elle, elle nous fait des carrés, des ronds et des ovales variés et lui des bandes avec toujours les mêmes couleur et largeur, pour qu’on les reconnaisse mieux. Ça c’est du marketing visuel!
Il est très très fort!
C’est simple et ça ne mange pas de pain.

Archiproléquipe dit: 20 janvier 2013 à 19 h 46 min

Du marketing visuel,pouvez vous citer des techniques de marketing qui n’empruntent pas de codes visuels?Ne poussez-vous pas un peu en comparant le travail de Buren à une approche marketing pour faire français « marketing »donne technique de vente quoique l’art pictural s’offre à tous commerces ,relever une ambiguïté à votre propos traduirait mon incompréhension de ce que vous donnez à lire?

Thierry Kron dit: 20 janvier 2013 à 20 h 09 min

D. connente 20 janvier 2013 à 18 h 57: Mon ornière, ducornaud, est bien supérieure à votre état dans les moiteurs aux senteurs d’eau de Javel d’une piscine municipale, en train de contrôler que les nageuses aient bien un bonnet de caoutchouc sur la tête. Vous finirez gardien de nuit, dans un hôtel de passe du 93. Ce qui est rageant, c’est que vous trouviez toujours un nouvel emploi. Alors que d’autres plus capables, sont au chômage.

Tékat'art dit: 20 janvier 2013 à 20 h 25 min

Si le marketing nous a appris à mettre de la lumière sur l’étalage des salades pour mieux les vendre, de mieux placer l’étalage à hauteur des yeux pour mieux vendre, Buren avec ses mises en couleur et ses bandes fait substantiellement la même chose.
D’ailleurs Lavbert Trandier le dit de manière très concise ci-dessus.
Demandez à Bertrand Lavier comment son marketing bussiness lui permet de fumer des gros cigares désormais.
http://ilinfernodotcom.files.wordpress.com/2012/09/portrait-lavier-gf1.jpg?w=640

Quel bordel! dit: 20 janvier 2013 à 20 h 26 min

- deux grands aplats roses avec au milieu une tache noire -

1 fesse et sa soeur jumelle? Y’en a qui confondent le concept, l’abstraction et la sublimation.

Lavbert Trandier dit: 20 janvier 2013 à 20 h 40 min

Tout ça, c’est la faute à Matisse et son traitement de la couleur, ce sont les Cahiers/peinture Théorique des années 70 qui nous l’expliquent.
Bon Matisse/Aragon, on retombe comme on peut sur ses pieds!

Archiproléquipe dit: 20 janvier 2013 à 20 h 41 min

Quel bordel!20h26
Vous réduisez ce tableau à une de ces planches que proposent les psychologues pour expertiser votre fonctionnement,définir je ne sais quoi qui vous occuperait,je m’étonne de l’absence de rénato sur ce sujet .

Daaphnée dit: 20 janvier 2013 à 21 h 00 min

Loin de cela:
du 03 octobre 2012 au 17 mars 2013

Deux expositions présentées simultanément sur les deux sites de la Pinacothèque, Van Gogh /Hiroshige.

Poseur dit: 20 janvier 2013 à 21 h 13 min

« …. Personnellement, je situe « mon contemporain » commençant, pour faire court, avec l’arte posera… »

Archiproléquipe dit: 20 janvier 2013 à 21 h 30 min

Un tableau dans le tableau?L’art dans l’art?Telle serait la proposition?C’est une bonne question qu’on trouve à se poser de temps à autres devant ce genre de toile où l’artiste prend soin d’introduire une représentation de la représentation,pourquoi s’y est-il attaché,attardé,inscrit?

Lavbert Trandier dit: 20 janvier 2013 à 21 h 30 min

Il faut savoir que si tkt pose ses fesses sur une table ikéa, cela change et complexifie la donne initiale.
A une expression d’art conceptuel s’ajoutera alors du body art en une exécution toute post-moderne d’un art évènementiel.
Pour peu que tkt s’agite sur son socle et nous fasse un show, cela nous ramènera au bon vieux temps des actionnistes viennois et qui sait enfin à la sacralisation artistique du « gode ceinture », bien spécifique à ce blog pour officialiser une nouvelle tendance de l’art contemporain, le god’art.

ueda dit: 20 janvier 2013 à 21 h 40 min

comique troupier

La troupe est à la fête, M. Régniez.
Aujourd’hui, un ministre breton et trop bavard a utilisé votre langage guerrier: l’objectif des forces française est une « reconquête »!

C’est faire preuve d’hybris et surtout manquer étrangement de sens politique.
Frapper et affaiblir la pègre islamiste est une chose (bravo), mais vouloir unifier par la force un pays ethniquement divisé en est une autre.

Quel message fait-on passer pour les partisans d’une autonomie de l’Azawad qui ne sont pas islamistes et voient arriver une armée du sud faite de Bambaras et autres Malinkés encadrés par des Français?
Quel est le but: une guerre ethnico-religieuse interminable ou une négociation politique entre Maliens?

On a un ministre de la guerre qui ne connaît pas bien le poids des mots…
M. Le Trouadec grisé par l’air du front?

Désolé pour cette parenthèse.

Jacques Barozzi dit: 20 janvier 2013 à 21 h 42 min

Très belle analyse de JB sur Aragon, à laquelle je souscris en grande partie. Mais il faut ajouter à sa décharge qu’il fut avant tout lui-même un personnage de fiction. Baptisé dès sa naissance d’un pseudo : Aragon, sans rapport direct avec le nom de son père ou de sa mère ! Où est le réel où est la fiction ? Il ne l’a jamais très bien su. Pour avancer, il a dû baliser sérieusement la route : les surréaliste, Elsa, le PC… L’oeuvre d’Aragon, c’est le roman de sa vie !

Bloom dit: 21 janvier 2013 à 3 h 03 min

Je préfère les classes sociales inhabituées qui peu à peu, s’ouvrent à l’art.
Il faut quand même un minimum de repères et de connaissances.

Vous donnez la définiition de la démocratisation, TKT; les musées, les expos, les beaux livres, Palette, ça sert à ça: et croyez moi, en France en tous cas, beaucoup de gens ont des rpères dans ce domaine. Si l’art plastique était obligatoire au lycée, on formerait des générations d’amateurs éclairés, voire plus.
C’est ça la démocratisation, donner à chacun la possiblité de fréquenter le sublime. Ce qu’il/elle en fait ensuite, ça le regarde.

tweetie dit: 21 janvier 2013 à 6 h 16 min

J’ai la possibilité, cotoyant Bloom sur ce blog, de « fréquenter le sublime ». Yoopeee !
On est passé du comique troupier au comique sublime !
(mais on reste dans le comique…)

ueda dit: 21 janvier 2013 à 14 h 17 min

530 commentaire sur Aragon, notre contemporain.

Une trentaine de posts me paraissent malgré tout s’éloigner un peu du sujet.

Defalvard dit: 14 mai 2013 à 15 h 24 min

cardon dit: 18 janvier 2013 à 19 h 09 min
Comparez Céline et Aragon, quelle bizarrerie. D’un point de vue littéraire, du moins, ça n’a aucun sens.

Oui, quarte mois déjà que s’étonnait cardon, et quarte mois sur le net, c’est beaucoup, mais je le confesse, votre étonnement, cher cardon, n’est que pretexte à un petit jeu.
Qui à écrit : »Ne me réveillez pas, nom de Dieu, salauds, ne me réveillez pas, attention je mords je vois rouge. Quelle horreur encore le jour encore encore la chiennerie l’instabilité l’aigreur. Je veux rentrer dans la mer aveugle assez d’éclairs qu’est-ce que ça signifie ces orages continuels on veut me faire vivre la vie du tonnerre on a remplacé mes oreilles par des plaques de tôle il y a des coups de grisou à chaque respiration de ma poitrine mes mineurs s’enfuient dans des galeries d’angoisse ça saute ça saute à qui mieux mieux… » ?

Céline tapez 1, Aragon tapez 2

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