de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
« Boussole » : attention, grand livre !

« Boussole » : attention, grand livre !

Ca va, du calme, ce n’est pas écrit : chef d’œuvre ! Ces choses-là, on n’en voit passer qu’un par génération, et encore ; il lui faut résister à l’épreuve du temps pour que l’on puisse décréter rétroactivement que cela en était un. Alors qu’un grand livre saute aux yeux, prend à la gorge et parfois aux tripes, s’impose, domine et fane ce qui se pousse du col à côté. Surtout quand après l’avoir refermé, vous allumez machinalement la télévision du samedi soir et vous tombez sur Michel Houellebecq qui, pendant une heure de temps, masque d’Artaud mais sans son génie habité, un Artaud pour Auchan, aligne des bof, des beuh, des ah bon et même, lorsque l’inspiration lui revient, des jchaispastrop, tout cela pour nous apprendre qu’il n’aime pas que Le Monde publie des extraits de ses courriels ni qu’on passe sa photo dans les journaux sans lui demander son avis. Dans ces moments-là, on a juste envie de reprendre le livre qu’on vient de terminer et d’en recommencer la lecture, juste pour oublier le triste sire censé incarner la littérature française dans le monde.

Le roman s’intitule Boussole (400 pages, 21,80 euros, Actes Sud), c’est le sixième que signe Mathias Enard, jeune auteur (1972) révélé par Zone, long roman d’une seule phrase qui valait mieux que la prouesse virtuose que l’exercice représentait, confirmé par l’épatant Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants. Mais s’il avait pu décevoir les attentes avec Rue des voleurs, cette fois, la réussite est pleine, éclatante, impressionnante. Ca se passe en une nuit d’insomnie dans l’appartement viennois du musicologue Franz Ritter, un fondu d’Orient, qui ne compose pas de musique ni n’en joue vraiment, mais qui écoute et écrit sur ce qu’il vient d’écouter entre deux pipes d’opium. A défaut de dormir, il se laisse envahir ses rêves éveillés, et la reconstruction de ses souvenirs. Comme il a l’âme naturellement portée à la mélancolie comme sentiment du temps, mais une mélancolie féconde et allègre, pas une mélancolie dépressive et suicidaire, il se raconte les histoires de sa vie, revisite ses lieux, refait son chemin de Damas, Istanbul, Alep, Palmyre, Téhéran (l’auteur a longtemps séjourné en Irak, en Syrie et en Iran dont il a étudié les langues).

Ce n’est pas un soliloque dans la mesure où il s’adresse en permanence à l’absente, son élue, sa lointaine, son échappée belle, son insaisissable, à qui la mystique associée aux voyages permet de dominer ses excès de bile noire, une certaine Sarah, spécialiste, elle, de la mystérieuse attraction que le grand Est a exercé sur nombre d’écrivains, de peintres, de savants, de professeurs, d’aventuriers, de voyageurs. Mais, qu’il s’agisse de l’Orient comme de l’Occident, les deux pôles entre lesquels tout oscille, les villes sont souvent les personnages principaux. Car elle sont de chair et de sang, au Levant comme en Europe, manière pour l’auteur de rappeler en permanence ce que chacun doit à l’autre et de rêver d’un orientalisme idéal qui serait « un monde entre les mondes ». Ce qui confère à son roman une indéniable dimension politique (lire à ce sujet l’entretien de Mathias Enard avec Georgia Makhlouf dans l’Orient littéraire)hcb

Foisonnant ? C’est peu dire. Jusqu’à l’étourdissement, non par asphyxie mais par ivresse. L’auteur le sait qui désamorce la critique à venir en laissant Sarah reprocher au narrateur : « Franz, tu me soûles. C’est incroyable. Tu parles sans interruption depuis deux kilomètres. Mon Dieu ce que tu peux être bavard ! » Le cas d’Enard avec ce millefeuille de savoirs, de connaissances, de détails, d’intuitions, de rappels, de découvertes, parfois on ne sait plus où on en est au juste mais qui s’en plaindrait lorsqu’il s’agit de raconter des histoires. Erudit ? Référencé ? Touffu ? Documenté ? Pour le moins. Et pourtant, malgré ma méfiance pour les romans cultivés, j’ai été happé dès les premières pages par Boussole. Peut-être parce que je partage avec Enard quelques dilections : les Kindertotenlieder de Mahler (mais lui, Kathleen Ferrier, moi Janet Baker), Danube de Claudio Magris, les fascinants souvenirs de Muhammad Asad né Léopold Weiss, sans oublier le Voyage d’hiver de Schubert dont les vers du poème de Wilhelm Müller illumine toute l’histoire dès l’épigraphe, ni les Mille et une nuits, le premier livre de la bibliothèque de jeunesse de ce Français issu de la France atlantique, le livre qui le poussera plus tard vers l’étude des arts de l’islam

L’orientalisme étant au cœur de ce roman-fleuve, à travers le personnage du narrateur, déjà, mais aussi celui de l’archéologue fou, Bilger qui aurait horreur qu’on l’associe à l’orientalisme et s’évertue à rassurer les autorités syriennes sur ce qui le différencie de la longue tradition des archéologues-espions dont l’Europe avait le secret, on ne fait pas l’économie d’une controverse toujours recommencée sur L’Orient créé par l’Occident (1978) d’Edward Saïd. Mais sur ce sujet, comme sur tous les autres agités dans cette fresque lyrique et précise à la fois, et Dieu sait qu’il y en a de toutes sortes car l’auteur a la digression et la parenthèse facile (un « Tiens, à propos de musique militaire… » lui suffit pour s’embarquer ailleurs, et nous avec) ce n’est jamais pesant, presque toujours passionnant car, comme dans l’ensemble de ce roman qui malmène les codes habituels de la narration tant il est emporté par sa passion, c’est porté par un élan, une énergie, une soif de connaître et de faire connaître étourdissants. La Sorbonne n’est jamais loin, Franz et Sarah la connaissent bien, mais elle est tenue à distance. Du gai savoir mais pas de cuistrerie ni d’étalage.

Et puis il y a la musique. Elle est partout puisque « la vie est une symphonie de Mahler, elle ne revient jamais en arrière, ne retombe jamais sur ses pieds ». Boussole est le roman qui a certainement la meilleure bande originale de la rentrée. De Liszt aux grandes chanteuses arabes, on a même droit, lorsque le narrateur se retrouve ivre mort dans la nuit stambouliote, à une interprétation inédite à tue-tête de la Marche de Radezski, nourrie secrètement par sa haine pour la valse viennoise (ah, le concert du premier de l’an…)

Après avoir vécu près de dix ans au Moyen-Orient, Mathias Enard s’est installé à Barcelone sans pour autant renoncer à son tropisme puisqu’il y a enseigné l’arabe et ouvert un restaurant libanais à l’enseigne de « Caracalla ». Sa boussole est une copie de celle de Beethoven offerte par la Sarah de son coeur. Beau cadran, belle rose des vents, beau couvercle. Sa particularité : elle a perdu le Nord, ce qui est fâcheux pour un tel instrument. Toujours à l’Est, direction dans laquelle sont orientées les églises européennes, ce qui est original pour un propriétaire qui semble, au terme de cette nuit d’insomnie, assez à l’Ouest. On aura compris que la boussole du titre, incorporée à son tapis volant, est aussi désorientée que le sont le narrateur et son amie de cœur. Ils ont perdu l’Orient. D’où cette déclaration d’amour à ce qui n’est plus.

(« Des migrants africains à Djibouti cherchent une connexion pour tenter de capter un signal un signal moins coûteux de Somalie » photo John Stanmeyer, World Press Photo en 2014 ; « Ctesiphon, près de Bagdad, 1950 » photo Henri Cartier-Bresson)

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commentaires

727 Réponses pour « Boussole » : attention, grand livre !

rose dit: 7 septembre 2015 à 0 h 19 min

Revirement ds Soumission : d’autres enjeux et puis un culte,celui de l’argent. Prête allégeance. Non. T’es viré.
Je te reprends paie triple. Prête allégeance. Soumets-toi. Non. Baisse ton froc. Je t’en. …..
Non.
Mais.vous savez.que je peux vous faire venir à Saigon.
Oui mais non.

C’est ça le revirement c’est la pression exercée par d’aucun pour que l’autre renie toutes ses valeurs morales.

Parfois d’aucun tombe sur un os.

rose dit: 7 septembre 2015 à 0 h 02 min

Je ne l’ai pas lu soumission encore. Ai fini Seul autour du monde. Lorsqu’il reprendra son sloop Spray ils seront tous les deux perdus corps et bien. Joshua et son sloop. Bonheur fou. Et aussi Terre des hommes. Orgasme.
nota ben chez découvertes gallimard il y a bcp d’images et de documents. Édition de 1998 épuisée pour mon plus grand malheur
Saint Exupery l’archange et l’écrivain par Nathalie des Vallieres.
Lettre à un otage Pilote de guerre hommage à Jean Israël son ami. Il sera sanctionné.
Rencontré avec Joseph Kessel à Cap Juby. Trop peu de choses dites là dessus. Photo des vins côte à côte des cinq : Israël, Moreau, KESSEL, ST EX et Gavoille.
J’ai crisé c vrai ( St Ex bcp + grand mais Kessel avec son manteau long ses bottes hautes sa casquette d’officier, sa main droite de sa poché et la gauche tenant son clope.
Arggghhhh…
Le 22 décembre 1939 Kessel correspondant de guerre, lui, rend visite à St Ex à Orconte.

JC..... dit: 4 septembre 2015 à 13 h 24 min

Camarade ueda,
S’endormir… et rêver dans sa guérite de contribuable … est une faute !

Que dis-je ?…. un péché !

chantal dit: 4 septembre 2015 à 13 h 22 min

Bof rien Attila, c’est une mésaventure qui arrive à ceux qui veulent trop bien faire. Le personnage m’a décue, voilà tout.

Ueda dit: 4 septembre 2015 à 13 h 21 min

« Nous devons faire preuve de pégaogie, faire connaître de manière plus convaincante la clarté de nos choix et de nos engagement, convaincre encore davantage les citoyens de la cohérence à long terme des politiques entreprises par ce gouvernement ».

M. Michel Houellebecq a été nommé secrétaire d’Etat porte-parole du gouvernement.

chantal dit: 4 septembre 2015 à 13 h 07 min

bien sûr jc c’est de la littérature, mais mâtinée de sciences cognitives et de débat politique déguisé, la fausse candeur c’est très mabanckien, comme son thème du deuil de sa mère, puis de l’orphelin qui sort de sa solitude et rencontre les  » mauvais ».

benalors dit: 4 septembre 2015 à 9 h 53 min

En revanche, les papys Goncourt avancent de piètres plumes comme le poussif Mathias Enard, avec Boussole (Actes Sud) qui réclame un entraînement de marathonien pour chaque phrase. Pire encore : le tourne-en-rond biographique de Christine Angot et de Delphine de Vigan, comme les fausses confidences d’Alain Mabanckou et Simon Liberati, signent tout le talent copain des services marketing.
http://www.ouest-france.fr/commentaire-les-goncourt-sont-mal-barres-3661203
Lu dans Ouest France de ce jour:
voilà ce qui arrive quand on n’est pas incrusté à Saint Germain des prés M Assouline!!

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 septembre 2015 à 23 h 13 min


…la leçon de morale,…
…pendant que l’on sert des mondialisations sur mesures à  » Max la Menace « ,!…c’est l’orgie dans le commissariat,!…la grosse partouze tout les jours, des fidèles  » soumis aux berluscons  »
…Picsou et la famille Rapetou,!…
…l’état dans les états à l’€uro,!…aux blancs seings,!…cachets et cartouches des notoriétés,!…et ces Gon-courts,!…
…Ah,!Ah,!…Ah,!…çà ira,…comme çà,…
…laissons un peu de lest,!…du fourneau au moulin,!…etc,…

…juste un témoin radar sur sa chaussure et son slip, pour annoncer qu’il se pointe,…rhabillions-nous les gars,!…la morale se pointe à pitre,!…

…j’en ai entendu, des vertes et des pas mures,!…

…qu’est ce qu’il va encore sortir,!…rien,!…

…dans une file d’attente d’il y à plus de cinq ans,…à entendre  » la cour « , d’amours,!…

…genres de propos, entendus,…tu veux bien travailler pour moi, je te protège,…
…leçons d’amours,!…à y regarder à deux fois,…aux règles d’impertinences à ne pas transgresser en futur couple,!…
…savoir se délier, de tout contrats, de tout ordres,…constitutions et lois,!…

…de même, savoir se taper aux 400 coups,!…Gangster Squad aux Mondialisations,!…
…de la micro à macro criminalité, les hérésies du pouvoir, dans nos états d’Europe,!…et j’en passe,!…
…tuer les vieux, pour économies des pensions,!…et j’en passe,!…

…les connivences les plus folles, sans aucun respects du moindre ordre,…
…pour des cents d’économies,…en plus vivre dans une Europe sans frontières, d’ou viennent les persécutions à nous victimes en aval,!…remonter le champ, jusqu’à l’amont des origines, à nos drones,!…etc,…
….

La vie de château dit: 3 septembre 2015 à 21 h 33 min

la vie dans les bois dit: 3 septembre 2015 à 21 h 20 min

Va falloir caser LVDLB sous les fenêtres de baroz, avec un peu de chance elle lui fera autant d’effet que le Massey-Ferguson de Clopine.

La vie dans l'hacheloum dit: 3 septembre 2015 à 21 h 05 min

la vie dans les bois dit: 3 septembre 2015 à 20 h 50 min

Lavie prise en flagrant délit.
Que fait la pauvre petite chatte ?
Elle minaude.
Ridicule.

Ah non,pas ça dit: 3 septembre 2015 à 20 h 56 min

JC….. dit: 3 septembre 2015 à 15 h 20 min
Journalistes, médias, politiques de basse cour : tous pouhrris

Et Israël voisin le plus riche,combien d’accueil ?

la vie dans les bois dit: 3 septembre 2015 à 20 h 50 min

M. Court, ne sortez pas ainsi en courant de la sacristie. Avec vos chaussures étincelantes de brillantine, vous allez vous cassez la figure.
Et faire mauvais effet auprès des étudiantes- et doctorantes !- du professeur François.

Ainsi Huysmans était un gratte-papier du ministère de l’intérieur qui avait des pensées sataniques, et aimait bien le genre bonne du curé un peu pot-au-feu.
Diantre, voilà que Phil voit se cramer son cigare, jusqu’à la bague.
Mais le professeur François avait déjà senti que cette histoire de conversion partait en eau de boudin.
Il faut dire, que reprenant, comme ça, quelques ouvrages du mentor- et créateur- du professeur François, ça ne m’étonne pas.

Tokyo2016 dit: 3 septembre 2015 à 20 h 41 min

« l’art de Houellebecq romancier. »

Comme dirait JC :
Morceau de PQ avec cheveux collés.

A voir et à oublier.

JC..... dit: 3 septembre 2015 à 20 h 32 min

Grands embruns …. hum !
Requins & dauphins …. hum !

Peut mieux faire. On peut toujours …

Bonne vacances, Daaphnée chérie !

Le vieux garçon qu'on appelait monsieur dit: 3 septembre 2015 à 18 h 34 min

l’a dépensé la moitié dson énergie à ça..les trois quarts..

Des fois on dirait que c’est immensément moins que les plooks pour défendre leurs visions et étalage du stade anal et de la parano.

Daaphnée dit: 3 septembre 2015 à 18 h 10 min

il faut protéger daaphnée de cet horrible spectacle et des odeurs

Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu !!!!
Dire que de là où je suis, je ne sens que l’odeur du large … et la douceur des grands embruns .
La vie est injuste.

Bon.
Mon U. chéri,
Notre Bouboug chéri,
Notre et mon Sergio Chéri,
les dauphins nagent au large et ces sales bêtes de requins devront se serrer la ceinture .
Je viens juste de finir La musique du hasard de Auster, avant de faire une petite sieste .. Je vous la recommande ..

bouguereau dit: 3 septembre 2015 à 17 h 45 min

mais c’était l’époque des clans et des jurements sur des bouteilles de fine vide

la trouille intense de freud : surtout surtout ne pas faire clan à mémères sataniques ..l’a dépensé la moitié dson énergie à ça..les trois quarts..

bouguereau dit: 3 septembre 2015 à 17 h 41 min

mais c’était l’époque des clans et des jurements sur des bouteilles de fine vide

dailleurs vu sous cet angle dreyfus fait beaucoup moins moderne et beaucoup plus juste..franchement jean marron tu te vois sortir la rapière pour houelbec juste pour le kick..tu sors une demi bite pendant que clopine réécrit son fergussonne..c’est du long

bouguereau dit: 3 septembre 2015 à 17 h 36 min

Je m’avise que Léon Bloy n’est toujours pas pléiadisé non plus. Ostracisme idéologique ?

dans gallimard y’a pas d’images..sauf quand ça fait sale

bouguereau dit: 3 septembre 2015 à 17 h 30 min

on doit supposer qu’il ne savait pas ou s’égaraient les mains du vieil Hérésiaque, ni ce qu’il entendait par sacrifice d’amour…

mais si..mais c’était l’époque des clans et des jurements sur des bouteilles de fine vide..quand même huysmans a gaché un beau talent a résister au boxon..l’époque des vieux garçons trés cons aussi

bouguereau dit: 3 septembre 2015 à 17 h 25 min

Guaita, tous les défauts

stan..un copin de sergio ! il écrivait pas mal du tout..un grand fumé ça se salut

Court dit: 3 septembre 2015 à 16 h 57 min

Huysmans journaliste?
Il gagnait sa vie au ministère de l’intérieur en tant que petit employé.
C’est là , entre autres, qu’il subit la chute d’une glace qu’il interpréta comme un signe dans la Guerre des Mages que se livraient à ses yeux l’Abbé Boullan et Stanislas de Guaita.
Il s’agissait surtout pour Guaita de moraliser l’occultisme etde le purger des pratiques vintrasiennes.
Dans cette guerre des deux roses (croix) comme on la surnomma, Boullan-Joannès avait aux yeux de Huysmans toutes les qualités, et Guaita, tous les défauts.
Huysmans vivant à Paris, et Boullan sévissant au Carmel vintrasien de Lyon, on doit supposer qu’il ne savait pas ou s’égaraient les mains du vieil Hérésiaque, ni ce qu’il entendait par sacrifice d’amour…
La mort de Boullan, attribuée à Guaita, déclencha l’ire de Huysmans et de Jules Bois, pendant u’un jeune homme qui ferait son chemin, Massignon, exfiltrait vers le Vatican les papiers les plus sensibles de la secte Boullanesque.
Vous voulez du roman, Vie dans les Bois, lisez de l’Histoire! Mais, par pitié, n’en faites pas!
MCourt

JC..... dit: 3 septembre 2015 à 16 h 34 min

Jean Claude a bien raison d’appuyer l’aspect hygiéniste du commentaire de « coup de chauve » daté à 15 : 38.

L’ordure que je suis doit être im-pi-to-ya-ble-ment sanctionnée : masochiste, je n’attend que ça … j’adore les sanctions !

En effet, on DOIT pleurer quand on voit une photo admirable d’UN petit cadavre d’un gamin inconnu, mort au champ d’honneur du trafic de population.

Et surtout ne pas pleurer, ne pas rappeler l’horreur quotidienne pour les CIND MILLIONS de gosses qui sont morts de faim en 2014 dans le monde ….

On demande psychiatre dévoué pour un chauve ! Vite ! ….uhuhuhu !

jean claude dit: 3 septembre 2015 à 16 h 19 min

coup de chaud dit: 3 septembre 2015 à 15 h 38 min
15 : 20, le commentaire le plus dégueulasse jamais publié sur ce blog,son auteur est une ordure…

oui c’est un c.nnard, faut le laisser dans sa mouise

JC..... dit: 3 septembre 2015 à 16 h 07 min

Je ne suis pas pléiadisé, toi non plus Jambrun et pourtant ! On n’en fait pas une maladie, hein ? Cool, les gars ! Tout ça n’est pas grave…

Zoon dit: 3 septembre 2015 à 15 h 39 min

Je dis que la cathédrale est un opius chatré de ses meilleures pages, les plus iconoclastes, celles qui ont été publiées d’après les brouiloons du collectionneur Artine Artinian. (Court)

Ce que vous dites fait d’autant plus regretter l’absence d’une édition savante de l’ensemble de l’opus huysmanien. C’est tout de même assez renversant que Gallimard, depuis le temps, ne semble avoir pas songé à confier cette entreprise à un chercheur (ou un groupe de chercheurs) capables d’en venir à bout. Huysmans est mort en 1907 . Depuis le temps, tous les textes doivent être tombés dans le domaine public. En attendant, les lecteurs doivent se contenter d’éditions à la fiabilité incertaine, comme ma vieille édition 10/18 de « A rebours », pleine de coquilles.

Sergio dit: 3 septembre 2015 à 15 h 39 min

Un cheval entre dans un bar… Si on veut le repeindre il faut le laisser dehors, voyons ! Et en plusse faut que ça soye un cheval non fumeur o tempora o mores…

la vie dans les bois dit: 3 septembre 2015 à 15 h 36 min

M. Court bedeau de la sacristie est fondé à relever cette ânerie: Huysmans n’était pas prof. Il était journaliste.

var mat l'après-midi dit: 3 septembre 2015 à 15 h 32 min

Le jeune-homme aux chèvres de pq, ému aux larmes, et qui connaît bien la vie, propose d’aller chercher en mer les migrants en détresse

Zoon dit: 3 septembre 2015 à 15 h 29 min

Je dis que la cathédrale est un opius chatré de ses meilleures pages, les plus iconoclastes, celles qui ont été publiées d’après les brouiloons du collectionneur Artine Artinian. (Court)

Je vous crois sur parole. Si c’est vrai, c’est bien dommage, car « la Cathédrale », dans sa version publiée, est un livre assez révélateur des contradictions de l’attitude de Huysmans à l’égard du catholicisme (surtout des catholiques) de son temps.

bouguereau dit: 3 septembre 2015 à 15 h 25 min

seul Français à inspirer de l’admiration chez nos considérables voisins allemands

oublie pas ribéry zouz la créature du doctor franckeinstein

Le vieux garçon qu'on appelait monsieur dit: 3 septembre 2015 à 15 h 21 min

Et si je rate les foins
C’est que tel était le destin

Clopine fait des crop circles avec une moissoneuse-batteuse…

JC..... dit: 3 septembre 2015 à 15 h 20 min

Les media sont des organismes d’une pourriture insensée, tapant le plus bas possible pour faire du buzz !

Une bonne photo d’un gamin mort sur une plage turque … et hop ! c’est parti !

L’humanismo-sphère pleure, crie au scandale, accuse l’Europe de non-intervention, cette grande ckonne d’Europe prête à se croire responsable de toute la misère du monde.

Détails
-les pays exportateurs de viande triste sont indépendants et autosuffisants depuis 60 ans, se foutant complètement des fuyards

-les pays pétroliers, frères en r.eligion d’amour, ne font pas un geste pour accueillir les réfugiés malgré leur aisance en pétro.dollars et/ou minerais divers

-pendant cette bouffonnerie médiatique du gamin mort noyé, avec son ‘tit frère et sa moman amuse les glanhdus des réseaux pleurnicheurs, en 2014….

….et bien seulement 5 millions d’enfants, oui CINQ MILLIONS, sont morts de FAIM dans le monde !

Journalistes, médias, politiques de basse cour : tous pouhrris !

Madame de Valognes dit: 3 septembre 2015 à 15 h 20 min

je préfère la paranoïa Clopinesque à celle trissotinesque du p’tit Court dressé sur ses ergogots

bernard dit: 3 septembre 2015 à 15 h 19 min

vide en boîte a bien du mal à assumer que son écrivain chouchou soit sarko-lepéniste, la crainte d’en dire trop sur elle sans doute, un dérapage est si vite arrivé, restons prudent!

coup de froid dit: 3 septembre 2015 à 15 h 16 min

cris de ralliement du Benitoto le facho et de bouguereau le Dingo : bêêêêêêêêêêêêêêêêêêêê !

Court dit: 3 septembre 2015 à 15 h 15 min

Zoon
Je dis que la cathédrale est un opius chatré de ses meilleures pages, les plus iconoclastes, celles qui ont été publiées d’après les brouiloons du collectionneur Artine Artinian.
Le grand opus, ce serait à mon sens les Foules de Lourdes, à rapprocher pour l’époque du Miracle Moderne, de Jules Bois
Et, puisqiue persoinne ne se dévoue
Pénible de voir se transformer, sous la houlette de la bergère brayonne, un livre donné en livre trollé. Et un beau geste en un geste suspect. Il nous semble à nous, pauvres naifs, qu’Elena est Elena, et qu’elle n’est pas du genre à se grimer en troll. Mais la paranoia Clopinesque ne connait ni frontières ni décence.

La biographie en toc de Huysmans selon La Vie dans les Bois le 2 au soir contient quelques joyeusetés, dont un passage inconnu de ses biographes à l’éducation nationale. La conversion en est absente,-est-ce Boullan qui indispose?_ la dimension politique, surévaluée.
Ce n’est pas grave, on a vu et on verra pire…
Bien à vous.
MC

Phil dit: 3 septembre 2015 à 15 h 14 min

lavie, je ne dézingue personne, surtout pas M. Houellebecq, seul Français à inspirer de l’admiration chez nos considérables voisins allemands, qui n’ont jamais bien su qui accueillir quand l’histoire s’agite.
avez-vous lu Huysmans ?
Baroz confond l’illinois avec l’idaho.

Attila dit: 3 septembre 2015 à 15 h 05 min

Foutez-vous de ma gueule, bande de nazes !
comme l’écrivain Sayed Kashua, lassé d’incarner le gay de service sur la RDL, je pars m’installer dans l’Illinois.

la vie dans les bois dit: 3 septembre 2015 à 15 h 05 min

Dites Phil, quand on dezingue un écrivain, il faut assumer…
Donc vous disiez, c’est la foire agricole, la buvette est ouverte, et l’open bar est à mettre sur le compte Houellebecq. Drôle de mentalité.

lecteur motivé accro à la littérature dit: 3 septembre 2015 à 15 h 01 min

« la charge revient au lecteur de suppléer les informations absentes. »
« Vous observerez que, dans le roman, absolument rien n’est dit des raisons de ce double revirement. C’est au lecteur de les imaginer. »

ça dépend
C’est quand même du boulot
C’est payé combien

bouguereau dit: 3 septembre 2015 à 14 h 55 min

Et si je rate les foins
C’est que tel était le destin

inchala clopine..mais faut renverser plus la salière

bouguereau dit: 3 septembre 2015 à 14 h 48 min

Jacques contemplant les jeunes agriculteurs

baroz has a dream des légionnaires beaux comme des tracteur avec à leur front de la lumière..mais le boucan des diesels était trop fort

Lucie de l'amère mort dit: 3 septembre 2015 à 14 h 48 min

pour moi, une SEULE marque de tracteurs possible,Bouguereau. Le Massey-Ferguson.

Je n’reconnais plus personne
En Massey Ferguson
J’appuie sur le starter
Et voici que je tasse la terre
J’irai peut-être au Paradis
Avec des pneus d’enfer

Je n’ai besoin de personne
En Massey Ferguson
Je ne reconnais plus personne
En Massey Ferguson
Et si je rate les foins
C’est que tel était le destin
Et les foins c’est grâce à qui ?
A mon superbe engin !

Je n’ai besoin de personne
En Massey Ferguson
Je ne reconnais plus personne
En Massey Ferguson
Quand je sens en chemin
Les trépidations de ma machine
Il me monte des désirs
Dans le creux de mes reins

Je n’ai besoin de personne
En Massey Ferguson
Je ne reconnais plus personne
En Massey Ferguson
J’suis perchée tout là haut
je me sens vraiment bien dans ma peau
Que m’importe de mourir
Les bottes sur le capot »

bouguereau dit: 3 septembre 2015 à 14 h 46 min

Ceux que j’ai vu passer sous mon balcon c’était du super beau matériel, tout neuf, le boug…

les lessiveuses de la guerre sont pas encore vide baroz..te dire comme elles étaient pleine!

de nota dit: 3 septembre 2015 à 14 h 41 min

« Ceux que j’ai vu passer sous mon balcon c’était du super beau matériel, tout neuf, le boug… »

Jacques contemplant les jeunes agriculteurs et cherchant à corrompre le boug, ça a pas fini de faire du foin!

bouguereau dit: 3 septembre 2015 à 14 h 39 min

imaginez les gars une pub pour un parfum « là bas »..avec ouelbec au volant d’une audy à 250..une pub comme du temps de ce cul de gainsbourg qui vendait dla soupe..un malheur

Observatoire des agences de presse dit: 3 septembre 2015 à 14 h 36 min

Le Néant ? Bientôt des dépêches ALERTE ALERTE ALERTE ALERTE ALERTE ALERTE ALERTE et puis rien d’autre, on y va gentiment…

Zoon dit: 3 septembre 2015 à 14 h 36 min

Un autre exemple du rôle du non-dit dans « Soumission » : Clopine trouve que l’anti-héros du roman est un très pauvre sire, dépourvu de sens moral : en effet, de passage dans une station service de l’autoroute de Limoges, il tombe sur une scène de guerre civile : la patronne gît derrière son comptoir, flinguée à bout portant, et un peu plus loin il tombe sur les cadavres de deux jeunes djihadistes, kalachnikov en pogne. C’est, par ailleurs, la solitude complète ; or, il n’avertit pas les flics ni les secours; il reprend froidement sa route sans rien faire. Le lecteur peut en effet s’interroger sur son comportement, invoquer l’amoralité du personnage, comme le fait Clopine, ou d’autres facteurs psychologiques; c’est là ,à mon sens, s’écarter de la véritable raison de l’absence de tout commentaire, de toute réflexion du narrateur sur sa propre conduite. Cette fois, pour moi, l’explication est toute autre : elle est de l’ordre de l’efficacité purement romanesque, avec sans doute, l’influence d’un certain cinéma.

bouguereau dit: 3 septembre 2015 à 14 h 33 min

Dans le roman de type houellebecquien

le choix de huysmans par welbec est strictement d’ordre « d’image »..faut lui reconnaitre ce talent c’est qu’il a une communication au média trés cohérente le lascar..dracul déplore qu’avant la littérature était son surcode..hum..elle est un accessoire comme pour karlos chez chanel
t’es un âne dracul, tu sais pas lire t’as pas d’oeil et tu dates

Bloom dit: 3 septembre 2015 à 14 h 29 min

L’usage du non-dit est sûrement un des aspects les plus excitants et les plus efficaces de l’art de Houellebecq romancier.

Excellent. Merci de tout non-dire afin d’atteindre à la quasi-perfection du Néant.

bouguereau dit: 3 septembre 2015 à 14 h 28 min

ça permet au premier naze venu de satisfaire ses fantasmes de déportation des juifs de France

tu t’emballes dans ton gros tracteur tout neuf kabloom..

Zoon dit: 3 septembre 2015 à 14 h 26 min

Ça tient pas debout: avant de regrouper, il faut recenser, ficher. Qui aura fait le boulot en amont? Quand?
Type même d’incohérence qui disqualifie la littérature mimétique.

Pas du tout ! Dans le roman de type houellebecquien, le non-dit tient une place essentielle, et la charge revient au lecteur de suppléer les informations absentes. Il peut très bien imaginer que le boulot a été fait en amont, comme vous dites, et par qui. Il ne m’aurait pas été difficile d’ajouter éventuellement un ou deux détails suggestifs à ce sujet. Un exemple parmi d’autres : dans « Soumission », Gallimard décide enfin, après des décennies d’indifférence, et alors que l’islamisation de la France paraît chose sûre, d’ouvrir les portes de la Pléiade à Huysmans, le plus emblématique, avec Léon Bloy, des écrivains catholiques de son temps. Et l’éditeur confie l’entreprise à un type, spécialiste de Huysmans certes, mais qui vient de se faire mettre à la retraite d’office, probablement parce que, dans la nouvelle université, financée par les Saoudiens, on ne sait vraiment pas quoi foutre d’un zigoto dans son genre, vaguement athée de surcroît. Or on apprend peu après que Robert Rediger, le nouveau grand-maître de l’Université, converti à l’islam et talentueux propagandiste de sa religion, vient de proposer à l’indésirable de le réintégrer dans l’université, avec un salaire triplé. Gallimard et Rediger posent cependant à l’intéressé une condition, la même : sa conversion à l’islam. Vous observerez que, dans le roman, absolument rien n’est dit des raisons de ce double revirement. C’est au lecteur de les imaginer. La clé, c’est évidemment, pour moi du moins, qu’il s’agit de Huysmans, et qu’une opération de récupération de l’auteur de « la Cathédrale » est envisagée par les nouveaux maîtres. Mais ça, c’est l’interprétation que je propose; il en existe sûrement d’autres. L’usage du non-dit est sûrement un des aspects les plus excitants et les plus efficaces de l’art de Houellebecq romancier.

bouguereau dit: 3 septembre 2015 à 14 h 26 min

Ceux que j’ai vu passer sous mon balcon c’était du super beau matériel, tout neuf, le boug…

quand que clopine était caissière de supermarket elle aurait pu défiler avec sa caisse..mais elle s’est ravisée

bouguereau dit: 3 septembre 2015 à 14 h 21 min

les oeuvres les unes aux autres dans une histoire qu’on peut appeler « littéraire »

dracul c’est l’genre a défiler avec sa bibliothèque..hé oui la littérature le représente

Vlad l'empaleur dit: 3 septembre 2015 à 14 h 18 min

Quel dommage que Stéphane Hessel ne soit plus là pour réveiller nos consciences ! Il est temps qu’Israël fasse preuve d’un peu plus d’humanité et ouvre sa frontière avec la Syrie voisine afin d’accueillir LE MAXIMUM de réfugiés. Les Israéliens ne peuvent pas continuer à fermer les yeux, comme s’il ne se passait rien de l’autre côté du Golan. C’est en grande partie leur faute si les réfugiés syriens sont contraints de prendre la mer au péril de leur vie pour se rendre en Europe, où il fait froid et gris la moitié de l’année et où le chômage les attend… Ce n’est pas BHL, docteur honoris causa de 36 universités israéliennes, qui ira me contredire, pensez ! un type aussi généreux, honnête et cohérent avec lui-même… faudrait être un salaud, un monstre, un nasiq !

http://laregledujeu.org/2015/08/28/25758/migrants-pour-qui-sonne-le-glas/

Bloom dit: 3 septembre 2015 à 14 h 17 min

Tu vois, Boug, ce blog c’est mieux que les romans pour les Anglais, ça permet au premier naze venu de satisfaire ses fantasmes de déportation des juifs de France sans tomber sous le coup de la loi. L’est tordu, tu dis? Et pas qu’un peu, oui.

bouguereau dit: 3 septembre 2015 à 14 h 13 min

» Démission » amorce de fiction dans le goût de Houellebecq

la foire aux atrocités est un bouquin des années 60 jean marron..

bouguereau dit: 3 septembre 2015 à 14 h 09 min

Ça tient pas debout: avant de regrouper, il faut recenser, ficher. Qui aura fait le boulot en amont? Quand?

tu cherches de l’avancement kabloom ?

Lucie de l'amère mort dit: 3 septembre 2015 à 14 h 08 min

Ben voilà, on y est ! Je propose de continuer avec une polémique entre le héros et, au hasard, une journaliste du Monde (sur laquelle, bien entendu, le héros zoonhouellebecquien projetterait moult fantasmes, dans le genre sordides)

bouguereau dit: 3 septembre 2015 à 14 h 07 min

Ce sont ses mêmes filières agro-alimentaires qui sont défendues par le roi Belin de la FNSEA, au détriment de la défense des agriculteurs eux-mêmes.

faut vraiment ne rien vouloir savoir de l’économie agricole pour dire de telles puissantes et hypocrites fadaises..du keupu

Attila dit: 3 septembre 2015 à 14 h 05 min

« depuis le départ de Myriam, je ne b.ndais plus »

Oui, mais plus loin dans le roman, on apprendra que la première mesure de la nouvelle ministre de la santé sera le remboursement du v.iagra par la sécu : alors, bonjours les dégâts !

Attila dit: 3 septembre 2015 à 14 h 03 min

« depuis le départ de Myriam, je ne bandais plus »

Oui, mais plus loin dans le roman, on apprendra que la première mesure de la nouvelle ministre de la santé sera le remboursement du viagra par la sécurité sociale : alors, bonjours les dégâts !

Bloom dit: 3 septembre 2015 à 14 h 02 min

on va les laisser procéder au regroupement des Juifs de Paris et des grandes villes pour les convoyer jusqu’à Marseille, où ils s’embarqueront. Tous n’arriveront pas à bon port, sans doute, mais quoi, on ne fait pas d’omelette sans casser quelques oeufs. »

Ça tient pas debout: avant de regrouper, il faut recenser, ficher. Qui aura fait le boulot en amont? Quand?
Type même d’incohérence qui disqualifie la littérature mimétique.

Zoon dit: 3 septembre 2015 à 14 h 01 min

Dans ton roman, Richard Millet est nommé président de la Sorbonne et Renaud Camus ministre de la culture par Marine Le Pen, élue démocratiquement à la présidence ? (Attila)

je ne sais pas encore, mais c’est fou ce que la politique-fiction façon Houellebecq ouvre comme perspectives.

ça... rien... dit: 3 septembre 2015 à 14 h 00 min

À se demander pourquoi des sites aident à se faire des amis. Suffit de choisir un ennemi bande de nazes !

Zoon dit: 3 septembre 2015 à 13 h 59 min

Lucie de l’amère mort dit: 3 septembre 2015 à 13 h 49 min
pas mal, Zoon, assez dans le style mais il manque ces ineffables réflexions autour de la sexualité, qui sont la marque de Houellebecq, comme « y’a bon Banania » pour le cacao !

Je l’écoutais, un peu distrait, cherchant vainement quels néologismes Huysmans aurait trouvés pour qualifier le grand chambardement qui s’annonçait. De toute façon , je me sentais un peu détaché de tout ça, et même l’agitation ambiante ne parvenait pas à dissiper ma morosité : depuis le départ de Myriam, je ne bandais plus; et ce n’était pas la petite culotte à fleurs de Marie-France, vautrée sur le canapé, cuisses ouvertes, qui avait chance de me rattraper le coup. « 

Attila dit: 3 septembre 2015 à 13 h 53 min

Très bon pastiche, Zoon…
Dans ton roman, Richard Millet est nommé président de la Sorbonne et Renaud Camus ministre de la culture par Marine Le Pen, élue démocratiquement à la présidence ?

Bloom dit: 3 septembre 2015 à 13 h 51 min

BHL est le défenseur de tous les opprimés, sauf des Palestiniens bizarrement

Faut savoir laisser certaines causes aux autres. Les Palestiniens ont plein de défenseurs talentueux, comme Henning Mankell.
Quant à Vlad Țepeș, il est connu pour avoir dépecé les prisonniers ottomans prélevés sur les hordes musulmanes qui déferlaient sur l’Europe. Sacrément islamophobe, le Vlad Țepeș, le Hamas l’aurait pas aimé…

Zoon dit: 3 septembre 2015 à 13 h 44 min

 » Démission » amorce de fiction dans le goût de Houellebecq.

 » Viens donc, le potage va refroidir », lança Marie-France à son mari. Posté à une fenêtre de l’appartement, Jean-Paul, un ancien de la DGSI, mais qui avait gardé des contacts et pouvait compter, dans la circonstance, sur un réseau nombreux et super-organisé, achevait de vider le chargeur de son fusil pour le sanglier (portée utile : 1000 m) sur un groupe d’agriculteurs bretons dont les tracteurs brûlaient : un cocktail Molotov bien préparé aura toujours raison de n’importe quel tracteur. « Des copains sont en train de brûler leurs fermes, fit-il. On ne peut pas être à la fois au four et au moulin », conclut-il en ricanant. Sur BFM TV défilaient en boucle des images de commandos réduisant des groupes compacts de migrants, à l’AK47 et à la grenade, à Calais et à Budapest. « Hollande est en fuite, me confia Jean-Paul en nouant sa serviette autour de son cou;  » la nouvelle n’est pas encore sortie pour laisser à la junte militaire le temps de s’installer en douceur. Un accord a été passé entre elle et les commandos Ben Abbes : on va les laisser procéder au regroupement des Juifs de Paris et des grandes villes pour les convoyer jusqu’à Marseille, où ils s’embarqueront. Tous n’arriveront pas à bon port, sans doute, mais quoi, on ne fait pas d’omelette sans casser quelques oeufs. » Je l’écoutais, un peu distrait, cherchant vainement quels néologismes Huysmans aurait trouvés pour qualifier le grand chambardement qui s’annonçait. « 

de nota dit: 3 septembre 2015 à 13 h 37 min

Pierre Boncenne vient de publier deux livres concernant Simon Leys( je me permets de signaler que Boncenne sera présent à la librairie le bal des ardents, à Lyon, et c’est une librairie digne de ce nom) on y apprend que Leys aimait Cioran, Vialatte, le journal de Jules Renard… mais je voulais dire tout autre chose! lors d’une récente émission sur France Confiture , Boncenne a raconté une anecdote qui plaisait beaucoup à Leys, la voici:

L’acteur Hugh Grant ayant été surpris dans un bois en compagnie d’une prostituée, et cette déconvenue ayant été divulguée par les « journalistes », Hugh Grant fut donc assez vite confronté aux questions de ces même journalistes sur cet épisode de sa vie privée, aussi, quand l’un d’eux lui demanda s’il allait suivre une thérapie, Hugh Grant lui répondit:
« Pas du tout! nous , en Angleterre, on lit des romans »

Lucie de l'amère mort dit: 3 septembre 2015 à 13 h 31 min

Sur les tracteurs à Paris, ne pas s’y tromper. Comme le dit fort bien la coordination rurale, il y a en fait 3 organisateurs à cette manifestation :
– la FNSEA, redoutable organisation syndicale qui encadre le secteur agricole de manière hyper-organisée, avec antennes dans les Chambres d’agriculture et lobbyings généralisés,
– les autorités, puisque les forces de l’ordre encadrent le défilé
– et, par derrière, discrètement, l’agro-alimentaire, qui sponsorise plusieurs tracteurs…

Ce sont ses mêmes filières agro-alimentaires qui sont défendues par le roi Belin de la FNSEA, au détriment de la défense des agriculteurs eux-mêmes.

Quant à la Conf’, son analyse reste la plus pertinente possible : il faut arrêter la propagation d’exploitations toujours plus grandes (1000 vaches ici, 3000 porcs là) pour toujours moins d’agriculteurs. Il faut aussi arrêter d’opposer l’exportation « en grand » et une sous-agriculture « locale », etc. Et la PAC ne doit plus aider l’agriculture au nombre d’hectares, mais au nombre de salariés… (entre autres)

la vie dans les bois dit: 3 septembre 2015 à 13 h 18 min

Phil, ne vous forcez plus.
Avec vos si… C’est même pas matheux ces hypothèses, ce sont des suppositions et allégations fumeuses.

Inutile de penser -vous aussi, comme c’est bizarre- Houellebecq en tant que personne. Là vous êtes bassement dans l’attaque ad personam-, pour fourguer des états d’âmes, les vôtres, présentés sous couvert de « personnalités », qui forment- disons pour imager- un club restreint.
Mais bien identifié.

C’est pas demain la veille que vous récupererez l’écrivain aux six zéros.

D’autres, aussi extrêmes que vous dans l’idéologie, mais plus visibles eu égard à la grand place que leur accordent les médias français, s’y sont essayés.
Sans succès.

ûû dit: 3 septembre 2015 à 13 h 17 min

« Les tracteurs viennent de défiler sous mes fenêtres  »

il faut protéger daaphnée de cet horrible spectacle et des odeurs

Bloom dit: 3 septembre 2015 à 13 h 05 min

si c’est une révolution, ça n’a pas l’air bien méchant !

Pas une révolution, Baroz, une manif tractée made in John Deere.
La révolution, c’est un tsunami qui se déverse sur ton quotidien: si tu vis pas sur une hauteur, t’en a plein la bouche jusqu’à l’étouffement.

Le vieux garçon qu'on appelait monsieur dit: 3 septembre 2015 à 12 h 57 min

Sans avoir à brandir de nuancier ou de papiers tout simplement voir depuis quand il n’a jamais été vu sur l’avant-scène pareil triomphe de la démagogie peut bien paraître suffisant, quoique…

petit proseur dit: 3 septembre 2015 à 12 h 53 min

l’art du simulacre demeure une liberté de privilégiés
(hors blabla sucré prémaché pour consoler les foules)

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 septembre 2015 à 12 h 36 min


…grain de sel, dans la soupière,…

…un nouveau système d’Internet,…
…devrait, déjà retourner,…aux ondes libres par satellites,…par son antenne personnel,!…

…avec, le numérique,…tout est contrôlé par l’état, ou ses entreprises soumises en diversions pour la population,…les bourses comprises,…
…l’arène des états, en connivences des collabos-gladiateurs,!…vicelards les apparences de droits et conformités,…
…justes complices à tout les méfaits,…pour nous créer des diversions à nous gober,…en histoires littéraires et aux données a rendre,!…
…à nos basse-courts d’élites aux fruits,…avec ou sans châteaux,…les têtes aux prunes,!…et cette confiture, toujours aux sucres,…etc,!…

…à nos crottes de chiens, par internet en ondes & satellites, à nos relais,…sans immiscions des états,!…à nous ficelés nos plus ou nos moins,!…
…le peuple à ses libertés,…au dessus des états,…Na,!…etc,…
…bonbons, cacahouètes, chocolats,!…Ah,!Ah,!…

Attila dit: 3 septembre 2015 à 12 h 35 min

ça ne le gêne pas, BHL, de venir commenter l’image de l’enfant mort syrien sur une plage de Bodrum ! « ça va réveiller les consciences », dit-il !
Les consciences ou son inconscience ?

Attila dit: 3 septembre 2015 à 12 h 30 min

Les tracteurs viennent de défiler sous mes fenêtres en direction de la place de la Nation, si c’est une révolution, ça n’a pas l’air bien méchant !

tendons l'autre joue dit: 3 septembre 2015 à 12 h 30 min

Bloom dit: 3 septembre 2015 à 12 h 11 min

Et à partir de 39, le vol des bébés de ‘l’ennemi’ , à tous les échelons et niveaux de la société curetaille comprise

Lucie de l'amère mort dit: 3 septembre 2015 à 12 h 21 min

WGG, oui, c’est votre opinion, mais ce n’est qu’UNE opinion, WGG : pour ma part, je ne crois pas que les « filiations littéraires » (une oeuvre arc-boutée sur l’oeuvre antérieure d’un prédécesseur) soit spécifiquement le signe d’un travail « universitaire ».

Prenez Proust et Balzac – oh, je sais qu’il est de bon ton de dire que Proust n’a « rien à voir » avec Balzac, à moins de dire qu’il en est juste le contrepied. Soupir. Bien évidemment, on retrouve Balzac partout chez Proust, l’oeuvre de Proust est « arc-boutée » sur la Comédie Humaine, sans que ce dernier ait étudié (du moins, pas à ma connaissance, je n’ai rien vu de tel chez Painter)Balzac, ni à l’université ni ailleurs.

Ca me fait souvent sourire quand je lis, ici ou là, de savantes démonstrations qui attribuent à telle Grefhulle, tel Durand, les caractères qui composent Oriane de Guermantes. Je vous propose un test, WGG, en vous priant bien sûr de laisser accrochée à la patère votre mauvaise foi. (re)Lisez Balzac, et venez ensuite me dire si oui, ou non, Antoinette de Langeais n’est PAS, pour un sacré pourcentage, une partie d’Oriane de Guermantes…

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