de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Ce que les écrivains doivent à la Bible

Ce que les écrivains doivent à la Bible

S’il est un projet d’histoire littéraire qui doit d’emblée exclure toute prétention d’exhaustivité, c’est bien celui-ci : comment la Bible a inspiré, irrigué, fécondé l’imaginaire des écrivains de tous temps et sous toutes les latitudes. Rien de moins ! mais rien de plus… A partir de ce postulat modeste fondé sur la plus immodeste des entreprises, Sylvie Parizet a réussi le pari insensé de réunir durant près de dix ans sous sa maitrise d’œuvre les collaborations et contributions de quelque quatre-cents experts internationaux. Chacun dans leur domaine, ils ont cherché des citations, des interprétations, des références, des échos, des résonances, bref autant de traces tant là où cela allait de soi (Paul Claudel) que là où cela ne s’imposait pas a priori (Clément Marot) pour ne citer que les plus connus. La plupart des entrées renvoient à des noms d’écrivains, des noms de pays ou des noms bibliques, presque toutes suivies d’éclairantes références bibliographiques.

Le résultat, assez vertigineux, est paru il y a peu (avec le soutien du CNL) sous le titre La Bible dans les littératures du monde (deux volumes sous coffret de 1250 pages chacun, 210 euros, éditions du Cerf). On voit d’emblée les difficultés qui ont dû se poser aux concepteurs de ce livre du Livre. Outre le fait qu’il faut savoir arrêter un dictionnaire, et donc fixer des limites, la question s’est posée de la définition de ce qu’est un corpus littéraire, notion moderne, qui s’est créée au XVIIIème siècle pour s’imposer au XIXème, mais qui n’inclut pas toujours la poésie et moins encore les écrits religieux, alors au XIVème siècle… Le choix a donc été fait du pragmatisme, s’accordant sur une conception assez large de la chose mais aux dépens des grands sermonnaires tels que Lacordaire et plus généralement de l’éloquence sacrée.

Plus délicate a été la sélection des œuvres. Pas de problème lorsque la présence biblique est explicite dans un roman, parfois même dans le titre (ces jours-ci par exemple dans le Judas d’Amos Oz dont je vous reparlerais bientôt), fût-ce au service d’une réécriture (Job, roman d’un homme simple de Joseph Roth) ou d’une satire ; mais lorsqu’elle est implicite ? Pas moins d’une quarantaine de pages pour l’entrée « Allemagne », ou du moins les Allemagnes au fil des époques et des genres. Avec certains classiques modernes, la tache est aisée tant ils abondent en références bibliques tant dans les citations que dans les thèmes (Berlin Alexanderplatz).

Chaque fois que j’entends citer le mot « Bible », je ne me retiens pas de demander laquelle. D’abord parce que certains en excluent la partie fondatrice, ce qui n’est pas le cas ici : le Tanakh hébraïque et toutes les confessions chrétiennes sont englobées. Ensuite parce que l’on dispose d’une quinzaine de traductions en français (contrairement aux Anglais qui se réfèrent majoritairement à la King James de 1611, et aux Allemands qui en tiennent pour celle de Luther, fondatrice de l’allemand moderne) mais en l’espèce, chaque contributeur a été libre de se référer à la version de son choix.

Ce qui en ressort, c’est que la Bible imprègne ces écrivains (près de sept mille sont évoqués) plus qu’elle ne les inspire, phénomène assurément plus profond et durable. Ils en retiennent plus l’esprit que la lettre, d’autant qu’ils viennent souvent aux Ecritures par l’intermédiaire de la peinture ou de la sculpture ; la vision de ces œuvres les amène au texte. Dans son avant-propos qui a valeur de synthèse, Sylvie Parizet observe non seulement que les textes apocryphes l’emportent sur les textes canoniques, mais que mêlés aux commentaires bibliques (Midrash, Patristique, Glose, Zohar…), ils ne font plus qu’un dans l’imaginaire des écrivains. Elle souligne également, pour avoir notamment analysé la Bible des écrivains publiée en 2001 sous la direction de Frédéric Boyer, que quelques livres reviennent si souvent en référence qu’ils constituent presque une seconde Bible : Antiquités juives de Flavius Josèphe, Imitatio Christi, Pilgrim’s Progress de Bunyan…

Que l’imaginaire sensuel, érotique, libertin même de tant d’écrivains ait trouvé des ressources d’inspiration dans le Cantique des cantiques n’est pas fait pour étonner. Que la figure de Lazare le miraculé, symbole de l’homme enlacé dans les pêchés, hante toute la littérature française du XIXème siècle n’est pas une révélation. Que la présence sous-jacente de la Bible soit constante dans tous les registres de l’œuvre d’un Lope de Vega au point d’y laisser partout son empreinte ne surprendra pas etc Mais je l’avoue, je le confesse, sans ce recueil d’une inépuisable richesse et d’une érudition sans limite, je n’aurais pas crû qu’Abraham ait eu une place dans les Egarements de la raison de Charles Fourier ; je ne me serais pas rappelé que Borges devait son goût de l’énumération aux Psaumes, sa conception du récit biographique aux Evangiles et qu’il eut le sentiment d’être absorbé par ses sources le jour où l’un de ses livres fut traduit en hébreu ; je n’aurais pas eu l’idée de solliciter le sous-texte du Testament de François Villon afin d’y débusquer l’appel mélancolique à la miséricorde de Dieu ; je n’aurais pas imaginé que le protestantisme était moins prégnant dans la poésie de Yeats que l’occultisme ; j’aurais ignoré la récurrence de la paraphrase évangélique dans les livres de Peter Nadas ; j’aurais oublié la fantastique dénonciation de Paul de Tarse par Nietzsche en « dysanlégiste » dans son Antéchrist ; je n’aurais pas crû qu’avec un esprit aussi profane et aussi peu dupe du spiritualisme religieux du noble faubourg que celui de son auteur, A la recherche du temps perdu puisse être jugé « innervé » par sa lecture de la Bible ; et jamais je n’aurais osé m’aventurer dans l’infini dédale des traditions littéraires norvégienne, philippine, indienne, guadeloupéenne pour y chercher ce que leurs livres doivent au Livre, étant entendu, naturellement, que la Bible n’est qualifiée de livre que pour les commodités de la conversation car elle est fondamentalement une bibliothèque.

La Bible dans les littératures du monde est une somme sans équivalent appelée sans doute aucun à longtemps servir de référence à des lecteurs de toutes sortes, amateurs et chercheurs, profanes et religieux, littéraires ou pas. Les écrivains français rechignant d’ordinaire à la reconnaissance de dettes (ce qui est moins le cas ailleurs), et peut-être plus encore s’agissant des Ecritures tant cela peut paraître ringard, réactionnaire, désuet, que sais-je encore, cette somme le fait à leur place. Pour les croyants, pratiquants ou pas, cela va de soi. Mais les autres, ce qu’ils lui doivent ? Pour certains, prosaïquement, de la documentation en quelque sorte. Pour d’autres, un je-ne-sais-quoi, un presque-rien, un accès à la transcendance, un supplément d’âme, un halo de sacré… Parfois à peine une trace mais qui change tout.

Dans cet esprit-là et de cet ambition-là, on ne voit guère qu’un autre chantier international : celui de la BEST (la Bible En Ses Traditions). Il vise à offrir au lecteur à la fois les différentes formes textuelles de la Bible, assorties d’une annotation philologique et historique, et les diverses traditions de son interprétation au sein des communautés qui la reçoivent comme un texte sacré.  L’Ecole biblique et archéologique de Jérusalem en est l’initiatrice, et Olivier-Thomas Venard o.p. le maître d’oeuvre. Le texte des livres bibliques se présente sous ses différentes versions au cours des âges en colonnes, ce qui n’est pas sans rappeler l’organisation du Talmud, autour de trois zones d’annotation : texte, contexte, réception. Pour l’instant, l’équipe en est à ouvrir des laboratoires électroniques en ligne pour chaque livre biblique. Si une édition imprimée, livre par livre puis générale, est bien prévue, l’édition principale se présentera sous la forme d’une base de données électroniques en français, anglais, espagnol, accessible par souscription. La BEST y sera en accès libre, Olivier-Thomas Venard estimant « scandaleux » que les bibles catholiques modernes soient un objet de commerce dans le monde francophone.

(« Job en son tas de cendres, tout à l’heure dans une grande avenue de Paris par moins 2 degrés », photo Passou)

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commentaires

311 Réponses pour Ce que les écrivains doivent à la Bible

Jibé dit: 31 décembre 2016 à 14 h 17 min

T’inquiète, WGG, quoique forts différents, nous sommes assez semblables. Moi aussi j’ai la tragédie joyeuse et inversement. Pour ma part, c’est arrivé très tôt dans ma vie. Acquis ou inné ?

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 14 h 11 min

Justement, Jibé ! S’ils sont hilares parce que avinés, leur hilarité est bien précaire et fragile. La joie tragique te propose au contraire de reconnaître une hilarité dans le réel même, en dehors de tout abus d’alcool? Regarde par exemple Pablo75, sa sottise est de l’ordre de l’hilarité dans le réel même. C’est la réalité de Pablo75 qui est hilare. Pas besoin d’alcool pour en rire…

Jibé dit: 31 décembre 2016 à 14 h 10 min

« je vous emmerde royalement. »

Pas de risque que je m’introduise dans ton fondement mal lavé, la SDF des sous-bois !

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 14 h 06 min

Quand elle est pathologique, Jibé. Mais une paranoïa bien pensée, une paranoïa critique, comme dirait Dali, c’est au contraire un bouclier très efficace contre le mal. Il suffit de savoir bien employer une tendance naturelle à la paranoïa de l’esprit humain.

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 14 h 04 min

T’inquiète pas, mon pauvre chéri, c’est pas à toi que j’irai donné un cours sur la question… On ne donne pas de la confiture aux cochons.

la vie dans les bois dit: 31 décembre 2016 à 14 h 03 min

E Bas rosis à 13h46.
Pauvre baderne.
Ce que j’ai très bien compris, c’est que certains ont besoin d’apprendre à vivre.
Quant à la photo, mon dieu, on a déjà vu des immersions de grand reporter dans la jungle parisienne des samedi-dimanche et fêtes. Et, pauvre tafiole qui préfére des images porno, je vous emmerde royalement.

Jibé dit: 31 décembre 2016 à 14 h 02 min

Non, WGG, la paranoia ne fait pas voir la vérité mais tout en noir. C’est une maladie (mal à dit), qui ne préserve de rien et aggrave les choses…

Pablo75 dit: 31 décembre 2016 à 14 h 01 min

@ Blabla Widergänger

C’est vrai que l’essentiel de la mystique chrétienne est de savoir pourquoi le Christ ne rit pas dans les Évangiles (et pas il n’a jamais rit).

Et du rire tu passes après allégrement à l’ironie, comme si c’était la même chose…

Tu as vraiment un cerveau chaotique.

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 14 h 00 min

Je pense que tu peux l’être aussi tout autant, Jibé. Pour cefaire, il faut et il suffit de savoir reconnaître dans le réel même ce qu’il a d’hilare quand bien même les apparences seraient trompeuses… C’est le réel qui est drôle, même le plus tragique qui soit. C’est ça l’humour juif, Jibé. C’est pas une blague…!

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 13 h 58 min

La paranoïa, Jibé, c’est simplement un bopuclier de protection contre le mal. On est ainsi plus sensible à ses signes, ses symptômes. On peut s’en prémunir dès lors avant qu’il ne soit trop tard. On ne signe pas les accords de Munich par exemple. Tu piges ?

Jibé dit: 31 décembre 2016 à 13 h 57 min

Je rencontre souvent dans la rue des clochards hilares, riant tout seul ou en croisant mon regard, et je me dis à chaque fois : « Il est plus heureux que moi ! »

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 13 h 54 min

Je me demande s’il n’y a pas quelque chose sur le rire dans les Pensées.

D’où l’importance de l’Ange qui rit à la Cathédrale de Reims. Du sourire dans les représentation de l’enfant Jésus. On se rappelle l’histoire d’Au nom de la rose. Dieu ne rit pas. Version djihadiste du christianisme…

Jibé dit: 31 décembre 2016 à 13 h 53 min

« Jibé. là, t’as tout faux. »

Peut-être, mais je garde la joie et te laisse les transes de l’angoisse. A chacun son destin !

Jibé dit: 31 décembre 2016 à 13 h 51 min

« Baroz, Al-Kuran est le verbe d’Allah (PBUH), pas une narration de ses exploits à la 3e personne »

Bloom, j’ai une très belle édition du Coran dans ma bibliothèque, en arabe, héritage de ma « belle-mère ». Je l’ai aussi en traduction. Mais j’ai également les oeuvres complètes de Rimbaud qui dit : « Je est un autre »…

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 13 h 49 min

Non, pas du tout ! Paul pose une grande question justement. Je voulais lui répondre que le Christ n’a jamais ri. Grande question théologique même. Qui s’est posé à Pascal à propos de l’ironie des Provinciales. Est-il chrétien d’employer l’ironie ?

Seul le diable Pablo75 peut en rire…

Jibé dit: 31 décembre 2016 à 13 h 46 min

D., ce que LVDLB n’a pas compris, c’est que Passou est avant tout journaliste : il donne à voir ou à entendre ce que l’on veut généralement ignorer ! C’est pas un peu chrétien ?

Pablo75 dit: 31 décembre 2016 à 13 h 46 min

@ Paul Edel

« est ce qu’ il y a un moment de sa vie où le Christ à éclaté de rire ? en marchant sur les eaux? En accomplissant certains miracles ? pendant les noces? »

Pu.ain, le niveau !!

Tu as quel âge? 14-15 ans?

D. dit: 31 décembre 2016 à 13 h 40 min

Je trouve que cette photo est exagérée une veille de 1er janvier où l’ambiance est pour tout le monde à la réjouissance.

Jibé dit: 31 décembre 2016 à 13 h 39 min

« Le mal c’est la norme, le bien l’exception, qui confirme la règle. Être paranoïaque, dans ces conditions, est une simple question de survie ou d’instinct de conservation. »

Traduction à usage personnel, WGG :
Le bien c’est la norme, le mal l’exception, qui confirme la règle. Être imbécile heureux, dans ces conditions, est une simple question de survie ou d’instinct de conservation. »

Paul Edel dit: 31 décembre 2016 à 13 h 39 min

Pablo gardez le contact avec la bible c est bien, est ce qu’ il y a un moment de sa vie où le Christ à éclaté de rire ?en marchant sur les eaux? En accomplissant certains miracles ?pendant les noces?allez au boulot

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 13 h 38 min

Ça c’est la joie tragique.

La joie ne sert à rien, la gaîté est folie, et il n’y a pourtant pas de plus grand bien que de chercher à s’égayer et à être heureux.

La science ne sert à rien, ne dimuinue en rien le chagrin, la sagesse n’épargne pas de la sottise, et pourtant il n’y a rien de plus important que de chercher à être savant et sage.

Ça c’est la joie tragique.

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 13 h 33 min

« J’ai reconnu qu’il n’y a pas de plus grand bien que de s’égayer et de se faire une vie heureuse. »

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 13 h 25 min

« Et comment se fait-il que le sage meure à l’égal du fou ? »

Grand mot ! Grands maux !

<mon ancien professeur, Bloum, en a fait toute une thèse sur la représentation de la mort chez Montaigne.

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 13 h 16 min

« Je me suis dit à moi-même : « Allons ! je veux te faire l’expérience de la joie, te donner du bon temps. » Eh bien ! cela aussi est vanité !
À la gaîté j’ai dit : Tu es folie !
Et à la joie : À quoi sers-tu ? »

Pablo75 dit: 31 décembre 2016 à 13 h 09 min

« Le Qoehlet est pour moi le plus grand texte de la Bible. Le plus beau, le plus bouleversant, le plus profond, le plus tragique, le plus terrible, le plus étonnant, le plus joyeux aussi. » (Blabla Widergänger)

Encore une and.ouille qui dit n’importe quoi. L’Ecclésiaste le plus « beau », le plus « bouleversant », le plus « joyeux » texte de la Bible? Et le Cantique des cantiques? Et les Psaumes?

L’Ecclésiaste le plus « profond » texte de la Bible? Et la Torah? Et Daniel? Et Job?

L’Ecclésiaste est le texte le plus lucide, et c’est déjà pas mal.

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 13 h 03 min

« J’avais en effet appliqué mon attention à connaître la sagesse et à discerner la folie et la sottise, et je me suis aperçu que cela aussi était pâture de vent, car
Abondance de sagesse, abondance de chagrin,
Et accroître sa science, c’est accroître sa peine. »
_______
Tellement beau ! Tellement tragique ! Mais tellement puissant de vérité !

Bloom dit: 31 décembre 2016 à 13 h 00 min

Pour conclure l’année qui se termine

lourdingue – pour terminer l’année qui se conclue, asusi.
Pour finir en BOTÈ, kwa!
Yes.

Pablo75 dit: 31 décembre 2016 à 12 h 57 min

@ Blabla Widergänger

Tu es de plus en plus maso. Et quand tu n’as plus d’argent pour aller aux pu.tes te faire fouetter le derrière, tu viens ici me provoquer.

Bloom dit: 31 décembre 2016 à 12 h 57 min

En marge, certains musulmans tirent de l’intraduisibilité du Coran (qui d’après l’orthodoxie salafiste ou assimilée ne doit se lire qu’en arabe) une supposée supériorité sur les autres textes « saints », qui sont traduits de l’araméen, de l’hébreu, du grec ancien, de la vulgate latine etc…on a les arguments qu’on peut…

Pour conclure l’année qui se termine & la réflexion qui précède, voilà une raison supplémentaire pour célébrer l’acte de traduction, de re-traduction, de re-re-traduction. Vivent les traducteurs, les re-traducteurs, etc.
Contre le retour du refoulé & celui des douaniers de la pensée, que vivent les passeurs de culture & de civilisation!
Yes.

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 12 h 54 min

« L’œil n’en a jamais assez de voir, ni l’oreille ne se lasse d’entendre », dit l’Ecclésiaste. N’est-ce pas magnifique ? N’est-ce pas l’expression même de la joie tragique !

bérénice dit: 31 décembre 2016 à 12 h 49 min

Et il est pas très futé, le diable, en plus.

WGG, peut-être un peu trop incisif, tranchant, définitif? Bref trop affuté et nous nous devons de rester humains.

bérénice dit: 31 décembre 2016 à 12 h 47 min

12h45 Bloom, ramification tardive mais les deniers ne seront-ils pas les premiers? A moins que ce ne fut le contraire?

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 12 h 46 min

En tout cas, qui a lu une seule fois Pedro75 sait que le diable existe bel et bien… Et il est pas très futé, le diable, en plus.

Bloom dit: 31 décembre 2016 à 12 h 45 min

Pourquoi « les autres », Bloom ? Le Coran ne dérive t-il pas des croyances précédentes et des mêmes textes à la source ?

Baroz, Al-Kuran est le verbe d’Allah (PBUH), pas une narration de ses exploits à la 3e personne, le verbe divin, verbatim, non-médiatisé…rahhh! Doit rester une ou deux librairies ouvertes à ct’heure, cours-y pour y acheter une édition de poche. C’est un acte citoyen. Commence par la sourate « La vache »…Pour les hadiths et le soufisme, on verra plus tard.

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 12 h 44 min

Le Qoehlet est pour moi le plus grand texte de la Bible. Le plus beau, le plus bouleversant, le plus profond, le plus tragique, le plus terrible, le plus étonnant, le plus joyeux aussi.

bérénice dit: 31 décembre 2016 à 12 h 44 min

12h33 ne sous-estimez pas Bouguereau qui a dépensé une somme non négligeable de son temps à lire ( peint-il encore?) , je n’ai pas suivi la progression de votre itinéraire réflexif,- Il -mis pour? Est-ce bien à lui que vous pensiez?

Pablo75 dit: 31 décembre 2016 à 12 h 41 min

@ Paul Edel

« Pluie d eau bénite sur le blog… »

La Bible de l’eau bénite? La culture engendrée par la Bible de l’eau bénite? Les mystiques et les écrivains chrétiens influencés par la Bible de l’eau bénite?

Si tu avais ouvert une seule fois une Bible dans ta vie tu nous aurais épargné une con.nerie d’un tel calibre…

Jean dit: 31 décembre 2016 à 12 h 37 min

 » Ce que les écrivains doivent à la Bible  » pourrait aisément et légitimement en un  » Ce que la Bible doit aux écrivains « . ne serait-ce que sous la forme de traductions (les plus récentes en France : celles de l’édition collective sous la direction de F. Boyer) qui lui ont souvent conféré le minimum de tenue littéraire dont elle était dépourvue. Ma préférée : celle de Lemaistre de Sacy, évidemment.

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 12 h 27 min

Mais la Bible n’a jamais dit que Job appartenait à un projet divin. C’est une bien mauvaise interprétation du texte. Impie.

bérénice dit: 31 décembre 2016 à 12 h 25 min

La misère économique, les drames personnels qui poussent des êtres à dormir dans la rue n’a rien à voir avec un projet divin mais beaucoup avec la société et les lois qui la structurent dont les expulsions, le chômage, l’exil…

Christiane, certains continuent de réclamer par exemple dans leur projet politique le retrait de la loi autorisant l’avortement sur fond religieux et catholique, je n’ai lu aucun texte sacré mais il me semble qu’il serait dans cette logique impossible d’accepter les conditions de fabrication d’une telle misère que ce soit au nom d’une éthique religieuse ou autre, notre système produit de plus en plus d’individus marginaux et n’est pas prêt à leur ménager une place décente soit qu’on leur attribue l’entière responsabilité de cet état de leur vie, ce serait de leur choix et de leur volonté soit parce qu’on ne veut ou peut pas consacrer les moyens suffisant à leur rendre une dignité parce que le système n’en a pas besoin, ils sont non- insérables, improductifs, quantité négligeable . Quant au projet Divin je ne saisis pas d’où pourrait venir cette notion dans ce billet, PA ne dénonce-t-il pas plutôt l’absence de projet humain ou le projet humain existant actuellement?

Pablo75 dit: 31 décembre 2016 à 12 h 24 min

@ Widergänger

« Un croyant se différence du commun des mortels par le fait qu’il sort toujours sans parapluie. »

Tu peux m’expliquer la relation qu’il y a entre la foi et la pluie?

Nicolas dit: 31 décembre 2016 à 12 h 21 min

Boug, l’homme de la hauteur, l’omniscient, le Dieu de la rdl, monsieur je fais mon intéressant parce que je suis une mauviette. Intéressant.

Pablo75 dit: 31 décembre 2016 à 12 h 21 min

@ JC…..

Tu connais le syllogisme imparable:

– JC dit des con.neries à longueur de journée.
– JC dit « Dieu n’existe pas »,
– Donc, Dieu existe.

C’est ça la fonction des gens qui sont souvent à côté de la plaque: montrer aux autres l’emplacement exact de la plaque.

À propos: comment tu sais que Dieu n’existe pas si tu ne sais pas qui il est? La seule chose que tu peux dire sans faire le ridicule est: L’idée de Dieu que je me fais n’existe pas. Et là je suis d’accord avec toi.

bouguereau dit: 31 décembre 2016 à 12 h 20 min

si tu insistes je vais chercher mon exemplaire et t’en citer certaines qui vont ridiculiser ton propos

ya des tas d’artics du figaro qui ont fait ça mieux qutu pourras lfaire pédro..essaie dlui économiser du temps

Pablo75 dit: 31 décembre 2016 à 12 h 18 min

@ JC…..

La Bible de Chouraqui tu l’as feuilletée 2 minutes dans une librairie, pas plus. Sinon tu aurais vu des phrases totalement incompréhensibles ou carrément délirantes du point de vue du style (si tu insistes je vais chercher mon exemplaire et t’en citer certaines qui vont ridiculiser ton propos).

Quant aux 210 euros, qui sont 149 chez Amazon:

« La Bible dans les littératures du monde : Coffret 2 volumes Broché – 21 octobre 2016 de Collectif (Auteur), Sylvie Parizet (Sous la direction de)

EUR 149,00

https://www.amazon.fr/Bible-dans-litt%C3%A9ratures-monde-Coffret/dp/2204113883/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1483134813&sr=8-1keywords=Bible+dans+les+litt%C3%A9ratures+du+monde

c’est beaucoup d’argent pour un livre qu’on peut lire pendant des années et passer à d’autres à notre mort, mais pas pour le plaisir de 1-2 h d’aller au restaurant, je parie.

etudiant sérieux dit: 31 décembre 2016 à 12 h 17 min

Lacenaire dit: 31 décembre 2016 à 11 h 02 min
il est encouragé et protégé par son chevalier servant l’alcolo borborygmé qui se croit finot

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 12 h 14 min

Dieu existe parce que l’homme existe. L’un est inséparable de l’autre. Et il appartient à chacun d’entre nous de mettre Dieu au monde.

christiane dit: 31 décembre 2016 à 12 h 13 min

@bouguereau dit: 31 décembre 2016 à 12 h 01 min
Oui, Boug, j’adore ! ça devient très drôle et Paul qui s’y met. Passou doit de sire : « ma mère de ma mère, qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ! »

bérénice dit: 31 décembre 2016 à 12 h 13 min

Jean, 9h01, voulez-vous dire qu’en se passant de références à l’écrit, les hommes s’en éloigneraient en diverses interprétations et rendraient possibles cette dérive qui d’ailleurs n’est pas nouvelle vers un fanatisme religieux, on a tué beaucoup au nom du religieux par le passé en référence au Texte, avec ou sans lui le religieux sert de prétexte ou de justification. Je n’ai pas lu ce livre que vous citez, lu cet article antérieur de Marc Augé:

https://assr.revues.org/21094

bouguereau dit: 31 décembre 2016 à 12 h 12 min

t’es un rebu dyavé polo..halors comme ça marche pas tu fais lmalin..ha si c’était du gigondas tu l’ouvrirais bien bien grand

christiane dit: 31 décembre 2016 à 12 h 11 min

@Edel dit: 31 décembre 2016 à 12 h 08 min

Vous alors, si vous n’existiez pas on ne pourrait pas vous inventer car vous êtes toujours suavement imprévisible !

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 12 h 10 min

Le mal c’est la norme, le bien l’exception, qui confirme la règle. Être paranoïaque, dans ces conditions, est une simple question de survie ou d’instinct de conservation. On peut aussi avoir recours à la prière à Yaveh, et ça marche pour les élus. Pas pour les autres.

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 12 h 06 min

Mais si ! L’homme est forcément mauvais de naissance parce qu’il vient dans un monde habité par le mal. Comme dit Baudelaire, la grande ruse du diable, c’est de faire croire qu’il n’existe pas. Comme dit J. Attali, il est bon pour sa santé mental d’être paranoïaque. Et il a raison. Le mal est partout présent, embusqué, prêt à nous sauter dessus. Qui n’en a pas conscience est promis à de grandes désillusions, voire à de grands malheurs. D’ailleurs c’est ce que font tous les pays du monde en ayant une armée prête à se battre. Enfin, presque tous les pays, sauf la France…

bouguereau dit: 31 décembre 2016 à 12 h 01 min

Magnifique syllogisme en forme de trompe-l’œil !

cricri qui sprécipite..dracul peut même pas attenter a sa santé peinard

christiane dit: 31 décembre 2016 à 11 h 59 min

bouguereau dit: 31 décembre 2016 à 11 h 42 min
vous dites :
« langoisse atroce despotique sur son crâne.. »

Et au-dessus du vôtre ? Le chant des oiseaux, les aurores boréales et le plafond de la chapelle Sixtine ?

bouguereau dit: 31 décembre 2016 à 11 h 56 min

Boug au lieu de vous cacher

quand qu’on scache derrière des contresens sur mauss ya toujours lcul qui dépasse nicolas..ça tente

christiane dit: 31 décembre 2016 à 11 h 54 min

@Nicolas dit: 31 décembre 2016 à 10 h 49 min

« C’est une question que je me pose Christiane, si l’homme est fautif à l’origine, n’est ce pas qu’il est mauvais par nature et que la conclusion qui s’imposerait alors serait : utopie? »

Je ne crois pas que l’homme soit mauvais et encore moins « fautif » en naissant mais subit le hasard de sa naissance et de sa mère et parfois de son père. Il grandit, se modèle sur l’entourage ambiant, le reproduit, le continue ou se démarque. Un jour, il est seul. seul face à ses choix ou à la nécessité.
Dieu (x), la foi, font partie aussi d’une transmission (famille – groupe). Les livres dits « saints », aussi. N’oublions pas que l’accès à la bible traduite en français est assez récent.
Avant, les religieux, modelaient les consciences : tous coupables, tous pécheurs. Ils tenaient l’ordonnance des rites, des naissances.
Maintenant, chacun avance comme il peut entre naissance et mort, s’inventant d’autres dieux (l’argent – la réussite sociale – la possession…).
Mais, dans les livres et face à l’art, quelle subversion !
Quant à l’utopie…

Widergänger dit: 31 décembre 2016 à 11 h 50 min

Mais justement, ce n’est pas parce que c’est l’homme qui a créé Yahveh qu’il n’existe pas ! Je dirais même que c’est une preuve suffisante de son existence.

Nicolas dit: 31 décembre 2016 à 11 h 48 min

Boug au lieu de vous cacher derrière le commentaire de commentaire, de nous révéler ce que vous pensez que je pense ce qui vous donne un air un peu ridicule ne pourriez vous pas élever un peu le débat?

bouguereau dit: 31 décembre 2016 à 11 h 44 min

Le Coran ne dérive t-il pas des croyances précédentes et des mêmes textes à la source ?

c’est l’contraire banane de baroz..t’es un antimusulman primaire

Mécréante dit: 31 décembre 2016 à 11 h 44 min

Bien mieux que tous les livres et moins cher, une visite de la chapelle Sixtine. La Bible aura au moins servi à sublimer la peinture.

Au fait, pour bien voir les peintures et sculptures de la basilique Saint-Pierre, rien de mieux que la messe de minuit alors que tous les projecteurs sont allumés, retransmission tv oblige.

D’ailleurs pareil à Venise, la messe du soir permet de voir merveilleusement bien les ors des plafonds enfin éclairés.

bouguereau dit: 31 décembre 2016 à 11 h 42 min

Ce monde est noir et terrible, plein de mort et de guerres, sous la coupe de ciels pollués. » (Christiane)

langoisse atroce despotique sur son crâne..

bouguereau dit: 31 décembre 2016 à 11 h 39 min

je te donne un truc et tu m’en rend un autre et comme ça on fait société à partir de l’échange ou un truc dans ce genre

t’as pas lu maus alors tu dénigres trés mal

bouguereau dit: 31 décembre 2016 à 11 h 35 min

Curieusement lorsque les « collectifs » pauvres arrivent au pouvoir, ils s’enrichissent immédiatement !

t’es contre lalternance démocratique

JC..... dit: 31 décembre 2016 à 11 h 14 min

L’Alcoran, comme tout texte fondateur nouveau, a l’intelligence tactique de faire du syncrétisme avec ce qui précédait….

On en connaît d’autres qui font de même dans des domaines comparables !

boudegras dit: 31 décembre 2016 à 11 h 06 min

10 heures 51 : « la relation horizontale »… l’andouille a essayé avec des femmes qui ont toutes refusé normalement… maintenant va-t-il regarder par derrière ?

Lacenaire dit: 31 décembre 2016 à 11 h 02 min

Durant toute leur vie, certain(e)s essaient de se donner des airs de respectabilité ; JC, qui ne respecte rien, dont lui-même en particulier, essaie vainement d’en remettre des couches dans l’immonde, il y réussit parfois mais le plus souvent c’est plutôt raté cependant les mémères se pâââment et gloussent, cela leur donne des frissons, parfois même des orgasmes ménopausés ahahahaha mon dieu je le sens bien profond notre rédempteur, son aura nous habite (de cheval)

Jibé dit: 31 décembre 2016 à 10 h 58 min

« une supposée supériorité sur les autres textes « saints » »

Pourquoi « les autres », Bloom ? Le Coran ne dérive t-il pas des croyances précédentes et des mêmes textes à la source ?

JC..... dit: 31 décembre 2016 à 10 h 51 min

Relation horizontale … Utopique !

On peut rêver que le riche la souhaite, ou le pauvre la souhaite. Curieusement lorsque les « collectifs » pauvres arrivent au pouvoir, ils s’enrichissent immédiatement !

Bref, la relation horizontale est impossible.

Nicolas dit: 31 décembre 2016 à 10 h 49 min

C’est une question que je me pose Christiane, si l’homme est fautif à l’origine, n’est ce pas qu’il est mauvais par nature et que la conclusion qui s’imposerait alors serait : utopie?

Bloom dit: 31 décembre 2016 à 10 h 48 min

Au Pilgrim’s Progess de John Bunyan (dont le protagoniste porte le prénom auto-référentiel de ‘Christian’, et dont Hogarth tirera une satire A Rake’s Progress – la carrière d’un libertin- plus tard mis en musique par Stravinsky), on pourrait ajouter le Paradis Lost, de John Milton, fabuleux poème biblique composé par celui qui fut le secrétaire aux langues étrangèreS du Commonwealth de Cromwell, après avoir procédé à la décollation de Charles I. Comme toujours, la religion méne aux pires excès, en l’occurrence une dizaine d’années de guerre civile.
Excellente traduction en français de Armand.Himy, Imprimerie nationale.

En marge, certains musulmans tirent de l’intraduisibilité du Coran (qui d’après l’orthodoxie salafiste ou assimilée ne doit se lire qu’en arabe) une supposée supériorité sur les autres textes « saints », qui sont traduits de l’araméen, de l’hébreu, du grec ancien, de la vulgate latine etc…on a les arguments qu’on peut…

christiane dit: 31 décembre 2016 à 10 h 45 min

Nicolas dit: 31 décembre 2016 à 10 h 24 min
Oui, tant qu’il y a don, il y a une relation verticale (le pauvre en bas , le riche en haut). A quand une relation horizontale ou chacun est utile à l’autre… Utopie ?

D. dit: 31 décembre 2016 à 10 h 38 min

Coville a réellement accompli un exploit et mérité tous les applaudissement.
Celui qui en revanche commence à m’agacer, c’est le type en orbite dans l’ISS, qui nous cause depuis Novembre. Je l’appelle Monsieur Rien. On ne sait pas ce qu’il y fout; dès le premier jour sa préoccupation, relayée par une cohorte de journaliste, était de déboucher les chiottes de la station, vraiment passionnant n’est-ce pas.
Chaque jour ce sont des banalités à n’en plus finir, aujourd’hui il s’est émerveillé de voir la Terre « aussi isolée dans l’espace ». Très intéressant aussi, ça vaut bien le coup de dépenser des centaines de millions d’Euros.

D. dit: 31 décembre 2016 à 10 h 32 min

Le dette n’est pas un problème en soi.
Il serait absurde économiquement parlant de n’avoir aucune dette.
Le problème n° 1 est la structure de la dette, surtout dans un pays ayant conservé aussi peu d’établissements nationalisés.
Le problème n° 2 est la dette française gérée au sein de l’Europe. Et là c’est très clair, il faut sortir de l’Europe, retrouver la souveraineté monétaire, dénoncer de nombreux traités.

JC..... dit: 31 décembre 2016 à 10 h 30 min

L’instauration d’une couverture logement universelle pour qu’il y ait « zéro SDF d’ici à 2007. » PROJET JOSPIN de 2002

Jospin jaspine, c clair ! pas d’souci !

Nicolas dit: 31 décembre 2016 à 10 h 24 min

La dette ca ne vient pas du don? Vous savez Mauss et tout ca. Genre le lien que les gens créent en société, je te donne un truc et tu m’en rend un autre et comme ça on fait société à partir de l’échange ou un truc dans ce genre. De là quelle est la responsabilité du créancier et du débiteur? Et puis il y a la dette à cause de la faute originelle mais là on n’est plus dans la philosophie…

JC..... dit: 31 décembre 2016 à 10 h 23 min

L’étudiant sérieux est un sapiens rapiécé. Ce pourquoi il n’a pas encore réussi à avoir son bac* à 48 ans …

*il a seulement son bac option sable.

JC..... dit: 31 décembre 2016 à 10 h 13 min

Si la situation des SDF, et plus généralement des pauvres, nous concernaient VRAIMENT, le problème serait réglé depuis longtemps.

Hélas, il faut l’admettre : tout le monde s’en foutait en 2016, et ce sera pareil en 2017 ! La situation des SDF ne nous concerne pas, nous autres passants.

Bonne année ! Bonne santé !…

JC..... dit: 31 décembre 2016 à 10 h 08 min

Ce monde est noir et terrible, plein de mort et de guerres, sous la coupe de ciels pollués. » (Christiane)

Le monde est plein d’arbres, de rivages merveilleux, de ciels bleus, d’amours folles, de gaités, d’inventions, d’immenses bonheurs … Faut pas exagérer, Cassandra !

etudiant sérieux dit: 31 décembre 2016 à 10 h 05 min

Christiane
Le 115 est saturé
et il y en a qui disent qu’ils préfèrent rester dehors pour éviter les agressions par d’autres sdf dans les centres d’hébergement

christiane dit: 31 décembre 2016 à 10 h 03 min

Oui, Candides, les commentaires étaient sceptiques (pleins de doutes) et non septiques !
« Quelquefois, se posant comme expérimentée, elle disait du mal de l’amour avec un rire sceptique qui donnait des démangeaisons de la gifler. »

Gustave Flaubert – L’Education sentimentale – Flaubert

Nicolas dit: 31 décembre 2016 à 9 h 52 min

Une dette, « il faut payer sa dette », c’est du Simenon et ca revient souvent dans la bouche de Passou. Une dette. C’est un peu flou, les écrivains devraient payer une dette à la bible comme à Cervantes ou à Flaubert? C’est ce qu’il faut comprendre? Comment fait on pour payer sa dette? Et puis est ce que l’on est bien certains qu’il y a une dette à payer? La dette c’est une notion hautement philosophique, ca se discute. De mon point de vu ce qu’il faut c’est développer une culture athée, parce que comme vient de le montrer admirablement Passou la bondieuserie est partout, des millénaires d’études, il est temps de passer à autre chose.

JC..... dit: 31 décembre 2016 à 9 h 47 min

« Celui qui passe, regarde, s’éloigne et rejoint son monde protégé a forcément mauvaise conscience. » (Christiane)

Absolument pas ! La misère des SDF ne me concerne pas. Pour quelle raison avoir mauvaise conscience ?

Comme n’a pas dit Deng Xiaoping : « Les chats vivent, les souris vivent, mais quoique l’on fasse ce sont les chats qui attrapent les souris, pas l’inverse « 

Laura Delair dit: 31 décembre 2016 à 9 h 44 min

banalisation des dons d’organes… quelle horreur, imaginez que l’on vous greffe le cerveau de JC, aïe !

etudiant sérieux dit: 31 décembre 2016 à 9 h 31 min

« ce sont les hommes qui ont créé Yahveh, Dieu le Père, Jésus ou Allah, au même titre que Zeus, Minerve, Osiris, Baal ou Moloch »

Exactement

christiane dit: 31 décembre 2016 à 9 h 31 min

Donner dans la légende de cette photo une référence à l’histoire biblique de Job c’est faire l’impasse sur la liberté de cette femme (main ?)ou de cet homme. Quel rapport son itinéraire a-t-il à voir avec une volonté divine de le/la mettre à l’épreuve ? La misère économique, les drames personnels qui poussent des êtres à dormir dans la rue n’a rien à voir avec un projet divin mais beaucoup avec la société et les lois qui la structurent dont les expulsions, le chômage, l’exil… (une très belle semaine sur F.Inter à 20h autour des livres de Robert Linhart dans « L’heure bleue » animée par L.Adler. Hier encore, la lecture de S.Frey était remarquable et poignante (L’établi/ Minuit.)
Un jour lointain, sur la RDL, il y avait eu, accompagné de photos, un billet donnant à découvrir le travail d’un photographe (?)traquant la misère dans le monde. Beaucoup de corps, aussi, cherchant un peu d’ombre ou de chaleur sous un porche. Je me souviens d’une vague de commentaires septiques… Photographier la misère ?
Celui qui passe, regarde, s’éloigne et rejoint son monde protégé a forcément mauvaise conscience. Reste les équipes de maraude, le SAMU social, les asiles de nuit « complets », les stations de métro ouvertes par grand froid. Une goutte d’eau dans la mer…
La bible dans tout cela… ses réécritures… ses promesses d’un monde meilleur, après…
La fatigue du vivre donne envie, parfois, que surtout tout s’arrête avec la mort, qu’il n’y ait pas de suite.
Ce monde est noir et terrible, plein de mort et de guerres, sous la coupe de ciels pollués.
Il reste l’amour et le sourire des enfants (enfin pas de tous les enfants…)
La bible source d’inspiration pour la littérature et l’art, bien sûr , ce n’est pas nouveau.

Laura Delair dit: 31 décembre 2016 à 9 h 24 min

cherchez l’erreur : 2000 demeurés applaudissent Coville à son retour ; 200 félicitent celui qui a trouvé un vaccin contre le virus ébola ; le Topor/Desproges aux mémères va couiner : quoi guérir des nègres !

JC..... dit: 31 décembre 2016 à 9 h 06 min

Pourquoi pas des Guignols dans les jardins d’enfants avec des histoires saintes rigolotes ? Guignol barbu, le Pape en gendarme, la Vierge Marie en minijupe….

JC..... dit: 31 décembre 2016 à 9 h 03 min

Bérénice, j’ai le plus grand respect pour les croyances diverses, à la condition qu’on ne vienne pas me faire chiplier avec ça !…

En outre, assister à une messe c’est un moment de grande rigolade intérieure lorsqu’on observe les mines concentrées des simples d’esprit en plein travail « de l’âme » …

Jean dit: 31 décembre 2016 à 9 h 01 min

rien de ce qui aura été dit ne sera effacé. (Bérénice)

Voire … Je signale à Bérénice les pages éclairantes et troublantes que Maurizio Bettini, dans son « Eloge du polythéisme », consacre à la régression de l’écrit dans nos sociétés et à ses effets possibles sur les croyances monothéistes (lesquelles, à la différence des polythéismes, sont inséparables de l’écrit)

Jean dit: 31 décembre 2016 à 8 h 57 min

La Bible ou le Coran adaptés en films d’animation, avec des peluches ! Le crépuscule des dieux version ouistiti ! Je cherche une peluche adéquate pour Brünnhilde/Marie

bérénice dit: 31 décembre 2016 à 8 h 54 min

JC, Dieu existe en chacun de nous ou pas d’ailleur, c’est à chacun de le faire exister, les bibles sont là pour donner de la substance à ceux qui ont besoin d’éclaircissement à ceux qui exigent des traces. C’est l’un des premiers système de traçabilité de l’individu suspect, rien de ce qui aura été dit ne sera effacé.

JC..... dit: 31 décembre 2016 à 8 h 54 min

En tant qu’immonde incrédule, je vais réécrire le succès de feu le comique troupier Ouvrard pour en faire un catéchisme d’une nouvelle religion marrante

« J’ai la Foi qui va pas,
J’ai les reins pas trop bien,
La sourate qui éclate
J’ai l’esprit qu’est trop p’tit …

bérénice dit: 31 décembre 2016 à 8 h 50 min

C’est vrai que 210€ c’est un peu chero, d’autant qu’on s’en sert pas tous les jouros. WGG

Encore une preuve de votre multilinguisme et de vos talents de traductor, je n’ai jamais douté de vous, aficionados.

JC..... dit: 31 décembre 2016 à 8 h 48 min

Le monothéisme est une régression -intolérable- du polythéisme !

Lequel yahvé au moins l’avantage que l’on ne savait plus à quel dieu se vouer, ce qui réduisait la soumission aux fadaises divines à proportion …

Jean dit: 31 décembre 2016 à 8 h 43 min

Dieu ou Allah en peluche façon ouistiti débitant ses commandements ou ses sourates entre les mains du ventriloque Moïse ou Mahomet, dans une soirée de Patrick Sébastien. Rigolade générale. La crise ! Bonne année à tous, même aux croyants.

Jean dit: 31 décembre 2016 à 8 h 38 min

Dieu parle par la bouche de Moïse, de Jésus, de Mahomet. Aujourd’hui, ces augustes fondateurs de religion seraient peut-être engagés dans un cirque pour y présenter leur numéro de ventriloques. Tu les imagines chez Patrick Sébastien le soir du Nouvel an ?

Jean dit: 31 décembre 2016 à 8 h 01 min

Dieu n’existe pas. (JC)

Disons plutôt qu’il en existe un nombre considérable de variétés, dont le degré d’existence est fonction du nombre de gens qui y croient. L’imposture monothéiste voudrait nous faire croire que le dieu unique est son propre créateur ; elle culmine dans l’islam où on voudrait nous faire croire qu’il est l’auteur du livre qui le « révèle », mais elle est partout dans la Bible (ancien et nouveau testament). Mais ce sont les hommes qui ont créé Yahveh, Dieu le Père, Jésus ou Allah, au même titre que Zeus, Minerve, Osiris, Baal ou Moloch. Maurizio Bettini explique cela très bien dans son « Eloge du polythéisme ».

JC..... dit: 31 décembre 2016 à 7 h 41 min

Le jour se lève en nos régions frappées par l’hiver.

Le jogging aura lieu dans 30 mn dans des conditions climatiques effroyables : pas de vent, grand soleil prévu, et 13° sous abri à 7h30 …

Qu’ils aillent se faire foultre, les croyants avec leur Bible et autres livres de fadas ! Dieu n’existe pas.

JC..... dit: 31 décembre 2016 à 6 h 24 min

Je ne suis pas assez masochiste pour regarder à la TV le Petit Bedonnant prononcer « ses vœux » à la Nation, la main posée sur la porte Sortie de secours….

JC..... dit: 31 décembre 2016 à 6 h 12 min

Clopine, définitivement fauchée… dit: 30 décembre 2016 à 19 h 59 min
« 210 euros ! Comment voulez-vous ? »

Risible !
ça ne travaille pas, ça se veut « libre », ça joue à la fermière proustienne, ça traine comme bobo aux champs, ça joue à « vivre libre ou mourir », au révolutionnaire éternellement hors du coup … naturellement ça réussit rien, ça gagne pas un rond, ça glande… et ça se plaint d’être fauchée !!!
Risible !

JC..... dit: 31 décembre 2016 à 5 h 57 min

La petite somme de 210 euros (qui n’a pas 210 euros ?) est à économiser pour autre passion car l’emmerbement de se taper une telle somme écrite, je vous dis pas !

La Bible de Chouraqui est lisible, puisque je l’ai lu et apprécié, ça changeait des versions gnagnagna, disons un style plus rude, heurté, violent et crouillu, ce qui est bien vu.

Mais coller 210 euros pour ces clonneries !!! Jamais! Laissons le cerf bramer sa faillite éditoriale …

Quant au misérabilisme, ce n’est pas de laisser au frais dans les rues des hommes de toutes façons perdus, le misérabilisme est de les photographier quand on s’appelle Assouline et de les mettre en illustration

Bon Réveillon, les gargouilles !

Petit Rappel dit: 31 décembre 2016 à 1 h 20 min

Ne faut-il pas lire « dont je reparlerai », futur et non conditionnel?

« Les Hébreux et leur Dieu unique ne doivent rien à l’Egypte »
Là dessus, Jacques Le Rider, « Freud de l’Acropole au Sinai », meme si on n’est pas d’accord avec l’un ou l’autre …
Bien à vous.
MC

la fille à la voilette dit: 31 décembre 2016 à 0 h 10 min

« …..la paraphrase évangélique dans les livres de Peter Nadas… » dit Pierre Assouline. Ce serait bien de lui consacrer un jour un billet, pendant qu’il est encore en vie… ».Le livre des mémoires », c’est un gros morceau; mais les nouvelles  » le minotaure » c’est nettement plus court; et « Amour » est remarquable (c’est, presque , « la modification »)

Pablo75 dit: 31 décembre 2016 à 0 h 08 min

« Chaque fois que j’entends citer le mot « Bible », je ne me retiens pas de demander laquelle.[…] l’on dispose d’une quinzaine de traductions en français… ».

Moi, qui collectionne les traductions autant en français qu’en espagnol, et qui en ai aussi dans d’autres langues (anglais, italien, portugais) je le demande carrément.

Parce que la traduction, dans le cas de la Bible, est plus qu’essentielle (surtout pour ceux qui s’intéressent à l’ésotérisme). Toutes les bibles qui ne font pas la distinction entre « Élohim » et « Iahvé » et traduisent les deux termes par « Dieu », ne sont bonnes que pour les rayons des bibliothèques. En français il y en a au moins deux qui font la distinction: celle de Chouraqui (au style illisible) et celle de la Pléiade, dirigée par Édouard Dhorme, que c’est celle que je lis.

Widergänger dit: 30 décembre 2016 à 23 h 37 min

Oui, ça arrive pour passer le bac ou en Seconde. Mais ça ne va pas très loin. L’adolescence clémentine s’étudie plutôt dans les programmes universitaires. Il y a quelques années, c’était au programme de l’agrég.

Quand je parlais de « nuit », je ne pensais pas du tout à Freud. Mais simplement que rien n’éclaire notre avenir et que nous marchons à tâtons vers notre mort.

Sergio dit: 30 décembre 2016 à 23 h 25 min

Toutes manières à Nancy la photo elle serait toujours pas prise y a zéro charclos trente mille flics et deux cent mille avec les sympathisants…

Pat V dit: 30 décembre 2016 à 23 h 11 min

 » des histoires antiques, des mythes de toutes sortes, de vieilles histoires, de vieux schémas remontant à la nuit des temps qui au fond nous servent de guide dans la nuit qui est la nôtre  »

Vous n’ allez pas nous expliquer le freudisme, WGG?

Étudie-t-on encore Clément Marot au lycée?

Widergänger dit: 30 décembre 2016 à 23 h 08 min

Concernant Thmas Römer, on peut le voir et l’entendre dans le DVD La Bible dévoilée, les révélations de l’archéologie. Je me le repasse de temps en temps parce qu c’est enchanteur, et on ne se lasse pas des leçons de Thomas Römer. Il nous fait comprendre, en tout cas, que la notion d’histoire, au départ, ce sont des histoires de familles qui se partagent des territoires. Ça se retrouve dans la littérature et aussi dans le conflit israélo-palestinien. Les Arabes ne sont-il pas nos cousins ? Dans le roman de Yaakov Shabaï, que je suis en train de lire, l’un des protagonistes s’appelle César, l’autre Goldmann. C’est pas gratuit. L’enterrement à la romaine, les cendres, y est opposé à l’enterrement à la juive. Rome et Jérusalem, deux mondes qui s’exclut et se sont toujours combattus et qui continuent à le faire à travers les instances internationales politiques d’aujourd’hui.

la vie dans les bois dit: 30 décembre 2016 à 22 h 58 min

Ah oui, Sergio, je n’avais pas vu que le duvet est un Mammut, dans lequel se planque le chef des mendiants. Il est venu à paris se donner des frissons. Quel menteur , le fautographe !

Widergänger dit: 30 décembre 2016 à 22 h 56 min

Au-delà du problème biblique, ce qu’il est intéressant de remarquer, me semble-t-il, c’est qu’on ne crée pas du sens dans le vide ni à partir de rien, comme aurait tendance à le croire des esprits un peu superficiels ou mal informés. Dans une civilisation, ici la civilisation occidentale judéo-chrétienne, le sens des histoires qu’on se raconte et où le monde se mire comme dans un miroir pour mieux se comprendre et se juger, vient se greffer sur des histoires antiques, des mythes de toutes sortes, de vieilles histoires, de vieux schémas remontant à la nuit des temps qui au fond nous servent de guide dans la nuit qui est la nôtre pour savoir ce qu’on fait sur terre, où l’on va et d’où l’on vient. Éternelles questions sans cesse renouvelées mais qui ne peuvent se passer des vieux schémas mythiques pour construire du sens. Un roman ne part jamais de rien.

Widergänger dit: 30 décembre 2016 à 22 h 50 min

C’est clair que les Evangiles imprègnent tous les écrivains de la Renaissance. C’est inéluctable. Lire ou relire le fameux livre de Lucien Fèbvre, Le problème de l’incroyance au XVIè siècle, notamment la deuxième partie intitulée « Les limites de l’incroyance au XVIè siècle », que sont, en partie seulement, la philosophie, la science, l’occultisme.

Sergio dit: 30 décembre 2016 à 22 h 36 min

la vie dans les bois dit: 30 décembre 2016 à 21 h 21 min
La photo du billet, du misérabilisme à bon compte.

Non mais faut le faire, quand même ! Moi j’aurais été terrorifié… Et puis le gus c’est peut-être le chef de cinq cents mendiants comme ceux embauchés par la Fronde ! Ou halor le général de la Cour des miracles… Des troupes qui vivent pire que les corps francs dans les bois !

Non non non Passou il est vraiment phénoménal…

Faudrait juste qui me répare mon lien de mon blogounet, nom de dla…

anticaillerie dit: 30 décembre 2016 à 22 h 21 min

Et l’informaticien découvrit la Bible
Il a donc décidé de faire ce que toute personne sensée aurait fait, c’est-à-dire une étude transversale de tous les verset 3.16 de la Bible. Il en résulte un livre malheureusement non traduit, 3: 16 : Bible Texts Illuminated, dans lequel il analyse chacun des 59 versets1 en 3 pages, et l’accompagne d’une calligraphie pour l’illustrer joliment. Il a sauf erreur proposé ce programme comme étude biblique dans son Église.
http://www.theologeek.ch/2013/01/28/et-linformaticien-decouvrit-la-bible/

Jean dit: 30 décembre 2016 à 22 h 18 min

Que tant d’écrivains aient été peu ou prou influencés par la Bible, essentiellement dans un Occident christianisé depuis des siècles, c’est le contraire qui eût étonné. Ceci dit, est-il utile de se procurer ces deux gros bouquins à 210 euros aux fins d’éclairer telle ou telle allusion chez tel ou tel auteur ? En général, une note en bas de page suffit. A la rigueur, histoire de mieux apprécier le « Zob endormi » du père Hugo, on peut aller jusqu’à lire le récit biblique correspondant. Quant à moi, je l’avoue, je me sens très étranger à tout ce fatras de vieilles comptines et à leur univers spirituel. Et je n’ai vraiment pas besoin de quelques références bibliques me soient éclairées pour admirer Proust ! Je ne dis pas qu’il soit complètement inutile de les repérer, mais c’est bien secondaire. Et puis, les écrivains qui m’intéressent le plus sont en général ceux dont les textes sont heureusement exempts de ce genre de références. Ils sont nombreux, et non des moindres ! C’est une des vertus de la déchristianisation, qui ne date pas d’hier.

A propos de la photo du haut, ce qu’elle montre est vraiment dégoûtant. Que font les services compétents pour nettoyer les trottoirs de tous ces immondices ? Attendent-ils que les bons citoyens s’en chargent ?

Widergänger dit: 30 décembre 2016 à 22 h 08 min

Jibé dit: 30 décembre 2016 à 21 h 48 min
Cf. le dernier livre d’Attali, dont j’ai amplement parlé pour le voir contesté sans raison valable. C’est plutôt le monde juif qui a influencé le monde grec. Eh beh voui, mon grand Jibé, c’est comme ça ! Attali dixit.

la vie dans les bois dit: 30 décembre 2016 à 21 h 51 min

Si justement , comment !
C’est pas le tout d’avoir un téléphone qui fait des photos et donne la température à paris. Peut-être même que ce tel peut composer le 115, à défaut d’offrir une nuit au chaud?

rose dit: 30 décembre 2016 à 21 h 34 min

Laudine.
Qui lui dira « pars au combat guerroyer avec tes chevaliers, époux mien et reviens avant la lune rousse ».
Las, esbaudi par tant de vaillants tournois, Yvain oubliera la date et elle lui dira « je ne t’accepté plis dans ma couche, vaillant chevalier, oublieux des dates ».
Lors, il errera nu, fou devenu, dans la forêt et ses friches.

Un certain nombre d’épreuves qu’il affrontera ensuite lui permettront la réconciliation avec sa dame.

Nota : franchement, pour les à la critique facile,,le programme de cinquième en littérature est tout à fait génial !

Widergänger dit: 30 décembre 2016 à 21 h 26 min

La Bible doit beaucoup à l’Égypte, qui était l’équivalent des États-Unis aujourd’hui pour le savoir. L’Égypte est très souvent mentionnée dans la Bible. Mais en même temps, la Torah ne doit rien à l’Égypte parce que le Dieu unique des Hébreu n’a rien à voir avec le monothéisme solaire et païen des Égyptiens.

Les Hébreux ont inventé la métaphore du corps-Jardin qui naît dans le récit Jahviste (à partir de Genèse 2,4). Cette métaphore se retrouve dans Le Cantique des cantiques : « Tu es un jardin fermé, ma sœur-épouse, un jardin fermé, une fontaine scellée. » (4, 12). On retrouvera cette métaphore dans le Roman de la Rose au Moyen-Âge, comme dans la fameuse fontaine merveilleuse de la forêt de Brocéliande dans le roman de Chrétien de Troyes, Yvain ou le chevalier au lion, dont le lion n’est pas sans évoquer par ailleurs la figure de Daniel ou de Saint Jérôme. Ce jardin avec un pin au milieu où, après la tempête déclenchée par l’eau tombant du chaudron orné de pierres précieuses, chantent des oiseaux de paradis, et une chapelle, est gardé par une dame (et le chevalier Esclados le Roux, son mari, qu’Yvain tuera) dont Yvain tombera amoureux et avec qui il se mariera après avoir occis le mari. On voit bien qu’il y a là comme une adaptation enrichie de la métaphore du corps de l’épouse-jardin. C’est aussi cette Sulamite du Cantique des cantiques, que Paul Celan comparera à la Magarete du Faust de Gœthe dans sa célèbre « Fugue de mort », qui servira de symbole au martyre du peuple juif.

la vie dans les bois dit: 30 décembre 2016 à 21 h 21 min

Mystère du cyberespace ces posts qui partent à dache.
Le livre de Job est assez marginal, finalement, dans la bible. Celle œcuménique.
La photo du billet, du misérabilisme à bon compte, à bon conte. On se dédouane, pour se donner bonne conscience ?

Sans moi.

l'ombelle des talus dit: 30 décembre 2016 à 21 h 01 min

Jibé dit: 30 décembre 2016 à 20 h 58 min
Mais quid de ce que la Bible doit aux précédents écrits ?

Sur cette ligne, les créationnistes ayant le vent en poupe, on pourrait leur demander si Adam et Eve étaient pourvu d’un nombril

Widergänger dit: 30 décembre 2016 à 20 h 39 min

Il y avait déjà Le Grand Code, La Bible et la littérature, de Northrop Frye, au Seuil, publié en 1984, suivi de La Parole souveraine, La Bible et la littérature II, publié au Seuil encore en 1994. Deux ouvrages incontournables en la matière.

Il est clair que la littérature est illisible sans un savoir biblique, comme la peinture d’ailleurs. Malheureusement ce savoir tend à disparaître dans la masse. Seule une élite en est consciente et y a accès.

Jibé dit: 30 décembre 2016 à 20 h 18 min

(« Job en son tas de cendres, tout à l’heure dans une grande avenue de Paris par moins 2 degrés », photo Passou)

No comment…

Jibé dit: 30 décembre 2016 à 20 h 13 min

« je n’aurais pas eu l’idée de solliciter le sous-texte du Testament de François Villon afin d’y débusquer l’appel mélancolique à la miséricorde de Dieu »

De Dieu et des lecteurs, Passou !

La Ballade des pendus

Frères humains, qui après nous vivez,
N’ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s’en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Jean Langoncet dit: 30 décembre 2016 à 19 h 41 min

In a recent essay in The New York Review of Books about R. Crumb’s illustrated “Book of Genesis,” the literary critic Harold Bloom seems bemused by Mr. Crumb’s graphic style, which reminds him unpleasantly of Mad magazine. He thinks Mr. Crumb’s muscular, full-bodied women are ugly. But he does rightly admire Mr. Crumb’s total lack of piety.

Indeed. Loaded as they are with sex, violence, hallucinatory visions and miracles, the stories of Adam and Eve, Cain and Abel, Lot and his daughters, David and Goliath (not to mention Bathsheba) and many others seem custom-made for Mr. Crumb’s bawdy sensibility and earthy draftsmanship.

Mr. Crumb may be irreverent, but in his attention to every detail of word and image he is as devout as any medieval manuscript illuminator.

Thank God, Crumb is not a writer

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