de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
De l’amour fou à la folie amoureuse

De l’amour fou à la folie amoureuse

Tentez l’expérience en société : demandez à chacun de définir l’érotomanie et vous verrez que la plupart l’associent à la recherche effrénée du sexe, de l’érotisme, voire de la pornographie. Le lieu commun a fait florès dans les médias quand a éclaté l’affaire DSK. Bien peu la définiront, comme le font à juste titre les psychanalystes et psychiatres, comme l’illusion délirante d’être aimé. Une passion morbide relevant d’un délire passionnel. Cette forme de paranoïa est au cœur du nouveau roman de Nathalie Rheims Maladie d’amour (298 pages, 19 euros, Léo Scheer). Mais qu’est-ce qui fait qu’une passion amoureuse dégénère en pathologie ?

Comédienne passionnée qui rêve de jouer Claudel plutôt que le boulevard, personnalité autodestructrice dont le parcours chaotique et tragique n’est pas sans rappeler celui d’une personnalité récemment disparue, Alice est érotomane, contrairement à sa meilleure amie Camille à l’existence rangée d’épouse et mère. Les deux sont attirées, c’est le moins qu’on puisse dire, par le docteur Costes, un chirurgien plasticien de renom. Roi incontesté du lifting sous anesthésie locale et de l’augmentation mammaire via l’acide hyluronique, il tient la scène médiatique à distance malgré sa réussite. Botox for ever, Rhinoplastie, mon amour ! Un clinicien rigoureux, discret, habile, à l’agenda programmé six mois à l’avance, qui passe l’essentiel de son existence à la lumière du scialytique. Béatrice, son épouse, incarne une figure sacrificielle. Sa spécialité fait de lui par excellence l’homme qui regarde la femme. Elle est sa créature, il est son thaumaturge. Il y a d’ailleurs peu de femmes qui opèrent en chirurgie plastique.hans_bellmer_les_jeux_de_la_poupee_vers_1939_d5486317h

Progressivement, tout se joue, se noue et se dénoue entre Alice et le docteur Costes. On ne sait, jusqu’à la fin, s’il est manipulé ou manipulateur. Lequel des deux ment ? Tout ce qu’il dit, tout ce qu’il fait, elle l’interprète comme des messages codés à elle secrètement adressés. Il paie l’ambiguïté qu’il a négligemment entretenue, ivre de son pouvoir de séduction et de son magnétisme. Pendant ce temps, elle est rongée par le mal, jouant de sa pensée magique par laquelle elle réussit à convaincre son entourage, avec d’étonnants accents de vérité, de la réalité d’un amour réciproque.

D’une facture faussement naïve, ce thriller sentimental laisse affleurer une histoire d’orgueil, de désir et d’espoir. La romancière excelle à y décrire les différents stades d’un syndrome qui s’achève inévitablement, après des phases d’exaltation, de trahison et de dépression, par un fort désir de vengeance. Au dépit et à la rancune succèdent menaces et agressions. Elle a découpé son roman en feuilleton, usant du procédé des intertitres, avec un art consommé du suspense, la mémoire embuée par la vision des poupées de Hans Bellmer, la plume sous l’influence probable d’une autre forme de pathologie : l’addiction aux séries télévisées…

Alice appartient à ce type de patient trop intrusif pour être écouté longuement. Convaincue d’être secrètement aimé par cette personnalité publique, elle la trouble, la séduit avant de l’inquiéter sérieusement. On est évidemment là dans le registre de l’interprétation délirante. Etroite est la frontière entre l’amour fou et la folie amoureuse, surtout lorsqu’une femme est prête à tout sacrifier alors qu’un homme garde tout ce qu’il peut garder. Contrairement à lui, le plus souvent, elle ne peut se diviser.

La passion amoureuse est vécue ici comme une forme de dépression. Dans ces moments-là, à la limite du gouffre, on n’est plus soi-même. Le sentiment amoureux fait perdre le contrôle. On est seul dans la passion, et plus encore lorsqu’elle n’est pas réciproque. Une forme de mort volontaire est souvent l’épilogue de cet état-limite. C’est pourquoi on se lance dans la lecture de Maladie d’amour en fredonnant un air antillais, et on le referme plus gravement sur des accents tragiques.

(Photos Gérard Castello-Lopes ; Hans Bellmer, Les jeux de la poupée, vers 1939, tirage argentique réhaussé à la main à la teinture d’aniline)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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516 Réponses pour De l’amour fou à la folie amoureuse

JC..... dit: 23 janvier 2014 à 7 h 55 min

Yourtenstruck Lamenfurt dit: 22 janvier 2014 à 23 h 48 min
Dire que je suis un écrivain (presque) célèbre.

Impossible de réussir avec un nom pareil ! Essayez un truc plus simple : Denis Papin, Jacques Rien, ou comprenant une touche d’exotisme, comme Helmut Bergolu, Ray Bush, Mahmoud Allègre…..

Chaloux dit: 23 janvier 2014 à 7 h 30 min

Le pauvre John Brown nous refait sa crise de régression affolée.
Une bonne paire de baffes, le fouet lui tombera des mains.
J’ai l’impression de retourner en cinquième, cette fois avec de vieux messieurs incontinents.
Bonne journée,

Yourtenstruck Lamenfurt dit: 22 janvier 2014 à 23 h 48 min

Dire que je suis un écrivain (presque) célèbre. Putain, si j’étais pas bourré, je me foutrais des baffes.

Mme Michu dit: 22 janvier 2014 à 23 h 44 min

Sur la lancée l’érotomanie finira par paraître plus saine que la « sagesse » populaire, mais pour être sincère cela m’étonnerait beaucoup.

Mme Michu dit: 22 janvier 2014 à 23 h 42 min

Voilà,le contraire d’un érotomane,c’est un emmerdeur.

Ah bon? Parce qu’en inversion il y a des tiers qui apparaissent tout soudain? Faudrait apprendre à dire bonjour les emmerdes, là…

Yourtenstruck Lamenfurt dit: 22 janvier 2014 à 23 h 38 min

Adieu.
Demain je me concentre sur mon travail, ce n’est pas u. qui peut en dire autant (quel fainéant, celui-là).
Tous mes posts ont été effacés et je m’en félicite.
Je me suis promis de ne pas revenir écrire des conneries.
Souhaitez-moi de tenir enfin les promesses que je me fais à moi-même.

Le petit Marseillais dit: 22 janvier 2014 à 23 h 24 min

Et tu arriverais à le porter et le manier tout seul? Dis donc, tu te foutrais pas un peu de notre gueule? (Madame Michu)

Alors une bonne vieille kalachnilov des familles : un Chaloux, ça s’arrose !

Mme Michu dit: 22 janvier 2014 à 23 h 17 min

Ah, qu’on me donne un fouet. Vite donc.

Et tu arriverais à le porter et le manier tout seul? Dis donc, tu te foutrais pas un peu de notre gueule?

Desmedt dit: 22 janvier 2014 à 23 h 17 min

U., Baroz, sauce insipide, oui, le dernier film tartiné par Sophie Avon! Une vraie merde, pour être tout à fait exact.

Le billet lui-même n’est pas mal. La taulière veut faire du chiffre ou quoi? Alors elle s’y prend mal, parce que ça ne donne pas envie de revenir. Même la « Lulu femme nue » qu’elle encense le billet d’avant, bof. Je préfère Passou qui annonce la couleur: Nathalie Rheims vaut ce qu’elle vaut, c’est son amie, il la soutient. Rien à dire là-dessus. Un certain panache, même, venant de quelqu’un qui d’habitude défend d’autres calibres. Au moins c’est sincère et pas courtisan, même si ça ne trompe personne.

C.D.

Le petit Marseillais dit: 22 janvier 2014 à 22 h 54 min

et chaloux le parvenu nous sert sa connerie du soir .. (Veritas)

« du soir » me semble superflu.

Parvenu ? peut-être. Chaloux est surtout le type du fâcheux moliéresque. Lorsque Chaloux paraît, le cercle de famille s’éparpille à grands cris. Bouh ! Voyez venir l’affreux faquin ! Chaloux réactive le sens premier de ces beaux mots de notre langue : faquin, coquin… Ah, qu’on me donne un fouet. Vite donc.

de nota dit: 22 janvier 2014 à 22 h 35 min

« et quel serait l’envers- sinon le contraire- de « l’érotomanie »? »

C’est une question très difficile.

C’est U qui s’exprime,comme U est un homme intelligent,aussi s’il considère que c’est une question très difficile,on se gardera bien d’y répondre au risque de paraître outrecuidant.Mais on peut aussi penser que U fait de l’ironie en répondant ainsi.
C’est pourquoi on se risquera quand même à répondre:le contraire de l’érotomanie c’est
l’illusion délirante de n’être pas aimé par un autre.
-Je vois bien qu’elle ne m’aime pas
-mais si,mais ça se voit comme le nez au milieu de la figure!
-non,non,elle ne m’aime pas,elle ne me regarde pas,elle m’évite.
-Mais c’est une timide,tout le monde le sait.
-Non,elle ne m’aime pas épicètou.
-Ah,mais tu fais chier!

Voilà,le contraire d’un érotomane,c’est un emmerdeur.

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 janvier 2014 à 22 h 01 min


…bon,…puisque le sujet du jour,…ne crépite pas de mille feux,…

…un livre sur un thème et un axe différent,…dans le même  » boudoir « , à l’érotisme et escort-girls,…forcées,…et retombées de crise ( actuelles ),…

…Top Models,…les coulisse de la gloire,…
…par Ian Halperin,…
…L’ Enquête,….
…édition; Michel Lafon


…ensuite,…Mille et un Calembours
…par F. de Donville
…librairie Garnier Frères,…etc,…

des journées entières dans les arbres dit: 22 janvier 2014 à 21 h 39 min

Dr Lecter, ne pas « jouer les utilités » ;vous auriez tort.

« Lui s’appelle Jacques Lacan. Il fera de sa rencontre avec elle l’objet d’une thèse qui les rendra célèbres tous deux. Jamais en effet l’on n’avait écrit l’histoire d’une femme reconnue folle avec à la fois autant de soin, de précision dans le détail, d’ampleur dans l’enquête, et surtout avec un tel souci de la singularité, de la littéralité du « cas ». Il sera même, dans sa thèse, l’éditeur des romans écrits par elle au plus fécond moment de son délire, et néanmoins salués pour leur valeur littéraire par Crevel, Dali, Éluard, Bousquet.
Elle, Marguerite Anzieu, sut pourtant, subtilement, ne pas être tout à fait cette « Aimée » qu’il présentait. Transférée à l’asile Ville-Évrard, elle y mena, seule, combat en justice pour être enfin libérée. Elle n’en avait pas pour autant fini avec Lacan, ni lui avec elle. Ainsi intervint-elle fort opportunément pour que son fils Didier, pour la vie duquel elle avait tant de souci en sa folie, rompe avec ce Lacan qui était, entre-temps, devenu son psychanalyste.
Paris, 1986. En permettant que Marguerite ne soit plus désormais comme rendue absente derrière Aimée, Didier Anzieu ouvre la voie à une lecture critique du cas « Aimée » et de ses suites. »

des journées entières dans les arbres dit: 22 janvier 2014 à 21 h 17 min

des mots pour se souvenir dit: 22 janvier 2014 à 20 h 49 min
non, pitié, pas cette lumière-là.
Des fois les batteries lâchent, et c’est la cata.

des journées entières dans les arbres dit: 22 janvier 2014 à 21 h 07 min

Leo Bloom Pold dit: 22 janvier 2014 à 13 h 39 min
Bloom, je pense que la lettre du 10 juin 2008 est restée dans votre garde-meuble
😉
Ou alors Joyce n’a pas mis les pieds à Shannon.

(un truc, Bloom, connaissez-vous en Irlande une formation géologique qui s’appelle: la chaussée des géants ?)

des mots pour se souvenir dit: 22 janvier 2014 à 20 h 54 min

PEUT-être P.Assouline -t-il des souvenirs personnels de salle d’op etc : mais l’entretien d’oliver sacks est très précis
. J’ai compris de quoi elle parlait, pour l’avoir aussi vécu.

Chaloux dit: 22 janvier 2014 à 20 h 48 min

U., aucun souci pour moi. L’un débonde d’ordures après 60 ans d’obsession refoulée. L’autre nous fait la danse de Saint-Guy en présence d’on ne dira pas quoi. Ces vieux messieurs se parlent d’abord à eux-mêmes. Il faut les laisser faire.

kicking dit: 22 janvier 2014 à 20 h 46 min

privé

ah ouais.. l’excuse de l’homme libre.. un vrai con qui ne peut pas se passer de prétextes de connes.. quelle liberté..

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 janvier 2014 à 20 h 32 min


…de toute façon,…ce sujet d’amour de folie amoureuse,…c’est de la patate  » chaude « ,…

…une fois un temps de répit passé,…chacun s’y précipite, encore tiède & privé,…etc,…

des mots pour se souvenir dit: 22 janvier 2014 à 20 h 22 min

sur le titre du billet : je signale seulement que je crois me représenter à peu près ce que l’on appelle « amour fou » mais en aucune façon « la folie amoureuse : je me renseignerai donc un peu

Jacques Barozzi dit: 22 janvier 2014 à 20 h 20 min

u., la bande annonce m’avait aussi découragé que toi, mais désormais c’est un fait de société à analyser au second degré…

u. dit: 22 janvier 2014 à 20 h 19 min

« il est tout aussi difficile de les convaincre qu’ils aiment qui ils affirment ne pas ou ne plus aimer , »

Valérie?

Aucun d’entre nous n’est à l’abri d’une grosse fatigue.

des mots pour se souvenir dit: 22 janvier 2014 à 20 h 17 min

c’est un thème assez difficile, selon l’expérience de chacun même avec le rétroviseur
heureusement qu’il y a les artistes pour nous mettre des titres comme « la bien-aimée lointaine » et d’autres qui incitent à ne pas jouer les utilités : donc bonsoir

u. dit: 22 janvier 2014 à 20 h 05 min

« Et bien j’ai vu le film sur l’esclavage de Steve Mc Queen, »

C’est toi, Jacques, qui es déraisonnable.
J’en ai vu la bande annonce, écrasé dans mon fauteuil d’orchestre, et en ai ressenti de la honte.

Et pourquoi pas une famille juive à Berlin, mais elle aime un aristocrate au coeur pur?

N’es-tu pas formé pour sentir à un kilomètre la balourdise du margoulin?

Même si Sophie m’invite, et Dieu sait si elle est charmante, c’est non.

kicking dit: 22 janvier 2014 à 20 h 04 min

et ça continue à vouloir avoir raison chez autrui.. et à calomnier.. avec des moyens à son image de gros tas de m.rde plouc..

u. dit: 22 janvier 2014 à 20 h 01 min

« et chaloux le parvenu nous sert sa connerie du soir .. »

C’est visé à côté, Chaloux est un lettré.

Son esprit vit entre les pages d’un livre et celles d’une partition posée sur un clavier qu’il tempère à volonté.

Pour nous les brutes, chaque page lue, chaque note jouée est un triomphe secret sur la bête.
On se lève chaque matin avec l’espérance le soir de ne pas rouler dans la crapule.
Le plus souvent on réussit, une main parfumée nous a aura été tendue, mais l’angoisse est là, on ne la met jamais au clou.

(Marcel?
Pas de couplet populaire aujourd’hui?)

Jacques Barozzi dit: 22 janvier 2014 à 19 h 59 min

Et bien j’ai vu le film sur l’esclavage de Steve Mc Queen, je ne félicite pas Sophie Avon de nous l’avoir recommandé !
Du toc !

u. dit: 22 janvier 2014 à 19 h 51 min

« il n’est certainement pas si facile de convaincre des gens qu’ils n’aiment pas »

Exact, c’est comme les sondages sur Etes-vous heureux?
Vous avez vu le pourcentage des Oui?
On a sa dignité, bon dieu.

u. dit: 22 janvier 2014 à 19 h 49 min

« il est plus facile de convaincre des gens-et soi-même- qu’ils nes ont ps »

Ils découvrent parfois qu’ils en ont, ou en tout cas le font savoir, souvent après une petite crise, les femmes ne sont jamais loin.

des mots pour se souvenir dit: 22 janvier 2014 à 19 h 48 min

il n’est certainement pas si facile de convaincre des gens qu’ils n’aiment pas qui ou ce qu’ils soutiennent aimer

u. dit: 22 janvier 2014 à 19 h 47 min

« quoi qu’il en soit, P.Assouine convaincra plus facilement ses lecteurs, et les psychiatres et les psychnalystes qu’ils ne sont pas »

Les psy de toutes catégories c’est bien possible, mais pour ce qui est des lecteurs, souffrez qu’on existe.

des mots pour se souvenir dit: 22 janvier 2014 à 19 h 43 min

quoi qu’il en soit, P.Assouine convaincra plus facilement ses lecteurs, et les psychiatres et les psychnalystes qu’ils ne sont pas

u. dit: 22 janvier 2014 à 19 h 37 min

« Qui plus est, JC n’ampute pas le budget  »

Le camarade JC se repose.

Je ne répondrai à aucune autre question.

u. dit: 22 janvier 2014 à 19 h 36 min

« et quel serait l’envers- sinon le contraire- de « l’érotomanie »? »

C’est une question très difficile.

Chaloux dit: 22 janvier 2014 à 18 h 54 min

Deux vieux Charlus se déclarent leur mutuelle flamme. une dame confond l’amour et ses représentations.
Rien de nouveau sous le soleil de la RDL.
Bonne soirée,

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 janvier 2014 à 17 h 36 min


…tout le monde fait bien son travail,…en ne sachant pas qui tire les ficelles des marionnettes,…et épouvantails,…
…le cinéma par automatismes de la pensée unique,…une réalité de mourir ensemble !,…
…etc,…

P.A., libéral sans états d'âme dit: 22 janvier 2014 à 17 h 20 min

Ne pas oublier que sans JC, ce blog tournerait à 20 commentaires maximum. Il y aurait alors beaucoup moins de bandeaux publicitaires. JC est la poule aux oeufs d’or d’Assouline.

des mots pour se souvenir dit: 22 janvier 2014 à 17 h 11 min

divisions et opérations

en français , un mari disait que son épouse était « sa moitié ».
en psychanalyse , on parle d « doubles »e

toutafé dit: 22 janvier 2014 à 17 h 05 min

u;
on reconnaît bien J d’O en effet : rien que cette phrase de bouguereau donc ( 22 janvier 2014 à 16 h 03 min :’phil fait rien qu’à sortir sa bite et à menacer de tirer au hasard dans la foule’

JC..... dit: 22 janvier 2014 à 16 h 48 min

« Le socialisme, c’est une attaque tantôt directe, tantôt indirecte mais toujours continue aux principes mêmes de la propriété individuelle ; c’est une défiance profonde de la liberté, de la raison humaine ; c’est un profond mépris pour l’individu pris en lui-même, à l’état d’homme ; ce qui caractérise les systèmes qui portent le nom de socialisme, c’est une tentative continue, variée, incessante, pour mutiler, pour écourter, pour gêner la liberté humaine de toutes les manières ; c’est l’idée que l’État ne doit pas seulement être le directeur de la société, mais doit être, pour ainsi dire, le maître de chaque homme – que dis-je ! son maître, son précepteur, son pédagogue ; que de peur de le laisser faillir, il doit se placer sans cesse à côté de lui, au-dessus de lui, autour de lui, pour le guider, le garantir, le retenir, le maintenir ; en un mot, c’est la confiscation de la liberté humaine. À ce point que si en définitive j’avais à trouver une formule générale pour exprimer ce que m’apparaît être le socialisme dans son ensemble, je dirais que c’est une nouvelle formule de la servitude… »
(Alexis de Tocqueville)

Non, mais quel débile, ce Tocqueville … bonsoir mes petits choux !

u. dit: 22 janvier 2014 à 16 h 44 min

Je n’oublierai pas ce jour où le système du blog était tombé en panne, dévoilant les adresses des contributeurs, ni la consternation générale quand on avait deviné (pour ce jour-là) que bouguereau était probablement Jean d’Ormesson.

Mad Surgeon..... dit: 22 janvier 2014 à 16 h 23 min

Un patient nous disait qu’il n’y avait guère de différence entre Nathalie Rheims et Barbara Cartland, hormis les 700 volumes écrits par cette dernière, vendus à 1 milliard d’exemplaires…

Mad Surgeon..... dit: 22 janvier 2014 à 16 h 11 min

Monsieur Bouguereau, prenez rendez-vous avec notre clinique : nous pouvons nous occuper de votre ami Phil, le joyeux libertaire qui sort son argumentaire de cheval un peu vite devant tout le monde. Si vous saviez combien nous en avons guéri de ces exsanstriques…

Phil dit: 22 janvier 2014 à 16 h 10 min

Bougreau, il semble plutôt que le livre de Madame Rheims provoque la débandade. Seul TKT apprécie, mais TKt a la vision paramount.

JC..... dit: 22 janvier 2014 à 16 h 03 min

Sergio, cette solution de carboniser, aussi, la « table rase » au lance-flammes ne me déplait pas : la technique de guerre au service d’une avancée humaniste… Intéressant !

modern man dit: 22 janvier 2014 à 16 h 02 min

Le mieux c’est quand y a même plus de table… Carbonisée transformée en atomes !

les atomes, la rolls des tables! bonne affaire!

Sergio dit: 22 janvier 2014 à 15 h 59 min

JC….. dit: 22 janvier 2014 à 15 h 30 min
Faire du passé « table rase » est un acte salubre, nécessaire, indispensable.

Le mieux c’est quand y a même plus de table… Carbonisée transformée en atomes !

Phil dit: 22 janvier 2014 à 15 h 46 min

u, l’Amour fou est une histoire d’Atlantide, inaccessible aux « ados » qui n’ont jamais entendu parler du Teide.

point de vue image dit: 22 janvier 2014 à 15 h 45 min

si la presse s’en mêle, ce sont des situations extrêmes.

tout le monde n’est pas habitué aux flashes (quelqu’un m’a dit que c’est très dommage pour l’image )

arthur dit: 22 janvier 2014 à 15 h 39 min

Croire aux vertus d’un passé révolu car « dépassé », c’est ça qu’est « azbine » et vraiment débile !

Ce qui est débile c’est de prendre la jungle pour la modernité

JC..... dit: 22 janvier 2014 à 15 h 30 min

Faire du passé « table rase » est un acte salubre, nécessaire, indispensable. Croire aux vertus d’un passé révolu car « dépassé », c’est ça qu’est « azbine » et vraiment débile !…

u. dit: 22 janvier 2014 à 15 h 24 min

Quand j’étais collégien, on nous faisait apprendre « Baroz endormi ».
Hugo y célébrait la générosité de sa gerbe.

C’était bien.

u. dit: 22 janvier 2014 à 15 h 22 min

Curieux, les métamorphoses du spectacle de Dieudonné.

C’est Jacques qui lui a dédicacé le Goût de l’Afrique?

trop top dit: 22 janvier 2014 à 15 h 21 min

quelle connerie de croire à des vieilles idées de 68. Risible, et tragique tant qu’on y est.

oh le azbine qui radote « du passé faisons table rase …

JC..... dit: 22 janvier 2014 à 15 h 21 min

Ciboulette, fais pas ta bêbête : en quoi mes posts sont malveillants ? En général, je constate et j’exprime…

JC..... dit: 22 janvier 2014 à 15 h 19 min

Jacques Barozzi dit: 22 janvier 2014 à 15 h 11 min
« J’en ai rien à foutre des pauvres… »

J’en ai rien à foutre des documentaires…

Ciboulette dit: 22 janvier 2014 à 15 h 17 min

Que Passou et/ou les modérateurs laissent passer des posts malveillants ou injurieux comme ceux de boudegras ou de JC, il faut s’y résoudre héla… MAIS que d’aucuns usurpent les pseudos alors là NON, c’est inadmissible de laisser faire

des mots pour se souvenir dit: 22 janvier 2014 à 15 h 16 min

P.Assouline est donc toujours jaloux du pasteur, mathématicien et photographe père d’Alice
Charles Lutwidge Dodgson)

u. dit: 22 janvier 2014 à 15 h 15 min

« Liliane Rovert », c’est typique du style de Dédé.

C’est tout un art, pour un type savant et pas moins franc qu’un autre, de s’entraîner quelques secondes à la componction et de revêtit un habit de bedeau imaginaire avant de pianoter.

Chapeau, Dédé.

Cette maîtrise du spectacle, jointe aux élancements chrétiens, mériteraient qu’on vous appelle Dieudédé!

bernadette dit: 22 janvier 2014 à 15 h 11 min

Dans le temps les vraies jeunes-filles restaient à leur place, se mariaient pures et… les femmes ont défilé mais il est toujours revenu à la niche et maintenant je me venge

chantal dit: 22 janvier 2014 à 15 h 06 min

je le fais parce que l’état me le demande, je ne reçois pas plus du chômedu pour autant. Et j’aime bien les mômes, et alors ?

JC..... dit: 22 janvier 2014 à 14 h 57 min

chantal dit: 22 janvier 2014 à 14 h 35 min
« JC cesse d’instrumentaliser les pauvres pour tes éructations »

J’instrumentalise que dalle ! J’en ai rien à foutre des pauvres… S’il fallait se préoccuper de tous les pauvres du monde ou de la cité, on vivrait plus, ma belle !

Continue à te faire plaisir…

u. dit: 22 janvier 2014 à 14 h 39 min

« Bien sûr, cela débouchait sur une vaste pantalonnade : on en arrivait à considérer le « non » d’une fille comme l’expression d’un repli petit-bourgeois, d’une gêne de « coincée du cul »… Moi qui vous parle, j’ai ainsi eu un dialogue assez raide avec un étudiant africain, » (Clopine)

Pantalon, raideur…
Il avait pourtant fait la moitié du chemin.

chantal dit: 22 janvier 2014 à 14 h 35 min

JC cesse d’instrumentaliser les pauvres pour tes éructations, et aplphabétise des vrais mômes dans la merde, c’est ce que je fais, moi qui ne trouve pas d’emploi. Je vous laisse, je prépare mon cartable.

bouguereau dit: 22 janvier 2014 à 14 h 33 min

Comment t’appelles les gens à la rue, sans un rond, avec des gosses ?!!!

..c’est dans la press communiss d’aprés guerre qu’on lit des trucs pareil jicé

JC..... dit: 22 janvier 2014 à 14 h 31 min

« j’imagine si la presse s’en mêle, ce sont des situations extrêmes. »

Oh, Chantal ! Oh !
Payés et entretenus à rien foutre ! tu parles d’une situation extrême ! Comment t’appelles les gens à la rue, sans un rond, avec des gosses ?!!!

bouguereau dit: 22 janvier 2014 à 14 h 29 min

« au moins deux types qu’il connaît, et au physique plutôt ingrat, d’enlacer de belles femmes… » (wouarf)!

que des chiennes..

bouguereau dit: 22 janvier 2014 à 14 h 26 min

Jacques, sur Julie G., rendez-vous sur mon blog

sans commentaires d’égotiques spéculaires..dis toudsuite que tu vaux mieux que lassouline

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