de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
De l’obscénité à représenter la violence

De l’obscénité à représenter la violence

« Bien sûr, les choses tournent mal… ».

Six ans après l’attribution du Goncourt à son Sermon sur la chute de Rome, cette phrase récurrente rythme non seulement A son image (220 pages, 19 euros, Actes sud)  mais aussi les précédents romans de Jérôme Ferrari. A l’examen moins un tic d’écriture qu’un mot de passe d’un livre à l’autre.

Connue avant tout comme « la femme de Pascal B. », un militant nationaliste qui avait accédé au prestigieux statut de prisonnier politique, l’héroïne est une jeune Corse qui avait commencé au mitan des années 80 à travailler comme photoreporter dans une agence locale du journal de l’île. Comme souvent les débutants, on lui avait réservé les mariages, les communions, les inaugurations et autres événements à saisir impérativement au grand angle afin de faire entrer le maximum de monde dans le cadre. Seuls les nuits bleues et les règlements de comptes internes aux différentes factions du camp indépendantiste lui donnaient l’occasion d’espérer une vraie photo.

Outre son homme au loin, elle se tournait régulièrement vers un autre homme, son oncle et parrain Marc-Aurèle, un prêtre dont « l’insupportable angélisme lui apparaissait comme une forme particulièrement perverse d’assentiment donné à l’obscénité du monde ». Jusqu’à ce qu’il demande un jour à son évêque de le changer de paroisse et de le muter n’importe où sur le continent : « Je n’ai plus la force ». Leur dialogue est permanent depuis son adolescence. Sauf que, aux photographies, lui préfèrera toujours les images susceptibles d’être transcendées : les premières relèvent de l’instant et s’inscrivent dans l’éphémère quand l’éternité est le registre commun des secondes. Ainsi les voit-il car la Passion n’est que d’un seul côté. Si l’invention de la photo avait été contemporaine de Jésus, le christianisme n’aurait été au mieux qu’« une atroce religion du désespoir ».

« Sur les photographies, les vivants mêmes sont transformés en cadavres parce qu’à chaque fois que se déclenche l’obturateur, la mort est déjà passée ».

Antonia n’avait finalement rapporté aucune photo de Yougoslavie. Elle y avait pourtant passé du temps, investi de l’argent et rapporté quelques traumatismes. Des porcs mangeaient des cadavres de femmes dans la neige. Obscénité absolue que les images de cette violence-là. Insoutenable dans la suggestion plus encore que dans la monstration. L’implicite pire que l’explicite. Encore faut-il savoir définir la violence et les limites de l’obscénité. Lorsqu’on avance dans les sables mouvants de la subjectivité, ne reste plus alors à chacun qu’à affronter sa propre conscience- à supposer qu’on en ait une. Une image de Kevin Carter lui revient alors en mémoire, celle qui reçut le prix Pulitzer : un petit enfant soudanais décharné, recroquevillé à bout de souffle sur une terre aride, près de qui un vautour s’est posé attendant le bon moment pour l’éviscérer. Parfois, l’horreur la paralysait. Elle n’y arrivait plus : à quoi bon avoir l’œil quand la main ne suit plus ? Antonia rentra apparemment intacte. Son parrain avait bien fait de prier pour sa survie ; il avait juste oublié de prier aussi pour son âme. Pas facile de passer du siège de Vukovar, où se déroula la plus sanglante et la plus désespérée des batailles de la guerre en Yougoslavie, au grand cahier d’été « Nos villages en fête » pour le journal. D’un massacre de civils croates par des bandes serbes à des victimes d’une guerre fratricide en Corse.Le Siège

Pas facile de passer de tout ça à l’exécution d’un militant par ses propres amis du FNLC canal historique au nom de l’extravagant concept de « légitime défense préventive ». Les indépendantistes corses n’en sortent pas grandis. Au mieux, ils apparaissent comme des machos à la sexualité vacillante, des immatures à qui la clandestinité fournit ce qu’i faut d’adrénaline pour se gonfler d’importance. D’une scène de crime l’autre. Antonia découvre que dans île comme ailleurs, chez les laïques comme chez les religieux, il n’y a rien de pire que la foi…

« … et pour la première fois, elle considérait l’avenir de son île avec une terreur vierge de toute condescendance parce qu’un lieu où l’on applaudit les revendications d’assassinats, on ne peut attendre que le pire »

Antonia avait à peine un peu vécu avant de vraiment croiser le regard de la Gorgone. Juste assez pour se forger déjà une morale de l’image. On ne photographie pas l’humiliation d’un homme. Elle qui a pris tant de risques pour rapporter des images de guerre meurt bêtement d’un accident de voiture à son retour au pays,  au fond d’un ravin de l’Ostriconi. Sur son cercueil, son parrain avait songé à disposer son portrait, comme cela se fait souvent, et son appareil photo, comme cela ne se fait jamais. Puis il se ravisa.

On s’en doute, une longue et lente méditation sur la photo irrigue A son image, heureusement sans lourdeur, sans pédagogie ni didactisme ; il ne s’agit en rien d’un discours critique intellectuel sur l’image. Juste des éclairs ici ou là pour rappeler que son domaine ne sera jamais celui des beautés éternelles, contrairement à la peinture, même si les deux donnent une visibilité à l’invisible ; pour souligner encore et encore que la photographie a partie liée avec la mort ; et pour dire qu’au lieu de se prendre pour un artiste, un photographe devrait juste espérer prendre au moins une fois dans sa vie un cliché qui capte en une image saisissante « le visage du siècle ».  Ce livre hanté par la mort interroge le statut de l’image et de son impact sur les consciences en un temps où nous sommes tous confrontés à une avalanche d’images de toutes sortes venues de partout, où la meilleure côtoie les pires, souvent sans le moindre souci de hiérarchisation de la part du diffuseur, parfois instrumentalisées par de fausses légendes,

La beauté et la réussite de ce roman tiennent à l’émotion qui s’en dégage ; malgré le tragique des situations, il rayonne d’une lumière envoûtante, porté par une écriture sobre, dépouillée du moindre effet lyrique mais fortement imprégnée de religieux ; c’est d’autant plus remarquable que l’auteur se définit comme non-croyant ; l’un de ses personnages principaux n’en est pas moins un prêtre catholique aux cas de conscience bernanosiens gouvernés par le spectre du péché ;  et la composition du roman est architecturée par  une messe de Requiem. Elle donne son rythme et sa cadence au roman dont le découpage en chapitres est gouverné par les prières au bas de l’autel, le Kyrie eleison, l’Epître de Paul aux Thessaloniciens, le Dies irae, le Sanctus « seul chant de la messe de funérailles dont les paroles ne subissent aucun changement parce qu’il n’y est pas question des hommes, de leur naissance et de leur mort, mais seulement du Seigneur, le Dieu des Armées ».  Autant de titres de parties sous chacun desquels l’auteur a glissé une légende photo. Ferrari a confié y être parvenu par les chocs esthétiques et émotionnels reçus après avoir assisté à des messes de funérailles où officiaient les polyphonies corses. Puissance des rituels sur la sensibilité de l’homme sans Dieu.

Jérôme Ferrari a enquêté en Serbie pour faire des repérages. Puis il s’est imprégné des photographies non de son héroïne puisqu’elle est imaginaire mais de Don McCullin, d’Eddie Adams, Gérard Malie, Kevin Carter, Ron Haviv. Deux vrais photographes sont longuement mis en scène au cours du récit : Gaston Chérau, qui couvrit la guerre italo-turque en Libye (1911) et Rista Marjanovic (années 20). Un regret toutefois : il est étrange que pour envelopper ce livre plein d’images subliminales en noir et blanc de la guerre de Yougoslavie, l’éditeur n’ait rien trouvé de mieux, et surtout de plus adapté, qu’un autochrome éthéré pris dans le Dorset en 1913 d’une jeune fille évanescente au bord de la mer, signé du pionnier de la photo en couleurs du début du XXème siècle Mervyn O’Gorman. Un contre-sens inexplicable car même s’il émane une vraie douceur du personnage d’Antonia, et de la vision du monde du père Marc-Aurèle, c’est d’abord par la violence qui y est rapportée que ce roman impressionne durablement.

« Merci à ceux qui ont tenté de calmer ma frénésie de documentation, en me rappelant que j’écrivais un roman. C’est vrai : même si j’ai puisé à des sources, l’âme du livre, par la force des choses, est le fruit de mon imagination »

Ces lignes, Jérôme Ferrari aurait pu les signer. On les trouve pourtant dans un autre livre, chez le même éditeur, où la photo est également un objet de passion pour l’héroïne. A ceci près que celle-ci a vraiment existé. Bien sûr, La fille au Leica (La Ragazza con la Leica, traduit de l’italien par Marguerite Pozzoli, 375 pages, 22,80 euros, Actes sud) d’ Helena Janeczek a quelque chose de biographique, mais pas trop . Juste assez car l’auteure entremêle ces vies avec une telle habileté, une telle originalité dans la construction de son récit, que cela devrait désarmer les réticences de ceux qui se détournent par principe des romans sans fiction. Au lieu d’en faire un principe, ils feraient mieux de juger sur pièces. Encore ne voit-on surgir ce réflexe que chez les lecteurs professionnels (critiques, jurés, libraires) ; le lecteur dilettante n’en a cure. Il sait reconnaître l’élan qui l’emporte et l’apprécier pour ce souffle unique. La fille au Leica mérite bien le prix Strega qui l’a couronné cette année-même.

Gerda Taro, le personnage-titre, est racontée successivement en trois chapitres distincts par trois personnes qui ont partagé sa jeune existence et ses passions : un étudiant en médecine dans le Weimar du début des années 30, une amie de cœur journaliste et un militant qui finira par s’engager dans les Brigades internationales. A eux trois ils renvoient la photo de groupe d’une génération d’Européens cosmopolites pris dans le maëlstrom de l’avant-guerre. Mais la plus rayonnante, la plus énergique, la plus drôle du groupe, c’est encore celle qu’on ne voit pas car elle prend la photo, Gerta métamorphosée en Gerda car elle trouvait cela plus doux et caressant à l’oreille. Et l’on sait tout ce qu’une photo peut raconter et dévoiler de celui ou celle qui l’a prise, surtout si, comme c’est le cas, l’éditeur a été généreux en laissant l’auteure incruster des photos dans le roman.

C’était un temps où artistes et intellectuels étaient moins d’un parti que d’un camp : l’antifascisme. Au sein de cette nébuleuse, Gerda Taro frayait en 1934 avec la bande à Capa (Cartier-Bresson, Chim Seymour, Fred Stein etc) au sein de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires. Avec André Kertesz et certains peintres, on les appelait les Dômiers. Entendez : les habitués de la terrasse du café du Dôme à Montparnasse, quand ce n’étaient celles de la Coupole tout à côté ou du Sélect en face. Walter Benjamin, qui se joignait à eux, était « le » philosophe qui entendait quelque chose à la photo, l’auteur de L’Oeuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, livre dont tout le monde parlait dans ce petit monde-là dès sa sortie en 1936. Nombre d’entre eux travaillaient pour Regards en un temps où le jeune magazine de sensibilité communiste titrait « Guernica ! Almeria ! et demain ? » et où le reporter pouvait parler de « répétition générale en vue de la guerre totale » sans craindre d’être démenti.

Le récit qui s’offre le luxe de dérouler sans être bavard, imagé tout en restant mesuré, ce qui le rend si vivant. L’auteure a eu le bon goût de ne pas en faire des tonnes avec le romantisme révolutionnaire, alors que tout s’y prêtait. C’est aussi l’histoire du couple désormais mythique constitué d’André Friedmann et Gerta Pohorylle dits Robert Capa et Gerda Taro. La guerre civile espagnole en est le décor. On voit passer le journaliste allemand Willy Brandt, on lit Dos Passos et Berlin Alexanderplatz, d’autres encore. Avec Capa, bien malin celui pouvait distinguer le vrai du vraisemblable, le mousseux bas de gamme d’une cuvée Grande Réserve. Un affabulateur au charme fou. Pas un artiste peut-être par manque de certaines qualités humaines, ce qui le différenciait de ses  copains, les futurs fondateurs de l’agence Magnum. Son grand mérite était d’être là et d’appuyer au bon moment quand il ne faisait pas le clown et le fanfaron dans les beuveries.

Gerda Taro est morte accidentellement à 26 ans écrasée par un char lors de la bataille de Brunete, aux portes de Madrid, en juillet 1937. . On rapporta que son agonie dura  toute une nuit durant laquelle elle se soucia avant tout du salut de ses appareils, craignant que le char les aient également écrasés que ses photos aient été perdues. Longtemps après, tout près de nous, on a retrouvé une désormais légendaire « valise mexicaine ». Elle contenait des milliers de négatifs de Chim, de Capa et de la fille au Leica. Après leur exhumation et leur parution, ce roman était la pièce manquante au puzzle Taro car Helena Janeczek a su avec beaucoup de délicatesse nous la rendre attachante.

le

 

 

(« Vukovar, 2003″ photo Malden Pavkovic » ; « Vue sur les tours jumelles de Momo et d’Uzeir, Sarajevo, 1993, photo Gilles Peress ; « Gerda Taro et André Capa » photo Fred Stein ; « Leica III, 1934 » photo D.R.)

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commentaires

696 Réponses pour De l’obscénité à représenter la violence

Delaporte dit: 27 octobre 2018 à 17 h 10 min

« Et depuis mercredi, les médias ne parlent que du Grand bain. »

C’est sans doute moins démoralisant que le film de von Trier ; mais, sur le plan cinématographique, c’est probablement assez inintéressant. Cruel dilemme, Ed.

Delaporte dit: 27 octobre 2018 à 16 h 36 min

« pourquoi avoir choisi cette version(de qui?) de ce conte moral(isateur) et pas tout simplement le lion et le rat de la Fontaine ? »

Parce que c’est dans un recueil de fables qui paraît aux Belles lettres dans une nouvelle traduction. La plupart des pièces sont d’Esope, inspirateur de La Fontaine.

Jazzi dit: 27 octobre 2018 à 15 h 51 min

Dans un champ, près de chez Jacques Chesnel en Normandie, 200 cigognes ont fait une halte. Etonnante photo sur sa page Facebook. Il va y avoir des naissances du côté de Caen !

Jazzi dit: 27 octobre 2018 à 15 h 35 min

Oui, rose, moi, au MK2 Gambetta, Paris 20e, salle pleine en début d’après-midi, les gens ont même applaudi à la fin du film ! Après la séance, à l’entrée des toilettes, un mec, assez jeune, m’a abordé pour me demander ce que j’avais pensé du film ! Sympa, mais c’est quand même pas un chef-d’oeuvre, lui ai-je répondu.
De tous les acteurs et actrices, c’est Philippe Katerine qui ramasse la mise en grand benêt quasi puceau. Et une mention pour Claire Nadeau en grand-mère atteinte du syndrome de Gilles de la Tourette…

Ed dit: 27 octobre 2018 à 15 h 12 min

Au temps pour moi. Mais je ne comprends pas pourquoi on garde l’orthographe anglaise alors que le mot existe en français et veut dire la même chose.

DHH dit: 27 octobre 2018 à 15 h 00 min

@delaporte
pourquoi avoir choisi cette version(de qui?) de ce conte moral(isateur) et pas tout simplement le lion et le rat de la Fontaine ?

Ed dit: 27 octobre 2018 à 14 h 52 min

Chorale prend un e en français. Et ça devient lourd les commentaires tout en anglais sur un blog en français. Tout ça pour tartiner votre confiture. Et c’est une traductric3 qui vous le dit, pour rappel.

Chtimimi dit: 27 octobre 2018 à 14 h 36 min

Je connais quelques ktos sincères qui mettent en pratique la générosité préconisée dans les évangiles, et d’autres qui ne font rien pour rien.
Peut-être pour appliquer, au pied de la lettre, ce passage de la bible : Charité bien ordonnée commence par soi-même. (Sous-entendu, avant de continuer par les autres). Z’ont la mémoire qui flanche,les pauvres!
J’en connais qui vont même jusqu’à reprendre (discrètement) d’une main ce qu’ils ont donné (ostensiblement) de l’autre.

rose dit: 27 octobre 2018 à 13 h 29 min

Bonne critique pour Le grand bain fort méritée : Almaric en dépressif chronique, Poelverdre (Benoît) Jean Hugues Anglade en rockeur au coeur tendre qui a conservé ses rêves intacts et Canet caractériel affectueux -qui ramène sa mère chez lui, sont au meilleur de leur forme et les filles Effira et Betkhi déterminées et fragiles. Au Pathé-Madeleine, le public était loin de s’identifier aux handicapés sociaux ou amoureux de couples en déroute, mais nous avons ri, ri, ri à nombre de saillies truculentes et -c’est vrai- aux coups de bâton de Leila sur les garçons.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 27 octobre 2018 à 13 h 28 min

Peter Cochrane, Memento Vivere (2018). Seen: triptych [archival pigment prints, gold leaf frames, 28”x58”(2) & 38”x58”]; is the river an alchemist? [lead, jet, limestone, dimensions variable]; this cosmology is mine, nature is not yours, you cannot use it against me [archival pigment prints, 8’x15’].
https://hyperallergic.com/467088/emerging-artists-define-path-vcu-school-arts-department-photography-film/?utm_medium=email&utm

Jazzi dit: 27 octobre 2018 à 12 h 41 min

« Le Grand bain » de Gilles Lellouche, avec une pléiade de vedettes, est une comédie sympathique, un peu surévaluée par la critique. Un film choral, ovationné par le public qui se reconnait dans ces handicapés sociaux de la vie, médaille d’or d’une discipline sportive qui n’existe même pas : la natation synchronisée masculine !

Delaporte dit: 27 octobre 2018 à 12 h 22 min

La fable est belle c’est ce que vous y avez ajouté qui me déplait : attendre d’être « payer en retour ».
__________

Je n’ai rien ajouté de mon cru, tout est dans le texte original.

Jazzi dit: 27 octobre 2018 à 12 h 20 min

Jamais rien lu de Bret Easton Ellis, va falloir que je m’y mette au plus tôt. Curieusement, dans sa fiche, wiki, très complète, il n’est pas signalé une seule fois qu’il est homo ?
La génération chochotte n’est pas la génération Quichotte !

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 27 octobre 2018 à 11 h 58 min

une neovelle génération que jedécouvre dans le tweet:
Selon lui, la « Génération Chochotte » n’était que le résultat de la mauvaise éducation inculquée par leurs parents surprotecteurs, membres comme lui de la Génération X. En couvrant leur progéniture d’attention (et de médicaments), ceux-ci réagissaient selon lui à l’indifférence que leurs propres parents, baby-boomers égoïstes et narcissiques, eurent à leur égard.

Janssen J-J dit: 27 octobre 2018 à 11 h 45 min

@ « cul béni » me suffirait. Vous fais grâce de DLP, apparemment il vous soucie plus que moi.
M’avez l’air de prendre la mauvaise pente d’un chachal. Remarquez, l’en faut bin toujours un…, au moins z’êtes constructif ici, mon le Grand ! Continuez, finirons bin par vous trouver qq qualités aussi.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 27 octobre 2018 à 11 h 44 min

l’initiation!
D’abord un avertissement : un procès d’assises est toujours violent, souvent laid, résolument impudique, parfois obscène, voire nauséeux. Celui qui vaut à Georges Tron et à Brigitte Gruel de comparaître respectivement pour « viols et agressions sexuelles en réunion » et « complicité » de ces crimes et délits depuis mardi 23 octobre devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis à Bobigny coche toutes ces cases au centuple.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 27 octobre 2018 à 11 h 39 min

le monde
PORTFOLIO
Dans l’objectif de Géraldine Lay : « La ville est comme un immense plateau de cinéma »

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 27 octobre 2018 à 11 h 36 min

le monde:
Basé à Caracas (Venezuela), Carlos Garcia Rawlins travaille pour l’agence de presse Reuters. Dans une supérette de quartier, il a traduit en photo l’inflation dans son pays qui a atteint 82 700 % en juillet. Depuis de nombreux mois, tout le pays doit compter en millions pour payer ses courses.

Janssen J-J dit: 27 octobre 2018 à 11 h 19 min

Remontée des filets de pêche, un peu de tout… morues, merlans, mustélidés et mouches à m… et miracles matinaux

@14.14, 18.27 (WL) – Non, je n’aime pas particulièrement être traité. Personne n’aime cela. Mais avec ce 2 lascars, appris à ne pas prendre leurs insultes à la lettre. C’est leur mode de comm. habituel, un marqueur de leur empreinte. J’ignore les raisons de pareilles éructations mais chacun a ses manies… Ta gueule raclure de keupu, ça vous gêne vraiment ? N’ayant jamais compris ce que ça voulait dire et s’agissant d’une apostrophe envoyée à la cantonade, en quoi devrais-je m’en sentir offensé ici ou là ? (C’est comme si, ceteris paribus sic stantibus, vous étiez comme un enculé qui s’en bat les couilles !) Surtout, en lisant derrière leurs lignes (invariables), on détecte quelque chose de moins convenu. Des gars pudiques et sympas dans la vie, au fond, qui craindraient de trop passer pour des mauviettes, alors qu’ils souhaiteraient tant s’entendre dire qu’on les aime malgré ce qu’ils ont fait de leur vie. Ne sentez-vous point qu’ils ont mal à leur virilité ? qu’ils ont toujours souffert d’en avoir été corsetés ?
Non, je ne lis pas la RdC, qu’est-ce ? du cinéma ? Depuis ma descente aux enfers à Lubumbashi en 2009, je ne puis voir en ce sigle autre chose que ce pays ravagé par le kabilisme.

@ Claudio B. – A la fois désolé que vous ayez détecté mes traces effacées, et en même temps heureux que vous ne l’ayez pas pris à mal, voire touché. D’une belle honnêteté, vz’êtes rare et d’un exotisme précieux : vrai brésilien ou exilé européen ? Une question qui me travaille sans cesse. N’y répondez pas, si elle vous semble indiscrète.
@ roze – Pas encore vu le film de Lellouche mais j’attendais un thème de ce genre. Suis sûr qu’il fera évoluer dans le bon sens la pauvre « condition masculine » hétéro déboussolée par ces femmes qui cherchent avant tout le n° de portable de Saviano (une ‘tite vacherie pas bien méchante dans la remontée du flux bisounours :-)

@ MC du petit rappel, je pense que votre journée s’est au total fort bien déroulée, on le sent à votre message de la nuit. Félicitations, c’était quand même pas gagné d’avance !

Bon, je vais inspecter mon jardin car je suis en vacances de la Toussaint, il n’a pas trop souffert, mais eu ses premières gelées, cette nuit. Le vinaigrier a encore toutes ses feuilles rouges qui s’attardent.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 27 octobre 2018 à 11 h 08 min

les choses tournent mal
« Quoi qu’il en soit, à la différence de problèmes métaphysiques beaucoup plus compliqués tels que celui de la poule ou de l’œuf, une chose nous semble indubitable: la vie est apparue, et puis ce fut la merde. En tout cas, cette dernière en est toujours sa conséquence. Et ça n’est assurément pas un hasard de dire d’une vie réduite à sa plus stricte banalité, qu’elle est une «existence de merde». Néanmoins, on aurait tort de penser qu’une «existence de merde» n’ait aucun poids en ce monde; en 2017 par exemple, l’espèce humaine a produit plus de 500 millions de tonnes de selles. Soit l’équivalent d’à peu près le poids de quatre-vingts millions d’éléphants (si tant est qu’il y ait en ce monde plus d’éléphants que de Français). Ça fait beaucoup… »
http://www.slate.fr/story/169095/quete-caca-parfait-histoire-excrements-humains-animaux-progres-scientifique-sante?utm_source=Ownpage&_ope=eyJndWlkIjoiM2Y2MTQ1MGI0Y2YwOGU5ZDQ0Y2NmNmMyZjY0OWU3NzYifQ%3D%3D

christiane dit: 27 octobre 2018 à 10 h 57 min

Voilà, Rose a bien compris ce qui me gênait !
rose dit: 27 octobre 2018 à 2 h 43 min
« ce que tu fais fais le pour toi même et n’ attends pas d’ être payé en retour. »

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 27 octobre 2018 à 10 h 55 min

@hamlet!
souvenir dela suite
Atzbacher, a philosopher, goes to visit another, Reger, a music critic, whose habit it is to spend several hours every other day on a bench in the Kunsthistorisches Museum in Vienna, looking at Tintoretto’s Portrait of a White-Bearded Man (a guard saves him the seat). Atzbacher recounts to the reader what Reger has to say on various subjects. That’s pretty much the book. At one point Reger goes off on art historians—and I managed to find this passage in a review in the London Review of Books that thankfully is available online:
The art historians are the real wreckers of art. . . . The art historians twaddle so long about art until they have killed it with their twaddle. Art is killed by the twaddle of the art historians. My God, I often think, sitting here on the settee while the art historians are driving their helpless flocks past me, what a pity about all these people who have all art driven out of them, driven out of them for good, by these very art historians. The art historians’ trade is the vilest trade there is, and a twaddling art historian, but then there are only twaddling art historians, deserves to be chased out with a whip, chased out of the world of art . . . all art historians deserve to be chased out of the world of art, because art historians are the real wreckers of art and we should not allow art to be wrecked by the art historians who are really art wreckers.

christiane dit: 27 octobre 2018 à 10 h 54 min

Delaporte dit: 27 octobre 2018 à 2 h 53 min
« et attendre d’eux d’être payer de retour… »
La fable est belle c’est ce que vous y avez ajouté qui me déplait : attendre d’être « payer en retour ».

christiane dit: 27 octobre 2018 à 10 h 45 min

@Petit Rappel dit: 27 octobre 2018 à 4 h 58 min
Ah, c’est sous Louis XIII… Vous préférez donc les fantaisies de Gérard de Nerval…

« Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets.

Or, chaque fois que je viens à l’entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit :
C’est sous Louis treize ; et je crois voir s’étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,

Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs ;

Puis une dame, à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
Que, dans une autre existence peut-être,
J’ai déjà vue… – et dont je me souviens ! »

Vous êtes imbattable et pour moi l’Histoire est pleine de rencontres imaginaires. J’aime bien quand vous soupirez devant mes anachronismes… qui font basculer l’Histoire dans la science-fiction ou l’uchronie.
De Nerval à Blaise Pascal : « « Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé » (Pensées, 90).
Bon séjour au delà de l’océan et bataillez, cher ami.
PS : dans les salons bretons, théâtres de la politesse et de la raillerie, imaginés par hamlet vous n’auriez été ni ennuyeux, ni élitiste mais perturbateur, certainement, du côté de Boileau, conservateur et avant-gardiste, loin des princes et des courtisans.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 27 octobre 2018 à 10 h 03 min

Ce bel animal à la fois domestique et sauvage inspire contemplation et tendresse. Mais l’attitude que vous avez envers les chats est-elle naturelle ? Cette attitude est-elle spontanée ? Ou au contraire, est-elle provoquée ?

Car, il se pourrait que l’attrait, l’attirance que vous éprouvez pour cet animal provienne en réalité d’un parasite microscopique logé dans votre cerveau guidant votre comportement.

En moins de 10 minutes, grâce à cet épisode, découvrez comment la quête d’un parasite pour rejoindre son hôte final – le chat – pourrait modifier le comportement des hôtes intermédiaires sur son chemin dont nous pourrions faire partie.

Un podcast en partenariat avec La tête dans le cerveau dont toutes les références scientifiques sont à retrouver sur Cerveau en Argot.
https://theconversation.com/podcast-aimez-vous-vraiment-les-chats-ou-est-ce-un-parasite-dans-votre-cerveau-qui-modifie-votre-comportement-105436?utm_medium=email&utm_campaign=La%20lettre%20du%20SAMEDI%2027%20OCT%20de%20The%20Conversation%20France%20-%201146010339&utm_content=La%20lettre%20du%20SAMEDI%2027%20OCT%20de%20The%20Conversation%20France%20-%201146010339+CID_c4094eb1ddc8ed1f366e7fa170a9baaa&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Podcast%20%20Aimez-vous%20vraiment%20les%20chats%20ou%20est-ce%20un%20parasite%20dans%20votre%20cerveau%20qui%20modifie%20votre%20comportement

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 27 octobre 2018 à 9 h 26 min

Nous avons ici une collection d’images qui ont été élues meilleures photos scientifiques de 2017. Elles sont absolument magnifiques.

La Royal Society, est la plus ancienne communauté scientifique du Royaume-Uni et l’une des plus anciennes d’Europe; elle nous a sélectionné les 15 images suivantes parmi plus de 1100 candidatures comme les meilleures images scientifiques de 2017.
https://lesavoirperdudesanciens.com/2017/12/decouvrez-les-meilleures-photos-scientifiques-de-2017-selon-la-royal-society/

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 27 octobre 2018 à 9 h 23 min

Le français Nicolas Lefaudeux a décroché le Premier prix de la catégorie Notre Soleil avec cette superbe photo de la « grande éclipse américaine » d’août 2017. Elle est intitulée « Sun King, Little King, and God of War », que l’on peut traduire par « Le Roi Soleil, le petit Roi et le Dieu de la Guerre ».

renato dit: 27 octobre 2018 à 8 h 07 min

J’avais cru comprendre que les lanceurs d’alerte méritaient une protection ; mais j’apprends que pour tout remerciement ils les licencient.

Petit Rappel dit: 27 octobre 2018 à 4 h 58 min

Non, Christiane, il ne pouvait pas penser a La Fontaine, qui devait etre au mieux bien jeune, s il n etait dans les limbes. Ce texte date de Louis XIII.
Ce qui est remarquable, c est que Le Prince et Aristippe ou de la Cour , soient confies par Richelieu a un laic, non pas, comme il est de regle alors, un theologien, Ceci explique peut etre cette societe civile qu on ne s attend pas a voir surgir sous sa plume.
Bien a vous
MC
PS
Hamlet, je rends homage a votre imagination, mais j ai croise Monory Rue de Seine, tout simplement, quand je me melais de Galeries.
Bien a vous
MC

Ed dit: 27 octobre 2018 à 4 h 21 min

J’ai tenté de regarder sur Youtube de l’intégrale de LGL de mercredi. J’ai tenu une petite dizaine de minutes. Impossible de visionner la moindre émission dans laquelle Lorant Deutch, ou encore Lucchini, est invité. Être cultivé et passionné n’autorise pas à em.merder le monde ainsi.

P. comme Paris dit: 27 octobre 2018 à 3 h 13 min

« la prochaine petite souris ? »

Non Rose,
les petites souris, j’ai donné, cela ne vit que 18 mois, au mieux.
Trop d’enterrements à la queue leu-leu.

rose dit: 27 octobre 2018 à 3 h 01 min

Delaporte
c’est l’idée développée par Gilles Lellouche dans Le grand bain. De grands handicapés font de grands nageurs. Sans mièvrerie et avec beaucoup d’humour, il tourne autour de ces gens formidables de désarroi et d’humanité.
Ai juste pas aimé le.coup du fauteuil roulant. Faudrait redonner leurs jambes aux filles. Depuis que Marion Cotillard se les ai faites bouffer par un orque – ce qui est faux, en général il traîne ses proies au fond du grand bassin- cela devient tendance. Leila Bekhti trop drôle en tyran aquatique.
Et puis, y a la comète qui peut s’écraser aussi sur la Dacia. J’dirai à Michel de sortir en courant pck c un chic type. C’est pas réservé aux BMW les comètes.
J’ fais mon commerce aussi : Gilles Lellouche, quel talent…
Plutôt qu’la feuille de rose sur d’la.chair faisandée, un ‘ti tour aux Puces, non ?

P. comme Paris dit: 27 octobre 2018 à 2 h 58 min

Chère Rose,
Henry de Monfreid n’avait aucun problème avec l’Est, il était musulman à ses heures.
Et puis la mer Rouge,
question miracle,
pourquoi pas un chinois après un coup de vent.

Je suis prêt à parier que la prochaine que je rencontrerai chevauchera une baleine.

Delaporte dit: 27 octobre 2018 à 2 h 53 min

Le lion, pour sa bonne action, ne demandait aucun retour en échange. Il a libéré gratuitement la petite souris. C’est le hasard, et sa générosité de souris, qui ont fait qu’incidemment elle est revenue pour sauver le lion. La petite souris avait des qualités ignorées, supérieures à celles du lion qui, sans elle, n’aurait pu se délivrer. La petite souris est faible, mais intelligente et efficace, et altruiste : elle a pardonné au lion la peur bleue qu’il lui a faite. La petite souris est supérieure au lion, qui s’est contenté de vivre, sans se soucier de rien. La petite souris, elle, a tout de suite fait preuve de sagesse. C’est une fable sur la sagesse, en effet.

rose dit: 27 octobre 2018 à 2 h 50 min

vu tout pour ma fille. Mari formidable ☆☆☆☆.
Ai connu qq médecins comme ça, un otorino et une infirmière aussi, qui savent tout et sont à côté de la plaque.
ai connu aussi des comme celui qui opère. Ai admiré la maîtrise de lui lorsqu’elle défonce la porte à coups de pied. Ai trouvé que la tumeur de l’hypophyse était un bon moyen de lever le secret de famille.

Delaporte dit: 27 octobre 2018 à 2 h 47 min

L’idée, c’est que les faibles ou les pauvres sont tout autant que les riches utiles à la société. Et même davantage, souvent.

rose dit: 27 octobre 2018 à 2 h 46 min

aime autant les westerns spaghettis que les spaghettis. me demande si c’est pas un motif de divorce que de changer de chaîne lors de la projection de la prisonnière du désert.

rose dit: 27 octobre 2018 à 2 h 43 min

la philosophie du Tao.
ce que tu fais fais le pour toi même et n’ attends pas d’ être payé en retour.

P. comme Paris dit: 27 octobre 2018 à 2 h 24 min

« Condamné à user sa langue dans une perpétuelle mise en pratique de la feuille de rose. »

Personnellement,
la poésie chinoise,
toujours émouvants nuages.

Delaporte dit: 27 octobre 2018 à 2 h 10 min

« il faut protéger les pauvres et attendre en confiance d’être payé de retour… »
Non, Delaporte, non ! votre final gâche tout.
_______________

Ah, vous trouvez ? Pourtant c’est une belle fable antique, dont la morale est valable tout aussi bien pour aujourd’hui. Quand on aide les pauvres ou les faibles, ceux-ci peuvent vous payer de retour. C’est non seulement une belle idée, mais une idée vraie.

P. comme Paris dit: 27 octobre 2018 à 2 h 03 min

« Il faut admettre que la traduction de la poésie chinoise dans une langue occidentale nous fait perdre tout un pan de sa réalité. »…
Pas tant que cela,
même en pleine mer Rouge, Henry de Monfreid trouvait un chintock pour lui expliquer où était l’Est.

P. comme Paris dit: 27 octobre 2018 à 1 h 55 min

« closer dit: 26 octobre 2018 à 18 h 37 min »

Le problème, c’est que par -20°,
pas vraiment facile de travailler.
Alors que Chalamov ne pouvait arrêter de travailler que lorsqu’il faisait -50° (voir La Brouette), cette température ou vous ne pouvez même plus cracher comme notre Sire Deleporte se plait à nous le dire, de jour en jour, d’heure en heure, bénitier à l’appuie.

christiane dit: 26 octobre 2018 à 23 h 59 min

Et Aragon prolonge ce texte puissant par ces lignes : « Ce moment que tout m’échappe, que d’immenses lézardes se font jour dans le palis du monde, je lui sacrifierais toute ma vie, s’il voulait seulement durer à ce prix dérisoire. Alors l’esprit se défend un peu de la mécanique humaine, alors je ne suis plus la bicyclette de mes sens, la meule à aiguiser les souvenirs et les rencontres. Alors je saisis en moi l’occasionnel, je saisis tout à coup comment je me dépasse : l’occasionnel c’est moi, et cette proposition formée je ris à la mémoire de toute l’activité humaine (…) Il arrive qu’aux murs du cachot le reclus taille une inscription qui fait sur la pierre un bruit d’ailes. (…) C’est qu’il rêve, et je rêve, emporté, je rêve. Je rêve d’un long rêve où chacun rêverait, Je rêve sur le bord du monde et de la nuit. (…) »
( « Une vague de rêves » – L’essai de 56 pages parut pour la première fois en octobre 1924 dans le numéro 2 de la revue Commerce que dirigeaient Paul Valéry, Léon-Paul Fargue et Valéry Larbaud. Légèrement antérieure au « Manifeste du surréalisme » d’André Breton. Édité par Seghers en 1990 dans la collection « Poésie d’abord » )

christiane dit: 26 octobre 2018 à 23 h 27 min

Sollers en parle bien, aussi :
« Il était une fois, au début du xxe siècle, en France, un jeune homme très beau, prodigieusement doué pour l’aventure métaphysique et le style. Ecoutez ça : « Il m’arrive de perdre soudain tout le fil de ma vie : je me demande, assis dans quelque coin de l’univers, près d’un café fumant et noir, devant des morceaux polis de métal, au milieu des allées et venues de grandes femmes douces, par quel chemin de la folie j’échoue enfin sous cette arche, ce qu’est au vrai ce pont qu’ils ont nommé le ciel. »
Voilà, ça pourrait être écrit ce matin, ça s’appelle « Une vague de rêves », et nous sommes en 1924. Breton et le surréalisme sont là, tous les espoirs sont permis, une révolution est en marche, Lautréamont et Rimbaud sont les étoiles invisibles de ce nouveau jour. La boucherie de 1914-1918 a déclenché une crise générale de la pensée ; les idées, les systèmes, les vieilleries patriotiques et poétiques sont mortes, la vérité elle-même est mise en question par la mise en liberté des mots. « Il m’importe peu d’avoir raison. Je cherche le concret. C’est pourquoi je parle. Je n’admets pas qu’on discute les conditions de la parole, ou celles de l’expression. Le concret n’a d’autre expression que la poésie. Je n’admets pas qu’on discute les conditions de la poésie. »

christiane dit: 26 octobre 2018 à 23 h 21 min

« il faut protéger les pauvres et attendre en confiance d’être payé de retour… »
Non, Delaporte, non ! votre final gâche tout.

christiane dit: 26 octobre 2018 à 23 h 15 min

Closer – vers 19h
Je vous ai lu avec attention. C’est difficile d’expliquer mes réactions face aux calligraphies chinoises et aux peintures de paysages où excellait Wang Wei. Cette écriture qui est un dessin et un symbole presque sacré exprime une pensée. Ce n’est pas seulement un tracé élégant, un rituel d’encre et de silence. Je passe beaucoup de Temps à Cernushi et à Guimet. Un tel passé si lointain, si riche que les lettrés protègent comme ils peuvent contre l’effarante et bruyante civilisation actuelle.
Un poème de Wang Wei est une peinture. Une peinture de Wang Wei est un poème. Le plein du vide est un livre bilingue et présente des poèmes calligraphiés en chinois en regard de leurs traductions en français sur des pages aérées où le signe imprimé est accueilli par l’espace de la page laissé blanc. Il est relié à la façon chinoise avec des points en cordonnet noir, très fin, en guise de reliure. L’ouvrir c’est entrer dans le monde de deux écritures qui se tiennent compagnie pour le bonheur de les voir réunies : le chinois et le français.
Bien sûr que j’ai aimé lire votre poème mais quelque chose me manquait. Je n’ai pas su vous le dire. Excusez-moi.
J’aime le titre et le premier vers :
« Élégie pour Yin Yao
Combien de temps peut durer la vie humaine ? »
Et là je vois un paysage à l’encre et le poète assis , minuscule, au pied de la montagne et l’horizon est fuyant : brumes. Puis je vois à nouveau « Les nuages [qui] s’étendent dans un flot immense.
Les oiseaux [qui] volent mais ne chantent pas. »
Le reste des mots, des pensées est dans la peinture car le poète immobile laisse se dérouler sa méditation.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 26 octobre 2018 à 22 h 58 min

UK – l’Ecosse — 2011. Julian photographe portrait Sander avec Leica Camera – ID de l’image: C075W4

tristan dit: 26 octobre 2018 à 22 h 41 min

@Jazzi 19h44
On pourrait aussi défiler entre Bastille et Répu avec des banderoles demandant le retour de Bouguereau et de JC…..je sais pas !?

Jazzi dit: 26 octobre 2018 à 22 h 25 min

« C’est vrai, au fond, à bien y réfléchir : quand peut-on dire d’un texte qui ne relève pas de la fiction que c’est un essai ? »

Ou bien un récit, Passou ?

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 21 h 38 min

« irez vous à l’exposition prochaine sur Sergio Leone à la Cinémathèque française de Bercy ? »

En ce qui me concerne, je n’irai sans doute pas. IL y a longtemps que je ne m’intéresse plus du tout à ce cinéma-là. J’ai du mal à comprendre les cinéphiles qui on une passion pour les westerns spaghetti. Aujourd’hui, je trouve ça ridicule.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 26 octobre 2018 à 21 h 07 min

August Sander « intégrera ces images ainsi que celles faites par son fils Erich dans la prison où il meurt en 1944, Hommes du XXe siècle, tout comme les portraits des nationaux-socialistes réalisés avant et pendant la guerre ».

« N’ayant pu publier cette œuvre gigantesque de son vivant, ses descendants poursuivent son objectif jusqu’à aujourd’hui ».

« Ces images, complétées de tirages contacts, de correspondances et d’éléments biographiques sur les personnes photographiées sont exposées ensemble pour la première fois. Elles donnent à voir les portraits d’hommes et de femmes victimes d’une idéologie, qui s’inscrivent ici dans toute leur dignité au rang des Hommes du XXe siècle, dont les nazis avaient voulu les exclure ».

La « force d’August Sander réside ainsi dans la mise à plat par le portrait de la diversité, sociale, politique, mais aussi et surtout l’unicité des Hommes ».
au MAJ

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 26 octobre 2018 à 20 h 50 min

Senegalese photographer Omar Victor Diop’s first solo show in the UK. The exhibition, Liberty, Diaspora (until 3 November) at Autograph, features two bodies of work in Diop’s signature,
A Universal Chronology of Black Protest, the photographer has staged elaborate scenes based on recent and historical revolts or protests, such as the Selma civil rights marches in 1965 or the “Million Hoodie March”, following the killing of Trayvon Martin in 2012.
https://www.theartnewspaper.com/news/three-exhibitions-to-see-in-london-this-weekend-26-october-2018?utm_source=weekly_october26_2018&utm_medium=email&utm_campaign=email_weekly&utm_source=The+Art+Newspaper+Newsletters&utm_campaign=42a49d4624-EMAIL_CAMPAIGN_2018_10_24_04_23&utm_medium=email&utm_term=0_c459f924d0-42a49d4624-43644573

renato dit: 26 octobre 2018 à 20 h 24 min

Résultats admirables en s’inspirant à l’écriture monosyllabique par Antonio Pizzuto — L’Age de l’homme propose une belle traduction : Le triporteur et autres proses.

Phil dit: 26 octobre 2018 à 19 h 51 min

..irez vous à l’exposition prochaine sur Sergio Leone à la Cinémathèque française de Bercy ?

ne sais pas trop, dear Baroz, car il m’arrive de préférer les spaghetti aux westerns.
la cinémathèque achève enfin la rétrospective consacrée à Bergman, c’est une bonne chose, le cortège des névrosé(e)s produit par le socialisme amollissant suédois devenait pesant.

renato dit: 26 octobre 2018 à 19 h 45 min

L’occident se porte bien, seulement les traditionalistes et les réactionnaires n’y trouvent pas leur compte car les formes ouverte ne sont point rassurantes, et Houellebecq s’inscrit dans la grande famille des écrivains réac — Céline, Malaparte, etc. —, ou si on veut de droite — Tomasi, Gadda, Borghese —.

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 19 h 44 min

« Ce soir, Claudio, je mange des lasagnes au boeuf. »

Là, vous me décevez, mon cher D. Vous mangez du boeuf un vendredi ? Vous m’aviez déjà fait la réflexion que le vendredi, c’était poisson. Walkyrie (Ulrike Meinhof) vendredi, et dimanche Walhalla… messe !

Jazzi dit: 26 octobre 2018 à 19 h 32 min

« l’Occident est dans un état de déclin très avancé »

D’où les épousailles d’Houellebecq d’avec l’Orient…
De la soumission, il passe directement à la reptation !
Condamné à user sa langue dans une perpétuelle mise en pratique de la feuille de rose.
Le pied, selon le beauf hétéro moyen…

D . dit: 26 octobre 2018 à 19 h 23 min

Le centre du monde du commentaire littéraire c’est quand même bien ici et pas zailleurs, ne nous méprenons pas.

D . dit: 26 octobre 2018 à 19 h 21 min

Peut-être la RDL pourrait-elle lever leur mise en purgatoire pour attrition ?

Oui j’intercède également en leur faveur.

Phil dit: 26 octobre 2018 à 19 h 12 min

Dear Claudio Bahia, vous allez sans doute rentrer en dictature lundi, mandez-nous des nouvelles qui nous changeront du commentarium des lecteurs du Monde, occupés uniquement de l’homophobie sur les plages de Leblon.

closer dit: 26 octobre 2018 à 18 h 54 min

Admirons la calligraphie pour elle-même et le poème pour les mots que le traducteur aura choisi de bonne foi…

closer dit: 26 octobre 2018 à 18 h 51 min

Christiane, je vois aucun sens à essayer de rapprocher les mots de la traduction d’une calligraphie que l’on ne comprend pas, même si elle est belle en soi. Il faut admettre que la traduction de la poésie chinoise dans une langue occidentale nous fait perdre tout un pan de sa réalité. Cela ne me gêne que modérément, ce qui reste est suffisamment beau pour susciter notre plaisir et notre admiration. Comme l’écrit Vikram Seth à la fin de son introduction « if it is felt that the limited access to the worlds (oui « worlds ») of these poems that translation can reasonably hope to provide has been given, I will be more than happy ».

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 18 h 46 min

Voici, pour illustrer mon propos, une jolie fable :

« Un lion avait attrapé une souris ; il allait en faire son repas. La chapardeuse grignoteuse, sur le point de mourir, la malheureuse, supplia le fauve en ces termes : « Ce sont des cerfs, ce sont des taureaux cornus qu’il te convient de chasser ; c’est leur viande qui doit te remplir le ventre. Un repas d’une souris ! Cela sera à peine suffisant pour effleurer le bord de tes babines ! Je t’en supplie, épargne-moi ! Si petite que je sois, je te rendrai peut-être la pareille ! » Le fauve rit, et laissa vivre la suppliante. Il trouva sur son chemin des jeunes gens passionnés de chasse ; pris dans un filet et immobilisé, il était ligoté. La souris sortit de son trou sans qu’on la voie ; elle rongea de ses petites dents la corde solide, elle libéra le lion. Elle l’avait sauvé à son tour, en récompense de lui avoir permis de voir la lumière du jour. Cette fable est claire pour les hommes sensés : il faut protéger les pauvres, et attendre en confiance d’être payé de retour, puisque même une souris a sauvé un lion pris au piège. »

gisèle dit: 26 octobre 2018 à 18 h 45 min

Christiane 18h21. OK, vs avez tout compris !!
les 2 poèmes sont magnifiques
(la subordination n’existe pas, en mandarin,d’où l’impression de « tableau, par la juxtaposition des différents éléments)
**maintenant des tâches innombrables de dames m’attendent ….

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 18 h 43 min

« la large place occupée par Delaporte; mais où mettre Delaporte? et qui voudra de lui? »

Je me contente du petit coin que j’occupe, sans même demander qu’on me lise ni qu’on réponde à mes questions. D’ailleurs, je n’en pose jamais, sauf à moi-même et à Dieu.

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 18 h 38 min

Houellebecq pointe du doigt le problème religieux, dont il relève classiquement l’importance avec la démographie, se rapprochant d’un Emmanuel Todd ; le Point de conclure :

Expliquant finalement qu’à l’aune de la démographie et de la religion « il est évident que j’aboutis à des conclusions exactement identiques à celles de Spengler : l’Occident est dans un état de déclin très avancé ». Le Point

closer dit: 26 octobre 2018 à 18 h 37 min

Tout ce que vous avez pu lire de critiques favorables sur « Cold War » est sans doute au-dessous de la vérité. Un bémol cependant, Pawel Pawlikowski nous emmène un moment à Paris. C’est la partie un peu faible du film et on a peur qu’il ne tombe dans la facilité. Ce n’est pas le cas. Il se rétablit dans une final admirable et poignant, avec toujours une photographie sublime. Un tourmenté, ce Pawlikowski. L’ambiance de la Pologne socialiste lui convient parfaitement, spécialement l’hiver…Il ne devrait faire d’incursions à l’extérieur que dans le reste de l’ex « camps socialiste », de préférence là où il fait froid. J’ai l’air de le condamner à tourner des films dans une atmosphère de Cold War et depuis l’Est…

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 26 octobre 2018 à 18 h 33 min

cahiers d’écriture d’enfants juifs
La suite de l’ouvrage traite du quotidien de Henekh et de sa famille dans le ghetto. Henekh et Borukh font survivre leur famille par leurs activités de contrebande, menées de part et d’autre des murs du ghetto. Henekh témoigne des premières déportations, notamment de celle d’enfants et pédagogues, dont Janusz Korczak. Suite à la déportation de leurs parents, les deux frères décident de quitter une nouvelle fois le ghetto. Lors de sa fuite, Henekh perd à jamais la trace de son frère.

Henekh survit caché du côté « aryen », en compagnie d’autres enfants juifs. Il vit à nouveau de contrebande. Plusieurs mois plus tard, Henekh retourne dans le ghetto, participe à l’insurrection (avril-mai 1943) puis parvient à s’enfuir par les égouts. Malade et très affaibli, il est par la suite recueilli par une femme juive qui le cache dans la cave d’une maison des environs de Varsovie. Cette femme lui fournit un cahier et lui demande alors d’écrire ce qui lui est arrivé pendant la guerre. Le cahier est retrouvé après la libération de Varsovie parmi les ruines de la maison. Henekh n’a pas survécu à l’insurrection de Varsovie (août-septembre 1944).

Egalement écrivain yiddish, son œuvre s’inscrit notamment dans une tradition d’écriture de livres pour enfants. Depuis son installation aux Etats-Unis en 1938, Pat poursuivait ses activités éducatives et littéraires tout en s’investissant pleinement dans l’assistance aux Juifs d’Europe puis dans la défense de la culture yiddish à travers le monde.

Dès sa première lecture des pages fragiles et froissées du manuscrit produit par Henekh, Pat réalisa qu’il tenait dans ses mains un véritable « trésor » : « 450 000 enfants juifs de Pologne ont disparu dans les « fours ». Henekh a miraculeusement survécu, comme s’il était chargé d’une mission, celle de raconter l’histoire au monde »3. Bien que cela ne soit pas signalé
https://poly.hypotheses.org/93

William Legrand dit: 26 octobre 2018 à 18 h 27 min

exemple d’une conversation avec bouguereau : au final « ta gueule raclure de keupu »… c’est cela que vous attendez, JJJ ?

christiane dit: 26 octobre 2018 à 18 h 21 min

Gisèle,
c’est parfait ! Calligraphie, papier de riz immaculé, Cire rouge qui permet d’apposer le sceau-signature, traduction, gestes, silence s’ouvrant sur le vent et la flûte.
(Closer, demandez à Corinne Leforestier de calligraphier votre poème et filmez-la. Il n’y aura alors pas trop de mots. Vous pourrez ouvrir la fenêtre pour qu’on entende le vent et jouer de la flûte en bambou ou l’écouter).
J’ai reconnu ses gestes, Gisèle, car c’est elle également dans le lien de 16h33.
J’aime beaucoup quand on se comprend, ainsi.
Grand merci.
Olga, un temps, sur le blog à Sergio, m’avait enchantée. C’était des calligraphies, des dessins, des aquarelles, même des cahiers d’écriture des enfants…

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 26 octobre 2018 à 18 h 13 min

Profusion et simultanéité : philosophie rave !
Prenant acte de l’académisation et du tournant linguistique de la philosophie au 20e siècle, l’artiste américain Joseph Kosuth, dans son article retentissant « Art After Philosophy » (1969), a cherché à montrer que seul l’artiste pouvait reprendre le flambeau du Sens pour le plus grand nombre. Près de cinquante ans après, l’événement Une nuit de la philosophie lance un défi à ce constat en invitant d’un côté des artistes, et de l’autre des philosophes à donner des conférences en simultané, devant un public large et divers, libre de voguer au gré des conférences et des performances.

gisèle dit: 26 octobre 2018 à 17 h 55 min

christiane https://www.youtube.com/watch?v=FAodmcuEuVM
Je comprends ce que vous voulez dire. Le lien auquel vous faites référence, montre un peintre réalisant une aquarelle chinoise (différente de l’aquarelle française).C’est un tableau qui peut vous inspirer un poème.
Le lien auquel je vous renvoie, montre une femme qui « calligraphie » un poème de Wang Wei dont la traduction s’affiche au fur et à mesure.Il y a plusieurs formes de calligraphie, celle dont elle use est très ornée ,mais, l’idéogramme est d’une extrême précision,quelle que soit la forme choisie. C’est exactement comme en français; voir les différentes polices de caractères.
La calligraphe qui écrit le poème de wang wei,est très habile et va très vite; ce qui est le propre de la calligraphie,puisque le pinceau et le souffle vont de pair.
Excusez ces remarques, vous aimez,sans nul doute la précision, autant que moi.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 26 octobre 2018 à 17 h 46 min

« Je considère l’état de l’Occident du point de vue des deux critères que mon histoire intellectuelle m’a amené à considérer comme fondamentaux : la démographie et la religion », ainsi parle Michel Houellebecq dans le discours qu’il a prononcé lors de la remise du prix Oswald Spengler,
le point

Claudio Bahia dit: 26 octobre 2018 à 17 h 23 min

@ « Peut-être la RDL pourrait-elle lever leur mise en purgatoire pour attrition ?  »
Oui, bonne idée, mais il faudra leur faire de la place; à eux trois ils pourraient aisément se caser dans la large place occupée par Delaporte; mais où mettre Delaporte? et qui voudra de lui?
et qui osera vraiment le mettre Álaporte?

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 17 h 16 min

Le film sur le « clergé » qui fait sensation en Pologne. Le verra-t-on ici ? Ce serait bien, ne serait-ce que pour alimenter le débat. L’Eglise a besoin d’un électrochoc, mais la vision peut-être trop particulariste de la Pologne nous parlera-t-elle ? Qu’en pensez-vous, mon cher Jacuzzi ? Pour l’instant, on n’a que la bande annonce :

https://youtu.be/2uWgZa-nIg0

Janssen J-J dit: 26 octobre 2018 à 17 h 14 min

mais qui etes vous WL, dont la raison d’etre dans la vie semble avoir toujours été de pourchasser ces 2 créatures ?… qui n’ont certes pas toujours relui sur le plan des idées extremistes. M’enfin le gars DLP n’a rien à leur envier.
CB, c merveilleux ce que vous dites, je reviens vers vous bientôt. J’ai vraiment mal au Brésil et souhaiterais vous sonder…

William Legrand dit: 26 octobre 2018 à 17 h 14 min

lire ce que ce charognard de JC écrit sur la RdC à propos des commentateurs d’ici :
« enculeurs de mouches »
cela relève le débat JJJ ? d’autant que vous en prenez toujours pour votre grade, vous aimez ça ?

Claudio Bahia dit: 26 octobre 2018 à 17 h 01 min

@ JJ Janssen
Vous vous faites rare, moi aussi. Je profite donc de votre passage ici pour vous dire que j’ai terminé la lecture du livre de Jean Béliveau. Ainsi donc nous aurons tous deux « marché » ce livre, vous mettant vos pas dans les siens et moi dans les votre, car j’ai pu suivre votre propre parcours, à l’aide des nombreux fléchages que vous avez laissé au cours de ce périple, malgré votre désir d’effacer vos traces (n’est pas rusé comme un Sioux qui veux). Ainsi, arrivé à chacun de ces « points d’eau », je m’arrêtai moi aussi, tentant de « lire vos signaux ». Instants de réflexion supplémentaires…..
Au sujet de la déforestation en Malaisie et surtout Borneo, on peut consulter les textes et documentaires sur la vie et le travail effectué par le suisse Bruno Manser, une personnalité exceptionnelle. La déforestation « native », ce n’est pas qu’au Brésil, hélas.
J’ai aussi médité avec vous sur ce que, chaque jour, mange et boit le sãdhu, la « mesure » étant donnée par ce que peuvent contenir ses deux mains jointes…..
À une autre fois

Janssen J-J dit: 26 octobre 2018 à 16 h 51 min

Les commentaires du blog à Sergio viennent de fermer définitivement leur porte, six mois après le décès de notre ami.

Que vont devenir nos célèbre exilés de la rdl, jc, bouguereau et lvdb ? Ont besoin d’un exutoire comme tout un chacun.e
Peut-être la RDL pourrait-elle lever leur mise en purgatoire pour attrition ? Dans le monde laïc, ça se fait, j’ai remarqué que ces 3 gens se sont sincèrement repentis. Ils sont fréquentables malgré leurs petits défauts, si on leur fiche la paix. Parfois bien intéressants et propres à nous réoxygéniser.

christiane dit: 26 octobre 2018 à 16 h 33 min

Ou encore là :
https://www.youtube.com/watch?v=7nr0Piuq0oQ
L’idéogramme restitue à la fois le lien secret qui relie les choses et le souffle qui les anime, dosant savamment le plein et le vide. Une forme d’expression qui réunit trois composantes : la poésie, la calligraphie et la peinture. Là où le texte s’avère impuissant à rendre le sens, l’illustration prend la relève ; là où l’image ne peut tout exprimer, le texte vient à son aide. Cette attitude est perceptible chez Wang Wei, la tranquillité avec laquelle il devait frotter son bâton d’encre sur la pierre à encre. (mon frère m’en a rapportée une de Chine). La touche, quand la pointe du pinceau entre en contact avec la feuille. Le chemin sinueux qu’emprunte le pinceau est complexe. On en prend conscience dans ces deux vidéos. C’est un art du mouvement du jaillissement d’une sorte d’impulsion vitale. Mon œil a besoin de cheminer dans une calligraphie poursuivant un voyage imaginaire, de haut en bas et sur le côté gauche, comme les signes de l’écriture chinoise, alors que notre alphabet s’inscrit sur une ligne horizontale de gauche à droite.
Et puis, ses poèmes sont toujours inachevés car ils sont une ouverture sur le monde. Il me manque aussi la diction qui les met en voix et la flûte.

christiane dit: 26 octobre 2018 à 15 h 54 min

« Ce n’est pas la poésie, mais la langue chinoise qui est caractérisée par l’absence de conjugaison, de pronoms, de masc/fem etc… »
Bien sûr, Gisèle, mais la langue peut-être traduite pour la communication pratique, la poésie c’est un autre domaine, beaucoup plus insaisissable.
La traduction qui me convient, souvent (mais est-elle compréhensible ?) se situe dans les dessins de la calligraphie, la peinture sur rouleaux, car cette peinture se lit. Surtout celle des paysages.
Voilà, tout est là :
https://www.youtube.com/watch?time_continue=225&v=ueUXIgnpfHg

gisèle dit: 26 octobre 2018 à 15 h 30 min

Christiane 14h19. André M. a-t-il dit cela ? Ce n’est pas la poésie, mais la langue chinoise qui est caractérisée par l’absence de conjugaison, de pronoms, de masc/fem etc…
Si vous voulez lire les poèmes chinois, en trad.française,ne choisissez pas une trad. à partir de l’anglais. Doublement » lost in translation ».
Il y a à Paris 2 librairies chinoises, où vous pourrez vous documenter,et voir les éditions.
ps: je suis tjrs dans J.Ferrari, tjrs passionnant, non par le suspense de l’Aventure, mais par la réflexion sur le travail d’Antonia.

gisèle dit: 26 octobre 2018 à 15 h 16 min

Hamlet 13h06 13h12.Désopilants les musicologues « ils forcent un peu sur la viole de gambe…. »
On constate avec bonheur que la mélancolie de « l’Ananas des ladies » s’est évanouie ,terrassée par les joyeusetés bleutées d’un Monory à la sauce bretonne. More,more !

christiane dit: 26 octobre 2018 à 14 h 19 min

Closer – 13h29
Je sens que l’essentiel de ce poème est tout entier dans ces trois vers :
« Les nuages s’étendent en un flot immense.
Les oiseaux volent mais ne chantent pas.
Combien solitaires sont les voyageurs. »
La poésie chinoise n’est-elle pas intraduisible ? La calligraphie chinoise est une forme. Y a-t-il une équivalence possible en français ?
André Markowicz écrivait :
« Ce qui m’a intéressé dans la poésie chinoise, c’est qu’il n’y avait aucune équivalence possible. De fait, ce ne sont pas des lettres mais des dessins, des dessins qui représentent des accumulations d’étymologies. D’autre part, le système de la poésie chinoise fait qu’il n’y a pas de mode, pas de verbe conjugué, pas de masculin – féminin, pas de pluriel et singulier, et qu’ils peuvent aussi sauter le pronom personnel, ce qui en soi, pour un occidental, est aberrant. (…)Il n’existe pas, en France, de tradition de la traduction de la poésie, de tradition de l’accueil des formes étrangères. Tout devient français. »
Ce poème que vous offrez si gentiment me parait fade. Je voudrais être en échange avec la calligraphie d’origine, le geste de Wang Wei quand il a laissé la charge d’encre du pinceau inscrire sa pensée sur le rouleau, son rythme, son allure, son souffle et que le poème s’ouvre comme un chrysanthème. Plénitude. Il peignait la non-existence des choses. u commencement était le vide… ici, il y a trop de mots. Mais merci.

closer dit: 26 octobre 2018 à 13 h 29 min

Christiane, un autre poème de Wang Wei (à partir de la version anglaise de Vikram Seth).

Elégie pour Yin Yao

Combien de temps peut durer la vie humaine?
A la fin nous retournons à la poussière.
Je pense à toi en attendant la mort.
Mille choses me désespèrent –

Ta mère si bonne est encore en vie.
Ta fille unique n’a que dix ans.
Dans la plaine sauvage et glacée
J’entends des hommes en pleurs.

Les nuages s’étendent dans un flot immense.
Les oiseaux volent mais ne chantent pas.
Combien solitaires sont les voyageurs.
Même le soleil est froid et blanc.

Hélas, quand tu vivais et demandais
d’étudier la « non renaissance » avec moi,
Mes conseils vinrent trop tard –
Et la fin est venue, sans issue.

Tous tes vieux amis t’ont apporté des cadeaux
Mais trop tard pour cette vie.
Je t’ai délaissé bien des fois.
En pleurant, je rentre chez moi.

hamlet dit: 26 octobre 2018 à 13 h 06 min

qui a parlé le premier de J. Monory ?

c’est Mr Court qui en a parlé le premier. Il avait évoqué sa première rencontre avec un tableau de Jacques Monoprix. Pour autant que je m’en souviens Mr Court a dit que c’était il y a longtemps, début des années 80. Mr Court venait de terminer son mémoire sur Ernest Renan, il fut invité à une soirée organisée par la jetset bretonne. Quand il entra dans le salon de cette grande et belle demeure il découvrit ce tableau de Monory, il embellissait le lieu de ses écalts de lumière bleutée, et c’est là qu’elle apparut… elle s’appelait Janine, la maitresse de maison, placée entre lui et ce tableau elle était à son tour enveloppée par ce halo bleuté qui donnait l’aspect d’un ange dans un vitrail de la cathédrale de Saint Malo, leurs regards se croisèrent, il faut dire qu’en ce temps Mr Court était ma foi assez bel homme, élégant, le sourcil épais et le regard sombre, un savant mélange entre Delon et Aznavour qui ne laissait pas ces dames indifférentes, plus tard dans la soirée, ils descendirent ensemble les marches au fond du jardin qui menaient à la plage, bon après je ne me souviens plus bien trop ce qu’a dit Mr Court mais bon voilà ! tout ça pour dire que c’est bien Mr Court qui en a parlé le premier ! heureusement que j’ai une bonne mémoire.

hamlet dit: 26 octobre 2018 à 12 h 17 min

« il vaut mieux être loup qu’être homme »

c’est évident, parce que le loup est un loup, alors que l’homme n’est qu’un loup déguisé en homme.

renato dit: 26 octobre 2018 à 12 h 15 min

« renato est proche du nihilisme, sur cette question. »

Voilà que Delaporte expose son manque de culture, comme il est juste qu’il soit étant un goujat.

D’ailleurs, la pensée sous-jacente à la question de la justification a produit l’Inquisition, c’est à dire la criminalité institutionnelle.

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 12 h 04 min

« Cependant, dans le cas spécifique, je n’ai pas à me justifier avec vous. »

L’être humain, dans la communauté inavouable, doit se justifier socialement vis-à-vis de ses frères. Le nec plus ultra, est la justification vis-à-vis de soi-même, et, degré suprême, vis-à-vis de Dieu. Cette justification est un travail humain difficile, complexe. Saint Paul en parle très bien, c’est la base de sa pensée, qui devrait intéresser, en la matière, chaque être humain en tant que tel, pour donner un sens à sa vie. renato est proche du nihilisme, sur cette question.

renato dit: 26 octobre 2018 à 11 h 50 min

C’est le problème des catholiques : puisqu’ils ont besoin du pardon ils doivent justifier leur conduite. Je ne cherche le pardon de personne, donc je n’ai as à me justifier. Cependant, dans le cas spécifique, je n’ai pas à me justifier avec vous.

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 11 h 32 min

« Je n’ai pas à me justifier »

Un jour ou l’autre, nous aurons tous à nous justifier, ne serait-ce que vis-à-vis de nous-mêmes, ou devant Dieu. Moi comme un autre, et y compris vous. Ce sera le moment de vérité, le moment décisif où nous comprendrons que nous avons vécu en vain.

renato dit: 26 octobre 2018 à 11 h 14 min

Apprenez à faire des différences, Delaporte ! Je n’ai pas à me justifier ; vous par contre vous insultez à visage couvert, ce qui n’est pas étonnant venant d’un goujat.

Cela dit, puisque vos opinions n’ont aucune valeur, vous pouvez croire à mon propos ce que bon vous semble.

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 11 h 10 min

Et puis renato, on connaît peut-être votre vrai nom, mais vous êtes tellement obscur de par vous même que cela ne dit rien à personne. Vous êtes l’anonyme par excellence, le nul, le rien, une raclure de bidet, en somme…

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 11 h 05 min

Vous êtes rusé : Tobagi et Martini ne sont plus de ce monde pour réfuter ces allégations selon lesquelles vous les auriez rencontrés. Quant à la teneur de ces prétendues conversations, là aussi, c’est du pipeau. Nada !

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 11 h 03 min

Et avec le journaliste Tobagi dont vous prétendez avoir été l’ami : du bidon que toute cette histoire, faite pour épater le beau sexe du blog.

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 11 h 00 min

« Oui, mais à visage couvert ; donc, courage de vos opinions nada. »

On n’est pas plus avancé avec vous en ce qui concerne votre prétendue rencontre avec le cardinal Martini. La aussi, nada !

christiane dit: 26 octobre 2018 à 10 h 46 min

M.Court – 4h33
« Huit heures et demie, la nuit tombe sur le campus »… Vous n’êtes donc pas en France. « Demain, les choses sérieuses commencent »… Vous vous préparez donc à offrir vos recherches sur le XVIIe siècle à des auditeurs lointains.
Guez de Balzac, bien sûr. Il sait choisir et ordonner ses mots. Cette expression est magnifique : « Les Dieux de la Fable ne font plus de miracles, et Circé ne fait plus de métamorphoses. ».
Pensait-il à La Fontaine qui jamais ne renonça aux songes et aux chimères ? Circé et Énée… et Énée sortit du royaume des ombres pour rejoindre Ulysse. La première fable de La Fontaine « Les compagnons d’Ulysse » n’est-elle pas le récit d’une métamorphose ? Circé avait changé ses compagnons en animaux difformes, et malgré la demande d’Ulysse de redonner à ses compagnons forme humaine, ceux-ci refusent, ils ne regrettaient pas de n’être plus des hommes, préfèrent l’innocence de leur nouvel état. Le loup se lance dans une violente critique des hommes :
« Que scélérat pour scélérat,
Il vaut mieux être un Loup qu’un Homme :
Je ne veux point changer d’état. »

La querelle, donc, du merveilleux païen contre le merveilleux chrétien. La Fontaine, lecteur d’Ovide, consentait au mystère…
Sur ses traces, je choisis , le mystère de cette pensée : le merveilleux et les métamorphoses contre toute tristesse ou découragement. (C’était cela ma remarque « vous vous trompez », car en ces pages, souvent, je vous trouve bien pessimiste et à raison…

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 10 h 35 min

« vous êtes une nullité qui n’a même pas le courage des ses opinions »

Faux, renato ! Je livre mes opinions à l’envi. Qui ici saurait parler avec autant de sincérité du pape, d’Ulrike Meinhof, et de tant d’autres sujets dont on connaît à force ce que j’en pense ? Vous ne comprenez RIEN, renato.

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 10 h 32 min

Là où Mme Badinter fait dans le hard, ce n’est pas dans le sexe (Sade la révulse), c’est dans le féminisme. Parfois, cela s’impose, mais pas toujours. Ses diatribes contre le pape, à ce sujet, sont désolantes. Elle n’a rien compris à la donne civilisationnelle de la religion.

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 10 h 29 min

A propos des Badinter, le mari publie un livre sur sa grand-mère, que j’ai rapidement feuilleté hier dans une librairie ; et sa femme publie en « Bouquins » un récit sur le siècle des Lumières. Mais personnellement, je ne les lis pas trop. Leur Condorcet m’avait déçu. C’était un gros livre sur le révolutionnaire modéré, dont je n’ai rien retiré de positif. Moi, je suis plutôt du côté des Enragés. Les époux Badinter font dans le doux.

renato dit: 26 octobre 2018 à 10 h 27 min

« Vous n’étayez aucunement vos dires. »

Je prends exemple sur vous ; et encore, contrairement à vous je ne conjecture pas sur la vie des autres. Cela dit, je comprends et compatis : la racaille de sacristie ne sait ni peux rien faire d’autre.

Et je maintiens : vous êtes une nullité qui n’a même pas le courage des ses opinions, ce qui explique vos frustrations et votre aigreur.

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 10 h 23 min

Vous vouliez peut-être dire, renato, que j’étais perspicace dans la détection de la « nullité ». Aussi bien, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous : je l’ai détectée chez vous à taux plein.

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 10 h 12 min

« Et il se connaît, l’obscène Delaporte, en nullité : il est l’un des meilleurs, un champion, dans la pratique de la spécialité. » renato

Vous n’étayez aucunement vos dires. C’est courant chez vous. Vous lancez une formule plus ou moins compréhensible, et vous vous barrez immédiatement. Vous émettez ce qu’on appelle des borborygmes.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 26 octobre 2018 à 10 h 10 min

rose
si vous etes sur marseille en ce moment, voyez les programmes lecture par nature

DHH dit: 26 octobre 2018 à 9 h 56 min

@Rose 6h 13
le précèdent littéraire existe.
j’en connais au moins un exemple :Adelaïde de Gobineau, d’où avait été tiré dans les années 60 un film

Giovanni Sant'Angelo dit: 26 octobre 2018 à 9 h 26 min


…le soleil, lui, fait, sa route,…inerte, de lumières,…
…rien, et personne, n’ont a l’accuser, de complicité,…
…il brille,…si d’autres se servent, de sa lumière, tant mieux, pour eux,…Adonis et la douceur, des rayons adjacents de la Lune,…
…etc,…

Janssen J-J dit: 26 octobre 2018 à 9 h 13 min

Robert Badinter.
sa grand’mère.
Un livre de souvenirs émouvants, semble-t-il.
Ils ont rappelé que FauriSSon lui avaient intenté un procès pour diffamation.
Bob Badinter et son amour immodéré pour la Justice française. Par définition, ne peut pas la critiquer. Elle doit passer, dit-il. Mais souvent elle ne passe pas. Certes, on ne va pas l’envoyer par dessus bord.
Bon, il faut y aller aujourd’hui, aux Batignolles, comme dit MC, ça va barder, un jour inaugural pour nous autres dont on ne sait pas du tout comment il va tourner.

renato dit: 26 octobre 2018 à 7 h 45 min

Et il se connaît, l’obscène Delaporte, en nullité : il est l’un des meilleurs, un champion, dans la pratique de la spécialité.

rose dit: 26 octobre 2018 à 6 h 13 min

Je connaissais la fille qui sauvait l’honneur de ses frères et leur redonnait accès à l’ Olympe.
Je connaissais aussi celle qui s’amourachait de son beau-fils et laissait son vieux mari le faire écarteler dans la mer en furie.
Je connaissais aussi celle qui a sacrifié ses enfants afin de porter la flèche au père au lieu unique où restait encore l’amour.

Mais la fille qui volait son mari -avec le consentement d’icelui- à sa mère, j’avoue que -dans la littérature, je ne l’ai jamais rencontré.

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 6 h 10 min

Lipovetsky, spécialiste de l’ère du vide, et quand même du sous-Bourdieu, à mon avis, devrait s’intéresser au phénomène du « tout lisant discursif », syndrome de l’ère de la post-vérité, et nous décrire sa théorie dans Le Débat. Camille Pascal serait aux premières loges, en tant que victime d’honneur. Mais plutôt que de « vide », christiane a raison, il faudrait parler par exemple de : nullité.

rose dit: 26 octobre 2018 à 6 h 06 min

Elle s’ enferme à clé dans sa maison.
Ce qi’ elle fait à autrui – la porte massacrée, la disqueuse, la perçeuse, la fraiseuse, la cloche à bois, le vol – de mon père, des papiers du tombeau, de mon prêt personnel, des documents comptables, de l’ argent dans le coffre, des deux cornes de rhinocéros, des albums photos de l’ enfance, de choses importantes, des cadres pendus au mur, de mon père, elle ne voudrait sûrement pas qu’ on lui fasse.
On va inviter Michel, son mari- à ma soeur, régente, à venir vivre avec nous. Hier, je lui ai parlé. On s’ est expliqué. Il m’ a rendu Le lièvre de Patagonie. Et ma maman a récupéré un album photo. Son préféré, avec nous petits.
Ma précédente idée n’ a pas abouti : trente de mes copains dans la maison de ma soeur, cette voleuse, une ambulance en bas et on vole mon père pour le ramener chez lui. Du scotch double face ficelé au brancard.
Ma mère m’ a dit je ne veux pas qu’ il rentre de force. J’ ai du renoncer à mon plan (qui me plaisait bien).

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 6 h 06 min

N’est-ce pas encore une formule de Bourdieu, le « tout disant d’une époque » ? Ce diable de bonhomme trouvait toujours l’expression juste pour déboulonner les fausses gloires d’un instant. Que Camille Pascal retourne donc à son anonymat de nègre !

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 6 h 04 min

Et Télérama s’y connaît en « tout lisant d’une époque »… C’est carrément son fond de commerce. Camille Pascal n’est même pas assez beau pour eux. C’est dire tout ce qui lui manque… Pauvres lecteurs.

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 6 h 00 min

Télérama est pour sa part sceptique :

« L’Académie française n’aurait pu faire choix plus… académique, que cet Eté des quatre rois, de Camille Pascal (éd. Plon) auquel elle a décerné ce jeudi 25 octobre son Grand prix du roman… » Télérama

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 5 h 54 min

L’Académie française ne manque pas de culot de distinguer un horrible faiseur de discours. Pourquoi pas, dirons-nous ? En tout cas, le voilà lui-même intégré au « tout lisant d’une époque », comme il dit avec mépris. Mais ça ne sera même pas une leçon, tant notre est léger et manque de gravité. Par déformation professionnelle : faire parler Sarkozy vous pourrit le style jusqu’à la fin de votre vie.

rose dit: 26 octobre 2018 à 5 h 50 min

Le vide, le vin, l’ amour, le plein
J’étais littéralement fou de cette femme. Pour elle, pour l’étincelance amusée de ses yeux mouillés d’intelligence aiguë, pour sa voix cassée lourde et basse et de luxure assouvie, pour son cul furibond, pour sa culture, pour sa tendresse et pour ses mains, je me sentais jouvenceau fulgurant, prêt à soulever d’impossibles rochers pour y tailler des cathédrales où j’entrerais botté sur un irrésistible alezan fou, lui aussi.
(…)
Je l’emmenai déjeuner dans l’antre bordelais d’un truculent saucier qui ne sert que six tables, au fond d’une impasse endormie du XVè où j’ai mes habitudes. Je nous revois, dégustant de moelleux bolets noirs en célébrant l’automne, romantiques et graves, d’une gravité d’amants crépusculaires. Elle me regardait, pâle et sereine comme cette enfant scandinave que j’avais entrevue penchée sur la tombe de Stravinski, par un matin froid de Venise. J’étais au bord de dire des choses à l’eau de rose, quand le sommelier est arrivé. J’avais commandé un Figeac 71, mon saint-émilion préféré. Introuvable. Sublime. Rouge et doré comme peu de couchers de soleil. Profond comme un la mineur de contrebasse. Eclatant en orgasme au soleil. Plus long en bouche qu’un final de Verdi. Un vin si grand que Dieu existe à sa seule vue.

Elle a mis de l’eau dedans. Je ne l’ai plus jamais aimée.

Chroniques de la haine ordinaire
Pierre Desproges

Delaporte dit: 26 octobre 2018 à 5 h 48 min

Voici un exemple de la prose faisandée de Camille Pascal à propos de Soumission de Houellebecq. Lui, n’a rien appris de cette lecture. La dimension religieuse lui échappe complètement, et le reste aussi. C’est un journaliste médiocre, qui se regarde écrire, mais n’a lui-même rien à dire. Il perdait moins son temps quand il écrivait ses horribles discours pour Sarkozy :

« Le lecteur retirera néanmoins un enseignement de Soumission, c’est qu’en réalité le livre ne nous apprend rien. C’est peut-être là, d’ailleurs, ce qui caractérise le « tout lisant » d’une époque donnée. » Valeurs actuelles

rose dit: 26 octobre 2018 à 5 h 27 min

Il sera surtout un parfait inconnu après avoir reçu son prix de l’Académie française. Doit avoir une copine à l’Académie.

Depuis que l’un nomme n’importe qui au ministère de l’Intérieur, on peut s’attendre à tout.

Petit Rappel dit: 26 octobre 2018 à 4 h 33 min

Christiane, c est Guez de Balzac qui le dit. Il ne pouvait prevoir Jean Rousset, ni d ailleurs le delire baroque qui a suivi.
Les Discours a Menandre sont une justification de ses demeles avec un Padre irascible.
Il emploie a ce propos une expression qui aura de l avenir: Societe Civile, non au sens de polie, mais a celui d oppose au religieux. On est un peu surprise de la trouver la.
huit heures et demie, la nuit tombe sur le Campus. Demain, les choses serieuses commemcent!
Bien a vous.
MC

Janssen J-J dit: 25 octobre 2018 à 23 h 48 min

Par contraste, je trouve beau tout le monde ici. Sauf DLP, qui est laid. Je ne comprends pas pourquoi il contraste à ce point. C’est tellement étrange son éructation permanente sur le monde et les gens, hormis la louange du haut clergé catholique.

Janssen J-J dit: 25 octobre 2018 à 23 h 42 min

GS’A : VIG ILE DE nos NUITs, là…, gestation sans’ardeur ?

« se soigner, par et pour les autres aussi, » (sic) _ un fragment généreux et troublant.

Oui, rassuré par vos mots, intacts. Sic transit.
____
Comme le vide parfait dans les transitions d’écriture de H. Murakami (Le meurtre du Commandeur, tome 2, 138 – l’oser suivre -… quintessence de l’œuvre et de la personnalité populaires du romancier :)
« Je songeais à m’atteler à la préparation du repas mais, une fois devant mon plan de travail, je m’aperçus que l’énorme appétit que je ressentais jusque là avait totalement disparu. A la place,j’avais extrêmement sommeil. Je pris une couverture, m’allongeai sur le canapé et m’endormis aussitôt. Au cours de ce somme, je fis un rêve bref. Un rêve très clair et très vivant. Mais de quoi s’agissait-il ? Il me fut impossible d’en conserver la moindre image. Ce dont je me souvins, c’est que c’était un rêve clair et vivant, rien d’autre. Plutôt que de parler de rêve, je dirais même que cela faisait penser à un morceau de réalité qui s’était glissé par erreur dans mon sommeil. Quand je m’éveillai, cette bribe de songe avait déjà disparu, transformée en un animal agile, prompt à s’enfuir, et elle était partie je ne sais où, sans laisser aucune trace ».
(Alice ?)

renato dit: 25 octobre 2018 à 23 h 40 min

À propos d’Imogen Cunningham. En 1907, licenciée en chimie avec la thèse Modern Processes of Photography. Après une période d’apprentissage avec Edward Curtis, on la trouve à la faculté de chimie de Dresde. On est en 1909, l’année suivant elle publie un essai où elle décrit un processus pour améliorer la vitesse d’impression, le rendu de la lumière et la production de tonalités sépia.

Delaporte dit: 25 octobre 2018 à 23 h 37 min

Le Monde qui juge le style d’un écrivain vieillot, ce serait comme si Harpagon jugeait tel ou tel un horrible pingre.

Delaporte dit: 25 octobre 2018 à 23 h 24 min

Camille Pascal a aussi collaboré à Valeurs actuelles, le putride journal le plus infect sur la place de Paris. Un magazine désuet dans lequel les journalistes doivent écrire avec des phrases courtes pour ne pas désorienter leur lecteur, qui savent à peine lire. Ce n’est pas une référence, d’y avoir travaillé. D’habitude, on a du mal à s’en remettre. Heureusement, il y a l’Académie française, qui est vraiment bonne à tout…

Delaporte dit: 25 octobre 2018 à 23 h 20 min

Camille Pascal a frayé avec la politique, ce qui lui a valu des soucis :

« En avril 2014, il est mis en examen par le juge Van Ruymbeke pour favoritisme dans le cadre de l’affaire Bygmalion. » Wikipédia

christiane dit: 25 octobre 2018 à 23 h 17 min

@Delaporte dit: 25 octobre 2018 à 22 h 50 min
Le vide est la perfection du plein.
Un de mes livres préférés :
http://www.moundarren.com/poeteschinois/wangwei
Ce poète et peintre, Wang Wei (701-761) de la Chine ancienne consacra sa vieillesse, retiré dans la montagne de chung nan, pour s’adonner à la musique et aux arts du pinceau.
Un des plus beaux poèmes de Wang Wei :
« Vous êtes descendu de cheval, je vous ai versé de mon vin ;
Je vous ai demandé où vous vous en alliez.
Vous m’avez dit votre désillusion,
Que vous alliez vous retirer sur les pentes des Monts du Sud.
Allez, je n’ai plus de questions à vous poser ;
Sans fin là-bas s’étirent les nuages blancs… »

Le vide, l’inachevé, le blanc… Opposition harmonieuse avec l’encre enfermée dans le pinceau. Comme le retour au silence en musique. Dans le silence et la solitude Wang Wei laissait vagabonder sa main.
Il suffit alors de suivre les nuages, là-bas, au loin…

renato dit: 25 octobre 2018 à 23 h 17 min

C’est Imogen Cunningham qui le dit, Jacques, pas moi — dans Photography as a Profession for Women, 1913 —.

Delaporte dit: 25 octobre 2018 à 23 h 12 min

Camille Pascal est une ancienne plume de Sarkozy. Ce dernier, à bout de recours, va en cassation. C’est plus cool pour son nègre, qui ramasse la mise avec un roman historique dont l’écriture est jugée cependant « vieillotte » par le Monde, qui s’y connaît en style vieillot, il en est le spécialiste !

Giovanni Sant'Angelo dit: 25 octobre 2018 à 23 h 09 min


…pour Janssens J.J….mais, pour dire, on ne peut répondre à toutes les angoisses de confiances,…de tous, et rien ne meurt, en soit, de la vie,…parmi d’autres vies,…les métamorphoses oui,…on achète des livres, encore, plus, sous le regard du collectionneur, d’une suite,…comme dans un jeux de carte, à patience, le vrai en main, oui il faut, à bien tuer, le temps, ne pas se tuer, soi-même , par des exigences révolues,…ou autres anecdotes, jamais résolues, de l’œuf, à la poule,…au pot a potage,…
…le panache, c’est aussi, la très grande sobriété des mots, pour le dire,…
…ainsi, soit,…le sport, si j’avais sus,…et, alors, un conformisme corporatiste régalien, qui peut encore se le permettre,…

…tirer sur les mots, comme on presse les tubes de couleurs,…les volumes grossiers, en peinture moult – moderne – style,..,…vous aussi, of course,…
…aux théâtre des encore à initiées,…encore des vierges, depuis le temps, de en beaux coursiers

…bref, etc,…of coures, la nature, tout simplement, se soigner, par et pour les autres aussi,!….

Delaporte dit: 25 octobre 2018 à 23 h 07 min

L’Académie ouvre le bal en choisissant un roman historique. Pas si con :

« L’Académie française a ouvert jeudi 25 octobre la saison des prix littéraires en décernant son grand prix du roman à Camille Pascal pour L’Eté des quatre rois (Plon), roman racontant l’été 1830 quand quatre souverains se sont succédé sur le trône de France. » Le Monde

Delaporte dit: 25 octobre 2018 à 22 h 56 min

« Renato est un être rare, M.Court aussi. »

En tout cas, ils devraient se faire l’un et l’autre plus rare, cela ferait plaisir à tout le monde. Dans le cas de renato, je me demande à quoi peut servir un ancien barbouze, qui fait mystère sur des sujets trop élevés pour lui, le prétentieux impayable !

Delaporte dit: 25 octobre 2018 à 22 h 50 min

christiane dit: 25 octobre 2018 à 22 h 03 min

C’est vrai qu’une roue par exemple, pour rouler, a besoin de vide autour du moyeu. Le vide est la perfection de la roue. Les Chinois l’ont bien conçu dans leur pensée si subtile. L’Occident commence à peine à s’en rendre compte, malgré la vigilance des Jésuites dès le XVIIe siècle, je crois. Notez aussi qu’il revient à un pape issu de la compagnie de Jésus d’établir un accord historique avec la Chine. Un nouvel oeucuménisme en perspective, prochain tournant de la civilisation postmoderne ? On verra, mais je le souhaite.

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 25 octobre 2018 à 22 h 25 min

bien que je pense que l’essai qui influencera le plus les idéesici sera
Christopher LASCH
La révolte des élites
Et la trahison de la démocratie
Traduction de Christian Fournier
Champs essais, Flammarion, Paris, 2007

et allii,avec 2l pour mieux voler et 2i dit: 25 octobre 2018 à 22 h 12 min

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GILLES LIPOVETSKY
L’Ère du vide. Essais sur l’individualisme contemporain
Collection Les Essais (n° 225), Gallimard
Parution : 22-09-1983
Nous vivons un nouvel air du temps. À la révolte des années d’expansion succèdent aujourd’hui l’indifférence et le narcissisme ; à la logique de l’uniformisation succèdent la déstandardisation et la séduction ; à la solennité idéologique succède la généralisation de la forme humoristique. Nouvel âge démocratique se traduisant par la réduction de la violence et l’épuisement de ce qui fait depuis un siècle figure d’avant-garde.
Avec ce nouveau stade historique de l’individualisme, les sociétés démocratiques avancées sont situées dans l’âge «postmoderne».

christiane dit: 25 octobre 2018 à 22 h 08 min

« Les Dieux de la Fable ne font plus de miracles, et Circé ne fait plus de métamorphoses. »
Merci pour cette citation, M.Court, mais je crois que vous vous trompez…

christiane dit: 25 octobre 2018 à 22 h 05 min

@Giovanni Sant’Angelo dit: 25 octobre 2018 à 22 h 02 min
C’est vraiment beau cet appel à votre présence de Janssen J-J. Merci d’y avoir répondu.

christiane dit: 25 octobre 2018 à 22 h 03 min

@Delaporte dit: 25 octobre 2018 à 20 h 20 min
L’empire du vide ? le vide et le plein de l’art chinois ? C’est la résonance des souffles… entre réel et irréel. l’alternance du vide et du plein… L’essentiel du vide est exprimé par les blancs laissés dans la calligraphie chinoise. C’est pour cela souvent la présence des points de suspension comme dans l’écriture de Giovanni Sant’Angelo.
Comme c’est beau ce que vous venez d’écrire, même si ce n’était pas votre intention. Puisse votre écriture s’apaiser et s’emplir de vide. Renato est un être rare, M.Court aussi. Quant à moi, laisser ici un vide me comble.

Giovanni Sant'Angelo dit: 25 octobre 2018 à 22 h 02 min


…apprendre, à faire con fiance, en sa famille, immédiate,…tout me sourit,…

…la patience, et les fichiers à remplir,…vivre, trop seul, c’est l »absurde de la vie, que nous partageons ensemble,…
…confiances,l’art de vivre, si mieux existait,…et, le bénéfice du doute,…c’est une autre histoire,…

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