de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Creuser l’énigme dans la langue avec Pascal Quignard

Creuser l’énigme dans la langue avec Pascal Quignard

« La première œuvre de la littérature française date du mercredi 12 février 881, à Valenciennes, sur les bords de l’Escaut.

La tradition a intitulé ce premier poème écrit en français Séquence de Sainte Eulalie…

Remonter aux origines de l’origine, Pascal Quignard n’a jamais cessé de s’y aventurer de livre en livre. Cette fois, celles de la langue et de la littérature françaises. Il poursuit dans Les Larmes (214 pages, 19 euros, Grasset) son exploration obsessionnelle car inassouvie du jadis. Rien ne le passionne comme le moment où ça bascule que ce soit dans une vie, dans une ville ou dans un monde. Il veut saisir l’instant où le français a chu du latin, s’en est échappé pour se déployer sur des lèvres, sur du papier. Le français, ça a débuté comme ça, quand un chroniqueur a noté le serment de Strasbourg (842) partageant en trois l’empire de Charlemagne, en latin, en  tudesque et en proto-français. Pour un Quignard, un cadeau tombé du ciel.

S’il est un écrivain qui demeure étranger à toute notion de nation, c’est bien lui. Il n’est pas d’un pays mais d’une rive où l’on entend résonner une langue riche d’autres langues. Elle est sa seule identité, celle qui définit son appartenance au monde, et quand elle se fait muette, les larmes témoignent d’une éloquence universelle. Intemporel ? Disons plutôt : inactuel. Et pourtant, qu’est-ce que ça résonne en nous. On découvre cette naissance, on y participe même tant l’empathie est forte, dans un état de fascination qui ne se dément pas dès lors qu’un tel écrivain s’emploie à creuser la langue sous chaque mot pour en dévoiler l’origine.

« C’est alors que, le vendredi 14 février 842, à la fin de la matinée, dans le froid, une étrange brume se lève sur leurs lèvres.

On appelle cela le français…

Le malentendu pèse sur une lecture furtive qui pousserait le lecteur à l’inclure dans le cycle de Dernier royaume auquel il n’appartient pas. C’est pourtant bien d’un roman qu’il s’agit. Autrement dit, selon la conception qu’il en a, ce qu’il y a de plus proche du rêve. La précision s’impose tant le fragment semble être une seconde peau à Pascal Quignard malgré Terrasse à Rome, Villa Amalia et tant d’autres depuis Carus en 1979. Le fragment, la forme brève, les vignettes et autres rappels de ses fameux Petits traités. Par l’esprit qui y a présidé, Les Larmes a plus partie liée avec Tous les matins du monde, le plus célèbre d’entre eux. Ses chapitres sont autant de contes noués entre eux comme le sont Nithard et Hartnid, les deux frères jumeaux au centre de cette étrange histoire au cœur d’un haut Moyen-Âge légendaire, merveilleux, symbolique à la limite du fantastique à ceci près qu’il est ancré dans l’Histoire. Tout y invite à chercher au fond de soi quelque chose d’autre qui n’était que proche de soi.img_7128

Nous sommes chez les Carolingiens. – Hagus le nautomer, Sar la chamane, Berthe et Angilbert, fille et gendre de Charlemagne, Frère Julius qui préfère son chat à ses rares élèves, sans oublier Roland et son cor. Mais c’est bien de Nithard, frère d’un Hartnid dont on ne sait rien, aussi inconnu que l’était le monsieur de Sainte-Colombe de Tous les matins du monde face au très connu Marin Marais, que tout est parti sous la plume de Pascal Quignard, petit-fils de grammairien auteur d’une histoire de la langue française ; il a toujours entendu parler du bonhomme Nithard, premier écrivain de langue française, jusqu’à ce que l’émotion l’empoigne à la vue de son « corps » à l’abbaye royale de Saint-Riquier dans la baie de Somme.

Ce roman, manière de « Mille et une nuits » carolingiennes, ne relève pas du minimalisme mais du miniaturisme bien tempéré dès lors qu’il s’exerce avec une folle liberté par rapport aux impératifs historiques. Dans cette forme qui fascine, scintille et déconcerte, il avance par touches, sauts, gambades, digressions, détails, incises. On connaît peu d’écrivains de langue française comme Pascal Quignard, chez qui la nature et le spectacle du monde font monter les larmes, qui ait ainsi aujourd’hui le goût de raconter des histoires incrustées d’histoires avec un tel sens du mythe dans ce qu’il a de plus archaïque, de plus enfoui, s’emparant de tout ce que la vie présente de végétal et d’animal pour ressusciter un paysage englouti et y planter entre des fées et des fantômes de vrais personnages d’autrefois avec un rare sens du vivant.

 La lecture est éclairée d’une douce lumière intérieure réfractée sur le lecteur qui est sensible, à la façon de ces vitraux d’église considérés comme les seuls tableaux d’une exposition qui envoient des lueurs sur les regards qui les scrutent. Voilà pour ses tonalités. Quant à son territoire sonore, le seul qu’il habite vraiment loin de toute nation, celui qui porte le chant profond de la langue, on ne se trompera guère en y percevant les échos diffus et flottants d’un compositeur que l’auteur admire entre tous, le Messiaen des Oiseaux. Tout cela avec pour seule ambition de montrer l’énigme à l’œuvre dans la langue et donner à la contempler. Parce que bon qu’à ça. Lire, puis écrire.

(Photos Passou)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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819 Réponses pour Creuser l’énigme dans la langue avec Pascal Quignard

bérénice dit: 11 décembre 2016 à 23 h 15 min

 » Est joie la non-distance au temps; l’élation est l’imprévisible synchronie; être redevenu jadis jaillissant.
Le joyeux est celui qui est en train de replonger entier dans la source du temps qui déborde. » Pascal Quignard.

Je ne le connais pas suffisamment pour avoir une idée de lui plus complète, il analyse , manquerait-il à ce point d’humour trop en prise avec son étude pour pouvoir en concevoir une ironie, percevoir un comique, de la drôlerie à ses objets?

c’est un auteur grave et sérieux, poète:

on trouve la solitude dans les jonquilles
on connait la soumission dans la lavande
on découvre toute l’étendue de la peine dans la mauve.

hamlet dit: 11 décembre 2016 à 23 h 13 min

d’ailleurs dire « son grand père était grammairien » ne dit rien du tout si on ne précise pas que quel genre de grammairien il s’agit : un grammairien drôle ou un grammairien pas drôle.

pour comprendre pourquoi un auteur manque d’humour le mieux est de s’aventurer dans la recherche de l’origine de l’origine.

hamlet dit: 11 décembre 2016 à 23 h 10 min

pour ceux qui ne le savent pas Eric Chevillard aussi est petit fils de grammairien.

sauf que lui, son grand père avait de l’humour.

comme quoi, dans ces histoires de grand père, l’origine de l’origine a aussi son importance.

hamlet dit: 11 décembre 2016 à 23 h 04 min

« chez qui la nature et le spectacle du monde font monter les larmes, qui ait ainsi aujourd’hui le goût de raconter des histoires incrustées d’histoires avec un tel sens du mythe dans ce qu’il a de plus archaïque, de plus enfoui, s’emparant de tout ce que la vie présente de végétal et d’animal pour ressusciter un paysage englouti et y planter entre des fées et des fantômes de vrais personnages d’autrefois avec un rare sens du vivant. »

et si ça c’est pas recopié d’un bouquin de Chevillard ?

je veux bien qu’Eric Chevillard puisse servir de modèle, mais de là à recopier mot pour mots ce qu’il écrit sérieux ça craint.

hamlet dit: 11 décembre 2016 à 23 h 02 min

 » La lecture est éclairée d’une douce lumière intérieure réfractée sur le lecteur qui est sensible, à la façon de ces vitraux d’église considérés comme les seuls tableaux d’une exposition qui envoient des lueurs sur les regards qui les scrutent. Voilà pour ses tonalités. Quant à son territoire sonore, le seul qu’il habite vraiment loin de toute nation, celui qui porte le chant profond de la langue, on ne se trompera guère en y percevant les échos diffus et flottants d’un compositeur que l’auteur admire entre tous, le Messiaen des Oiseaux. Tout cela avec pour seule ambition de montrer l’énigme à l’œuvre dans la langue et donner à la contempler. Parce que bon qu’à ça. Lire, puis écrire. »

désolé mais ça aussi c’est du Chevillard, je peux retrouver là où vous l’avez piqué.

hamlet dit: 11 décembre 2016 à 22 h 59 min

d’ailleurs je suis étonné que personne n’ai remarqué la parenté de style entre Quignard et Chevillard.

à tel point que si dans 50 ans quelqu’un demande à un professeur de littérature « quel est l’écrivain qui avait le plus de parenté avec Quignard », il s’entednra sans doute répondre : « Eric Chevillard »

mais ça, pour le remarquer il faut du recul.

ou alors faire du comapratif, et s’amuser à mettre côte à côte des passage de bouquins des deux pour se rendre compte qu’ils disent exactement la même chose…

sauf qu’il y en a qui se prend au sérieux et l’autre qui se bidonne.

hamlet dit: 11 décembre 2016 à 22 h 55 min

« Il veut saisir l’instant où le français a chu du latin, s’en est échappé pour se déployer sur des lèvres, sur du papier. Le français, ça a débuté comme ça, quand un chroniqueur a noté le serment de Strasbourg (842) partageant en trois l’empire de Charlemagne, en latin, en tudesque et en proto-français. »

sérieux passou c’est pas bien de recopier des extraits de bouquins d’Eric Chevillard, limite je lui enverrais un mail pour l’avertir qu’il vous fasse un procès.

hamlet dit: 11 décembre 2016 à 22 h 52 min

dans le top 10 des auteurs qui manquent le plus d’humour on trouve Quignard et Heidegger.

et comme par hasard ces deux se sont aventurer dans la recherche de l’origine de l’origine.

comme quoi dans ce domaine il n’y pas de hasard.

hamlet dit: 11 décembre 2016 à 22 h 51 min

comme quoi la frontière est étroite entre le très sérieux et le très ridicule.

d’ailleurs les écrivain les plus sérieux, comme par exemple au hasard Shakespeare se sont rendu compte que pour parler de trucs sérieux il valait mieux avoir une pointe d’humour.

et malgré toutes les qualités de Quignard, s’il y en a une essentielle qui lui fait sérieusement défaut défaut c’est bien l’humour.

à tel point que je n’ai jamais compris comment on pouvait prendre au sérieux un type qui manque à ce point d’humour.

bérénice dit: 11 décembre 2016 à 22 h 49 min

D 22h14 si vous réagissez à mon 21h25, j’ai tiré ceci d’un blog n’ayant aucune idée de ce que recèle l’ouvrage auquel fait référence Chaloux, L’introduction de Proust entre deux siècles. L’idée de la robe, un patron des pièces à assembler , un vêtement féminin assez complexe à l’époque où il écrit si l’on se réfère à ses descriptions des tenues des femmes et à l’attention qu’il leur portait , au charme qui s’en dégageait, plus proche de la haute couture dans le milieu où il évoluait que du prêt à porter actuel.

hamlet dit: 11 décembre 2016 à 22 h 46 min

d’ailleurs Eric Chevillard s’est aussi intéressé à ceux qui s’aventurait dans la recherche de l’origine de l’origine.

à tel point que si dans 50 ans quelqu’un demande à un professeur de littérature « qaui était Eric Chevillard », il s’entendra répondre « c’était un auteur qui s’est amusé à épingler ceux qui s’aventuraient dans la recherche de l’origine de l’origine ».

hamlet dit: 11 décembre 2016 à 22 h 41 min

non désolé, c’est « le désordre azerty »

je lis page 49 :

« Il veut saisir l’instant où le français a chu du latin, s’en est échappé pour se déployer sur des lèvres, sur du papier. Le français, ça a débuté comme ça, quand un chroniqueur a noté le serment de Strasbourg (842) partageant en trois l’empire de Charlemagne, en latin, en tudesque et en proto-français. »

c’est pas bien de plagier.

hamlet dit: 11 décembre 2016 à 22 h 38 min

« Remonter aux origines de l’origine, cet auteur n’a jamais cessé de s’y aventurer de livre en livre. Cette fois, celles de la langue et de la littérature françaises. Il poursuit dans Les Larmes (214 pages, 19 euros, Grasset) son exploration obsessionnelle car inassouvie du jadis. Rien ne le passionne comme le moment où ça bascule que ce soit dans une vie, dans une ville ou dans un monde. Il veut saisir l’instant où le français a chu du latin, s’en est échappé pour se déployer sur des lèvres, sur du papier. Le français, ça a débuté comme ça, quand un chroniqueur a noté le serment de Strasbourg (842) partageant en trois l’empire de Charlemagne, en latin, en tudesque et en proto-français. »

vous êtes sûr que ce passage n’est pas tiré d’un bouquin d’Eric Chevillard ?
du genre « Palafox » ?

auquel cas ce serait un plagiat.

bérénice dit: 11 décembre 2016 à 22 h 37 min

La vie ne supporte pas certaine personne qui sont loin d’être des imbéciles selon moi. Pourquoi? Nicolas.

Fort heureusement, Nicolas, nous décidons d’elle autant qu’il nous est possible ne lui laissant pas prendre le dessus équipés comme nous le sommes pour parer aux intempéries, nous appartenons à cette population qui en dehors de circonstances exceptionnelles type ouragan, maladie grave, imprévus dramatiques, ne se laisse pas dicter son orientation ou mener par le bout du nez par de faux impératifs ou de basses considérations.

hamlet dit: 11 décembre 2016 à 22 h 35 min

très beau papier.

effectivement Quignard n’a jamais cessé de s’aventurer dans cette recherche de l’origine de l’origine.

à tel point que si dans 50 ans quelqu’un demande à un professeur de littérature : « qui était Quignard ? » il s’entendra répondre « Quignard était un écrivain qui n’a jamais cessé de s’aventurer dans la recherche de l’origine de l’origine » »

et ça c’est vraiment top, parce que s’aventurer dans l’origine ce n’est déjà pas un truc donné à tout le monde, mais s’aventurer dans l’origine de l’origine, c’est pratiquement donné à personne.

à tel point que certains petits malins qui ont voulu pousser le bouchon un peu plus loin ont bien tenté de s’aventurer dans l’origine de l’origine de l’origine, partant du principe que si l’origine de l’origine représenté en soi un point d’orrigine il serait éventuellement possible trouver son origine.
ces petits malins ont vite fait de se casser le nez, et les dents,et la tête, en tout ils n’ont réussi à convaincre personne.

passou, vous savez quoi, vous n’auriez pas signé votre article que j’aurais parié mes économies qu’il avait écrit par Chevillard ou Woody Allen tellement il est drôle.

Nicolas dit: 11 décembre 2016 à 22 h 19 min

Il est hors de doute que Proust a eu la perception du temps véritable, des fausses perspectives qu’il affecte et de notre possibilité de lui en imposer de nouvelles. Mais les attaches de Proust sont trop puissantes. Il est attaché par trop de gourmandise à une églantine, à une table d’hôtel, à une particule, à une robe, pour prendre vraiment le large.(1) Sans doute est ce légitime puisqu’il ne cherche qu’à vaincre le réalisme. Collé, dit-il, à la sensation présente, il retombe dans un autre réalisme, qu’il limite à un montage de clichés pris par l’œil, l’oreille, et reconstruits grâce à une opération déformante de la mémoire.
C’est donc une méthode de romancier qu’il préconise, et il gagne. Ce qui n’empêche pas qu’on puisse prendre un autre large puisque les possibilités de cette sorte d’expérience sont sans bornes.

1. Les trois mouvements de Proust : Désirer les choses de loin. N’en pas jouir quand on les possède. S’en séparer pour en jouir de loin.
Ce loin étant très près, le près lui éloigne les choses jusqu’à les lui rendre visible. Exemple : »Mais, surtout, la contraction du plaisir que j’avais auparavant cru avoir était dû à la certitude que rien ne pouvait plus me l’enlever. »

Jean Cocteau – Journal d’un inconnu

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 22 h 12 min

RP : »je n’ose pas dire ambitieusement comme une cathédrale, mais tout simplement comme une robe. »
C’est très beau, et d’une certaine manière cela corrige la lettre. Comme une cathédrale pour le début et la fin. Comme une robe pour ce qui prend place entre les deux. Comme une robe sur le corps de la vie. C’est ce qui s’est passé. J’ai l’impression qu’on prend vraiment une leçon. Merci.

Raymond Prunier dit: 11 décembre 2016 à 21 h 46 min

Pour Pablo et Chaloux, cette fin de phrase du « Temps Retrouvé » P. 1033 du pleïade III: »car, épinglant ici un feuillet supplémentaire, je bâtirais mon livre, je n’ose pas dire ambitieusement comme une cathédrale, mais tout simplement comme une robe. »

Jean dit: 11 décembre 2016 à 21 h 39 min

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 19 h 26 min
Je crois seulement qu’il se moque du monde.

C’est aussi l’impression qu’il m’a toujours donnée. Je l’ai pris, tantôt pour un farceur, tantôt pour un escroc.Lire encore du Quignard ? Non merci.

Jean dit: 11 décembre 2016 à 21 h 34 min

aussi inconnu que l’était le monsieur de Sainte-Colombe de Tous les matins du monde face au très connu Marin Marais

Le récit de Quignard et le film qui en fut tiré firent sortir de l’oubli ce compositeur et sa musique, très digne de celle de son élève Marin Marais. Jordi Savall enregistra quelques unes de ses suites pour la collection « Astrée ».

bérénice dit: 11 décembre 2016 à 21 h 25 min

Finalement, Antoine Compagnon nous démontre peut-être que La recherche est un roman raté, et que c’est pour cela que nous l’aimons et que nous pouvons continuer à le lire, un peu comme Swann pouvait aimer Odette parce qu’elle n’était pas son genre.

Introduction
Le roman : début et fin écrits ensemble. « deux piles » « si puissamment fondées » « qu’à peu près n’importe quoi pouvait s’insérer au milieu ».
Symétrie dans la symétrie Temps perdu/Temps retrouvé, côté de chez Swann/Côté de Guermantes. Point d’inflexion: Sodome et Gomorrhe I. l’entre-deux.

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 21 h 14 min

Pablo : »Eh non. Seuls les médiocres divaguent, les grands ils ont quelque chose à dire, avec le plus de clarté et de précision possible. Par exemple Proust, qui sait toujours ce qu’il fait et où il va. Dès la première ligne (« LongTEMPS… ») de sa « Recherche du TEMPS… » il connaissait déjà la dernière (« … dans le TEMPS »). Il y a une lettre où il explique comment il a construit son oeuvre, à la façon d’un architecte qui fait une cathédrale, ayant son plan détaillé avant de commencer. »

Pablo, à propos de cette lettre, écrite au critique Paul Souday en décembre 1919, il faut lire l’introduction de Proust entre deux siècles, d’Antoine Compagnon. « Vrai et faux ».

bérénice dit: 11 décembre 2016 à 21 h 13 min

Nicolas, finalement ne trouvez-vous pas ce blog moins ennuyeux quand il vient à ressembler à une foire d’empoigne, avec des noms d’oiseaux inconnus du répertoire ornithologique fusant et voletant de l’un à l’autre comme des chauve-souris au crépuscule? Je me commettrais pour rien au monde en insultes cependant si l’on excepte Bouguereau qui ne change pas de style remarquons qu’après tant d’efforts de la part de tous c’est peut=être brutalement un peu trop aseptisé; un matin je tombai sur un échange venimeux entre Bloom et Chaloux, il était question d’animaux rares dont j’ignorais l’existence mais l’échange sans qu’aucune grossièreté ne fut proférée reste dans les anales .

Delaporte dit: 11 décembre 2016 à 20 h 28 min

« Sourires de loup » de Zadie Smuth, ça n’était pas dégueu.

Cela serait peut-être moins « dégeu » en orthographiant Smith et non Smuth. Mais je ne l’ai pas lu, celui-là.

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 20 h 10 min

Nicolas, vous ne m’insupportez pas : on discute. Et je discute toujours un peu dur, mais ça me semble plus intéressant comme ça.

Clopine, je viens de lire votre prose. Offrez-vous le dictionnaire de mythologie de Grimal, PUF, on n’en sort plus une fois qu’on est dedans. Achat de fond.

Clopine, définitivement un cas à part... dit: 11 décembre 2016 à 20 h 03 min

WGG, vous poussez quand même le bouchon assez loin, je trouve. Notre hôte voulait des photos illustrant « le dépouillement » et « le minéral ». Vous, vous avez parlé de « minimaliste » et « miniaturiste » : ce n’est quand même pas la même chose…

Notre hôte, promis, juré, je ne dirai rien à personne. Vous pouvez compter sur moi : une tombe.

Nicolas dit: 11 décembre 2016 à 19 h 57 min

Évidemment Chaloux, d’ailleurs je n’ai pas forcément envie de rire tous les jours, être triste ça fait partie de la vie aussi, et parler des choses sérieusement aussi etc La tyrannie du rire m’insuporte, je ne souhaite pas vous insuporter.
Je ne vais pas relire Proust ce soir, j’ai bu trop de vin pour ca, je me souviens que Swan devient ennuyeux parce qu’il se met à fréquenter un autre salon, d’après mes extrapolations le problème c’est que dès qu’on ne fait pas exactement ce que veut la Verdurin on devient ennuyeux, c’est où je voulais en venir. La vie ne supporte pas certaine personne qui sont loin d’être des imbéciles selon moi. Pourquoi?

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 19 h 49 min

Nicolas, je ne moque pas de la candeur, j’essaie simplement de vous montrer que chacun, y compris vous, est susceptible de se prendre au sérieux. Pas bien grave.

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 19 h 42 min

Nicolas, rien que le premier tome? Ici, c’est déjà héroïque. On en a quelques uns qui ne lisent jamais une page des livres dont ils parlent. C’est vous dire si vous m’inspirez du respect!

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 19 h 41 min

Merci Chaloux. C’est interessant.
Je comprends aussi que Quignard a un rapport conflictuel avec la musique. Je ne sais comment le dire autrement. Il y a des capacités qui se perdent avec le temps. Il peut aussi s’en désoler. Comme déjà cette fixation qu’il fait sur la mue de la voix.

Nicolas dit: 11 décembre 2016 à 19 h 39 min

Chaloux, intéressant, je maintient ma version, laissez moi le temps de vérifier. Pour info je n’ai lu que le premier tome, la philosophie de Proust si je puis dire n’est pas ma tasse de thé.

Nicolas dit: 11 décembre 2016 à 19 h 36 min

Mouais Chaloux pas obligatoire que l’on devienne super pote, mais enfin je suis sûr que vous voyez où je veux en venir. Pas besoin d’avoir fait l’ENA.
La vie, détend toi, fume un joint, bois un verre, prend un bain.

boudegras dit: 11 décembre 2016 à 19 h 35 min

j’éclaire la villa et les deux terrasses, écrit la JCette porquerollaise : surtout un p’tit deux pièces-cuisine sur cour… urk urk urk

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 19 h 26 min

Non, la vie, Quignard est certainement un très bon musicien. On sait ce qu’il montre, on ignore ce qu’il cache. Je crois seulement qu’il se moque du monde. C’est un moqueur dissimulé. les pires.

JC..... dit: 11 décembre 2016 à 19 h 23 min

GAME IS OVER

« En 1959, Charles Percy Snow déplorait l’éloignement des littéraires et des scientifiques, qui semblaient se snober mutuellement. Qu’en est-il aujourd’hui ? » (Le Point)

Partout, c’est la cata ! Ici, grâce à notre hotte (de Noel) passoulinien, ça baigne entre littéraires et scientifiques ! L’amour, et ses tromperies…

Simplement, littéraires et scientifiques lorsque nous allons dans la lune, les uns y accèdent poétiquement, les autres à pied.

christiane dit: 11 décembre 2016 à 19 h 19 min

Relisant vos commentaires matinaux (certaine a passé la journée, ici…) et relisant Corps du roi de P.Michon (Verdier), j’aime particulièrement le livret « Corps de bois » (où Flaubert est longuement évoqué). La dernière page, le dernier paragraphe collent bien à cette présence matinale :
« Ce que chantent les oiseaux c’est que pour l’instant (…), le livre est suspendu. Le recours en grâce est accepté, non, on ne peut tout de même pas ôter le masque, il tient trop bien, mais on peut oublier qu’il existe et sentir le vent de l’aube entrer par les joints. On n’est pas de bois, on jouit des arbres. Le monde au-delà de la Seine est fait de chaumes d’or, de javelles éclatantes, de hêtraies lointaines où le cœur bat. Dans les laiteries des fermes des petites filles trempent leur doigt dans du lait, l’écrèment ; sous le regard d’un homme une fille rit d’être comblée tout à l’heure, des monstres humains oublient qu’ils sont des monstres… »

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 19 h 18 min

faire une liste des indésirables.

D’ailleurs, Nicolas n’a dû lire Proust que d’un œil (probablement un œil de verre). Parmi les « ennuyeux » de la mère Verdurin, il y a tous ceux qu’elle aimerait recevoir mais qui ne viendraient chez elle pour rien au monde. Rien à voir avec une liste « d’indésirable », liée, malheureusement, à tout autre chose. Nicolas est-il un esprit confus qui pratique l’amalgame faute d’une méthode de lecture suffisamment élaborée? L’avenir nous le dira.

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 19 h 18 min

« Le mot « sacrilège » est bien à sa place ».

C’est à dire Chaloux, que Quignard n’est pas musicien ?

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 19 h 14 min

En revanche, dexter, que tu sois un pourri de première, dis-toi, que c’est acquis. Depuis a long time.

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 19 h 12 min

@ « ce problème a déjà été soulevé, il s’agissait de faire une liste des indésirables »

bel effort

si c’est à moi que tu t’adresses javert, je ne devais pas être sur la RDL, à ce moment là. Tu dois confondre avec ceux qui demandent des exclusions.
Mais vu le nombre de pseudos que tu alignes ici, tu n’as jamais dû faire partie du lot.

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 19 h 08 min

« faire une liste des indésirables, ».

Nicolas, je crois que cette idée n’est pas neuve dans l’histoire. C’est vrai que vous avez bien de l’humour. Mais je me demande si vous me faites rire. Quand je vous disais que vous étiez un esprit confus…

bouguereau dit: 11 décembre 2016 à 18 h 58 min

j’ai jamais kiffé dilan..même mino j’l’aimais pas..une espèce de bastringue..moi j’aime les mec havec les dents bien rangés qui suçait pas leur harmonica sans les mains..mais c’est entre nous garde le pour toi

Nicolas dit: 11 décembre 2016 à 18 h 55 min

La vie, ce problème a déjà été soulevé, il s’agissait de faire une liste des indésirables, sauf qu’ici il n’y a pas de Madame Verdurin, juste un Passou, donc pas d’ennuyeux, va falloir vous y faire, pas le choix, c’est la vie.

JC..... dit: 11 décembre 2016 à 18 h 53 min

Si tu pouvais faire de l’Ueda, de temps en temps, Compère Bougboug, je sentirai moins ce que nous avons perdu, et qui manque.

A contrario, ce c.onnard de Bob Dylan qui se fend d’un « Bonsoir, tout le monde » DANS UNE LETTRE…

Un étron parlant, le mec !

bouguereau dit: 11 décembre 2016 à 18 h 49 min

J’éclaire la villa et ses deux terrasses jusqu’en janvier

robinoude va à l’étranger lui..t’as un héicoptère sur la terrasse au moinsse..sinon chte cause pus

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 18 h 47 min

Christiane, il y a un film où on le voit dans sa maison de l’Yonne -Il a une espèce de Schimmel pro que je n’ai jamais vu en France. Il y joue une version honteusement simplifiée de Nun Komm Der Heiden Heiland de Bach, qui n’est pourtant pas d’une difficulté transcendante. Le mot « sacrilège » est bien à sa place.
Ici dans la version de Busoni, par Horowitz.

https://www.youtube.com/watch?v=JnNUbeR_SjQ

Dire que les chats n’aiment pas la musique, c’est aller un peu vite. Il n’est pas impossible que ses chats ne goûtent pas son jeu. Le mien reste des heures entières allongé sur le piano pendant qu’on joue, et ça n’a pas l’air de trop lui déplaire.

Janssen J-J dit: 11 décembre 2016 à 18 h 41 min

@17.11 Eh bien monsieur RP (vous permettez ? même si nous n’avons jamais été présentés), merci infiniment pour la précision. En effet : un fabriquant de clavecins, pas de violoncelles… Le fait de n’être pas allé vérifier et d’avoir plutôt laissé vagabonder une mémoire défaillante portée aux analogies inconscientes a eu au moins cette vertu : inclure par effraction monsieur de Ste Colombe hanté par Marais dans la figure de Nitta hanté par celle de Couperin. Vous êtes drôlement constructif ici, mine de rien, cher monsieur, je suis bluffé.

JC..... dit: 11 décembre 2016 à 18 h 40 min

On mesure l’absence au temps qui court …

Il nous faut de la joie. Que nous ne trouverons plus dans la littérature, un art en train de mourir étouffé par l’évènement, comme le cinématographe.

J’éclaire la villa et ses deux terrasses jusqu’en janvier. C’est dit ! Ce monde va mal, mais ne le mérite t il pas ?

Sergio dit: 11 décembre 2016 à 18 h 39 min

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 18 h 31 min
on est loin de vulcania, nan ?

Effectivement c’est pratiquement les Feroë… Nous mine de rien on a peut-être pas l’accent du Sud à proprement parler, mais au moins un fléchissement (vaguement musical et résonant) de la vocalisation assez suspect ; mais ça doit pas être le cas à Clermont…

christiane dit: 11 décembre 2016 à 18 h 37 min

@ Chaloux
Le 4/11/2011, pour L’Obs, J.Garcin recevait P.Quignard.
Dernière question posée, dernières réponse donnée :

 » – Jouez-vous encore du violoncelle?

– Non, des rhumatismes m’ont privé de cet instrument. Mais je suis tous les jours au piano – un clavier Roland. J’y joue ce que j’appelle mes concentrés, et qui sont des sacrilèges. Je réunis en effet les plus beaux passages de certains trios ou quatuors de Bach, Mozart ou d’autres, j’en fais tomber les ornements inutiles, je les simplifie à l’extrême, et j’interprète ainsi, pour moi seul, des sonates très brèves et merveilleuses. Mes chats n’aiment pas la musique, mais pour moi, quelle joie c’est, si vous saviez! »

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 18 h 35 min

JC, j’étais justement en train de penser que Ueda arrivait parfois à cette heure-là le dimanche et qu’on s’amusait. Il me manque aussi.

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 18 h 33 min

bouguereau dit: 11 décembre 2016 à 18 h 31 min

Ma cloche à la rescousse de Blabla, sa fée Clochette. Unis pour la vie.
Le pacte germano-soviétique des gongs.

JC..... dit: 11 décembre 2016 à 18 h 32 min

Le camarade Ueda me manque.
L’ami Dexter aussi.
Et Rabelais, de même …

Ils m’aideraient à trouver de l’intérêt à dépiauter l’interview de cette phiotte d’Eddy Louis dans le Monde, journal des Phiottes-bergères pour les phiottes-distraites qui ont oublié ce que fut Le Monde.

Sergio dit: 11 décembre 2016 à 18 h 31 min

bouguereau dit: 11 décembre 2016 à 17 h 55 min
avec l’épaisseur de tôle c’était presque un blindé

chca la ceinture..haprés ça laisse a désirer

J’avais trouvé un réparateur de bâche parfaitement parfait ; le temps de stocker l’oseille j’ai planté la tire mais tuée comme morte !

Sergio dit: 11 décembre 2016 à 18 h 26 min

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 17 h 52 min
Vichy est dans le Bourbonnais.

Et voilà encore les départements à Robespierre !

L’Allier fait partie de l’Auvergne, donc, oui mais sauf et sauf et sauf tel et tel arrondissement…

On a le même coup en Haute-Loire (avec le comté de Toulouse, cette fois-ci), mais là on le sait par coeur on se le transmet en ligne directe !

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 18 h 22 min

je ne donne pas de leçon à la dame pipi. Elle a fort à faire avec ce qui lui reste de caca génétique dans la tête.
Je souhaite simplement qu’elle aille voir ailleurs si j’y suis.

bouguereau dit: 11 décembre 2016 à 18 h 14 min

la dame pipi ferait bien d’en rester à son cercle intime

mais vla..les dames pipi s’amusent des pétaçes donneuses de l’çon robinoude..c’est comme ça

bouguereau dit: 11 décembre 2016 à 18 h 14 min

la dame pipi ferait bien d’en rester à son cercle intime

mais vla..les dames pipi s’amusent des pétasses donneuses de l’çon robinoude..c’est comme ça

christiane dit: 11 décembre 2016 à 18 h 12 min

Cette photo est très belle Nicolas, mais je préfère les cabrettes indociles ou « Le Génie des alpages » de F’Murr (Dargaud), Athanase, berger pensif, brebis déjantées d’un QI élevé, moutons acariâtres, un chien lettré, un bélier macho et complexé mais adulé, une bergère jolie et court vêtue, et beaucoup de non-sens pour mixer le tout.
Un ptit bout de dialogue entre deux brebis de la rdl, à propos de «limites» dont voici un extrait :
« – Pousse toi, cette herbe-là est à moye!
– Eh bien, eh bien, en quel honneur, je vous prie?
– Elle m’estoit destynée depuis le fin fond de la nuit des temps…
– Aah, comment l’avez-vous donques appris?
– L’intuition… »

Delaporte dit: 11 décembre 2016 à 18 h 06 min

« Notre métier, se plaisait -il à dire, n’est ni de faire plaisir, ni de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. »

A lire une telle phrase d’une autre époque, on se dit que beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Où est-il le temps où un Zola écrivait son « J’accuse » et s’exilait en Angleterre ?

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 18 h 03 min

Nicolas, vous confondez deux choses, l’expression d’habitudes de lectures et la représentation de soi. On peut certainement lire -ou faire tout autre chose- sérieusement sans se prendre particulièrement au sérieux. Je ne vois pas le rapport. Ce que je vois c’est que votre esprit est confus. C’était bien ce qui me semblait en vous lisant.

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 17 h 52 min

On va rappeler à Sergio que Vichy est dans le Bourbonnais.

Je ne sais pas si c’est de la lèche mais j’ai le livre  » Albert Londres. Vie et mort d’un grand reporter. 1884-1932″, livre de poche édition octobre 2005. Ce doit être un truc à analyser.
La mère tape-dur va bien aimer.

Nicolas dit: 11 décembre 2016 à 17 h 46 min

@Il y a certainement des lecteurs pour lesquels la subjectivité perpétuelle et l’ignorance périphérique constituent les seules voies possibles. Faut-il pour autant rentrer dans le troupeau? »Chaloux le bout en train de la RDL, ne se prend pas du tout au sérieux.

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 17 h 41 min

Puis-je informer Pierre Assouline que Georges Simenon est le créateur du commissaire Maigret, Gaston Gallimard celui des éditions du même nom, Et que le prénom de Combelle est Lucien. En espérant lui avoir été utile.

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 17 h 28 min

« E.Faye vous avez mis en colère »

On ne comprend pas qui a mis qui en colère. Mais on comprend toujours qui fait rire qui.

christiane dit: 11 décembre 2016 à 17 h 24 min

Ah non, W., ne regardez pas, (déjà vue) cet E.Faye vous avez mis en colère et vous trouviez A.Finkielkraut pas à la hauteur.

étudiant sérieux dit: 11 décembre 2016 à 17 h 23 min

Bloom 16 h 37 min
C’est mieux que le contraire – tout le monde ne peut pas en dire autant

Christiane 17h05
c’est dans cette émission que tout le monde est debout – et ElK toujours (encore) lui – ?

christiane dit: 11 décembre 2016 à 17 h 23 min

12h31 / JJJ
En écho à votre commentaire énigmatique, cette phrase non moins énigmatique de P.Quignard (Boutès) et son joli paquet de négations :
« C’est ainsi qu’il ne peut pas ne pas parvenir là où il aurait pu ne pas aller » (non licet eo non pervenire quo non ire licuisset)
Pour P.Q., ce n’est pas l’horoscope mais le saut dans le vide du plongeur de Paestum (saut du cap Leucate, promontoire sur la mer Tyrrhénienne évoquée par Sénèque /Père et fils), qui le mène à cette pensée.

Sergio dit: 11 décembre 2016 à 17 h 17 min

Phil dit: 11 décembre 2016 à 16 h 54 min
je pensais que Larbaud était l’auteur de la traduction et pas simplement le relecteur, wasn’t he ?

Je crois qu’il avait déjà une petite équipe, certes moins nombreuse que la suivante ; et a priori il a traduit une partie énorme lui-même.

Et au moment de la traduction suivante, celle de maintenant, finalement, l’équipe était plus importante (une dizaine ?), mais a quand même conservé [deux, je crois] parties de la première traduction, dont il se trouve d’ailleurs qu’elles ne sont pas de celles de Valéry Larbaud lui-même.

Raymond Prunier dit: 11 décembre 2016 à 17 h 11 min

@janssenJJ dans le roman étonnant de Yoko Ogawa « tendres plaintes » – on dirait une parodie de Pascal Quignard- qui est le titre emprunté à une pièce de Couperin, ce n’est pas un violoncelle, je crois, mais bien justement un clavecin qui est détruit…. à vérifier. Bien à vous et merci du rapprochement.

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 17 h 11 min

Ne sais pas Phil. Je passe traditionnellement les fêtes de fin d’année à l’étranger depuis quelques années.

Sergio dit: 11 décembre 2016 à 17 h 04 min

Le problème de traduire un truc qu’existe pas c’est qu’après faut trouver un pigeon pour écrire l’ours…

Ca doit être quantique, non ?

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 17 h 03 min

Et vos atermoiements avec Vichy, ma foi, Phil, il vous faut prendre l’autoroute Clermont-Paris, plus souvent, il doit y avoir une sortie.

Phil dit: 11 décembre 2016 à 17 h 01 min

ah oui, lavie..I see ! mais ce genre de mélange fait ici partie du genre. Le maître des lieux retape de la vieille pierre à Vichy et la clopine demande des comptes, Quignard n’en perdra pas son latin.

Phil dit: 11 décembre 2016 à 16 h 54 min

Bloom, pensais que Larbaud était l’auteur de la traduction et pas simplement le relecteur, wasn’t he ?
Lavie, aucun mélange, vous avez la digestion difficile. L’air de Vichy fut profitable à beaucoup de monde bien avant les événements, tragiques réducteurs d’histoire aujourd’hui. La Sévigné a dû fréquenter l’endroit.

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 16 h 43 min

Il vaut mieux rester planquer à lire des bouquins dans la cave, comme papa, inni’t bloom.
Courageux, va.

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 16 h 39 min

« Mitterand passera du Maréchal au Général…Fin politique, déjà. »

bloom, fin istorien.
Et jaloux et haineux, comme mimitt.

Bloom dit: 11 décembre 2016 à 16 h 37 min

Dear Phil, heureusement Larbaud aura eu le temps, entre autres belles choses, de relire & corriger la première traduction française de Ulysses & d’écrire un des meilleurs livres sur la poétique de la traduction, Sous l’invocation de Saint-Jérôme, à ranger aux côtés des travaux de Walter Benjamin, Antoine Berman, Umberto Eco, Henri Meschonnic & Barbara Cassin…

Mitterand passera du Maréchal au Général…Fin politique, déjà.

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 16 h 25 min

C’est le problème d’illustration de billet.
Il aurait fallu trouver une photo de restauration avec de la pierre de Bourgogne. Dans l’Yonne par exemple où vit Quignard. Ces pierres maçonnées qui viennent du tréfonds de l’histoire. Souvenir d’un château….

Cela aurait évité à Sergio de faire le mariole avec ses panzers en Auvergne, et à Phil de tout mélanger.

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 16 h 08 min

bouguereau dit: 11 décembre 2016 à 15 h 31 min
la mg tu prends des oeufs pourris

Ma cloche, même en trottinette elle en prend.

Sergio dit: 11 décembre 2016 à 15 h 58 min

bouguereau dit: 11 décembre 2016 à 15 h 31 min
la mg tu prends des oeufs pourris

Remarque avec l’épaisseur de tôle c’était presque un blindé… Par exemple de la qualité, comme construction ; et puis deux litres quand même, le moulin…

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 15 h 46 min

Londres et Larbaud sauvent l’honneur de la ville d’eau.

Mitterrand aussi! Hurkhurkhurk.

Quel dommage qu’on n’ait pas fait un musée du salon de 18 mètres de long de l’avenue Charles Floquet…

Phil dit: 11 décembre 2016 à 15 h 41 min

Londres et Larbaud sauvent l’honneur de la ville d’eau.

As you know, Larbaud est devenu muet avant les « événements », dear bloom.
Dans son dernier voyage en Italie, 1933, il admirait les belles oeuvres architecturales du Duce qui « nettoyaient les villes de la botte ». Sans l’avc, pas sûr que le prestigieux passou cotiserait aujourd’hui aux amis de sa bicoque (un château).

Widergänger dit: 11 décembre 2016 à 15 h 28 min

En tout cas, Passou confirme mon interprétation de la raison d’être de ces photos pour illustrer le style de PQ.

Personne ne veut jamais me croire ici, sniff…

bouguereau dit: 11 décembre 2016 à 15 h 27 min

c’était foireux mais tu t’en souviens

hévidemment!..le foireux dmon larbin..ses mains courantes..sa feldgendarmerie..ses cocasseries quoi..en un mot jen suis friand

Bloom dit: 11 décembre 2016 à 15 h 24 min

la maison natale d’Albert Londres à Vichy dont ses amis aimeraient faire un musée à sa mémoire et un lieu de rencontre pour les journalistes.

Excellente initiative. Londres et Larbaud sauvent l’honneur de la ville d’eau.

Sergio dit: 11 décembre 2016 à 15 h 22 min

Vichy, Vichy… Y a hencor des groupuscules anti-Auvergnats… Et puis c’est bien, Vichy, y a un beau camping ; un garage qui sait réparer les MG* mais lui je sais pas s’il est toujours là…

* Ca veut pas dire Maschinengewehr, hein !

bouguereau dit: 11 décembre 2016 à 15 h 21 min

tiens o fait mon larbin..c’était quoi cette histoire de jean claude..ou jean michel je sais pus..enfin tu sais là..ton précédent plan foireux dhumiliation terribe..

bouguereau dit: 11 décembre 2016 à 15 h 08 min

un reste de pommes de terres sautées d’hier

tu vas finir comme le curé d’ars dédé qui n’cuisait qule premier du mois

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 15 h 07 min

Sur la façade de cette maison, on peut admirer la réserve de sup.positoires de Blabla. Il va falloir passer commande, il n’y en a plus que deux.

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 15 h 01 min

« c’est l’actuel chantier de restauration de la maison natale d’Albert Londres à Vichy »

ça c’est de l’info.

bouguereau dit: 11 décembre 2016 à 14 h 59 min

c’est ça qu’intrigue bonne clopine à la fin..y’a pas trop dsuintment et d’humidité..c’est plus sain qu’en pays dbray

Passou dit: 11 décembre 2016 à 14 h 58 min

M’enfin Clopine, depuis le temps… Il y a parfois un rapport direct entre le texte et l’image, parfois pas, parfois crypté, parfois… Là, je voulais illustrer un certain dépouillement chez Quignard, quelque chose de minéral et de géologique. Si je vous avais dit dès le départ où j’ai pris ces photos, vous vous seriez exclamé : mais quel rapport ?!.. etc Donc, maintenant, je peux vous le dire mais ne le répétez pas : c’est l’actuel chantier de restauration de la maison natale d’Albert Londres à Vichy dont ses amis aimeraient faire un musée à sa mémoire et un lieu de rencontre pour les journalistes.

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 14 h 43 min

Outre le montage des pierres à opus incertain, la forme ogive en lancette du vitrail fait pencher pour une époque ésotérique, genre néo-gothique.

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 14 h 41 min

Pourtant ce ne sont pas des messages laissés par des défunts dans la neige… Mais ceux-là il les voit. Dis-moi ce que tu vois…

Widergänger dit: 11 décembre 2016 à 14 h 31 min

Un gadin ? J’ai rien vu de tel. À part les élucubrations, souvent insanes d’ailleurs, d’une vielle chaussette du nom de chaloux…

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 14 h 26 min

Blabla, je doute que mon modeste procès ait le pouvoir de te réhabiliter, toi qui prends ici un gadin tous les quarts d’heure. Ne rêve pas trop.

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 14 h 22 min

Clopine, la pierre ressemble à celle qu’on utilise en Picardie, à Senlis, à Verberie -qui était une ferme royale mérovingienne-. Mais ça peut être beaucoup plus loin…

Widergänger dit: 11 décembre 2016 à 14 h 21 min

S’il n’y avait que l’orthographe chez notre chacha de déficient, on s’en contenterait aisément… Hélas !

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 14 h 21 min

Chaloux, le fait est que Zénon, création de Yourcenar, philosophe médecin se défendit de pas mal d’accusations sous l’inquisition romaine.( époque paul III)
Cette inquisition sauf erreur de ma part n’instruisit pas des procès pour homosexualité.

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 14 h 18 min

Clopine, à l’évidence, il s’agit des restes d’un édifice religieux amalgamés à une maison particulière. La question est de savoir où cela a été pris.

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 13 h 51 min

En tweet, on a des nouvelles du beau gosse.
Voilà a Greec qui a baroudé.
J’espère que sa petite famille va bien.

Polémikoeur. dit: 11 décembre 2016 à 13 h 50 min

Dans les « tweets », colonne à droite :
« L’Europe est la seule utopie réaliste
qu’il nous reste ! ».
Un petit sondage :
« … qu’il nous reste »
ou bien
« … qui nous reste » ?
Kinourestement.

Clopine, définitivement un cas à part... dit: 11 décembre 2016 à 13 h 36 min

Dites, notre hôte, puisque vous croisez par ici, seriez-vous assez gentil pour nous en dire un peu plus sur vos photos, là haut ? Sans trahir de secret, évidemment, m’enfin juste assez pour nous éclairer sur vos intentions d’illustration ?

Allez, un bon mouvement… Vous en serez remercié…

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 13 h 30 min

Blabla, il serait temps que tu fasses retirer l’anneau gastrique qui te comprime le cerveau. Sinon tu vas rester comme ça, -comme on disait aux petits enfants qui s’amusaient à loucher.

bouguereau dit: 11 décembre 2016 à 13 h 27 min

Bon Dieu de bon Dieu la clef de sol c’est le seul truc plus difficile à dessiner que l’arobase

havec les deux mains sur le pinceau ça va beaucoup mieux..t’en fais 10..hensuite tu reviens à la seule main..faut contrarier l’orientation naturelle

bouguereau dit: 11 décembre 2016 à 13 h 20 min

Les seuls souvenirs que je garde du « Rire » de Bergson, c’était que ce n’était pas marrant

si qule mot chien se branlait sur ton pantalon jicé..ça frait du joli

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 13 h 16 min

Un paragraphe au hasard, Chaloux ?
Pour dire que l’accusation porte sur l’homosexualité de Zénon?

Non, cela ne se réduit pas à un paragraphe.

bouguereau dit: 11 décembre 2016 à 13 h 16 min

ce que disait d’Elisabeth Badinter mon grand oncle H. Goldstein

desproge aurait dit que c’était trop téléphoné kabloom

bouguereau dit: 11 décembre 2016 à 13 h 10 min

« On rencontre sa destinée souvent (sur les blogs) par des chemins qu’on prend pour l’éviter »

forcément..réfléchis..c’est comme la lumière elle est toujours sous le réverbère..faut pas être plus quantique que le bozon

la vie dans les bois dit: 11 décembre 2016 à 13 h 08 min

Chaloux, disons pour faire simple, que ce chapitre de l’oeuvre au noir de Yourcenar, c’est sa nuit sexuelle.

Chaloux dit: 11 décembre 2016 à 13 h 06 min

La façon dont Proust amalgame les œuvres des autres, sa correspondance avec les siens et les autres, ses rapports avec Montesquiou, tout compte chez Proust, les œuvres picturales qu’il évoque (justement), la musique etc. Jusqu’aux médicaments qu’il prend (voir l’extraordinaire Sommeil de Marcel Proust de Dominique Mabin). c’est bien pour cette raison qu’on n’en a jamais fini avec lui. La lecture d’un livre est une ouverture sur mille autres, sinon elle ne sert à rien d’autre qu’à faire d’absurdes conférences sur le premier sujet venu, comme Blabla qui d’ailleurs ne lit rien.

Rien d’autre sur Kronos, Blabla? L’as-tu seulement feuilleté? Pas davantage sans doute que tu n’auras feuilleté ta propre vie.

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