de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Gérard Genette n’est plus, théoriquement

Gérard Genette n’est plus, théoriquement

Pour nombre d’anciens étudiants en Lettres en amont et en aval des années 70, Gérard Genette, qui vient de disparaître à 87 ans, restera comme un maître de la théorie des formes en littérature. Ses livres d’alors (les multiples tomes de Figures, Palimpsestes, Seuils notamment) demeurent dans certaines mémoires comme d’indispensables traités destinés notamment à garder la sémantique des ravages et galvaudages de l’esprit du temps. Lorsqu’il animait la revue Poétique avec son ami Tzvetan Todorov et Hélène Cixous, il entendait « libérer l’enseignement littéraire à l’université de la grille des nations et des siècles, et l’ouvrir à ce qui rapproche les oeuvres les unes des autres ». Mission accomplie, en partie, là où il professa et chercha, en Sorbonne, à l’Ecole pratique des hautes études, à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et pour finir à Yale. En ce cinquantenaire de Mai 68, on imagine l’épitaphe que cet homme plein d’humour et d’ironie sur soi aurait pu faire inscrire sur sa tombe : « A GG, la narratologie reconnaissante ». Ou la transtextualité, concept par lui labellisé sur tout ce qui met un texte en relation, manifeste ou secrète, avec un autre texte (in Palimpsestes). Seuils, remarquable somme de pensée critique sur tout ce qui constitue les paratextes du texte même (préface, épigraphe, intertitres etc) n’a pas pris une ride. Mais à l’heure de se souvenir de lui, l’envie nous prend de revenir plutôt à deux des livres débridés, personnels et déliés de la contrainte et de l’autocensure universitaires, publiés à partir de 2006 dans la collection « Fiction et compagnie » au Seuil. Des régals pour l’esprit.

La lecture de Bardadrac (2006) m’avait souvent fait sourire et parfois même éclater de rire, pour ne rien de la joie intérieure et gourmande que procure la découverte de mots, d’expressions, de formules jouissifs, jonglés avec une intelligence et une érudition pétillantes. C’est un abécédaire sur le modèle du Dictionnaire des idées reçues de Flaubert, réécrit par un Perec à l’instant d’être sublimé par la révélation des Chroniques de Vialatte, ou quelque chose comme ça. Des fragments d’idées, de souvenirs, d’émotions, de rêveries, de maximes, constituant un puzzle destiné à ne rien reconstituer d’autre que l’image kaléidoscopique d’un écrivain plein d’humour qui, à l’instar de Montaigne ,prétend avoir « un dictionnaire à part moi ».

On y retrouve dans un style étincelant des instants de la vie d’un professeur au long cours qui connut Barthes, Borgès et beaucoup d’autres. Je ne l’ai pas lu en continu, préférant picorer selon l’humeur du jour à telle ou telle entrée. A « Incarnation » par exemple, un mot de Marie (« Mais qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour avoir un enfant pareil ? »). Ou à « Intervalles » un savant développement sur les anomalies sémantiques du Quichotte, à « Pneumatique » dit encore « pneu » le statut de ce mode de communication étudié par son étymologie (propre à l’Esprit) en regard de « grammatique » (propre à la Lettre). Ou encore à « Brahms » une digression exemplaire qui mène de l’interrogation existentielle « Aimez-vous Brahms ? » à l’aveu longtemps différé de l’auteur, à savoir qu’il tient Conversation du Maréchal d’Hocquincourt avec le P.Canaye de Saint-Evremond pour le chef d’oeuvre absolu de la prose classique. A « Paris » : « C’est ma ville préférée. Malheureusement, depuis que j’y habite, je n’y vais plus jamais ». Et même à « Bière » où l’on apprend que glacée, et même au bar du Ritz, elle demeurait la boisson préférée de Proust.1120366-genette-gerard

Gérard Genette a le don de nous faire participer et compatir à ses douleurs, quand on le voit par exemple pris en tenaille entre Barthes ( « La langue est tout simplement fasciste« ) et Sartre (« Le silence est réactionnaire »). On se réjouira de l’exercice flaubertissime du catalogue des idées reçues, trouvé à l’entrée « Médialecte » :

« Alchimie »:toujours mystérieuse; « Cohue »:toujours indescriptible. Ça tombe bien ; »Cornélien »: se dit d’un choix douloureux entre deux décisions également pénibles , exemple canonique To be or not to be.

Quant aux mots-valises, que l’on trouve à l’entrée « Mots-chimères »,en voici quelques uns pour la route :

« Burnesconi »: politique italien; « Diarrhiste » : incontinent du journal intime; »fascicule » : jeune mussollinien; « Gallimatias » : charabia parfois entendu rue Sébastien-Bottin; « Horroscope » :très mauvais présage; « Méphistopotamie » : enfer irakien… « Mélancomique » : humour noir…

A propos, à l’entrée « Bardadrac » (tout de même !), on apprend le statut de madeleine qu’il occupe dans l’imaginaire de l’auteur puisque c’est la métonymie par laquelle Jacqueline désignait le chaos régnant dans son sac, à Launoy, dans son enfance.

Trois ans après cet inattendu Bardadrac qui remporta un franc succès, Gérard Genette récidiva avec Codicille (2009). Il s’y posait des questions telles que : dans quelle proportion les lecteurs des Trois Mousquetaires ont-ils voulu retrouver leurs héros vingt ans après ? Puisqu’on ne change pas une équipe qui gagne, il a refait pareil malgré les risques courus par toute suite. Le résultat lui a donné raison. L’ironie de l’auteur, qui s’appuie sur un style impeccable mais qui ne se hisse pas sur sa bibliothèque, y fait mouche avec élégance, grâce et légèreté en se tenant en équilibre permanent sur les crêtes de la litote. Ni méchanceté, ni cruauté, ni agressivité. Une sorte de douceur qui s’avère plus percutante encore que les prétendues attaques. La formule du dictionnaire à multiples entrées, les plus sérieuses alternant avec les plus fantaisistes, autorise toutes les libertés et il ne s’en prive pas.

« Couillons » voisine avec « Chahuteuses », « Mots-chimères » avec « Famille » et « Vincennes » avec « Varietur » ou « Médialecte », et l’article consacré au capitaine Fracasse est aussi long que celui dévolu au roman. C’est d’autant plus savoureux que Genette maîtrise avec brio le grand art de la digression. Où qu’il s’en aille, il retombe sur ses pieds dans la chute, ce qui en accentue l’effet comique. Mélomane jamais mélomaniaque, il nous livre ses partis pris en la ramenant juste assez mais pas trop sur la dimension contrapuntique des Partitas de Bach ou en se donnant l’illusion que, le répertoire baroque n’étant pas si vaste, on croit le connaître par coeur. Sa fidélité au Neveu de Rameau ainsi qu’à Stendhal est touchante, d’autant qu’elle surgit souvent inopinément dans ce bric-à-brac plein de pirouettes ironiques et de jeux de piste sarcastiques.

Le fait est que Gérard Genette était de ces individus qui ne savent pas exprimer leur affection autrement que par l’ironie. Pour autant, on ne le suivra pas dans son amalgame entre le rosebud et la madeleine. Il a le dégoût très sûr même si on n’a aucune envie de le partager (Céline, Faulkner, Vivaldi, Chet Baker chanteur, Kubrick, bref, tout ce que j’aime) quand bien même maquillerait-il son attitude en «  »anti-goût » ». Son Codicille est un inépuisable vivier de mots et de sensations inspirés tant par ses rencontres que par ses lectures (Proust -écoutez-le ici dire ce que fut la leçon de Proust-, Flaubert, Borges). On y prend d’emblée un tel goût que, malgré sa forme fragmentaire, on le lit en continu. Et de manière oblique, faudrait-il préciser, preuve que nous sommes contaminés par sa passion pour l’oblicité, laquelle se retrouve dès l’épigraphe de Montaigne et un peu partout par la suite. Et puis quoi, c’est si rare un universitaire spécialiste du décorticage des textes, para-textes, méta-textes et sous-textes qui avoue avoir pratiqué A la recherche du temps perdu par la voie honteuse de l’anthologie bien tempérée avant d’admettre des années après qu’il s’agissait bien d’un récit, exigeant donc d’être lu comme tel. Comment détester un type qui se fait une entorse à la cheville droite en parcourant les environs du Capitole à la recherche de la roche Tarpéienne ? Qui a longtemps écrit «  »cor anglé » » en lieu et place de «  »cor anglais » » ? Qui adjoint systématiquement Dinah Washington au trio Billie, Ella, Sarah ? Qui est encore plus horripilé par le mot «  »communauté » » que par le mot «  »identité » » et va jusqu’à rêver d’une identité sans appartenance ? Qui nous révèle la loi de Stanley chère aux chercheurs («  »10% d’une archive représente 90% de sa valeur » »)? oui, comment ?

On peut tout dire de Codicille,c ela n’a aucune importance car Gérard Genette consacre toute une entrée à s’accabler(«  »structuraliste abstrait, théoricien jargonnant, fossoyeur des études littéraires » »), à anticiper et désamorcer les critiques qu’on lui adressera, en s’appuyant sur l’expérience de Bardadrac, par lui qualifié à l’aide d’un oxymore qui lui va comme un gant : »« best-seller pour happy few » ». Un jour, à la pensée de ses futures cendres biodégradables, Gérard Genette a écrit quelque part : » »Après avoir tant bicyclé, je ne déteste pas l’idée d’être un jour recyclé ». Qu’il se rassure, où qu’il soit : on ne s’en privera pas.

(« Illustration de Fernando Vicente ; « Gérard Genette » photo Olivier Roller)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, sciences humaines.

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commentaires

952 Réponses pour Gérard Genette n’est plus, théoriquement

Jazzi dit: 17 mai 2018 à 21 h 01 min

« Le VIe où j’ai vécu jusque vers la fin du siècle dernier (Cherche-Midi/Saint Placide) »

Moi aussi, Chaloux. On a forcément dû se croiser !

Chaloux dit: 17 mai 2018 à 20 h 16 min

@Closer

Le VIe où j’ai vécu jusque vers la fin du siècle dernier (Cherche-Midi/Saint Placide) était encore assez populaire par endroits. Derrière les immeubles des façades, dans les cours, vivaient de petits employés, des chefs de rang de brasseries moribondes, de chiches retraités etc. C’est vers 95 que les choses se sont mises à changer. Tous les fils de notaires et de notables des provinces réunies, qui faisaient leur droit à Assas, ont déferlé dans ces appartements vidés par le grand âge, et la vie -la nôtre- a commencé à devenir impossible. Repli stratégique, Levallois, Neuilly etc., puis de plus en plus loin… juqu’à Rouen. Deux ou trois existences plus tard, je suis revenu à Paris, par fatigue des transports…

D. dit: 17 mai 2018 à 16 h 58 min

Merci Bérénice de votre concours efficace dans la recherche et la diffusion de ce portrait du délinquant fiché S évadé Anthony Pontaven.

17 mai 2018 à 15 h 01 min
D il rachète les péchés des HOMMES pas les siens.

Oui la phrase est sans doute mal tournée. Il s’agit des péchés des hommes, donc de Clopine.

Janssen J-J dit: 17 mai 2018 à 16 h 42 min

@ S’agit-il d’un chrétien qui s’est converti à l’islam ? La presse putride ne nous dit rien de cette affaire

Ce pauvre Delap.orte toujours d’une lourdeur littéraire !… qui s’imagine qu’une des conditions sine qua non pour être fiché S tiendrait à la lon.gueur de la b.arbe des fichés. Et voilà-ti pas comment se répandent les gaz to.xiques en ce beau pays littéraire, la presse pourrie (sic) n’y étant pour pas grand chose, vu que très paresseuse, elle laisserait plutôt proliférer les fantasmes petits-blancs becs quil l’arrangent plutôt que de combattre des préjugés répandus. Sachez donc, chers rd.l membersh.ips, que notre ‘fic.hier S’ à 16 entrées contient l’identité et la trajectoire d’un bon nombre de nos petits loubards tendance na.zil.lons blonds ou bruns, bien décidés à repartir en rato.nades dans nos cités mixtes. Ce n’est donc pas en rien un fich.ier ethnicisé « caucasien » (en dépit de l’apport des croisements avec le fichier cano.nge), etc.

Janssen J-J dit: 17 mai 2018 à 16 h 39 min

16.28 Attation lfl, (JC…..) en tant que pédé number one, t’es depuis longtemps fiché S « P », et tu vas pas t’en tirer à si bon compte chez les ruskofs. Le FSB y est plein d’Edgars Hoovers anticapitaloss… t’auras bonne mine avec tes slogans à 2 balles.

Delaporte dit: 17 mai 2018 à 16 h 33 min

Notre démocratie possède déjà tout un arsenal juridique pour faire la guerre aux terroristes. Je n’ai pas de crainte de côté-là… Notre Etat est fort ! Prétendre le contraire c’est rentrer dans une douce rêverie délétère et sans objet.

Louis-Ferdinand Lévy dit: 17 mai 2018 à 16 h 28 min

La solution serait d’aller buter préventivement tous les fichés S dans les chiottes, c’est ce que feraient les Russes ou tout peuple digne de ce nom, mais dans un pays de pédés comme la France, toutes les associations de Droits-du-haricot (TM) chouineraient immédiatement au fascisme d’état. Pourtant, il devient évident qu’il va falloir s’asseoir sur nos belles valeurs et durcir nos démocrassies, si l’on ne veut pas périr sous le nombre et la détermination de l’ennemi. Y êtes-vous prêts ? Je crains que non. Pédés vous êtes, pédés vous resterez, et pédés vous mourrez, fiers de vos valeurs de pédés. Eh bien, sachez qu’en face, ce ne sont pas des pédés, vous allez vite vous en rendre compte, bande de pédés.

Delaporte dit: 17 mai 2018 à 15 h 58 min

Résultat des courses : après la cavale polanskienne, on a désormais en plus dans la nature un fiché S prêt à tout et probablement armé. Une véritable bombe à retardement. Et la police qui ne le retrouve pas !

Bérénice dit: 17 mai 2018 à 15 h 49 min

C est un voleur récidiviste et radicalisé, espérons que il ait laissé tomber sa version du Coran dans les toilettes de la prison, Delaporte, il avait plutôt bonne mine avant sur la photo.

Bérénice dit: 17 mai 2018 à 15 h 46 min

Delaporte ne trouvez vous pas que depuis la préhistoire du Tupperware la condition féminine s est metamorphosée nous offrant le droit d être toujours aussi nunuche â condition de l être entièrement nue?

Delaporte dit: 17 mai 2018 à 15 h 42 min

Pondaven : une évasion digne d’Arsène Lupin, avec une élégance grandiose et un pied de nez aux autorités :

« Le détenu aurait donc eu le temps de préparer son évasion. En témoignent les deux téléphones portables retrouvés dans sa cellule, près d’une lettre adressée à la directrice de la maison d’arrêt et sur laquelle est inscrit un laconique « Je suis libre ». »

Delaporte dit: 17 mai 2018 à 15 h 36 min

On n’a toujours pas retrouvé Pondaven. Je m’étonne à moitié d’un fiché S qui porte un nom breton bien de chez nous. S’agit-il d’un chrétien qui s’est converti à l’islam ? La presse putride ne nous dit rien de cette affaire. On veut un portrait exhaustif de Pondaven !

Janssen J-J dit: 17 mai 2018 à 15 h 35 min

@Il doit y avoir une explication juridique à ce renoncement

Juridique ? non, je ne le pense pas. Socio-politique, oui, beaucoup plus évident.

Janssen J-J dit: 17 mai 2018 à 15 h 32 min

tout ça ce sont des « lois de panique » symoliques qui s’intensifient avec une macronie qui ne sait même pas où elle va, pourvu qu’elle y aille. Comme si ces nouvelles lois anti sexistes ou paritaristes par exempmle allaient avoir quelque portée d’impact que ce soit, quand ceux qui les gesticulent n’y croient même pas eux-mêmes. Non, la vraie démocratie égalitariste ne se pratique pas là où on le croit : elle est toujours dans ce que s’empêche de faire le fort en position de pouvoir sur le faible, et inversement.

Bérénice dit: 17 mai 2018 à 15 h 28 min

Trop de monde dans la balance pour viol et quinze ans d emprisonnement assortis d une peine de sûreté ? Faudrait il créer des quartiers spéciaux pour éviter aux futurs détenus de se faire agresser par les co détenus? Il doit y avoir une explication juridique à ce renoncement, nous devrions l’entendre.

Bérénice dit: 17 mai 2018 à 15 h 22 min

La loi pour lutter contre la violence faite aux femmes dans ce pays fait fi de fixer un âge en deçà duquel aucun consentement de la victime ne pourrait être envisagé, pourquoi?

Janssen J-J dit: 17 mai 2018 à 15 h 18 min

15.15, On nous parle bcp d’une Anna Fort ces derniers temps. Mais de quoi s’agit-il au juste ? D’un nouvel avatar de JC ? ou d’ad-tikdébois ?

Bérénice dit: 17 mai 2018 à 15 h 17 min

À l évidence leur dangerosité ainsi que leur intelligence sont sous-estimées , celui ci était incarcéré.

Janssen J-J dit: 17 mai 2018 à 15 h 15 min

Un thèse intéressante quoique normalement controversable sur les prétendues horreurs apportées par la révolution culturelle de 68 en France. L’Eglise catholique ferait bien de battre sa coulpe comme dirait Houellebecq. Après tout, c’est même pas l’interdiction de la pilule par Paul 6 qui est en cause en 68, car la pratique messalisante catho en voie d’effondrement chez les jeunes était devenue irréversible dès 1965 (comme j’ai pu en éprouver les joies liébératrices en moi-même durant la séquence 65-70. Et je ne les ai jamais regrettées. Et on nous fera jamais cracher sur cette période, pas vrai, Jean-Pierre Le Goff ? La nostalgiser ?… non plus, du reste.
http://www.laviedesidees.fr/Le-declin-du-catholicisme-francais.html

Petit Rappel dit: 17 mai 2018 à 15 h 15 min

« des choses qui hérissaient le poil des Anna Fort de l’époque ».
Quelqu’un est-il volontaire pour en tirer un film d’horreur?

Janssen J-J dit: 17 mai 2018 à 14 h 51 min

14.26, que voulez-vous prouver au juste, avec ce nom qui n’a pas l’air de sonner trop oriental, étonnant non ?… Que la gars aurait réussi à partir en cavale ? mais c’est la pulsion rationnelle de tous les types qui essaient de s’échapper, c’est pas nouveau. Qu’il soit plus dangereux que vous en tant que fiché S. ? rien ne le dit… Que les polices et les parquets anti-terro seraient jamais assez efficaces ? (Mais allez-donc consulter les spécialistes au lieu de bavers sans savoir http://moreas.blog.lemonde.fr/2018/04/01/la-fiche-s-bien%e2%80%89/ mon brave)
Faut vivre avec quelques risques, et ne pas toujours crier haro sur le baudet. Vous voulez quoi, duwauquiez : qu’on foute les 10 000 radicalisés et leur famille en tôle à vie pour vous rassurer ?… T’aurais bonne mine, vu que ça suffira jamais, et t’aurais même pas le temps de t’éjecter interstellaire si tu devais y passer par malheur !
Pénibles à la fin, ces mêmes commentaires sur des faits divers à la godard où on doit tirer par soi-même des conclusions gazeuses que même des mecs comme l’jean oseraient pas tirer ; ces procès permanents en laxisme public, ces croyances infantiles au risque zéro de l’agression terroriste du loup solidaire ; ces surenchères démagogiques… Lassant lassant, vraiment lassant.

D. dit: 17 mai 2018 à 14 h 42 min

Clopine semble ne toujours pas avoir compris que Jésus n’a pas fuit la Croix et est mort sur celle-ci pour racheter ses péchés. Cet immense acte d’Amour qui normalement devrait susciter reconnaissance ne réveille en elle qu’un sentiment d’ingratitude et d’aversion.
Les faits ayant été exposés, ne jugeons pas et prions pour elle.

D. dit: 17 mai 2018 à 14 h 31 min

Merci à celui ou celle qui possède un lien sûr vers le portrait du délinquant radicalisé Anthony Pondaven, actuellement en cavale, de communiquer celui-ci à la population en danger.

D. dit: 17 mai 2018 à 14 h 26 min

Anthony Pondaven, détenu fiché S pour radicalisation, au casier judiciaire très rempli pour son âge (21 ans), décrit comme dangereux par ses surveillants, est en cavale.
Non seulement aucune photo n’est diffusée dans les médias mais encore plusieurs de ceux-ci écrivent « P. » sans citer son nom complet Pondaven.
Il paraît que nous sommes en guerre. Ne riez pas parce que c’est tragique et ce le serait bien davantage si cet individu terrorisait et assassinait dans les prochaines heures comme beaucoup d’autres au parcours similaire l’ont déjà fait.

Widergänger dit: 17 mai 2018 à 14 h 22 min

Oui, mais ça n’a rien d’un mouvement ouvrier ! C’est un mouvement de protestation qui n’a rien de révolutionnaire, et en grande partie fait par des sales gosses pourris de fric.

rose dit: 17 mai 2018 à 14 h 18 min

ça vous nous l’avez déjà raconté Widergänger le bonheur des retrouvailles de votre père qui tape à la vitre du camion de CRS., avec son cousin germain.
Cela n’enlève rien à Duras. il y avait des ouvriers ds le mouvement.

Widergänger dit: 17 mai 2018 à 14 h 07 min

Mais dérisoire ce qu’elle croit ! C’est bouffon. Comme si le peuple, c’était Censier. Le peuple, c’était mon père par exemple, ouvrier d’usine qui se fichait pas mal des étudiants de Censier et de Duras, et du reste d’ailleurs, et qui avait un cousin par alliance CRS dans un car stationnant boulevard Haussmann près à cogner sur les étudiants de Censier et sur Duras sans aucune émotion particulière.

rose dit: 17 mai 2018 à 14 h 07 min

jazzi
ne connais pas régine desforges mais on ne peut être reconnue par des gens que l’on désavoue.

rose dit: 17 mai 2018 à 14 h 03 min

Widergänger
je vois cela comme une manière de faire la révolution.
et pourquoi minimiser mai 68 ?

à Censier, dont tu nous avais parlé. C’est pas triste. Après le vote d’une motion collective, elle décrit Duras, se levant et disant, d’une voix vibrante : « Le peuple a parlé ! Ecoutons-le ! »

jazzi
elle est exaltée et sincère. Si elle dit ça c’est qu’elle y croit. Je ne supporte guère qu’on la critique. Elle a ses défauts dont l’ avarice, mais du génie.

Widergänger dit: 17 mai 2018 à 13 h 56 min

Godard a voulu remplacer dans Le Mépris l’art classique de la transition par le raccord dans le mouvement. Il dit en somme : Voilà, on peut faire autrement pour raconter un histoire, et voilà comment on put faire. C’est ça Godard. Il cherche sans arrêt des formes pour dire les choses qui leur correspondent. C’est ce qu’ont fait aussi en leur temps tous les grands écrivains : Balzac, Stndhal, Flaubert, Kafka, etc. Ce n’est pas qu’ils « innovent » (mot qui ne veut rien dire) ; ils cherchent simplement à dire sans préjugé ce qu’ils ont à dire, ce qu’ils sentent du Réel, et la forme dite « innovante » s’en suit fatalement. Mais c’est pas le but. Ils veulent simplement être « vrais ».

Widergänger dit: 17 mai 2018 à 13 h 48 min

Jazzi, cet épisode résume bien ce qu’a été à mes yeux Mai 68, beaucoup de bruit pour rien…! C’est simplement la conséquence de la société gaullienne qui étouffait tout et rendait la vie démocratique normale impossible, ça n va pas au-delà. Ça n’a rien à voir avec une révolution. C’est un mouvment d’humeur et d’humour à l’échelle de tout un pays, c’est tout. Pour que des gens comme Attali se sentent autorisé aujourd’hui à parler de Mai 68, alors qu’il était à l’époque jeune prof d’économie à Polytchbnique et étudiant en même temps à l’NA, et est l’auteur en réalité et du Premier ministre et du Président actuel de la République et de leur politique, et qu’en 68 il était déjà au service de Mitterrand, faut vraiment qu’il y ait maldonne dès le départ de cette fête échevelée. Les discours de tous ces vieux et jeunes barbons étaient tous à côté de la plaque, des gosses de riches et qui le sont restés.

Janssen J-J dit: 17 mai 2018 à 13 h 38 min

17 mai 2018 à 9 h 28 min « Le mépris » de Godard est l’un des plus beaux films de l’histoire du cinéma.
Une chose est certaine : il inspire et il transpire lourdement son blogueur.

Widergänger dit: 17 mai 2018 à 13 h 38 min

Pour comprendre quelque chose au cinéma de Godard, il faut d’abord regarder Le dinosaure et le bébé, l’entretien entre Godard et Fritz Lang à propos du Mépris.

Fritz Lang c’est l’art de la transition, smblable en cela à un classique comme La Fontaine, tandis que Godard c’est l’art de la rupture, qui se fiche des transitions et des règles pour chercher à exprimer ce qu’il conçoit comme le Réel. Et il faut bien dire que de ce point de vue le Rél c’est l’horreur. Exemple, la scène finale de l’accident dans Le Mépris, qui est montrée sans transition avec ce qui précède. Qu s’est-il passé ? On ne le saura jamais. La caméra se contente de nous montrer l’aboutissement du Réel, une scène d’emboutissement de la voiture sous le camion, la mort brutale, sans appel.

Jazzi dit: 17 mai 2018 à 13 h 35 min

Paul Edel, pour mon travail actuel, je lis « À Paris, au printemps, ça sent la merde et le lilas », de Régine Deforges, titre emprunté à un ver du poète argotique Jehan Rictus, où elle nous conte, quarante ans après les faits, son Mai 68, tel qu’elle l’a vécu. D’un point de vue littéraire, c’est pas très bon, mais le témoignage vaut le détour. Elle parle, entre autre, du comité d’action Ecrivains-Etudiants à Censier, dont tu nous avais parlé. C’est pas triste. Après le vote d’une motion collective, elle décrit Duras, se levant et disant, d’une voix vibrante : « Le peuple a parlé ! Ecoutons-le ! »

Elle raconte aussi ses déboires avec les féministes, alors qu’elle venait de publier « Le Con d’Irène », désavoué par Aragon, et que tous les exemplaires avaient été saisis par la police, sur ordre du commissaire Ottavioli :

« J’avais entendu parler de réunions sur la condition féminine dont certaines se tenaient à l’école des Beaux-Arts. Je décidai d’y aller voir. Dans la salle bondée, les femmes étaient en nombre, jeunes et moins jeunes. Je me faufilai à travers la foule excitée et bruyante, et réussis à trouver une place assise entre deux militantes féministes. Reconnue, je fus prise à partie par ma voisine de gauche qui me traita de « collabo ». N’étais-je pas complice de la turpitude des hommes et de leur mépris des femmes, avec mes publications érotiques ? Je ne comprenais pas : n’était-il pas interdit d’interdire ? Ma voisine interpellait ses compagnes, dressant mon portrait de « traître à la cause des femmes ». On me regardait sans aménité. On n’écoutait plus ce qui se disait sur la scène. Je n’étais pas de taille. Je me levai. Bousculée, j’eus du mal à me frayer un chemin. Je sentais la panique monter en moi : j’avais l’impression de me retrouver au milieu des harpies de ma ville natale qui m’insultèrent au moment du « Cahier volé ». J’arrivai tremblante, au bord des larmes, dans la vaste cour pavée des Beaux-Arts. De petits groupes refaisaient le monde devant des étals proposant les ouvrages de Marcuse, de Marx, du Che, le Petit livre rouge de Mao… Des filles distribuaient des tracts ; tous semblaient heureux de participer à la « Révolution ». Qu’avais-je à faire ici ? Je me sentais rejetée. Je connus là un grand moment de solitude. »

Widergänger dit: 17 mai 2018 à 13 h 24 min

En revanche, les catégories que Kant rangeait autrefois dans la métaphysique, comme les catégories a priori du Temps et d l’Espace, font aujourd’hui partie du discours de la physique. C’est la grande révolution de la physique moderne, qui est post-kantienne.

Bloom dit: 17 mai 2018 à 13 h 24 min

La palme d’or ira au film libanais que personne n’a encore vu mais que tous les distributeurs s’arrachent déjà: Capharnaüm, de Nadine Labaki.

Widergänger dit: 17 mai 2018 à 13 h 17 min

On peut reconstruire ce qui a été détruit, mais on ne peut pas reconstruire ce qui a été déconstruit. La métaphysique occidentale a été déconstruite par Nietzsche et ses successeurs jusqu’à Deleuze; il est impossible de la reconstruire. Elle est morte à tout jamais.

Bérénice dit: 17 mai 2018 à 13 h 15 min

Pablo, si vous indiquiez le titre du film en question? Pour les citations et puisque vous aimez l ésotérisme il est à mon avis possible de poser des citations sur toutes sortes d images ou de scènes et d établir un rapport – un peu comme dans cosmos de Gombrowitch ou à l inverse prouver le décalage entre la littérature et le réel, comme rêve et réalité. Ce que vous rapportez du film renvoie à un autre _ un thé cut_ où des citations apparaissent écrites lors d un transfert dans le métro. J ai vu peu de films signés Godard, le mépris je crois est le seul dont je garde un souvenir et encore incomplet, la scène inaugurale, l accident. https://www.rts.ch/archives/tv/culture/cinema-en-liberte/3438160-les-debuts-de-godard.html#iframe-overlay.

Widergänger dit: 17 mai 2018 à 13 h 15 min

Rose, vous faites du forcing ou vous pensez sérieusement qu’on peut comparer le désir qu’avait Godard de s’opposer à son milieu d’origine pour se construire avec l’attitude actuelle des terroristes ?

Jazzi dit: 17 mai 2018 à 13 h 13 min

Les entretiens Duras/Godard peuvent se résumer à et après moi et moi et moi, le déluge ! Duras déclarant : « Le monde va à sa perte et je m’en fous ! »

Quand les ancêtres ont tout détruit, déconstruit dirait WGG, que reste-t-il aux enfants, sinon à reconstruire, Anna Fort ?

rose dit: 17 mai 2018 à 13 h 02 min

: 17 mai 2018 à 12 h 19 min
@ apprendre à écouter le silence.

Eh bien chacun d’entre nous est capable de cela maintenant, dont Widergämger. On peut le reconnaître.

rose dit: 17 mai 2018 à 12 h 56 min

euh, Widergänger
les terroristes sont des jeunes gens entre 20 et 30 ans. Rarement plus. Leurs paremts ont échappé à divers régimes politiques. Eux mettemt des bombes.

rose dit: 17 mai 2018 à 12 h 45 min

Aujourd’hui, c’est devenu impossible.

mais que font les jeunes.gens entre 20 et 30 ans, terroristes, si ce n’est ça s’opposer à leurs pères et à leurs choix ?

Anna Fort dit: 17 mai 2018 à 12 h 30 min

Oui Clopine mais Godard inventait alors que Dolan n’apporte rien de neuf, sa prétention a des limites

Widergänger dit: 17 mai 2018 à 12 h 27 min

Le grand mérite de Godard, c’est de toujours chercher le réel. Le réel dans la représentation. Il n’est pas sûr de le trouver mais au moins il fait l’effort de le chercher, ce que les autres artistes ne font plus, ils se contentent de reproduire des formes apprises à l’école ou par la culture, ils ne cherchent plus le réel. C’est au fond ce qui choque chez Godard. Le réel dérange toujours nos représentations du réel.

Widergänger dit: 17 mai 2018 à 12 h 23 min

Ce n’est pas le chaos que les pères offrent, mais l’excès de liberté, le manque d’interdit. Godard en parle très bien. Il s’est construit contre son milieu, contre les interdits de son époque. Aujourd’hui, c’est devenu impossible.

Janssen J-J dit: 17 mai 2018 à 12 h 19 min

@ apprendre à écouter le silence.
Ce qui passe par apprendre à écouter à se taire sur les réseaux sociaux, plutôt que de se babiller à soi-même, car telle est votre contradicition : ne pas pouvoir s’empêcher de laiser des traces de sa cogitation solipsiste. So what : quelle différence avec les petits élèves éperdus sans leur maman smartphone ?

Jazzi dit: 17 mai 2018 à 12 h 15 min

Que peuvent faire les fils auxquels les pères ont offert le chaos, Clopine ?
Dolan aime à raconter des histoires ! Les jeunes peintres sont redevenus figuratifs et les musiciens mélodieux…

Widergänger dit: 17 mai 2018 à 12 h 13 min

Quand Godard résume notre époque en disant que SMS=Save My Soul, c’est tout à fait ça. C’est exactement le sentiment que j’ai quand je les vois dans le métro et ailleurs avec leur smartphone comme une sorte d’objet transitionnel qui les rattache fantasmatiquemnt à leur mère. J’éprouve toujours une grande pitié pour leur incapacité à être seuls, aux gens. Godard voit juste, il sent tellement bien notre époque. Et au fond ce sentiment si profond d’une solitude irrémédiable les prend très tôt, chez les élèves déjà, qui sont tous si heureux de se retrouver à l’école pour bavarder, bavarder sans arrêt, sans arrêt pour ne rien dire, simplement ne pas être seul, il s se fichent pas mal du reste. Dès la sixième, c’est comme ça, ils ont onze ou douze ans et ça ne les quittera plus de toute leur vie, ce babil infini pour ne rien dire. Et personne ne peut les sauver, sinon les profs, qu’ils n’écoutent pas, les seuls au fond qui seraient capables de leur enseigner à être seul dans le calme et l’écoute du monde et de soi-même, les seuls. Une initiative intéressante a été prise à Janson, deux fois par semaine, les élèves s’arrêtent de travailler en classe et pendant un quart d’heure tout le monde prend un livre et lit, y compris le prof. Ça vient de commencer cette semaine, je suis très curieux de voir ce que ça change dans le comportement des élèves. On va voir. Si seulement ça pouvait leur apprendre à écouter le silence.

Sant'Angelo Giovanni dit: 17 mai 2018 à 12 h 09 min


…des commentaires, comme des commentaires,…
…Oui,!…
…comme, pour cacher, l’abime,…le grand piège à lions,…à ours, ou autres belles et la bête, de tout acabit, qui peut se promener, par, ici,!…

…ouste, çà donne, le vertige, c’est l’espace, le néant, de l’autre côté,…
…c’est, à se les geler, de paroxysmes verbaux,…etc,…

Clopine Trouillefou dit: 17 mai 2018 à 12 h 01 min

Rose, comment dire en souriant, pour dédramatiser ? C’est à mon sens la même chose partout, le problème c’est ce besoin de magie qu’ont les gens pour résoudre leur problème avec la finitude. Disons que ma religion est faite (ahah) : point de salut dans la foi, de quelque matière, habits, bijoux, jute grossier ou feuilles de vigne, soit-elle faite.

Janssen J-J dit: 17 mai 2018 à 11 h 58 min

l’un ne l’avait pas dans sa poche, et l’autre juste un cheveu sur la langue. Bofl : faut-il vraiment départager l’incomparable, parmi les génies du cinéma ?

Clopine Trouillefou dit: 17 mai 2018 à 11 h 57 min

Il disait des trucs comme ça, qui hérissaient le poil des Anna Fort de l’époque, déjà …

« https://youtu.be/QYaTgYMh_KY »

rose dit: 17 mai 2018 à 11 h 56 min

maintenant Clopine je connais par coeur le refrain sur lesncathos. Ailleurs c’eat mieux ? 2000 personnes qui volent de buildings en flammes, la Saimt Barthelemy, on va quantifier ?

Une plaie c’est laid. Caravage l’a vu.

rose dit: 17 mai 2018 à 11 h 55 min

Clopine

la plaie.

on n’a pas à exhiber des plaies.
ume arme en soi c’est beau

si on mettait les lépreux à part ce n’est pas seulememt pour éviter la contagion, c’est contre l’exhibition.

Clopine Trouillefou dit: 17 mai 2018 à 11 h 53 min

« insolent et talentueux », c’est-à-dire ce qu’était Godard à son âge, Jazzi…

Anna Fort dit: 17 mai 2018 à 11 h 52 min

Je n’aime pas tout Godard mais je le préfère à ce Dolan si prétentieux et qui n’apporte rien de vraiment nouveau

Janssen J-J dit: 17 mai 2018 à 11 h 52 min

Je note car y a toujours à glaner parmi les échanges des fifilles : « ceux qui n’ont rien à balayer, c’est plus facile à balayer » -> « à laver la tête d’un âne, on perd son temps et sa lessive » (Mme Rapin).

Clopine Trouillefou dit: 17 mai 2018 à 11 h 08 min

Rose, et pourtant, que fait d’autre la religion catholique depuis quelques siècles ? Songez à tous ces crucifix, ces calvaires, ces représentations d’un christ moribond, exhibant précisément ses plaies ? Comment expliquer l’engouement des fidèles pour ce « dégueulasse » là ? Perso j’y renonce, avec un bémol cependant, car dégueulasse, ça l’est, certes, mais qu’est-ce qui est le plus dégueulasse ? La plaie,ou l’arme qui l’a causée ?

rose dit: 17 mai 2018 à 11 h 04 min

Un blessé quo exhibe ses plaies, c’est proprememt dégueulasse.
Comme la.dille qui te dit à la piscine qu’elle a subi ça de son père et que c’est pour cela qu’elle doit être devant et au coin.
Comme Lars Von Trier qui tel guillaume Apollinaire ds les 11000 verges s’en prend aux enfants et aux femmes qu’il découpe en rondelles avant de les passer à la poële à frire.
Berk.
Te coupe l’appétit.

rose dit: 17 mai 2018 à 10 h 58 min

s’est tourné alors vers son assistante et lui a dit: – Ça ne fait rien. Allez me trouver un âne. On refera la scène avec lui.
(Je ne me rappelle plus si on voit dans le film un âne montant dans une voiture).

c’est excellentissime.
Pourtant, dans le Samouraï, Delon est excellentissime lui aussi.

Clopine Trouillefou dit: 17 mai 2018 à 10 h 47 min

Ouf, Paul Edel le légitime a parlé de Godard, et du coup, Pablo75 qui le lit (alors qu’il ignore superbement le moindre de mes mots) se déboutonne un peu et nous fait la grâce de partager ses ruminations à ce sujet. Dire qu’on aurait pu ne pas en bénéficier ! J’en tremble.

Donc, Godard, à force de dynamiter les codes, aurait fini par faire péter le cinéma en son entier, lui préférer la littérature, et aurait commis dans cette optique quelques assassinats formels, films abscons, démonstrations par l’absurde, ou assimilation de Delon à un âne.

(entre parenthèses et hors sujet, les ânes ont décidément non seulement une croix sur le dos, comme ceux du Cotentin, une peau magique qui les prédestine aux meurtres rituels, mais encore ils sont voués à exprimer le mépris, et pas n’importe lequel, celui de Godard lui-même (ahahah) ; mais moi qui les connais bien, je sais juste que ce sont des « bêtes de somme », certes, mais douées de quelques solides qualités, fin de l’incise).

Pourquoi pas ? C’est une hypothèse intéressante, mais cependant qu’on pourrait tout aussi bien formuler d’une façon plus psychologique. A savoir que c’était la manière de Godard, façon « foutage de gueule », de répondre à l’espèce de vénération dont on l’entourait. Un peu comme un blessé, qui aurait envie d’exhiber ses plaies pour une raison ou pour une autre, ne supporterait pas la propreté hospitalière, les blancs bandages, les pansements aseptisés et te me déchirerait ça avec les dents, s’il le fallait.

Pablo75 dit: 17 mai 2018 à 9 h 38 min

Ah… le « Votre commentaire est en attente de modération » a disparu comme par enchantement.

Ou Passou n’est pas loin ou il s’agit encore d’un des nombreux « mystères de l’informatique ».

Pablo75 dit: 17 mai 2018 à 9 h 36 min

Ça recommence les exaspérants « Votre commentaire est en attente de modération », alors qu’il n’y a dans les messages aucun mot interdit.

C’est peut-être leur longueur qui pose problème.

Pablo75 dit: 17 mai 2018 à 9 h 28 min

« Le mépris » de Godard est l’un des plus beaux films de l’histoire du cinéma (comme « 2001, odyssée dans l’espace » – mais pour comprendre celui-ci il faut connaître l’ésotérisme, comme pour comprendre tant d’autres choses, entre elles beaucoup d’oeuvres d’art…).

De Godard j’adore un film avec Delon, que j’ai vu il y a très longtemps à la TV et jamais revu, et qui se passe en Suisse. Apparemment il est totalement absurde. On voit et on entend des bribes de la vie et des conversations de gens riches. Et tout cela n’a aucun intérêt. Mais il y a une voix en off qui parle pendant tout le film, en disant des phrases très intéressantes qui n’ont aucune connexion entre elles ni avec les images.

Voulant comprendre ce film, j’ai cherché et lu dans une bibliothèque municipale des critiques sur lui, toutes fumeuses (surtout une de Cahiers du cinéma aussi longue que creuse). Quelques jours après, pensant toujours au film en marchant dans la rue, j’ai eu une « illumination » sur son sens. Entre les phrases entendues (c’était Godard lui-même qui les disait) j’avais reconnu plusieurs citations de Novalis, Dostoievski, Baudelaire, Nietzsche, Kafka, Valéry, Cioran et quelques autres auteurs. Toutes les phrases avaient en commun la lucidité et la qualité littéraire. C’était comme une anthologie des meilleures phrases extraites des lectures de Godard.

Et j’ai compris d’un coup qu’il était en train de nous dire de façon directe, avec son instrument de travail à lui, quelque chose de très profond: les images, le cinéma (d’où la présence de Delon) étaient morts, n’avaient plus de sens, mais la littérature était toujours là, décrivant le monde bien mieux que lui.

Je n’ai jamais trouvé, dans tout ce que j’ai lu et vu sur Godard, confirmation à cette interprétation, et j’aimerais la trouver. Si quelqu’un en sait quelque chose…

PS. C’est pendant le tournage de ce film que Delon, ayant eu marre de rien comprendre et devant rentrer dans une voiture plusieurs fois, il s’est fâché et a dit à Godard que ça suffisait, qu’il ne referait plus la scène. Godard, impassible, s’est tourné alors vers son assistante et lui a dit: – Ça ne fait rien. Allez me trouver un âne. On refera la scène avec lui.

(Je ne me rappelle plus si on voit dans le film un âne montant dans une voiture).

rose dit: 17 mai 2018 à 9 h 06 min

Trois berts différents, trous textures différentes.
(…) Alors, j’avions ouvert des sardinez à la tomate,

orthographe en berne :

3 berts différents, facile

https://goo.gl/images/Y241Jb

trous textures : au trou = à la trappe ≠ trois

sardinez à la tomate comme Martinez ? Sardines.

rose dit: 17 mai 2018 à 8 h 54 min

renato

eh bien, merci.
Mais je ne sais pourquoi elle fut appelée ainsi, si c’est en lien ou pas avec cette romancière britannique.
En 77, les gars c’était des TGV et les filles nous étions des locomotives au charbon.
Depuis, l’on a pris le train en marche.

closer dit: 17 mai 2018 à 8 h 52 min

Rose, vous ne réfutez pas mes propos…Les habitants du 6ième (et autres arrondissements friqués de la capitale) sont le plus souvent des grands bourgeois ou des enseignants du supérieur. Quel pourcentage de la population française? Infime.

rose dit: 17 mai 2018 à 8 h 21 min

le bon choix.
nota bis : de ma part, reprendre les arguments d’un autre contre lvdlb, c’est très laid.

c très laid mais tu l’as fait idiote.
Et avec une certaine satisfaction en plus.

T’es pas dans la craie, toi, rose, mais dans le calcaire.
Allez repends-toi, mécréante.

rose dit: 17 mai 2018 à 8 h 16 min

Compton-Burnett ?

ne conmais pas. C’est un cjat abandonné par son ancienne maîtresse que ‘ai nourri et qui m’a adoptée. À l’époque, je n’étais pas abandonnée moi-même.
Plus tard, nous le fûmes toutes les deux.
Entre temps, je l’avais laissée vivre sa vie à elle.
Elle était mère. La propriétaire a pris un petit femelle et s’est tirée laissant la mère avec le mas que nous venions d’acheter. 2001. C’est derrière.

rose dit: 17 mai 2018 à 8 h 12 min

J’étais préoccupée par une seconde découverte morale qui fait partie de mon intimité que je tais donc.
Très préoccupée.

Nota : Lars Von Trier, je l’ai rayé de la carte, il y a plus de cinq ans je crois. Lorsqu’on le voit.vieillir, gros et gras et libidineux, me dis que c’était le bon choix.

nota bis : de ma part, reprendre les arguments d’un autre contre lvdlb, c’est très laid.

nota ter : à l’âge de Candice -mais nous étions deux et pas aux Fidji- moi c’était encore chéri (et pas maman au secours) et lui c’était un cours sur la lassitude post-coïtale. Aujourd’hui, il m’a fallu quarante ans, bo…l, j’ai compris qu’il m’avait pas compris que j’en étais aux préliminaires – sans mise en bouche- et lui au pousse café.

Déjà, j’ai compris ce décalage temporel, ô mores, de quoi se plaindre ? Il eût été possible que je ne l’eusse jamais compris.

rose dit: 17 mai 2018 à 8 h 02 min

Mon chat est une fille : femelle, siamoise, avec des griffes terribles et acérées.
Elle a les yeux bleus. Je l’ai constaté il y a deux jours.
Elle même est terrible. Je me tiens à carreaux.

renato dit: 17 mai 2018 à 8 h 00 min

« Les propos de Tom Wolfe à propos de Darwin n’ont pas suscité beaucoup de réactions.
Aucune sur le fond, ce qui a bien des égards est symptomatique de l’obscurantisme, de l’inculture effrayante de beaucoup de nos contemporains. »

Venant de cette chaire, c’est vraiment comique.

rose dit: 17 mai 2018 à 8 h 00 min

Mon chat Ivy, qui m’aime, je ne sais encore si la réciproque est vraie et qui est extrêmement pénible.
Ce matin encore elle m’a eue et comme j’étais préoccupée par une découverte morale ( au trou pour les libertins, cela ne les aide pas) ai switché le fait que, lorsque je la nourris, elle partage avec ses copains.
Je vais sévir.

rose dit: 17 mai 2018 à 7 h 57 min

Avant hier au soir ai mangé vert.
Lit de concombre en fines tranches, avocat en fines lamelles et jeunes fèves.
Trois berts différents, trous textures différentes.
Ensuite, j’ai eu faim, deux heures après. Alors, j’avions ouvert des sardinez à la tomate, rouges et les avions mangées à même la boîte en en laissant petite part pour mon chat.

renato dit: 17 mai 2018 à 7 h 54 min

Puisqu’ils ne savent que l’on ne peut trouver un équilibre en accouchant que des discordances, ils ne sont non plus en mesure de comprendre la signification de la simple expression Do ut des, et ils n’obtiennent qu’une espèce d’ensemble d’intentions avortées : n’importe qui comprendrait que le moment essentiel se vérifie seulement s’il y a un minimum de bonne volonté des deux côtés ; que l’Un démantèlerait plus volontiers son site d’essais nucléaires si les Autres, en retour, ne cherchaient noise avec leur comédie-ballet dite « manœuvres militaires conjointes » — surtout ne pas congédier les mauvaises habitudes ! —. Malheureusement ils ne sont pas à la hauteur de la situation, car études classiques nada — ou si l’on préfère, un rien plus un rien et demi —, ce qui naturellement ne fait pas des politiques, mais des pitoyables démagogues narcissiquement attachés à des suppositions préalables typiques des fanatiques religieux et autres bluffons que satisfaits d’eux-mêmes, ils sont infoutus de comprendre qu’il y a une différence non négligeable entre l’illusion d’avoir gagné une guerre mise en attente depuis les années 50 et la possibilité d’arracher la culotte à une fille entre deux portes.

rose dit: 17 mai 2018 à 7 h 53 min

L’histoire telle qu’elle se passe, milieunsocial ou pas.
Philippe Rouyer à 12 ans va voir avec ses parents 2001 l’Odyssée de l’espace, en ressort ébloui, Ses parents, non.
Au même âge, en famille, à Malakoff, fief communiste, la salle était gigantesque, ai vu le même film. N’y ai rien compris. Mes parents non plus.
Aujourd’hui, je me pose la question de pourquoi mon père nous avait amené voir ce film..
Usuellement, c’était des westerns et abec John Wayne.

Le gore c’est un genre, comme la science-fiction et on peut ne pas aimer.

rose dit: 17 mai 2018 à 7 h 23 min

avant de vous quitter, lvdlb, autant vous dire que j’aime bcp vos obsessions.

En ce moment, Morgon 2013, pour amener de l’eau à votre moulin. Et Exacyl.
Mais je vous en donnerai d’autre.
À jeun, hein, au réveil, et en quantité illimitée.

Les menstrues féminines.

rose dit: 17 mai 2018 à 7 h 18 min

à l’eau douce..Ont besoin de cela.
À nous, eau salée, sardinade et syndrome méditerranéen.
Contre les abrutis, les demeurés et les amateurs de gore.

rose dit: 17 mai 2018 à 7 h 05 min

Hier, lvdlb, sans vous, et avant hier soir c’était loin d’être pénible.
Vous en trimballez une couche épaisse.

rose dit: 17 mai 2018 à 7 h 03 min

D’un côté, les libertins, Lars Vin Trier, le tchéchène polygame et sniper, qui n’a rien fait mais est en taule, la pauvreté, laisère noire, de l’autre, nous, qui venons de loin, perdants, juifs, arabes et chrétirns, sains, perdants certes, mais avec un coeur gros comme ça

, les rares fans olympiens venaient de loin. « Nous sommes arrivés hier. Une trentaine de Tel-Aviv et de Jérusalem », explique ainsi Shimon Benadi, maillot bleu et blanc sur le dos.

aux abris, journée missiles.

la vie dans les bois dit: 17 mai 2018 à 6 h 53 min

La rosse, vieille matrone du komintern a trop peu de moyens intellectuels, diminués d’autant par des années de psychiatrie, bibine et cachetons. Pénible.

rose dit: 17 mai 2018 à 6 h 48 min

la vie dans les bois : la pauvreté dans son ampleur, la misère noire, tend son miroir à autrui.

la vie dans les bois dit: 17 mai 2018 à 6 h 44 min

La rosse, ses cachetons, sa bibine, se croit dans ghost warrior. Mais l’a pas la ps4 et n’a plus de blog, alors elle se défonce comme elle peut, Lol.

rose dit: 17 mai 2018 à 6 h 12 min

bon ben, on va se mettre à l’ abri des missiles, hein.
bonne journée
évitez les snipers.

la vie dans les bois dit: 17 mai 2018 à 6 h 05 min

Les propos de Tom Wolfe à propos de Darwin n’ont pas suscité beaucoup de réactions.
Aucune sur le fond, ce qui a bien des égards est symptomatique de l’obscurantisme, de l’inculture effrayante de beaucoup de nos contemporains.
Il est plus facile et paresseux de parler du « style » de Tom Wolfe son dandysme, son allure dans son costume et de ses persiflages de salon, que de cette attaque en règle ad personam contre Darwin.
Mais cela au fond n’est pas très étonnant, y ‘a qu ‘a voir comment certains font la visite au muséum d’histoire naturelle; comme renata, coucou, jeune ado de plus de 20 balais, prête à defaillir.

Sant'Angelo Giovanni dit: 17 mai 2018 à 5 h 55 min


…en, liberté, et toutes indépendances,…des considérations, confondues,!…

…dans toutes, villes ou communautés,…il se créer, ces connivences, à l’échelle, de géométries algébriques,…

…pour ne dire, et est,…que seuls, les mots, changent, pour corruptions et clans, corporatismes, ou associations de malfaiteurs,…marginaliser, des régions, par des soucis, de bien-mal, nous les informer, en soumis héréditaires,…

…tout est presque, du pareil, au même,…éduquer, les élèves, aux claviers, sans , écritures à la plume, ou grifonages divers,…
…trop, de propreté, et sainteté, pour jouer, des rôles a se voir, a se jouer, de nombrillismes divers,…

…des uns, aux autres, en faire, des concisions, pour les donnés à jours, toutes, pour régulariser, leurs vies, leurs entourages,…
…comme qui, dirait, se faire, de sa vie, un « bijoux « , à nul,autre égal,!…

…et ce trou noir, a la puissance de 20.000 milliards de soleil,…
…vaut, mieux, vivre sa vie, sans se faire des scénarios, à nous éviter, de ne pas, maîtriser, ce qui,est, de vivre,dans l’équité la plus totale, avec sa civilisation,…

…déjà, à éviter, un météore, sur le canal de Panama,!…y créer; des digues artificielles et remparts de protections, des deux côtés, faces aux océans,…
…du travail, rien, n’est inutiles, y adjoindre, des systèmes de tourismes exotiques, pour se rembourser,les frais,…
…en attendant, les météores à risques,…

…des ponts, des ponts,pour faire, plus court, aux génies,…sans lampes de poche,…
…etc,…s’un trait,…

la vie dans les bois dit: 17 mai 2018 à 5 h 50 min

#aujourd’hui, c’est la Mecque qui fait notre cinéma.
Bon ramadan, Paul edel.

la vie dans les bois dit: 17 mai 2018 à 5 h 46 min

Rimbaud vendeur d’armes.
C’est ce qui n’est pas écrit sur sa tombe, dans une ville française détestée du Poète
Ou on a voulu , en d’autre temps déjà, l’y « inscrire » pour l’éternité.

rose dit: 17 mai 2018 à 5 h 45 min

je ne suis pas vicieux du tout

non, libertin
on voit avec dsk et caubère et weinstein ce que cela donne les libertins.

rien.
ils prennent et sans l’ accord d’ autrui.

Quelle engeance !

rose dit: 17 mai 2018 à 5 h 37 min

Et même si longtemps tu t’es levé de bonne heure, hein Marcel, tu es conjugué à Sisyphe et au tonneau des Danaïdes, ce qui fait beaucoup.

rose dit: 17 mai 2018 à 5 h 32 min

Ce qui faisait la différence, c’était la poursuite d’études supérieures et le temps culturel disponible

Non, closer.
Ce qui faisait la différence, c’est un fossé.
Infranchissable.

Le même fossé que vivre dans le 6ème, qller au marché et danser sur la place le dimanche matin et vivre à Garges les Gonesses dans une zone de non-droit avec les dealeurs où tu te tais parce que tu ne veux pas que l’on s’en prenne à toi.

Ceux dont parle Clopine -et les banlieusards, ils partent sans terreau, sans bases culturelles.

On peut surenchérir sur deux plans :
– s’il n’y a rien à balayer, c’est plus facile à balayer. Faux parce que les acquis culturels sont les fondations : cf. les grands màîtres de Picasso.
Non, ceux qui n’ont rien à balayer on d’immenses lacunes, qui font le fossé et induisent le mépris.

-dans la Marne, à la main de Massiges, lieu de combat de la guerre de 14/18, ai anciennèment demandé, avec quelque arrogance, ce qu’était ce sol.constitué de cailloux, gros et blancs : le gars m’a vertement répliqué qu’il s’agissait de craie et que c’était excellent pour le champagne.

Comme quoi, les sols…

rose dit: 17 mai 2018 à 5 h 17 min

ai vu la petite fille qui danse gravement le rock avec un espèce de Frankestein maladroit qui voudrait communiquer avec elle.
J »apprécie qu’elle ne soit pas critique, ni juge.
Pense à Métropolis de Fritz Lang, à cause de l’usage du noir, mais comme je ne l’ai pas vu, je ne le sais pas.

Merci de/pour cette petite fille.

rose dit: 17 mai 2018 à 5 h 12 min

la bienvenue pour qui n’a que le mot « sainteté » à la bouche.
« Saint » Augustin allait au bordel avant de trouver sa régulière

Lacan aussi, avant d’aller voir sa fille.

Bloom dit: 17 mai 2018 à 4 h 28 min

Ca ternit considérablement son image.

Et vous souillez sa mémoire.
Un peu de décence serait la bienvenue pour qui n’a que le mot « sainteté » à la bouche.
« Saint » Augustin allait au bordel avant de trouver sa régulière, alors svp laissez en paix la mémoire de cette jeune fille au destin tragique.
Vos « saints », « saintes » & votre « sainteté » salissent salement.

raymond dit: 17 mai 2018 à 0 h 48 min

Tout ce que vous dites du « Mépris » de Godard me touche infiniment. Je pense au delà de ce que Paul Edel fait remarquer avec élégance et autres choses passionnantes, à l’utilisation de Hölderlin à travers les remarques de Fritz Lang (c’est époustouflant – à bout de souffle ! – de profondeur civilisationnelle). Voir et revoir le Mépris est une leçon de vie, d’esthétique, de pensée tout court. Quelle oeuvre !

closer dit: 16 mai 2018 à 22 h 55 min

Clopine, vous brandissez souvent votre origine sociale modeste et l’étendard de la lutte des classes, mais ce n’est pas du tout le problème.

On ne parlait pas plus d’art contemporain, de littérature ou de cinéma d’art et d’essai dans la bourgeoisie que chez les ouvriers et les employés. Ce qui faisait la différence, c’était la poursuite d’études supérieures et le temps culturel disponible. Dans votre jeunesse, et en dehors par définition des étudiants, il n’y avait guère que deux catégories de personnes qui disposait des deux, études supérieures et temps pour la culture: les enseignants, par profession et la très grande bourgeoisie qui pouvait déléguer les corvées quotidiennes à une armée de « domestiques », comme on ne disait plus dans une terminologie déjà périmée et utiliser intelligemment leur otium. Vous me direz que l’on avait plus de chance de faire des études si l’on venait d’un milieu bourgeois. C’est vrai mais il y avait aussi des bourgeois sans aucun intérêt pour la culture et beaucoup d’enseignants issus de milieux modestes.

L’intimidation culturelle que j’évoquais touchait tout le monde dès lors que l’on sortait du cocon familial pour se frotter aux pontes de la vie intellectuelle d’alors ou simplement aux étudiants plus avancés qui regardait de haut ces petits bourgeois aux idées étriquées qu’il fallait d’urgence déniaiser, intellectuellement j’entends.

Widergänger dit: 16 mai 2018 à 21 h 52 min

Godard avait été tenté un moment de réaliser un film à partir des Disparus, de Mendelsohn. Mais finalement il y a renoncé. C’était prévisible.

Widergänger dit: 16 mai 2018 à 21 h 36 min

L’esthétique de Godard dans Le Mépris a aussi pas mal à voir avec celle de la Renaissance, la fameuse sprezzatura, le négligé, l’esthétique qui méprise les règles précisément, de l’italien « sprezzare » : mépriser. Une merveilleuse fusion entre le fond et la forme.

Chaloux dit: 16 mai 2018 à 21 h 35 min

Merci pour ton offre, Pablo, je viens seulement de lire ton message. Mais l’idée serait plutôt en ce moment de ne plus rien accumuler… de trier et de mettre en carton.
Retrouvé le Journal de Bloy, deux pages me suffisent pour en être saturé.

(Pauvre Blabla, avec son Proust et la psychose, complètement à côté, comme d’habitude. Dire n’importe quoi mais le dire…).

Widergänger dit: 16 mai 2018 à 21 h 29 min

L’Homme à la caméra de Dziga Vertov; c’est aussi d’une telle beauté ! Quand on pense à cette riche époque de la Russie qu’a fait émerger la Révolution soudain : la création dans tous les domaines, cinéma, poésie (Mandelstam, Akhmatova, Marina T.), Dziga, Dovchenko, Eisenstein, la prose magique de Pasternak. Une profusion extraordinaire de génies ! Et Staline, l’horrible paysan Staline a tout écrabouillé avec ses gros sabots. Quel siècle !

D. dit: 16 mai 2018 à 21 h 23 min

Je n’ai jamais regardé ce « A bout d’souffle » dont on me rebat les oreilles depuis 30 ans.
Est-ce que ça vaut le coup ?

Widergänger dit: 16 mai 2018 à 21 h 21 min

Je vois Godard aujourd’hui comme un vendeur d’armes pour frères d’armes inconnus
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À mon avis ils n sont que trop connus…! Mais Popaul parle jolimnt de Gogo…! Oui, Le Mépris, le raccord dans le mouvement qui confère au film une fluidité inégalée, comme magique. Ah, les quelques minutes où la caméra suit le mouvement de la marche de Fritz Lang avec un raccord dans le mouvement ! Quelle merveille ! Un si bel hommage ! Des images vraiment pour l’éternité.

Jazzi dit: 16 mai 2018 à 21 h 21 min

Paul, tu as encore oublié Chantale Goya parmi la galerie des muses !

« Godard aujourd’hui comme un vendeur d’armes pour frères d’armes inconnus, c’est un clandestin, un contrebandier »

Un pirate, dont quelques centaines de cinéphiles dont je fais partie regardent encore les films, et qui réussit à donner une conférence de presse, au Festival de Cannes, diffusée en direct ou en léger différé, dans le monde entier. Et tout ça, sans sortir de chez lui ! Je l’ai trouvé en pleine forme et l’esprit encore vif. Il va avoir l’argent pour son prochain film…

Paul Edel dit: 16 mai 2018 à 20 h 20 min

Ce qui fascine chez Godard, c’est qu’au départ il y a une époustouflante célébration de la jeunesse ,de son charme, de son indépendance, de sa libération, de sa grâce ..Le manifeste d « ‘a bout de souffle », en témoigne, oun ou « Bande à part » , tout ça contre une société catholico gaullisto bloquée. Il enchaine avec une célébration du corps de la femme, du visage de la femme, avec Jean Seberg, Anna Karina, Macha Meril, Bardot, jusqu’à Anne Wiazemsky et son visage raphaélique caché sous une casquette chinoise. .Quel filmeur de visages. Que garde-ton en mémoire de ce premier Godard ? Les éclaboussantes images du scintillement de la mer dans « « pierrot le fou » et le lyrisme d’un sous- bois odoriférant. Naissance d’un grand peintre en scope.. Avec le rouge laqué Ferrari du « mépris « ou le cardigan jaune d’une scripte, et encore l’ élan de la camera vers l’immensité marine à Capri .Il brule, enfièvre avec le scope couleurs et Raoul Coutard so,n chef op.. combustion et incandescence, du fauvisme, Delacroix n’est jamais loin.. La beauté du monde méditerranéen, avec sent aussi l’odeur de la mort.
Après Mai 68, c’est le drapeau rouge, l’insurrection ,le militantisme ,le groupe Dziga Vertov, une volonté d’être le documentariste-archiviste, agitateur d’une révolution qui ne viendra pas.. Retour au bord du lac Léman. Mélancolie, deuil. Pénombre. Il parle, de sa voix métallique, en prophète ,en stylite, sur sa colonne, énigmatique parle en paraboles….. Réflexions, bribes, étapes d’un chemin si solitaire pédagogique .Il devient Saint Jean Luc et ses épitres en vidéo.. Constat également du gâchis actuels du cinéma commercial et de la télévision.on sent qu’il adresse une prière cinématographique , bouleversantes de chagrin. Il attend le miracle d’une nouvelle génération .Il dit bien : « je vous salue Marie. » Quel parcours nous propose Godard par sa cassure, sa brisure de 68 , comme Rimbaud quittant la vieille Europe pour se bruler à autre chose. La vente d’armes ? Il y de ça chez lui.. Je vois Godard aujourd’hui comme un vendeur d’armes pour frères d’armes inconnus, c’est un clandestin, un contrebandier, un passeur caché en Suisse avec un passe montagne.. travaillant pour des générations futures. Il a souvent médité période « cahiers du cinéma sur Hollywood », Mecque du cinéma », aujourd’hui, c’est la Mecque qui fait notre cinéma.

Delaporte dit: 16 mai 2018 à 18 h 47 min

« J’ose espérer que l’on ait pas à vous compter parmi les amateurs vicieux, Delaporte. »

Je ne suis pas vicieux du tout, seule compte pour moi la littérature ! Mais on ne s’attendait pas à voir la jeune Anne Frank rivaliser avec le marquis de Sade.

D. dit: 16 mai 2018 à 18 h 32 min

Pour revenir au Groupe des six cher à Cocteau, Germaine Tailleferre, la seule femme du groupe, fut mariée de force par son papa avec un Monsieur Taillefesse qui de surcroît la rendit très malheureuse jusqu’à ce qu’elle en soit séparée et qu’elle obtienne le changement de son nom en Tailleferre.

Delaporte dit: 16 mai 2018 à 18 h 31 min

Le Journal d’Anne Frank s’est déjà vendu à 30 millions d’exemplaires. Il ne manquait plus que la touche salace pour faire rebondir les ventes…

Delaporte dit: 16 mai 2018 à 18 h 29 min

En tout cas, il semble que ces deux pages « érotiques » du Journal d’Anne Frank seront publiés bientôt. Avis aux amateurs vicieux.

D. dit: 16 mai 2018 à 18 h 23 min

C’est sans doute ce que vous vouliez dire, Phil, et je vous ai volé et l’idée et sa formulation. Pardonnez-moi.

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