de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
La poésie de Philippe Jaccottet comme une lame creusant dans l’opaque

La poésie de Philippe Jaccottet comme une lame creusant dans l’opaque

Si le comité Nobel de l’Académie suédoise, régulièrement sollicité en ce sens depuis des années, se décidait un jour à laurer Philippe Jaccottet, nul doute que ce volume d’Oeuvres (1728 pages, 59 euros, La Pléiade/ Gallimard) y serait pour beaucoup. Par « Œuvres », il faut entendre l’œuvre poétique. Encore faut-il s’accorder sur ce qui en relève. Le sommaire est éloquent. Il est le quinzième auteur à entrer de son vivant dans le temple, quatrième suisse à y être convié après Rousseau, Cendrars et Ramuz, mais-ceux-là à titre posthume ; encore est-il davantage fêté en France qu’en Suisse, où on l’étudie plus qu’on ne le lit.

C’est pourtant une histoire suisse que cette Pléiade puisque la maîtrise d’œuvre en a été confiée à la lausannoise José-Flore Tappy et la préface au tessinois Fabio Pusterla. Il  n’est d’ailleurs pas anodin de relever que celle-ci est traduite (de l’italien), ce qui n’est pas courant dans cette collection, mais qui est un discret hommage à l’une des principales activités de Philippe Jaccottet, à qui l’on doit tous les mots des éditions françaises de L’Homme sans qualités, Elégies de Duino, l’Odyssée, Malina, La Mort à Venise, Hypérion…

L’auteur est d’abord intervenu dans la sélection des textes. Puisqu’il n’y aurait qu’un volume, le travail de création serait privilégié. De la prose et des poèmes ( l’exception du tout premier Trois Poèmes aux démons, banni) à l’exclusion, donc, des essais critiques, correspondances, traductions, relations de voyages. Les éditeurs ont voulu mettre à jour les discordances que recèle cette œuvre, plutôt que ce qui fait consensus, grandement aidés en cela par l’examen minutieux de ses archives à la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne auxquels l’auteur leur a donné un accès libre et total (Jaccottet n’est pas Saint-John Perse ni Kundera).

Cette œuvre décourage le commentaire car elle s’auto-commente au sein du texte même. Elle illustre parfaitement la réflexion de Hölderlin sur « L’entretien que nous sommes ». Jaccottet embarque le lecteur dans ses tâtonnements et ses intuitions, à la recherche du mot juste et de l’exact reflet. Chaque mot a un poids et Jaccottet en est le précis préposé au trébuchet. Il n’est pas de plus convaincante injonction à se méfier des rhéteurs. On ne saurait mieux provoquer l’empathie que de provoquer notre participation aux débats intérieurs du créateur. C’est pourquoi on a pu parler à son sujet d’une « poésie de proximité ». Ce n’est pas de la poésie qui réfléchit à la poésie, mais une quête permanente, inachevée, où l’on assiste au combat du poète avec la vie, ses contradictions et les moyens d’en sortir.

 Sa réputation d’austérité n’est pas seulement déduite de son œuvre ou d’une éducation protestante, mais de son choix de vie, loin des capitales, à Grignan (Drôme) qu’il a tendance à fuir quand l’été y ramène touristes et festivaliers. De là à en faire un ermite, voire un ascète ! Disons qu’il est discret jusqu’à l’effacement, pudique et tourmenté. Tout ce qu’il fait, dit, écrit le situe à un point d’équilibre, difficile à tenir mais tenu, au point de passage des frontières, propice aux transactions littéraires.Philippe_Jaccottet_(1991)_by_Erling_Mandelmann_-_3

C’est une poésie qui s’offre volontiers au lecteur, contrairement à celle de Paul Celan pour ne citer qu’elle, car sa forme la rend immédiatement accessible, car on croit y deviner le mouvement de la parole dans l’écriture. Ainsi va son rythme. Une écriture nourrie tant de son imprégnation des paysages que de son intime commerce avec les livres. Ceux des classiques, bien sûr, mais aussi ceux de ses contemporains car il est des rares à suivre de près ce qui se fait et se crée en Europe avec une attention soutenue et une curiosité inentamée. Peut-être est-ce dû à une qualité assez rare en ces temps de dérision généralisée : la faculté d’émerveillement. Le fait est que sous sa plume, tout entre en résonance des œuvres des autres, qu’ils soient romanciers, poètes, historiens de l’art, musiciens. Ainsi féconde-t-on un héritage menacé de se figer. Le doute anime le mouvement incessant qui l’habite. Le doute sans l’irrésolution. Ainsi un hésitant absolu parvient-il à édifier une œuvre. Un langage qui tend vers l’épure, qui se manifeste à bas bruit, sans concession à la rigueur qui l’anime. Un lexique qui tend vers la recherche de la justesse et de la clarté. C’est assez sombre, souvent désespéré, d’une musicalité assourdie qui résonne comme un chant étouffé ; l’expression de ce désarroi du poète au cœur de sa nuit  produit une émotion sans pareille.

Sa dilection pour le fragment s’y manifeste avec éclat –dans la double acception du terme. L’agencement chronologique des textes permet de voir comment la poète a progressivement dominé la violence qui l’habitait à ses débuts. On y voit l’âpreté céder du terrain à la sérénité. A la fin, sa poésie tend vers l’invisibilité, jusqu’à dissiper le tremblé de sa ligne d’horizon. Un phénomène des plus troublants que l’on ressent parfois face à des toiles de Rothko, de Turner ou de Morandi. Le préfacier estime d’ailleurs que c’est dans Le bol du pèlerin (2001), consacré par Philippe Jaccottet à ce dernier en appelant Pascal et Leopardi à la rescousse, qu’on trouve la quintessence de son art poétique :

« (…) J’aurais beau faire : mon émotion et mon admiration, indissociables, devant cette œuvre, et surtout son dernier état, son « plus haut cercle », seraient extravagantes s’il ne se produisait pas là une sorte d’assomption des choses qui culminerait dans leur presque disparition ; mais avec ceci d’essentiel que si elles se retirent, si elles s’effacent, d’abord : elles ne se réduisent nullement à des évanescences, à des soupirs, à des fantômes, à des lambeaux de brume – comme trop souvent dans une certaine peinture moderne qu’on serait d’en rapprocher, à tort- mais gardent étrangement quelque chose de monumental : comme, se risquerait-on à dire, des stèles d’air d’un roi sans royaume, et « sans divertissement », aurait fait dresser à des confins sans nom, à l’ultime bord du monde visible ; ensuite, et surtout, en s’effaçant presque, en disparaissant presque –dernier tremblement de la parole qui me rappelle aussi le « tremolar della marina » du tout début du Purgatoire, dernier rose, dernier jaune, dernier bleu ; ou plutôt toutes premières couleurs, celles du lever du jour – ce n’est pas le vide qu’elles font apparaître, ce n’est pas au vide qu’elles cèdent la place (sinon, nous ne pourrions les regarder qu’avec effroi) ; ce n’est pas devant le vide qu’elles reculeraient, vaincues ou trop dociles, mais devant la lumière envahissante qui va les absorber (… » »

Illusion de la facilité qui cache en vérité une recherche exigeante. Il y a un vrai travail derrière mais, preuve de sa réussite artistique, on ne voit ni ne sent l’effort. Ce qui lui a permis de longue date de balayer toute question sur ledit boulot en assurant que sa main se laissait guider par une pulsion plus forte que lui, quelque comme une puissance sans nom, le scripteur se contentant de tenir la barre. Sa part d’insaisissable demeure intacte, et inviolée sa part d’ombre. Le contraire serait décevant. On reste captif d’une œuvre inquiète tant qu’elle nous échappe. Or celle-ci, pétrie d’incertitudes, est par définition inachevée. Sa voix n’en est que plus présente et inoubliable. Et pas seulement dans son oeuvre : il faut le (re)voir et le (ré)écouter balayer « les anecdotes » sur Rilke, et surtout défendre haut et fort la mémoire de Paul Celan, côtoyé du temps de la revue L’Ephémère, face à sa diffamatrice Claire Goll dans un Apostrophes mémorable (le 15 octobre 1976) récemment réédité (INA/ éditions Montparnasse)

Rarement un recueil aura ainsi suggéré l’éthique à l’œuvre derrière un art poétique. Ce volume est d’une telle beauté et d’une telle richesse, l’enchantement qu’il suscite chez le lecteur est si continu, qu’on se demande si la maison Gallimard n’a pas choisi exprès le moment de sa parution pour faire passer en douce son projet de nous menacer des Œuvres de Jean d’Ormesson dans la même collection de la Pléiade.

(« Nature morte, 1955 » huile sur toile de de Giorgio Morandi ; « Philippe Jaccottet, 1991 » photo Erling Mandelmann)

P.S. du 9 mars : A signaler la parution d’un recueil de grande qualité consacré à Philippe Jaccottet « Juste le poète ». Des témoignages et des études sous la direction de Jérôme Thélot, éditions Aden, No 1, printemps 2014, 308 pages, 24 euros

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commentaires

766 Réponses pour La poésie de Philippe Jaccottet comme une lame creusant dans l’opaque

La promenade sous les arbres dit: 20 février 2014 à 16 h 27 min

les vrais sans papiers longent les murs … Chantal.

Artaud avait ses papiers et en faisait bon usage!

luy gux dit: 20 février 2014 à 16 h 20 min

« le golpe nationaliste ukrainien »

ça se bouscule, tout le monde veut passer à la télé en même tempsles jités

aux salopards il dit: 20 février 2014 à 15 h 49 min

Ca va, on s’amuse bien à voir qqn merder sur un probleme elementaire ? Et tant pis pour Heisenberg, hein.

la Reine du com dit: 20 février 2014 à 15 h 36 min

Verlaine, Brautigan…c’est bien, je vous assure. Très peu prosélyte, pourtant. Et Jaccottet ! Et Metz! Celan! Bien sûr ce ne sont pas toujours des textes qui se livrent immédiatement, mais après…il y a quelque chose d’un abord proche du tantrisme, en poésie. L’art chevaleresque du tir à l’arc. (« Ah, pitié, non, pas les Bouddhistes ! » s’était écrié la Mauvaise Langue – si drôle, quelquefois pas mal judicieux, quand il quittait le rail de ses petites obsessions, disons)nE

Hélas dit: 20 février 2014 à 15 h 27 min

L’extrait mis en ligne par chantal à 14:54 est si « nouille trop cuite » qu’il mérite la collection Harlequin plutôt que Pleiade !

la Reine du com dit: 20 février 2014 à 15 h 26 min

Ciboulette 14h41, peut-être comme lorsqu’il s’agit de différencier un régime en y introduisant progressivement de nouvelles saveurs, de nouveaux aliments? Déjà pas mal de quoi faire, avec votre liste. Vous pourriez décider d’y ajouter peu à peu Jaccottet, Verlaine, Celan, Thierry Metz, Brautigan, Baudelaire – que sais-je, d’autres, encore.

christiane dit: 20 février 2014 à 15 h 19 min

@ Chantal – 20 février 2014 à 14 h 54
Je viens de lire cette page, il y a quelques minutes et j’ai souligné ces phrases (p.1236)…

bouguereau dit: 20 février 2014 à 15 h 11 min

Aujourd’hui l’élite de la plèbe penserait que le vieux Gide fête allo-ouine

..oui mais gide c’est pour les bonbons

CIA dit: 20 février 2014 à 15 h 10 min

CIO,
Vos jeux olympiques ridicules nous gâchent le golpe nationaliste ukrainien. Vous êtes payés par les poutiniens de Moscou ?

bouguereau dit: 20 février 2014 à 15 h 05 min

Bouguereau voici la dernière carotte prélevée de votre vocabulaire

ma mère de ma mère et que croyez vous qu’elle en fit..

bouguereau dit: 20 février 2014 à 15 h 04 min

Le train de tes métaphores roule sur les rails de tes sphincters

..il tourne en rond son petit train martchéllo

Phil dit: 20 février 2014 à 14 h 58 min

pourquoi Claire Goll a-t-elle « diffamé » Celan ? qui n’était pas encore si fameux à cette époque. Une bonne âme pour explicationner ?
Qui lit encore Yvan Goll..

chantal dit: 20 février 2014 à 14 h 54 min

je suis l’ainée de 5 …

christiane, je pèse dans mes mots non le savoir, mais la proximité ..

cet extrait de ce peu de bruit :

Le don, inattendu, d´un arbe éclairé par le soleil bas de la fin de
l´automne ; comme quand une bougie est allumée dans une chambre qui s´assombrit.

Pages, paroles cédées au vent, dorées elles aussi par la lumière du soir. Même si les a écrites une main tavelée.

Violettes au ras du sol : « ce n´était que cela » , « rien de plus » ; une sorte d´aumône, mais sans condescendance, une sorte d´offrande, mais hors rituel et sans pathétique.

Je ne me suis pas agenouillé, ce jour-là, dans un geste de révérence, une attitude de prière ; simplement pour désherber.

Alors j´ai trouvé cette tache d´eau mauve, et sans même que j´en reçoive le parfum, qui d´autres fois m´avait fait franchir tant d´années.

C´est comme si, un instant de ce printemps-là, j´avais été changé : empêché de mourir.

Il faut désembuer, désencombrer, par pure amitié, au mieux : par amour. Cela se peut encore, quelquefois. À défaut de rien comprendre, et de pouvoir plus.

À la lumière de novembre, à celle qui fait le moins d´ombre et qu´on franchit sans hésiter, d´un bond de l´oeil.

Phil dit: 20 février 2014 à 14 h 48 min

Leopardi dont Gide avait le masque mortuaire que tous ses visiteurs croyaient être celui de Pascal. Belles années où l’on se gaussait de l’ignorance mesurée des uns et des autres. Aujourd’hui l’élite de la plèbe penserait que le vieux Gide fête allo-ouine.
Avec Jaccottet, Grignan compte quatre Pléiade par procuration, si la Marquise veut bien l’honorer des siennes. Sa tête fut tout de même retrouvée sous la terrasse du château.

Marcel dit: 20 février 2014 à 14 h 40 min

@ 11 h 35
« Le sang bien souffert tombe dans l’ anecdote de leur légèreté »

Arrête ton char
Le train de tes métaphores roule sur les rails de tes sphincters.

Sergio dit: 20 février 2014 à 14 h 39 min

bérénice dit: 20 février 2014 à 14 h 26 min
Bouguereau voici la dernière carotte prélevée de votre vocabulaire: Enculé, couillon, mauvais, violence

Ha non violence c’est adamantin faut la réchauffer dans ses paumes comme le cognac de Charles-Maurice on en parle, et plus si affinités…

bérénice dit: 20 février 2014 à 14 h 26 min

Bouguereau voici la dernière carotte prélevée de votre vocabulaire: Enculé, couillon, mauvais, violence, défiscalisé, ce n’est pas représentatif de votre prose mais comme du beurre sur la tartine à tremper dans le bol, c’est d’un effet qui arrache au jour son galon.

christiane dit: 20 février 2014 à 14 h 23 min

Chantal, Bébert, Marcel,
Je vous trouve injustes. Ce billet donne envie de découvrir ou de retourner à Jaccottet. (C’est une approche très différente des nombreux billets de JLK qui a joint l’amitié de la rencontre à Grignan à la lecture approfondie de l’oeuvre.)
Ce billet de Pierre Assouline m’a donné envie d’acheter ce Pléiade. Je ne le regrette pas. Je découvre de nouveaux écrits de lui. Ainsi les Notes du ravin -Ce peu de bruits.
Un fragment qui lie P.Assouline (lecteur) à Jaccottet et Morandi (p.1239) :
« A mes pieds, ce pan de mur jaune parmi la neige, cet autre, rose : ces crépis jugés d’autres jours un peu trop neufs et suaves, on dirait en ce moment le modèle des couleurs de Morandi. Une peinture qui aurait reçu sa lumière de la neige, comme dans le poème de Leopardi dont me hantent merveilleusement ces vers :
« In queste sale antiche / Al chiaror delle nevi… »
(« En ces salles anciennes / dans le reflet des neiges… ».)

bérénice dit: 20 février 2014 à 14 h 20 min

D je me réveille et tout à coup je me rends compte avoir égaré mon paradigme, sans? c’est un peu comme sans lunettes je n’y vois plus rien, ne l’auriez-vous pas aperçu? J’ai souvent pensé qu’il faudrait comme pour les lunettes d’ailleurs en inventer un nouveau modèle avec puce incorporée qui émettrait un son’dring dring pib bip bop,les trois premières notes d’à la claire fontaine…) au moyen d’une commande, ce qui en cas de perte limiterait le temps et le temps perdu qui ne se rattrape plus, ne se retrouve guère d’ailleurs pourquoi pas concevoir une spirale d’où l’on s’échapperait, allant, par un minuscule orifice situé en haut de l’édifice pour rejoindre l’air, libre de tous engagements de quelque sorte que ce soit, il semble que nous ayons perdu aussi Giovanni, Bloom et tant d’autres dans cette lutte littéraire contre des démons humains, trop humains qui dégoulinent sans passoire salissant la carrée de leurs jus sucré, poisseux qui s’il était recueilli servirait à la confection d’un bon sirop 100% BIO. Ceci jeté, soit n’importe quoi, la trajectoire désastreuse inchangée.

bouguereau dit: 20 février 2014 à 13 h 53 min

l’enchantement qu’il suscite chez le lecteur est si continu, qu’on se demande si la maison Gallimard n’a pas choisi exprès le moment de sa parution pour faire passer en douce son projet de nous menacer des Œuvres de Jean d’Ormesson dans la même collection de la Pléiade

c’est quand même une pomme ridée..pas sur que martchéllo veux smarrier avec avant que le..chut!

bouguereau dit: 20 février 2014 à 13 h 50 min

Mais je ne pus la marier,
Ver la mangea dans son sommeil !

t’as qu’avait l’enculer avant..avant d’lui dire qu’tut maries pas avec les poves pommes

bouguereau dit: 20 février 2014 à 13 h 45 min

Un Alba ne zappe pas, renato, il tonitrue !

dracul l’est toujours a défoncer son pot..il lui faut un cax lourd hallemant..hin drakul?

bouguereau dit: 20 février 2014 à 13 h 42 min

tous les libéraux qui la coupent en rondelle y savent ça..et ça les énervent..ça les énervent!

et tu sais ce couillon défiscalisé qui lit ses poémes dont je te parlais..c’est pas pasque c’est particulièrement mauvais..c’est pasque c’est exactement ce qu’il babouine..et c’est un appel à la violence évident, jicé y comprend bien ça lui

bouguereau dit: 20 février 2014 à 13 h 39 min

je préfère échanger avec lui directement, que sur ce blog

attends voir..toi aussi t’es l’ainée de 4 enfants

bouguereau dit: 20 février 2014 à 13 h 38 min

La preuve est faite que monsieur Assouline méprise la poésie

la poésie ça appartient à personne martchello..elle se partage et est en conséquence en opposition frontale avec l’individualisme..tous les libéraux qui la coupent en rondelle y savent ça..et ça les énervent..ça les énervent!

L'honneur perdu de Clopina Trouille. dit: 20 février 2014 à 13 h 22 min

Chantal, j’ai regardé le clip mis en lien… Bon, nous vieillissons tous, c’est un fait, et moi aussi je préférais Aubert comme ceci :http://youtu.be/jE6zDRVtnAE … Disons que ça avait un peu plus la frite que le long clip mélancolique avec MH (qui ressemble de plus en plus à Tatie Danielle, qui aurait en plus fumé du crack, mais passons). J’ai juste remarqué que le clin d’oeil appuyé (très) de la fin – à savoir que la question « es-tu mon amiE ? » est au féminin, alors que pendant tout le clip Aubert s’adresse à Michel Houellebecq – n’est qu’une redite inversée : le même procédé a été utilisé par Djian dans une chanson d’il y a une bonne dizaine d’années, pour Eicher « je n’ai pas d’amI comme toi », où le masculin de la question contredit les paroles entières de la chanson,
adressée à l’évidence à une fille.

ici : http://youtu.be/-BF7YAHvo0g

Comme quoi rien de nouveau sous le soleil, surtout pas Michel Houellebecq ; mais peut-être faut-il regarder tout cela comme une sorte de gag, un truc marrant quoi ?

Marcel dit: 20 février 2014 à 13 h 15 min

La preuve est faite que monsieur Assouline méprise la poésie, et ce n’est pas en baratinant sur Jaccottet, qu’il nous donnera le change. Et d’ailleurs nous a-t-il donné dans son billet des poèmes faits de bric et de broc de l’objet du billet ?
Déjà, il y a trois quatre ans, il avait censuré le chapitre 10 de « Ouaf, ouaf, cabot de président » (que l’Antoine Gallimard, frileux, n’avait pas osé publier), chapitre rédigé en alexandrins purs et durs !

Marcel dit: 20 février 2014 à 13 h 05 min

@CIO

Oublié la guerre en Afrique,
Oublié le sort du chômeur,
Oublié que l’on prévarique
Oublié la guerre en Afrique.

C’est l’heure des jeux olympiques
Ne ratons pas ce grand bonheur.
Oublié la guerre en Afrique,
Oublié le sort des chômeurs,

CIO dit: 20 février 2014 à 12 h 56 min

Ces rebelles ukrainiens nous foutent les JO en l’air. Comme si une guerre civile ne pouvait pas attendre quelques jours !

Marcel dit: 20 février 2014 à 12 h 49 min

Je suis ravi, bien épaté,
Car l’empathie est bien jolie
Quand on fait un pas de côté.
Je suis ravi, bien épaté.

Et l’atypique Jaccottet,
Sera bon pour l’académie.
Je suis ravi, bien épaté,
Car l’empathie est bien jolie.

chantal dit: 20 février 2014 à 12 h 49 min

Alain Bertrand est mort lui qui écrivait si bien l’Ardenne profonde et les dunes de la mer du nord .. je suis simplement triste que des guignols comme MH singent Artaud pour un clip .. les vrais sans papiers longent les murs … Artaud était vraiment atteint de folie ..

renato dit: 20 février 2014 à 12 h 47 min

« Et quel agacement de devoir supporter les échanges « entre soi » d’habitués dont l’infatuation n’a souvent d’égale que la sottise! »

Vous n’avez qu’à zapper….

renato dit: 20 février 2014 à 12 h 43 min

« … j’avais acheté […] une paire de bottes à grand motifs de marguerites et d’herbe verte… »

L’on achète pas, on fait faire, comme les chemises hawaiiennes : ce choses-là c’est toujours une histoire, et une histoire ne s’achète pas…

Momo dit: 20 février 2014 à 12 h 39 min

Quelle connerie de déverser ici des contributions qui n’ont rien à voir avec le texte d’Asssouline!

tu l’as dit Mimi!

michel dit: 20 février 2014 à 12 h 38 min

Quelle connerie de déverser ici des contributions qui n’ont rien à voir avec le texte d’Asssouline!
Et quel agacement de devoir supporter les échanges « entre soi » d’habitués dont l’infatuation n’a souvent d’égale que la sottise!

Avec lunettes dit: 20 février 2014 à 12 h 35 min

j’avais acheté, histoire de colorer le quotidien, une paire de bottes à grand motifs de marguerites et d’herbe verte, sur fond de ciel bleu.
Trouillefou

Et le pantalon remonté sous les aisselles?
Quel goût exquis!

Marcel dit: 20 février 2014 à 12 h 24 min

Je m’étrécis, me ratatine,
Cherchant en vain mon triolet.
L’idée est là, ah ! la mâtine.
Je m’étrécis, me ratatine.

L’idée au loin, fuit, se débine,
Montaigu perd sa Capulet.
Je m’étrécis, me ratatine,
Cherchant en vain mon triolet.

Jean Calbrix, le 20/02/14

Marcel dit: 20 février 2014 à 11 h 57 min

La belle pomme du pommier
Mirait ses joues dans le soleil.
Ver la guettait d’un haut mûrier,
La belle pomme du pommier.

Mais je ne pus la marier,
Ver la mangea dans son sommeil !
La belle pomme du pommier
Mirait ses joues dans le soleil.

Jean Calbrix, le 20/02/14

PS. Posté à 2 h 46, censuré pendant mon sommeil !

renato dit: 20 février 2014 à 11 h 52 min

« enfant unique »

Dèjà je suis le premier de 4… puis, il serait grand temps que tu te libères de tes petits préjugés…

Le Bègue dit: 20 février 2014 à 11 h 50 min

je ne pique des colères monstrrrrueuses qu’envers les monstres, avec des gens plus cool et tolérant elles sont agréables à lire épicétou

Marcel dit: 20 février 2014 à 11 h 49 min

@Bouguereau. il lit ses poémes en public..un jour je me suis retrouvé dans un de ses raout mais sans fusil a pompe..je ne sais pas ou j’ai la tête quelquefois

t’es tromblon, Boug !

Curiosa dit: 20 février 2014 à 11 h 48 min

à Christiane : je ne pique des colères monstrrrrueuses qu’envers les monstres, avec des gens plus cool et tolérant elles sont agréables à lire épicétou

Curiosa dit: 20 février 2014 à 11 h 48 min

à Christiane : je ne pique des colères monstrrrrueuses qu’envers les monstres, avec des gens plus cool et tolérant elles sont agréables à lire épicétou

Curiosa dit: 20 février 2014 à 11 h 47 min

à Christiane : je ne pique des colères monstrrrrueuses qu’envers les monstres, avec des gens plus cool et tolérant elles sont agréables à lire épicétou

bouguereau dit: 20 février 2014 à 11 h 47 min

d’où vient la nécessité de le dire ?

y’a pas qu’toi qu’a des bzoins rénato..tu causes toujours comme un enfant unique sur son pot..zou!

bouguereau dit: 20 février 2014 à 11 h 45 min

Je sors ! je sors ! je vous laisse avec Jaccottet…

pour nous faire croire que tu vas t’barrer avec tout l’reste t’es au moins un poéte

bouguereau dit: 20 février 2014 à 11 h 39 min

décourage le commentaire car elle s’auto-commente au sein du texte même. Elle illustre parfaitement la réflexion de Hölderlin sur « L’entretien que nous sommes »

c’est comme en art contemporain..suffit de parler de véronèse rambrante..pas trop les français vu qu’on aurait peur qu’ils mordent encore et hop autoréférencement page rank..grand artiss!

un nonosse à ronger pour le jc dit: 20 février 2014 à 11 h 35 min

Tenez jc, sur le modèle fourni à la classe de seconde :

 » Sable paille ont la vie douce le vin ne s’ y brise pas
Du colombier ils récoltent les plumes
De la goulotte ils ont la langue avide
Ils regardent l’ orteil des filles
Dont ils percent les chrysalides
Le sang bien souffert tombe dans l’ anecdote de leur légèreté »
(…)
Extrait de Courbet : les casseurs de cailloux de René Char.

aqua dit: 20 février 2014 à 11 h 35 min

Christiane exilée, Daafnée muette, Clopine se pavane, courtisée par TKT et Jacounet…Tremble Clopine, leur vengeance sera terrible!

la Reine du com dit: 20 février 2014 à 11 h 30 min

Mmmmmmm, Mémère à Chienchiens, (quel délicieux pseudo), mais tout dépend pour quoi faire?
J’espère que vous ne mélangez pas les postes! Rassurez-moi. La tolérance à la grivoiserie a des limites, même chez les plus hardis. Certaines choses ensuite ont vite fait de tomber sous le coup de la loi.

un nonosse à ronger pour le jc dit: 20 février 2014 à 11 h 26 min

Je sors ! je sors !

On ne vous en demande pas tant jc. Mettez-vous aux bancs de la classe de seconde et écoutez une dernière fois David Dumortier et sa belle introduction à ce que peut être la poésie…

la Reine du com dit: 20 février 2014 à 11 h 17 min

Hum. Bien que ça ne me semble guère l’endroit(encore que? il y a chez Jaccottet une telle délicatesse sensible qu’on peut se permettre bien des choses), de la même façon malgré tout que je trouve parfois exaspérants des commentaires genre « petites annonces », ou parfaitement à côté (mais parfois aussi j’avoue que je trouve que ce sont les meilleurs), Clopine, pour votre Dagobert, dont soit dit en passant, vous parlez fort bien : pour mes vieux animaux rhumatisants, emphysémateux, etc nous sommes convenus avec le vétérinaire qui est un ami d’enfance d’essayer un système d’algues en poudre, wakamé, nori, laitue de mer, dulse, bien accepté généralement, très naturel et d’une extrême richesse en nutriments, zinc, magnesium, potassium, calcium (dix fois plus par exemple que dans le lait et mieux assimilable)
Parlez-en avec votre âne, tout en veillant à éviter les contre-indications éventuelles?
Voilà, refermons cette parenthèse pour revenir à l’austérité magnifique de PJ, sa pudeur attentive, tellement aiguë et sobre.
(Après tout, même Iggy a un côté ménagère prosaïque, quand il fait de la pub à la télé pour le BonCoin avec sa guitare rose…)

un nonosse à ronger pour le jc dit: 20 février 2014 à 11 h 11 min

Pauvre jc, il nous sature sur ce blog de la critique de la « normalité nationale ».
Faut savoir ce que l’ on veut!

JC..... dit: 20 février 2014 à 11 h 05 min

Je m’en doutais que pour être transgenre, il fallait avoir comme un défaut, comme un vice caché, une imperfection gravissime ….

Comment ça se guérit, le transgenrisme ? On opère, on sectionne, on étend, on tripote, on fouinasse, on pharmacope ? Quelle misère !

un nonosse à ronger pour le jc dit: 20 février 2014 à 11 h 03 min

 » Minaudant devant des petits prisonniers mineurs  »
Et de plus, on le paie pour cela!
( Il y a bien longtemps, il m’ est arrivé d’ animer des classes à propos de la poésie comme il le fait…)

un nonosse à ronger pour le jc dit: 20 février 2014 à 10 h 58 min

et vicieux probablement, non?

Les poètes?
Tous des lubriques qu’il nous a dit hier au soir le popaul, jc, vous retardez dans l’ analyse perspicace!

JC..... dit: 20 février 2014 à 10 h 49 min

Dieu sait que je ne suis pas violent, mais ce Dumortier transgenre, il est à gerber !…

Minaudant devant des petits prisonniers mineurs, dans les locaux de l’Education Nationale, il mérite une fessée, non ? Dites moi si je me trompe : il vient, soi-disant pour faire poète, pervertir notre belle jeunesse innocente, n’est ce pas ? Mais que fait la Police ? Ils sont fous, ces transgenres… et vicieux probablement, non?

un nonosse... dit: 20 février 2014 à 10 h 40 min

Content que vous ayez apprécié l’ information Clopine!
Dumortier n’ est pas le seul à porter la robe ( la nuit !) et à être édité par Le Cheyne, il existe aussi un moine poète…Mais je ne sais s’il porte lui aussi une soutane!

Jacques Barozzi dit: 20 février 2014 à 10 h 37 min

Oui, Clopine, mais les bains de boue font la peau douce : après le rugueux combat sonne l’heure de la caresse de soie !

L'honneur perdu de Clopina Trouille. dit: 20 février 2014 à 10 h 32 min

Ah, Jacques, je crois cependant que rien n’égale l’humidité brayonne. Les champs sont en ce moment si gorgés d’eau qu’avec le piétinement des animaux, la terre s’est changée en boue. Y marcher, même avec les bottes n’est-ce pas, est extrêmement difficile, tant la glaise colle et retient le pas. On s’y dandine donc au ralenti, avec l’allure pataude d’un ours dressé, et il faut encore aller rincer les bottes, une fois sortis des champs… C’est bien simple : j’avais acheté, histoire de colorer le quotidien, une paire de bottes à grand motifs de marguerites et d’herbe verte, sur fond de ciel bleu. Eh bien, une heure aux champs et les marguerites sont entièrement recouvertes de boue ; mon pays porte bien son nom ! (« bray » signifie « boue »).

JC..... dit: 20 février 2014 à 10 h 26 min

Par la verge du prophète ! Oui ou non, Marcel, le Grand Marcel Comte de Calbrix, pas le grabataire asthmatique refoulé l’épouvantable fiotte Marcellou Proutprout, bref notre Marcel …
1/ est-il poète ?
2/ fait-il de l’ombre à l’immense Jaccottet ?

Jacques Barozzi dit: 20 février 2014 à 10 h 19 min

La Côte d’Azur est de plus en plus humide et pluvieuse en hiver, Clopine, ma pauvre soeur se désespère !

16h37 dit: 20 février 2014 à 10 h 16 min

@ Clopine
Juste en passant… (pour que Curiosia ne pique pas une colère monstrrrrrueuse !), j’aime que vous ayez rappelé la qualité des Quarto Gallimard (suivie par Paul Edel). J’en ai deux que j’apprécie particulièrement : le Pavese et La Recherche. Ouverts, ré-ouverts, surlignés, annotés.
Toutefois, hier, j’ai acheté le Jaccottet en Pléiade. La différence ? Le poids en mains. Les Quarto sont très lourds et exigent une table, les Pléiades pèsent une plume ! et là , quelle plume !
Cela fait longtemps que je lis Jaccottet (surtout les Semaisons(Carnets), un peu de sa poèsie, sa correspondance avec Ungaretti, Truinas… (pour Le bol du pèlerin, j’avoue préférer l’édition de La Dogana car les œuvres de Morandi y sont superbement reproduites) mais dans le Pléiade je découvre toute une part de ses écrits que j’ignorais.
Pour Le bol du pèlerin, sacrée aventure, puisqu’il tente « de refaire en mots des œuvres qu’il suffira(it) d’aller voir ». Son approche est courageuse et intéressante : des liens avec Rilke, Pascal, Leopardi, Dante, Giacometti… pour la pensée, la façon de vivre et, à la fin du texte, une approche de la palette, des lumières, des constructions des toiles et œuvres-papier de Morandi, très subtile (surtout pour les natures mortes): poussière sur les objets rendue par la palette crayeuse, patience, austérité, ambiance hivernale, modestie, lumières qu’il rapproche de celles de Vermeer et ombres invraisemblables, dépouillement, tons de cendres, de sable, mirages d’objets, tremblés des contours… et pour les dernières, tellement dépouillées : « radieux silence ».
Mais le rapprochement se fait plutôt de poète à peintre à travers leur façon d’accueillir ce qu’ils voient et dont ils ont envie de faire mémoire avec simplicité, ces choses de l’ombre, cet espace traversé, cette écoute du monde, ce qui dissimule le réel, l’un avec ses mots, l’autre avec ses pinceaux.
Bon, oublions notre bataille dans la boue (comme l’écrit si justement Jacques), ces trolls nous rendent folles et vous êtes quelqu’un de bien mais parfois agaçante comme du citron sur les dents !

L'honneur perdu de Clopina Trouille. dit: 20 février 2014 à 10 h 13 min

TKT, dans ma ferme il y a une salle de bains, l’eau courante chauffée, l’été, par un chauffe-eau solaire, l’hiver, par une chaudière à pellets dernier cri de la technologie, sans compter les panneaux photovoltaïques qui nous fournissent de l’électricité, et pourtant j’ai AUSSI un pucheux. Il me sert à puiser, dans un grand bassin que Clopin a installé à l’arrière de la maison, l’eau de pluie ainsi récupérée, parfaite pour les plantes du potager… Mais je vous rassure : nous les arrosons aussi avec un jet d’eau rotatif, électrique et relié à l’eau de la source…

Je peux aussi donner à boire à mes ânes et mes moutons avec le pucheux, mais ce serait inutile. Ils ont à leur disposition, dans chaque pré, un bassin où l’eau des sources est à leur disposition. Merci de vous inquiéter d’eux – ils vont du mieux possible. Quenotte est de nouveau pleine, elle est énorme comme une barrique et amitieuse en diable (il faut en profiter, dès qu’elle aura son feudon elle redeviendra farouche à l’extrême, comme à chaque fois). Dagobert, mon grand Noir du Berry adoré, se fait vieux, hélas, et est plus fragile qu’avant. Il a un peu d’emphysème, que nous traitons à l’aide de soufre mélangé à du son, et son dos se creuse. En fait, Dagobert souffre de l’humidité froide de l’hiver brayon. Je le sais bien : cet âne-là devrait faire comme les anglais. Aller passer les mois noirs sur la côte d’azur !!!

JC, poète malgré lui : démonstration dit: 20 février 2014 à 10 h 08 min

Ces longues journées où je ne sais que faire,
Je butine ci et là sur la réacosphère
Et, abeille obstinée, sème mes commentaires
Du nectar de Zemmour ou bien de la Rochère.

bouguereau dit: 20 février 2014 à 10 h 07 min

et va s’aplatir sur l’observateur équipé de son Opinel.

pas du tout c’est escalibourg dans l’enclume ! ha on voit bien que t’es pas picard

bouguereau dit: 20 février 2014 à 10 h 05 min

tu craches sur le prophète et il t’envoie goering te reuiner tes récoltes pour te punir clopine..et allaoukbar au finiche

TKT dit: 20 février 2014 à 10 h 00 min

@ “ le corps courbé de la fermière vers l’eau, son pucheux à la main… » écrit Clopine:
Nous sommes en Europe et, au 21ème siècle. Même les paysans des montagnes ont l’eau courante. Vous poétisez exotique, Clopine.
Je ne vois pas, par ailleurs, pourquoi ce qui donne mal au dos, pourrait avoir un contenu poétique. Les fermières ne sont plus ce qu’elles étaient au 19ème siècle, Clopine. C’est devenu un métier comme un autre, sauf qu’il est sponsorisé par les gouvernements. Ce que je trouve positif, vive les vrais produits de la ferme !
Clopine, comment se portent vos ânes ?

bouguereau dit: 20 février 2014 à 10 h 00 min

Le pucheux ne rapporte que de l’eau, et la poésie, que dalle

ceux là qui crachent sur l’amour l’eau fraiche crachent sur le prophète épicétou

u. dit: 20 février 2014 à 9 h 53 min

« D’abord, une lame n’est pas l’outil le mieux adapté pour creuser. Une lame devrait plutôt trancher. » (Polemikoeur)

La lame qui se dresse couverte d’écume creuse dans son dos l’opaque de la mer, et va s’aplatir sur l’observateur équipé de son Opinel.
(Pourtant, normalement, on fait face à tout avec un Opinel quand on est bon Français).

bouguereau dit: 20 février 2014 à 9 h 52 min

l’opaque c’est antinewtonien poletmaïk ..la lame c’est son reflet sur l’acier miroir, la lumière..lassouline c’est un alquemist d’occaz c’est sur

bouguereau dit: 20 février 2014 à 9 h 49 min

le corps courbé de la fermière vers l’eau, son pucheux à la main…

..crénom! ça c’est dla poésie a remplir les mains d’un honnete homme clopine..ça doit rapporter en plus!

Polémikoeur. dit: 20 février 2014 à 9 h 47 min

La poésie « comme une lame creusant dans l’opaque » ?
D’abord, une lame n’est pas l’outil le mieux adapté pour creuser. Une lame devrait plutôt trancher. Heureusement, pour ainsi dire, il y a l’opaque… substantivé, pas très joli mais à prendre sans doute sous l’angle de l’abstraction ; est-ce du côté de ce qui résiste à la compréhension, d’une forme d’accès passablement difficile ? Poésie-clef alors ? Soit, parce que poésie tranchante, guère plus que poésie-pelleteuse ! Non qu’il ne puisse y avoir de poésie d’une pelleteuse, son ballet ou l’évocation de ce qu’elle transforme ou… met à jour, déterre, tire de l’opaque. Rien à faire, « une lame creusant dans l’opaque » n’appelle qu’un : « et avec ça ? » du rayon des fromages à la coupe ! Sans priver non plus la crèmerie de qualités en lien parfois avec le rêve bucolique ou la félicité gourmande.
Virgilement.

bouguereau dit: 20 février 2014 à 9 h 46 min

Si non, existe t il une étude sociologique des activités rémunératrices permettant aux poètes de se nourrir ? de se vêtir ? de s’abriter de la pluie ?

ha mais oui..c’est comme musicien..peintre et même écrivain tiens et on peut cumuler..je connais un keum président d’une grosse association culturelle de son coin..petit « homme d’affaire » qui a du temps (..un arsouille qui vit sur des défiscalisations immobilières quoi) et qui en l’espace de 2 à 3 ans est devenu peintre abstrait, peintre conceptuel, écrivain, il a ecrit un opuscule de merde et surtout surtout « poête »..il lit ses poémes en public..un jour je me suis retrouvé dans un de ses raout mais sans fusil a pompe..je ne sais pas ou j’ai la tête quelquefois

L'honneur perdu de Clopina Trouille. dit: 20 février 2014 à 9 h 44 min

… Et si je vais plus loin, je trouve que les mots de la terre, tous concrets et qui sont comme des doigts qui désignent, ont très souvent un son qui correspond à leur sens. Dans le « pucheux », par exemple, cette sorte de casserole muni d’un long manche, j’entends l’écho de la voix sur les parois du puits, la fraicheur de l’eau que l’on va chercher, et ce que ce mot peut avoir de rugueux pour une oreille parisienne et raffinée disparaît au profit d’une image exacte : le corps courbé de la fermière vers l’eau, son pucheux à la main…

Amicale des Capitaines de Pédalo dit: 20 février 2014 à 9 h 22 min

Nous confirmons qu’en raison de ses qualités piteuses de navigation, le dénommé François de la Fraise des Bois s’est vu retiré, début 2014, son brevet de Capitaine de Pédalo qu’il avait reçu de mains complaisantes avinées.

Aux dernières nouvelles people d’un magazine au dessus de tout soupçon, il aurait changé de sport, se consacrant à la grimpette pépère …

TKT dit: 20 février 2014 à 9 h 09 min

JC, joli commentaire, amusant, mais faussé.
La Suisse des banques privées, n’est plus ce qu’elle était, en matière de gens, domiciliés fiscalement en dehors de cette petite nation tranquille. Je ne sais pas si la fraude fiscale va être éradiquée, dans les pays qui prennent leurs concitoyens pour des vaches à traire. Les plus nantis se débrouilleront, ce sont les plus humbles, disons pour faire court, moins d’un million d’assets, qui auront des difficultés à mettre leur argent gagné honnêtement, mais au noir, à l’abris de Bercy ou de Herr Schaüble. J’ai observé, que les gens qui ont de l’argent caché, ont des difficultés, pour dépenser cet argent. À moins de s’expatrier. La France serait une sorte de paradis, si les impôts n’étaient pas les plus confiscatoires du monde. Les gens adorent frauder le fisc, même si au finish, ils auraient mieux fait de tout déclarer et d’investir, par exemple dans l’immobilier.
La Suisse, tout est relatif, est en train de se paupériser, les vendeurs de Porsche, de Ferrari et autres Aston-Martin, voient leur chiffre d’affaire fondre. Le glorieux métier de banquier, est en passe de devenir un métier moins glamour. De braves managers innocents, ont peur de se rendre aux USA, voir de quitter la Suisse, par la voie des airs. J’ai entendu parler d’un manager, qui emprisonné en Italie, avant d’être extradé vers les USA, partagea une cellule avec deux mafiosi. Ayant déclaré qu’il était banquier, un des deux italos, déclara, que lui aussi était un praticien du système bancaire. Sauf que lui, il pratiquait les hold-up dans les banques. Arrivé aux USA, son passeport avait été confisqué par les autorités italiennes, il fut pris en charge par la CIA que le sol italien, enlevé donc illégalement, n’ayant pas passé de contrôle de l’immigration, il entra donc aux USA, sans document d’identité, donc en fait, illégalement. Un officier de l’immigration, sans tenir compte des faits, le poursuit pour entrée illégale sur le territoire américain. Pendant ce temps là, il est toujours possible, au Delaware, de cacher des fonds, légalement, dans une « fondation » anonyme. Les USA, quand il s’agit de fonds non américains, ont l’esprit large.
Quand l’argent liquide aura pratiquement disparu, vision qui n’est pas de la science-fiction, pour ne pas payer trop d’impôts, il faudra partir.
Pour les gens qui viennent de terminer un cursus d’études supérieures, il est conseillé de partir illico. Bref, la France n’aime pas l’argent, n’aime pas le succès. Mélanchon considère un yacht comme une preuve d’argent gagné illégalement, per se. Avec des gens de cette gauche là, ce sont des milliers d’emplois qui disparaitraient. Bien entendu, un « pointu » dans un port tranquille sans chichi, est une preuve de bonne moralité fiscale.

ce lieu où l'on relance le match dit: 20 février 2014 à 8 h 58 min

JC….. dit: 20 février 2014 à 8 h 40 min
C’est que, là comme ailleurs, je n’y connais rien : je ne connais aucun poète.

Allons, allons, ne joue pas les humbles. Il ressort de tes diatribes ici répandues que tu as lu les stances de Louis Alliot, d’Arnaud Alziari, de Béatrice Bourges, d’Alain Soral, de Farida Belghoul, de Ludovine de la Rochère, d’Eric Zemmour, etc. etc.

JC..... dit: 20 février 2014 à 8 h 52 min

renato dit: 20 février 2014 à 8 h 41 min
« Cela dit, un branleur, soi-disant scientifique, champion de pédalo sur sable, il fait quoi comme métier ? »

Président de la République …

de tout pour faire un monde de poésie... dit: 20 février 2014 à 8 h 44 min

Alors si tu n’ y connais rien,(en poésie) fermes-là une bonne fois pour toute!

ce lieu où l'on refait toujours le match dit: 20 février 2014 à 8 h 42 min

L’affiche est souvent la même sur le ring de catch de la RdL : TKT contre D., Chaloux vs bouguereau, JC contre le monde entier (enfin… sa partie gauche)sous les vociférations de son entraîneur u. Seul le combat Clopine / Christiane est allé à son terme : bravo les filles !

JC..... dit: 20 février 2014 à 8 h 40 min

« Et maintenant il faut y mettre des noms JC… »

C’est que, là comme ailleurs, je n’y connais rien : je ne connais aucun poète.

de tout pour faire un monde de poésie... dit: 20 février 2014 à 8 h 32 min

Les poètes sont ils tous professeurs des écoles ?….
On en a connu distillateur d’ alcool pour l’ état et éleveur de cognac.
– Vendeur de fers et futailles.
– Représentant de commerce
– Agent commercial.
– Embassadeur de France…
-Avocat recherché par la police d’ un pays étranger…
– Maquereau, pédé…
– Patron d’ entreprise.
– Cordonnier.
– Illusionniste.
– scénariste et dialoguiste.
– Peintre.
– Avocat et procureur.
– Sculpteur.
– Maraîcher.
– etc…

renato dit: 20 février 2014 à 8 h 29 min

Poètes que j’ai connu
deux journalistes ;
un enseignant (après avoir été géomètre pour un ministère) ;
un employé de banque (consultant juridique) ;
un metteur en scène…
sur 5, 4 étaient aussi traducteurs…
Cela dit, je ne vois pas où est le problème…

JC..... dit: 20 février 2014 à 8 h 28 min

Calé au fait,
Le fait essentiel est sauver les 600.000 habitants innocents de Zurich et Genève !… Assez de rancœur.

café au lait dit: 20 février 2014 à 8 h 22 min

JC….. dit: 20 février 2014 à 8 h 01 min

Le roquet aboie, le car à vannes passe, bon sang quel humour!

JC..... dit: 20 février 2014 à 8 h 01 min

TKT,
comme ancien du Mossad, j’ai accès à des informations qui vous concernent dans votre lutte contre D. le Dédébile.

Nous avons intercepté un message en français-galactique de Dédé à destination de l’étoile Proxima Centauri, une naine rouge mignonne comme tout.

Dédé s’estime harcelé par vos remarques sur son état mental, sur sa sexualité erratique, sur son jugement moral, sur son enfance, et crie « vengeance » !

La réponse de ses patrons galactiques fut la suivante, lourde de conséquences : « Gloupe* Dédé, bien reçu ! Nous rayons Zurich de la carte pour punir votre TKT maléfique. Et Genève aussi** ! Bien à vous. »

Je vous en supplie, Thierry, parlons poésie, causons le Jaccottet, pas Rayon de la Mort haute-énergie ! Sauvez ces deux villes paisibles ! Arrêtez de harceler Dédé…

*grade galactique, niveau Général classifié NATO
** Bercy aurait approuvé cette lutte indirecte contre les fraudeurs fiscaux…

TKT dit: 20 février 2014 à 7 h 29 min

@ D. dit:19 février 2014 à 22 h 36: Le français, D.bile, le français, il s’agit de la langue, cela prend un petit f. Je sais votre première langue, est un dialecte, le cantalou. Vous aviez même, une dois dans un connentaire, fait un néologisme, la langue natale. Comme le pays natal, où l’on est né, la langue natale doit être une langue que l’on posséderait à la naissance ? Ainsi, dès sorti des entrailles de votre génitrice, vous communiquiez déjà en cantalou, Dommage que vous n’ayez pas dès la naissance, eut aussi la faculté de penser. Dans le genre bouseux de la France profonde, vous en êtes une sorte de paradigme.

JC..... dit: 20 février 2014 à 6 h 38 min

Poète …
Est ce un métier ?
Si oui, peut-on vivre de ce métier ?

Si non, existe t il une étude sociologique des activités rémunératrices permettant aux poètes de se nourrir ? de se vêtir ? de s’abriter de la pluie ?

Les poètes sont ils tous professeurs des écoles ?…..

Marcel dit: 20 février 2014 à 2 h 36 min

Paul Edel dit: 19 février 2014 à 22 h 58 min

Merci pour ta mise en garde, Paul, et bien content de nous être découvert des atomes crochus.

Le Duck dit: 20 février 2014 à 0 h 13 min

« ce sont des Legendes! »

P’tain, suis une légende.
Jamais j’aurais cru.
Whhaaaooouu !
Une légende.
J’ai aussi connu GAG.
Il paraît que pour Chaloux ça rapporte des points de bonus.
Un tour gratos en Laguna break.
Avec Daaphnée ?
P’tain suis une légende !

Les soeurs lubriques dit: 19 février 2014 à 23 h 26 min

Rose, popaul il est jaloux, grand séducteur avec les jeunettes le René et avec des poils sur le caillou, lui!

rose dit: 19 février 2014 à 23 h 24 min

>TKT je ne comprends pas comment un vêtement de nuit peut-être en chinchilla, tout Liberace fut-il ; j’ai une écharpe en cette matière impossible à porter la nuit je vous l’assure : la chaleur dégagée est de l’ordre à provoquer la fonte des pôles en accéléré.

rose dit: 19 février 2014 à 23 h 22 min

qu’est ce qu’il faut pas lire comme insanités sur ce blog.

Alors me vl’à lubrique parce que j’aime René Char.

Grand n’importe quoi.

Paul Edel dit: 19 février 2014 à 22 h 58 min

Marcel, ceux qui ont connu Zappy Max , le shampoing Dop et « ça va bouillir » ce sont des Legendes! dignes de Lucrece, de Swift et de >Sharon Stone, bref des affranchis, des vrais, des épées, le reste c’est pour amuser le grand monde, et je vais mêle te dire mieux :ceux qui aiment rené Char ce sont,je te le dis, des lubriques coincés et même des étranges tripatouilleurs de mots.mefiance Marcel.

D. dit: 19 février 2014 à 22 h 36 min

Voyez-vous, pour plus de clarté, je vous ai pondu une nouvelle guignolade. Et j’y ai mis du temps, car je fais très attention à me relire plusieurs fois, voyez-vous. C’est que le Français n’est pas ma première langue, je communique de façon globale, comme à Zurich, you see ?

d' une lecture dit: 19 février 2014 à 22 h 09 min

tkt, Char le grand réconciliateur…

la liseuse fardée

 » La lune derrière notre épaule – c’est sa ronde habitude –
afin que se répande sur notre voisinage une moins décevante
lumière, sur notre convoitise un sein mieux médaillé.
Pleine ou entamée, elle ne jouit que mêlée à l’onde
batailleuse. C’est alors que nous voyons se rouvrir la
poissonnerie du soleil, et entrer, se bousculant, les acheteurs
des butins refusés. Libérée de son patrimoine, ne mettant
personne à terre, elle regarde bleuir avec malice et cruauté
le champ des invectives. »

René Char les voisinages de Van Gogh 1985

Quarto Gallimard Dans l’ atelier du poète 1996.
Antoine Jaccottet figure en tant qu’ éditeur après Françoise Cibiel ( avec Jean-Louis Panné et Brigitte de la Broise ).

Jacques Barozzi dit: 19 février 2014 à 21 h 57 min

A vous deux vous pourriez écrire une biographie romancée de zappi Max, non, pas Mon cadavre en maison de retraite, Marcel !

Marcel dit: 19 février 2014 à 21 h 50 min

zappy max est venu à la maison (Paul Edel)

Et bien moi, Popaul, je lui ai serré la louche dans un salon littéraire à Mesnil-Esnard (76) en 2008. Figure-toi qu’il est devenu écrivain dans sa maison de retraite. Je lui ai dis « Ca va bouillir », et il m’a regardé avec des yeux de merlan frit !

TKT dit: 19 février 2014 à 21 h 26 min

Une douillette, une liseuse, sorte de cape pour lire au lit…
On imagine la scène, dans une pièce glaciale, du temps ancien sans chauffage centrale et sans air conditionné.
Mallarmé au lit, avec une douillette, boah, Liberace lui, avait une chemise de nuit de chinchila

Vive la banlieue! dit: 19 février 2014 à 21 h 16 min

Ah, Montlhéry, l’ éclair du soir, j’ étais pion au CES Paul Edel!
L’ Essonne, mon enfance. Puisque l’ on est dans la confidence, y avez-vous connu Bernard Joubert qui devait y être à la même époque que vous.

Simple lecteur dit: 19 février 2014 à 21 h 11 min

Cher tkt, comment vous dire…une liseuse est un couvre-livre interchangeable, souvent en cuir et parfois accompagnée d’ un marque page lui-aussi en cuir.
( Souvent hélas avec franges et rococo!)
C’ est aussi une douillette, Petite cape ou veste de lainage léger qu’on porte chez soi, au lit ( pour lire…)
Mallarmé portait, il me semble une liseuse…

Jacques Barozzi dit: 19 février 2014 à 20 h 56 min

« On devrait donc un jour parler de cette femme discrète qui dirige la collection, Françoise Cibiel. »

Bien dit, Paul Edel, et merci pour l’info !

Paul Edel dit: 19 février 2014 à 20 h 33 min

Cher Bouguereau
j’ai pas fait réthorique chez les jésuites mais l’armée francaise en 1968 dans le train des équipages à Montlhery et j’ai beaucoup lu Bernard Frank et Faulkner aprés avoir fait la tournée des ordures dans toute la caserne….. et comme je te raconte ma vie, mon père vendait des shampooings Dop dans une ville normande ; et zappy max est venu à la maison, oui monsieur ,maman a fait un turbot à la creme avec des petites crevettes venues de Courseulles, tu vois?Je m ‘en souviens de ce turbot comme si je l’avais mangé à midi,evidemment c’est pas proust
est-ce que ça aide vraiment tout ça mais tu avoueras que c’est geant…

TKT dit: 19 février 2014 à 20 h 19 min

@ “à part ça, des banalités sur ce billet! dit:19 février 2014 à 18 h 50:« le toucher du support » est tout à fait correct tkt…par contre on dit lecteur et liseuse ( objet pratique s’ il en est ) n’ existe qu’ au féminin: »
J’emploie le mot liseur pour lecteur, car voyez-vous, je ne veux pas faire de confusion entre un lecteur d’université et un liseur: Ce dernier étant une personne qui lit, sans en faire profession. J’ai en souvenir, un Professeur de français émérite, spécialiste de Proust, traducteur de Proust vers l’allemand. Il m’expliqua que je n’étais pas un Lecteur, mais un liseur. Depuis je suis son conseil. Quant à l’appareil dont vous parlez, je le nomme « reader ». Je ne vis pas en France, mais dans un pays ouvert aux langues étrangères, dont l’anglais. Langue officielle dans les grandes boites helvétiques, qui travaillent globalement.
Donc en français, la liseuse est au féminin ? Vous n’approuvez pas la forme féminine de lecteur, soit lectrice ? Pour la liseuse, c’est décidé par qui, que cet instrument électronique soit au féminin ? Si je n’étais pas sûr, un court moment, de l’emploi de toucher, je préfère quand même parler trois langues couramment, qu’une seule. Pas mal de commentateurs de ce blog, surtout les deux trolls, font constamment des fautes de grammaire, de syntaxe, de goût and so on… Et ses deux infâmes toqués, de temps en temps se veulent des flics de l’orthographe.

Chaloux dit: 19 février 2014 à 19 h 58 min

Pauvre Bouguereau, je commence à ce cerner.
Ce que tu appelles « culture morte », c’est l’immense écart qui existe entre les conneries que tu racontes et des savoirs que tu serais bien incapable d’intégrer.
Ton « César-Bush » c’est une énorme connerie, mais c’est pas avec tes trois neurones que tu pourrais mesurer à quel point…

TKT dit: 19 février 2014 à 19 h 51 min

Fleuret moucheté dit:19 février 2014 à 18 h 58:
« Pauvre Thierry, un commentaire pour une fois lisible et pas sot, mais avec lui soyons-en sûrsle petit plus arrive immédiatement, la petite touche culturelle:
Bof, votre « sûrsle » me parait une grande faute pour un grand flic…
Pauvre, peut-être, mais oubliez mon prénom, je ne connais pas le votre.
En dehors de jeter votre fiel sur le web, vous faites quoi dans la vie ?
D., on sait, il boit de la vodka, mais en tant que JC, que faites vous ? Le tour d’une île minuscule en scooter, pour draguer des filles ? Vous feriez mieux de draguer à pied, dans les rues chaudes de Toulon.

Chaloux dit: 19 février 2014 à 19 h 47 min

bouguereau dit: 19 février 2014 à 15 h 42 min

césar c’est jamais que le georges bush italien

Culture vivante… Pauvre con…

pado dit: 19 février 2014 à 19 h 15 min

« à savoir : »

Et tout dernièrement, Chandler et ses sept enquêtes de Philip Marlowe, dont cinq enfin complètes en français et retraduites (seules les deux traductions des Vian restent originales)

bouguereau dit: 19 février 2014 à 19 h 11 min

La collection Quarto est superbe.
Elle permet de lire des auteurs qui ne sont pas en Pléiade

polo t’as fait au moins rhétorique chez les jésuites..ça se sent..ou alors c’est le pilpoul..les 2!?..ma mère de ma mère..t’es dur comme de l’âne aussi

bouguereau dit: 19 février 2014 à 19 h 09 min

Cela ne fait changer que le toucher du support. C’est un presque-rien.

la litterature a l’estomac conteste véhémentement..et puis je me souviens de certains bouquins de cul mal imprimé..ça ajoutait un coté cracra pas mal du tout..comme quoi y’a le pour et le contre

Paul Edel dit: 19 février 2014 à 19 h 09 min

La collection Quarto est superbe.
Elle permet de lire des auteurs qui ne sont pas en Pléiade ; et ce ne sont pas les moins intéressants, à savoir :
Saul Bellow , Pavese, Artaud , Bassani , Eugène Sue – Paul Bowles –– Pirandello(pour la prose)John Dos Passos – Dashiell Hammett ––Kerouac – D.H. Lawrence –– Flannery O’Connor – Sylvia Plath – Nicolas Bouvier, Manchette,Mihcel Leiris (j’ai toujours rêvé de voir Leiris et Artaud en pléiade..) Annie Ernaux, Modiano, Philip Roth, le grand Desnos, un Eugène Sue épatant.. etc.. de plus cette collection a, dans chaque volume, un cahier photos et de nombreux documents originaux et inconnus , une longue biographie , une étude sur l’auteur avec tres souvent des aperçus pointus . Exemple, le Pavese « œuvres » est assez extraordinaire. C’est une édition de martin Rueff, avec un appareil critique parfait. ou bien ouvrez les récits (à caractère autobiographique) de Thomas Bernhard avec une introduction de bernard Lortholary, un entretien de l’auteur très riche et plein de paradoxes et droleries, une préface de Jean Marie Winkler impressionnante , volume que je recommande à tous ceux qui aiment Thomas Bernhard … de plus cette collection possède un avantage énorme sur la Pléiade , c’est qu’elle offre des volumes qui rassemblent des textes d’ auteurs qui ne seront pas dans la pleiade avant… des années… historiens ou essayistes aussi importants que Merleau- Ponty, Fraçois Furet, Marc Bloch, Legoff, Paul Benichou ou Roger Caillois.il y a même un Thibaudet magnifique.. cette collection rattrape donc des manques énormes dans la Pléiade, . On devrait donc un jour parler de cette femme discrète qui dirige la collection, Françoise Cibiel. Voilà voilà. Bonne soirée .

bouguereau dit: 19 février 2014 à 19 h 06 min

La margarine, elle a l’air dur comme de l’âne…

ma mère de ma mère..avec la poire c’est dernier tango a kaboul

Fleuret moucheté dit: 19 février 2014 à 18 h 58 min

TKT dit: 19 février 2014 à 18 h 45 min
le touché et non le toucher

Pauvre Thierry, un commentaire pour une fois lisible et pas sot, mais avec lui soyons-en sûrsle petit plus arrive immédiatement, la petite touche culturelle

aquarius dit: 19 février 2014 à 18 h 53 min

Il est facile de se gausser de Jean d’Ormesson, sous prétexte qu’il est à l’Académie, écrit dans le Figaro et est un familier des plateaux TV. Il est plus difficile d’écrire un livre aussi beau et émouvant que « Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit… ».

Pas vrai Passou?

à part ça, des banalités sur ce billet! dit: 19 février 2014 à 18 h 50 min

« le toucher du support » est tout à fait correct tkt…par contre on dit lecteur et liseuse ( objet pratique s’ il en est ) n’ existe qu’ au féminin

TKT dit: 19 février 2014 à 17 h 59 min

Quarto, pour les pauvres ?
La Pléiade, pour les autres ?
Dans une bibliothèque bien construite, il y a la place pour les deux éditions. Le propos de Clopine me semble donc, comme à l’habitude, fortement politisé (vadiou, que c’est dit avec tact !). C’est comme son histoire de cabas et de son premier sac acheté, passé la cinquantaine.
Pas sûr non plus, que les vraiment pauvres, trouvent la collection Quarto, si bon marché. Les livres de La Pléiade sont des beaux objets en soi, le papier bible permet un rapport prix et poids confortable. Pour un liseur, seul le texte compte. Si la qualité du verre ou du cristal, change le goût d’une boisson, idem la qualité de la porcelaine pour le thé, je ne pense pas que la qualité du papier change le texte. Cela ne fait changer que le toucher du support. C’est un presque-rien.

Pablo75 dit: 19 février 2014 à 17 h 47 min

@ U

« Il y a aussi des éditorialistes pompiers. « L’image des neiges immaculées de Sotchi que dévalent des skieurs émérites. Celle de la neige ensanglantée des barricades du Maidan »… (B-H L.) »

Oui, des pompiers pyromanes (regardez la Libye).

rose dit: 19 février 2014 à 17 h 33 min

ça va JC merci

ai trouvé ça chez Marc Jauniaux
Le dimanche en l’an 2000

B. VIAN

En l’an 2000 j’aurai quatre-vingt ans juste. Je serai bien vieux.

En général, je travaille le dimanche. J’espère que je ne travaillerai plus !

Il y aura à cette époque de meilleurs postes de radio, de meilleurs postes de télévision mais je ne les écouterai pas plus que maintenant. La technique sera plus avancée, mais les gens seront toujours aussi idiots.

On ne pourra plus circuler. Les voitures resteront dans les rues, les rats y éliront domicile et on ira se promener à pied.

On ira voir par exemple les courses de taureaux mécaniques avec des matadors robots. D’ailleurs, on pourra y envoyer le robot de service, ce qui évitera de se déranger. Ce sera alors le repos complet. Il faut dire qu’il y aura beaucoup plus d’asiles.

Tous les dimanches, on ira voir un parent ou un ami à l’asile, à moins qu’on y soit soi-même, auquel cas on attendra à son tour les visites dominicales.

Pendant ce temps, il y aura des gens qui vivront à la campagne, avec les vaches, les poulets, la rivière, des gens qui joueront de l’accordéon et s’amuseront localement à saigner le cochon ou à vendanger. Mais ceux-là seront bien tranquilles le dimanche. Personne ne viendra les déranger car plus aucune route ne passera par un village en l’an 2000 !

Ecrit vers 1950

bises

j’y vais j’y vais ; qu’ils voyent

rose dit: 19 février 2014 à 17 h 07 min

Je l’ai trouvé toute seule moctézuma. Mais bouguereau l’avait dit avant moi.
Prem’s bouguereau.

je fulmine je fulmine.
C’est bon je m’incline.

rose dit: 19 février 2014 à 17 h 04 min

Ah je suis très d’accord Sergio qu’ils sont un, ceux qui ont le pistolet chargé. Un et brutaux.

Bon j’y retourne.
Non je leur dirai pas couillotis. Pourtant, je le pense.

rose dit: 19 février 2014 à 17 h 01 min

Moctezuma

bon je retourne à ils voyent bien contre mon gré mais j’y retourne quand même.

J’leur dirai « dans l’opaque on voit rien couillotis ».

Sergio dit: 19 février 2014 à 17 h 01 min

bouguereau dit: 19 février 2014 à 16 h 52 min
dans un tunelle

Ha oui mais Brigue ou rien le Simplon ! L’Orient-express où rien que d’y être on y est…

rose dit: 19 février 2014 à 17 h 00 min

magnifique

nous sommes dans la’arbre.
Dans ceux qui creusent dans l’opaque j’ai trouvé Moctazuma
et l’effet Tyndall qui donne le bleu

dans ceux qui creusent dans le transparent il y a plus de branches croyé-je.
Dans ceux qui ont le pétard chargé ils sont monolithiques. Il sse subdiviseront mais plus tard. Quand ils auront levé les cartouches (on peut leur laisser le pétard encore un moment).

Je pense creuser dans le transparent mais ceux qui creusent dans l’opaque me fascinent je dois l’avouer – & j’ai honte.

u. dit: 19 février 2014 à 16 h 59 min

Il y a des poètes pompiers.
Il y a aussi des éditorialistes pompiers.

« L’image des neiges immaculées de Sotchi que dévalent des skieurs émérites
Celle de la neige ensanglantée des barricades du Maidan »… (B-H L.)

Par son style, ce type a le don de pourrir les meilleures causes.

Sergio dit: 19 février 2014 à 16 h 57 min

bouguereau dit: 19 février 2014 à 16 h 49 min
et ceux qui ont le pistolet chargé…
une poire a lavement vulcanisé a froid

A la limite ça pourrait faire verre de lampe comme dans le Finnegans, mais alors cradoque c’est rien de le dire… Opaque !

Phil dit: 19 février 2014 à 16 h 54 min

Bien vu, dame Clopine. Quarto est la pléiade du pauvre, a dit passoupline dans sa période dorée sur tranche. faut pas se formaliser, tkt est bien d’accord.

bouguereau dit: 19 février 2014 à 16 h 52 min

le violet épiscopal qui bavouille de la poire à lavements

c’est sergio qui taille dans l’opaque et pas qu’un peu..tellement qu’on croirait un combat de chais pas quoi dans un tunelle

Sergio dit: 19 février 2014 à 16 h 50 min

rose dit: 19 février 2014 à 16 h 37 min
Sergio dit: 19 février 2014 à 16 h 22 min
>Sergio

cela fait trois catégories.
Mais alors trois ?

On met à gauche du Seigneur ceux qui creusent, à droite ceux qui ont le pistolet chargé, et qui sont un. Si on veut on inverse nota bene. Mais il se passe le phénomène suivant, c’est que dans ceux qui creusent, il y a ceux qui le font dans l’opaque et ceux dans le transparent. Donc re deux catégories. Finalement chaque fois c’est deux, étant entendu que l’on se déplace… On vient d’inventer les mathématiques mobiles !

bouguereau dit: 19 février 2014 à 16 h 49 min

et ceux qui ont le pistolet chargé…

une poire a lavement vulcanisé a froid ou alors elle a été découpé dans des pneu a flanc blanc..est elle casher sur une couverture gallimard ?

rose dit: 19 février 2014 à 16 h 37 min

Sergio dit: 19 février 2014 à 16 h 22 min
>Sergio

cela fait trois catégories.
Damned.
Je vois l’embrouillamini qui se profile.
Trois !
Déjà deux…
Mais alors trois ?

rose dit: 19 février 2014 à 16 h 35 min

Le père lapidaire (pas le père forgeron non) dans Heimat coupe des tranches dans l’opaque.
Vous croyez que c’est une mince affaire ; ce ne l’est pas.

L'honneur perdu de Clopina Trouille. dit: 19 février 2014 à 16 h 26 min

Bé moi je l’ai, l’usage du monde, et les autres aussi, dans une édition « quarto gallimard » ma foi fort honnête. Nanananère ! Je trouve que Bouvier est l’anti-Chatwin (échec de lecture, ce dernier, il m’est tombé des mains au quatrième chapitre). Chez Chatwin, toutes les personnes rencontrées sont extraordinaires, baroques, exotiques… Chez Bouvier, c’est exactement l’inverse. Mon préféré, c’est son journal des îles d’Aran, où il a chopé une crève carabinée. Mais dans l’usage du monde, ah mon dieu, tout ce qu’il dit sur l’Iran, l’Afghanistan, l’azerbaïdjan etc est d’une lucidité sans faille, d’une humanité absolue. J’ai rêvé de partir passer l’hiver à Tabriz, c’est dire. Il faudrait tout citer…

Sergio dit: 19 février 2014 à 16 h 22 min

rose dit: 19 février 2014 à 16 h 06 min
me semble que tu creuses dans l’opaque

Ha ça c’est normal le monde se divise en deux catégories ceux qui creusent dans l’opaque ceux qui creusent dans le transparent et ceux qui ont le pistolet chargé…

Deneb dit: 19 février 2014 à 16 h 17 min

Pas terrible le tableau. On dirait un barbouillage d’étude de première année de Beaux-Arts. Et croyez-moi je m’y connais.

Phil dit: 19 février 2014 à 16 h 11 min

il y a l’histoire de ce criminel qui s’achetait une pléiade à chaque forfait. Le passage du boîtier tristounet gris cartonné au blanc glacé avec portrait tient compte de toutes les cibles (d’acheteurs).

bouguereau dit: 19 février 2014 à 15 h 58 min

gallimard a fait (formule copié d’autre éditeur souvent) de belle collection imagée..pour touriste..enfants..amateur d’art..mais le coeur est blanc et noir et iconoclaste à fond

renato dit: 19 février 2014 à 15 h 57 min

« et la poésie a servit surtout a éviter que ça se voit trop »

Je ne serais pas si catégorique, cela dépend beaucoup des lecteurs.

bouguereau dit: 19 février 2014 à 15 h 55 min

eh bien ça fait mal aux dents à ceux qui pratiquent la littérature à l’estomac.

bien dit..mais c’est le coup de l’image qui me semble être le trés gros morceau à avaler

bouguereau dit: 19 février 2014 à 15 h 52 min

t’es une bille rénato..ton absurde c’est la base de tous les empires..et la poésie a servit surtout a éviter que ça se voit trop..hurkurkurkurk

Phil dit: 19 février 2014 à 15 h 52 min

Bougreau, la pléiade a tendance à tirer la couverture à soi, comme la France à sa belle époque. Gallimard Gaston avait quelques doutes sur la viabilité de l’affaire, rapidement balayés par le « contemporain capital ».
Les romans de Gide..et Yourcenar sont parus sans appareil critique, comme disent les dentistes de l’édition. eh bien ça fait mal aux dents à ceux qui pratiquent la littérature à l’estomac.

renato dit: 19 février 2014 à 15 h 46 min

Enfin, bouguereau, à cette heure-ci il faut jeter dans l’estomac quelque chose qui puisse absorber les liquides…

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