de Pierre Assouline

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La République des livres
Le confinement est déjà archivé !

Le confinement est déjà archivé !

Déjà ? Oui, déjà, à chaud, les matériaux de l’histoire immédiate du Covid-19 sont archivés alors même que l’événement est encore en cours. A croire qu’on a peur de passer à côté de sa mémoire ou qu’elle pourrait nous échapper. Il est vrai que si l’histoire des épidémies est largement documentée, de même que celle de la quarantaine, ce n’est pas le cas de celle du déconfinement, quels que soient les noms par lesquels on le désignait dans le passé.

Spécialiste de l’histoire des épidémies et de l’immunologie, l’historienne et médecin Anne-Marie Moulin n’a guère trouvé d’analogies sur la manière dont se déroulait la fin des épidémies. Ou alors du côté des plans de démobilisation à l’issue d’une guerre, une vraie. Pourquoi les 40 000 morts français de la grippe dite de Hong-Kong (1968) n’ont–ils pas laissé de trace dans la mémoire collective vivante ? On les dirait effacés. Il a fallu que ressurgissent récemment les récits pestilentiels de Thucydide, Daniel Defoe et Albert Camus pour que le spectre hongkongais revienne nous visiter. Cette fois, pour documenter le confinement, tout le monde s’y met, les réseaux sociaux en témoignent.

L’association des archivistes français a relayé des appels à collectes de données (photos, vidéos, poèmes, dessins, journaux intimes etc) des services d’archives  municipales (Nantes, Lyon, Villeurbanne, Grenoble, Amiens, Avignon, Beaune, Orange, Saint-Etienne, Villeneuve d’Asq…), ou départementales (Mayenne, Aube, Val-de-Marne, Vosges, Yonne…). Ceux qui y participent répondent moins à un appel à témoins qu’à un « appel à acteurs ». Il ne leur est pas demandé pas de se faire historiens de l’instant mais de livrer leur expérience et leur ressenti, autant de traces appelées à devenir des documents. Les archivistes du Web français de la BnF s’y sont mis aussi en compilant nombre de documents en ligne en rapport avec le Covid-19.

A l’étranger aussi, de semblables projets se sont mis en place sans tarder, d’abord du côté des archivistes professionnels : en Belgique et aux Pays-Bas, ils ont lancé en commun « Archives de la quarantaine ». Quant au consortium international pour la préservation d’Internet (IIPC), il a collaboré avec le site Archive-it afin de collecter toutes les pages web évoquant le Covid-19 dans des journaux publiés dans une quinzaine de langues.

Parallèlement aux initiatives mises en place par des institutions, il en est d’autres, privées, qui ne manquent pas d’originalité. Le cas de « Mémoires du confinement » (collecte@aqlo.fr ) lancé par l’éditeur Edouard Boulon-Cluzel, co-responsable de la plateforme de collecte numérique AQLO, avec l’inspectrice générale des archives Sylvie Le Clech, qui coordonne un appel à récits. Ceux-ci seront un jour remis à l’Apa (Association pour l’autobiographie et le patrimoine autobiographique) et publiés, avec l’accord de leurs auteurs, sur la plateforme Aqlo. De leur côté, les deux journalistes à l’origine du podcast Confiné-e-s ? (confineespodcast@gmail.com) , qu’on peut écouter sur Instagram, ouvrent le micro à celles et ceux qui luttent en première ligne durant la crise sanitaire, soignants, employés, livreurs,  caissières…

Autant de voix et de paroles archivées aussitôt que diffusées. La palme de l’originalité revient à l’historien des émotions Hervé Mazurel (Université de Bourgogne) qui a entrepris, avec la complicité de la psychanalyste Elizabeth Serin, de se faire les archivistes des rêves de confinement (revesdeconfins@gmail.com). Passionné par les relations entre l’inconscient et l’histoire collective, il cherche à explorer au plus profond comment la psyché individuelle s’articule au social-historique. Il n’est certes pas le premier à se pencher sur l’interprétation sociologique des rêves, ou à les considérer comme un matériau historique à part entière. Mais il est probablement le seul, par le biais de ce site dédié, à archiver des récits de rêves de confinement et à prendre pour modèle pour modèle l’enquête de la journaliste Charlotte Beradt Rêver sous le IIIe Reich (Payot, 2002) : cette chronique de l’assujettissement de l’esprit public par un régime totalitaire, reposait sur l’analyse de quelque 300 rêves qu’elle avait recueillis auprès d’Allemands issus de différents milieux socio-professionnels pendant la période 1933-1939.

Des rues vides, des files d’attente devant des pharmacies et des boulangeries, un couvre-feu qui ne dit pas son nom… Ils se demandent tous déjà : mais qu’est-ce qui nous est arrivé ? alors que l’événement est encore inachevé. Tous d’ores et déjà convaincus d’œuvrer pour les historiens de demain et de participer à une vaste entreprise solidaire de sauvetage de voix marginales, négligées et le plus souvent destinées à être oubliées.

(Les photos de Marie Bovo sont actuellement exposées à la Fondation Henri Cartier-Bresson, jusqu’au 23 août)

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commentaires

479 Réponses pour Le confinement est déjà archivé !

Marc.Court dit: à

Pablo, je n’y peux rien si vos arguments assénés à grand renforts de percussions, sont intenables.
Tenez, pour changer un peu, quand le lis sous votre plume  » Tout le monde sait que l’Histoire du Bouddha est une légende », je trouve la ficelle un peu grosse, car ce tout le monde sait ne renvoie qu’à vous.
Il en est de meme lorsquer vous nous dites que, textes bibliques à l’appui (mais si faibles!) qu’ils prouvent que nous sommes visités. Visités par qui, par quoi? On ne sait pas, mais vous le savez, meme si ce confusionisme évoque plutôt un délire Scully-Mulderien!
Jazzi, sur Claude Elie ,il existe un livre un peu daté, le Messie de l’An XIII. J’ai lu attentivement cet article, et j’ai l’impression qu’on amalgame deux choses différentes, les Bonjouristes, dont le lien avec Elie pose problème,ledit messier étant très surveillé par la police impériale, et la Famille présente, retirée du monde dans les années de crise que constitue précisément la décennie de crise des années 1890. Nombreuses utopies fermées et parfois calamiteuses dont le point commun est de fuir Marianne III. Quelques unes sont connues,le calamiteux naufrage de Port-Breton, mais la liste reste à en dresser.
Maintenant, si l’on veut des auteurs sérieux en dehors de Paul Veyne,très opportunément rappelé par De Nota, il y a Bert Ehrmann , historien américain rigoureusement athée, et sa Construction du Christ. C’est autre chose que du Pablo ou du Sasseur habituel, je dirais version crotale. Et ses ouvrages, très accessibles, figurent dans ma Bibliothèque. Peut-être leur bibliographie est-elle trop americanocentrée (Ni Barth, ni Moltmann, ni quelques autres) mais on en sort pas idiot.
C’est la grace que je souhaite à certains exégètes de rencontre, et autres érudits de pacotille dont la tolérance est aussi robespierriste que l’est leur manie de mettre des étiquettes sur qui les contredit. (Paul Edel, et « moi -meme messieurs sans nulle vanité ».)
Votre Humble Serviteur.
MC

renato dit: à

« … je vis aux champs une vie que j’aime […], avec des vraies personnes… »

Des vraie personnes ?!

Clopine dit: à

Et Alii, je vais vous répondre le plus courtoisement possible, même si je sais que cela ne sert à rien.

Mon propos, sur la Rdl, était totu bonnement, à l’origine, de pouvoir converser autour de la littérature. J’ai déjà moult fois expliqué pourquoi : je vis aux champs une vie que j’aime (et de plus en plus), avec des vraies personnes auxquelles je suis pleinement attachée, et des activités qui se sont emballées depuis mon départ à la retraite : écriture de films documentaires, cuisines, activités syndicales et associatives dans le social et surtout l’écologie, amitiés diverses, etc.

Je n’ai donc absolument aucune motivation pour « exister » ici de manière compétitive, agressive, inamicale. Je ne suis pas dans les cercles littéraires parisiens, je ne convoite aucune place, aucun honneur, je ne cherche pas à me « caser » auprès d’un homme lambda, et je n’ai aucun intérêt particulier à défendre.

Si je viens ici, c’est que toute une partie de ma vie intellectuelle, celle qui tourne autour de la littérature, n’intéresse pas mes compagnons de route. Cette vie aux champs que j’assume pleinement et qui me nourrit particulièrement me laisse donc un peu « sur la faim ».

J’ajoute que j’écris, poussée par un besoin d’expression qui vient sans doute d’une enfance cahotée et d’une jeunesse difficile, et qu’ici, j’ai des lecteurs et des lectrices qui m’approuvent parfois. Ayant depuis longtemps compris que je n’ai pas le profil (Bourdieu parlerait de capital) nécessaire pour être éditée, mais confortée par l’intérêt constant que mes petits écrits rencontrent ici ou là, ma venue ici compense l’anonymat et la frustration que j’éprouve (de façon modérée toutefois, hein ! Je ne suis pas la championne de l’ambition, et les trompettes de la renommée sont depuis longtemps remisées dans un placard dont j’ai jeté la clé) quand je vois certains livres encensés, édités… Et que je sais que je n’y aurai pas droit.

Voilà le tableau, El Alii, pas besoin d’en peindre un autre. Et si je parle et commente plus souvent les femmes que les hommes ici, c’est que les femmes sont bien moins insultantes que les hommes, qu’elles ne parlent pas de sexe à tout bout de champ et qu’à mon sens, il faut le encourager à envahir la place. La Rdl, comme les autres secteurs de la société (et on ne comprendrait pas qu’il en fût autrement) recèle son lot de machisme, et pendant longtemps, non seulement nous étions très peu de filles à nous exprimer ici, mais encore la plupart le faisaient avec une extrême parcimonie et beaucoup de prudence. L’étau se desserre petit à petit, les filles prennent plus facilement la parole, tant mieux !

Je n’espère pas que vous me croirez, vous êtes très très douée pour échafauder les théories sur autrui les plus diverses, et les plus farfelues. Mais enfin, j’avoue que mon but premier, en venant ici, a été largement dévoyé. Les trolls, les Lucien Bergeret (qui consacre sur son blog un onglet à part entière sur moi, sobrement intitulé « ELLE »,vous vous rendez compte du délire ???) m’ont secouée, tant ils soulignaient mon illégitimité (pas de diplômes, pas d’entregent, pas de position, et une présence ici dans rien à défendre que mes pensées, opinions, admirations ou partages) et j’ai mis un point d’honneur à continuer d’exister ici, histoire de résister.

Et puis l’addiction est venue. Je ne suis pas la seule, là non plus, la Rdl est comme une petite drogue quotidienne… D’autant que les interventions des uns et des autres ici, même les plus enflées et emphatiques comme celle du pédant Marc Court, ont quand même le mérite d’être écrites en français relativement correct. Ce qui est soulageant, par rapport à ailleurs…

Je sais donc que c’est un voeu pieux, que vous continuerez à m’attribuer des buts cachés, des volontés sournoises, des motivations perverses, mais enfin, si vous pouviez simplement m’appréhender aussi simplement que ce que je suis, tout bonnement… sans aller chercher midi à quatorze heures…

Soupir.

(Et Alii va faire du sous-Lacan avec ma dernière expression, évidemment. C’est tout de même navrant, de voir les fêlures des vieux cerveaux.)

Bloom dit: à

Merveilleusement dit, DHH.
Je viens de perdre un de mes plus proches amis, qui échappa à l’extermination des juifs de Budapest et arriva en Australie à l’âge de 11 ans (avec les oreillons) où il fut placé dans une école pour handicapés mentaux…Il termina sa carrière universitaire comme Professeur à l’Université de Sydney, spécialiste reconnu de Shakespeare (son ouvrage sur Antoine & Cléopâtre est cité dans la Pléiade), puis devint chroniqueur littéraire du Sydney Morning Herald & traducteur de littérature française.
« A rootless cosmopolitan », comme il aimait à se définir avec un clin d’oeil, il se forgea dans l’adversité une vie emprunte de dignité, de courage et d’humanité, une conscience ouverte au monde.Un de ces Lamed Vav chers à Schawrz-Bart…

Soleil vert dit: à

Un tour à la librairie Le Divan … au milieu des salades dominicales du marché Convention.
 » – Monsieur Jadis de Blondin, vous avez ?
– Non
– Le vieux qui lisait des romans d’amour de Sepulveda ?
– Non »

Aller dans les librairies me fatigue

et alii dit: à

the German Egyptologist Rainer Hannig from the Roemer -und Pelizaeus Museum in Hildesheim, believes he has cracked the code to translating the work, and found the manuscript’s language to be based on Hebrew.

“Countless decipherment attempts were made,” Hannig writes in an article in German explaining his methodology. “A lot of languages were proposed, such as Latin, Czech, or amongst others Nahuatl (spoken by the Aztecs), just to name a few… The word-structure leaves only one possible explanation: the manuscript was not composed in an Indo-European language.”IN
https://www.theartnewspaper.com/news/has-yale-s-mysterious-voynich-manuscript-finally-been-deciphered?utm_source=The+Art+Newspaper+Newsletters&utm_campaign=ef927e5bdd-EMAIL_CAMPAIGN_2020_06_19_02_16&utm_medium=email&utm_term=0_c459f924d0-ef927e5bdd-43644573

Jazzi dit: à

de nota, j’ai le début d’une blague juive, mais il me manque la fin !

Jésus fait homme, sentant une forte pulsion en lui, celle de tuer son père et d’épouser sa mère, se rend au cabinet du docteur Freud à Vienne…

Jazzi dit: à

« Jazzi si tu as d’autres questions théologiques surtout n’hésite pas à me les poser, les autres c’est des nuls. »

Pourquoi Dieu le Père a envoyé en sacrifice son Fils pour le rachat des péchés des Hommes, hamlet, et pas sa Fille ?
(Fais gaffe à ce que tu dis, Clopine nous lit !)

Jazzi dit: à

« Jazzi, il faut absolument que tu lises le traité des reliques de Calvin »

Je l’ai rajouté dans ma liste, Chaloux…

Marie Sasseur dit: à

Si ça se trouve avant d’importer a Paris, des conflits exotiques, intercommunautaires, il a meme été sauvé par des cathos.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Zeev_Sternhell
Enfin comme réserviste de l’armée israélienne, je préfère Rika Zarai.

Marie Sasseur dit: à

Destin si emblématique de ces vies ashkenaz commencées ailleurs dans des famille aimantes et sécurisantes »
Un peu comme Polanski.

DHH, dit: à

@Bloom
belle et riche évocation de Zeev Sternhell que j’ai eu la chance , vous aussi peut-être, d’ecouter il y a quelques années au mahj dans un dialogue avec Finkielkraut
Destin si emblématique de ces vies ashkenaz commencées ailleurs dans des famille aimantes et sécurisantes , puis saccagéees par la Schoah,plus tard ballotéees à la recherche d’une patrie, et réémergeant du deracinement et de la detresse par une splendide résilience

hamlet dit: à

« Au  fil  des fouilles »

les fouilles ça c’est un truc important dans les religions.

à Rome, le Pape, le Vatican… même que c’est de là que vient l’expression « s’en mettre plein les fouilles ».

Chaloux dit: à

Jazzi, il faut absolument que tu lises le traité des reliques de Calvin, Folio. Tu en apprendras beaucoup sur le prépuce de Jésus!

hamlet dit: à

Pablo ! alors vous nous les avez trouvées ces preuves scientifiques pour l’astrologie ?

et aussi les preuves scientifiques de vos trucs ésotériques que vous présentez dans votre salon Marjolaine.

faut se magner mon Pablo : on attend…

dommage que je les collectionne pas vos perles, je pourrais vendre des colliers sur ebay.

hamlet dit: à

Jazzi dit: « ça c’est pertinent : la persuasion. »

Dans la longue liste des messies apparus à l’époque, pourquoi seul Jésus s’est-il révélé le plus persuasif, hamlet ?
 »

pour plein de raisons !

d’abord le staff : c’est comme au foot il y a des équipes qui gagnent, et des équipes qui perdent.

Jésus a eu dans son équipe un gardien du but génial : Saint Paul ! c’est lui qui a tout fait ! il a trouvé l’argument choc pour vendre Jésus.

c’est quoi cet argument choc ? l’AMOUR !

Jazzi, mon amour, je ne vais pas te parler encore d’amour car tu sais la nature des sentiments que j’éprouve pour toi, mais l’amour Jazzi ! toi qui va au cinéma, c’est le truc le plus vendeur qui soit !

l’amour du prochain, ça c’est un peu nul, mais l’amour de Dieu, un Dieu qui t’aime tellement qu’il te pardonne tout tes bêtises, même ton père il te met une rouste si tu piques des bonbons chez l’épicier, alors que Dieu lui il te pardonne !

et l’autre truc qui lui donner l’avantage sur les autres c’est que lui il marchait sur l’eau, et même pas pour se la péter. Les autres ont voulu faire comme lui pour montrer au public qu’ils n’étaient pas des manches : ils ont tous couler !

Jazzi si tu as d’autres questions théologiques surtout n’hésite pas à me les poser, les autres c’est des nuls.

Pablo75 dit: à

Je connais par coeur le si beau thème du premier mouvement de cette Première Symphonie de Kalinnikov (à 1 min 06), sans savoir pourquoi, parce que c’est un compositeur que je n’ai jamais écouté volontairement. Je n’arrive pas à savoir si c’est la musique d’un programme de radio (de Radio Classique?) ou de TV. Quelqu’un le connait aussi sans savoir pourquoi?

et alii dit: à

Domrémyfasollasido !z……ut!

Pablo75 dit: à

@ Chaloux

Personne sait ce qui s’est passé pendant des siècles dans les monastères chrétiens – et en dehors… Moi la seule chose claire que je sais ce qu’il faut se méfier de beaucoup de textes anciens, surtout de ceux qui touchent de près ou de loin au christianisme.

Et que beaucoup d’autres textes ont disparu, pour des raisons diverses. Certains se trouvent bien cachés dans des archives, comme ceux du Vatican. On se demande pourquoi… Comme on se demande pourquoi les Manuscrits de la Mer Morte ne sont toujours pas publiés intégralement.

Jazzi dit: à

« Pourquoi l’archéologie chrétienne est-elle importante ? »

« Réponse : L’archéologie chrétienne est la science qui étudie les cultures anciennes ayant marqué le christianisme et le judaïsme, ainsi que les cultures juive et chrétienne elles-mêmes. Les archéologues chrétiens cherchent non seulement à faire de nouvelles découvertes sur le passé, mais aussi à valider ce que nous savons déjà et à mieux comprendre les us et coutumes des peuples de la Bible.

Le texte biblique, ainsi que d’autres sources écrites, sont les principaux éléments d’information dont nous disposions sur l’histoire des anciens peuples bibliques, mais ces écrits seuls laissent beaucoup de questions sans réponse. C’est là qu’interviennent les archéologues chrétiens, afin de compléter l’aperçu partiel du récit biblique. Des fouilles faites dans d’anciennes décharges publiques et des villes abandonnées ont permis de découvrir toutes sortes d’indices sur le passé. Le but de l’archéologie chrétienne est de vérifier les vérités essentielles de l’Ancien et du Nouveau Testament par la découverte de vestiges matériels des peuples anciens.

L’archéologie chrétienne n’est devenue une discipline scientifique qu’à partir du XIXº Siècle. Ses fondements ont été posés par des hommes tels que Johann Jahn, Edward Robinson et Sir Flinders Petrie. William F. Albright est devenu la figure dominante du XXº Siècle. C’est lui qui a introduit l’archéologie chrétienne dans les débats sur les origines et la fiabilité des récits bibliques. Albright et ses étudiants sont à l’origine de la plus grande partie des preuves physiques des événements historiques décrits dans la Bible. Il semble cependant aujourd’hui y avoir autant d’archéologues qui cherchent à réfuter la Bible qu’à prouver sa véracité.

Il n’est plus besoin d’aller très loin pour rencontrer de nouvelles attaques lancées par la société laïque contre le christianisme. Un bon exemple est la plus grande partie des programmes émis sur « Discovery Channel », comme le « Da Vinci Code». D’autres s’attaquent à l’historicité de Christ. Un de ces programmes, écrit par James Cameron, a soutenu que le tombeau et le cercueil de Jésus avaient été retrouvés, cette « découverte » étant la preuve qu’il n’était pas ressuscité. Ce que ce programme a oublié de dire, c’est que ce cercueil avait été découvert plusieurs années auparavant et qu’il avait déjà été prouvé qu’il ne s’agissait pas de celui de Jésus-Christ, grâce au travail ardu d’archéologues chrétiens.

Les découvertes archéologiques constituent la meilleure source d’informations physiques sur la vie et l’époque des anciennes civilisations. En appliquant les méthodes scientifiques appropriées aux fouilles sur des sites anciens, des informations émergent qui nous permettent de mieux comprendre les civilisations anciennes et leurs cultures, ainsi que des preuves de la validité du texte biblique. Un enregistrement systématique de ces découvertes, communiqué aux experts du monde entier, nous donne les informations les plus complètes possibles sur la vie des hommes à l’époque biblique. L’archéologie chrétienne n’est qu’un des outils que les érudits peuvent employer pour présenter une défense plus étayée du récit biblique et de l’Évangile de Jésus-Christ. Souvent, quand nous témoignons de notre foi, on nous demande comment nous savons que la Bible est vraie. Une des réponses que nous pouvons donner est que les travaux des archéologues chrétiens ont permis de confirmer beaucoup de faits qui y sont contenus. »

et alii dit: à

évidemment créature de « hugonfray »

Pablo75 dit: à

La question de l’existence du Christ n’est pas passionnante.
Vanina dit:

Pour toi…

Chaloux dit: à

Pablo, tu crois qu’on aurait fait disparaître les textes des juifs proclamant que Jésus n’a pas existé?

(@Vanina. Touché. Coulé.)

Pablo75 dit: à

Un compositeur (ami de Tchaïkovski) qui mériterait d’être plus connu:

Vasily Kalinnikov (1866-1901, mort de tuberculose à 35 ans moins 2 jours)

Sa belle Symphony no. 1 (1894-1895), écrite avec moins de 30 ans et qui a eu du succès en Europe avant d’être oubliée.

USSR State Symphony Orchestra Dir.Theodore Kuchar
https://www.youtube.com/watch?v=TVakXOkE2G4

Jazzi dit: à

« La question de l’existence du Christ n’est pas passionante »

Et celle de Jeanne d’Arc non plus , vanina ?

et alii dit: à

il me semble que le propos de Clopine sur la RDL est de dominer et d’avoir le leadership , en priorité sur les femmes et par tous moyens, toutes séductions ; en attaquant et contestant ceux et celles qui ont une audience , presse radio, et en cherchant à s’approprier des « outils » qui lui permettent d’y parvenir;je ne crois pas qu’elle ait d’autres affects particuliers à l’égard de ces personnes qui selon elle, « ont » une singularité;et ce n’est pas elle qui fait connaître des femmes assez remarquables pour s’être accomplies dans une oeuvre,comme S Laugier, F.Héritier, pour des françaises en sciences humaines, ou M.Nussbaum;
serait-elle déterminée comme une créature de Hugo?

Marie Sasseur dit: à

« La question de l’existence du Christ n’est pas passionante. Ce qui est de toute importance, c’est la foie et l’espoir qui se lèvent de nos prières. »
Dit « Vanina si tu m’oublies.  »

On cause de l’existence de Jesus, parler de l’existence du Christ c’est déjà donner corps au mythe.
Ce qui est important ?
C’est le message, plus que le messager.

Vanina dit: à

Vanina dit

Une communauté polonaise juive donna à un coréligionaire le travail de veiller à la venue du Sauveur. On lui demanda s’il était heureux de son état. Oui, on ne me donne pas grande chose, mais c’est un boulot avec un bel avenir.

Anecdote relatée par I.B.Singer

La question de l’existence du Christ n’est pas passionante. Ce qui est de toute importance, c’est la foie et l’espoir qui se lèvent de nos prières.

Une fraternelle pensée à Chaloux, ma famille n’est jamais perdue, elle revient tous les jours dans mes souvenirs.

Pablo75 dit: à

Il y a beaucoup moins de traces de l’existence du Bouddha que de celle de Jésus et pourtant je ne mets pas en doute son existence a priori.
closer dit:

Tu devrais t’informer un peu mieux. Tout le monde sait que l’existence du Bouddha est une légende.

Comment une poignée de va-nu-pieds juifs du premier siècle auraient pu défier les prêtres de leur religion et Rome, supporter les moqueries et les humiliations, parfois le martyr pour quelqu’un qu’ils prétendaient avoir vu mais qui n’aurait jamais existé, alors que les témoins des événements étaient encore quasiment tous vivants?
closer dit:

Mais qui t’a dit que cela est vrai? Les historiens romains dont les livres ont été copiés par les moines chrétiens?

Toi tu dois croire encore à la légende noire de Neron, non?

Je l’impression qu’en plus d’un peu trop catho tu es vraiment naïf (les deux iraient ensemble que ça ne m’étonnerait pas).

Pablo75 dit: à

en plus le Christ il sert à quoi ? quel argument a permis de le vendre aux païens ?
hamlet dit:

Pétomane, avant de délirer (monologuant tout seul comme un fou) sur le Christ, lis René Girard (regarde sur Wikipédia qui il est, parce que visiblement tu n’as jamais entendu parler de lui).

À part ça, c’est quand que tu vas te rendre compte que personne ici veut rentrer dans tes délires et discuter avec toi? Tu ne vois pas qu’à force de dire des conneries gigantesques et de pondre des tonnes de Perles tu es complétement grillé? Comme Blabla Winderganger, tu devrais changer de blog et aller réveiller chez Paul Edel les commentateurs qu’y sommeillent (et qui font fuir même le propriétaire des lieux, qui doit, le pauvre, venir s’amuser ici).

Chaloux dit: à

« Propos caricaturaux » d’une caricature : tout se tient.

Pablo75 dit: à

On n’est pas plus intelligent quand on mobilise les grandes orgues, la Kabbale, l’Astrologie, pour prouver que nous sommes visités de tous temps par des êtres d »autres planètes. ça , c’est du mauvais Danneken !-l’homme qui distinguait des astronautes sur les bas-reliefs mayas, entre autres. Il faut le comprendre, c’était son fonds de commerce.
Marc Court dit:

Court est encore plus Con que Pédant. C’est dire…

Des centaines archéologues – dont beaucoup universitaires – qui s’occupent de ce thème depuis presque un siècle, le seul qu’il connait (parce qu’il a lu un article sur lui dans La Croix il y a 60 ans), c’est Daniken, le moins sérieux, comme par hasard. Et il le connaît si bien qu’il ne sait même pas écrire son nom !).

Après une telle introduction, d’une telle bêtise, pas la peine de lire le reste.

Court est vraiment naïf: il essaie de cacher son ignorance avec de la pédanterie et il croit que ça ne se voit pas. Il est l’exemple parfait de ce que l’université française donne de pire: un rat de bibliothèque croisé avec une grenouille de bénitier…

closer dit: à

Disons « propos caricaturaux » si vous préférez. Mais je pense que vous haïssez mon cher Finky, au vu de la plupart de vos commentaires à son sujet. Comment expliquer votre incompréhension/déformation systématique de tous ses propos? Je n’ai que le choix entre la bêtise, la haine, l’aveuglement, une répulsion quasi physique? Une combinaison de ces ingrédients? Quoi d’autre?

Bloom dit: à

Pour saluer Zeev Sternhell
Le Monde
Plongé dans les livres et les archives, l’historien israélien Zeev Sternhell, mort à Jérusalem le dimanche 21 juin, à l’âge de 85 ans, a aussi été un combattant, au sens le plus littéral du terme, un « mentsch », disaient ses amis, en yiddish : homme de valeur et d’exception. Sa femme, Ziva Sternhell, historienne de l’architecture, compagne intellectuelle de son existence et mère de ses deux filles, Tali et Yaël, l’appelait avec tendresse « Alexandre le bienheureux », résumant l’esprit qui animait ce caractère trempé mais bon vivant, fuyant les souvenirs trop lourds portés par le passé, parce qu’il refusait qu’ils entament sa foi inébranlable dans les Lumières et le progrès, en dépit des modes. Cette allusion à un film d’Yves Robert, dans la veine soixante-huitarde, rendait bien son optimisme communicatif, renforcé par sa haute taille, un regard serein et légèrement amusé, l’accent provençal qui teintait son français – sa principale langue écrite qu’il parlait couramment (tout comme des pointes d’intonations polonaises habitaient son hébreu) – mais également l’attachement indéfectible à une France qui ne lui offrit ni poste ni citoyenneté en retour.

Parallèlement à sa carrière universitaire internationale, Zeev Sternhell était officier réserviste dans l’armée israélienne et, à ce titre, il a participé à toutes les guerres menées par l’Etat juif, depuis la première conquête du Sinaï, « Suez », en 1956, jusqu’au Liban, en 1982. A peine installé à Oxford pour une année sabbatique, en 1973, il se porte volontaire sitôt appris le déclenchement de la guerre du Kippour. Il confiait sans hésitation « avoir la chose militaire dans le sang ». Cette passion-là ne l’a pas empêché de contribuer activement à la fondation de La Paix maintenant (Shalom Akhchav), en 1978, ni de s’opposer, avec la même vigueur, à l’occupation et à la colonisation des territoires conquis pendant la guerre des Six-Jours – où il a retrouvé le champ de bataille du Sinaï.

Son militantisme pacifiste lui a valu, en 2008, d’être visé par un attentat perpétré à son domicile par un colon, dont il n’a échappé que par miracle, l’année même où on lui décernait le prix d’Israël pour ses travaux de sciences politiques. Il défendait avec une ardeur quasi guerrière ses positions historiographiques, cette fois usant d’arguments, mais sans jamais craindre de se faire des ennemis, dès lors qu’il s’attaquait aux personnages les plus intouchables ou à des collègues hostiles, détestant par-dessus tout la médiocrité ou le copinage.

Avec la même constance, il a dénoncé dans d’innombrables tribunes publiées par le quotidien israélien libéral de gauche Haaretz ou dans la presse mondiale – Le Monde entre autres – les dérives de la politique israélienne. Pas question pour lui de double discours. Il soutenait sans sourciller la même opinion face à un public de compatriotes, fût-ce face à des salles houleuses, ou à l’étranger. Il fustigeait le déni des droits des Palestiniens, les atteintes à la liberté subies par les Arabes d’Israël, objet d’un quasi-consensus des partis au pouvoir. Cosmopolite (« Culturellement, je pourrais vivre à Paris ou à New York, lançait-il un brin provoquant. Je m’y sens à l’aise »), athée, il s’affirmait « archisioniste ». Car la colonisation mettait en danger le sionisme d’un Etat dont la seule légitimité était d’ordre politique (un coin de terre où les juifs pouvaient être en majorité tout en respectant les droits et l’égalité des minorités) et non culturel ou religieux. Les vrais « postsionistes » se trouvaient, selon lui, à droite, car à terme l’annexion des territoires palestiniens ne pouvait avoir comme conséquence qu’un Etat binational ou d’« apartheid ».
Fidèle à la « vieille gauche » sociale et socialiste

Mais, contrairement à plusieurs de ses pairs, Zeev Sternhell n’a pas quitté Israël, repoussant les offres des plus prestigieuses universités. Il avait fait le choix, à 16 ans, en 1951, d’y habiter, et ne voyait aucune raison de ne pas s’y tenir, leur répondait-il. Quand, au tournant des années 1970-1980, la droite nationaliste, conduite par Menahem Begin, arrive au pouvoir, il est tenté par l’action politique et veut rénover le Parti travailliste. Mais, alors qu’on lui propose un rôle concret, il séjourne à Princeton (Etats-Unis), et opte définitivement pour l’étude.

Fidèle à la « vieille gauche » sociale et socialiste, méfiant à l’égard des évolutions de celle-ci vers le multiculturalisme, il veut agir par l’écrit et l’érudition. « Ce sont les idées qui mènent le monde », aimait-il à répéter afin de justifier cette décision. Le décalage entre l’utopie sioniste et la réalité israélienne lui a inspiré un livre sans concession sur les prémices idéologiques de l’Etat juif, le seul rédigé en hébreu : Aux origines d’Israël. Entre nationalisme et socialisme (Folio « Histoire », 2004). Zeev Sternhell habitait à l’ouest de Jérusalem, non loin d’un champ de bataille que les Israéliens ont failli perdre contre la Légion arabe, en 1948, et qu’il montrait volontiers à ses visiteurs. Façon, peut-être, de leur faire toucher du doigt la fragilité de tout enracinement, de toute victoire…

Longtemps, sa fermeté s’est accompagnée d’une grande pudeur sur tout ce qui le concernait. Il en a dévoilé une des clés tardivement, puis plus longuement au début des années 2000 et enfin dans une biographie dialoguée, Histoire et Lumières (Albin Michel, 2014). L’historien livrait enfin ses souvenirs d’enfance et de jeunesse, son itinéraire personnel d’orphelin de la Shoah. Alors qu’on s’en prenait à lui pour avoir mis en évidence les origines et l’existence d’un fascisme français, alors que l’école française de sciences politiques considérait que la France avait été immunisée contre ce phénomène, lui s’étonnait qu’on lui attribue l’intention de régler des comptes avec la France. Bien loin d’avoir aucun contentieux avec elle, il l’a érigée en modèle indépassable (« les Lumières franco-kantiennes ») et en exemple à suivre, notamment en matière de laïcité.

Tel était moins le cas de la Pologne, son pays natal. Dans la ville moyenne de Przemysl, en Galicie, où il voit le jour le 10 avril 1935, un tiers des habitants sont juifs. Sa famille appartient à une bourgeoisie en cours d’assimilation, polonophone et sioniste. Ses premières années, qu’il jugeait heureuses, ne s’en sont pas moins déroulées sur fond d’antisémitisme, dans l’ambiance d’illusion et de déréliction si bien décrite par l’écrivain et Prix Nobel de littérature israélien Samuel-Joseph Agnon, dans son Hôte de passage (Albin Michel, 1992).

Les occupations soviétique, en 1940, puis allemande, en 1941, précipitent le monde de son enfance dans le chaos. Son père, mobilisé dans l’armée polonaise, meurt tout au début de la guerre. Enfermé dans le ghetto avec sa mère et sa sœur, qui seront assassinées au camp d’extermination de Belzec, le garçonnet a sous ses yeux le spectacle des chasses à l’homme qu’entraînent les diverses « actions » allemandes, liquidant progressivement la population juive. Confié en 1942 à un oncle qui réussit à gagner Lwow (Lviv), il partage la vie clandestine des siens, faisant mine d’être des réfugiés, fervents catholiques, dans une banlieue ouvrière, grâce à la protection d’un officier polonais, le capitaine Menzel. Il survit de justesse à un bombardement meurtrier.

En 1944, l’arrivée de l’armée soviétique met fin à la terreur mais pas aux tribulations de l’enfant déjà mûr, déjà passionné de politique. Il échappe au rideau de fer, grâce à un convoi de regroupement familial vers la France, en 1946, où sa tante parvient à l’intégrer. Il débarque alors, à Avignon, chez un autre oncle, dentiste de son état et ancien résistant. Cette étape, bien que n’ayant duré que quatre ans et demi, le marque pour la vie. Grâce à un instituteur zélé et compréhensif, il acquiert rapidement le français et parvient à entrer en sixième classique, au lycée Frédéric-Mistral. Malgré l’atmosphère un peu étriquée d’Avignon à cette époque, avant la création du Festival, en 1947, et un pénible séjour dans un internat de Valence, Zeev Sternhell n’a cessé d’exprimer son admiration pour notre système d’éducation, l’universalisme et la laïcité à la française que ses amis lui ont reproché parfois, gentiment, d’idéaliser. L’épisode de Vichy tout proche était entouré d’un silence qui ne sera brisé que bien plus tard. L’adolescent se satisfait de ne rencontrer enfin ni antisémitisme, ni exclusion ni ségrégation religieuse.
Sa mésentente avec son oncle, mais aussi l’exaltation que produit dans une diaspora meurtrie la création d’Israël (1948), expliquent son départ, en 1951. Après un passage à l’école agricole de Magdiel puis au kibboutz Ousha en Galilée, une somme d’argent inopinée, déposée par un frère de son père, lui permet d’achever ses études plutôt que de s’engouffrer dans l’armée de métier, sort des jeunes désargentés. Lui sera historien, à l’université hébraïque de Jérusalem, où, dès 1960-1961, il occupe la fonction d’assistant. La réalité provinciale de Jérusalem expose paradoxalement les jeunes intellectuels à toutes les influences du grand monde. Hannah Arendt, Ernst Nolte, Isaiah Berlin (qu’il critiquera sans ménagement) passent par là, et les universités anglaises ou américaines sont déjà des appels d’air difficiles à repousser.
Pourtant, à 29 ans, c’est Paris, son Institut d’études politique de la rue Saint-Guillaume, et une bourse bien moins attractive que celle des Américains ou des Anglais, que Zeev Sternhell choisit afin de travailler à un sujet de thèse insolite, sous la direction de Jean Touchard (1918-1971) : l’écrivain nationaliste et antidreyfusard Maurice Barrès (1862-1923), sujet de son premier livre, Maurice Barrès et le nationalisme français (Armand Colin, 1972). Une intuition le guide. Celle de ne pas appréhender le phénomène du fascisme seulement sous ses formes paroxystiques, l’Allemagne nazie ou l’Italie de Mussolini, mais comme une vague de fond, un mouvement social, politique et intellectuel global de contestation de la modernité démocratique dont les sources sont fort anciennes. Les élites y ont adhéré plus qu’on ne le croit et la France, à la Belle Epoque, en a été le laboratoire. Zeev Sternhell systématise et documente minutieusement cette conception dans tous ses ouvrages, depuis La Droite révolutionnaire (Seuil, 1978) jusqu’aux Anti-Lumières : du XVIIIe siècle à la guerre froide (Fayard, 2006).
Or cette thèse heurte de front une doctrine dominante dans l’historiographie française, celle de René Rémond, son ami, pourtant, malgré leurs divergences. Celle-ci ne voulait voir dans notre pays que trois droites, héritées du XIXe siècle : orléaniste, légitimiste et bonapartiste (Les Droites en France, Aubier, 1954). Pas de place pour un fascisme tricolore, donc. Sternhell traque au contraire, textes à l’appui, l’ombre du fascisme dans des cercles intellectuels français jusque-là insoupçonnables, Esprit, avec son fondateur, Emmanuel Mounier, ou les Croix-de-Feu du colonel de La Rocque (où d’autres voyaient des gaullistes avant la lettre). Pour bien des élèves de René Rémond, la charge est trop forte ou touche un nerf. La réception de ses travaux va désormais se nimber d’une atmosphère de polémiques qui culmine en 1983, avec Ni Droite ni gauche (Folio « Histoire », 2012), au Palais de justice de Paris, Raymond Aron étant venu témoigner en faveur de Bertrand de Jouvenel, accusé par Sternhell d’être un panégyriste d’Hitler, reconverti après la guerre dans l’anticommunisme culturel.
Récusant toute assimilation du nazisme et du communisme, quoique ayant lui-même subi la violence des deux régimes, méfiant vis-à-vis de la notion fourre-tout de totalitarisme – malgré son amitié pour l’historien François Furet –, Zeev Sternhell caressait l’idée, dans les dernières années, de consacrer une étude à la « pensée de guerre froide » et aux sources du néoconservatisme américain. La mort l’en a empêché. Sa force lui donnait l’apparence d’être inattaquable. Reste son œuvre considérable, qui, elle, continuera de « tenir la position », à sa place.

Jazzi dit: à

« ça c’est pertinent : la persuasion. »

Dans la longue liste des messies apparus à l’époque, pourquoi seul Jésus s’est-il révélé le plus persuasif, hamlet ?

Jazzi dit: à

Ménagez-vous les uns les autres, c’est l’été et la canicule est annoncée !

hamlet dit: à

« Constantin est persuadé que le Dieu unique lui a accordé la victoire. Il s’est fait chrétien, profondément et sincèrement. »

et voilà ! ça c’est pertinent : la persuasion.

comme celui qui est persuadé que l’astrologie ou des trucs ésotérique ça marche, c’est la persuasion qui fait la vérité des choses : le Christ a existé parce que je suis persuadé don existence.

persuadé que Jésus lui a donné la victoire : il n’y a que ses généraux qui se sont décarcassés à mettre en place une stratégie militaire qui peuvent avoir les boules, sinon c’est top !

Chaloux dit: à

En d’autres termes, ce que l’un chie, l’autre le mange.

Clopine dit: à

Closer, propos « haineux »

????

Où voyez-vous de la haine dans ce que j’ai écrit, franchement !!!

ON peut me reprocher de me moquer de ce vieux réactionnaire, certes… Mais si vous employez le mot « haine » pour décrire mon intervention, grands dieux, cela décrédibilise votre manière de lire : et le préjugé tombe de votre côté, pas du mien.

Chaloux dit: à

… Viscosa manducavit…

Chaloux dit: à

« Késako »?

Toujours la même chose. Assoulinus defecavit.

Jazzi dit: à

« CDBF du CdF »

Késako, JJJ ?

Chaloux dit: à

nazillon

L’impuissance comique finit toujours au même endroit.
Pauvre Gigi, pauvre visqueuse…

et alii dit: à

phileas était aussi un alphonse!

Janssen J-J dit: à

HHH !

HHHhH ?… dans la tête du nazillon ricaneur de service, un appel venu des tréfonds de son CDBF du CdF. Aidez-le !… Ce jour va être long et sa collection d’Harlequins commence à diminuer sérieux. Le flippe un max.

renato dit: à

Composition religieuse de l’armée bien à part, il y deux faits dont Veyne, il me semble, ne tient pas compte :
— les Romains cherchaient déjà un culte qui puisse substituer le culte de l’empereur ;
— les chrétiens, de par leur mode de vie, épargnaient beaucoup donc ils pouvaient prêter les fortes sommes d’argent dont l’empereur avait besoin pour couvrir les frais de l’empire.

closer dit: à

Je parle des témoins du procès et de la crucifixion bien sûr…

Chaloux dit: à

@DENOTA

Il faut peut-être aussi lire le petit livre écrit par Marie-Françoise Baslez pour répondre à Paul Veyne. Indépendamment de l’admiration qu’on porte à l’oeuvre de Paul Veyne, évidemment.

hamlet dit: à

ça rappelle Onfray et son traité d’athéologie : le christianisme c’est faux parce qu’il est prouvé que Jésus n’a jamais existé !

Michel Onfray dans toute sa splendeur !

il a juste oublié d’aller demander aux hindouistes si Vishnou et Shiva ont existé, ou aux bouddhistes si Bouddha a existé et aux musulmans si Mahomet a existé.

des travaux scientifiques menés pas de brillants archéologues viennent de prouver que Bouddha n’a jamais existé… wow génial !

et alii dit: à

Poète symboliste à ses débuts, Philéas Lebesgue écrit en vers traditionnels mais aussi en vers libres. Il « écrivait une poésie à la versification traditionnelle ou libérée, évoquant souvent les paysages de son pays de Bray1. » Il a également écrit des poèmes sur l’aviation, la ville moderne et le machinisme agricole.
page wiki
les erdélien-ne-s ne pensent pas entre les langues

de nota dit: à

« Comment et pourquoi l’Empire romain païen est-il devenu chrétien ? A cette question complexe, Paul Veyne apporte une réponse simple et qui surprendra : parce que tel a été le bon plaisir de Constantin ! Un caprice en somme, mais le caprice d’un puissant a d’autres conséquences que celui d’un homme ordinaire. Et un caprice dicté par la piété : depuis la bataille du pont Milvius, le 28 octobre 312, Constantin est persuadé que le Dieu unique lui a accordé la victoire. Il s’est fait chrétien, profondément et sincèrement. Et il ne doute pas de la supériorité de cette vérité sur le paganisme majoritaire. Nul calcul politique, nulle idéologie ne l’habitent : après tout, 90 % des habitants de l’empire sont alors païens, et il faut avoir une foi à toute épreuve pour aller ainsi à contre-courant, même pour un empereur. Mais Constantin, estime Paul Veyne, est un révolutionnaire, un vrai.

La thèse suscitera des réactions, mais, comme chaque livre de Paul Veyne, celui-ci a le mérite de revenir à la source, de nous remettre sous les yeux l’évidence des faits et de démasquer les faux-semblants. Bien loin de penser que le christianisme s’inscrit dans une évolution logique de la pensée religieuse, ou, pire, correspond à une attente inéluctable de la société, Veyne insiste au contraire sur son absolue nouveauté. Religion d’amour où la morale prime le rite, le christianisme invite le fidèle à se demander si Dieu est content de lui, alors que les païens mesuraient les honneurs rendus à leurs dieux au prorata de la satisfaction qu’ils leur accordaient : n’avait-on pas vu des fidèles mécontents renverser des statues ou lapider des temples, comme, aujourd’hui, l’on manifeste devant un ministère ou une ambassade étrangère ? Tandis que les cultes dits orientaux (on dira plutôt les cultes du salut) ne sont que de banals cultes païens teintés d’un peu d’Orient, le christianisme instaure une coupure radicale. Inutile, donc, d’invoquer un « état de la société » propice à cette évolution. Cette conception religieuse nouvelle a tout à coup la chance, après trois siècles d’indifférence ou de méfiance (car la persécution est restée rare), de bénéficier du coup de pouce qui change tout : le soutien officiel de l’homme le plus puissant de l’empire !

BASCULEMENT DU MONDE

Car, sans la volonté de Constantin, la christianisation aurait bien pu ne pas avoir lieu. Le choix personnel de Constantin provoque un basculement du monde : alors qu’en 312 le christianisme est toléré, en 324 c’est le paganisme qui se trouve dans cette position incertaine. Pourtant le prince ne contraint personne et refuse les conversions forcées… Basculement de l’empire, mais aussi basculement de l’Eglise, qui s’est fondée et développée en dehors du pouvoir impérial, et dont la solidité contribue au succès de l’entreprise constantinienne. Mais l’Eglise pose problème à l’empereur, car comment celui-ci peut-il tolérer un rival ? Dès 313, le ton fut donné, lorsque l’empereur intervint personnellement dans une crise interne à l’Eglise, la crise donatiste. Il se posait d’emblée comme un interlocuteur d’égal à égal avec les évêques, ses « frères », et s’offrait comme le bras exécutif de leurs décisions.

Ce changement révolutionnaire opéré dès 312, il n’en reste pas moins que le siècle entier reste incertain. Ce que le caprice d’un prince avait voulu, le caprice d’un autre pouvait le défaire : Julien l’Apostat (361-363) l’a tenté, mais sa mort prématurée a ruiné l’entreprise. Et peut-être était-il trop tard, car, en un demi-siècle, le nombre des chrétiens, par conviction, par intérêt ou par lassitude, s’était considérablement accru. Lorsque le chef germain Arbogast, païen, tenta d’opposer l’usurpateur Eugène au très chrétien Théodose, on put croire un instant, en Occident, dans les années 392-393, revenu le beau temps du paganisme. Théodose ne pouvait faire moins que de riposter en interdisant toute pratique païenne. La défaite d’Eugène à la bataille de la Rivière Froide (6 septembre 394) mit un terme à cette ultime tentative de restauration. Désormais, le champ fut libre pour entreprendre la christianisation en profondeur de la société. Deux ou trois siècles plus tard, il n’est pas sûr que la tâche ait été achevée, et ce qui avait été acquis l’avait davantage été par le poids du conformisme que par une adhésion réfléchie.

Résumer les thèses de Veyne, c’est priver le lecteur d’un foisonnement, d’une liberté de ton inimitable. Car, au-delà du fil directeur qu’indique le titre du livre, Veyne aborde cent questions : l’essence du sentiment religieux, la nature de l’antisémitisme chrétien comparé à l’antijudaïsme païen (quand le païen reprochait au juif d’être autre, le chrétien le condamne pour n’être qu’à moitié son frère), les relations entre le pouvoir et l’avant-gardisme, et même, dans un chapitre lumineux, les illusoires racines chrétiennes de l’Europe. Toujours concret, méfiant à l’égard des idées générales qui sont encore plus souvent fausses que banales, l’historien de Rome nous bouscule, une fois de plus, et, une fois de plus, nous enchante. »

QUAND NOTRE MONDE EST DEVENU CHRÉTIEN (312-394) de Paul Veyne. Albin Michel, 322 p., 18 €.

Maurice Sartre.

et alii dit: à

phileas
Dès 1896, il devient rédacteur au Mercure de France, prestigieuse revue internationale que dirige Alfred Vallette. Il est alors le chroniqueur des « Lettres portugaises » et le restera jusqu’en 1951. Il tient momentanément, en 1897, les « Lettres norvégiennes ». À partir de 1899, il rédige les « Lettres néo-grecques » puis les « Lettres yougoslaves » à partir de 1917. Il est l’un des rares critiques à découvrir et apprécier le grand poète portugais Pessoa, en 1913.

Chaloux dit: à

J’ois! (J’oie c’est pour Gigi la visqueuse qui en est une belle).

HHH!

et alii dit: à

Pour l’anecdote, et pour ceux ou celles que le sujet intéresse, sachez qu’en France, un homme, paysan de son état, s’était piqué de curiosité pour les langues, toutes les langues. Ce Monsieur, qui n’était guère allé à l’école pourtant avait trouvé le « truc » pour maîtriser en quelques heures une langue étrangère. Il était capable de parler très rapidement n’importe quelle langue, car il saisissait d’emblée les mécanismes de sa structure.
Il fut une source de curiosité pour bien des universitaires. Son nom, Philéas le Bègue, le prédisposait peut-être à s’intéresser au sujet. Il écrivit plusieurs ouvrages, pendant la période du milieu du XXe siècle, dont « L’au-delà des grammaires » – Site Phileas –
Philéas le Bègue n’abandonna jamais son travail de paysan. On trouve ses ouvrages en chinant auprès des libraires spécialisés en vieux livres ésotériques.

Chaloux dit: à

j’oie la mesnie Harlequin, mainte clokette sonnant!

Avec une pathétique balourdise, il se pencha à son tour, pressé contre sa hanche, et voulu voir ce qu’elle regardait. Un mince filet d’eau noire coulait sous les feuilles. Il trouva que Zanetta avait un visage triangulaire et crispé. L’odeur musquée de son cou l’attira, mais elle s’écarta au dernier instant et il ne trouva rien à dire. Tous deux se redressèrent et reprirent le sentier qui menait à l’étang.

Je ne savais pas que notre ami Paimpopol avait écrit pour cette prestigieuse collection!

Hurkhurkhurk!

hamlet dit: à

« la pertinence scientifique »

c’est quoi encore cette notion à la noix ?

la physique newtonienne est fausse, mais comme elle sert à faire décoller les avions et les navette spatiales on peut dire qu’elle est quand même pertinente ?

des théories fausses mais pertinentes.

Jésus c’est pareil : sa pertinence échappe à sa vérité scientifique, lui il permet pas de faire décoller les avions il permet juste d’envoyer un criminel au paradis.

ça a marché ? oui ! donc c’est pertinent.

et alii dit: à

Culture visuelle et christianisme : de l’image religieuse au cinéma
Katerina Seraïdari
https://journals.openedition.org/assr/27267
: Martin Luther dans son Grand Catéchisme considère que « Le Royaume de Dieu est un royaume de l’ouïe, non de la vue » (H. Belting, 1998, p. 626).

Paul Edel dit: à

C’est curieux que parmi les romans qui parlent d’épidémie, on a oublié « Brumes »(1935) de Carco. Ambiance garantie.Ça se passe dans un port belge. L’épidémie envahit la ville enneigée. Dans les bars, estaminets et cabarets, les buveurs et prostituées se chauffent auprès d’un poêle, les navires de commerce sont mis quarantaine ou certains équipages en semaine d’observation au lazaret… Les prostituées doivent se présenter au dispensaire et subissent trois piqures par semaine ; on vaccine dans les quartiers, à commencer, dit le narrateur « par les nègres et les chinetoques » . Il y a aussi des rafles de « mendigots » par la police municipale. La description portuaire hivernale est réussie, avec cargos éclairés, estaminets pleins, quais verglacés, sirène du port et nasillement de phonographes, sans oublier les dockers ou filles qui claquent des sabots sur les pavés « luisants », et marins allemands qui boivent des grogs. Tout ça au milieu des brancardiers et des ambulances.. les affaires des quartiers louches s’éteignent. Beaucoup de talent pour décrire ce naturalisme des bas-fonds et les cœurs brisés.

hamlet dit: à

Marie Sasseur dit: à

« la question de savoir si Jesus a exsité n’a aucune importance. »

Il faut croire qu’elle en a une, au vu de toute la littérature qu’elle alimente.
 »

et passou il n’a pas écrit un livre sur Job ?

demandez-lui si Job a existé ?

c’est quoi ce délire ?

hamlet dit: à

Mordillat ? c’est pas un communiste lui ?

Marie Sasseur dit: à

« la question de savoir si Jesus a exsité n’a aucune importance. »

Il faut croire qu’elle en a une, au vu de toute la littérature qu’elle alimente.

Plus intéressant est pourquoi elle s’est posée relativement récemment, dans cette échelle du temps, qui a justement comme référence- presque- universelle, un instant zéro correspondant à la naissance de Jesus

Relativement recemment, un peu plus d’un siècle, avec plus pertinence scientifique.
Non par une perte de repère religieux ou de défiance vis à vis des clercs, mais tout simplement par les progrès scientifiques. Je veux ici parler d’archéologie.
Mais ca va pas intéresser grand monde ici, comme water closet, plus occupé à se demander si son missel est bien la version homologuée par les ultras.

hamlet dit: à

il faut attendre les philosophes des Lumières pour trouver des types qui disent faut arrêter de se préoccuper de l’au delà et s’intéresser à la vie réelle sur terre.

les Lumières ! je vous dis pas le retard à l’allumage ! là on est plus dans la philosophie de l’instant on est dans la philosophie du retard à l’allumage !

Janssen J-J dit: à

@ PE / Je me sens interpellé par votre savante mise au point sur Francis Carco. Merci pour votre générosité matinale. Jzmn est excellent dans le suivi, merci aussi à lui.

@ MS / – « sûr que tes gosses vont penser a toi ». Merci ma fille, ne n’en attendais pas tant !…

–  » il ne sait pas qui il insulte ». Je n’insulte pas, sauf quand on me cherche, et je suis long à démarrer. Vous avez su compenser ma lenteur par votre vitesse au démarrage. Merci qui ? Je vous connais tellement par cœur, ma fille dont vous ignoriez la paternité. Eh bien ! voilà enfin un scoop pour vous et la rdl.

@ MC / merci pour votre synthèse laïque de tous ces pénibles débats. A nouveau, vous démontrez avec talent (et un brin d’humour) l’imposture arrogante de tous ces internautes dont on a lu depuis des plombes les arguments ad nauseam, à commencer par Erich von Däniken, dont vous nous écorchez sciemment le patronyme pour ironiser …
[une anecdote à son sujet : figurez-vous que j’ai lu ses sornettes en 1969, parce qu’un copain d’école, témoin de Jéhovah, m’avait gonflé avec cette histoire d’extra-terrestres, clé de la Bible, du même acabit que les petits pois sauteurs trouvés dans Pif gadget -> un peu de respect pour mes souvenirs !)…
des « arguments » sentencieux prononcés avec d’autant plus d’autorité et d’aplomb qu’ils m’ont paru bien faiblards… dans l’ensemble (NB / vous avez eu raison d’épingler ad hominem le plus mauvais d’entre eux tous, ceux du balaise (boulèze ?) de la corpo.

@ l’rdl : bonjour à tous.tes, en ce solstice d’été, 21.6.20 – 9.47. Le jour le plus long, et j’espère, le plus déjanté…

D. dit: à

Pourquoi ô mon dentier, Marie Sasseur ?

hamlet dit: à

la promesse d’une vie éternelle est une invention chrétienne.

faut demander à l’autre imbécile si cette promesse a été prouvée scientifiquement.

hamlet dit: à

« une secte qui a réussi ? »

bien sûr ! pourquoi a-t-elle réussi ? à cause de ce deal où même un criminel gagne la vie éternelle.

il ne s’agit pas d’arrêter de commettre des crimes, il s’agit juste de les confesser.

comment cette secte n’aurait-elle pas pu réussir avec un argument pareil ?

hamlet dit: à

une croyance doit être prouvée scientifiquement nous dit l’autre abruti collectionneur de perles qui ne jure que par l’astrologie…

on croit rêver…

Marie Sasseur dit: à

« Comment une poignée de va-nu-pieds juifs du premier siècle auraient pu défier les prêtres de leur religion et Rome, supporter les moqueries et les humiliations, parfois le martyr pour quelqu’un qu’ils prétendaient avoir vu mais qui n’aurait jamais existé, alors que les témoins des événements étaient encore quasiment tous vivants? »

Les témoins de la résurrection ?

Parque des témoins de crucifixions, a l’époque, il y en a eu beaucoup.

Pourquoi ne pas parler, comme d’autres, d’une secte qui a réussi ? ( j’en fait partie, n’allez pas croire…)

hamlet dit: à

sérieux : quel juif se pose la question de savoir si Moïse ou Job ont bien existé ?

ce sont des questions débiles que seuls des débiles se posent !

hamlet dit: à

la question de savoir si Jesus a exsité n’a aucune importance.

l’important c’est sa fonction.

est-ce que la fonction de Jésus a existé : oui !

quelle est cette fonction ? celle d’endosser tous les pêchés et crimes des hommes, et de les pardonner, et leur promettre une vie éternelle où il serait possible de jouer au squash !

cette fonction est bien réelle, elle a existé, elle a enfumé des millions de gens : c’est la seule chose qui compte.

l’important dans les religions ce sont les fonctions et les concepts.

hamlet dit: à

qui est responsable de la mort de ces 20.000 morts en plus ?

ça c’est pas une question pour les historiens de l’instant.

closer dit: à

Merci de votre mise au point Court. Dommage que vous ayez adopté un ton polémique qui va vous desservir, mais je peux le comprendre…

A suivre la logique Mordillat/Prieur, il faudrait mettre à la poubelle toute la culture antique dans la mesure où elle a été souillée et forcément falsifiée par les sales paluches des moines copiste chrétiens…Certains leur sont plutôt reconnaissants d’avoir sauvé cette culture derrière les murs de leurs monastères, mais ils font certainement partie du Complot!

Il y a beaucoup moins de traces de l’existence du Bouddha que de celle de Jésus et pourtant je ne mets pas en doute son existence a priori. Faut voir…

Je me souviens d’une conférence aux Bernardins sur l’historicité de Jésus. Au moment des questions, je lève la main du haut de mon incompétence, comme dirait M Prudhomme, pour avancer l’argument déjà cité ici et aussi avancé par Guillemin (selon Chaloux). On pourrait l’appeler l’argument de la vraisemblance ou de la cohérence des faits. Je me suis fait rembarrer par l’éminent théologien/historien en chaire qui ne croyait qu’aux documents, un peu comme les membres du Conseil Scientifique ne croient qu’aux essais en double aveugle avec un groupe témoin…

Et pourtant, je crois que cet argument est le plus fort de tous… Comment une poignée de va-nu-pieds juifs du premier siècle auraient pu défier les prêtres de leur religion et Rome, supporter les moqueries et les humiliations, parfois le martyr pour quelqu’un qu’ils prétendaient avoir vu mais qui n’aurait jamais existé, alors que les témoins des événements étaient encore quasiment tous vivants?

hamlet dit: à

comme l’article de passou : réussie à transformer une épidémie en une espèce de jeu culturel de société c’est tout de même assez fortiche.

alors que ce devrait être le moment pour mettre les politiques face à leurs responsabilités :

Allemagne 9.000 morts – France : 30.000 morts ?

qui est responsable de la mort de ces 20.000 morts en plus ?

c’est la seule question qui se pose, sauf que c’est une question qui date du temps de la « conscience politique ».

maintenant on collecte des archives et ces 20 mille morts en plus tout le monde s’en tape et hop ! ils passent à la trappe.

hamlet dit: à

des chaineS de radio qui donneNT

hamlet dit: à

ouai, disons qu’aujourd’hui il existe des chaine de radio qui donne la météo en continue.

avant ça existait déjà : la fenêtre.

Marie Sasseur dit: à

La  » problématique des fenêtres « , est sans doute un probleme géométrique ? Une histoire artistique de la perspective?

Car pour le reste, ceux qui vivaient leurs journées dehors, n’avaient pas besoin de fenêtres, et ce, bien avant la Renaissance.

https://fr.m.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonné_de_l’architecture_française_du_XIe_au_XVIe_siècle/Fenêtre

Ce que le confinement, et cette mise aux arrêts en  » cellule » pour beaucoup, va avoir comme conséquences sur l’architecture de l’habitat urbain, vous l’allez voir très bientôt.

Jazzi dit: à

JACQUES-PIERRE AMETTE

Un été de guerre

Dans Un été chez Voltaire (2007), Jacques-Pierre Amette, 100e prix Goncourt pour La Maîtresse de Brecht en 2003, signe un délicieux roman déclinant dans le style aérien du siècle des Lumières une comédie légère sur fond de tragédie classique. La scène se passe à Ferney, chez le vieux Voltaire, et s’étire du début juillet jusqu’à la fin du mois de septembre 1761. L’auteur de Mahomet, une œuvre dramatique contre l’intolérance religieuse, ne se remet pas d’avoir été sifflé à Paris. Sa pièce était-elle plus ennuyeuse que dérangeante ? Pour s’en consoler, il a convié deux belles comédiennes italiennes, de la troupe de Goldoni, Zanetta et Gabriella, à venir en interpréter une version corrigée sur le théâtre de verdure qu’il s’est fait construire dans son parc. Un bel officier prussien, le comte Fleckenstein, envoyé en sous-main par le roi de Prusse Frédéric II, a également était invité à participer à cette villégiature estivale, côté jardin et côté cour, à tous les sens du terme. Ainsi que divers autres participants : un artiste peintre et décorateur de théâtre, un abbé, la petite fille de Corneille ou encore la célèbre nièce de Voltaire, Madame Denis. Sur un ton badin, voire libertin, ce qui prédomine, dans ce roman d’été faussement bucolico-romantique, c’est la rumeur assourdissante de la guerre : guerre de religion, guerre militaire, guerre diplomatique, guerre économique et guerre financière, mais aussi guerre des arts et des lettres et même guerre des sexes ! Autant de conflits, nationaux et internationaux, d’ordre public ou d’ordre privé, dont le philosophe de Ferney est tout à la fois le metteur en scène et le principal acteur du roman imaginé deux siècles et demie plus tard par notre auteur contemporain !

« Vers le 10 août, les pelouses jaunirent. Étendues plates dans la chaleur brasillante. L’air devenait immobile et ardent, comme s’il s’agissait d’effacer tout acte humain.
La barrière du jardin pivotait avec un léger grincement sous le ciel d’un bleu épais, presque mauve dans ses profondeurs.
Des nuages lents s’étiraient, gris dessous, clairs dessus, vapeurs somnolentes qui veillaient sur la torpeur des pâturages. Le silence de l’après-midi rayonnait, se répandait sur le château de Ferney et ses dépendances. Bêtes, clôtures, bâtiments, réduits à un monde fantomatique. Le vide du ciel miroitait comme une étendue d’eau immense et paisible dans laquelle frissonnait – suspendues miraculeusement dans leur chute – les cassures des toits et les cheminées. Ferney devenait inquiétant comme un présage.
Fleckenstein, souvent, sortait des bras de Gabriella étourdi et perplexe, honteux de rester aussi longtemps vautré dans un lit. Un mardi, il eut envie d’aller écouter seul le bruissement réconfortant de la forêt voisine. Ses pensées vagabondaient vers la Prusse, quand il rencontra Zanetta, penchée au-dessus d’un ruisseau. Avec une pathétique balourdise, il se pencha à son tour, pressé contre sa hanche, et voulu voir ce qu’elle regardait. Un mince filet d’eau noire coulait sous les feuilles. Il trouva que Zanetta avait un visage triangulaire et crispé. L’odeur musquée de son cou l’attira, mais elle s’écarta au dernier instant et il ne trouva rien à dire. Tous deux se redressèrent et reprirent le sentier qui menait à l’étang.
– Quelle chaleur.
– Oui, il fait chaud.
– Belle journée. Vous avez un moustique sur l’épaule.
– Effectivement, dit le comte.
– Et votre cœur ? de quel côté penche-t-il ?
Fleckenstein dit bêtement :
– Je pense à mon pays, à des récentes batailles perdues, aux pauvres affamés dont les visages me poursuivent. Pour me consoler, vous jouez la comédie.
– Tragédie, corrigea Zanetta qui, ne voulant pas vexer un si beau prince, lui dit que son assiduité pendant les répétitions l’enchantait.
Elle ajouta :
– Et puis votre mission diplomatique pour rapprocher le roi de Prusse et le roi de France vient d’un noble cœur.
– Que pensez-vous de Ferney ?
– Un beau haras, beaucoup de foin, des vignes, une belle cave, bêtes superbes… Hélas, chaque jour, ce que j’apprends de mon malheureux pays me tire des larmes et me gâche mon séjour ici.
Il y eut un lourd silence. Zanetta fut vexée de compter si peu. Les nuages qui venaient du sud repartirent vers le nord.
– Belle journée, dit le comte.
– Oui, belle journée, soupira Zanetta.
(…)
– Tiens, il est six heures, dit-elle. Excusez-moi, comte, je dois me préparer pour la répétition de Mahomet. »

hamlet dit: à

Jazzi dit: C’est à toi, hamlet, de retrouver les textes qui confirmeraient tes dires !
 »

en plus le Christ il sert à quoi ?
quel argument a permis de le vendre aux païens ?

un seul argument : le pardon : vous pouvez commettre des crimes il suffit de les confesser et Dieu vous pardonne et hop ! après la mort vous irez au paradis.

sérieux quel imbécile de païen serait assez idiot pour refuser ce deal ?

sauf que si quelqu’un me trouve un messie qui propose ce genre de deal dans l’Ancien Testament je lui offre 1 mois de vacances aux Seychelles all inclusive formule spéciale avec les cocktails offerts !

Paul Edel dit: à

A celui qui intéressait à Francis Carco,qui fut membre de l’academie Goncourt…
Comme le dit Katherine Mansfield, qui vécut un temps avec lui, Francis Carco (1886-1958) est  » l’écrivain des bas-fonds « .
Dans « Jésus la caille »,le Paris 1910 des mauvais garçons et des filles de joie ?Carco a partagé la vie de bohème d’Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan. C’est tout le pittoresque de ce monde interlope, dont Renoir, Duvivier et Carné se sont emparés au cinéma, (et aussi le Becker de « Casque d’or » avec Simone Signoret dans tout son éclat) que l’on retrouve dans ce premier roman.
Carco nous introduit dans le milieu des souteneurs et des prostituées de Montmartre, sur les traces de Jésus-la-Caille, proxénète homosexuel qui va connaître, pour la première fois, l’amour d’une femme. Le ton des dialogues, la peinture des personnages et l’atmosphère poisseuse en font un grand classique.
Extrait : »Toutes les rues étaient pleines de refrains ; et le soir, vers neuf heures, quand il faisait beau, l’éternelle idylle recherchait l’ombre propice des ruelles de la Butte et les cabarets enfumés où, sous la lampe, discutent sans cesse des poètes désolés.
C’était aussi trois fois par semaine, les danses ardentes et chaloupées du Moulin de la Galette, où fréquentent indistinctement trottins et gigolettes, calicots valseurs, barbillons, rapins et curieux. Régulièrement Fernande et La Caille montaient au Vieux Moulin et, dans la salle immense qui retentissait de musique et de cris, tournaient lentement aux bras l’un de l’autre. Ils ne se quittaient que si Fernande attirait l’attention d’un flâneur avouable. La raison l’exigeant alors, La Caille rejoignait ses amis.
Ils buvaient à gauche, dans un coin de jardin que la lumière électrique n’incendiait pas de sa clarté trop vive. Olga, Titine et ses béguins, la Rembourrée, Gueule d’Amour s’y rencontraient. On fêtait le gigolo de Fernande ; Titine le félicitait avec des sous-entendus railleurs de s’être « retiré de la circulation », Gueule d’Amour amenait une pauvre petite coureuse de bastringue, la Julie, par qui il se laissait adorer. Il lui permettait de danser avec « les copines » qu’elle avait dans le bal, et ne se gênait point devant elle pour afficher ses manières, ses petits rires et son impudence. On s’amusait.il faisait bon. Vers onze heures, la « société » se retirait volontiers dans un des étroits débuts des rues qui descendent jusqu’au boulevard de Clichy.
Ces soirées rappelaient à la Caille l’époque la plus insouciante de sa vie. S’il n’allait pas jusqu’à reprendre ses habitudes, c’est que , sans Bambou qui se morfondait à la Santé, dans sa cellule, il ne se sentait aucun zèle pour rien. Fernande l’entretenait et se montrait jalouse. Il ne la trompait pas.
-J’ai mon blot, disait-il aux copains assis à sa table. Quoi de plus ?
-Hé ! lui répondaient-ils, méfie-toi, ça casse toujours avec une gonzesse .
Mais La Caille déclarait :
-J’la tiens, puisque, depuis quatre mois qu’on est ensemble, j’lai pas encore cognée une seule fois. »
Extrait de « Jésus la Caille » de Francis Carco

et alii dit: à

juste à propos d’un nom:zafon
je pense:
L’hiver, il peut tourner au nord – nord-ouest, il prend alors le nom de Tsafon. C’est un vent froid qui descend des montagnes du Liban, couvertes de neige. Il peut souffler en tempête et être très désagréable car il s’infiltre partout et augmente la sensation de froid.

C’est lui qui provoque les tempêtes d’hiver sur le lac de Tibériade comme celles que Jésus et ses disciples ont affrontées plus d’une fois. Il peut s’engouffrer dans la vallée du Jourdain, de la Arava et jusqu’à la Mer Rouge où il provoque des tempêtes de sable très pénibles. Il peut souffler également en été sur les sommets des montagnes, particulièrement exposées à son influence.

et alii dit: à

donc, j’ai bien compris que je n’étais pas « au niveau » comme m’avait dit Clopine;puis sa suivante
Oenone ;une chèvre qui cherche un book, un vrai;
pour cette fête des paires, je suis certaine que chacun trouvera sa chacune à son image bonnejournée

B dit: à

des vengeances et des egorgements..

Te concernant, bousemolle, juste tirer la chasse.

Pour les voleurs, les escrocs, les menteurs, les abusifs en tous genres, il devrait y avoir jugements et peines de prison sinon dommages intérêt mais pour sûr j’extrapole et frappe à la mauvaise porte, il y a sans aucun doute erreur sur la personne, vous si probe, si fiable, irréprochable.

et alii dit: à

L’impôt sur les portes et fenêtres est la version moderne de l’antique impôt des Romains, l’ostiarium, qui portait sur les portes et fenêtres.

Le souci de respecter l’inviolabilité de l’espace privé que constitue l’habitat conduit le législateur à choisir comme base d’imposition le nombre de portes et de fenêtres qui sont des signes extérieurs de richesse, plutôt que de taxer en fonction de la surface habitable ou du nombre de cheminées intérieures par exemple2.

L’impôt français sur les portes et fenêtres
Il a été mis en place en France par le Directoire, pendant la Révolution, le 4 frimaire an VII (24 novembre 1798)3.
bonne journée

Marie Sasseur dit: à

Passou: « Pourquoi les 40 000 morts français de la grippe dite de Hong-Kong (1968) n’ont–ils pas laissé de trace dans la mémoire collective vivante ?  »

Parce qu’en 1968, il n’y avait pas internet ni facebook, et l’ecran télé en noir et blanc, la mire de la France en grève devait sans doute remplacer Pierre Tchernia qui racontait des histoires. Alors je n’ai pas pu raconter au mondentier, dans une grand’ messe psychiatrique ,comment mon arrière-grand-mère a été tuée en trois semaines par un killer venu de l’autre bout du monde. L’aurais-je voulu, je ne l’aurais pas pu. A moins de faire comme Passou des anachronismes honteux.

B dit: à

Jazzi, tout à fait d’accord pour l’analogie avec certains tableaux de Matisse si ce n’était l’enlaidissement des extérieurs encombrés qu’ils sont à present de nos installations paraboliques . Comme si l’auteur déplorait cette évolution. Un étudiant nous a fait cadeau d’un intérieur au violon, d’après Matisse, à l’encre de Chine.

Alexia Neuhoff dit: à

Monsieur LAUDELOUT a perdu : il pariait sur Fillon, on n’a eu que le Fils.

B dit: à

Occulter. Sorry. Jadis, le jardin d’Eden.

B dit: à

Pablo, un chasseur sachant chasser sans son chien..
HEMNGWAY ETAIT-IL UN BON CHASSEUR ? CONTRE UN LION, LE DROIT D’EN DOUTER, en revanche il ne s’est pas raté, comment un homme de cette espèce, a-t pu occulté sa sensibilité au point de tuer , il s’entraînait reportant jusqu’au point de non retour sa propre mise à mort? Je hais les chasseurs.

Marie Sasseur dit: à

Jazzi dit: « Puisque JJJ vous dit qu’il n’a pas d’enfants, Marie Sasseur ! »
Heu, a moi, personnellement, il ne dit rien. Et pour cause , il ne sait pas qui il insulte.

A vous en revanche, il a dit qu’il était grand-pere. Depuis peu.

Mais, ici sur la rdl, on a affaire à des cadors, all inclusif, qui n’ont pas dépassé le stade déchiffrage, pour ce qui est de la lecture. Des bourrins.

Marie Sasseur dit: à

La question portait sur la validité historique de l’existence de Jesus.
On sait ce que la mystique chrétienne en a fait. Mais les textes historiques sont très peu nombreux. Voir comme déjà signalé, car très abordable, le  » Jesus » de JC Petifils, et sa biblio .

Marie Sasseur dit: à

La « logique  » du bedeau Court est imparable. Les moines copistes n »ont pas pu dauber les bribes de parchemin qui leur sont parvenus de l’Antiquité.

Marie Sasseur dit: à

Tout complotait à nuire au bedeau, qui tient la curaille pour l’incarnation de dieu sur terre.
Comme il l’a prouvé l’autre jour, en se meprenant complètement sur ce qu’a écrit V. Hugo.

Marie Sasseur dit: à

Court est vexé, la rdl l’a oublié.

Marc Court dit: à

la preuve est faite, la RDL peut s’étriper toute seule sur des questions religieuses, et en l’absence de celui que d’aucuns surnomment le sacristain. J’en suis ravi!
Quelques mots pourtant sur ce tas d’âneries ou émergent, Homais de notre temps, les très prévisibles et triangulaires Mordilleur et ¨Priat.
On n’est pas plus intelligent quand on mobilise les grandes orgues, la Kabbale, l’Astrologie, pour prouver que nous sommes visités de tous temps par des êtres d »autres planètes. ça , c’est du mauvais Danneken !-l’homme qui distinguait des astronautes sur les bas-reliefs mayas, entre autres. Il faut le comprendre, c’était son fonds de commerce. La maison Laffont publiait alors n’importe quoi…On est ici dans la queue de comète du Mouvement Planète, si j’ose dire.

On ne semble pas non plus s’être avisé que la complexité de Genèse tient, le fait est connu, à la superposition de deux récits, le Yahviste et le Massorétique. Ceci aurait évité bien des âneries élohimesques sur un supposé pluriel que Chouraqui lui-même n’emploie pas. « Elohim créa le Glébeux ».

On a utilisé ad nauseam l’argument selon lesquels les moines chrétiens auraient interpolé les mentions de Tacite. Ce serait alors un cas bizarre. il faudrait en effet expliquer pourquoi, ayant eu les manuscrits de Platon et de quelques autres sous la main, ils ne leur auraient pas fait subir le meme traitement. Or on admet aujourd’hui qu’ils les ont conservés et fort bien copiés. Alors pourquoi un montage pour le seul Tacite et pas pour Platon, pour n’évoquer que lui?!
Les interpolations, quand il y en a, sont assez visibles: c’est une tempête provenant de l’Eneide qui atterrit dans la Vie de St Magloire. Encore le but est-il de magnifier par Virgile interposé, C’est le Prince des poètes.

Surtout, cet angle d’attaque suppose une vision manichéenne, d’un coté les païens, de l’autre les moines manipulateurs. La réalité est bien plus complexe. Faut-il rappeler que, pour avoir écrit La Bucolique à Pollion à la gloire de l’enfant miraculeux à naitre, Virgile est considéré dés le début de la chrétienté et à travers tout le Moyen age comme un prophète,vénéré et mis en scene comme tel avec tous les autres, notamment dans le Mystère des Vierges Sages et des Vierges Folles? Claudel qui connaissait mieux que Pablo ses classiques, parlait encore du « prophète de Rome » tout païen qu’il fut.
Derrière Virgile, il faudrait d’ailleurs dire un mot de la Démarche de l’intégration par l’Eglise des « bons païens », ce qui lui permet tout de meme de sauver une notable part de la culture gréco-latine. Or ni Sénèque, ni Suétone,etc ne sortent massacrés ou émondés de l’entreprise laquelle est conceptualisée par Thomas d’Aquin,bien que commencée fort avant, et court jusqu’au De La Vertu des Païens, ce grand texte du méconnu La Mothe Le Vayer.

Après une période hypercritique ou on a été jusqu’à supposer l’invention pure et simple de Tacite et de son oeuvre à la Renaissance, on pense aujourd’hui que cette
phrase, qui n’est pas un compliment, ce qu’un moine du IVeme n’aurait peut-être pas évité, a bien des chances d’être authentique, et on ne voit pas pourquoi Flavius Josèphe est traité gratuitement d’auteur le plus interpolé de Antiquité. Il a tout de meme été traduit notamment par le grand Arnauld (et peut-être Lancelot) qui, sur les questions philologiques, avait oublié d’être bête. Mais peut-être faisait-il partie d’un sombre complot auprès duquel le Da Vinci code ferait pale figure!
J’ai bien aimé aussi le « Ce que j’apporte, c’est la force des éléments de discussion ». Hélas, non! On s’en serait rendu compte depuis le temps; On confond ici intelligence et martelage, et on se figure que répéter les memes âneries rend intelligent. Non. Il ne suffit pas de transformer la Bible en Gloubi-Glouba Mystico-extraterrestre, ce qu’elle est parfois, mais hors tendance Danneken, pour prétendre y connaitre quelque chose. Il ne suffit pas de mépriser les traductions Second et autres pour prouver qu’on a le seul texte valable. Et si en plus on le pressure pour lui faire dire ce qu’il ne dit pas, on juge du résultat. Il est pitoyable.
Bien à vous.
MC

Pablo75 dit: à

Je t’emmerde, au fait.
Clopine dit:

Toi tu crois que ça ne se voit pas, mais c’est flagrant: tu as l’humilité mégalomane.

Et comme tout le reste, cela se voit dans ton style.

Pablo75 dit: à

Je t’emmerde, au fait.
Clopine dit:

C’est bon signe. Si tu t’énerves c’est parce que tu sais que j’ai raison.

Pablo75 dit: à

Médite ça:

« Le bon style (un certain accent de la phrase, une vertu intime des mots) s’adresse à une oreille intérieure chez le lecteur, oreille très fine. »
(J.Chardonne)

Clopine dit: à

Je t’emmerde, au fait.

Pablo75 dit: à

La première condition pour bien écrire c’est de ne pas s’écouter écrire. Or, tu t’écoutes écrire.

Pire même: tu t’écoutes écrire en te regardant écrire.

Clopine dit: à

Et la camaraderie ? Elle seule pourrait justifier votre tutoiement, mais votre sécheresse indique son absence !!!

Pablo75 dit: à

Un écrivain sans oreille est comme un boxeur sans main gauche, disait Hemingway.

Pablo75 dit: à

Respectez au moins le pluriel, sur lequel j’insiste si lourdement.
Clopine dit:

Voilà pourquoi tu ne seras jamais un grand écrivain. Tu n’as pas d’oreille.

Clopine dit: à

Merde, Pablo75. Respectez au moins le pluriel, sur lequel j’insiste si lourdement. Sans pour autant aimer particulièrement Saint-Malo.

Pablo75 dit: à

… dans un coin de ma tête, j’écris. Sans stylo, sans doigts sur l’azerty, dans une sorte de grand silence de l’âme.
Clopine dit:

On dirait du Chateaubriand…

Clopine dit: à

Je commence à être totalement obsédée par les « Vies de Jim ». Déjà, je veux changer de titre, et dire « vies de Jules ». Et puis… J’y pense toute la journée, en fait. Je suis là, j’ai l’air d’être là. Je potine, cuisine, clopine…

Mais en vrai, dans un coin de ma tête, j’écris.

Sans stylo, sans doigts sur l’azerty, dans une sorte de grands silences de l’ âme. Au pluriel, les silences en questions, n’est-ce pas.

Pablo75 dit: à

Un catalogue incontournable qui aborde pratiquement toutes le problématiques induites par la fenêtre :
Pat V dit

Il y a un proverbe espagnol qui dit: « A la cama no te irás sin saber una cosa más » (Tu ne te coucheras sans avoir appris quelque chose de nouveau).

Moi je vais pouvoir bien dormir ce soir, puisque je viens d’apprendre que les fenêtres sont capables d’induire des problématiques.

hamlet dit: à

Jazzi dit:
Macron est notre messie, hamlet !
 »

non, mais par contre, comme Jésus est mort pour racheter, nos fautes, péchés, crimes et autres conneries humaines avec des types comme Macron au moins il n’est pas mort pour rien.

et alii dit: à

le livre qui marqua sur la fenêtre:
Fenêtre
Chroniques du regard et de l’intime
Philosophie

480 p.

30,00 €

Epub : 19,99 €

ISBN : 978-2-86432-415-7

Parution : mai 2004

Par la fenêtre nous prenons des nouvelles du monde. Mais ouvrir une fenêtre, c’est non seulement s’ouvrir au monde, y plonger par le regard, c’est aussi le faire entrer, élargir notre propre horizon. Jadis, la fenêtre, via la peinture, a dessiné les territoires du monde, métamorphosant dans son cadre le pays en paysage. On a cependant négligé que cette fenêtre qui ouvre sur l’extérieur trace aussi la limite de notre propre territoire, qu’elle dessine le cadre d’un « chez soi ».
La fenêtre qui ouvre sur le monde ferme notre monde, notre intérieur. Moi et le monde – ils se croisent à la fenêtre. « Qu’est-ce que le moi ? Un homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants », répondait Pascal. Se pencher sur la fenêtre, ce sera réfléchir sur ce bord où viennent se rencontrer le plus lointain et le plus proche, et sur le fait que la fenêtre oblige peut-être à concevoir que le Moi et le Monde ne peuvent que se penser ensemble – jusqu’à ce point : et si la subjectivité moderne était structurée comme une fenêtre ? C’est ici, tout de suite, qu’il faut préciser : pas n’importe laquelle : la fenêtre née à la Renaissance. Et là encore, pas n’importe laquelle : la fenêtre de la peinture, la fenêtre du tableau, exactement, celle inventée par Alberti. Voilà l’hypothèse, elle donne le fil de l’histoire.
En grand hommage à l’idiot chinois de la fable qui, quand le maître montre du doigt la lune, regarde le doigt, j’invite donc ici à regarder la fenêtre. Invitation à détourner notre regard fasciné de spectateur du spectacle vers l’objet qui ferme et ouvre notre regard – la fenêtre.

Pat V dit: à

Un catalogue incontournable qui aborde pratiquement toutes le problématiques induites par la fenêtre :
Fenêtres de la Renaissance à nos jours Skira/Fondation de l’Hermitage. Lausanne. 2013.

Jazzi dit: à

JJJ, voilà ce que j’écrivais ici sur le film, juste avant de confinement :

« 5 mars 2020 à 11 h 51 min
« De Gaulle » de Gabriel Le Bomin.
Un honnête biopic centré autour de la haute figure du général, au nom prédestiné, durant les quelques jours de juin 1940 qui virent son destin personnel se confondre, dans un double basculement, avec celui de la France.
Passé le premier choc des images où l’on voit, un dimanche matin avant la messe, dans le lit conjugal de la Boisserie, le grand Charles faire tendrement l’amour à la douce Yvonne, le spectateur découvre, face aux grands évènements publics, un De Gaulle intime : bon père, bon mari, bon militaire et bon patriote.
L’originalité du film réside principalement dans le traitement romanesque du personnage historique que l’on connait tous, avec un Lambert Wilson tout à fait crédible dans le rôle du héros national, et surtout une Isabelle Carré incarnant une tante Yvonne (la discrétion même) émouvante et méconnue du public.
Dans ce couple traditionnel, tout à la fois conformiste et singulier, on mesure la part qu’elle a prise, à un moment décisif de notre histoire, auprès de son mari, quand à 49 ans celui-ci s’est retrouvé par la force des choses et de ses convictions profondes plongé en pleine aventure.
Tandis que le général regagnait Londres et, avec le soutien de Churchill, s’apprêtait à lancer sur les ondes de la BBC l’appel fédérateur du 18 juin, celle-ci, s’est jetée, au péril de leur vie, sur les routes de la débâcle, avec leurs trois enfants, dont la petite Anne, mongolienne.
Dans un premier temps, elle se réfugiera dans le Finistère, d’où elle parviendra avec sa famille à monter sur le dernier bateau en partance pour l’Angleterre.
Tout le reste n’est qu’Histoire… »

Jazzi dit: à

Les photos de Marie Bovo sont vraiment superbes. On pense vraiment à Matisse pour les couleurs. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas recadrer une photo comme un tableau par les besoins d’illustrer un article ou un livre ?

Jazzi dit: à

Puisque JJJ vous dit qu’il n’a pas d’enfants, Marie Sasseur !

Jazzi dit: à

Francis Carco est à revisiter, JJJ. Paul Edel en a déjà parlé sur son blog…

Jazzi dit: à

« comme avec Emmanuel : un moment soudain de lucidité qui change le monde ! »

Macron est notre messie, hamlet !

hamlet dit: à

Jazzi, dans tous les cas tu ne trouveras aucun texte dans l’Ancien Testament qui annonce la venue du Christ !

ça c’est juste une invention des chrétiens de l’avoir fait croire, et le plus débile est certains ont pu le croire…

mon Dieu quelle misère.

Marie Sasseur dit: à

#MS // vous ne pensez pas à moi en vous brossant les dents chaque matin ?

Non, sorry, les connards ne sont pas vraiment ceux auxquels je pensent chaque jour que dieu fait.

Mais demain matin, sûr que tes gosses vont penser a toi. Enfin, c’est une pensée de charité chrétienne.

hamlet dit: à

Jazzi, dernière chose : cette fonction de l’Emmanuel est terrible, parce qu’attendre cette prise de conscience qui fasse que Dieu est parmi (en) nous, cela signifie un truc très simple : en attendant il n’est pas en nous.

du coup cette phrase : « mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné » elle tombe à l’eau, parce qu’une chose qui n’a jamais été là, présente, hé ben elle ne peut pas t’abandonner.

Janssen J-J dit: à

Pas un sur ce blog pour avoir une fonction messianique, hélas… Delaporte et TGW peut-être, mais se sont barrés prêcher ailleurs.

Janssen J-J dit: à

MS // vous ne pensez pas à moi en vous brossant les dents chaque matin ? Ca m’étonne de vous !… Vous mentez comme une flattée, duconne.

Jsmn // Jésus la Caille, je crois que c’était de francis carco, l’ai jamais lu. Intéressant ?

AN // vous aviez été épargnée du harceleur jusqu’à présent, sauf erreur. Toute l’erdélie est vouée à y passer, n’en prenez point d’ombrage. Un cas désespéré. Il faut pourtant en espérer quelque chose.

@ Ozymandiasse du désert algérien // : Bizarre la tournure qu’a pris ce billet. Je me demande quand, pourquoi et comment a méchamment bifurqué sur le déconfinement du Chrie. Les voies de machin sont impondérab’, qu’elle dirait, la ducronne.

@ Marguerite ?… Je suis la Yoursemarre du Glob, comme une athée croyante fervente, en toute hypothèse.

hamlet dit: à

et c’est logique, les mecs ils sont déjà le peuple élu, ils ont Dieu avec eux, qu’est-ce qu’un type vienne faire de plus ? le beurre, l’argent du beurre, la fermière, la vache et puis quoi encore ?? ? il arrive un moment où ça suffit, la coupe est pleine !

hamlet dit: à

et comme avec et Emmanuel ce moment de lucidité et cette prise de conscience sont soudains le monde s’en trouve modifié instantanément.

c’est ça la fonction messianique : un moment soudain de lucidité qui change le monde !

hamlet dit: à

Jazzi les mêmes que tu as copiés l’autre jour sur l’Emmanuel (Dieu est en nous), on va les relire ensemble et tu vas voir que j’ai raison.

dans l’AT il n’y a pas de fonction messianique où les hommes sont exclus, c’est un travail en commun où la responsabilité de tous est engagée du fait d’une prise de conscience.

dans la Bible la fonction messianique consiste uniquement en cette prise de conscience de tous les hommes ! et les femmes aussi accessoirement.

le messie n’est pas un homme c’est un moment de lucidité qui fait que Dieu est parmi nous, et c’est pour ça que le messie porte ce nom : Emmanuel !

hamlet dit: à

Jazzi je t’assure, si le Christ avait été le vrai messie les homosexuels auraient eu droit au mariage de suite.

Jazzi dit: à

C’est à toi, hamlet, de retrouver les textes qui confirmeraient tes dires !

renato dit: à

Ah ! le Christ ! faudrait lui foutre la paix à ce brave homme.

D. dit: à

Maintenant ça suffit, tu te tais, hamlet, et tu vas te coucher sans oublier de te brosser les dents. Sinon tu n’auras pas le droit de commenter demain.

hamlet dit: à

Jazzi : en plus tu vois bien que les conditions de vie des homosexuels se sont améliorées depuis que les gens ne vont plus à l’église.

alors qu’avec un vrai messie l’affaire était réglée en 2 jours !

hamlet dit: à

mais si Jazzi : recopie tes passages où il est question du messie et vas voir sa fonction attendue, elle ne correspond pas du tout à celle du Christ.

Jazzi dit: à

C’est comme pour les élections : on élit d’abord puis ensuite on tire le bilan…

Jazzi dit: à

« PARCE QUE CONTRAIREMENT A CE QUI EST ECRIT DANS LA BIBLE LE CHRIST N’A PAS RENDU LE MONDE MEILLEUR !!! »

Oui, mais ça, les Rabbis de l’époque ils ne pouvaient pas le savoir, hamlet !

Jazzi dit: à

« qui se prêtant le « fils » de Dieu, »

Ce prétend prête à confusion…

hamlet dit: à

PARCE QUE CONTRAIREMENT A CE QUI EST ECRIT DANS LA BIBLE LE CHRIST N’A PAS RENDU LE MONDE MEILLEUR !!!

Jazzi dit: à

« ce qui est sûr et certain c’est qu’il n’est pas le messie : dont il est question dans l’AT. »

Pourquoi, hamlet ?

hamlet dit: à

que Jésus ait existé ou pas existé on s’en tape, ce qui est sûr et certain c’est qu’il n’est pas le messie : dont il est question dans l’AT.

hamlet dit: à

comme dit closer cette période avec l’occupation romaine c’était le bordel : l’apocalypse avec des messies qui poussaient à chaque coin de rue.

sauf que t’as des types qui réfléchissent et qui ne prennent pas des décisions rapides juste parce que c’est le bordel ambiant.

Jazzi en plus tous les chrétiens étaient juifs, tous ceux qui se sont faits bouffer par les lions à Rome c’était des juifs, les premeirs chrétiens étaient des juifs au moins pendant 2 siècles, ce qui signifie que beaucoup l’ont suivi au départ.

beaucoup mais pas la majorité, juste parce que ça tenait pas la route de le suivre et le considérer comme le messie.

parce que si tu lis ta Bible quand il est question de messianisme ça modifie le monde entier, en un clin d’oeil, alors que là les types ils ont bien que cette histoire ça n’allait pas rendre le monde meilleur, et ils ne se sont pas trompés : ça n’a pas rendu le monde meilleur.

et donc que Jésus ait existé ou pas existé on s’en tape, ce qui est sûr et certain c’est qu’il n’est pas le messie.

Marie Sasseur dit: à

#en plus un type qui se prêtant le « fils » de Dieu

Fils de l’homme, pas de dieu. De l’homme.

Asarf, c’te fete qu’ils vont encore mériter ces dei de la machina, demain.

hamlet dit: à

Jazzi : « Ils annoncent sa venue (du messie) avec précision dans l’Ancien Testament et quand se présente celui qui répond point par point au profil attendu, ils ne le reconnaissent pas ?
 »

qu’est-ce que tu veux Jazzi c’est le problème avec les peuples élus : ils n’aiment voir arriver un bonhomme qui va les sauver à lui tout seul, parce que tu comprends que ça remet en cause cette « élection ».

sinon ça sert à quoi d’être « élu » si au final on se retrouve au chômage à être traités comme des bons à rien.

si tu lis bien ta bonne traduction de la Bible où il est question d’un messie (sauf à la fin où ça part en vrille) tu verras qu’il s’agit toujours d’une coopération avec une coresponsabilité et un partage des taches.

en plus un type qui se prêtant le « fils » de Dieu, et les autres ils sont quoi ? des bâtards ?

sérieux vous êtes vraiment désespérant.

Jazzi dit: à

« Qui il y a 50 ans aurait imaginé que la bataille pour la mairie de Paris se jouerait entre trois femmes ,et qui plus est toutes trois issues de l’immigration et l’une mère célibataire.
Les memes qui n’imaginaient pas un homo comme premier de paris, certainement. »

C’est bien pour l’évolution des mentalités, mais pour les bilans Delanoë-Hidalgo, c’est pas folichon…

Chaloux dit: à

Jazzi, il faut poser la question à des spécialistes du Judaïsme. Lequel est peut-être attente infinie de ce qui n’adviendra pas. Comme le Christianisme est peut-être le témoignage de ce qui en définitive n’est jamais advenu.

Pablo75 dit: à

Scelsi, Uaxuctum :
renato dit:

Il y a plus de 25 ans, j’ai entendu un jour sur France Musique de tels éloges de Giacinto Scelsi, que le samedi suivant je suis allé chercher dans l’excellente bibliothèque-discothèque de Picpus plusieurs de ses disques. Je me rappelle encore de ma déception en les écoutant. Quel ennui !! Le même que je ressens maintenant en écoutant « Uaxuctum ». Et quel délire autour de lui…

J’imagine que tu l’as connu, Renato, non?

Jazzi dit: à

« Mais taisez-vous donc ! Votre Krestos n’est qu’une invention », ils auraient ressassé cet argument décisif. Ils n’y songent point. »

Toute la question est là, Chaloux !
Celle que je posais en ouvrant ce débat : Ils annoncent sa venue avec précision dans l’Ancien Testament et quand se présente celui qui répond point par point au profil attendu, ils ne le reconnaissent pas ?

Sant'Angelo Giovanni dit: à

…samedi 20 juin 2020 à 20 h 33 min.

…le droit, de trop, et ses histoires,…

…c’est cela, qui nous ouvrent à la tyrannie,…
…d’exemple en exemples, la tête la première.

…et qui empêche les population de se refaire aux fortunes et aux joies de vivre,…

…les jeux du droit, et ne pas donner sa langue au chat, déjà, encore trop bête, le capital humain à chevaucher,…a la merci de têtes de turc,!…

Chaloux dit: à

@Pablo, Jésus et l’histoire DDB. 1998, seconde édition.

Pablo75 dit: à

@ Chaloux

« tu as lu Perrot? »

Oui, son « Jésus », dans Que sais-je?, mais il y a longtemps.

« Pour moi être chrétien -et je le suis jusqu’à l’être malgré moi- c’est s’approcher d’intuitions très profondes. »

Pour moi c’est ça la vraie foi. Ça rappelle la phrase de Simone Weil: « Il ne dépend pas de nous de croire en Dieu. »

« Je ne crois pas aux vérités révélées. Ce qui est dit n’est jamais qu’image ou métaphore, même dans Le Grand Meaulnes. Suis hérétique. »

« Tout est symbole », disait l’initié Goethe.

Jazzi dit: à

« Chère Alexiane, de quel mot parlez-vous, au juste :… de doux Jésus ? »

Alexia parle des Jésus-la-Caille, qui tapinaient dans les jardins des Champs-Elysées, JJJ !

Marie Sasseur dit: à

#je connaissais pas l’existence des historiens de l’instant, 

on appelle ça des journaleux. Et promus par Passou: des mauvais.

Jazzi dit: à

« je me retrouve confiné sur votre blog… je peux vous dire que c’est pas facile à vivre, du coup si vous pouvez me faire un petit coucou ce serait sympa… »

La version cool de « Père, pourquoi m’as-tu abandonné ! » que Jésus-hamlet adresse à Dieu-Passou…

Marie Sasseur dit: à

# »Pensé à vous ce matin, ( a l’inverse  pas moi!) blablabla connaissez-vous… » ce vieux rimailleur qui ânonne tant bien que mal ?

vivement demain ! C’est l’été !

https://youtu.be/Kp4K-DLv4oQ

Jazzi dit: à

« je fais des rêves bizarres… »

à caractère érotique, hamlet ?

hamlet dit: à

Pablo, je connais la réponse : c’est non.

l’autre question : pourquoi vous qui jurez que par une pseudo science qui n’a jamais été validée scientifiquement, pourquoi voulez-vous demander aux autres croyances d’être validées scientifiquement ?

comment ça fonctionne l’esprit humain ?

hamlet dit: à

Pablo sérieux vous savez si pour l’Astrologie des travaux scientifiques ont été menés pour démontrer sa Vérité Incontestable ?

répondez à ma question svp.

hamlet dit: à

A l’étranger aussi, de semblables projets se sont mis en place sans tarder, d’abord du côté des archivistes professionnels : en Belgique et aux Pays-Bas, ils ont lancé en commun « Archives de la quarantaine ».
 »

c’est beau l’Europe Unie.

Pablo75 dit: à

Je vais faire mon Pétomane:

En réalité moi aussi je crois au Messi. Je crois qu’il est capable tout seul de faire gagner La Liga au Barça (même si hier, à ma grande joie, il n’a pas été décisif à Sevilla et n’a pas empêché son équipe de perdre 2 points qui peuvent être décisifs dans la course au titre avec le Real Madrid).

hamlet dit: à

quelqu’un sait si pour l’Astrologie des travaux scientifiques ont été menés pour démontrer sa Vérité Incontestable ?

Chaloux dit: à

Pablo, tu as lu Perrot? Pour moi être chrétien -et je le suis jusqu’à l’être malgré moi- c’est s’approcher d’intuitions très profondes. Je ne crois pas aux vérités révélées. Ce qui est dit n’est jamais qu’image ou métaphore, même dans Le Grand Meaulnes. Suis hérétique.

https://www.youtube.com/watch?v=pdk0ELhnFdQ

hamlet dit: à

« baser une Vérité incontestable sur cela, ce n’est pas très scientifique. »

désolé de vous déranger, mais vous avez oublié le « I » majuscule à « Incontestable ».

une Vérité Incontestable : c’est plus classe.

hamlet dit: à

au moins avec les virus comme le C19 on aura jamais des écologistes qui viendront mettre le bordel en demandant de les protéger, comme quoi ce serait une espèce en voie d’extinction.

Pablo75 dit: à

@ Chaloux

« tu peux donner toutes les explications du monde, il y a bien à la base du Christianisme une prise de conscience humaine, il y a une révolution humaine. Que celui ou ceux qui l’ont initiée s’appellent Jésus ou autrement, qu’il soit homme ou métaphore, peu m’importe, il n’en existe pas moins. »

Tout à fait. Moi je crois que c’est un mythe nécessaire et qui a été efficace malgré ses dérapages. C’est Chesterton qui a dit il y a pas mal d’années déjà que « le monde moderne est plein d’idées chrétiennes devenues folles ».

Le problème des manuscrits de l’antiquité, en plus de la possibilité des manipulations, c’est qu’il s’agit de copies de copies de copies dont les plus récentes sont du IV siècle après le Christ. Donc, baser une Vérité incontestable sur cela, ce n’est pas très scientifique.

Sur l’ésotérisme, c’est un domaine gigantesque, contradictoire et volontairement très manipulé, crypté, dissimulé sur de tonnes de délires. Mais il y a là dedans des théories passionnantes sur le Christ et le christianisme.

Sans parler de la mystique en général et des mystiques qui parlent avec des détails étonnants de la Passion du Christ en particulier, comme par exemple Anna Katharina Emmerick, dont les visions sur ce thème sont étonnantes.

hamlet dit: à

l’avantage avec une épidémie comme le C19 c’est qu’on le temps d’envoyer des mails aux archives, alors qu’avec une catastrophe nucléaire il faut des historiens d’un temps plus court que l’instant, je sais pas si ça existe ?

hamlet dit: à

« l’historien des émotions Hervé Mazurel (Université de Bourgogne) qui a entrepris, avec la complicité de la psychanalyste Elizabeth Serin, de se faire les archivistes des rêves de confinement (revesdeconfins@gmail.com). »

je viens de leur envoyer un mail parce que depuis que je me retrouve en quarantaine sur votre blog je fais des rêves bizarres…

Chaloux dit: à

des vengeances et des egorgements..

Te concernant, bousemolle, juste tirer la chasse.

hamlet dit: à

passou !!! merci je connaissais pas l’existence des historiens de l’instant, connaissais ceux du temps présent, mais pas de l’instant, en fait c’est des historiens qui font l’histoire pendant qu’elle se passe, connaissais pas ce doit cool comme boulot, en plus ils ont pas le temps de voir leurs travaux démentis par les concurrents, sauf par les historiens du lendemain, ou les historiens de la semaine d’après.

bouguereau dit: à

Quelle tête à baffes tu as, mon pauvre bousemolle, et combien tu as dû t’en prendre…

toujours a compter sur les autres mon alcolique..à rêver a des vengeances et des egorgements..bah..c’est bien pasque cest samdi soir

hamlet dit: à

passou, il est super bien votre article, très intéressant, et promis je dis pas ça que parce qu’il y qu’avec vous que je peux parler.

c’est une excellente initiative ces histoires d’archivage pour les historiens de l’instant.

hamlet dit: à

passou, vous voulez pas parler avec moi ? les autres ils font rien qu’à me faire la gueule.

depuis cette histoire de messie je me suis fais exclure du groupe, du coup ils me parlent plus…

c’est une espèce de mise en quarantaine, je me retrouve confiné sur votre blog…

je peux vous dire que c’est pas facile à vivre, du coup c’est vous pouvez me faire un petit coucou ce serait sympa…

Chaloux dit: à

Gigi la visqueuse, si le cul venait à te gratter, n’oublie surtout pas de nous le dire!

Hurkhurkhurk!

bouguereau dit: à

Ce qui n’entre pas dans ma sphère de compétence

alesquia elle s’en branle de jésus comme dans l’exorciss..elle tourne la tête comme un girophare et elle a plein dboutons..elle gerbe partout..que font les arcturiennes à dédé

Janssen J-J dit: à

(Il me semble que le mot désigne également, dans une forme littéraire, un jeune homosexuel qui se prostitue)

Chère Alexiane, de quel mot parlez-vous, au juste :… de doux Jésus ?

Vous m’inquiétez de plus en plus…, là.

hamlet dit: à

comment reconnait-on un messie dans un peuple élu ?
c’est celui qui porte le brassard de capitaine.

hamlet dit: à

« un couvre-feu qui ne dit pas son nom… »

il l’a dit son nom, mais qu’à des gens qu’il connaissait bien, parce que le couvre-feu est généralement de nature méfiante, quand on est pote avec lui qu’on a été prendre l’apéro ensemble 2 ou 3 fois en principe il dit son nom, sinon il dit pas son nom.

Janssen J-J dit: à

A ma grande surprise, ai vu infra que PE s’était mis à tutoyer CT, puis s’était ravisé. Comme si PE était un erdélien comme un autre pour se laisser aller ainsi.

NB/ une colonie de fourmis ailées vient d’envahir mon imprimante près de la fenêtre. Aucun tuto ne m’indique comment m’en débarrasser. Une idée ?

NB’/ Je n’irai pas voir le film sur De Gaulle avec Lambert Wilson (faites des pères) qui ouvre le petit cinéma du Français dès lundi 22. Il doit être très mauvais, je pense, comme tous les biopics opportunistes… Savez-vous, Jzmn, si ALR a terminé son roman de la déconfiture ?

Alexia Neuhoff dit: à

Cher Janssen, à propos de Jésus, bien que n’étant pas végétarienne, j’évite la charcuterie, même de Lyon. Il me semble que le mot désigne également, dans une forme littéraire, un jeune homosexuel qui se prostitue. Ce qui n’entre pas dans ma sphère de compétence.

Chaloux dit: à

Quelle tête à baffes tu as, mon pauvre bousemolle, et combien tu as dû t’en prendre…

Chaloux dit: à

La bousemolle, le pauvre type avec ses arguments de crétin qui se cure le pif en lisant France-Soir, qu’il croit très originaux.

Janssen J-J dit: à

@MS. Ici, ducon. « Sur les ossements des
morts », merci pour le rappel de ce beau petit roman où cette scientifique écolo ingrate et féministe comme une normande se montre en outre férue d’astrologie…, Compliqué, comme vous, préfère rêver astronomie et cieux étoilés comme Pascal. Pensé à vous ce matin, décidément, MS, suis désolé : Alain Souchon racontait aimer tout autant Mme Nothomb que M. Houellebecq. Connaissez-vous ce chanteur populaire qui se gêne pas trop pour faire rimer gabriel fauré et debussy ?…
https://www.youtube.com/watch?v=B-xpf8LztF0

Chaloux dit: à

Pablo, tu peux donner toutes les explications du monde, il y a bien à la base du Christianisme une prise de conscience humaine, il y a une révolution humaine. Que celui ou ceux qui l’ont initiée s’appellent Jésus ou autrement, qu’il soit homme ou métaphore, peu m’importe, il n’en existe pas moins. Cela dit, je trouve que tu y vas vraiment un peu fort sur l’explication ésotérique, un terrain sur lequel je ne peux pas te suivre, pas en ces termes en tout cas.
D’autre part, sur l’âge des manuscrits, c’est vrai de toute l’Antiquité (il me semble environ seize siècles de décalage pour Euripide), on ne peut donc en faire un argument particulier pour Jésus. Il y avait en revanche des arguments syntaxiques, d’âge de la langue, mais il me semble qu’on y fait moins allusion aujourd’hui.

bouguereau dit: à

Et il y a des textes que le Vatican détient et refuse de publier et des manuscrits de la Mer Morte non publiés encore (malgré les dénonciations répétés de plusieurs spécialistes)

..j’avais houblié les complots

bouguereau dit: à

Tu as peut-être à évoluer spirituellement, Bouguereau. Il n’est jamais trop tard.

..il y a aussi la science du « prêche » dédé..tu as raison de le raler..un trope tout paulinien..et pour cause..tout..tout pour la cause..qu’en est il exactement aujourdhui..c’est terriblement confu

Pablo75 dit: à

@ Chaloux

Il n’y a pas de réponse valable au fait que Prieur et Mordillat rappellent sur le problème des sources des 99 % des textes chrétiens: en 4 siècles, depuis la naissance du Christ jusqu’aux premières copies faites par des moines chrétiens, il y a eu tout le temps de tout créer, écrire, corriger, interpoler et manipuler.

Et les objections de Perrot et Guillemin sont basées sur ces textes…

Et il y a des textes que le Vatican détient et refuse de publier et des manuscrits de la Mer Morte non publiés encore (malgré les dénonciations répétés de plusieurs spécialistes) qui prouveraient de façon définitive que le christianisme est la création d’un mythe spirituel fait à partir de plusieurs autres mythes (voir Mithra, Osiris, etc) et sans aucune base historique.

Comme par hasard, le Christ serait né pile quand l’Ère astrologique des Poissons a commencé (d’où le symbole du poisson dans le christianisme), caractérisée par les croyances religieuses et les luttes entre elles. Une ère astrologique durant 2 000 ans, on est rentré maintenant dans l’Ère du Verseau, caractérisée par le déclin des religions, la naissance d’une spiritualité beaucoup plus laïque et la domination de la Technique.

Le mythe du Christ serait donc né au bon moment, pour aider au changement inéluctable de civilisation dicté par les grands cycles astrologiques, que comme les Vedas hindous l’ont bien expliqué des siècles avant le christianisme, dirigent le développement du Monde de la Matière.

Mais cela est une autre histoire…

bouguereau dit: à

pédro il y a une phrase fort connu au nord de l’europe..dites en ses 36 langues ‘pas d’hérésie sans lettres’..elle n’a dautres valeurs de démonstration que si l’on veut ‘conserver’ hors l’endogamie et la biologie..il faut un corpus et des savantasses.. »des docteurs »..que souvent ils soient jalousé..c’est ça qui est hétonnant..comme disoient les romains

bouguereau dit: à

closer, c’est surtout que l’enseignement chrétien se faisait beaucoup par l’image

par exemple : de telle clichées..

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