de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Les illusions de grandeur de Philip Roth

Les illusions de grandeur de Philip Roth

Sur le fil de l’Agence France-Presse, la nouvelle est annoncée de manière intéressante. Mais j’aurais volontiers interverti le titre et l’attaque. Au lieu de « Ecrivain du désir et de la judaïté, Philip Roth entre dans la Pléiade« , il eut été préférable d’intituler l’article : « Snobé par le Nobel mais récompensé par les autres grands prix littéraires, Philip Roth est désormais dans la Pléiade ». Car même si une Pléiade se prépare des années à l’avance, le timing de sa sortie n’est jamais innocent s’agissant d’un auteur vivant. Le prix Nobel de littérature devant être révélé jeudi prochain, si Philip Roth est enfin couronné, ce qui ne serait que justice, notion on ne peut plus subjective et arbitraire en l’espèce, ce sera Bingo ! pour l’éditeur ; s’il est attribué à un autre, ce qui est fort probable (Haruki Murakami, Claudio Magris, Charles Aznavour, Antonio Munoz Molina, Margaret Atwood, Paul Mc Cartney, Salman Rushdie, Françis Cabrel, mais oui, il va falloir s’y faire désormais, petite Marie…), ce premier volume de Romans et nouvelles 1959-1977 de Philip Roth dans la Pléiade sera un pied-de-nez adressé aux joyeux lurons du comité Nobel. Raison de plus pour s’y précipiter. De toute façon, son oeuvre forte d’une trentaine de volumes, croule déjà sous les honneurs, célébrations, consécrations, récompenses. A ce stade-là, il s’agirait plutôt de donner Roth au Nobel, et non l’inverse, surtout s’ils veulent redorer leur blason après le ridicule achevé de l’an dernier.

Fort heureusement, outre Le Sein, Professeur de désir, Ma vie d’homme, on y trouve la matrice de l’oeuvre : le recueil de nouvelles Goodbye Columbus et surtout Portnoy’s Complaint traduit à l’origine en 1970 par Henri Robillot Le Complexe de Portnoy, et désormais rebaptisé La Plainte de Portnoy. Ce que Paule Lévy, dans ses notes sur le texte, justifie ainsi :

 « Le terme « complaint », quoi qu’il puisse désigner une « affection » ou une « maladie » – d’où l’exergue pleine d’ironie-, signifie « plainte » (Jérémiade), mais surtout « protestation », « réclamation », y compris dans l’acception juridique de la plainte qu’on dépose (sens que renforce la fin du roman, ainsi que la profession de Portnoy, avocat), d’où le choix de La Plainte de Portnoy »

Quoi qu’il en soit, le succès fut à la mesure du scandale. On en juge déjà par les titres des chapitres : « Fou de la chatte », « Le blues juif », « La branlette »… Ces trois-là fixent déjà le programme de Roth pour un certain temps, avec des variantes, digressions, développements mais sans trop s’éloigner de cet axe double : sexe et judaïsme, cul et étoile de David avec un double je permanent de celui qui s’autoproclame « le Raskolnikov de la branlette », pris dans un étau entre la norme morale de sa famille et de la société et son irrépressible désir de fornication. Il avait trouvé sa voix, à tout le moins la note juste qui convenait à ce livre.

Un soir de 1969, quand Philip Roth avait 33 ans et qu’il exerçait comme professeur de littérature à l’université de Pensylvannie, il avait invité ses parents au restaurant pour les préparer à un évènement qui va certainement les ébranler : la publication de Portnoy’s complaint. Préoccupé par leur réaction, il leur raconta l’histoire : la confession impudique de Portnoy à son analyste, ses problèmes avec les femmes et les aléas de sa vie sexuelle dûs à son éducation entre une mère juive excessivement mère juive et un père hanté par les menaces de la constipation… « Ca va faire sensation, vous allez certainement être assiégé par les journalistes, je voulais juste vous prévenir… ». Roth dût attendre la mort de sa mère pour connaître, de la bouche de son père, sa réaction à cette nouvelle. Lorsque son fils eut quitté le restaurant, elle éclata en sanglots et déplora son état mental : »Il a des illusions de grandeur ». Ce qui était au fond bien vu, pas seulement pour celui-ci mais pour tout romancier.

Cette Pléiade Roth, dont on veut croire qu’il s’agit d’un premier volume puisque toute l’œuvre est parue en français chez Gallimard, est une merveille. Même si on aimerait déjà y faire figurer d’autres titres (Le Théâtre de Sabbath, Patrimoine, La Tache, Pastorale américaine…), elle permet d’entrer de plain pied dans son univers, de le découvrir à la base, à l’origine, si on n’y a jamais été. Cela donne même envie d’aller revoir ailleurs dans son œuvre. De toute façon, même s’ils sont d’une qualité inégale, on y retrouve appuyée ou en filigrane sa détestation de l’expression « romancier juif américain », une réduction à ses yeux, se voulant avant tout un écrivain historicisé américain ; et la centralité de sa contrevie, cette autre vie où ses obsessions l’ont trouvé sans qu’il ait à les chercher, ce qui explique mieux que tout les mécanismes de sa création. Il avoue être devenu Roth le jour il a cessé de fouiller les poubelles de Faulkner ou d’Hemingway pour mettre le nez dans ses propres ordures, y jeter une allumette et en faire jaillir enfin une étincelle.

Ce volume donne aussi envie d’aller voir ailleurs, d’autant que le préfacier Philippe Jaworski n’hésite pas à brasser l’ensemble de l’oeuvre pour mieux en saisir chaque éclat (lire ici des extraits de sa préface). J’ai saisi deux de ses livres un peu au hasard.

Indignation (traduit par Marie-Claire Pasquier, Folio), qu’il présente comme quelque chose entre la novella et la novelette et non comme un roman contrairement à son éditeur est l’histoire d’un ancien combattant blessé à la guerre de Corée, un étudiant pris en otage par l’Histoire en marche, un garçon dont la biographie emprunte de nombreux jalons à celle de l’auteur. Le sujet ? Encore et toujours, la mort qui rôde. Cela n’étonnera guère ceux qui se souviennent qu’aux yeux de Roth, il n’est pas d’individu plus intéressant que lui-même. Je n’est pas un autre, je n’est autre que moi, il ne cesse de le revendiquer. Si ça a l’air d’une prosopopée, elle est ambiguë car le cadavre n’en est pas tout à fait un : sous morphine, il se croit mort. Le procédé est loin d’être inédit et on ne pourra s’empêcher de penser au héros de Dalton Trumbo qui a hanté durablement tout lecteur (1939) et tout spectateur (1971) de Johnny got his gun. On y trouve recyclés des thèmes, des situations, des personnages de ses précédents romans, procédé récurrent dans son œuvre. Roth ne connaît pas de plus beau mot qu’indignation dans la langue anglaise. Mais on peut compter sur lui pour écrire tout un livre à seule fin de montrer que cela veut dire bien autre chose que ce que cela dit.

Après Indignation, je me suis emparé d’Opération Schylock (Folio, traduit par Lazare Bitoun). Cela faisait longtemps que je n’avais autant ri en lisant un roman. Dès les premières pages, tout m’est revenu de cette délirante mise en abîme Pour mettre son double envahissant à distance, Philip Roth le rebaptise Moishe Pipik, autrement dit Moïse Petitnombril. Mais très vite, on ne sait plus qui est qui et quel est le plus menteur des deux à supposer qu’ils ne fassent pas qu’un : leurs échanges téléphoniques ambiguës, leur rencontre à Jérusalem en marge du procès du supposé bourreau de Treblinka John Demjanjuk, des déclarations de Lech Walesa selon lesquelles l’Espagne se serait ruinée en expulsant ses Juifs, la nécessité pour la Pologne de récupérer ses propres Juifs…

Relu la chose avec avidité malgré tout, malgré le doute, l’incrédulité, l’inquiétude, me surprenant souvent à rire de bon cœur, ce qui n’arrive presque jamais à un critique doublé d’un juré littéraire normalement constitué. L’autre Philip Roth, le double monstrueux, insomniaque et homonyme, a manifestement de sérieux problèmes d’identité, effet collatéral d’un abus d’Halcion, mais il agite tout le long du roman une idée intéressante, à moins qu’il ne soit agité par elle : le diasporisme. Le mot m’était jusqu’alors inconnu. Son sens se déduit aisément de son étymologie et de ses aventures depuis deux mille ans. Est diasporiste celui qui reconnaît dans l’exil l’un des spécificités de l’être-juif. Comment pourrait-il en être autrement en regard de l’histoire de ce peuple toute de migration, d’instabilité, d’éphémère, d’intranquillité, d’expulsions, de nouveaux départs, d’angoisse, de capacité d’adaptation et encore et encore.

Deux mots essentiels se sont maintenus en grec dans notre vocabulaire sans que jamais l’hébreu prenne le dessus : synagogue et diaspora. S’agissant de ce dernier, l’hébreu l’exprime en deux mots : gola (dispersion) et galout (exil). Les diasporistes tiennent que l’exil a partie liée avec le génie du peuple juif. Ce qui n’est pas faux. Mais pour quoi la naissance d’Israël devrait-elle y mettre un terme ? S’il existe un parti diasporiste, s’il délivre une carte de membre, je veux bien en être et tant pis si d’autres me font les gros yeux en attendant de me faire de mauvaises manières. Je m’inscris, ne fût-ce que pour y cotoyer mes glorieux pairs Saül Bellow et George Steiner pour ne citer qu’eux, sans oublier Philip Roth mais lequel ?

Cela dit, je n’imaginais pas que cela put à ce point occuper un esprit jusqu’à en faire une idéologie et le but de sa vie. Fondamentalement antisioniste en ce qu’il est perusadé que la présence d’Israël dans le concert des nations arabes est si dissonante qu’elle ne pourra s’achever que par une Shoah/saison 2, le double de Roth n’a de cesse de hâter le retour des aschkénazes dans leurs patries d’origine. Un projet dément pour tant de raisons, une tentative de réversion jusqu’au point de passage du sionisme afin de retraverser en arrière. Une folie eu égard aux sentiments prêtés encore aux populations locales. Encore que, à la réflexion… Philip Roth, le vrai, a écrit Opération Schylock au début des années 1990 ; or, à la fin des années 2010, le fait est que l’Allemagne, la Pologne, l’Autriche, la Hongrie offrent désormais aux descendants de « leurs » Juifs de rentrer au pays en échange de la nationalité. Ils l’accordent automatiquement, sans autre forme de procès, sans lourdes démarches administratives, sans documents introuvables à fournir, sans avoir à apprendre la langue et sans s’engager à vivre dans le pays.

On comprend que des étudiants et des jeunes entrepreneurs israéliens issus d’un couple mixte (mais non, pas homme/femme mais aschkénaze/séfarade), séduits à l’origine par le retour en Espagne aient été plutôt tentés par l’Europe centrale. La perspective d’obtenir aussi facilement un passeport européen a estompé le souvenir assez sombre, noir, enténébré, sinon mortifère, que leurs parents leur avaient transmis de cette terre qui avait englouti l’essentiel de leur famille. Si encore elle s’en était tenue là, mais elle a également fait disparaître leur civilisation. On n’oublie rien et on ne recommence pas. Ces pérégrins venus de Terre sainte sont des citoyens mondialisés comme nous le sommes tous désormais.

(« Philip Roth, seul et en famille, 1942 » photos Bob Peterson et D.R.)

 

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères.

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commentaires

407 Réponses pour Les illusions de grandeur de Philip Roth

Sergio dit: 5 octobre 2017 à 14 h 19 min

bouguereau dit: 5 octobre 2017 à 13 h 45 min
Bobbie la pointe molle

Si Pado i voit ça (au lieu de Boby), ben té mal… Très très mal aïe ouille les cactus !

Rdlt. dit: 5 octobre 2017 à 14 h 16 min

JC….. dit: 5 octobre 2017 à 13 h 48 min

La littérature n’intéresse plus que les mémères acheteuses d’Angot, et pis, c’est tout !

Ne pas oublier Catherine Millet, le ver est dans le fruit…

JC..... dit: 5 octobre 2017 à 13 h 53 min

Ne perdez plus votre temps avec Boulevard et Perruchette ! Foin de littérature….

Romans de merbe ! Cloaque nobélisé ! Déjections narcissiques d’impotents, fiers de l’être !…. Laissez aux porcs. Faites de la science, de la belle science, de la raison pure, bref soyez raisonnable mes amis.

Nous sommes en guerre contre la bêtise institutionnelle.

bouguereau dit: 5 octobre 2017 à 13 h 42 min

a révélé notre illusion de confort dans le monde

tout ça pour ses illusions dgrandeur qui dirait lassouline..

JC..... dit: 5 octobre 2017 à 13 h 28 min

NOBEL, LA HONTE !

Comment peut on honorer un mauvais auteur de ce type, un insulaire japonisant, après avoir récompensé un magnifique littérateur chantant comme ce trouduc chauve de Bobbie la pointe molle ?…

Honteux !

JC..... dit: 5 octobre 2017 à 13 h 23 min

La Bible, comme tout autre texte saint -suivez mon regard lucidement subjectif- est un tissu de clownerie.

JAZZI dit: 5 octobre 2017 à 13 h 22 min

« Le prix Nobel de littérature a été attribué à l’auteur britannique d’origine japonaise Kazuo Ishiguro, âgé de 62 ans, qui « par ses romans, d’une puissante force émotionnelle, a révélé notre illusion de confort dans le monde », a annoncé l’Académie suédoise, jeudi 5 octobre, à Stockholm. Il est notamment l’auteur des Vestiges du jour et Auprès de moi toujours, adaptés au cinéma »

On compte sur Bloom pour en savoir plus !

Nicolas dit: 5 octobre 2017 à 12 h 50 min

Mon père est un mal blanc dans toute sa splendeur, ca fait lôgtemps que je l’ai butté mon p’tit loup.

bouguereau dit: 5 octobre 2017 à 12 h 35 min

lhimportant c’est que dieu parle l’hébreu dlalourde..au prop et au figuré tous les pheuzans s’y rtrouvent et font leur choux gras..dcochons..surtout baroz..il trouve que c’est cool de faire l’oracle..un boulot dfaignant qui rapporte pas beaucoup

christiane dit: 5 octobre 2017 à 12 h 15 min

La Bible… Le lecteur (ou l’auditeur) reçoit le texte, l’écoute mais aussi l’interroge librement et interroge les mots qui ont un double sens, compare les traductions.
Ainsi Valère Novarina, dans un essai passionnant Devant la parole, écrit :
« L’ombre d’une langue sous l’autre diffuse toujours sa lumière par dedans : un verbe est sous un verbe, agissant ; un récit sous un récit, l’hébreu sous le grec, le grec sous le latin, le latin sous notre langue ; la Septante, la Vulgate, les Massorètes se complètent et se répondent – c’est ce contrepoint profondément tissé qui donne auditivement sa profondeur à la Bible, toute sa perspective, qui ouvre son spectre temporel et qui fait qu’elle va très vite et très loin en plusieurs sens, comme la musique fuguée et comme le paysage de montagne où l’espace s’approfondit, fuit, se renouvelle à chaque pas du marcheur et de celui qui écoute.(…)
En ce livre le monde s’ouvre à un voyage entre les langues, à la fragilité d’un souffle de transcendance, à une voix qui vient d’ailleurs, à l’épaisseur d’une histoire. »
Citation trouvée dans l’excellent essai de Marc-Alain Ouaknin : Zeugma – Mémoire biblique et déluges contemporains (éd. du Seuil)

Delaporte dit: 5 octobre 2017 à 11 h 47 min

Le ou les traducteurs doivent-ils faire un objet littéraire non identifié, ou au contraire quelque chose le plus fidèle possible, pour que ceux qui n’ont pas la chance de lire l’original puissent tout de même profiter du souffle biblique dans son authenticité originelle ?

Delaporte dit: 5 octobre 2017 à 11 h 41 min

« Il faut considérer la Bible comme le père du roman, Delaporte. »

En quoi cela empêche-t-il d’essayer d’avoir les traductions les plus fidèles sous les yeux, et même de la lire en vo, pour ceux qui le peuvent ?

JAZZI dit: 5 octobre 2017 à 11 h 38 min

Il faut considérer la Bible comme le père du roman, Delaporte. C’est un livre trop passionnant pour le laisser entre les mains des théologiens et des religieux !

Delaporte dit: 5 octobre 2017 à 11 h 30 min

« Delaporte , La version de la Bible par Edouard Dorme et son équipe dans la Pléiade est une merveille littéraire, mais pas que. » (Passou)

L’entrée de la Bible dans la Pléiade se justifie bien sûr pleinement, ce n’est pas moi qui dirais le contraire. Je rapportais seulement une critique qu’on lui fit, d’être justement « trop » littéraire. Je constate que les exégètes de tout poil, aujourd’hui, la citent très peu dans leurs travaux. Leurs préférences, comme d’ailleurs celles de l’écrivain Emmanuel Carrère dans son roman « Le Royaume », vont à la BJ (Bible de Jérusalem) et TOB (traduction oeucuménique). C’est peut-être un tort d’avoir délaissé cette Pléiade, et il faudra sans doute y retourner voir.

Giovanni Sant'Angelo dit: 5 octobre 2017 à 11 h 25 min


…bien, sur,…il y a des trucs,…mais, j’écris, ce que tout le monde sait,…
…sans révélations particulière,!…etc,!…
…envoyez,!…

JC..... dit: 5 octobre 2017 à 11 h 22 min

Les prix, les médailles, la reconnaissance, n’intéressent que les maréchaux de l’édition, les généraux des guerres perdues, les soldats oubliés de l’évolution versatile …

Giovanni Sant'Angelo dit: 5 octobre 2017 à 11 h 18 min


…rose,…à 10 h 57 min,…le mieux, en moulage,!…

…le moulage avec la matière silicone, avec le durcisseur,…en deux parties,…

…il existe, un spay isolent, le moulage à réaliser, du moule durcis,…je crois même, qu’il existe, une huile pour moulage, aux silicone,!…
…bien, œuvrer, pour séparer, les parties du moule,!…
…savoir se débrouiller, avec ingéniosités, facile, avec de l’expérience,!…of course,!…
…etc,!…bonne chance,!…

JAZZI dit: 5 octobre 2017 à 11 h 05 min

Selon les dernières tendances, il n’est pas question de Philip Roth ?
Rendez-vous dans moins de deux heures…

« Mercredi, le Japonais Haruki Murakami et le Kenyan Ngugi wa Thiong’o étaient au coude-à-coude, suivis par la Canadienne Margaret Atwood, dont le roman « La servante écarlate » a été adapté avec succès à la télévision, et l’Israélien Amos Oz. »

rose dit: 5 octobre 2017 à 10 h 57 min

un moulage en plâtre je dois savoir faire, mais comment je protège l’original? avec de l’huile d’olive ?

bouguereau dit: 5 octobre 2017 à 10 h 46 min

s’achever que par une Shoah/saison 2

soluce final au finiche aurait dit vontraube..y’az pas plus nihiliss qu’un suisse..sinon 2 dirait dédé

bouguereau dit: 5 octobre 2017 à 10 h 42 min

La perspective d’obtenir aussi facilement un passeport européen a estompé le souvenir assez sombre, noir, enténébré, sinon mortifère, que leurs parents leur avaient transmis de cette terre qui avait englouti l’essentiel de leur famille

lassouline en gostbusteur..dracul tout vert dans la boite

bouguereau dit: 5 octobre 2017 à 10 h 37 min

Scission en lieu et place d’union

sale goye de ta mère..brexit a jéruzalème épicétou!..qui crèvent tous les otes..sauf mon chat attation

Giovanni Sant'Angelo dit: 5 octobre 2017 à 10 h 36 min


…merci,!…rose,…

…votre approbation , m’enchante,…le soucis d’alter ego, planétaire,!…

…aux normes d’Atlas, à tenir et porter le monde,!…
…à chacun son job,!…chez soi,!…

…à propos de votre cavalier, en ébène,!…sur votre échiquier,…faite, déjà, un moule en plasturgie, ou en plâtre,!…
…au moins, pour évitez, que vous égarer, le dernier original, sur votre échiquier,!…etc,!…

…les sculpteurs sur modèles en plâtre, c’est pas çà, qui manque,!…

bouguereau dit: 5 octobre 2017 à 10 h 29 min

Ces pérégrins venus de Terre sainte sont des citoyens mondialisés comme nous le sommes tous désormais

hon est tous des grosses gouines à l’huile d’olive comme rose

bouguereau dit: 5 octobre 2017 à 10 h 28 min

»Il a des illusions de grandeur ». Ce qui était au fond bien vu, pas seulement pour celui-ci mais pour tout romancier

lassouline a su rester modeste oucoua?

rose dit: 5 octobre 2017 à 10 h 21 min

GSA 9h56
entièrement d’accord avec vous quoiqu’étant catalane.
le morcellement est partout et fragilise à chaque fois
brexit
catalogne
maintenant les harkis et les berbères se dressent contre les algériens arabes ; c sournois mais se répand comme traînée de poudre.
Scission en lieu et place d’union.
——

Et ce.front dégarni et ces sourcils broussailleux et…

ZEUS..... dit: 5 octobre 2017 à 10 h 03 min

L’illustration de ce billet que nous inflige l’inventif Pierre Assouline est horrible !

Cette tête de chien de garde enragé ! ce regard de tueur de femme seule ! ce faciès en forme de ballon de rugby peint ! cette main qui menace ….

Giovanni Sant'Angelo dit: 5 octobre 2017 à 9 h 56 min


…écrire de tout, et de rien,!…

…vous dites, la passion des catalans,…

…il faut voir, à deux fois,!…

…je reste, pour Madrid,…pourquoi,!…

…d’abord, l’Espagne doit assurer ses frontières, pour sa sécurité territoriale et économique,!…

…ce qui fait, le contrôle, total, des bords de mer, plages, Costa del Sol,!…dans une marge de 10 à 20 km,…le long, de ses côtes actuelles,!…

…assurer, la sécurité, de l’Espagne, avec tout les constituants « actuels « , de ses politiques,!…

…alors, comme dirait, Charles Quint,…
…à l’intérieur de sa sécurité,!…vous pouvez jouez à Zorro, la Suisse, les indépendantistes,!…
…n’oublier pas, les taxes, même sans les dividendes de la Costa del Sol, encore et toujours sous protection  » espagnole « ,…

…Ah,!…Ah,!…les affaires,!…Oui,!…
…mais, la Catalogne, c’est pas encore, Monaco,!…sans concurrences,!…

…la religion des souverainistes,!…ne pas être, plus catholique que le Pape,!…ou plus royaliste que les rois,!…

…et, nos vaches, seront bien gardées,!…
…à votre santé,!…
…de toutes façons, vous êtes européens, de souches,!…des intérêts privés infinitésimaux,!…allons donc,!…laisser tomber, les velléités, de subordinations gratuites, et rentrer dans le rang, à s’optimiser, en concerts harmonieux,!…

…faire du bruit, et cinéma, pour rien,…
…laissons, toutes les frontières, comme elles sont,…des plus et des moins, privés,..
…pour d’autres actionnaires perpétuels,!…
…Cinéma, et football,!..etc,!…
…merci,…à deux mains,!…Bip,!Bip,!…
…Go,!…suivant,!…

Miss Tigris dit: 5 octobre 2017 à 9 h 04 min

« les terreurs de cuvettes de WC se prenant pour des dieux »… comme l’andouille de JC qui se prend pour Zeus … uhuhuhuh

ZEUS..... dit: 5 octobre 2017 à 8 h 50 min

Sans méchanceté aucune, il me semble que ces discussions sur des sujets sans importance, en regard de bien d’autres, plombent ce terrain de jeu de paume pour paumés passionnément passouliniens que devient la RdL.

ZEUS..... dit: 5 octobre 2017 à 8 h 50 min

Afin de diminuer les cas de violence hommes/femmes, il suffit d’enseigner le karaté dans les écoles de filles, qui devenues femmes en feront bon usage contre les terreurs de cuvette WC se prenant pour des dieux.

ZEUS...... dit: 5 octobre 2017 à 8 h 43 min

Sans méchanceté aucune, il me semble que ces discussions sur des sujets sans importance, en regard de bien d’autres, plombent ce terrain de jeu de paume pour paumés passionnément passouliniens.

JAZZI dit: 5 octobre 2017 à 8 h 41 min

Passou, grand prêtre les lettres, a revêtu sa plus belle chasuble pour faire un sermon à Delaporte (de la sacristie). C’est beau comme du Bossuet !

Après « Homère, pourquoi on a besoin de lui », puis-je vous suggérer un nouveau dossier pour un prochain Magazine littéraire, Passou ?
Lequel ?
Quelque chose comme : « La Bible, à la genèse du roman ».
Je veux bien y participer…

Nicolas dit: 5 octobre 2017 à 8 h 13 min

Il est certain que lorsqu’on croit aux miracles se confronter à la réalité n’est pas toujours évident la vie, je te sens très engagé dans tes commentaires tu as déjà pensé à faire de la politique?

la vie dans les bois dit: 5 octobre 2017 à 7 h 24 min

@0h07

Je ne sais pas.
Si Melle Chomy doit regretter quelque chose, c’est que la ministre féministe qui a écrit le livre  » maman travaille » fait mal son boulot.
Mais elle n’est pas la seule. Demandez à vos collègues du commissariat…
http://stop-violences-femmes.gouv.fr/Les-associations-de-soutien-aux.html

L’action au quotidien des CIDFF pour les femmes victimes de violences
Des équipes professionnelles au service des femmes (juristes, psychologues, travailleurs sociaux, conseillères familiales et conjugales…) pour :

Une information juridique, quelle que soit la nature de ces violences : violences au sein du couple, viols et agressions sexuelles, harcèlement sexuel, mutilations
Un accompagnement global des femmes victimes dans leurs démarches policières, judiciaires, médicales, psychosociales, sociales et professionnelles.
L’animation de groupes de parole.
La formation des professionnels travaillant au contact des femmes victimes de violences : police, gendarmerie, travailleurs sociaux, médecins, magistrats…
La prévention active des violences faites aux femmes : Interventions au sein des établissements scolaires, organisation des journées de sensibilisation en direction du grand public et des entreprises.

la vie dans les bois dit: 5 octobre 2017 à 7 h 14 min

erreur

AT :
v17 Alors Pharaon parla ainsi à Joseph: « Dans mon songe, je me tenais au bord du fleuve.
v18 Et voici que du fleuve sortirent sept vaches grasses et de belle taille, qui vinrent paître dans l’herbage

la vie dans les bois dit: 5 octobre 2017 à 7 h 13 min

Le mot jonchaie est aussi exotique, au bord du fleuve.

Pleiade:
ch41. v17, v18
« Pharaon dit à Joseph : « Voici que, dans mon songe, je me tenais au bord du Nil, et voici que du Nil remontaient sept vaches, grasses de chair et belles de tournure, qui se mirent à paître dans la jonchaie. »

AT :
v16 Alors Pharaon parla ainsi à Joseph: « Dans mon songe, je me tenais au bord du fleuve.
v18 Et voici que du fleuve sortirent sept vaches grasses et de belle taille, qui vinrent paître dans l’herbage

la vie dans les bois dit: 5 octobre 2017 à 6 h 59 min

chapitre 41, v15 et v16 de la Genèse.


Et Pharaon dit à Joseph: « J’ai eu un songe et nul ne l’explique; mais j’ai ouï dire, quant à
toi, que tu entends l’art d’interpréter un songe. »
16

Joseph répondit à Pharaon en disant: « Ce n’est pas moi, c’est Dieu, qui saura
tranquilliser Pharaon. »

Passou dit: 5 octobre 2017 à 6 h 29 min

Delaporte , La version de la Bible par Edouard Dorme et son équipe dans la Pléiade est une merveille littéraire, mais pas que. En leur confiant le soin de traduire, d’annoter et de présenter une nouvelle édition de l’Ancien Testament ; puis en accordant en 1956 ses imprimi potest, nihil obstat, imprimatur laïcs aux deux volumes d’une collection imprimée, est-ce imaginable, sur un papier bible rétif aux pâtes mécaniques ; et nonobstant le fait qu’avant d’ouvrir ses portes à Dieu, la Pléiade avait accueilli le Baudelaire des Fleurs du mal, le Voltaire écraseur d’infâme, le Proust de Sodome et Gomorrhe, le Gide de Corydon, et certes Claudel en ses œuvres complètes ; et considérant que la Bible hébraïque allait les rejoindre au catalogue parce que « la Pléiade se devait de l’incorporer à sa collection des meilleurs auteurs dans leur meilleur texte », honneur dont l’Eternel eut du mal à se remettre à ce qu’on dit ; donc, Gaston Gallimard, son seigneur et maître, leur octroyant toutefois la couverture grise réservée aux textes sacrés, permettait aux Ecritures de faire leur entrée en littérature en majesté. Ainsi fut-il.

Bloom dit: 5 octobre 2017 à 6 h 25 min

Mais Roth a déjà eu l’honneur d’être le premier écrivain vivant à être intégralement édité dans la prestigieuse collection « The Library of America », « a nonprofit publisher of classic American literature ».
Roth y rejoint Melville, Thoreau, Whitman, Dreiser, Bellow etc.
Je ne suis pas sûr que La Pléiade fasse grand effet hors les frontières de la francophonie.

Delaporte dit: 5 octobre 2017 à 2 h 03 min

« Tout dépend ce que l’on appelle une « secte », Bérénice. »

En effet. Il y a la définition que donne la loi, et il y a le reste. Mais les scientologues ont mauvaise réputation, malgré John Travolta et Tom Cruise, et un site en français assez réussi sur Internet.

Delaporte dit: 5 octobre 2017 à 2 h 00 min

« En tout cas cette version pleiade est bien différente de la version » épiscopale » ou de la version œcuménique de la Bible. »

La Bible en Pléiade avait été très critiquée. Les traducteurs avaient voulu faire joli, au détriment de l’exactitude. Ce n’est pourtant pas les traductions qui manquent aujourd’hui, qui ont toutes leurs qualités, pour celles que je connais.

Delaporte dit: 5 octobre 2017 à 1 h 56 min

« quand vous commencez une citation il faut aller jsuqu’au bout ! »

C’est dommage de falsifier un si beau texte, hamlet, même pour rire. Cela manque de rigueur, comme tout ce qui vous caractérise, je crois.

Jean Langoncet dit: 5 octobre 2017 à 0 h 36 min

la vie dans les bois dit: 4 octobre 2017 à 21 h 53 min
je vais mettre des boules quiès, langoncet, je vous en prie: musique.

Amen (avant j’étais jeune et naïf, je suis tellement mieux avisé maintenant, patati et patata … ?)
https://vimeo.com/89999761

D. dit: 5 octobre 2017 à 0 h 14 min

Tout dépend ce que l’on appelle une « secte », Bérénice. Coupé de quoi ? De qui ? Réellement retenu ? Menacés ? Argent spolié ? Enfants en danger, privés d’une éducation « normale » ?
C’est très complexe, subjectif et a pu déjà donner lieu à des erreurs dans les deux sens, sur-évaluation / sous-évaluation.
Certaines structures familiales de certaines ethnies ont tous les caractères d’une secte, par exemple, et on laisse faire.

Nicolas dit: 5 octobre 2017 à 0 h 07 min

Chomy nous dit que Sandrine Rousseau « voudrait encourager une libération de la parole et, a minima, une information pour les femmes victimes d’agressions sexuelles » et qu’elle « refuse que les choses restent en l’état. » Rousseau explique également qu’elle a trouvé les hommes assez absent lors de ce débat, j’imagine donc qu’elle regrette que Moix ne se sente pas légitime de parler des agressions sexuelles subit par les femmes. Et Chomy à votre avis elle regrette ?

la vie dans les bois dit: 4 octobre 2017 à 22 h 44 min

JAZZI dit: 4 octobre 2017 à 16 h 23 min

bas rosis, cette histoire d’elohim n’est pas sans rappeler cette expérience de « la possiblité d’une île » où Michel Houellebecq a envoyé Daniel, un insider chez les raëliens…
En tout cas cette version pleiade est bien différente de la version  » épiscopale » ou de la version œcuménique de la Bible.
Je reste à votre disposition pour en  » parler’.

bérénice dit: 4 octobre 2017 à 22 h 32 min

Indispensable !

pas donné le bouquin, j’espère qu’il vaut la peine, à ce prix pour moi qui ne possède qu’une bicyclette et encore pas en état de nuire aux piétons.

bérénice dit: 4 octobre 2017 à 22 h 29 min

mais peut-être eut-t-il surchargé son bagage d’une nana qui a la première polonaise séduite lui arracha les yeux et ses derniers cheveux car la belle caucasienne était pianiste (par exemple) en plus d’être fort jolie et naturellement blonde ( on vérifie là où vous devinez) et ses grands yeux clairs défiaient toute concurrence et attisaient la jalousie pire qu’un soufflet le feu.

bérénice dit: 4 octobre 2017 à 22 h 14 min

Court est il rentré de Lettonie ou est-il embourbé avec sa deux roues motrices sur une route embroussaillée, savez-vous D si on mange de la choucroute en Lituanie?

hamlet dit: 4 octobre 2017 à 22 h 13 min

quand vous commencez une citation il faut aller jsuqu’au bout ! :

28 Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier.

29 Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.

30 Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”

31 Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.

32 Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !

33 Oui sans doute, dis le frère, mais lui ils s’est payé les prostitués et moi je suis encore puceau !

34 ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !

35 Je sais, tu me l’as dit déjà. dit l’enfant.
« J’en demandais pas tant, je suis là pour turner autour de cette terre tant que je suis vivant. »

36 Vivant, qui t’a donné la vie ? dit le père

37 si c’est pour la passer ici r »pondit le frère, alors tu as perdu ton temps. Si les fumées dans les rues fermées te sont légères moi j’ai besoin du vent !

38 Et si tu venais à mourir ? dit dit le père.

39 On est tous là pour en finir ! r »pondirent en choeur les deux frère !

bérénice dit: 4 octobre 2017 à 22 h 04 min

Les sectes sont par définition dangereuses par la méthode insidieuse et efficace, est-ce que Tom Cruz est toujours affilié scientologue?

D. dit: 4 octobre 2017 à 21 h 56 min

Jean Langoncet dit: 4 octobre 2017 à 20 h 39 min

@D.
Vous avez un avis sur l’église de scientologie ?

Je ne sais pas ce qu’elle est devenue mais dans les années 80-90, il s’agissait de hauts escrocs, des gens très dangereux à de nombreux points de vue. Les choses ont pu évoluer, je n’en sais rien à vrai dire.

la vie dans les bois dit: 4 octobre 2017 à 21 h 45 min

langoncet, votre tourner-en bourrique, ça va bien pour certains ici qui font le never ending tour.
Mais vous avez lu quoi exactement de l’ex-futur Nobel de littérature ?
Faites court.
Si c’est: rien, inutile de remettre quelques psalmodies de votre barde.

la vie dans les bois dit: 4 octobre 2017 à 21 h 40 min

je vais corriger, pour elles:

la pigiste atone n’a pas lu Angot. Point barre. Et Sandrine Rousseau non plus !
Elle n’a pas regardé la télé non plus. Moix cherche les aveux de de l’agresseur, et pense les avoir trouvés, le fin limier que voilà.

la vie dans les bois dit: 4 octobre 2017 à 21 h 37 min

J’ai un problème avec le participe passé, tout d’un coup. J’sais pas pourquoi; ce doit être à cause de toutes ces vieilles instit’ ici.

la vie dans les bois dit: 4 octobre 2017 à 21 h 36 min

bas rosis, la pigiste atone n’a pas lu Angot. Point barre. Et Sandrine Rousseau non plus !
Elle n’a pas regarder la télé non plus. Moix cherche les aveux de de l’agresseur, et pense les avoir trouver, le fin limier que voilà.

Janssen J-J dit: 4 octobre 2017 à 21 h 35 min

@ Encore que, à la réflexion… Philip Roth, le vrai, a écrit Opération Schylock (sic x 2) au début des années 1990

Non, Passoul, il n’a écrit qu’Opération Shylock, tout simplement…, et ça fait une sacrée différence. Vous ne devriez pas tant écorcher les titres de la haute littérature, ça la fiche mal pour Israël.

Jean Langoncet dit: 4 octobre 2017 à 21 h 34 min

la vie dans les bois dit: 4 octobre 2017 à 21 h 30 min
« Tout pareil mais avec une gitane maïs », et affalé, amorphe, langoncet ?

Antinomique la plupart du temps

JAZZI dit: 4 octobre 2017 à 21 h 33 min

Le papier d’Alice Chomy dans le Magazine littéraire est relativement « neutre », LVDLB. Elle ne prend pas partie pour l’une ou l’autre, les renvoyant dos à dos, disant qu’elles ne s’entendent pas parler… Ce qui est un peu putassier c’est le titre : « Double peine pour Sandrine Rousseau » !

la vie dans les bois dit: 4 octobre 2017 à 21 h 30 min

« Tout pareil mais avec une gitane maïs », et affalé, amorphe, langoncet ?

Moi pas du tout pareil.
Monsieur le professeur, bourré à 14h au point de se cramponner au tableau, mais un as en mécanique…

la vie dans les bois dit: 4 octobre 2017 à 21 h 08 min

Oh pardon, « Passou », je n’avais pas vu. Alice Chomy est une femme. Enfin, sur le papier.

la vie dans les bois dit: 4 octobre 2017 à 21 h 00 min

« la grosse excuse des planqués du Maglit, y’a d’la technique »

tout simplement honteux. Honteux.

Le mec, pigiste, ne signe même pas sa tribune pour EELV dans le mag’ litt’.
Et en plus il ne connait même pas les sites des assoc’ pour femmes battues, ou les sites pour violences faites aux femmes, pour en  » parler ».

La double peine, pour Sandrine Rousseau, c’est que son agresseur a écrit au CSA pour dénoncer les termes employés par sa victime, pour le désigner: Denis Baupin agresseur sexuel,membre du parti politique EELV.

je ne sais pas vraiment de quoi ils causent dans ce parti. Elle en dit quoi, la femme de l’agresseur de la victime, madame cosse ?

Jean Langoncet dit: 4 octobre 2017 à 20 h 59 min

@His watch had a leather strap, and he took it off and set it face up on his desk.

Tout pareil mais avec une gitane maïs

Janssen J-J dit: 4 octobre 2017 à 20 h 56 min

@ je pense avoir ici même fait beaucoup preuve d’humour, sauf pour les sourds comme vous, JJJ !

vous auriez dû mettre une émoticône en clin d’oeil, pour l’instant je n’ai que les yeux pour ENTENDRE votre humour… Je me réjouis donc. L’inexistence du crist… comme personnage historique, c drôle, non ?
Une bonne nuit avec prière préalable sur la descente de lit au pied du crucifix, vous nous réciterez dans l’ordre, notre père, je vous salue marie, le crédo, et les 4 actes (foi, charité, espérance et surtout contrition)? Et une fois au lit, n’allez pas vous toucher !

la vie dans les bois dit: 4 octobre 2017 à 20 h 51 min

« De l’illusion au fantasme, for Christ’s sake »

Pourquoi langoncet ?

Ph. Roth a rendu , heu, hommage (un fantasme qui finit vraiment badly, indeed) à l’une de ses étudiante, cubaine, dans  » la bête se meurt ».

Mais voilà le souvenir de l’une de ses élèves:
« His watch had a leather strap, and he took it off and set it face up on his desk. He asked us to call him Mr. Roth, though the other seminar professors had us call them by their first name, in those let-it-all-hang-out days. Then he began to talk about the novel assigned for that week, taking us through its pages and pointing out its various themes, details or particularly terrific sentences. He never consulted his notes, which were handwritten and kept in a slim black binder, but he spoke extemporaneously, point after point, insight after insight, as if he apprehended the entire novel, all of a piece. »

https://www.nytimes.com/2014/05/04/opinion/sunday/english-class-with-mr-roth.html?_r=0

Jean Langoncet dit: 4 octobre 2017 à 20 h 47 min

Le porte-monnaie, n’est-ce pas un peu désuet à l’heure du virtuel et du numérique, chère nouille ?

Delaporte dit: 4 octobre 2017 à 20 h 43 min

« Vous avez un avis sur l’église de scientologie ? »

Ils ont un site qui est très bien fait, et même d’une lecture intéressante. Mais enfin, c’est probablement une secte, qui s’intéresse surtout à votre porte-monnaie. Sur le plan spirituel, comme c’est dommage qu’ils ne se soient pas ralliés au catholicisme !

Delaporte dit: 4 octobre 2017 à 20 h 40 min

« pour ma part, je préfère les amateurs en athéologie comme les onfray, font moins peur et sont plus drôles. »

Sincèrement, non. Les athées sont souvent des gens sinistres comme une porte de prison. Par exemple Sartre… mais aussi Onfray, qui est convaincu que Jésus n’a jamais existé ! Le Christ était doué lui-même d’un certain humour, à l’occasion. Cela transparaît dans certains de ses propos. Quant à mon cas personnel, je pense avoir ici même fait beaucoup preuve d’humour, sauf pour les sourds comme vous, JJJ !

Jean Langoncet dit: 4 octobre 2017 à 20 h 28 min

@Un soir de 1969, quand Philip Roth avait 33 ans et qu’il exerçait comme professeur de littérature à l’université de Pensylvannie,

De l’illusion au fantasme, for Christ’s sake

D. dit: 4 octobre 2017 à 20 h 06 min

Et si vous vous demandez si certaines ethnies choisiront tel ou tel camp, vous vous trompez.
Chaque ethnie se divisera.

D. dit: 4 octobre 2017 à 20 h 03 min

Ne vous inquiétez aucunement pour moi, Bérénice.
J’ai tout prévu et je ne vous dirai pas comment j’ai tout prévu.
Par ailleurs j’ai eu un compte-rendu du grand futur par un voyageur spatio-temporel.
Et je peux vous dire que le problème majeur n’est pas celui que l’on croit. Pas du tout. Pendant qu’on se focalise sur le terrorisme, la surpopulation et l’épuisement des ressources terrestre, on oublie qu’une fraction de l’humanité est prête, déjà, maintenant, à l’instant où je vous parle, à se faire implanter des prothèses et orthèses électroniques en prolongement direct du tissus biologique.
Il va se produire une fraction majeure de l’humanité au 22ème siècle : les pro-bioniques et les refusants. Et cela aboutira sur une guerre. Et les refusants devront quitter la planète avec l’aide d’autres civilisations.
Et chaque lignée évoluera séparément pendant de nombreux millénaires. La lignée bionique finira quasiment dépourvue d’âme, extrêmement dégénérée, perverse, hypocrite, maligne et extrêmement dangereuse.
L’autre lignée, naturelle, évoluera de façon exactement contraire et reviendra reconquérir la terre.
C’est assez bouleversant mais c’est la stricte vérité.

Janssen J-J dit: 4 octobre 2017 à 19 h 57 min

@en tant qu’expert en théologie …

pour ma part, je préfère les amateurs en athéologie comme les onfray, font moins peur et sont plus drôles. Ouarfl,

Janssen J-J dit: 4 octobre 2017 à 19 h 51 min

allons donc Jean Delaporte, même le Christ aurait apprécié que vous fassiez preuve d’un peu d’humour à la rdl. Tout de suite les grands mots…, les grands chevaux, les grandes caravanes ! DE LA DISTANCE à l’égard de ceux qui ont mal au criss de câlisse, voyons donc ! Nul ne vous interdit de sévir, bien qu’on eusse de temps en temps envie de connaître vos différentes exégètes des célèbres sourates du coran et des hadiths sur la rdl… Mais apparemment, il y a d’autres crémeries

Janssen J-J dit: 4 octobre 2017 à 19 h 44 min

@18.11; si je puis me permettre, dans les romans qui basculent subrepticement dans le fantastique, il y a Chroniques de l’oiseau à ressort et la trilogie 1Q84 ; dans les enquêtes journalistiques, hélas HM n’est pas bon, bien que sa générosité envers les victimes du gaz sarin dans le métro ne fasse pas de doute (Underground) – Rien à voir avec une spécialiste telle de Svletana Alexievitch. Si vous aimez jogger régulièrement, n’éhésitez pas à découvrir le mystère du pouvoir des endorphines sur le psychisme et l’imagination romanesque (autoportrait de l’auteur en coureur de fond). N’allez pas au plus décevant : l’incolore Tsukuru…
Suivez ses conseils de musique en lisant ses romans… HM est un remarquable initiateur en matière de jazz…
Mais si vous n’avez pas le temps, et si vous avez lu K. sur le rivage (le plus beau de tous), alors… il est temps de passer votre chemin !… et d’aller à la rencontre de Kenzaburo Oé, je crois, un auteur plus difficile et hélas pour nous pas des mieux traduits.

Delaporte dit: 4 octobre 2017 à 19 h 39 min

« Je rappelle qu’à la rdl, l’idéologie dominante qui prévaut et fait généralement consensus, est celle de l’agnosticime, de la laïcité républicaine… »

Je rappelle pour ma part que, parlant en tant qu’expert en théologie, la parole reste libre et susceptible d’évoquer la religion. Qu’est-ce que c’est que ce terrorisme, JJJ ?

Janssen J-J dit: 4 octobre 2017 à 19 h 28 min

Si c’te blog devient une boîte à bondieuseries, ast’heure ! craignos.

Je rappelle qu’à la rdl, l’idéologie dominante qui prévaut et fait généralement consensus, est celle de l’agnosticime, de la laïcité républicaine, des valeurs de la gauche partageuse, de la générosité et de la justice sociale, du philosémitisme, de l’amour de la VRAIE littérature, de la pédagogie désintéressée des humanités envers les êtres faibles, femmes et enfants, sans compter le plaisir la gastronomie légère décroissnte et de la mécanique des motocyclettes.
Donc, chaque geek doit tirer de ces valeurs que nous partageons tous les conséquences géopolitiques qui s’imposent dans nos différentes prises de positions sur les forums publics ou les réseaux sociétaux.

bérénice dit: 4 octobre 2017 à 19 h 19 min

D, vous allez devoir convertir vos propriétés en lingots d’or pour échapper à la fiscalité, ça prendra beaucoup moins de place et en cas d’urgence il suffira de tout mettre dans une valise à roulettes sans plus vous soucier au loin de l’entretien des jardins, des cambrioleurs qui guettent toujours, des crues ou des arbres trop proches d’une toiture risquant de s’abattre si une tempête survenait.

Delaporte dit: 4 octobre 2017 à 19 h 11 min

« Dieu prononça le télégramme »

C’est un peu ça. Un télégramme/tétragramme, message urgent, pour sauver l’humanité.

D. dit: 4 octobre 2017 à 18 h 50 min

Je vais très bien, Bérénice.
Le merlan est en filets, mon poissonnier à jeté les yeux dans une grande poubelle. Je vais me régaler. J’adore le merlan.

bérénice dit: 4 octobre 2017 à 18 h 19 min

que Dieu prononça le télégramme ? C’était un style urgent, de la littérature pragmatique, un mode d’emploi à l’usage des générations qui devraient subir le sort que chacun aura enregistré .

bérénice dit: 4 octobre 2017 à 18 h 16 min

A moins D que vous détourniez les yeux pour ne pas croiser le regard du pauvre merlan sur son lit de verdure? cerné d’une couronne de patates que ponctue du citron en quartier?

Delaporte dit: 4 octobre 2017 à 18 h 14 min

C’est très bien de citer ces évangiles, Jacuzzi. Ceci étant, sur le nom de Dieu dans la Bible, la question est un peu plus complexe que ce que vous racontez. Voici par exemple ce que Wikipédia dit d’un épisode fameux de Ex 3,14 :

Le récit biblique est traduit en ces termes par la Bible de Jérusalem : « Moïse dit à Dieu : ‘ »Voici, je vais trouver les Israélites et je leur dis : “Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.” Mais s’ils me disent : “Quel est son nom ?”, que leur dirai-je ? » Dieu dit à Moïse : « Je suis celui qui est [Ehyeh Asher Ehyeh אֶֽהְיֶה אֲשֶׁר אֶֽהְיֶה] ». Et il dit : « Voici ce que tu diras aux Israélites : Je suis m’a envoyé vers vous. » » C’est au verset suivant (Ex 3:15) que Dieu prononce le Tétragramme devant Moïse. (Wikipédia)

bérénice dit: 4 octobre 2017 à 18 h 11 min

Zerbinette, de Murakami j’ai lu Kafka et Des hommes sans femme , que faut-il lire de lui, à moins que tout soit égal ?

bérénice dit: 4 octobre 2017 à 18 h 09 min

Ce soir je mange du merlan frit.

Comme c’est triste un merlan quand il est frit. Quelque Chose ne va pas?

zerbinette dit: 4 octobre 2017 à 17 h 17 min

JJJ, quels que soient les éditions de mes livres, ils ne sont ni surlignés, ni cornés.
Ne connaissez-vous pas le genre ‘post-it’ de tous les formats, de toutes les couleurs pour marquer les pages ? Faut vous recycler !
Sinon, les petits cartons entre les pages, ça marche très bien aussi !

Mon chouchou c’est Murakami.

Janssen J-J dit: 4 octobre 2017 à 16 h 28 min

@ « Je vous dirai néanmoins mes passages préférés dans les deux premiers ». J’espère qu’ils ne sont pas surlignés en jaune, ni cornés. Bon… Passionnant, cet échange sur l’adjectif du titre en traduction. Je regrette de ne point pouvoir m’y associer, mais c’est un moment constructif assez rare sur ce blog, il faut le saluer. Je crois qu’on change d’époque et que les billets de passoul vont se méliorer à l’avenir… On ne se f… plus sur la geule pour un u qui mancrait à prodige !… Oui, la caravane des chameaux, bien sûr mais comment fait-on pour ajouter des petites bêtes au texte ?
Et si on pariait pour demain entre roth, murakami et un 3e larron. Allez…, moi je parie pour le 3e ! Et j’ai pas consulté les bookmakers londoniens, sergio.

JAZZI dit: 4 octobre 2017 à 16 h 23 min

Ou bien encore ici, Delaporte (de la sacristie) !

LA GENESE

Révélation divine

Analysant le rêve du Narrateur à la manière freudienne, Proust, dans l’extrait précédent fait explicitement référence cependant à « Joseph et Pharaon ». L’occasion pour nous d’évoquer l’un des plus anciens rêves de la littérature mondiale, directement suivi de son interprétation. L’extrait ci-dessous est en effet tiré du chapitre XLI de la Genèse.

« Pharaon envoya convoquer Joseph. On le sortit en hâte du cachot ; il se rasa, changea ses vêtements et vint vers Pharaon.
Pharaon dit à Joseph : « J’ai eu un songe et il n’y a personne qui l’explique. Or, moi, j’ai entendu dire de toi que, si tu entends un songe, tu l’interprètes. »
Joseph répondit à Pharaon en disant : « Ce n’est pas moi, c’est Elohim qui répondra ce qui est salutaire pour Pharaon ! »
Pharaon dit à Joseph : « Voici que, dans mon songe, je me tenais au bord du Nil, et voici que du Nil remontaient sept vaches, grasses de chair et belles de tournure, qui se mirent à paître dans la jonchaie.
Or voici que sept autres vaches remontaient derrières elles, elles étaient chétives, très laides de tournure et mince de chair. Je n’en ai pas vu de pareilles en laideur dans tout le pays d’Egypte. Les vaches minces et laides mangèrent les sept premières vaches, les grasses, qui entrèrent dans leur panse, sans qu’on sût qu’elles étaient entrées dans leur panse, leur aspect étant aussi laid qu’au début. Alors je m’éveillai.
« Je vis encore dans mon songe, que sept épis montaient sur une seule tige, ils étaient pleins et bons.
Or voici que sept épis pierreux, maigres, roussis par le vent d’est, germaient après eux. Les épis maigres avalèrent les sept bons épis. J’en ai parlé aux magiciens, mais personne ne m’explique ! »
Joseph dit à Pharaon : « Le songe de Pharaon est un. Ce que Elohim va faire, il l’a révélé à Pharaon.
Les sept bonnes vaches sont sept années et les sept bons épis sont sept années : c’est un seul songe ! Les sept vaches minces et laides, qui remontaient derrière elles, sont sept années et les sept épis vides, roussis par le vent d’est, ce seront sept années de famine. C’est la parole que j’ai dite à Pharaon : ce que Elohim va faire, il l’a fait voir à Pharaon. Voici qu’arrivent sept années de grande abondance dans tout le pays d’Egypte. Après elles, se lèveront sept années de famine : on oubliera toute l’abondance au pays d’Egypte et la famine consumera le pays. L’abondance ne sera plus connue dans le pays, par suite de cette famine qui aura suivi, car elle sera très grave. Si le songe a été deux fois répété à Pharaon, c’est que la chose est décidée de la part de l’Elohim et que l’Elohim va se hâter de la faire. Maintenant donc, que Pharaon choisisse un homme intelligent et sage, qu’il l’établisse sur le pays d’Egypte. Pharaon fera en sorte de préposer des préposés sur le pays et il prélèvera le cinquième du pays d’Egypte pendant les sept années d’abondance. Que ceux-là recueillent toute la nourriture de ces bonnes années qui viennent et que, sous la main de Pharaon, ils entassent dans des villes du froment comme nourriture, et qu’ils le gardent ! Ainsi la nourriture sera en dépôt pour le pays, en vue des sept années de famine qu’il y aura au pays d’Egypte et le pays ne sera pas fauché par la famine. »
La parole plut aux yeux de Pharaon et aux yeux de tous ses serviteurs. Pharaon dit à ses serviteurs : « se trouvera-t-il un homme qui ait en lui, comme celui-ci, l’esprit de Dieu ? » Puis Pharaon dit à Joseph : « Puisque Dieu t’a fait connaître tout cela, il n’y a point d’intelligent ni de sage comme toi. C’est toi qui seras au-dessus de ma maison ; à ton ordre tout mon peuple se soumettra ; ce n’est que par le trône que je serai plus grand que toi. » Pharaon dit à Joseph : « Vois : je t’ai mis au-dessus de tout le pays d’Egypte ! »
Alors Pharaon ôta son cachet de sa main et le mit à la main de Joseph ; il le vêtit d’habits de lin fin et mit à son cou le collier d’or. »
(« Genèse », traduction d’Edouard Dhorme, in « La Bible : Ancien Testament »,
Bibliothèque de la Pléiade, vol. I, édition Gallimard, 1956)

Ici, le rêve revêt la forme d’une parabole transmise dans son sommeil à Pharaon par Dieu et dont Joseph, seul, détient la clé. Une leçon de morale politique où il apparaît que le pouvoir absolu doive s’allier avec l’esprit. D’où l’importance de ne pas laisser les rêves en déshérence et de trouver la bonne interprétation ! Un sage arabe affirmait d’ailleurs que : « Un rêve non interprété ressemble à un oiseaux qui plane au-dessus de la maison, sans se poser. » Premier des cinq livres du Pentateuque (La Loi, pour les juifs), qui constitue le noyau de la littérature biblique, la Genèse, longtemps attribuée à Moïse, vers 1200 avant Jésus-Christ, a probablement été rédigée postérieurement par trois auteurs successifs : Dieu y est d’abord nommé Elohim, puis Iahvé Elohim et enfin Iahvé. Chacune de ces appellations correspondant à l’un des trois cycles de narration, de styles différents, qui composent les cinquante chapitres du livre. Livre du commencement du monde, la Genèse, dont on ne possède pas les textes originaux, daterait, d’après les évènements historiques qui y sont relatés, du VIe siècle avant J.-C., et s’inspirerait de textes légendaires sumériens, largement antérieurs.

zerbinette dit: 4 octobre 2017 à 15 h 59 min

JAZZI à 14 h 37 : quel passage particulier de ce « quatuor de Naples » sélectionneriez-vous ?

Attendez qu’on ait fini la série, enfin je parle pour moi, étant donné que j’ai commencé avec folio, j’attends que tout soit paru en folio pour que la série soit homogène et le 3e n’est prévu que pour le 25/01/2018 ; c’est une collection que j’aime bien, les livres s’ouvrent avec souplesse et ils valent deux fois moins cher que les brochés.
Je veux bien avoir Proust en pléiade mais je n’en suis pas encore là pour Ferrante :-)

Je vous dirai néanmoins mes passages préférés dans les deux premiers.

Delaporte dit: 4 octobre 2017 à 15 h 56 min

« car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé »

Très belle parole de miséricorde pour ceux qui se convertissent tardivement. En fait, il n’est jamais trop tard. La pensée du Christ est d’une originalité confondante et va jusqu’au bout d’elle-même, provocante et révolutionnaire. Cet anticonformisme n’a pas été du goût de tout le monde, et pourtant c’est évidemment le message essentiel qu’il a apporté à l’humanité.

JAZZI dit: 4 octobre 2017 à 15 h 52 min

Bien sûr, Delaporte, et même souvent saint Augustin. Ici, dans « Le goût du bonheur »

SAINT MATTHIEU ET SAINT LUC

Tu seras pauvre, doux et persécuté

Les Béatitudes (du latin beatitudo, le bonheur) sont le nom donné à une partie du Sermon sur la Montagne, rapporté dans les Évangiles de Matthieu et de Luc. Dieu, par la voix de Jésus, y décline les caractéristiques des personnes qui seront prioritairement « bénies » ou « heureuses » (selon le terme grec « μακαριος », dont la traduction littérale signifie : « qui possède une joie intérieure incapable d’être affectée par les circonstances qui l’entourent ». Des conditions un peu rudes à vivre, mais gages de bonheur éternel !

« Voyant les foules, il gravit la montagne, et quand il fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui. Et prenant la parole, il les enseignait en disant :
« Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des Cieux est à eux.
Heureux les doux,
car ils posséderont la terre.
Heureux les affligés,
car ils seront consolés.
Heureux les affamés et assoiffés de la justice,
car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs,
car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix,
car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux les persécutés pour la justice,
car le Royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement contre vous toute sorte d’infamie à cause de moi. Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c’est bien ainsi qu’on a persécuté les prophètes, vos devanciers. »
« L’Evangile selon saint Matthieu »(5, 3-12)

« Et lui, levant les yeux sur ses disciples, disait :
« Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous.
Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés.
Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
Heureux êtes-vous, quand les hommes vous haïront, quand ils vous frapperont d’exclusion et qu’ils insulteront et proscriront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l’homme. Réjouissez-vous ce jour-là et tressaillez d’allégresse, car voici que votre récompense sera grande dans le ciel. C’est de cette manière, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. » »
« L’Evangile selon saint Luc » (6, 20-23)
« La Bible de Jérusalem », traduite en français sous la direction de l’Ecole biblique de Jérusalem, éditions du Cerf, 1998.

Delaporte dit: 4 octobre 2017 à 15 h 42 min

Jacuzzi, est-ce que dans votre interminable série « Le goût de… », il vous arrive de citer l’Evangile, et plus précisément des paraboles du Christ ? Vous devriez, croyez-moi.

Delaporte dit: 4 octobre 2017 à 15 h 40 min

La parabole du retour de l’enfant prodigue a récemment inspiré Jean-Luc Lagarce pour sa pièce « Juste la fin du monde », dont fut tiré encore plus récemment un excellent film. Cette parabole, c’est une valeur sûre, une chose exceptionnelle, encore aujourd’hui, évidemment. Il ne faut pas oublier le « u » à prodigue, surtout !

bérénice dit: 4 octobre 2017 à 15 h 28 min

L’amie remarquable aurait pu convenir ?

l’adjectif prodigieuse a quelque chose d’effervescent , de pyrotechnique, d’éblouissant que ne rend pas remarquable qui prononcé sonne plus lourd et dit avec insistance sur la 3ème syllabe sort tout droit du 16ème arrondissement, ce à quoi prodigieuse échappera quelle que soit l’appartenance sociale.

Delaporte dit: 4 octobre 2017 à 15 h 25 min

C’est une parabole que dit le Christ, Jacuzzi, rapporté par saint Luc au chapitre 15 :

Un homme avait deux fils.

12 Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.

13 Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.

14 Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

15 Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.

16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.

17 Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !

18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.

19 Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.”

20 Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.

21 Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”

22 Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,

23 allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,

24 car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.

25 Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.

26 Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.

27 Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”

28 Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier.

29 Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.

30 Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”

31 Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.

32 Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

(Traduction liturgique)

JAZZI dit: 4 octobre 2017 à 14 h 40 min

Oui, DHH, j’ai confondu avec » l’enfant prodigue » dont nous parlait mademoiselle Buffet dans ses cours de catéchisme !

JAZZI dit: 4 octobre 2017 à 14 h 37 min

Je dois dire que pour mon « goût de la Méditerranée », à paraitre l’été prochain, avec Elena Ferrante, je suis servi. Je finirai le livre avec elle. J’ai déjà coché plusieurs pages comme extraits possibles. DHH, zerbinette et les autres, quel passage particulier de ce « quatuor de Naples » sélectionneriez-vous ?

DHH dit: 4 octobre 2017 à 14 h 34 min

@Jazzi
pourquoi parlez vous de connotation religieuse? l’archétype de l’enfant prodige c’est le petit Mozart, rien de à ma connaissance de religieux autour de ce personnage mythifié, que je n’ai jamais vu associé à l’idée de miracle

JAZZI dit: 4 octobre 2017 à 14 h 31 min

Et tout aussi prodigieuse d’une beauté annoncée : « Une Vénus de Botticelli » !
J’en suis au passage où Lila découvre l’Enéide » de Virgile et explique Didon à Elena…

DHH dit: 4 octobre 2017 à 14 h 29 min

@Jazzi
ce qui me gêne c’est qu’en français « prodigieux » ne s’applique pas à une personne comme le montre bien la definition apportée par Zerbinette .
alors pourquoi pas « extraordinaire  » tout simplement ? mais qui laisse de côté la focalisation sur l’intelligence exceptionnelle de Lila qui est dans le mot Geniale
alors va pour prodigieuse hapax dans ce sens en français ,et dont l’usage ici hors normes colle bien avec le statut hors normes du personnage et de son intelligence

JAZZI dit: 4 octobre 2017 à 14 h 19 min

Remarquable, que l’on remarque, n’est pas aussi fort, zerbinette. C’est une enfant prodige, d’intelligence et de courage, capable d’aller jusqu’au crime ! Et s’intéressant très vite à la politique et à la philosophie, avec son concept de « l’avant ». DHH, l’adjectif, prodigieuse, sonne comme un éclair et traduit parfaitement ce personnage de roman*, Lila, l’enfant prodige alourdirait la chose et y ajouterait une connotation religieuse qui n’y est pas.

* c’est un roman constitué de personnages imaginaires et non pas un récit, comme en effet l’erreur du métro, plusieurs fois mentionné en 1958, que je viens de lire, à l’occasion de l’entrée au lycée d’Elena, le montre bien. Et pourtant le mot « roman » ne figure pas sous le titre en première page…

rose dit: 4 octobre 2017 à 13 h 54 min

pas ma génération JJJ
superbement romantique
à deux nuances près je n’aurais pas laissé la guitare ds la neige ni bu au flacon
et une remarque elle rit slt qd elle tombe ds la neige.
ils sont beaux ils ont 17 ans sont amoureux.❤👸👶❤

nota bene c une caravane de chameaux.🐫🐪🐫

zerbinette dit: 4 octobre 2017 à 13 h 53 min

A propos d’Elena Ferrante et du titre
J’ai été surprise tout d’abord par le titre mais au final je trouve que « prodigieuse » convient tout à fait ; voici la définition du TLFI : Qui, à un titre quelconque (dans sa qualité, sa quantité, sa rareté, sa grandeur…), est extraordinaire, surprenant. .
L’enfant prodige c’est celle qui réussit bien en classe, ce qui est le cas de Lila petite, mais elle n’est pas que cela, elle est étonnante dans tout ce qu’elle fait, et puis ce n’est pas d’une enfant bonne élève que l’on parle, mais d’une amie tout à fait particulière comme Elena n’en connait aucune autre. En fait, elle est vraiment géniale, mais comme titre cela ferait bizarre.
L’amie remarquable aurait pu convenir ?

la vie dans les bois dit: 4 octobre 2017 à 13 h 49 min

C’est aujourd’hui qu’est décerné le dernier prix Nobel es sciences 2017, la chimie, pour des travaux sur la cryo-microscopie des molécules.

Une petite phrase du – de l’un des- lauréat, Jacques Dubochet, du pays de Vaud, sur son « blog de Jacques » :  » J’ai tout mon temps mais pas tout le temps »

DHH dit: 4 octobre 2017 à 13 h 29 min

@Jazzi
sur la traduction de l' »amica geniale »
certes vous avez raison,géniale n’allait pas ;mais « prodigieuse » non plus car ce mot en français ne recouvre pas le sens de prodige appliqué à une personne
j’aurais préfèreé cette traduction :mon amie l’enfant prodige

rose dit: 4 octobre 2017 à 13 h 28 min

je n’y vis pas closer, j’ en suis native. je partage le point de vue éclairé de dhh quant à l’intégration.
toutefois à l’entrée de l’hiver cela marque un hoquet la vie rurale. un contrepoint.

qui est raphael ?

Giovanni Sant'Angelo dit: 4 octobre 2017 à 13 h 19 min


…du tic au tac, à l’obscurantisme  » éclairé ‘,…
…des courses à faire,!…pour garder les interlocuteurs,!…dans leurs espaces à jours,!…etc,!…

closer dit: 4 octobre 2017 à 12 h 53 min

Rose, vous donnez à penser parfois que vous vivez à Marseille, qui n’est pas précisément un trou de quoi que ce soit.

Giovanni Sant'Angelo dit: 4 octobre 2017 à 12 h 35 min


…des codes et des mots très brefs,!…

…pour un rapport succinct et précis, au général,!…lecteur, moi – même,!…

…l’amour de lire des foutaises, que je n’ai pas,!…

…la cuisine au beurre entre entrecôtes,!…
…pour parfaire, son moutons littéraire en cas de besoins,!…
…l’art du management,!…à ses Stop,!…Ultra,…etc,!…

Giovanni Sant'Angelo dit: 4 octobre 2017 à 12 h 05 min


…œuvre,  » le cul de Judas « ,…d’Antonio Lobo Antunes,…

…toutes ces descriptions littéraires,!…loin des cartouches hiéroglyphes,…

…bientôt, une machine, aussi, pour nous illustrer, en direct,…les senteurs des lieux, les vents étrangers, le parfum des fleurs, les bruits des endroits insolites décrits,!…

…une machinerie des  » odeurs « ,!…et des  » bruits « ,!…comme sur les jeux vidéos,…

…mais, déjà, les illustrations simplifiées en genres carte-postales,…Oui,…des livres, avec de simples images, pour se raconter un lieu touristique,…
…exemple,…Bali aquarelles par Graham Byfield , texte Diana Darling, les édition du Pacifique en français 2001 .

…comme des photo illustrées en cartes postales, évidées les fonds de teintes et couleurs, et les remplacer, par des badigeons d’autres aquarelles,!…

…des timbres-postes agrandis,!…un rien plus doux,!…sans estampages ni reliefs imprimés,!…,etc,!…

…clin d’œil, aux techniques énumérés,!…
…la culture,…plus,…

JAZZI dit: 4 octobre 2017 à 12 h 04 min

Pour en revenir aux traductions, notamment de titres, Elsa Damien, la traductrice française d’Elena Ferrante a été bien avisée de ne pas traduire à la lettre « L’amica géniale » par « L’amie géniale ». « L’amie prodigieuse » est bien plus fort, car dans prodigieuse il y a prodige, ce qu’est bien Lila, cette enfant qui a appris à lire toute seule à trois ans, puis s’est mise au latin et au grec sans aller au collège, contrairement à Elena…

Janssen J-J dit: 4 octobre 2017 à 10 h 42 min

Il s’en passe des choses matricielles au trouduc du monde (pire qu’à canne ou nice).-. Il y a même des scholastique mukasonga au bibliobus, et des david van reybrouke apparemment; pour leur raconter le génocideau Rwanda et l’histoire du Congo. La caravane du Cap Juby, un beau souvenir du natif Raphaël, autre belle histoire. Quant aux poèmes de Cavafy, je conseille de pas négliger non plus la récente traduction de Daniel Mendelsohn en anglais, bien meilleure que la française effectuée jadis par Margot Youyoutube. Dans son dernier roman, DM raconte qu’embarqué avec son père sur une croisière méditerranéenne reconstituant le voyage d’Ulysse, faute d’être parvenus à Ithaque à cause de la grève des Grecs durant la récente crise, le pilote lui demanda de leur parler du poème de Cavafy, Ithaque. Il s’acquitta élégamment de sa tâche et on y était. Une superbe séquence de son roman « une Odyssée, un père, un fils, une épopée ». J’en parlerai bientôt, je l’ai pas tout à fait fini. L’est très agréab’, une fois qu’on s’y est confortablement installé, hein.
BJ à toussent et notamment à Chaloux sans gwg ni pablo57 (como es posible :-) ?

JAZZI dit: 4 octobre 2017 à 10 h 40 min

Un extrait de mon goût du cul, D. !

ANTONIO LOBO ANTUNES

Mythologie au crochet

Œuvre majeure d’un auteur majeur de la littérature contemporaine portugaise, « Le cul de Judas », d’Antonio Lobo Antunes nous ramène à l’époque du régime salazariste finissant et de ses ultimes guerres coloniales. Ce récit romanesque est constitué d’un long monologue en forme d’abécédaire : dans un bar de nuit de Lisbonne, un homme aborde une femme assise à la table voisine. Ils boivent, tandis qu’il lui raconte, dans le détail, ponctué de considérations sur sa jeunesse bourgeoise lisboète et sur ses difficultés avec les femmes, son expérience traumatisante en tant que médecin en Angola. Ici, à la douce intranquillité pessoienne, succède le livre du désenchantement le plus total ! Après que le narrateur, âgé d’une quarantaine d’années, tel Antonio Lobo Antunes au moment de la rédaction du livre, se soit plaint de sa calvitie naissante auprès de sa voisine compatissante et muette, il retrouve la singularité de son ton, qui n’est pas sans évoquer le Bardamu du Voyage au bout de la nuit.

« Pourtant, à l’époque dont je vous parle, j’avais des cheveux, bien que ratiboisés selon le règlement, courts ou cachés dans la soucoupe du béret militaire, et je descendais de Luanda à Nova Lisboa, en direction de la guerre, au milieu d’incroyables horizons sans limites. Comprenez-moi : je suis l’homme d’un pays étroit et vieux, d’une ville noyée dans les maisons qui se multiplient et se reflètent mutuellement dans leurs façades d’ « azulejos » et dans l’ovale des bassins, et l’illusion d’espace que je connais ici, à Lisbonne, parce que le ciel est fait de pigeons tout proches, se réduit à une maigre portion de fleuve, serrée entre les tranchants des angles des maisons et traversée obliquement, dans un transport héroïque, par le bras de bronze d’un navigateur. Je suis né, j’ai grandi dans un univers étriqué de crochet, crochet de ma grand-tante et crochet du gothique manuélin ; dès l’enfance on a fait de ma tête un filigrane, on m’a habitué à la petitesse du bibelot, on m’a interdit le chant IX des « Lusiades »* et on m’a depuis toujours appris à dire adieu avec mon mouchoir, au lieu de partir. On m’a policé l’esprit, bref, on a réduit ma géographie à des problèmes de fuseaux horaires, à des calculs d’employé de bureau dont la caravelle destinée à aborder les Indes s’est métamorphosée en une table de formica avec, dessus, une éponge pour mouiller les timbres et la langue. Vous est-il déjà arrivé de rêver, les coudes sur une de ces horribles tables, et de terminer la journée dans un troisième étage du Campo de Ourique ou de la Povoa de Santo Adrião à écouter pousser votre propre barbe pendant les longues soirées vides. Avez-vous déjà souffert la mort quotidienne de vous réveiller tous les jours auprès de quelqu’un que vous détestez tièdement ? Aller tous les deux en voiture au travail, les yeux cernés de sommeil, lourds de déception et de fatigue anticipées, sans mots, ni sentiments, ni vie ? Alors imaginez que, brusquement, sans avertir, tout ce monde en diminutif, tout ce réseau de tristes habitudes, toute cette mélancolie réduite à des presse-papiers dans lesquels une neige monotone se renverse, tout s’évapore, les racines qui vous accrochent à des résignations de coussin brodé, disparaissent, les liens qui vous attachent à des gens qui vous ennuient se brisent, et vous vous réveillez dans une camionnette pas très confortable, c’est sûr, et pleine de bidasses, c’est vrai, mais qui circulent dans un paysage inimaginable où tout flotte, les couleurs, les arbres, les contours gigantesques des choses, le ciel qui ouvre et ferme sur de grands escaliers de nuages dans lesquels le regard trébuche et tombe sur le dos comme un grand oiseau extasié.
Néanmoins, de temps en temps, le Portugal réapparait au bord de la route, sous la forme de petites bourgades, dans lesquelles de rares blancs, devenus translucides de paludisme, essayaient désespérément de recréer des banlieues de Lisbonne perdues, collant des hirondelles de faïence entre les fenêtres ou suspendant des lanternes de fer forgé sous les auvents des portes : qui sème des églises pendant des siècles finit, inévitablement, par placer des vases avec des fleurs en plastique sur les frigos, de la même façon que Tolstoï, moribond, répétait, sur le drap, de ses doigts aveugles l’acte d’écrire, à cette différence près que nos phrases se résument à des bienvenues sur des « azulejos » et à un mot d’accueil décoloré sur le paillasson de l’entrée. Jusqu’à ce qu’à la fin du jour, une de ces fins de jour sans crépuscule, la nuit succédant abruptement au jour, nous arrivions à Nova Lisboa, ville ferroviaire sur le plateau dont je garde un souvenir confus de cafés provinciaux et de vitrines poussiéreuses et du restaurant où nous avons dîné, le fusil entre les genoux, observés par des métis aux lunettes noires, immobiles devant des bières immémoriales et dont les traits fixes possédaient la consistance opaque des cicatrices : pendant tout le steak je me suis senti comme à la préface d’un massacre de Saint Valentin, prêt à des fusillades de Loi de la Prohibition, et je portais ma fourchette à la bouche dans un ennui mou d’Al Capone, composant dans les miroirs des sourires d’une manifeste cruauté ; encore aujourd’hui, savez-vous, je sors du cinéma en allumant ma cigarette à la façon d’Humphrey Bogart jusqu’au moment où la vision de ma propre image dans une vitre m’enlève mes illusions : au lieu de marcher vers les bras de Lauren Bacall, je me dirige, en fait vers mon quartier de la Picheleira**, et l’illusion s’écroule dans le fracas lancinant des mythes défaits. »
«  »Le cul de Judas », traduit du portugais par Pierre Léglise-Costa, éditions Métailié, 1983.)

* A cause de son caractère érotique.
** Quartier assez récent au nord de Lisbonne.

D. dit: 4 octobre 2017 à 10 h 14 min

rose dit: 3 octobre 2017 à 22 h 12 min
je vis au trou du cul du monde, je dois l’admettre.

…et pourtant qu’est-ce qu’elle cause…! C’est finalement au fond des trous du cil qu’on est le plus inspiré.

rose dit: 4 octobre 2017 à 8 h 38 min

Sergio
où avez-vous la tête ?

ai trouvé, vais acheter le Millet, il parle du domaine des femmes magnifiquement au tout début attendre les autres 3 mois.
hier soir avait acheté lundi Tristan Garcia
7
romans

ai lu le 1
LICN
génial
écriture nerveuse, ryrhme haletant, imagination débordante.

l’ai acheté pour le patronyme. pas de regrets.

Giovanni Sant'Angelo dit: 4 octobre 2017 à 8 h 37 min


…@,…interpretations abusives,!…à 07 h 40 min,…& à 07 h 52 min,…c’est GS’A,…

…ce qui est écrit, est plus important, que le nom d’auteur,…
…of course,!…

interpretations abusises,!... dit: 4 octobre 2017 à 7 h 52 min


…un univers de copies, sur des livres trafiqués,!…
…que restent t’ils des notions de bases souveraines,!…se ramasser en ses dilemmes,!…
…l’avenir,  » des investisseurs « ,!…
…assurer, se croix, à trainer,!…etc,!…
…un  » Toto « , de trop,!…et distanciations,…

interpretations abusises,!... dit: 4 octobre 2017 à 7 h 40 min


…kleptomanie,…et tout vient, du dressage des caractères, dans nos comportements,!…

…( rien, déjà, pour se foutre, des mouvances – sociales, qui se mettent en têtes, de nous diriger,!…)…

…ce en quoi, je leurs répond, soyez autonomes,!…ne pas avoir besoins, des autres,!…
…du trafic,!…propre, pour chaque ethnie, à se réapproprier, les droits d’auteurs, en passant, et republication, en édition  » libre  » privé,!…et j’en passe,!…
…kleptomanie,en toutes choses, pour éviter d’infimes taxes,…
…surtout, quand en plus, c’est payant,…
…choisissez, de payez, ce qui, vous plait, sans contraintes,!…

…il y a, les normes des civilités, a revoir, en plus strictes, pour chacun,…sans, en ramener trop, des codes à déontologies,!…
…il y a trop, d’interprétations abusives, sur les rôles de chacun, à nos services en fonctions,…et, il y en a,!…

…déjà, s’adresser, à son clavier, pour retirer de l’argent, quand, dans le commerce de détails, il faut, de l’argent comptant, puisque, une grande part, de commerçants, n’ont pas, la machine pour le change, avec la carte de banque,!…
…déjà ? escroquer,!…ou trop de complications,!…
…conclusions, des machines de changes, à rendre le moins vulnérables possibles, à tous,!…et du liquide, en réserve,!…obliger,!…
…pas des tonnes,!…etc,!…

…rien à voir, avec le fond de pensée, sur les secrets, des amalgames propices à l’intelligence suprême,!…bien entendu,!…
…of course,!…etc,!…

Soleil vert dit: 4 octobre 2017 à 0 h 33 min

« De même que la traduction des poèmes de Cavàfis par Michel Volkovitch, Le miel des anges, 2017. Bien meilleure que celle de Marguerite Yourcenar. »

Tout à fait d’accord. La traduction d’Itaque par Yourcenar est ampoulée

D. dit: 4 octobre 2017 à 0 h 19 min

c’est toujours Война и мир

?? Ça veut dire quoi ce charabia, Sergio ? On dirait du javanais.

Olivier DAVID dit: 3 octobre 2017 à 23 h 15 min

Oh non, pitié! Roth, moi, ma bite, mon humour hénaurme (ou le contraire), ça me soule! P’têt qu’à l’époque, il fallait un rejeton à Miller et Bellow mais c’est bon, allez, passe-ton tour, Phil! Cormac McCarthy, c’est pour quand, nom de Dieu?

Jean Langoncet dit: 3 octobre 2017 à 23 h 10 min

ONPC. Je n’ai regardé qu’à grand peine les interventions de Collomb et je ne vois pas ce qui a pu se produire de plus préoccupant durant cette émission de m …
(Dylan est un magnifique no-bel comme Roth-ten [remember Johnny?] le sera peut-être)

hamlet dit: 3 octobre 2017 à 22 h 32 min

bien vu cet article, il montre bien que s’il existait un Prix de Nobel de la Diaspora, ou un Prix Nobel du club très fermé des Diasporistes et ben Roth l’aurait eu depuis longtemps.

pas de bol il n’existe juste qu’un Nobel de Littérature.

Sergio dit: 3 octobre 2017 à 22 h 26 min

rose dit: 3 octobre 2017 à 21 h 59 min
Voilà, je vis là.

Houi ça fait quelque peu craignos…

Les miens c’est super sympa sauf le petit porion de la vidéo : faut manoeuvrer pour laisser les autres s’y enchrister et aller faire enregistrer par son coéquipier, fille ou Jules, où cela se passe très bien.

Une fois aux bouquins me manquent deux tomes sur six d’une bande dessinée ; elle me fait tellement confiance qu’elle veut me les sortir des comptes à l’oeil. J’écoute rien je vais voir au rayon : que dalle. La musette su le dos je descends à la Yam je vais chez moi retourne le gourbi : encore plus que dalle. Re Yam re bibli, bredouille. Je veux casquer n’importe quoi même des carambars elle se robstine à pas vouloir ! Finalement j’ai une sorte d’idée je rouve la musette… Les deux BD sont là, ayant passé l’après-midi en promenades à moto !

rose dit: 3 octobre 2017 à 22 h 11 min

Je vais vous raconter mon meilleur souvenir du voyage vers Dakar : on arrive à Tarfaya, plus tard je vous raconterai le match de foot etc.
Le lendemain avant de repartir, nous offrons des baptêmes de l’air aux enfants.
Je le dirige vers une dame que j’ai repérée depuis longtemps elle porte un bébé habillée en rose, vous comprenez le lien.
Son mari vient me parler on entame une palabre.
Tout de go je lui dis mais pourquoi vous n’y allez pas vous dans l’avion ?Il me répond mais comment faire ? si on pouvait ? Alors il réplique j’ai laissé la place à mon fils. Son fils avait à peine six ans. Il surenchérit que c’est important que son fils y aille.

Le vol démarre, il jubile de bonheur par fils interposé.
On continue la palabre.
Soudain, il me fixe et me dit « vous savez, nous ne sommes pas des terroristes »
(nota male : à barcelone ils étaient tous marocains).
je luis dis je le sais, je mets les mains sur mon coeur et je reprends, vous savez la douleur pour nous les français c’est qu’ils ont l’âge de nos enfants. Comment est-ce possible ? Je lui raconte l’âge dèmes enfants. Sa générosité son altruisme envers son fils la conversation. Le reste, l’échange. Des êtres humains, sans foi, avec lois, le coeur sur la main ; ils nous ont dit durant toute la traversée du maroc ce pays est le vôtre.
Il me regarde droit dans les yeux et me dit si vous voulez pour vous j’ai une caravane.
J’ai senti que c’était le plus beau cadeau qu’il pouvait me donner. Une caravane. Il a juste su que je ne le rendais pas coupable des terroristes que nous avons en France.

C’est à ce jour mon plus beau souvenir de Cap Juby.

JAZZI dit: 3 octobre 2017 à 22 h 11 min

Et je dois ajouter que vos propos font écho en moi. Dans l’introduction du « Goût de Nice », dédié à la mémoire de ma niçoise de mère, et où j’ai publié à la fin les recettes de la cuisine dont elle nous a nourri, nous, ses enfants Cannois, lieu de son exil, où elle avait suivi son mari, j’ai écris :

« Faut-il toujours fuir les gens et les rivages adulés pour ne pas finir par les désaimer !
Mes père et mère s’étant absentés pour l’éternité, ce danger ne risque plus les toucher.
Il semble aussi que, par un surcroît de grâce, cette protection s’étende également à mes deux villes matricielles : Cannes et Nice, que je ne pourrai plus jamais appréhender dans l’instant présent, mais dans leur inaltérable intemporalité : comme si la mort de mes parents me les rendait désormais hors d’atteintes par les générations nouvelles ! »

la vie dans les bois dit: 3 octobre 2017 à 22 h 10 min

« On comprend que des étudiants et des jeunes entrepreneurs israéliens issus d’un couple mixte (mais non, pas homme/femme mais aschkénaze/séfarade), séduits à l’origine par le retour en Espagne aient été plutôt tentés par l’Europe centrale. »

et pas la France ?

closer dit: 3 octobre 2017 à 22 h 09 min

Zemmour a tenu des propos très proches de ceux de DHH. Selon lui, personne ne voulait être plus français que les juifs d’Algérie après le décret Crémieux. Un attachement que rien n’a pu vaincre, pas même la parenthèse de Vichy.
Cela explique évidemment beaucoup les positions politiques de Zemmour, même si, intuitivement, il me semble que les juifs originaires du Maghreb sont plutôt à gauche en majorité (quoique certains dans le midi sont au FN). Compliqué…

la vie dans les bois dit: 3 octobre 2017 à 22 h 04 min

Par exemple, j’ai une carte de membre qui remonte à 1396, et j’y tiens beaucoup, mais vraiment beaucoup.

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