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La République Des Livres par Pierre Assouline
Lire Rilke, c’est d’abord prêter l’oreille

Lire Rilke, c’est d’abord prêter l’oreille

Etant entendu que la fonction de la poésie est selon Yves Bonnefoy « d’inquiéter le langage », et que sa traduction reflète d’après Paul Valéry la nécessité de « créer de la grâce au plus près de la gêne », on n’en continuera pas moins à ses demander si un poète est le mieux placé pour traduire un poète. Le problème se pose avec moins d’acuité s’agissant d’un romancier pour un romancier, à supposer que cela fasse vraiment problème. Avec les poètes, il en va autrement. Le linguiste Roman Jakobson ayant décrété que par définition, la poésie était intraduisible, et que seule la transposition créatrice était envisageable dans le meilleur des cas, beaucoup se sont fort heureusement employés à le démentir. Rainer Maria Rilke, parfait francophone, traduisait dans notre langue ses propres Cahiers de Malte Laurids Brigge (1910).

Lorsqu’un poète traduit un poète, le rayonnement s’effectue à double sens. Le poème nous éclaire alors sur ses deux auteurs : celui du départ et celui de l’arrivée. La lecture des Elégies de Duino, écrites en vers libres, renseigne presque autant sur Philippe Jaccottet que sur Rilke pour qui veut bien en prendre conscience ; l’imprégnation de Rilke et de Holderlin sur sa propre œuvre, tant en prose qu’en poésie, est évidente. Boris Pasternak allait jusqu’à revendiquer cette influence car il n’envisageait pas de traduire Kleist, Rilke, Shakespeare sans faire corps avec eux. Ce qui provoqua en Vladimir Vissotski une réflexion qui ne manque pas de piquant après avoir mis en scène « leur » Hamlet : « Comment jouer deux génies ? ». Ce qui est effectivement beaucoup pour un seul texte…

Autant dire qu’il y a une certaine prétention à se hisser au niveau du plus haut quand on ne s’y trouve pas déjà soi-même. Mais le domaine public ne permet-il pas à chacun de s’emparer des classiques à charge pour les lecteurs de juger ? Je ne connaissais Claude Neuman que par son travail sur Hölderlin auquel j’avais fait écho en lui donnant la parole sur la RDL. Il avait alors fait paraître en éditions trilingues ses traductions des Sonnets à Rilke-et-Paul-ValeryOrphée de Rilke, ainsi que desSonnets de Shakespeare. Or il vient de publier Rimes, Rythmes (trilingue français/anglais/allemand, 150 pages, 26 euros, éditions Ressouvenances), un recueil de cinquante poèmes écrits entre 1897 et 1926 choisis dans l’œuvre de Rainer Maria Rilke. Un fil d’Ariane l’a guidé dans son travail sur les errances énigmatiques du poète : l’être-ici, la présence au monde (Dasein). Et la conviction que le langage est un dérivé de la musique, que la poésie est et demeure objet sonore avant tout. Le rythme gouverne la prosodie, son mouvement intérieur, certitude qui devrait suffire à condamner toute tentative de mot à mot s’agissant de poésie. Mais il n’est pas sûr que l’analogie que dresse le traducteur dans sa postface soit convaincante :

“De mon point de vue, traduire ces poèmes sans se préoccuper de leurs rimes et de leurs rythmes équivaudrait à reproduire en noir et blanc les oeuvres d’un peintre et prétendre donner par un aperçu de ses qualités de coloriste.”

Cela dit, inutile de se précipiter sur une calculette pour apprécier la traduction de ces poèmes et de compter les accents toniques, les trochées, les assonances, les allitérations, les échos de mots, le nombre de pieds par vers, de syllabes dans les pentamètres iambiques, ou de se reporter à la Table d’analyse rythmique reproduite en fin de volume. Foin de la technique ! La musique se juge à l’oreille. Alors écoutons Rilke tel qu’il le transpose et jugeons :

DIE ARMEN WORTE

Die armen Worte, die im Alltag darben,

die unscheinbaren Worte, lieb ich so.

Aus meinen Festen schenk ich ihnen Farben,

da lächeln sie und werden langsam froh.

Ihr Wesen, das sie bang in sich bezwangen,

erneut sich deutlich, dass es jeder sieht ;

sie sind noch niemals im Gesang gegangen

und schauernd schreiten sie in meinem Lied.

 

LES PAUVRES MOTS

Les pauvres mots qu’affament les mornes heures,

les ternes mots, oh, je les aime tant !

Avec mes fêtes je leur prodigue couleurs,

là ils sourient et se font gais, lentement.

Leur être, qu’en eux, craintifs, ils avaient dompté,

se renouvelle, si clair que le voit chacun ;

jamais encore ils n’ont été chantés,

et frémissants, ils courent dans mes quatrains.

 

THE HUMBLE WORDS

The humble words that starve through bland hours,

the unpretentious words, I love them so.

With my revels I offer them colours,

and there they smile, and slowly gay they grow.

Their nature, that they tamed within in fear,

renews itself, so clear that all see it ;

they never yet have gone singing, and here

they now proceed, trembling, out of my lied.

Alors, qu’entend-on lorsqu’on écoute un poème de Rilke dans une autre langue, et donc d’autres mots, que les siens propres ?

(« Château de Duino. La table où Rainer Maria Rilke a écrit les Élégies » photo Hannah Assouline ; « Rainer Maria Rilke et Paul Valéry » photo Fondation Rilke)

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commentaires

791 Réponses pour Lire Rilke, c’est d’abord prêter l’oreille

gisèle dit: 23 août 2018 à 21 h 42 min

Pour Christiane, pour Petit Rappel…sur Truffaut et Adèle H. C’est volontairement que j’avais tronqué la citation.La citation complète donnée par Christiane est bien plus riche. On la trouve dans le livre d’Antoine de Baecque,publié en…2000?
TV ,il y a 2 ou 3 semaines,Yann Dedet le monteur de Truffaut a expliqué comment il travaillait.
J’espère que vous avez vu « la mort de Louis XIV » avec JP Léaud. Trop long à commenter ici.
*** 5 émissions de France Cult 10h11h consacrées à la critique cinéma: Vertigo (extra ,partant exclusivement de l’image ,du filmage) Le Guépard (extra ,le vrai Garibaldi et Le Prince/le Maire)Une chambre en ville (une analyse très fine de l’art de Demy) Demain,vend: le film Gore.Le travail du critique, dans sa vraie compétence.Il y a des extraits.
Ce post passera t-il ? je ne veux pas en abuser.

Pablo75 dit: 23 août 2018 à 12 h 24 min

@ closer

Je ne veux pas rentrer non plus dans les discussions sur les meilleurs poètes ou sur les problèmes de traduction de la poésie. Une seule chose m’intrigue: comment tu peux trouver que Rilke écrit des « vers pour midinette » et parler de son « extraordinaire surévaluation », alors que tu avoues aimer une poétesse dont l’oeuvre frôle si souvent le ridicule comme Florbela Espanca? Moi je veux bien qu’on méprise Rilke en disant que c’est un nain à côté de Dante, de saint Jean de la Croix ou de Holderlin, mais comment le faire au nom de la Espanca ou de Quintana?

(Tu lis de la poésie en quelles langues? Tu es portugais d’origine?)

Petit Rappel dit: 23 août 2018 à 11 h 29 min

Gisèle, Sand a tout truqué, ses liaisons, ses amants, ses Mémoires. et, pour sa correpondance rescapée, Aurore Sand la petite-fille, et Spoelbech de Lovenjoul, le grand collectionneur d’autographes, ont veillé au grain, dans la pure tradition de la Grand Mère redemandant ses lettres à Musset pour mieux les escamoter.. Voir un des deux livres de Guillemin là-dessus, peut-être Pas à Pas La Liaison Musset-Sand.
L ‘Enfant sauvage de l’Aveyron est en effet un bon point de comparaison avec Adèle H dans la mesure ou l’on s’accorde aujourd’hui à considérer le texte de Jean Itard comme ni totalement vrai (le sauvage surgi de nulle part) ni totalement faux (armature des faits). C’est dans cette Entre-deux que FT joue.
Ce qui m’amuse, c’est la réaction de Jean Hugo, gêné selon FT qu’on exhume cette histoire de famille, enthousiaste selon Vernor Guile quand on lui apporte des nouvelles de « sa vieille tante ».
Hypothèse d’une mauvaise langue .Peut-être s’est-il avisé entretemps qu’un texte inédit pouvait lui rapporter quelque chose? Jean Hugo a tout de meme réussi l’exploit de se ruiner un moment malgré l’héritage Hugo.
Ne me parlez pas de la machine à pseudos de la Rdl qui me contraint à signer petit rappel sauf dans de rarissimes cas ou mon nom passe. Vous n’aimez pas Gilgasèle, j’en prends acte, tout en me souvenant que vous signâtes il n’y a pas si longtemps Gisèle secrétaire d’Olga!
Les grandes marées sont passées, il n’y a pas de quoi s’engloutir…
Bien à vous, et bonne journée.
MC

Petit Rappel dit: 23 août 2018 à 10 h 17 min

Bételgeuse
Il n’y a rien, hors les textes que j’ai cité – hors l’adoration par le texte de Clesinger, de Remeyeni, de Vacquerie, ce dernier étant le seul qu’elle ait sous la main, qui témoigne de pratiques érotomanes dans la Version Vernor Guile entre 1853 et 1855. (Il y avait d’ailleurs des erreurs dans cette version, puisqu’il m’est arrivé de trouver des textes oubliés dans les archives du musée Hugo.
Il n’y a pas non plus de corrélation envers le renvoi de ses prétendants avec un s et l’apparition de Pinson. Ce qu’on peut dire, c’est qu’elle cesse d’aimer Vacquerie.
Que Pinson vienne à Guernesey pour des tables tournantes appartient à la même logique multiplicative, car on ne connait qu’une seule séance, reproduite par Gustave Simon.
Cette histoire de voyage à Malte serait à examiner de près. D’après la Correspondance de François-Victor, elle fait croire qu’elle rejoint une certaine Madame Engelson, celle-ci s’inquiète, ne voyant personne, et c’est comme cela qu’ils sont désabusés.Mais le contexte laisse croire, dans mon souvenir et je puis me tromper, à un voyage en Angleterre plus qu’à Malte, lointaine destination.
Je ne sais d’où vient cette légende noire de Pinson, joueur et coureur de jupons, Guillemin était prudent et notait qu’on n’avait pas alors son dossier militaire.
Je ne sais d’où viennent ces demandes d’argent de Pinson à Adèle Hugo.
Peut-être du biographe anglo-saxon, que je n’ai pas lu. A vérifier.
Il me semble que le mariage n’intervient pas plusieurs fois. Hugo abusé publie un faire-part dans la presse en bonne et due forme après la fuite de sa fille. Qu’Adèle ait pensé que sa chimère se réaliserait est la seule explication possible.
Reste une phrase comme quoi c’est le père qui la subventionne à l’étranger. Ce n’est pas le fait d’un père dénaturé.
Bien à vous.
MC

christiane dit: 23 août 2018 à 9 h 09 min

@3h27
Cette citation incomplète est extraite du dossier de presse du film, réutilisé pour « L’Avant-Scène Cinéma », n° 165, 1976. « Pourquoi ce film ? Pourquoi pas ».
« C’est en 1969 que le désir m’est venu de tourner un film dont Adèle Hugo serait l’héroïne. Je venais de lire dans la collection « Bibliothèque introuvable » (Editions Minard), la biographie d’Adèle reconstituée par miss Frances Vernot Guille, professeur au Collège de Wooster, dans l’Ohio.
En établissant le script… » (suit votre citation.)
M’étant assuré que Jean Gruault partageait à nouveau mon enthousiasme, je pris contact avec miss Guille que le projet enchanta immédiatement, puis avec Jean Hugo qui se montra d’abord réservé et même réticent. On peut le comprendre : la véritable histoire de sa grand-tante était peu connue, elle évoquait une sorte de secret de famille et je crois que Jean Hugo s’inquiétait également d’une éventuelle représentation filmée de Victor Hugo. Je m’efforçai de le rassurer en lui promettant que je lui épargnerai le spectacle sur l’écran d’un figurant barbu qui s’amènerait et dirait : « je suis Victor Hugo » et que je comptais même établir le scénario sans jamais montrer son arrière-grand-père. »
Plus loin dans le même article :
« Si je dois résumer en sept points ce qui m’attirait dans l’histoire d’Adèle Hugo, cela donne :
1° Cette fille est seule pendant toute l’histoire.
2° Elle est la fille de l’homme le plus célèbre au monde.
3° On parle de cet homme mais on ne le voit jamais.
4° Adèle vit sous de fausses identités.
5° Animée par une idée fixe, elle poursuit un but inatteignable.
6° Aucune phrase, aucun geste d’Adèle ne se rapporte à autre chose que son idée fixe.
7° Même si elle mène un combat perdu, Adèle se montre continûment active et inventive…. »
et vers la fin de l’article :
« Évidemment, je commence bien à m’apercevoir que je ne tourne que des films de sentiments qui montrent ce qu’il y a de boîteux et de douloureux dans certaines relations familiales ou amoureuses. je suis amené à retrouver, au coeur de chaque film, le même conflit entre les sentiments définitifs et les sentiments provisoires Ceux qui s’intéressent à ce genre de choses – la description d’émotions violentes – diront qu’il s’agit de variantes sur un même thème, ceux que ces choses ennuient diront que je rabâche.3
Ce dossier sur « L’Histoire d’Adèle H. » occupe les pages 143 à147 d’un livre vraiment intéressant « Truffaut par Truffaut (Dominique Rabourdin, journaliste – éd; Chêne) Livre construit à partir des archives de François Truffaut, des Cahiers du cinéma. Il offre des analyses de chacun de ses films, d’extraits de scénarios, de correspondance.

gisèle dit: 23 août 2018 à 3 h 27 min

à Petit Rappel sur Adèle Hugo.Les explications pourraient être sans fin ! Un détail sur le film de Truffaut,que je cherchais,en vain; c’est Wiki que je n’avais pas consulté, qui me l’a fourni! Donc voir « l’histoire d’Adèle H. » ce que dit Truffaut (ce doit être ds le livre d’A de Baecque)
« …..en établissant le script de « l’enfant sauvage » d’après le mémoire de Jean Itard,ns avions découvert,JG et moi, le grand plaisir qui consiste à organiser une histoire de fiction à partir d’événements réels en s’efforçant de ne rien inventer et de ne pas altérer la vérité du matériel documentaire……film à un seul personnage…j’avais l’impression de tenter une expérience passionnante… »
Lire les 6 lignes de Truffaut vous prendra 3 mn ! Il s’agit bien pour lui du plaisir de tenter ….et non de faire un « biopic ». Qu’en ont pensé les spectateurs ??? mes amis ne s’y étaient pas trompés.
( le site du film est par ailleurs mal fait,Adèle est qualifiée d’auteur de journaux intimes !!
Enfin, je vous rappelle « Histoire de ma vie » de votre amie détestée G.Sand, qui contient nombre d’erreurs ! vie par ailleurs aussi trouble que celle de la famille Hugo, ds un autre genre. Il y a d’autres ex.
( je souhaite vous rappeler que le seul pseudo qu’accepte le robot de la RdL est celui qui est imprimé par avance et nul autre.Si cela vous ennuie tellement …je peux disparaître à tout jamais. « L’engloutie » !!!)

Pablo75 dit: 23 août 2018 à 0 h 04 min

@ Closer

Pourquoi mes questions devraient être innocentes? Évidement qu’elles ne le sont pas.

J’ai beaucoup de mal à croire à ta liste de poètes: on ne peut pas aimer leur poésie et à la fois penser que l’auteur des « Élegies du Duino », des « Sonnets à Orphée » et de beaucoup d’autres grands poèmes écrit des « vers pour midinette », et parler de son « extraordinaire surévaluation ». Les deux choses sont totalement incompatibles.

Ou bien tu provoques ici en méprisant de la sorte l’une des oeuvres poétiques les plus importantes du XXe siècle (je t’épargne la liste de grands écrivains et de grands poètes admirateurs de Rilke), ou bien tu ne connais rien à la poésie, tu en as lu très peu et de Rilke tu ne connais que quelques poèmes mal traduits.

Il faut choisir. Et moi je choisis, cela va sans dire, la deuxième hypothèse.

Je constate que ta liste montre cela de façon indirecte: préférer la pauvre Espanca à Pessoa ou à Eugenio de Andrade, par exemple, ou Quintana à Carlos Drummond de Andrade au Brésil, prouve que tes connaissances en matière de poésie sont minimes. Ou lisant l’espagnol ne citer que Lorca qui est très difficile à « goûter » pour un étranger.

Je ne crois pas que tu aies lu Homère en grec ancien (en français ce n’est pas du tout un poète), ni Ovide ou Virgile en latin, ni Dante en italien. Et encore moins que tu aies lu les milliers de vers de « Os Lusíadas » de Camoens en portugais.

Bref, tu n’es pas crédible. Parfois tu as l’air d’être un type très jeune (d’où ta naïveté et ton inexpérience dans certains domaines) qui vient ici se la pé_ter de temps en temps.

christiane dit: 22 août 2018 à 23 h 53 min

Lavande, vraiment un grand merci d’avoir signalé le film sur Arte (pas de programme -télé). Le revoir plusieurs années après m’a permis de préciser certaines images et situations restées en suspens. Ainsi le plan du début avec ce train qui s’éloigne
Ainsi ce TEMO (j’ai peur) qui ne deviendra TEAMO (je t’aime) que vers la fin du film. Entre temps on aura appris que l’olivetti avait un défaut avec la touche des A. (Ce mot WGG l’avait vu écrit sur la neige après la mort de son amie)…
Mais revenons au film. Le rôle de la mémoire tient une place primordiale mais au cinéma, quand je l’avais vu, je ne pouvais ralentir le rythme des images, faire un retour en arrière et il y a tant de coupures et d’ellipses dans ce film ! des constants allers-retours dans le temps insérant au cadre du présent des scènes qui se sont déroulées 25 ans avant et plusieurs niveaux de narration et l’imbrication d’une histoire d’amour et d’une histoire policière…
Une image forte quand le criminel apparait sur l’écran de télévision devenu garde du corps…
L’impunité c’est ce qui s’est passé en Argentine quand les coupables ont été graciés. Corruption et barbarie. Ce film est une métaphore… Pour autant la question de la peine de mort est bizarrement résolue à la fin du film (Là, je rejoins Pablo).
Donc des regards qui lient entre eux tous les personnages et placent les non-dits, les mauvais choix et les regrets en bonne position.
Des indices m’ont cette fois servi de repère ainsi Irène est toujours habillée en rouge dans le passé puis le présent ! Ricardo Darin et Soledad Villamin sont épatants mais les autres acteurs aussi.

closer dit: 22 août 2018 à 23 h 21 min

Je ne suis pas sur que ta question soit innocente, Pablo (je suis même certain du contraire), mais je vais y répondre quand même car elle me permet de faire retour sur le temps où je lisais beaucoup de poésie. Je lisais et donc j’aimais (je ne me suis jamais forcé) Keats, Hölderlin, Heine, Trakl, Leopardi, Saba, trois chinois de l’époque Tang, (Li Po, Wang Wei, Tu Fu), Lorca, Espanca (Portugal), Camoens, Quintana (Brésil), Ovide, Homère, Virgile…J’en oublie certainement.

Je ne cite aucun français ils sont trop nombreux et mes goûts n’ont aucune originalité. J’aime ceux que tout le monde aime, sauf René Char bien entendu.

Je lis maintenant beaucoup moins de poésie. A côté de Dante, le seul que j’ai lu et relu un peu sérieusement récemment est Homère. Je pourrais ajouter la Bible après tout…

Quant à l’allemand, c’est certainement la langue que je maîtrise le moins bien des quatre langues étrangères que je pratique…mais une fois que j’ai déchiffré le sens, je la prononce et en perçois la musique assez bien.

Delaporte dit: 22 août 2018 à 23 h 16 min

« Tu as de plus en plus de mal à différencier ces deux pseudos. »

L’idée fixe de Pablo, sa folie douce… C’est déjà Alzheimer pour lui…

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 23 h 08 min

Quelques jours après, dans ma rue, j’ai entendu un type qui marchait devant moi, dire, en parlant au tél.:
– Que Macron a acheté la coupe du monde? Mais tu es sérieux?
– …
– N’importe quoi !!

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 23 h 05 min

À propos de Macron, l’autre jour aux Puces j’ai entendu un vieux vendeur de slips et de casquettes dire à l’un de ses clients:

– Mais vous ne connaissez pas le nom complet de Macron?
– Non…
– Il s’appelle Macron de Rothschild.
– Ah… d’accord…

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 23 h 01 min

@ D.

Tu t’es trompé encore une fois: tous les derniers messages que tu as signé avec le pseudo Delaporte (sur la figue) tu aurais dû les signer comme D., qui est le connaisseur en diététique.

Tu as de plus en plus de mal à différencier ces deux pseudos.

Delaporte dit: 22 août 2018 à 22 h 47 min

Je suis sûr qu’étant à Hambourg, elle en profite dès le matin pour absorber de la saucisse ou même de la choucroute. Avec de la bière. Elle va devenir, si elle n’est déjà, une obèse, comme tant d’Allemands ou d’Américains. Ainsi va la génération postmoderne, qui ne jeûne jamais !

Delaporte dit: 22 août 2018 à 22 h 45 min

La figue est un fruit extraordinaire. Elle n’a pas de noyau. Il suffit de couper la queue et de bien la laver, et ensuite vous la dégustez. C’est très nourrissant. Cela peut vous faire un petit déjeuner, avec par exemple du thé vert, un repas absolument diététique qui vous permettra de vivre longtemps. Notre petite punkette du blog n’y songe pas encore, avec ses épingles à nourrice, mais la vie a un terme. Il faut essayer de retarder l’heure fatidique !

Delaporte dit: 22 août 2018 à 22 h 40 min

Je suis sûr que cette histoire de la rencontre entre Diogène et Aristote (narrée par Diogène Laërce) pourrait entraîner beaucoup de commentaires des internautes ici présents (ceux qui ne sont toujours pas partis en vacances, il serait temps). Et que fait Diogène, dans cette entrevue ? L’apologie d’une figue ! Il lui suffit d’une figue, qu’il donne à Aristote, pour mettre celui-ci KO. Eh bien, entraînez-vous ! Achetez des figues, 5 euros le kilo. Et mangez !

Delaporte dit: 22 août 2018 à 22 h 35 min

Je vous conseille de manger de manger des figues fraîches. C’est bon pour votre transit intestinal, c’est plein de vitamines. Et ça peut vous faire méditer sur la rencontre au sommet entre Diogène et Aristote. La fois où Aristote a trouvé plus fort que lui. La fois où il s’est ramassé en beauté. Et pourtant, Aristote était déjà un très grand. Moi, j’aime beaucoup Aristote, mais je lui dirais peut-être : Soigne ton transit intestinal !

Delaporte dit: 22 août 2018 à 22 h 30 min

Aristote aurait peut-être dû consommer l’excellente figue. C’était un repas de roi, tant la figue est un fruit nourrissant et bon pour la santé (notamment pour le transit intestinal, mais pas que). Et alors on voit Aristote qui a peur, mais peur de quoi ? D’un bon mot à son encontre. Comme c’est misérable ! Aristote n’avait-il pas le luxe de pouvoir subir un bon mot à son encontre, lui qui était si intelligent ? Bien sûr que si ! Mais sans doute ne faisait-il pas le poids devant un cynique, que dis-je, un cynique, le cynique par excellence, Diogène !

Delaporte dit: 22 août 2018 à 22 h 25 min

Cette rencontre me trotte dans la tête depuis que je l’ai lue cet été. Elle narre la mésaventure arrivée à Aristote, rien de moins, devant plus fort que lui :

« Diogène lui ayant présenté une figue, il songea que s’il la refusait le cynique devait avoir un bon mot tout prêt; il prit donc la figue, et dit : « Diogène a perdu en même temps sa figue et son bon mot. » Diogène lui en ayant donné une autre, il la prit, l’éleva en l’air à la manière des enfants, et s’écria : « Ô grand Diogène ! » puis il la lui rendit. »

Delaporte dit: 22 août 2018 à 22 h 02 min

« Delaporte, je vous informe qu’il est écrit tant dans les astres que dans les tarots que Macron ne terminera pas son mandat. »

Ah ! je vous crois, D…. Et sinon, cette belle citation d’Ezéchiel, quel est son sens caché et intrinsèque ? Certainement grandiose !

D. dit: 22 août 2018 à 21 h 42 min

Livre d’Ézéchiel 34,1-11.
La parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d’homme, prophétise contre les bergers d’Israël, prophétise. Tu leur diras : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Quel malheur pour les bergers d’Israël qui sont bergers pour eux-mêmes ! N’est-ce pas pour les brebis qu’ils sont bergers ?
Vous, au contraire, vous buvez leur lait, vous vous êtes habillés avec leur laine, vous égorgez les brebis grasses, vous n’êtes pas bergers pour le troupeau.
Vous n’avez pas rendu des forces à la brebis chétive, soigné celle qui était malade, pansé celle qui était blessée. Vous n’avez pas ramené la brebis égarée, cherché celle qui était perdue. Mais vous les avez gouvernées avec violence et dureté.
Elles se sont dispersées, faute de berger, pour devenir la proie de toutes les bêtes sauvages.
Mon troupeau s’égare sur toutes les montagnes et toutes les collines élevées ; mes brebis sont dispersées dans tout le pays, personne ne les cherche, personne ne part à leur recherche.
C’est pourquoi, bergers, écoutez la parole du Seigneur :
Par ma vie – oracle du Seigneur Dieu –, puisque mon troupeau est mis au pillage et devient la proie des bêtes sauvages, faute de berger, parce que mes bergers ne s’occupent pas de mon troupeau, parce qu’ils sont bergers pour eux-mêmes au lieu de l’être pour mon troupeau,
eh bien, bergers, écoutez la parole du Seigneur :
Ainsi parle le Seigneur Dieu : Me voici contre les bergers. Je m’occuperai de mon troupeau à leur place, je les empêcherai de le faire paître, et ainsi ils ne seront plus mes bergers ; j’arracherai mes brebis de leur bouche et elles ne seront plus leur proie.
Car ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles.

D. dit: 22 août 2018 à 21 h 39 min

Delaporte, je vous informe qu’il est écrit tant dans les astres que dans les tarots que Macron ne terminera pas son mandat. Ce n’est pas moi qui ait tiré les tarots, je n’en ai pas. Mais sur Youtube ils s’accordent tous sur ce qui va arriver à Macron bientôt.

http://youtu.be/agNpIEkIZwA

Delaporte dit: 22 août 2018 à 19 h 51 min

Françoise Nyssen prise la main dans le sac. On lui avait déjà retiré toute autorité sur le livre, ne reste plus qu’à lui retirer ses dernières compétences et à la mettre à la retraite (dorée) :

« La ministre de la Culture aurait fait agrandir les locaux parisiens de la maison d’édition Actes Sud sans en informer la municipalité ni le fisc. »

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 19 h 41 min

@ Closer

« Ce pauvre Rilke, avec ses vers pour midinette […] Il y a certainement des belles pages dans Rilke, mais je suis agacé par ce que je considère comme une extraordinaire surévaluation du bonhomme. »

Tu aimes quels poètes, toi?

(Question subsidiaire: tu lis l’allemand?)

closer dit: 22 août 2018 à 19 h 25 min

« Closer, il est jouable de rester sensible à Signac tout en comprenant Munch et en ne refusant pas Francis Bacon. »

Oui B, votre point de vue se défend tout à fait. Il y a certainement des belles pages dans Rilke, mais je suis agacé par ce que je considère comme une extraordinaire surévaluation du bonhomme. Il ne viendrait à personne l’idée de mettre Signac au-dessus de Manet, de Monet ou de Gauguin.

et alii dit: 22 août 2018 à 19 h 23 min

@christiane
eh bien c’est à vous de covaicre wgg de revenir et que c’est la rentrée ,même pour les fantomes et le geist
bonsoir

christiane dit: 22 août 2018 à 19 h 11 min

@et alii dit: 22 août 2018 à 18 h 50 min
Oh la la ! la lecture heideggerienne de Trakl comblerait WGG mais me laisse perplexe. Que c’est compliqué…

et alii dit: 22 août 2018 à 19 h 05 min

nearly every poem of the recently published Lives of the Dead: Collected Poems of Hanoch Levin, translated by British poet and playwright Atar Hadari. The volume, which received a prestigious PEN Translates award in England, is the first, and long overdue, book of Levin’s poetry to be released in English, and it is a cause for celebration.

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 août 2018 à 19 h 01 min


…il y en a, des niveaux de stratégies, sur la littérature,…les livres, aussi, à dogmes, à éviter,…

…mais, un petit rien, me vient, à l’esprit,…

…il, y a, beaucoup, de marmailles d’enfants, et ensuite, adultes,…qui, vivent, avec un casque, ‘ bon, pour l’espace ‘,…
…par, tout, un tas, de ressentiments et cadrages,…endoctrinés, d’être meilleurs, avec riens, des hallucinations de styles, ç fortunes très diverses, et pressions parentales, comme des chiens, de familles,…

…ce à quoi, les films adéquats, pour en rester, circonscrits,…
…en, plus, ne parlons, même, pas des à  » bible « ,…les grenouilles, comme des bœufs,…des autres saints, en congrégations, et connivences,…
…soulever, les pierres, et, découvrez, les insectes, bien blottis,…etc,…

…la vie, difficile, d’être , dans les approximations de légitime parfait, au dessus, des lots, en plus, naturel,!…
…sans se forcer,…bien, vue,…

Bételgeuse dit: 22 août 2018 à 18 h 52 min

Petit rappel, sur les portraits d’exil, elle a carrément l’air dépressive. Ensuite cela se complique. Avec les moyens dont nous sommes équipés aujourd’hui sa maladie aurait elle connu une évolution différente? La question restera sans réponse . Pour faire court, wiki qui mentionne des perturbations de type hystériques à la suite d’un épisode dépressif puis une erotomanie. https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Adèle_Hugo

Bételgeuse dit: 22 août 2018 à 18 h 42 min

Ils ne me font pas fantasmer mais un qui je ne sais l’expliquer me bouleverse, Pierre Niney. J’aime aussi beaucoup Sami Frey vu une dernière fois et récemment dans Anthony Zimmer.

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 18 h 38 min

@ Delaporte

« C’est peut-être un canard boiteux ? »

Tu ne peux pas revenir en D.? Tu es beaucoup plus drôle quand tu te déguises en originaire du Cantal…

Petit Rappel dit: 22 août 2018 à 18 h 37 min

Gi(lga)sèle, Tout à fait d’accord avec vous sur Adèle H. Je ne suis pas sur que tous les spectateurs-trices- aient eu la meme réaction, c’est tout.
Quelqu’un a en effet porté de la compréhension à Adèle, c’est sa mère.
Dans une lettre à Hugo écrite en un temps ou les deux ne se parlaient plus, suite sans doute à un énième coup de canif dans le contrat, elle lui fait comprendre que le lieu de l’exil aurait pu être géographiquement mieux choisi, -on y croyait le climat méditerranéen!- qu’Adèle s’ennuie, joue du piano pour cette raison, et qu’il ne faudrait peut-être pas qu’elle y perde sa jeunesse.
Mais Madame Hugo ni son mari ne peuvent prévoir ce qui va suivre. Il voient se recroqueviller celle qui avait la prétention d’être la Mémorialiste de l’exil. Il est certain qu’ils n’ont pas accès au monde secret de la diariste, laquelle trompe son monde et doit dissimuler ses écrits. Un détail: alors qu’Adèle entreprend son Journal de l’exil, Charles et Vacquerie s’attellent à un livre sur Jersey qui ne paraitra pas, mais d’où sa présence est exclue. Ils savent qu’elle recopie des propos sur Hugo, sans plus. Et, comme leur propos n’est pas pour cette fois de les reproduire, le livre devant être apolitique, ils la laissent de coté.
Lavande, sur Melle Couëdon , fille de concierge et pythie, la principale documentation n’est pas dans Clérambault mais dans le Journal de Gaston Méry, l’Echo du Merveilleux. On trouve parfois reliés à part les articles qui y ont été consacrés aux prédictions de Couëdon dont évidemment, Clérembault ne dit presque rien.

Pablo 75
Pour la Barcelone époque 1970,plus pouilleuse qu’aujourd’hui, La Marge, de Mandiargues, et un joli conte fantastique de Marcel Béalu, La Mort à Benidorm.
Jazzi
Adèle doit revenir vers 1875, accompagnée par Madame Céline Alvarez Ba, que va croquer l’ogre hugolien (« la prima nigra de ma vita » dit le carnet). A ce moment là, l’enfermement est la seule possibilité, d’autant que, si je ne m’abuse, Hugo vit chez Lockroy, second mari de la femme de Charles, qui le tient en chartre privée et laissera au petit-fils Georges un bien triste souvenir. Lockroy n’aurait jamais accepté Adèle… L’ironie veut que cette folle survive à tous et ne trépasse qu’en 1918 .

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 18 h 32 min

@ Ed

Les goûts c’est quelque chose de très étrange: Andrew Lincoln (que je ne connaissais pas) je le trouve carrément moche dans les photos sur le net. Colin Firth (que je connais à peine) n’a pas l’air très viril et dans certaines photos il a l’air idiot (idiot anglo-saxon). Daniel D. Lewis et James Dean je comprends mieux.

(Ryan Gosling j’ai aussi du mal à comprendre – mais en ne voyant que des photos).

christiane dit: 22 août 2018 à 18 h 30 min

Closer,
Par leur violence tragique, les œuvres d’Egon Schiele me font penser aux poèmes de Georg Trakl. L’amour à l’aune de la mort. Les couleurs et le clair-obscur du soir et de la nuit.
«Le reflet fidèle d’un siècle maudit sans dieu»

Ed dit: 22 août 2018 à 18 h 27 min

Le seul de ma génération qui me fait fantasmer, c’est Louis Garrel. Les autres étaient au summum de leur beauté à l’âge actuel de Louis.

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 18 h 20 min

« Un film que je voulais revoir tant il est complexe. »
Christiane

Complexe « Devant les yeux »? Je n’ai pas du tout ce souvenir, moi. Au contraire, la fin pour moi était décevante parce que trop simple.

Ed dit: 22 août 2018 à 18 h 20 min

@Pablo
Faux. Ma génération fantasme sur Ryan Gosling, or il n’a jamais été ma came.
Les 2 plus beaux, je ne sais pas. Je dirais James Dean, Andrew Lincoln, Colin Firth, Daniel D. Lewis. Vous voyez, ce n’est vraiment pas une question de génération.

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 18 h 12 min

@ Ed

Darín ce n’est pas pour ta génération, donc c’est normal ce que tu dis. C’est qui les 2 ou 3 acteurs les plus beaux pour toi?

« on parle tout de même d’un chef d’oeuvre qui s’ouvre sur une scène de viol insupportable. »

J’ai vu ce film il y 4-5 ans et je ne me rappelle pas de la scène d’ouverture…

Bételgeuse dit: 22 août 2018 à 18 h 08 min

Pablo, ce n’est pas tant cela mais il faut du talent pour de ce genre de scènes faire de la littérature. Vous ne choqueriez que par la forme après tout ce qu’on consomme volontairement ou pas , mieux vaut en rester aux imaginations, rester dans le flou artistique.

Bételgeuse dit: 22 août 2018 à 18 h 05 min

Closer, il est jouable de rester sensible à Signac tout en comprenant Munch et en ne refusant pas Francis Bacon. Rilke s’est éloigné de son pays tandis que Trakl a pris de plein fouet les évènements reçus par une personnalité au parcours atypique, amours incestueuses, toxicomanie. Deux profils , l’un tourné vers une quête mystique et sage, l’autre torturé. Le mot amour leur est pourtant commun.

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 18 h 05 min

« Ce pauvre Rilke, avec ses vers pour midinette… »

Closer. Dans « Autoportrait d’un homme douteux ».

Ed dit: 22 août 2018 à 18 h 04 min

Enfin bon, on parle tout de même d’un chef d’oeuvre qui s’ouvre sur une scène de viol insupportable. Dur de ne pas tout arrêter après cela.

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 18 h 02 min

@ Bételgeuse

« je relis votre post sur des agressions subies […] de quoi vous plaignez vous? »

Me suis-je plaint? Où ça?

Mais j’aurais pu, sauf que pour cela il aurait fallut donner des détails désagréables, et loin de moi l’idée de scandaliser des christianes, des hamlets, des delaportes et autres pudibonds hypocrites.

Ed dit: 22 août 2018 à 18 h 02 min

closer,
Il a les yeux bleus, ça doit être ça. Même jeune (dans le film où ils volent des trucs dans BA, ou encore dans celui où il est cuisinier, Pablo le titre ?), il casse pas trois pattes et un canard.

Mais qu’est ce que votre commentaire ma fait rire ahah

christiane dit: 22 août 2018 à 17 h 53 min

@Lavande dit: 22 août 2018 à 15 h 58 min
Ah, merci, Lavande. Un film que je voulais revoir tant il est complexe.

closer dit: 22 août 2018 à 17 h 47 min

« Et jamais Rilke ne pu entrer dans cet univers. Il ne pouvait respirer dans cet univers oppressant et morbide »

Merci Christiane. Choix magnifique de poèmes (de Trakl) qu’il n’est pas nécessaire de comprendre (en tout cas totalement à première lecture) pour être fasciné, promené dans un univers parallèle, morbide peut-être, mais incroyablement beau, de la beauté des paysages hivernaux et lunaires des contes. Le mot « sœur » revient plusieurs fois, choix du traducteur sans doute, mais bouleversant.

Ce pauvre Rilke, avec ses vers pour midinette, ne pouvait bien évidemment pas y entrer.

christiane dit: 22 août 2018 à 17 h 37 min

@et alii dit: 22 août 2018 à 15 h 36 min
Philippe Douroux a bien compris la pensée de cette excellente Geneviève Fraisse. Merci.

Bételgeuse dit: 22 août 2018 à 17 h 31 min

Pablo, je relis votre post sur des agressions subies, vous vous êtes fait dragué d’une part, de l’autre quelques une de ces femmes sur le retour avaient un peu chaud et ont aéré leur corsage , relevé leur juppe, descendu leur culotte, vous ont montré leur string, de quoi vous plaignez vous,? De nombreux hommes revêtaient d’être ainsi stimulés.

ed dit: 22 août 2018 à 17 h 27 min

 » je leur dit que je suis amoureux de ma femme »

Comme aucun homme ne dit une chose pareille (d’ailleurs, la plupart ne parlent jamais de leur femme, tandis que les gonzesses ne parlent que de leur mec), c’est une excellente répartie.

closer dit: 22 août 2018 à 17 h 27 min

« Ricardo Darín qui rend dingues toutes les femmes »

Incompréhensible! Il a beaucoup vieilli dans « El Presidente »…alors qu’elles ont sous la main des types comme toi et moi ou Chaloux…

closer dit: 22 août 2018 à 17 h 22 min

 » je leur dit que je suis amoureux de ma femme. »

T’as raison Pablo, c’est tellement inattendu que si tu sors ça où que ce soit, l’assistance est bouche bée…

Ed dit: 22 août 2018 à 17 h 01 min

Dans ses yeux. Le grand chef d’oeuvre argentin. Pablo, vous êtes sûr pour Ricardo Darin? Il n’est pas ouf ouf non plus, mais il paraît qu’il est sympa dans la vie (oui j’ai mes sources du côté de Buenos Aires).

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 16 h 23 min

@ Ed

Rue d’Avron c’est pourri, en effet (j’y passe tous les samedis en revenant des Puces de Montreuil).

Bételgeuse dit: 22 août 2018 à 16 h 18 min

D, la Bretagne c’est quand même sympa , la pollution ne se voit pas , pas trop, les paysages sont encore préservés de l’assaut des marchands. Pour la Corse que je n’ai visiter qu’une fois en 1980 , est ce que la sélection par l’argent est un outil efficace?

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 16 h 18 min

@ Jazzi

« quand une femme murissante et qui n’est pas du tout ton genre se fait trop insistante, tu aurais dû faire comme moi, prendre ton air le plus candide et lui dire que tu étais pédé »

Je crois que je n’aurais pas été crédible. En plus ces femmes savaient pour la plupart que j’étais marié (on avait souvent des amies communes qui s’empressaient de leur dire).

Moi j’ai une solution beaucoup plus radicale que la tienne et qui marche très bien: je leur dit que je suis amoureux de ma femme.

Ça les met K.O, ça.

Bételgeuse dit: 22 août 2018 à 16 h 14 min

Dans ses yeux, excellent choix. Vu au cinoche quand encore il en existait digne du nom dans cette ville.

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 16 h 12 min

« Ce soir sur Arte un très bon film argentin: « Dans ses yeux ». »
Lavande dit: 22 août 2018 à 15 h 58 min

Très bon film, en effet, dans sa première moitié et un peu moins dans la deuxième.

Et avec le célèbre Ricardo Darín qui rend dingues toutes les femmes… 😉

Bételgeuse dit: 22 août 2018 à 16 h 10 min

Jazzi, parce que vous n’êtes pas du genre folle, vous êtes obligé de préciser. J’ai eu un bon ami absolument efféminé, très drôle autant que desperé, qui me demandait en prenant son élan pour marcher dignement comme un homme un homme : regarde moi et dis moi si ça se voit?

Jazzi dit: 22 août 2018 à 15 h 58 min

Pablo, quand une femme murissante et qui n’est pas du tout ton genre se fait trop insistante, tu aurais dû faire comme moi, prendre ton air le plus candide et lui dire que tu étais pédé ! ça m’arrive encore quand, dans une rue chaude, je me fais alpaguer par une p.ute !

Jazzi dit: 22 août 2018 à 15 h 53 min

Sinon, cette semaine, pas grand chose à voir au cinéma, closer, à l’exception (ouf, c’est passé) du Spike Lee et le KKK. L’occasion d’aller faire un tour du côté du Louxor…

ed dit: 22 août 2018 à 15 h 47 min

J’ai vécu 2 ans près de la rue des Pyrénées, côté pourri par contre (rue d’Avron). Le début de cette rue est plus sympa.

closer dit: 22 août 2018 à 15 h 44 min

« à l’exception d’Adèle », Zizzi…surveille ton français!

Quant à « internationalisme », tu as oublié l’internationalisme prolétarien Pablo?

closer dit: 22 août 2018 à 15 h 39 min

Tu pinailles Pablo. Sauf exception du genre ancienne lançeuse de poids soviétique, une femme n’obtiendra pas plus par la force les gâteries dont elle rêve qu’une pénétration, si le type la repousse vraiment.

Jazzi dit: 22 août 2018 à 15 h 36 min

C’est cohérent, D., les hameaux de Grenelle et de Vaugirard étaient placés sous l’autorité de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés.

D. dit: 22 août 2018 à 15 h 31 min

J’ai en effet habité aux limites de l’ancien Javel. Ce n’est plus le cas. Cherchez-moi du côté du Faubourg Saint-Germain.

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 15 h 29 min

De la belle musique ancienne:

Concert donné a Louis XIII en 1627 par les 24 Violons, avec des oeuvres sorties d’un « recueil de Plusierurs vieux Airs faits aux Sacres, Couronnements. Mariages et Autres Solenmitez faits sous les Regnes de François Ier, Henry III et Louis XIII avec plusierurs Concerts faits pour leurs divertissement » compiled by André Danican Philidor ‘l’Aîné’. »

Par Le Concert des Nations & Jordi Savall

https://www.youtube.com/watch?v=9_hzj95aqMo

D. dit: 22 août 2018 à 15 h 22 min

Cosmopolite…
Quel mot horrible par ce qu’il signifie.
Pourquoi se plait-on à sous-estimer la misère qui se cache derrière ce mot ?

Jazzi dit: 22 août 2018 à 15 h 21 min

Non, j’ai pas fait attention au nom, je regardais plutôt les gens, et les marchandises alléchantes dans les magasins de bouche. Je ne risquais pas de te rencontrer car je suis passé à l’heure de l’apéritif (18h)…

D. dit: 22 août 2018 à 15 h 19 min

Mais ancêtres habitaient Paris, Jazzi.
Je suis plus parisien que n’importe quel parisien même si je suis du Cantal.

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 15 h 17 min

@ Jazzi

À propos de la rue des Pyrénées, tu n’as pas vu, en passant vers la Pl. Gambetta, au nº 236, un bar très bobo qui s’appelle « Aux ours »?

Aux ours….des Pyrénées.

D. dit: 22 août 2018 à 15 h 16 min

Si j’ai à choisir entre le corse et le breton, je prends le corse. Pour moi c’est clair net et précis. Les corses sont beaucoup plus ouverts que les bretons contrairement à ce qu’on imagine. Mais j’apprécie le catholicisme breton.

Jazzi dit: 22 août 2018 à 15 h 11 min

« Chacun à sa place dans son village et tout ira très bien. »

Qu’est-ce que tu fais donc à Paris, D. ?

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 15 h 09 min

@ ed

« Mais tu es quoi toi Pablo »
Ancien jeune esclave sexuel de femmes blanches de plus de 50 ans.

Tu traduis un peu trop vite ce que tu lis: comme beaucoup de jeunes (venant des pays à la réputation machiste) dans certains milieux, j’ai été l’objet de quelques tentatives de « viol » par des femmes mûres (le mot « viol » est trop fort: quelques harcèlements, quelques agressions impudiques, quelques outrages aux bonnes moeurs, ou si on veut être plus littéraire quelques « invitations au voyage »). Mais tu sais très bien que « tentative » ne veut pas dire « couronnement avec succès » (bientôt va arriver ce crétin de Delaporte pour dire que j’ai profité du sexe pour faire ma « carrière » a Paris).

Bételgeuse dit: 22 août 2018 à 15 h 04 min

Gisèle, il est certes possible d’éprouver un intérêt pour l’histoire muséale de la psychiatrie , qu’elle malchance ce fut pour de nombreux border Line de naître au 19 et même au début du 20eme siècle sans même s’attacher aux délirants célèbres, quant aux dangereux on n’ose pas imaginer le dort qui leur était réservé surtout si la famille, le milieu ne portaient aucune lettre de noblesse. A propos de l’emploi du mot folie que je lis sous d’autre pseudos que le mien, L’histoire de la folie est le titre de la thèse à laquelle Foucault se consacra. Pour la famille Hugo , Court en sait plus long mais sans être renseignée ne pourrait on pas voir sur le patriarche célèbre, puissant de créativité ait eu compte tenu des antécédents eu peur que sa fille , son comportement relevé de la psychiatrie alors qu’un médecin aujourd’hui abordrrait vraisemblablement son excentricité sous un autre jour tout en restant vigilant à l’évolution du comportement. On n’en fermait rapidement à cette époque et comme on l’a vu pour la famille Claudel, en dépit de l’avis favorable des médecins, les familles bourgeoises n’aimaient guère se soucier de la garde et l’entretien des éléments fragiles et incertains, il était bien commode de les confier à une institution, ce qui nécessitait quelques moyens qui ne leur manquaient pas pour se ménager une tranquillité qui ne souffrait de probables perturbations.

D. dit: 22 août 2018 à 15 h 03 min

Sachez que je n’aime pas du tout du tout l’internationalisme, Pablo. C’est très décevant votre histoire. La seule chose positive que j’y trouve est que vous n’êtes pas complètement suisse.

D. dit: 22 août 2018 à 15 h 00 min

Je te permets de m’appeler mon chou, Ed.
Non bien évidemment je pensais à Hambourg. Pour moi hamburgers et saucisses se confondent. Hambourg serait donc plus jolie que Francfort ? Ne connaissant ni l’une ni l’autre je ne peux guère me prononcer.

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 14 h 58 min

@ D. & Ed

C’est très simple: je suis un espagnol qui habite Paris depuis très longtemps (mais qui n’a jamais voulu devenir français), marié avec une franco-suissesse dont la mère était suissesse et le père franco-italien, et qui a un fils qui habite Londres mais qui depuis un an vit en Chine et vient de passer 1 mois au Japon… 😉

ed dit: 22 août 2018 à 14 h 49 min

D. et sa cohérence légendaire. Un jour il crache sur l’Allemagne (en confondant Francfort et Hambourg…outch), le lendemain il préfère l’horrible Francfort à la sublime Barcelona. Contentez-vous de parler cuisine, mon chou.

ed dit: 22 août 2018 à 14 h 46 min

Tous les peuples détestent les indépendantistes en leur sein, c’est d’une logique implacable. Les Francais détestent les Corses (quoi que ?) et les Allemands détestent les Bavarois.

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 14 h 15 min

Petite leçon de style:

« Bossuet m’a appris l’emploi de l’incidente. Au lieu que la phrase tombe directement sur la tête par un coup d’assommoir comme chez Voltaire, l’incidente élargit ses ailes. Ce sont des grandes ailes déployées, de sorte que quand la phrase arrive à son terme, elle ne fait que se poser avec une légèreté extraordinaire sur le sol… »
(Claudel. Conversations avec Jean Amrouche)

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 14 h 13 min

@ Jazzi

La plupart des mots derniers sont inventés. Par exemple, celui de Lope de Vega (« Je peux vous le confier, Dante m’a toujours ennuyé ! » ), qu’on a attribué à tous les grands écrivains sud-américains, sans doute parce que c’est l’un d’eux qui l’a dit.

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 14 h 09 min

@ Jazzi

« Il n’y a pas de quoi se réjouir… »

On voit que tu n’es pas espagnol. Les espagnols détestent les catalans et les vasques qui détestent le reste des espagnols. N’oublie pas que ces deux nationalismes sont racistes, suprémacistes et d’origine fasciste. Les écrits de leurs fondateurs au XIXe siècle sont impubliables aujourd’hui. Les deux ont voulu dans les années 30 s’allier aux nazis. Le président actuel de la Catalogne, Torra, est un grand admirateur d’un groupe d’indépendantistes catalans des années 30 qui admirait les nazis.

Jazzi dit: 22 août 2018 à 14 h 01 min

Et le dernier, pour rire :

« Il n’y a pas d’enfer. Tu peux te dissiper. Préviens Claudel », signé André Gide (télégramme reçu par François Mauriac quelques jours après la mort d’André Gide).

Jazzi dit: 22 août 2018 à 13 h 57 min

« Je peux vous le confier, Dante m’a toujours ennuyé ! » (Lope de Vega)

« Je m’arrêterais de mourir s’il me venait un bon mot ou une bonne idée ! »(Voltaire)

« Allons, il est bien temps que je quitte le monde !
C’est ici le combat du jour et de la nuit »
En alexandrins ! (Victor Hugo)

gisèle dit: 22 août 2018 à 13 h 52 min

Petit Rappel 12h56. Votre post,documenté avec précision, donne l’envie de ne pas se limiter à la lecture de Hugo. On ne crée pas à partir de rien.
Dans le cas de Hugo, l’écheveau est épais, embrouillé.Il faut ,en plus de beaucoup d’autres qualités, du discernement.L’exposition « les folles de la Salpêtrière » m’avait permis de réfléchir; vous citez Esquirol, Royer-Collard, les noms me disaient qq chose d’un peu vague; j’ai cherché,découvert,avec plus de précision, l’importance des recherches et des découvertes, en France, dés le 17° ? On se limite souvent aux médecins de Molière.
Une opinion, toute personnelle, les visites touristiques des maisons d’écrivains, de peintres, de musiciens, véhiculent,parfois, des images simplifiées à l’extrême , façon images d’Epinal.

Jazzi dit: 22 août 2018 à 13 h 52 min

Dernières paroles :

« Qu’on me laisse tranquille ! Je n’ai pas peur ! » (Paul Claudel)

« Je fais ce que je peux » (Louis Aragon)

« Je m’en vais ou je m’en vas… L’un et l’autre se dit ou se disent » (Vaugelas)

Jazzi dit: 22 août 2018 à 13 h 46 min

« La vérité (mais je ne trouve plus le lien où je l’ai lu) est qu’il a demandé qu’on le laisse seul parce qu’il n’avait pas peur de la mort. »

ça, c’est sans doute après le passage du curé, Pablo ?

D. dit: 22 août 2018 à 13 h 44 min

Après, Barcelone et Francfort, ce n’est pas non plus le même climat mais si j’ai à choisir c’est encore Francfort ne serait-ce que pour les saucisses.

Jazzi dit: 22 août 2018 à 13 h 43 min

« Et Madrid et le reste de l’Espagne (moi le premier) sont bien contents du déclin de la Catalogne en général et de Barcelona en particulier. »

Il n’y a pas de quoi se réjouir, Pablo !

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 13 h 41 min

@ Jazzi

 » ajoutant dans la foulée, « mais je ne suis pas indépendantiste ! » »

En Catalogne commence à se savoir qu’en dehors de leur région, et surtout en Europe, personne prend au sérieux les indépendantistes – il faut dire qu’ils ont perdu depuis longtemps et totalement le sens du ridicule.

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 13 h 35 min

@ Jazzi

« Docteur, vous pensez que c’est la saucisse ». L’une des dernières paroles de Paul Claudel sur son lit de mort en 1955.

Ça c’est ce qu’il a raconté J.Green dans son Journal qu’on disait à Paris après la mort de Claudel.

La vérité (mais je ne trouve plus le lien où je l’ai lu) est qu’il a demandé qu’on lui laisse seul parce qu’il n’avait pas peur de la mort.

Jazzi dit: 22 août 2018 à 13 h 33 min

Dimanche, j’ai rencontré un jeune espagnol, très sympathique, vivant à Paris depuis plusieurs années. Avec un très léger accent. Quand je lui ai demandé d’où il venait en Espagne, il m’a répondu Barcelone, ajoutant dans la foulée, « mais je ne suis pas indépendantiste ! »

Jazzi dit: 22 août 2018 à 13 h 26 min

« Docteur, vous pensez que c’est la saucisse »

L’une des dernières paroles de Paul Claudel sur son lit de mort en 1955.

D., attention de ne pas abuser de cochonnailles !

Claudel ne croyait pas aux biographies et aux biographes, pour lui, une vie ne saurait se résumer à une addition de faits. En cela, il était plus proche de Proust que de Sainte-Beuve…

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 13 h 24 min

@ Jazzi

« Et Lisbonne, est en passe de perdre son âme à l’égal de Barcelone… »

Oui, mais à Lisbonne il n’y a pas le bordel politique à côté du problème touristique. Ce qui explique le chaos actuel de Barcelona, c’est la mairie dans les mains d’une incapable totale (Anne Hidalgo à côté c’est De Gaulle), une actrice raté qui n’avait jamais fait de la politique et qui ne connaît rien à la façon de gérer quoi que ce soit, plus la région « gouvernée » par des tarés qui ne s’occupent absolument pas d’elle depuis 6 ans (ils ne votent plus des lois tant ils sont divisés – d’ailleurs le parlement catalan est fermé depuis un bon moment). Et Madrid et le reste de l’Espagne (moi le premier) sont bien contents du déclin de la Catalogne en général et de Barcelona en particulier. Avant elle était la région la plus attractive, maintenant personne veut s’y installer (les gagnants des concours de fonctionnaires ou de personnel de santé la fuient). En moins d’un an la Catalogne a perdu plus de 4.000 entreprises (dont beaucoup de grandes, y compris les 2 banques catalanes), qui sont parties s’installer ailleurs en Espagne, dont la moitié à Madrid (il ne reste dans la région qu’une entreprise cotée en Bourse). Les investissements ont chuté de 62 % (alors qu’ils ont augmenté de 22 % dans le reste de l’Espagne et de 82 % dans la région de Madrid) et il y a eu une fuite de capitaux et de dépôts bancaires de 32 milliards d’euros.

gisèle dit: 22 août 2018 à 13 h 06 min

Clopine 11h06. Vous commettez une erreur d’interprétation. Lisez le livre de Clérambault sur la passion des étoffes ( en bibliothèque; et il vient d’être rééédité) Clérambault est un psychiatre, avant tout; il ne dit pas que les couturières sont paranos.
J’avais simplement indiqué que je l’avais découvert par le biais de la soie,c’est tout. Le psy est venu, ensuite.J’ai laissé de côté toute l’histoire personnelle attachée au poulx de soie, car il y a bien une histoire.
Je comprends la passion de Lavande pour la couture, les costumes de théâtre, les déguisements. Pendant les vacances,nous fabriquions, une copine et moi, des vêtements incroyables et importables,en réaction contre le bon goùt du prêt à porter, et que nous portions, du moins tout l’été!Très grands souvenirs,et nous n’étions pas psychotiques; faudrait-il que j’aie un doute tout d’un coup !

Petit Rappel dit: 22 août 2018 à 12 h 56 min

Oui Closer
A condition de préciser que ses vers sont applaudis lorsqu’il est en pension. Et très honnêtement, pour les avoir lus dans la brochure citée, ce n’est rien de plus que de l’honnête versification style troubadour. De mémoire, les deux frères auraient eu alors leurs fanatiques groupés sous les noms de chiens et de loup. Il y a bien une tragédie, Spartacus, mais elle est perdue.
En 1821 lorsque le jeune Hugo remporte les Jeux Floraux, et à partir de ce moment là, Eugène est largué.
La folie d’Eugène a été longtemps tolérée jusqu’à ce que le choix par Victor d’Adèle pour femme n’entraine un déséquilibre qui va devenir progressivement définitif. D’après ce qu’on sait, Il semble qu’Eugène se soit livré à un acte érotomaniaque sur une boucle de cheveux (le texte d’une lettre retrouvée par Jean Gaudon et son équipe dit « une relique adorée ») de Madame Hugo pour qui il éprouvait une sorte de fixation délirante et amoureuse.
Après en 1823, il y aura une crise de folie furieuse dont manquera de trépasser la seconde générale Hugo. Après, ce sera l’asile de Royer Collard sur intervention de relations du frère, puis l’interdiction de toute visite par Esquirol.
Ce genre de fixation amoureuse, on le retrouvera chez Adèle II dans son Journal, ou Auguste Vacquerie,puis le violoniste virtuose Remeyeni, entre autres, sont tous deux respectivement destinataires d’une passion qu’ils ignorent. Par Table tournante personnelle, Léopoldine donne de bien étranges conseils.
« F… Auguste,..Caca d’or »,etc.
A noter qu’Adèle dans son Journal, se définit par des formules comme « va Fille de Victor Hugo », ou et « Victor Hugo dit à sa fille » ou elle revendique clairement, ce que Plume d’Histoire ne dit pas, le statut de scribe docile de son Père. A noter aussi qu’elle se pense comme une femme supérieure irrésistible autour de qui les soupirants gravitent. Mais cette conception ne dépasse pas le papier. Ce qui peut expliquer qu’elle ait fini par croire à sa passion et par monter cette histoire de mariage qui mystifie jusqu’à son propre père.
Les Hugo étaient-ils hostiles à Pinson? Ce n’est pas démontré. Ils l’invitent pour une séance de spiritisme -non reprise dans le dernier recueil dit complet des tables- et dont on ne voit pas pourquoi Gustave Simon l’aurait inventée. Les choses se gâtent quand il refuse de l’épouser, mais les Hugo sont encore à ce moment précis manipulés par Adèle II. Sans doute s’est-il trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.
Il faudrait aussi tenir compte du père, et de ses récits façon romans familiaux qi ont bercé l’enfance de Victor et qu’il a cru sur parole. Descendre des Ducs de Lorraine, Est-ce mégalomanie ou conte bleu? Je n’écarte pas la première hypothèse.
Bien à vous.
MC

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 12 h 52 min

@ Ed

« Je suis récemment tombée sur un reportage concernant Benidorm – dont j’ignorais l’existence jusqu’ici, – l’enfer sur Terre. »

L’autre jour une touriste anglaise a fait rire toute l’Espagne en déclarant à la BBC, au retour de ses vacances passées à Benidorm, qu’elle n’irait plus parce que la-bas il y avait trop… d’espagnols !!!

gisèle dit: 22 août 2018 à 12 h 45 min

Petit Rappel 2h59.J’ai écrit « le film de Truffaut était très clair » en ce sens qu’il montrait ce qu’était l’érotomanie. Par ailleurs, il invente ,il crée une Adèle dont il ne dit ,nulle part qu’elle correspond fidèlement à l’image, aux images qu’en donnent des travaux universitaires. Et le jeu d’Adjani est d’une grande finesse.
Les autres ex que je donnais,films,livres, se rattachent clairement au symptôme de Clérambault.
J’ai ouvert le lien donné par Bételgeuse.On y trouve le mot « folie » ( qu’est-ce que ça veut dire ? mot fourre tout bien pratique) et les affirmations sur Hugo sont plus que discutables.
Ce que vs dites des « archives » de la famille Hugo,est sans nul doute exact.Finalement, l’oeuvre de Hugo,seule, s’impose ?
(j’ai lu Guillemin, ms je ne suis pas une spécialiste de Hugo, je suis une lectrice,assidue si je puis dire)

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 12 h 39 min

@ Closer

« aucune femme ne peut réellement forcer un homme à lui faire l’amour. Et encore, il faut en plus qu’il ait une érection, donc au minimum un désir physique (ce qui est plus facile si elle n’est pas laide)… »

Tu as l’air d’avoir une idée très 19ème siècle, pour ne pas dire « ecclésiastique », du sexe, une idée très restrictive de ce qu’on peut faire sur un lit. Tu as entendu parler des cunnis et ses variantes? Des godes et ses multiples modèles ou ses innombrable ersatzs surtout végétaux? Tu crois vraiment qu’en dehors de la pénétrer, un homme ne peut rien faire à une femme pour lui produire du plaisir sur un lit ou ailleurs? Tu sais que le sexe ne se compose pas obligatoirement de préliminaires et pénétration, que tu peux jouer longtemps aux préliminaires uniquement? Et à propos de jeux, tu as l’air d’ignorer complétement que le nombre de jeux sexuels est très grand (regarde un bon dictionnaire de perversions sexuelles) et que certains peuvent se jouer sous la contrainte.

Bref, une femme peut très bien obliger un homme à lui faire plein de choses agréables, peut le « violer » de plein de façons différentes (et je ne te parlerai pas de mes expériences personnelles dans la matière, pour ne pas scandaliser les prudes du blog – mais à Paris, dans certains milieux, comme celui de l’édition ou de l’art, je peux te dire que les femmes laides ou d’un âge certain – soyons élégants – et avec du pouvoir sont très friandes de jeunes hommes sympathiques et sans tabous venant du Sud…).

ed dit: 22 août 2018 à 12 h 30 min

40° en août à Barcelone.
Rentrer le soir à l’hôtel, regarder le bulletin météo et…

…constater que cette ville offre les températures les plus fraîches du pays. Bon sang, mais qu’on est con.s d’aller en Espagne l’été. Vraiment.

Ce pays vit du tourisme et en crève en même temps. Je suis récemment tombée sur un reportage concernant Benidorm – dont j’ignorais l’existence jusqu’ici, – l’enfer sur Terre.

D. dit: 22 août 2018 à 12 h 29 min

Barcelone, par exemple, est devenue une ville invivable en été à cause des masses de touristes, la saleté qu’ils répandent, le bruit qu’ils font toute la nuit, los manteros qui occupent tous les trottoirs (les africains qui vendent des produits dans la rue en totale impunité et dont on calcule qu’il y a plus de 1000 dans les quartiers touristiques, certains violents, comme l’on a vu il y a pas longtemps dans une affaire où ils attaquaient un touriste américain à qui ont blessé gravement à coups de ceinture, côté boucle métallique), la délinquance massive (los carteristas sud-américains et roumains, surtout, mais aussi des groupes d’algériens spécialisés dans le vols de montres chères – la presse catalane en parlait l’autre jour en diffusant une vidéo où on les voyait agir à la sortie des hôtels de luxe), etc, etc, etc.

Tout cela avec 40º, une maire d’extrême-gauche qui ne fait rien pour résoudre les problèmes, et les crétins finis des indépendantistes occupés à délirer et à se taper entre eux au lieu de gouverner la région.

Tiens tiens, je ne serais donc pas seul à penser que Barcelone à été volée à ses habitants de souche ?

ed dit: 22 août 2018 à 12 h 25 min

Pablo,

Je pensais justement à Barcelone…J’y suis allée en août il y a deux ans et j’étais autant écrasée par la chaleur que par la masse de touristes (le quartier Gotic et Las Ramblas, mon Dieu…). http://rockandvolk.blogspot.com/2016/08/de-la-tristesse-de-quitter-barcelone.html

J’en suis donc venue à une décision aussi difficile que paradoxale : je renonce à retourner dans cette ville qui est devenue l’une de mes préférées pour ne pas participer à tout cela. Les locaux qui ne peuvent plus se loger et bien évidemment tous les problèmes que vous avez évoqués, non, je ne peux cautionner l’ensemble pour mon petit plaisir personnel.

gisèle dit: 22 août 2018 à 12 h 23 min

Lavande07h26. Merci pour ces informations précises.Paris ou Grenoble me conviennent. J’aime Grenoble; l’un de mes fils, physicien,y a fait une partie de ses études,j’allais de temps à autre lui rendre visite -pas en mère éplorée!(il n’est pas fils unique) je logeais place Grenette ET..ET des balades magnifiques.Ce serait un bonheur pour moi.

D. dit: 22 août 2018 à 12 h 21 min

Une ville très agréable mais aux pelouses non entretenues et non arrosées et ne parlons pas des rues dégoûtantes car oui c’est bien de la crasse qui jaunit le dallage des trottoirs.

christiane dit: 22 août 2018 à 12 h 16 min

@Lavande dit: 22 août 2018 à 10 h 00 min
Merci. La passion tissu a donc été votre sésame pour entrer dans la passion théâtre.
Pour Jean Amrouche, oui, le ton est vieillot mais l’enchaînement des questions intéressant. Paul Claudel les ignorait et elles le conduisent à un dévoilement émouvant. Paul Claudel est naturel car il répond sincèrement aux questions proposées. Enfin le dialogue ne ressemble plus aux entretiens aujourd’hui. Je crois que Jean Amrouche aimait les séries et que pour Paul Claudel il a conduit 41 entretiens. Dommage que nous n’ayons que celui-ci. C’est la première fois que j’écoute un de ces entretiens. Pourtant outre ceux avec Paul Claudel il a aussi questionné François Mauriac, André Gide et Giuseppe Ungaretti. Il est vrai qu’à cette époque, la télévision était moins répandue dans les foyers.
Ceci sur ces entretiens (car ils ont été, parait-il, publiés chez Gallimard sous le titre : « Paul Claudel – Mémoires improvisés – recueillis par Jean Amrouche ») :
« Les Mémoires de Paul Claudel furent vraiment improvisés. Jean Amrouche arrivait devant les micros de la Radiodiffusion française, avec ses questions, sa documentation, préparées de longue main, son habileté – et Claudel renversait tout, sur l’instant, dans la bonhomie certes, mais aussi dans la puissance de son tempérament léonin ; Amrouche ne s’estimait pas battu, revenait, insistait, avec une obstination et une maîtrise courtoise auxquelles on ne peut que rendre hommage. Il ne s’agit pas d’une suite d’interviews. Le mot français « entretiens » est plus conforme à l’esprit de cette longue conversation en quarante et un épisodes, au cours de laquelle Claudel, sommé de se livrer, le fait sans s’y résoudre complètement, mais apporte suffisamment de lui-même pour que cet ouvrage à peu près unique ait une très grande importance pour la connaissance, plus en profondeur qu’il n’y paraît, d’un immense auteur. » Louis Fournier

Giovanni Sant'Angelo dit: 22 août 2018 à 12 h 16 min


…tout est possible, surtout, dans les sociétés, à codes,…

…il, suffit, d’une vitesse, et, une altération d’interprétation dans, l’ensemble,…

…et, comme, en mathématique, ou dispositions d’algèbre,…le contenu, se troubles, de différents, ingérable,…

…et, des opportunités, divergente, des sommes de résultats attendus, se présentent,…

…c’est, le rôle, du bon, psy, à relevé, les strates d’esprits, qui, en eux-même, décèlent, des apports irréguliers, aux comportements attendus,…
…etc,…en sorte, du sabotage, sur les comportements attendus,…contrariétés, complicités, pouvoirs occultes pour héritiers,…
…faire déraillez, les gens, pour des élections, ( mise, en sorcière, d’un partis, par des profits abusifs, corruptions,dirigées,…le fric, c’est chic, avec habitudes de positions dominantes,…)

…tout existe, Machiavel, à son petit prince,…la ferme du bonheur,…etc,…

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 12 h 16 min

« Je ne voyage plus à cause de cela : plus envie d’apporter ma pierre à cet édifice monstrueux qu’est le tourisme de masse. »

Idem Ed.

En plus Paris se vide l’été et si on évite les quartiers touristiques ça dévient une ville presque agréable.

En Espagne les ravages du tourisme de masse sont tels, qu’il commence à avoir des associations de quartiers contre l’implantation d’hôtels, dans certaines villes. Barcelone, par exemple, est devenue une ville invivable en été à cause des masses de touristes, la saleté qu’ils répandent, le bruit qu’ils font toute la nuit, los manteros qui occupent tous les trottoirs (les africains qui vendent des produits dans la rue en totale impunité et dont on calcule qu’il y a plus de 1000 dans les quartiers touristiques, certains violents, comme l’on a vu il y a pas longtemps dans une affaire où ils attaquaient un touriste américain à qui ont blessé gravement à coups de ceinture, côté boucle métallique), la délinquance massive (los carteristas sud-américains et roumains, surtout, mais aussi des groupes d’algériens spécialisés dans le vols de montres chères – la presse catalane en parlait l’autre jour en diffusant une vidéo où on les voyait agir à la sortie des hôtels de luxe), etc, etc, etc.

Tout cela avec 40º, une maire d’extrême-gauche qui ne fait rien pour résoudre les problèmes, et les crétins finis des indépendantistes occupés à délirer et à se taper entre eux au lieu de gouverner la région.

Pablo75 dit: 22 août 2018 à 11 h 59 min

@ D.

« tu as acheté des nouilles au quinoa, pablo ? »

Non, du basmati complet bio (au très bas index glycémique) – très bon pour faire des salades d’été (avec oeufs durs, olives, crevettes -dessalées-, poivrons bio cuits à la vapeur pour leur enlever la peau, avocats, et -astuce du chef – des cacahuètes d’apéritif ou des morceaux de noix.

et alii dit: 22 août 2018 à 11 h 45 min

étoffe:on peut voir des bébés attachés à leur chiffon, le fiffon, qu’ilstortiilent,suçottent machouillent,reconnaissent quand ils vont dans un magasin:écharpe de maman ,c’est le métadoudou

Clopine dit: 22 août 2018 à 11 h 41 min

Paul, allez, je ris de bon coeur ! J’ai tout mélangé, effectivement, je connais un « Jean Raynal » qui fournit des selles pour les équidés (et nous en avons justement besoin d’une, parce qu’un âne n’est pas un cheval, bref…) et « Monsieur de Rênal » qui se moque de son épouse. Mea culpa !!!

closer dit: 22 août 2018 à 11 h 38 min

« Blois, dimanche 4 mai 1823, repas de famille. Un jeune homme de vingt-trois ans, l’air triste et le regard vide, mange sans dire un mot. Le père fait tout son possible pour détendre l’atmosphère pesante par quelques propos de table qui provoquent un rire forcé chez sa femme. Visiblement tous ont hâte que le repas s’achève. Soudain, c’est le drame. Le garçon bondit de son siège et se jette sur la femme, un couteau à la main. Il la frappe à la poitrine. Le père est assez rapide pour arrêter la main meurtrière avant qu’elle ne porte le second coup. Une lutte s’engage entre le père et son fils. Ne pouvant lui ôter le couteau des mains, le père en tord la lame sous les yeux du fils qui, médusé, décrispe ses doigts et lâche l’arme. Il n’oppose alors plus aucune résistance a son père qui, le cœur brisé de chagrin, entreprend de lui lier les mains… Ce jeune homme de vingt-trois ans s’appelle Eugène Hugo. Il est le frère de Victor. Eugène, un individu prédisposé à sombrer dans la démence ? L’enfant déséquilibré d’un couple désuni ? Peut-être. Mais pourquoi lui plutôt que Victor ? Chez les Hugo, il semble que la nature ait fait tristement son choix : le génie et la gloire à l’un, la folie et l’oubli à l’autre. Pourtant Eugène est poète lui aussi. Il a même connu le succès très jeune. Certes, pas avec autant d’éclat que Victor. Or, on ne se souvient pas de lui. Certains proches de Victor ignoraient jusqu’à l’existence même de ce frère qui a partagé sa vie pendant près de vingt ans. Ce livre, véritable enquête menée à partir de documents d’époque dont de nombreux inédits, raconte l’histoire oubliée de l’autre Hugo qui, aux dires d’Abel, l’aîné des trois frères Hugo, est longtemps apparu comme le grand homme de la famille. Découvrir Eugène, c’est éclairer l’une des faces obscures de la personnalité de Victor… » (présentation du livre de Pierre-Jean Lancry)

C’est vrai tout cela M Court? entre la famille Hugo et la famille Claudel, on a deux beaux exemples de génie et de folie mêlés.

Paul Edel dit: 22 août 2018 à 11 h 34 min

Clopine, qui est ce monsieur de Raynal?l’ancien directeur de la « série noire »?Un chef de cabinet du ministre de l’Intérieur sous Giscard? ou ne s’agit-il pas plutôt de l’époux de Madame de Rênal « transportée du bonheur d’aimer » un certain Julien Sorel.Cf « Le rouge et le Noir »

Petit Rappel dit: 22 août 2018 à 11 h 22 min

En réponse au lien fourni par Bételgeuse:

C’est un article à charge. Beaucoup de choses ont disparu non du vivant de Victor, qui voulait en effet tout garder, mais de la génération suivante des hugolâtres qui n’ont que peu connu VH . Les premiers cahiers du Journal d’adèle seront achetés dans les années 1950 par un diplomate français en poste à Guernesey.
On ne peut rendre Victor responsable d’un commerce et de destruction de lettres qui ont commencé après sa mort. Destruction des lettres Sainte-Beuve Madame Hugo sous le contrôle de Gustave Simon, notaire et redoutable Hugolâtre, copies arrangées par sa secrétaire des séances des Tables Tournantes et multiples censures dans leur version publiée, vente par-ci par-là au gré des alliances et des héritages, de lettres stratégiques. Occultation de certaines sur des points mineurs pour ne pas abimer l’image du grand homme.
Et puis, pour Adèle,ce serait bien mal s’y prendre de la part de VH que d’effacer les lettres de l’une en gardant celles de François-Victor!
J’ignore ou le rédacteur a trouvé trace d’un interdit de Victor touchant un voyage à Halifax ou à la Barbade. (lointaines destinations!) Je trouve curieux en revanche qu’on ne cite pas la fin des Travailleurs de la Mer, (1867) ou Gilliatt se laisse noyer en contemplant le départ de Déruchette et de son promis. Les chercheurs de l’édition Massin y voient une transposition à peine voilée du départ d’Adèle et du Lieutenant. Et de la peine faite à Hugo, transmuée une fois encore par sa création.
Le « Elle me hait » s’explique parce qu’Adèle fuit cette cellule familiale sans laquelle Hugo n’est plus lui-même. De la même farine est l’alexandrin de Guernesey visant le départ de sa famille à Paris, je crois, vers 1867:
« Ta maison est à toi, on t’y laissera seul ».
Dira-t-on pour autant que Hugo haissait sa famille?
En bref, cette instruction à charge, bloguesque et sans nuance, ne convaincra que celles et ceux qui ont une connaissance imparfaite des archives Hugo. Elle n’est pas sans rappeler une brochure de l’entre-deux guerre, nettement hugophobe, sur Eugène Hugo dont le site ne dit pas un mot, comme si Adèle était le premier cas de folie de la famille.
Ensemble partial, façon dézinguons le Père Hugo, c’est toujours une manière de faire parler de soi…
MC

Clopine dit: 22 août 2018 à 11 h 06 min

Lavande, je crois que la relation entre les femmes et les tissus vient d’une longue histoire.

Plutôt que de la croire « érotique », ce qu’affirme le film « le cri de la soie », (ou plutôt que de la croire seulement « érotique », ou toute entière cantonnée dans le registre de la séduction par l’apparence, via les vêtements séduisants qu’on peut coudre et créer.) je la crois, cette relation, telle que résumée dans le film « The Duchess », de Saul Dibb. Dans ce film, la Duchesse est moquée lourdement par son mari (comme un Monsieur de Raynal pourrait le faire…) pour son attirance pour les tissus brillants et les toilettes très élaborées.

Elle répond alors que les femmes n’ont (à l’époque, bien entendu…) pas le droit à la parole, ni à l ‘action, ni à une vie autre que familiale, et (tout en caressant un magnifique col de dentelle, me semble-t-il) relie directement son goût à un besoin de s’exprimer, puisque c’est la seule échappatoire restante…

La même remarque, mais moins directement exprimée, ou plus subtilement si vous voulez, existe aussi, ce me semble, dans le Campion « Bright star ». Son héroïne, Fanny Brawne, est en effet une couturière réputée, qui s’exprime dans sa manière de composer les tissus, et qui se fiche comme d’une guigne de la littérature et de la poésie. C’est sa rencontre avec Keats qui va l’ouvrir à ce monde-là, qui va permettre à sa sensibilité de s’exprimer autrement. Mais le début du film ne « rabaisse » nullement la jeune femme, au contraire : son rapport aux tissus est bien entendu jaugé à sa juste valeur, créative, féminine et forme d’accomplissement de soi.

Lavande, vous faites donc partie d’une très vieille histoire qui lie les femmes et les tissus, en-dehors à mon sens de tout « érotisme » trop direct, dans une relation où il n’est pas tant question de confectionner des vêtements « séducteurs » (encore que, bien évidemment, pourquoi pas !!!) que d’exprimer une créativité dans un des rares endroits où elle était autorisée à exister.

ed dit: 22 août 2018 à 10 h 28 min

Je ne voyage plus à cause de cela : plus envie d’apporter ma pierre à cet édifice monstrueux qu’est le tourisme de masse.

Lavande dit: 22 août 2018 à 10 h 05 min

Exact Jazzi, j’imaginais Claudel plus solennel, plus imbu de lui-même alors que ce n’est pas le cas. C’est effectivement Amrouche qui a une emphase très années cinquante.

ed dit: 22 août 2018 à 10 h 01 min

 » il vous faudrait une tapette à portée de main »

Chaloux, je ne peux pas croire que vous ne l’ayez fait exprès.

Lavande dit: 22 août 2018 à 10 h 00 min

Christiane : Je ne crois pas qu’il y ait de lien … quoique l’enseignement ait un petit côté prestation théâtrale :-)
Le lien s’est fait plutôt entre la couture que je pratique depuis mon adolescence et le théâtre qui me passionne depuis très longtemps J’ai fait une multitude de déguisements pour ma fille, puis des costumes pour son école de théâtre jusqu’à ce qu’un ami metteur en scène me demande si je voulais bien travailler avec eux pour les costumes, les décors, les accessoires. Depuis que je suis à la retraite j’ai évidemment plus de temps et j’ai même travaillé récemment pour une autre troupe: un conte musical écrit par l’écrivaine dont je vous avais parlé il y a quelque temps.

closer dit: 22 août 2018 à 9 h 45 min

Merci Bérénice…Si votre article n’avait pas l’air sérieux j’aurais pensé que « SOS hommes battus » était une blague…
Bizarre…on ne parle jamais de tout cela. Comme c’est étrange…Surtout que les chiffres sont énormes si l’on considère une probable sous-évaluation (les hommes ont sans doute encore plus honte de se plaindre).

Jazzi dit: 22 août 2018 à 9 h 43 min

« Oui, le ton m’a gêné au début, puis on s’habitue. »

C’est surtout celui de Jean Amrouche, qui est daté, dans une certaine théâtralité peu naturelle. Mais Claudel, plus hésitant, reconnaissant le bien fondé des analyses de son interviewer, souriant et modeste, ne se perdant pas dans des explications-justifications m’a surpris par sa bonhomie et sa simplicité. Même en lisant l’un de ses cinq grands odes, il n’en fait pas trop, contrairement à l’usage de l’époque.

christiane dit: 22 août 2018 à 9 h 31 min

@Lavande dit: 21 août 2018 à 22 h 24 min
Oui, le ton m’a gêné au début, puis on s’habitue. Il est émouvant quand il confie s’être senti rejeté de cette vie monastique. J’ai aimé les livres qui s’entassent à la fin de l’entretien, en silence, livres qu’il n’a pas commentés. Je pensais que Delaporte apprécierait… Nulle réaction de sa part. Oser clamer ainsi qu’il a cru, c’est impressionnant. L’homme, ici, vieillissant a été traversé de cette folie de mots jusqu’à ne pouvoir qu’écrire. Sa sœur, traversée elle, par sa passion de la glaise et de la pierre. Deux enfants sauvages poussant à contrario d’une mère dominatrice et de morale étriquée. La vie de l’une s’étiolant dans l’interminable enfermement de l’hôpital psychiatrique. L’autre traversant les honneurs se retrouve dans ses dernières années, insoumis, au seuil des traductions bibliques. Je garde de l’une des sculptures étonnantes par leur déséquilibre audacieux et de l’autre l’écoute de sa langue en furie.
De cette passion théâtre qui vous anime, quel lien faites-vous avec votre vie de chercheuse et la transmission que vous en avez fait ? Il me manque un maillon…

Bételgeuse dit: 22 août 2018 à 9 h 01 min

Renato, je n’oserai pas insister tant le savoir des spécialistes est immense mais un nouveau courant de la psychiatrie, je crois, met l’accent sur cela.

Bételgeuse dit: 22 août 2018 à 8 h 58 min

Exceptée la musique, tout ce qui ressort des mots est symbolique , en dehors d’un usage purement commercial et bien qu’il soit possible de discerner dans les transactions financières du symbole, du signifiant, du signifié, du désir et de la volonté.

renato dit: 22 août 2018 à 8 h 53 min

Pfff ! Sociétés d’enfants gâtés incapables d’administrer leur vie. Faudrait les envoyer voir là où il y a des vrais problèmes.

Lavande dit: 22 août 2018 à 8 h 47 min

Betelgeuse effectivement théâtre, musique, lectures… pas essayé matchs de boxe ou karaté pour l’instant.

Bételgeuse dit: 22 août 2018 à 8 h 46 min

Renato, je crois l’avoir mentionné et des psy pourraient fournir des explications plus fouillées mais si la maladie mentale peut se révéler par les difficultés de gestion des situations que le vie offre à chacun en heureux et malheureux événements il est aussi question de l’importance des traumatismes d’importance diverse et qui cumulés et ou ajoutés à un  » terrain » provoqueraient la survenue d’une maladie mentale. L’histoire familiale pour commencer puis même si digérée en apparence ce qui suit.

Bételgeuse dit: 22 août 2018 à 8 h 39 min

Lavande, inutile de préciser que les recrues ne viennent pas pour se échanger des coups ou alors symboliques ?

renato dit: 22 août 2018 à 8 h 20 min

Il ne faudrait surtout pas confondre la vraie maladie mentale avec les conséquences des petites et grandes contrariétés… C’est-à-dire, le lot de tout le monde.

renato dit: 22 août 2018 à 8 h 13 min

« … des problèmes relationnels, affectifs profons, enfouis… » ?

Wow ! justifications courtes, une bonne éducation — savoir vivre — résoudrait ces problèmes.

Lavande dit: 22 août 2018 à 7 h 56 min

Betelgeuse, personnellement j’ai un séjour, salon, cuisine de 25m2. On a joué à Paris dans des pièces de taille analogue voire plus grande, chez des particuliers. L’espace scénique est de 4 à 5 m2. Evidemment on ne joue pas des pièces à plus de deux, exceptionnellement trois, comédiens. L’intérêt pour la troupe est qu’il n’y a pas de frais de location de salle (qui sont importants) et que la personne qui invite recrute elle-même les spectateurs. C’est aussi une autre forme de soirée, très conviviale et sympathique.

Bételgeuse dit: 22 août 2018 à 7 h 37 min

Lavande, théâtre en appartement avec 25 ou 30 spectateurs, un espace scénique , de combien de mètres au carré faudrait-il il disposer? En province cela resterait un art populaire bien que le cours des loyers dubissent une hausse mais à Paris ou autres grandes capitales régionales , qui pourrait en dehors de la subvention se l’offrir à titre privé ou associatif ?

Bételgeuse dit: 22 août 2018 à 7 h 30 min

Un article du journal Le Monde 6 août 2015 _ De blouses en voiles _aborde les différents intérêts du docteur De Clérambault.

Lavande dit: 22 août 2018 à 7 h 26 min

Gisèle:
« En Aparté » est une troupe grenobloise donc on joue essentiellement dans la région. On joue dans des petites salles ou en appartement, pratique très intéressante et qui marche très bien. On a aussi joué plusieurs fois à Paris en appartement. On jouera la pièce « Invasions » (dont je n’ai pas parlé) en octobre en appartement à Paris et à Conflans Ste Honorine.
Pour l’instant, on a arrêté Charcot et Lacan mais comme je vous le disais on va les reprendre sous forme d’un triptyque: Charcot – de Clérambault – Lacan. Je vous en reparlerai quand ce sera sur les rails.
On a eu quelques moments mémorables (outre le festival d’Avignon): on a joué Charcot dans un amphithéâtre de la fac de médecine plein à craquer (300 personnes : enseignants et surtout étudiants bien sûr.)
Je vais moi aussi commander le livre dont parle Petit Rappel.
Voici le site de notre compagnie:
http://enapartetheatre.blogspot.com/
Pour ce qui est du théâtre en appartement qui se pratique pas mal ici, il faut évidemment un grand séjour qu’on puisse dégager au max de façon à pouvoir recevoir entre 25 et 35 spectateurs . La personne qui reçoit invite des amis (et des amis d’amis!) et après le spectacle on fait un buffet « participatif » autour duquel on discute, en particulier avec les comédiens, le metteur en scène et l’auteur. Soirées très intéressantes en général. Personnellement je fais ça chez moi deux ou trois fois par an, surtout pour du théâtre mais aussi quelques fois pour des soirées musique.

closer dit: 22 août 2018 à 7 h 23 min

Clopine, la beauté du coupable ne peut en aucun cas constituer une excuse en cas de viol, évidemment!. Mais vous n’avez pas perçu que mon propos était d’attirer votre attention sur la différence de situation entre l’homme et la femme. De cela vous ne tenez aucun compte. Comme disait quelqu’un d’autre sur le blog, à moins d’être une championne de karaté, aucune femme ne peut réellement forcer un homme à lui faire l’amour. Et encore, il faut en plus qu’il ait une érection, donc au minimum un désir physique (ce qui est plus facile si elle n’est pas laide)…

Bételgeuse dit: 22 août 2018 à 7 h 07 min

D’un côté, Camille Claudel est un navet mélodramatique, de l’autre Adèle H puisque le cinéma en atteste était atteinte. Si vous lisez les liens donnés par petit rappel, hier matin, chère Gisèle, il y a de quoi douter. Bien que le salon ouvre et reçoive toutes sortes de fables pour rester dans un registre littéraire , je me demande si tout ce qui s’y assemble ressemble de près ou de loin à une réalité. L’erotomanie d’après Clerembault n’a rien de commun avec l’hystérie et bien que l’hystérie dans ses formes les plus graves même si considérée comme trouble névrotique peut s’avérer plus que gênante. La nymphomanie serait un appétit sexuel débridé? ) Il y a très longtemps, je me souviens avoir rencontré une jeune femme très belle, atteinte de schizophrénie qu’egayait un exhibitionnisme plaisant, elle éprouvait le besoin de se dénuder, de montrer son corps parfait afin d’être admirée. A l’époque elle n’était pas encore hospitalisée mais il circulait qu’elle était folle et les gens l’accueillaient comme elle était, peut être certains êtres peu scrupuleux ont ils profité de cette situation de fragilité pour abuser d’elle. Je ne sais trop mais il est vrai qu’elle prenait un plaisir certain à s’offrir aux regards. Un jolie blonde à la la peau claire, une merveille anatomique. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k64847839/texteBrut

Petit Rappel dit: 22 août 2018 à 2 h 59 min

« Le film de Truffaut était très clair. »
Oui, mais je ne me souviens pas d’avoir lu une trace de cette pathologie ni dans l’Engloutie de Guillemin, ni dans l’autre biographie plus récente sur la même, ni, plus simplement dans son Journal, ou pourtant, il y a pas mal de fantasmes. M’aurait-il échappé? Ou Truffaut en rajouterait-il?

gisèle dit: 22 août 2018 à 1 h 04 min

Lavande/ Petit rappel. Clérambault.2 posts passionnants. Je ne connais pas « la fin d’une voyante » …mais je l’ai commandé illico par mail à mon libraire ainsi que « passion érotique des étoffes chez la femme » publiés chez Empêcheurs de tourner en rond !(réédition)
Lavande où jouez-vous la pièce »Lacan…. » grande envie de la voir. Je « fréquente » Clérambault depuis longtemps,à cause de la soie -le poulx de soie- et des drapés (Mme Grès et Ungaro).J’ai découvert ensuite le psychiatre. Et l’expo de Pompidou.
Chercheur, médecin, atypique.
Le syndrome de Cl n’est pas une forme de nymphomanie, j’en suis persuadée. Adèle Hugo en souffrait. Le film de Truffaut était très clair et Adjani remarquable par sa sobriété. J’avais vu le film « à la folie..pas du tout »avec Audrey Tautou en amoureuse éperdue. Film très bien construit avec une chute,coquine et ambiguë. ( ne pas lire le synopsis sur Wiki, horrible délayage qui en tue tout intérêt).Le livre de Fl.Noiville « l’illusion délirante d’être aimée » m’avait occupée tout un hiver.
Lavande, où jouez vous ? quel est le nom de votre troupe théâtrale ?
NB je pensais que Clérambault n’intéresserait personne…/

Bételgeuse dit: 21 août 2018 à 23 h 20 min

PatV, c’est grave, équilibrer un désordre de type psychotique de façon à préserver une vie sociale n’est pas aisé. Je ne sais pas ce qu’elle est devenue .

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