de Pierre Assouline

en savoir plus

La République Des Livres par Pierre Assouline
L’islam selon Claude Lévi-Strauss

L’islam selon Claude Lévi-Strauss

Des textes classiques pour éclairer notre lecture actuelle de l’islam, il n’en manque pas. Privilégier le grand livre de Claude Lévi-Strauss Tristes tropiques (Pocket) pour en isoler quelques pages, ce n’est pas seulement surprenant car inattendu : c’est aussi passer pour provocateur, surtout un demi-siècle après sa publication, à une époque rongée par le principe de précaution, la bien-pensance et le politiquement correct. Ces fameux passages ne sont pas inconnus mais méconnus. Régulièrement évoqués, rarement commentés. On sent comme une gêne chez ses admirateurs. Bien qu’il fut totem, il n’est pas devenu tabou. L’intellectuel a maintes fois été dénoncé pour son antihumanisme alors qu’il voulait fonder les droits de l’homme en ne privilégiant pas l’espèce humaine par rapport aux autres espèces vivantes, animales, végétales. Le débat dure encore. Mais ses vues sur l’islam, non, franchement, passons… Lisons plutôt ! ici les morceaux choisis  ou là le Pdf intégral du livre.

FullSizeRenderDirecteur d’études à l’école pratique des hautes études à la Vème section dite des sciences religieuses, il avait passé quelques mois en 1950 à voyager en Inde du nord puis à enquêter au Pakistan pour une mission de l’Unesco sur l’état des sciences sociales dans le pays. Il écrivit Tristes tropiques en 1954 et 1955 à l’invitation de Jean Malaurie qui lançait alors chez Plon une collection appelée à devenir fameuse « Terre Humaine ». Un récit rédigé sans précaution par sauts et gambades, recomposant son expérience avec le recul des ans mais sans réprimer ses impulsions. Il est vrai qu’il venait d’essuyer deux fois de suite un cuisant échec à l’élection au Collège de France après avoir été invité à se présenter à la chaire de sociologie comparée.

Le succès fut immense. Tristes tropiques est à ce jour le plus célèbre et le plus traduit de ses livres – et son incipit assuré de demeurer longtemps dans l’anthologie des meilleures attaques :

 « Je hais les voyages et les explorateurs ».

A l’origine, l’ethnologue avait pensé cet ensemble de réflexions retour du terrain moins comme un texte scientifique que comme une sorte de roman ; l’Académie Goncourt ne s’y était pas trompée qui publia un communiqué exprimant le grand enthousiasme de son jury, notamment Pierre Mac Orlan qui s’y retrouva (et pour cause : ses propres livres avaient passionné le jeune Lévi-Strauss) et regrettant de ne pouvoir couronner un texte qui ne fut pas vraiment une oeuvre de fiction. Inévitablement, la médaille avait un revers : des portes se fermèrent dans la sphère savante, des maîtres et des collègues lui tournèrent le dos.

A5056386-82FA-4D85-B376-53EF53254708Indifférent au sentiment religieux, à cette inquiétude-là et à tout rapport avec un Dieu personnel, Lévi-Strauss n’en a pas moins étudié et enseigné l’histoire des religions, toute son œuvre en témoigne tant elle est traversée de part en part de la notion de religieux, notamment, il est vrai, chez les peuples sans écriture. Toute son approche du fait religieux est anthropologique et structurale au sein d’un système de communication entre groupes et individus. Ce qui le tourmente et le déconcerte dans l’islam, ce sont ses contradictions face à l’Histoire : sa volonté de fonder une tradition qui s’appuie sur la destruction de celles qui l’ont précédé.

Au chapitre XV, il se dit impressionné par la manière dont les musulmans se font leur place dans le cosmos, comment ils s’inscrivent dans l’espace : un minuscule tapis de prière leur suffit à s’isoler de la rumeur du monde, à s’en abstraire pour rejoindre ce qui est plus grand qu’eux.

« Pour pouvoir résister, il faut un lien très fort, très personnel avec le surnaturel, et c’est là que réside peut-être un des secrets de l’islam et des autres cultes de cette région du monde, que chacun se sente constamment en présence de son Dieu ».Et le voyageur de rapporter son émotion en observant un vieillard prier seul sur une plage de l’océan indien au coucher du soleil après s’être fabriqué son univers avec deux chaises de guingois. Pourtant vers la fin du livre, dans le fameux chapitre XXXIX qui fait tant problème, il voit l’islam comme une religion si naturellement collective et communautaire qu’elle éprouvera toujours des difficultés à penser la solitude. Quand il y reviendra plus tard dans une lettre à Raymond Aron, il reconnaîtra :

« Les brefs contacts que j’ai eus avec le monde arabe m’ont inspiré une indéracinable antipathie » IMG_5501

Dans ses dernières années, au cours d’un long entretien avec Didier Eribon (De près, de loin, 1988), il dira n’avoir pas « accroché » au cours de ses quelques mois passés dans les pays musulmans, faisant observer qu’il s’était « confessé » à ce sujet dans Tristes Tropiques mais n’exprimant pas le moindre regret. Y revenant avec le même interlocuteur en 2002, il enfonça le clou :

« J’ai dit dans “Tristes Tropiques” ce que je pensais de l’islam. Bien que dans une langue plus châtiée, ce n’était pas tellement éloigné de ce pour quoi on fait aujourd’hui un procès à Houellebecq. Un tel procès aurait été inconcevable il y a un demi-siècle; ça ne serait venu à l’esprit de personne. »

Et lorsque Didier Eribon se demande et lui demande ce qui a bien pu changer, il répond sans hésiter :

« Nous sommes contaminés par l’intolérance islamique. Il en va de même avec l’idée actuelle qu’il faudrait introduire l’enseignement de l’histoire des religions à l’école. J’ai lu que l’on avait chargé Régis Debray d’une mission sur cette question. Là encore, cela me semble être une concession faite à l’islam : à l’idée que la religion doit pénétrer en dehors de son domaine. Il me semble au contraire que la laïcité pure et dure avait très bien marché jusqu’ici. »

Depuis, lorsque la question revient, il est toujours des voix pour s’étonner que tout Lévi-Strauss qu’il fut, nul n’ose le taxer d’islamophobie. Et qu’importe si l’on sait bien que l’ethnologue s’intéressait moins aux hommes qu’aux croyances, coutumes, institutions, structures.

Abdelwahab Meddeb, qui avait consacré une longue analyse à ces pages de Tristes tropiques en deux parties intitulées respectivement : « Divagations » et « Lucidité » dans la revue Esprit en août/septembre 2011, les jugeait sévères ; à ses yeux, le grand ethnologue y faisait preuve d’autant de méconnaissance que d’aveuglement ; néanmoins, Meddeb reconnaissait que son analyse du blocage de l’islam et de l’inertie historique qui s’en est suivie, pour être sans concessions n’en était pas moins pertinente. De quoi suffire à la rendre actuelle avec ses attendus, dussent-ils déranger bien des consciences.

(Illustration Ch. ; Documents et machine à écrire de Tristes tropiques, fonds Lévi-Strauss/ Bnf, photos Passou)

 

 

 

 

Cette entrée a été publiée dans sciences humaines.

962

commentaires

962 Réponses pour L’islam selon Claude Lévi-Strauss

oursivi dit: 18 juillet 2017 à 18 h 03 min

« Meddeb reconnaissait que son analyse du blocage de l’islam et de l’inertie historique qui s’en est suivie »

À partir du moment où un texte prétend être une révélation intégrale de tout étant, là que constatons que tout est toujours à découvrir – d’où la puissance du messianisme et la capacité d’un petit peuple forcément moderne à s’installer aux milieux d’autres nombreux et attardés que de croire que tout a déjà été dit – qui plus est quand ce texte riche en contradictions et donc porteur de névroses quand n’est pas simple vecteur de violences, tout devient limpide quant à interpréter le retard des peuples qu’il guide, des soumis …

AO

JC..... dit: 8 juillet 2017 à 10 h 47 min

« l’insulte est l’argument des faiblards et des rustres » (Renato le bolo)

L’insulte est un plaisir rare…. d’une grande finesse, d’une splendide sensibilité vulgaire … hé, patate !

renato dit: 8 juillet 2017 à 8 h 03 min

Cosplay show permanent par copier-coller ! L’on m’opposera que le cosplay show est une activité pratiquée par les fans des manga ; mais que non, on trouve ce gendre de show partout, il y en a surtout là où les fans, n’ayant pas une œuvre à eux, jouent le rôle de l’horrible critique, du révolutionnaire en retard, du poète du dimanche et ainsi de suite. Avec la différence que les fans des manga sont conscients de la tragique efficacité du monde et de ses transformations — voir leurs témoignages, destins, devoir ; leur mouvement de retour au futur de l’ego (Husserl) ; leur sensibilité de seuil : un masque de scène contre les ailes de la réalité ennemie, comme les Pokemon d’ailleurs —, et nous offrent des cosplay show moins arbitraires et plus amusants que ceux où jouent, sans aucune finesse d’esprit, les fans de l’horrible critique, du révolutionnaire en retard, du poète du dimanche et ainsi de suite. J’observe, incidemment, que la vérité heurte souvent les gens qu’incapables d’une pensée un tant soit peu originelle, se retrouvent embourbés dans la queue d’une comète que depuis longtemps déjà est sortie de notre temps. Cela dit, la question initiale reste : bien à part le fait que l’insulte est l’argument des faiblards et des rustres, en admettant qu’une œuvre artistique, critique, politique, économique ou que sais-je encore puisse justifier l’insulteur, il y a-t-il quelque part quelque chose comme une œuvre qui puisse justifier les insultes d’un qui ne sait pratiquer que le bavardage midcult ?

la vie dans les bois dit: 7 juillet 2017 à 14 h 29 min

Bien sûr Phil, faut aller au plus simple… Au moins on ne perd pas trop de temps. Détendez- vous du caleçon, la prochaine fois.

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 juillet 2017 à 12 h 34 min


…au temps de Louis XV,…trop la France offerte aux dégénérés de tout poils,…
…systèmes bancaires,
…les compagnies de navigations,
…qui commande quoi, Ah,!…Oui,!…
…pour des marionnettes d’étrangers en actionnaires,!…
…et j’en passe des raisons d’états, pour les vices en vrac du roi,!…et l’église, qui s’en met de travers,!… les côtes d’agneaux,!…
…la France à ses banqueroutiers en herbes,!…etc,!…

Giovanni Sant'Angelo dit: 7 juillet 2017 à 12 h 15 min


…au fond des choses,!…
…les souvenirs, en tout,…des leçons de choses et autres 3D Trigonométriques, et les leçons de chimies,!…
…faut de tout, pour faire son  » Hermès « ,…
…vivre sa vie en continuité,!…sans plus,…( pas assez riche en trop, de plus,!…),…
…pour renchérir aux liens et détails,!…
…GSA,…encore trop généreux,!…of course,!…Bip,!Bip,!…rien à prouver,!…

DHH dit: 7 juillet 2017 à 11 h 43 min

@@D Vous avez mille fois raison
j’ai approche des ENA des polytechniciens ,des agregés, des HEC et cela a toujours débouché pour moi sur la démythification de l’image d’excellence qu’ils détiennent habituellement.
Mais Normale c’est autre chose .Y entrer suppose une culture solide riche diversifiée et originale, un esprit de synthèse acéré et beaucoup de brio à l’écrit comme à l’oral.
Prof il y a bien longtemps, j’ai eu deux élèves qui sont entrées à Normale; leurs devoirs étaient pour moi un enchantement, qu’il s’agisse de l’originalité et de l’intelligence de leurs dissertation ou de la finesse et de l’élégance de leurs traductions du grec ou du latin.

JAZZI dit: 7 juillet 2017 à 11 h 28 min

« que voulait dire le president macron lorsqu’il parla de « névrose française » »

Un certain goût pour l’échec, sans doute ?

Le Clopinou, qui enchaine les conquêtes féminines, au dire de sa mère, Phil, a deux ans pour préparer son agrégation. Son thème, quelque chose comme : « l’autofiction dans la narration capitaliste » !
J’ai demandé à Clopine ce que cela voulait dire, mais elle n’a pas su me répondre, m’assurant néanmoins que la prof de son fils lui a mis 20/20 pour appuyer sa candidature. Il parait qu’à l’Elysée, Macron, qui a raté deux fois son concours d’entrée à l’ENS, en tremble déjà, et que Houellebecq s’apprête à repartir en exil…

JAZZI dit: 7 juillet 2017 à 11 h 16 min

« hune fois par cy par là n’est pas coutune phil »

Je crains que pour lui ce soit devenu une généralité, le boug !

bouguereau dit: 7 juillet 2017 à 11 h 13 min

Un risque pour sa virilité mais tout est déjà joué

c’est l’habitude qui fait le vice..hune fois par cy par là n’est pas coutune phil..haprés quelques pater tu pourras haller hen paix

bouguereau dit: 7 juillet 2017 à 11 h 11 min

Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle.

dédé il harrive a se suçer mais ça a hun sale gout..c’est hencore pire

bouguereau dit: 7 juillet 2017 à 11 h 09 min

La pornographie, quelle soit en vers ou en prose,
reste de la pornographie

du keupu en parténogénèse

et alii dit: 7 juillet 2017 à 11 h 08 min

que voulait dire le president macron lorsqu’il parla de « névrose française »:personne ne lui a demandé d’élucider de diagnostic , entre les deux tours, je crois .
qu’en pense wgg?

D. dit: 7 juillet 2017 à 11 h 07 min

Je n’encourage certainement pas la violence contre les policiers, mais au vu de ce qu’est le G20 et de ce qu’il a coutume de décider, manifester me semble être la moindre des choses.
Ce qui n’est pas sain, c’est que ce soient les seuls groupuscules d’extrême-gauche qui le fassent.

bouguereau dit: 7 juillet 2017 à 11 h 05 min

Avoue que Clopine te manque, JC !

ses filles font des métiers hencore plus anciens et ses fistons sont vachement plus prospère baroz..

JC..... dit: 7 juillet 2017 à 11 h 01 min

JiBé,
il m’arrive de donner des conseils, comme il m’arrive d’en suivre quelques-uns !

En particulier, celui de Jean-Charles-Alphonse Avinain dit Davinain, exécuté le 28 novembre 1867 à Paris, à qui on avait promis la vie sauve s’il avouait. Promesse non tenue, bien entendu.

Au moment suprême, il s’écria : « N’avouez jamais ! N’avouez jamais ! », ce qui suffit à le rendre célèbre !

D. dit: 7 juillet 2017 à 10 h 54 min

Les normaliens sont ordinairement des gens très bien, je place cette école en tête de tout, biën au dessus de Polytechnique, Science-Po, HEC et l’ ENA (et pourtant j’en ai connu des gens bien issus de l’ENA, des gens très humains, bien loin de l’image que donne Macron).
Clopine peut en effet se réjouir que son fils y soit admis, à la rue d’ULM.

P. comme Paris dit: 7 juillet 2017 à 10 h 45 min

WGG :

La pornographie, quelle soit en vers ou en prose,
reste de la pornographie.
Pour se ripoliner le marsouin,
je préfère la prose.

JC..... dit: 7 juillet 2017 à 10 h 45 min

Quittons nous sur un conseil d’ami.

Ne jamais retourner sur les amours passées : une vieille maitresse, un lieu qui plût, un musicien essoufflé, une chanteuse chevrotante, un politicien éteint, un livre daté, un philosophe mort et enterré, une passion de jeunesse …

Bon week-end !

D. dit: 7 juillet 2017 à 10 h 45 min

Ort dit: 7 juillet 2017 à 2 h 45 min
Jean Langoncet : « Je suis à la kermesse de ma fille, non seulement j’ai dû payer pour avoir une part du gâteau que j’ai amené, mais en plus il est pas bon. »
Merci pour le rire. Je ne sais pourquoi, ça m’a un peu fait penser aux chercheurs face aux revues à comité de lecture, dans le même genre.

Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle.
Il avait qu’à faire un bon gâteau plutôt que de se plaindre.

JAZZI dit: 7 juillet 2017 à 10 h 39 min

Oui, JJJ, j’ai prévenu Clopine que son fils finirait au Panthéon. Il y fera peut-être rentrer sa mère !?

Lucienne dit: 7 juillet 2017 à 10 h 24 min

Tout ce que raconte JC : des bobards, plus c’est gros plus ça passe… il habite à côté du Fort Agathe et ne se dérange même pas, c’est du bidon pour épater, ne vous laissez pas abuser

Janssen J-J dit: 7 juillet 2017 à 10 h 24 min

10.11, lolo fafa a encore des sous locations pas trop chères dans les parages, mais les prix risquent de grimper avec les futurs nouveaux habitants en face, faut faire vite. – Pas mal…, les renvois d’ascenseurs rose/langoncet de la derière nuit pour faire oublier les dérapages avec le boutiquier chronique,… gall france y a trouvé son emmanuel pierre… – Et c la dernière journée d’école, les gosses vont enfin pouvoir se rendre aux expos queer de paris.
https://www.queerparis.com/fr/agenda/

JAZZI dit: 7 juillet 2017 à 10 h 22 min

Plus besoin de prendre l’avion, JC, le meilleur du jazz débarque chaque été à Porquerolles : ne rate pas Archie Shepp !

Phil dit: 7 juillet 2017 à 10 h 15 min

En première année à l’ENS, le brave Clopinou devrait loger dans l’école. Un risque pour sa virilité mais tout est déjà joué.

JC..... dit: 7 juillet 2017 à 10 h 14 min

JiBé,
Pendant des décennies, j’ai dépensé des fortunes pour des voyages à NYC afin d’entendre tous les meilleurs, y compris chez le rondouillard Max Gordon, au Village.
Les aéroplanes étaient alors des lieux où l’on se retrouvait entre habitués : autant de passagers que de personnel souriant. Prix du billet en conséquence ….
Rencontres laissant d’excellents souvenirs.

JAZZI dit: 7 juillet 2017 à 10 h 11 min

Clopine a la joie de vous annoncer que son Clopinou a été reçu à l’ENS de la rue d’Ulm. Il reste juste à lui trouver un studio…

JC..... dit: 7 juillet 2017 à 10 h 08 min

Il n’est pas étonnant que Lucienne colle aux rois nègres ! Lorsqu’elle parle de jazz, la bouche en cœur, elle en frétille de la contrebasse dont elle joue moyennant finances …

Phil dit: 7 juillet 2017 à 9 h 58 min

Widergänger, Bouvier donne une version serbe en traversant la Yougoslavie, souvenir de la guerre aussi vif que a francophilie.
M’en vais lire le renato de 8.00 heures et saluer dear Lavie, la caliméro fêlée du prestigieux blog à passou.

Lucienne dit: 7 juillet 2017 à 9 h 32 min

Formidable concert de Chris Potter pour le premier jour du festival de jazz de Porquerolles… on attend la chronique de JC, ce grand spécialiste

JC..... dit: 7 juillet 2017 à 9 h 24 min

Ce que j’apprécie chez les rois nègres d’Afrique, papes des biens mal acquis, lorsqu’ils descendent de leur limousine avec chauffeur, toujours sanglés dans des costards de luxe fillonesque ?

L’absence du moindre sentiment honteux ! Ah, les braves gens …

Chaloux dit: 7 juillet 2017 à 9 h 23 min

bouguereau dit: 7 juillet 2017 à 9 h 13 min

la furonculose de boumou commence à sécher. Passage obligé avant prochaine floraison.

bouguereau dit: 7 juillet 2017 à 9 h 12 min

Tant mon ventre ne se soulève à ta rencontre
Que pour mieux se creuser sous toi de t’aspirer
O syzygie de jouissance

havec bonne clopine a la caméra..tarzoune tartiné de beurre de cacahuéte et fisslé au dsu du lit pour la déco..des fondu enchainé sur le mont saint michel et polo en voix off..moi chus pas dac..ça peut déménager

Widergänger dit: 7 juillet 2017 à 9 h 11 min

Mais l’homme sauvage et le fou ont d’étroites similitudes justement ! D’où naîtra au XVI è s. le mythe du bon sauvage chez Jean de Léry.

Widergänger dit: 7 juillet 2017 à 9 h 10 min

Entre Edgar Varèse et Pierre Henry, y a pas photo ! Edgar Varèse c’est à mille coudées au-dessus de la musique lourdingue d’Henry, qui est bien gentille pour les soirées dansantes des petits jeunes branchés des années 70 en reflux de révolution psychédélique.

Widergänger dit: 7 juillet 2017 à 9 h 07 min

renato se console comme il peut de ses incuries de lecteur. Il n’apprend rien du passé. Il vit dans une sorte d’éternel présent sans mémoire. C’est le propre des fous au Moyen-Âge précisément !

bouguereau dit: 7 juillet 2017 à 8 h 55 min

la mesure d’une vanité mal placée

« déplacé » même comme on dit..mais hon croit que dpuis les punks hon doit pus havoir de géne a monter l’son..que tout ça est couvert par la grandiose hintention

bouguereau dit: 7 juillet 2017 à 8 h 52 min

il répondit aux perturbations du public comme un punk avant l’heure

c’était une tête de cochon qui s’emmerdait pas..bien l’contraire d’un banksy et dun massibe attack

bouguereau dit: 7 juillet 2017 à 8 h 43 min

Il se peut, bouguereau, que j’ai mal compris

moi aussi rénateau..morceau exemplaire de buzz..parcqu’il ne respecte pas les consignes de silence..et qu’a ce sujet il est trés pourrissable..que c’est un gop comme ils disent..et qu’il peut cependant terminer par necessité d' »armée invincibe »..communions dans le choc et av..le porno à dracul date un peu..mais moi haussi chpeux mtromper rénateau..je peux mtromper

Widergänger dit: 7 juillet 2017 à 8 h 43 min

Non, c’est l’inverse qu’il faut écrire : « a-t-Il perdu » ! avec un i majuscule comme pour Dieu. C’est le minimum syndical…

Widergänger dit: 7 juillet 2017 à 8 h 41 min

renato n’est pas un fin lecteur, c’est le moins qu’on puisse dire. À force de regarder des images, il ne sait plus lire. Mais l’a-t-il jamais su ? Il oublie par ailleurs qu’un « dervé » peut en cacher un autre…

la vie dans les bois dit: 7 juillet 2017 à 8 h 38 min

« Nous avons appris à lier le luth au Moyen-Âge, le plain-chant au monastère, le tamtam au sauvage, la viole de gambe aux habits de cour. Comment ne pas s’attendre à une musique du XXe siècle qui soit celle des machines et des masses, de l’électron et des calculatrices ? »
(Pierre Schaeffer, La Musique concrète, 1967)

Souvenir aussi from Bristol. De Massive Attack à Bansky.

https://www.youtube.com/watch?v=PzSmSwG29b0

renato dit: 7 juillet 2017 à 8 h 11 min

Il se peut, bouguereau, que j’ai mal compris ; mais en supposant que non, il ne faudrait quand même pas ajouter au tableau des trucs émotionnels en guise d’éléments décoratifs car ce n’est pas en tant que ethnic jew que ce Monsieur est maltraité ici, mais en tant que personnage contaminés par la vantardise ; étranger à l’usages de ce minimum de politesse qui favorise une harmonieuse vie associée ; un insultant ; en d’autres mots, pour l’incivilité qui le caractérise. A-t-il des excédents de testostérone à administrer ? Est-il en manques de gratifications ? La somme des deux aurait produit chez lui une illimité névrose ? A-t-iperdu l’individualité qui fut la sienne ? Souffre-t-il de constipation ? d’avarice ? de stupidité ? Il se peut qu’il souffre de la maladie dont souffre la majorité des Européens la « boutiquerite » chronique, ce qui n’est pas très valorisant s’il est animé par des velléité intellectuels. Peu importe, les autres ne sont pas responsables des difficultés de transit de ce qui reste de son esprit.

JC..... dit: 7 juillet 2017 à 7 h 59 min

HAMBOURG G20

Manifestations paisibles : okay
Voitures incendiées : méchanceté inadmissible
Vitrines de magasin éclatées : atteinte au commerce scandaleuse
Banques endommagées : terrorisme d’une atrocité sans pareille

Il est temps que la Police teutonne remplace l’eau des canons à eau, par du napalm de bonne qualité …. !

Delaporte dit: 7 juillet 2017 à 6 h 48 min

Climat révolutionnaire à Hambourg :

« Bouteilles, pierres, pavés et pétards ont été jetés sur les policiers qui ont riposté en déployant à plusieurs reprises leurs canons à eau. La police a fait état de plusieurs voitures incendiées, de vitrines de magasins et de banques endommagées, ainsi que de barricades érigées dans certains quartiers par les manifestants les plus déterminées. »

JC..... dit: 7 juillet 2017 à 6 h 31 min

Le mépris de la Mairie de Paris pour le peuple parisien est d’une beauté à couper le souffle.

Les islamo-gauchistes boboïdes d’Hidalgo, crétins magnifiques, croient ils réellement que les migrants économiques dont on n’a que foudre sont des migrants « humanitaires » ?

Plus hypocrites que ça, tu meurs !

Delaporte dit: 7 juillet 2017 à 6 h 29 min

Pierre Henry, la révolte punk dans la musique concrète. Hommage de Libé :

« Les annales se souviennent aussi d’un tempérament de feu – celui qu’il fallait pour installer le son électronique dans notre modernité. En 1954, alors qu’il s’occupait de la diffusion des inventions électroniques de Déserts d’Edgar Varèse au Théâtre des Champs-Elysées, il répondit aux perturbations du public comme un punk avant l’heure : en montant le son. Sa dernière œuvre, achevée peu avant sa disparition à 89 ans, sera créée en décembre à la Maison de la radio. » (Libération)

Delaporte dit: 7 juillet 2017 à 6 h 20 min

Aujourd’hui, ça va ch… à Hambour pour le sommet du G20. Les organisations d’extrême gauche vont manifester violemment leur désapprobation à la politique libérale. Le duel Trump-Poutine va faire des étincelles :

« Le président américain Donald Trump rencontre pour la première fois vendredi le maître du Kremlin Vladimir Poutine, un face-à-face sous haute tension en marge d’un sommet du G20 que les Etats-Unis abordent très isolés. »

Ort dit: 7 juillet 2017 à 2 h 45 min

Jean Langoncet : « Je suis à la kermesse de ma fille, non seulement j’ai dû payer pour avoir une part du gâteau que j’ai amené, mais en plus il est pas bon. »

Merci pour le rire. Je ne sais pourquoi, ça m’a un peu fait penser aux chercheurs face aux revues à comité de lecture, dans le même genre.

Pat V dit: 6 juillet 2017 à 23 h 03 min

 » Si loin, si loin, que l’ombilic se crispe au large
Et que la mer se ratatine  »

WGG où l’ hymne à la gloire des mollusques amours…?

Widergänger dit: 6 juillet 2017 à 23 h 00 min

L’œuvre poétique de Pierre Emmanuel vaut le détour. Il est quelque peu oublié de nos jours sans doute en raison de la grandeur qui l’habite, où le surnaturel, qui plus est, se mêle à l’histoire. Nous ne sommes pas une époque de grandeur et le surnaturel nous est devenu « grostesque » comme dit closer, qui s’y connaît apparemment.

Ses poèmes de la Résistance au style grandiloquent et nerveux savent parfois exprimer la tragédie de l’époque avec les mots et le ton qu’il faut. Le recueil Duel semble ne pas vieillir, c’est son meilleur, je pense. Style nerveux, rythme haletant, l’amour charnel et le problème du sacré, le duel de deux corps dans l’amour. C’est souvent très beau, comme l’exemple fourni.

Chaloux dit: 6 juillet 2017 à 22 h 57 min

Mais ça soulage…!

Blabla à la symbolique toujours fin et distingué.

On se demande comment pareil cuistre, pareil grossier, peut s’imaginer autorisé à donner la moindre leçon à quiconque.

Widergänger dit: 6 juillet 2017 à 22 h 46 min

Jazzi, rose n’en est pas à son coup dessai. Mais j’ai voulu marquer le coup parce que j’en ai marre de ses façons de parler de la Shoah sans rien y comprendre ni volonté d’y comprendre quoi que ce soit. Je sais bien que tout ce que je dis est profondément inutile et qu’elle serait tout aussi buttée et bornée qu’avant. Mais ça soulage…!

Chaloux dit: 6 juillet 2017 à 22 h 42 min

Ce qui était à observer, c’était moins France Gall elle-même que le regard des hommes d’un certain âge sur elle. Il y a de ces gens qui regardent toujours le doigt quand on leur montre la lune. Que faire?

rose dit: 6 juillet 2017 à 22 h 19 min

quant aux lollypops d’annie à l’anis, pour quelques pennies, euh, connais une fille, une voisine à qui rémi a expliqué l’analogie entre la moule et la moule vers 2001.

Franchement délicieuses gratinées avec ail et persil et très peu d’huile d’olive, au four passées sous le grill.

c gainsbourg, balourd.

Rémi lui s’est dit elle ne doit pas savoir ce que c’est la voisine, je vais lui dire. L’élève en question c’était un pompeur ; un opportuniste y compris sur son dit meilleur ami qui avait alors la mucoviscidose. Nicolas C.
La vengeance étant un plat qui se mange froid, elle se déroula cinq ans plus tard. Le dit romain, je crois bien, portant fort mal l’impérialisme conquérant de son prénom, ne pouvait décrocher le bac. De ce temps là, le bac était le résultat de quelques années d’études.

La voisine m’a dit que rémi était parti en Guyane suite à cela, éreinté ? L’est allé voir les canaques.

C Michel Berger qui en a eu de la chance !

JAZZI dit: 6 juillet 2017 à 21 h 55 min

Elle a le choix aussi entre l’offrir à Macron ou à Mélenchon, son trésor, la Hidalgo, olé !

Par certains côtés, WGG me fait penser à Don Quichotte, qui, comme lui, part au quart de tour contre les moulins à vent de la Shoah ! Le problème, ici, c’est que Sancho Pança est mort avant lui…

JAZZI dit: 6 juillet 2017 à 21 h 49 min

Chirac a été un grand Maire de Paris. Les dix ans de Delanoë à côté, c’est peanup’s ! La capitale est très riche, un immeuble sur sept lui appartient, et son budget est un trésor. Il alimentait (ir)régulièrement les caisses du PS et de ses affidés écolo-communistes. Où va aller cet argent désormais ? C’est Hidalgo qui a la clé du coffre-fort, elle pourrait même s’offrir la rue de Solférino !?

la vie dans les bois dit: 6 juillet 2017 à 21 h 43 min

Tiens, en voilà une nouvelle.

« Une photo nouvellement découverte suggère que la légendaire pilote américaine Amelia Earhart pourrait être décédée, non pas en tentant de faire le tour du monde en bimoteur en 1937, mais alors qu’elle était détenue prisonnière par les Japonais. »

JAZZI dit: 6 juillet 2017 à 21 h 30 min

« Mère ou bien Mort toi de toutes les femmes
La seule que mon ombre ait reconnue »

Pour les homos, remplacer « reconnue » par « exclue », WGG.

Je connais peu l’oeuvre de Pierre Emmanuel, à creuser !
Chirac appréciait en lui autant le poète que le résistant gaulliste, il lui a offert la possibilité de créer la vidéothèque de Paris : une idée de poète visant à rassembler en un lieu public toute la mémoire en images animées de la capitale, au forum des Halles : j’y ai vu des trésors du Paris disparu, depuis la toute fin du XIXe siècle jusqu’aux derniers vestiges que j’aie vu disparaître sous mes propres yeux…

Widergänger dit: 6 juillet 2017 à 21 h 00 min

Duel

Tu es au fond de moi l’impénétrable
Le creux vivant qui me forme et m’exclut
Mère ou bien Mort toi de toutes les femmes
La seule que mon ombre ait reconnue
Je t’ai rencontrée tard mais à mon heure
Pensant d’abord C’est un amour de plus
Puis j’ai senti me hanter à demeure
Ton vide comme un ventre où je serais conçu
Toi si jeune et moi vieux suis-je en toi dès le germe
A mon engendrement tellement étranger
Que l’être originel que tu mènes à terme
Ne naît en moi que si je cesse d’exister ?

(Pierre Emmanuel)

Ce recueils de sonnets vaut la peine d’être lu, des sonnets de l’amour charnel d’une grande tenue littéraire, comme celui-ci.

Je n’irai pas jusqu’à dire que le précédent soit ridicule, tout juste un peu désuet. Mais, au final, pas plus que ceux de Maurice Scève, parfaitement adorés par Pascal Quignard qui lui a consacré dans sa jeunesse un ouvrage critique. J’avais voulu simplement vous donner un échantillon varié de poèmes d’amour. Mais je suis rarement compris ici, par les bœufs persiffleurs et peu amènes.

la vie dans les bois dit: 6 juillet 2017 à 20 h 59 min

Phil, encore un mot.
J’ai zappé cette petite phrase, lourde de non-dit, qui ne concerne pas Simone Veil, dont on sait l’indépendance – et la sérénité amusante- qu’elle manifesta à l’égard de Monsieur Simon Veil- mais va intéresser plus d’un biographe sans trop de déontologie, voire en herbe:
« Voyez plutôt les chaînes du tombeau de Saint-Simon dans celui de la famille Veil. »
tss, tss, quelle est donc cette nouvelle petite saleté de salonnard ?

Jean Langoncet dit: 6 juillet 2017 à 20 h 42 min

closer dit: 6 juillet 2017 à 20 h 36 min
Mon pauvre WG, le poème de Pierre Emmanuel que vous citez est complètement grotesque. J’ai honte pour vous et pour lui.

itou. y ajoutant les marcheurs qui se réclament de Bouvier. pourquoi pas de Hölderlin pendant qu’il y vont de leur références rabougries. la mer s’est retirée depuis trop longtemps chez les crétins alpins. le plateau des glières est submergé de nouveau . attendre le reflux

closer dit: 6 juillet 2017 à 20 h 36 min

Mon pauvre WG, le poème de Pierre Emmanuel que vous citez est complètement grotesque. J’ai honte pour vous et pour lui.

Widergänger dit: 6 juillet 2017 à 20 h 30 min

Il est pas mal question justement des années de guerre au début de L’Usage du monde, de Nicolas Bouvier, notamment à Belgrade, où on trouve pas moins de cinq allusions à la période de la guerre, dont un camp de concentration nazi et le bombardement de Belgrade. On retrouve aussi les querelles communistes entre les nationalistes serbes et Moscou : « ces références perpétuelles à la résistance finissaient par donner la nausée. » Délestage ?

la vie dans les bois dit: 6 juillet 2017 à 20 h 15 min

@ Phil.

Cher Phil, vous m’avez écrit.

« un cas, dear Lavie, vous êtes.
Ronet qui incarna brillamment Drieu, dont la prose vous échappe autant que celle d’un Morand, réalisa un reportage sur les lézards géants des îles. Retenez ce que vous pouvez. »

Ohff, il y a des noms qui m’impressionnent; las, ce ne sont pas ceux que vous citez, dans un small-talk qui ne me concerne pas du tout, mais vos fantasmes…
Je ne peux que vous retourner le compliment: il y a tellement de lectures à faire qui échappent à votre entendement, que même un usage intensif du dictionnaire de la langue française vous laisserait encore à côté de quelque chose de signifiant.
Et pardonnez-moi de vous le dire, Phil, mais vos lectures- laissons tomber leurs auteurs, peu fréquentables, sauf pour leur gueule à eux themselves, et ne faites pas votre « cinéma » !- ne nous permettent vraiment pas d’en profiter, avec quarante mots de vocabulaire dans vos posts, où voulez-vous aller ?

restons dans le sujet.

Avez-vous seulement profité du lien de ce matin, en provenance du Collège de France ?

Auriez-vous donc l’audace de réécrire :

« « Le plaisir à relire « Tristes tropiques » est identique à celui éprouvé en ouvrant « L’usage du monde ».
Ce ton des années cinquante, heureux dans son délestage des années de guerre et pas encore chargé de culpabilités outrées par une génération qui n’a rien vécu de cette période, est aujourd’hui perdu. » »

Quelle audace. Et pour finir quand même? car ça me gonfle, devinez quel ethnographe est entré au Panthéon, et pas CLS ?

Janssen J-J dit: 6 juillet 2017 à 19 h 57 min

…de toutes façons, personne n’est jamais à l’abri d’un dérapage politiquement incorrect. L’essentiel est que ça ne fasse pas « système », au point de n’être plus contrôlé ni contrôlable. Par ex., se donner des allures de facho alors qu’on est profondément démocrate et tolérant à l’égard de la nécessité des cons pour se sentir exister.

Bihoreau, duc de Bellerente dit: 6 juillet 2017 à 18 h 49 min

CLS et l’Islam. Si cette religion n’était pas mortifère, ses adeptes vivraient-ils dans des dictatures arriérées, violentes et ignares ?

Un homme approche une jeune femme:

-Mademoiselle, vous me plaisez énormément. Coucheriez-vous avec moi pour un million d’euros?
-Monsieur, difficile de refuser un million d’euros!
-Et pour dix euros?
-MAIS ME PRENEZ-VOUS POUR UNE PUTE???
-Ça, c’est certain. Seul votre tarif ne l’est pas encore…

D. dit: 6 juillet 2017 à 17 h 56 min

oui, le graphène, très bien le graphène, et je l’achète où aujourd’hui ma batterie au graphène ? réponse : nulle part. Et la R&D française sur le graphène ? elle sera largement lanterne rouge à côté du Japon, de la Corée, de la Chine et même de l’Allemagne qui je le rappelle est un parasite économique de la France, toléré, se servant de l’Europe comme ADN viral injecté dans la France.
Donc le graphène, on va pas l’extraire, on va pas le produire, on va l’acheter à prix fort.
Tout ce qu’on sait, c’est faire les malins en tâche de fond avec des intentions et des annonces à la con. Intéressant comme appli.

Janssen J-J dit: 6 juillet 2017 à 17 h 37 min

@les vaches à lait qu’on saigne à blanc.
Moi je trouve qu’elles ont les batteries laiteuses et pourraient bien faire l’affaire, tous comptes faits… on dit qu’il y a surproduction. Ce soir, je mange du lait au viandox.

Delaporte dit: 6 juillet 2017 à 17 h 33 min

Il est d’ailleurs stupéfiant qu’on n’ait pas encore songé à virer Yann Moix. Mais, aussi bien, il est au niveau de l’émission, spécialisée dans les fake news et la désinformation outrancière, le mensonge caractérisé.

Sergio dit: 6 juillet 2017 à 17 h 31 min

Faut voir i paraît que le graphène devrait bien arranger la question des batteries, ce qui pourrait contribuer par ricochet à aplanir en partie les autres difficultés…

Delaporte dit: 6 juillet 2017 à 17 h 30 min

Et puis, à côté, il y a Yann Moix, un pseudo-philosophe lamentable, qui nous les casse déjà avec ses raisonnements pourris. Il neutraliserait tout ce que Cynthia Fleury aurait de bon. Ce ne serait pas le couple assorti, vu la débilité incurable de Moix.

Delaporte dit: 6 juillet 2017 à 17 h 28 min

Mais évidemment, Cynthia Fleury ne va jamais accepter ce piège à con, trop fine, trop philosophe. Elle ne voudra pas sombrer dans cette déchéance, dont on a du mal à se relever (comme par exemple Natacha Polony, désormais au chomndû).

Delaporte dit: 6 juillet 2017 à 17 h 25 min

Une bonne idée du Parisien pour remplacer Vanessa Burggraf sur le départ, et incompétente :

« Cynthia Fleury est spécialisée en métaphysique et ontologie (l’étude de l’être). De quoi hausser le niveau. Cette chercheur en philosophie et psychanalyste a l’habitude des plateaux télé où elle est régulièrement invitée pour parler de psychologie, de religion ou de politique. Parfait non ? »

D. dit: 6 juillet 2017 à 17 h 25 min

Tant mon ventre ne se soulève à ta rencontre
Que pour mieux se creuser

rien qu’arrivé là, j’étais sûr qu’il ne pouvait s’agir de WGG lui-même.

D. dit: 6 juillet 2017 à 17 h 20 min

Fin des moteurs thermiques d’ici à 2040… excellent. Mais vu ce que l’état compte investir ou faire investir en R&D sur le sujet, on est pas prêt d’y arriver. Question de budget et de volonté réelle. Aujourd’hui on en est au stade du blabla, rien de plus. On oublie aussi une donnée incompréhensible : les véhicules électriques coûtent et couteront au minimum 1,5 fois plus cher que les thermiques pour de petites performances et 2 à 3 fois pour des performances dignes de ce nom. Cela veut dire, en terme de prix d’achat : 40000 euros pour une berline moyenne, utilisée par les classes moyennes, les vaches à lait qu’on saigne à blanc. Donc elles n’auront tout simplement pas les moyens d’acheter, déjà qu’elles ont à peine les moyens de se loger et de payer impôts et taxes. La boucle est bouclée. Sans compter que l’état ne lâchera jamais Total.
Et les infrastructures de remplacement, bornes de charge-flash en station ou flash-swap de bloc-batterie coûteront très cher, les petroliers vont faire un chantagedu tonerre pour accepter de se convertir à ça. L’état sera obligé de payer et l’état n’a pas d’argent.

On en reparle…en 2040…ou plutôt en 2080…entre-temps nous aurons pour nous occuper un crash économique sans précédent, une invasion, une guerre civile, et enfin une guerre nucléaire.
J’ai pourtant un tempérament naturellement optimiste, mais aussi réaliste.

Sergio dit: 6 juillet 2017 à 16 h 42 min

Phil dit: 6 juillet 2017 à 11 h 04 min
Retenez ce que vous pouvez.

Ca se discute on retient trop de trucs, finalement… A devenir marteau ! Sans parler d’Internet, qui lâche plus jamais… Je crois bien qu’une des grandes fonctions de la mémoire, c’est non pas d’effacer, mais d’occulter pendant un certain temps, normalement adapté à la situation…

christiane dit: 6 juillet 2017 à 15 h 11 min

Un livre-mémoire de Claude Mouchard (éd. Laurence Teper) Qui si je criais…? – 500 pages – 2007

Le sommaire :

I
-Ici ? Maintenant ?
-L’Espèce humaine : une prose politique
-Tombe dans l’air (Mandelstam, Celan, Kertész)
-Jacques Presser, entre fiction et histoire
-Lien non-lien ? Le Kaddish d’Imre Kertész
-« Ma conscience est une chaussure tordue » – Sutzkever à Nuremberg
-Nuit éclairée (Amorce d’une lecture possible de Pierre Pachet)
-Là où la nuit était déchirée (Naissance d’Eli de Nelly Sachs)

II
-« Comme si j’étais le pire de ses ennemis » : V. Kravchenko et M. Buber-Neumann face au déni

III
-Au pied du mur rouge (Anna Akhmatova)
-Au bord de la nuit : Chalamov
-Têtes chercheuses (En lisant Chalamov)
-Voix de Chalamov
-Lien unique (Aïgui et Chalamov)
-Mémoires autres (Chalamov aujourd’hui)

IV
-Le poème et l’advenu – Ecriture, liens, réel chez Takarabe Toriko
-temps Hiroshima (Enlisant Töge Sankichi)
-Nuage-méduse (Pluie noire d’Ibuse Masuji)
-L’instant de tuer (Ôoka Shohei)

V
-Gestes-témoignages (S-21 de Rithy Panh)

Et la quatrième de couverture :
« Qui, si je criais, m’entendrait…? »
Cette question (lancée par Rilke, en 1910, au début des Elegies de Duino pourrait être celle de nombre de « témoins » du XXe siècle qui ont survécu à des violences extrêmes, organisées, et s’abattant sur des masses sans défense.
Certains des rescapés des camps nazis ou staliniens, de Hiroshima ou Nagasaki, de la terreur khmère rouge….’

Giovanni Sant'Angelo dit: 6 juillet 2017 à 14 h 34 min


…les marchandes de sommeil-littéraires & souvenirs,…mais autant pour de l’or en barre,…pour maman à ses filles,…le charme de se donner,!…dans l’absolue trésor,!…
…des comités en liesse,!…

…des concerts pour cracher dans les soupes,!…du quand dira t’on,,!…Bip,!…
…les noces n’importe ou, même à Venise,!….
…des,…au suivant,!…etc,!…
…çà plane pour moi,!…

Widergänger dit: 6 juillet 2017 à 14 h 33 min

O je gémis O je jouis O je languis
De sentir la marée monter entre mes hanches
Encore, encore… Que je flue Que je reflue
Un mouvement sans bords me peuple, comme si
J’étais tout l’océan et la bouée au centre
O encore ! Que je ne sache distinguer
Le plein de mon plaisir du bas de la marée
Tant mon ventre ne se soulève à ta rencontre
Que pour mieux se creuser sous toi de t’aspirer
O syzygie de jouissance touchant presque
Au zénith et l’instant d’après tue, retirée
Si loin, si loin, que l’ombilic se crispe au large
Et que la mer se ratatine et que le sel
A tes lèvres demeure seul quand tu les poses
Sur ma peau par son feu d’entrailles craquelée…
Lèche ma fièvre ! réamorce de salive
L’eau du tréfonds, l’impérieux raz de marée !
Moi tout arquée à la courbure de la terre
Les cheveux rejetés au gouffre, les yeux blancs
Les cuisses écartées sur la corolle étale
D’un horizon rouge de sang à l’Orient.

(Pierre Emmanuel, « L’hymne de l’homme et de la femme »)

Widergänger dit: 6 juillet 2017 à 14 h 22 min

Libre vivais en l’Avril de mon âge,
De cure exempt sous celle adolescence
Ou l’œil, encor non expert de dommage,
Se vit surpris de la douce présence
Qui par sa haute et divine excellence
M’étonna l’âme et le sens tellement
Que de ses yeux l’archer tout bellement
Ma liberté lui a toute asservie;
Et dès ce jour continuellement
En sa beauté gît ma mort et ma vie.

(Maurice Scève, La Délie, VI)

Widergänger dit: 6 juillet 2017 à 14 h 13 min

Quand l’œil aux champs est d’éclairs ébloui,
Lui semble nuit quelque part qu’il regarde,
Puis peu à peu de clarté réjoui,
Des soudains feux du Ciel se contregarde.
Mais moi, conduit dessous la sauvegarde
De cette tienne et unique lumière
Qui m’offusqua ma liesse première
Par tes doux rais aiguement suivis,
Ne me perds plus en vue coutumière.
Car seulement pour t’adorer je vis.

(Maurice Scève, La Délie, XXIV)

Widergänger dit: 6 juillet 2017 à 13 h 55 min

Je préfère de beaucoup :

O mon jardin d´eau fraîche et d´ombre
Ma danse d´être mon cœur sombre
Mon ciel des étoiles sans nombre
Ma barque au loin douce à ramer
https://www.youtube.com/watch?v=xXFpRZMdLc4

Heureux celui qui meurt d’aimer :

O mon jardin d´eau fraîche et d´ombre
Ma danse d´être mon cœur sombre
Mon ciel des étoiles sans nombre
Ma barque au loin douce à ramer

Heureux celui qui meurt d’aimer

Heureux celui qui devient sourd
Au chant s´il n´est de son amour
Aveugle au jour d´après son jour
Ses yeux sur toi seule fermés

D´aimer si fort ses lèvres closes
Qu´il n´ait besoin de nulle chose
Hormis le souvenir des roses
A jamais de toi parfumées

Heureux celui qui meurt d´aimer

Celui qui meurt même à douleur
A qui sans toi le monde est leurre
Et n´en retient que tes couleurs
Il lui suffit qu´il t´ait nommée

Mon enfant dit-il ma chère âme
Le temps de te connaître ô femme
L´éternité n´est qu´une pâme
Au feu dont je suis consumé

Heureux celui qui meurt d´aimer

Il a dit ô femme et qu´il taise
Le nom qui ressemble à la braise
A la bouche rouge à la fraise
A jamais dans ses dents formée

Il a dit ô femme et s´achève
Ainsi la vie, ainsi le rêve
Et soit sur la place de grève
Ou dans le lit accoutumé

Jeunes amants vous dont c´est l´âge
Entre la ronde et le voyage
Fou s´épargnant qui se croit sage
Criez à qui vous veut blâmer

Heureux celui qui meurt d´aimer

Janssen J-J dit: 6 juillet 2017 à 13 h 34 min

Hymne à Ludwig Widergänger :
@les gens de ma sorte, il en (naît) beaucoup, savent-ils qu’ils portent une pierre au cou ?
_____
Au bout de mon âge
Qu’aurais-je trouvé
Vivre est village
Où j’ai mal rêvé
Je me sens pareil
Au premier lourdeau
Qu’encore émerveille
Le chant des oiseaux
Les gens de ma sorte
Il en est beaucoup
Savent-ils qu’ils portent
Une pierre au cou
Pour eux les miroirs
C’est le plus souvent
Sans même s’y voir
Qu’ils passent devant
Ils n’ont pas le sens
De ce qu’est leur vie
C’est une innocence
Que je leur envie
Tant pour le plaisir
Que la poésie
Je croyais choisir
Et j’étais choisi
Je me croyais libre
Sur un fil d’acier
Quand tout équilibre
Vient du balancier
Il m’a fallu naître
Et mourir s’en suit
J’étais fait pour n’être
Que ce que je suis
Une saison d’homme
Entre deux marées
Quelque chose comme
Un chant égaré
Au bout de mon Âge
Qu’aurais-je trouvé
Vivre est un village
Où j’ai mal rêvé.

https://www.youtube.com/watch?v=TRP-PhLub9U

JAZZI dit: 6 juillet 2017 à 13 h 15 min

Alors heureuse, la France ?

« Selon notre baromètre YouGov du mois de juillet réalisé pour Le HuffPost et CNews, la popularité du chef de l’Etat et celle de son premier ministre connaissent une forte progression avant un été politiquement périlleux.
Pour son deuxième mois à la présidence de la République, Emmanuel Macron voit sa cote de confiance progresser de 4 points pour atteindre 43% d’opinions favorables. Issu des rangs Républicains, son chef du gouvernement rattrape quant à lui une part de son retard grâce à un bond de 8 points qui le place à 39% d’opinions favorables. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*