de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Mais qu’entendait Voltaire par « une femme au-dessus de son sexe » ?

Mais qu’entendait Voltaire par « une femme au-dessus de son sexe » ?

Cette petite énigme, qui ferait une excellente question pour un « Jeux de l’été » à compléter sur le sable, ouvre le copieux dossier consacré à « Voltaire et le sexe » par la dernière livraison de la Revue Voltaire (No 14, 2014, 335 pages, 29 euros, Presses de l’université Paris-Sorbonne). Naturellement, dans la mesure où il désignait par cette expression une attitude de Mme du Châtelet, entre autres, on suppose que sa qualité de femme aurait constitué à ses yeux un obstacle au déploiement de l’esprit, écueil que seules les plus brillantes pouvaient franchir avec succès. Mais cela ne suffit pas.

Olivier Ferret et Florence Lotterie, maîtres d’œuvre de cette réunion de voltairistes, montrent qu’une enquête lexicale dans l’océan d’écrits de la main du maître y confirme la récurrence massive de l’expression « beau sexe » comme synonyme de « femme ». On imagine bien que nos contemporains universitaires y distinguent d’emblée la question du genre, et comment en serait-il autrement. Mais que l’on ne s’y trompe pas : leur objectif est bien dégager de ses quelques rayons d’Oeuvres complètes une « poétique du sexe » selon les différents genres littéraires considérés. Plusieurs œuvres de Voltaire sont privilégiées, notamment Des singularités de la nature et Questions sur l’Encyclopédie, La Bible enfin expliquée.

On s’en doute, « sexe » ne s’entend pas dans la stricte acception de « relations sexuelles ». La morale, l’autorité, le pouvoir y ont partie liée dans les pages qu’il consacre aux grands hommes au sein de son Essai sur les mœurs, qu’il s’agisse de Henri VIII ou de Charles 1er, du pape Nicolas 1er ou de Mahomet, d’Henri IV ou …. Myrtille Méricam-Bourdet, qui a planché sur la question, observe que, au fond, Voltaire historien réserve au sexe le même traitement qu’à toutes questions relatives au pouvoir.7242723_1_l

Cela lui est une occasion supplémentaire de dénoncer la violence sexuelle à l’œuvre dans l’Ancien Testament. Il n’aura jamais assez d’arguments pour en révéler la part sauvage, barbare, archaïque. Sous son regard, tout n’y est que viol, inceste, polygamie, adultère, prostitution avec, en prime typiquement voltairienne, la bestialité lorsqu’il se « souviendra » à temps que des Juives avaient couché avec des boucs… Ce type de dénonciation était courant chez les Lumières. Cela participait même d’un genre à part sous l’appellation des « Scandales de la Bible ». Mais après les avoir examinés de près, Geneviève di Rosa se demande si l’usage récurrent ad nauseam qu’en fait Voltaire participe d’ « une parodie de l’obsession de l’Eglise pour le sexe ou d’une obsession qui appartienne en propre à Voltaire ».

On le sait, tout lui est prétexte à écraser l’infâme. Peut-on pour autant se laisser aller à y entendre « les infâmes » ? Pas seulement l’Eglise en particulier et les religions en général, mais les homosexuels ? Pour n’être pas nouvelle, la querelle paraît toujours aussi vaine entre ceux qui veulent annexer Voltaire à la défense de la cause gay, et ceux qui à l’inverse veulent en faire l’un de ses pourfendeurs, le plus étonnant étant encore que les deux partent des mêmes textes, mais d’interprétations différentes, sur la personne du chevalier d’Eon par exemple pour laquelle il se passionna, comme nombre de ses contemporains. Dans ses pages sur l’influence néfaste de l’opéra, de la musique italienne jugée « efféminée » et des castrats, c’est encore à l’Eglise qu’il s’en prend, si corrompue qu’elle fait chanter ces émasculés dans les chœurs du pape. En fait, comme le remarque Christophe Paillard, Voltaire ne juge pas que l’homosexualité soit contre nature ; il estime qu’elle aussi exprime la nature, mais par méprise, qu’elle en est une erreur. Par ce jugement modéré, il a voulu avant tout libérer la sexualité de l’Eglise, et non en tant que telle (on se reportera également à ce sujet à l’indispensable complément que constitue l’Autodictionnaire Voltaire, Omnibus, 2014, d’André Versaille ; l’article « Femme » y est tiré de Femmes soyez soumises à vos maris)

Il se comporte là, comme d’une manière générale, en fonction de son intérêt du moment, celui de sa démonstration argumentative ; il alterne entre ce que Marc Hersant distingue comme « une espèce de légèreté pragmatique et une légèreté libertine » d’un côté quand il s’agit de proches, et de l’autre « une intolérance d’occasion » qui peut se traduire par de l’insinuation perfide et de l’imprécation s’il a des comptes à régler. La meilleure illustration en est l’évolution de son attitude vis à vis de l’homosexualité de Frédéric II. Dans son article, Marc Hersant se montre plus prudent que dans la formule qui lui sert de titre (« Sodome à Postdam »), d’autant que le terme « sodomie » amalgamait à cette époque nombre d’acte jugés contre nature en dehors de l’onanisme et de FSN1447la zoophilie ; il invite à décrypter non pas ce que Voltaire dit de l’homosexualité dans ses dictionnaires (« affligeant ») mais les Mémoires pour servir à la vie de Monsieur de Voltaire (1759) dont on sait qu’il les destinait plutôt à éclairer le lecteur sur le vie privée du roi de Prusse, dans un mélange d’admiration et de ressentiment. « Parler d’homosexualité à propos des rapports de Voltaire et de Frédéric tels que les décrivent les Mémoires n’a donc strictement aucun sens » écrit l’universitaire de Lyon-3 en invitant, pour mieux comprendre ce mélange de social et de plaisir, de désir dans les rapports hiérarchiques et d’amour tout court, à établir un parallèle avec la nature complexe de la relation amoureuse unissant Louis XIV et Lauzun, où se mêlent passion sans consommation, affectivité, sensibilité, liaison sans sexe, jalousie…

Hormis cette « exception royale », Voltaire voit le sentiment amoureux comme la traduction psychologique d’une attirance physique. Christophe Paillard rappelle à cette occasion la manière dont Diderot résumait cela : « Il y a un peu de testicule au fond de nos sentiments les plus sublimes et de notre tendresse la plus épurée » précisant, dans une lettre à Sophie Volland, qu’il y avait toujours « un peu de saloperie » dans nos sentiments. En conclusion de leur introduction, Olivier Ferret et Florence Lotterie ramassent la problématique en quelques phrases :

« (…) Entre la récurrence des images de l’ambivalence sexuée et celle d’un grotesque corporel inquiétant, Voltaire semble à distance du sexe décidément assumé : par une identité, par un désir et par un objet qui rendent heureux. Celui qui a tant de mal à dire « je » semble bien le même que celui qui joue d’une ironique pirouette sur ce décentrement à l’égard de soi-même comme corps sexué, en un ultime constat d’indétermination où rode la castration. »

Et les maîtres d’œuvre de ce dossier de laisser le dernier mot à Voltaire par une citation tirée des Questions sur l’Encyclopédie :

« On se plaît encore à table quoiqu’on n’y mange plus. Est-ce de l’amour ? est-ce un simple souvenir ? est-ce de l’amitié ? C’est un je ne sais quoi composé de tout cela ».

Soit, mais qui d’une femme au-dessus de son sexe…

(Salvador Dali, Marché d’esclaves avec apparition du buste invisible de Voltaire, 1940, Musée Salvador Dali, St Petersbourg) ; « Gravure pour la Pucelle d’Orléans, 1780, de Voltaire ; « Frédéric II rendant visite à Voltaire » tableau de Nicolas-André Monsiau)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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commentaires

917 Réponses pour Mais qu’entendait Voltaire par « une femme au-dessus de son sexe » ?

Court dit: 16 juillet 2014 à 23 h 19 min

En effet, et dans le chapitre des Génies,encore! comme quoi il faut toujours vérifier! merci de cette rectification.
Bien à vous.
MC

Widergänger dit: 16 juillet 2014 à 16 h 22 min

Vous n’avez pas de chance? Court, saint Paul apparaît abondamment dans le William Shakspear de V. Hugo, Jean-Michel Rey le cite abondamment dans son livre ; un simple exemple :

« La grâce est l’âme de la loi. Cette découverte de l’âme de la loi appartient à saint Paul ; et ce qu’il nomme grâce au point de vue céleste, nous, au point de vue terrestre, nous le nommons droit. Tel est Paul. »

Si ! Paul est très présent chez V. Hugo.

JC..... dit: 16 juillet 2014 à 15 h 50 min

Je ressens une honte -supportable car légère- à l’idée de poster après le noble Court que je salue bien bas au passage, mais je me dois de répondre à l’ami Dédé.

« JC, je sais qu’au fond de toi-même, dans ton fondement, tu crois toujours en MOI, ton Seigneur. »

– Je n’ai jamais été jusqu’au fond de moi-même : cette recherche ça rend inactif.
– Laissons tomber ces histoires de fondement, ambigües par l’érotisme qu’elles dégagent
– Tu as toute ma confiance, ami ! Ta mystique est de grande qualité
– Le poste seigneurial est déjà pris … Navré !

Court dit: 16 juillet 2014 à 15 h 31 min

Sur l’utilisation de Paul chez Hugo on a guère de mémoire qu’une strophe des Mages. Est_ce une référence assez pertinente pour justifier particulièrement d’une lecture hugolienne de Paul? Il n’apparait pas en tous cas sauf erreur dans les Génies du Shakespeare.
Le Paul réformateur qu’on envie pour ces capacités, on le trouve en effet chez Auguste Comte et son positivisme religieux: « Voyez ce que les Chrétiens ont fait à partir de quelques épitres de Saint Paul » in Correspondance. En bref, le christianisme Hugolien n’ignore pas la figure christique, Comte la refoule totalement pour n’accepter qu’une sorte de statut de St Paul du positivisme religieux. Cela ne l’empeche pas de vouloir marcher sur les eaux du Lac d’Enghien au cours d’une mémorable crise mystique… L’approche de Renan est autrement plus biographique et sérieuse, meme compte tenu de l’exégèse de l’époque.
Bien à vous.
MCourt

renato dit: 16 juillet 2014 à 13 h 37 min

« tu te grattes les couilles et c’est mal interprété.. »

T’as qu’à dire que tu gardes tes contenus sous la mains…

D. dit: 16 juillet 2014 à 12 h 44 min

Je vais porter plainte, j’ai trouvé un avocat qui m’a fait la promesse que mon identité resterait secrète. Il compte plaider pour tous mes pseudos, une sorte de collectif qui serait représenté par Pathos, pseudo revendiqué aussi par mon alter-ego.
Je représente la bonté chrétienne et l’amour du prochain (prochain pseudo), je ne suis pas JC, mais toutes ses interventions vont dans le droit chemin. Nous et Mimi sommes les seuls éclairés de la RdL.
Tout est pourri, tout est moisie, tout est décadent.
JC, je sais qu’au fond de toi-même, dans ton fondement, tu crois toujours en MOI, ton Seigneur. Je te propose une retraite dans un monastère du Cantal. Nous partagerions une même cellule, les mêmes sanitaires, tu prendrais le lit du haut, moi celui du bas, j’ai peur en altitude. Mimi viendrait nous rejoindre, il pourrait nous donner des cours de rhétorique, j’aime ses colères, moi je suis un grand timide. Mais je suis jeune, 55 ans, frais, fitnessé, pur et au dessus de mon sexe. Je rêve d’être la future Marie-Anne.
Je me prêterais volontiers à Jeff Koons, j’ai déjà un coté poupée gonflée.

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 12 h 13 min

1) La justice n’est pas une abstraction

ça c’est rien dle dire..ho les cheutrons sauvages..en plus c’est féminisé à fond..tu te grattes les couilles et c’est mal interprété..les avocat avec leur robes sont avantagés

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 12 h 09 min

..keupu l’est emmerdé..pour porter plainte va devoir sortir du bois..cheuloux va lui envoyer ses escadrons de la mort..comme ça pour rien pour montrer que c’est un homme jeune..et dracul son poing dans la gueule..pour le sport..le sport c’est plus noble dracul!

renato dit: 16 juillet 2014 à 11 h 47 min

«… l’entrelacs des lois laisse la place à qqs perversions possibles .. »

Ce qui n’est pas une affaire de peu… mais disons qu’ainsi corrigé c’est moins simplette…

Daaphnée dit: 16 juillet 2014 à 11 h 44 min

Mais pas du tout, Renato, il faut savoir seulement, en plus, que l’entrelacs des lois laisse la place à qqs perversions possibles ..

Daaphnée dit: 16 juillet 2014 à 11 h 39 min

les petits n’ont pas confiance dans la justice dafnoz

Bon, le Boug’, je vous explique.
Soyez sage,
les mains sur la table ..,
regardez-moi dans les yeux.
Alors,
1) La justice n’est pas une abstraction
2) Le juge ne prend pas parti
3) accusation et défense doivent amener les éléments propres à fonder leur position .

Or donc, il y a des gens qui se défendent fort mal et qui peuvent perdre un procès alors que le simple « bon sens  » leur aurait donné raison !

Et voilà .
Emballé,
expédié,
fastoche.

renato dit: 16 juillet 2014 à 11 h 38 min

« une femme au dessus de son sexe »

N.B. que ça marche aussi pour les hommes, c’est plus rare mais on en trouve.

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 11 h 32 min

Mais vous non plus, notre Bouboug’ !

les petits n’ont pas confiance dans la justice dafnoz..c’est le pot de terre contre le pot de..et le pot en garde la mémoire de forme

analyse des névrosés... dit: 16 juillet 2014 à 11 h 31 min

39-45, vous regrettez Vichy ?

Simple rappel historique, le boom des vins Français, Champagne y compris pendant l’ occupation.
Sinon, les périodes de crise sont révélatrice de certains comportements humains au-delà de la façade sociale en état de paix.

Giovanni Sant'Angelo dit: 16 juillet 2014 à 11 h 29 min


…c’est pas d’€rasme,…
…………………,plus on est inapte à tout,……………..,genre,…….imbécile heureux,…………..,et, plus,…….les cancres s’accroches à faire de politique,………..uniquement,…..pour l’Argent,………..assurer leurs lignés de  » cons notoires « ,………..
…,bandits,…seigneurs,….rien à branler!,….rien que des profiteurs-organisés,….( le reste des sacs de tout,…médisances exploitées, diversions d’opinions, charlatanismes, ententes d’escroqueries,…tout sauf de l’honnêteté,…),…
…tout comprendre à n’avoir rien à expliquer!,…
…Oh!,…les vernis, de Crémone!,…des astuces, et, surtout le soleil,…une autre légende Stradivarius,….etc!,…une femme au dessus de son sexe,…aussi,…

…il ne faut s’étonnez de rien,…tous bilieux plus qu’à leurs heures!,…Ah!,…Ah!,…Bip!,…Bip!,…etc!,…
…à propos,…attention au veau,…et aux viandes jeunes, qui convient qu’à la jeunesse,…car sur le seuil de la maturité, il prépare le lit de l’artériosclérose,…

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 11 h 29 min

ce qui est cocasse en France c’est la passion (appelons-la comme ça) de légiférer

l’article est interessant cette fois..un selfie de l’état français avec l’homme de lois et ses bourreaux..ça schlingue la dérégulation et la globalisation..

Daaphnée dit: 16 juillet 2014 à 11 h 28 min

que t’es pas d’une terre de bettrave de cathédrale et de pédophile consanguin alcoolique..

Mais vous non plus, notre Bouboug’ !

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 11 h 26 min

« pour connaitre les douceurs de la loi il faut avoir été humilié »..c’est pas du tout du voltaire..et ça n’a rien a voir avec le bon sens

TKT dit: 16 juillet 2014 à 11 h 25 min

JC, n’oubliez pas le bichon, les tenues tyroliennes zurichoises, envoyez aussi à D.bile ses droits d’auteur.
39-45, vous regrettez Vichy ?

renato dit: 16 juillet 2014 à 11 h 23 min

« Le pays va mal et pas seulement économiquement! »

Même les trucs de Plantu pour Le Monde sont désormais insipides.

renato dit: 16 juillet 2014 à 11 h 20 min

Enfin, bouguereau, ce qui est cocasse en France c’est la passion (appelons-la comme ça) de légiférer — http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20140603trib000833120/la-dictature-de-la-norme-juridique-verticale.html

Dans les fait, et pour ce qui est de la liberté d’expression, il serait suffisant que la loi poursuive l’incitation à la violence et l’insulte ad personam… pour le reste le débat entre parties civilisés devrait suffire… bien que si on écoute les champions des deux champs qui sévissent ici, le croire possible soit difficile.

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 11 h 19 min

Il devrait être approuvé par quiconque n’a pas renoncé, en matière judiciaire, à son simple bon sens

bon sens..ne dit pas de bétise zouz..ha on voit que tu les connais pas les gens de justices..que t’es pas d’une terre de bettrave de cathédrale et de pédophile consanguin alcoolique..

analyse des névrosées du blog dit: 16 juillet 2014 à 11 h 17 min

Tkt, une sale mentalité de dénonciateur, d’indicateur de police, d’ une bêtise crasse, ultra nocif en ces périodes troubles. Donneur de leçons et trafiquant de pinard et d’ œuvres d’art frelatées dans le même temps,à l’ image du pire de ce que la France a connu en 39-45…

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 11 h 14 min

le silence des Voltairiens est assourdissant

cheuloux m’a dit que j’étais passib d’antisémitisme.. traiter quelqu’un d’antisémite à tort c’est passibe..la prison, passe, on y fait des rencontres..mais l’argent c’est dur a gagner..d’un autre coté ..le courage politique à cheuloux..voltaire c’est un spéculateur qui a réussit jicé !..j’ai réfléchis et voilà mon jugement jicé : je te condamne a réussir si tu rates..t’es un sale coco enculé dta mère épicétou

ueda dit: 16 juillet 2014 à 11 h 13 min

Le propos de Me Bilger sur Mme Taubira est parfaitement raisonnable.

Il devrait être approuvé par quiconque n’a pas renoncé, en matière judiciaire, à son simple bon sens.

j'ai mal à la justice dit: 16 juillet 2014 à 11 h 07 min

Quand on commence à vous parler d’une  » justice pour l’ exemple  » on ne peut rentrer qu’en résistance pour la démocratie.
A une justice pour les riches s’ ajoute la justice pour ceux qui pensent droit dans les bottes du pouvoir en place.
Le pays va mal et pas seulement économiquement!

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 11 h 04 min

Et qui décide de l’application de cette étiquette de merde sur tel ou tel propos, s’il vous plaît?

mais quiconque a le droit de « saisir » zouz..t’es cocasse quelquefois..par exemple keupu va porter plainte..c’est du boulot..de l’engagement..bref du courage politique, ce qu’il a a revendre hin keupu

de nota dit: 16 juillet 2014 à 11 h 02 min

C’est le fameux Panckouke qui le premier édita une édition complète des oeuvres de Voltaire,72 vulumes,in-8!Avec la collaboration de Beaumarchais qui acquit pour ce faire trois usines à papier dans les Vosges et acheta très cher les caractères d’imprimerie Baskerville.Ayant appris que le clergé et le parlement voulait interdire cette édition,Beaumarchais installa son imprimerie de l’autre côté du Rhin,à Kelh.
Pour l’aider dans cette entreprise Beaumarchais sollicita ce fou de Restif de la Bretonne mais il renonça bien vite à cette collaboration: Restif avait une conception de l’orthographe et de la grammaire vraiment farfelue,il aurait tout bousillé.Cette édition causa la perte de Beaumarchais,on avait fait appel à des souscripteurs,ils ne furent pas nombreux et de plus mauvais payeurs,Beaumarchais perdit la somme astronomique de un million de livres!
enfin,c’est Condorcet qui en rédigea les notes.

JC..... dit: 16 juillet 2014 à 11 h 00 min

TKT
Je suis un élément de blog tout à fait charmant, un agneau, un délicieux mal-aimé, un incompris, humble et génial … une perle de grande valeur, répulsive !

ueda dit: 16 juillet 2014 à 10 h 52 min

« on oublie trop souvent que l’expression du racisme est interdit par la loi. » (Clopine)

Et qui décide de l’application de cette étiquette de merde sur tel ou tel propos, s’il vous plaît?

Leçon de chose.

Le journaliste Zemmour a fait la chronique suivante.
M. Tin (d’une association qui se veut représentative des « Noirs ») demande à RTL de le congédier.

Qui va décider du caractère de ce texte, sinon les lecteurs capables de juger par eux-mêmes (merci bien)?

Je trouve ce texte mauvais sur le fond et sur la forme.

Mais pourquoi diable EZ n’aurait-il pas le droit de dire ce qui lui plaît?
Que M. Tin veuille bien se donner la peine de critiquer ces propos, en réfutant ses arguments. Pour le reste, qu’il se taise.

Qu’on me laisse la liberté de ne lire ni l’un ni l’autre (ce qui est normalement le cas) ou de lire l’un et l’autre (comme ici).

Voici le propos litigieux:

« Seules les sociétés homogènes comme le Japon, ayant refusé de longue date l’immigration de masse, et protégées par des barrières naturelles, si elles n’ignorent nullement les trafics de mafia, échappent à cette violence de la rue. Notre territoire, privé de la protection de ses anciennes frontières, renoue dans les villes, mais aussi dans les campagnes, avec les grandes razzias, les pillages d’autrefois, les Normands, les Huns, les Arabes. Les grandes invasions d’après la chute de Rome sont désormais remplacées par des bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d’Africains, qui dévalisent, violentent ou dépouillent. Une population française sidérée et prostrée crie sa fureur, mais celle-ci se perd dans le vide intersidéral des statistiques. »

JC..... dit: 16 juillet 2014 à 10 h 47 min

TKT,
La situation est simple : Alba a des défauts que vous avez, et des qualités que vous n’aurez jamais …

TKT dit: 16 juillet 2014 à 10 h 43 min

Excellent jugement, j’attends le moment où vous pourriez être muselé.
Votre copain Michel Alba vous tutoie, vos racismes se croisent.

JC..... dit: 16 juillet 2014 à 10 h 39 min

Eh ! les Voltairiens !

REAGISSEZ !… il n’est pas trop tard : dites ce que vous pensez de ce jugement de merde !!!

Clopine Trouillefou dit: 16 juillet 2014 à 10 h 31 min

Oui, Ciboulette, moi aussi je trouve que sur ce blog on oublie trop souvent que l’expression du racisme est interdit par la loi. Jc ferait bien de s’en souvenir… (mais pas que lui, d’ailleurs).

Oh, et puis, dire que le cours d’Onfray sur Voltaire tenait parfaitement la route. Il y dénonçait les contradictions, le déisme, la personnalité déplaisante, du philosophe : à croire qu’il y parlait aussi de lui-même !!!

JC..... dit: 16 juillet 2014 à 10 h 22 min

Naturellement, j’associe au conseil donné vers 9:44 à tous les faux-culs du jugement dernier, la merveilleuse association SOS Frascisme qui n’en perd jamais une pour témoigner de ce que la bêtise lourde peut être handicapante, parée de ses atours faussement humanistes …

JC..... dit: 16 juillet 2014 à 10 h 09 min

Salmonelle,
Suis mon conseil de 9h44, plutôt que de te faire de fausses joies… huhuhu ! Profite, ça te changera !

JC..... dit: 16 juillet 2014 à 9 h 58 min

Le jugement de Cayenne est un jugement de Cour …

De quoi rigoler de cette bassesse, comparable à ce qui se passait au temps de Voltaire fuyant les sautes d’humeur d’un royauté en perdition intellectuelle !

Belle continuité…

JC..... dit: 16 juillet 2014 à 9 h 50 min

de nota,
Autre anecdote d’Opéra, aussi bonne que ton « Fais deux voyages ! »

Marseille : Othello étrangle Desdémone sur de mauvaises informations … Le brave homme grassouillet n’avait pas été très bon interprète, pour ne pas dire mauvais …

Du poulailler, une voix bien marseillaise qui gueule : « Quel dommage que ce soit pas l’inverse ! »

Un féministe, à bout de nerfs ?

même pas exrtême provocateur comme jc dit: 16 juillet 2014 à 9 h 46 min

Des juges qui  » font des exemples « , on a aussi connu cela.Toute la différence entre rendre la justice et faire la/sa justice…
( Le juge a été bien au-delà des réquisitions du parquet.)
Aucune excuse pour la condamnée, par ailleurs.

JC..... dit: 16 juillet 2014 à 9 h 44 min

Pour mettre tous les racistes en prison, il va falloir en construire des tas … huhuhu !

Et j’en connais qui iront avant moi en taule, particulièrement des insectes anti-blancs dans certaines banlieues infâmes, là où le ventre fécond et nauséabond des heures ventrues les plus sombres de notre histoire nous crient :

« ALLEZ TOUS VOUS FAIRE ENCULER » …Bandes de faux-culs !

même pas exrtême provocateur comme jc dit: 16 juillet 2014 à 9 h 41 min

JC doit commencer à avoir la trouille ( ciboule )

Ce qui me donne la trouille, vraiment la trouille, ce sont désormais les décisions des juges devenus commissaires politiques du gouvernement national et socialiste!
Mou en politique, répressif en justice, on a déjà connu cela.

de nota dit: 16 juillet 2014 à 9 h 30 min

Une anecdote qui rend terriblement sympathique le siècle de Voltaire:lors d’une représentation d’une de ses tragédies jugée assez médiocre d’après l’opinion de l’époque,et alors que sur scène un personnage en interpellait un autre dont le nom était Coucy,lui disant:
« comment vas-tu Coucy » le public qui ne goûtait pas la pièce s’exclama-(vous l’aurez deviné):
couci-couça!

Un monsieur plus âgé que moi m’a raconté qu’à l’opéra de Lyon,quand un public vraiment réactif ouvrait sa grande gueule…un chanteur devait emporter dans ses bras hors de la scène une cantatrice trop bien en chair,un type s’était alors exclamé:
« Fais deux voyages! »

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 9 h 25 min

d’intriguer auprès des « puissants » pour faire embastiller ses adversaires

keupu intrigue comme un manche de pelle dans son cul..manisfestement ça lui fait des trucs et il en a aucune gratitude

renato dit: 16 juillet 2014 à 9 h 23 min

Enfin. Dans le Fidelio (le Singspiel de Beethoven) l’empereur libère les prisonniers… donc, Teresa Confalonieri fait le voyage jusqu’à Vienne afin de demander à l’empereur la libération de son mari (Silvio Pellico) et naturellement elle fait choux blanc — musique de Ludwig van et Schubert dans les meilleurs bistrots…

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 9 h 22 min

…te fatigue pas, de nota, elle est conne…

l’éducation peut tout jicé..tout le monde n’a pas eu la félicité comme toi d’avoir été pris jeune et bien profond pour corriger une lordose congénital..alors ces vacances clopine..des selfies à poil ?

Ciboulette dit: 16 juillet 2014 à 9 h 21 min

En ce qui concerne le jugement sur les propos racistes envers Chritiane Taubira, je crains, en relisant ses propos que JC doit commencer à avoir la trouille car lui aussi est allé beaucoup trop loin, relisez certains de ses commentaires

de nota dit: 16 juillet 2014 à 9 h 14 min

en tout cas, Messieurs, Voltaire aurait été parfaitement échaudé ici ; songez simplement qu’il prônait la tolérance !

dame clopine,Voltaire était d’une terrible ironie envers ses contradicteurs,capable aussi de colères effrénées si on l’offensait et aussi d’intriguer auprès des « puissants » pour faire embastiller ses adversaires.
On peut lire tout ça dans la bio de Orieux,et même si ce n’est pas à la hauteur du travail de René Pomeau qui a consacré sa vie à Voltaire,c’est,cependant,une bio très allègre et bien documentée,laborieuse au meilleur sens du terme.

La Mouette Rieuse des Isles d'Hyères dit: 16 juillet 2014 à 9 h 13 min

Nous pardonnerons au Général d’avoir traité les froggies de « veaux ».

Nous recommandons à nos lecteurs de traiter les anciens ministres de « conne », de « salope », ça c’est de l’humour gaulois, mais d’éviter de traiter de guenon une ministre en exercice car ça c’est un racisme nauséabond qui nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire et la bête immonde dont le ventre est encore fécond !

… tralala, lalère ……

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 9 h 09 min

Autant de différence entre Newton et le commun des mortels

il a dit cela lui même mieux que quiconque..il utilise la métaphore de la marée laissant des brimborions et quelquefois des trésors..il dit qu’il s’est trouvé au bon endroit au bon moment..entre ses calculs d’astrologue

renato dit: 16 juillet 2014 à 9 h 07 min

« oncques ne mord la main qui le nourrit… »

La mordre n’est pas nécessaire… payer une équipe de foot non plus…

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 9 h 06 min

Le dimanche les ouvriers agricoles ne travaillaient pas, il avait de quoi être anticlérical…

voltaire trouvait ça trés bien..il n’avait aucune envie de se perdre en une pensée qui devrait organiser la société..si les « boutiquiers » anglais l’ont fait avant les français c’est pas necessité de petit profit..il n’en avait pas de gros comme sur le continent qui permettait de jouir de l’esprit..il avait de la commissération pour ceux qui ne pouvaient pas et devaient pourvoyer à celui des autres..au moins faisait il propagande des joies l’esprit..le communisme c’est voltaire plus l’electricité

La Mouette Rieuse des Isles d'Hyères dit: 16 juillet 2014 à 9 h 02 min

« les hommes saluent la pirouette qui fait de newton -malgré tout- un des leurs »

Peuh ! Autant de différence entre Newton et le commun des mortels qu’entre Emilie du Chatelet et Taubiroute

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 9 h 02 min

Le dimanche les ouvriers agricoles ne travaillaient pas, il avait de quoi être anticlérical…

oncques ne mord la main qui le nourrit rénateau

renato dit: 16 juillet 2014 à 9 h 01 min

« (et au fait, vous ne prenez jamais de vacances, vous autres ?) »

Jamais entendu parler de « mobilité » ?

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 8 h 59 min

il prônait la tolérance !

avoue franchement clopine que « prôner » pour la tolérance ça fait un peu construire pour la tolérance un chapiteau pour spéctacle de pétomane

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 8 h 55 min

«… il contient sa contradiction… »

sauf..sauf..sauf que la vie étant courte il me pêterait au nez..la manière dont il a mené sa barque est assez époustouflante..je crois que les idées n’existaient pas vraiment pour lui, il s’en moquait, son coté furieusement sympathique c’est qu’il voulait sans ruiner le sien, sincérement augmenter le plaisir autour de lui, même un peu plus loin, il le prouve, et faire croire à l’efficacité de cette propagande est assez géant, sa vie est plus grande que son oeuvre, en cela c’est un vrai classique, un genre de héro en collant vert..un archétype

renato dit: 16 juillet 2014 à 8 h 46 min

«… il contient sa contradiction… »

Le dimanche les ouvriers agricoles ne travaillaient pas, il avait de quoi être anticlérical…

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 8 h 42 min

Oui, évidemment, M. Court ! l’antisémitisme de Voltaire n’est pas celui, biologique des nazis

..ha tu vois « l’itlère a déshonnoré lantisémitisme »..avec les chambres a gaz il a ruiné la courtoisie l’humour et la calciferie des salons et des antichambre du monde entier..on s’rend pas compte a quel point c’est un beau salaud qu’il dit kabloom

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 8 h 35 min

le modèle politique de la monarchie parlementaire

non..voltaire est comme platon, antidémocrate élitiss etc. il ne croit même pas en l’éducation le populo restant le populo et devant le rester il a fichtrement besoin de la religion..en somme il est comme l’église à la renaissance, il contient sa contradiction qui en fera un anglais parlementariss libréchangiss etc..100 aprés..l’èstoire s’accélérant

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 8 h 30 min

Tous deux, nos deux Lumières, Voltaire et Diderot, ont finalement délaissé l’Angleterre trop paisible

y’a surtout que voltaire c’était une façon d’elvis, le king, diderot un troisième couteau de rocker dans la djet set..il devait aller se cailler les miches pour briller dans faire son weurld tour..ceci n’a rien a voir avec la valeur de l’oeurve de diderot évidemment

renato dit: 16 juillet 2014 à 8 h 26 min

N’empêche que c’est par « Lettres philosophiques » qui est promue en Europe (même en France !) le modèle politique de la monarchie parlementaire, de la tolérance religieuse, et du rôle de la science et de la culture dans une société dynamique.

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 8 h 24 min

Et vous croyez sérieusement que Voltaire a eu le temps et la possibilité de s’informer de la pensée anglaise

c’qui est plus patent c’est l’contraire..voltaire c’est un des leurs..sa rouerie son intelligence son « libéralisme » il l’a chourave à la société anglaise..c’est qu’il est un peu connu labas et pas tellement pris pour un vrai français..les lumières se sont levées chez eux etc..

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 8 h 19 min

de quoi rendre heureux un antiquaire…

et il le lui ont bien rendu, « le voltaire » si drolement nommé, voltaire ne s’est jamais assis dessus

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 8 h 17 min

C’est à lui qu’on doit l’anecdote de la pomme de Newton, qui prétend tenir de la nièce de Newton. C’est dire si c’est fiable…!

inventer subsumer et y laisser un peu de soi accroché aux étoiles..personne n’a jamais été dupe de cette bétise dracul, prend le populo pour un ramassi de sots, les hommes saluent la pirouette qui fait de newton -malgré tout- un des leurs

renato dit: 16 juillet 2014 à 8 h 16 min

«…c’est une banalité »

Vrai, mais c’est une banalité de Denon, d’époque donc… de quoi rendre heureux un antiquaire…

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 8 h 13 min

C’est comme Leibniz, Voltaire ne l’a probablement jamais vraiment lu. Trop difficile !

fort probabe..n’empêche dracul il en a parlé, plutôt il en a fait comme un personnage fétiche de ses fictions philosophiques..il s’en est servi avec drolerie, et aucun philosophe sérieux ne lui en a jamais fait reproche..tu vise l’ombre, tu joues et tu manques

Onésiphore de Prébois dit: 16 juillet 2014 à 8 h 12 min

Widerganger,

lors de son séjour en Angleterre,Voltaire découvre le travail de Newton,en France,seul Maupertuis l’avait devancé;et c’est bien par l’entremise de Voltaire qu’Emilie découvrira à son tour Newton,le lien ci-après en atteste,il provient du CNRS…
http://histoire-cnrs.revues.org/7752 (De Nota)

La différence (de taille) entre les informations fournies ici par De Nota et la surabondante érudition de widergänger est que le premier cite honnêtement sa source internet, tandis que les « connaissances » du second sont abondamment puisées sans vergogne dans les banques d’information à la disposition de tout un chacun sur la toile (Wikipedia, encyclopédies diverses (l’Universalis par exemple), sites universitaires ou para-universitaires (comme fabula-org). Il suffit dès lors d’un peu d’esprit d’à-propos, de méthode et d’entraînement au copié-collé. Ajoutez quelques formules vaguement extatiques et pseudo-personnelles, saupoudrez le tout de quelques injures bien senties, et le tour est joué. Widergänger n’et pas seulement un clown, c’est un imposteur. Tout au plus remplit-il sur la RdL la fonction de documentaliste au petit pied. N’importe qui sur ce blog peut faire du Widegänger à la demande : un peu d’entraînement suffit.

bouguereau dit: 16 juillet 2014 à 8 h 07 min

la vie est un jeu (de dupes)

t’es trop fort jicé..tu vas empocher la mise comme voltaire à la loterie

La Mouette Rieuse des Isles d'Hyères dit: 16 juillet 2014 à 8 h 01 min

Notre journal a le plaisir de vous convier à participer à notre GRAND JEU VOLTAIRIEN de l’été, en répondant à la question suivante :

« A qui ressemble la Sotte de Garde :

– Emilie du Chatelet
– Sophie Volland
– Catherine de Russie
– Madame Denis
– Valentina Terechkova
– La Brinvilliers
– Marie-Antoinette

Bien entendu toute autre ressemblance, exprimée avec décence, sera la bienvenue !

Jouez nombreux, la vie est un jeu (de dupes).

JC..... dit: 16 juillet 2014 à 6 h 44 min

Pour en terminer, une anecdote de lecture : un pote me rend hier « La théorie quantique et le schisme en physique » de Karlito Popper, vous voyez le genre, et pour se venger probablement me prête une BD (il sait que je n’en lis guère, la dernière étant « Little Nemo in Slumberland » ) d’un dessinateur nommé Riad Sattouf.

Dans celle-ci au titre ironique « l’Arabe du Futur », chez Allary, l’ami Riad, né d’un père syrien et d’une mère bretonne, raconte son enfance décalée dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d’Affez el Assad, regrettés démocrates locaux, trop tôt retirés à notre profonde et sincère affection.

Etrange BD, drôle, mettant mal à l’aise, souvenirs de famille touchants, description étonnante de ces pays assez justement décrits au quotidien, autant que le passant étranger puisse en juger convenablement après quelques semaines…

JC..... dit: 16 juillet 2014 à 6 h 08 min

Conclusion de ce jugement d’opérette guyanaise : l’anti-racisme se porte à merveille et remporte une victoire DECISIVE, l’humour gras tremble sur ses bases NAUSEABONDES, la liberté d’expression violée remonte son string SOUILLE, le vulgaire change de camp et devient MAGISTRAL.

Le peuple tranchera …

JC..... dit: 16 juillet 2014 à 6 h 03 min

Comme il se trouve que la sentence de justice a été rendue à Cayenne, capitale d’un territoire la Guyane actuellement géré par les troupe d’occupation colonialiste française, notre hilarité va redoublant …

Le président du tribunal doit descendre de la même branche, familiale, que la Gardienne du Zoo ! Un cousin, quoi !!!

Quelle franque et guyanaise rigolade : on est en plein incident diplomatique …

JC..... dit: 16 juillet 2014 à 5 h 39 min

renato dit: 15 juillet 2014 à 21 h 36 min
« Après sa visite à Voltaire à Ferney, Denon le décrit comme un vieux singe… »

Dans notre patrie des droits de l’Homme, et de la Libre Expression, tout Vivant qu’il est ce DENON là serait condamné par les juges du mur des cons à 9 MOIS DE PRISON FERME pour insulte raciste !

Justice pour les singes et les guenons !

de nota dit: 16 juillet 2014 à 2 h 57 min

Widerganger,

lors de son séjour en Angleterre,Voltaire découvre le travail de Newton,en France,seul Maupertuis l’avait devancé;et c’est bien par l’entremise de Voltaire qu’Emilie découvrira à son tour Newton,le lien ci-après en atteste,il provient du CNRS…
http://histoire-cnrs.revues.org/7752

jem dit: 16 juillet 2014 à 1 h 17 min

En lisant le « Dictionnaire philosophique », j’avais pourtant trouvé que Voltaire puisait beaucoup chez la nation anglaise. Une sorte de sagesse de bon père de famille, dont l’archétype est le quacker. Un peu ennuyeux, certes, mais il faut bien cultiver son jardin. Et cependant la littérature anglaise était déjà formidable à ce moment. Voltaire a été chercher vers l’Allemagne de Frédéric II quelque chose de plus aventureux, à ses risques et périls. Diderot ira, lui, jusque dans la Russie de Catherine II, personnage considérable, bien plus que le roitelet de Sans Souci. Tous deux, nos deux Lumières, Voltaire et Diderot, ont finalement délaissé l’Angleterre trop paisible. Une Angleterre qui ressemblait à ses paysages, pas à sa littérature, hélas, mais qui a su évoluer à certaines époques ultérieures.

Widergänger dit: 16 juillet 2014 à 0 h 40 min

C’est surtout la pensée de Fénelon qui l’inspire d’ailleurs et sa « Démonstration de l’Existence de Dieu », autre source de son déisme. Très peu de pensée anglaise au final. Ce qu’il apprécie chez ces penseurs, c’est leur forme de piétisme finalement. Comme chez Rimbaud étrangement, qui s’inspirera du piétisme de Fénelon et de Mme Guyon, comme l’a montré Etemble (« Sur les chansons spirituelles », p. 61-77, in Lectures de Rimbaud, sous la direction de André Guyaux, Revue de l’université de Bruxelles, 1982. A. Guyaux est l’éditeur de Rimbaud dans la Pléiade (nouvelle édition).

Widergänger dit: 16 juillet 2014 à 0 h 31 min

En Angleterre, Voltaire a surtout découvert la littérature anglaise, Milza insiste sur ce point, bien plus que pensée anglaise. C’est à lui qu’on doit l’anecdote de la pomme de Newton, qui prétend tenir de la nièce de Newton. C’est dire si c’est fiable…! A Locke, il préfère Samuel Clarke et son Demonstration of the being and the attributes of God ! qui aura une certaine influence sur son déisme philosophique.

On est loin des lectures passionnées d’Emilie du Châtelet pour Locke qu’elle lit dans le texte. C’est comme Leibniz, Voltaire ne l’a probablement jamais vraiment lu. Trop difficile !

Widergänger dit: 16 juillet 2014 à 0 h 03 min

Dans la perspective d’un séjour prolongé outre-Manche, Voltaire fait transférer par l’intermédiaire d’un banquier juif du nom de Anthony Mendes da Costa (Portugais), quelque 8000 à 9000 livres ! Lecture française pas anglaise, vous voyez !

Pablo75 dit: 15 juillet 2014 à 23 h 43 min

@ de nota

« Voltaire séjourne de 1726 à 1728 en Angleterre, il rencontre Emilie en 1733. »

Widerganger parle toujours à une décennie ou à quelques concepts près. On ne va pas exiger à un génie comme lui d’être précis dans les concepts ou les dates. Il n’est pas fait pour s’occuper de pareils détails…

Widergänger dit: 15 juillet 2014 à 23 h 42 min

Et vous croyez sérieusement que Voltaire a eu le temps et la possibilité de s’informer de la pensée anglaise comme auprès d’Emilie, entre 1726 et 1728 ?

Lisez plutôt Milza !

Chroniques de mon balcon dit: 15 juillet 2014 à 23 h 40 min

Il est de notoriété publique que les clowns manquent d’humour et encore plus d’autodérision, chez eux c’est toujours sincère et involontairement drôle, voire sinistre : on rit jaune !

« je suis un type très aimable, courtois, généreux qui a le cœur sur la main. Mais je ne supporte pas l’imbécilité et la médiocrité. Précisément parce que je ne le suis pas et que j’attends des autres qu’ils se montrent à la hauteur, ce qui n’est quasiment jamais le cas ! »

Pablo75 dit: 15 juillet 2014 à 23 h 34 min

Ils sont fatigants, les masos crétins type Widergänger. On a beau être sadique, ils sont toujours plus masos que nous sadiques. On finit par se fatiguer de taper. Ce n’est pas lui qui dirait, comme Woody Allen (je crois): « J’ai arrêté le masochisme, je prenais trop de plaisir ».

de nota dit: 15 juillet 2014 à 23 h 28 min

« C’est Emilie qui a initié Voltaire à la pensée anglaise, c’est manifeste. »

Voltaire séjourne de 1726 à 1728 en Angleterre,il rencontre Emilie en 1733.

Widerganger,et je vous le dis sans ironie aucune,votre présence sur ce blog est pour moi très stimulante:elle m’oblige à vérifier dans les bouquins la justesse de mes souvenirs de lecture.

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