de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Pour saluer Claude Lanzmann

Pour saluer Claude Lanzmann

Tous les auteurs ne gagnent pas à être connus ; certains, il vaut mieux les éviter, changement de trottoir ostentatoire et salutaire qui s’impose tant l’oeuvre paraît indissociable de l’homme. Ce qui est parfois dommage car ce mouvement dicté par un réflexe naturel peut faire parfois passer à côté d’un bon livre. Ainsi Claude Lanzmann qui vient de définitivement déposer les armes à 92 ans. C’est le cas de le dire car il y avait non seulement du militant mais du combattant et du guerrier en lui. A croire qu’il s’épanouissait avant tout dans le conflit (un soir, arrivant en retard sur le plateau d’une émission de télévision en direct à une heure de grande écoute, il prit malgré tout le temps de saluer chacun et, tout en me tendant la main, me dit : « Je crois qu’on est fâchés mais je ne me souviens plus pourquoi… – Ne cherchez pas, on ne l’est pas, mais si cela vous fait du bien de le penser, ne vous gênez pas ! »).Innombrables étaient les ennemis qu’il s’était créés par son agressivité, sa violence verbale, sa goujaterie (autre souvenir : lors d’un colloque à Cerizy où je me trouvais, sur les camps et le cinéma, il commença ainsi son intervention : « Toute autre tentative que Shoah d’évoquer visuellement la Shoah ne peut relever que d’un esprit digne de la canaillerie universitaire » – mais longtemps après, il n’hésita pas à convenir, tout de même, que le puissant Fils de Saül était un grand film).

Claude Lanzmann estimait être le seul avec l’historien américain Raoul Hilberg (l’auteur du grand livre de référence La destruction des juifs d’Europe) à vraiment pourvoir comprendre cette « vénéneuse fleur du mal« . On passe pour un sacré névrosé pour moins que cela. Il est vrai que le bonhomme était insupportable de narcissisme et d’autosatisfaction ; la plupart des photos disposées devant les livres sur les rayons de sa bibliothèque étaient des portraits de lui ; dans une conversation, il imposait à tous de parler à son rythme, selon son propre tempo, et n’hésitait pas à ramener le babil général aux seuls sujets qui l’occupaient sans se préoccuper du souci des autres. De son propre aveu, cet homme à femmes n’aimait séduire qu’une catégorie de personnes et ne faisait guère d’effort pour se rendre aimable auprès des autres. Il était implacable avec ses cibles : le Jan Karski de Yannick Haenel, La vie est belle de Roberto Bénigni etc Ou même les Goncourt en 2009 lorsque courut la rumeur infondée selon laquelle ils allaient couronner Alias Caracalla de Daniel Cordier en lieu et place, tout naturellement, du Lièvre de Patagonie (les deux n’avaient de toute façon aucune chance puisqu’il s’agissait de documents – Antoine Gallimard, éditeur des deux, l’a échappé belle…). Si on lui consacrait un article, on s’exposait à un coup de fil vengeur. Au vrai, il exerçait une certaine terreur, n’hésitant pas brandir la menace, qui ce qui avait le don d’effrayer ceux qui ne le remettaient pas à sa place aussitôt. N’empêche qu’on guettait toujours sa charge tant il y avait du sanglier en lui.1442852851_lanzmann

Ses mémoires parus sous le titre Le Lièvre de Patagonie (Folio) n’en sont pas moins, dans le genre, ce qu’on peut lire de plus passionnant depuis longtemps (de même que, dans l’art du portrait finement ciselé La Tombe du divin plongeur, 2012). Il s’en dégage une leçon de vie qui tient en une phrase : lorsqu’on vit pour une idée forte appuyée sur une conviction inébranlable, il faut s’y tenir contre vents et marées au risque de tout perdre et de se faire une durable réputation d’intolérance. Un mot d’abord sur la fabrication de l’objet : ce livre, il ne l’a pas écrit à proprement parler, tant sa graphie lui paraît gluante de tous ses sucs, mais il l’a dicté à sa secrétaire qui le saisissait sur un ordinateur relié à un grand écran. De quoi insuffler à son récit un allant qui permette aux phrases de couler merveilleusement dans les pages. Rien de familier ou de relâché ; au contraire, le style est de bout en bout très tenu, parfois affecté mais jamais inutilement («  »estrangement » » pour ne pas dire «  »éloignement » »), soucieux d’un usage approprié de subjonctif, ce qui est de plus en plus rare en raison du reproche de préciosité ; seul défaut de cette dictée très écrite, la présence de virgules dans de longues phrases où, de toute évidence, la pause que suggère le point-virgule se serait imposée. Donc, le racontage de mézigue, comme disait Jacques Perret. Curieusement, alors que l’exercice est par nature égocentrique, dans la première moitié du livre, Lanzmann ne la ramène pas, même si par la suite, il se rattrape allègrement, comme s’il tenait absolument à nous rappeler qu’il n’est pas vraiment animé par la haine de soi.

Ce sont des réminiscences posées à la diable, au défi de toute logique et de toute chronologie, mais ce parti pris ne gâte en rien la cohérence de l’ensemble. Sa guerre, son entrée dans la Résistance à Clermont-Ferrand où il était interne au lycée Blaise-Pascal, le maquis, ses parents, ses conquêtes, certes. Les années de rewriter à France-Soir au temps de Ridgway-la-peste et du complot des pigeons voyageurs, les coulisses de l’affaire du curé d’Uruffe, la rencontre décisive de Franz Fanon, l’amitié d’Albert Cohen ombrée par une maladresse insigne (le romancier, grand fumeur, avait disposé deux cendriers face à son interlocuteur, l’un à spirale pour y faire disparaître les mégots, l’autre plat pour y conserver les cendres, et Lanzmann négligea cette distinction) et la suite des âges. Il raconte bien, souvent très bien, celui qui a viscéralement besoin d’incarner pour ressentir, et de se réciter les premières lignes de La Chartreuse de Parme pour comprendre qu’il est à Milan alors même qu’il traverse la piazza del Duomo. Mais on l’attend ailleurs. Et là, il ne déçoit pas.

lanzmannPortraits, choses vues, traits acérés. Le plus frappant est le tempérament qui s’en dégage : un type obstiné comme ce n’est pas permis, une volonté que rien n’abat, un paquet de certitudes dès lors qu’il a fait sa religion sur la question. Ainsi, au détour d’une phrase, « Sartre, le plus grand écrivain français » parce que ça ne se discute pas. Qu’importe puisqu’on le sait. On se laisse alors emballer par cette évocation de l’intérieur d’un demi-siècle de vie intellectuelle française depuis le poste d’observation privilégié de la revue des Temps modernes dont il fut de longue date le pilier. Lanzmann avait la passion du détail. Inédit, il peut être d’un intérêt inégal : on est édifié de découvrir que, lorsqu’il préparait le concours d’entrée à Normale Sup en janvier 1945, la majorité des internes des deux khâgnes de Louis-le-Grand avait voté pour que leur salle de classe soit baptisé du nom de Robert Brasillach ; en revanche, on se fiche un peu d’apprendre que Francis Ponge était atteint de priapisme.

Il y a de belles pages sur l’amitié des condisciples, celle qui le lie à Jean Cau, secrétaire de Sartre de 1946 à 1957, et celle qui lui fera former un trio inséparable avec Gilles Deleuze et Michel Tournier ; ils étaient troisparmi dix Français sur cinq mille étudiants Allemands ; dès 1947, il rejoignit le futur philosophe et le futur romancier à l’université Eberhard Karl de Tübingen afin de partager leur chambre, d’y étudier la philosophie allemande in situ et partager leur toit Hegelstrasse à l’ombre du grand Hölderlin.  En ce temps-là, lui en pinçait surtout pour Leibniz et sa théorie des possibles et des incompossibles. En 1948/1949, au lendemain du choc provoqué sur lui par la parution de Réflexions sur la question juive de Sartre, il tint un séminaire sur l’antisémitisme à l’université de Berlin mais fut finalement viré du pays pour avoir publié dans la Berliner Zeitung deux articles dénonçant les faiblesses, l’indulgence et les illusions de la dénazification.

Les pages consacrées à sa soeur, la comédienne Evelyne Rey, ses rapports difficiles avec ses amants, de Jean-Paul Sartre à Claude Roy, jusqu’à son suicide en 1966, sont poignantes de vérité, jusque dans les règlements de compte et l’implacable mise à nu de sa propre culpabilité. Sur Sartre et Beauvoir, il y a là des mises au point dont leurs futurs biographes feront leur miel. L’un « voix d’acier trempé, incarnation d’une intelligence sans réplique« , sa générosité, sa folie cornélienne de la non-dépendance et leurs larmes à tous deux, Sartre et Lanzmann, en sortant du cinéma où ils venaient de voir Brève rencontre de David Lean ; l’autre, sa curiosité, sa sensualité, sa capacité d’écoute. La complicité de leur étrange trio est décrite avec la plus belle encre (lors d’un Salon du livre, je l’avais entendu fulminer contre un critique qui avait insinué que les trois partouzaient :« Moi, coucher avec Sartre ! Ah le con ! »). De Sartre, il partagea les instants jusqu’en 1968 ; après, il reconnaît qu’il n’est plus « un témoin fiable » mais n’en assure pas moins que Sartre, et nul autre, malgré sa fameuse visite à Baader, est celui qui a empêché le gauchisme français de basculer dans le terrorisme. Lanzmann partagea de manière quasi conjugale la vie de Beauvoir de 1952 à 1959 et tout ce qu’il dit d’elle, au-delà du témoignage, a la touche infime et sensible du vécu. Sur ses documentaires militants Pourquoi Israël et Tsahal, animés d’un parti pris revendiqué, il donna d’utiles mises au point (« Ma patrie, c’est mon film ») qui ne suffirent pas à désarmer les hostiles. Mais ce sont évidemment les pages et le chapitre sur Shoah qui sont les plus forts.738_076_shoah_07

Le mot “Shoah” s’est imposé à moi tout à la fin parce que, n’entendant pas l’hébreu, je n’en comprenais pas le sens, ce qui était encore une façon de ne pas nommer. Mais, pour ceux qui parlent l’hébreu, “Shoah” est tout aussi inadéquat. Le terme apparaît dans la Bible à plusieurs reprises. Il signifie “catastrophe”, “destruction”, “anéantissement”, il peut s’agir d’un tremblement de terre ou d’un déluge. Des rabbins ont arbitrairement décidé après la guerre qu’il désignerait “la Chose”. Pour moi, “Shoah” était un signifiant sans signifié, une profération brève, opaque, un mot impénétrable, infracassable, comme un noyau atomique. Quand Georges Cravenne, qui avait pris sur lui l’organisation de la première du film au Théâtre de l’Empire, m’a demandé quel était son titre, j’ai répondu :

– Shoah .

– Qu’est-ce que cela veut dire ?
– Je ne sais pas, cela veut dire ‘Shoah’.
– Mais il faut traduire, personne ne comprendra.
– C’est précisément ce que je veux, que personne ne comprenne.”

Je me suis battu pour imposer “Shoah” sans savoir que je procédais ainsi à un acte radical de nomination, puisque presque aussitôt le titre du film est devenu, en de nombreuses langues, le nom même de l’événement dans son absolue singularité. Le film a été d’emblée éponyme, on s’est mis partout à dire “la Shoah”. L’identification entre le film et ce qu’il représente va si loin que des téméraires parlent de moi comme de “l’auteur de la Shoah”, ce à quoi je ne puis que répondre : “Non, moi, c’est ‘Shoah’, la Shoah, c’est Hitler.” » (in Le Monde, 26 février 2005)

Non un film sur la Shoah mais un film qui soit la Shoah. Sur le papier, le projet de ce documentaire était infaisable pour mille et une raisons qui toutes négligeaient la personnalité intransigeante et hors-normes de l’auteur. Son film rencontra en dépit de son énormité un succès mondial et fut couvert de prix, d’honneurs et de médailles. Et pourtant… : douze ans de tournage dans quatorze pays en neuf langues, neuf heures et demies au final à partir d’un montage de 350 heures d’interviews de rescapés, d’acteurs, de responsables et de témoins de la déportation, sans aucune image d’archives et sans commentaire (« Ce n’est pas le commentaire qui doit donner l’intelligibilité mais la construction du film elle-même »). Cela dit quelque chose de sa conception de l’enquête, mélange de maïeutique (si bouleversante lors de la conversation avec le coiffeur Abraham Bomba) et de caméra cachée (si contestable lors de l’ « interview » d’un ancien officier SS, l’un des trois anciens nazis sur six ainsi dévoilé, ou encore dans le fait d’avoir dû payer « copieusement » certains Allemands pour qu’ils témoignent). De sa méthode pour débusquer les silencieux de l’Histoire. De l’état dans lequel il se met pour interroger les témoins « un état d’hypervigilance hallucinée et précise qui est pour moi la formule même de l’imaginaire ». De l’impératif catégorique de la recherche et de la transmission et de la vérité. Du refus absolu du cinéma appliqué au génocide. De la manière dont l’obsession de sa vie (la peine capitale) se retrouve au coeur de l’oeuvre de sa vie.

2978606-claude-lanzmann-30eme-diner-annuel-du-950x0-2Mais aussi de la fabrication même de ce film essentiel, à l’origine une commande d’un responsable du ministère israélien des affaires étrangères, que l’auteur, petit à petit lâché financièrement, mettra des années à achever après avoir arraché des subsides à droite à gauche en allant les chercher avec les dents si nécessaire (le producteur Claude Berri fut de ceux qui l’y aidèrent), douze ans de tournage enchâssés dans un temps suspendu « d’une rigueur implacable », fidèle à sa réputation de harceleur, mais sans jamais dévier de sa ligne : réaliser un film non pour répondre aux négationnistes (« on ne discute pas avec ces gens-là ») mais pour qu’un choeur immense de voix témoigne qui fera date en donnant une sépulture à des millions de juifs sans sépulture. Grâce à son fichu caractère, parlant de la destruction des Juifs d’Europe, aujourd’hui on ne dit plus « holocauste » ni « génocide » mais « shoah » et chacun sait de qui et de quoi il s’agit.

Au fond, c’est l’histoire d’un homme irréductible dans son rapport à la vérité, et qui, tout au long de sa vie, n’a cédé en rien sur ce qui lui importait, qualité qui lui vaut notre admiration, et la sienne aussi : »J’ai été le maître du temps et c’est là sans doute ce dont je suis le plus fier ». Claude Lanzmann était un homme des mûrissements longs, qui ne craignait pas l’écoulement du temps. Sa force aura été de mettre les autres à son diapason. Il y a peu, il avait confié au micro de France-Culture:

« Je ne me suis jamais guéri de la mort. Ce qui me scandalise le plus dans le monde, c’est de devoir mourir. Je n’aime pas la musique, et je n’aime pas mourir. Vous pouvez dire ça de moi ».

La mort, cela va de soi. Mais pourquoi la musique ? J’ignore où il en parle plus longuement mais ce serait intéressant à creuser car souvent ce rejet, cette aversion, cette mise à distance en disent bien plus sur une personne que bien des confessions. Pas de musique dans Shoah.

(photos Olivier Roller et D.R.)

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commentaires

681 Réponses pour Pour saluer Claude Lanzmann

rose dit: 26 septembre 2018 à 13 h 55 min

voilà comment j’ ai travaillé, 42 ans durant :
http://www.lefigaro.fr/sciences/2017/04/05/01008-20170405ARTFIG00283-yves-meyer-une-relation-d-amour-doit-se-creer-entre-un-professeur-et-ses-eleves.php

j’ ai compris très vite la force
de l’ amour et son pouvoir de guérison, d’élévation, d’apprentissage.
c’ est mon viatique.

ex. de base : j’aime les dictées
j’aime mes élèves

=> mes élèves aiment les dictées.
Évidemment, cette méthode de discrimination positive implique des sacrifices d’importance.

J’ai dû dong inventer des méthodes.
Pour éloigner durablement la constante macabre.cf livré afférent.

rose dit: 21 septembre 2018 à 19 h 18 min

Un homme qui a eu sa vie déformée par la lecture et le besoin d’écrire ne peut jamais rêver, hélas ! sans mêler à ses rêveries des éléments tirés de livres. Je pensai à celui que Paul Morand avait appelé : Rien que la terre .

rose dit: 10 août 2018 à 1 h 21 min

On lui a fait croire, à Charlène, qu’à Monaco il y avait la plus belle piscine du monde, et qu’en fait elle allait se marier avec un grand bassin, à sa taille. Hélas

Hélas, son mari, avec la complicité de Bouygues fait bétonner le très grand bassin qui jouxte la Principauté.
Jamais vu de princesse si triste. Hormis Caroline et Stéphanie.

Patrice Charoulet dit: 13 juillet 2018 à 7 h 29 min

JJR, dans « Les Confessions » avouent des peccadilles et dit sa honte de les avoir commises.
Lanzmann, dans ses mémoires, « Le Lièvre de Patagonie », fait de même,avec amusement et sans regret.Il plastronne d’avoir énormément volé de livres…pour la bonne cause. Le pompon, à mon humble avis -Qui parmi vous l’a fait?- est quand même d’avoir mis une soutane et d’avoir frappé à plusieurs portes du XVIe , pour soutirer du blé, avec des fortunes diverses.

christiane dit: 12 juillet 2018 à 20 h 20 min

Sur la page des annonces du Monde, ce soir, deux ont retenu mon attention :
Décès : un encart de la revue Les Temps Modernes et de la Scam pour saluer la mémoire de Claude Lanzmann se terminant par : « Son exemple nous oblige ».
Commémoration :
Chaque année, le 16 juillet, à 18 heures, les militants de l’association « Les Fils et Filles des Déportés Ju.ifs de France » se rassemblent et se recueillent à l’emplacement du Vélodrome d’Hiver pour commémorer la grande rafle des Ju.ifs des 16 et 17 juillet 1942. Au Vel d’Hiv ont été enfermés 8160 victimes dont 4115 enfants.
Évoqués les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande, de Drancy puis les transports à Auschwitz.
Rendez-vous est donné le lundi 16 juillet à 18 heures dans le Jardin des Enfants du Vel d’Hiv, rue Nélaton, à l’angle du boulevard de Grenelle (métro Bir-Hakeim)
Sera inaugurée l’œuvre sculptée par Denis Chetboune, en hommage aux 4000 enfants du Vel d’Hiv;

Janssen J-J dit: 12 juillet 2018 à 16 h 31 min

@7.51 pour ma part, je reste fidèle au mot « Génocide », parce qu’il nous parle de la naturelle disposition au mal de notre espèce.
________
Et pourtant, dieu sait que ce terme eut bien du mal à être consacré dans les traités internationaux, si l’on en croit le combat obstiné et acharné de Raphaël Lemkin au tribunal de Nuremberg pour l’imposer, Hersch Lautrepacht qui n’en voulait pas ayant mis tout son poids dans la balance pour le faire capoter… Lemkin gribouillait encore ce terme amalgamant le mot grec genos (tribu ou race) et le suffixe latin cide (tuer)…
Un an plus tôt, il avait proposé ludobojstwo (de Völkermord = assassinat d’un peuple) déja donné par Graf von Platen en 1831 et Nietzsche en 1872…
Ce terme de Génocide est devenu un presque nom commun 50 ans plus tard, lors de la création de la CPI en 1998. Lemkin avait réussi à le faire admettre dans l’acte d’accusation du tribunal militaire international de Nuremberg, comme étant : « l’extermination préméditée et systématique de groupes raciaux et nationaux parmi la population civile de certains territoires occupés, afin de détruire des races ou classes déterminées de populations et de groupes nationaux, raciaux ou religieux, particulièrement les juifs, les Polonais, les Tsiganes et d’autres » (acte d’accusation adopté le 8 octobre 1945) (in Ph. Sands, 2017, p. 242).

renato dit: 12 juillet 2018 à 7 h 51 min

Puisque par la référence au sacrifice religieux le mot « Holocauste » brouille le sens de l’action commise — pour satisfaire quelle divinité, les victimes auraient-elles été immolées ? —, je comprends que les Juifs préfèrent l’usage du mot « Shoah » ; pour ma part, je reste fidèle au mot « Génocide », parce qu’il nous parle de la naturelle disposition au mal de notre espèce.

Janssen J-J dit: 11 juillet 2018 à 16 h 45 min

@ « vos os qui prennent de l’âge ».
Admirons l’élégance de cette formule euphémisée, pas injurieuse pour un sou, non. Claudio de Bahia n’est pas du genre à vous dire : « D., vous allez pas faire de vieux os, hein » !… Mais moi, sans grande Tenue de soirée, tels que ne le sont assurément pas dénudés nos Blanc et Depardieu d’chez l’Blier d’la Rdl…, j’ose vous le dire ainsi.

Claudio Bahia dit: 11 juillet 2018 à 16 h 33 min

D. dit: 11 juillet 2018 à 13 h 58 min
J’ai intégralement visité Rome sur Street view et franchement l’atmosphère de cette ville me deplait. Je n’ai pas lintention d’y mettre un jour les pieds.
________
C’est comme pour le Pérou, D? vous n’avez pas été invité???
Se faire inviter, c’est tout un art, et aussi une occupation. Où allez-vous donc bien « mettre les pieds », la retraite une fois venue, avec son cortège de désœuvrement, d’hypocondrie ? Vous êtes sur une mauvaise pente, D, Un remède?, venez donc à Bahia, au Carnaval par exemple; la gaité de ce peuple et le sourire des bahianaises réchaufferont un peu vos os qui prennent de l’âge.

Janssen J-J dit: 11 juillet 2018 à 16 h 15 min

Ils ont très peu d’instinct génésique, parait-il et savaient rester placides en ttes circonstances, même aux + beaux jours du maoïsme. En revanche, les ours canadiens en chaleur seraient de plus en plus dangereux, vu les restrictions de la banquise et leurs dirigeants passibles de se voir trainés devant les tribunaux, comme de vulgaires P.

Delaporte dit: 11 juillet 2018 à 16 h 01 min

Il paraît que la « diplomatie du panda » remonte à la nuit des temps, ou presque. Mao Zedong l’avait remise au goût du jour. Sacré Grand Timonier !

Delaporte dit: 11 juillet 2018 à 15 h 58 min

Ce que je ne sais pas, c’est si un panda est aussi dangereux qu’un ours par exemple. On ne doit certainement pas pouvoir les apprivoiser, les Chinois auraient déjà essayé…

Janssen J-J dit: 11 juillet 2018 à 15 h 58 min

je sais pas s’il est très convenvable d’évoquer ces histoires de pandas, quand l’urgence est ici à sauver le documentaire normand tant attendu d risque de son naufrage. Voulez pas plutôt prendre la tête d’une délégation ?

Delaporte dit: 11 juillet 2018 à 15 h 55 min

Récemment, la Chine a offert un couple de pandas à la France :

« Le zoo de Beauval accueille depuis le 15 janvier 2012 un couple de pandas, Yuan Zi (rondouillard) et Huan Huan (joyeuse). Selon les mots de l’ambassadeur de Chine en France, il s’agit de deux « émissaires d’amitié ». Cette fois-ci, ils seront prêtés moyennant un certain nombre de conditions. Le transfert a coûté 750 000 euros, et un don d’un million et demi d’euros a été fait à l’association chinoise des zoos. Débutées en 2006, les négociations avaient été perturbée par une rencontre entre Carla Bruni et le dalaï-lama en 200812. »

Janssen J-J dit: 11 juillet 2018 à 15 h 55 min

Oui Jz, la rdl vous supplie d’aller aider au montage du film de C.T. qui doit sortir à la rentrée littéraire. Là ils sont noyés et vous eul pouvez avoir la distance suffisante pour leur dire ce qui ne va pas. De surcroit, ils vous paieront le voyage et les frais d’hostellerie. Allez, un bon geste !

Clopine dit: 11 juillet 2018 à 15 h 51 min

Jazzi, je ne devrais pas te le dire ici (sur la rdl) mais en fait je me suis échappée du labo et ça me soulage de te dire : ça serait fichtrement bien si tu pouvais voir le nouveau -et non encore terminé- documentaire ; moi je suis complètement dans le brouillard !! Certes, là, j’ai passé la main aux monteurs et je les regarde se dépatouiller avec leurs logiciels, mais je suis encore rudement présente, et c’est là, justement, que j’aurais tant besoin de toi : nous ressemblons tous, toute la mini-équipe, à ces coureurs du Tour de France en train d’ahaner dans une montée. Je veux dire que nous avons tous tellement la tête dans le guidon (le film doit être livré en septembre) qu’on n’a absolument plus de recul – une sorte de cécité s’abat sur nous, parce qu’on est tellement gavé de ce qu’on fait qu’on ne dispose plus de la distance nécessaire… Un regard à la fois averti et bienveillant serait tellement le bienvenu, et tu disposes en outre de ce tact qui fait que tu n’imposes rien, surtout pas d’opinions – ah là là SOUPIR !!! (mais je présume que, comme d’hab’, tu ne veux pas quitter Paris ?)

Delaporte dit: 11 juillet 2018 à 15 h 48 min

Quand les autorités de la Chine veulent faire un cadeau à un autre pays, avec lequel elles veulent entretenir des liens diplomatiques positifs, elles lui offre un joli panda – qui ira périr d’ennui dans un zoo. C’est un cadeau traditionnel des Chinois, un beau cadeau, du reste. Personnellement, je n’aimerais pas avoir un panda chez moi. Mais, vu les relations que j’entretiens avec la Chine, les autorités de ce pays ne risquent pas dans l’immédiat de me proposer un tel animal. Si tel était le cas un jour (on ne sait jamais), je revendrais mon panda à un zoo, car je ne crois pas qu’on a le droit de le remettre comme ça dans la nature en France. Cela se saurait.

Janssen J-J dit: 11 juillet 2018 à 15 h 47 min

Bérénice, avez-vous jamais pensé que la capitalisme était associé à la liberté et aux droits de l’homme ? Drôle d’idée, non ?
http://www.laviedesidees.fr/Le-capitalisme-democratique.html

Je viens de me rendre compte, une fraction de seconde, que cette amirable photo de Cl. Lanzmann avait un pattern commun avec certains évêques à mitre décomposés des toiles de F. Bacon.
Rien à voir (http://rahowa73.blogspot.com/2017/04/message-pascal-de-leveque-dessen-all.html

Delaporte dit: 11 juillet 2018 à 15 h 43 min

On ne trouve des pandas qu’en Chine, comme le souligne Internet :

« Les pandas comme vous le savez sûrement sont originaire de Chine. Deux espèces existent:
– Les pandas géant, donc les noirs et blancs.
– Les pandas roux, donc les petits.
Le panda géant est originaire de la Chine centrale. Il ne vit que dans le centre de la Chine dans les régions montagneuse et dans les forêts en altitude comme le Tibet, entre 1 800 et 3 400 mètres de d’altitude. Il pèse de 80 à 125 Kg. Il possède 42 dents.
Le panda roux est originaire de l’Himalaya et de la Chine méridionale. Il est grand comme un chat .Il mesure environ 60 cm de long et sa queue fait 30 à 50 cm de long.Son poids moyen est de 5 kg. »

Delaporte dit: 11 juillet 2018 à 15 h 39 min

On reconnaît qu’un restaurant soi-disant « japonais » est en fait tenu par des Chinois aux porte-couverts qui ont la forme de pandas, animal typique de la Chine. C’est le petit détail qui tue.

Janssen J-J dit: 11 juillet 2018 à 15 h 37 min

Encore deux ans mon ami, oui, je commence à faire dans « nos ainés ». Sachez rester djeune, D. Vous m’avez un brin choqué avec le mot « vieux », mais chacun doit s’y faire peu ou prou. Ce qualificatif-état advient toujours au dépourvu même parmi les chrétiens, comme vous savez l’être en général si charitameublement.

Delaporte dit: 11 juillet 2018 à 15 h 35 min

Aujourd’hui, beaucoup de restaurants à bon marchés prétendument « japonais » sont en fait tenus par des Chinois. La cuisine est de la cuisine japonaise, mais revue et corrigée par les Chinois. Les Chinois envahissent tout, l’Afrique comme l’Europe ; même la cuisine ne leur reste pas étrangère.

Delaporte dit: 11 juillet 2018 à 15 h 33 min

Beaucoup de plats asiatiques, comme les soupes, contiennent des pâtes. Dans les supermarchés, on peut trouver des soupes japonaises, à base de pâtes, mais confectionnées en Chine. Les Chinois envahissent tous les marchés.

Delaporte dit: 11 juillet 2018 à 15 h 29 min

D, vous pouvez aller voir la notice « pâtes » sur Wikipédia, où il est dit notamment :

On « raconte que, de retour de son voyage en Chine en 1295, Marco Polo en rapporta à Venise et leur donna une nouvelle notoriété, cependant, des tablettes cunéiformes, traduites en 1994, leur attribuent une paternité culinaire mésopotamienne vieille de plusieurs millénaires. »

Janssen J-J dit: 11 juillet 2018 à 15 h 26 min

@ CT – « Certes, il arrivait à WGG de nous parler intelligemment de Clément Rosset, ou de lancer quelques débats littéraires sur la signification de telle ou telle oeuvre » (ah bon ?)

Mais vous en oubliez une Satanée !… Cela dit, faudrait pas que nos 2 précieux se substituassent ou comblassent le vide ainsi généré.

Janssen J-J dit: 11 juillet 2018 à 15 h 11 min

@13.00, Merci du conseil jpa ; je vous envie de pouvoir vous rendre n’importe où aux arrière-saisons, une fois les touristes partis.
https://www.youtube.com/watch?v=w0HnZtoib5k
Mais tant que la retraite ne sera pas advenue, je devrai encore patienter un brin. Je ne dispose hélas que du mois d’août, une saison où je fuis les touristes où qu’ils soient, restant planqué au vert blotti au fin fond de mon hameau de province. J’en bouge pas et ne fais que rêver de Rome ou d’ailleurs, à travers les pages. Aussi, tout le monde est content, D. notre charmant casanier intersidéral notamment, et surtout la nature… qui n’a rien à me reprocher. J’essaie de pas trop la meurtrir, d’en prendre soin. Elle me le rend bien en général. Bien à vous,

D. dit: 11 juillet 2018 à 14 h 59 min

Je ne sais pas ce que c’est que « le décameron » mais vu ce qu’il contient je préfèrerais le brûler que de le lire.

D. dit: 11 juillet 2018 à 14 h 51 min

Ca m’étonnerait beaucoup, Delaporte, que les chinois qui ne mangent que du riz aient inventé les pâtes. D’où tenez-vous une telle information ?!

Delaporte dit: 11 juillet 2018 à 14 h 44 min

Longtemps, les femmes ont apprivoisé les hommes grâce à la cuisine. Aujourd’hui, c’est moins le cas. Cela reste vrai dans certains pays, où les traditions n’ont pas tellement bougé.

Delaporte dit: 11 juillet 2018 à 14 h 42 min

Les pâtes son, historiquement, une invention chinoise. La cuisine circule géographiquement. C’est une des principales ouvertures sur l’Autre. Quand des extra-terrestres débarqueront sur la Terre, nous leur offriront une bonne soupe aux choux… Moyennant quoi, ils sympathiseront avec nous.

rose dit: 11 juillet 2018 à 14 h 36 min

Le résultat faisant foi, difficile d’exiger autre chose des Bleus, surtout quand l’affaire se règle à la loyale

c día: des joueurs loyaux.

Jazzi dit: 11 juillet 2018 à 14 h 32 min

Pourtant, dans le « Decameron », les religieuses se tapent un beau jardinier prétendument sourd et muet, D. ?

D. dit: 11 juillet 2018 à 14 h 05 min

De plus les meilleures pâtes ne se trouvent pas en Italie mais en France. C’est un fait méconnu mais bien réel.

D. dit: 11 juillet 2018 à 14 h 02 min

D’une manière générale, laissons l’Italie aux Italiens et la France au Français. Ca évitera bien des ennuis et déceptions. Et ça fait gagner un temps fou de faire ce qu’il y a à faire chez soi et non pas chez le voisin.

D. dit: 11 juillet 2018 à 13 h 58 min

J’ai intégralement visité Rome sur Street view et franchement l’atmosphère de cette ville me deplait. Je n’ai pas lintention d’y mettre un jour les pieds. Il parait qu’il y reste quelques chats et c’est la seule chose qui pourrait m’y faire rendre.

D. dit: 11 juillet 2018 à 13 h 54 min

Elles font avec raison et modération honneur aux fruits de la terre et du travail des hommes. C’est tout différent.

Paul Edel dit: 11 juillet 2018 à 13 h 00 min

janssen vous pouvez aller à Rome vers Octobre et novembre ca reste une ville qui vous porte et si vous aimez les églises et le baroque vous pouvez rester dans des pénombre magiques puis aller boire une grappa dans des trattoria à familles nombreuses sur les bords de L aniene et voir fes religieuses se taper des carafes de vin blanc local avec une gaité contagieuse avec les autres tables sous la treille
.

Janssen J-J dit: 11 juillet 2018 à 12 h 41 min

OK… « le romain déprime », et l’avocate victime de la mafia locale, n’y est pour rien.
Donne pas envie d’y retourner, hein…

Paul Edel dit: 11 juillet 2018 à 12 h 20 min

janssen lisez moi correctement celle qui dirige Rome est assez seule devant un complexe système maffieux c est tout ce que j ai dit

christiane dit: 11 juillet 2018 à 12 h 17 min

@Paul Edel dit: 11 juillet 2018 à 11 h 13 min
Merci pour ces précisions. S’il y en a un qui connait bien Rome, c’est vous !

christiane dit: 11 juillet 2018 à 12 h 15 min

@rose dit: 11 juillet 2018 à 11 h 36 min
Qui écrit à la première personne, ce journal de bord ? Le moine cistercien Guillaume Balz qui a été chargé par son ordre de reprendre et de terminer la construction de l’abbaye du Thoronet (construite en Provence entre 1160 et 1176) ? Non, Rose, c’est une fiction historique basée sur la champ de ce qui aurait été possible, une fiction magnifique dans laquelle Fernand Pouillon imagine le journal de bord du maître d’œuvre de l’abbaye du Thoronet.
Lui-même architecte et passionné du haut Moyen-âge, il a conduit cette écriture avec précision. Les Pierres Sauvages a été récompensé par le prix des Deux-Magots en 1965. en 2011, l’abbaye du Thoronet a même crée un spectacle en hommage à ses Pierres sauvages, autour de la lecture d’extraits choisis par la comédienne Mady Mantelin.

Clopine dit: 11 juillet 2018 à 12 h 04 min

bon, eh bien, j’ai l’impression que l’absence de WGG et de JC/Jean/Goering nous « prive » de quelques centaines, oui je dis bien quelques centaines de commentaires : de 1000 à 1200/1300, nous tombons à 600/800 ? Je ne sais si cela a un impact pour notre hôte, en tout cas, pour moi, cette soustraction est un « plus ». Cette réduction, un enrichissement – et cette place ainsi libérée est en réalité une délivrance ! Certes, il arrivait à WGG de nous parler intelligemment de Clément Rosset, ou de lancer quelques débats littéraires sur la signification de telle ou telle oeuvre… Mais que d’orties, nom de dlà, que d’épines, pour quelques boutons de rose ! Quant aux autres, là, c’était encore pire, puisque leurs propos semblaient sortir tout droit de la fosse à purin.

Janssen J-J dit: 11 juillet 2018 à 12 h 00 min

J’ai trouvé douteuse l’assimilation de la saleté à rome due au laxisme de virginia raggi, à l’inertie des pouvoirs publics italiens face aux mendiants étrangers sévissant, désoeuvrés, dans les rues.
Ai-je bien compris que Kylian Mbappé avait fait un peu trop de cinéma anti-belges sur le stade russe ? A son âge -19 ans-…, ça n’augure rien de bon, si c’est le cas ! – L’étude de Ludivine Bantigny est formidab’. « De grands soirs en petits matins » s’inscrit en faux contre le poncif de p. Viansson-ponté : « la france s’ennuie » –
« Le cercle littéraire de Guernesey » : le plus gros navet que j’ai pu voir ces derniers temps. Heureusement, pour compenser, il y a eu « Qui a tué don Quichotte » ?… Mais là encore, il faut ajouter des réserves sur son épaisseur.
Je pense disposer de suffisamment d’eau pour mes plantes assoifées cet été, mais la piscine restera vide : à quoi bon la remplir ? Cela incite à continuer… On peut pas toujours répondre aux questions posées par les internautes qui ont leurs réponses et quant-à-soi, surtout quand on pres-sent comme en économie, une sorte de faux intérêt intéressé.
https://www.jstor.org/stable/43149057?seq=1#page_scan_tab_contents

Mauvaise Pensée dit: 11 juillet 2018 à 11 h 53 min

Clopine est experte en crépuscules à la Rosa Bonheur, vaches en moins, volatiles en plus… Tout ça fait très tableau Troisième république. du moins pendant ce temps-là ne pense-t-elle pas.

Janssen J-J dit: 11 juillet 2018 à 11 h 32 min

comme une nation de boutiquiers roublards… et qui voudrait en remontrer à trump, depuis qu’elle a battu la belgique. Quel pitoyab’ champ de foires !

rose dit: 11 juillet 2018 à 11 h 26 min

Didier Deschamps. L’homme qui contrôle tout et qui s’adapte à toutes les oppositions a créé un collectif prêt à mettre le talent individuel au service de l’intérêt général et de la roublardise

Bloom
le seul mot qui ne convienne pas est roublardise.
Et ce que j’ aime dans cette équipe, c’est l’ esprit d’ équipe.

Janssen J-J dit: 11 juillet 2018 à 11 h 14 min

@ « ce délétère dogme fabusien », (Bloom)…
Lolo, certes, a toujours été d’un « naturel abusif » (anagramme) mais il aurait, parait-il, oeuvré récemment pour « constitutionnaliser » la fraternité dans l’affaire dite du délit de solidarité avec les migrants illégaux. Et surtout pour embêter un brin la clique de macr.on – Car on en est là, avec nos pauvres institutions.

Paul Edel dit: 11 juillet 2018 à 11 h 13 min

Christiane cette femme avocate à été manipulée par des comptables véreux et notamment sur un système maffieux pour les bus urbains. et le mouvement 5 étoiles ne la soutient que de très loin.les Romains sont surtout en colère contre la saleté de la ville et certains quartiers périphériques sont infestés de rats qui courent sous les voitures et traversent les terrasses.si vous ajoutez les immigrants qui traînent sans meme faire la manche le romain déprime .

Janssen J-J dit: 11 juillet 2018 à 10 h 20 min

J’aimais bien le style éruptif de bouguereau, naguère. J’ignorais qu’il eût des problèmes avec sa mère. Qui n’en a pas (connus) au reste ? Qu’entendez-vous par « langage favelado », CB ?
Bonne journée brésilienne à toussent et à marie-chantale.

Yann dit: 11 juillet 2018 à 10 h 05 min

christiane dit: 11 juillet 2018 à 9 h 02 min
Rose – 21h
Cherchez plutôt du côté de :
Les Pierres sauvages , de Fernand Pouillon, Seuil – 1964

Nombre de hameaux des alentours du Thoronet portent les noms de familles d’artisans qui vinrent s’y installer lors de la construction de l’abbaye. Nombre de leurs descendants vivent encore dans les parages.

christiane dit: 11 juillet 2018 à 9 h 38 min

Paul Edel – 22h42
Je me souviens d’un échange vif à propos de l’élection de la maire de Rome (« 5 étoiles » M5S), Virginia Raggi, durant l’été 2016. J’étais à l’époque très dubitative… Quel est son bilan ? Les Romains semblent désabusés…
https://www.dailymotion.com/video/x6euer1

Phil dit: 11 juillet 2018 à 9 h 05 min

La perfide Albion risque la fessée méritée, une finale France Croatie se profile avec l’Europe de la diversité dont la coupe est pleine, Poutine rira jaune.

christiane dit: 11 juillet 2018 à 9 h 02 min

Rose – 21h
Cherchez plutôt du côté de :
Les Pierres sauvages , de Fernand Pouillon, Seuil – 1964
« Ce roman se présente comme le journal du maître d’œuvre qui, au douzième siècle, édifia en Provence l’abbaye du Thoronet, exemple d’architecture cistercienne. Jour après jour, nous voyons ce moine constructeur aux prises avec la faiblesse des hommes et l’inertie des choses, harcelé par les éléments contraires et, plus encore, par ses propres contradictions. La vie d’un chantier médiéval… »

renato dit: 11 juillet 2018 à 8 h 45 min

«…pourquoi ne répond-on jamais aux questions sur la Rdl ? »

Pas vrai. Si la question n’est pas une provocation je réponds. Puis il y a les choses que n’emporte qui devrait savoir et, dans ce cas, parfois je réponds, parfois pas.

renato dit: 11 juillet 2018 à 7 h 56 min

Ce que de la musique Lanzmann & Co. n’étaient pas fichus de comprendre (en retard car j’ai du passer en bibliothèque afin de consulter la traduction française de « Fragments sur la musique et le langage », Quasi una fantasia. Écrits musicaux II — Theodor W. Adorno).

« La musique renvoie au véritable langage : un langage dans lequel la teneur même se trouverait révélée, mais au prix de l’univocité, passée au langage signifiant. Et comme si le plus éloquent de tous les langages devait être consolé de cette malédiction de l’équivoque — sa part mythique, des intentions affluent en lui. Sans relâche, la musique indique ce qu’elle veut dire, le précise. Mais l’intention ne cesse, en même temps, de rester voilée. »

Chacun interprètera comme bon lui semble.

http://blogfigures.blogspot.com/2010/12/t-w-adorno.html

Bloom dit: 11 juillet 2018 à 7 h 55 min

Liu Xia, la veuve du dissident chinois Liu Xiaobo, sera accueillie à Berlin. Contrairement à la France, l’Allemagne n’a pas tout sacrifié à la diplomatie économique, ce délétère dogme fabusien. L’Allemagne est assez forte pour n’avoir pas peur de défendre les droits humains dans les faits et pas dans les discours pesant tout le poids de la langue de bois et de l’hypocrisie.
Peut-être la France gagnera-t-elle la Coupe de monde de football, mais elle n’est plus la patrie des droits de l’Homme pour les dissidents des pays émergents. Nous sommes devenus une nation de boutiquiers comme disait Napoléon de l’Angleterre. C’est ça le monde nouveau, une rupture historique majeure.

Delaporte dit: 11 juillet 2018 à 7 h 16 min

Il dit que « les lois n’ont plus valeur universelle ». Vous en bénéficiez selon que vous êtes puissant ou misérable. La crise des migrants est aussi une crise morale.

Delaporte dit: 11 juillet 2018 à 7 h 13 min

Dans sa chronique de la Croix, François Sureau observe avec effroi le stade où nous en sommes rendus aujourd’hui, et que la crise des migrants met au jour. Triste Etat de droit, qui a perdu tout ce qui en faisait la noblesse :

« Nous pensions que sitôt arrivé sur notre sol un étranger avait droit à la protection de nos lois. Nous pensons désormais que nos lois ne protègent que ceux qui sont nés sur notre sol, qu’elles n’ont plus de valeur universelle, que c’est la loi d’une sorte de règlement de copropriété, dont seule l’origine serait le « principe et fondement ». »

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