de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Pour saluer Claude Lanzmann

Pour saluer Claude Lanzmann

Tous les auteurs ne gagnent pas à être connus ; certains, il vaut mieux les éviter, changement de trottoir ostentatoire et salutaire qui s’impose tant l’oeuvre paraît indissociable de l’homme. Ce qui est parfois dommage car ce mouvement dicté par un réflexe naturel peut faire parfois passer à côté d’un bon livre. Ainsi Claude Lanzmann qui vient de définitivement déposer les armes à 92 ans. C’est le cas de le dire car il y avait non seulement du militant mais du combattant et du guerrier en lui. A croire qu’il s’épanouissait avant tout dans le conflit (un soir, arrivant en retard sur le plateau d’une émission de télévision en direct à une heure de grande écoute, il prit malgré tout le temps de saluer chacun et, tout en me tendant la main, me dit : « Je crois qu’on est fâchés mais je ne me souviens plus pourquoi… – Ne cherchez pas, on ne l’est pas, mais si cela vous fait du bien de le penser, ne vous gênez pas ! »).Innombrables étaient les ennemis qu’il s’était créés par son agressivité, sa violence verbale, sa goujaterie (autre souvenir : lors d’un colloque à Cerizy où je me trouvais, sur les camps et le cinéma, il commença ainsi son intervention : « Toute autre tentative que Shoah d’évoquer visuellement la Shoah ne peut relever que d’un esprit digne de la canaillerie universitaire » – mais longtemps après, il n’hésita pas à convenir, tout de même, que le puissant Fils de Saül était un grand film).

Claude Lanzmann estimait être le seul avec l’historien américain Raoul Hilberg (l’auteur du grand livre de référence La destruction des juifs d’Europe) à vraiment pourvoir comprendre cette « vénéneuse fleur du mal« . On passe pour un sacré névrosé pour moins que cela. Il est vrai que le bonhomme était insupportable de narcissisme et d’autosatisfaction ; la plupart des photos disposées devant les livres sur les rayons de sa bibliothèque étaient des portraits de lui ; dans une conversation, il imposait à tous de parler à son rythme, selon son propre tempo, et n’hésitait pas à ramener le babil général aux seuls sujets qui l’occupaient sans se préoccuper du souci des autres. De son propre aveu, cet homme à femmes n’aimait séduire qu’une catégorie de personnes et ne faisait guère d’effort pour se rendre aimable auprès des autres. Il était implacable avec ses cibles : le Jan Karski de Yannick Haenel, La vie est belle de Roberto Bénigni etc Ou même les Goncourt en 2009 lorsque courut la rumeur infondée selon laquelle ils allaient couronner Alias Caracalla de Daniel Cordier en lieu et place, tout naturellement, du Lièvre de Patagonie (les deux n’avaient de toute façon aucune chance puisqu’il s’agissait de documents – Antoine Gallimard, éditeur des deux, l’a échappé belle…). Si on lui consacrait un article, on s’exposait à un coup de fil vengeur. Au vrai, il exerçait une certaine terreur, n’hésitant pas brandir la menace, qui ce qui avait le don d’effrayer ceux qui ne le remettaient pas à sa place aussitôt. N’empêche qu’on guettait toujours sa charge tant il y avait du sanglier en lui.1442852851_lanzmann

Ses mémoires parus sous le titre Le Lièvre de Patagonie (Folio) n’en sont pas moins, dans le genre, ce qu’on peut lire de plus passionnant depuis longtemps (de même que, dans l’art du portrait finement ciselé La Tombe du divin plongeur, 2012). Il s’en dégage une leçon de vie qui tient en une phrase : lorsqu’on vit pour une idée forte appuyée sur une conviction inébranlable, il faut s’y tenir contre vents et marées au risque de tout perdre et de se faire une durable réputation d’intolérance. Un mot d’abord sur la fabrication de l’objet : ce livre, il ne l’a pas écrit à proprement parler, tant sa graphie lui paraît gluante de tous ses sucs, mais il l’a dicté à sa secrétaire qui le saisissait sur un ordinateur relié à un grand écran. De quoi insuffler à son récit un allant qui permette aux phrases de couler merveilleusement dans les pages. Rien de familier ou de relâché ; au contraire, le style est de bout en bout très tenu, parfois affecté mais jamais inutilement («  »estrangement » » pour ne pas dire «  »éloignement » »), soucieux d’un usage approprié de subjonctif, ce qui est de plus en plus rare en raison du reproche de préciosité ; seul défaut de cette dictée très écrite, la présence de virgules dans de longues phrases où, de toute évidence, la pause que suggère le point-virgule se serait imposée. Donc, le racontage de mézigue, comme disait Jacques Perret. Curieusement, alors que l’exercice est par nature égocentrique, dans la première moitié du livre, Lanzmann ne la ramène pas, même si par la suite, il se rattrape allègrement, comme s’il tenait absolument à nous rappeler qu’il n’est pas vraiment animé par la haine de soi.

Ce sont des réminiscences posées à la diable, au défi de toute logique et de toute chronologie, mais ce parti pris ne gâte en rien la cohérence de l’ensemble. Sa guerre, son entrée dans la Résistance à Clermont-Ferrand où il était interne au lycée Blaise-Pascal, le maquis, ses parents, ses conquêtes, certes. Les années de rewriter à France-Soir au temps de Ridgway-la-peste et du complot des pigeons voyageurs, les coulisses de l’affaire du curé d’Uruffe, la rencontre décisive de Franz Fanon, l’amitié d’Albert Cohen ombrée par une maladresse insigne (le romancier, grand fumeur, avait disposé deux cendriers face à son interlocuteur, l’un à spirale pour y faire disparaître les mégots, l’autre plat pour y conserver les cendres, et Lanzmann négligea cette distinction) et la suite des âges. Il raconte bien, souvent très bien, celui qui a viscéralement besoin d’incarner pour ressentir, et de se réciter les premières lignes de La Chartreuse de Parme pour comprendre qu’il est à Milan alors même qu’il traverse la piazza del Duomo. Mais on l’attend ailleurs. Et là, il ne déçoit pas.

lanzmannPortraits, choses vues, traits acérés. Le plus frappant est le tempérament qui s’en dégage : un type obstiné comme ce n’est pas permis, une volonté que rien n’abat, un paquet de certitudes dès lors qu’il a fait sa religion sur la question. Ainsi, au détour d’une phrase, « Sartre, le plus grand écrivain français » parce que ça ne se discute pas. Qu’importe puisqu’on le sait. On se laisse alors emballer par cette évocation de l’intérieur d’un demi-siècle de vie intellectuelle française depuis le poste d’observation privilégié de la revue des Temps modernes dont il fut de longue date le pilier. Lanzmann avait la passion du détail. Inédit, il peut être d’un intérêt inégal : on est édifié de découvrir que, lorsqu’il préparait le concours d’entrée à Normale Sup en janvier 1945, la majorité des internes des deux khâgnes de Louis-le-Grand avait voté pour que leur salle de classe soit baptisé du nom de Robert Brasillach ; en revanche, on se fiche un peu d’apprendre que Francis Ponge était atteint de priapisme.

Il y a de belles pages sur l’amitié des condisciples, celle qui le lie à Jean Cau, secrétaire de Sartre de 1946 à 1957, et celle qui lui fera former un trio inséparable avec Gilles Deleuze et Michel Tournier ; ils étaient troisparmi dix Français sur cinq mille étudiants Allemands ; dès 1947, il rejoignit le futur philosophe et le futur romancier à l’université Eberhard Karl de Tübingen afin de partager leur chambre, d’y étudier la philosophie allemande in situ et partager leur toit Hegelstrasse à l’ombre du grand Hölderlin.  En ce temps-là, lui en pinçait surtout pour Leibniz et sa théorie des possibles et des incompossibles. En 1948/1949, au lendemain du choc provoqué sur lui par la parution de Réflexions sur la question juive de Sartre, il tint un séminaire sur l’antisémitisme à l’université de Berlin mais fut finalement viré du pays pour avoir publié dans la Berliner Zeitung deux articles dénonçant les faiblesses, l’indulgence et les illusions de la dénazification.

Les pages consacrées à sa soeur, la comédienne Evelyne Rey, ses rapports difficiles avec ses amants, de Jean-Paul Sartre à Claude Roy, jusqu’à son suicide en 1966, sont poignantes de vérité, jusque dans les règlements de compte et l’implacable mise à nu de sa propre culpabilité. Sur Sartre et Beauvoir, il y a là des mises au point dont leurs futurs biographes feront leur miel. L’un « voix d’acier trempé, incarnation d’une intelligence sans réplique« , sa générosité, sa folie cornélienne de la non-dépendance et leurs larmes à tous deux, Sartre et Lanzmann, en sortant du cinéma où ils venaient de voir Brève rencontre de David Lean ; l’autre, sa curiosité, sa sensualité, sa capacité d’écoute. La complicité de leur étrange trio est décrite avec la plus belle encre (lors d’un Salon du livre, je l’avais entendu fulminer contre un critique qui avait insinué que les trois partouzaient :« Moi, coucher avec Sartre ! Ah le con ! »). De Sartre, il partagea les instants jusqu’en 1968 ; après, il reconnaît qu’il n’est plus « un témoin fiable » mais n’en assure pas moins que Sartre, et nul autre, malgré sa fameuse visite à Baader, est celui qui a empêché le gauchisme français de basculer dans le terrorisme. Lanzmann partagea de manière quasi conjugale la vie de Beauvoir de 1952 à 1959 et tout ce qu’il dit d’elle, au-delà du témoignage, a la touche infime et sensible du vécu. Sur ses documentaires militants Pourquoi Israël et Tsahal, animés d’un parti pris revendiqué, il donna d’utiles mises au point (« Ma patrie, c’est mon film ») qui ne suffirent pas à désarmer les hostiles. Mais ce sont évidemment les pages et le chapitre sur Shoah qui sont les plus forts.738_076_shoah_07

Le mot “Shoah” s’est imposé à moi tout à la fin parce que, n’entendant pas l’hébreu, je n’en comprenais pas le sens, ce qui était encore une façon de ne pas nommer. Mais, pour ceux qui parlent l’hébreu, “Shoah” est tout aussi inadéquat. Le terme apparaît dans la Bible à plusieurs reprises. Il signifie “catastrophe”, “destruction”, “anéantissement”, il peut s’agir d’un tremblement de terre ou d’un déluge. Des rabbins ont arbitrairement décidé après la guerre qu’il désignerait “la Chose”. Pour moi, “Shoah” était un signifiant sans signifié, une profération brève, opaque, un mot impénétrable, infracassable, comme un noyau atomique. Quand Georges Cravenne, qui avait pris sur lui l’organisation de la première du film au Théâtre de l’Empire, m’a demandé quel était son titre, j’ai répondu :

– Shoah .

– Qu’est-ce que cela veut dire ?
– Je ne sais pas, cela veut dire ‘Shoah’.
– Mais il faut traduire, personne ne comprendra.
– C’est précisément ce que je veux, que personne ne comprenne.”

Je me suis battu pour imposer “Shoah” sans savoir que je procédais ainsi à un acte radical de nomination, puisque presque aussitôt le titre du film est devenu, en de nombreuses langues, le nom même de l’événement dans son absolue singularité. Le film a été d’emblée éponyme, on s’est mis partout à dire “la Shoah”. L’identification entre le film et ce qu’il représente va si loin que des téméraires parlent de moi comme de “l’auteur de la Shoah”, ce à quoi je ne puis que répondre : “Non, moi, c’est ‘Shoah’, la Shoah, c’est Hitler.” » (in Le Monde, 26 février 2005)

Non un film sur la Shoah mais un film qui soit la Shoah. Sur le papier, le projet de ce documentaire était infaisable pour mille et une raisons qui toutes négligeaient la personnalité intransigeante et hors-normes de l’auteur. Son film rencontra en dépit de son énormité un succès mondial et fut couvert de prix, d’honneurs et de médailles. Et pourtant… : douze ans de tournage dans quatorze pays en neuf langues, neuf heures et demies au final à partir d’un montage de 350 heures d’interviews de rescapés, d’acteurs, de responsables et de témoins de la déportation, sans aucune image d’archives et sans commentaire (« Ce n’est pas le commentaire qui doit donner l’intelligibilité mais la construction du film elle-même »). Cela dit quelque chose de sa conception de l’enquête, mélange de maïeutique (si bouleversante lors de la conversation avec le coiffeur Abraham Bomba) et de caméra cachée (si contestable lors de l’ « interview » d’un ancien officier SS, l’un des trois anciens nazis sur six ainsi dévoilé, ou encore dans le fait d’avoir dû payer « copieusement » certains Allemands pour qu’ils témoignent). De sa méthode pour débusquer les silencieux de l’Histoire. De l’état dans lequel il se met pour interroger les témoins « un état d’hypervigilance hallucinée et précise qui est pour moi la formule même de l’imaginaire ». De l’impératif catégorique de la recherche et de la transmission et de la vérité. Du refus absolu du cinéma appliqué au génocide. De la manière dont l’obsession de sa vie (la peine capitale) se retrouve au coeur de l’oeuvre de sa vie.

2978606-claude-lanzmann-30eme-diner-annuel-du-950x0-2Mais aussi de la fabrication même de ce film essentiel, à l’origine une commande d’un responsable du ministère israélien des affaires étrangères, que l’auteur, petit à petit lâché financièrement, mettra des années à achever après avoir arraché des subsides à droite à gauche en allant les chercher avec les dents si nécessaire (le producteur Claude Berri fut de ceux qui l’y aidèrent), douze ans de tournage enchâssés dans un temps suspendu « d’une rigueur implacable », fidèle à sa réputation de harceleur, mais sans jamais dévier de sa ligne : réaliser un film non pour répondre aux négationnistes (« on ne discute pas avec ces gens-là ») mais pour qu’un choeur immense de voix témoigne qui fera date en donnant une sépulture à des millions de juifs sans sépulture. Grâce à son fichu caractère, parlant de la destruction des Juifs d’Europe, aujourd’hui on ne dit plus « holocauste » ni « génocide » mais « shoah » et chacun sait de qui et de quoi il s’agit.

Au fond, c’est l’histoire d’un homme irréductible dans son rapport à la vérité, et qui, tout au long de sa vie, n’a cédé en rien sur ce qui lui importait, qualité qui lui vaut notre admiration, et la sienne aussi : »J’ai été le maître du temps et c’est là sans doute ce dont je suis le plus fier ». Claude Lanzmann était un homme des mûrissements longs, qui ne craignait pas l’écoulement du temps. Sa force aura été de mettre les autres à son diapason. Il y a peu, il avait confié au micro de France-Culture:

« Je ne me suis jamais guéri de la mort. Ce qui me scandalise le plus dans le monde, c’est de devoir mourir. Je n’aime pas la musique, et je n’aime pas mourir. Vous pouvez dire ça de moi ».

La mort, cela va de soi. Mais pourquoi la musique ? J’ignore où il en parle plus longuement mais ce serait intéressant à creuser car souvent ce rejet, cette aversion, cette mise à distance en disent bien plus sur une personne que bien des confessions. Pas de musique dans Shoah.

(photos Olivier Roller et D.R.)

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commentaires

680 Réponses pour Pour saluer Claude Lanzmann

Pablo75 dit: 10 juillet 2018 à 23 h 58 min

Pour ceux qui se posent des question sur qui est Pierre Assouline, la réponse est simple:

C’est un Bélier ascendant Cancer, avec la Lune en Gémeaux.

Il a Mercure en Poissons, Vénus en Bélier, Mars et Jupiter en Taureau, Saturne et Neptune en Balance, Uranus en Cancer et Pluton en Lion.

Et un Uranus et un Mars forts.

Pablo75 dit: 10 juillet 2018 à 23 h 58 min

« JJJ, pour quoi écrivez-vous de cette manière de favelado? »

Parce qu’il est c.on, tout simplement, Claudio.

Très, très c.on.

Chaloux dit: 10 juillet 2018 à 23 h 23 min

Tous les autres niveaux de message ne sont que des leurres destinés à masquer ce qui est véritablement exprimé.

Chaloux dit: 10 juillet 2018 à 23 h 20 min

« JJJ, pour quoi écrivez-vous de cette manière de favelado? »

Exactement comme dans le cas de bouguereau, Claudio, l’indice d’une incapacité à s’autonomiser par rapport à la mère. Du babillage de petit enfant, plus ou moins dissimulé.

rose dit: 10 juillet 2018 à 23 h 13 min

Lavande

c pck vous vous êtes moquée de mon admiwation pour les gwands nouaws. Dont un mesure 1m68.
voilà.
ma mèwe vous auwait dit
« c’est le bon dieu qui t’a punie ».

bisous quand même hein

moi je pouwai do’mi’ quand les klaxons se zéro t calmés.

Claudio Bahia dit: 10 juillet 2018 à 23 h 09 min

Clopine dit: 10 juillet 2018 à 21 h 54 min
là, clopine, vous avez été très bien; j’ai aimé, comme souvent quand vous prenez le temps de poser votre écriture, vos reflexions.

JJJ, pour quoi écrivez-vous de cette manière de favelado? imitez-vous quelqu’un? ou une caste? il y a-t-il un code? ça me rapelle Bougereau je crois, qui devait faire un effort probablement incroyable pour écrire « fonaîtikeman ». Je dit tout ça,…comme ça, par accident… (ça c’est du Prévert; quel poème ?)

Lavande dit: 10 juillet 2018 à 23 h 09 min

« mais quel match avez-vous regardé vous ? »

J’avais coupé le son et apparemment ça ne m’a pas réussi !
Confondre Matuidi et Umtiti: je vais avoir du mal à me faire passer pour une experte ! et en plus je la ramène en ironisant sur le lieu de naissance !

J’ai attrapé une bronchite causée par une clim démente: ça n’arrange pas mes pauvres petits neurones.
Au dodo !

Phil dit: 10 juillet 2018 à 23 h 07 min

Victoire de l’esprit de résistance sur celui de Vichy.

dear Bloom, diable (pas rouge), qu’allez-vous chercher..soyez sans crainte, dans leur temps libre les champions ont révélé qu’ils jouent à la « plaie stécheune », aucun risque de trouver un Chardonne sous l’oreiller.

Bloom dit: 10 juillet 2018 à 23 h 00 min

cette uniformisation obligatoire du comportement patriotard à l’occasion du foot ,oui,çalaisse perplexe.

Tant que la foule ne lynche ni les Noirs, ni les Arabes, ni les Blancs, ni les Juifs, ni les Belges (pourquoi les Belges?), on reste dans le domaine de la beauferie généralisée – une aubaine pour les puissants.

Lavande dit: 10 juillet 2018 à 22 h 56 min

Rose 21h41 : Toulouse au Gabon ? Ça alors ! Je croyais que c’était dans le Kentucky ! Vous devriez vérifier.

Vais-je avoir le courage de dire que j’ai regardé le match, que j’ai trouvé le but de Blaise Matuidi absolument bluffant et que je suis contente ?

En plus, Rose, pour aggraver mon cas, si des ami(e)s homo me demandaient d’être témoin à leur mariage, j’en serais ravie.

Paul Edel dit: 10 juillet 2018 à 22 h 42 min

On peut rester rêveur devant ce déferlement de drapeaux et ces hurlements sortis des voitures qui dévalent les rues de la ville où j’habite. en même temps que des bandes d’ados tous en T shirt bleus vociférants avec canettes de bière…Je ne sais pas pourquoi mais je pense immédiatement populisme,et… nationalisme . Quand je vois ce qui se passe, dans l’italie que j’aime,qui après le berlusconisme tombe dans pire avec ce mélange du mouvement 5 etoiles associé aux pires fascistes de la ligue du Nord.. démocratie directe..?.. cette uniformisation obligatoire du comportement patriotard à l’occasion du foot ,oui,çalaisse perplexe.

Bloom dit: 10 juillet 2018 à 22 h 34 min

Je pense comme PaulEdel, je crois que la France va perdre ; j’imagine un 3-2 en faveur des Belges.

Vous êtes pardonné, Delaporte, parce que la Belgique a livré un match somptueux et possède le meilleur joueur du monde. Les dieux, le fatum, la baraka, la gnak & le courage sans faille étaient du côté français – c’est assez rare pour que l’on s’en réjouisse. Ces jeunes ont du caractère – ils n’aiment pas perdre. Victoire de l’esprit de résistance sur celui de Vichy.

Phil dit: 10 juillet 2018 à 22 h 17 min

beau triste et vrai, ce que vous écrivez Dame Clopine. reste que les beuglements féminoïdes hors les murs semblent une nouveauté de ce « mondial », comme un dommage collatéral weinsteinien.

Clopine dit: 10 juillet 2018 à 21 h 54 min

Non,JJ, pas d’ermitage visité… Je goûte la paix du soir qui descend : oiseaux qui se taisent les uns après les autres, au loin les meuglements des bêtes, c’est l’heure où le jardin potager et les prés sont peu à peu dorés par le soleil rasant. Il n’a pas fait très chaud, aujourd’hui, moins que les jours précédents, mais il n’a pas plu non plus : du coup, Clopin a fait couler, dans les rigoles du potager, l’eau de la source stockée dans son réservoir, sous la serre, et tous ces mini-ruisseaux colorent de brun foncé la terre grise. Je me dis que le monde est fou d’avoir oublié qu’il nous faut cultiver nos jardins, je sais que tout à l’heure, que je le veuille ou non, j’entendrai un brouhaha là-haut, sur la route, par ivresse de la victoire ou tension du désappointement « ils » ne pourront s’empêcher de faire vrombir leurs moteurs et de laisser échapper, par les vitres grandes ouvertes, leurs exclamations. Je pense à mon grand’père, qui accrochait à sa fenêtre un drapeau français, tous les quatorze juillet. Qu’aurait-il pensé de ces drapeaux sortis pour des matchs de foot ? Je pense aux salaires des joueurs, à la publicité, à l’instinct grégaire et effrayant d’une identité nationale, à l’idéal internationaliste et révolutionnaire des militants bolcheviks de 1917, à Hume et à mon fils, aux ordinateurs et à mes doigts tachés d’encre qui m’ont valu, à l’école primaire, tant de remontrances – les doigts restent propres, désormais, mais les idées, dites, les idées, quelle est cette crasse qui les recouvre désormais ?

rose dit: 10 juillet 2018 à 21 h 41 min

c Umtiti.
un gwand nouaw du Gabon.
l’avait rien à becqueter quand il était môme.
j’ai arrosé les plantes et moi même avec le jet d’eau.
j’ai transplanté deux tomates en mettant l’ortie au fond. Et vais au pieu.
salut

zerbinette dit: 10 juillet 2018 à 21 h 41 min

Pas besoin de regarder la télé, les braillements qui arrivent par les fenêtres nous avertissent qu’un but a été marqué…

JJJ, dès que le foot sera terminé, partez pour Sankt-Peterbourg, vous ne le regretterez pas, très belle ville, pas seulement l’Ermitage, promenade sur les canaux etc…

rose dit: 10 juillet 2018 à 21 h 37 min

non. Jjj
j’en rêve. j’y dormirai la nuit.
un jour j’irai avec mon voyageur de commerce et je l’appellerai Blaise.

rose dit: 10 juillet 2018 à 21 h 35 min

but
je le sais. tt le monďe a hurlé.
un point pour la France.
Clopine
ma réponse à vous est modérée.
quelle est la question à laquelle vous voudriez une réponse ?

Janssen J-J dit: 10 juillet 2018 à 21 h 13 min

@20.23 je vous ai fait une longue réponse, CT, et vous savez que je suis pas un troll, mais la modération l’a enlevée, bien que j’aie mis des points partout. Du coup, écœuré, j’ai jeté l’éponge alors que le match, j’en ai rien à fout.re, itou, mais faut pas trop le dire, ça fait pas viril sur le rdl… Le ffotaball, c’est quand même autre chose que la rdl ! parait-il. Mais du coup, on s’dmande ce que faites vous pendant ce temps ? Avez-vous déjà visité l’Ermitage à SP, CT et Mlle Rose ? Moi j’aimerais « le faire » jour, une fois que toute cette agitation lors cette « coupe » sera finie. (craint)

rose dit: 10 juillet 2018 à 21 h 00 min

parfois Clopine, un répond aux questions. mais pas toujours, vous avez raison. moi j’ai demandé à C.P si son père s’appelait Jean.
Ben, pas de réponse.
Même pas je ne vous le dis pas.
Enfin, j’ai mangé du risotto à la milanaise et la moitié d’une saucisse de Thoard, je me suis régalée.

Delaporte dit: 10 juillet 2018 à 20 h 51 min

« Par exemple : pourquoi ne répond-on jamais aux questions sur la Rdl ? »

Parce que, vous, en particulier, Clopine, vous avez une peur fantasmatique des « trolls ». Vous ne savez pas vraiment les repérer. Du coup, vous devenez paranoïaque, ce qui n’arrange pas le tableau…

Clopine dit: 10 juillet 2018 à 20 h 23 min

Mais non, Rose, vous n’êtes pas toute seule. Moi non plus je ne regarde pas le match ni ne « vibre » à cet évènement. Et moi aussi j’ai envie de parler d’autre chose. Par exemple : pourquoi ne répond-on jamais aux questions sur la Rdl ?

rose dit: 10 juillet 2018 à 20 h 10 min

j’ ai refusé d’ aller voir le match en groupe chez une copine belge. faudrait faire semblant de ne pas soutenir la France, ce serait comme être le témoin à un mariage pour tous.
Eh bien non.
Tant pis s’ ils s’ amusent bien.
Je me morfonds toute seule.
C’ est un fait.

rose dit: 10 juillet 2018 à 19 h 44 min

ok. un train de retard. guère étonnant. la France ayant gagné en quart j’ espère qu’ elle va gagner la demie finale contre ces belges. Drôles mais pénibles.

Pat V dit: 10 juillet 2018 à 18 h 44 min

Trenet connaissait très bien la nationale 7, la voie du VRP par excellence, avant la prolifération des autoroutes à péage. 😉

Janssen J-J dit: 10 juillet 2018 à 18 h 40 min

@ Je pense que la France va gagner en quarts de finale

J’avions compris qu’on était déjà passés aux demies ? J’avions dû m’tromper, ast’heure… :-)

Pat V dit: 10 juillet 2018 à 18 h 38 min

Chaloux dit: 10 juillet 2018 à 18 h 30 min

Vous avez sans doute raison Chaloux, mais j’ ai envoyé en lien son blog à de très nombreux amis qui ne le connaissait ni d’ Eve ni d’ Adam. ( Notamment son post sur le bouquin de Lançon.)
Mais c’ est comme dans le commerce en général, on est jamais assez connu..c’ est ce qui fait que l’ on peut toujours avoir de nouveaux clients et prospérer. 😉

Janssen J-J dit: 10 juillet 2018 à 18 h 37 min

@ Mme CT. : Il (pas jz, mais ma Précieuse) voulait évoquer un « éclectique » curieux de tout…, d’une très vaste culture, mais un brin trop superficielle à ses yeux, un voyageur papilionacé sans bagage qui approfondirait pas trop la littérature, quoi… Brefle, tout le contraire de sa Préciosité incrustée dans la rareté de sa pratique musicale ineffab’, en somme.

Et moi, je me demande si quelqu’un se souvient icite de cet écrivain breton très prometteur des années 60, Nicolas Genka, brisé dans son élan par le MI pour atteinte à la morale publique, dans ses deux romans superbes : L’épi monstre et Jeanne la Pudeur.

A sa Précieuse scatologie dans l’insulte, pas plus tard qu’hier soir, on appréciera particulièrement la TENUE de ce bon mot… étalé sur les murs de ses propres watères :

@ 22.38 « Ce pauvre Delacortte de chien continue de badigeonner en couches épaisses sa blague à cent balles ». (…) Delacortte de chien n’est pas un nom propre. Il faut le ramasser et le porter, avec des gants, où va toute chose ».

Donc, tu vois l’genre de gars qui vient te donner d’la moraline en se gaussant de ses bons mots à l’eau de cologne, hurkhurkhistan. A part de ça, ce Raffiné-là, l’a aucune obsession, vous dit-on ! Il est comme le gros cagué sur lui qui se bouche le nez croyant que tous les aut’ ont iéch dans leur froc… Comme une caravane qui passerait sur l’arrière-train de sa misère.

Pat V dit: 10 juillet 2018 à 18 h 34 min

Jazzi dit: 10 juillet 2018 à 18 h 18 min

Je vous réponds Jazzi, mais avec un certain étonnement je vois ma réponse, très professionnelle et technique, modérée?

Jazzi dit: 10 juillet 2018 à 18 h 31 min

Dans ton portrait de Passou, Clopine, tu oublies sa consultation régulière des bibliothèques espagnoles et, parmi ses loisirs, sa passion du jeu de Paume…

Chaloux dit: 10 juillet 2018 à 18 h 30 min

PatV, Assouline est devenu un porte-voix extraordinaire. Vous minimisez son importance dans le monde des lettres d’aujourd’hui.

Pat V dit: 10 juillet 2018 à 18 h 29 min

A l’heure d’internet, ça existe encore les voyageurs de commerce ?

Oui, Jazzi. En nette diminution comme les négoces qui les emploient, mais ils existent toujours.

( Existe-t-il un roman sur la vie des VRP, autre que le film  » Les galettes de Pontaven  » avec Jean-Pierre Marielle?)

Chaloux dit: 10 juillet 2018 à 18 h 29 min

Jazzi, Blabla ne dit pas que des sottises, c’est évident. Et même, parfois, comme sur ses réflexions à propos des décors de Boudu sauvé des eaux (sa fascination pour les intérieurs de ce temps-là), j’aurais dit exactement les mêmes choses. Avec lui, le problème n’est pas là.

Pat V dit: 10 juillet 2018 à 18 h 26 min

Il y a belle lurette que les informations commerciales dans le monde du livre sont écoutées dans les secrétariats d’ édition et que l’ on fait remonter l’ information aux critiques maison pour  » adapter  » les résumés des produits livres à vendre…l’ édition n’ a pas vraiment besoin dans le quotidien d’ un homme comme Pierre Assouline, c’ est un plus de luxe, un conseiller des tendances qui influence que très superficiellement les ventes. Il fait parler des livres qu’ il choisit, ici, et encore, lorsque le peuple commentateur le veut bien!

Jazzi dit: 10 juillet 2018 à 18 h 24 min

Là, Chaloux, tu es plus pondéré et pointu dans ton analyse. Mais quand tu dis : « la civilisation juive nous structure tout autant et même peut-être davantage que la civilisation chrétienne », tu te rapproche étroitement de ce que dit WGG…

rose dit: 10 juillet 2018 à 18 h 23 min

a contrario de Bloom et de Paul Edel, je pense que la France va gagner en quarts de finale ; ensuite, je ne sais pas.

Chaloux dit: 10 juillet 2018 à 18 h 17 min

Clopine, il y a, à mon humble avis une part commerciale non négligeable dans le sacerdoce d’Assouline. Sans quoi, il serait incompréhensible qu’il ait fait certains éloges.

Et puis, il y a en lui quelqu’un d’autre, qui m’a beaucoup apporté, notamment sur une certaine judéité secondaire (si j’ose dire) de tout européen, tant ce que j’appellerais volontiers la civilisation juive nous structure tout autant et même peut-être davantage que la civilisation chrétienne. Job et Séfarad comptent à mes yeux. Je lui suis extrêmement reconnaissant, comme à un ami très cher, d’avoir orienté ma réflexion de côté-là, qui est essentiel.

Pour l’éloge des Reinhardt, des Enard, des Slimani, et de quelques autres, c’est une autre affaire. Il y alimente à mon avis la machine qui le fait vivre, sans plus.
Cela dit, sa participation très active au sauvetage de l’excellente maison Bernard de Fallois est à mettre à son crédit.

Jazzi dit: 10 juillet 2018 à 18 h 16 min

« Je vais faire comme Jazzi, poser une question faussement innocente »

Copieuse et médisante Clopine !
Mais questions sont VERITABLEMENT in-nocentes, tout autant que ma propre personne ! On peut même dire que je suis carrément bébête. Qu’est-ce que vous voulez, on ne se refait pas !

Pat V dit: 10 juillet 2018 à 18 h 11 min

 » Un voyageur de commerce, je sais ce que c’est : un type en voiture avec des échantillons, qui visite des clients potentiels, fait des tonnes de bornes et dîne tout seul dans un hôtel anonyme, au menus forfaitisés et tous semblables, avant de finir au lit devant la télé suspendue sur le mur… »

Là, on sent l’ observation prise sur le vif! 😉 Le syndicat des VRP ( s’ il existe encore…) va vous tomber sur le dos, Clopine! :)

Clopine dit: 10 juillet 2018 à 17 h 54 min

Je vais faire comme Jazzi, poser une question faussement innocente, et demander qu’on m’explique ce que c’est exactement, le côté « voyageur de commerce » de Pierre Assouline ? Un voyageur de commerce, je sais ce que c’est : un type en voiture avec des échantillons, qui visite des clients potentiels, fait des tonnes de bornes et dîne tout seul dans un hôtel anonyme, au menus forfaitisés et tous semblables, avant de finir au lit devant la télé suspendue sur le mur… Un Pierre Assouline, que je ne connais pas, et je n’en ai pas la prétention, néanmoins j’ai l’impression de posséder quelques lueurs sur ses activités d’hommes de lettres et de jury Goncourt : lectures nocturnes, déplacements littéraires entre bibliothèques anglaises, israéliennes et norvégiennes, dîners parisiens un peu chics et conversations, de ci de là, entre plateaux de radio ou de télé,avec tel ou tel. Ajoutez-y sans doute quelques vacances suisses et quelques amis, peut-être, allez savoir, quelques projections privées, et des apparitions dans les rédactions ou les maisons d’édition. Sans oublier, bien sûr, le net et les parties d’échec : vous avez l’emploi du temps de notre homme.

Eh bien, je ne vois guère de rapports entre les deux, moi

Janssen J-J dit: 10 juillet 2018 à 17 h 31 min

Tu peux dire morceaux de merd.e, tu sais, ma Précieuse, les Ridicules y consentaient avec leurs airs de pas y toucher en conversant entre elles juchées sur leurs paniers percés…, et en + la modération laisse passer, t’imagines !…

Janssen J-J dit: 10 juillet 2018 à 17 h 25 min

Tu es vite fatiguée, ma Précieuse. Va donc jouer avec pablita57 et wgw75, t’es guère bon qu’à ça, et ton épinette sentira beaucoup moins mauvais. Tu nous les brises. Dnnc, brisons-là, comme tu dis, et marchons sur nos brisées parallèles en italiques : 3 à 2, donc ?

Chaloux dit: 10 juillet 2018 à 17 h 23 min

Gigi, amuse-toi tout seul avec tes morceaux, tes morceaux de quoi, au fait? Tes morceaux de… oui c’est bien cela, aucun doute. C’en est. Mais n’oublie pas de te laver les mains.

Bloom dit: 10 juillet 2018 à 17 h 22 min

Je pense comme PaulEdel, je crois que la France va perdre ; j’imagine un 3-2 en faveur des Belges.

L’esprit défaitiste de Vichy à la sauce footballistique?.Et si vous vous trompiez?
« Discretion is the better part of valour », nous dit Shakespeare. Wait & see.

Janssen J-J dit: 10 juillet 2018 à 17 h 20 min

@ « avant d’acrire…. »
acrimonieux et sur des acries, à la louchebem, quoi.
@ « On l’espère mais on n’y croit guère ». T’as raison, je me ch. dessus et je t’éclabouse un brin. Hurkhurkhurk ? On est censés rire, ma Précieuse ?

Janssen J-J dit: 10 juillet 2018 à 17 h 12 min

@ « Mais ce que nous apprend ce voyage à travers la vie c’est que la vanité et la nullité n’en ratent pas une ».

« De la tenue », te dis-je !… (Voui, ma Précieuse, en voilà t’un bel assortiment). Apprends-le par coeur, et jette-le à bon escient dans les dîners t’en ville, après ça, si tu t’en tires, tu s’ras mieux sortab’, hein !?…

Bloom dit: 10 juillet 2018 à 17 h 11 min

N’y avait-il pas chez Lanzmann une sorte de panoplie de mâle alpha…. Si vous suivez mon regard ? Et une espèce d’hétérosexualité érigée (si j’ose dire) en « rempart absolu » ??

Il appartenait à l’ancien monde, un monde où, pour reprendre le titre du spectacle de la chorégraphe belfastoise, Oona Doherty, (it was) « hard to be soft ».

Chaloux dit: 10 juillet 2018 à 17 h 10 min

Gigi : torchons nous

Gigi, pas de méprise : ta sca.to.logie obsessionnelle n’éclabousse que toi.

Je suppose que cette pensée est à mettre au compte de ta « profondeur réflexive ». On espère en effet que tu as encore quelques réflexes de ce côté-ci de ta personne. On l’espère mais on n’y croit guère.

Hurkhurkhurk!

Beltegeuse dit: 10 juillet 2018 à 17 h 00 min

Chaloux à Paris pour 48h, wifi vous permettra de poursuivre la procédure, le procès, vous pourrez même alimenter le bûcher qui mettra fin aux jours de cette pauvre créature qui vous obsédé. Et il en sera fini, enfin nous n’aurons plus à lire qu’un épilogue si encore votre grandeur estimé qu’il le mérite.

Chaloux dit: 10 juillet 2018 à 16 h 56 min

« la profondeur du champ réflexif »

Où, Gigi? Pablo a raison, tu n’es qu’un so.t(te).

« assurément l’extrême contentement de soi-même lié au sentiment grisant de l’avoir traversé sans encombre ni égratignure majeure ».

Ce n’est pas ce que raconte ton pauvre style (s’il est possible d’appeler ce verbiage un style). Sauf évidemment pour l’extrême contentement qui n’est que trop sensible.

Décidément, Gigi, tu n’as aucune tenue.

De la tenue, on te dit…

Delaporte dit: 10 juillet 2018 à 16 h 51 min

Une fin tragique aurait relancé la machine médiatique. Si tous les enfants étaient morts, vous n’imaginez pas le retentissement mondial ! Même Macron aurait fait une déclaration en hommage à ces pauvres enfants disparus dans des conditions atroces. Les médias avaient leur bout de gras pour plusieurs semaines, presque tout l’été !

Delaporte dit: 10 juillet 2018 à 16 h 49 min

Résultat de l’opération, quand même : un plongeur secouriste décédé, et les enfants tous à l’hosto après douze jours sans manger et sans quasi respirer ! Bravo l’humanité !

Delaporte dit: 10 juillet 2018 à 16 h 47 min

On ne sait pas encore ce qu’ils allaient faire dans cette galère. C’est ce détail qui est assez marrant. Les médias nous précisaient qu’on ignorait pourquoi, après leur entraînement de foot, ils avaient décider de pénétrer dans les galeries souterraines. Mystère et boule de gomme.

Delaporte dit: 10 juillet 2018 à 16 h 44 min

Cela fait deux semaines qu’on nous casse les burnes avec ces enfants prisonniers d’un grotte souterraine en Thaïlande. Bon, maintenant, ça suffit ! Ils ont tous été récupérés sains et saufs, je crois qu’on peut passer à autre chose de plus intéressant ! Si encore, ils étaient tous morts dans des conditions horribles ! Si leur agonie avait été particulièrement pénible ! Les médias nous auraient filmé ça en direct, sans scrupules. Mais non, on a réussi à les sauver. Tant mieux pour eux :

« Après plus de deux semaines sous terre, les derniers enfants et leur entraîneur qui étaient bloqués au fond d’une grotte inondée ont été récupérés ce mardi. »

Janssen J-J dit: 10 juillet 2018 à 16 h 37 min

@ Mais ce que nous apprend ce voyage à travers la vie …

… c’est surtout la profondeur du champ réflexif, et assurément l’extrême contentement de soi-même lié au sentiment grisant de l’avoir traversé sans encombre ni égratignure majeure (3e béatitude).

Beltegeuse dit: 10 juillet 2018 à 16 h 28 min

Delaporte sans mettre en doute sa sincérité je l’ai trouvé un brin goguenard dans cette première partie du film à laquelle j’ai prête attention comme s’il était assuré d’avance de mettre en évidence l’antisémitisme sous jacent des Polonais. Quand on sait que les sondercomandos composés de juifs ont eux même été contraints d’encadrer le génocide et ont conduit leurs coreligionnaires à la mort, excecutés qu’ils furent tous les trois ou quatre moiset assurés de l’être ,on peut aussi se demander si comme en France à côté des délateurs et des collabos actifs le peuple et pourquoi pas les dirigeant soumis à l’envahisseur nazi ne se sont pas vus forcés d »accepter l’inacceptable qu’il futent ou non antisémite. L’idée que les juifs sont tous riches et que ceux d’entre eux possèdent des richesses qui les conduisent à pouvoir exercer des pressions, une influence , faire partie des puissances qui décident et exploitent est toujours d’actualité , c’est comme si pouvait penser que parce que par exemple Bernard Arnaud ou Xavier Niel qui sont riches tous les français le sont. C’est stupide mais c’est en partie ce genre de raisonnement qui alimente la jalousie, l’envie, la haine. Le témoignage de la vieille épouse mariée à un l’instit lui même membre du parti laisse entendre que même ceux qui pour continuer d’exercer leur activité avaient pris la carte étaient horrifiés par le sort qui fut celui des 400 000 juifs exterminés à Chelmno , détruits dans des fours construits par des juifs ou enterrés dans les fosses. Je n’ai pas vu tout le filmage qui peut être en dit plus sur l’implication des autorités polonaises à l’époque. En France nous avons eu Vichy et son administration zélée.

Janssen J-J dit: 10 juillet 2018 à 16 h 23 min

On peut faire bien des critiques à Assouline, notamment son côté voyageur de commerce, mais c’est certainement un homme d’une très grande bonté.

Ah bon, c’est la critique qu’on pourrait lui faire ??? Ché pas, moi, j’aurais pas dit ça… Je trouve ça un brin vachement malveillant, la bonté parée des oripeaux du saltimbanque séfarade, moi je sais que sam’ plairait pas des masses trop. Bon bref, chacun son fouta.ge de merdr sur la ‘rdl, hein. Pas sûr que l’wgw y retrouve pas ses crottins, d’ailleurs !

Janssen J-J dit: 10 juillet 2018 à 16 h 17 min

et d’ailleurs, un accessit de l’Académie lui suffit grandement, faut dire que cet hymne à la vaccine passait, même à l’époque, pour un brin pompier…
« Par le fer délicat dont le docteur arme ses doigts,
Le bras d’un jeune enfant est effleuré trois fois.
Des utiles poisons d’une mamelle impure,
Il infecte avec art cette triple piqûre.
Autour d’elle s’allume un cercle fugitif,
Le remède nouveau dort longtemps inactif.
Le quatrième jour a commencé d’éclore,
Et la chair par degrés se gonfle et se colore.
La tumeur en croissant de pourpre se revêt,
S’arrondit à la base, et se creuse au sommet.
Un cercle, plus vermeil de ses feux l’environne ;
D’une écaille d’argent l’épaisseur la couronne ;
Plus mûre, elle est dorée ; elle s’ouvre, et soudain
Délivre la liqueur captive dans son sein ».

Janssen J-J dit: 10 juillet 2018 à 16 h 09 min

Ecraser une mit/r/e ?… + facile à dire qu’à faire et surtout, un brin miteux ou mythe aux manies – @ « ne vous lâchez pas à comparer Janssen à Wgg ». Merci CB, j’avais loupé cette mise en garde infra. En effet, ne faisons pas cette erreur. Pensions qu’on était tous tenus par le boeuf bouffi et son comparse à respecter les morts ou les gars à qui le sifflet aurait été coupé… Pourquoi s’acha-rené sur de visqueuses vérifications héraldiques si ce n’est pour leur accorder un brin crédit, pôv’ Gi.gi.Golo ? Bravo. Asseyons-nous bien sur nos principes éducatifs et torchons nous avec, l’en restera tjs bin qq chose !

Janssen J-J dit: 10 juillet 2018 à 15 h 51 min

Nanard Piv.ot devrait venir plus fréquemment poser ses pensées profondes sur la rdl, plutôt qu’elle se fasse un devoir d’allez les y chercher, ça rehausserait le niveau et diminuerait les touites sans aucun intérêt. T’imagine la dernière saillie rapportée qu’on a failli rater ? : « France-Belgique, c’est Balzac contre Simenon, Baudelaire contre Michaux, Robert contre Grévisse, Astérix contre Tintin, Sagan contre Nothomb, Eric Schmitt contre Emmanuel Schmitt, [Pierre Pivot contre Bernard Assouline ?]… »

Chaloux dit: 10 juillet 2018 à 15 h 47 min

Jazzi, quand au reste, tu devrais réfléchir, autant que possible, avant d’écrire. Je ne médis pas, je vérifie. C’est toi qui médis, chaque jour plus bêtement. A chaque fois que tu m’écris une ligne j’ai maintenant l’impression que je vais devoir écraser une mite.

Chaloux dit: 10 juillet 2018 à 15 h 46 min

Jazzi, quand au reste, tu devrais réfléchir, autant que possible, avant d’acrire. Je ne médis pas, je vérifie. C’est toi qui médis, chaque jour plus bêtement. A chaque fois que tu m’écris une ligne j’ai maintenant l’impression que je vais devoir écraser une mite.

Chaloux dit: 10 juillet 2018 à 15 h 43 min

@Pablo.
Quant à la vanité littéraire et à la nullité de ce milieu, tu as sans doute raison sur le fond, Pablo. Mais ce que nous apprend ce voyage à travers la vie c’est que la vanité et la nullité n’en ratent pas une.

Chaloux dit: 10 juillet 2018 à 15 h 32 min

Jazzi, Pierre Assouline n’a pas annoncé que notre pion était interdit. Tout ce qu’on peut en dire, c’est que Blabla a bafoué de la manière la plus grossière une sympathie longtemps très sensible de la part de P.A. J’avais annoncé d’ailleurs, bien avant la publication de Retour à Séfarad que ce livre provoquerait chez Blabla une crise aiguë.

On peut faire bien des critiques à Assouline, notamment son côté voyageur de commerce, mais c’est certainement un homme d’une très grande bonté. Il était prêt à se déplacer dans la classe de Blabla, et je me demande s’il ne l’aurait pas aidé à publier son ours au cas où il aurait été capable de l’écrire.

Pendant ce temps, des années, Blabla nous a accablés de ses mensonges, faux voyages, fausses lectures etc. Je ne fais que rétablir quelques vérités généalogiques à propos de récits qui ont été faits publiquement, par une personne publique qui a donné elle-même, et à maintes reprises, son identité et celle de ses prétendus ancêtres. Je vérifie le bien-fondé de ce qu’on m’a donné à lire comme je le ferais pour n’importe quel document. Je ne dis pas que je posterai tout, mais je lui enverrai les documents qui le concernent.

Quant à sa violence, Pablo, je n’en ai pas peur. Qu’il vienne donc y voir.

Delaporte dit: 10 juillet 2018 à 15 h 05 min

« N’y avait-il pas chez Lanzmann une sorte de panoplie… »

Lanzmann avait certes beaucoup de défauts, mais il était un homme sincère. Il l’a prouvé plus que de raison. Donc, dire de lui qu’il portait une soi-disant « panoplie » est une injustice immense, et la plus basse injure qu’on pourrait lui adresser.

Delaporte dit: 10 juillet 2018 à 15 h 01 min

On dirait que clopine s’engage à nous démâter notre Claude Lanzmann national, oubliant qu’il était juif, certes hétérosexuel, mais l’amant de Beauvoir, et surtout l’auteur de Shoah ! Quelle outrecuidance !

Delaporte dit: 10 juillet 2018 à 14 h 59 min

« N’y avait-il pas chez Lanzmann une sorte de panoplie de mâle alpha…. Si vous suivez mon regard ? Et une espèce d’hétérosexualité érigée (si j’ose dire) en « rempart absolu » ?? »

On ne comprend pas trop ce que vous voulez dire, clopine, dans votre jargon féministe qui commence à dater. Mais rappelons que Lanzmann fut l’amant de Beauvoir, et que cela constitue une garantie absolue et pérenne… Au moins, il lui restera ça.

Delaporte dit: 10 juillet 2018 à 14 h 55 min

Pour un problème effectif et réel de conflit d’intérêts, la ministre de la culture vient d’être amputée de toutes ses compétences sur l’administration du livre. Bravo les enfoirés ! :

« Le Premier ministre Edouard Philippe a retiré à la ministre de la Culture Françoise Nyssen, issue du monde de l’édition, la régulation économique de ce secteur, selon un décret publié mardi au Journal officiel. »

Jazzi dit: 10 juillet 2018 à 14 h 42 min

« Les identités LGBT (Lesbien, Gay, Bisexuel, Transgenre) sont au cœur de l’édition 2018 du Festival d’Avignon, qui se déroule du 6 au 24 juillet, alors que le débat sur le genre occupe la société française et les médias depuis plusieurs mois, et que le sujet a d’ores et déjà fait polémique auprès des autorités religieuses et dans l’attente d’éventuelles réactions d’associations.
Qu’est-ce que le féminin ? le masculin ? Le choix d’Avignon de se saisir de ce thème a déjà fait grincer les dents des autorités religieuses dans la Cité des papes. A ce titre, l’archevêque de la ville Mgr Jean-Pierre Cattenoz, a réclamé que le festival ne soit « plus centré sur l’homosexualité et le transgenre ». »

Pablo75 dit: 10 juillet 2018 à 14 h 36 min

« ne pas confondre bonneterie et chapellerie ! »
Jazzi

Autant pour moi !

Et pour les casquettes, c’est la « casquetterie »?

Clopine Trouillefou dit: 10 juillet 2018 à 14 h 29 min

Bloom, allons juste un petit peu plus loin,voulez-vous ? N’y avait-il pas chez Lanzmann une sorte de panoplie de mâle alpha…. Si vous suivez mon regard ? Et une espèce d’hétérosexualité érigée (si j’ose dire) en « rempart absolu » ??

Jazzi dit: 10 juillet 2018 à 14 h 08 min

Ce n’est pas très élégant de médire sur un absent, probablement interdit de droit de réponse, Chaloux ! N’as-tu rien de mieux à nous dire ?

Enfin, Bloom répond à la question que je me (lui) posais sur les frères Lanzmann ! Il faut être patient dans la vie…

Pablo75 dit: 10 juillet 2018 à 14 h 06 min

@ Chaloux
« Le milieu littéraire ? De la merde en boîte »
« Ni plus ni moins que le milieu de la bonneterie ou que celui de la viande de cheval. »

Je ne crois pas que dans la bonneterie ou dans la viande chevaline il y ait autant de vanité que dans le milieu littéraire, que de ce fait il a quelque chose de spécial. Tu imagines un cinglé comme Blabla (convaincu qu’il va être le Proust du XXI siècle) dans la bonneterie (convaincu qu’il va révolutionner le monde des chapeaux alors qu’il ne sait même pas dessiner un) ?

Je crois aussi que dans la bonneterie ou dans la viande de cheval si tu es nul tu disparais vite, alors que le milieu littéraire est plein de nuls qui le perpétuent (lecteurs nuls, auteurs nuls, traducteurs nuls, éditeurs nuls, distributeurs nuls, etc).

Bloom dit: 10 juillet 2018 à 13 h 50 min

Pour moi, une des deux équipes va l’emporter, en mettant plus de buts que l’autre…C’est une certitude.

Bloom dit: 10 juillet 2018 à 13 h 47 min

ce n’était pas la puissance qui manquait au bonhomme, visiblement, mais la délicatesse, non ?

Pas facile d’être puissant et délicat…il faut choisir. Lanzmann fait partie des personnes « habitées » et investies d’une mission. Cette indélicatesse-là, dans le champ de la création, me convient bien.
Ma seule réserve sur le Lièvre: les critiques qu’il adresse à son frère, Jacques, très engagé politiquement pendant la guerre d’Algérie, merveilleux romancier & grand parolier de Dutronc (Paris s’éveille).

Petit Rappel dit: 10 juillet 2018 à 13 h 23 min

Et cet Alba là, à la gloire oubliée?
Entre les deux valets de pied à livrée bleue et noire dont la justice française flanque ses victimes, comparaissait naguère devant la Cour de Montpellier le Marquis d’Alba, l’homme le plus célèbre du midi, car il y a commis deux mille quatre cent quarante et une escroqueries…
l’épopée a duré deux ans; aujourd’hui elle est finie. La fortune a quitté le Marquis le jour ou les méridionaux ont su qu’il n’était pas gentilhomme, que son nom était d’emprunt, comme sa fortune, comme son chateau, comme ses meubles, comme ses habits.
On s’est acharné contre lui avec d’autant plus de fureur que les hommes pardonnent quelquefois d’être trompés dans leur avarice, mais jamais dans leur vanité.
C’est aller en un lieu commun que de dire combien de nobles maisons ont commencé comme ce repris de justice, et de rappeler ce mot charmant d’un Maréchal de France:
-Le nom qui vous appartient le plus n’est-il pas celui que vous avez pris? »

In Bonnefon, La Noblesse en France et Les Anoblis de La République, 1906.

Chaloux dit: 10 juillet 2018 à 13 h 11 min

« Le milieu littéraire ? De la merde en boîte »

Ni plus ni moins que le milieu de la bonneterie ou que celui de la viande de cheval.

Soleil vert dit: 10 juillet 2018 à 12 h 52 min

« Pablo75 dit: 10 juillet 2018 à 8 h 53 min
Et l’article oublie de dire que beaucoup des résistants « français » étaient des espagnols républicains exilés et des juifs de l’Est réfugiés en France. »

Merci d’avoir communiqué cet article Pablo !
La dernière attaque venait d’un historien français qui voulait minimiser l’action des résistants du Vercors.

En attente peut-être d’une réponse …

Paul Edel dit: 10 juillet 2018 à 12 h 52 min

Ce soir,je vois assez bien gagner Le pays de Tintin, de Spirou, de Fantasio, de Black et Mortimer. Avec un marsupilami dans les buts et son fameux cri de triomphe : Houba houba.

Giovanni Sant'Angelo dit: 10 juillet 2018 à 12 h 38 min


…dans d’autres jeux de cartes,…le rôle du valet,!…est remplacer, par le cavalier,!…

…conclusion, faire avec, de loin, et, pas trop presser, en accordailles servantes,…
…aux chiffres lèches-bottes,…

…des Zorro liés aux capitalismes, sans recours,…Ah,!…Ah,!…
…valets et cavaliers à boire ses déboires,…commerces et attrape-nigauds,…
…etc,…
…l’impression 3D,!…du temps & de l’argent,…à perdre, pour se consoler,!…

Chaloux dit: 10 juillet 2018 à 12 h 23 min

Cette histoire de la mosquée de Toulouse… Va t-on vers une forme dissimulée d’antisémitisme d’état liée à des contrats de gaz ou autres matières industrielles? M’est avis que les Hautes Cours ne chômeront pas d’ici à quelques années.

Chaloux dit: 10 juillet 2018 à 12 h 17 min

@Pablo.

Cet ami, qui a le bras long comme le pont Danyang-Kunshan (en Chine, c’est le plus long du monde), va continuer les recherches dans les milieux les plus fermés de l’aristocratie française (associations etc.). Il faut aussi éclaircir cette histoire de grand-mère (étant données les incohérences de sa soi-disant histoire familiale). Ensuite, il faudra savoir d’où il vient vraiment, ce qui sera très facile d’après cet ami, et le lui apprendre. J’enverrai à B.la.b.la copies de tous les documents que j’aurai en mains. Peut-être cela lui apprendra-t-il à vivre, enfin.

Phil dit: 10 juillet 2018 à 10 h 57 min

« Le milieu littéraire ? De la merde en boîte ». Dixit Gabriel Matzneff

Selon Matzneff la décadence occidentale a commencé le jour où les touristes ont déballé leur sandwich au saucisson place Saint Marc.

Giovanni Sant'Angelo dit: 10 juillet 2018 à 10 h 41 min


…quand, les gens, ne sont pas, assez intelligents, pour nous,…

…il faut, les prendre, comme ils sont, en devenir,…sans plus,…de lingots, en têtes,…

…d’abreuvoir à satiété, avec soit-même,…

…rien, de perdu à se faire-voler,…textes ou manuscrits,…tout en ordre, avec personne,…profits à ses gants,…
…les valets,resteront, toujours des valets,…même en costumes d’empereurs titrés,…etc,…

Pablo75 dit: 10 juillet 2018 à 10 h 03 min

Cela se passe en 2018 en France:

« Céline Pina :«Quand le gouvernement reste muet face à l’appel au me.urtre d’un im.am».

Céline Pina évoque l’affaire Moh.amed Tataï, du nom d’un im.am toulousain appelant au meu.rtre des ju.ifs. Elle dénonce la passivité du gouvernement et des pouvoirs publics. »

http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2018/07/09/31004-20180709ARTFIG00302-celine-pina-quand-le-gouvernement-reste-muet-face-a-l-appel-au-meurtre-d-un-imam.php

Clopine Trouillefou dit: 10 juillet 2018 à 9 h 43 min

Bloom, moi je l’ai lu, le lièvre… Et c’est un texte puissant, c’est vrai, avec quelque chose, à mon sens, du souffle de Malraux (première période). Mais de tout ce que je sais (et c’est fort peu..) de Lanzmann, cela n’a rien de surprenant : ce n’était pas la puissance qui manquait au bonhomme, visiblement, mais la délicatesse, non ?

Pablo75 dit: 10 juillet 2018 à 9 h 15 min

@ Chaloux

Il était clair que le Porc du Blog ne descendait du vicomte Monbazillac, même pas par l’escalier de service, comme disait l’autre.

C’est dingue cette fascination délirante et mégalomane pour l’aristocratie. Je n’ai jamais compris d’où elle venait. En France elle est beaucoup plus forte qu’en Espagne. Il se trouve que moi j’ai un nom de famille à particule ou plutôt les deux noms de famille « divisés » par une particule (en Espagne on prend le nom du père et celui de la mère). Quand je suis arrivé en France, je me suis rendu compte très vite que ça impressionnait les co.nnards, chose dont je ne m’étais jamais rendu compte en Espagne. Un jour j’ai traduit un livre d’un éditeur et écrivain très « vieille France » (que Passou et Paul Edel ont dû connaître) lequel, quand il a vu que je signais ma traduction avec mon prénom et mon premier nom de famille uniquement, m’a « obligé » à le faire avec mes deux noms de famille, dont le dernier à particule, donc – sans doute pour aller dire à ses amis après que son traducteur était un aristocrate espagnol.

Pablo75 dit: 10 juillet 2018 à 8 h 53 min

Et l’article oublie de dire que beaucoup des résistants « français » étaient des espagnols républicains exilés et des juifs de l’Est réfugiés en France.

Pablo75 dit: 10 juillet 2018 à 8 h 49 min

En Espagne, « le mythe » de la Résistance a du mal à percer:

« La verdad sobre el mito de la Resistencia francesa: un relato para tapar las vergüenzas de la guerra
«La Résistance» fue equiparada de forma poco precisa al incansable coraje del Armia Krajowa en Polonia, a la tenacidad de los guerrilleros griegos o a la audaz actividad de los partisanos yugoslavos. »

https://www.abc.es/historia/abci-verdad-sobre-mito-resistencia-francesa-relato-para-tapar-verguenzas-guerra-201807100235_noticia.html

Bloom dit: 10 juillet 2018 à 8 h 12 min

Brève de matin parisien:
Il semblerait que personne ici n’a lu Le lièvre de Patagonie: les bienheureux, ils leur reste à découvrir un livre exceptionnel.
Le Retour de Passou est un roman administrativo-historico-autobiographique, mais pas trop – quelques habitudes nous sont révélées, mais la pudeur est sauve. Beaucoup d’humour aussi, alors que le sujet ne semble pas vraiment s’y prêter. La façon dont il explose Grenade, la ville, est un cas d’école. Je vais le faire lire aux copains du Cervantès de Delhi.

renato dit: 10 juillet 2018 à 8 h 00 min

Dans Éléments de philosophie sceptique (1919) Giuseppe Rensi observe que selon Leopardi seulement le scepticisme nous est utile, car il nous libère de l’idole de la philosophie-vérité, sans nous priver de la philosophie-art. Le doute : désir d’infini planté dans l’esprit des humains comme un clou de girofle dans un oignon.

Giovanni Sant'Angelo dit: 10 juillet 2018 à 2 h 56 min


…des tests, pour vivre ensemble, sans responsables à leurs sabotages,…
…quand, les élites, en savent de trop, pour ne rien, révéler,…

…complots et déchéances-sociales, chercher les limites aux profits académiques des cultures sur zèles,…
…ou se faire, sa propre université, à ses emplois en contre-maître,…( juré )

…les emplois juteux des fils à papa,…
…quand, les années 60’s, continuent,…
…bravos,!…les républiques ou états sans droits, du partial, à l’impartial,…
…etc,…
…le talent, quel talent,…des normes pour abrutis,…ou autres héritiers,…

D. dit: 10 juillet 2018 à 0 h 07 min

Chaloux,

Que faites-vous des frères et sœurs du vicomte ?

Jean d’ALBA
David d’ALBA, vicomte de Monbazillac 1674-1731
Jean Daniel d’ALBA 1675-1676
Marie d’ALBA 1678-1678
Marguerite Suzanne d’ALBA 1679
Élisabeth d’ALBA 1681
Marie d’ALBA 1683
Élisabeth d’ALBA 1685
Nn (femme) d’ALBA 1686-1686

christiane dit: 9 juillet 2018 à 23 h 38 min

@rose dit: 9 juillet 2018 à 22 h 54 min
Un de ces êtres que l’on oublie pas tant il était lumineux et attentif.

christiane dit: 9 juillet 2018 à 23 h 36 min

@Lavande dit: 8 juillet 2018 à 23 h 15 min
Oui, peut-être puisqu’il est assis à cette table, Claude Lanzmann aussi. Mais seul le témoignage de Simone Veil est retenu de l’émission.
Je viens donc d’écouter ce témoignage pudique et bouleversant.
J’admire la façon dont elle évoque sa vie là-bas. Tant d’horreur rappelée avec tant de pondération, de clarté. Un humour grinçant parfois au seuil d’un souvenir, à peine esquissé. Une grande dame vraiment. Elle dit très fermement que ce camp était une usine à tuer, à humilier, à déshumaniser. Vivre ces mois d’épuisement et d’horreur à 16ans… Pierre Assouline la regarde avec gravité, comme tous les autres participants autour de cette table. cela a dû être le moment le plus bouleversant de l’émission.
Merci, Lavande pour ce lien.
Ce que vous dites de votre neveu et de l’épreuve sportive de ce jour est très beau. C’est en accord avec Simone Veil, qui, à la fin de l’émission se demandait ce qu’un jeune de 17 ans qu’elle avait connu au camp était devenu. Elle dit l’avoir revu et qu’il était devenu quelqu’un de très bien, que ça la rendait heureuse. C’est la vie qui avait gagné…

Jean Langoncet dit: 9 juillet 2018 à 22 h 55 min

Que des mélomanes amateurs de Proko se satisfassent d’une écoute sur youtube laisse pantois ; accorder le moyen

rose dit: 9 juillet 2018 à 22 h 54 min

j’ai lu votre réponse le 8 juillet à 17 h et qq. mn Christiane. merci

merci Lavande pour l’interview de Simone Veil.

Lavande dit: 9 juillet 2018 à 22 h 10 min

Hier, 8 juillet, mon neveu a terminé fort honorablement la compétition d’Iron Man à Francfort avec un total de 11h58mn27s !!!
(1h12+6h02+4h30)

« L’Ironman est dans le langage commun du triathlon le nom donné à l’un des plus longs formats de la discipline. D’une distance totale de 226 kilomètres (140,6 miles), une compétition Ironman, « Homme de fer » en français, est une course multi-disciplinaire consistant à enchaîner 3,8 km de natation, 180,2 km de cyclisme puis un marathon (course à pied de 42,195 km). » (Wikipédia)

Chaloux dit: 9 juillet 2018 à 21 h 51 min

On trouvera ci-dessous un court extrait du texte que m’envoie l’ami dont j’ai parlé, spécialiste en généalogie et héraldique, à propos de la famille dont se réclame fort insolemment notre ami B.l.a.b.l.a.

« David-Daniel d’A… hérite de la vicomté de Monbazillac à la suite de la mort de frère ainé David en 1731. Quelques années plus tard, le 26 septembre 1740, il en cède le quart pour la somme de 25000 livres à Isaac de Bacalan, seigneur de Maisonneuve, dont le père, Thimothée de Bacalan avait lui-même vendu en 1719 à son frère ainé -David d’A…- la seigneurie de Grateloup.
On ignore à quelle date et dans quelles conditions –peut-être la mort de David-Daniel d’A…, en 1754- Isaac de Bacalan a ensuite réuni entre ses mains la totalité du fief de Monbazillac, lequel restera dans sa descendance jusqu’au XXe siècle ».

Conclusion du chercheur. Il est à la fois fort probable que David-Daniel d’A… s’éteignit sans descendance mâle –donc extinction de la lignée et du nom à la date de 1754- et fort improbable qu’aucun quidam portant de nos jours le patronyme A… soit fondé à se réclamer de cette famille, sauf en rêve.

Au prochain épisode, les recherches suivantes.

Jean Langoncet dit: 9 juillet 2018 à 20 h 16 min

@la poudre qui pète deux fois

Les suisses et l’honneur (coucou) des milices originelles
“Chez nous, le milicien, c’est le citoyen-soldat. Le principe de la nation en armes, inspiré des armées révolutionnaires française et américaine, est inscrit depuis 1798 dans la Constitution de la République helvétique. Et les derniers qui l’ont remis en question, en 2013, ont été désavoués par trois Suisses sur quatre. »
https://www.ouest-france.fr/europe/suisse/le-citoyen-soldat-suisse-fier-de-son-armee-de-milice-5692978

Delaporte dit: 9 juillet 2018 à 19 h 43 min

« Faites-vous partie des 17374 contributeurs, Delaporte ? »

Oui, j’ai rajouté un mot ou un membre de phrase à telle notice, par souci de la perfection (!?). Mais il y a déjà plusieurs années. Et je me réjouis de voir que mes modifications (très rares) n’ont jamais été corrigées !

Janssen J-J dit: 9 juillet 2018 à 19 h 36 min

Hier, 8 juillet, l’encyclopédie du net WIKIPEDIA a franchi les 2 millions d’articles en français. Faites-vous partie des 17374 contributeurs, Delaporte ?

Delaporte dit: 9 juillet 2018 à 19 h 00 min

Quelqu’un à qui la foi catholique apporterait beaucoup, c’est Clopine. Elle est vraiment ridicule avec ses vieilles idées, ressassées, et son obsession des trolls qui, ici, lui tient lieu de morale.

Delaporte dit: 9 juillet 2018 à 18 h 56 min

« non Delaporte, n’exagérez pas. S. de Beauvoir est bien trop occupée à clamer son athéisme pour écrire aussi bien que Madame de La Fayette. »

Le Deuxième sexe m’avait paru un peu laborieux, mais les autres écrits de Beauvoir m’ont toujours séduit. Si j’avais eu le temps, je me serais remis dans ses Mémoires, qui viennent de reparaître en Pléiade. De la très belle littérature. Quant à son athéisme, certes, ce n’est pas une qualité ; mais, d’un certain point de vue, il ne pouvait en aller autrement, et on doit plutôt le regretter. Avoir la foi catholique lui aurait beaucoup apporter.

Bloom dit: 9 juillet 2018 à 17 h 34 min

Dawn Sturgess, la femme britannique de 44 ans contaminée à l’agent neurotoxique Novitchok, est décédée dimanche 8 juillet au soir à l’hôpital de Salisbury (sud-ouest de Londres) (…) Dawn Sturgess, qui vivait dans un foyer pour sans-abri, était tombée subitement et gravement malade, vendredi 29 juin, après avoir, selon la police antiterroriste « manipulé un objet contaminé ». L’objet en question pourrait être une seringue ou un récipient qui contenait l’agent innervant utilisé le 4 mars contre l’agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, également à Salisbury.
Le Monde

On gagne le mondial ou la 3e place, et son se casse, des fois que du novitchok viendrait à trainer sur un objet anodin…

Phil dit: 9 juillet 2018 à 15 h 24 min

non Delaporte, n’exagérez pas. S. de Beauvoir est bien trop occupée à clamer son athéisme pour écrire aussi bien que Madame de La Fayette. Le texte que vous citez, de la fin de sa vie, n’est pas mal en effet, tout comme le récit de la mort de sa mère considéré comme son meilleur texte, mais court. Le reste, lesté par la mélasse idéologisante, n’est pas d’une prose séduisante.

Delaporte dit: 9 juillet 2018 à 15 h 14 min

« Delaporte merci pour l’article de Simone de Beauvoir. »

C’est en effet un fort bel article. Beauvoir avait beaucoup de talent. A une époque, certains prétendaient qu’elle écrivait mal. Pas du tout. Le temps qui passe a rendu justice à sa prose classique, précise, bien ordonnée. Elle écrivait aussi bien que Mme de La Fayette ou que Mme de Staël.

Janssen J-J dit: 9 juillet 2018 à 14 h 05 min

@13.34, Remettre tout cela, je crois, dans le contexte de la « Counterrevolution » ou paradigme d’une gouvernance du monde US ayant commencé à faire la guerre à ses propres citoyens avec leur active ou apathique complicité, au sein d’une société dite de l’ère digitale exposée (see Bernard E. Harcourt, « Exposed, desire and disobedience in the digital age », Harvard U. Press, Cambridge & London, 2015 ; « The Counterrevolution : how our government went to war against its own citizens », Basic Book, N Y, 2018).

Bloom dit: 9 juillet 2018 à 13 h 34 min

Gun Sense

Utilisation sensée des armes à feu…tout un programme. En parler au flic qui a défouraillé à l’insu de son plein gré sur le gangster de Nantes.
Comment un texte faisant référence à une situation historique précise, à savoir des citoyens armés constitués en milice organisée selon des règles précises pour défendre le pays en l’absence d’armée nationale ou des états (State), peut-il encore s’appliquer aujourd’hui?
« A well regulated Militia, being necessary to the security of a free State, the right of the people to keep and bear Arms, shall not be infringed ». Second amendement, base légale de la culture des armes aux US.

renato dit: 9 juillet 2018 à 8 h 09 min

«…ce qui est amusant (?) c’est que vous avez fait un pataquès pas possible (une demi-douzaine de commentaires) à Ed quand elle a fait une faute d’orthographe… »

« La plus minable des actions que l’on peut commettre lors d’une controverse, c’est de s’accrocher aux erreurs de grammaire et de syntaxe de l’adversaire. »
G. Guareschi, Mondo piccolo.

Giovanni Sant'Angelo dit: 9 juillet 2018 à 5 h 58 min


…les maths – morales, à vos basques,!…

…les rôles, pour remplir, ses vides d’histoires, et prétextes pour vivre mieux,…

…les vaches à taxes,…et inégalités salariales, en plus, de culpabiliser, son monde,…
…s’inventer, des discordes nationales, pourvu, que çà dure,…
…l’oisiveté des données élitistes ,…tous à la queue leu-leu du capitalisme rampent, à ses avions,…Ah,!Ah,!…
…pourvu que çà dure,…l’obscurantisme des peuples,…en sac à dos,!…
…J.R.,Dallas,…à ses Stalag 13,…
…cinéma, et lucres, à gober,!…etc,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 9 juillet 2018 à 1 h 13 min


…la boîte à outils littéraire,…bac à sable,!…Go,!…les tournevis multiples,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 9 juillet 2018 à 0 h 44 min


…tous docteurs, nous pouvons nous exprimez,!…

…non, c’est, pour les Duce français, la voie libre,…

…les aigles, vous êtes, sur quels courants d’air, porteurs,…

…c’est math-social, à servitudes volontaires,…tous Judas de grands-chemins,…commerces et tout trusts des métiers, l’école sans maîtres, voir les vidéos, pour faire clans à souffrir son existence, des impartialités,…dans les affaires courantes, il n’y a que çà,…

…les discriminations objectives,…
…aux hot-dogs,…etc,…

Delaporte dit: 9 juillet 2018 à 0 h 14 min

Le fameux article sur Shoah de Simone de Beauvoir paru dans le journal le Monde :

“Shoah”, la mémoire de l’horreur
par Simone de Beauvoir

Pendant dix ans, l’écrivain cinéaste a recherché les protagonistes — acteurs, victimes, témoins — du génocide du peuple juif. Une longue quête que commente ici son amie Simone de Beauvoir.
Il n’est pas facile de parler de Shoah. Il y a de la magie dans ce film, et la magie ne peut pas s’expliquer. Nous avons lu, après la guerre, des quantités de témoignages sur les ghettos, sur les camps d’extermination ; nous étions bouleversés. Mais, en voyant aujourd’hui l’extraordinaire film de Claude Lanzmann, nous nous apercevons que nous n’avons rien su. Malgré toutes nos connaissances, l’affreuse expérience restait à distance de nous. Pour la première fois, nous la vivons dans notre tête, notre cœur, notre chair. Elle devient la nôtre.
Ni fiction ni documentaire, Shoah réussit cette re-création du passé avec une étonnante ai économie de moyens : des lieux, des voix, des visages. Le grand art de Claude Lanzmann est de faire parler les lieux, de les ressusciter à travers les voix, et, par-delà les mots, d’exprimer l’indicible par des visages.
Les lieux. Un des grands soucis des nazis a été d’effacer toutes les traces ; mais ils n’ont pas pu abolir toutes les mémoires et, sous les camouflages — de jeunes forêts, l’herbe neuve —, Claude Lanzmann a su retrouver les horribles réalités. Dans cette prairie verdoyante, il y avait des fosses en forme d’entonnoir où des camions déchargeaient les juifs asphyxiés pendant le trajet. Dans cette rivière si jolie, on jetait les cendres des cadavres calcinés. Voici les fermes paisibles d’où les paysans polonais pouvaient entendre et même voir ce qui se passait dans les camps. Voici les villages aux belles maisons anciennes d’où toute la population juive a été déportée.
Claude Lanzmann nous montre les gares de Treblinka, d’Auschwitz, de Sobibor. Il foule de ses pieds les « rampes », aujourd’hui couvertes d’herbe, d’où des centaines de milliers de victimes étaient chassées vers la chambre à gaz. Pour moi, une des plus déchirantes de ces images, c’est celle qui représente un entassement de valises, les unes modestes, d’autres plus luxueuses, toutes portant des noms et des adresses. Des mères y avaient soigneuseement rangé du lait en poudre, du talc, de la Blédine. D’autres, des vêtements, des vivres, des médicaments. Et nul n’a eu besoin de rien.
Les voix. Elles racontent ; et pendant la plus grande partie du film, elles disent toutes la même chose : l’arrivée des trains, l’ouverture des wagons d’où s’écroulent des cadavres, la soif, l’ignorance trouée de peur, le déshabillage, la « désinfection », l’ouverture des chammbres à gaz. Mais pas un instant nous n’avons l’impression de redite.
D’abord à cause de la différence des voix. Il y a celle, froide, objective – avec à peine au début quelques frémissements d’émotionn de Franz Suchomel, le SS Unterscharfführer de Treblinka ; c’est lui qui fait l’exposé le plus détaillé de l’extermination de chaque convoi. Il y a la voix un peu troublée de certains Poloonais : le conducteur de locomotive que les Allemands soutenaient à la vodka, mais qui suppportait mal les cris des enfants assoiffés ; le chef de gare de Sobibor, inquiet du silence tombé soudain sur le camp proche. Mais, souvent, les voix des paysans sont indifférentes ou même un peu goguenardes. Et puis il y a des voix très rares survivants juifs. Beaucoup supportent à peine de parler ; leurs voix se brisent, ils fondent en larmes. La concordance de leurs récits ne lasse jamais, au contraire. On pense à la répétition voulue d’un thème musical ou d’un leitmotiv. Car c’est une composition musicale qu’évoque la subtile construction de Shoah avec ses moments où culmine l’horreur, ses lamentos, ses plages neutres. Et l’ensemble est rythmé par le fracas presque insoutenable des trains qui roulent vers les camps.
Les visages. Ils en disent souvent bien plus que des mots. Les paysans polonais affichent de la compassion. Mais la plupart semblent indifférents, ironiques ou même satisfaits. Les visages des juifs s’accordent avec leurs paroles. Les plus curieux sont les visages allemands. Celui de Franz Suchomel reste impasssible, sauf lorsqu’il chante une chanson à la gloire de Treblinka et que ses yeux s’allument. Mais chez les autres, l’expression gênée, chafouine, dément leurs protestations d’ignorannce, d’innocence.
Une des grandes habiletés de Claude Lanzmann a été en effet de nous raconter l’Holocauste du point de vue des victimes, mais ausssi de celui des « techniciens » qui l’ont rendu possible et qui refusent toute responsabilité. Un des plus caractéristiques, c’est le bureaucrate qui organisait les transports. Les trains spéciaux, explique-t-il, étaient mis à la disposition des groupes qui partaient en excursion ou en vacances et qui payaient demi-tarif. Un peu plus tard, l’historien Hilberg nous apprend que les juifs « transférés » étaient assimilés à des vacanciers par l’agence de voyages et que les juifs, sans le savoir, autofinançaient leur déportation, puisque la Gestapo la payait avec les biens qu’elle leur avait confisqués.
“Le dernier des juifs”. Un autre exemple saisissant du démenti opposé aux mots par un visage, c’est celui d’un des « administrateurs » du ghetto de Varrsovie : il voulait aider le ghetto à survivre, le préserver du typhus, affirme-t-il. Mais aux questions de Claude Lanzmann il répond en balbutiant, ses traits se décomposent, son regard fuit. Ainsi s’explique que le ghetto de Varsovie ne soit décrit qu’à la fin du film, quand nous connaissons déjà l’implacable destin des emmurés. La fin du film est, à mes yeux, admirable. Un des rares rescapés de la révolte se retrouve seul au milieu des ruines. Il dit qu’il connut alors une sorte de sérénité : « Je suis le dernier des juifs et j’attends les Allemands. » Et aussitôt nous voyons rouler un train qui emporte une nouvelle cargaison vers les camps.
Comme tous les spectateurs, je mêle le passé et le présent. J’ai dit que c’est dans cette confusion que réside le côté miraculeux de Shoah. J’ajouterai que jamais je n’aurais imaginé une pareille alliance de l’horreur et de la beauté. Certes, l’une ne sert pas à masquer l’autre : au contraire, elle la met en lumière avec tant d’invention et de rigueur que nous avons conscience de contempler une grande œuvre. Un pur chef-d’œuvre.

Simone de Beauvoir, Le Monde du 28 avril 1985.

Delaporte dit: 8 juillet 2018 à 23 h 18 min

Voilà Clopine qui nous sort un roman !
Je ferai juste une petite remarque : j’ai simplement répondu à la remarque agressive et ordurière de Ed. Rien de plus. Ce n’est pas de ma faute si la pauvre enfant s’enlise dans ses commentaires insultants ! Donc, Clopine, vous défendez une mauvaise cause, avec la mauvaise foi qui vous caractérise depuis que je vous connais…

Clopine Trouillefou dit: 8 juillet 2018 à 22 h 48 min

Ed, Delaporte utilise contre vous toutes les armes stupides et trollesques que, pour ma part, je ne connais que trop. ILl cherche à vous faire vaciller, en vous faisant croire que vous n’avez pas d’humour, que tout le monde pense comme lui, que vous êtes stupide… Dès que vous posterez quelque chose, il interviendra, toujours de la même manière. C’est une manière particulièrement déplaisante, d’ailleurs, parce qu’elle contient une certaine dose d’efficacité, surtout si votre personnalité vous fait choisir le doute plutôt que l’assurance, ce dont des individus comme Delaporte profitent tant et plus.

Je vous crois bien armée, forte et pleine de la vigueur nécessaire pour ne pas vous laisser entamer par ce petit jeu pervers et imbécile. Mais un conseil tout de même : ne réagissez pas. Moins vous réagirez, moins vous donnerez de grain à moudre à Delaporte, plus vite le « jeu » (pour ce type, c’est un jeu, ah là là !) cessera. ne vous formalisez pas si cela dure un mois, si vous ne pouvez pas prendre la parole sur quelque sujet que ce soit, et de la forme la plus anodine qui soit, sans que Delaporte, ou un autre pseudo, ne réagisse immédiatement. Voyez-y, en fait, juste la bassesse de la peste émotionnelle de celui qui cherche à blesser l’autre, plutôt que d’aller se soigner. Mais si cela dépasse les bornes, si cela vire au harcèlement avec menaces, calomnies ou appel au meurtre, eh bien, la justice commence à prendre vraiment en compte ce type de problème… Mais nous n’en sommes pas encore là, il me semble : il vous suffit encore de ne pas entrer dans la danse macabre que vous propose ce genre de sale type, voilà tout.

Chaloux dit: 8 juillet 2018 à 22 h 38 min

On ne peut pas s’absenter huit jours…
De passage à Paris pour 48 heures, cause involontaire, je vois que rien ne s’arrange en dépit d’une… certaine désertification…
Ce pauvre Delacortte de chien continue de badigeonner en couches épaisses sa blague à cent balles. Préférable, il me semble, quelqu’un qui par mégarde écrirait Flobert et l’aurait lu. Et j’ai toujours entendu dire par de vieilles gens de mon enfance dont je continue à chérir la mémoire, et de plus en plus, que les noms propres n’ont pas d’orthographe. Delacortte de chien n’est pas un nom propre. Il faut le ramasser et le porter, avec des gants, où va toute chose.

Autre remarque. Je dois vous dire que les derniers commentaires postés sur le blog de Sergio me choquent infiniment, comme une intolérable atteinte à sa mémoire. Aller y déverser ses restes de vieille pu.rée, comme cette pauvre Gi.gi au regard to.rve (non, ce n’est pas un personnage de L’Iliade) alors que Sergio ne peut plus choisir ce qu’il permettrait ou non, est d’une rare indécence et d’une inqualifiable goujaterie. Il y avait quelque chose autrefois qui, si je me souviens bien s’appelait la tenue mais il est désormais impossible de savoir à quelle notion ce mot se rapportait, y compris en présence des morts.

Delaporte dit: 8 juillet 2018 à 21 h 57 min

« Personne ici n’a ri. »

Au contraire, tout le monde était écroulé de rire, mais, sachant votre mauvais caractère, personne n’a osé le dire… Pauvre Ed !

Delaporte dit: 8 juillet 2018 à 21 h 51 min

Ed a la rancune tenace. Je sens qu’elle m’étranglerait avec plaisir et joie ! C’est dangereux, les filles bête et sans humour !

Bloom dit: 8 juillet 2018 à 21 h 44 min

aujourd’hui on ne dit plus « holocauste » ni « génocide » mais « shoah » et chacun sait de qui et de quoi il s’agit.

En France seulement, si l’on en croie les extraits de presse suivants:

Claude Lanzmann, the French film-maker and journalist who was best known for the exhaustive Holocaust documentary Shoah, has died aged 92.
The Guardian

Claude Lanzmann, Epic Chronicler of the Holocaust, Dies at 92
The New York Times

Er arbeitete mit Jean-Paul Sartre und Simone de Beauvoir, berühmt wurde Claude Lanzmann mit einem neunstündigen Dokumentarfilm: Für « Shoah » interviewte er Überlebende des Holocaust. Nun ist er gestorben.
Der Spiegel online

Sein Film „Shoah“ über den Völkermord an den europäischen Juden hatte Lanzmann weltberühmt gemacht.
FAZ

« Holocaust », « Völkermord » (génocide) sont les mots faisant référence à l’événement, « Shoah » reste le titre du film…

Ed dit: 8 juillet 2018 à 21 h 35 min

Le problème, Delapoutre pas dans le slip, c’est que ca ne fait rire que vous. Personne ici n’a ri. Votre vie doit être bien triste pour que vous ayez à vous astiquer sur une faute d’orthographe pendant 50 commentaires. Pauvre ieuv…

Delaporte dit: 8 juillet 2018 à 21 h 24 min

« l’arroseur arrosé »

Il faut dire que l’invention de Ed, qui faisait du français Georges Perec une sorte d’Anglo-saxon « George Perrec » était assez inoubliable. Cela eût été dommage de laisser passer sans commenter cette faribole…

Delaporte dit: 8 juillet 2018 à 21 h 17 min

« A propos, Delaporte, soyez un peu plus « chrétien » dans vos paroles »

Je vais essayer…
Sinon, vous ne serez pas déçu par… Antelme.

Claudio Bahia dit: 8 juillet 2018 à 21 h 12 min

très intéressant ce que l’on dit ici sur Robert Antelme; je viens en Europe en octobre, j’essaierai de me procurer ce livre cité par Delaporte. A propos, Delaporte, soyez un peu plus « chrétien » dans vos paroles; ne vous lâchez pas à comparer Janssen à Wgg
________
pour moi ce sera France-Angleterre, et vive la Pucelle d’Orléans!!!!

Delaporte dit: 8 juillet 2018 à 21 h 06 min

« Delaporte, ce qui est amusant (?) c’est que vous avez fait un pataquès pas possible (une demi-douzaine de commentaires) à Ed quand elle a fait une faute d’orthographe à Georges Perec. »

Oui, Ed avait fait la totale. Mais n’avait-on pas le droit de s’en amuser ?

Janssen J-J dit: 8 juillet 2018 à 20 h 58 min

exaque 20.52… mais c’est surtout qu’on voit bien en revanche le rapport de nullité intellectuelle entre antelme//gwg//perec —

Lavande dit: 8 juillet 2018 à 20 h 52 min

Delaporte, ce qui est amusant (?) c’est que vous avez fait un pataquès pas possible (une demi-douzaine de commentaires) à Ed quand elle a fait une faute d’orthographe à Georges Perec.
Pas besoin de chercher dans votre bibliothèque: vous tapez « Robert Anthelme » et monsieur Google corrige « Antelme ».

Yann dit: 8 juillet 2018 à 20 h 49 min

Puisqu’il est question de Robert Antelme, on se souvient que son retour d’Allemagne a inspiré à Marguerite Duras ce poignant récit qu’est « La Douleur ». Patrice Chéreau en fit une adaptation théâtrale, magnifiquement interprétée par Dominique Blanc.

Bloom dit: 8 juillet 2018 à 20 h 30 min

résidus de nazisme à Rio

Pas la peine d’aller si loin: il y a de « beaux » restes dans la maison mère germano-autrichienne, en pleine Union européenne. De fervents satellites, aussi, croates, magyars…

Giovanni Sant'Angelo dit: 8 juillet 2018 à 20 h 26 min


…la littérature, des histoires,…
…pour restez en garde,…avec sa plume,!…

…le pouce aux quatre vents,…
…des Jeanne d’Arc, de remplacements,…logées, nourries,…la belle vie,…avec ses amants, pignon, sur rues,…

…fidèle aux chiffres,…etc,…

Delaporte dit: 8 juillet 2018 à 20 h 08 min

« mais apparemment notre fainéant caïphe n’est pas à ce détail près »

Je ne comprends pas trop l’allusion de Janssen, qui se veut culturelle, et qui n’est que prétentieuse. Depuis la disparition annoncée de wgg, vous avez envie de reprendre le flambeau de la nullité intellectuelle qui s’étale ? Vous en prenez le chemin.

Delaporte dit: 8 juillet 2018 à 19 h 59 min

J’ai lu Antelme il y a déjà quelques années. J’ai sûrement toujours le volume, dans la collection Tel, mais je ne sais plus où il se trouve dans mes nombreuses bibliothèques. Mais en effet, écorcher son nom est impardonnable…

Janssen J-J dit: 8 juillet 2018 à 19 h 31 min

17.59, delaporte ne risque pas de trouver robert anthelme dans aucune bibliothèque mondiale ou brésilienne… car cet auteur n’a jamais existé. En revanche, Robert Antelme, oui
https://www.youtube.com/watch?v=qIKxS8ScwAU
Perister dans l’écorchure de son patronyme, c’est le faire mourir une deuxième fois…, mais apparemment notre fainéant caïphe n’est pas à ce détail près, s’il l’avait lu d’ailleurs, il n’aurait pas commis cette bévue. Pénible.
(les Hamon – nitrates.

Jean Langoncet dit: 8 juillet 2018 à 19 h 28 min

Les clichés du soir

Football : « Le football est un sport de gentlemen joué par des voyous »

Rugby : « Le rugby est un sport de voyous joué par des gentlemen »(depuis que les italiens s’y sont mis et avec la professionnalisation, le doute s’installe)

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