de Pierre Assouline

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La République des livres
Pour saluer Eric Holder

Pour saluer Eric Holder

Ce sont souvent les livres qui font le moins de bruit qui provoquent les frémissements les plus durables. Eric Holder, qui vient de nous quitter à 58 ans, était l’un des moins agités. Ses fidèles le savent bien, qui le suivent depuis ses Nouvelles du Nord (1984) et l’ont accompagné sur ses sentiers délicats avec La Belle jardinière, En compagnie des femmes, l’Homme de chevet ou Mademoiselle Chambon (ces deux derniers portés à l’écran de même que Bienvenue parmi nous), La saison des bijoux, La Belle n’a pas sommeil, une trentaine de livres en tout, pour citer les traces les plus immédiates que sa prose discrète a laissées en nous. Ce Lillois pudique et discret nous aura fait voyager au gré de ses déménagements en Provence, à Paris, dans la Brie, le Médoc du côté de Queyrac enfin où il s’est éteint prématurément, quelques semaines après la disparition de sa compagne depuis leur adolescence. Il avait quitté le milieu de nulle part pour le bout du monde, ce qui n’est pas plus pratique et lui ressemblait bien.

Cet homme d’une infinie délicatesse, dans la diction, l’attitude, les gestes, le savoir-vivre, composait des récits à la Holder puisque même anonymes, ses textes sont signés par sa voix. C’est fait de petits riens qui sont la vie même, la brume des lunettes, le bar des Amis, une maisonnette qui croule, des passants sous la pluie, l’ombre d’un regret. Rares sont les auteurs encore capables de les observer. Il y faut non du temps mais une certaine qualité de temps, conjugué au goût des autres avec ce qu’il faut de légèreté poétique. Lorsque dans De loin on dirait une île( Le Dilettante, 2008), l’un de mes préférés,  le narrateur va au marché, il reconnaît ses personnages. Que des têtes de seconds rôles comme il les aime. Ses stars à lui. Mais il est toujours limite. Au bord de la catastrophe par lui provoquée. Ce qui autorise son éditeur à le présenter comme un « friseur d’incidents », ce qui est assez bien vu. Au passage, on apprend même l’origine du mot « vitriol ». Si j’ai bien compris, c’est un acronyme de Visita Interiorem Terrae Rectificando Invenies Operae Lapidem, qui n’est autre, nous l’avions tous compris (évidemment !) que la devise des alchimistes « Visite l’intérieur de la terre, en rectifiant, tu trouveras la pierre d’oeuvre », ce que le narrateur traduit par :

« A l’intérieur de soi, on trouve toujours quelque chose à modifier ».

Il a la tête pleine de livres et de films. Aux funérailles du poète Bernard Manciet, écrivain en gascon noir étudié jusqu’au Tadjikistan, il se croit cerné par des visages à la Kurosawa. Même la Médoquine, sacrée gironde à ce qu’on dit, son genre de beauté en tout cas, qui lui apparaît comme une inaccessible étoile sans autre référence qu’elle-même, semble posée entre Jules et Jim. Quoique, à l’énoncé de son prénom, il songe aussitôt à la compagne de Maqroll el Gaviero, le héros d’Alvaro Mutis. Ilona, celle qui vient avec la pluie, est la jeune patronne du restaurant Le Mocambo ; depuis qu’il l’a vue, il ne cesse de demander au vent quand il la reverra. Ce doit être la proximité de l’Océan, sa fréquentation quotidienne qui « décourage les projets, arase les vanités ». Eric Holder n’avait pas son pareil pour peindre les couleurs de ce morceau de terre béni des Dieux. Lorsqu’on tourne les pages de sa chronique du bonheur à Soulac, on entend le feuillage des arbres. Prêtez l’oreille car en littérature, cette délicatesse entraîne une sensation rare.

Lorsqu’il n’écrivait pas de romans, il donnait de ses nouvelles, y révélant un exceptionnel sens de l’équilibre. L’un des meilleurs dans le genre en France avec Annie Saumont, Franz Bartelt, Paul Fournel, J4559219-exclusif-l-auteur-et-ecrivain-a-succes-950x0-2acques A. Bertrand et quelques autres. A chaque fois, cela forçait à se demander : mais comment critique-t-on un recueil de nouvelles ? En fait, on n’en sait rien. Résumer les histoires ? Aucun intérêt, d’autant que cela gâche la lecture en livrant les effets. Holder était des plus généreux : il pouvait donner sept nouvelles en un volume alors qu’il avait de quoi écrire sept romans en sept volumes. D’autres diront que c’est du gâchis. Laissons-les à leurs comptes et savourons. Car nous tenions là, parmi nos contemporains, l’un des rares écrivains qui se dégustent.

Avec Embrasez-moi (Le Dilettante, 2011), l’un des plus réussis tant on sentait qu’il avait jubilé à l’écrire, qui pourrait être sous-titré « Mémoires charnels », on pouvait déjà noter dans le titre un écho subliminal qui renvoie à « embrasser », « baise » et « embrasure ». Il s’agit pourtant bien d’embrasements. Un mot tout de même de ses héroïnes telles qu’il nous les présente dans l’empire des sens : Cathy, l’étoile filante aux lèvres roses ; Marie, chevauchante Walkyrie aux arômes de lait et de lessive ; Aurore aux amours bipolaires et au cœur lourd ; Blandine au piano, son cou de cygne et son Renato ; Farid aux lèvres fuschia livré à un trio sadien ; Pauline aux yeux pers et Laetitia en son salon du livre. Il les prend et brode autour. De la dentelle ! Les gazettes polies disent que c’est coquin ou canaille alors que c’est beaucoup mieux et bien pire.

Comment renouveler le genre sans se ridiculiser ? Un exemple parmi d’autres car, comme le dit l’un de ses personnages, Da muss man richtig rangehen, où l’on aura compris que quand faut y aller, faut y aller : « Renato l’a persuadée de se masturber pendant qu’il la sodomise. C’est brûlure au-dessus, délice en-dessous. Ce sont hurlements tels que les mères, qui n’en peuvent plus, enferment les bambins dans leur chambre, et augmentent le volume de Radio Monte-Carlo ». Encore cet extrait ne rend-il pas justice à toutes les facettes de l’imagination de ce Toscanini de la métaphore, ce Rothko de la litote, ce Tony Parker de l’understatement, ce Hendrix de la chute.

Doué pour décrire la peau et son grain, les caresses et leur chorégraphie, passé maître dans l’improvisation des succulences, il n’avait pas son pareil pour évoquer, selon ses propres mots (moi, jamais je ne me permettrais, surtout dans un lieu aussi chaste que la « République des livres) , le malaxage de fesses à la consistance de pâte à pizza, des seins qui veulent se rendre utiles, des doigts amassant des dunes en direction du fortin, une chatte mouillant d’abondance jusqu’à dégager une odeur de pain chaud mêlé d’hydromel, un emmanchement jusqu’aux testicules dans un clapotement de ponton, un ruisselet suave courant au milieu de la broussaille, un sabre trouvant son fourreau, un abricot exprimant sa joie par des quasi applaudissements (nos compliments !), un usage de l’huile de l’olive que n’aurait pas dédaigné Marlon Brando dans Le Dernier tango à Paris mais qui condamne ensuite à ne plus cuire les aliments qu’à la plancha, des bestiaux rarement flapis… Lorsqu’on croise un membre dans ces pages, on ne s’attend pas à ce qu’il s’agisse d’un membre d’une profession, et pourtant, c’est bien lui page 95.

De même qu’il y a un ton Minuit et un ton POL, qui, chacun, rendent un son distinctif, il y a désormais un ton Le Dilettante, tout d’ironie, de grâce qu’Eric Holder, avec quelques autres, incarnait en discrète majesté, même si plusieurs de ses livres ont paru au Seuil ou chez Flammarion. C’est la prose chuchotée d’un auteur rare débordant de tendresses, maître dans la douceur, aquarelle dans la peinture des passions, et pour cause : ces qualités lui étaient naturelles. Ainsi écrit-on en Médoc, près de Vendays-Montalivet, sur un air de confidence. Même dans les plus sauvages empoignades amoureuses, sa poésie demeurait ouatée, économe et feutrée. Jamais l’ombre d’une vulgarité, pas davantage de facilités ou de lieux communs, ni le moindre argot, toutes choses d’ordinaire si éloquentes dans la rhétorique du cul. C’est que Holder était tout sauf ordinaire, dans la double acception du terme.

Les holdériens ne sont pas des gens possessifs : ils aiment faire partager leur bonheur. Rarement une secte aura autant aspiré à devenir une foule. Le cul étant la chose au monde la mieux partagée, de si fessus récits devraient emporter l’adhésion du plus grand nombre. Du vécu pour sûr, paradoxes compris : « Quand, au lieu de crier « oui », elle supplia « non », il comprit qu’elle touchait au paroxysme ». Eric Holder aurait risqué la prison pour avoir déployé un tel talent dans l’exploitation littéraire de ses réminiscences érotiques, partout dans le monde sauf aux Etats-Unis, contrée pourtant réputée pour être particulièrement chatouilleuse à cet endroit : c’est que le ministre de la Justice s’y nommait…  Eric Holder ! D’autant qu’Embrasez-moi a paru il y a huit ans. Entretemps, il y a eu un MeToo et BalanceTon Porc. Paraissant aujourd’hui, le livre serait dénoncé par les réseaux sociaux. Autres temps, autre tolérance des mœurs littéraires.

Eric Holder n’avait cessé de dépouiller ses pages manuscrites de leurs mots. Il cherchait à épurer son style. Mais sa fragilité demeurait inentamée, de même que son souci des autres. C’était un maitre en légèreté qui ne se cherchait pas de disciple. Cela n’a l’air de rien mais, pour celui qui écrit, c’est une inaccessible étoile, cette légèreté. J’ai rarement connu d’écrivains aussi attachants.

(Photo Philippe Matsas et D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

983 Réponses pour Pour saluer Eric Holder

rose dit: à

Merci pour la bibli dans l’arbre de 110 ans : comme il doit être heureux, l’arbre !

rose dit: à

La bac et le bock
Le chic et le choc
Le sac et le soc
Le sic et le suc
Le toc et le tuc

P. comme Paris dit: à

Allez, Rose :

« Le Bac et le Bic ».

rose dit: à

Tagué en rouge, sur un mur jaune :

le RIC……et le RAC

(le bric et le broc)(tes cliques et tes claques dixit Emma)(le tic et le tact)

christiane dit: à

@et alii dit: 3 février 2019 à 22 h 44 min/41
Quelle belle opposition ! La bibliothèque de Montaigne… magnifiques photos.

christiane dit: à

@et alii dit: 3 février 2019 à 22 h 25 min/23
Idem

et alii dit: à

lu sur LSP
Dans leur Art de la ponctuation, le camarade Olihoud et Sylvie Prioul, s’ils rappelaient d’abord le rôle de mise en valeur joué par les guillemets (exemple : J’ai toujours été obstiné : il paraît que j’ai voulu que mes parents me couchent avec mes premières chaussures, mes « yéyés » jaunes, et que j’ai obtenu gain de cause – Henri Calet, Monsieur Paul),
rappelaient aussi un autre rôle des guill’ : celui de mise à distance.

Dans le cas présent, l’usage des guillemets la fait sentir, en effet, cette mise à distance…

rose dit: à

la décence du deuil.
pour les quatre gniards estourbis par leur père ?
Sidérant ce sens des conventions.
Mon q. anciennement du poulet edt devenu de la barbaque rouge, en attendant la vieille carne.

et alii dit: à

, on voit la femme
on voit de ces choses!
bonsoir

renato dit: à

Dans certains milieux si l’on veut dénigrer une femme on dit qu’elle a mis bas.

et alii dit: à

CNRTL indique
En parlant de la femelle de certains animaux, faire un petit, des petits. Cette jument, cette chienne, cette truie a mis bas.

et alii dit: à

avait mis bas à quatre enfants

je ne crois pas que l’on dise pour une femme mettre bas;j’ai regardé vite
l’action d’accoucher du haut vers le bas, en parlant d’un animal mammifère, du fait de la posture de la femelle.

et alii dit: à

non,je ne parlerai pas d’art pour ce plancher de Jeannot,création irrépressible surement

et alii dit: à

merci,christiane,pour la belle notice ;je rentre à l’instant
bonne nuit

christiane dit: à

Rose,
Ingrid Thobois a écrit un roman réaliste à partir de ce plancher (très proche de l’histoire vécu par celui qui l’a gravé jour après jour. Peut-on parler là, d’art ? plutôt de souffrance… C’est un message gravé dans la détresse, en 5 mois, par cet homme dévasté, sombrant dans la folie qui avait enterré sa mère sous ce plancher… et mourant là où il avait vécu ces mois d’isolement volontaire.
Voici une belle notice sur Jeannot, dit « le Béarnais » (1939-1972).
https://www.tryangle.fr/le-plancher-de-jeannot-previent-lhumanite-contre-les-mefaits-de-leglise-dhitler-et-de-vos-voisins-de-paliers

On peut en voir trois parties exposées à proximité de, sous verre. l’hôpital sainte-Anne (Paris 14e), rue Cabanis (La photo est dans le lien.)

jazzi dit: à

Demain, je vous parlerai de « Qu’est-ce qu’on a ENCORE fait au Bon Dieu ? »
Promis, juré, hi ! hi ! hi !…

jazzi dit: à

rose, Bérénice, et alii et les autres

Le menuisier de Cottes savait pertinemment qu’un bon plancher dure environ un siècle.
C’est alors qu’il décida d’écrire au revers des lattes du parquet du château dont il avait obtenu le chantier ses Mémoires, à ne lire que cent ans après sa mort.
Ce qui lui permit de s’exprimer en toute liberté.
Il ne s’en priva pas.
On y apprend que la mère de son meilleur ami était la maîtresse de son père. Et que la femme de ce meilleur ami avait mis bas à quatre enfants qu’elle enterra aussitôt dans la grange…
Il dit aussi pis que pendre du curé du village et fait l’apologie de la République.
Un document unique sur la vie privée dans les Hautes-Alpes à caractère universel…

Bėrėnice dit: à

ED, il faudrait lire l’essai.

Bėrėnice dit: à

Rose, c’est plus exactement pataterre et cela fait penser à patatrac, il y avait un jeu d’enfant qui consistait à empiler des figurines planes à trous jusqu’à ce que l’échafaudage ploie et le tout se disloque. C’est également enfantin.

Ed dit: à

Ah non berenice. Elle a beau être spécialiste de MH et avoir écrit des bouquins de littérature, c’est une gourde selon Hamlet. Il l’a décrété. Sur la base de quoi, on l’ignore.

Ed dit: à

C’est quoi son problème à lui ? « De mes deux » « de mes deux ». Une répétition qui trahit un blocage au stade anal du développement psychologique et surtout une haine de tout le monde. Pour une fois, je suis d’accord avec Delaporte, on dirait qu’il vient de sortir de l’asile.

Bėrėnice dit: à

Hamlet, elle est aussi l’auteur d’un essai sur MH, elle est spécialiste du XIX ème en littérature et établit des liens, si j’ai bien compris, entre certains classiques et le littérateur en question.

rose dit: à

Bérénice

les finances ce n’est jamais grave. Je comprends votre lien ; en réalité la construction de ce mot est enfantine papeterie

Delaporte dit: à

Il ne dit plus rien. Sans doute était-ce l’heure de sa piqûre. Maintenant il dort comme un bébé.

Delaporte dit: à

Il a filmé sous les jupes de très vieilles nonnes à Rome : ça lui ressemble bien. hamlet se met toujours à l’écart de ce qui est intéressant, il verse dans les détails sordides, qui constituent sa vie, elle-même sordide et crasseuse. Pauvre homme !

Bėrėnice dit: à

Fragiles comme les lampions ?

Rose, j’ai parcouru le lien que donnait et alii
Crottes au depart. Pour le site poterie papaterre, cela s’amusait car il faisait suite à un de mes envois où j’écrivais que ma trajectoire virait au crash, par consequent par terre, papaterre.

Delaporte dit: à

Enfin, hamlet est du genre à s’incruster et il va avoir l’occasion de nous sortir ses longues trouvailles abracadabrantes qui ne font rire que lui, le pauvre. Après tout, il était peut-être en prison, pendant tout ce temps. Il a dû en voir des vertes et des pas mûres. Il va nous raconter aussi les idées biscornues qui lui sont venues entre quatre murs. Enfin, ils l’ont libéré, c’est que ça devait aller mieux !

rose dit: à

moi non plus, je ne tenterai plus aucun rapprochement ; douchée à l’eau froide, refroidie.

renato dit: à

hamlet, demandez-vous pourquoi, nonobstant les menaces, il n’y a pas eu, jusqu’à maintenant, des attentant islamistes en Italie

Delaporte dit: à

En fait, je passe les commentaires de hamlet, tellement ils sont déprimants. On a l’impression d’un type qui n’a aucune culture, qui vient seulement d’apprendre à écrire, qui sort de l’asile et qui a besoin d’une bonne douche et de quelques vacances dans une cure thermale pour se requinquer. Ah ! il est pas beau à voir, hamlet, ni à lire.

rose dit: à

Bérénice à 14h04

non ce n’est pas mon genre (ce serait plutôt la petite cachée derrière le rideau dans I’m singing in the rain). Je trouve que c’est là que son talent explose. Lorsqu’elle est ballerine, elle est sirupeuse, là elle rayonne.

Y’a Lara Croft aussi,ce sont les filles aux doudounes agressives
https://goo.gl/images/5xd4Yc

j’les r’garde – pour essayer de comprendre, et je cesse de draguer les mecs : deux fois en quarante ans, ça me réussit pas, les gars.

renato dit: à

« Il ne fait pas bon discuter avec vous… »

Étant donné vos évidents limites culturel ça ne peut pas être autrement.

Bėrėnice dit: à

20h20 je commande chez mon libraire . De toutes façons, sauf à vouloir absolument posséder physiquement ce qu’on absorbe, il y les systèmes de prêts , bibliothèque ou prêts  » villageois » , on pose un livre lu, on en prend un autre, on le rend, les livres circulent et cela permet de réduire la consommation de la pate à papier. On nous prédisait la fin de l’édition. Si c’est un chant du cygne, il dure et la proposition n’a jamais été aussi pléthorique.

Delaporte dit: à

hamlet, vous aussi vous ne bougez pas. Cela fait un certain pendant lequel on se passait (assez bien) de vous. Et vous revoilà avec les mêmes sornettes, le même tour d’esprit débile, le même genre d’histoires ineptes. Cela ne s’améliore pas pour vous, et même cela empire.

renato dit: à

Tiens ! je me souviens d’un sympathique curé à qui, rentré de ses vacances au Japon, on demanda :
« Et les femmes japonaises, Don, comment les avez-vous trouvée ?
— Fragiles », répondit-il.

hamlet dit: à

renato, cela dit c’est vrai j’ai peut-être un peu filmé, un groupe de carmélites, ou de bénédictines, ou de dominicaines, je ne leur ia pas demandé, elles devaient avoir soixante balais de moyenne d’âge.

rose dit: à

Bérénice
http://larepubliquedeslivres.com/pour-saluer-eric-holder/comment-page-5/#comment-924101

non, pas du tout ; ce lieu m’intéresse et la potière est véritablement douée, elle travaille des terres chamotées elle y met un filet d’or. Non, ce n’est pas une amie, pas plus qu’André Bucher mais ce sont des gens qui ont des compétences réelles dans des toous petits lieux où l’on ne s’arrêterait jamais. Or, rencontrer des gens ainsi c’est une grande chance.
Dernière info sur les Crots de toponymie : auparavant se nommait les Crottes.
Puis par dcision municipale cela a été changé en les Crots.
Or, les Crottes était une ancienne dénomination des grottes sises là. Ne les connais pas, hein, mais elles existent ou, à tout le moins ont existé.

cordialement bérénice

hamlet dit: à

renato, vous en êtes encore à ces discussions avec Delaporte ?

vous savez pourquoi j’ai absent qq temps ? parce que la police italienne m’a coincé, à Rome, devant le Vatican, soit disant que je filmais avec mon téléphone portable sous la robe de bonne soeurs qui traversaient la place ! alors que je venais juste de faire tomber mon téléphone ! vous pouvez me dire qu’est-ce qu’il y a de plus con qu’un flic italien ?

Delaporte dit: à

« Je fréquente quand même des catholiques dont quelques ecclésiastiques, ce qui ne m’empêche pas de dormir. »

Cette fréquentation n’a pas l’air de vous apporter beaucoup sur le plan spirituel, ni même intellectuel. Vous pourriez aussi bien rester chez vous à roupiller ou à boire des gin tonic. Il ne fait pas bon discuter avec vous, renato !

renato dit: à

Le voilà que inspiré par ses fantasmes, Delaporte repart dans ses délires. Pas baptisé, je n’ai pas eu à me soumettre à la pratique de la confession. Je fréquente quand même des catholiques dont quelques ecclésiastiques, ce qui ne m’empêche pas de dormir.

hamlet dit: à

le problème n’est pas Houellebecq où le fait que ce qu’il écrit est sans intérêt, le problème c’est tous ces intellos parisiens de mes deux qui vivent dans leur tour d’ivoire.

tu m’étonnes que les gilets jaunes ne les aime pas.

et c’est pareil dans tous les pays occidentaux, les habitants des capitales sont haïs des autres, et il faut écouter parler cette Agathe Novak des mes deux pour comprendre cette haine !

Delaporte dit: à

Il y a d’autres sites marchands qu’Amazon qui vendent des livres. Je suis sûr qu’il existe des vendeurs allemands, qui sont plus petits et n’exploitent pas leurs employés avec autant de violence qu’Amazon.

hamlet dit: à

DHH, passou est trop sévère, pour son émission Finkielkrault a invité deux grands spécialistes de littérature : Frédéric Beigbeder et Agathe Novak-Lechevalier.

Agathe Novak Chevalier est maitre de conférence à Paris Nanterre, vous pouvez écouter cette dernière parler de Sérotonine sur le lien yt ci-après.

je pense que welbec permet à des gens comme elle de prendre conscience du monde qui l’entoure, je veux dire s’il n’y avait pas welbec elle ne saurait rien des problèmes actuels des paysans, où des exclus du capitalisme, en fait cette dame ne saurait rien de rien, elle a besoin de welbec pour avoir une idée du réel.

https://www.youtube.com/watch?v=fD8VxgGxknA

Ed dit: à

Je ne commande pas sur Amazon pour des raisons évidentes. Multinationale qui ne paye pas ses impôts dans les pays où elle fait du chiffre et qui exploite littéralement ses salariés tout en bas de l’échelle. C’est aussi la raison pour laquelle je ne mets jamais les pieds dans les hard discount. Je ne juge pas ceux qui le font et sais à quel point Amazon est pratique et rapide, mais une petite dose de bonne conscience ne fait pas de mal.

Delaporte dit: à

« À la base, je vous demandais votre avis sur Serotonine, pas sur ma vie… »

Vous pouvez le commander en français par Amazon, pour vous faire un avis par vous-même.

Ed dit: à

À la base, je vous demandais votre avis sur Serotonine, pas sur ma vie…

Delaporte dit: à

« En réalité, Delaporte, Martini était le confesseur du petit renato Cinzano ! »

On se dirige vers une sorte de vérité assez prosaïque. renato n’ose pas nous dire qu’il se confessait, à cette époque.

jazzi dit: à

« C’est moins beau que le « roman » que vous nous annonciez au départ ! »

En réalité, Delaporte, Martini était le confesseur du petit renato Cinzano !

DHH dit: à

Déjà ébranlée par les réactions suscitées par mes post sur Serotonine, interpellée sans pourtant être convaincue par Repliques,je me suis dit que j’étais peut-être passée a côté d’une grande œuvre dont le sens véritable m’aurait échappé ;de sorte que j’aurais peut-être grand internet à la relire pour essayer d’en percevoir la richesse et la densité et d’en mesurer la portée; et puis là dessus le twit de Passou m’a un peu réconfortée en me montrant que si je m’étais trompée, ce qui semble probable, je n’étais pas la seule à ne pas avoir su lire ce livre et je me sens moins bête

Bėrėnice dit: à

Ed, je ne tenterai plus aucun rapprochement , je me demandais justement quelle réponse j’allais obtenir. Cette fois, je suis fixée. A l’avenir puisqu’un post n’est reçu de façon bienveillante alors que je n’y mets aucune ironie pour ce dernier, je crois qu’il serait mieux que vous cessiez de m’interpeller, de me citer, ou n’importe quoi qui me serait destiné. Nous entretiendrons ainsi de bons rapports, faites comme si je n’existais pas, j’en ferai autant.

Bėrėnice dit: à

Ed, vous réussissez à faire naitre le doute en mon for, jusqu’ici j’avais le sentiment d’utiliser le français. Cela dit, rien ne vous oblige à donner suite à mes questions. Biffez le J, faute de frappe qui peut être altére la compréhension.

Ed dit: à

Après ceux de d., voici les conseils de vie de berenice. D’autres recommandations ? J’aimerais aussi qu’on me dise comment m’habiller. Merci d’avance.

Bėrėnice dit: à

Très joli château, planté dans un merveilleux paysage. Cela doit couter un magot pour réparer, entretenir.Ainsi, comme de nombreux sites historiques, il est exploité , les tarifs pour les intéressés , ainsi que ses destinations autres qu’hotelieres.

https://www.picomtal.fr

Ed dit: à

18:35

Rien compris. Y a-t-il des gens normaux ici ?

Bėrėnice dit: à

C’est le château où ont été retrouvées ses les planches autobiographiques du menuisier, au temps pour moi.

Bėrėnice dit: à

Des vacances au paradis. Puis ce morceau de paradis fut vendu, entre temps un autre séjour. La baie de Quiberon à 100 metres en bas, silence ponctué d’oiseaux de mer, clapotis, sable fins et marées, les grandes, douceur du climat.

Bėrėnice dit: à

Je me souviens que La carte et le territoire avait finalement été anticipée par rapport à la date prévisionnelle et cela m’avait arrangée , j’avais eu la possibilité de le prendre pour les vacances.

Bėrėnice dit: à

Ed, cela dit, vous pourriez l’obtenir en VF par Amazon. 22euros.

Bėrėnice dit: à

Rose, je faisais référence au lien potiere. C’est votre propriété?

Bėrėnice dit: à

Ed, je disais en substance la même chose, je ne me plains pas plus que vous. Pour les cadeaux vous aviez écrit il y a quelques temps que vous vous les faisiez toute seule. Meme pratique de mon côté.

Bėrėnice dit: à

Rose, je préfère conserver ma vision aérienne des chose, pourquoi ce lien?

Bėrėnice dit: à

Si vous n’étiez pas allée vous ennuyer au Vietnam vous auriez conservé votre reserve, au lieu de quoi vous vous êtes gelée dans les halls , vous ne confiez rien d’enthousiasmant de votre séjour . Vous êtes quand meme installée ‘loin de la France, dans un endroit froid, humide où vous me paraissez assez isolée. Pourquoi j
n’optez vous pas pour le sud , vous possédez des atouts qui pourraient faciliter l’obtention d’un emploi. Vous projetez vous loin dans l’avenir à Hambourg?

Ed dit: à

Je n’achète plus de livre car les étagères sont pleines et je ne suis pas encore convertie à la liseuse. Quant à Sérotonine, il n’est disponible qu’en allemand ici. Mais je ne me plaignais pas, j’ai tellement d autres choses à lire que la sortie en poche peut vraiment attendre !

rose dit: à

jazzi à 14h23

oui, magnifique plancher, comme celui exposé à Sainte Anne.
Pas si fou que cela le menuisier.
Crots petit village situé sur la rive du lac du barrage de Serre-Ponçon.
Avant lui, Savines le lac, reconstruction du village noyé. Suivi de l’embranchement à droite qui mène à l’abbaye du Boscodon magnifiquement restauré.
Après lui, Embrun.

Bėrėnice dit: à

Pas lus.

Bėrėnice dit: à

ED, et pas moyen de vous le faire offrir par un, une qui a des sous? Je suis fauchée et je n’achète plus de livres, je vais à la bibliothèque. De plus , j’ai un stock de pas plus et de à relire. Celui ci m’a été offert, une surprise car rares sont les cadeaux mais je suis un peu comme vous, je ne me plains pas , jusqu’à présent j’ai pu m’en faire . Là j’avoue courir à la catastrophe si je ne s’empare pas du manche pour redresser la trajectoire orientée vers le crash bancaire.

christiane dit: à

2 janvier 1982

Jacques R. dit: à

Abdication de tout esprit critique, prise au sérieux de son moindre trait d’humour etc : Houellebecq statufié

… et s’il n’en reste qu’un …

Delaporte dit: à

« J’attends la sortie en poche perso. »

Pourquoi ?

christiane dit: à

Un régal !!! Rembob’ina
http://www.lcp.fr/emissions/291552-rembobina
Sur LCP, en ce moment (16h-18h) Pour redécouvrir l’émission « Droit de réponse » présentée par Michel Polac, du 2 janvier 1992, consacrée à la disparition de « Charlie Hebdo ». Toute l’équipe de l’hebdomadaire s’en donne à cœur joie, Gainsbourg n’est pas en reste, J-F.Kahn (olympien). Ça fume, ça s’interpelle, ça s’injurie sur fond de fumée et de verres éclusés… Une émission comme on n’en fait plus !

Ed dit: à

Vous nous dites ce que vous en pensez bere. J’attends la sortie en poche perso.

Delaporte dit: à

« D’ailleurs, qu’est-ce qui vous fait dire que je suis pauvre ? »

C’est bien ce que je disais. Vous êtes en plein dans la consommation, par tous les pores de votre peau. L’Esprit-Saint ne vous a jamais visitée.

Delaporte dit: à

« Et pourquoi se dire chrétien et mépriser les pauvres ? D’où tirez-vous cette fortune qui vous permet de regarder tous ces crevards de haut ( et par la même occasion de soutenir les GJ) ? »

Sachez, ma chère Ed, que je révère la pauvreté, et que je suis moi-même pauvre. De plus, j’ai déjà dit ici tout le bien que je pensais des Gilets jaunes. Et par exemple, ce qui vous a frappée, d’Ulrike Meinhof. Par exemple, en ce moment, je suis en train de lire un ouvrage sur Marx. On ne saurait donc remettre en question mon amour des pauvres et de la pauvreté, qui est bien entendu insuffisant : je ne suis pas encore un saint. Tout se mélange dans votre petite tête, Ed : parce que j’ai dit du mal des prolétaires qui travaillaient pour les RG, vous estimez pouvoir généraliser. Il n’en est rien, comme vous le voyez.

Ed dit: à

D’ailleurs, qu’est-ce qui vous fait dire que je suis pauvre ? Et qu’est ce qu’être pauvre pour vous ?

Et pourquoi se dire chrétien et mépriser les pauvres ? D’où tirez-vous cette fortune qui vous permet de regarder tous ces crevards de haut ( et par la même occasion de soutenir les GJ) ?

Non attendez. On s’en fout. Personne ne cherche de sens à vos propos ici. Pauvre type mon Dieu 😀

Ed dit: à

Ed, chômeuse alcoolique et désoeuvrée est un agent bureaucratique. La machine est lancée. Va-t-elle rouler aussi longtemps que l’abolition légale du travail imminente ou la vocation de moins de Houellebecq ? Certainement pas. Mais continuez Delaporte, vous nous faites bien rire.

renato dit: à

Il faudrait que vous prêtiez attention à la chronologie, Delaporte. Vous devriez réfléchir aux dates de cette ma narration qui vous obsède tant : 1979, 1980, 1983 ; puis, éventuellement, vous informer relativement aux environnements où les faits adviennent et à la nature des personnages. Vous éviteriez ainsi de donner vie à des fantasmes sans queue ni tête qui révèlent l’imagination d’un homme ridicule — ce que vous ne méritez pas, je crois.

Delaporte dit: à

Ceci étant, renato, j’ai rencontré dans ma vie des gens qui émargeaient aux services secrets (notamment aux RG, quand ils existaient encore). Du moins, je les en soupçonnais fortement. L’agent des RG pouvait être un M. Tout-le-monde recruté par hasard, et voulant se faire de l’argent de poche. Beaucoup de chômeurs composent ce petit monde des indicateurs, population désoeuvrée et vicieuse, adonnée parfois à l’alcool ou aux jeux de grattages, mais donnant un sens à leur vie par la lecture des journaux. Une petite fraction des miséreux qui, au lieu de se révolter, s’arrangent de leur état et cuisent dans leur jus.

Delaporte dit: à

« Delaporte, Renato est passé du Martini au Gin tonic. »

Oui, on dirait…

Delaporte dit: à

« Maintenant Ed en espionne bureaucratique ?! il me semble que vous vivez un monde peuplé de fantasmes, Delaporte. »

Disons que j’essaie de soulever diverses hypothèses. Je suis par exemple arrivé à savoir à peu près la teneur de vos entretiens avec le cardinal Martini. Que Ed soit une espionne bureaucratique, pourquoi pas ? C’est un petit être humain sans morale, qui a besoin d’argent pour ses misérables occupations quotidiennes. Quant à vous, renato, vous laissiez sous-entendre au début que c’était le cardinal Martini que vous rencontriez : mais il est désormais acquis, en recoupant vos allégations, que vous le voyiez quelques années avant qu’il ne soit nommé cardinal par JP II. C’est moins beau que le « roman » que vous nous annonciez au départ !

et alii dit: à

Au pied du Sacré-Coeur, une partie de la Collection d’Art Brut de Lausanne. Des patients, des médiums, des marginaux, inventant leurs propres règles d’écriture, leurs alphabets, affolant la syntaxe, perturbant l’ordre des mots. Des oeuvres purement écrites ou agrémentées de dessins, presque toujours gigantesques (100 volumes !), encyclopédiques. Des dessins, des carnets, des peintures, des broderies et … un plancher !
http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2005/05/31/2005_05_le_plancher_de_/

Phil dit: à

Delaporte, Renato est passé du Martini au Gin tonic. ça décoiffe.

hamlet dit: à

« Sinon, j’ai commencé le dernier MH, je sais déjà qu’il ne me fera pas oublier la bipolarité brillante érudite de Saul Bellow mais je suis une fidèle. »

Michel Houellebecq / +/- Saul Bellow

Eric Holder / Michel Houellebecq

Eric Holder / Saul Bellow

Eric Holder / Neil Young

Michel Houellebecq / Neil Young

?

hamlet dit: à

« « Cela fait presque vingt ans aujourd’hui que j’écoute Neil Youg; il m’a souvent accompagné, dans les souffrances et dans les doutes. Je sais maintenant que le temps ne prévaudra pas contre nous » M. Houellebec »

« le temps ne prévaudra pas contre nous »

« le temps ne prévaudra pas »

« contre nous »

?

Bėrėnice dit: à

Jazzi,quelle découverte que ces écrits rassemblés en un livre. Et oui, c’est étonnant que cet homme ait eu accès à l’éducation, qui plus est ,un peu musicien, on peut le supposer doté d’une certaine sensibilité artistique. Le plancher lui aura servi de rond-point laissé à la postérité. Encore un homme d’église détraqué avec ce curé.

et alii dit: à

on prépare le350 èmeanniversaire de la mort de Rembrandt

Bėrėnice dit: à

Sinon, j’ai commencé le dernier MH, je sais déjà qu’il ne me fera pas oublier la bipolarité brillante érudite de Saul Bellow mais je suis une fidèle.

Bėrėnice dit: à

Soutien-gorges, ajoutez un -de- avant l’Amerique. Excuses.

Bėrėnice dit: à

Jazzi, vu Edmond. A mes yeux, vaut le détour. Si je continue, je vais collectionner tous les produits dérivés de Cyrano.

Bėrėnice dit: à

Rose, j’ai bien examiné votre genre, brune fatale. Le balcon comme dirait Phil pourrait avoir inspiré JP G, en développant et en exagerant un peu. Ses soutien-gorge pointus sont les ancêtres de la lingerie chère au designer de chez Hermès, d’ailleurs sa grand-mère qui portait des choses à baleines devait aimer ce cinema glamour. J’ai visionné hier soir chaque lien et la bossa avec ce jeu entre la guitariste Caterine Valentecet Dean Martin reste mon préféré. Les comedies musicales ne sont elles pas
caractéristiques ces temps insouciants et du rêve américain. Le blizzard, exceptionnellement aujourd’hui ici. Amitiés pailletées.

renato dit: à

Maintenant Ed en espionne bureaucratique ?! il me semble que vous vivez un monde peuplé de fantasmes, Delaporte.

Soleil vert dit: à

Jean Langoncet dit: 2 février 2019 à 23 h 25 min

De 0:56 à 0:58, la#, la, sol (puis la, la#, do)la mélodie m’a fait rebondir sur All my loving des Beatles

renato dit: à

PS à 13 h 34 min
Milan n’a que des évêques ou archevêques, en bon souvenir d’Ambroise.

Delaporte dit: à

Ed en espionne bureaucratique, cela colle très bien. Elle ne doit pas être très bonne pour ramasser du renseignement économique, mais enfin, elle bosse. La France, au moins, est sûre d’aller loin et de redevenir une grande puissance internationale, avec un tel agent !!!

renato dit: à

Delaporte, vous dites : «… mais était-il selon vous… »… il me semble que le mais soit de trop.

Sa renommée n’a pas été usurpée — il s’intéressait à ce qui réellement advenait, ce qui n’était pas habituel chez les gens d’église.

Incidemment, CMM fut nommé cardinal en 1983, mais archevêque de Milan le 29 décembre 1979. Cela dit, il m’arrivait de le rencontrer bien avant cette date.

Delaporte dit: à

Quelqu’un qui, plutôt littéraire, aime écrire des rapports, c’est louche. Il suffit d’une couverture, et hop ! on émarge aux services secrets de la France. Ed doit avoir un correspondant à Paris. Et comme elle n’est pas bien riche, cela lui permet de mettre du beurre dans les épinards, et de se payer des voyages au Vietnam. A moins que ce voyage n’ait été une mission secrète. Peut-être Ed a-t-elle eu une intuition géniale, qui s’est heureusement révélée fausse, à propos du Vietnam et de l’Asie du Sud-Est. Je crois qu’on n’en saura pas plus. Motus et bouche cousue, hein, Ed ?

Delaporte dit: à

« mes voyages sont aussi tristes que la vie sexuelle de Chaloux »

D’ailleurs, Ed, on n’a toujours pas compris pourquoi vous avez voyagé au Vietnam. Ni même pourquoi vous habitez Hambourg. Vous êtes dans la même partie que renato, je veux dire le renseignement ? Peut-être le renseignement économique ?

Delaporte dit: à

Il a été créé cardinal par Jean-Paul II seulement en 1983. D’après ce que nous en a dit renato, leurs rencontres auraient eu lieu avant. Cela ne retire rien à la qualité de l’événement, renato, mais quand même.

Delaporte dit: à

« Une bonne bouteille de vin de Lepanto, plutôt. »

renato, encore une petite question sur Mgr Martini : vous nous avez dit que vous l’aviez rencontré plusieurs fois, mais était-il selon vous aussi affable et intelligent que les médias le prétendaient alors ?

Ed dit: à

10:33
C’est merveilleux.

Chaloux dit: à

jazzi dit: 3 février 2019 à 10 h 18 min
aussi triste qu’une partie de jambe en l’air avec Chaloux : pauvre France !

La Jazzi se cherche un Jupien (l’homme qui aime les vieux messieurs).
Euh, même sur île déserte, non, merci…

Hurkhurkhurk!

Ed dit: à

Rose
Avez-vous trouvé un bon psy ?

Petit Rappel dit: à

« la grisaille de votre existence qui se confond avec le jaunâtre des murs. »
prosternez-vous, mortels, devant ce sommet de lyrisme clopinien…

Ed dit: à

10:30
Miamiamiaou

Ed dit: à

Si tu veux jazzi. Dis-toi bien que mes voyages sont aussi tristes que la vie sexuelle de Chaloux. Encore une fois, faire ta gossip girl te ramène à ta place, le caniveau, et peux te pousser à croire le temps d’un instant, que ton existence de fausse baronne cinéphile et vrai homme amer vaut mieux que la nôtre.

renato dit: à

Une bonne bouteille de vin de Lepanto, plutôt.

Phil dit: à

Une bonne bataille de Lépante pour revigorer la troupe nouilleuse, dear Baroz, comme vos ancêtres le savaient bien (me demande toujours si votre doge était avant ou après la permission des nichons au balcon ?)

Chantal dit: à

Ah c’est chouette çà, le voyage avec un caniche, j’en avais lu un autre assez drôle : Mon chien stupide de John Fante. C’est un chien priapique qui provoque la gêne et l’hilarité 😉

jazzi dit: à

Séance cinéma du jour.
J’hésite entre « Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu » et « A cause des filles » de Pascal Thomas ?
On en est là !

et alii dit: à

que d’émodity!wawaouf

jazzi dit: à

Lecture en cours : « Voyage avec Charley » de John Steinbeck. L’écrivain américain, âgé de 58 ans, nous raconte son road trip à travers les États-Unis en 1960 en compagnie de son caniche Charley.

jazzi dit: à

Réflexions du dimanche matin.

A défaut de toute opposition, le marcronisme triomphant a secrété les Gilets jaunes : une opposition des Ronds-Points.
L’opposition doit-elle être constructive ou systématique ?

La France de Houellebecq et de Blanche Gardin a le rire aussi triste qu’une grimace, aussi triste qu’un voyage au Vietnam avec Ed, aussi triste qu’une partie de jambe en l’air avec Chaloux : pauvre France !

renato dit: à

« L’Europe est en péril »

Plutôt que de jouer aux gens intelligents et progressistes, ce qu’aujourd’hui est à la portée de n’importe qui, elles-ils devraient chercher les pourquois.

rose dit: à

et alii à 7h32.
la vignette lacanienne et tintinophile :

bah, je valdingue encore entre le millefeuille de Pierre Dac, remisé hier au soir et ce souvenir ancien d’une amie mienne, grâce à laquelle je vais toucher bientôt ma retraite complémentaire, qui absorbera ainsi le prélèvement à la source mis en place à la source (il a pas mal de visites à faire, pour ses ventes d’armes, encore).
Lors, cette amie avait un figuier royal sur sa terrasse entre Narbonne et Montpellier.
Un jour, arrivant, je vois l’énorme tronc tranché bas.
Je lui demande ce qui s’était passé. Elle me répond qu’elle mangeait trop de figues et qu’elle aimait trop cela, cela ne lui faisait pas du bien. Elle l’avait fait couper.

Pauvre Tintin, pensé-je avec le figuier et le millefeuille dans la vitrine.

rose dit: à

closer à 8h25

moi aussi, pour des raisons diverses :
– la longueur des jambes de Cyd Charisse !
– l’ambiance de la prohibition à Chicago
– le génie de Fred Astaire qui -bien avant les p’tits rats de l’Opéra qui y viennent, faisons-leur confiance pour cela) danse à égalité avec sa partenaire. Il n’a pas le rôle de porteur, ni de mise en valeur, ni de « je fais un bond, aérien certes, et je me cache »,
non Fred Astaire lorsqu’il danse avec une partenaire c’est du 50/50, win/win, comme dirait cette chère Blanche Gardin. J’admire.

Marie Sasseur dit: à

Jean Langoncet dit: 2 février 2019 à 23 h 25 min

Neil Young

« Cela fait presque vingt ans aujourd’hui que j »écoute Neil Youg; il m’a souvent accompagné, dans les souffrances et dans les doutes. Je sais maintenant que le temps ne prévaudra pas contre nous »
M. Houellebecq, in « dictionnaire du rock » Robert Laffont, 2000

https://youtu.be/Eh44QPT1mPE

Marie Sasseur dit: à

« L’argument selon lequel la culture française est très ancienne ne doit pas nous inciter à un optimisme excessif ; on tue aussi les choses anciennes. La seule chose, finalement, qu’on ne tue pas, c’est ce qui est susceptible de dégager à court terme un bénéfice net. »

Agathe Novak Lechevalier

?

________________

Non, pas Agathe, mais: Michel Houellebecq in « Les lettres françaises », 1992

Voir les recueils d' » Interventions » de Houellebecq dans différentes revues, et recensées dans deux ? livres du même nom: Interventions. Je n’ai que le 2

l’extrait tronqué d’hier à 18h55 , vive les machines à décérébrer, ne restitue pas la profondeur… Comme on peut s’en rendre compte en lisant l’entièreté du propos dans le Cahier de l’Herne, consacré à Houellebecq.p. 86

 » je ne souhaite certes pas comparer les honorables membres de l’Académie Goncourt à ces vieillards emplumés qui dansent pour les touristes dans les réserves Navajo; nous n’en sommes pas là; mais enfin on s’en approche »

Et heu, on y est, en fait
 » que de joie ! que de rires! »

closer dit: à

Vous aviez le génie des videos hier soir Rose…J’ai particulièrement apprécié votre 22h32.

et alii dit: à

pauvre Holden!

renato dit: à

Les ruines avant les ruines, Phil. Lors de mon prochain voyage je tâcherai de trouver le temps de le visionner. Il semble que les sémiologues ont fait un beau travail sur la langue.

Phil dit: à

dialogues en prélatin ? dear Renato, mandez-nous la tête des mangeurs de popcorn de votre cinéma.

renato dit: à

Il primo re, film qu’on me dit intéressant : 753 avant J-C., la naissance de Rome, deux frères dans un monde hostile, réinterprétation émotionnelle et réaliste de leur mythe. Dialogues en prélatin. Pas eu le temps d’entrer dans un cinéma, ce sera lors de mon prochain voyage.

Bėrėnice dit: à

Rose, j’aime beaucoup la bossa nova, le numero est il réellement improvisé?

rose dit: à

vous, c’est moi.
(si ça peut vous rassurer).

rose dit: à

où il appert clairement qu’elle est bien mieux que lui, mais elle l’meuh.
Quelle engeance !

rose dit: à

Vu Premières solitudes de Claire Denis : portrait sensible de jeunes gens en devenir qui ont toutes leurs chances devant eux et leurs histoires compliquées derrière.
Aime la pudeur de cette documentaliste, à mes yeux ethnologue.
Ai beaucoup aimé Tessa (mais ne sais si c’est elle Tessa) beaucoup, énormément. Je pourrais l’adopter.
Et aussi la jeune fille qui danse magnifiquement en bas des marches d’un escalier : aurait pu se faire embaucher dans The band Wagon.

renato dit: à

Pardon : pourvu qu’elle fussent telles, paraissaient moins gris-bleu que les miennes > pourvu qu’IL fussent telS, paraissaient moins gris-bleu que les miens

J’avais dans l’oreille « speranze » qui vaut espoir et est féminin…

christiane dit: à

@Chantal dit: 2 février 2019 à 19 h 01 min
Pas de problème ! emplissez-vous les yeux de toute cette beauté et merci pour le lien.

christiane dit: à

C’est chouette , Hamlet, votre arpège Eric Holder.

Pensant aux échanges sur ce fil à propos du dernier roman de Houellebecq et du dernier film de Clint Eastwood, j’ai siroté avec plaisir, en dernière page (22) du Monde de ce samedi 2 février la chronique de Michel Guerrin « Même combat ».
Ce qui rapproche ces auteurs c’est qu’ils parlent d’eux-mêmes à travers leurs personnages, sans être inquiétés par la police de la pensée […] Ils jouent merveilleusement d’une esthétique et d’une narration ambiguës, maniant le chaud et le froid, ce qui donne du brio à leur style et désarme la critique. […] Houellebecq est aussi un récidiviste. Il manie la provocation déprimée depuis longtemps mais il est sans égal dans Sérotonine quand il décrit la France agricole, témoigne de la détresse des paysans et confie son infinie tendresse pour les sans-grades qui travaillent la terre et traient les vaches sans espoir de retour. »

renato dit: à

Bérénice, je ne comprends pas… enfin, je comprends et ne comprends pas votre question. Voilà une traduction rapide, puis se vous reformulez la question…

Ses espoirs pulvérisés, pourvu qu’elle fussent telles, paraissaient moins gris-bleu que les miennes, plus semblables à du charbon ; d’autre part, chaque déception n’est-elle pas différente des autres ? J’avoue que je ne m’attendais pas à découvrir mon défunt passé en elle, et encore moins en moi : n’est-ce pas moi que je suis arrivé vivant chez elle? Et n’avais-je pas gardé jalousement mon ignorance de qui elle était avant de la rencontrer ? Eh bien, cela doit être l’amour.

renato dit: à

« Renato l’a persuadée de se masturber pendant qu’il la sodomise. »

Vous avez raison de vous arrêter sur ce détail stupide-sordide, hamlet, dans ces actions-là faire dans la persuasion pour arriver à quelque chose est l’équivalent du viol ; car parmi les gens civilisés, ne rien demander est la bonne règle de comportement.

Lavande dit: à

Ben alors Hamlet vous étiez parti aux sports d’hiver et vous revenez avec une forme olympique ?

Chantal dit: à

J’y ai pensé, Christiane, moi qui écrit dans mon petit coin, mais le bonheur de contempler un Ensor jamais vu en musée, une magnifique otarie en bronze et un Alechinsky, en effet aussi profusion de fleurs aux parfums délicat, la chance de recevoir chaque année une invitation d’un ami galiériste.

hamlet dit: à

« une chatte mouillant d’abondance jusqu’à dégager une odeur de pain chaud mêlé d’hydromel »

?

hamlet dit: à

« Ainsi écrit-on en Médoc, près de Vendays-Montalivet, sur un air de confidence. »

?

hamlet dit: à

« Les holdériens ne sont pas des gens possessifs : ils aiment faire partager leur bonheur. »

!

hamlet dit: à

« J’ai rarement connu d’écrivains aussi attachants. »

?

hamlet dit: à

« L’argument selon lequel la culture française est très ancienne ne doit pas nous inciter à un optimisme excessif ; on tue aussi les choses anciennes. La seule chose, finalement, qu’on ne tue pas, c’est ce qui est susceptible de dégager à court terme un bénéfice net. »

Agathe Novak Lechevalier

?

hamlet dit: à

« La littérature s’arrange de tout, s’accomode de tout, fouille parmi les ordures, lèche les plaies du malheur. Une poésie paradoxale, de l’angoisse et de l’oppression, a donc pu naître au milieu des hypermarchés et des immeubles de bureaux. »

Agathe Novak Lechevalier

?

hamlet dit: à

« Houellebecq (…) ne désigne plus tant aujourd’hui un individu concret qu’une fiction, le point de cristallisation de représentations multiples, souvent contradictoires et en constante évolution. »
Agathe Novak Lechevalier

?

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