de Pierre Assouline

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La République des livres
Pour saluer Eric Holder

Pour saluer Eric Holder

Ce sont souvent les livres qui font le moins de bruit qui provoquent les frémissements les plus durables. Eric Holder, qui vient de nous quitter à 58 ans, était l’un des moins agités. Ses fidèles le savent bien, qui le suivent depuis ses Nouvelles du Nord (1984) et l’ont accompagné sur ses sentiers délicats avec La Belle jardinière, En compagnie des femmes, l’Homme de chevet ou Mademoiselle Chambon (ces deux derniers portés à l’écran de même que Bienvenue parmi nous), La saison des bijoux, La Belle n’a pas sommeil, une trentaine de livres en tout, pour citer les traces les plus immédiates que sa prose discrète a laissées en nous. Ce Lillois pudique et discret nous aura fait voyager au gré de ses déménagements en Provence, à Paris, dans la Brie, le Médoc du côté de Queyrac enfin où il s’est éteint prématurément, quelques semaines après la disparition de sa compagne depuis leur adolescence. Il avait quitté le milieu de nulle part pour le bout du monde, ce qui n’est pas plus pratique et lui ressemblait bien.

Cet homme d’une infinie délicatesse, dans la diction, l’attitude, les gestes, le savoir-vivre, composait des récits à la Holder puisque même anonymes, ses textes sont signés par sa voix. C’est fait de petits riens qui sont la vie même, la brume des lunettes, le bar des Amis, une maisonnette qui croule, des passants sous la pluie, l’ombre d’un regret. Rares sont les auteurs encore capables de les observer. Il y faut non du temps mais une certaine qualité de temps, conjugué au goût des autres avec ce qu’il faut de légèreté poétique. Lorsque dans De loin on dirait une île( Le Dilettante, 2008), l’un de mes préférés,  le narrateur va au marché, il reconnaît ses personnages. Que des têtes de seconds rôles comme il les aime. Ses stars à lui. Mais il est toujours limite. Au bord de la catastrophe par lui provoquée. Ce qui autorise son éditeur à le présenter comme un « friseur d’incidents », ce qui est assez bien vu. Au passage, on apprend même l’origine du mot « vitriol ». Si j’ai bien compris, c’est un acronyme de Visita Interiorem Terrae Rectificando Invenies Operae Lapidem, qui n’est autre, nous l’avions tous compris (évidemment !) que la devise des alchimistes « Visite l’intérieur de la terre, en rectifiant, tu trouveras la pierre d’oeuvre », ce que le narrateur traduit par :

« A l’intérieur de soi, on trouve toujours quelque chose à modifier ».

Il a la tête pleine de livres et de films. Aux funérailles du poète Bernard Manciet, écrivain en gascon noir étudié jusqu’au Tadjikistan, il se croit cerné par des visages à la Kurosawa. Même la Médoquine, sacrée gironde à ce qu’on dit, son genre de beauté en tout cas, qui lui apparaît comme une inaccessible étoile sans autre référence qu’elle-même, semble posée entre Jules et Jim. Quoique, à l’énoncé de son prénom, il songe aussitôt à la compagne de Maqroll el Gaviero, le héros d’Alvaro Mutis. Ilona, celle qui vient avec la pluie, est la jeune patronne du restaurant Le Mocambo ; depuis qu’il l’a vue, il ne cesse de demander au vent quand il la reverra. Ce doit être la proximité de l’Océan, sa fréquentation quotidienne qui « décourage les projets, arase les vanités ». Eric Holder n’avait pas son pareil pour peindre les couleurs de ce morceau de terre béni des Dieux. Lorsqu’on tourne les pages de sa chronique du bonheur à Soulac, on entend le feuillage des arbres. Prêtez l’oreille car en littérature, cette délicatesse entraîne une sensation rare.

Lorsqu’il n’écrivait pas de romans, il donnait de ses nouvelles, y révélant un exceptionnel sens de l’équilibre. L’un des meilleurs dans le genre en France avec Annie Saumont, Franz Bartelt, Paul Fournel, J4559219-exclusif-l-auteur-et-ecrivain-a-succes-950x0-2acques A. Bertrand et quelques autres. A chaque fois, cela forçait à se demander : mais comment critique-t-on un recueil de nouvelles ? En fait, on n’en sait rien. Résumer les histoires ? Aucun intérêt, d’autant que cela gâche la lecture en livrant les effets. Holder était des plus généreux : il pouvait donner sept nouvelles en un volume alors qu’il avait de quoi écrire sept romans en sept volumes. D’autres diront que c’est du gâchis. Laissons-les à leurs comptes et savourons. Car nous tenions là, parmi nos contemporains, l’un des rares écrivains qui se dégustent.

Avec Embrasez-moi (Le Dilettante, 2011), l’un des plus réussis tant on sentait qu’il avait jubilé à l’écrire, qui pourrait être sous-titré « Mémoires charnels », on pouvait déjà noter dans le titre un écho subliminal qui renvoie à « embrasser », « baise » et « embrasure ». Il s’agit pourtant bien d’embrasements. Un mot tout de même de ses héroïnes telles qu’il nous les présente dans l’empire des sens : Cathy, l’étoile filante aux lèvres roses ; Marie, chevauchante Walkyrie aux arômes de lait et de lessive ; Aurore aux amours bipolaires et au cœur lourd ; Blandine au piano, son cou de cygne et son Renato ; Farid aux lèvres fuschia livré à un trio sadien ; Pauline aux yeux pers et Laetitia en son salon du livre. Il les prend et brode autour. De la dentelle ! Les gazettes polies disent que c’est coquin ou canaille alors que c’est beaucoup mieux et bien pire.

Comment renouveler le genre sans se ridiculiser ? Un exemple parmi d’autres car, comme le dit l’un de ses personnages, Da muss man richtig rangehen, où l’on aura compris que quand faut y aller, faut y aller : « Renato l’a persuadée de se masturber pendant qu’il la sodomise. C’est brûlure au-dessus, délice en-dessous. Ce sont hurlements tels que les mères, qui n’en peuvent plus, enferment les bambins dans leur chambre, et augmentent le volume de Radio Monte-Carlo ». Encore cet extrait ne rend-il pas justice à toutes les facettes de l’imagination de ce Toscanini de la métaphore, ce Rothko de la litote, ce Tony Parker de l’understatement, ce Hendrix de la chute.

Doué pour décrire la peau et son grain, les caresses et leur chorégraphie, passé maître dans l’improvisation des succulences, il n’avait pas son pareil pour évoquer, selon ses propres mots (moi, jamais je ne me permettrais, surtout dans un lieu aussi chaste que la « République des livres) , le malaxage de fesses à la consistance de pâte à pizza, des seins qui veulent se rendre utiles, des doigts amassant des dunes en direction du fortin, une chatte mouillant d’abondance jusqu’à dégager une odeur de pain chaud mêlé d’hydromel, un emmanchement jusqu’aux testicules dans un clapotement de ponton, un ruisselet suave courant au milieu de la broussaille, un sabre trouvant son fourreau, un abricot exprimant sa joie par des quasi applaudissements (nos compliments !), un usage de l’huile de l’olive que n’aurait pas dédaigné Marlon Brando dans Le Dernier tango à Paris mais qui condamne ensuite à ne plus cuire les aliments qu’à la plancha, des bestiaux rarement flapis… Lorsqu’on croise un membre dans ces pages, on ne s’attend pas à ce qu’il s’agisse d’un membre d’une profession, et pourtant, c’est bien lui page 95.

De même qu’il y a un ton Minuit et un ton POL, qui, chacun, rendent un son distinctif, il y a désormais un ton Le Dilettante, tout d’ironie, de grâce qu’Eric Holder, avec quelques autres, incarnait en discrète majesté, même si plusieurs de ses livres ont paru au Seuil ou chez Flammarion. C’est la prose chuchotée d’un auteur rare débordant de tendresses, maître dans la douceur, aquarelle dans la peinture des passions, et pour cause : ces qualités lui étaient naturelles. Ainsi écrit-on en Médoc, près de Vendays-Montalivet, sur un air de confidence. Même dans les plus sauvages empoignades amoureuses, sa poésie demeurait ouatée, économe et feutrée. Jamais l’ombre d’une vulgarité, pas davantage de facilités ou de lieux communs, ni le moindre argot, toutes choses d’ordinaire si éloquentes dans la rhétorique du cul. C’est que Holder était tout sauf ordinaire, dans la double acception du terme.

Les holdériens ne sont pas des gens possessifs : ils aiment faire partager leur bonheur. Rarement une secte aura autant aspiré à devenir une foule. Le cul étant la chose au monde la mieux partagée, de si fessus récits devraient emporter l’adhésion du plus grand nombre. Du vécu pour sûr, paradoxes compris : « Quand, au lieu de crier « oui », elle supplia « non », il comprit qu’elle touchait au paroxysme ». Eric Holder aurait risqué la prison pour avoir déployé un tel talent dans l’exploitation littéraire de ses réminiscences érotiques, partout dans le monde sauf aux Etats-Unis, contrée pourtant réputée pour être particulièrement chatouilleuse à cet endroit : c’est que le ministre de la Justice s’y nommait…  Eric Holder ! D’autant qu’Embrasez-moi a paru il y a huit ans. Entretemps, il y a eu un MeToo et BalanceTon Porc. Paraissant aujourd’hui, le livre serait dénoncé par les réseaux sociaux. Autres temps, autre tolérance des mœurs littéraires.

Eric Holder n’avait cessé de dépouiller ses pages manuscrites de leurs mots. Il cherchait à épurer son style. Mais sa fragilité demeurait inentamée, de même que son souci des autres. C’était un maitre en légèreté qui ne se cherchait pas de disciple. Cela n’a l’air de rien mais, pour celui qui écrit, c’est une inaccessible étoile, cette légèreté. J’ai rarement connu d’écrivains aussi attachants.

(Photo Philippe Matsas et D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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983 Réponses pour Pour saluer Eric Holder

Clopine dit: à

exactement le contraire , Petit Rappel : ni girouette, ni air du temps. Je pense que les gilets jaunes sont, sociologiquement, les 37 % de français qui tirent leur revenu du travail, ne font jamais grève, considèrent les syndicats avec effarement, respectent les patrons et paient leurs impôts.

Ce sont juste les « gens modestes » (comme mes parents), « pauvres mais dignes », et à la culture politique, voire historique, à peu près inexistante.

ces gens modestes ont bien entendu été totalement invisibles aux yeux de Macron : leur soumission était tellement acquise d’avance…

Mais voilà, de la modestie à la misère, il n’y a qu’un pas. Et qui sème la misère récolte la colère…

et si je vais marcher à leurs côtés mardi prochain, c’est pour quelques solides raisons :

– je crois qu’en sortant de leur isolement, en se retrouvant sur les ronds-points, les gilets jaunes ont enfin compris ce que n’importe quel militant sait d’office : que la force du nombre est invincible. Que le collectif donne cette force. Que l’humanité est une humanité de partage, et que de ce partage naît la fraternité.

Alors, bigarré, à côté de ses pompes et raciste, le mouvement des gilets jaunes ? Où apprenant à toute vitesse, se débarrassant de l’idéologie morbide de l’extrême-droite, inventant de nouvelles formes de résistance ?

En tout cas, voilà des gens à qui on demande de payer toujours plus d’impôts, sans qu’ils voient revenir, ni sous forme d’aides sociales ni d’équipement ni de mieux vivre, quoi que ce soit de leurs efforts. En ce sens, ils ont eu bien raison de se révolter.

Ensuite, ensuite, non je ne suis pas d’accord avec la réponse qu’on leur a fournie : cette violence inouïe de forces de l’Ordre, comme on dit. Et leur utopie (parce que c’est parfaitement utopique de ne pas vouloir de représentant, et de prétendre que toutes les paroles se valent) a au moins ce mérite-là : nous montrer la vraie face du pouvoir.

Moi je veux défendre le droit à manifester, je veux que, si je commets un délit, on m’arrête et on m’amène devant un juge. Je ne veux pas qu’on m’enferme parce que j’ai arpenté la rue avec une cagoule. Ni parce que j’ai un gilet jaune dans ma bagnole. Je ne veux pas qu’on fasse croire à une pseudo-« égalité de traitement », à savoir : les casseurs cassent et les manifestant attaquent les flics, donc ces dernier ont le droit de répliquer. Ben non. Un casseur et un fauteur de délit n’a pas à se voir casser la gueule par un flic. Il doit avoir un procès.

Ca s’appelle l’état de droit.

Je le préfère à la loi du talion, ou à celle de la jungle.

J’irai mardi, sans gilet jaune, mais pourtant : j’irai marcher dans ces Rues qui sont les nôtres, et dont personne, et surtout par ceux qui, assis parmi les ors de la République, osent se dire « en marche », n’est le propriétaire.

Nul doute, Monsieur Court, que vous en ricanerez, en vous dirigeant tout doucettement vers la tour d’ivoire où la République vous permet de conforter votre stérile savoir, tout en vous procurant de solides fins de mois.

Eh bien vous aurez tort, voilà tout.

Et si, en cours de route, je peux en profiter pour faire deux trois suggestions de lecture politique aux gilets jaunes qui en exprimeraient le désir, eh bien, j’aurais déjà été plus utile que vous, si douillettement enfoncé sous peaux d’âne…

Janssen J-J dit: à

@DHH c’st bien ce que je pressentais, la « sanctuarisation » n’est qu’une formule qui n’a aucune consistance ni traduction dans le CGI, autrement dit, une métaphore diabolique qui ne peut être que le résultat d’pur rapport de forces entre peuple et gouverneemnt, et surtout entre ministères entre eux avec un président (?) qui, le cas échéant, arbitrerait au gré de son bon gré. Hulot, le coapi de Macron, s’en mordit les doigts, le minsitère de la transition énergétique face aux faucons de Bercy !… Quelle rigolade, et on va nous dire que tout ça, c’est la faute aux bagnoles des GJ !… Reste plus qu’à imposer un rapport de forces permanent, mais qui hélas ne sera jamais relayé par les LREM, bref une pression constante de la rue, mais teindra-t-lle le coup, l’histoire d’une génération entière de pressions bottom up, démarrées chez de petites jeunes filles scandinaves se répandant sur toute l’Europe, histoire de juste arriver à limiter la casse dans le mur européen avant qu’il puisse nous protéger des fumées chinoises, indiennes, américaines, etc.
Brr, tout cela est au dessus de mes forces, feignons alors d’en être les organisateurs, si nou sne voulons pas baisser les bras devant les mômes du 21e et dernier siècle de l’histoire humaine…

renato dit: à

L’encyclique Laudato si’ ? belle leçon d’hypocrisie. Ce sont des siècles que l’église s’adapte par le discours aux tendances de l’époque en se berçant dans des postures comiques.

Pour ce qui est de la décadence, il s’agit, si je me tiens à mon dico, de la diminution progressive de la prospérité, de la force, de l’autorité, etc., chez une personne (surtout en ce qui concerne la valeur artistique ou les facultés de création), chez un peuple, dans une institution, dans une civilisation, etc. Or, vue l’extraordinaire vitalité de certaines disciplines, leur créativité, on pourrait tout au plus parler de stagnation ou de stase dans la pratique de certaines disciplines, pas de décadence de notre civilisation.

renato dit: à

Janssen J-J, merci pour la liste, étant adepte du test proposé par Auden afin d’évaluer l’acuité des critiques, j’apprécie.

Cela dit, l’intérêt d’un dico illustré des sigles, etc., réside dans la possibilité de donner de la profondeur de champ à un ensemble de lettres que pour les non informés ne sont qu’une accumulation arbitraire — obsessionnelle ? — de signes, parfois ouvrant sur des ambiguïtés. ABF, par exemple :

— Architecte des Bâtiments de France ;
— Arbitro Bancario Finanziario ;
— Australian Bridge Federation ;
— Associated British Foods ;
— etc., etc.

DHH dit: à

@JJJ
Cette sanctuarisation est incompatible avec le sacro-saint et nécessaire principe de l’universalité budgétaire qui ne souffre que des exceptions limitées très etroitement définies tant en recettes qu’en depenses et dont je me demande même si elles existent toujours (comptes d’affectation speciale et budgets annexes)
En revanche elle peut s’imposer dans la pratique si le ministre concerné fait le poids dans les arbitrages à Matignon et réussit à se prévaloir de l’existence de ces recettes nouvelles et de leur origine pour justifier qu’on abonde d’autant les lignes budgétaires de son propre ministère et celles des autres ministres concernés par des interventions relatives à la transition écologique .

Janssen J-J dit: à

… certes, mais je dirais qu’il existe des girouettes qui tournent dans le bon sens. Et c’est rassurant. Je les préfère souvent aux girouettes immobilisées par un abcès de fixation en métal.

Janssen J-J dit: à

Je n’arrive pas à comprendre totalement pourquoi l’univers baroque d’Antoine Volodine me fout en l’air à chaque fois que j’y entre. Là, il te raconte l’interrogatoire d’une survivante d’un petit théâtre ambulant, Eliane Schubert, devenue bandite contre son gré, dans les steppes d’Asie centrale, puis comment elle est tombée dans l’enfer d’une bande de criminels, et réussi à s’en sortir miraculeusement vivante… Sans doute, à force d’avoir pour habitude de se réciter des mantras venus du fond de sa mémoire ensorcelée. Ces mantras, ce sont comme des vociférations, et le roman nous en donne 343 exemples au milieu (des entrevoûtes). Elles nous aident à entrer dans l’entre-monde du Bardo Topol, l’obsédant et consolateur du Livre des morts tibétains (explorés dans les romans post exotiques antérieurs), sauf que cette fois-ci, AV nous le décrit comme une marche dans l’obscurité éternelle, une nuit dure, mais c’est la nuit (DURA NOX, SED NOX)… . La troisième partie est constituée par 120 pages tenues dans une seule phrase non ponctuée. Ou oublie assez vite la prouesse littéraire, d’autant qu’elle n’est pas la première, on se laisse plutôt bercer par les flux d’images sans savoir si un jour, on reviendra sains et saufs à la Grande Nichée en compagnie de Maryse Odilone (y’a de ces noms !…). Pour l’instant, avec Haddiff Kakaïne, on en voit de toutes les couleurs, mais notre cervelle reste incroyablement aux aguets. J’ai pas tout à fait fini, vu que ses aventures dans le temps et l’absence du temps le transformeront, puisqu’il en est encore à se réincarner dans le corps de sa 3e fille vengeresse. Et comme il n’y aura pas de fin, je dévoile rien. J’écrivais ceci, dans le RER de ce matin après mes 10 km de marche, un instant de répit pour ne pas hurler de rage et de plaisir, en pensant aussi à la rdl.
Toute l’œuvre d’AV est hantée et articulée autour de la question de savoir comment s’accommoder au mieux de l’état intermédiaire de la vie et de la mort. A grand renforts de transes chamanistiques hallucinées et métaphoriques, il nous montre des préoccupations de vivant agnostique, ambivalent quant au plaisir et à la peur de l’idée d’un néant auquel l’esprit n’aspire pas, en aurait-il la certitude absolue. D’où, pour le romancier Volodine, la mise en scène de ce va et vient incessant entre l’avant et l’après, dans une uchronie de fantaisie dérisoire, où tout est permis à la plume : la violence, l’érotisme, la fornication et l’inceste en de successives réincarnations jubilatoires. Pas de souci pour la morale, nous sommes chez les sorciers ou les sorcières immémoriaux, on ne sait pas trop, des chamanes plutôt… indifférents à la nature du sexe succube/incube et au meurtre. On reste toujours dans la subversion de l’apocalypse post nucléaire, dans un état de ‘survie de la mort’, au-delà du viol, de l’assassinat et de la rapine, parmi des êtres post exotiques, plutôt des bêtes féroces que des agnelles, d’ailleurs. Somme toute, un joyeux et sinistre bordel foutraque, à la fois baroque et barbare, extravagant charivari en ressacs et reflux respiratoires permanents. Il s’y charrie des noms improbables, comme un cantopera de vociférations, des mantras aidant à supporter la douleur et la cruauté du voyage dans la mort éternelle.
Lisons-ls à voix haute, hurlons-les, ces vociférations…, si nous le pouvons, comme dabs un récitatif religieux, une mélopée sur deux notes.
Hé bé, moi, j’en ai fait l’expérience comme si j’avais dû appeler quelqu’un à l’aide pour n’avoir pas à tirer la chasse. Et après ça, je me se suis senti total zen…
Fortiche, mon Volodine ! Bluffant. Plus rien à craindre pour le boulot après les « Frères Sorcières ». On peut y’aller franco, rhabillé, en jaune, en noir, ou en rouge.
La bonne littérature, une fois de plus, que veus-tu, t’aura apporté son lot de consolations intimes et extimes. A quoi d’autre pourrait-elle te servir, hein ? Mais faut qu’elle soye bonne, qu’elle te transporte où t’as pas l’habitude, mon pote. Et c’est pas toujours le cas, pas souvent même…

Petit Rappel dit: à

« Mais j’y serai, mordieu, le Samedi 5 Février »…
Vertuchou, n’est ce point la meme qui nous parlait, il y a une quinzaine de jours de « l’atterrante ignorance politique des gilets jaunes »?!
Au Dictionnaire des Girouettes de notre temps , il convient d’ajouter l’entrée Clopine…

Janssen J-J dit: à

En revanche, ça, je pourrais encore mieux vous le documenter, ouiche !

(P. Merle – extrait du link précédent) « Comment un tel fossé a-t-il pu se construire entre le gouvernement et une large frange de citoyens ? Majoritairement issues des catégories bourgeoises hautement dotées en capital culturel et/ou économique, les élites dirigeantes ignorent largement le monde social, la spirale de la marginalisation, les processus de délitements des liens sociaux, la peur du déclassement et les fins de mois difficiles. Dans les « grandes écoles » (polytechnique, HEC, ENA…), ces écoles de pouvoir, la formation des élites en psychologie, sociologie, histoire, géographie, économie est souvent lacunaire. Pour autant que des formations en sciences sociales aient lieu, par exemple en économie, elles sont sélectionnées pour être « utiles ». Elles sont souvent l’objet de luttes idéologiques et sont parfois davantage susceptibles de désinformer que de comprendre le monde social ».

Delaporte dit: à

« la date de préemption »

Je voulais dire : date de « péremption ». Joli lapsus !

Janssen J-J dit: à

@ aux filles d’icite qui suivent en général l’actu mieux que les mecs.
Sur le rapport des gilets jaunes à ladite « transition écologique », ils-elles s’en soucient autant que les autres, oui monsieur !…, ils elles trouveront des pistes d’analyse honnêtes ici…
https://laviedesidees.fr/Sentiment-d-injustice-et-revolte-sociale.html
Chacun des GJ « plus ou moins écolo que vous et moi, pas plus ni pas moins »… pourra se défendre des injustes et sournoises accusations des bobos bourgeois parisiens LREM, dont ils sont sans cesse l’objet des attaques comme des ‘beaufs à grosse caisse à la Trump peu soucieux de leurs pollutions autoroutières nocturnes, et bien incapables d’entrer dans la « transition énergétique écologique »’.
Or, il se trouve qu’on tombe souvent d’accord entre nous sur les RP, bien pous positivement, à ce sujet.
Là où je cale moi-même, (et je bats ma caulerpa sur mes limites), c’est mon inaptitude à leur expliquer comment on pourrait « sanctuariser » le fric dégagé sur les différentes taxations pour la « transition écolo ». J’entends bien l’image, mais pas comment on fait concrètement. Or, il n’y a personne dans la boite noire de Bercy, -et certainement pas les parlementaires (quant à la cour des comptes, elle proteste mais n’explique généralement rien !)-, pour m’expliquer le mécanisme de la sanctuarisation, à l’heure de l’endettement perpétuel du pays… Même Nicolas Hulot ne sait pas vraiment nous l’expliquer…
J’entends bien que le pognon des recettes est sans cesse réaffecté à des dépenses autres que ce qui est dit et promis au peuple, donc ailleurs que là où il devrait aller. Et là, je fais un blocage affectif qui m’empêche de comprendre. Il faut dire aussi que j’arrivais pas à écouter les maîtres durant mes cours de finances publiques, les plus ch. que j’eusse jamais eu à subir. T’as l’air malin ast’heure… tout ce que tu as manqué plus tôt, est irrémédiablement perdu plus tard, voilà ce qu’on aurait dû me dire !
Bref, tant que nos élus ou nos technocrates macroniens ne sauront pas clairement expliquer cela au peuple des GJ –et m’expliquer un poil à moi, je l’ai demandé sur le cahier de doléances de ma commune, mais j’ai pas eu de réponses pour le moment, mon maire ne sait pas non plus-, les accusations habituelles sur l’incurie des « pauvres » dans leur contribution à la pollution généralisée, continueront à pleuvoir, et les malentendus persisteront. Or il faut qu’ils soient levés.
Bon, je vais essayer de continuer à m’informer ailleurs … J’avais pensé que Passoul ou ses erdéliens économistes patentés pourraient m’aider les GJ, le cas échéant, d’où cet appel comme une dernière bouée, et c pas une interro écrite non plus. Mais je me fais pas trop d’illusion.
Cela dit, je voulais parler aussi d’autre chose, pour pas trop lasser la base. De littérature, imaginez un peu !

Paul Edel dit: à

Mais de qui nous parle Octave Mirbeau dans « le jardin des supplices »?
« Il avait cette faculté merveilleuse de pouvoir, cinq heures durant, et sur n’importe quel sujet, parler sans jamais exprimer une idée. Son intarissable éloquence déversait, sans un arrêt, sans une fatigue, la lente, la monotone, la suicidante pluie du vocabulaire politique, aussi bien sur les questions de marine que sur les réformes scolaires, sur les finances que sur les beaux-arts, sur l’agriculture que sur la religion. Les journalistes parlementaires reconnaissaient en lui leur incompétence universelle et miraient leur jargon écrit dans son charabia parlé. Serviable, quand cela ne lui coûtait rien, généreux, prodigue même, quand cela devait lui rapporter beaucoup, arrogant et servile, selon les événements et les hommes, sceptique sans élégance, corrompu sans raffinement, enthousiaste sans spontanéité, spirituel sans imprévu, il était sympathique à tout le monde. Aussi son élévation rapide ne surprit, n’indigna personne. Elle fut, au contraire, accueillie avec faveur des différents partis politiques, car Eugène ne passait pas pour un sectaire farouche, ne décourageait aucune espérance, aucune ambition, et l’on n’ignorait pas que, l’occasion venue, il était possible de s’entendre avec lui. »

Delaporte dit: à

Les musulmans rigolent moins avec tous ces dons faits aux pauvres. La générosité est un pilier de l’islam. C’est aussi un pilier de la tradition chrétienne, tradition bien oubliée en des temps où, pour se donner malgré tout bonne conscience, on donne aux pauvres de la nourriture avariée. Permettez-moi de trouver cela littéralement scandaleux.

Delaporte dit: à

A propos de viande avariée, quelqu’un me confiait, il n’y a pas longtemps, qu’obligé de se nourrir au Secours populaire, il avait subi une intoxication alimentaire. Les produits qu’offre cette institution, en effet, propose à ses bénéficiaires des lots sur lesquels la date de préemption est déjà dépassée. Parfois, ça passe, et parfois ça casse. Moralité : quand on est pauvre en France, mieux vaut se mettre au régime. On devrait donner toute cette viande avariée qui vient de Pologne au Secours populaire ; lui, saurait écouler le stock sans palabres inutiles…

D. dit: à

Mon bon Delaporte, le nombre de kilo de viande avariée chez les commentateurs est très supérieur à 800…

Delaporte dit: à

Ah ! Macron a compris qu’il devait devenir Gilet jaune lui-même :

« Si être Gilet jaune (…) c’est vouloir que les Français vivent mieux (…), alors je suis Gilet jaune » : les confidences d’Emmanuel Macron à TF1/LCI

Delaporte dit: à

« Viande avariée polonaise: 800 kilos retrouvés en France dans 9 entreprises »

Encore un scandale sanitaire, façon polack…

Marie Sasseur dit: à

Macron:
« Si je voulais faire comme on fait toujours pour régler une crise, je ferais un ‘Grenelle’, une dissolution et un changement de gouvernement », « Mais jouer sur le clavier institutionnel classique, c’est se défausser de sa responsabilité. En conscience, je ne le ferai pas ». 

Les institutions républicaines en macronie, « c’est de la pipe »

Clopine dit: à

Macron est totalement inconscient de ce que peuvent accomplir les affreux Jojos. Si j’étais de son camp, je trouverais que cela commence à bien faire, les gaffes. Ne sait-il donc pas que les classes laborieuses sont des classes dangereuses ?

(et que tous les affreux disent yaque, Jojos compris ?)

Marie Sasseur dit: à

Ah oui, la Republique a ses symboles, c’est comme ça. C’est pas une iconographie.

Marie Sasseur dit: à

Le « gilet jaune » Macron, jamais avare de petites phrases populistes et niaises, oublie simplement qu’il a le pouvoir- ici on devrait plutôt évoquer : le devoir- de dissoudre l’Assemblée Nationale, au lieu d’en dénigrer le fonctionnement comme « jojo » à BFM.

rose dit: à

perque son molto

Clopine dit: à

Non, c’est à l’équipe pédagogique de Tournefeuille qu’il faut dire merci, Lavande et Candide. Pour une fois que les enfants sont à leur juste place, ni petits singes, ni comme ces horribles « minimiss », ni gnangnans ! … Et le petit huitième à apparaître à l’écran « dégage » quelque chose qui me renverse, moi. Tout ici est comme le chant des enfants : juste.

Faut aller féliciter la mairie de Tournefeuille, à mon sens.

rose dit: à

D’accordi perque son multo.

et alii dit: à

« Lait noir », d’Elif Shafak : autoportrait de l’écrivain en mère
l’article sur le monde

Lavande dit: à

Un peu de douceur dans un monde de brutes : merci Clopine.

et alii dit: à

HANDKE

et alii dit: à

le malheur indifférent
il y a aussi le mère de P.Hanke qui s’est suicidée à 51 ANS

Candide dit: à

@clopine :
La tendresse : superbe !
Merci

christiane dit: à

@renato dit: 1 février 2019 à 8 h 50 min
Beckett – Klee – Giacometti…
Comme c’est juste ce que vous écrivez. Merci.

jazzi dit: à

« Un grand voyage vers la nuit » du cinéaste chinois, Bi Gan (29 ans), est un film du genre onirique, qui nous rattache directement au cinéma des origines, celui qui descend de la lanterne magique, dont le Narrateur de la Recherche pouvait admirer les images dans son enfance :

« A Combray, tous les jours dès la fin de l’après-midi, longtemps avant le moment où il faudrait me mettre au lit et rester, sans dormir, loin de ma mère et de ma grand-mère, ma chambre à coucher redevenait le point fixe et douloureux de mes préoccupations. On avait bien inventé, pour me distraire les soirs où on me trouvait l’air trop malheureux, de me donner une lanterne magique, dont, en attendant l’heure du dîner, on coiffait ma lampe ; et, à l’instar des premiers architectes et maîtres verriers de l’âge gothique, elle substituait à l’opacité des murs d’impalpables irisations, de surnaturelles apparitions multicolores, où des légendes étaient dépeintes comme dans un vitrail vacillant et momentané. »

Les images en mouvement de ce « Grand voyage vers la nuit » sont tout aussi fascinantes, voire inquiétantes, que celles qui recouvraient les murs de la chambre du petit Marcel et qu’il ne reconnaissait plus.
Ici, le héros, à l’occasion de la mort de son père, revient douze ans après dans sa ville natale, préoccupé essentiellement de retrouver la femme qu’il avait aimée passionnément à l’époque et qui avait alors mystérieusement disparue.
Plus proustien que célinien, le voyage kaléidoscopique de Bi Gan nous plonge dans les méandres d’un rêve éveillé aux couleurs irisées : bâtiments délabrés, longs tunnels nocturnes, paysages fantastiques, personnages étranges…
D’autant plus qu’au milieu du film, nous devons recourir à nos lunettes en 3D, fournies à l’entrée, pour nous enfoncer plus profondément dans les perspectives de ce rêve visuel intemporel et, pour nous, exotique !
On aime ou on aime pas.
Moi j’ai bien plané…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19580057&cfilm=259478.html

christiane dit: à

@rose dit: 1 février 2019 à 1 h 08 min
Oui, Rose mais pas forcément un rapport entre cette perte de proches et cette forme d’écriture.
Ainsi, j’aime feuilleter les « fragments » d’écriture de Peter Hanke dans Le poids du monde cueillis et rassemblés entre novembre 1975 et mars 1977 (traduit de l’allemand par Georges-Arthur Goldschmidt pour Gallimard). Des notations nées de perceptions quotidiennes comme un reportage simultané et immédiat.
Ainsi, celle-ci (janvier 1977), p.295 :
« Le vieil homme, aujourd’hui, dans le magasin, qui voulait acheter du sel : le petit paquet habituel manquait, il dut donc acheter le grand : or, dit-il, le petit avait duré trois ans, – un étrange silence tout à coup dans la boutique à cette évidence comme proclamée que le vieil homme était là en train d’acheter son dernier paquet de sel »

Clopine dit: à

Je n’aurai pas de gilet, mais certainement un gros pull. Mes deux yeux et mes mains seront là aussi (au moins au début, ahaha).

J’ai encore un peu de sous, moi, à la banque, vers le 20 de chaque mois. Et mon frigo est plein.

Mais j’y serai, mordieu, le mardi 5 février, dans la rue, au milieu des gilets ! J’y serai, comme tous ceux qui sont totalement effrayés de la violence de cet Etat qui ne représente plus que des nantis féroces dans la défense de leurs intérêts.

Bon, en attendant la bagarre, quelques notes de douceur… Ceci se passe quelque part en France ; dans une de ces milliers d’ écoles laïques et républicaines si décriées… Avec juste une équipe pédagogique qu’il convient d’insulter comme « privilégiée » et « feignante »… Quoi.

C’est juste un peu de tendresse, pour ne pas oublier quand même, que nos mômes sont nos légataires universels…

http://www.mairie-tournefeuille.fr/actualites/la-tendresse

Delaporte dit: à

Pour ma part, je crois que c’est bien plus qu’une crise. C’est un désastre général, où tout le monde est atteint. Les Gilets jaunes ne sont désormais que la partie émergée de l’iceberg. Chaque être humain est aliéné dans son humanité propre. Décadence ? Le mot est trop faible. Ce n’est pas être réactionnaire que de penser cela. Des solutions alternatives existent, comme celles que préconise la doctrine sociale de l’Eglise ou l’encyclique Laudato si’ de François. Le coeur est à gauche, et c’est le coeur qui nous sauvera.

Phil dit: à

Oui Renato, vous êtes un sage. Belle journée avec gin tonic à l’arrivée.

renato dit: à

Il ne faudrait pas se fixer sur un segment, Phil : que des disciplines excellent et d’autres stagnent c’est la normalité, car le succès d’un segment est dépendant des intérêts du public et il me semble évident que la littérature n’a pas la côte aujourd’hui — il faudra que quelque chose de réellement évolutif advienne dans les coutumes pour qu’elle puisse ré-partir.

Bon, rude journée en perspective…

Phil dit: à

La décadence est dans nos familles, dear Renato, et devrait nous produire d’autres Buddenbrook si les rejetons avaient le talent de Mann et s’occupaient moins de tabletter dans les débiles réseaux sociaux.
L’Occident décade aussi mais en littérature, Cerisy sur le gâteau !

Lavande dit: à

Renato 8h11 : chouette collection de dessins sur la lecture, ce vice impuni !

renato dit: à

Pour ne ré-dire qu’une évidence, storytelling.

La décadence de l’Occident ce n’est qu’un fantasme généré par l’incapacité de quelques réactionnaires sans épaisseur, banalement brutaux ou simplement pervers, de comprendre la nature des actions qui sont possibles dans le présent — Spengler et son histoire morphologique, p. ex. —, gens limités par des arguments visant la manipulation : ce qu’il serait permis de savoir et ce qu’il serait défendu d’apprendre ; ceux qui ont vu leurs ambitions tomber, et de ce fait ils pourraient fonder une académie de la vengeance ou un syndicat de la rancœur ; ceux qui ont mal accepté le processus qui consiste à soustraire quelque chose à l’espace du sacré pour le réintroduire dans l’usage quotidien afin qu’ils ne renvoient plus à aucun contenu transcendent ou symbolique [Giorgio Agamben, cité de mémoire] ; il est donc possible qu’il n’y ait des au monde comme il est : — «… lémures, masques du tragique carnaval» [Karl Kraus, préface à Les derniers jours de l’humanité] —.
Si je remémore la fin des années cinquante, je peux affirmer que même si des progrès restent à faire — et pas que peu —, aujourd’hui le monde, en conséquence l’Occident, se porte mieux qu’il y a soixante ans : les conditions de vie se sont beaucoup améliorées ; les sciences sont à un très bon niveau ; étant donné que les artistes ont dû s’adapter au processus de démocratisation, les arts aussi ; reste le défi écologique, mais maintenant que nous nous sommes fait une idée digne de foi de l’état de la planète, on peut le gagner d’ici la fin du siècle — peut-être avant, même, vues les perspectives qui s’ouvrent : http://blogfigures.blogspot.com/2019/01/greta-thunberg.html —.
Il y a crise, certainement, mais pas de décadence, et pour ce qui concerne l’Occident, il y aurait décadence s’il n’y avait pas crise, et ça depuis les Grecs déjà. Nous assistons plutôt à la cristallisation de la perception d’un moindre segment de la population dont l’imaginaire s’est figé en des images rassurantes — supériorité culturelle, économique, industrielle, scientifique, parfois raciale —, et ils n’osent s’en libérer de peur que des nouveaux paramètre s’installent — ce qui est déjà parfois le cas, et il serait vain de faire son caprice en se roulant par terre.
Mais qu’est-ce qu’ils ont loupé ces pauvres réactionnaires ? Voyons ça à travers un dramaturge qui les a mis en échec. Beckett regarde le monde avec l’œil du peintre, c.-à-d. qu’il s’abstient de recourir au regard de survivance (reconnaître ce qui est dangereux et ce qui ne l’est pas, ce qui est comestible et ce qui ne l’est pas, etc.), il adopte le double regard et, sur les pas de Klee, il donne visibilité à des aspects du monde habituellement inaperçus, et par une série de réflexions sur les gestes il cherche un sentier à parcourir afin d’en réactualiser le sens à travers les limites des formes de vie transmise par les images : indifférent à la dichotomie décadente : être/néant, il dépasse l’expérience de l’extranéité et en se soustrayant aussi à la dichotomie culture/nature il s’affranchit de la constante culturelle de la verticalité et libère une place dans l’espace horizontale où jouer, manger, boire, se reposer, sourire ; ramasser des galets ; participer au lent et constant travail de la caducité : étranger partout même chez soi. Dans le film de Jean-Marie Drot, Giacometti un homme parmi les autres (1963), à un moment l’homme de la Val Bregaglia dit : «En un sens, je crois que l’on fait de la sculpture ou de la peinture ou qu’on écrit, n’importe quelle activité de ce genre, toujours pour donner une certaine permanence à ce qui fuit, non ?» … La décadence n’est que le totem des réactionnaires…

rose dit: à

renato à 17h50

me reste 63 ans et + pour faire le travail.
Quand elle crèvera allongée dans le couloir, au lieu de dire : je lui donnerai pas un verre d’ eau, comme ma maman, je dirai  » je lui donnerai un verre d’ eau. »
Si mes progrès sont conséquents, tant, lui tendrai- je un voile comme Véronique pour essuyer la sueur.
Tant, si je confine à la sainteté, serai- je à même de le faire avec mansuétude.
Tendresse, dans une autre vie.
Sera dédiée à olivier, dans celle là, si daccordo.

rose dit: à

tant qu’ elle ne met pas le réveil dans le frigidaire, bah.

rose dit: à

pour ma prof, gianni, conquérante, les doudounes sont les nibards.
Agressives signifie pointées vigoureusement vers l’ avant.

demain, vous parlerai de vinci sur l’ A51.
connaît fort bien les doudounes agressives, lui.

G S'A dit: à


…rose,!…je ne connait pas, les doudounes agressives,!…
…sans plus,!…

rose dit: à

renato à 17h50

me suis donné une possibilité :
dans mon lit, les mains croisées sur la poitrine en rendant grâce à Dieu.
Mes filles en paix. Pas loin.

rose dit: à

Gianni

pensé hier au soir.
que ferait un homme d’ une carpette ?

rose dit: à

Phil

la terra trema, adapté de I Malavoglia de Giovanni Verga.

rose dit: à

Gianni
un grand champ de marguerites. Au milieu, un pissenlit.
Remplacer les marguerites par des pâquerettes.

anecdote pour toi :
la prof de gym, sémillante :
allez les filles, les doudounes agressives.
Rose : pffff ( désabusée)
Mes copines : mmmhhh ?
Rose : c’ est un mythe.
Les copines : éclat de rire.
tu connais les doudounes, GS’A ?

rose dit: à

christiane
la disparition de ses deux parents pour Perec. Assassinés.
Fragments aussi de Charles Juliett.

G S'A dit: à


… » tous bourgeois « , un brin de vérité,!…

Phil dit: à

Delaporte, Visconti donnait volontiers le coup de main aux ouvriers surtout quand ils étaient sémillants, sans doute une vertu de l’aristocrate communiste. Dans « La terre tremble », tous les pêcheurs ont des allures de pécheurs.

Delaporte dit: à

Ce soir, les académiciens français me sont sympathiques, qui ont montré qu’ils étaient exigeants. Ils attendent de meilleurs candidats ! Et comme ils ont raison !!!

Delaporte dit: à

Je pense que Ferry a plus de chance que Dantzig d’y arriver un jour. Ils font mariner ferry pour lui montrer qu’il n’est pas le chef. Car, au fond, quels crétins que ferry et Dantzig, qui se croient arrivés au summum de la gloire, grâce à leurs écrits minables. Ni l’un ni l’autre n’est écrivain. Alors, que sont-ils ? Vaste question.

Jean Langoncet dit: à

du stupre au lucre, love me two times aura-t-il retrouvé le pédalier de son Ami6 ?

Delaporte dit: à

Dantzig a cru que c’était gagné d’avance : en effet, il a obtenu par le passé un ou deux prix de l’Académie, pour ses livres nullissimes. Mais ce n’est pas comme ça que ça marche ! Les académiciens y regardent à deux fois avant d’accueillir parmi un gnome rebutant, un plouc et, pour tout dire, un écrivain raté qui exerce ses méfaits et sa haine dans une maison d’édition qui n’a pas besoin de ça.

Bėrėnice dit: à

Décapitée, n’en faites pas le nec plus ultra des reacs quand même. Bon, la troupe de lesbiennes film n’est pas des plus seduisantes.néanmoins je prête à cet acteur un certain sens de l’humour d’une part et critique. Celles ci sont caricaturales d’un mimétisme qui de toute evidence leur échappe. Des femmes en gros qui veulent ressembler à des hommes, et quels hommes! toutes les lesbiennes ne se revendiquent pas du meme mouvement.

Delaporte dit: à

Dantzig est le prétentieux que l’on connaît, notamment par ses chroniques pourries de has been et d’écrivain raté que l’on connaît. L’Académie n’allait tout de même pas accepter une telle merde ! En plus, je crois qu’il est éditeur chez Grasset. Du coup, cette maison d’édition court à la catastrophe. Ah non ! Dantzig est maudit.

christiane dit: à

@et alii dit: 31 janvier 2019 à 23 h 59 min
Oui, cela explique l’hommage que lui rend le musée Juif de Vienne.

christiane dit: à

Et Alii – 23h29
C’est vraiment intéressant cette étude de l’écriture d’Hélène Cixous par Maxime Decout, à savoir qu’elle « ne pourra se constituer que depuis la fiction, à la manière dont Georges Perec procédait par exemple dans W ou le Souvenir d’enfance où seul le jeu de suture entre les parties fictionnelles et autobiographiques permettait de tenir un discours sur la disparition de la mère. »
Car c’est difficile de dire le passé. On est toujours dans un entre-deux…
« Le livre serait le récit de l’impossibilité d’écrire directement l’histoire première. »
Oui, c’est tout à fait cela ! Merci.
« Le tissage de la vie dans l’écriture » comme un jeu de fragmentation, de superpositions. » C’est pour cela qu’elle comprend si bien l’œuvre de Nancy Spero.
Chez Paul Edel, on évoque une autre écriture de fragmentation, celle des Papiers collés de Georges Perros.

Delaporte dit: à

Les académiciens sont difficiles pour trouver un bon candidat à ce fauteuil inestimable. Dantzig, c’était vraiment de la provocation. Ce pauvre minable ! Même Ferry n’a pas été à la hauteur, il a dû aller se rhabiller. Quelle humiliation pour les deux !!!

« Le fauteuil de Michel Déon, mort en décembre 2016, est très convoité, mais difficile à pourvoir. Le 21 juin dernier, lors de la première élection, l’ancien président d’Arte Jérôme Clément, l’ancien ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, l’ancien président de la Bibliothèque nationale de France (BnF) Bruno Racine et l’écrivain François Taillandier avaient été recalés.
En novembre, lors de la deuxième élection, ni Pascal Bruckner, ni l’écrivain Benoît Duteurtre n’avaient réussi à rassembler les suffrages nécessaires pour être élu. »

Bėrėnice dit: à

Il a accepté le role, je suppose que rien ne l’obligeait. Au prix où sont les adhesion à ce club tres select qui lui appartient, il doit pouvoir choisir d’être ou ne pas. Les acteurs choisissent, Delaporte et si le scenario ne leur correspond pas, ils refusent sauf à devoir travailler pour gagner sa vie. Et ce n’est pas son cas.

et alii dit: à

christiane,Elle semblait obsédée par l’Holocauste :elle était juive aussi,juive américaine, et ceci explique peutêtre un peu cela , trêve d’autobiographie

Delaporte dit: à

Le type qui s’occupe des fleurs, Clint n’a pas dû aimer. Mais comme c’était dans le scénario, il l’a fait. C’est un réflexe typique de cet artiste, qui n’aime pas les pédés ni les gouines.

Delaporte dit: à

Un jour, le camion qui livrait les bières s’est pointé. Eastwood a vu ça, et a demandé aux gars s’ils voulaient un coup de main pour descendre les caisses. Il les a aidés lui-même. Est-ce que Visconti, par exemple, bien que communiste, aurait fait la même chose ?

Bėrėnice dit: à

Oui, Eastwood donne dans le viril. A 88 ans il accepte d’incarner le crime d’un homme qui consacrera vie à une passion chronophage: les fleurs.

Delaporte dit: à

« Delaporte, Eastwood s’amuse, il fait de son road movie un western urbain. »

Mon cher Jacuzzi, il me semble que vous êtes d’accord avec moi. Allez au fond de vous-même, à propos de ce film : ne vous laissez pas diluer par toute la daube que vous regardez à longueur de temps. La Mule est du Clint Eastwood raisonnable, le genre de film qu’il sait faire, même si le scénario laisse à désirer. C’est du Clint Eastwoog, un admirable faiseur, hyper-classique, conséquent. Clint n’a pas besoin d’un grand scénario pour s’exprimer, il n’est pas là pour faire un chef-d’oeuvre ! Juste un truc qui roule. Qui assure un minimum. Bref, une chose fruste qui lui ressemble. Pas un film pour pédés ! C’est cela, la marque de fabrique de ce réalisateur, – qui aurait pu faire beaucoup mieux, mais qui n’était pas là pour ça.

christiane dit: à

@et alii dit: 31 janvier 2019 à 21 h 42 min
Nancy Spero, c’est très violent (« Les peintures noires de Paris »). Ses figures féminines sont torturées, superposées, flottantes, souvent imprimées sur des murs ou en estampes à la gouache sur papier. En 2010, elle avait été exposée au centre Pompidou et à la galerie Lelong. Elle semblait obsédée par l’Holocauste (Musée Juif de Vienne) et la guerre du Viêt Nam (War Paintings)
Son alter-ego : Antonin Artaud, pour lequel elle avait créé un travail en bandes verticales assez obscur… (un peu comme des rouleaux chinois)
Dans ce portrait photographique réalisée par Abe Frajndlich en 1999, son regard est inquiétant, il pétrifie celui qui la regarde (Méduse ?). Elle semble en colère comme dans ses peintures.
Hélène Cixous écrit d’elle :
« Ses femmes sont comme les vers de la Divine Comédie, elles s’élancent, s’éloignent, de la terreur, ne se posent pas, ne se reposent pas, s’échappent mais se répondent, sont seules, mais se relaient comme de puissantes notes de musique. Si fortes, championnes de course, stars solitaires, déesses survivantes, passeuses d’abîmes. À leur beauté, à leur air de victoire, à leurs bras levés en ailes, à leurs pas pressés de danser, je devine qu’elles sont les filles du rêve de liberté d’une être que la vieille histoire a jetée dans les invisibles prisons. Elles sont les émanations d’une âme indignée. De la matière de l’Enfer elle tire d’invincibles Fiertés ».
(Hélène Cixous in « Dissidanses de Spero ».)

Pourquoi ce lien ?

Bėrėnice dit: à

Et alii, « la vie puise toujours dans une fascination violente pour la littérature. »
La sienne? Et d’où nait la littérature des autres auteurs qui irriguent sa vie? Des autres également? Un circuit absolument fermé qui se nourrit d’imaginaire, de mythologie?

et alii dit: à

suite
il y a de la provocation aussi pour ce blog comme dans cette citation :
« Je ne redoute rien autant que l’autobiographie. L’autobiographie n’existe pas. Mais tant de gens croient que cela existe. Alors je déclare ici solennellement : l’autobiographie n’est qu’un genre littéraire6. » La narratrice affirme ici que toute écriture de soi est un dispositif littéraire comme tel, sans qu’existe une véritable différence avec d’autres formes plus volontiers fictionnelles. Ces propos ne sont pourtant pas une fin de non-recevoir définitive pour la dimension autobiographique, qui ne cesse de croître au fil du temps chez Cixous. Mais, si l’autobiographie pure n’existe pas, c’est parce que l’univers de Cixous est un univers de récits et de textes dont le réel ne peut se séparer. La vie puise toujours dans une fascination violente pour la littérature. « 

Jean Langoncet dit: à

fluidifier la démocratie par le parlement ;

et alii dit: à

christiane,c’est très difficile, ce que vous me demandez;il faut s’y laisser prendre;je vous mets un lien qui l’analyse mais ne restitue pas cette sensation si particulière d’une écriture qui vous retient à elle, d’une expérience attachante
https://journals.openedition.org/itineraires/848
bonsoir

Bėrėnice dit: à

23h08, c’est une interro?

Bėrėnice dit: à

Je ne suis pas très favorable à la revocation mais dans nos circonstances , ficelée la possibilité d’une opposition à la chambre des députés, les citoyens qui ne sont pas d’accord avec les politiques menées et il y a je crois dans les rangs des républicains en marche des députés qui n’approuvent pas comme il y a surement des électeurs anciennement conquis qui sont au minimum déçus , il permettrait de redonner un peu d’air au gouvernement en place s’il était décidé à tenir compte de consultations d’initiative populaire dont il faudrait établir les modalités, le cadre, les limites. La Suisse y a recours. Les journalistes et intervenants en parlaient sérieusement il y a de cela un moment. Il existe toujours des impasses qui plus est de taille qu’elle que soit l’origine de la consultation. Voir le référendum sur le Brexit. Si ce genre de consultation ne servait à rien de concret ,arriverions nous au bout des idées novatrices? Qu’est ce qui pourrait aider au fonctionnement et augmenter l’adéquation entre les attentes et besoins des citoyens et la volonté d’un gouvernement?

Soleil vert dit: à

Jean Langoncet dit: 30 janvier 2019 à 22 h 59 min
@histoire d’enfoncer le clou.
Une interprétation de la plus belle chanson du monde

Ca c’était avant que je tombe sur Les perdrix de Felix Leclerc

Jean Langoncet dit: à

Je crois que oui, pour peu que l’on sorte des clichés apocalyptiques dont se drapent les tartufes connectés

christiane dit: à

et alii dit: 31 janvier 2019 à 21 h 42 min
Parlez-moi de l’écriture de Hélène Cixous.

Jean Langoncet dit: à

Quand la représentation n’en est plus tout à fait une, un RIC peut-il y remédier ?

Bėrėnice dit: à

Jean Langoncet, je pense que les GJ se sentent trahis par la nouvelle formule Chimique Ni droite ni gauche qui a abouti à une chambre rendue à l’impuissance cote des oppositions possibles. C’est aussi peut être la cause premiere à ce mouvement. Quand la representation ne peut plus rien en cas de désaccord avec le pouvoir central.

Bėrėnice dit: à

Remballent.

Bėrėnice dit: à

Jazzi, les us emballent, les kurdes qui retiennent ces prisonniers en prison seront bientôt pris en eteau s’ils ne le sont encore et ne peuvent plus assurer leur detention. Plus tous les autres plus nombreux qui errent ou combattent encore. Entre deux et trois cent, les détenus 70 ou 80 pas plus.

Jean Langoncet dit: à

Au lieu de quoi on prend langue avec les maires, le premier échelon de la démocratie, le plus proche du citoyen, qu’on a au préalable pris soin d’écarter de la représentation nationale …

Jean Langoncet dit: à

Il manque à l’évidence une marche entre le citoyen et ses représentants au parlement ; si RIC peut y suppléer, et je crois qu’il le peut, ce ne sera pas un riquiqui minus

jazzi dit: à

« le rapatriement en France des djihadistes français détenus en Syrie »

Ce serait une question parfaite à soumettre au RIC !

Jean Langoncet dit: à

@Claudio Bahia dit: 31 janvier 2019 à 10 h 54 min
je voudrais que l’on m’explique:
plus de 90 % des français (selon le Figaro, et je le crois) sont contre le rapatriement en France des djihadistes français détenus en Syrie. Que fait votre Gouvernement? il dictature, il diktat, et décide pour vous leur rapatriement. Si c’est comme ça que cela fonctionne chez vous, alors ce n’est pas mieux que chez nous, pas du tout, pas de leçon de démocratie à recevoir.

Outre les remarques de simple bon sens de Bérénice, un sondage ne caractérise pas l’exercice démocratique, que je sache, CB … Que selon cette voie, si, par exemple, 51% des sondés manifestent de la sympathie pour les gilets jaunes, il n’empêche que ceux-ci représentent quelques dizaines de millier de personnes (courageuses) en France … et dans le lot à peu près tous les agités du bocal de l’hexagone, qui se retrouveront bientôt fichés par le détail

Bėrėnice dit: à

Jazzi, un deshabillage volontaire et franc soutenu par l’intervention de l’eclairagiste, il ne se fatigue pas trop. L’a t on jamais vu dans des scenes érotiques? Dans la suggestion , jamais plus loin.

jazzi dit: à

Delaporte, j’ai dit au départ que je n’étais pas un inconditionnel de Clint Eastwood. J’ai suivi son parcours, depuis Sergio Leone (mort l’année dernière) et j’ai toujours apprécié, sans plus.
Mais là, à 88 ans, il nous donne un thriller plus qu’honorable : en étant constamment présent à l’écran (le film repose entièrement sur ses épaules), maîtrisant la réalisation de main de maître et en payant totalement de sa personne, on a même droit à la scène de cul, sans doublure !
Moi je dis « Chapeau l’artiste ! »

jazzi dit: à

Delaporte, Eastwood s’amuse, il fait de son road movie un western urbain.
C’est Tintin chez les patrons de la mafia mexicaine. Est-il contre ou pour le mur ? Rien est moins sûr…

christiane dit: à

@Claudio Bahia dit: 31 janvier 2019 à 19 h 41 min
Merci de m’avoir permis de retrouver ce chemin. Bonne soirée.

Delaporte dit: à

Michel Orcel, peut-être. Un intellectuel très actif dans la traduction. Les académiciens ne disent pas pourquoi ils recalent tel candidat. On comprend mieux, par exemple, pourquoi ils ont dit non à Dantzig. Car, au moins, si l’on veut être académicien, il faut aimer la littérature et la langue française, ce qui n’a jamais été le cas de ce fumeux Dantzig.

Delaporte dit: à

Election blanche à l’Académie. Voici la liste des recalés. Je ne les aime pas, j’aurais moi-même mis une croix sur mon bulletin :

M. Charles Dantzig : 7, 9, 8

M. Alain Duault : 9, 6, 5

M. Luc Ferry : 6, 7, 6

M. Michel Orcel : 2, 1, 0

M. Philippe Repecaud : 1, 1, 1

Bulletins blancs marqués d’une croix : 4, 7, 9

Claudio Bahia dit: à

O! Christiane, merci pour ce merveilleux link, j’ai commencé à écouter mais je doit maintenant aller à une réunion des parents d’élèves; eh oui, c’est le début de l’année scolaire ici. Je continuerai à écouter tranquillement ce soir.
Le seul LP vinyl que je possède de lui encore à pour titre Julos chante pour vous, c’est vieux, mon Dieu. mais je n’ai plus de tourne-disque….
bonne fin de journée

et alii dit: à

une fille
bonsoir

et alii dit: à

sur le bonheur des femmes juives:
j’en ai connu une qui avait épousé un médecin ,juif aussi et comme elle originaire de Pologne;ilsavaient deux enfants ,un fils médecin, brillant chercheur (j’ai lu dans le monde qu’il était un témoin ès qualité)et un fille chirurgien dentiste ,elle même mère de deux enfants;
j’appris que la dame mère,qu’on disait psychiquement perturbée ,sans jamais songer à la soigner!,s’était brulée vive dans son jardin dans les environs de Paris;

Marie Sasseur dit: à

La République et ses symboles, à commencer par ce qui la fonde. Une justice indépendante des malfrats.

Marie Sasseur dit: à

Si Macron ne tombe pas sur l’affaire Benalla, c’est à desesperer de la Republique française et de des symboles.

Bėrėnice dit: à

Postes pour pistes.

Bėrėnice dit: à

Delaporte, cela fait sourire car elle ne peut pas croire à ce qui lui parait improbable , connaissant son ex mari comme elle le connait, plutôt honnête bien que négligeant sa famille. Nous devrions toujours envisager les choses les plus incroyables, leur accorder une place , qu’elles concernent les hommes ou l’avenir. Il faut être du milieu pour avoir en tête la réplique qui vous est venue. J’ai consulté wiki qui offre une fiche à peu près complete , il est vrai que je mélange un peu tous les pistes, acteur, réalisateur, scénariste. Reste l’individu qui a soutenu Trump, j’aimerais bien connaitre son point de vue sur la politique que ce dernier mène.

Delaporte dit: à

Quand on retourne une lettre à son expéditeur, cela veut dire qu’on la de fait reçue, mais qu’on le refuse. Et l’expéditeur l’apprend en la recevant. Par contre, si on jette le courrier à la poubelle (quand la lettre n’est pas recommandée), alors cela reste secret : l’expéditeur ne pourra jamais savoir si on a ou non reçu sa lettre. Mais peut-on demander aux services postaux de ne jamais recevoir de courrier, comme le fait la boîte de production d’Eastwood ? Ce service existe-t-il légalement ? Voilà qui serait intéressant de savoir, car c’est une liberté humaine, presque un droit de l’homme, que d’être tranquille avec le courrier. On pourrait faire une intéressante enquête sur ce sujet, en partant du cas Eastwood.

Delaporte dit: à

Je ne sais si c’est légal d’avoir une adresse et de refuser les lettres qui arrivent : sans doute que si. Mais ça ne doit pas être très facile, par exemple pour payer ses impôts ou recevoir ses abonnements. Cependant, aujourd’hui, avec les prélèvements bancaires on pourrait y arriver. Mais quand quelqu’un vous poursuit en justice ? On ne reçoit plus le document judiciaire, et on fait comme l’autruche, jusqu’à ce que la catastrophe finale arrive.

Delaporte dit: à

J’ai entendu parler de quelqu’un qui avait écrit un scénario pour Esatwood. Il s’était procuré l’adresse de sa maison de production et le lui avait envoyé par la poste. Le courrier lui est revenu sans avoir été ouvert, indiquant seulement que « la maison de production ne recevait aucun courrier ». C’est certes une manière d’être tranquille, et aussi de vivre dans un blockhaus. Mais c’est dire à quel point Eastwood se fout de tourner ou non à partir d’un bon scénario. Cela ne l’intéresse pas.

Chantal dit: à

Le livre de ma mère de Cohen, Delaporte.

Delaporte dit: à

Dans la Mule, le scénario comporte de grosses carences. C’est du travail de débutant.

Delaporte dit: à

Esatwood n’a jamais été très regardant sur la valeur des scénarios qu’il mettait en scène. En général, ces scénarios sont de la daube, qu’il réussit à sauver par son talent de cinéaste. Dans Gran Torino, c’est l’exception qui tient du miracle : le scénario était excellent. Mais c’est tellement rare dans la carrière d’Esatwood !

Chantal dit: à

En fait c’est en lisant le Goncourt de cette année » Leurs enfants après eux », où le narrateur ne cache rien de l’état décatit de ses parents, j’ai eu une sorte d’arrêt, car c’était tellement bien rendu qu’on ne pouvait s’empêcher de se regarder soi – même avec un peu d’effroi, j’ai même dû fermer le livre. Car dans Cohen il y a de la tendresse ou de l’affectivité débordante orientale de celle que l’on reçoit de vieilles parentes heureuses d’avoir un peu de visite. La description des mères chez Nicolas Mathieu, déjà vieilles à vingt ans, comme celles qu’on peut voir dans les reportages style « super nanny ». complètement à la masse et victimes de la société de consommation plante aussi grave la question du divorce quand tu n’as vraiment pas de thune, plein de gosses et l’éducation qui part en toupette. Des parents cassés. Il n’y a plus de tendresse, beaucoup de violence induite par la nervosité du récit, sauf certains passages rares pour les grands parents en EPADH. On est loin de la lenteur de la promenade d’Albert Cohen et sa mère. Un autre temps.

Delaporte dit: à

La réplique la plus marrante, c’est quand il dit à sa femme, alitée, qu’il est passeur de drogue et qu’il a dans le coffre de sa voiture une cargaison de plusieurs millions de dollars. Cela fait rire, car on attend la réplique suivante, qui ne viendra pas, et qui pourrait être : je fais des films pour Hollywood. Ils n’ont pas osé.

Delaporte dit: à

« je l’ai aussi relu cet am »

Vous avez relu quoi ?

Delaporte dit: à

Il s’appelle Nick Schenk, et a surtout travaillé pour la TV, ceci expliquant cel : le film d’Eastwood ressemble davantage à un téléfilm qu’à une oeuvre du 7e Art.

« Nick Schenk (12 novembre 1965 à Minneapolis) est un scénariste américain. Essentiellement actif à la télévision, il a cependant été le scénariste du film de Clint Eastwood Gran Torino (2008). » Wikipédia

Delaporte dit: à

Pour la Mule, le scénariste s’est inspiré d’une coupure de journal relatant ce fait divers. C’est indiqué dans le générique de fin. Il y avait matière à faire un film plus ambitieux et plus original dans le propos. Le scénariste (qui est pourtant celui de Gran Torino) ne s’est pas foulé. Le problème,me semble-t-il vient du scénario, et pas de la réalisation de Clint, qui est toujours impeccable.

Chantal dit: à

je l’ai aussi relu cet am jazzi, et une impression de bonbonnière bimbelotante assez bien rendue. Certains passages sur l’appartement, le pic nique rêvé au bord de la mer, et toujours ce flou, à l’entendre il conquiert des créatures détachées de son monde, puis retourne se nicher dans son exception. Et les dimanches au théâtre avec maman. les litanies incantatoires 0 maman, et le régime de la cardiaque. Les compliments sur sa robe et le récit de ses maladresses. J’ai noté qu’il avoue se venger un peu en la racontant pour souligner leur exclusion. Le récit de son désordre m’a fait bien rire, qui ne s’y reconnaîtrait pas un peu.

« Elle n’avait aucun sens de l’ordre et croyait avoir beaucoup d’ordre. Lors de mes visites à Marseille je lui achetai un dossier alphabétique, lui en expliquant les mystères et que les factures du gaz devaient se mettre sur la lettre G. Elle m’écouta avec une sincérité passionnée et se mit ardemment à classer. Quelques mois plus tard, lors d’une autre visite, je m’aperçu que les factures du gaz étaient sous Z. « Parce que c’est plus commode pour moi, m’expliqua-t-elle, je me rappelle mieux. » Les quittances du loyer n’étaient plus sous L mais avaient émigré sous Y et d’ailleurs n’y avait – il un Y dans loyer ? ». Peu à peu, elle revint à l’ancienne méthode de classement : les feuilles d’impôts retournèrent dans la cheminée, les quittances du loyer sous le bicarbonate de soude, les factures d’électricité à côté de l’eau de Cologne, les comptes de banque dans une enveloppe marquée « Assurance contre l’incendie » et les ordonnances de médecin dans le pavillon du vieux gramophone. Comme je faisais allusion à ce désordre revenu, elle eût un sourire d’enfant coupable. « Tout cet ordre , me dit – elle les yeux baissés, çà m’embrouillait. Mais si tu veux, je recommencerai à classer. »

Folio p 54.

Bėrėnice dit: à

Au c..tte ce correcteur!

Bėrėnice dit: à

Clopine, l’attachée pas trop d’importance à cela , nous avons tous d’immenses défauts. Je suis trop consensuelle au point de ne plus savoir quoi penser.

Bėrėnice dit: à

Jazzi, je corrige mon erreur, il a toujourscdefendu son point de vue détaché des courants dominants. D as n’a impitoyable il defend la Putain, dans un autre il se bat contre la corruption et sauve le témoin qui là encore est une prostituée cultivée, etc etc. Qu’est ce qu’être réactionnaire?

Clopine dit: à

Ben voyons, Closer, vous seul, qui posez le problème du « bonheur » comme critère d’analyse historique (!!!), savez remettre les choses « dans leurs contextes ». Moi, pauvre nulle, j’applique uniquement les thèses MLF pour parler d’Emma Bovary, et je ne lis, dans Homère, que l’histoire de Pénélope que j’attribue bien évidemment, dans son entier, à l ‘oppression masculine.

Wouarf.

Mais bon, passons.

(sinon, je remercie Bérénice de vouloir me rasséréner. Cependant, ses propos mesurés me découragent peut-être encore plus que les jugements péremptoires d’un Chaloux. Peut-être parce que la mesure est la chose la plus difficile du monde, si on veut l’appliquer à soi-même… )

Bėrėnice dit: à

Et alii, pourquoi renouer avec votre ancien pseudo ? Je n’ai pas lu vos tartines.

Bėrėnice dit: à

Jazzi, je relis votre réponse qui me parait peu claire, vous mélangez le personnage et Clint Eastwood. Je sais que CE passe pour être plus à droite qu’à gauche du jeu politique américain, il a peut être change d’avis depuis l’élection de Trump. Les républicains ne sont pas systématiquement en phase avec les options du president. Depuis gran Torino , CE à donné preuve d’un regard tout à fait personnel, peut on le ranger chez les reacs ? ce n’est pas mon avis.

et alii dit: à

Mais, sous l’anecdote simple, circule une thématique complexe du reste, que ce soit le dépôt mort, l’enfant nié ou les excréments. Bien vive est en revanche le personnage de la mère, Eve/Selma, toujours profond et hilarant dans son rôle de choeur antique, pythie mutine échappée de sa boîte et qui, par ses commentaires extravagants sur l’Albertine disparue de Proust, introduit dans Tours promises une fiancée manquée, un personnage flageolant, Albertine Tremblay, qui avait failli épouser le père d’Hélène, «elle me disait il aurait pu être ton père/Ma soeur était ma mère à regrets». Tous ces déplacements ne sont pas pour brouiller les pistes. Au contraire, ils sont la piste, le chemin. En lisant le livre Tours promises, on lit aussi celui que Cixous nomme «Le Livre-que-je-n’écris-pas», un autre livre, bien réel, juste à côté, non écrit, un
https://next.liberation.fr/livres/2004/10/14/helene-cixous-tours-et-detours_495822

Bėrėnice dit: à

Jazzi, j’ignorais que le fait fut reel.

et alii dit: à

C’est le livre qui n’aurait jamais dû arriver et celui qui doit arriver, nécessairement : celui de la mort de la mère d’Hélène Cixous, mort longtemps différée par l’écriture. Chacun ou presque des derniers récits de Cixous, Hyperrêve (2006), Ciguë (2008), Eve s’évade (2009), maintenait en quelque sorte à bout de texte Eve en vie, cette Eve née Klein en 1910, épouse Cixous, sage-femme de son état. On la voyait non pas décliner mais se poétiser, s’évaporer peut-être, buée déposée à l’intérieur de la page.

Homère est morte… est le récit d’une année d’agonie, c’est-à-dire de lutte. Ce qui frappe sans doute, c’est qu’écrit dans l’énergie de cet affrontement avec la mort, le livre ne raconte aucun deuil, aucun pleur d’après. Seulement la vie. Cixous transforme le mourir en vitalité : ceux qui ont connu comme elle le décès d’un proche au plus près, non pas par intermittence à l’hôpital, laissant l’aimé à d’autres,
libé

et alii dit: à

je vous rappelle que N.Sarraute a été mère,morte en 1999 et est juive. Hélène cixous aussi

jazzi dit: à

« Peut être aussi une critique de la facilité avec laquelle le commerce de la cocaine s’exerce. »

Pas vraiment, Bérénice. Lui, d’habitude un peu réac, est parfaitement détaché de toute morale. Il prend la vie comme elle est et s’y adapte, sans état d’âme. Les banques l’ont ruiné. Il accepte un boulot bien payé, sans se poser trop de questions au départ. Ne pas oublier que Clint Eastwood s’inspire d’un fait divers bien réel…

closer dit: à

Attention, je n’ai pas dit que c’était un mauvais film, loin de là, on le regarde avec plaisir. Mais il n’y a pas la tension et l’émotion que l’on rencontre dans les deux films cités par Delaporte « Million Dollar Baby » et « Gran Torino » par exemple. Un film un peu mou, trop linéaire et d’un sentimentalisme trop visible (on retrouve ici A. Cohen…).

Bėrėnice dit: à

Il dit aussi, j’ai besoin d’un petit remontant. C’est assez drôle, nous discutions d’érection hier soir.

jazzi dit: à

« C’est ainsi, je crois, qu’il faut voir La Mule : comme un documentaire, presque conscient et assumé à certains moments, sur la vieillesse (88 ans) de la dernière icône que ces temps de disgrâce nous ont laissée. »

C’est, ainsi que le dit ton critique, que je l’ai vu, closer. Passé un certain malaise de le voir aussi amoindri (Eastwood ne se fait pas de cadeau et ne s’embellit pas artificiellement à l’image) je l’ai trouvé émouvant. Et le film, comme le dit Bérénice, tient parfaitement la route. J’y ai trouvé du suspens, de l’élégance détachée et de l’humour. Ainsi, quand il se retrouve au lit avec deux plantureuses putes, et qu’il leur dit : « My good, appelez mon cardiologue ! »

Bėrėnice dit: à

Je lui trouve de l’interet surtout avec l’actualité du mur frontière et les problèmes socio économiques qu’une certaine Amérique connaît. Comment des membres plus ou moins proches des cartels sont dissemines dans une population honnête, comment certaines catégories sont abandonnées à leur sort: les vieux, les veterans, les étudiants qui doivent financer des études qui ne sont pas données. L’humour circule, la seduction que le personnage revenu de tout à son age finit par exercer sur les jeunes charges de sa surveillance. Peut être aussi une critique de la facilité avec laquelle le commerce de la cocaine s’exerce. Plus sérieusement la planète est inondée , il s’en écoule de plus en plus. Autre regard, les fondamentaux, qu’est ce qui compte le plus dans une vie? Bien sur ce n’est pas du Eastwood échevelé mais j’ai bien aimé.

Bėrėnice dit: à

Delaporte, du Godard?

Bėrėnice dit: à

S’egayer.

Delaporte dit: à

Moi non plus,je n’ai pas vraiment aimé La Mule. C’est un petit film. Normalement, il ne faudrait pas avoir besoin de connaître la vie du cinéaste pour apprécier son film. Or, là, il y a plein de clin d’oeil, comme des private jokes. On est loin de Gran Torino ou de Million dollars baby. Eastwood est à bout de souffle.

Bėrėnice dit: à

Closer, en poussant un peu, on peut y voir une version du Candide de Voltaire.

Bėrėnice dit: à

Claudio, je ne sais si vous avez rencontré un contradicteur, les kurdes qui les tiennent pour ceux qui sont détenus ne sont plus en mesure de les garder. Il en resterait qui combattent encore ou sont en liberté, en tout j’ai lu que leur nombre voisinerait avec trois centaines. C’est ça ou prendre le risque de voir s’engayer dans la nature ces sympathiques soldats.

jazzi dit: à

Oui, closer, mais passé un certain agacement face à la complainte répétitive du petit garçon ayant perdu sa maman, et devant affronter seul un monde où tous les autres hommes sont des « méchants » et les femmes des créatures plus ou moins désirables, on trouve de beaux morceaux.

Telles, ces paroles consolantes de la mère pour calmer les remords de son fils : « Et puis, je n’aimerais pas que tu changes, ne sais-tu pas que les mères aiment que le fils soit supérieur, et même un peu ingrat, c’est signe de bonne santé. » (p.124)

Ou encore : « Elle ne répond jamais, celle qui répondait toujours. J’essaye de croire que c’est bien qu’elle soit morte. Une pensée douce, c’est que maintenant et morte, elle n’est plus juive et qu’ils ne peuvent plus rien contre elle, plus lui faire peur. Dans son cimetière, elle n’est plus une Juive aux yeux sur la défensive, charnellement délégateurs de culpabilité, une Juive à la bouche entrouverte par une obscure stupéfaction héritée de peur et d’attente. Les yeux des Juifs vivants ont toujours peur. Vous savez, dans les restaurants de luxe, il y a la tarte maison, spécialité de la maison. Nous, c’est le malheur maison, spécialité de la maison, gros, demi-gros et détail. Une autre bonne pensée, c’est qu’elle ne me verra pas mourir. » (p.127)

closer dit: à

J’ai lu les 50 premières pages du « Livre de ma mère » d’Albert Cohen en bibliothèque. Je suis assez d’accord avec J2z. Beaucoup de mièvrerie (les mains de sa mère sont toujours « petites »; il suffisait peut-être de le dire une fois); beaucoup trop d’adjectifs, souvent placés avant le substantif par pure coquetterie. Bref, ce style n’est pas ma tasse de thé. En revanche, très intéressant sur le plan documentaire. Il nous montre l’état d’esprit de ces immigrants d’autrefois, ici des juifs orientaux, qui font tout pour devenir français plus blancs que blancs (c’est une image bien sûr). Le garçon érige un « autel à la France » et à ses gloires, y compris celles de l’Ancien Régime! Il va chez à l’école chez des sœurs catholiques qu’il aime visiblement beaucoup. Le rêve: s’intégrer, être irréprochable, avoir des amis marseillais (lui y parviendra, on le sait).

Autre aspect: la mère juive, on pourrait dire comme DHH, la mère méditerranéenne en général, qui ne vit que pour ses deux idoles, son mari et surtout son fils, et pour maintenir la tradition, ici la Loi de Moïse. On imagine ce qu’en penserait une féministe d’aujourd’hui ou même d’hier (Beauvoir), sans se poser la seule question qui vaille: était-elle moins heureuse qu’une mère célibataire libérée d’aujourd’hui? Qu’on n’imagine pas que je suis favorable à l’ancien modèle, je ne pourrais pas le supporter dans mon entourage. Je demande seulement que l’on juge les situations du passé ou d’ailleurs dans leur contexte, ce qui est impossible à des gens comme Clopine par exemple…

jazzi dit: à

Bérénice, je n’ai pas eu à affronter la tempête de neige pour aller voir « Sorry to Bother You » (« Désolé de vous déranger ») de Boots Riley.
C’est un film « contestataire », comme on disait dans les années 1970. A dimension politique, mais plus libertaire que strictement militant.
Inventif dans sa forme, le cinéaste porte un regard sur la société actuelle et sa projection dans un proche avenir.
Un conte plus effrayant que proprement jubilatoire !
L’histoire se situe dans le San Francisco actuel, où le seul débouché professionnel qui s’offre encore aux jeunes ou aux moins jeunes est le télémarketing.
Être ou ne pas être vendeur ou acheteur, telle est désormais la question d’un monde capitaliste mondialisé, où la masse des « esclaves » standardisés travaille au seul profit d’une toute petite élite de nantis.
Une société planétaire où, entre Amazon et Apple, le libéralisme économique fait loi, sans résistance et contre pouvoir effectif.
Tous piégés !
Pour augmenter encore la production et la rentabilité, la race des nouveaux seigneurs imagine même des créatures transgéniques, mi hommes mi équidés, plus puissants et moins pensants que les humains.
C’est alors que le héros du film, un black à forte tchatche, qui avait accédé au statut privilégié de super vendeur va se révolter.
Face à ce capitalisme sauvage de nouvelles formes de résistance ne restent-elles pas à inventer ?
Un film qui ne laissera pas insensible les Gilets jaunes, mais pas seulement…
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19577465&cfilm=256975.html

Claudio Bahia dit: à

je voudrais que l’on m’explique:
plus de 90 % des français (selon le Figaro, et je le crois) sont contre le rapatriement en France des djihadistes français détenus en Syrie. Que fait votre Gouvernement? il dictature, il diktat, et décide pour vous leur rapatriement. Si c’est comme ça que cela fonctionne chez vous, alors ce n’est pas mieux que chez nous, pas du tout, pas de leçon de démocratie à recevoir.

Marie Sasseur dit: à

Pas de puritanisme aux US…
« c’est que le ministre de la Justice s’y nommait…  Eric Holder !  »
Et qu’Eric Holder s’appelait Eric Dupisson.

jazzi dit: à

Il faut imaginer Kamel Daoud heureux !

Marie Sasseur dit: à

Merci Caulerpa. Beaucoup.
To discover this writer, to see a tribute here, coming from so far, is just as strange as so sad, and meanwhile, reaches a former wish I made.
I guess, the first time I’ve heard about J. Berger, was already here.
That occured when the topic came on M. Butor, in the neighbourhood, few years ago, when I meant to read him, with the idea that it would be fun if this reading could lead to meet him.
Time goes by, until few weeks ago, when his name came back on mind, I don’t remember why.
Google taught me he died more than a year ago.

So, as the reader notes *
« Today it might seem strange for an art critic to focus most of their energies on dead artists »
I think, today,as a reader, it’s time for me to keep my word.

* https://hyperallergic.com/481704/a-writer-of-our-time-the-life-and-work-of-john-berger-joshua-sperling
*

et alii dit: à

The book, authored by Joshua Sperling and published by Verso, is titled A Writer of Our Time: The Life and Work of John Berger.

et alii dit: à

How John Berger Restores Our Relationship to Art
A new biography on Berger reveals a writer who to this day speaks most eloquently and passionately to our frustrations, fears, hopes, and desires.
bonne journée

et alii dit: à

30 janvier 2019 à 23 h 38 min
merci chantal

Jean Langoncet dit: à

pourvu que tu n’oublies > (s)

Jean Langoncet dit: à

à temps pour participer > à temps pour participer au grand débat national ; la RDL sera-t-elle un relais ou devrons-nous passer par le maire local (privé de députation) ?

Jean Langoncet dit: à

Memento mori ; pourvu que tu n’oublies pas de ressusciter à temps pour participer, les yeux dans les yeux

Delaporte dit: à

De manière globale, je suis contre l’euthanasie envers les êtres humains. Cela va de soi. Le message de l’Eglise sur ce problème me semble très mesuré, très humaniste, nullement directif. L’Eglise propose au croyant la dignité dans la mort : la dignité dans la définition de la mort, dans ce qu’elle est, dans ce qu’elle représente, dans ce qu’elle est. Comment supporter la mort à l’extérieur de ce discours ? O mort, où est ta victoire ? comme dit l’Apôtre. Cela est rassurant. Hélas, la mort souvent déborde de ce propos pourtant au cordeau. L’Eglise ne condamne pas ceux qui se trouvent en dehors des clous. Que leur reste-t-il, sinon qu’à ce qu’on prie pour eux ?

G S'A dit: à


…la course,! à restez  » Bourgeois « , individuellement s’entend aussi,!…
…sur les nationalismes à court-termes, pour endiguer l’humanisme,!…
…etc,!…moteur,!…c’est partis-pris,!…
…mouvements et justices sociales, la base, pour avancer, dans l’avenir,!…
…J.R. Dallas,!…aussi,!…

Delaporte dit: à

Un autre exemple d’euthanasie est celui de l’écrivain Anne Bert qui s’est fait euthanasier en Belgique, parce que ça coûtait moins cher qu’en Suisse. Anne Bert était atteinte d’une maladie incurable, qui allait être un calvaire abominable. Cela fait évidemment réfléchir, et ne saurait imposer a priori (même si on est chrétien) des idées toutes faites. Elle a eu le courage de partir, quel droit a-t-on de porter un jugement ?

« Elle avait fait de son suicide un combat politique. L’écrivaine Anne Bert est morte, lundi 2 octobre, à l’âge de 59 ans, après avoir reçu une injection létale dans un service de soins palliatifs en Belgique, comme elle en avait publiquement manifesté le souhait à de nombreuses reprises ces derniers mois. »

G S'A dit: à


…il y a une sorte d’esprit d’anticipation, c’est çà que j’aime dans la lecture,!…

…d’autres  » au nom de la rose « , à s’explorer, revivre des lectures sur bois calcinés,!…

…la force soit en toi,!…etc,!…
…dominer l’imaginaire des pouvoirs, des mondes parfaits, à quels sens,!…

…le fric, c’est chic,!…déjà,!…

Bėrėnice dit: à

Le voile, le vrai, celui qu’on connait transparescent.

Bėrėnice dit: à

Rose, le voile ne cache rien, il embellit ou estompe les contours.

Bėrėnice dit: à

L’autofiction n’est pour elle qu’un relai de ce que celui qui écrit a vécu. Elle dit aussi des le depart que ce,qui l’occupe c’est la langue. Elle confie percevoir son écriture comme une démarche de dévoilement voilé ou l’inverse.

Chantal dit: à

Je ne serais pas si affirmative Rose.

rose dit: à

et alii
dans l’entretien de E.Bernheim

La liberté de l’un, enterré demain, lorsqu’elle martyrise son épouse -disparue depuis sa mort, à Poitiers et puis où ? et torture sa fille, c’est du massacre.

Et, renier en cinq mois, qui on a été 94 années durant, c’est un sommet de médiocrité.

Je ne me sens pas concernée.
Cette histoire m’est extérieure.

Par contre, Véronique Bergen, elle, avec tout son talent et son intelligence ne sait pas ce que crever de douleur veut dire. Sinon, elle pigerait l’autofiction. Et la négation de la pudeur.

Bėrėnice dit: à

Clopine, ne prenez pas la mouche, il tentait de rassurer une amie quant à ses talents à l’écriture, vous n’étiez qu’un instrument utile. Ceci étant, vous menez une vie bien remplie et menez à bien vos projets et entreprises. Un défaut à mes yeux, un certain égocentrisme , un peu trop d’orgueil aussi ou peut être y lire comme une demande de reassurance, je ne sais trop. Pour moi, vous êtes une femme qui a su cultiver dynamisme et accumulé nombre de lectures , vous possédez de nombreuses qualités.

Bėrėnice dit: à

Pour une fois il ne s’est intéressé qu’aux fleurs. Lucian et les corps dans tous leurs états.

Chantal dit: à

très expressives ces Cyclamens de Lucian Freud, Renato.

Delaporte dit: à

Michel Legrand, au moins, n’est pas mort athée, du moins pas entièrement. Demain, son enterrement aura lieu dans l’église orthodoxe de la rue Daru, à Paris. Etait-il réellement orthodoxe, ou même croyant ? Et pourquoi pas ? Peut-être était-ce surtout l’influence de sa femme, d’origine russe, et donc de religion orthodoxe ? Toutes ces questions sont intéressantes, à mon avis, avant de parler d’euthanasie comme ces pauvres Suisses, et Marthe Keller en particulier.

Chaloux dit: à

Clopine, vous transformez en perversion ce que j’ai appelé « petite faiblesse ». Vous exagérez. Je trouve que vous réussissez votre vie avec beaucoup plus de talent que la plupart d’entre nous, je vous l’ai dit plusieurs fois. Mais voila, vous avez cette petite faiblesse qui peut agacer parfois. Ne dramatisez pas.

Jean Langoncet dit: à

Bob Dylan Remembers Jerry Garcia

There’s no way to measure his greatness or magnitude as a person or as a player. I don’t think eulogizing will do him justice. He was that great – much more than a superb musician with an uncanny ear and dexterity. He is the very spirit personified of whatever is muddy river country at its core and screams up into the spheres. He really had no equal.

To me he wasn’t only a musician and friend, he was more like a big brother who taught and showed me more than he’ll ever know. There are a lot of spaces and advances between the Carter family, Buddy Holly and, say, Ornette Coleman, a lot of universes, but he filled them all without being a member of any school. His playing was moody, awesome, sophisticated, hypnotic and subtle. There’s no way to convey the loss. It just digs down really deep.

This story is from the September 21st, 1995 issue of Rolling Stone.

Clopine dit: à

De quoi parlez-vous, Chaloux ?

« Je me méprends sur ce que vous écrivez… », affirmez vous.

Si c’est de votre opinion sur moi dont vous parlez, je l’ai au contraire parfaitement comprise : vous estimez que, pantelante devant n’importe quel auteur susceptible de m’introduire dans une maison d’édition quelconque, je suis incapable de m’adresser voire même de m’intéresser à quiconque d’autre sur ce blog, où je ne viens sans doute que pour cela (m’introduire, quoi.)

Je trouve que c’est marrant de commencer une phrase où je reprends cette opinion par les mots « vous estimez ». Car justement, penser cela de moi ne relève pas de l’estime, mais du mépris.

Qu’y puis-je ? Rien, en fait, sinon hausser les épaules et continuer ma vie. Vous ne serez ni le premier ni le dernier à vous méprendre sur Clopine Trouillefou. Sans doute parce que cette dernière a quelques petits problèmes d’identité, bien sûr. Mais moi, je préfère « les gens qui doutent, les gens qui trop écoutent leur coeur se balancer, les gens qui passent, moitié dans leurs godasses et moitié à côté. »

(c’est une chanson qui s’accompagne au piano, Chaloux, savez-vous ? Allez, je vous colle le lien, histoire d’enfoncer le clou.https://youtu.be/qM1XxVZH-I0)

Chantal dit: à

Ils semblent d’accord :

Mangeclous, un des sommets de la littérature contemporaine. Mangeclous, livre plein d’une verve triomphale, livre d’une liberté extraordinaire (nous sommes à l’époque des livres contraints), livre riche (nous sommes à l’époque des livres pauvres), livre gras (nous sommes à l’époque des livres maigres), grand livre enfin. Mangeclous est pour moi l’exemple à peu près unique, dans la littérature contemporaine, d’une épopée comique, c’est-à-dire d’un comique grand. Une épopée, et pourtant on ne cesse pas de hurler de rire.
Félicien Marceau, de l’Académie française.

Un héros comme Mangeclous atteint à l’épique. Il y a là, à mon sens, quelque chose sans aucune espèce de comparaison. Il y a du souffle de Rabelais. C’est comme dans Rabelais: on accepte tout. On accepte tout parce qu’il y a encore un amour du personnage, parce qu’il y a une manière démesurée de le traiter qui fait que simplement on est ébloui.
Joseph Kessel, de l’Académie française.

L’admirable Mangeclous, un grand héros comique d’une drôlerie extraordinaire. Le comique de Mangeclous est juif par sa subtilité, par les récifs de mélancolie qui affleurent soudain, par l’observation féroce et tendre qui le nourrit. Mais ce roman acquiert une portée générale par son humanité, son grand rire salubre, sa verve populaire. Sa fraîcheur, sa fruste saveur, sa robuste simplicité le font accéder à la majesté des légendes populaires et des grandes épopées.
Marcel Pagnol, de l’Académie française.

Chaloux dit: à

Clopine, vous vous méprenez sur le sens de ce que j’écris. On ne reproche pas au borgne -c’est de saison- d’avoir perdu un œil.

renato dit: à

Il faut savoir Bérénice qu’après les septante on rit beaucoup.

Janssen J-J dit: à

Les gares sont encore un bon excitant pour les seventies’, en effet, j’en ai fait l’expérience une ou deux fois. On y trouve toujours des créatures interlopes à badines. La psychanalyse ne sait d’ailleurs pas trop expliquer pourquoi elles y traînent comme des princesses.
En revanche je n’ai jamais observé les effets du viagra sur un chien. Pouvez-vous nous en dire un peu plus à ce sujet, b., qui semblez en avoir quelque expérience ?

Bėrėnice dit: à

Renato, la libido à de ces ressorts que la raison ignore. Je pensais et bien que d’autres plaisirs existent que l’érection disparaissait ce qui d’ailleurs motive chez certains une quête absolument folle d’excitants qu’ils se presentent sous la forme de substances ou d’êtres en chair et os. J’oublie le comprimé bleu encadré de ses contre-indications. Les animaux en font les frais.

Janssen J-J dit: à

oh oui, c’est ça la sobriété heureuse, telle que je la conçois également… Elégant !

renato dit: à

Enfin, Janssen, je consomme peu ; pas de vacances — je ne voyages que pour le travail — ; pas de garde-robe à renouveler ; je ne fume plus qu’un cigare de temps à autre, et un joint pour le week-end ; un seul gin-tonic par jour, désormais ; j’ai réglé tous mes après ; restent les filles, il arrive que je m’arrête, mais seulement aux gares plus intéressantes… et ainsi de suite. Bref, je peux bien investir à perte, pour une fois.

Bėrėnice dit: à

Est ce un effet d’annonce, Caulerpa? Irez vous à la messe dimanche?

Janssen J-J dit: à

@ Cette affaire est un imbroglio juridique,

Pas du tout, la CJCE a tranché, la France doit appliquer la jurisprudence supra nationale qui est la sagesse même. Pourquoi ne le fait-elle pas ? J’ai ma petite idée, mais je suis écoeuré, depuis plus de dix ans que dure mon calvaire.
Avez-vous au moins pensé à déposer vos directives anticipées ? Tout le monde devrait le faire maintenant. Je sais que mon toubib référent, un brin pas courageux, se sent beaucoup mieux depuis que je les lui ai remises en lui expliquant clairement le contrat.

Bėrėnice dit: à

Caulerpa à retrouvé son sens du latin. Porque?????

Bėrėnice dit: à

JJJ, je l’ai croisé en arrivant. Observant son physique je me suis demandé parce qu’il ne présentait pas cette fragilité propre aux lévriers s’il n’y avait pas un croisement. Labrador lévrier, c’est possible.

Bėrėnice dit: à

17h25, vide juridique et deuil pathologique conjugués ? Cette affaire est un imbroglio juridique, les parents ne sont pas prêts à accepter le depart de leur fils en état de vie végétatif. C’est je crois assez rare qu’une famille préfère une situation désespérante et douloureuse à une fin qui sera douloureuse également. Cette famille a intégré ce fils, ce frère dans cet état végétatif qui est pour eux une vie acceptée telle qu’elle est devenue. Et la leur retirer par arrêt des traitements, soins, alimentation est par eux compris comme un euthanasie. L’euthanasie en France n’est pas légal.

Janssen J-J dit: à

@18.50 Quelle chance d’avoir ainsi pu batifoler au grand air avec un chien fou, au loin… J’ai bossé aux écritures toute la journée, enfermé, et pourtant il y avait au loin des gosses (?) qui faisaient de la luge. Ils avaient l’air heureux, c’était sans doute pas des chrétiens, j’ai pas pu les rejoindre pour leur demander. Demain, s’il y a du verglas, je vais tâcher de faire autrement. Il me faut absolument de l’air et de la lumière. Regarder le soleil en face une dernière fois, comme Epicure. Le nom du chien, lévrier ou labrador ?… ça pas d’bon sens, une confusion pareille… A Chicago, parait qu’ils en bavent, du froid, me dit ma correspondante habituelle. Un chien serait mort foudroyé, gelé sur place, en sortant de chez lui sans vêtements chauds. Un braque de Weimar, pense-t-elle. Depuis les montages photo, de Wegman, ils se croient tout permis, ceux de sa race, font n’importe quoi. Voilà. Pas leur lâcher la bride, à ces braves bêtes, comme aux gosses.

Jean Langoncet dit: à

« C’est pas gratuit de crever »
Mort à crédit

Janssen J-J dit: à

@ 17.50 ADMD en Suisse, si terminale ;

Yes, juste rappeler que c’est au moins 6000 FS la séance, et pas remboursé par la sécu sociale helvète. Tu m’diras, soyons pas mesquins, une fois n’est pas coutumeb!…
Mais les sous auraient pu servir à retaper les tapis de la famille, non, voire au denier du culte ?
(c’est ce qu’ils disaient dans les plaines d’Asie centrale, à la Cie de la Grande-nichée, avant que ça dégénère)…

Bėrėnice dit: à

17h39 3J, aperçu un joli chien aujourd’hui au cours de ma promenade, air froid mais pas trop, soleil, personne ou quasi. Bref, ce chien, jeune, svelte, sociable mais pas collant, l’air alerte m’a semblé être issu d’un croisement labrador lévrier , couleur claire, belle robe.Mais peut être était ce un lévrier pas maigre.

Janssen J-J dit: à

@ personne, ne sortira de la crise,!…

Non personne, même ceux qui sont pétés de thunes qui sav’ pu où planquer le pognon… Chouette, G S’A, allez on danse ! ce soir, on rase Gratis-Lava. La Belgique va nous trouver des solutions avec 4 ministres écololo pour pas aller dans le mur et les petits jeunes ont des idées.
Je viens de voir tomber ma 1ère fiche de paie prélevée à l’eau de source pétillante. Eh bé, je préférais quand elle l’était, à l’eau municipale simple de château la pompe, ‘prélavée’.

G S'A dit: à


…chouette,!…

…personne, ne sortira de la crise,!…
…même pas; les paradis fiscaux,!…et autres, etc,!…
…rien à danser,!…les comédies humaines,!…

Chantal dit: à

Imagine 5 sec JJJ, l’équipe d’en marche dont le chef suprême vient de faire l’éloge posthume de ce malheureux Eric Holder, 100% France périphérique certifiée, cherchant des idées sur ce net si officiellement conchié, un copié collé et hop une liste pour Castaner à faire répéter comme des listes de mots latins pour activer encore davantage ses troupes, j’espère que tu n’as pas sué pour rien, un peu comme ses pauvres abeilles qu’on vénère pour qu’elles miellent.

et alii dit: à

dans l’enretien de E.Bernheim
Je me suis littéralement enfuie lorsqu’il m’a demandé de l’aider à mourir. Puis j’ai réfléchi et j’ai compris combien sa demande était cohérente avec ce qu’il était. Quand j’ai pensé à moi, cela m’a paru insurmontable ; quand j’ai pensé à lui, j’ai trouvé cela cohérent. J’ai compris sa demande parce que je le connais : vivre de manière diminuée lui aurait été insupportable.
https://www.lejdd.fr/Culture/Livres/Emmanuele-Bernheim-La-mort-de-mon-pere-a-ete-notre-dernier-projet-commun-670709

renato dit: à

Bon, moi je me suis donné 3 possibilités :

— ADMD en Suisse, si terminale ;
— coma éthylique dans un chalet dans les Alpes Pennines avec un produit de la Val de Travers, si j’ai le temps ;
— le revolver que je conserve dans un coffre de sécurités si pris de court.

Janssen J-J dit: à

Vois pas l’intérêt de comparer un chien à un chrétien en matière d’euthanasie. Je suis révolté par de telles comparaisons, comme si les chiens méritaient ça.

Janssen J-J dit: à

@ les efforts notoires de JJJ pour nous expliquer les éléments de language nécessaires à la sortie de crise,

Moi, j’aurions fait ça ?… Et personne m’avait encore dit que j’aurions servi à sauver la mise à l’macron ? Waouh…

Moi, qui pensais rin qu’à ‘étouffer les chrétiens’ (15.19) comme Sorbitol Delalande ! Ben mon ieux ! si j’avions su, j’arions pas v’… (Du sirop Daktonic).

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