de Pierre Assouline

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La République des livres
Pour saluer Eric Holder

Pour saluer Eric Holder

Ce sont souvent les livres qui font le moins de bruit qui provoquent les frémissements les plus durables. Eric Holder, qui vient de nous quitter à 58 ans, était l’un des moins agités. Ses fidèles le savent bien, qui le suivent depuis ses Nouvelles du Nord (1984) et l’ont accompagné sur ses sentiers délicats avec La Belle jardinière, En compagnie des femmes, l’Homme de chevet ou Mademoiselle Chambon (ces deux derniers portés à l’écran de même que Bienvenue parmi nous), La saison des bijoux, La Belle n’a pas sommeil, une trentaine de livres en tout, pour citer les traces les plus immédiates que sa prose discrète a laissées en nous. Ce Lillois pudique et discret nous aura fait voyager au gré de ses déménagements en Provence, à Paris, dans la Brie, le Médoc du côté de Queyrac enfin où il s’est éteint prématurément, quelques semaines après la disparition de sa compagne depuis leur adolescence. Il avait quitté le milieu de nulle part pour le bout du monde, ce qui n’est pas plus pratique et lui ressemblait bien.

Cet homme d’une infinie délicatesse, dans la diction, l’attitude, les gestes, le savoir-vivre, composait des récits à la Holder puisque même anonymes, ses textes sont signés par sa voix. C’est fait de petits riens qui sont la vie même, la brume des lunettes, le bar des Amis, une maisonnette qui croule, des passants sous la pluie, l’ombre d’un regret. Rares sont les auteurs encore capables de les observer. Il y faut non du temps mais une certaine qualité de temps, conjugué au goût des autres avec ce qu’il faut de légèreté poétique. Lorsque dans De loin on dirait une île( Le Dilettante, 2008), l’un de mes préférés,  le narrateur va au marché, il reconnaît ses personnages. Que des têtes de seconds rôles comme il les aime. Ses stars à lui. Mais il est toujours limite. Au bord de la catastrophe par lui provoquée. Ce qui autorise son éditeur à le présenter comme un « friseur d’incidents », ce qui est assez bien vu. Au passage, on apprend même l’origine du mot « vitriol ». Si j’ai bien compris, c’est un acronyme de Visita Interiorem Terrae Rectificando Invenies Operae Lapidem, qui n’est autre, nous l’avions tous compris (évidemment !) que la devise des alchimistes « Visite l’intérieur de la terre, en rectifiant, tu trouveras la pierre d’oeuvre », ce que le narrateur traduit par :

« A l’intérieur de soi, on trouve toujours quelque chose à modifier ».

Il a la tête pleine de livres et de films. Aux funérailles du poète Bernard Manciet, écrivain en gascon noir étudié jusqu’au Tadjikistan, il se croit cerné par des visages à la Kurosawa. Même la Médoquine, sacrée gironde à ce qu’on dit, son genre de beauté en tout cas, qui lui apparaît comme une inaccessible étoile sans autre référence qu’elle-même, semble posée entre Jules et Jim. Quoique, à l’énoncé de son prénom, il songe aussitôt à la compagne de Maqroll el Gaviero, le héros d’Alvaro Mutis. Ilona, celle qui vient avec la pluie, est la jeune patronne du restaurant Le Mocambo ; depuis qu’il l’a vue, il ne cesse de demander au vent quand il la reverra. Ce doit être la proximité de l’Océan, sa fréquentation quotidienne qui « décourage les projets, arase les vanités ». Eric Holder n’avait pas son pareil pour peindre les couleurs de ce morceau de terre béni des Dieux. Lorsqu’on tourne les pages de sa chronique du bonheur à Soulac, on entend le feuillage des arbres. Prêtez l’oreille car en littérature, cette délicatesse entraîne une sensation rare.

Lorsqu’il n’écrivait pas de romans, il donnait de ses nouvelles, y révélant un exceptionnel sens de l’équilibre. L’un des meilleurs dans le genre en France avec Annie Saumont, Franz Bartelt, Paul Fournel, J4559219-exclusif-l-auteur-et-ecrivain-a-succes-950x0-2acques A. Bertrand et quelques autres. A chaque fois, cela forçait à se demander : mais comment critique-t-on un recueil de nouvelles ? En fait, on n’en sait rien. Résumer les histoires ? Aucun intérêt, d’autant que cela gâche la lecture en livrant les effets. Holder était des plus généreux : il pouvait donner sept nouvelles en un volume alors qu’il avait de quoi écrire sept romans en sept volumes. D’autres diront que c’est du gâchis. Laissons-les à leurs comptes et savourons. Car nous tenions là, parmi nos contemporains, l’un des rares écrivains qui se dégustent.

Avec Embrasez-moi (Le Dilettante, 2011), l’un des plus réussis tant on sentait qu’il avait jubilé à l’écrire, qui pourrait être sous-titré « Mémoires charnels », on pouvait déjà noter dans le titre un écho subliminal qui renvoie à « embrasser », « baise » et « embrasure ». Il s’agit pourtant bien d’embrasements. Un mot tout de même de ses héroïnes telles qu’il nous les présente dans l’empire des sens : Cathy, l’étoile filante aux lèvres roses ; Marie, chevauchante Walkyrie aux arômes de lait et de lessive ; Aurore aux amours bipolaires et au cœur lourd ; Blandine au piano, son cou de cygne et son Renato ; Farid aux lèvres fuschia livré à un trio sadien ; Pauline aux yeux pers et Laetitia en son salon du livre. Il les prend et brode autour. De la dentelle ! Les gazettes polies disent que c’est coquin ou canaille alors que c’est beaucoup mieux et bien pire.

Comment renouveler le genre sans se ridiculiser ? Un exemple parmi d’autres car, comme le dit l’un de ses personnages, Da muss man richtig rangehen, où l’on aura compris que quand faut y aller, faut y aller : « Renato l’a persuadée de se masturber pendant qu’il la sodomise. C’est brûlure au-dessus, délice en-dessous. Ce sont hurlements tels que les mères, qui n’en peuvent plus, enferment les bambins dans leur chambre, et augmentent le volume de Radio Monte-Carlo ». Encore cet extrait ne rend-il pas justice à toutes les facettes de l’imagination de ce Toscanini de la métaphore, ce Rothko de la litote, ce Tony Parker de l’understatement, ce Hendrix de la chute.

Doué pour décrire la peau et son grain, les caresses et leur chorégraphie, passé maître dans l’improvisation des succulences, il n’avait pas son pareil pour évoquer, selon ses propres mots (moi, jamais je ne me permettrais, surtout dans un lieu aussi chaste que la « République des livres) , le malaxage de fesses à la consistance de pâte à pizza, des seins qui veulent se rendre utiles, des doigts amassant des dunes en direction du fortin, une chatte mouillant d’abondance jusqu’à dégager une odeur de pain chaud mêlé d’hydromel, un emmanchement jusqu’aux testicules dans un clapotement de ponton, un ruisselet suave courant au milieu de la broussaille, un sabre trouvant son fourreau, un abricot exprimant sa joie par des quasi applaudissements (nos compliments !), un usage de l’huile de l’olive que n’aurait pas dédaigné Marlon Brando dans Le Dernier tango à Paris mais qui condamne ensuite à ne plus cuire les aliments qu’à la plancha, des bestiaux rarement flapis… Lorsqu’on croise un membre dans ces pages, on ne s’attend pas à ce qu’il s’agisse d’un membre d’une profession, et pourtant, c’est bien lui page 95.

De même qu’il y a un ton Minuit et un ton POL, qui, chacun, rendent un son distinctif, il y a désormais un ton Le Dilettante, tout d’ironie, de grâce qu’Eric Holder, avec quelques autres, incarnait en discrète majesté, même si plusieurs de ses livres ont paru au Seuil ou chez Flammarion. C’est la prose chuchotée d’un auteur rare débordant de tendresses, maître dans la douceur, aquarelle dans la peinture des passions, et pour cause : ces qualités lui étaient naturelles. Ainsi écrit-on en Médoc, près de Vendays-Montalivet, sur un air de confidence. Même dans les plus sauvages empoignades amoureuses, sa poésie demeurait ouatée, économe et feutrée. Jamais l’ombre d’une vulgarité, pas davantage de facilités ou de lieux communs, ni le moindre argot, toutes choses d’ordinaire si éloquentes dans la rhétorique du cul. C’est que Holder était tout sauf ordinaire, dans la double acception du terme.

Les holdériens ne sont pas des gens possessifs : ils aiment faire partager leur bonheur. Rarement une secte aura autant aspiré à devenir une foule. Le cul étant la chose au monde la mieux partagée, de si fessus récits devraient emporter l’adhésion du plus grand nombre. Du vécu pour sûr, paradoxes compris : « Quand, au lieu de crier « oui », elle supplia « non », il comprit qu’elle touchait au paroxysme ». Eric Holder aurait risqué la prison pour avoir déployé un tel talent dans l’exploitation littéraire de ses réminiscences érotiques, partout dans le monde sauf aux Etats-Unis, contrée pourtant réputée pour être particulièrement chatouilleuse à cet endroit : c’est que le ministre de la Justice s’y nommait…  Eric Holder ! D’autant qu’Embrasez-moi a paru il y a huit ans. Entretemps, il y a eu un MeToo et BalanceTon Porc. Paraissant aujourd’hui, le livre serait dénoncé par les réseaux sociaux. Autres temps, autre tolérance des mœurs littéraires.

Eric Holder n’avait cessé de dépouiller ses pages manuscrites de leurs mots. Il cherchait à épurer son style. Mais sa fragilité demeurait inentamée, de même que son souci des autres. C’était un maitre en légèreté qui ne se cherchait pas de disciple. Cela n’a l’air de rien mais, pour celui qui écrit, c’est une inaccessible étoile, cette légèreté. J’ai rarement connu d’écrivains aussi attachants.

(Photo Philippe Matsas et D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

983 Réponses pour Pour saluer Eric Holder

hamlet dit: à

« A l’intérieur de soi, on trouve toujours quelque chose à modifier ».

?

hamlet dit: à

« « Renato l’a persuadée de se masturber pendant qu’il la sodomise. C’est brûlure au-dessus, délice en-dessous. Ce sont hurlements tels que les mères, qui n’en peuvent plus, enferment les bambins dans leur chambre, et augmentent le volume de Radio Monte-Carlo ».

Encore cet extrait ne rend-il pas justice à toutes les facettes de l’imagination de :

– ce Toscanini de la métaphore,

– ce Rothko de la litote,

– ce Tony Parker de l’understatement,

– ce Hendrix de la chute. »

?

christiane dit: à

@Chantal dit: 2 février 2019 à 18 h 23 min
Tout cet immense espace, magnifique, pour offrir aux visiteurs une balade enchantée. Quand on pense aux locaux souvent misérables où ces œuvres sont nées… Les artistes n’auraient oser en rêver !

christiane dit: à

@et alii dit: 2 février 2019 à 18 h 27 min
Peut-être… Ils l’aiment ! Toutes les critiques négatives qui pullulent dans les médias semblent ne pas les atteindre. Ils l’aiment, se font plaisir. C’est comme entrer dans une bulle et écouter ses amis et des lecteurs qui ne retiennent que le meilleur. Une écrémeuse en quelque sorte.
Un peu, comme sur ce fil, une vidéo illusoire alignant des enfants et des parents qui n’en peuvent plus de s’aimer en chantant.
Dans les deux cas, cela ressemble à une trêve de Noël, celle qui dans les tranchées remplaça, une nuit, le bruit des armes par des chants échangés. On sait que nous ne sommes pas dans le réel que la guerre va reprendre, les éreintements en tout genre. Oui Et Alii, oui…

Bėrėnice dit: à

Dernières histoires et autres histoires.

Incomprehensible le post de 18h17, d’ED, dont je me demande si elle n’est pas adepte du piercing au nombril.

Bėrėnice dit: à

Biffez-sous-.

Bėrėnice dit: à

Renato, excusez l’écart , je gardais en gros l’idée, une mémoire de piaf. Est ce que vous comprenez cela comme ne pas savoir sous quel genre d’être va faire naitre ce sentiment, ne pas pouvoir l’attendre en une sorte de profil ?Ce qui souligne le caractère inattendu , imprévisible de l’amour que l’un, l’une susciterait?

et alii dit: à

2 février 2019 à 16 h 07 minj’ai écouté toute l’émission ; p Assouline la signale aussi,en notant l’absence d’esprit critique tweet :il a raison;

Ed dit: à

Jazzi,

Sois tranquille. Nous ne risquons pas de nous insulter d’ici des semaines. La radotteuse de la RDL m’a dans le colimateur et comme chacun sait, ça risque de durer un bon moment.

renato dit: à

Mondadori est l’éditeur, Bérénice.

Pour la dernière phrase, étant donné ce qu’il dit avant, il dit : « Eh bien, cela doit être l’amour », plutôt que « c’était peut être l’amour ».

Intéressant : « Et n’avais-je pas gardé jalousement mon ignorance de qui elle était avant de la rencontrer? »

Chaloux dit: à

Air frais:

Delaporte dit: à

« Blanche Gardin, c’est la Houellebecq de l’humour. » Ed

Elle est plus à votre niveau, c’est vrai.

rose dit: à

Gardin, qui revient du bois, dans la neige, le chevreuil en travers sur l’ épaule.

Bėrėnice dit: à

Mondadori, l’avez vous lu, renato? Il m’est difficile de comprendre l’extrait donné en bas de l’interview, la question qu’il pose , c’était peut être l’amour…

Ed dit: à

Blanche Gardin, c’est la Houellebecq de l’humour. Pas de limite, un ton plutôt cynique, très peu d’interviews, nous fait réfléchir et reste peu prolifique : la qualité et non la quantité.

christiane dit: à

@closer dit: 2 février 2019 à 10 h 50 min
Ah oui, Closer, une belle émission, ce jour. J’ai découvert plein de pistes nouvelles dans ce dernier roman de Houellebecq.

Chaloux dit: à

Delaporte-Air frais.

Cherchez l’erreur!

Bėrėnice dit: à

En fait, le cul facile est condamnable quand il se fait payer et travaille sur le trottoir. Tout doit rester underground ou numérisé. Davos avplaidé la cause du grand tout informatisé, l’avenir pour toutes activités.

Ed dit: à

Tiens au fait, qui dès le début s’est montré hostile aux gj à cause de leur homophobie ? Qui ? Celle que tout le monde traite d’homophobe mais qui reste la seule à dénoncer les vrais homophobes.

Bėrėnice dit: à

Mais enfin , à fascicule les plus incultes d’entre tous pourraient associer une idée tout à fait secondaire et sans aucun rapport avec le sens premier, comme fascicule- cul-facile. D’ailleurs c’était à l’ordre du jour du JO et c’est condamnable.

Bėrėnice dit: à

Delaporte, Chaloux classe la forme de production éditée et signée JB dans les brochures, faut il y lire l’effet du bromure? Je m’inquiète, tous ces tiroirs secrets révélés qui contiennent nos inconscients sexués, quelle panique!

Delaporte dit: à

Allez, je sors, ça devient craignos, ici. Un peu d’air frais…

Delaporte dit: à

« À part nous les briser… »

Toujours cette obsession des couilles, des testicules, du « fascicule »… Cela tourne en rond dans cette petite tête. Elle n’aime pas Jacuzzi, parce que, en tant qu’homo, ses burnes sont inutilisables…

Ed dit: à

Abolition
C’est assez putride tout ça non ?

Ed dit: à

Et toi t’es là pour quoi ? À part nous les briser avec tes obsessions dévolution du travail et d’Ulrike Meinhof. On dirait wgg avec sa judeite et Hölderlin.

Delaporte dit: à

Bref, Chaloux, Ed n’est pas ici pour se trouver un amant. En tout cas, pas vous !

Delaporte dit: à

Chaloux, vous essayez de mettre votre grain de sel, mais ça ne marche pas. Tout le monde a bien vu que vous aimeriez vous taper Ed, mais ce n’est pas pour demain. Vous avez beau la tutoyer, l’appeler « mon chou » ridiculement, vous ne faites que vous ridiculiser encore plus à chaque fois. Vous êtes trop vieux pour elle, elle vous l’a dit. Vous pouvez vous la mettre sous le bras et penser à autre chose de plus chaste et de plus en rapport avec votre nullité intrinsèque et érotique.

Ed dit: à

15:14
Ah ah excellent !

Chaloux dit: à

Delaporte rime avec cloporte. Hasard ou nécessité?

Delaporte dit: à

Dans « fascicule », il y a aussi « fascisme ». Pour vous, ma douce Ed, Jacuzzi est un « fasciste », en plus d’être un pédé. Quelle exécution radicale !

Delaporte dit: à

« Fascicule » rime avec « encule », autre trace souterraine d’homophobie dans le langage de Ed.

Chaloux dit: à

Gare à l’atterrissage!

Delaporte dit: à

Vous êtes peut-être en manque ? Vous n’avez pas eu votre dose de sexe, hier soir, ou peut-être votre dose de coke ? Mais vous en faites profiter vos amis. C’est gentil pour eux. Jacuzzi est ravi.

Delaporte dit: à

Ma chère Ed, avant que vous ne sombriez dans un sommeil réparateur, dites-nous d’où vous est venu cette velléité formidable d’employer le mot « fascicule » ? L’accoler à ce pauvre Jacuzzi est une invention géniale. Vraiment, vous avez du talent quand vous éructez.

Delaporte dit: à

Prenez un Tranxène, ça vous calmera. Et une petite sieste.

Chaloux dit: à

Aujourd’hui, les vieillards volent bas…

Delaporte dit: à

Dans ce contexte de crise nerveuse, « fascicule » devient aussi ordurier que « testicule ». « Fascicule », comme pour dire « couilles »… L’intention est de déchirer sa race. C’est de la langue de banlieue, nihiliste, punk, du néo-rap.

Ed dit: à

Et toi le vieux libidineux. Merci de nous épargner tes fantasmes pendant la digestion.

Delaporte dit: à

« Tu crois pas que tu fais pitié avec tes fascicules et tes critiques de ciné pourries ? »

J’aime bien quand elle se met en colère, c’est savoureux. Il faut noter ici l’emploi du mot « fascicule », qui montre qu’elle est vraiment énervée et ne recule plus devant la loufoquerie des termes et la vulgarité. Elle a même un certain talent pour le faire passer dans sa prose échevelée. Le mot « fascicule » surgit à la surface, venu des profondeurs ténébreuses de l’inconscient. On a l’impression qu’elle est dans tous ses états, que des habits sont en désordre, la chemise est sortie du pantalon et son corsage s’est ouvert sous la violence de son impulsion. Elle doit être très performative dans les scènes de ménage et pour engueuler quiconque se met en travers de son chemin. Il lui suffit de sortir un pittoresque « fascicule » et le tour est joué. Jacuzzi est laminé, il ne s’en relèvera pas.

Janssen J-J dit: à

Pour saluer cet historien marxiste allemand qui a commis des travaux intéressants : Alf Lüdtke, décédé le 29 janvier dernier. Encore un oubli.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Alf_L%C3%BCdtke
Oui closer, mais le CC, après le dépôt de la QPC a validé. Pas de pitié pour les travailleurs consolateurs-euse de la misère affective en GJ.
Pas le genre des escort-girls sévissant sous les lambris… Leurs clients ne sont pas des mac… quand même, voyhons donc !

Ed dit: à

Mais ferme-la. T’as rien d’autre à faire ? Tu crois pas que tu fais pitié avec tes fascicules et tes critiques de ciné pourries ?

jazzi dit: à

 » Ce que j’essayais d’expliquer »

N’expliquez rien, Ed, avec vous il n’y a rien à comprendre, seulement à s’attrister !

closer dit: à

Oui JJJ, cette législation atteint des sommets de konnerie.

Que restera-t-il? La prostitution très haut de gamme camouflée en emplois d' »hôtesse », de « guide touristique », d' »accompagnatrice » et la prostitution de misère, camouflée dans des lieux sordides, sans hygiène, aux mains de voyous proxénètes…Qui sera pénalisée? La brave pute quinquagénaire qui traitait dignement ses habitués, petits employés solitaires et peu friqués qui venait chercher leur consolation mensuelle…

Ça ne vous dit rien, ce schéma? Les classes moyennes, seules victimes une fois de plus de cet « Etablissement » pourri. Les GJ peuvent difficilement s’emparer du sujet au grand jour mais beaucoup n’en penseront pas moins.

Ed dit: à

 » sans qu’il soit nécessairement question de liaison pour la vie » Non. Ce que j’essayais d’expliquer, c’est que même aujourd’hui, on ne commence pas une relation en pensant qu’elle va se terminer un jour. Sinon, ce n’est pas la peine. Et c’est déprimant !
Et sur mon pluriel, désolée de vous décevoir mais – oh oui le scoop – à plus de trente ans j’ai eu plus de deux petits amis 🙂

Sinon, petite nouveauté. Délicieuse, excellente. Comme d’hab.
https://www.youtube.com/watch?v=k1Ybd6opigY

closer dit: à

« Vous êtes dur. »

Moi dur? Je suis l’être le plus exquis que l’on puisse imaginer!

Sérieux, Ed. Aujourd’hui, les jeunes rencontrent les parents de leurs copains/copines très facilement et naturellement, sans qu’il soit nécessairement question de liaison pour la vie (au moins en théorie). D’ailleurs votre pluriel (« mes » belles mères) est significatif.

Ed dit: à

Oui voilà. Allez allez. T’as pas un film à voir, au lieu de cancanner encore et toujours ? Juger la vie des autres pour mieux oublier la platitude de la sienne. Chaloux a raison, une vraie concierge. Et pas celle de Muriel Barbery !

jazzi dit: à

La réponse à ma question semble positive ?
Hélas !

Ed dit: à

La fameuse morale des bobos. Mais personne ne te demande ton avis. Jamais. Et toujours tu viens la ramener sur tout, puis réussis dire « han mais quel acharnement ». Vieux débris.

Ed dit: à

Qu’est ce que ça peut lui f.outre à la baronne rmiste ? Écris tes guides touristiques bourrés de plagiats et va voir tes films pour bobo oisifs et ne viens pas distribuer des points de bonne conduite.

et alii dit: à

et, d’autre part, la liberté personnelle.
essentiel, même sur laRDL,chat ou pas chat
bonne journée

Janssen J-J dit: à

Bon, le JO daté du 1er février nous apprend que le conseil constitutionnel a trouvé très conforme à notre constitution le texte du code pénal qui avait institué le principe d’infliger des amendes aux clients de travailleurs-euses du sexe, Bérénice
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=1FF9F88A94CCFD99E4C8071E2573CC10.tplgfr26s_3?cidTexte=JORFTEXT000038087452&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000038087024
Voici son argument décisif
« Il résulte de tout ce qui précède que le législateur a assuré une conciliation qui n’est pas manifestement déséquilibrée entre, d’une part, l’objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l’ordre public et de prévention des infractions et la sauvegarde de la dignité de la personne humaine et, d’autre part, la liberté personnelle. Le grief tiré de la méconnaissance de cette liberté doit donc être écarté. »
Rappelons que la composition actuelle des membres du CC, une majorité d’hommes, est de sensibilité abolitionniste…

Cela dit, on ne dispose toujours pas des opinions dissidentes parmi les 9 sages, comme il en va à la cour suprême des États-Unis. C’est là une de mes revendications de GJ, qui n’a encore jamais été entendue. La transparence à ce sujet serait pourtant déjà un grand progrès, vous n’êtes pas d’accord, les erdéliens ?

Ed dit: à

Ah ça aurait pu. Déjà LA mère puisqu’elle sont frangines, et ensuite je n’ai aperçu Madame qu’une seule fois. Au moment de l’achat chez l’éleveuse (le plus beau jour de ma vie).

Ed dit: à

Bere aussi !! Bon sang mais qui n’a PAS de chat ?

jazzi dit: à

Les belles-mères de Ed sont les mères de ses chat(te)s, closer…

Ed dit: à

Non closer. Quand on est présenté à sa belle-mère, c’est qu’on pense justement que la relation n’est pas transitoire. Tout le monde ne déteste pas sa belle-mère. Vous êtes dur.

closer dit: à

« D’ailleurs j’ai toujours adoré mes belles-mères. »

C’est parce que vous n’en avez jamais eu « pour de vrai ». Quand on sait que c’est transitoire…

Bėrėnice dit: à

JJJ, la mienne est sterilisee , elle miaule quand bien même les hormones ne sont plus de la partie. J’en ai fait un animal qui a besoin de communiquer. Je lui parle et si je ne le fais pas, elle demande sa ration thérapeutique vraisemblablement. C’est embêtant parce que je n’ai pas toujours envie de discuter avec elle. Comme le soir, si je boycotte la télé, cela ne lui plait pas et elle vient manifester son mécontentement en échange d’un échange .

Janssen J-J dit: à

(hurkidés) – quand la chatte fait sa ventriloque, il faut comprendre que son chat lui manque.

Janssen J-J dit: à

Arrêtons d’encenser houellebecq sur cette chaine. Passoul va finir par fermer son blogue, et après, on aura l’air malin.

Bėrėnice dit: à

Cela prouverait, dans le cas Althusser…pardonnez mon elan trop peremptoire.

Bėrėnice dit: à

Il faut quand meme bien tirer des lignes conductrices afin de ne pas se perdre dans les exemples multiples que nos vies offrent à vivre. L’anecdote reste malgré tout plaisante.

et alii dit: à

théorisations?c’est qu’on en est aux preuves!Cela prouve que

Bėrėnice dit: à

Bien, et alii, je n’éprouvais pas le sentiment de tailler à la serpe le taillis des evidences ni ne nourrissais d’intentions malveillantes ou belliqueuses à votre égard. Si vous le prenez ainsi..
C’est regrettable.

et alii dit: à

ouf, bérénice a résumé!

et alii dit: à

2 février 2019 à 11 h 24 min
c’est pas possible, je n’aurais pas compris!
cela dit ce n’est pas des références culturelles mais des gens que j’ai assez connus;j’ai passé une nuit blanche avec la femme prof d’allemad quand elle m’a fait des confidences;trouvez vous qui vous voulez pour vos théorisations à la serpe;
bonne journée

Bėrėnice dit: à

Pour les résumer tous, et alii, prenez Althusser, qui assassina sa femme. Bon, peut être était il fou. Cela prouve que la folie dans cette forme n’alterait pas la capacité à philosopher. Rousseau a abandonné ses enfants, et Schophenauer battait sa bonne.

Bėrėnice dit: à

Et alii, ce n’est pas ma monnaie, je tentais d’exprimer ce que j’ai observé, à savoir que les references culturelles, le savoir pur ne sert malheureusement qu’á constituer une monnaie d’echange. En cela , la culture échoue mais pas toujours à transformer les individus en les bonnifiant par une voie autre que l’expérience, par exemple.

et alii dit: à

la maison et pas ma

et alii dit: à

oui, c’est vrai, j’ai connu un prof de lettres, fou de bible qui maltraita sa femme, puis sa belle mère dont il avait repris ma maison;il m’avait offert un recueil de Rilke
bonne journée

renato dit: à

Vous délirez, Delaporte, ça doit être votre spécificité. J’ai rencontré Martini plus d’une fois, mais rien à voire avec la religion. D’ailleurs, il arrivait qu’après l’un de nos rencontres je monte à la terrasse Martini pour un apéritif. Enfin, plus envie de perdre mon temps : si vous aviez un brin d’information, vous saurez que je n’étais pas le seul non-croyants qu’il rencontrait — Cacciari, par exemple —. Have a good trip…

et alii dit: à

Je vous repondais simplement que l’ajout culturel ne se transformait pas toujours en surplus d’humanité. C’est souvent une autre monnaie d’échange.
gardez votre monnaie!je ne cherche rien ni personne ;trouvez vous un autre poète

Bėrėnice dit: à

La maltraitance ne connait pas de frontières sociologiques, et alii. Vous faites bien de le rappeler. Mais enfin , je ne saisis pas trop ce que vous cherchez avec vos exemples de gynécologue qui divorce d’une femme défigurée etc, d’une tentative d’homicide . Je vous repondais simplement que l’ajout culturel ne se transformait pas toujours en surplus d’humanité. C’est souvent une autre monnaie d’échange.

Ed dit: à

10:50

Ça donne envie. Je vais y faire un tour. « Personne n’ecrit comme Houellebecq ». Bahh Wikipedia déjà (Hurkhurkhurk).

et alii dit: à

que son mari,médecin,

Bėrėnice dit: à

J’ajoute un recueil de poèmes que l’un d’eux m’a offert et dont il est l’auteur.

et alii dit: à

oui, ça c’est vrai!j’ai connu desmédecins qui battaient leur femme-et leur gouvernante!-et une femme prof d’allemand très dévouée à ses élèves que son mari essaya d’étrangler dans la nuit!elle ne travaillait pas assez selon lui

Bėrėnice dit: à

Pour la peinture, me revient le souvenir d’une femme dermatologue qui était peintre, un incroyable talent, une technique assurée. Le métier de médecin étant plus sûr sur le plan des revenus , elle exerçait mais sa passion était visible.

Delaporte dit: à

renato, il me semble que l’hypocrite ici c’est plutôt vous, qui recourez à la religion (en rencontrant le prestigieux cardial Martini) et qui en même temps passez votre temps à vous défausser. Vous admettez l’avoir rencontré, vous ne pouvez faire autrement, un jour cela vous a maladroitement échappé… et en même temps vous voulez faire passer cette rencontre par pertes et profits, alors qu’elle a probablement constitué un événement déterminant de votre vie. Sait-on ce que vous avez avant ? Espion, aventurier, mule, terroriste ? Votre destin est trouble, renato.

Bėrėnice dit: à

Et Alii, les pratiques sont diverses. Impossible d’y percevoir une unité.

et alii dit: à

les médecins offrent très volontiers des livres;j’en ai connu un qui avait essayé de peindre;sa femme était pediatre et à la suite d’ une maladie se retrouva ,jeune, défigurée;il plaqua tout, femme et enfants et son travail, -il était gynéco, et pas précisément à l’écoute!-et partit avec son père en bateau à Tahiti;j’ignore s’il en revint :ils avaient trouvé femme là bas

renato dit: à

Un doute atroce m’a travesé l’esprit : et si pour Delaporte la signification du substantif « hypocrisie » était un mystère ? Bon, il y a toujours la possiblité qu’en bon catholique il cherche à déplacer l’attention de son hypocrisie à la possiblité que je n’ai pas lu la seconde encyclique de Bergoglio.

Donc, pour plus de précisions : quand je parle d’hypocrisie ne me réfère pas aux contenus de l’encyclique Laudato si’ — ils on couché sur le papier tout ce qui concerne l’écologie depuis que l’on en parle —, je me réfère aux producteurs et aux consommateurs du texte dont on parle.

Bėrėnice dit: à

Et Alii, les médecins où que se situe leur exercice ne sont pas nécessairement bons s’ils sont de grands lecteurs. J’en connais qui ne lisent pas ou peu et sont très à l’écoute de leurs patients. La culture littéraire ou philosophique ne profite pas toujours à l’individu en ce qu’elle constituerait à tous les coups un ajout à son humanité.

closer dit: à

« C’est un petit comprimé blanc, ovale, sécable. »

Personne n’écrit comme Houellebecq…C’est ce qu’ont démontré ce matin Finkielkraut et ses deux invités au cours d’un passionnant Répliques sur le « mystère Houellebecq ». Les trois compères ne pouvaient se retenir de rire à l’évocation de certains passages de Sérotonine, et moi avec, seul dans mon fauteuil…L’humour n’est bien entendu qu’un aspect des livres de MH, mais très important. Sans lui, est-ce-que nous pourrions supporter cette litanie du désastre contemporain, individuel et collectif? Sans une pornographie souvent pénible, mais heureusement qui devient moins présente au fil des pages, serait-il publié? L’humour et le Q sont probablement ses tickets d’entrée dans le monde de l’édition aujourd’hui. Sans eux, il finirait comme Renaud Camus ou Richard Millet. Mais comment ne pas terminer Sérotonine (ou les autres) une fois commencé? Les éditeurs le savent…

Ed dit: à

Berenice a du mal à s’exprimer en français, mais ça ne s’arrange pas dans les autres langues non plus.

et alii dit: à

sorry to brother you.
c’est de la bromance?

Bėrėnice dit: à

Jazzi, vous aurez rectifié, sorry to brother you. Demain journey cinema, les deux j’irai voir.

Ed dit: à

« Charmantes »

Qu’est-ce que t’en sais ?

Hurkhurkhurk !

Achtung : la police du politiquement correct va dire que c est homophobe.

Ed dit: à

Et je suis sûre que Clopine est une excellente belle-mère. D’ailleurs j’ai toujours adoré mes belles-mères.

Ed dit: à

Mais je ne parlais pas de Clopinou. J’imaginais le sujet de sa thèse.

et alii dit: à

les passions littéraires de ce médecin soins palliatifs étaient M.Onfray qu’ilécoutait dans sa voiture en allant à l’hosto, et parfois lisait dans un mag, et Astérix, cadeau de son père; je lui ai un jour signalé la RDLmais je ne sais pas s’il s’y est intéressé.Je ne lui metsplus un mot pour les fetes

jazzi dit: à

« la sexualité (inexistante) du fils »

Affirmation gratuite, Ed. J’ai plusieurs fois rencontré Clopinou en compagnie de diverses charmantes petites copines.

Bėrėnice dit: à

Je n’ai pas été élevé de Chèreau, je lui rends quand meme un hommage anonyme. Lui suis reconnaissante.

Bėrėnice dit: à

Clopine, que ne vous conte donc pas votre fils sa vie sexuelle et que ne lui donnez vous donc pas echo ici dans cette savane ?!

jazzi dit: à

« une resucée de la série les Bronzés, mais transposés dans un monde chic »

La resucée est plutôt du côté de « La règle du jeu » de Jean Renoir, et d’une belle scène finale, dans la brume, plus proche de Fellini que d’Antonioni, Delaporte.
Les riches comme les pauvres ont leurs histoires, et le film de Valeria Bruni Tedeschi, qui fut l’élève de Patrice Chéreau à Nanterre, lui rend hommage dans le générique de fin. Elle aussi a étudié…

Bėrėnice dit: à

Ed, a récupéré en partie le language des humains, son esprit cependant semble possedé ou sous l’influence lisible du sieur Chaloux. Quelqu’un pourrait il l’exorciser ou faire appel à un professionnel competent en cette matière?

Delaporte dit: à

Le film de Valéria me paraît être une resucée de la série les Bronzés, mais transposés dans un monde chic. La vulgarité intégrale !

Ed dit: à

Thèse de clopinou : la mère castrastrice dans la littérature et la peinture de ses conséquences sur la sexualité (inexistante) du fils.

Hurkhurkhurk !

Delaporte dit: à

Jacuzzi, on dirait que vous vous vautrez à l’envi dans ce monde putride. Un peu de dignité !

Delaporte dit: à

En plus, l’encyclique du pape, si vous l’achetez, il ne vous en coûtera pas plus de cinq euros. C’est donné. Au prix où est le livre aujourd’hui, c’est une bonne affaire. La moindre ordure coûte au moins 20 euros, le prix d’un déjeuner.

jazzi dit: à

« La vie est injuste »

A qui le dis-tu, Delaporte. Surtout que la belle villa de la Côte d’Azur jouit du privilège d’être protégée à demeure par un policier (à cause du beau-frère) payé par les contribuables. Un scandale !

Bėrėnice dit: à

Delaporte, pour le copinage, le phénomène se présente de bas en haut. Pour tous les jobs, il est préférable d’avoir des relations, c’est un plus irrefutable.

et alii dit: à

, des « savoirs stériles ». Cette formule a quelque chose de paradoxal et de choquant. D’abord parce que tout savoir est au contraire utile, fécond.
cela me choque aussi ;un jour, j’ai demandé à un médecin quelle qualité lui semblait essentielle pour sa pratique;il était spécialisé en soins palliatifs,et avait écrit un livre mais ne comprenait pas que l’amie d’une femme décédée sous son « règne » lui ait offert un livre dont la morte était le « sujet »:il me répondit le relationnel;
il semble qu’il ait tenu pour rien les savoirs médicaux stricto sensu

Delaporte dit: à

« Houlà ! 185 pages l’encyclique ! Beaucoup plus que le livre d’Anne Bert que j’ai lu en une heure hier au soir ! »

Lavande, un peu de nerf ! C’est un texte passionnant, qui fait le tour de toutes les questions relatives au sujet traité, central dans notre société. Au moins, vous risquez d’apprendre des choses, c’est le seul mal qui vous arrivera. L’encyclique ne s’adresse pas seulement aux croyants, mais aussi à tous les hommes, et toutes les femmes, de bonne volonté. Quelles que soient ses opinions sur la religion, c’est un livre essentiel qu’on doit lire, au moins pour être au courant d’une pensée alternative qui, avec les Gilets jaunes, explose comme une bombe à retardement dans l’univers putride de l’ultra-libéralisme.

Bėrėnice dit: à

ED semble s’être coincé la queue dans la porte, elle continue de miauler , à moins qu’elle ait faim, n’ait pas obtenu sa ration. Quelqu’un aurait il l’obligeance de l’aider afin qu’elle dispose à nouveau du language de notre espèce?

Delaporte dit: à

Jacuzzi, je trouve assez incroyable qu’une actrice puisse décréter du jour au lendemain qu’elle va faire un film, qu’elle va y raconter sa vie, etc., alors qu’elle ne sait visiblement pas du tout en quoi consiste faire un film. C’est de l’improvisation baroque. C’est bien gentil, tout ça, mais où est l’art ? Le 7e Art ? A côté de cela, il y a de vrais cinéastes, qui ont fait les études, qui ont travaillé, et à qui on ne donnera jamais leur chance. La vie est injuste, et surtout le monde du cinéma, où, quand ce n’est pas l’argent-roi, c’est le copinage qui règne et la mondanité la plus putride.

Bėrėnice dit: à

@Alexia.

Bėrėnice dit: à

Alexis, je vous rejoins néanmoins sur le paradoxe, le savoir devrait être porteur, en lui meme il est substrat . Il est stérilisé plutôt que sterile par non usage, non respect, ignoré comme fin de non recevoir.

Janssen J-J dit: à

@ (ma mére, martyrisée cinq mois durant, durée de la fin de vie de mon père, a du chagrin).
C’est normal. J’espère qu’il s’atténuera avec le temps et votre dévouement. Bon courage,par suite, r.

@des savoirs inutiles…, oui je l’ai trouvée bien drôle cette formule concernant la connaissance de l’oeuvre de marcel proust. C’est comme une avalanche qui dévisse, est-ce bien raisonnable d’affirmer des choses de la sorte de manière aussi péremptoire ?

Cette nuit, mieux dormi, yeux collés au réveil ; toute cette mobilisation journalière, épuisante à force. Il faudrait se ménager, on ne peut pas porter à soi seul le poids d’une révolution. On a fini par atteindre le fond, ailleurs pendant ce temps là. La salle des fêtes va enfin être inaugurée. La République sera toujours incarnée.

Remarque insignifiante : mMême type d’humour catholique distant dans un style d’écriture hyper policé chez D. et Delaporte, on se demande qui se fout de la g. de l’autre au sein de cette personnalité chez qui souffle le père et le fils sans St Esprit.

@Merci pour le relai de l’alerte sur le décès de l’historienne, fait plaisir, également pour le CR du film italien, soigné et + clair. BJ à eux place F. Eboué, merci aussi de prendre un peu du relai, chacun son tour.

Delaporte dit: à

« Peut-être que ça vous fera réfléchir sur des remarques du genre « en Belgique c’est moins cher » que je trouve vraiment minables. »

Je crois qu’Anne Bert avait elle-même pointé du doigt qu’elle allait mourir en Belgique, parce que c’était moins cher qu’en Suisse. Elle dénonçait cela, à juste titre. Pour elle, on devait au moins pouvoir choisir le lieu de son suicide assisté. Evidemment que cette histoire, et ce livre que j’ai néanmoins feuilleté, cela fait réfléchir. Une telle maladie, qui l’a atteinte, peut arriver à chacun de nous, avec l’éventualité nécessaire d’en finir prématurément. La vie s’accroche, même quand les conditions sont insupportables. C’est tout un cérémonial médical que de l’extirper enfin, et de « guérir » ainsi de cette manière violente, qui en plus coûte de l’argent, surtout si on veut mourir entouré d’un paysage suisse. J’ai lu ou entendu les interviews qu’Anne Bert avait donnés avant son dernier voyage. Elle évaluait avec une certaine précision cette euthanasie, qui fait peur.

Ed dit: à

20:14
Miaou
Miaou

jazzi dit: à

Lavande, Valeria et Louis Garrel ont adopté une petite sénégalaise, que l’on voit à l’écran, Oumy Bruni Garrel, dont la vieille tante, soeur de la mère, dit qu’elle sera l’héritière de tout le patrimoine familial…

jazzi dit: à

En fait, pas vraiment de culpabilité, renato. Une coquetterie de ma part :
J’assume toujours mes goûts !

Bėrėnice dit: à

Alexia, il existe quantité de connaissances, de savoirs qui restent sans utilité et pourtant comme il serait bon d’en faire usage autrement que pour meubler les colloques ou conversations choisies. En cela il n’y a aucune reserve à entretenir l’idée de leur stérilité.

Bėrėnice dit: à

Une heure pour mourir, Lavande, quelle sera la vôtre?
Une blague à cent balle, Delaporte , le Martini est il un alcool ? Si oui, blanc, rose ou rouge?

Bėrėnice dit: à

Jazzi, pour ma part, tickets pour Edmond
Sister brother’s et pour Les estivants. Le theme du frère avait été abordé dans le precedent, un château en Italie dans lequel sa mère jouait aussi et d’une façon étonnante de mon point de vue comme si c’était une seconde nature. Il va falloir que je me decide à caser les deux premiers cités avant qu’ils disparaissent de l’affiche, les estivants ne sont pas encore arrivés.

Lavande dit: à

Houlà ! 185 pages l’encyclique ! Beaucoup plus que le livre d’Anne Bert que j’ai lu en une heure hier au soir !

renato dit: à

J’avais vu, Jacques, reste que je ne comprends pas le pourquoi du sentiment de culpabilité.

Lavande dit: à

Jazzi moi aussi j’apprécie Valeria Bruni Tedeschi et votre commentaire plus la bande annonce ça me tente assez.

Delaporte si vous passez par là, je viens de lire le livre de Anne Bert « le tout dernier été » et je vous conseille vraiment de le lire vous aussi. Peut-être que ça vous fera réfléchir sur des remarques du genre « en Belgique c’est moins cher » que je trouve vraiment minables.
Tiens je vous promets que si vous le lisez, je lirai l’encyclique « Laudato si  » et on causera des deux après.

Clopine quel est le sujet de thèse de Clopinou ? Sûrement pas le charmant lac de Paladru (ça c’est mon chauvinisme régional habituel) et ses restes de cité lacustre. Sans doute quelque chose de moins futile, de moins stérile ?

Alexia Neuhoff dit: à

Il y aurait, selon Clopine, des « savoirs stériles ». Cette formule a quelque chose de paradoxal et de choquant. D’abord parce que tout savoir est au contraire utile, fécond. Ensuite, s’il advenait que l’on condamne des savoirs au nom de leur supposée improductivité, c’est une bonne part de l’université qui dévisserait telle l’avalanche d’un pan de montagne. Qui pourrait décider d’une pareille catastrophe ? Pour quel motif ? Se pencher sur un texte de Jean Lemaire de Belges ou d’Agrippa d’Aubigné, au-delà de la poésie de l’éloge et de la poésie du blâme, disent beaucoup de la société du XVIème siècle et pourraient bien éclairer aussi notre présent.

jazzi dit: à

« D’où mon léger sentiment de culpabilité de passer ainsi directement de Simone de Beauvoir à Gala ! », renato…

Aujourd’hui les Gilets jaunes se sont donné rendez-vous chez moi : à midi, place Félix Eboué et sa belle fontaine aux lions. Le douzième arrondissement va être à la fête !

renato dit: à

Pourquoi coupable ?

jazzi dit: à

J’avoue avoir une coupable faiblesse pour Valeria Bruno Tedeschi, la cinéaste et le personnage. Je visionne ses films auto fictifs comme autant de volumes de mémoires d’une pauvre jeune fille de riches un peu dérangée.
Avec « Les Estivants », son 4e opus, on la retrouve de moins en moins jeune, forcément, mais tout aussi déjantée. Dans cette comédie familiale, où figure toujours en bonne place la propre mère de la réalisatrice et actrice principale du film, mais aussi sa vieille tante et sa fille adoptive, il est principalement question de son frère, mort du sida, et de son divorce avec un comédien charmant et plus jeune qu’elle qui l’a quittée pour une superbe actrice-mannequin. D’où mon léger sentiment de culpabilité de passer ainsi directement de Simone de Beauvoir à Gala !
Nonobstant cette légère gène, j’ai toujours plaisir à voir ce que Valeria Bruni Tedeschi fait de ce matériaux hautement autobiographique pour le transformer en oeuvre de fiction à part entière. Son étalement égotiste serait probablement insupportable si elle n’y apportait pas une bonne touche d’autodérision.
Empruntant son titre à Gorki, « Les Estivants » se présente sous la forme d’une pièce de théâtre tchekovienne, se déroulant à huis-clos dans le cadre d’une superbe villa de la Côte d’Azur et de son splendide jardin en bord de mer. Là, sont réunis pour les vacances d’été la famille et les proches de l’héroïne, ainsi que les nombreux domestiques de cette maison de maître. Elle-même, malgré ses déboires amoureux, met la dernière main à l’écriture du scénario projeté à l’écran. Une mise en abîme, où sous le masque de la comédie, le film se nourrit de l’authentique double douleur de la réalisatrice : la mort de son frère et la perte de son amour.
Tout autour d’elle, qui en est le centre, s’activent une pléthore de personnages de comédie : sa soeur et son mari, homme de droite qui a perdu son job, joués par Valeria Golino et Pierre Arditi ; Noémie Lvovsky, dans le rôle, bien réel, de la co-scénariste du film et Yolande Moreau, dans celui, imaginaire, de l’intendante du domaine. En tout, 22 seconds rôles bien typés, où l’on retrouve également deux sociétaires de la Comédie Française : Laurent Stocker et Bruno Raffaelli.
Une troupe théâtrale que Valeria Bruni Tedeschi, malgré son air à l’ouest, mène d’une main assurée.
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19579991&cfilm=257847.html

et alii dit: à

La Tyrannie de l’imprimé : livre de lectures III, 1984 marthe robert

rose dit: à

Jamais, on ne remplacera une tyrannie par une autre.
Jamais.
Quel qu’ en soit le prix à payer.
Stupéfaite : seule, ma mére, martyrisée cinq mois durant, durée de la fin de vie de mon père, a du chagrin.
Deux calculent – avec leurs aides.
Une a des moignons. Dans le dos.
Bilan : petsonne n’ a rien compris à rien.

Phil dit: à

JJJ annonce depuis le rond-point la disparition de Janine Garrisson et personne pour aller chercher son point seuil, quelque chose ne tourne pas rond.

G S'A dit: à


…les églises sont vides,!…

…et, les dictateurs, se remplissent les poches de l’or, après, les pétro-dollar,…

…il manque, les savants à genoux devant leurs  » Métropolis « , comme des voitures électriques nouvelles, quelles mondes en calèches,!…
…au soleil, siroter sa glace, avec ses babines,!…
…etc,!…les tentures aux quatre vents,!…

…déjà, un vieux jeux,  » Tropico  »
…partir, avec ses comptes en Suisse,!…
…ou, autres paradis fiscaux &  » girls girls « ,…
…le pouvoir, facile, à la Pompadour,!…

renato dit: à

« Rencontre inespéré » ? L’homme était un ami de mon bon père, donc pas inespéré du tout. Vous vivez de préjugés Delaporte.

renato dit: à

Délire d’interprétation ? peut-être pas. Peut-être seulement l’habitude de se raconter des bobards ; et s’ils ne passent pas, voilà qu’il en font des dogmes — dans le registre comique, pas mal le paquet de 1854.

Delaporte dit: à

Je connaissais quelqu’un qui avait appelé son fils Maxime (un horrible prénom, soit dit en passant). Et ce mauvais père surnommait son fils, quand il s’adressait à lui : « Maximum ». Ce fils deviendra un mauvais sujet, et sera la honte de son géniteur. Il finira peut-être sous une potence !

Delaporte dit: à

« et puis l’on se demande pourquoi les églises sont vides »

Dites donc, mon cher renato, vous auriez pu poser la question à Martini. Il est vrai que cela aurait été de la provocation, bien qu’il fût un homme extrêmement intelligent. On sent que, lorsqu’on vous rappelle cette mésaventure, cet entretien, cette rencontre, ce colloque – avec le cardinal Martini, un grandiose personnage de l’Eglise, eh bien, cela vous gêne. Que c’est dommage ! Mais vous l’avez bel et bien rencontré ! Que c’est triste de se renier ainsi, de passer à la gomme ce que l’on fut. Moi, j’aurais été très heureux, à votre âge, de rencontrer une huile comme Martini. Et vous, peut-être ; mais hélas, aujourd’hui, vous en avez honte. Allez, renatissimo, dites-nous un peu ce qu’il vous a dit alors. Laissez éclater le mystère de cette rencontre inespérée pour vous…

renato dit: à

Le voilà parti dans un délire d’interprétation, et puis l’on se demande pourquoi les églises sont vides !

Ah, j’oubliais ! l’usage du superlatif était une passion chez les détenteurs du pouvoir dans l’Italie des années 30…

Delaporte dit: à

J’ai pour ma part passé une très bonne journée. Je vous remercie, renatissimo…

Delaporte dit: à

« Quant à la muflerie paroissiale du superlatifs, que dire ? Un caractère spécifique du grand catholique ? »

Hou la ! Mon cher renato, vous avez l’air très remonté, ce soir. Vous croyez que le cardinal Martini serait content de vous ? Il doit vous regarder, de là-haut, avec beaucoup de circonspection. Pourtant, il avait été bien gentil de vous recevoir, pour entendre votre angoisse d’alors. Bref, renato, vous n’avez toujours pas lu l’encyclique du pape. Quel dommage ! Cela vous aurait évité cette série de bévues fatidiques. N’oubliez pas le jeune homme que vous avez été, au temps des Brigades rouges, quand vos amis tombaient comme des mouches. Le secours de la religion catholique romaine vous avait été précieux. C’est ce que nous retiendrons de vous.

Janssen J-J dit: à

je ne pense pas que Bruno Latour lui ait vraiment rédigé sa copie au Bergoglio, mais certains « Lauda Si » le croient, au journal La + , notamment. Incroyab’ non ?

renato dit: à

Puisqu’il — Bergoglio — parle à un public d’hypocrites et il le sait il a commis une encyclique hypocrite ; mais rien d’étonnant : chez les monothéistes c’est habituel.

Quant à la muflerie paroissiale du superlatifs, que dire ? Un caractère spécifique du grand catholique ?

Janssen J-J dit: à

@21.41 oui… Ramuz, mais il m’a tellement déçu l’an dernier. J’espère que le monsieur votre ami de la vallée du Jabron écrit un peu mieux, quand même.

NB/ On apprend le décès de Janine Garrisson à Montauban, bien tardivement, mais personne n’en a parlé à la rdl, même parmi nos fervents protestants comme DLP… Etonnnant que Passoul ne l’ait pas encore saluée.

@RDL, Les Charlot-Pinçon, « ex sociologues »… et le touite complaisamment relevé sur la rdl. Un papier d’une rare obscénité dans le Monde, journal de centre gauche aux mains de chacun sait qui. De quoi ? elle aurait pas dit, la Monique, qu’elle s’était présentée sur une liste communiste ! Tu m’étonnes que le bouquin vaut rien, faut-il comprendre.

christiane dit: à

En écho à ce 14h12 (page 1 des commentaires), Soulac, encore, mais au cœur de l’été. Entre temps… le temps a glissé comme du sable sur les personnages…
« La dernière semaine de juillet, la sécheresse commença à devenir préoccupante, elle gagna la une des quotidiens régionaux. Il n’avait pas assez plu durant l’année pour reconstituer les nappes phréatiques. On n’eut plus le droit dans le département de laver sa voiture ailleurs qu’aux stations-service, ni d’arroser autrement qu’au potager, à certaines heures. Chaque matin, des agriculteurs levaient un visage découragé en direction du soleil naissant aux confins d’un ciel vide. A dix heures du matin, on ne savait plus si la chaleur provenait d’en haut ou montait du sol, sous l’herbe couleur de paille. A Soulac, où le nombre de touristes est proportionnel à la température, on n’avançait plus le soir dans la rue de la Plage. Les terrasses des glaciers ne désemplissaient pas.
Anne-So, pour se rendre aux Arros où elle avait l’habitude de se baigner, empruntait le front de mer, au-dessus des cabines en ligne, tendues de toile rayée blanc et bleu. Cet après-midi-là, l’océan se retirait en abandonnant des flaques, des bassins à des personnes assises dedans, exténuées par le climat. »
Eric Holder est effectivement un fin romancier car en 130 pages (j’en suis là !), il a semé des indices qui laissent le lecteur inquiet. Le courant qui tire au large, bien sûr. La dune et son parfum d’immortelle. Le marais, peigné par rafales. Cette buse, aussi, qui essaye en vain de se stabiliser, perdant l’équilibre d’une aile, puis de l’autre.
les personnages sont comme dans une toile d’Edward Hopper. le lecteur focalise sur un tressaillement, soudain piégé dans ce lieu, englué dans une torpeur qui donne une impression de silence. Il est derrière la vitre et les regarde à la dérobée. Attendre. Un temps de destin aveugle avec des ombres menaçantes.
Densité d’une rue déserte, « mur dont les pierres se descellent et s’effritent », « nuages échappés d’un peloton perdu sur le bleu du ciel presque cruel ».
Et il observe l’intimité grelottante d’un couple révolu, illusoire, où chacun est isolé en lui-même. Un accident se prépare dans la durée infinie de ce déroulement du temps comme une ombre qui s’allonge. Une intrigue mentale qui frôle le mystère de l’existence et des rencontres.

Janssen J-J dit: à

@ rayon vert,
sûr qu’en matière d’Immortalité, l’en connait un brin, le Volodine. Savoir s’il voudrait se mettre dans un des fauteuils d’Encausse (tique), non, je crois pas. Pourrait pu rin écrire halors. Laissons cela aux Ferries et autres ex malfrats de cet acabit.

@MC, non ce n’est pas une jacquerie, et le retour à l’Ordre (nouveau) n’est pas désirable. Monsieur notre président d’E.M. n’est pas un personnage très estimable. Il le sera peut-être le jour où il partira plus vite que prévu. En attendant Cinna, etc…

@D., je suis amoureux de vous (et de vos menus) mais n’avais jamais osé vous le dire. Maintenant, j’oute.

Jean Langoncet dit: à

@Alors que sa grande peur c’est la vieillesse et la mort. J’avais trouvé cela dommage pour un philosophe, perdre tous ses moyens devant des échéances humaines.

Vive la mort, bon Dieu 😉

Delaporte dit: à

« L’encyclique Laudato si’ ? belle leçon d’hypocrisie. Ce sont des siècles que l’église s’adapte par le discours aux tendances de l’époque en se berçant dans des postures comiques. » renatissimo

L’avez-vous lue attentivement au moins ? Si oui, je suis déçu par un tel jugement.

Marie Sasseur dit: à

Celui qui va mener la liste de la Droite aux europeennes est prof de philo. Il a du debattre avec L. Ferry concernant le transhumanisme, et Ferry s’y etait montré effrayant en acceptant cette ideologie comme un bienfait. Alors que sa grande peur c’est la vieillesse et la mort. J’avais trouvé cela dommage pour un philosophe, perdre tous ses moyens devant des échéances humaines.

Marie Sasseur dit: à

Benalla a menti aux Sénateurs, mais ceux-ci ont écouté avec grand intérêt sa conversation avec un autre délinquant.

Jean Langoncet dit: à

Foi de Benalla

Marie Sasseur dit: à

En attendant comme a dit son protégé Benalla,  » il est comme un fou ».
C’est d’ailleurs etrange, ce speed. Rien à voir avec celui d’un gamin surexcité.

Jean Langoncet dit: à

Indispensable au rebond dit-on

Marie Sasseur dit: à

On touche le fond.

Marie Sasseur dit: à

Macron, commentateur à la télé :

« Il ne faut pas se tromper. On est d’une naïveté extraordinaire (…) Le boxeur (Christophe Dettinger, ndlr), la vidéo qu’il fait avant de se rendre, il a été briefé par un avocat d’extrême gauche. Ça se voit ! Le type, il n’a pas les mots d’un gitan. Il n’a pas les mots d’un boxeur gitan »

Jean Langoncet dit: à

Des nouvelles de Fillon anyone ?

Bėrėnice dit: à

Le remplacent. Mes excuses.

Bėrėnice dit: à

Petit rappel, le lexique évolué lui aussi, on ne parle de moins en moins de progrès qui englobe progrès techniques et progression sociale mais de plus en plus ceux qui parlent, écrivent, argumentent le remplace par innovation, ce qui reduit un peu le périmètre.

Soleil vert dit: à

Janssen J-J dit: 1 février 2019 à 16 h 33 min

L’Académie française se chercher un nouveau récipiendaire : et pourquoi pas Volodine ?

Marie Sasseur dit: à

La légitimation de la violence de guerre en macronie prend une nouvelle tournure: les gilets jaunes sont des accros des reseaux sociaux russes selon Macron qui ne cause plus que par médias interposés, comme « jojo » à la télé.

Chaloux dit: à

(…) un fin stratège qui ne tient pas assez compte des réalités du terrain ».

Béré, croyez-vous qu’on puisse être fin stratège en ne tenant pas assez compte des réalités du terrain?

Hurkhurkhurk!

Marie Sasseur dit: à

Un pouvoir mal elu ne peut qu’espérer durer par la violence. Pas la peine de suivre des cours de rhétorique sur la bible à science po paris pour le comprendre.

D. dit: à

Et Ed, n’en parlons pas. Mais elle est bien trop fière et ne l’avouera jamais.

D. dit: à

Lavande dit: 1 février 2019 à 20 h 01 min

Mais non rien n’est bloqué. Simplement tout le monde se demande ce qu’il va manger ce soir parce que D. a oublié de nous donner son menu.

Je vous manque, hein Lavande ?
Je ne sais pas pourquoi je suis autant aimé et désiré. Cela me fait souffrir.
Même Clopine n’ose pas dire qu’elle m’adore.

Bėrėnice dit: à

Sasseur, sur cette arme j’ai lu qu’un homme politique d’un gouvernement precedent s’y était opposé, l’arme à bout portant peut défoncer un os, un crâne. Pour suite,les recommandations sont de ne pas viser le visage. Balles perdues?

et alii dit: à

IL y a une pétition des soignants
« Nous, soignants [médecins, chirurgiens, urgentistes, réanimateurs, infirmier(e)s, aides soignant(e)s…] apolitiques et attachés à l’idéal de notre pays, la France, au travers de la déclaration des droits de l’homme, de la femme et du citoyen, demandons qu’un moratoire soit appliqué sur l’usage des armes sublétales de maintien de l’ordre en vue de bannir leur utilisation lors des manifestations », peut-on lire dans la pétition, disponible sur le site change.org.

Bėrėnice dit: à

Petit rappel, concernant É Macron, c’est vraisemblablement un fin stratège qui ne tient pas assez compte des réalités du terrain et qui de plus s’est cru autorisé à exercer le pouvoir qui lui a été confié comme il l’entendait. Cela a visiblement des consequences auxquelles il n’avait pas pensé.

Marie Sasseur dit: à

Il n’y a plus guère que le pen pour approuver cette mise en coupe réglée de la Republique, en trouvant du  » talent » à Macron , qui n’ est plus qu’à la tête d’un etat policier.
Avez-vous lu cela ?

« Gilets jaunes » : un neurochirurgien dénonce des blessures « de guerre » et lance une pétition contre les LBD

Bėrėnice dit: à

Petit Rappel, les GJ ont des revendications politiques pas forcément utopistes. On pourrait discuter de l’ordre des priorités, fins de mois fin du monde, elles ont à mes yeux autant d’importance. On nous parle de taxes dont On sait depuis que 30% auraient servi à la transition quand on continue de permettre des cb projets, des pratiques incompatibles avec la préservation du capital naturel. Hypocrisie ou necessite économique ?

Chaloux dit: à

Entre le discours très changeant de Clopine et celui -vraiment affligeant- de Petit Rappel, c’est comme avec les doubitchous : on ne sait lequel choisir. Les gilets jaunes sont un symptôme. Impossible de dire, il me semble, ce qui en sortira.

Clopine dit: à

Seriez pas un peu traumatisés, tous, par les « affreux Jojos » ? Allons, voyons… J’ai les noms, des bourgeois que je vais venir assassiner avec mes nouveaux poteaux, en ôtant le couteau que je garde constamment entre les dents et avec les techniques affûtées du jeune Dzhugashvili… C’est que ça fout les jetons, hein, le populo, quand ça s’y met… Et cette Clopine, on la verrait bien en Robespierre envoyant sans broncher les intellectuels vrais ou faux de la Rdl à la guillotine… Y’aura Christiane, bien sûr, qui prendra l’air outragé de Madame du Barry (ssement, dans son cas, elle qui m’enverrait au bûcher sans frémir, ahaha)… Et puis tous les autres, notre hôte inclus ben tiens…

Wouarf.

Vous êtes des grands comiques, en fait.

Je suis incapable de tuer une araignée, alors ne vous inquiétez surtout pas. Même les cafards genre Monsieur Court auront la vie sauve § Mieux que ça : le salaire universitaire, le Codevi et les croisières culturelle sur les traces de Saint Paul lui seront garantis, même par le nouvel ordre bolchegiletjaunevick.

(bbrrmmmhhh… Franchement, merci pour ce moment… de franche rigolade…)

rose dit: à

D’accord sur l’enthousiasme qui anime les gilets jaunes.
Ne vois guère comment éteindre un feu follet.
Vinci, sud est, bétonne.
Une grande entreprise est installée pour empêcher les automobilistes d’emprunter les autoroutes gratuitement.
Alors Vinci bétonne -gros blocs- et inte4dit d3 circuler sur ses autoroutes. Sauf que ça va craquer.

Ed dit: à

Y a un clebard qui n’arrête pas d’aboyer ici. Alors Miaouuuu

Clopine dit: à

Ah, ce n’est sans doute votre faute, Petit Court, si vous êtes pour moi l’image même d’une érudition stérile, car ayant ses racines dans l’orgueil… et l’incapacité à comprendre ou à chercher à comprendre son temps. Ce qui donne une personnalité arc-boutée sur son savoir, sans même s’apercevoir de l’ennui qu’elle dégage et de la poussière qui s’accumule…

Dans le joli film « on connaît la chanson », Agnès Jaoui était ainsi une thésarde attardée, s’attachant aux « chevaliers-paysans du lac de Paladru ». Irrésistible : on ne pouvait que rire, et pourtant, elle était, elle, attirante, ce qu’on ne peut guère, même avec toute la bienveillance requise (et je suis aussi bienveillante avec vous que vous l’êtes avec moi), vous attribuer comme qualités.

Patrick Boucheron qui, lui, a les yeux bien ouverts sur son époque, en avait rigolé, à moitié complice, à moitié sérieux, en soupirant, au micro de France Culture : « ah oui, les chevaliers-paysans du lac de Paladru nous ont fait bien du tort… » d’autant, ajoutait-il, qu’il s’agissait d’une véritable thèse, qui n’était pas sans qualités…

M’enfin ce que j’ai pu apercevoir de vos prestations, grand dieux ! rejoint hélas l’ennui profond qui se dégage de vos propos et considérations. Sauf, évidemment et à mes yeux, quand vous tentez de me discréditer, à peu près constamment et sans discernement, à croire, ma parole, que vous cherchez à exister un peu uniquement à travers moi, en mettant au jour mes innombrables manques. En fait, je n’ai pas trop de temps à perdre avec vous. Je vous laisse le lac de Paladru en son entier, faites-y bien trempette, nul ne viendra vous reprocher votre stérilité qui pétrifierait d’ennui la plus vive des ablettes, et gardez donc vos réflexions ‘citoyennes » pour la machine à café des désastreuses salles de conférence où la grisaille de votre existence se confond avec le jaunâtre des murs.

et alii dit: à

: 1 février 2019 à 20 h 39 min
PAUL Edel, je reconnais avoir ressenti cette tirade de Clopine comme vous la présentez là

rose dit: à

merci pour la tendresse de Tournefeuille Clopine

JJJ ai pensé à Ramuz aussi pour les territoires.
pour la viande avariée, on peut couper, lien suit.

Paul Edel dit: à

Le plus amusant Clopine, entre nous, le plus comique de l’affaire, c’est que vous vous impatientiez il y a quelques minutes sur la RDL, comme Sarah Bernhardt sur les planches, sorte d’Hermione dressée, impatiente, venant au-devant de la scène, tapant du cothurne , secouant la torpeur du public de la RDL , vous inquiétant que la salle ne réponde pas plus vite à votre déclaration superbe acte V, scène 3 de votre pièce intitulée « Moi et les gilets jaunes,Moi et mes positions généreuses. » . Assez fumant.

Petit Rappel dit: à

Mais, Clopine, nous ne sommes pas le centre du monde…
Pour le reste, un chercheur paie son avion, son hotel et travaille le plus souvent pour la gloire.
Après, ce que ça devient, ou ce que ça vaut,il est mal placé pour en parler. j’ai plutôt tendance à m’enthousiasmer des travaux des autres.
Tous les sujets se valent. Certains ne sont pas dans l’air du temps, c’est tout. Vous nommez stérile ce qui ne vous parle pas. C’est humain, certes, mais un peu limité. Et qui vous dit que je les ai choisis? Un sujet, ça se décide en comité.
Pour le reste, nous sommes un très vieux pays à couches mythologiques superposées. L’évergétisme du Roi, le messianisme religieux, plus ou moins bien converti en Lumières,le poids du mythe révolutionnaire, ébauché mais jamais terminé,et qui est surtout une création littéraire, une absence quasi-totale de pragmatisme, (ah, la culture économique des mouvements!) telles sont les raisons pour lesquelles toute révolte est chez nous irrationnelle.
Et, bien que n’ayant pas voté pour lui, je ne me sens pas le droit d’en faire porter la responsabilité au Président, non plus que de remettre en question le résultat d’élections démocratiquement tenues.
Vous pouvez certes piétiner l’état de Droit sur un Rond-Point, le monde n’en sera pour l’instant pas changé. Vous pouvez communier à l’utopie et aux discours irrationnels, mais vous ne pourrez pas faire que l’irréel devienne vérité, que le désordre soit l’Ordre, et que l’Anarchie soit le Progrès.
Je n’ai pas repris le couplet sur les parents dignes. S’ils l’ont été, ils seraient les premiers surpris de se voir tartiner à longueur de paragraphe pour appuyer une Jacquerie douteuse.
Je vous souhaite une bonne soirée.
MC

Clopine dit: à

Dites plutôt que, dans les échanges, vous vous identifiez bien plus dans le bourgeois savant que dans la fille « populo », Paul. Et comment vous en vouloir ? M’enfin, si je devait relever toutes les perfidies, les calomnies et les malveillances de Petit Court à mon égard, mon dieu, nous y serions encore à minuit. Or, il y a rugby à la télé, ce soir.

rose dit: à

Des tourtons aux épinards, avec un gratin mi-épinards, mi blettes et en entrée des brocolis froid en vinaigrette.

Clopine dit: à

Parce qu’il n’y en a pas dans les lignes de Monsieur Court, Paul ? (wouarf)

Et où voyez-vous du peloton d’exécution ou je ne sais quelle menace ? (re-wouarf)

Paul Edel dit: à

« stérile savoir…. solides fins de mois…. » et puis quoi encore?..il y a toujours du peloton d’exécution et de gentille calomnie .. dans vos lignes Clopine.

Lavande dit: à

Mais non rien n’est bloqué. Simplement tout le monde se demande ce qu’il va manger ce soir parce que D. a oublié de nous donner son menu.

Clopine dit: à

Il semblerait que Petit Rappel et moi-même, et notre dernier échange, ayons bloqué tout le toutim, non ?

Ou bien l’absence de messages est due à l’indifférence générale ? (j’ai un peu de mal à y croire…)

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