de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Quel tohu-bohu métaphorique !


Quel tohu-bohu métaphorique !


Pierre Lazareff avait coutume de dire qu’un bon papier est un papier qui arrive à l’heure. Dans le même esprit, on serait tenté de dire qu’un bon dictionnaire est un dictionnaire dans lequel on peut chercher avant même d’être celui dans lequel on peut trouver. C’est la limite du Livre des métaphores (1120 pages, 30 euros, Bouquins/ Robert Laffont) de Marc Fumaroli, de l’Académie française, professeur au Collège de France et spécialiste des rhétoriques antique et moderne (et aussi Pierre-François Burger si l’on en juge par la formule des remerciements qui lui rend hommage) relu ces jours-ci quelques années après sa parution pour le plaisir d’y picorer.

L’érudition de l’auteur n’est pas en cause, non plus que la richesse de ses trouvailles. Le problème est dans le classement thématique :  « L’Univers anciens, astrologie et astronomie », « Le temps qui passe et les âges de la vie », « Le corps sémaphore », « La vie à la ferme, « Le cheval et son monde », « Le demeure urbaine » etc Quelle drôle d’idée ! Vraiment pas le genre de Bouquins dont le catalogue et la réussite témoignent du sens du pratique. Or rien n’est moins commode que ce livre qu’on aimerait tant aimer mais que son rangement rend si peu aimable. A moins de connaître à l’avance à quelle catégorie se rattache la métaphore que l’on cherche (seul Pic de La Mirandole devrait y parvenir), on ne peut s’en sortir. « Tirer son épingle du jeu », vous le cherchez où ? Je ne sais plus. Pour « Une douche écossaise », voyez à au chapitre « Médecine ». Et « Laver son linge sale en famille » ? Celui-ci au chapitre « Cuisine, aliments »…  Et « Se refaire une virginité « ? Celui-là, c’est au chapitre « Chimie et pharmacopée anciennes ».

Ah bon… Impossible de s’y retrouver, sauf quand c’est évident, ce qui arrive tout de même assez souvent, soyons justes (« Reprendre du poil de la bête » au chapitre « Animaux »). Marc Fumaroli dira qu’il a composé un lexique et non à proprement parler un dictionnaire. Question de vocabulaire, on ne va s’envoyer des lemmes à la figure ! Lexique ou dictionnaire, c’est tout un : même si celui-ci est sous-titré « Essai sur la mémoire de la langue française », il ne se lit évidemment pas en continu comme un essai ; on y pioche, on y pique, on s’y balade par sauts et gambades, souvent avec bonheur ; mais quant à y trouver ce qu’on y cherche, Tintin ! Dans sa préface, Marc Fumaroli rend à juste titre ses lettres de noblesse à la métaphore en lui accordant « le charme des citations poétiques ».

Les métaphores, il les chasse depuis longtemps non pour les mettre en fuite mais pour les attraper dans son filet à papillon et les conserver. Comment avaient procédé ses prédécesseurs pour ranger « Rompre le charme », « Graisser la patte », « Avoir le couteau sous la gorge », « jeter le froc aux orties », « Enfiler des perles »? Le lexicographe Alain Rey avait fait un classement classique par ordre alphabétique, et Claude Duneton un classement thématique. Marc Fumaroli juge le classement alphabétique« fort abstrait, en contradiction avec la nature, concrète, visuelle, sensuelle, imaginative et ironique de ces expressions verbales ou locutions adverbiales ». Il a donc opté pour un classement par champs sémantiques ; il a parié sur l’intelligence du lecteur en supposant que sa mémoire a emmagasiné « références tacites et points de comparaison cachées ». Il a tort. Non qu’on se perde dans son livre. Pire encore : on ne s’y retrouve pas. Ce qui est d’autant plus râlant qu’il est d’une grande richesse (même si dans les nombreux exemples choisis pour illustrer l’usage de telle ou telle métaphore, on est parfois surpris de trouver Métro, journal gratuit dont les qualités d’écriture nous transportent rarement, aux côtés de Joachim du Bellay).

Ceux qui ignorent que « Tohu-bohu » vient de l’hébreu n’auront jamais l’idée d’aller chercher dans « Ancien Testament » ! A noter une étrange absence : on cherche en vain un chapitre sur les métaphores sexuelles alors qu’elles abondent dans le langage courant, en littérature et en poésie. « Lever l’étendard »reste confiné au lexique de la guerre, et « Planter sa tente » ne sortira pas de l’itinéraire de Jérusalem (Ancien Testament) à Chateaubriand (Mémoires d’Outre-Tombe). Je suis bien tombé, tout à fait par hasard en « Histoire », sur une entrée « Discuter du sexe des anges », mais j’ai été plutôt déçu. Non parce que je m’attendais à quelque chose de sensuel. Le problème, c’est l’explication :

« Une légende veut qu’au moment où les Turcs du sultan Mehmet II forçaient en 1453 les défenses de Constantinople, les théologiens byzantins disputaient entre eux du sexe des anges. C’est un peu comme le vote des congés payés dans une France démobilisée face au réarmement hitlérien : une légèreté suicidaire ».

En revanche, question cheval, on est ferrés.

(« Une boutique aux Champs-Elysées, un dimanche de mars 2019 » photo Passou)

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1 788 Réponses pour Quel tohu-bohu métaphorique !


et alii dit: 1 août 2019 à 13 h 23 min

sur BENIDORM
Stratégiquement, les origines de la ville (de même que des autres villages côtiers tels que Villajoyosa) sont dues à la terreur régnant à cette époque en raison du nombre élevés de maures qui se trouvaient dans la région et les possibles alliances entre ces derniers et ceux des royaumes de Grenade et du Maghreb.

En 1335, on trouve comme Seigneur local l’Infante Pierre d’Aragon et d’Anjou, auquel a succédé son fils Alphonse d’Aragon et de Foix. Avant, Benidorm est passée aux mains des contes de Denia, retournée à la couronne et finalement vendue au territoire du noble Ruy Díaz de Mendoza puis, les difficultés financières du monarque et des raisons belliqueuses l’obligèrent à se défaire de beaucoup de ses seigneuries.

La population a souffert de deux terribles attaques de pirates berbères, la première vers 1410 et la seconde en 1448, qui dévastèrent la ville et le château. Lors de l’attaque de 1448, les pirates réduisirent en esclavage la plus grande partie des habitants de Benidorm ce qui dépeupla la région. Au xvie siècle, le château fut reconstruit et agrandit mais la ville, qui était retournée à la baronnie de Polop, demeura presque entièrement dépeuplée.

Jazzi dit: 1 août 2019 à 13 h 21 min

pado, l’été est une saison particulièrement propice à la méditation métaphysique, à une certaine angoisse existentielle. Relis le « Procès verbal » de Le Clezio, sous le soleil de Nice…

et alii dit: 1 août 2019 à 13 h 19 min

souvenir de notre arrivée à benidorm’Espagne »
. Elle est une des destinations les plus prisées en Méditerranée. Symbole d’un certain type de tourisme de masse, caractérisé par un urbanisme échevelé (le tout béton), la ville se caractérise par
wiki

Clopine dit: 1 août 2019 à 13 h 17 min

Merci,Pat V;, d’autant que je ne suis définitivement pas assez avancée pour comprendre l’incise…Un jour peut-être ?

hamlet dit: 1 août 2019 à 13 h 15 min

Clopine disons que vous aviez raison de ne pas croire en ma repentance.

en fait vous n’incitez pas à la repentance.

en fait je crois même que si le monde n’a jamais su trouvé de longues périodes de paix c’est à cause de gens comme vous, des esprits tordus se plaisant à mettre le bordel partout où ils foutent les pieds.

Clopine c’est vous qui avez un esprit retors, fielleux et retors.

il suffit par exemple que quelqu’un dise quelque chose d’aimable à Christiane ou à Court pour que vous en fassiez votre ennemi.

l’essence même de l’esprit grégaire dans ce qu’il peut avoir de plus grégaire.

je crois que c’est ce dont parle Bourdieu avec le vieux bahut de Heidegger, ce meuble qu’on transmet au fil des générations, quand le travail de l’artisan devient objet de la propriété bourgeoise, une main mise sur le talent de l’artisan pour construire une histoire grégaire de petite classe bourgeoise.

il faut tout vous expliquer, vous n’êtes pas capable de comprendre l’idée la plus simple.

Clopine lisez donc plutôt le club des 5 !

Pat V dit: 1 août 2019 à 13 h 08 min

Paul Edel, avez-vous lu les textes de Frederico Fellini sur les plages de Rimini?
Ils furent publiés dans la revue L’ARC spéciale Fellini en son temps et je ne l’ai plus dans ma bibliothèque.
Il décrivait les colonies de vacances ( ex- mussoliniennes) et des enfants qui se bronzaient par quart de tour à la voix autoritaire des bonnes sœurs qui étaient les accompagnatrices

Pat V dit: 1 août 2019 à 13 h 03 min

Clopine, vous devriez plutôt vous intéresser au terme précédant le bahut, l’ essence( qui n’est pas le bahut). Déjà de connaitre de quelle essence il s’agit (et là Bourdieu s’en tire par une note en bas de page nommée bahut de Heidegger!)et pourquoi Bourdieu l’assimile à son propos.
Vous pouvez en fait vous passer de cette incise et aller de l’avant dans votre lecture.
Bàv.

pado dit: 1 août 2019 à 12 h 58 min

12h01

J’avais lu rapidement le texte de PE et n’avait rien trouvé de choquant.
Je le relis donc plus attentivement et ne trouve toujours rien de choquant.
Je relis le commentaire de hamlet, et si j’en comprends le sens (mais oui !) je ne vois pas en quoi à cet instant PE devait presque obligatoirement imaginer (sinon connaître) l’historique du petit canard.
Quant à la description négative des congés payés, pas compris.

Par contre, pour son moral je conseillerais à PE de repartir à Ploubazlanec, à l’époque ses descriptions de plages étaient plus riantes.

Clopine dit: 1 août 2019 à 12 h 34 min

C’est vraiment si drôle que cela, Hamlet ? Franchement ? Cherchez bien, je vous en prie…

Oui, j’ai très souvent dit des bêtises dans mes commentaires, et j’ai fait des contresens de lecture aussi (sur Bourdieu, ne décidez pas comme cela que j’en fais, parce que je n’ai encore fini le livre, ni n ‘en ai dit ce que j’en tirais. Donc votre critique prématurée pourrait laisser entendre que vous savez déjà que ma lecture va être nulle. Et ça, ça s’appelle un préjugé…).

Je vais même vous rappeler quelque chose : j’étais plongé dans la lecture de la Montagne Magique (à cause d’un conseil de Paul Edel) et j’ai participé, tenez-vous bien, à une discussion ici même,où je défendais bec et ongles ma lecture… Sauf que la conversation ne portait plus sur Thomas Mann mais Thomas Bernhard… (tu m’étonnes que je n’y comprenais que pouic !)

Vous savez Hamlet, derrière votre style que je trouve faussement naïf et retors, je partage souvent, en fait, vos idées. Je ne devrais sans doute pas vous le dire, mais parfois je me dis que nous sommes, vous et moi, plus proches que nous ne le soupçonnons. Mais le soupçon l’emporte tout de même, et je le regrette.

Vous êtes un drôle de type, en fait, et je ne vous veux aucun mal. Si seulement vous pratiquiez un peu plus la simplicité !

Mais vous voir applaudir les insinuations toujours malveillantes de Court, c’est désolant, en fait, tout autant pour vous que pour moi.

Jazzi dit: 1 août 2019 à 12 h 31 min

hamlet, tu pourrais faire une compilation sur les surenchères de louanges que Christiane m’a faites ? J’en aurais besoin.

hamlet dit: 1 août 2019 à 12 h 12 min

Clopine, je crois que je vais faire une compilation complète de tous les commentaires envoyés par Mr Court où il parle de vos compétences de lectrices.

il faudrait même en faire un livre tellement c’est à la fois très juste, et très drôle.

très drôle parce que justement très juste.

hamlet dit: 1 août 2019 à 12 h 08 min

Clopine dit: 1 août 2019 à 11 h 15 min

Clopine c’est assez amusant de vous voir pinaller sur les détails, alors que la plupart du temps, pour ce qui concerne le sens général vous passez totalement à côté (cf vos critique assez ubuesques de Bourdieu ou de la Montagne Magique).

du coup je crois qu’il faudrait plutôt prendre le problème dans le sens contraire : déjà essayer de comprendre l’idée générale, et ensuite passer aux détails.

sinon on se retrouve dans la situation du chirurgien qui passe du temps à choisir les meilleurs instruments pour au final couper la mauvaise jambe.

Delayourte dit: 1 août 2019 à 12 h 05 min

Mère Clopine, je songeais à vous expliquer, à propos de Heidegger, comment le Dasein considère le buffet ancien, mais vos dégorgements matinaux m’en ont dissuadé.

hamlet dit: 1 août 2019 à 12 h 04 min

@x : avez-vous vu le commentaire de Paul Edel avec l’extrait de Torless « expliquant » son état d’esprit pour décrire cette plage ?

hamlet dit: 1 août 2019 à 12 h 01 min

@x, puisque vous ne le trouvez pas je vous copie colle le texte de Paul Edel :

« Il me vient de drôles d’idées sur une digue(le long du Sillon) devant une immense plage fréquentée un week-end de juillet. Tous ces corps nus, inertes,endormis, dispersés sur trois kilomètres de sable, comme tombés d’un avion en haute altitude, chairs laiteuses ou boucanées, omoplates osseuses ou larges seins étalés, parmi une pagaille de bouteilles, de sacs , des lunettes, de foulards, des T-shirts froissés , de revues, de canettes, de peluches, de seaux, de pots aliments pour bébés, de pelles , de jouets gonflables, de magazines ensablés, de tubes, de serviettes, de sandales, fouillis d’ étuis, de thermos, de livres de poche, de pliants ,de paquets éventrés de petit- beurre, infinie trainée de l’ espèce humaine, innombrables momies sableuses , épaules et orteils, membres éparpillés sur la plage courbe et si lisse ; et moi je vois une catastrophe nucléaire figée, lente à bruler, une catastrophe qui se consume au ralenti comme un décollage de fusée Soyouz. Alignements interminables de corps brulés, fournaise dans laquelle une femme qui se dresse pour secouer sa serviette pleine de sable ressemble à une résurrection d’entre les morts le long d’une ligne de vaguelettes qui monte et va happer et engloutir ces allongés vers 16 heures 30 si j’en crois mon horaire des marées.
Mes frères humains, en pleine cuisson, coincés entre deux vides , ciel et eau , têtes enfouies dans les bras, comme pour vous soustraire à je ne sais quel éclair apocalyptique, à quoi rêvez- vous dans votre fausse torpeur ?Quelles images avez-vous au fin fond du crâne ? Impression que tout le monde fait semblant et s’ennuie. »

Patrice Charoulet dit: 1 août 2019 à 11 h 57 min

INJURES

Sur un blog, un commentateur, voyant que je ne partage pas plusieurs de ses assertions, me dit :
« Vous êtes un ordure sans nom. »

Je souhaitais lui répondre par le silence, excellente réponse. Mais je veux obligeamment l’instruire par ceci :
« Les injures sont les raisons de ceux qui ont tort .» (Chamfort)
« Les injures sont des marques d’impuissance, et même des lâchetés, étant des succédanés pour des meurtres. » (Valéry)
« L’insulte, c’est le trognon du langage » (Jean-Pierre Winter)

Patrice Charoulet dit: 1 août 2019 à 11 h 57 min

INJURES

Sur un blog, un commentateur, voyant que je ne partage pas plusieurs de ses assertions, me dit :
« Vous êtes un ordure sans nom. »

Je souhaitais lui répondre par le silence, excellente réponse. Mais je veux obligeamment l’instruire par ceci :
« Les injures sont les raisons de ceux qui ont tort .» (Chamfort)
« Les injures sont des marques d’impuissance, et même des lâchetés, étant des succédanés pour des meurtres. » (Valéry)
« L’insulte, c’est le trognon du langage » (Jean-Pierre Winter)

christiane dit: 1 août 2019 à 11 h 53 min

@Phil dit: 1 août 2019 à 11 h 44 min
Exact, Phil : « Rappelons aux proustophiles de la démesure que les enrichis de son temps, lui compris, prenaient soin de fixer leurs belles demeures sur la côte en des lieux inaccessibles par le train, épargnés de la déferlante des congés payés. »

christiane dit: 1 août 2019 à 11 h 52 min

Jazzi dit: 1 août 2019 à 11 h 42 min

« Quant à Edel et toi, avec vos renvois d’ascenseur… »

C’est un fait, pas un règlement de comptes ! Vous vous êtes enchaînés l’un à l’autre par une surenchère de louanges où il sera difficile de placer une critique.

Paul Edel dit: 1 août 2019 à 11 h 52 min

Clopine, jamais je ne me comparerai à T.Mann,enfin,un tel immense écrivain.. mais j’essaie de faire comprendre comment on inverse un cliché touristique et j’ai trouvé que T.Mann dans « la mort à Venise était le meilleur exemple.Je suis étonné qu’on ne critique pas d’ailleurs , à notre époque PC , la manière dont il se moque des tuberculeux et des morts qui jalonnent « la montagne magique ».

Jazzi dit: 1 août 2019 à 11 h 50 min

Et oui, Phil, finies les petites cartes postales iodées et toniques de Bretagne. Il semblerait que nous ne les mériterions plus !

Phil dit: 1 août 2019 à 11 h 44 min

le texte de Paul Edel semble avoir disparu, sucré par la centrale syndicale.
Rappelons aux proustophiles de la démesure que les enrichis de son temps, lui compris, prenaient soin de fixer leurs belles demeures sur la côte en des lieux inaccessibles par le train, épargnés de la déferlante des congés payés.

Jazzi dit: 1 août 2019 à 11 h 42 min

« @Jazzi dit: 1 août 2019 à 10 h 57 min
Vous êtes vraiment moche ce matin. »

Nous passons unilatéralement du tutoiement au vouvoiement, Christiane !
Et comment qualifierais-tu ta délicieuse petite insinuation matinale ?

« Quant à Edel et toi, avec vos renvois d’ascenseur… »

et alii dit: 1 août 2019 à 11 h 37 min

Le grand Bêtisier de l’Histoire de France
Alain Dag’naud (Auteur) Paru le 18 septembre 2019 Anthologie (broché)

Clopine dit: 1 août 2019 à 11 h 36 min

Et puis, même si les mots « plage bretonne » sont ici déclinés très littérairement, ben pour bibi et pour une fois, ce sont des images qui me viennent instantanément à l’esprit, à ces deux mots-là.

Et plus précisément des images accompagnées de musique et de sons spécifiques, ainsi que d’une vision du monde malicieuse et pourtant bienveillante. Qui arrive à rester bienveillante malgré le goût acide de la lucidité…

Pensez à la scène du ramassage des coquillages par la Grosse Dame, du bal raté à cause de l’inhibition imbécile des clients de l’hôtel, de l’absence totale de complaisance dans la scène de la gymnastique sur la plage (pas si loin que ça de Paul Edel,pardine…)

Et vous obtenez, bien sûr, ceci :

https://youtu.be/DUWHZYMhDS4

Clopine dit: 1 août 2019 à 11 h 29 min

A part ça, euh… Faire une analogie entre soi-même et Thomas, entre une description de plage bretonne et la Mort à Venise, ben perso j’aurais pas osé, ou bien j’aurais ajouté « toutes proportions gardées, hein ».
Mais peut-être faut-il oser, et ai-je tort ?

Bon, en tout cas, je remercie Jazzi d’avoir « parlé franc » quand il a souligné la platitude des remarques de Christiane. Parce que c’est précisément ce qui me gêne chez elle, et j’ai mis des années avant d’oser la nommer franchement : sa bêtise.

christiane dit: 1 août 2019 à 11 h 25 min

@Jazzi dit: 1 août 2019 à 10 h 57 min
Vous êtes vraiment moche ce matin. Si semblable à clopine…

et alii dit: 1 août 2019 à 11 h 23 min

bahut:. Ac. 1835 et 1878 notent le sens comme étant ,,vx« , Ac. 1932 comme ,,vieilli« .
alors ancien!!!

Bérénice dit: 1 août 2019 à 11 h 22 min

Hamlet, à l’ouest , les amoureux de la nature( malgré une pollution à laquelle on préfère ne pas penser) au sud sur le littoral, ceux qui le sont des machines à sous, des fêtes foraines et sur la cote d’Azur je suppose ceux qui veulent exposer leur fortune et les autres, pigeons.
Marée noire en Patagonie.
Il est vrai que la Bretagne accueille et heberge peu de français d’origine étrangère. Ce qui au total permet de revoir le pays d’avant les mouvements migratoires ou un souvenir d’enfance. J’aime beaucoup cette region, un peu rude mais beaucoup plus variée que les plages et interminables cordons lunaires

christiane dit: 1 août 2019 à 11 h 19 min

@hamlet dit: 1 août 2019 à 9 h 32 min
il y avait quelque chose de tellement généreux dans votre commentaire. oui, j’avais aimé lire ces lignes.
Je me souviens d’Antoine Doisnel dans les derniers plans des 400 coups, courant vers la mer… de tant de films où un enfant pose, ébloui, son premier regard sur l’immensité de la mer et de mon émotion quand un dimanche à Fecamp j’ai eu la même révélation.

J’aime sur les plages, marcher les pieds dans l’eau, tôt le matin ou tard le soir.
Lorsque mes enfants étaient à l’âge des châteaux de sable détruits délicieusement par les marées, il m’est arrivé de supporter la promiscuité d’estivants, d’enfants désirant cette même jouissance.
Et puis, des souvenirs de peau, de corps partiellement dévêtus, timides. Sentir l’air, le soleil, le vent. Regarder l’autre comme avec des caresses.

Je sais bien, les écrivains… Camus, Wolf, Edel, Musil, Schnitzl, Broch… La disparition qui guette notre monde… Bien sûr que c’est possible. Eros et Thanatos…
Je crois que ce qui m’a le plus choqué dans le commentaire de P.Edel c’est l’éperon : « Des nouvelles de… ». Donc cela était vécu au présent…
Après tant de beauté de ses balades solitaires, de l’horizon qui calme, brusquement (non, peu à peu) cette sorte d’aversion pour ces corps qui pullulent. Eh, oui, ceux des congés payés… « La populace »…
La mort évoquée alors m’est apparue plus comme un désir d’anéantissement de cette foule que comme une crainte. Ces gens étaient vus de loin. Vous, vous les imaginiez de près et c’était émouvant.
Oser dire, oser écrire sa gêne, sa blessure demande plus de courage que de se taire pour avoir la paix. (Bérénice a écrit cela un jour).
J’aurais pu en rester à ma remarque : « P.Edel finira dans une thébaïde ». Votre commentaire m’a entraînée loin dans mon passé, au temps de l’enfance, des vacances des petits, des fugues du dimanche si semblables à celles décrites au début de cette nouvelle par Updike.
Votre analyse est très fine.
Puissiez-vous rester longtemps sur ce blog.
Pour le reste, j’ai fait depuis longtemps le deuil d’un dialogue possible sur ce blog. Un compte pour un… Et si M.C écrit que j’aime aimer, c’est ici que j’ai appris à détester.

Clopine dit: 1 août 2019 à 11 h 18 min

Personne n’a répondu à ma question, aussi je vais reformuler une demande : connaissez-vous un spécialiste de Heidegger qui serait à la fois accessible et suffisamment gentil pour m’éclairer sur la signification du « bahut ancien » ???

Clopine dit: 1 août 2019 à 11 h 15 min

« x », certes, vous avez raison sur le côté public d’une mise en ligne d’un commentaire sur un blog comme celui-ci, et raison sur la liberté d’interprétation, mais encore faut-il respecter un minimum les mots qui sont écrits, et leur sens (par exemple, lire « empalement » à la place de « pénétration ». Pour moi, ce n’est pas tolérable de remplacer l’un par l’autre, et de justifier l’erreur au nom de la liberté du lecteur…) . Car si vous commencez à inventer, ce n’est plus de la critique (aussi subjective que l’écriture originelle, et c’est son droit), mais du mensonge ou de l’affabulation. Et ça, c’est insupportable (enfin, au moins pour moi.)

Jazzi dit: 1 août 2019 à 10 h 57 min

Oui, mais s’agissant d’un texte publié sur la RDL, x, il faut toujours savoir faire la part entre une critique objective et un règlement de compte…

x dit: 1 août 2019 à 10 h 51 min

Sur « l’affaire du texte de Paul Edel » (que je ne retrouve pas en remontant le fil) ; je parle donc de ce texte de mémoire et sans intention polémique, ni désir de soutenir l’un plutôt que l’autre.
Je voudrais tout de même rappeler à l’auteur que, même s’il ne s’agit pas d’un texte publié, son texte une fois rendu public est devenu en quelque sorte « autonome » (le cordon est coupé, inutile de tirer dessus pour faire revenir le texte à soi et à ses « intentions » d’origine).
Ses lecteurs peuvent y trouver des choses qui lui semblent inattendues ou « fausses », qu’il ne savait pas y avoir mises.
Ma formulation ne doit rien au hasard, je ne voulais pas dire : « qu’il n’y a pas mises ». Pas plus qu’un autre, un auteur n’est parfaitement transparent à lui-même (et cela n’a strictement rien à voir avec le talent), et ce qui apparaît à d’autres que lui et pas à lui-même n’est évidemment pas nécessairement suspect ou honteux.
Par ailleurs si le résultat littéraire correspondait strictement et sans reste aux intentions de l’auteur on écrirait sans doute beaucoup moins … et avec moins de plaisir et d’intérêt.

hamlet dit: 1 août 2019 à 10 h 46 min

« Pierre Charles Edouard » : erratum il faut un « Marie » dans le prénom du genre : « Edouard Marie ».

hamlet dit: 1 août 2019 à 10 h 43 min

Saint Mao c’est autre chose, c’est très spécial, toute cette Bretagne du nord : Saint Malo, Saint Lunaire, jusqu’à Perros Guerec et Carantec, on y trouve les vestiges d’une vieille bourgeoisie française catholique.

avec des clubs Mickey et des concours de chateaux de sable, et des gamins qui portent des prémons à dormir debout du genre Pierre Charles Edouard (pour le même).

la Bretagne du sud c’est différent, le Morbihan, l’eau est plus chaude : apprendre à ses gamins à se baigner dans une mer à 18° ça doit entrer dans le projet éducatif parental, d’autant qu’au retour ils retrouvent leur place dans les scouts d’Europe, s’agit pas de mollir pendant les vacances.

Jazzi dit: 1 août 2019 à 10 h 41 min

Bravo, Renato et x.

1 – Jean-René Huguenin, « La côte sauvage » ;
2 – Colette, « Le Fanal bleu ».

(Christiane, tu as le droit de critiquer le texte de Paul Edel, de même que j’ai le droit de trouver tes arguments empreints, à mon goût, d’une extrême platitude.)

hamlet dit: 1 août 2019 à 10 h 38 min

Jazzi les plages du sud est c’est un autre topo, Cannes, Nice ou Ramatuelle toutes les plages sont privatisées, à 100 euros la journée avec un parasol, cela donne des scènes très drôles, quand tu as les 2 cagoles du coin qui viennent mettre leur serviette devant le bar, juste au bord de la plage, tu as toujours un vieille qui se lève de son transat pour aller les virer,
les cagoles : « non mais là on a le droit, le bord de la mer c’est public ! »
la vieille dégoulinante de crème : « non, c’est privé : vous gênez notre accès à la mer »…
et si la cagole est avec son pote ça se termine en bagarre avec le prorio du bar.
très drôle !

Delayourte dit: 1 août 2019 à 10 h 36 min

Mon cher Jacuzzi, vous nous prenez vraiment pour des buses. C’est évidemment PaulEdel qui a écrit ce texte.

Jazzi dit: 1 août 2019 à 10 h 27 min

Qui a oser écrire cela sur le Cannes des congés payés ?

« Je n’ai jamais vu, je crois, une foule moins amoureuse, ni plus nue, que ce Cannes 48. Serrés, ils ont l’air voluptueux autant qu’une caque pleine. (…) Sur les femmes, en guise de costumes balnéaires, je recense des shorts, plissés ou non, en tissus pauvres et fleuris, des gorgerons comme le creux de la main. Cela sert de tenue de promenade et de vêtement d’après-midi ; l’ourlet en haut de la cuisse est un peu graisseux, un peu crasseux, à cause de l’huile. Les hommes, nantis d’un slip bref et révélateur, s’en tirent à meilleur compte. Tant femmes que hommes, ils sont trop… »

x dit: 1 août 2019 à 10 h 25 min

Jazzi dit: 1 août 2019 à 9 h 57 min

il a un prénom composé qui ressemble pour moitié à celui d’un grand écrivain romantique de l’ouest
Son nom de famille commence par un prénom et se termine comme s’il était tout petit (rébus).
Comme ça les autres ont le temps de trouver

renato dit: 1 août 2019 à 10 h 22 min

Le soleil sans protection — crème solaire — est un désastre pour la peau ; le soleil avec protection est un désastre pour la mer.

renato dit: 1 août 2019 à 10 h 12 min

« démassification s. f. Tendance à contrer ce que les sociétés industrielles avancées ont produit en termes de nivellement et de normalisation des comportements et des modes de vie, en faveur de la reconquête d’une dimension individuelle plus structurée et plus consciente. »

Delayourte dit: 1 août 2019 à 10 h 03 min

Mère Clopine, je trouve que vous pourriez dégorger un peu en faveur de Christiane qui, derrière le texte de Popaul, a parfaitement décelé l’attaque en règle de nos acquis sociaux. Eh oui PaulEdel a des qualités mais au fond, c’est un vieux réac comme Jacuzzi.

renato dit: 1 août 2019 à 9 h 59 min

et alii, l’expression existe en it. aussi. On dit « Di notte tutti i gatti sono grigi » ; mais les gens de la génération de ma grand-mère disaient « Al buio tutti i gatti sono bigi ».

Bigio vaut gris cendre.

Grand-mère aimait rappeller une légende selon laquelle on devrait l’expression à Franklin qui l’aurait conçue après avoir passé une nuit avec une femme plus vieille que lui.

Merci pour le lien.

Jazzi dit: 1 août 2019 à 9 h 57 min

De qui donc est cette évocation de plage bretonne ?

« Ballons, parasols rouges, bruits d’eau, château de sable… Olivier qui marchait devant Anne et Pierre sur la route, regardait au loin la plage, dont seule la rumeur laissait deviner le mouvement – appels, cris d’enfants, clapotis, mer tachetée de barques de couleur, tiges élancées des jambes de jeunes filles avec leurs maillots à fleurs.
Mais à mesure s’approchait, franchissant le talus, s’avançant sur le sable, ils ne voyaient plus que des peaux rougies par le soleil, le petit tas flasque d’un bébé nu, une varice sur un mollet de femme, des cicatrices de vaccins, des aisselles –
Plages ! châteaux de sable, bruits d’eau, parasols rouges, ballons…
(…)
Étendu sur le sable, après le bain, Olivier savourait une première cigarette, les yeux fermés, sous le soleil du soir, sans chercher à savoir où ils étaient, pourquoi ils ne les rejoignaient pas. Il savait que cette indifférence bienheureuse, cette suffisance de son corps s’évanouirait bientôt – et qu’en la perdant, il se retrouverait : lui, sa nervosité, sa souffrance. Il aperçut entre ses cils un des supplices quotidiens des plages bretonnes : le petit garçon que l’on a obligé à se baigner et qui reste maintenant inerte, les yeux décolorés et hagards, une mèche dégoulinant en gouttes glacées sur son front, et tenant à la main une tartine de beurre salée et saupoudrée de sable, qu’il mastique sans cesser de claquer des dents.
Le soir tombe, la mer se retire. Une petite barque bleue qui flottait encore tout à l’heure gît maintenant sur le côté. Près de l’eau, des poux de sable grouillent et sautent. Un sardinier rentre au port. Des familles s’ébranlent dans le sable, quelque enfant traînant derrière, la tête encore tournée vers la mer. »

hamlet dit: 1 août 2019 à 9 h 32 min

« christiane dit: 1 août 2019 à 2 h 04 min

@Jazzi dit: 1 août 2019 à 0 h 29 min

« Avec ta réaction d’instit bien pensante, la littérature peut aller se faire voir ailleurs » »

désolé Christiane de vous avoir mise dans cette situation embarrassante, je pensais que personne n’avait lu ma réponse au commentaire de Paul Edel, sur le coup je m’étais dit que c’était tant mieux.

quant à la « bien pensance » évoquée par Jazzi elle est devenue une accusation assez drôle, qui, se basant se la sacro-sainte tarte liberté d’expression artistique qui dans le monde dans lequel nous vivons est un concept naviguant entre l’absurdité et la tarte à la crème de l’esprit libres et rebelles qui serait le signe de notre époque) empêche toutes espèces de discussion sur un texte visant à connaitre les intentions et la position de l’écrivain.

pourtant la question « où se situe ce lui qui écrit » devrait être la première question à nous poser, parce que toute parole est prononcée d’une certaine position déterminant le sens de ce que nous lisons.

et ben non, si ce texte a pour objet de faire passer pour des débiles profonds ceux qui se font dorer la pilule sur une plage, bien que depuis des lustres tout le monde prend ces gens-là pour des couillons, et que lire un nouveau texte visant pour les prendre pour des couillons c’est tout sauf une nouveauté, et bien non demander le pourquoi de ce texte équivaut à tout de suite incarner la « bien pensance ».

d’autant plus que Jazzi (tu me contrediras si je me trompe) a peur de voir le monde tel qu’il est, il a peur de la violence, peur de la pauvreté, peur d’un tas de chsoes dont il évite de parler quand il parle des films, et d’un film évoquant ces thèmes il ne va retenir que la jolie robe de l’actirce ou le sourire d’un autre…

je ne dis pas ça pour te critiquer Jazzi parce que notre monde est à cette image, du coup nous sommes dans une situation drôlatique ou cette « bien pensance cohabite avec la peur de voir le monde tel qu’il est, le tout arrosé d’une lichette de disparition totale de la moindre once de conscience politique (l’accusation de bien pensant s’alternant avec celle de bolchévique enragé).

et voilà le monde dans lequel nous vivons, alors autant les couillons qui se font dorer la pilule sur une plage on peut les voir et en parler, autant cette complexité débile de pensée dans laquelle nous baignons c’est bien plus difficile à aborder, tellment plus difficile que ça m’étonnerait de trouver un livre à la rentrée qui en parle, j’imagine que nous allons continuer d’avoir droit aux problèmes familiaux de nos écrivains.

comme dirait l’autre, et on comprend pourquoi : pour la littérature la vie ne suffit pas !

Pablo75 dit: 1 août 2019 à 9 h 11 min

À propos de l’usage de la métaphore, Alberto Arbasino — écrivain, critique, polémiste et raffiné observateur du réel — a écrit : « Mais la métaphore non ». Minutieusement est préférable à la reference au peigne fin.
renato dit: 1 août 2019 à 8 h 20 min

C’est clair maintenant que Renato appartient au même réseau international d’espions que Rose, et qui comme elle utilise ce blog pour envoyer des messages cryptés à ses supérieurs. Pour le dissimuler, il n’a pas osé répéter les deux dernières phrases: « Je répète: « Mais la métaphore non ». Minutieusement est préférable à la reference au peigne fin. ».

Soleil vert dit: 1 août 2019 à 9 h 10 min

PaulEdel
« L’image du feu nucléaire s’est imposée à moi, parce que la planète est actuellement parcourue de sombres craquements, que tous les grands pays réarment, dirigés par des cinglés »

Ah oui ça me rappelle le chapitre inaugural d’Outremonde le meilleur livre de Don Delillo. Il parle d’un match de base ball dans les années 50. Il décrit l’ambiance, le match, les VIP de l’ époque (Sinatra …) et tout au fond du stade Hoover lit un message qui l’avertit que les ingénieurs de Staline ont procédé à l’essai de leur première bombe atomique. Tranchant avec l’humeur joyeuse du stade le patron du FBI se remémore une toile de Jérôme Bosch et imagine l’apocalypse dans la foule américaine

hamlet dit: 1 août 2019 à 9 h 10 min

« Alexia Neuhoff dit: 1 août 2019 à 7 h 51 min

Au risque de proférer une énormité, il me semble qu’il y a une relation entre la plage dépeinte par P. Edel et son texte sur Woolf. Comme si Paul avait été si habité par Virginia qu’il avait vu ce paysage à travers ses sensations et ses frayeurs. »

alors ça c’est fort.

Paul Edel cite un texte en disant : voilà ce que j’avais dans la tête quand j’ai écrit ce commentaire.

et vous, vous dites en citant un autre texte : voilà ce que Paul Edel avait dans la tête.

j’en déduis que si je vous demande votre adresse vous allez me dire que vous vivez un Trois pièces dans la tête de Paul Edel ?

Pablo75 dit: 1 août 2019 à 9 h 09 min

Bloom dit: 1 août 2019 à 6 h 26 min

Pour l’Hystérique de service qui affirme que l’armée chinoise va faire un massacre à Hong Kong de plusieurs milliers de morts comme celui de Tian’anmen:

C’est ça le début du massacre?

Delaporte dit: 1 août 2019 à 8 h 55 min

« C’est comme si on reprochait à Thomas Mann d’avoir écrit « la mort à Venise » en osant donner de la si belle ville une image négative d’un cloaque crépusculaire d’où se répand le choléra. »

PaulEdel, c’est par exemple exactement ce que pense l’infâme Sollers de ce roman de Mann. Sollers qui se prend pour un Vénitien et surjoue de manière ridicule la joie de vivre, alors que c’est un cadavre ambulant dégoûtant. Avec une agonie qui n’en finit pas et que Thomas Mann a magnifiquement décrite dans cette Mort à Venise, qui est la mort d’Aschenbach et aussi, encore plus horrible, celle de Sollers. Ne trouvez-vous pas, PaulEdel ?

Soleil vert dit: 1 août 2019 à 8 h 55 min

christiane dit: 31 juillet 2019 à 23 h 58 min
« Mais mes années cinquante ne reviendront pas. »

Beau texte aussi . En France c’était l’époque de la reconstruction. Il y avait comme une énergie que je retrouve dans cette chanson qu’aimait bien un couple d’amis de mes parents disparus voici 15 ans

https://www.youtube.com/watch?v=wGwHnFUDmww

Marie Sasseur dit: 1 août 2019 à 8 h 43 min

Quand un écrivain commence à faire plus long dans l’explication de texte que le texte lui-même, ou attend qu’on lui dise ce qu’il a voulu écrire mieux qu’il ne l’a fait, c’est toujours dans le registre de la littérature à la va comme je te pousse, il ecrit ce qui lui passe par la tête . Et regarde ce qui se passe.
Nul.

Paul Edel dit: 1 août 2019 à 8 h 36 min

Alexia Neuhoff,7h51, ce n’est pas une énormité votre lien entre ma critique-présentation de Virginia Woolf (sur mon nouveau blog) et les moments de frayeur que Virginia exprime si bien avec ses vertiges et les subits trous noirs,bouffées d’ anxiété de son film mental…mon texte exprime cela.. .. c’est une fine remarque de votre part.. Quand Christiane cite un extrait d’un très beau texte de Updike « quand toutes les femmes étaient enceintes » à propos d’une plage, il s’agit pour le narrateur de manifester une nostalgie pour les années 5O,quand il était jeune marié et que sa femme, ses amies lui et ses amis goutaient les joies de jouer avec le bébés sur une plage.Il se souvent d’un moment particulièrement heureux.. quand il était jeune marié , donc texte rayonnant sur des vacances prises dans le cristal de la jeunesse . J’ai écrit exactement le contraire: devant une plage s’est imposée (dans mon film mental) une vision inquiétante, anxieuse, inquiète, d apocalypse et de frayeur face à une vision de gens éparpillés et brulés sur une bande de sable,comme chus du ciel .L’image du feu nucléaire s’est imposée à moi,parce que la planète est actuellement parcourue de sombres craquements,que tous les grands pays réarment,dirigés par des cinglés.Et oui je méfie des temps de vacances(aout 14,juin 4O)qui sont propices à des catastrophes si soudaines..Oui, c’est un simple texte d’anxiété.. .. Oui, j’ai osé inverser l’image cliché des « heureuses- vacances- au- bord -de- la mer. ».. j’ai voulu exactement donner une vision opposée à celle de updike.Mais il ne faut pas bouger les clichés. Je suis passé du positif au négatif. Du bénéfique au maléfique. Selon Christiane je n’en ai pas le droit. Insulte aux congés payés.Complètement grotesque. C’est comme si on reprochait à Thomas Mann d’avoir écrit « la mort à Venise » en osant donner de la si belle ville une image négative d’un cloaque crépusculaire d’où se répand le choléra.

Marie Sasseur dit: 1 août 2019 à 8 h 34 min

Cette histoire d’Edel, me semble une volonte délibérée de prise de tête.

Inception.

« Qui n’a jamais rêvé de lire dans les pensées de son voisin ou de sa voisine ? Facebook est en plein dedans avec l’annonce, le 30 juillet 2019, des premiers résultats d’un système capable de lire dans les pensées. Cette étude a été publiée dans la revue Nature, menée par des scientifiques de l’université de Californie à San Francisco (UCSF) et financée, en partie, par le réseau social. »

renato dit: 1 août 2019 à 8 h 20 min

À propos de l’usage de la métaphore, Alberto Arbasino — écrivain, critique, polémiste et raffiné observateur du réel — a écrit : « Mais la métaphore non ». Minutieusement est préférable à la reference au peigne fin.

Phil dit: 1 août 2019 à 8 h 17 min

L’été quatorze était radieux quand François-Ferdinand a été assassiné. Même Zweig qui prenait les eaux à Baden n’y a vu goutte sur l’avenir du monde.

renato dit: 1 août 2019 à 8 h 11 min

Lu le segment de prose de PE et rien trouvé à redire : en ce moment-là il a vu le réel comme ça.

Il serait grand temps que les lecteurs se dotent d’outils critiques adéquats plutôt que de se laisser guider par des démangeaisons moralistes d’emprunt.

renato dit: 1 août 2019 à 7 h 54 min

Sifflé en Écosse, Boris Johnson croirait se refaire en Irlande du Nord, mais que non : il a pris un mur en pleine figure sur la question de la frontière. La solution envisagée est le backstop, c’est à dire une frontière non rigide qui permettrait à l’Irlande du Nord de rester dans le marché commun européen et dans l’union douanière, sans restaurer les contrôles frontière avec l’Irlande. Johnson n’approuve pas cette solution et a annoncé que la Grande-Bretagne quitterait l’Union sans accord le 31 octobre, et que le backstop ne sera pas mis en œuvre. Suite à cette déclaration, la livre sterling a subi une perte considérable sur les marchés financiers.

Alexia Neuhoff dit: 1 août 2019 à 7 h 51 min

Au risque de proférer une énormité, il me semble qu’il y a une relation entre la plage dépeinte par P. Edel et son texte sur Woolf. Comme si Paul avait été si habité par Virginia qu’il avait vu ce paysage à travers ses sensations et ses frayeurs.

Bloom dit: 1 août 2019 à 6 h 26 min

Pour l’Arrogant de service qui affirme que l’armée chinoise n’interviendra pas. A bon entendeur salut.

The Guardian, 01/08/19

The head of the Chinese army in Hong Kong has spoken on the protests for the first time, saying the unrest has “seriously threatened the life and safety” of the people and should not be tolerated.

The commander of the People’s Liberation Army (PLA) garrison in Hong Kong warned it was “determined to protect national sovereignty, security, stability and the prosperity of Hong Kong”.

Delaporte dit: 1 août 2019 à 3 h 48 min

On vitupère Poutine, d’avoir fait empoisonner un opposant. Mais les Russes ne sont pas les seuls à éliminer physiquement leurs ennemis. Les Américains aussi s’y emploient. Ils viennent de dessouder en bonne et due forme le fils Ben Laden, dont la tête était mise à prix pour un million de dollars. Russes et Américains : la « mort propagande »… :

« Hamza Ben Laden, l’un des fils d’Oussama Ben Laden, présenté comme son héritier à la tête d’Al-Qaïda, est mort et les Etats-Unis ont contribué à l’opération visant à l’éliminer, selon des informations du New York Times et de la chaîne NBC diffusées mercredi 31 juillet. »

Delaporte dit: 1 août 2019 à 3 h 36 min

« Donc Edel peut se critiquer mais personne d’autre ne le peut. » christiane

J’aime bien Popaul en général, mais c’est vrai que si par hasard je tombe sur quelque chose que je veux critiquer de lui, il ne va pas l’admettre et se bloquer comme un beau diable. Ce fut le cas, il y a peu, avec ce qu’il racontait de Peter Handke dans un texte de son blog. J’avais exprimé en quoi son texte me semblait maladroit : il n’a jamais voulu l’admettre. Quant à se critiquer lui-même, il est trop imbu de lui pour s’y essayer. Par contre, il aborde la littérature d’une manière ouverte et intelligente, quoique sans jamais remettre en question ses intuitions ni aller jusqu’au bout de son effort. Cela fait un tableau assez baroque du critique littéraire qu’il voudrait être, ex-journaliste au putride Point, ex-prix Goncourt, Popaul tel qu’en lui-même, le quasi-écrivain, le demi-penseur, le presque moine pour l’instant réfugié à Saint-Malo, le Breton pur jus… Un cas.

christiane dit: 1 août 2019 à 2 h 04 min

@Jazzi dit: 1 août 2019 à 0 h 29 min

« Avec ta réaction d’instit bien pensante, la littérature peut aller se faire voir ailleurs »

Instit bien pensante ? Bravo Jazzi !

On a le droit de critiquer un texte qui est exposé ici, non ?
Je n’ai pas remis en cause le droit d’Edel d’écrire ce texte, j’ai exprimé mes regrets que hamlet ait édulcoré sa critique. L’as-tu lue, Jazzi ? Elle est bien plus méchante que la mienne puis elle disparaît quand ham(l)et et Edel se rejoignent dans une unisson pour le moins surprenante… Pour un peu, ce qui a été séparé en deux pseudos redevient un…
Donc Edel peut se critiquer mais personne d’autre ne le peut. Je crois avoir assez encensé ses très beaux textes pour pouvoir aussi exprimer mes réserves sur les deux extraits que j’ai cités.
Quant à Edel et toi, avec vos renvois d’ascenseur… pas étonnant que ton esprit critique se soit émoussé…
Tu trouvais « la petite carte plaisante ». Peux-tu me dire ce qui te paraissait si plaisant ?
Par ailleurs, je suppose que tu n’as pas lu ce court extrait de la nouvelle d’Updike. Tu aurais pu te poser des questions…

hamlet dit: 1 août 2019 à 0 h 45 min

même en Corse ou en Alsace on croise plus de « français d’origine étrangère » qu’en Bretagne.

du coup je ne sais pas si ceux qui font dorer la pilule sur les plages le font pour oublier le temps des vacances tous les périls actuels, mais question immigration la Bretagne sont totalement passé entre les mailles du filets des périls actuels.

hamlet dit: 1 août 2019 à 0 h 40 min

la population estivale en Bretagne alors ce serait un bon sujet de bouquin, parce que pour moi ça reste un mystère complet, le fait que dès qu’on dépasse Rennes on ne voit la moitié du quart d’un seul français d’origine étrangère je n’ai jamais réussi à comprendre comment les bretons avaient réussi ce tour de force, c’est limite un miracle.

à priori personne ne s’est jamais penché sur cette question;

sûr que pour ces français bien franchouillards qu’on y croise ça doit représenter des vacances encore plus que quand ils vont se faire dorer la pilule.

hamlet dit: 1 août 2019 à 0 h 31 min

‘Clopine dit: 31 juillet 2019 à 21 h 31 min

Hamlet, c’est vrai que vous êtes un petit tailleur qui en tue sept d’un coup. Sa pierre est un fromage, son projectile un oiseau, et sa prétention à tuer les géants provient de son talent à exterminer les mouches.

C’est bien vous.

(j’ai un peu de mal à croire à votre repentance, savez-vous ?) »

Clopine, que vous dire ? je crois que dans vos prochains commentaires vous me donnerez quelques bonnes occasions de vous répondre.

mais attention Clopine, quand je prendrai le temps de vous répondre il faut me promettre de ne pas venir me jouer la pauvre persécutée innocente.

sacrée Clopine !

Jazzi dit: 1 août 2019 à 0 h 31 min

« Mes frères humains, en pleine cuisson, coincés entre deux vides , ciel et eau , têtes enfouies dans les bras, comme pour vous soustraire à je ne sais quel éclair apocalyptique, à quoi rêvez- vous dans votre fausse torpeur ? »

Là on est en plein François Fillon, hamlet !

Jazzi dit: 1 août 2019 à 0 h 29 min

« Ce n’est pas la peine de les décrire avec dédain. »

Avec ta réaction d’instit bien pensante, Christiane, la littérature peut aller se faire voir ailleurs !

C’est quoi cette histoire de filtre, Soleil vert ?

hamlet dit: 1 août 2019 à 0 h 23 min

@M Court : « un divertissement de masse empêche ceux qui s’y livrent à penser aux périls de l’heure »?

mazette ! là vous passez la vitesse supérieure pour passer cran « pascalien ».

Paul Edel avait écrit dans son commentaire la chose suivante : « Mes frères humains, en pleine cuisson, coincés entre deux vides , ciel et eau , têtes enfouies dans les bras, comme pour vous soustraire à je ne sais quel éclair apocalyptique, à quoi rêvez- vous dans votre fausse torpeur ? »

récemment un écrivain français avait décrit l’ambiance de la plage, c’est Carrère dans « d’autres vies que la mienne ».

mais là il y avait eu un tsunami qui avait tout balayé, tout ce qui est décrit par Paul Edel.

ce tsunami avait aussi donné au propos de Carrère cet aspect « mes frères humains… »

pour ce qui est de penser aux périls de l’heure je ne suis pas sûr que les premiers à cibler sont ceux qui se bronzer sur la plage.

ça reviendrait à redire ce que dit Fumaroli sur « le vote des congés payés dans une France démobilisée face au réarmement hitlérien : une légèreté suicidaire ».

l’insoutenable légèreté de l’être suicidaire…

la population qui se dorer la pilule à Saint Malo ? je crois pas que ce soit les classes les plus populaire, en été en Bretagne on croise pas mal de familles avec leurs 6 ou 8 gamins bien blondinets, et la chance de croiser un français noir ou d’origine maghrébine est à peu près égale à zéro.

un écrivain qui voudrait se pencher sur la Bretagne en été je crois qu’il aurait pas mal de trucs à dire où le fait de compter les bouées canard sur la plage serait l’aspect nettement le moins intéressant.

christiane dit: 1 août 2019 à 0 h 06 min

@MC dit: 31 juillet 2019 à 23 h 38 min
Le texte de J.Updike que je viens de mettre en ligne prouve le contraire de ce que vous me reprochez. On peut être inquiet pour l’avenir, penser aux bombes, à la guerre sans enlaidir et mépriser les familles qui s’agglutinent sur les plages dont ils ont rêvé toute l’année.
Tous n’ont pas les moyens d’aller faire des virées en bateau de luxe pour être seuls au milieu de la grande bleue ou d’aller sur une plage privée, vide d’estivants. Et puis les femmes et les hommes sont ce qu’ils sont , ni des adonis, ni des déesses. Parfois gros, parfois maigres, parfois moches, parfois bruyants, parfois vieux et ridés. Et alors ? Ce n’est pas la peine de les décrire avec dédain.
Ça m’est complètement égal que vous n’appréciez pas sur mes critiques de « l’écrivain ». J’écris ce que je pense et tant pis si ça ne plaît pas.

christiane dit: 31 juillet 2019 à 23 h 58 min

« Mais mes années cinquante ne reviendront pas.
Des années généreuses pour moi. Où je suis entré pauvre et dont je suis sorti aisé. Où je suis entré chaste et dont je suis sorti père. […] Des années pas seulement généreuses, des années magnifiques.
Vous les auriez vues flotter sur le sable comme des voiles gonflées de vent. Ma femme et les femmes de mes amis. […] Traînant derrière elles les bambins déjà nés. Des radeaux pneumatiques. Allé vivre dans une ville où il y avait une plage en 1954 : mon premier avancement, le second enfant de Nancy.
Marchant au bord de l’eau, la tête dépassant la ligne d’horizon de la mer. L’horizon bleu, étincelant, sévère. Proust et la « petite bande » à Balbec. Encore plus pleinement en fleur que ses jeunes filles, avec leurs ventres majestueusement enflés. Les visages et les membres parsemés de taches de rousseur dans tous les creux, brunies à l’arrondi de l’épaule, au bout du nez, avec des coups de soleil sur les ailes du nez qui pelaient. la lumière dans leurs yeux volant des étincelles au bord lointain, tendu, de la mer. […]
Elles venaient vers nous, se joignaient à nous. Rires, chaises d’aluminium, serviettes de toilette, chapeaux de soleil des moins de sept ans, petits pots de nourriture des bébés, bouteilles thermos glougloutant dans les paniers de paille tressée. Au-dessus de moi, le bord d’une jupe de grossesse soulevée par un coup de vent, une boucle de poils pubiens aperçue entre des cuisses. Une sensation maladive d’amour. le vent chauffé sur le sable appelant la fraîcheur de l’avenir.
Elles s’installaient avec nous, formant un rond. Leurs têtes rapprochées pour pouvoir bavarder, leurs jambes nues comme les rayons d’une roue. Sur la jante, les enfants avec leurs seaux, creusant chacun près des pieds de sa mère. Les nuances du sable s’assombrissant à mesure qu’ils creusaient. l’odeur laiteuse de la lotion solaire. la façon dont nos mots montaient et se perdaient : enveloppes de sandwiches emportées par le vent. […]
Sentiment d’innocence. Nos grosses voitures des années cinquante, comme nous les aimions, comme nous faisions gronder les moteurs : personne ne songeait à la pollution. Fumée des échappements, fumée des cigarettes, fumée de l’usine, toutes romantiques. Romance de la consommation à son zénith. Approvisionnement en nourritures de bébés dans le clinquant des supermarchés. Pouvoir d’achat : jeune, nouveau pouvoir d’achat, né pour consommer. Pour procréer avec avidité. Une béate conviction que le monde était condamné. Par-delà l’horizon étincelant, un ennemi absolu. Au-dessus de nous, les bombes dont l’éclatement emplirait le monde comme une coupe débordante.
Les vieilles diapositives. Le mari de June avait un Kodak avec un dispositif pour les flashes (personne ne possédait d’appareil japonais). Comme nous étions jeunes. Les hommes dégingandés comme des gamins. de risibles coupes de cheveux militaires : le style tête d’épingle. Les femmes avec des bandeaux et des sourires dessinés au rouge à lèvres. Nous paraissions ivres. Parfois nous l’étions.[…]
La peau du monde tressaillait de peur mais tenait. »
pp. 111 à 114 –
Des musées et des femmes et autres nouvelles John Updike – Gallimard.
traduit de l’anglais par Georges Magnane.

MC dit: 31 juillet 2019 à 23 h 38 min

Christiane, vous aimez aimer, mais un écrivain quel qu’il soit n »est pas obligé d’adopter ce choix là. Ce n’est pas pour autant que son texte transpire le mépris. Est-ce criminel de dire qu’un divertissement de masse, la plage en est un, empêche ceux qui s’y livrent de penser aux périls de l’heure? je tiens que non. Soutenir le contraire par une lecture sociologisante, c’est faire du Clopine. Je ne peux pas vous suivre dans cette voie.
Bien à vous.
MC
Bien à vous.
MC

MC dit: 31 juillet 2019 à 23 h 30 min

Mais Platon n’a pu mettre sous éteignoir Aristote, qu’on nous présente comme un prince de métaphore (Un Prince sans rire?).
Bien à vous. MC

Clopine dit: 31 juillet 2019 à 23 h 13 min

« Qui est responsable de l’univers, d’entre celui qui ne l’a pas créé et ceux qui ne l’ont pas pris en charge ? »

Soleil vert dit: 31 juillet 2019 à 22 h 54 min

christiane dit: 31 juillet 2019 à 18 h 36 min
@Bloom dit: 30 juillet 2019 à 14 h 16 min
D’une immortelle que j’aime lire et écouter :
« Ô Descartes, Ô Kant, vous n’êtes plus à la page ! Et de ma Grèce on retient surtout Héraclite, parce qu’il dit que tout s’écroule et parce qu’il est obscur. » (Jacqueline de Romilly – Écrits sur l’enseignement – De Fallois – p.222)

C’est surtout Platon qui domine la pensée occidentale et a mis sous éteignoir les précieux Anaxagore(un précurseur de Lavoisier) et les atomistes Démocrite et Leucippe

Clopine dit: 31 juillet 2019 à 22 h 30 min

Mais je ne peux pas vivre sans musique.

– Pardon ? Parlez plus fort, il y a tant de bruit ici, nous sommes tellement nombreux…

– JE NE PEUX PAS VIVRE SANS MUSIQUE !

– Alors écoutez-bien celle de notre planète qui s’écroule. Wagner serait là…

– Non. Il n’y a pas de musique pour ça.

rose dit: 31 juillet 2019 à 21 h 53 min

Appeler un chat un chat
https://www.google.com/search?source=hp&ei=RPFBXcL3D53QgwfGk5TYDw&q=le+chat+de+geluck+comment+decenir+riche&oq=le+chat+de+geluck+comment+decenir+riche&gs_l=mobile-gws-wiz-hp.3..30i10.2658.22663..23302…0.0..0.302.4326.16j22j0j1……0….1…….8..41j41i22i10i30j41i10j0i131j0j46i131j46i275j46j0i22i30j0i22i10i30j33i160j33i22i29i30j33i21j33i22i10i29i30j33i10i160.YDbcMn3jDS4#imgrc=q1y_nPIBs_9UPM:

Juste avant les funérailles, battre sa coulpe.

Bloom dit: 31 juillet 2019 à 21 h 41 min

Il est temps d’appeler un chat un chat.
You mean: to call a spade a spade.
x

Don’t ye beat about the bush, me lad, just call a spade a *ucking shovel!

DHH dit: 31 juillet 2019 à 21 h 38 min

etant je crois votre aînée à tous ici j’ai pu voir masculin féminin à sa sortie en 1965.
c’est un remarquable témoignage sur les contradictions dans lesquelles vivait la jeunesse d’alors, ces enfants de Marx et de coca-cola dont on ne pouvait deviner encore qu’ils préparaient le coup de tonnerre de de mai 1968

Clopine dit: 31 juillet 2019 à 21 h 31 min

Hamlet, c’est vrai que vous êtes un petit tailleur qui en tue sept d’un coup. Sa pierre est un fromage, son projectile un oiseau, et sa prétention à tuer les géants provient de son talent à exterminer les mouches.

C’est bien vous.

(j’ai un peu de mal à croire à votre repentance, savez-vous ?)

Marie Sasseur dit: 31 juillet 2019 à 20 h 57 min

Pas du tout Chantal, on a passé Ouessant laissant de Rugy sa femme lady gala ,les homards géants, le sèche-cheveux, et et on suit maintenant les aventures maritimes de la toquée du carbone:

«  »On m’a proposé une place sur le bateau de course Malizia II. Nous traverserons mi-août l’océan Atlantique du Royaume-Uni jusqu’à New York », a écrit sur les réseaux sociaux cette adolescente suédoise de 16 ans. Le bateau, skippé par l’Allemand Boris Herrmann et le fondateur monégasque de l’équipe Malizia, Pierre Casiraghi, hissera pour l’occasion une voile barrée du slogan « #Fridays for future » (« Les vendredis pour l’avenir »), du nom du mouvement lancé de la jeune militante. Greta Thunberg voyagera également aux côtés de son père Svante Thunberg, et du réalisateur Nathan Grossman, qui réalise un documentaire sur le combat mené par la jeune fille. »
Sciences et avenir

Soleil vert dit: 31 juillet 2019 à 20 h 51 min

paul Edel,j’ai compris votre vision de la plage, mais je suis stoppé par un filtre pour en dire davantage

hamlet dit: 31 juillet 2019 à 20 h 50 min

Jazzi, une autre scène d’anthologie, tu connais ? la plus belle de toute l’histoire du cinéma ! une scène dont je me suis inspiré plus d’une fois pour combattre tous ennemis sur ce blog ! et je ne citerai pas de nom…

Jazzy à toi je peux livrer mon secret je sais que tu ne t’en servira pas contre moi maintenant que tu le connais.

https://www.youtube.com/watch?v=MFQM41Z3Iv8

christiane dit: 31 juillet 2019 à 20 h 40 min

Paul Edel dit: 31 juillet 2019 à 19 h 05 min

« … mais quand on me dit, comme Christiane, que le texte est bleu alors qu’il est jaune, et qu’on s’embarque dans n’importe quoi, sauf de lire ce qui est écrit…  »
J’ai lu et j’ai cité !
Cet « extrait de Musil, tiré des «désarrois de l’élève Toerless» me parait être le filet de sécurité d’un trapéziste…
Enfin, j’arrête là mais n’en pense pas moins.

christiane dit: 31 juillet 2019 à 20 h 35 min

hamlet – 20h25
« vous n’êtes pus en haut pour observer cette déchéance, mais la vue de cette déchéance devient un « prétexte » »
Quelle déchéance ?

christiane dit: 31 juillet 2019 à 20 h 33 min

J’ajouterai, paul Edel, qu’à l’instant je viens d’écouter un reportage filmé sur une plage « bondée d’estivants ». Un jeune couple avec un enfant de quatre ans. Leurs salaires (1500€ /1800€) leur a permis de partir en vacances cette année. (Ils n’avaient pu s’en offrir les trois années précédentes). Ils ont choisi 15 jours dans un camping : 1600€ payable en trois fois… Courses réduites, quelques glaces, une bouée gonflable, un seau et une pelle pour les châteaux de sable du petit, pas de restau, ni de jet-ski… Ils ont l’air heureux quand le bambin rit aux éclats en pataugeant dans l’eau.
Voilà un morceau de votre plage…

Marie Sasseur dit: 31 juillet 2019 à 20 h 26 min

Une histoire de métaphore.
Deux maîtres du genre, en philo. Aristote et Nietzsche . Pour ces deux là, il s’agit de faire passer un discours.

hamlet dit: 31 juillet 2019 à 20 h 25 min

Paul Edel, merci pour votre réponse. Ce n’est pas que je n’ai pas aimé, c’est comme toujours chez vous un tableau d’une précision diabolique, c’est juste que je me suis interrogé, et l’extrait de Torless répond à cette interrogation, car un tel regard dit à la fois de ces gens et aussi de vous, vous vous seriez soustrait totalement de cette humanité que vous décrivez je pense que là je n’aurais pas trop aimé, alors que écrivez (il me semble) partager cette même humanité, dès que vous l’écrivez vous ne parlez plus d’eux, mais de vous, ça modifie l’angle, vous n’êtes pus en haut pour observer cette déchéance, mais la vue de cette déchéance devient un « prétexte » (je mets le mot avec beaucoup de guillemets) pour dire quelque chose de vous, là encore on pourrait ne pas aimer, mais plus pour les mêmes raisons, voilà, du coup je tournais un peu en rond, et là le texte de Törless éclaire tout, dommage que l’on ne puisse pas interpeler les auteurs quand on les lit, j’imagine que parfois les choses s’éclaireraient de la même manière, merci !

Phil dit: 31 juillet 2019 à 20 h 23 min

… ( je peux en rajouter c’est gratuit) lol.

Belle évocation, Chantal, ton plein de riche belgitude. Conte de Marchin ou Comte de Marchienne ?
Paul Edel n’a pas tort, la guerre menace pas ici mais ailleurs et le bikini peut prendre un nouveau coup dans les rayons. révolte de Christiane bien compréhensible. Heureusement que Baroz la tête froide rectifie le tir par son goût du porn vintage, deep throat behind the green door

Chantal dit: 31 juillet 2019 à 20 h 14 min

Quant à la vidéo que j’ai postée c’est un souvenir pour moi cet estuaire d’îles préservées en Zeelande, où j’allais me baigner enfant parce que déjà mes parents trouvaient la mer du Nord trop polluée en Belgique pour s’y baigner. Je voulais juste souligner votre tendance à ramener ici les ragots échotiers de l’affaire Babar et de Rugy dont vous nous abreuviez quotidiennement, ce que j’ai un peu du mal à comprendre puisque c’est un espace de littérature ici sous le billet, but nul n’est parfait, et mon invitation relevait de l’ironie légère.

et alii dit: 31 juillet 2019 à 20 h 13 min

je rappelle que le coq à l’âne est un genre lttéraire dont le ma^tre est Marot:
. 1
er coq à l’âne de Marot : publié pour la première fois dans l’éd. Lyon, Arnoullet, [1530-
1531] sous le titre « Epistre du Coq à l’Asne faicte par Clement Marot » ; repris et corrigé
dans l’editio princeps de l’Adolescence clementine (Paris, Tory/Roffet, août 1532) sous le titre
« L’epistre du coq en l’asne, Envoyée à Lyon Jamet de Sansay en Poictou ». 1er vers chez
Arnoullet :
Le coq-à-l’âne marotique et les écritures du non-sens dans les
années 1530
http://officinedemercure.org/wp-content/uploads/2016/06/Dossier-coq-%C3%A0-l%C3%A2ne.pdf

christiane dit: 31 juillet 2019 à 20 h 00 min

@rose dit: 31 juillet 2019 à 19 h 44 min
J’ai regardé, hier soir, sur Arte, l’implacable documentaire de Lucy Van Beek (2015) : Hiroshima, la véritable histoire. Beaucoup de témoignages de survivants, d’archives, d’analyse du contexte de l’usage de ces bombes nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki ce 6 août 1945, les anéantissant et laissant des milliers de morts et de blessés à vie. Je n’ai vraiment pas envie de voir cette catastrophe ramenée à une bougie ou à des estivants sur une plage…

et alii dit: 31 juillet 2019 à 19 h 59 min

SUR LE POUSSEPOUSSE sur wiki, plein de choses
L’attribution de son invention est incertaine, mais son origine japonaise est avérée2.!
etDans les années 1870, le jinrikisha japonais se répand, à partir de Tokyo, vers Singapour, la Chine et l’Inde. En Chine, à Tianjin, à partir des concessions internationales, il est rebaptisé « transport de la Grande paix »,

« afin d’éviter le terme tabou yang (océan) signifiant étranger »
notez que c’est un transport, une histoire de métaphore!

Chantal dit: 31 juillet 2019 à 19 h 57 min

A qui le dites vous Delaporte, chez nous les écologistes sont depuis peu au pouvoir, beaucoup rechignent, moi j’ai été élevée dedans donc je suis depuis toujours en transition. Je reviens tout juste de Wallonie pour prendre une douche, depuis la canicule je vivais pierre à pierre avec des vaches écrasées sous la chaleur, beuglant sous l’orage, à peine une mouche insolente berçait – elle mon sommeil fragile. Une église vide rude et ardennaise, un cimetière resserré sous sa cloche. Aux confins de la Famenne sa vieille tour bétonnée démantelée prochainement propose une carte restreinte au restaurant panoramique fréquenté par les camionneurs de l’espace Schengen, les habitants du coin pleurent sa prochaine disparition. Les trois tours fumantes de la centrale nucléaire de Huy toute proche recrachaient dans l’air brûlant leurs fumées cotonneuses vagabondes et menaçantes, léchant les bords blancs crémeux dans le poudroiement clignotant de fin d’après 20ème siècle. Je me suis lavée d’un seau d’eau organique dans lequel pourrissait les dernières cerises avant l’apocalypse … créant ainsi un maillot naturel de queues, d’herbes macérées et de feuilles de haie … ( je peux en rajouter c’est gratuit) lol. A quelques encablures le Château des Contes de Marchin faisait crisser ses gravier pour une noce asiatique.

christiane dit: 31 juillet 2019 à 19 h 50 min

@Paul Edel,
je vais essayer d’expliquer…
Avant ces lignes du 16h28 du 29/07 (commentées par Hamlet à 21h40) (… « omoplates osseuses ou larges seins étalés, parmi une pagaille de bouteilles, de sacs, des lunettes, de foulards, des T-shirts froissés , de revues, de canettes, de peluches, de seaux, de pots aliments pour bébés, de pelles, de jouets gonflables, de magazines ensablés, de tubes, de serviettes, de sandales, fouillis d’ étuis, de thermos, de livres de poche, de pliants ,de paquets éventrés de petit- beurre, infinie traînée de l’ espèce humaine, innombrables momies sableuses, épaules et orteils, membres éparpillés sur la plage… », il y avait eu ces autres lignes le 25 juillet à 19 h 03 : « …pas mal de larges femmes moites, étendues bas en croix, aspirées par le sable, enduites de gras, se rassasiant de lumière. Dans quoi dérivent-elles la tête entre leurs bras dodus? Envie de redevenir poussière ? Personnellement cherche jeune fille préraphaélite… »

Ces textes, je les avais lus avec le même regard qu’Hamlet. Et j’avais trouvé comme lui qu' »il y a quelque chose d’assez méprisant dans la description que vous faites de ces gens en train de se faire bronzer sur la plage. »
J’avais pensé aussi : « je comprends qu’ils gâchent le paysage et votre tranquillité, je comprends bien aussi que la plume de l’écrivain soit un moyen de prendre de la hauteur sur ces gens […] je sais bien que le «vivre ensemble» n’entre plus plus vraiment dans le credo littéraire actuel, mais il me semble qu’il faudrait des efforts, les gens ne sont peut-être pas aussi moches que vous le dites, en cherchant bien bien sûr. chercher bien, c’est peut-être aussi le rôle de l’écrivain, essayer de trouver le moyen, même infime de sauver une humanité, même quand les apparences ne font rien pour la sauver. La question serait alors de se demander si un écrivain doit en rester justement aux simple apparences visibles, qu’est-ce que vraiment le réalisme ? »

Voilà, Hamlet avait exprimé ce que je ressentais mais que je n’avais pas osé écrire… Pourquoi n’avez-vous pas réagi à son commentaire ?

Phil dit: 31 juillet 2019 à 19 h 47 min

merci Renato. savez-vous, les histoires fessières de Tinto Brass ont pris de la valeur sur le marché du « bis ». « Pension Kitty », vilipendé à sa sortie comme la plupart de ses films, est aujourd’hui regardable en songeant à l’allure ravagée de Helmut Berger qui a fini par boire autant que Peter O’Tool. « Pension Kitty » comme Caligula est tiré de faits vrais, un goût de Brass pour les moeurs de la dictature qu’il devait juger éminemment filmable. Vous avez sans doute vu « La chiave ».

rose dit: 31 juillet 2019 à 19 h 47 min

finalement qui ait court sur ce blog d’aliénés

Qui ait court (Marc sans doute) sur ce blog d'(et) alii est né (le divin enfant).

Delaporte dit: 31 juillet 2019 à 19 h 29 min

Un de mes amis a fait récemment un voyage épouvantable aux USA, dans la région de la Nlle-Orléans. Il était effaré de voir les Amerloques gâcher les biens de consommation, comme s’ils en avaient trop. En Europe, ça va mieux. Au moins, on vote écolo, même en France. Et ça va aller en s’amplifiant jusqu’à la consommation du strict nécessaire, le « suffisant ». Pour partager ce que nous avons en trop avec ceux qui n’ont rien, et qui sont déjà dans nos villes.

x dit: 31 juillet 2019 à 19 h 17 min

Foin de métaphores !
Il est temps d’appeler un chat un chat.

You mean: to call a spade a spade.

Bisogna invece dire pane al pane e vino al vino.

Moment, was reden sie da?
Achso! Ganz einfach: beim (rechten) Namen nennen.

etc. / ecc. / usw.

Chantal dit: 31 juillet 2019 à 19 h 12 min

Je vous taquine Delaporte, c’est pas bien méchant … On vous sent légèrement rapiat, si çà vous fait frémir les cordons de la bourse une vidéo de plage, vous faîtes bien de vous ensevelir sous Monsieur Ouine.

Qui a froissé Paul Edel ? Je l’aime bien moi, il a toujours des remarques bien senties, je devrais en prendre de la graine.

Paul Edel dit: 31 juillet 2019 à 19 h 05 min

Je préfère Hamlet et son argument pour ne pas aimer mon texte, car là, c’est intéressant comme argumentation et très recevable, mais quand on me dit, comme Christiane, que le texte est bleu alors qu’il est jaune, et qu’on s’embarque dans n’importe quoi, sauf de lre ce qui est écrit… Oui, là je reste sans voix. Et pour remercier Hamlet et lui dire dans quel sentiment et dans quel esprit du moment j’ai écrit ce texte face à une plage noire de monde, et l’inquiétude que cela a levé en moi, je lui offre cet extrait de Musil, il est tiré des « désarrois de l’élève Toerless » et ça précise dans quel esprit j’ai écrit ça. :
« Mourir n’est qu’une conséquence de notre manière de vivre. Nous vivons d’une pensée à une autre pensée, d’un sentiment à un autre. Nos sentiments et nos pensées, au lieu de couler comme un fleuve paisible, nous « passent par la tête », nous « envahissent » et nous quittent: illuminations, éclairs, intermittences. En t’observant bien, tu t’aperçois que l’âme n’est pas une substance qui change de couleur par transitions nuancées, mais que les pensées en jaillissent comme des chiffres d’un trou noir. Tu as telle pensée, tel sentiment, et tout d’un coup d’autres les remplacent, surgis de rien. Si tu es très attentif, tu peux même saisir, entre deux pensées, l’instant du noir absolu. Cet instant est pour nous, une fois saisi, tout simplement la mort. Notre vie ne consiste en effet qu’à poser des jalons et à sauter de l’un à l’autre, franchissant ainsi chaque jour mille et mille secondes mortelles. »

Delaporte dit: 31 juillet 2019 à 19 h 02 min

« Toutes mes excuses les plus plates Delaporte, pas de quoi frire un lapin j’espère ? »

Vous êtes souvent à côté de la plaque, Chantal. Ainsi quand vous m’invitiez à une promenade sur la plage, en espérant que j’allais payer le voyage vers les Caraïbes. J’ai préféré rester chez moi à lire Monsieur Ouine, que je vous recommande. Cela vous mettra certainement du plomb dans la cervelle, davantage que les nanards stupides que vous me conseilliez, mais que je connais, comme je connais la littérature de San-A. qui est la seule finalement qui ait court sur ce blog d’aliénés !

christiane dit: 31 juillet 2019 à 18 h 56 min

@Paul Edel dit: 31 juillet 2019 à 18 h 32 min
Tant mieux si ces mots vous ont fait réagir. Votre métaphysique, quel tohu-bohu… Les grosses femmes qui vous rebutent pourraient donc être quelques déesses callipyges perdues sur les plages de Saint-Malo et ces corps exténués de soleil comme ceux qu’évoque Aragon dansLe mauvais plaisant : « vous verrez grouiller le peuple demi-nu, le peuple ardent des baisers […] mers de bras et marée immense des poitrines ».
Ce n’étaient pas des textes à rêver… Je préférais vos femmes romaines mises en ligne il y a peu.
Congés payés, c’est leur réalité, non ?

Jazzi dit: 31 juillet 2019 à 18 h 52 min

Gorge chaude n’est pas forcément profonde, hamlet, et inversement…

Cette carte postale de Paul Edel était délicieuse, Christiane !
Pourquoi tant d’aigreur dans ton explication de texte ?

Paul Edel dit: 31 juillet 2019 à 18 h 52 min

Chantal 18h32… rassurez vous.. de moins en moins.. surtout à une époque où le politiquement correct est très présent,cette nouvelle censure, que si je fais part d’une vision personnelle inquiète devant une image de plage plein de femmes et d enfants sous la menace d un rayonnement non plus solaire, mais nucléaire, on m’accuse d’attaquer les congés payés.. elle est pas mal celle là..Je la garde dans un tiroir

Clopine dit: 31 juillet 2019 à 18 h 50 min

Hamlet, la Recherche, non, je ne fais que la chercher, mais je crois surtout que je suis une des rares, ici, à avoir des poules, et donc à tout savoir sur elles.

Avec Nougaro, bien sûr

« Et quand la nuit tombe sur Sing-Sing
On r’voit nos amours dans le temps
On s’dit qu’on sortira de Sing-Sing
Quand nos poules n’auront plus de dents
Pensent-elles encore à nous en ce moment
Ou font-elles brûler nos photos
Oh, Sing-Sing, oh, Sing-Sing
Ta chanson, ta chanson a le coeur gros « 

Chantal dit: 31 juillet 2019 à 18 h 49 min

Toutes mes excuses les plus plates Delaporte, pas de quoi frire un lapin j’espère ? Bon Bernanonosse.

Je suis contente mon petit texte surréaliste est envoyé, j’ai sué sur les coquilles, c’est pas mon fort les coquilles.

Delaporte dit: 31 juillet 2019 à 18 h 48 min

« Il exècre les écrivains nuls à la mode, mais ils les a tous lus, de Sollers à Angot en passant par Éric Neuhoff. »

Ne faut-il pas avoir lu ce qu’on critique si bien ? Ou vu ? Pareil pour la bouffe ! Je teste avant de donner mon opinion, c’est la moindre des honnêtetés. On peut et on doit rester propre après avoir lu, vu ou mangé tout cela – jusqu’à la retraite. car moi aussi je vais peut-être me faire moine dans la même abbaye que Houellebecq et que PaulEdel. Ce sera un rendez-vous majeur, pour être débarrassé une bonne fois pour toutes des malfaisants Pablito !

hamlet dit: 31 juillet 2019 à 18 h 44 min

« renato dit: 31 juillet 2019 à 18 h 40 min

Je ne savais pas que les filles de mœurs légères étaient dépourvues de dents. »

il y a tellement de choses qu’on ignore.

hamlet dit: 31 juillet 2019 à 18 h 43 min

« la métaphysique des tubes. »

alors celle-là c’est une expression qui vient d’un courant philosophique danois du 14è, Hettube étant le nom d’un moine franciscain de l’époque vivant dans ce pays à l’origine d’un manuel de réflexions sur l’acédie et le concubinage qui avait pour titre « la métaphysique d’Hettube »

Delaporte dit: 31 juillet 2019 à 18 h 40 min

« Delaporte je ne sais pas pourquoi, je l’imagine en train de lire l’anthologie navrante des pires nanards de cinéma »

Ma chère Chantal, vous avez tout faux. Je viens de terminer Monsieur Ouine de Bernanos…

hamlet dit: 31 juillet 2019 à 18 h 37 min

D. alors là vous n’y êtes pas du tout mon ami !

l’expression initiale c’est « quand une poule aura d’aidants » !
et ça remonte aux temps des premières subventions agricoles au XVIIè s. pour aider les éleveurs de poules !

christiane dit: 31 juillet 2019 à 18 h 36 min

@Bloom dit: 30 juillet 2019 à 14 h 16 min
D’une immortelle que j’aime lire et écouter :
« Ô Descartes, Ô Kant, vous n’êtes plus à la page ! Et de ma Grèce on retient surtout Héraclite, parce qu’il dit que tout s’écroule et parce qu’il est obscur. » (Jacqueline de Romilly – Écrits sur l’enseignement – De Fallois – p.222)

rose dit: 31 juillet 2019 à 18 h 35 min

aphorisme bien connu :
« Dieu est mort, Marx est mort, et moi, je ne me sens pas bien du tout…
Et je crois que je vais mourir moi z’aussi.
Excellent Christiane, ai bien ri.

hamlet dit: 31 juillet 2019 à 18 h 32 min

Christiane, c’est bien pour ça que je me suis excusé auprès de Paul Edel.

pour mon problème d’identité c’est vrai que depuis plusieurs semaines je fais rien d’autre que copier coller des vieux commentaires écrits par d’autres sur ce blog en 2012, c’était un bon cru cette année-là.

et alii dit: 31 juillet 2019 à 18 h 32 min

« carrosse »,hamlet
Non, alors c’est pousse pousse ,surtout si vous êtes double, mais je ne vais pas chinoiser

Paul Edel dit: 31 juillet 2019 à 18 h 32 min

Aucun dégout ds congés payés Christiane..Vraient. Quele idée curieuse..Où voyez vous cette expression « congés payés » ? Qu ‘est-ce qui vous permet de penser ça? désolé. je touchais quelque chose d’un peu plus « métaphysique »à propos du destin tres actuel de l’espèce humaine., avec une inquiétudenoyu, inquiétde, qui est bien dans le texte..surtout en ces mois d’été où toujours se déclarent les guerres, et les tres réelles grandes menaces qui planent au Moyen Orient.. ..avec la menace nucléaire, aussi bien civile que militaire,d’autant que les centrales nucléaires fonctionnent avec des tonnes d’eau et je pense que la Loire,par exemple, est à son étiage.

D. dit: 31 juillet 2019 à 18 h 32 min

Ce n’est rien de tout ça, Hamlet.

Il s’agit de Geoffroy de Poules, Seigneur de Poules-les-Echarmeaux près de Lyon, qui tentait de vaincre sans succès (au 12ème siècle) le baron de Daydant.

D’où l’expression « Quand de Poules aura Daydant » qui par déformation est devenue celle bien connue.

Marie Sasseur dit: 31 juillet 2019 à 18 h 32 min

Décrocher la timbale

La piñata, une vieille tradition

DE L’UN DE NOS RÉDACTEURS AU MEXIQUE

LES enfants du voisinage font une fiesta. Nous les entendons crier : “ Dale ! Dale ! Dale ! ” (Vas-​y, frappe ! Allez ! Allez !) Nous jetons un coup d’œil dans la cour et là, nous apercevons un âne en papier mâché, aux couleurs vives, suspendu entre deux arbres. Les yeux bandés, un enfant essaie de le percer à coups de bâton, sous les encouragements bruyants des invités. Enfin, l’âne se brise : bonbons, fruits et jouets se répandent à terre. Au milieu des rires, tous les convives s’empressent de ramasser les cadeaux. Ils ont l’air de bien s’amuser. On nous explique que l’objet en forme d’âne s’appelle une piñata et que c’est une tradition, au Mexique et dans d’autres pays sud-américains, de la faire éclater au cours d’une fête.

Nous nous demandons pourquoi la piñata a un tel succès. Quelle est son origine ? Le fait de la casser a-​t-​il une signification particulière ? Nous décidons de nous renseigner.

L’origine de la piñata

Selon une opinion répandue, les Chinois auraient été les premiers à utiliser quelque chose de semblable à la piñata dans leurs fêtes du Nouvel An, qui marquaient aussi le début du printemps. Ils fabriquaient des coques en forme de vaches, de bœufs et de buffles, qu’ils recouvraient de papier de couleur et qu’ils remplissaient de cinq sortes de graines. À l’aide de bâtons colorés, ils les cassaient pour les ouvrir. Puis ils brûlaient le papier décoratif, rassemblaient les cendres et les gardaient toute l’année en guise de porte-bonheur.

On pense qu’au XIIIe siècle le voyageur vénitien Marco Polo a rapporté chez lui la “ piñata ” chinoise. C’est d’ailleurs là qu’elle a pris son nom actuel, de l’italien pignatta, ou marmite fragile, et que les graines ont été remplacées par des bibelots, des bijoux ou des bonbons. La tradition a ensuite gagné l’Espagne. Il était de coutume de briser la piñata le premier dimanche du carême*. Apparemment, c’est au début du XVIe siècle que des missionnaires espagnols ont introduit la piñata au Mexique.

Cependant, les missionnaires ont dû être surpris (tout comme nous) de constater que les peuples indigènes du Mexique avaient déjà une tradition semblable. Les Aztèques, par exemple, célébraient en fin d’année l’anniversaire de Huitzilopochtli, leur dieu du soleil et de la guerre, en plaçant dans son temple un pot d’argile sur un poteau. Ce pot était orné de plumes colorées et rempli de petits trésors. Ils le brisaient avec un bâton, et les trésors se répandaient en offrande pour l’image de leur dieu. Les Mayas aussi avaient un jeu dans lequel les participants devaient, les yeux bandés, cogner un pot d’argile suspendu à une corde.

https://wol.jw.org/fr/wol/d/r30/lp-f/102003687

hamlet dit: 31 juillet 2019 à 18 h 27 min

« faire les gorges chaudes »

alors ça c’est pas une expression c’est le titre d’un film X dans les 70, je sais je l’ai revu 15 fois parce qu’au début j’avais pas tout compris où ils voulaient en venir dans le scénario.

hamlet dit: 31 juillet 2019 à 18 h 25 min

« du coq a l’âne »

cette expression date du moyen âge, au pays de Galle, dans les tournois entre les chevaliers, il existait une épreuve ou le chevalier chevauchait un coq, un gros bien sûr, et hop ! il devait après sauter sur un âne.

Chantal dit: 31 juillet 2019 à 18 h 24 min

s’ennuyer ferme
se gondoler sec

faire les gorges chaudes
flageoler des guibolles

trousser chemise

la rousse qui dit oui, se gondolait sec; depuis quelque temps s’ennuyant ferme elle fit les gorges chaudes en voyant passer l’altier trousse chemise. Patatras, elle flageola des guibolles.

christiane dit: 31 juillet 2019 à 18 h 23 min

@hamlet dit: 31 juillet 2019 à 15 h 01 min
Vous écrivez ce pile ou face comme un jeu de hasard : « Paul Edel, je voulais m’excuser pour mon commentaire sur la description de la plage… »

Dommage, je le trouvais très bien ce commentaire. Edel commence à fatiguer avec son dégoût des congés payés grassouillets, avachis, bruyants, huilés qui ont envahi son refuge de vent, de solitude, de varech et de goélands.

Votre identité semble chahutée ces temps-ci comme si vous deviez vous inventer comme « l’homme sans qualités » dans cet espace commentaires qui offre la disparition d’un monde structuré. Des corps clôturés sur eux-mêmes dans leur camisole-pseudo et jetés les uns contre les autres dans une sarabande sans fin. Plus que de Musil, vous vous rapprochez de Groucho Marx par son aphorisme bien connu :
« Dieu est mort, Marx est mort, et moi, je ne me sens pas bien du tout… ».

hamlet dit: 31 juillet 2019 à 18 h 22 min

« quand les poules auront des dents »

alors cette expression vient de l’époque où il existait un examen en 2ème année d’école dentaire ou il refilait un poule à un étudiant pour soigner ses caries, un tas d’étudiants se sont piégés à cet exam.

une autre explication vient de la Recherche, un moment Rachel poule va se faire soigner une dent chez un dentiste, et comme le dentiste est aussi un client à elle Saint Loup l’attend pendant des plombes, jusqu’au moment en ayant marre il fait irruption dans le cabinet et il trouve Rachel en train de faire des galipettes avec le dentiste, et là il s’exclame : « ahhh Sacrebleu voilà donc quand les poules ont mal au dents !!! ».

on a réduit la phrase et il en est resté « quand les poules auront des dents ».

enfin je crois, il faut demander à Clopine c’est une spécialiste de la Recherche.

renato dit: 31 juillet 2019 à 18 h 20 min

et alii, c’est vrai : Kalimba, M’bira, Zanze, Sanza ou Sansa. Moi, j’ai une sanza Bantu — pas belle comme celle mise en ligne, mais avec un beaux son.

D. dit: 31 juillet 2019 à 18 h 15 min

Delaporte, il y aura un moment où les technologies d’antigravité seront autorisées pour le genre humain.
Je vais vous expliquer en quelques lignes. Je suis très sérieux sur de que j’écris, des fois non mais cette fois-ci, oui.

Actuellement l’antigravité à fonctionné en laboratoire sur de petits objets. C’est un fait indéniable. Aucune application même militaire n’a toutefois été permise par le système de contrôle mis en place et entretenu par des entités supérieures sur lesquelles je n’ai pas à m’étendre.

Les applications de la génération de champs gravitationnels artificiels permettent en effet :

– de propulser à grande vitesse des objets de toutes dimensions ;
– de s’affranchir de la gravité terrestre ;
– de générer des l’énergie électrique de façon infinie par pompage local des quantas gravitationnels présents en tous points par de l’univers ;
– de générer des écrans gravitationnels sur lesquels toute matière ou énergie crépusculaire rebondit ;
– d’etablir des télécommunications traversant la matière sûr d’énormes distances (roches, océans) ;
– de modifier la matière à distance, par exemple à l’intérieur d’un objet ou d’un corps humain mais aussi derrière des murs ou des roches d’épaisseurs considerzble ;
– à un stade plus avancé, de concevoir des objets, véhicules, vaisseaux, capables de transformer en permanence leur architecture par microgravité, quasi-indestructibles car se réparant eux-mëmes à grande vitesse, capables aussi de prélever à distance la matière éventuellement présente autour d’eux pour se réparer, se modifier, s’agrandir, d’une façon comparable aux virus.

Cette interdiction est en un sens très bien en l’état actuel des choses mais également préjudiciable.
Très bien parce que cela nous évite de commettre d’énormes bêtises par leur mauvais usage, préjudiciable parce que cela nous oblige à continuer de recourir aux énergies classiques. Principal préjudice.

Le système de contrôle a récemment réalisé la mise en réseau des individus humains, laquelle s’achèvera d’ici dix à vingt ans par la généralisation des smartphones performants et des réseaux 5G multi-canaux pour l’ensemble des individus en état de s’en servir. Multi-canaux redondants signifiant que nous ne seront plus en liaison avec une antenne locale mais avec une multitude d’antennes terrestres, spatiales ou avec celles d’autres appareils proches, de façon totalement transparente et sécurisée. Toutes ces technologies ont été données par ceux qui organisent le système de contrôle depuis 1947. La forme très spéciale de l’antenne de votre smartphone n’est pas une invention humaine. Elle a été suggérée aux ingénieurs sans que ceux-ci aient pu s’en apercevoir.
Ce n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres.
Quand le déploiement sera total viendra une période de mise en phase des individus humains. Cela prendra plusieurs siècles. Peu à peu les individus incompatibles s’auto-élimineront, par auto-exclusion des processus de prise d’implication et de reproduction.
Cela nous situera vers 2700 environ. Alors seulement la barrière de l’Antigravité sera levée. Vers 3100 les premiers voyages interstellaires seront possibles. Ils se feront sûr un principe de non-retour à bord d’immenses vaisseaux comparables à des bateaux de croisière. Les systèmes stellaires autorisées nous seront suggérés par le système de contrôle. Nous stationnerons en périphérie de l’étoile et enverront des essais de vaisseaux-fille explorer les exoplanètes. Nous mettrons en place les premières colonies cachées sur des planètes de civilisation moins avancée que la nôtre.
Nous y prélèveront momentanément des individus femelles que nous hybriderons avec notre espèce afin que nous puissions à notre tour exercer leur contrôle.

hamlet dit: 31 juillet 2019 à 18 h 13 min

« rouler les pousses » ? en fait c’est une déclinaison, à la place des « pouces » on peut aussi trouver « les mécaniques », ou « carrosse », ou « une pelle » et encore plein d’autres trucs.

le lien entre pouce, mécanique, pelle et carrosse ?

ça vient de l’histoire d’un type qui faisait du stop avec son pouce, un carrosse s’arrêta et le prit, il y eu un problème mécanique avec la roue et on lui refila une pelle pour la désembourbée.

ou un truc dans le genre, il faut lire le bouquin de l’académicien pour en savoir plus il doit savoir.

hamlet dit: 31 juillet 2019 à 18 h 07 min

Jazzi, ah bon ? pourtant le meilleur Godard du temps où il avait encore de l’humour.

tu sais Jazzi il y a encore tellement d’autres choses que j’aurais pu t’apprendre… quand j’y pense.

hamlet dit: 31 juillet 2019 à 18 h 01 min

« Les métaphores, il les chasse depuis longtemps non pour les mettre en fuite mais pour les attraper dans son filet à papillon »

belle métaphore ! j’ai connu un bon petit diable à la fleur de l’âge, il avait la jambe légère et l’œil polisson, et aussi la bouche pleine de joyeux ramages, allait à la chasse aux papillons.
Comme il atteignait l’orée du village filant sa quenouille, il vit Cendrillon, il lui dit « bonjour, que Dieu te ménage j’t’emmène à la chasse aux papillons ».
Cendrillon ravie de quitter sa cage met sa robe neuve et ses bottillons et bras d’ssus, bras d’ssous vers les frais bocages ils vont à la chasse aux papillons.
Il ne savait pas que sous les ombrages se cachait l’amour et son aiguillon, et qu’il transperçait les cœurs de leur âge.
Les cœurs des chasseurs de papillons quand il se fit tendre, elle lui dit « j’présage qu’c’est pas dans les plis de mon cotillon, ni dans l’échancrure de mon corsage qu’on va à la chasse aux papillons ».
Sur sa bouche en feu qui criait « sois sage! » il posa sa bouche en guise de bâillon, et c’fut l’plus charmant des remue-ménage qu’on ait vu d’mémoire de papillon.
Un volcan dans l’âme, ils r’vinrent au village en se promettant d’aller des millions des milliards de fois, et même davantage ensemble à la chasse aux papillons.
Mais tant qu’ils s’aimeront, tant que les nuages porteurs de chagrins, les épargneront il f’ra bon voler dans les frais bocages ils feront pas la chasse aux papillons… pas la chasse aux papillons!

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