de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Tombeau de l’écrivain inconnu

Sans pour autant verser dans le vain exercice de l’uchronie, on ne peut s’empêcher de se demander quel aurait été le destin littéraire de Charles Péguy, d’Alain-Fournier, de Louis Pergaud s’ils n’étaient tombés au champ d’honneur ? Et, pour rester dans l’époque, Raymond Radiguet, fauché si jeune par la fièvre typhoïde ? Peut-être n’avaient-ils rien d’autre dans le ventre que ce qu’ils avaient déjà donné. C’était déjà beaucoup dans le cas de leur aîné, Péguy ; mais les autres ? On ne le saura jamais.

Connaissiez-vous Jean de la Ville de Mirmont ? Moi non plus. Une identité qui ne s’oublie pas pourtant. C’est à peine si on l’a  croisé pour peu que l’on se soit intéressé à la jeunesse de Mauriac. Mais jamais lu, ce qui demeure la seule et unique façon de connaître un écrivain. C’est peu dire qu’il fut rare. Un inconnu parmi les rares. Tout à fait le genre de Jérôme Garcin qui n’aime rien tant que révéler les poètes oubliés réédités par des petits éditeurs nichés aux fins fonds de la province française. Avec celui-ci, il est à son affaire pour lui édifier un tombeau. Bleus horizons (212 pages, 16,90 euros, Gallimard) n’en est pas moins un roman, et de belle facture, quand bien même se présenterait-il comme « un roman historique des vies exemplaires et brisées » proche par l’esprit de ceux qu’il avait déjà consacrés au révolutionnaire Hérault de Seychelles et à l’écuyer Beudant.

Jean de la Ville de Mirmont avait 28  ans quand, sergent au 57ème régiment d’infanterie, engagé très volontaire après avoir été écarté en raison de déficiences physiques, il fut tué à l’ennemi le 28 novembre 1914 sur le front de Verneuil. C’était un garçon habité et fiévreux, à l’œuvre encore mince mais déjà intense et prometteuse : Les Dimanches de Jean Dézert, roman inspiré dans sa forme par la lecture de Paludes mais dont 20 exemplaires à peine trouvèrent preneurs sur les 300 édités à compte d’auteur, un recueil de poèmes L’Horizon chimérique et un destin. Il n’avait d’yeux que pour les pages de Baudelaire, Laforgue, Moréas, Jammes. Ce qui le rapprocha d’un garçon de son âge du nom de Louis Gémon, fils de professeurs de Lettres parisiens, le narrateur. Ils vivent ce début de guerre comme une circumnavigation souterraine. Jusqu’au jour où un obus Minenwerfer brise net la colonne de Mirmont, le métamorphosant dans l’instant en gisant debout, mort immobile dans l’orage d’acier et de boue. Peu après, une grenade a raison de l’acharnement de Gémon ; après avoir fermé les yeux au Chemin des Dames, il les rouvre au casino de Deauville transformé en hôpital où Isadora Duncan se fait infirmière.

Avant guerre, le narrateur était secrétaire des débats à l’Assemblée nationale ; après guerre, il vaque à son occupation de subalterne dans un office notarial où il n’ennuie mortellement, comme Huysmans et Maupassant lorsqu’il étaient fonctionnaires dans un ministère, en se consolant à l’idée qu’au moins, cela leur permettait d’écrire à côté. Sauf que Gémon, lui, ne sera jamais qu’un ancien combattant. Il n’est jamais sorti du Chemin des Dames et de la grande nuit de la guerre. Son existence est terne, quasi misérable ; sa compagne finit par le quitter ; il est vrai qu’il ne s’intéresse qu’à une chose, une seule : le souvenir, la vie, l’oeuvre de Jean de La Ville de Mirmont. Il lui sacrifie tout, absolument tout ; il se prend pour son légataire testamentaire ; sa propre œuvre à venir passe après celle de son ami ; il écrit certes, des textes, des notes mais qui rien ne soit paralysé par Bleus horizons édifié durant des jours et des années pour la plus grande gloire de son ami disparu.

Sans cesse sur les traces d’un fantôme, son chemin tient moins de l’enquête journalistique que de la quête spirituelle. Il part à la rencontre de la mère de son ami à Bordeaux, de son éditeur Bernard Grasset qui se tâte à peine pour lancer à grands renforts de publicité « l’œuvre romantique d’un jeune mort pour la France », de son camarade de jeunesse François Mauriac, du compositeur Gabriel Fauré qui posa ses notes sur ses vers (« Vaisseaux, nous vous aurons aimés… »)  ce qui nous vaut des portraits aigus ou chaleureux. Et c’est tout. Jamais les Actualités Gaumont ne parlèrent de Jean de la Ville de Mirmont. L’histoire s’arrête une première fois en 1942, une seconde fois dix ans après. Il eut été anachronique de préciser que Julien Clerc s’est emparé d’Horizon chimérique pour en faire une chanson dans l’album Si j’étais elle. Ou que les éditions Quai Voltaire ont réédité Les Dimanches de Jean Dézert en 1994, et les « Cahiers rouges » de Grasset sa poésie en 2008. Rien de tel dans ce livre à l’émotion juste assez maîtrisée, mais pas trop. On ne chipotera le styliste soucieux en Garcin que sur deux points minuscules : dès la première page, l’expression « compatir avec » qu’on avale mal, puisque le verbe seul signifie déjà « souffrir avec » (de cum-patior) ; et puis ce « devoir de mémoire », expression qui résonne tellement des préoccupations contemporaines et moins de celles des années trente. Vétilles qu’on ne remarque que parce qu’elles sont enveloppées par une splendide prose si classiquement française dans sa précision et son tremblé.

Il y a quelque chose de profondément émouvant dans cette quête touchée par une grâce sombre. Surtout pour qui a lu certains des autres livres de Jérôme Garcin, La Chute de cheval, Cavalier seul, Olivier sans oublier les hommages à Jean Prévost et Jacques Chessex. Qu’il soit une main à plume ou non, tout grand lecteur se crée sa famille de papier. Il arrive qu’il se cherche des aînés de substitution, des pères tutélaires, des compagnons de route. Ici, un frère disparu en la personne d’un frère d’armes. Une vie n’y suffirait pas. Alors d’autres vies que la sienne. « De nous deux, ce n’est pas lui qui aurait dû mourir si jeune (…) Il a été mon jumeau de guerre, mon double idéal, et je ne suis jamais parvenu à en faire le deuil ». Des phrases trouvées ici qu’on aurait pu ire ailleurs, avant, sous la même plume.

Jusqu’à présent, Jean de la Ville de Mirmont n’avait connu que la dérisoire consécration d’une fiche Wikipédia. Les éventuels pèlerins pouvaient se recueillir en passant par Bordeaux devant sa tombe, au cimetière protestant de la rue Judaïque. Il jouit désormais dans son repos éternel d’un tombeau digne de lui. Les deux amis voulaient être des Rimbaud ou rien. Ce sera rien. De ce rien, Jérôme Garcin a fait un tout qui restera comme leur œuvre commune, à tous les deux.

(« Les fantômes du Chemin des Dames » Photo de Gérard Rondeau ; « Jean de la Ville de Mirmont » photo D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

740 Réponses pour Tombeau de l’écrivain inconnu

Segal dit: 13 janvier 2015 à 22 h 03 min

Esther segal dit: je vous rassure, ma mort n’est pas encore annoncée (suite à une conversation du 12 février 2013 dont je viens de prendre connaissance!!!
La photographie continue donc!
Bien à vous

Esther ségal

Bloom dit: 15 février 2013 à 5 h 07 min

On ressort de six heures de cours, certains jours, avec le cerveau en bouilli.

Tout l’art du prof ayant consisté à transformer la bouillie des élèves en cerveau. Célèbre théorie des vastes communicants.

NB:
bouilli, sans ‘e’ = viande bouillie, le bouilli de boeuf du père Ravoux.
bouillie, with an ‘e’, pour BB et édentés.

renato dit: 15 février 2013 à 1 h 47 min

La question du jeu présente un intérêt car aucune règle n’est donnée : l’anonymat n’est pas demandé, au contraire il nous est demandé un nom, et c’est écrit en claires lettre « Nom * ». Il n’y a donc aucune « règle du jeu », et déjà seulement dire qu’il y en a une a respecter ou à refuser c’est un abus ; une tentative d’en établir une, ou de donner sa vision du jeu comme bonne. Faire de la musculation ? Laissez-moi rire.

W dit: 14 février 2013 à 23 h 51 min

AH vous êtes une feuille,une feuille d’arbre translucide ,je comprends tout maintenant ,vous auriez pu le préciser bien avant!Mais cette histoire de numéro renvoie à un télé film diffusé il y a quelques années,il était question de corps génétiquement modifiés et entrainés,avec une évasion car l’individu était dans cette société dépossédé de son individualité .

W dit: 14 février 2013 à 23 h 42 min

mnop pour monopole ou monoprix?depuis votre apparition je tente de comprendre la signification de vos lettres auxquelles il me semble qu’il manque une voyelle à moins que ce pseudo soit justement là pour poser une énigme qui le demeurera ,c’est au minimum énervant et imprononçable bien qu’à lire il ne faille que silence et concentration!

W dit: 14 février 2013 à 23 h 36 min

L’astéroïde qui frôlera la terre passera à 1/10eme de la distance terre/lune et sera observable au large de Sumatra ,dans cette région sous forme d’un point lumineux ,loin de nous .

renato dit: 14 février 2013 à 23 h 34 min

Donc, pour tirer une leçon de ces pénibles échanges avec divers anonymes, on laisse sans réponse les insultes relatives à la race et à l’identité sexuelle. C’est bien, très civilisé. Tous mes compliments.

mnop dit: 14 février 2013 à 23 h 31 min

très cher P.Assouline,
il m’est impossible de même essayer de contribuer à votre blog . vos commentateurs ne sont pas seulement des gens savants . certains se recommandent comme des experts en sciences humaines et de l’éducation et assurent même qu’ils amèneront des commentateurs -lecteurs passionnés .
je regrette d’avoir parfois troublé la joyeuse entente qui a parfois régné dans la tribu à laquelle vous essayez de donner un peu de consistance : est-ce compatible avec de belles amitiés et ne leur faut-il pas pour tenir plus de distance? ou plus de livres à retrouver dans les lieux les plus improblables ?
Vous me pardonnerez de chercher un autre horizon , qui ne sera peut-être pas moins chimérique que ceux que vous proposez , vous qui accepez de revonnaître d’être un homme de quête et d’enquête !
a ma naissance, on inscrivit un numéro qui ne se voyait que plus blanc à travers la peau, mais se masquait parfois d’une forme de feuille, de feuille d’arbre qui prenait des couleurs … . la feuille localisé a disparu, ou plutôt on croirait à son extension à la totalité de ma personne , sauf les couleurs ..j’ai oublié le numéro de naissance que j’avais écrit un jour sur un cahier , puis je l’ai déchiré …
je ne pense pas que je puisse vous oublier, sauf naufrage mental : qui ne semble dans ma constituion.
l’ordinateur annonce un nouveau billet qui me fait trembler comme une feuille : dans doute ce que vous reviez de pouvoir faire !ce n’est pas pour cette vie !

W dit: 14 février 2013 à 23 h 24 min

est-ce toujours la RdL ou a-t-on opté momentanément pour lâcher une colonnie de scorpions en raison de l’indisponibilités des esprits bons et personnes quoiqu’épisodiquement grossières drôles toutefois qui ponctuent la dérive du débat en cours,à noter l’acrimonie de quelques interventions et l’absence de plaisir à naviguer sur les lignes ,dommage qu’aucun signal sonore ne puisse nous avertir d’un éventuel changement de cap,alors bonsoir et excellente soirée à vous.

Gymnasium dit: 14 février 2013 à 23 h 23 min

Ton problème renato (comme celui de vontraube ou Chachal) ne jamais savoir s’arrêter. Toujours vouloir jouer les petits chefs de bac à sable, mais sans faire d’abdos.
Un manque de rigueur

renato dit: 14 février 2013 à 23 h 12 min

Ils ont peur de s’exposer les pouêt-pouêts, alors ils glissent partout en laissant derrière eux une traînée de bave.

renato dit: 14 février 2013 à 23 h 07 min

Vous ne constatez rien pouêt-pouêt car vous ne savez rien et tout ce qu’on peut dire c’est qu’on tremble à l’idée d’une dictature avec des gens comme vu dans les rues.

Puis, vous ne collectionnez pas ? Vous vivez ? Vous créez ? Tant mieux pour vous. Je vois mal ce que vous pouvez créer car le niveaux est ce qu’il est, mais tant mieux pour vous.

Tout se constate dit: 14 février 2013 à 23 h 01 min

« Mais bon, ce qui est vrai c’est que tout ça advient sous pseudo… »
Maestri

C’est là où tu déc.nnes renato, où tu refuses la règle du jeu, où tu fais ton âge.
Petit traube sur toile, tu survis, tu collectionnes, tu ne crées pas.
Dommage.

renato dit: 14 février 2013 à 22 h 49 min

Et puis pouêt-pouêt, si ce n’est pas intéressant pourquoi le lire ?

Et d’ailleurs, vous sortez de l’argent ? C’est-à-dire, est-ce qu’on est obligé de vous intéresser ?

renato dit: 14 février 2013 à 22 h 46 min

Ah ! mais j’aime beaucoup le passage où il invoque premier amendement, il veut faire l’Américain, c’est beau et j’y peut rien si c’est comique. C’est un peu comme le pouêt-pouêt qui cause de porteurs de lunettes. On dirait des gens qui ont un préjugé sur tout : où tu habites, d’ou tu es, si tu porte des lunettes, le couleur de la peau, l’identité sexuelle… les parfaits archaïques quoi ! et là où c’est encore plus exhilarant, c’est où il se prennent pour des gens cultivés. Mais bon, ce qui est vrai c’est que tout ça advient sous pseudo…

Rien ne s'explique dit: 14 février 2013 à 22 h 15 min

renato dit: 14 février 2013 à 21 h 45 min
Là où je trouve la RdL exhilarante c’est quand un type

Toujours à la ramasse l’artiste.
Des heures de retard et aucun intérêt.
Mais on l’aime quand même notre porteur de lunettes.
La vie n’est pas toujours aussi gaie, renato nous restera comme un bonheur de puérilité.
Mais si renato, c’est quasiment un compliment.

Expressions d'antan dit: 14 février 2013 à 22 h 09 min

> Mais nous aurons mis le temps.

C’est pas pour me vanter, mais j’ai mis pas mal de choses sauf encore le temps. J’aimerais savoir comment on s’y prend et ce qu’il en ressort.

Sur ce, bonsoir car je suis à Ibiza et on s’ couche avec les poules.

Pabelle dit: 14 février 2013 à 22 h 08 min

Rassurez vous D’ : j’ai neutralisé cette garce de Sibelle…envoyée se coucher toute seule sans dessert et baillonnée dans le noir, bien fait!…D peut revenir, sa vertu n’a plus rien à craindre.

D' dit: 14 février 2013 à 22 h 03 min

« on dirait une 2CV qui éternue!… »

C’est bien possible, mais votre comparaison n’est-elle pas un peu datée?
Autant que je me souvienne, il n’était pas possible de s’allonger sur la banquette arrière d’une Deuch, en raison d’une sorte de barre métallique qui la coupait en son milieu.

Un peu comme ces dispositifs inhumains inventés par les transports publics pour empêcher les clodos se s’allonger et rêver un peu, loin de cette chienne de vie.
Des ingénieurs, des désigners travaillent sur plans et discutent innocemment de ces tortures urbaines.

Nos pères, ces héros, connaissaient l’usage de la sieste à tout heure et du litron, sous le regard d’autrui.
Aujourd’hui, le vivre ensemble se dit; dégage!

Ménagez notre D, je vous en prie.

Sibelle dit: 14 février 2013 à 22 h 00 min

à D’ : mais oui, Chouchou finalement lui va bien, et il en sera très fier : élastique, sucré, huilé, c’est tout lui!

Sibelle dit: 14 février 2013 à 21 h 58 min

Bon alors, D : pas encore fini de dîner? (ces vieux, ça ne pense qu’à bouffer!)…c’est que j’attends votre brillant et éclairant enseignement à/p du 666 …z’avez pas oublié, j’espère!

Jean-Crétin Porcrol dit: 14 février 2013 à 21 h 57 min

« …il lâche des conneries racistes, puis l’air de rien il fait celui qui fait le comique et demande à Untel : « Vous ne vous sentez pas mal à l’aise parmi ces innocents blablateurs manquant d’humour !? »
Mais oui, c’est moi tout crashé !

D' dit: 14 février 2013 à 21 h 56 min

Je respecte votre liberté, Sibelle.

Mais Chouchou est aussi le nom d’une sorte d’élastique que les femmes utilisent pour retenir leur cheveux, ou celui d’une friandise méridionale, un peu huilée et sucrée.

Peut-être faudrait-il demander l’avis de D.
C’est un être sensible, et tout de réaction.

Sibelle dit: 14 février 2013 à 21 h 55 min

@D’ : neuf neuf neuf, on dirait une 2CV qui éternue!…votre érotisme me semble bien poussif, sauf votre respect!

Sibelle dit: 14 février 2013 à 21 h 50 min

« L’appeller « Chouchou » ne me paraît pas une bonne idée. »
Peut-être, D’, mais « Frère Chouchou » ou pire, « Père Chouchou », même à genou et crucifiée, ça l’fait pas!
Et pis, j’l’appelle comme je veux, cela ne vous regarde pas!

D' dit: 14 février 2013 à 21 h 47 min

« D : vous savez qu’à votre âge la viande n’est pas conseillée le soir…les brocolis, ça va, mais le cheval, pas bon du tout! »

Là je vous retrouve, Sibelle.

Enfin une attention à l’autre.
C’est là qu’est le salut, et non dans la numérologie érotique.
666 est aussi idiot que 999 que je connais davantage.

D' dit: 14 février 2013 à 21 h 45 min

D n’est pas encore là, Sibelle, il achève son steack de cheval, car il a lu les Mythologies de Barthes, mais les a comprises au premier degré.
C’est très fréquent dans les familles catholiques.

Pourriez-vous en profiter pour faire le point de votre côté?
L’appeller « Chouchou » ne me paraît pas une bonne idée.

renato dit: 14 février 2013 à 21 h 45 min

Là où je trouve la RdL exhilarante c’est quand un type — un scientifique, semble-t-il — arrive et en invoquant le premier amendement il lâche des conneries racistes, puis l’air de rien il fait celui qui fait le comique et demande à Untel : « Vous ne vous sentez pas mal à l’aise parmi ces innocents blablateurs manquant d’humour !? ».

Sibelle dit: 14 février 2013 à 21 h 44 min

D : vous savez qu’à votre âge la viande n’est pas conseillée le soir…les brocolis, ça va, mais le cheval, pas bon du tout!

D' dit: 14 février 2013 à 21 h 43 min

« Y’a suffisamment de dépressifs »

Ce ne sont pas des dépressifs mais des poètes et des métaphysiciens.
Sans leur présence, nous serions dans la dépression.

D' dit: 14 février 2013 à 21 h 39 min

« y’en a qui vont avoir chaud aux arpions! »

C’est bien possible.
Mais en Espagne.
Avec de bonnes lectures.
Et au titre d’un repos mérité.

La famille belle dit: 14 février 2013 à 21 h 37 min

Famille, je vous hais : ne désespérez pas cette douce et gentille Virginia L, s’il vous plaît!…Y’a suffisamment de dépressifs sur ce blog, pas la peine d’en rajouter

mnop dit: 14 février 2013 à 21 h 37 min

il me semblait que « de papier » était assez péjoratif sous la plume de ceux qui écrivent dans un rapport singulier aux guerres, à leurs horreurs et à la torture .
Le premier auteur sous la plume duquel je l’avais remarqué est Vidal Naquet .

D' dit: 14 février 2013 à 21 h 37 min

Sibelle, je respecte vos pulsions, mais vous demande de réfléchir aux mauvaises influences que vous pourriez exercer sur D, car nous ne l’avons jamais vu aussi dissipé.

Il y a encore quelques jours, c’est lui qui nous aurait rappelé que Sa Sainteté, lorsqu’il dort, ne connaît jamais que le 6.

Ces idées de 66 ou de 666 sont parfaitement déplacées.

Merci de penser à son âme.

mnop dit: 14 février 2013 à 21 h 31 min

puisque vous faites dans les chiffres, quelqu’un peut-il me dire s’il y a ou non un problème ave G mail qui semble inaccessible aujourd’hui ?

Sibelle dit: 14 février 2013 à 21 h 23 min

M’enfin D’ : le 666 n’est pas un amendement parlementaire!!! Vous êtes réellement aussi mal déniaisé ou vous faîtes semblant Darling?

D' dit: 14 février 2013 à 21 h 18 min

D me déçoit.
Il n’est nullement nécessaire de se transformer en cheval pour témoigner de la tendresse à son prochain.

Les attentes de W et Sibelle sont probablement plus humaines.

Les hyperboles sont déplacées quand on constate que le veilleur a déserté son créneau cosmique, et qu’on ne sait toujours pas si a va recevoir ce frigidaire sur la tronche.

D a beaucoup de qualité, mais son agenda ne reflète pas assez son sens des priorités.

D' dit: 14 février 2013 à 21 h 11 min

« Oh oui D., faites moi le 666 !!! »

Ces triades, ces trios, ces troïkas…
Après les manif’, les amendements parlementaires…

Je me demande si ça ne va pas un peu trop dans le sens du poil.

D dit: 14 février 2013 à 21 h 03 min

Sibelle dit: 14 février 2013 à 21 h 01 min

Oh oui D., faites moi le 666 !!!
______________
D’accord, mais tout à l’heure. J’ai besoin de prendre des forces. Je ne suis pas QUE spirituel. J’ai aussi un corps à entretenir, comme vous, dont le prénom me ravit de plus en plus.

mnop dit: 14 février 2013 à 20 h 59 min

je ne veux riensavoir de vos historie de dezerty
et si P.Assouline m’avait demandé publiquement mon nom dans une librairie , je l’aurai houspillé . Sans doute a-t-il eu l’insight que cet homme brûlait du désir de le dire : mais quand même !

D dit: 14 février 2013 à 20 h 57 min

Sibelle dit: 14 février 2013 à 20 h 56 min

@ D : 666, le nombre du Diable.
_________________
On voit bien que vous n’y connaissez rien, sibelle. Je ferai un petit enseignement sur le 666 tout à l’heure.
Pour l’instant, je vais manger. Brocoli et steak haché de cheval de trait des carpates.

D dit: 14 février 2013 à 20 h 56 min

C’est en raison de nos finesses respectives. Nous nous comprenons et nous aimons maintenant. Mais nous aurons mis le temps.

mnop dit: 14 février 2013 à 20 h 55 min

on remarquera que j’ai précisé le fait des naissances de jumeaux et la psychalyste qui fut infirmière et du jeune psychanalyste assisatant parce que j’ai(entre autres ) lu le livre

mnop dit: 14 février 2013 à 20 h 50 min

sorry pour les coquilles à la valentine !
le patronyme de la psychanalyste est Crémieux ,
le livre:
La traine-sauvage
Cremieux /Sullivan

mnop dit: 14 février 2013 à 20 h 45 min

en réalité, ce qui est le plus « dur », plus dur que le coup de la neige froide du frigo éducatif de mauvaise langeu avec ce billet , c’est la proposition de P.Assouline d’envoyer des commentaires, lui qui ose , lorsuq’il est invité dans une librairie de amnder à un homme qui a pris la parole de dire son nom: ce que j’ai vu pratiquer à la maison des écrivains (il y a des gens sui le disent , il est vrai sua sponte )
je précise à un homme parce que certaines presonnes n’ont pas toujours conscience qu’une femme peut porter le nom de son époux , ou de son père et que les interlocuteurs sont comme …aimantés par le patronyme dans leur réponse .
ce que je souligne dans une hostoire de geurre puisque les femmes s’impliquent aussi dans les guerres , et pas seulement comme « infirmières » .
quant à ce qui noue les liens, je rappelle qu’une psychanalyste, déportée, et par la suite mère de jumeaux prit comme assistant un homme un homme jeune père de jumeaux : ce qui est dans le récit qu’elle a fait « en dialogue » avec lui- voir fil précédent-

Trobelle dit: 14 février 2013 à 20 h 37 min

Hum!…p’tite forme aujourd’hui les bloggi-blogga!…c’est mou, ça rame, ça besogne…fatigués?…besoin d’air?…Passou a oublié de vous payer votre prime de productivité?…C’est la niaiserie marketo-valentine qui vous déprime?…il serait temps de passer à un nouveau billet pour vous ressusciter?…dites-moi tout, je suis là…

W dit: 14 février 2013 à 20 h 34 min

en bout de ficelle j’en suis à Marie Lou par SG ,c’est un peu loin de l’objectif je recherche le texte…

Marilou repose sous la neige
Et je me dis et je me redis
De tous ces dessins d’enfant que n’ai-je
Pu préserver la fraîcheur de l’inédit

de ma Lou en bandes dessinées je
Parcourais les bulles arrondies
Lorsque je me vis exclu de ses jeux
Erotiques j’en fis une maladie

Marilou se sentait prise au piège
Tout droits d’reproduction interdits
Moi naïf j’pensais que me protégeaient
Les droits du copyright opera mundi

Oh ma Lou il fallait que j’abrège
Ton existence c’est ainsi
Que Marilou s’endort sous la neige
Carbonique de l’extincteur d’incendie.

Sergio dit: 14 février 2013 à 20 h 00 min

Boh le cuir bouilli les pointus ils les avaient plus, au Chemin des dames, c’était en dix-sept… Parce que, forcément, des pointus il y en avait, sinon on voit pas l’intérêt…

mnop dit: 14 février 2013 à 19 h 29 min

@@ mauvaise langue
comme vous voyez le standard des lumières de la RdL vous adoe mais vous vous foutez un peu trop du monde , vous aussi à votre faço
qrtéléologique .
on finira par ne plus vous répondre du tout . Du moins moi : d’ailleurs, je ne lirai plus rien sur la RDl si P.Assouline n’en précise pas son projet .

boeuf placide de la rdl dit: 14 février 2013 à 19 h 15 min

« J’ai besoin, qu’il dit, de ruminer longtemps pour agir. Il m’arrive de rester des heures et des heures à ressacer la même chose jusqu’à en devenir comme soul. »

Pour une fois que l’un d’eux pense un peu à nous.
Les autres, c’est des excités.

Sergio dit: 14 février 2013 à 18 h 55 min

D dit: 14 février 2013 à 18 h 26 min
Les hémorroïdes

Ha ça c’est pour les cuirassiers, comme par exemple Ferdine… Ou alors les pilotes, si on tombe pas trop tôt évidemment…

qrst dit: 14 février 2013 à 18 h 41 min

@ mauvaise langue
on bparlve de neige vfriode à partir du’ne tmepératature de -10 degrés .
mais cesesez d eme poser des questionsà coquille : j’en ai plus que marre

neige froide dit: 14 février 2013 à 18 h 36 min

La forme des cristaux varie en fonction de la température, mais aussi du degré d’humidité :
de 0 à -4 °C : minces plaquettes hexagonales ;
de -4 à -6 °C : aiguilles ;
de -6 à -10 °C : colonnes creuses ;
de -10 à -12 °C : cristaux à six pointes longues ;
de -12 à -16 °C : dendrites filiformes.
Nota : les œufs en neige peuvent être servis à une température de 16 à 17 °C.

Tout s'explique dit: 14 février 2013 à 18 h 33 min

« On ressort de six heures de cours, certains jours, avec le cerveau en bouilli. »
Mimi

Après il vient commenter ici

mnop dit: 14 février 2013 à 18 h 30 min

@La mauvaise langue
il semblen en regardabr bien sur la toile , que bcla désigne un état particulier de ce que nous appelons neige ! (voyez aussi les images de neige froide et pour en avoir le coeur net, posez la question à un institut genre institut de glaciologie

D dit: 14 février 2013 à 18 h 25 min

W, j’ai bien réfléchi. L’animosité que j’ai manifestée envers vous ces derniers temps était un masque. La vérité, c’est que je suis amoureux de vous.

W dit: 14 février 2013 à 18 h 14 min

D je n’ai pas pris le temps de chercher votre billet doux il est 18h13 dans 3heures c’est fichu pour aujourd’hui?

W dit: 14 février 2013 à 18 h 09 min

@Harald 12h55_Avant la révolution française les registres n’étaient pas très surs excepté pour la noblesse je crois que les noms de famille pour le peuple se sont inscrits de façon plus définitive après,peut-être des blogueurs pourraient-ils renseigner ce point de l’histoire de l’état civil .

Esthète en l'air dit: 14 février 2013 à 18 h 04 min

> couler un bronze – antique ou pas

D’après moi, la question qui tombe sous le sens à cet endroit de la discussion, c’est en toc ou pas.

La mauvaise langue dit: 14 février 2013 à 18 h 00 min

Quelqu’un sait-il ce que veut dire au juste l’expression « neige froide » ? Est-ce une simple redondance ou un type de neige particulier ?

pour une remontée au billet dit: 14 février 2013 à 17 h 55 min

14 février 2013 à 17 h 39 min
P.Assouline, lui, est moins libre avec son blog qu’aucun des commentateurs .
vous pouvez remonter à Adam et j’aime à oublier qui , d’ailleurs , un coup l’un,un coup l’autre , un coup le serpent, un coup la pomme … et Newton dans tout ça ? c’est peut-être grave, il faut que je me renseigne : isadora doit savoir ça

pour une remontée au billet dit: 14 février 2013 à 17 h 54 min

14 février 2013 à 17 h 39 min
P.Assouline, lui, est moins libre avec son blog qu’aucun des commentateurs.
vous pouvez remonter à Adam et j’aime à oublier qui , d’ailleurs ,un coup l’un, un coup l’autre , un coup le serpent, un coup la pomme … et Newton dans tout ça ? C’est peut-être grave, il faut que je me renseigne : isadora doit savoir ça

La mauvaise langue dit: 14 février 2013 à 17 h 54 min

On ne décide pas, c’est la nature qui le fait pour nous. Certaines personnes n’ont besoin que de dormir 3 heures par nuit, et ressortent de là fraiches comme un gardon. Moi ce n’a jamais été le cas. J’ai besoin d’un minimum de 10 heures de sommeil pour me sentir bien. C’est comme ça, j’en ai pris mon parti. Les âmes de poète son sans doute des âmes dormantes… Si je me laisse aller en vacances je suis capable d’inverser complètement le jour et la nuit, avec un sentiment de culpabilité énorme parce qu’alors je ne vis plus. Mais dans ce cas, je suis capable de lire d’affilé et concentré pendant quatre ou cinq heures ce que je suis totalement incapable de faire le jour. Je suis un contemplatif, pas un actif. J’ai besoin de ruminer longtemps pour agir. Il m’arrive de rester des heures et des heures à ressacer la même chose jusqu’à en devenir comme soul. J’ai guère besoin de vin ou de drogue, mon cerveau y suffit. Je sais ce que veut dire Pascal avec sa chambre où on ne peut rester. Mon problème c’est que je m’y complet dans la fameuse chambre. Mais quand je ne serai plus prof ça ira mieux, le boulot de prof est devenu abrutissant. On ressort de six heures de cours, certains jours, avec le cerveau en bouilli.

pour une remontée au billet dit: 14 février 2013 à 17 h 52 min

14 février 2013 à 17 h 39 min
P.Assouline, lui, est moins libre avec son blog qu’aucun des commentateurs .
vous pouvez remonter à Adam et j’aime à oublier qui , d’ailleurs , un coup l’un, un coup l’autre , un coup le serpent, un coup la pomme … et Newton dans tout ça ? c’est peut-être grave, il faut que je me renseigne : isadora doit savoir ça

pour une remontée au billet dit: 14 février 2013 à 17 h 52 min

14 février 2013 à 17 h 39 min
P.Assouline, lui, est moins libre avec son blog qu’aucun des commentateurs .
vous pouvez remonter à Adam et j’aime à oublier qui , d’ailleurs , un coup l’un, un coup l’autre , un coup le serpent, un coup la pomme … et Newton dans tout ça ? c’est peut-être grave, il faut que je me renseigne : isadora doit savoir ça

Albert dit: 14 février 2013 à 17 h 46 min

de la taille d’un immeuble ? Si c’est un quatre étages comme à l’entrée de Vierzon, ça passe, si c’est l’Empire State, je me planque dans la cave de Traube.

bouguereau dit: 14 février 2013 à 17 h 40 min

De la taille d’un immeuble

..sur les illustration il fait gros comme le groenland et en tout petit en bas c’est écrit..proportion non respectées..j’ai pensé a jicé et sa peninsule

pour une remontée au billet dit: 14 février 2013 à 17 h 39 min

Mon problème avec P.Assouline ne’st pas un rapport de maître àesclave, ou d’infirmière à malade.Allez revoir vos cours de spic -analyse dans vos bacsà sable à gratin de nouilles . J ‘en ai marre de ce blog. Adieu

ueda dit: 14 février 2013 à 17 h 37 min

« Demain, un astéroïde géant va «frôler» la terre
De la taille d’un immeuble, il passera au-dessus de nos têtes à 20 h 24. »

Je constate que D. ne nous a rien dit, alors qu’il est aux avant-postes.
Je ne sais comment interpréter ce manquement.
Je ne veux pas croire qu’il ait envisagé une solution élitiste, abandonnant lâchement ses camarades de blog.

pour une remontée au billet dit: 14 février 2013 à 17 h 34 min

ah! vivement unebonne geurre , comme on dit . Eet les tripotages touche- pipi à la barozizi uedatisé prendrontt une autre dimension tragique que vos dramaturgie pour tuos à la papa choucroute!

pour une remontée au billet dit: 14 février 2013 à 17 h 28 min

vrai que j’ai connu plusieurs infirmières , dont certaines juste les temps de guerre et que nul n’en a évoqué , pas même isadora Duncan du billet .
à ce point de crétinerie identitaire des commentateurs qui sont plus , on n’a pas l’impression qu’ils on ente ndu beuacoup de souvenirs de gens qui seont battus soit dans une guerre, soit sur scène -quand tous les intellos se dident des gladiateurs !- ou une autre ou ont soulagé des blessés.
plutôt des gens assis à roupiller près du A gla gladiateur, ce blog !
Mauvaise Langue va venir vous étriller vos extases et vos orgasmes , que vous allez gémir misère de misère , les jobards à la française des jeux …de mots de camb rousse
.

dramaturgie pour tous dit: 14 février 2013 à 17 h 28 min

À l’acte 4, les infirmières s’aperçoivent qu’elles sont sœurs et que le gynéco est leur père.
Ça devient Hugo.

ueda dit: 14 février 2013 à 17 h 08 min

Ouais…

On est sûr qu’à l’acte 2, c’est le gynéco qui entre en scère.
Là c’est Feydeau.

A l’acte 3, les femmes de la salle d’attente, unies aux infirmières, viennent en manif’ sauver l’outil de travail.
Ça devient Brecht.

ueda dit: 14 février 2013 à 16 h 41 min

Arthur Za: Avec toi, je veux des Illuminations, avec toi.

Louis-Ferdinand Bê: reviens sur terre, petit. Mon cul n’est fait que pour un seul voyage: au bout de nuit.

pour une remontée au billet dit: 14 février 2013 à 16 h 41 min

pour Barozzi qui ne comprend pas pourquoi il fait avorter des pies
« Dr John Fennell and Dr Roland Baddeley of Bristol’s School of Experimental Psychology followed a hunch that the common quantity, often referred to simply as reward, was a representation of what could be gained, together with how risky and uncertain it is. They proposed that these dimensions would be a unique feature of all objects and be part of what those things mean to us.

pour une remontée au billet dit: 14 février 2013 à 16 h 29 min

vous êtes tellement chiant , Barozzi, que je comprends pourquoi vous n’avez pas encore annoncé vos bans de mariage avec votre très cher parfumeur

pour une remontée au billet dit: 14 février 2013 à 16 h 22 min

Mmoui… ça ne me paraît pas aussi simple. Je ne suis pas sûr que dans ce domaine il ait des recettes bien nettes à nous proposer.
mais des recettes pour quoi ?

pour une remontée au billet dit: 14 février 2013 à 16 h 19 min

j’ai lu avec plisir comme d’habitude l’article du monde d’alchimie du collège ,et là c’était Que faire de l’élève que l’on a été ? Repuerescere in pace
souvent en filant le long des commentaires, je me pose des questions sur le blog, son projet , cetes de faire lire des adultes lecteurs mais pas seulement . et c’est là que ça se complique et que ça se gate , justement dans les interprétations du projet du blog .
Comme P.Assouline intervient assez peu, « proportionnellement » , ce dont on peut penser que c’est selon lui , en fonction de son projet, la meilleure stratégie ,j’en ai pris acte pour essayer de mieux saisir ce projet -supposé par moi- mais c’est quand même un mot , celui de projet qui lui appartient et que l’on sent présent derrière le récit de ce billet .L’amitié peut elle -même être un projet , qui se concrétisera ou non, sous la forme d’écriture.
j’ai évoqué l’amitié d’hommes à la guerre de 14 , dont l’un fut au chemin des dames. C’est le dernier survivant , qui avait été sauvé par l’autre, qui, poussé par ses enfants, écrivit un peit « livret » , encore qu’il n’ait pas été écriveur, dans lequel il fit la part belle à l’amitié. c’est encore là que j’ai rééprouvé combien elle était profonde et sincère ,peut-être plus que la vie ne m’avait donné l’occasion de le comprendre, surtout qu’ils ne parlaient jamis de la guerre, ils étaient mariés, et il y a même le détail touchant que le survivant écriveur(peu de temps) des deux avait demandé à son ami si oui ou non, il courtisait la femme que lui, l’écriveur, allait finalement épouser. l’autre avait été le sauveur, et le professeur de désir de vivre et de survivre à l’horreur du chemin des dames, et même à leurs histoires de femmes .

John Brown dit: 14 février 2013 à 16 h 10 min

« Roth, ce professeur de désir ! »

Mmoui… ça ne me paraît pas aussi simple. Je ne suis pas sûr que dans ce domaine il ait des recettes bien nettes à nous proposer.

pour une remontée au billet dit: 14 février 2013 à 15 h 50 min

Baste ! quelle hypocrisie.
ce n’est peut-être pas le mot hypocrisie qui convient le mieux dans ce cas . Vous simplifiez
peut-être un peu trop selon votre tendance !
je vais aussi simplifier selon la mienne: je ne supporte plus le simplisme des supposés commentaires ni des uns ni des autres (simplisme que je dirai tyrannique en écho aux motifs d’esclavage et de folie amenés par Roth, ce professeur de désir !
et là est la pomme de discorde entre ce blog, P.Assouline , et « moi »

John Brown dit: 14 février 2013 à 15 h 48 min

« De nous deux, ce n’est pas lui qui aurait dû mourir si jeune »

… dit-il en se resservant une louchée de boeuf en daube accompagnée d’un petit Brouilly que je ne vous dis que ça.

John Brown dit: 14 février 2013 à 15 h 45 min

« les éditions Quai Voltaire ont réédité Les Dimanches de Jean Dézert en 1994, et les « Cahiers rouges » de Grasset sa poésie en 2008. »

Pas si mal pour un écrivain oublié.

John Brown dit: 14 février 2013 à 15 h 35 min

 » Moi aussi, je voulais être un saint. » (Philip Roth)

C’est le genre d’ambition à laquelle on renonce à la trentaine. Heureusement. Autrement, il n’y a plus qu’à tirer l’échelle.

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