de Pierre Assouline

en savoir plus

La République Des Livres par Pierre Assouline
Un éclat de prose poétique pour la fiancée de l’Emir

Un éclat de prose poétique pour la fiancée de l’Emir

L’expression “prose poétique” est devenue une telle tarte à la crème que, s’agissant des productions contemporaines, ce qu’on n’ose appeler les nouveautés, elle recouvre tout et n’importe quoi. Sans en appeler à Xavier Forneret ou Maurice de Guérin, ni au Baudelaire du Spleen de Paris, ni à même à la cinquième promenade rousseauiste du rêveur solitaire au bord du lac, elle est devenue si pratique pour anoblir l’ordinaire qu’on en viendrait à se demander si elle ne va pas bientôt être consacrée par quelque instance (para)universitaire au titre de genre littéraire à part entière. Nul n’est à l’abri. En attendant ce jour de gloire, on se délectera du dernier livre de Vénus Khoury-Ghata La Fiancée était à dos d’âne (160 pages, 16,50 euros, Mercure de France)

C’est l’histoire d’une fiancée juive, Yudah, fille du rabbin Haïm, vendue par son père à l’Emir Abdelkader ; car dans certaine tradition, en guise de dot, c’est l’époux qui paie le père de la mariée. Chacun y trouve son compte : l’Emir qui cherche une quatrième épouse, le rabbin qui entend faire bénéficier ainsi de la plus sûre des protections sa petite communauté régulièrement persécutée et massacrée à Mascara. Sortie de son village du désert à dos d’âne pour le rejoindre, la jeune vierge croit qu’elle va épouser l’homme le plus important du pays ; mais c’est un proscrit condamné au nomadisme politique qu’elle découvre. Façon de parler : elle n’a pas même l’occasion de lui parler. Le rêve d’un grand destin s’effondre. Car ce remarquable guerrier à la tête de la résistance contre le corps expéditionnaire français qui entend coloniser l’Algérie, n’est autre que le mythique Abd el-Kader ben Muhieddine (Mascara 1808- Damas 1883) .

Quinze ans qu’il lutte contre colonialisme français. Jusqu’à la reddition et l’exil. Les Français, qui le tiennent pour un homme d’honneur par sa manière de concevoir la bataille, l’estiment et le respectent. Les Européens l’appellent même « l’ami des Français », et les Français, le général Bugeaud comme le duc d’Aumale, « notre meilleur ennemi ». Il est assigné à résidence au château de Pau, tandis que ses milliers de partisans sont envoyés à Sainte-Margerite, l’une des îles de Lérins, qui sent la mort. La promise suit le pérégrin, ne parvient toujours pas à le voir, mais elle est emportée par sa smala, véritable capitale mobile faite de tentes, de guerriers et de familles ; elle va de lieu en lieu, ballotée par des évènements qui la dépassent tant leur portée lui échappe. Yudah se retrouve métamorphosée en Judith par le soin des carmélites d’un monastère qui la recueillent. Mais si les musulmans la rejetaient, les religieuses la soupçonnent des pires turpitudes. Il n’y a guère qu’une troupe de comédiens itinérants pour la prendre pour ce qu’elle est, et l’accepter comme telle, à condition toutefois de métamorphoser la Judith en Esther, pour les besoins de leur pièce, leur manière à eux de l’enRaciner.

Tant pis pour ceux qui s’offusqueront de ce que la narratrice décrètent tous les Arabes bisexuels de tous temps (« C’est toléré par leur religion. Tout trou est bon à pénétrer, même celui d’une chèvre en l’absence d’une femme ») ou qu’ailleurs Dieu apparaisse en « gros propriétaire céleste ». Rien de choquant car rien de gratuit, rien de tapageur, rien de racoleur sous cette plume qui nous dédommage de la vulgarité ambiante. Le voyage nous mène jusqu’au château d’Amboise, loin du passage des caravaniers, chasseurs de gazelles et creuseurs de mines de sel. Là où Abd-el-Kader, le guerrier devenu écrivain, poète, soufi, philosophe (ses Ecrits spirituels ont été traduits par Michel Chodkiewicz, Seuil, 1989), rumine son humiliation. Il réfléchit, il écrit et cette ultime étape transfigure le guerrier en saint tant religieux, laïque que politique (bien plus tard, le FLN en fera le père de l’Etat algérien moderne). Mais on ne vous dira pas comment Yudah, elle, finira par mourir sur les barricades de 1848 lors du soulèvement contre la monarchie, tandis qu’à l’issue de quatre années de captivité, l’Emir est royalement traité par Napoléon III qui le reçoit en grandes pompes…

Il s’agit bien d’un roman mais animé de part en part d’un souffle, d’une sensibilité, d’une écriture, d’un rythme, d’une couleur, d’un son authentiquement poétiques ; on y retrouve même des inflexions récemment observées dans ses traductions de l’arabe de poètes tels qu’Adonis. C’est peu dire qu’elle sait les mots justes pour dire la musique du khamsin qui déplace les dunes, le silence du désert, l’esprit des Qurayzas qui voient plus loin que leur vie, les superstitions et rituels locaux. D’origine libanaise, l’auteur mêle naturellement le roman au conte, à la fable et au légendaire. Exempt de ce côté documentaire qui alourdit toute histoire qui doit à l’Histoire, sans rapport aucun avec le genre bien éprouvé du roman historique, son récit est ailé au point d’effleurer ce nirvana auquel rêve tout romancier quelle que soit la matière de son récit : l’inaccessible légèreté. C’est d’autant plus remarquable que son histoire est si riche en rebondissements et en ouvertures qu’il y avait là de quoi nourrir un épais roman ; mais c’est justement la poétesse en elle qui l’a poussée à l’épure, au dépouillement de la langue.

(« Etude pour la noce juive au Maroc » aquarelle d’Eugène Delacroix, Collection particulière -à noter que dans son Delacroix. Un voyage initiatique (Non Lieu, 2006), Maurice Arama précise : « Le peintre avait associé des études faites au Maroc et à Oran à une petite moisson algéroise pour exécuter la toile du Louvre » ; « Abd-el-Kader » photo Carjat.) 

Cette entrée a été publiée dans Histoire, Littérature de langue française.

468

commentaires

468 Réponses pour Un éclat de prose poétique pour la fiancée de l’Emir

TKT dit: 13 juin 2013 à 2 h 30 min

Bon, Langue Moisie, Renaud Camus a les mêmes angoisses que vous, mais lui au moins il a eu une vie privée bien remplie, des livres édités et d’abord terminés (au contraire de vous) etc…

kicking dit: 12 juin 2013 à 20 h 33 min

C’est donc la réputation qui est mondaine, et non Vénus.
À la bonne heure.

Bravo! bien envoyé, u

Jacques Barozzi dit: 12 juin 2013 à 13 h 24 min

« L’humanité me dégoûte »

Et pourtant vous semblez beaucoup vous aimer, ML, cet homme est un tissu de contradictions !
Laissez Pessoa intranquille, le pauvre, il ne vous a rien fait !

Jacques Barozzi dit: 12 juin 2013 à 13 h 20 min

« les seuls êtres humains fréquentables sur cette terre. »

Avec les chèvres, n’oubliez pas les chèvres, ML !

Jacques Barozzi dit: 12 juin 2013 à 13 h 17 min

Mais je m’inquiète pour vous, ML, c’est déjà un bon début d’amour pour l’humanité souffrante !

La mauvaise langue dit: 12 juin 2013 à 13 h 17 min

Ce n’est pas parce que je n’ai pas d’ami homosexuel que je ne peux pas en recevoir chez moi pour avoir une discussion sérieuse sur l’avenir de l’Europe. D’ailleurs, je n’ai que très très peu d’ami. Je n’aime pas l’humanité en général. L’humanité me dégoûte ; je suis comme Pessoa à cet égard.

Je regardais avec mes élèves Spartacus. Quand on pense qu’il a fallu 2000 ans pour abolir l’esclavage ! Pas de quoi être fier de l’Homme. Il y a au contraire, comme le disent quelque esprits éclairés comme Deleuze par exemple, ou Pessoa, oui, il y a de quoi avoir honte d’être un homme, de faire partie de cette horde de sauvages à peine sortis de la barbarie et où flotte toujours l’ombre de la sauvagerie la plus sordide. Oui, je déteste l’humanité. Je suis irrémédiablement un misanthrope avec une sélection extrêmement rigoureuse et sévère sur le choix de mes amis, qui sont d’ailleurs des femmes, les seuls êtres humains fréquentables sur cette terre.

Jacques Barozzi dit: 12 juin 2013 à 12 h 59 min

N’avez-vous pas dit que vous n’aviez pas d’amis homosexuels et que vous n’en recevriez jamais chez vous, Ml, que cela vous dégoûtait ?
J’ai dû mal vous lire, sans doute !
Ou plus certainement vous ne connaissez rien à l’oeuvre, bien réelle, elle, de Renaud Camus…

La mauvaise langue dit: 12 juin 2013 à 12 h 55 min

Si je recevrais Renaud Camus chez moi comme un ami avec lequel un dialogue fécond pourrait s’enclencher. Renaud Camus n’est pas un antisémite, c’est un homme qui a du mal à franchir le pas de la modernité et à s’ouvrir à l’Europe. L’Europe des grands écrivains, l’Europe de la culture, l’Europe d’Erasme, je suis certain qu’il n’est pas contre. Je partage ses craintes de voir naître une autre Europe, l’Europe de la bêtise, du chômage, de la horde islamique nous envahir. Ce sont des craintes tout à fait fondées. Mais plus on restera enfermé dans un nationalisme hors jeu, moins on aura de chance de lutter contre ces dangers bien réels. Renaud Camus fait partie des gens ouverts à la raison. Ce n’est pas une brute fanatique. On peut le convaincre.

Jacques Barozzi dit: 12 juin 2013 à 12 h 50 min

Il fait chaud aussi au Canada, l’été, mon pauvre ML ! Et pourtant c’est un pays froid, mon brave !

Mais il est con, ce pauvre ML ! Mais con !

La mauvaise langue dit: 12 juin 2013 à 12 h 50 min

Attali n’a jamais prétendu détenir les solutions miracles à la crise européenne. Mais ce qu’il propose est tout à fait fondé : construire l’Europe au plus vite ; il a raison quand il dit que le gouvernement actuel ne va pas assez vite, car ça urge.

Le nationalisme, auquel s’accroche désespérément encore une majorité de Français avec la peur d’une perte de souverainement, c’est triste, étant donné que nous n’avons dores et déjà plus cette souveraineté plus fantasmée que réelle. Le nationalisme est une construction de l’histoire qui a joué son rôle. Désormais, ce rôle est mort ; tournons la page et construisons l’avenir. On commencera à respirer.

La mauvaise langue dit: 12 juin 2013 à 12 h 44 min

Il neige aussi en Israël, l’hiver, mon pauvre Tkt ! Et pourtant c’est un pays chaud, mon brave !

Mais il est con, ce pauvre Tkt ! Mais con !

Jacques Barozzi dit: 12 juin 2013 à 12 h 42 min

Mais à part Henri, Phil ou moi, qui a lu régulièrement ici le Journal de la vie de Renaud Camus, tenu avec talent et une rare franchise ? Pas ML, qui, compte tenu de ses convictions, ne recevrait même pas l’auteur chez lui, ni Daaphnée pour laquelle la « prose poétique » liftée de dame Vénus parait toute indiquée…

Sexe ? Cerveau ? Portefeuille ? Qui commande au juste....? dit: 12 juin 2013 à 12 h 36 min

Le grand remplacement est une réalité ! Ceux qui le nient sont aussi bêtes que les Romains ne voyant pas le danger que représentaient les Chrétiens et les Barbares au delà du limes, qu’ils n’arrivaient plus ni à contenir, ni à assimiler…

Et arrêtez de foutre du cul partout ! La proportion reste un tiers pour le trio éternel sexe/pouvoir/argent…

Jacques Barozzi dit: 12 juin 2013 à 12 h 06 min

« une radicalité de substitution, pour une gauche qui vit mal son impotence devant les problèmes véritables de ce pays »

Et c’est ainsi que Renaud Camus, qui fut royaliste dans sa jeunesse, et que j’ai connu socialiste tendance Jack Lang, après une histoire d’amour contrariée pour un jeune arabe, avec lequel il avait même signé un livre, se retrouva tout naturellement du côté de Marine Le Pen. N’admettant sur son site que des commentateurs à la syntaxe, la grammaire et l’orthographe conformes aux usages et, par induction, aux idées de l’ancienne France…
Fantasmes ou réalité ?

u. dit: 12 juin 2013 à 11 h 40 min

Il n’y a plus guère ici de problème d’homosexualité , Jacques Barozzi, sauf pour des minorités qui ont intérêt à les entretenir.

Des notions anciennes et problématiques comme « race », « genre », « fascisme », « nature », servent aujourd’hui à l’élaboration de discours mettant en scène une radicalité de substitution, pour une gauche qui vit mal son impotence devant les problèmes véritables de ce pays: comment renverser la perte dramatique de puissance (économique et politique) dans le cadre européen, puis global?

Jacques Barozzi dit: 12 juin 2013 à 11 h 30 min

Les chèvres de Vénus font-elles également parties des rivales potentielles de la capricante Daaphnée ?

Jacques Barozzi dit: 12 juin 2013 à 11 h 16 min

Le « grand remplacement » des hétéros par les homos, réalité ou complot, u. ?
Après avoir crié tout son saoul, Daaphnée peut boire son thé de façon plus apaisée ?

u. dit: 12 juin 2013 à 10 h 45 min

Ce que les amis de Camus appelle le « grand remplacement », Jacques, est un phénomène objectif, à la fois démographique et culturel, dont le constat s’impose à tous, à moins de pratiquer la cécité volontaire.

Le problème commence quand on l’interprète avec une logique complotiste ou, comme disent les lycéens, essentialiste (c’est une masse, non des individus, et « ils » seront toujours mus par les caractères qui les affectent de toute éternité).

u. dit: 12 juin 2013 à 10 h 38 min

@ Bloom

Ce qu’on a appelé « l’Affaire Camus » est déjà ancienne et a été examinée et discutée sous toutes les coutures.

Renaud Camus n’est pas « antisémite ».

BH Lévy est une intelligence expéditive et il poursuit avant tout son propre agenda (tout le reste est secondaire et ne fait sens que rapporté à sa personne).

Il est dommage qu’il ne s’examine pas lui-même avec la même attention que celle qu’il prétend accorder aux autres.

Jacques Barozzi dit: 12 juin 2013 à 10 h 25 min

« Daaphnée est une femme engagée »

Et son « engagement » la force à battre le pavé parisien !
Vous voulez dire que Daaphnée est une travailleuse maquée, u. ?

Jacques Barozzi dit: 12 juin 2013 à 10 h 17 min

Entre parti du « nocence » et théorie du « grand remplacement », les idées de Renaud Camus l’ont conduit tout droit à Marine Le Pen, ML.
Et vous, entre Europe moisie mais Europe toujours et sionisme intégral, pour qui allez-vous voter aux prochaines élections ?
Vous avez trouvé les bonnes solutions chez Jacques Attali ?

Daaphnée dit: 12 juin 2013 à 10 h 03 min

( mmm .. U., disons qu’il y a des situations à tout le moins absurdes qu’on ne peut dénoncer qu’avec vivacité pour ne pas en rester profondément attristé, voire plus ..)

TKT dit: 12 juin 2013 à 8 h 44 min

Jacques Barozzi, Langue Moisie parle onze langues, mais pas l’anglais et se propose de fonder la République Populaire d’Albabousie.
Michel Albabouse 1er, Président à vie

TKT dit: 12 juin 2013 à 8 h 38 min

@ La mauvaise langue dit: 11 juin 2013 à 23 h:
“On voit que Tkt, qui connaît tout en globe trotteur de la planète, n’a jamais été à Montréal au mois d’août. Mais c’est qu’il n’a pas de cousine au Canada, et même pas de cabane… » D’abord Langue Moisie, j’ai une nièce qui vit à Montreal, et aussi une cousine. Je suis allé au Québec une fois dans ma vie en plein été (plusieurs fois en hiver) et je sais, qu’il peut y faire chaud. Mais de là à faire du Canada un pays au climat chaud, il y a une marge. En hiver il peut y avoir des températures de moins 25°C et même plus froid dans le nord du Québec. Vous êtes un faux-intelligent, un village Potemkin avec un décor de couvertures de livres , bref vous êtes un leurre. Je ne suis pas un globe trotteur, je ne trotte quand ville, pour les distances plus conséquentes je me déplace au kérosène. Comme vous, à moins que vous ayez fait Paris-Montréal en nageant, ce qui ferait de vous un globe-nageur, je prends l’avion. Plus le temps passe, plus vous devenez bête et méchant, par contre comme vous êtes dénué d’humour, à ce niveau vous êtes semblable au Albaschlemihl du début.
Pour le reste, vous êtes un pauvre raciste colérique, je pourrais même vous imaginer, quand vous aurez l’âge de la grande vieillesse, de devenir antisémite. Pourquoi pas ?
Je vois en lisant vos autres commentaires, que vous prédisez l’avenir, or Langue Moisie l’albabousien (bouse blanche), nous avons déjà un fou de service qui prédit l’avenir. Comme vous il dit n’importe quoi, oui je sais, vous ne buvez pas d’alcool, et lui fonctionne à la vodka et depuis peu, il a une obsession pour une bière alsacienne (qui fait partie du groupe Heineken).

en passant dit: 12 juin 2013 à 6 h 59 min

Les actes et menaces à caractère raciste, antisémite et antimusulman ont connu une « forte augmentation » (+ 23 %) en 2012, s’alarme jeudi 21 mars, dans son rapport annuel, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) qui estime que l’intolérance s’installe de manière « préoccupante ». Au total, 1 539 actes et menaces ont été dénombrés par les services de police et de gendarmerie l’an passé, d’après le rapport 2012 sur le « Racisme, antisémitisme et la xénophobie en France ». (Le Monde.fr)

Le racisme et l’intolérance peuvent prendre diverses formes – depuis le refus aux individus des principes fondamentaux d’égalité jusqu’à l’incitation à la haine raciale qui peut conduire au génocide –, qui toutes sont susceptibles de détruire des vies et de briser des communautés (onu)

Comment être débile sans le savoir...... dit: 12 juin 2013 à 6 h 17 min

Tout en finesse : je suis antiraciste, donc j’ai bon. Comment d’années perdue pour ce retrouver dans cet état de grâisse ?

christian dit: 12 juin 2013 à 5 h 14 min

« ça a duré au final très peu de temps. »
à peine trois à quatre siècles…

« L’histoire de l’Espagne islamique est autrement l’histoire de la haine des arabes contre les Juifs et les chrétiens. Une histoire de massacres. »
L’Inquisition, l’expulsion des Maures et des Juifs: une histoire de vilénies et massacres cathos.
LML est d’une ignorance crasse, sa mauvaise foi sans borne. On est habitué et on espère qu’il ne délire pas au moins avec ses élèves

Bloom dit: 12 juin 2013 à 3 h 48 min

Pour remettre en perpective les délires d’Alba, BHL la Campagne de France:
« Premièrement, les pages en question du livre de Renaud Camus sont antisémites – donc Renaud Camus est antisémite : on est antisémite pour ce qu’on fait, pour ce qu’on écrit, et seulement pour cela. Renaud Camus pratique un très vieil antisémitisme français, empreint de maurrassisme, qui considère qu’un juif – un étranger, un métèque – est incapable d’entendre les subtilités de la culture française. C’est stupide, c’est abject, il n’y a aucun débat là-dessus. »

La mauvaise langue dit: 12 juin 2013 à 1 h 02 min

Sortant de sa vision de « surplomb aveuglant », l’Europe se trouve désormais à l’écart. La littérature européenne aussi par la l’entraînement des choses. Le grand basculement s’est produit au moment romantique, dans les quinze vingt ans qui ont précédé la Révolution de 1848.

La mauvaise langue dit: 12 juin 2013 à 0 h 57 min

Pas de rapport théorie/pratique. La politique consiste à trouver des solutions à des problèmes. Manifestement, Renaud Camus n’a pas trouvé de solution mais il voit les problèmes. Faire de lui un fanatique, c’est ne rien vouloir entendre de ce qu’il dit, être finalement aussi aveugle que lui politiquement.

Jacques Barozzi dit: 12 juin 2013 à 0 h 51 min

« Camus se fourvoie politiquement mais il dit la vérité. »

Bon en théorie et mauvais en pratique, alors, LML ?
C’est plus grave que l’inverse !

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 juin 2013 à 0 h 33 min


…l’art ne peux pas se limiter à illustrer des faits d’histoire provoqués,…et lècher,…de près,…etc,…Ah,…Ah,…

…le contexte la liberté aux conjurations pour exploiter l’humanité,…ou autres pensée unique des connivences fêlées,…etc,…Bip, Bip,…

La mauvaise langue dit: 12 juin 2013 à 0 h 31 min

L’Europe a sombré. Le big brother américain sait tout ce que disent les Européens, dirigeants comme citoyens. Et le monde indifférent regarde un pays se suicider en Syrie. L’Europe est coupable, les Américains sont coupables.

La mauvaise langue dit: 12 juin 2013 à 0 h 28 min

Les Omeyyade ont sorti les Juifs de l’esclavage où les avaient abrutis les Wisigoths. Ils ont fait du chef de la communauté juive, par ailleurs un grand poète, le vizir de l’Emir. Mais ça a duré au final très peu de temps. L’histoire de l’Espagne islamique est autrement l’histoire de la haine des arabes contre les Juifs et les chrétiens. Une histoire de massacres.

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 juin 2013 à 0 h 25 min


…l’€urope,…et ses états collabo’s & dictatures aux profits capitalistes,…c’est clair,…à la ruche des abrutis,…à l’€uro,…( prétextes ),…la conjuration à la horde à l’Etat,…plein cadre,…etc,…Ah,…Ah,…Bip, Bip,…

La mauvaise langue dit: 12 juin 2013 à 0 h 24 min

Le poème en prose naît avec l’effondrement du sublime. Ce qu’on trouve sublime chez Proust et tant d’autres, le récit poétique, n’est que le fruit de cet effondrement, de cette décadence. Sur les ruines de l’Histoire naît une rose.

La mauvaise langue dit: 12 juin 2013 à 0 h 21 min

Baudelaire, Pascal, Delacroix, une même famille d’esprit. Pascal trouve le langage de la fin de l’Histoire, une fois que le sublime s’est effondré. Il avait deux siècle d’avance, sa foi l’a guidée là où les autres était trop timide pour y aller voir de plus près. Pascal, immense esprit.

La mauvaise langue dit: 12 juin 2013 à 0 h 17 min

Ce qui s’effondre avec Delacroix, c’est le sublime. On voit bien les affinités avec Baudelaire qui est pris lui-même dans les mêmes tiraillements que le peintre : il ne croit plus lui non plus au sublime, au « surplomb aveuglant » du sublime qui ne demeure que sous forme négative pour dire le spleen, le désenchantement du monde. On le trouve encore mais à l’état de traces chez André du Bouchet dans sa version mallarméenne ou parlant de Giacometti et de la « montagne », emblème même du sublime (voir C.D. Friedrich): « Dehors la montagne dont le versant est analogue à la blancheur de ce papier qui transparaît par la face des choses touchées par la lumière — la montagne qui les magnifie, située cette fois à l’écart, se dresse, comme le surplomb aveuglant que toute figure de Giacometti suppose. » (Qui n’est pas tourné vers nous, 1961)

L’Europe du déclin est incompatible avec l’esthétique du sublime.

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 juin 2013 à 0 h 09 min


…Bo.ux,…ce n’est qu’un extrait,…y a rien à ajouter,…les écrivains et leurs modes d’emplois de la fiction,…à la réalité,…Bip-Bip,…etc,…Ah,…Ah,…

bérénice dit: 12 juin 2013 à 0 h 06 min

John Brown je n’ai pas non plus compris votre propos concernant la Syrie et la non intervention justifiée par la nécessité de laisser s’équilibrer cette région entre pays arabes qui selon vous rayeraient Israël sous peu pour peu qu’on laisse faire, provocation vraisemblablement ou comment un génocide en marche prépare-t-il au prochain?

La mauvaise langue dit: 12 juin 2013 à 0 h 03 min

La crise de l’emploi ne sera résolu que vers 2050 quand on aura fait l’Europe, et assuré de nouveaux débouchés à l’économie en Afrique, en Chine et dans les pays arabes. Mais pour cela il faudrait que les Arabes se mettent au travail, ce qui est beaucoup leur demander. Il n’y eu dans tout le monde arabe qu’une seule dynastie qui ait été de progrès et a apporté au monde une révolution humaniste, c’est la dynastie omeyyade avec son dernier rejeton en exil à Cordoue. Toutes les autres, ce ne sont que des assassins, des sauvages sans foi ni loi, la lie de l’humanité.

La mauvaise langue dit: 11 juin 2013 à 23 h 58 min

Camus se fourvoie politiquement mais il dit la vérité. Mais c’est ça la France moisie. Pas un pour racheter l’autre. Un pays sans issue, qui est en train de sombrer économiquement et à tous les étages et dans tous les domaines.

L’École démocratique est en train de réduire l’École en ruines. Il faut sauver l’École de la République par l’esprit élitiste qui doit retrouver un nouveau souffle.

Mais tout est fait pour flatter la paresse et la sottise. À l’École comme sur les blogs dont le carburant EST la sottise. Déjà voilà un siècle et p^lus Rimbaud disait que l’Europe avait sombrer. Il était simplement un peu en avant sur son temps.

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 juin 2013 à 23 h 55 min


…Plus révélateur encore, au sein de l’ébahissement général, on a cependant reçu sans commentaires, comme allant de soi, le fait<< qu'améliorer la productivité d'un minimum de 20 % << en trois ans, renforcer la compétitivité ou prévoir une augmentation de l'augmentation des profits, impliquait tout naturelement la décision de licencier en masse, et tout aussi évidemment la priorité donnée a la productivité sur la production, aux actionnaires sur les consommateurs. Ne parlons pas des employés !
Nul n'ignorait donc le mode d'emploi de l'emploi suivi par l'économie privée, ni les méthodes brutales liées à la divine croissance, manifestement en contradiction avec le cri sacré: << Priorité à l'emploi ! <<,…etc,…extrait de Viviane Forrester,…de " une étrange dictature ", 2000,…
…etc,…

La mauvaise langue dit: 11 juin 2013 à 23 h 51 min

Votre langue a fourché, vous vouliez dire de meilleur ! C’est les gens comme vous le pire de la France.

La mauvaise langue dit: 11 juin 2013 à 23 h 43 min

Le Journal de Delacroix est le dernier témoin de la lutte pour la peinture romantique, ce dernier avatar de la peinture d’histoire que l’Histoire elle-même va bientôt engloutir. Après le Journal, la peinture comme mémoire — et somme toute art de la mémoire pour reprendre l’expression de Francis Yates — n’a plus lieu d’être. Ce qui triomphe, c’est l’instantané, photographique mais aussi pictural. La peinture n’a plus pour vocation de sauver de l’oubli les grands hommes et les belles histoires, sur fond de patrimoine de l’humanité : elle capte désormais un signal arbitraire placé au hasard sur la ligne du temps. C’est en ce sens aussi que la peinture de Delacroix est une peinture charnière et pascalienne. C’est aussi le début de la décadence de l’Europe avec ses billets de banques actuels qui ne contiennent plus aucune figure emblématique de l’histoire européenne. Il paraît que l’explosion de la zone euro est prévue pour le 17 avril 2014.

La mauvaise langue dit: 11 juin 2013 à 23 h 35 min

En tout cas Snowden est un résistant au big brother américain. Je salue son courage. Il est ce que les Etats-Unis font de meilleurs.

La mauvaise langue dit: 11 juin 2013 à 23 h 32 min

En plus, il ne sait même plus ce qu’il écrit, ce connard de JB ! La bêtise amnésique. Effrayant ce pays.

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 juin 2013 à 23 h 32 min


…Alain Minc,…Attali,…encore,…rien à redire,…c’est cool,…etc,…
…Vivianne Forrester,… » une étrange dictature « ,2000,… » l’horreur économique « ,1996,…etc,…encore,…de la science  » fiction « , dans la république,…etc,…

John Brown dit: 11 juin 2013 à 23 h 23 min

« le haineux qui appelle à l’élimination d’Israël » (rédigé par LML)

Où cet imbécile a-t-il pris que j’appelais à l’élimination d’Israël ? Encore un de ses fantasmes de sioniste hystérique. Les propos haineux et délirants de Renaud Camus sont doux au coeur de ce sympathisant à peine masqué du Front National qu’est la bourrique nommée LML.

u. dit: 11 juin 2013 à 23 h 14 min

Je vous arrête, Mauvaise Langue.
Daaphnée est une femme engagée, qui a son franc parler, et qui mérite le respect.

La mauvaise langue dit: 11 juin 2013 à 23 h 13 min

On voit que Tkt, qui connaît tout en globe trotteur de la planète, n’a jamais été à Montréal au mois d’août. Mais c’est qu’il n’a pas de cousine au Canada, et même pas de cabane…

La mauvaise langue dit: 11 juin 2013 à 23 h 10 min

Je voulais vous déléguer Daaphnée, mais elle braile, les seins à l’air dans les manifs antifafadaise…

La mauvaise langue dit: 11 juin 2013 à 23 h 08 min

En plus Renaud Camus a parfaitement raison.

Mais les Français sont tellement ignares sur ce qui se passent à deux pas de chez eux qu’ils traitent de fasciste un type qui leur dit simplement la réalité.

On en est là. France moisie.

u. dit: 11 juin 2013 à 23 h 07 min

« Bref, les petits chéris, c’est encore le niveau bac à sable la Rdl, le n’importe quoi ! »

C’est qu’on t’aime, papa, et qu’on comptait sur toi.
On est là dans le square, à jouer, et il faut qu’on ait un père radin qui, contrairement aux autres, ne nous offre pas des promenades, de belles histoires ou des friandises.
Tu finiras par nous faire un peu honte, papa.
Ressaisis-toi.

Au minimum, délègue une maman.

La mauvaise langue dit: 11 juin 2013 à 23 h 06 min

Non, je n’apprécie pas du tout Alain Minc.

Attali, vous devriez le lire plus sérieusement. Malhgré votre immense savoir du monde, je suis sûr qu’il arriverait à vous apprendre quelques petites choses…

La mauvaise langue dit: 11 juin 2013 à 23 h 04 min

John Brown dit: 11 juin 2013 à 22 h 45 min
Comme celui de Richard Millet, le style de Renaud Camus est caractéristique de ces propagandistes d’extrême-droite ressassant leurs simplifications grossières qui sont autant d’appels à la ségrégation, au rejet, à la haine.

J’aime bien : le haineux qui appelle à l’élimination d’Israël qui stigmatise un haineux selon ses fantasmes ! N’importe quoi ! Et que sait-il de la haine ce pauvre fou du fond de sa Provence ?

L’incarnation de la sottise, c’est JB ! Bête et méchant il est, bête et méchant il restera.

La mauvaise langue dit: 11 juin 2013 à 23 h 01 min

Jacques Barozzi dit: 11 juin 2013 à 22 h 20 min

Encore un qu’a rien compris à ce qui est écrit… Et puis bonjour les clichés, mon petit chéri… quand on pense par exemple à Ponge qui contredit en tout point un tel cliché.

Bref, les petits chéris, c’est encore le niveau bac à sable la Rdl, le n’importe quoi !

u. dit: 11 juin 2013 à 22 h 59 min

« Pour la Vénus, je ne sais pas, je ne l’ai jamais lue. Je ne la connais que de réputation : un peu trop mondaine à mon simple goût. » (J. Ba)

C’est donc la réputation qui est mondaine, et non Vénus.
À la bonne heure.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*