de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
2014 : Voeux à volonté !

2014 : Voeux à volonté !

 « Qui le connaît, celui qui détourna sa face

du Réel pour la plonger dans un autre réel

que seules les pages vite tournées

interrompent parfois violemment ?

 

Sa mère même ne serait sûre

que c’est bien lui qui lit ce que son ombre

abreuve. Et nous qui possédions les heures,

savons-nous combien lui en échappèrent

 

jusqu’à ce qu’il levât péniblement les yeux :

dressant sur ses épaules ce que le livre recelait,

avec des yeux qui, loin de prendre dans le don

se heurtaient à la plénitude du monde :

ainsi des enfants calmes, ayant joué

tout seuls, découvrent soudain ce qui est ;

et cependant ses traits, qui étaient ordonnés,

pour toujours sont restés dérangés. »

 

Rainer Maria Rilke, « Le liseur » in Nouveaux poèmes, 1907, traduit de l’allemand par Jacques Legrand, Points/Seuil 1972

Cette entrée a été publiée dans Poésie.

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commentaires

556 Réponses pour 2014 : Voeux à volonté !

rose dit: 5 janvier 2014 à 21 h 49 min

>abdelkader
c’est exactement la question : pourquoi pas moi.
C impénétrable.
Il m’avait demandé.
Je pense ipso facto à Job en lisant ceci dans le Point sous la plume de Marine de Tilly

[…] Et pour cause, il introduit l’idée selon laquelle la foi est gratuite. Job, cerné par les disgrâces de l’Auteur de toutes choses, ne renonce pas à la grâce, « il ne capitule pas devant la finitude ». Il est juste. Il souffre. Il accepte. Premier mystère : l’humilité, la fidélité « minérale » de Job : « Si c’est un homme, il est la patience faite homme. » Deuxième mystère : le long silence de Dieu. L’Éternel ne répond pas à Job.
[…] Anéanti, « mort plusieurs fois », Job sera finalement réhabilité. « Mais le mystère de la souffrance du juste demeure inentamé. Dieu seul le sait. »

« Mais le mystère de la souffrance du juste demeure inentamé. Dieu seul le sait. »

Abdelkader dit: 4 janvier 2014 à 3 h 07 min

@rose: votre ami se demandait pourquoi moi? Avec tout le respect, ce n’est pas la bonne question…je suis allé visiter un bon ami à moi dans la phase finale d’un cancer particulièrement vicieux…dans le salon de l’hôpital ou nous prenions une tasse de thé, une gamine de 5 ans leucymique…elle avait perdu tous ses cheveux…mon pote me dit: quand je la vois, je me demande pourquoi pas moi?

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 janvier 2014 à 22 h 50 min


…la chance c’est rester respectueux et accorte aux autres dans les possibilités de la sincérité,…
…et comme rien n’est simple, et tout dans les tournures,…tout le monde est servis,…dans son hiérarchie du nombrilisme,…

rose dit: 3 janvier 2014 à 22 h 48 min

>Daaphnée à côté de vous c du gâteau.
Méchante mais brave.
Alors que vous méchant et teigneux : une gale.

Marcel dit: 3 janvier 2014 à 21 h 52 min

Sergio dit: 3 janvier 2014 à 19 h 58 min
John Brown dit: 3 janvier 2014 à 19 h 42 min
On ne mourra plus.

Ca dépend le bénévolat peut faire des prodiges…

Excellent !

Marcel dit: 3 janvier 2014 à 21 h 45 min

Daaphnée dit: 3 janvier 2014 à 19 h 25 min
Mon Dieu !
Vous avez vu le scoop ? Complètement fou ce type !

Vingt dieux, Daaphnée, vous y étiez ? Racontez-nous un peu.

Béné dit: 3 janvier 2014 à 21 h 22 min

Merci de vos voeux Pierre, en retour je vous souhaite le meilleur, je vous fais un gros bisou sur chaque joue.

hamlet dit: 3 janvier 2014 à 21 h 16 min

rose, ne vous mettez pas dans ces états.
dites moi c’est quoi votre problème ?
c’est Daphnouille qui fait encore du grabuge ?

D. dit: 3 janvier 2014 à 21 h 16 min

Si la République des Livres meurt, je ne pourrai que me réjouir car il faut une fin à tout pour que ça recommence mieux ensuite.

rose dit: 3 janvier 2014 à 21 h 13 min

>rose

il a l’intelligence du rat. C’est un animal de laboratoire.
Comme lui, il hante les égouts.
Le merdier.
Garde de lui le petit être conventionnel qui se dit iconoclaste. Et qui ne flanque jamais de rouste à personne. Ah ça non.

Un homonticule.

hamlet dit: 3 janvier 2014 à 21 h 12 min

Diagonal a raison : Monsieur Assouline devrait arrêter l’activité de son blog fin mars.
à ce que j’ai compris ce devrait être Greubou qui va reprendre la suite : il a racheté le fond de commerce et le portefeuille clientèle pour mille quatre cent kilos euros, soit un million quatre cents grammes d’euros, je vous laisse faire la conversion en milligramme d’euros.

Greubou va accès son activité sur la littérature du 17ème et 18ème siècle, notamment les libertins et aussi les philosophes, libertins, ainsi que la philosophie grecque ancienne essentiellement les pré socratiques, avec quelques hédonistes, par contre très peu d’épicuriens et pratiquement pas de stoïciens parce qu’il a horreur des stoïciens et ça je ne vois pas pourquoi on irait lui reprocher.

question littérature moderne Greubou se concentrera sur les anti modernes, la fois par penchant personnel qui l’a toujours fait pencher du côté des modernes antimodernes, parce que comme le dit Greubou : être classique anti moderne n’a aucun sens, il rajoute avec la verve qu’on lui connait : être classique anti moderne c’est comme p.sser dans un violon pour jouer un air de clarinette.

vivement fin mars.

Fernand dit: 3 janvier 2014 à 21 h 11 min

Pierre Assouline un de vos bloggeurs que je connais étale ici ma vie privée comme il l’a fait pour MàC : comment réagissez-vous ?

On s’en fout, ta gueule.

rose dit: 3 janvier 2014 à 21 h 04 min

>rose

pourquoi aller baffer un pauvre type ?
Une salope ?
Un vicelard.
Un salopard comme dit C.P.
Souviens-toi deux pierres et clac clac.

Des pierres qui n’ont rien à y gagner.

rose dit: 3 janvier 2014 à 21 h 02 min

Une lettre à Madiba
Quelques mots intimes que je t’adresse publiquement – ainsi finit le poème amoureux de T.S. Eliot qui m’a accompagné pendant de longues années: je sais que le moment est enfin venu de m’asseoir et de me risquer à t’écrire. Ce n’est pas l’élan fougueux de la jeunesse qui me pousse à le faire. Voici une lettre écrite avec lenteur et maladresse, venant de quelqu’un qui approche de ses 80 ans, à un homme qui aurait pu être son père. La mort de mon père m’a atteint, mais la fin de sa vie avait été si douloureuse que ce fut à la fois un soulagement et une délivrance. Cette fois les choses semblent plus définitives, l’angoisse plus violente et plus inévitable mais il y a aussi, peut-être, plus d’espoir, pour moi et pour le monde, d’adoucir la peine.

Tu es mort il y a quelques jours à peine, mais le monde paraît déjà un peu moins vivable qu’il ne l’était, un peu plus froid, comme si les vents polaires avaient désormais toute liberté de venir balayer les toundras et les plaines vierges d’un monde devenu, en une nuit, épuisant et inhospitalier.

Ce qui me vient à l’esprit est un souvenir vieux de plusieurs années. J’avais embarqué ma famille pour un long voyage dans le sud de la France, de Saint-Rémy-de-Provence à Carcassonne, dans le Languedoc. Sur le chemin, sur un coup de tête, nous nous sommes engagés sur une route montagneuse, étroite et sinueuse. Elle semblait interminable et le décor devenait de moins en moins accueillant, jusqu’à ce que la route, resserrée en un pauvre chemin, débouche dans un hameau minuscule, perdu dans le temps et dans l’espace, à peine quelques maisons paysannes saupoudrées sur une vallée sombre et menaçante, encerclant quelques bâtiments publics – la mairie et le bureau de poste, une école rudimentaire, les inévitables boucherie et boulangerie, deux petites épiceries, une librairie (nous étions en France, après tout) et un terrain rectangulaire sur lequel des hommes âgés jouaient aux boules, noueux comme des plants de vigne, en salopettes bleues, mâchant des pipes et des Gauloises collées sur leurs gencives quasiment vierges de dents.

Nous nous sommes garés dans la rue la plus proche du terrain de boules et avons exploré le village à pied. Dans une des rues adjacentes, je me suis arrêté pour regarder un prospectus, collés à la fenêtre d’une maison, et j’ai reconnu un symbole que j’avais vu dans bien d’autres lieux, mais que je ne me serais jamais attendu à trouver dans un coin aussi perdu, aussi loin des sentiers battus. Son message, dans une typographie très serrée, mais franche et solennelle, en caractères gras, était :

LIBEREZ MANDELA,

une phrase qui dans mon pays à cette époque aurait été une invitation ouverte à une visite de la Sécurité d’Etat. Ce vœu s’affiche encore aux quatre coins du monde, dans ses recoins les plus inattendus et les villages les plus saugrenus. Maintenant, avec ces Unes de journaux qui, partout, annoncent ta mort, tout change. Ce qui était devenu réalité retourne dans le monde du mythe – un mythe épaissi par ta présence parmi nous. Et désormais, parmi nous, tu ne le seras plus.

>Mandela, question posée : comment fais-tu face à un enculé pour ne pas être un enculé ?
Je ne pardonne pas à un enculé d’être un enculé. De nouveau je vais aller le voir / voir sa sale tronche, lui dire « enculé » et le baffer.

>Pierre Assouline un de vos bloggeurs que je connais étale ici ma vie privée comme il l’a fait pour MàC : comment réagissez-vous ?

kicking dit: 3 janvier 2014 à 20 h 43 min

dilution et captage sont les reins de la f*ck rance

(too bee or not too bee, zaza tease ze quest cons
– et même pas of course)

rose dit: 3 janvier 2014 à 20 h 36 min

>Daaphnée

tu y es dans le clip : superbe rouquine dans le métro.
Et les bains aussi plouf et replouf/plonk et replonk.

Moi aussi avec ma ferrari rouge.

rose dit: 3 janvier 2014 à 20 h 26 min

>Daaphnée votre réaction vous honore. Avec la huitième élégie vous montrez une sensibilité de bon aloi qui m’émeut, meuh.
C’est banal, quoiqu’antique.
Dans Vagina dentata (que mon vieil amoureux boutonneux et éjaculateur précoce a été voir grâce à une ouvreuse parisienne, vers saint michel, derrière la fontaine, à droite puis encore à droite (compatissante devant son acné juvénile tardive et rebelle)) un mec se fait couper le pénis par son chien, un dogue. Puis, bouffer devant ses yeux ébahis.
Drôle de film insipide fait par un hystérique à la Lars Von Trier. Un mec frustré, incapable d’emballer une fille. Réduit aux pipes à 10 euros au sous-sol des bistrots, de la part de minettes camées.

Je vous rappelle ce qu’écrit le journaleux : le petit coréen s’est fait dresser par son tonton. Celui qu’il a fait bouffer par ses chiens (mais sa petite amie aussi y est passée ; je pense qu’elle avait dû commettre un impair, pauvre fille gentille et dévouée).

Desmedt dit: 3 janvier 2014 à 20 h 26 min

@Barozzi, je ne suis ni D. ni Djedla. Pas tout suivi, donc pas idée qui c’est, ni pourquoi vous croyez m’y voir ?

Clément Desmedt, point barre. Suffisant comme ça. La personne avec qui je vis a également le droit d’utiliser mon ordinateur, mais sorti de là, personne. Je dois vous signer une attestation? Ou lui en faire signer une, à lui?

C.D.

rose dit: 3 janvier 2014 à 20 h 02 min

J’ai tort de ne pas blogguer et le tort tue. De terre. Hermann.
On devrait peut-être payer.
C’est vrai.

rose dit: 3 janvier 2014 à 20 h 00 min

Avant que tu ne sois remplacé.
Papompompidou.

Rêve du carmel.
De Juliette.
Je commence déjà à me marrer.
Moins de quinze, non tu charries.

bouguereau dit: 3 janvier 2014 à 19 h 59 min

Sa fece n’y sera point déposée dit

peuh! chte trolrais insidieux à la cheuloux..tmettrais au compost !..tu serviras à fumer les poireaux pour clopine et graisser les courges pour gaga

rose dit: 3 janvier 2014 à 19 h 59 min

>je suis en train de travailler à ton épitaphe.
(tout en songeant au nombre de jours avant que tu ne sois pas remplacé ; j’hésite entre quinze et 48, guère plus : nous serons aux premières loges, hé Spartacus la praline).

scientifiquement avéré dit: 3 janvier 2014 à 19 h 50 min

« On ne baisera plus non plus. On ne mourra plus. On se fera chier pour l’éternité. Le pied. »

le bonheur suprême ( sachant que ça sera le privilège de l’élite -sinon ça serait moins ou pas vraiment drôle)

John Brown dit: 3 janvier 2014 à 19 h 42 min

avec les nanosciences on ne mangera plus. ( Scientifiquement avéré)

On ne baisera plus non plus. On ne mourra plus. On se fera chier pour l’éternité. Le pied.

scientifiquement avéré dit: 3 janvier 2014 à 19 h 36 min

« relancer l’élevage des cochons en Bretagne. »

avec les nanosciences on ne mangera plus.

que sais-je dit: 3 janvier 2014 à 19 h 34 min

le premier endroit d’Europe où il y a eu un Parlement (en 1188)

le premier au monde serait l’Islande

John Brown dit: 3 janvier 2014 à 19 h 33 min

Il a ordonné que son oncle, Jang Song-Thaek, 67 ans, soit dévoré par une horde de chiens affamés. (Daaphnée)

L’idée ne manque pas d’intérêt. Par exemple donner des terroristes islamiques à bouffer à des cochons affamés ferait certainement réfléchir plus d’un kamikaze. Ce serait aussi un moyen de relancer l’élevage des cochons en Bretagne.

Daaphnée dit: 3 janvier 2014 à 19 h 25 min

Mon Dieu !
Vous avez vu le scoop ? Complètement fou ce type !

« Corée du Nord : Kim Jong-Un a ordonné que son oncle soit dévoré par des chiens

Les exécutions sommaires en Corée du Nord sont régulières. Mais là, le jeune numéro un, Kim Jong-Un, a littéralement dépassé les limites de l’horreur. Il a ordonné que son oncle, Jang Song-Thaek, 67 ans, soit dévoré par une horde de chiens affamés.
Cette affaire a créé une onde de choc dans le monde entier, selon le journal Asiareport qui relate les faits d’une incroyable brutalité.
D’après le rapport, contrairement aux exécutions précédentes de prisonniers politiques qui ont été menées par des pelotons d’exécution avec des mitrailleuses, Jang a été déshabillé et jeté dans une cage, avec ses cinq plus proches collaborateurs. Ensuite, 120 chiens, affamés pendant trois jours, ont été lâchés pour chasser leurs proies jusqu’à ce qu’elles soient complètement dévorées. C’est ce qu’on appelle « quan jue », ou l’exécution par des chiens.  »

!!!

John Brown dit: 3 janvier 2014 à 19 h 25 min

Il lui paraît naturel que les parents de 2045 exigent et obtiennent de la science des enfants avec des gênes choisis sur catalogue.( xlew)

Il est optimiste, le Kurzweil. Même en 2045, il est douteux que les progrès de la génétique permettent de proposer un catalogue fiable. « Exigent et obtiennent de la science » : la formule est grotesque. C’est quoi au juste, « la science » ? En quoi consiste précisément cette improbable instance ?

des journées entières dans les arbres dit: 3 janvier 2014 à 19 h 22 min

Ah oui, Sergio Grichka, vous voulez dire que les Edelweiss n’ont pas d’odeur ?
(Ne m’en veuillez pas Xlew, mais ça c’est pas dans les livres; faut expérimenter)

Pablo75 dit: 3 janvier 2014 à 19 h 19 min

@ moi l’humble troubadour etc.

Sur ce site il y a peu de commentaires qui donnent envie de l’ouvrir et beaucoup de la « mettre en veilleuse »… Le tien sur Valladolid (et la controverse) est idiot. Quant à ton invention de pétomane, elle est tellement bête que elle se commente elle seule.

Sais-tu au moins que l’expression « ni hablar, ni pablar » signifie en espagnol (et c’est dans le DRAE) la fermer longuement?

D’ailleurs, je suis de León (pas loin de Valladolid), l’une des plus vieilles et belles villes d’Espagne. Et, chose que peu de gens savent, même en Espagne, le premier endroit d’Europe où il y a eu un Parlement (en 1188). C’est aussi l’une des villes espagnoles où on mange – et on boit (dans son célèbre Barrio Húmedo – quartier humide – plein de tavernes) le mieux.

http://www.youtube.com/watch?v=rllYIN2dbCg

Sergio dit: 3 janvier 2014 à 19 h 18 min

des journées entières dans les arbres dit: la bouillie pour chat

Oui enfin là c’est quand ils ont bouffé un oiseau volatile un peu circonstancié, avec les plumes en 3D ça racle un peu, beaucoup, même, ce qui a l’heur d’engendrer une réalité que la décence etc…

Sergio dit: 3 janvier 2014 à 19 h 09 min

xlew.m dit: 3 janvier 2014 à 19 h 00 min
les apprentis-cuistres

Là c’est pas croyable la société s’enduit de chitine même là on peut plus être autodidacte comme celui de Jean-Sol faut encore une formation en trois ans, à quatre on a une maîtrise mais les cuistres qui ont pignon sur rue avec une licence IV regardent d’un sale oeil atrophié…

des journées entières dans les arbres dit: 3 janvier 2014 à 19 h 07 min

Il dit quoi excactement Xlew, que le réel n’est pas seulement dans les livres ?
Que ce changement insidieux proviendra du plus grand confort technologique qu’il ne manquera pas de réclamer pour avoir une sensation de confort, quand on lui en fera la publicité; comme il le fait pour sa liseuse électronique, qui bizarrement semble plus dotée d’intelligence que lui ?

Neuroscientist dit: 3 janvier 2014 à 19 h 05 min

« que nous échapperons à cette « zombie nation » que certains prédisent. »

Malheureux ! seule la greffe d’implants peut permettre à l’élite de continuer à régner sur l’espèce. La « zombie nation », nous y sommes…

xlew.m dit: 3 janvier 2014 à 19 h 00 min

@ Neuroscientist, vous voulez parler des implants électriques qui viennent en aide aux handicapés moteur, certainement, Kurzweil lui milite pour un changement radical de paradigme, comme disent les apprentis-cuistres dans les arbres. Il lui paraît naturel que les parents de 2045 exigent et obtiennent de la science des enfants avec des gênes choisis sur catalogue. Pourra-t-on ne serait-ce que visualiser les digues sauter ? Pas sûr, le transhumanisme étant une marche, un bond en avant, une progression, avec toute une armature idéologique douce, l’attraction d’une nouvelle religion bouguereau, c’est bien ce petit homme, avec toute sa subjectivité (dans l’écriture des logiciels) qui fera que nous échapperons à cette « zombie nation » que certains prédisent.

Marcel dit: 3 janvier 2014 à 18 h 47 min

Lard poétique

Si l’on vendait la rime au poids,
Les plus lourds seraient les plus riches,
Haricots verts et petits pois,
Si l’on vendait la rime au poids.

Clichés de choux, langues de bois,
Et des navets aux hémistiches.
Si l’on vendait la rime au poids,
Les plus lourds seraient les plus riches

Jean Calbrix, le 19/06/06

Marcel dit: 3 janvier 2014 à 18 h 32 min

bouguereau dit: 3 janvier 2014 à 16 h 17 min
(..marcel profite qu’il a mal au cul pour écrire un poéme)

C’est en effet une source d’aspiration.

des journées entières dans les arbres dit: 3 janvier 2014 à 18 h 29 min

Il faut bien reconnaître que Neuroscientist a fait un sacré update de la puce de son notebook connecté, à Xlew.
Il va changer de régime. Terminé, la bouillie pour chat.
😉

bérénice dit: 3 janvier 2014 à 18 h 16 min

Bouguereau Xlew a oublié de vous prévenir, il a quitté le 78ème étage de sa tour en construction en raison du peu de confort et de l’absence de chaudière, bref il se pelait sérieux et a donc entrepris de numériser sa modeste bibliothèque pour partir s’installer au sud du sud, sous le frangipanier.

bérénice dit: 3 janvier 2014 à 18 h 12 min

Martin, libre à vous de goûter chaque mot, chaque ligne délivrée du cerveau empâte de Bouguereau, je ne voudrais pas vous priver de ce plaisir s’il en est un pour vous, je tentai d’attirer son attention sur ma lassitude à le lire s’embourber dans la glaise et la boue de ses arguments autant le dire plutôt chiants et motifs répétitifs aussi pétillant qu’une dyspepsie insistant à vous ruiner le sens de la sociabilité.

bouguereau dit: 3 janvier 2014 à 18 h 04 min

Plusieurs écoles, notamment celles dites du « Computationalism » et du « Cognitivisme »

quand même xlew tout ces braves gens « naturalistes » l’ont mal pris parcequ’il en parle depuis un certain temps eux mêmes de ce « little man » intérieur..il s’emmanche assez pusique la question se repose toujours avec de nouveaux terme tous les 20 ans..souviens toi dans les 70’s c’était « qu’est ce que l’intelligence » « les machines peuvent elle l’être »..

Dostoiev en skis doux dit: 3 janvier 2014 à 18 h 01 min

dernier touite : « Ces deux forts volumes d' »Oeuvres romanesques » (1865-1868 et 1875-1880), qu’Actes Sud publie dans la collection Thesaurus, devraient être le pilier de la bibliothèque de tout honnête homme »…

Bon, le souverain poncif du VRP de la RDL pour le compte des Actes Sud a encore de beaux jours devant lui, avant d’en finir avec la vie en 2014. Mais au fait, entre temps, de 1869 à 74, il a pas écrit de romans, le Fedor ?

bouguereau dit: 3 janvier 2014 à 17 h 57 min

le jour ou ton plug dans l’cul te rendra moins con keupu on l’saura en temps réel..keep dze line ..un post a midi pour dire bonjour a jicé suffit

Neuroscientist dit: 3 janvier 2014 à 17 h 45 min

« Kurzweil allant jusqu’à prétendre que les humains n’existeront plus tels qu’on les connait aujourd’hui (à cause/grâce aux nano-implants dans le cerveau etc.) et cela dès 2045 »

Déjà en test dans le domaine public…pour raisons médicales. Les équipements personnels neurologiques à la demande viendront plus tard, lorsque les digues éthiques sauteront. Il suffit d’attendre.

Martin dit: 3 janvier 2014 à 17 h 27 min

« peut-être est-ce ma balance qui peine à la tare », qui pine à la terre, qui lance à la tiare, qui tire à la lance, guitare à la pigne, ma p’tite comtesse Béré de Villeneuve, vous avez bien grossi après les fêtes.

des journées entières dans les arbres dit: 3 janvier 2014 à 17 h 26 min

Bonne année Ramiel.
Il nous manquait un esprit avisé pour « fusiller » le symbolisme d’un Rilke.

Meilleurs voeux! dit: 3 janvier 2014 à 17 h 08 min

J’ essaie à nouveau de venir discrètement présenter mes vœux…

« Le samedi, vous êtes ouverte? »
Mais bon sang c’ est du Rustin!

( Décidément c’ est encore encombré ici, je vais revenir…)

moi l'humble troubadour etc. dit: 3 janvier 2014 à 16 h 45 min

Depuis que j’y ai causé comme quoi qu’il venait de Valladolid, le Pablo setenta y cinco l’a mise en veilleuse. C’est vrai qu’un valladolid, dans certaines provinces d’Espagne, c’est synonyme de pet. « Ah, mais, c’est pas dans el diccionario de la lengua española, obra de referencia de la Academia » qu’il va protester…

Diagonal dit: 3 janvier 2014 à 16 h 31 min

Hayek ?… Rien à envier à Thomas Gresham, 400 plombes plus tôt !… La monnaie du sage, aujourd’hui, comme dirait Léa Lejeune, c’est la monnaie locale et solid(air)ement altermondialiste : l’abeille, le sol-violette, l’héol, les sel, le tooket, que sais-je ?…
Voilà qui devrait nous sortir de la crise de la RDL, bitcoin.

D. dit: 3 janvier 2014 à 16 h 18 min

VDQS ? Bouguereau, (souffrant apparemment de fistules non diagnostiquées à l’anus), confond souvent la fin d’une de ses démo avec le sigle CQFD ou QED, semble-t-il… L’alcool n’arrange rien, sans doute.
Pourquoi fin janvier Diago viendrait-il dresser le constat de décès de la RDL au Parnasse ? Avez-vous un scoop plus précis que le sien, vieille branche ?… On l’a vu récemment obligé de s’aliter pour cause de priapisme public, la Préfecture ayant conseillé de rester chez lui bien au chaud et de méditer le sort des poèmes de son coreligionnaire Francis Ponge, autre grande victime d’un trouble identique.

Marcel dit: 3 janvier 2014 à 15 h 59 min

u. dit: 3 janvier 2014 à 15 h 31 min
« Et enculeur comptes-tu nous lâcher la grappe ? »

Ça sent le vécu, Marcel.
On entre derrière, mais la main opère par devant, c’est ça?

Cela se dit à haute voix, cher u.; Et à quelle heure comptes-tu…

u. dit: 3 janvier 2014 à 15 h 40 min

« t’as vu la couv de lassouline à gauche.. »

Ils ont l’air de faire ça avant de croquer.
C’était peut-être comme ça, le benedicite, après 40.

u. dit: 3 janvier 2014 à 15 h 35 min

Cela me rappelle aussi la levée de boucliers des scientifiques contre Thomas Nagel lorsqu’il publia, en 2012, son « Mind and Cosmos ». (xlew)

Les partisans du naturalisme qui veulent inclure leur propre esprit dans leur objet, de sorte que leur savoir ne serait le savoir d’aucun sujet, c’est encore un coup du célèbre baron, qui voulait sauter en se tirant par les cheveux.

u. dit: 3 janvier 2014 à 15 h 31 min

« Et enculeur comptes-tu nous lâcher la grappe ? »

Ça sent le vécu, Marcel.
On entre derrière, mais la main opère par devant, c’est ça?

Sur ce coup, testis nullus en ce qui me concerne.

xlew.m dit: 3 janvier 2014 à 15 h 11 min

Daaphnée dit: le 3 janvier 2014 à 13 h 23 min
Tiens, la 8° élégie,
« De tous ses yeux la créature
voit l’Ouvert. Seuls nos yeux
sont comme retournés et posés autour d’elle
tels des pièges pour encercler sa libre issue.
Ce qui est au-dehors nous ne le connaissons
que par les yeux de l’animal.

En effet, Daaphnée, c’est un très beau geste de nous la proposer. Elle pourrait d’ailleurs prolonger la discussion d’hier au sujet de la place des robots dans la société, bouguereau en avait parlé.
Le début de l’élégie me fait penser à un célèbre passage des « Ambassadors » de James (e tà maints fragments et réflexions dans Tolstoï, Jane Austen, Wordsworth, seule la littérature permet de découvrir en profondeur ce qui fait le sel de l’Homme, cet « animal » comme dit Rilke : sa subjectivité, le rapport entre le corps et l’esprit, etc.). Cela me rappelle aussi la levée de boucliers des scientifiques contre Thomas Nagel lorsqu’il publia, en 2012, son « Mind and Cosmos ». IL prétendait que Darwin ne pouvait expliquer tout et que le phénomène de la conscience n’avait guère été exploré par les tenant de la science dure. Plusieurs écoles, notamment celles dites du « Computationalism » et du « Cognitivisme » (par exemple Kurzweil et sa « Singularité ») l’avaient traité plus bas que terre. Kurzweil allant jusqu’à prétendre que les humains n’existeront plus tels qu’on les connait aujourd’hui (à cause/grâce aux nano-implants dans le cerveau etc.) et cela dès 2045 (à noter sur son calepin).
Merci donc, Daaphnée de nous offrir cet « insight » magnifique de la part de Rilke.

bouguereau dit: 3 janvier 2014 à 15 h 10 min

C’est aujourd’hui croire donner une preuve de générosité que d’admirer « en bloc »

c’est obligé dans l’art bourgeois..c’est rapport à la cote global..l’individu tu comprends

Marcel dit: 3 janvier 2014 à 15 h 09 min

u. dit: 3 janvier 2014 à 14 h 58 min

I don’t need to be an elephant in order to speak about elephants.

But you must be an eagle in order to speak about eagles.

u. dit: 3 janvier 2014 à 15 h 07 min

« t’as vu la couv de lassouline à gauche.. »

J’y ai pensé aussi.
Ça fait mecs des Heures Sombres, faisant le salut romain.

Heureusement, la couverture est rouge.

u. dit: 3 janvier 2014 à 15 h 04 min

chus dac ac zouzou, rimbald est inégal..

Il faudrait organiser des dégustations à l’aveugle, bouguereau.

Un vaste ensemble de poèmes anonymes de l’époque, dans lesquels on glisserait quelques uns du jeune Rimbaud.

On constaterait après coup l’effarement des dévot laïcs surpris de ne pas reconnaître leurs idoles.

Quand j’etais lycéen, je me suis fait mettre à la porte pour avoir montré qu’un des vers au sein d’un poème magnifique de Charles B. était faible, et indigne de lui (on y trouvait un ignoble bouche-trou).

C’est aujourd’hui croire donner une preuve de générosité que d’admirer « en bloc ».

Mais Charles ou Arthur eux-mêmes n’étaient pas de cet avis!

— Après dégustation, vous auriez malgré tout le droit de vider un canon, Marcel.

bouguereau dit: 3 janvier 2014 à 15 h 00 min

dis donc zouzou..t’as vu la couv de lassouline à gauche..ils sont tous a faire des queunelles ou c’est rimbaldien encore?

Marcel dit: 3 janvier 2014 à 15 h 00 min

bouguereau dit: 3 janvier 2014 à 14 h 55 min
alors tu pourras la ramener

chus dac ac zouzou, rimbald est inégal..c’est pas comme son enculeur

Un vrai poète, ce boug. Et enculeur comptes-tu nous lâcher la grappe ?

u. dit: 3 janvier 2014 à 14 h 58 min

« Si tu arrives au quart du dixième de ce que ce gamin de quinze ans était capable d’écrire, alors tu pourras la ramener. » (Marcel)

Je ne comprends pas cela.

I don’t need to be an elephant in order to speak about elephants.

(Bien vu pour le sonnet)

Marcel dit: 3 janvier 2014 à 14 h 52 min

u. dit: 3 janvier 2014 à 14 h 39 min
Marcel dit: 3 janvier 2014 à 14 h 37 min

Ce poème de Rimbaud n’est pas très bon.

(On se fait insulter si on écrit une chose pareille?)

Si tu arrives au quart du dixième de ce que ce gamin de quinze ans était capable d’écrire, alors tu pourras la ramener.

bouguereau dit: 3 janvier 2014 à 14 h 52 min

Soit dit en passant, c’était le rêve d’un libéral comme Hayek

..mais enfin zouzou, rêve depuis longtemps réalisé..mais le libéral prend bien soin de l’appeler du même nom de peur d’éffrayer le petit personnel que « la mauvaise monnaie.. » etc..

bouguereau dit: 3 janvier 2014 à 14 h 50 min

Il ne faut pas dire du mal du petit personnel, Judith.

ça démonétise le maitre..car si l’on suit bien le principe, et tout « bon » économiste sait ça : il n’y a donc jamais eu de « bonne » monnaie..vdqs

Marcel dit: 3 janvier 2014 à 14 h 48 min

u. dit: 3 janvier 2014 à 14 h 10 min
Magnifique, Daaphnée, de lire la 8ème élégie après le sonnet donné dans le billet

Il faut vous renseigner, u., ces trois strophes (dans leur écriture d’origine) ne constituent pas un sonnet.

u. dit: 3 janvier 2014 à 14 h 39 min

Marcel dit: 3 janvier 2014 à 14 h 37 min

Ce poème de Rimbaud n’est pas très bon.

(On se fait insulter si on écrit une chose pareille?)

u. dit: 3 janvier 2014 à 14 h 37 min

« la mauvaise monnaie chasse la bonne » (DHH)

C’est bien triste.
Comme on ne peut pas compter sur le pouvoir, il faut que le consommateur de base frappe lui-même monnaie pour changer les choses.

Soit dit en passant, c’était le rêve d’un libéral comme Hayek que, l’Etat devant se retirer devant le marché, le privé ait lui-même le droit d’émettre monnaie comme on propose n’importe quelle marchandise.

Marcel dit: 3 janvier 2014 à 14 h 37 min

Un peu de poésie tout de même.

Sensation

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue,
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irais loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud, 1870.

u. dit: 3 janvier 2014 à 14 h 33 min

« L’ouvert c’est très bien,…
j’y pense comme ça..les majuscules dans l’érotique..  » (bouguereau)

Ça me rappelle un souvenir extrêmement trivial, et parfaitement indigne de ce blog.

J’ai du m’y prendre à trois ou quatre fois pour corriger quelqu’un qui téléphonait à une épicière, pour demander des horaires:
« Le samedi, vous êtes ouverte? »

Il avait du mal à comprendre (« ben quoi »…).

DHH dit: 3 janvier 2014 à 14 h 31 min

les divers posts d’aujourd’hui deplorant le triste devenir des commentaires sur la RDL me fait penser à un principe bien connu des economistes, mais transposable ailleurs et notamment ici:
« la mauvaise monnaie chasse la bonne »

bouguereau dit: 3 janvier 2014 à 14 h 19 min

L’ouvert c’est très bien, on ne le distingue pas particulièrement en allemand.

j’y pense comme ça..les majuscules dans l’érotique..pour donner pas que l’accent frisé..ça le ferait peut être zouzou

damien dit: 3 janvier 2014 à 14 h 19 min

JC
bougros demande que tu rajoutes des commentaires racistes dont t’as le secret, sinon il s’ennuie trop ai lieu de te défendre comme cause qui le veau bien (son but dans la vie)

épicétou dit: 3 janvier 2014 à 14 h 15 min

pourquoi les traducteurs français s’obstinent-il à mettre des majuscules?
L’Etre… L’Ouvert…

pour te faire parler

des journées entières dans les arbres dit: 3 janvier 2014 à 14 h 15 min

Diagonal, vous viendrez nous faire un compte-rendu, après le 29 janvier, de cet enterrement de première classe du cadave exquis, là-bas sur le Mont Parnasse ?

(je viens de lire un truc qui me sidère, paru dans la revue Books, à propos de Marcel P. Il aurait été arrêté par la Sûreté. Il était priapique. En plus !)

u. dit: 3 janvier 2014 à 14 h 10 min

Magnifique, Daaphnée, de lire la 8ème élégie après le sonnet donné dans le billet.
Toujours le regard et le monde, l’ouvert et « l’affiguré » (c’est comme ça que JP Lefebvre propose de traduite gestaltet).
On souhaiterait avoir davantage de temps.

Karine Winkelvoss a écrit un livre sur Rilke qui s’appelle « La pensée des yeux ».

Mais pourquoi les traducteurs français s’obstinent-il à mettre des majuscules?
L’Etre… L’Ouvert…
Comme un petit coup de pompe inutile pour nous dire: attention, profondeur.
L’ouvert c’est très bien, on ne le distingue pas particulièrement en allemand.

bouguereau dit: 3 janvier 2014 à 14 h 07 min

t’as fait attendre keupu toute la matinée jicé..il a faillit esploser..t’es une ordure épicétou

bérénice dit: 3 janvier 2014 à 14 h 03 min

Bougue si je puis me permettre cette remarque, vous devriez trouver vos modèles ailleurs que sur le blog, ça se voit comme le nez au milieu de votre figure et il vous arrive de faire preuve d’originalité, d’une part, de l’autre il me semble que votre sens de l’humour gagnerait en légèreté à se défaire de l’emballage ou peut-être est-ce ma balance qui peine à la tare?

affleulou ateul dit: 3 janvier 2014 à 13 h 58 min

13 h 48 min
« L’avenir comme le voit la Porcine  »

les propos orduriers -racistes une fois de plus- de JC passent à travers la modération, pour la plus grande joie de ses potes ivrognes qui crèvent d’ennui comme lui

bouguereau dit: 3 janvier 2014 à 13 h 56 min

divorce avec revente des enfants adoptés, sur e-bay

..tu les rachéterais pour rien jicé !..au père..à pork’n roll..

No Future dit: 3 janvier 2014 à 13 h 48 min

L’avenir comme le voit la Porcine : fiançailles multiethniques par tirage au sort des militants, mariage pour tous quelle que soit l’espèce, chien, poisson rouge, python, âne, humains, par Internet, consommation du mariage par machine à masturber connectée, divorce avec revente des enfants adoptés, sur e-bay, retraite à 70 ans en camp de travail public, enterrement au sanibroyeur collectif, dispersion des cendres dans des locaux approuvés EELV avec vœux enregistrés du Président ému.

bouguereau dit: 3 janvier 2014 à 13 h 47 min

je me joins à leur indicible émotion de me savoir unie à leur douleur

par exempe clopinedours..aurait tu été capabe de creuser cet abysse avec ta petite pelle..

bouguereau dit: 3 janvier 2014 à 13 h 38 min

– tenez, un exemple :

l’exercice eut peut être été édifiant..mais au finiche c’est toi que tu singes : tu aimes tellement te montrer décevante..est ce pour pouvoir geindre sous les coups que tu vas recevoir?

bérénice dit: 3 janvier 2014 à 13 h 35 min

11h49 prenez note de mon contentement à siéger contre Giovanni cependant j’aurais aimé D de l’autre coté, juste au dessus pas à coté pas n’importe où, auquel cas plus d’inconvénient à jouer à la tranche de jambon avec ces deux cornichons et si ce lien ne devait être et ne s’inscrira qu’en symbole, je me joins à leur indicible émotion de me savoir unie à leur douleur dans ce malheur.

Daaphnée dit: 3 janvier 2014 à 13 h 23 min

Tiens, la 8° élégie,

« De tous ses yeux la créature
voit l’Ouvert. Seuls nos yeux
sont comme retournés et posés autour d’elle
tels des pièges pour encercler sa libre issue.
Ce qui est au-dehors nous ne le connaissons
que par les yeux de l’animal. Car dès l’enfance
on nous retourne et nous contraint à voir l’envers,
les apparences, non l’ouvert, qui dans la vue
de l’animal est si profond. Libre de mort.
Nous qui ne voyons qu’elle, alors que l’animal
libre est toujours au-delà de sa fin:
il va vers Dieu; et quand il marche,
c’est dans l’éternité, comme coule une source.
Mais nous autres, jamais nous n’avons un seul jour
le pur espace devant nous, où les fleurs s’ouvrent
à l’infini. Toujours le monde, jamais le
Nulle part sans le Non, la pureté
insurveillée que l’on respire,
que l’on sait infinie et jamais ne désire.
Il arrive qu’enfant l’on s’y perde en silence,
on vous secoue. Ou tel mourant devient cela.
Car tout près de la mort on ne voit plus la mort
mais au-delà, avec le grand regard de l’animal,
peut-être. Les amants, n’était l’autre qui masque
la vue, en sont tout proches et s’étonnent…
Il se fait comme par mégarde, pour chacun,
une ouverture derrière l’autre… Mais l’autre,
on ne peut le franchir, et il redevient monde.
Toujours tournés vers le créé nous ne voyons
en lui que le reflet de cette liberté
par nous-même assombri. A moins qu’un animal,
muet, levant les yeux, calmement nous transperce.
Ce qu’on nomme destin, c’est cela: être en face,
rien d’autre que cela, et à jamais en face.

S’il y avait chez l’animal plein d’assurance
qui vient à nous dans l’autre sens une conscience
analogue à la nôtre –, il nous ferait alors
rebrousser chemin et le suivre. Mais son être
est pour lui infini, sans frein, sans un regard
sur son état, pur, aussi pur que sa vision.
Car là où nous voyons l’avenir, il voit tout
et se voit dans le Tout, et guéri pour toujours.

Et pourtant dans l’animal chaud et vigilant
sont le poids, le souci d’une immense tristesse.
Car en lui comme en nous reste gravé sans cesse
ce qui souvent nous écrase, – le souvenir,
comme si une fois déjà ce vers quoi nous tendons
avait été plus proche, plus fidèle et son abord
d’une infinie douceur. Ici tout est distance,
qui là-bas était souffle. Après cette première
patrie, l’autre lui semble équivoque et venteuse.
Oh! bienheureuse la petite créature
qui toujours reste dans le sein dont elle est née;
bonheur du moucheron qui au-dedans de lui,
même à ses noces, saute encore: car le sein
est tout. Et vois l’oiseau, dans sa demi-sécurité:
d’origine il sait presque l’une et l’autre chose,
comme s’il était l’âme d’un Etrusque
issue d’un mort qui fut reçu dans un espace,
mais avec le gisant en guise de couvercle.
Et comme il est troublé, celui qui, né d’un sein,
doit se mettre à voler!. Comme effrayé de soi,
il sillonne le ciel ainsi que la fêlure
à travers une tasse, ou la chauve-souris
qui de sa trace raie le soir en porcelaine.

Et nous: spectateurs, en tous temps, en tous lieux,
tournés vers tout cela, jamais vers le large!
Débordés. Nous mettons le l’ordre. Tout s’écroule.
Nous remettons de l’ordre et nous-mêmes croulons.

Qui nous a bien retournés que de la sorte
nous soyons, quoi que nous fassions, dans l’attitude
du départ? Tel celui qui, s’en allant, fait halte
sur le dernier coteau d’où sa vallée entière
s’offre une fois encor, se retourne et s’attarde,
tels nous vivons en prenant congé sans cesse. »

L'honneur perdu de Clopina Trouille. dit: 3 janvier 2014 à 13 h 17 min

Si Pierre Assouline est las de ce blog, cela se comprend d’autant plus que le genre « éphéméride » est difficilement compatible avec le temps qui passe. La réactivité immédiate ne s’inscrit que difficilement dans la durée…

Et puis, sans rire, ne sommes-nous pas de plus en plus prévisibles, de moins en moins spontanés ? On pourrait fort bien imaginer une liste de commentaires avec nos pseudos seulement. Ce ne serait pas si difficile de combler mentalement les pointillés, tant nous nous ressemblons (hélas, pour certains d’entre nous) à nous-mêmes. Je prends mêle le pari que le rythme du blog ne serait en rien altéré – tenez, un exemple :

Marcel :

Bouguereau :

Marcel :

Marcel :

Marcel :

CP (qui tente de revenir au sujet) :
?
Boug’ :
!-!
JC (sous l’un quelconque de ses pseudos multiples):
;;;;;;;;
Puis
JC
JC
JC

tiens… Christiane :
&&&&&&&&&&&

Daaphnée :
^^^^

Chaloux :
,…,….

(etc).

Et même Clopine Trouillefou :
>¨¨<

ahahah.

G. de Villiers dit: 3 janvier 2014 à 12 h 57 min

@12.42, Le Puy du Fou se situe plutôt en Vendée, au nord-est de la Charente, c’est un département qui n’a guère engendré de très grands écrivains, mais produit d’honnêtes hommes d’Etat. Pensez à moi, par exemple.
J’ai trouvé la fin du dernier Goncourt, Au revoir au-delà (P. Lemaitre) un peu décevante, facile… dirions-nous, comme qui dirait sabotée. Sinon, ce cru 2013 était des plus corrects. Pas sûr qu’on s’en souvienne l’an prochain, mais bon, pourquoi bouder un plaisir simple de fin d’année pris entre les deux huîtres d’un magnifique plateau de Marennes Oléron ?

Daaphnée dit: 3 janvier 2014 à 12 h 57 min

Jacounet !
Cette histoire de cercueil, n’importe quoi ! Dites plutôt que vous aimeriez bien qu’un amant vous morde l’échine … pfff !

Jacques Barozzi dit: 3 janvier 2014 à 12 h 40 min

Plutôt que des doublons, c’est de la parthénogenèse, le boug : D. se féconde lui-même tandis que Daaphnée se désespère…

Voeux pieux à Barbezieux dit: 3 janvier 2014 à 12 h 25 min

Cher monsieur Barozzi (11.34) : la seule chose que l’on puisse dire sur le ‘dernier Bresson’ et le ‘premier Chadronne’, c’est leur lieu de naissance commun : Barbezieux (St Hilaire) en Charente. Pas de quoi en faire tout un plat pour réalimenter la chronique RDL sur des écrivains bien usagés, je pense.

bouguereau dit: 3 janvier 2014 à 12 h 10 min

les cerceuils a doublons ça fait ile au trésor baroz..borgne unijambiss et tate mon moignon sacrénom

bouguereau dit: 3 janvier 2014 à 12 h 08 min

Une rumeur persistante du 6e

baaah t’es la couine du ragot..et on s’en fout ça sra raccord avec l’ouverture du blog à cheuloux..les cornards comme toi ça la ramène becoz même le dos tourné ça a tellement d’poteaux comme dirait rabelais, que ça n’est jamais seul

Jacques Barozzi dit: 3 janvier 2014 à 12 h 03 min

Moins de 20 cercueils, car il y a de nombreux doublons : Daaphnée/Bérénice, D./Desmedt/Djedla…

Jacques Barozzi dit: 3 janvier 2014 à 11 h 57 min

Pas aperçu mon nom dans la liste, merci, mais ce n’est pas une raison pour me faire porter le chapeau de ce commentaire dont je ne suis pas l’auteur…

John Brown dit: 3 janvier 2014 à 11 h 53 min

Aperçu mon nom dans la liste précédente. Josette me confirme que je ne suis pas veuf. De mes illusions, mais ça remonte à pas mal d’années déjà.

Veuves et veufs de la RDL dit: 3 janvier 2014 à 11 h 49 min

Diagonal
Bouguereau
D.
U.
de nota
Christiane
Chaloux
Kicking
Desmedt
Chantal
La Reine du Com
Polemikeur
TKT
Bérénice
Sant’Angelo
Clopine Trouillefou
John Brown
Sandgirl
Daaphnée
Sergio
Xlew
JC
JCh
Pablo75
Hamlet
Djedla
Marcel
Marc Court
C.P.
Alexia Neuhoff
LML
HR
Abdelkader
Lazarillo
Paul Edel
DHH

En cas de suicide collectif dû à la fermeture du Blog par Assouline, prévoir plus de 20 cercueils, sinon regroupement en cercueil collectif !

Jacques Barozzi dit: 3 janvier 2014 à 11 h 38 min

D’ores et déjà, je peux vous annoncer que le prochain roman de Passou sera (encore, après Sigmaringen) un « remake »…

John Brown dit: 3 janvier 2014 à 11 h 20 min

Orion, pffouou. Admirer Orion, on n’a pas idée. (mézigue)

Sans compter cette ceinture en strass tape-à-l’oeil. Le chasseur tire sur le travelo en route pour passer la soirée chez Michou.

Marcel dit: 3 janvier 2014 à 11 h 02 min

John Brown dit: 2 janvier 2014 à 22 h 51 min
Orion, pffouou. Admirer Orion, on n’a pas idée.

D’autant que, quand tu admires l’empyrée, tu t’exposes aux horions, John.

Diagonal dit: 3 janvier 2014 à 11 h 01 min

Cher monsieur Passouline,
Une rumeur persistante du 6e prétend que vous vous apprêteriez à mettre fin à la RDL cette année, par un effet d’extrême lassitude bien compréhensible. Vous imaginez bien le désarroi qu’une telle initiative pourrait provoquer chez la vingtaine de veufs et veuves inconsolables de votre charmant blog littéraire. Aussi, au cas où cette rumeur aurait quelque consistance, je vous prie instamment de bien vouloir donner des signes explicites en ce sens pour préparer au sevrage collectif.
J’ai bien apprécié vos lignes de Rilke en entame de cette année, c’était en effet un redoutable poète.
Je vous souhaite de la santé surtout, une bonne vue particulièrement et la prescience nécessaire pour continuer à nous dénicher les valeurs sûres du temps passé à défaut des temps futurs durant tout le temps que durera notre compagnonnage quotidien. N’ayons pas peur.

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 janvier 2014 à 10 h 31 min


…rose,…

…j’ai réellement du travail d’aménagement à conclure,…
…en plus de répondre aux  » trucs  » de Messenger « ,…
…je m’absente ! etc,…sans châteaux,…à construire,…

rose dit: 3 janvier 2014 à 10 h 31 min

Lire Melville dans la langue où il a écrit ses œuvres semble irréductible. Chaque mot choisi par les traducteurs pose question.
Chaque tournure, aussi élégante soit elle, donne envie de la connaître dans sa langue d’écriture.

rose dit: 3 janvier 2014 à 10 h 27 min

Ouaip ; travail de Giono qui découvre l’œuvre en 1930 en collaboration avec Lucien Jacques et Joan Smith.

Après ça, qu’on lui cherche encore des poux dans la tête.

rose dit: 3 janvier 2014 à 10 h 25 min

Ou bien lire trois traductions différentes : la plus communément lue de Moby Dick est celle de Giono.

Giono parlait et lisait l’anglais suffisamment pour traduire ce monument ?

rose dit: 3 janvier 2014 à 10 h 21 min

Marcel dit: 3 janvier 2014 à 9 h 46 min

je suis d’accord complètement avec vous.
Pareil pour l’anglais et le persan et tutti quanti.

Résultat : frustration, et envie de connaître la langue assez bien pour jouir du texte dans sa langue vernaculaire.

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