de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
55, rue Jablonski, Berlin

55, rue Jablonski, Berlin

Quel écrivain n’a pas été tenté par le projet littéraire de partir du particulier pour atteindre à l’universel en racontant à travers la vie d’un immeuble un peuple et un pays pris dans l’étau d’une époque ? L’exercice est aussi tentant que périlleux car, s’il échoue, le huis clos devient inutilement oppressant ; mais en cas de réussite, quel grand souvenir ! en tout cas pour le lecteur… Les Français penseront aussitôt à La vie, mode d’emploi de Georges Perec : on s’en souvient (ou pas, d’ailleurs, foin de cette manie des critiques de feindre de croire que tout le monde a nécessairement tout lu), une volonté d’exhaustivité présidait à ce « romans » (au pluriel) épuisant en un fascinant puzzle oulipien l’histoire et la vie de l’immeuble imaginaire du 11, rue Simon-Crubellier (Paris, 17ème), de ses habitants, de ses pièces, de ses objets. D’autres écrivains ailleurs dans le monde s’y sont risqués avec plus (Alla El Aswany pour L’immeuble Yacoubian) ou moins de bonheur. La réédition en poche de Seul dans Berlin (Jeder stirbt für sich allein, traduit de l’allemand par Laurence Courtois, 768 pages, 9,50 euros, Folio) permet de revenir sur le grand livre que Hans Fallada a écrit en 1946 en quelques trois semaines grâce à son cocktail habituel (alcool, tabac, drogues).

L’immeuble en question, plutôt modeste, est sis au 55 de la rue Jablonski à Berlin. Bien que l’auteur, de son vrai nom Rudolf Ditzen (1893-1947, son nom de plume étant un clin d’œil à des personnages de Grimm), ait publié la quasi totalité de son œuvre prolifique avant-guerre, il reste principalement associé à l’étranger à sa chronique berlinoise des évènements courants et du quotidien des copropriétaires et colocataires de cette immeuble, réunis sous sa plume tels un concentré de la classe moyenne allemande de 1940 à 1945. Comment ils vivaient et comment ils survivaient, les bons vivants et les presque morts, la factrice Eva Kluge qui passe si souvent qu’elle fait partie des habitants, le contremaître Otto Quangel, la fiancée de son fils Trudel, Frau Rosenthal toujours en instance d’être dénoncée, Baldur Persicke, membre des Jeunesses hitlériennes et futur cadre du Parti, Fromm le magistrat en traité inconsolé de la mort de sa fille, l’énigmatique Emil Barkhausen, mouchard toujours planté devant la porte d’entrée…

Un monde en réduction où l’on voit mûrir l’esprit de révolte petit à petit, à coups de détails insignifiants mais si lourds de sens, fragment d’humanité divisé en deux : ceux qui redoutent de subir la terreur ordinaire et ceux qui ont l’extraordinaire pouvoir de l’exercer. Car on torture, on emprisonne, on déporte, on exécute, on meurt beaucoup dans ce vécu-là. Trop ? Pas du point de vue de Fallada tel qu’il s’exprime dans un avertissement au lecteur, lui qui avait vécu le nazisme et la guerre à Carwitz, un quartier de Felddberg, dans le Mecklembourg :

« Cela n’a souvent pas plu à l’auteur lui-même de dresser un tableau si sombre, mais plus de lumière aurait signifié mentir ».

C’est de la résistance quotidienne des citoyens à la dictature de guerre qu’il s’agit. Basé sur des faits vrais (l’histoire des Hampel, un couple qui a dit non, à sa manière, ce qui lui vaudra d’être exécuté), et particulièrement sur leur dossier à la Gestapo que l’auteur avait pu se procurer pour s’en inspirer librement, le roman néanmoins réaliste, plein de couleurs et d’odeurs, de larmes et de sang, de Fallada atteint à l’universel en ce qu’il se détache parfois du contexte particulier de l’Allemagne, des petites histoires, admirables, cyniques ou perverses qui nouent les relations entre les habitants, pour enjoindre le lecteur à se poser les questions qu’affrontent ses personnages : jusqu’où aller trop loin sans trahir sa conscience ? Quelles sont les limites de la cruauté d’un tortionnaire ? comment s’interdire de parler sous la torture ? Comment maîtriser sa peur ? faut-il risquer sa vie et celle des siens dans l’espoir de rester debout  malgré tout ? que signifie « tenir » quand tout s’écroule ? Quel degré de bassesse  est capable d’atteindre le barbare galonné lorsqu’il avilit l’autre ? comment les valeurs qui vous ont fondé peuvent encore résister à tel déni d’humanité ? etc La peur partout, la mort au bout.

Paru la première fois en allemand chez Aufbau Verlag en 1947 mais dans la zone d’occupation soviétique, le roman a été publié dès l’année suivante à Moscou, en 1967 chez Plon mais et seulement en 2009 pour la première fois en anglais aux Etats-Unis sous le titre dégermanisé de Every Man dies alone.

 Ceux qui ne l’ont jamais lu y feront une découverte qui sera peut-être de l’ordre de la révélation. Ceux qui connaissent déjà Seul dans Berlin ne seront pas en reste car cette édition de poche est la première à proposer une nouvelle édition intégrale (Denoël l’avait publiée l’an dernier mais la presse ne lui avait guère fait justice). La différence avec l’ancienne édition ? Ce que les éditeurs allemands d’origine ont découvert dans leurs archives, c’est à dire un tripatouillage effectué à l’insu de l’auteur :

« La suppression complète du chapitre 17 où l’on apprend qu’Anna Quangel était membre  active de la ligue des femmes nazies, la Frauenschaft. L’appartenance de la factrice Eva Kluge au parti nazi avait par exemple aussi été gommée. Cette censure politique s’explique par la mission que s’était confiée la zone soviétique en Allemagne, future RDA : il fallait éduquer le peuple à l’aide d’exemples clairs et sans ambiguïté, parfois simplistes. Ainsi une héroïne de la résistance intérieure allemande ne pouvait avoir été du côté nazi ».

(Photo D.r; ayant servi à l’affiche de l’adaptation théâtrale de Seul dans Berlin)

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères.

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commentaires

395 Réponses pour 55, rue Jablonski, Berlin

JC..... dit: 4 juin 2015 à 5 h 48 min

Fais de ta plainte un chant d’amour pour ne plus savoir que tu souffres, mon frère africain !

Cela arrange tout le monde que tu restes un esclave de tes propres frères…

la vie dans les bois dit: 3 juin 2015 à 22 h 55 min

20h28 forme banale de manipulation mentale par suggestion associative, visant une induction de la pensée d’autrui, avec intention de nuire.
Ici, le mot: africain.

2ème hypothèse: claire est très atteinte.

claire dit: 3 juin 2015 à 20 h 28 min

Monsieur Assouline,
pourriez-vous effacer le message que j’ai écrit sur Guy Georges, j’ai de graves problèmes mentaux.
Je vous remercie

la vie dans les bois dit: 3 juin 2015 à 14 h 59 min

Elle veut maintenant refourguer ses cierges…
Fais de ta plainte un chant d’amour pour ne plus savoir que tu souffres
Proverbe africain

christiane dit: 3 juin 2015 à 14 h 32 min

« Pour combattre l’obscurité, je ne brandis pas l’épée, j’allume une bougie. »
Nietzsche

la vie dans les bois dit: 3 juin 2015 à 13 h 05 min

@12h33, ne comptez pas trop sur moi pour dire à vos copains de blogs- ici, il y a un glissement sémantique tendancieux auquel il faut prendre garde- ce qu’ils ne savent peut-être pas de votre grand art.

Vue de mon côté, la situation est bien plus simple: vous êtes de ces personnes qu’il vaut mieux ne jamais avoir croisées. Même, par le plus grands des hasards, hélas…

christiane dit: 3 juin 2015 à 12 h 33 min

@la vie dans les bois dit: 3 juin 2015 à 9 h 46 min

« Elle me cherche; mais elle va pas me trouver… »
Hélas, si… dramatique comme disait un ami cet été…

la vie dans les bois dit: 3 juin 2015 à 9 h 46 min

Elle me cherche; mais elle va pas me trouver…

C’était quoi, votre rôle dans la cour d’école déjà ? Faire règner l’ordre? Pour avoir la paix ?

Va va avec ce cortège de mort que tu traînes derrière toi, en saouler d’autres, depuis le temps que tu te tords de douleur cristique dans ces colonnes…

christiane dit: 3 juin 2015 à 8 h 59 min

@ la vie…
Ah, c’était donc cela : la bataille inachevée entre le « petit-fils » et son père… La condamnation de l’initiative du père par le fils : se séparer de ses dessins qui étaient dans la famille… Tout cela est bien obscur et bien loin du regard de DHH et du mien concernant cette exposition.

la vie dans les bois dit: 2 juin 2015 à 20 h 29 min

à 19 h 51 min

c’est presque bien lu, pour une fois: le mépris.
Absolument.

Mais une vieille carne comme vous est-elle capable de seulement le comprendre ?
Avec votre manie de vouloir faire « fermer le clapet », comme elle fut fatale… cette manie.

Autre chose, et je n’y reviendrai plus:
Le petit-fils de- vous devrait vous valoir ici, comme à d’autres : le sien, de mépris. Réglez vos problèmes entre vous. Vous êtes pathétiques.

JC..... dit: 2 juin 2015 à 19 h 57 min

« Avez-vous un problème psychiatrique ? Une sorte d’agressivité incontrôlable ? Êtes-vous incapable de vous exprimer correctement, posément, sans vulgarité ? Je crois que votre cas est désespéré… Bonne soirée. Un bon tilleul vous ferez du bien. »

Il n’est pas certain qu’un tilleul suffise… je propose une pinte de Bowmore.

christiane dit: 2 juin 2015 à 19 h 51 min

@la vie dans les bois dit: 2 juin 2015 à 18 h 48 min
Bien, je relis vos trois posts et commence à comprendre comment vous fonctionnez. Quand vous êtes incapable d’argumenter, de reconnaître vos erreurs, vous haussez le ton, imitant le langage d’ados limités en vocabulaire, en mal de reconnaissance et en période de révolte, prenant d’autres (?) à témoin. Ce qui vous plaît c’est de confirmer vos haines et votre mépris de certaines commentatrices ou de mettre des liens. Celui-ci, intéressant et bouleversant malgré sa sobriété, est connu et n’éclaire en rien la façon méprisante dont vous accueillez le fait qu’A.Goldschmidt a été déporté à Theresienstadt et que durant sa détention, il a réalise un ensemble de dessins qui ont été conservés par sa famille ; que son fils, l’écrivain et traducteur Georges-Arthur Goldschmidt, a décidé en 2011 de confier ces dessins au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation où ils sont désormais conservés. Qu’ils sont actuellement exposés à Lyon. Et enfin, que vos remarques qui semblent… généreuses (Les enfants…) n’ont aucun rapport avec ce que nous apprend DHH concernant cette exposition et le mépris que vous affichez de cette initiative. Avez-vous un problème psychiatrique ? Une sorte d’agressivité incontrôlable ? Êtes-vous incapable de vous exprimer correctement, posément, sans vulgarité ? Je crois que votre cas est désespéré…
Bonne soirée. Un bon tilleul vous ferez du bien.

la vie dans les bois dit: 2 juin 2015 à 18 h 48 min

à 12 h 50 min

La voilà qui décide maintenant de mettre à l’honneur.
J’aurai droit en plus à une bonne image pour bonne lecture ?

Comme dirait le petit-fils de : va te cacher, tu fais trop honte, avec ta de prétention verbeuse et ton coeur rétréci comme une vieille patate flétrie, que t’es obligée de perfuser pour te faire croire que t’en as un…

ps: oui, 15000 enfants !

christiane dit: 2 juin 2015 à 12 h 50 min

@ La vie dans les bois
Votre post de 9h57. C’est vous qui êtes dans le malentendu ou plutôt le mal lu :
« En juillet 1942, il est déporté à Theresienstadt où il devient le pasteur de la communauté évangélique. Il meurt chez lui à Reinbek le 9 février 1947.
Durant sa détention, il réalise un ensemble de dessins qui seront conservés par la famille. Son fils, l’écrivain et traducteur Georges-Arthur Goldschmidt, décide en 2011 de confier ces dessins au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation où ils sont désormais conservés.
Les dessins d’Arthur Goldschmidt sont réalisés d’une part dans un petit carnet à couverture noire et d’autre part sur des feuilles volantes, au verso de documents de l’administration du camp. »
Ils ont été confiés, donnés, pas vendus. Les voir doit être un sacré bouleversement.
Toutefois votre remarque vous met à l’honneur. Oui, c’étaient des enfants…

Pierre Vandevoorde dit: 2 juin 2015 à 10 h 51 min

Vous écrivez « (paru) seulement en 2009 pour la première fois en anglais aux Etats-Unis sous le titre dégermanisé de Every Man dies alone ». Mais c’est le titre français qui n’a aucun rapport avec l’allemand, dont ce titre anglais est l’exact traduction. Cela dit, « Seul dans Berlin », c’est une sacré trouvaille.
Pour ce qui est de cette nouvelle édition intégrale (c’est à dire marginalement completée), je n’ai pas vu l’intérêt d’avoir fait reprendre toute la traduction (à moins qu’il ne s’agissse de relancer les ventes), car la précédente &tait magistrale.

JC...... dit: 2 juin 2015 à 9 h 01 min

Il n’y a jamais eu de fascistes en Italie ! Ni en Espagne ! Ni en France ! Ni en Allemagne ! Ni en Grèce ! Ni en URSS !

Il y a juste eu des démocraties défaillantes.

Car c’est dans sa nature même, à la démocratie égalitaire, de donner autant de droit aux veaux, qu’aux sages. Et qu’il y a beaucoup plus de veaux que d’aigles en ce bas monde !

renato dit: 2 juin 2015 à 8 h 21 min

« Mussolini, ne faisaient pas le salut nazi? »

Inutile d’aller chercher loin et de se dépenser en une inutile dispersion d’énergie, cherchez plutôt chez Wiki e tapant « salut fasciste » où, les dates aidant, vous verrez que que c’est plutôt le contraire.

renato dit: 2 juin 2015 à 8 h 10 min

« suisse de son état, faisant le salut nazi… »

Tiens! qui l’aurait dit?!
Cela dit, la question tournait autour de la mode pas au salut, et la bourgeoisie avait la sienne de mode, indépendamment de la nationalité.

Quant à l’autre qui parle d’aristocratie: faudrait vraiment apprendre à nuancer…

JC...... dit: 2 juin 2015 à 7 h 46 min

Que font les dames qui lèvent la main ?

Elles crient toutes : « Hep ! Taxi ! » Hélas, il n’y en a plus aucun de libre ! tous occupés par madame Agnès SAAL, INA, et sa famille jouisseuse de vos deniers … Cette grande dame intègre, haut serviteur de l’Etat, recasée, a dépensé 40.000 euros de taxis en 10 mois, sortis de votre poche pour voguer sur l’Océan des Privilégiés.

Dormons tranquilles ! L ‘Etat veille sur nous… elle n’ira pas en prison pour vol !

JC...... dit: 2 juin 2015 à 7 h 23 min

Une troisième guerre mondiale est elle possible ?

Elle est commencée …! Et dire que certains étaient heureux du Printemps arabe ! Belle naïveté occidentale ! Entre ceux qui n’ont pas peur de mourir en martyr, et ceux qui font la guerre en aéroplane, on voit le résultat.

Le Califat a la dynamique politique du nazisme. On verra comment cela finira. Une certitude : ce sera au sol et dans le sang.

JC...... dit: 2 juin 2015 à 7 h 14 min

L’Europe existe?

Oh, oui, mes amis, dans les locaux bruxellois….! Ailleurs, aux frontières de l’Empire rien ne va, on sauve les envahisseurs africains par milliers chaque semaine, la Turquie occupe la moitié de Chypre et finance le Califat Islamique, le Qatar fait de même et nous caresse les amygdales externes avant de nous les castrer…

Tout va bien, mes amis, l’Europe existe ! Dormons tranquille !…

Sergio (Amayerling) dit: 2 juin 2015 à 7 h 13 min

le sujet de soi de sa traque.
ça fait Nolan Verloux si on allume.
Même celle là, je l’avais pas.

pour répondre à oui, bien sûr, Pondichery dans le fond. Il faut bien que jeunesse se passe, une Charlotte à la cuillère.

JC...... dit: 2 juin 2015 à 6 h 47 min

Le chômage augmente ?

Qu’à cela ne tienne ! on crée 100.000 emplois aidés … Qui ne sont bien entendu que des simulacres d’emploi, des emplois bidons, du vent merdeux !

La gestion socialiste ? Des villages Potemkine partout, pour tout, le mensonge pour tous ….

Sant'Angelo Giovanni dit: 1 juin 2015 à 23 h 05 min


…mon  » eau « ,…personnalisée,!…

…avec le jus de 2 citron & une orange,!…et 6 sucres glissés avec,!…

…m’en refaire, encore une tout de suite,!…
…çà se boit, comme de l’air frais,!…
…un à deux verre de lait, pour finalisé,!…
…l’eau presque, une nourriture à elle seule,!…etc,!…
…Orangina, n’est pas mal, non plus,!…un peu délié,!…

Sergio dit: 1 juin 2015 à 23 h 05 min

Pardon, mais quand on a sorti un annuaire sur mon compte, on se paye pas avec un blog.
Je continue…

la vie dans les bois dit: 1 juin 2015 à 21 h 58 min

Je ne sais pas pourquoi- c’est à cause du selfie- je repense à ce fait divers où un personnage s’arrange toujours pour figurer sur les photos officielles, en tenue d’ancien combattant. Il s’avéra être un imposteur.

Delphina dit: 1 juin 2015 à 20 h 08 min

Daaphnée, en ce qui me concerne ma chatte voyage toujours en cabine et sait se tenir, même pendant 15 heures.

Daaphnée dit: 1 juin 2015 à 19 h 58 min

Je sens que certains s’ennuient ..
Question :
Bon, mon chat doit prendre l’avion ( dans les 15 heures de vol ), est-ce que je le prends sur mes doux genoux ou est-ce que je l’envoie s’angoisser dans la soute ?

la vie dans les bois dit: 1 juin 2015 à 19 h 57 min

C’est dommage que béatrice nous ait quittés si tôt. Je n’ai pas eu le moindre commencement de preuve qu’elle a lu Fallada. C’est embêtant.

JC...... dit: 1 juin 2015 à 19 h 32 min

Pourquoi ne pas quitter cette journée sur une note drôle, amusante, fanée, surannée, pour tout dire socialiste ?!

« Si l’on tient compte des demandeurs d’emploi ayant exercé une activité réduite en avril (catégories B et C), les données officielles sont encore plus déprimantes : le nombre de personnes qui pointent à Pôle emploi s’élève à 5,344 millions dans l’Hexagone, soit une progression de 1 % par rapport à mars et de 7,1 % en un an. Le total atteint 5,645 millions pour l’ensemble du territoire (DOM inclus), en augmentation de 6,8 %. »

Macron, piège à cons !

D. dit: 1 juin 2015 à 18 h 31 min

je viens de réaliser que ce n’est pas monsieur Depla que j’ai eu tout a l’heure au téléphone, mais M. D’Elplat de La Bastide-sur-Besorgues, ce qui explique le dialogue de sourds que nous avons eu. SI qqun avait par hasard un Whoswho sous la main pour me donner le bon numéro de Delpla ?

la vie dans les bois dit: 1 juin 2015 à 18 h 17 min

« (…)que les vieux de la rdl connaissent comme le père de
(…) »
J’apprecie au plus haut point cette précaution de langage. Elle ménage juste ce qu’il faut la susceptibilité de lecteurs n’ayant aucun embarras « sentimental », jeune ou âgés, de la rdl canal historique, ou non.

Sergio dit: 1 juin 2015 à 17 h 56 min

D. dit: 1 juin 2015 à 17 h 47 min
Je ne sais pas comment interpréter cette réponse métaphorique.

C’est parce qu’il fait une hétude sur la photo il croit que c’est des bonnes femmes de Schrödinger elles pleuvent et luminent en même temps… Y en a même qui sont nazies et pas… Alors avec ça…

D. dit: 1 juin 2015 à 17 h 47 min

Je viens de contacter François Delpla, Sergio, il m’a répondu qu’il avait d’autres chats à fouetter. Je ne sais pas comment interpréter cette réponse métaphorique.

Sergio dit: 1 juin 2015 à 17 h 21 min

Ce qu’il faudrait, c’est que François Delpla vienne nous en placer une bien sentie à propos de ces Sudètes… C’est pas des colons, ces gus ? Des expat… Je pensais à la Silésie la guerre de sept ans le trente-cinquième partage de la Pologne… Ou je me trompe c’est Gergovie ? Salamine ?

Sergio dit: 1 juin 2015 à 17 h 01 min

D. dit: 1 juin 2015 à 16 h 43 min
Vous êtes un gamin

C’est le seul moyen d’avoir des pensées un peu rectilignes ! Comme au pavillon de Breteuil…

D.IEU..... dit: 1 juin 2015 à 16 h 45 min

DHH dit: 1 juin 2015 à 15 h 52 min
des a dportatuion ont presentés

Faut arrêter la tisane, DHH.

Sergio dit: 1 juin 2015 à 16 h 04 min

eh ben dit: 1 juin 2015 à 15 h 45 min
courageux et oisif

Houi. Parce qu’être courageux propulsé par les événements, c’est pas du courage, ça ! On n’a même pas le temps de voir le danger où qui n’est c’est comme si on était bondissant de haireuhaire en ligne de Sceaux… Tandis que lorsque l’on dispose de what millions de plombes pour le voir grossir grossir et encore inéluctablement grossir, c’est comme un quatre cent vingt qui arriverait à deux à l’heure, quoi… On peut le toucher du doigt avant qu’il nexplose !

DHH dit: 1 juin 2015 à 15 h 52 min

exposition signalée
Puisque le ciel est sans échelle.
Dessins du ghetto de Terezin par Arthur Goldschmidt

Jusqu’au 19 juillet 2015

Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation
Espace Berthelot
14 avenue Berthelot 69007 Lyon

ces croquis tracés au cours des a dportatuion ont presentés par le fils d’Arthur goldschmidt ,l’ecrivain traducteur Georges artur Goldschmidt ,que les vieux de la RDLconnaisent comme le pere de Montaigne à Cheval

roland dit: 1 juin 2015 à 15 h 39 min

« On comprend mieux le glissement vers « seul »(traduction), »

Ce n’est pas de la traduction mais de l’adaptation- pourquoi ne pas remake tout le livre, pour faire fûté…

ZEUS...... dit: 1 juin 2015 à 14 h 23 min

Nous avions demandé une nouvelle pièce à notre cher ESCHYLE, qui avait entamé dans le style de « Les Perses », une belle œuvre « Les Africains ». Salamine, Lampedusa.

ARISTOPHANE arrive, et bouscule tout : « Je vous ai écrit un truc de feu dans l’esprit des Grenouilles : « Papy Juppé ou la démence sénile ». Marrez vous … !

Depuis, ESCHYLE fait la gueule

z. (just passing) dit: 1 juin 2015 à 14 h 01 min

celle qui pleure en porte le mystère (christiane)

A mon avis, elle pleure de joie. Mais on ne le saura jamais. Comme vous le dites, c’est elle qui fait tout le mystère de la photo.

ZEUS...... dit: 1 juin 2015 à 14 h 00 min

Le lien fournie par votre amie Christiane de la RdL commence ainsi :

« Dans sa traduction française, le roman qu’Hans Fallada écrivit en 1947 ne comporte pas de point d’interrogation. La présence de ce point d’interrogation dans le titre de cette version théâtrale constitue un premier acte fort d’adaptation. »

UN ACTE FORT !….la présence d’un point d’interrogation ! Votre civilisation occidentale se paie de mots

christiane dit: 1 juin 2015 à 13 h 51 min

Une réponse possible est dans le lien donnant l’origine de la photo en bas du billet. C’était donc l’affiche du Lucernaire pour le spectacle théâtral « Seul dans Berlin » :
http://www.arts-spectacles.com/Le-Lucernaire-l-Harmattan-et-le-theatre-Cassiopee-presentent-Seul-dans-Berlin-au-Lucernaire-Paris-du-8-janvier-au-1er_a9155.html
Le texte joint – dans ce lien – est passionnant. On comprend mieux le glissement vers « seul »(traduction), encore qu’un pluriel aurait été judicieux puisqu’il s’agit d’un couple semant des cartes postales dans Berlin dénonçant le nazisme.
Les explorations par post de cette photo sont, depuis hier, passionnantes. Je me suis régalée à les lire et à interroger à mon tour la photo. oui, celle qui pleure en porte le mystère.

la vie dans les bois dit: 1 juin 2015 à 13 h 48 min

Les appréciations de dino, à sa manière, disent qu’au bal de quartier, il joue d’importance de la grosse caisse d’orchestre, et tient à le faire savoir. Mais que fait donc la police ?

u. dit: 1 juin 2015 à 13 h 40 min

À sa manière, JC est le seul à faire la différence entre la paille de la violence et de l’oppression passées et la poutre de celles qui sont à notre porte.

la vie dans les bois dit: 1 juin 2015 à 13 h 32 min

C’est sûr que ce bouquin  » le buveur » peut être une idée cadeau. C’est en ce sens qu’il faut le prendre Béatrice. Il y a ici quelques  » pères » en recherche de respectabilité …

ZEUS..... dit: 1 juin 2015 à 13 h 25 min

Votre « Vie » est un cas intéressant de déjection fécale par voie non-rectale, mais buccale : HIPPOCRATE en est tout excité…

la vie dans les bois dit: 1 juin 2015 à 13 h 20 min

Au fait béatrice, j’ai appris beaucoup en 2 jours seulement sur ce qu’a été- ou n’a pas été- la résistance allemande en 39/45.
Cette petite anotation personnelle, est de parti pris, natürlich.

ZEUS..... dit: 1 juin 2015 à 13 h 19 min

Certes, mes amis Terriens, la conduite des affaires de la cité emprunte en démocratie des chemins bien sulfureux. Est venu à nos oreilles l’ordre secret d’un certain Cambadélices de chez vous :

« Sous chaque burqa, je veux voir un socialiste ! »

Raison pour laquelle nous avons mis fin, en Olympie, à la démocratie lamentable des Nombreux en créant le « Permis de Voter à points » : un pédophile obèse inculte et homosexuel ou guyanais a dix fois moins de « points de vote » qu’un indigène hexagonal athlétique, éduqué, marié, avec trois enfants aux yeux bleus.

Juste, non ? ……APHRODITE vous baise !

la vie dans les bois dit: 1 juin 2015 à 13 h 15 min

à 12 h 51 min

C’est exact, je ne lirai pas les romans H. Fallada, pas plus hier que demain. Mais pour affirmer cela, il vaut mieux prendre ses précautions, et savoir de quoi il retourne. Les emballements médiatiques, sont tellement souvent injustes, pour ce qui concerne la littérature politique.

Cette histoire de citadins berlinois confinés qui redoutent de passer pour de mauvais patriotes vous a plu ?

Mais foin de ces appels sous numéro caché.
Prenez exemple sur la tafiole de 12h56; mettez vous au banjo. Avec un keuf, de préférence, celui qui a les « cartes postales » de plusieurs ici, semble-t-il…

Je vous propose béatrice une petite mise en situation, si vous prisez l’intertextualité, comme tout bon doktor de l’akadémie:

les citadins sont en fait les résidents d’un lager, où aucune institution démocratique de la République n’est représentée, la seule présence visible, sur toutes les ondes, est en fait celle de la police.
Ce lager est à Calais, France, en 2015.

A vous ! imaginez la suite.

Béatrice dit: 1 juin 2015 à 12 h 51 min

@la vie dans les bois dit: 28 mai 2015 à 19 h 40 min Pour Fallada, que je n’ai lu ni ne lirai, « l’ivrogne » est une auto-fiction ?

C’est pour rattraper cette bévue du départ que vous nous mettez tous ces liens sur Fallada que vous ne connaissiez ni d’Adam ni d’Eve avant hier ?… Lisez-donc « Seul dans Berlin » plutôt que de vous abreuver d’intertextualité, vous fatiguez l’auditoire, ce sera bien plus enrichissant pour vous.

Culture Quizz dit: 1 juin 2015 à 12 h 21 min

Y sait Nosferatu à fond.
Oui, non, peut-être.
Mes études l’ont prouvées, sur Hitler.

JC..... dit: 1 juin 2015 à 12 h 14 min

Résumons :

Gouvernés par des eunuques, il est temps d’importer un tombereau de couilles pour que règne enfin la Loi et l’Ordre républicain, chez nous.

Ne me dites pas que cela ne vole pas haut : le problème, comme dirait Corbu, se situe à mi-hauteur humaine.

En avoir ou pas.

D. dit: 1 juin 2015 à 11 h 09 min

IL parait que la Caisse d’Allocations Familiales a subi des fraudes jusqu’alors sans précédent.
Je propose le vote d’une loi obligeant à publier à leurs frais le nom des fraudeurs dans plusieurs grands quotidiens français.

Polémikoeur. dit: 1 juin 2015 à 10 h 37 min

De gauche à droite, sur la photo :
– il lui manque le bras qui salue
mais elle a l’insigne, elle exulte,
– « bien sous tout rapport », madame
adhère sans réserve aucune, hypnotisée,
uniformisée ; enfin, elle assiste à ce
qu’elle espérait secrètement,
– émotion manifeste, en contradiction
apparente avec le geste déshumanisant,
cicatrice d’une blessure ou conscience,
prémonitoire, d’être de celles et ceux
qui, de tout temps subissent le poids
de l’Histoire passant devant leur porte,
– rien que le bras, anonyme, mécanique,
prêt pour le prochain tour, recommencé…
Litaniversellement.

Cupidon dit: 1 juin 2015 à 10 h 19 min

…Confiance et méfiance se mêlent donc dans la perception du rire et des pleurs à la Renaissance. Or, c’est souvent le dépassement de cette méfiance qui permet à certains auteurs de parvenir à une synthèse qui intègre les contraires et qui dépasse une vision du monde valorisant d’abord les pleurs. 17h15 corridor

Sans indiquer clairement la référence de cette analyse qui donne à comprendre que le raccourci est peut-être préférable à la ligne droite pour gagner en temps, arguments, la démonstration à la simplification perd de sa valeur. Quelques difficultés à objectiver la liaison entre les différents types d’affects ou sentiments cités en fin de la démonstration, quelle justification à rapprocher rire et tristesse de confiance et méfiance. Faudrait il y comprendre une analogie ou refuser d’accorder à l’une des deux dispositions polaires un sérieux que personne ne mettrait en doute, chacun des états d’esprit (tristesse désespoir joie ironie) s’originant dans une situation et s’il n’est pas amplifié ou déformé par une disposition torturée ou tortueuse se justifie naturellement. Plus concrètement, iriez vous vous moquer d’un sinistré, trouveriez vous à pleurer à l’annonce d’une victoire sauf à considérer la victoire d’un despote sans cœur et sans scrupule? Le récit tout compte fait s’attarde plus souvent à narrer le malheur ou la monotonie et la farce est un genre bien plus difficile à concocter à moins de s’appeler Molière.
« On appelle farces les pièces de théâtre comiques composées du xiiie jusqu’au xvie siècle. On ne les nomme pas comédies parce que, selon les Arts poétiques du Moyen Âge, ce terme s’applique aux poèmes dont le début est triste et la fin plutôt joyeuse. On trouve le terme de farce qualifiant une pièce de théâtre à partir de 1398. Vers la fin du Moyen Âge, nombreuses sont les pièces intitulées farce ou moralité, sottie ou farce. Des acteurs installaient des tréteaux, souvent en plein air à l’occasion d’une fête, d’un marché, dans la rue, et même, plus tard, sur le Pont-Neuf à Paris. On commençait par un cry, pièce d’une centaine de vers qui rassemblait le public. Venait ensuite une moralité, une pièce satirique qui visait surtout une idée, par exemple la Gourmandise (La Condamnation du Banquet). Il ne faut pas confondre la moralité, pièce satirique française, et le Morality Play, pièce morale anglaise qui fait partie du théâtre religieux médiéval. Après la moralité on jouait une sottie, pièce comique qui satirisait souvent les idées politiques et dont les personnages sont le Sot, la mère Sotte, etc., c’est-à-dire les sots qui portaient le costume traditionnel aux grelots, et tenaient à la main la marotte. Le point culminant, c’est la farce, pièce comique qui présente des situations et des personnages ridicules où règnent tromperie, équivoques, ruses, mystifications.  »
Cedric E. PICKFORD

Attila dit: 1 juin 2015 à 10 h 07 min

Annemarie Schwarzenbach c’est carrément une aristocrate, renato ! Rien de commun avec les petits bourgeois de Bertolt Brecht, même quand ils ne sont pas à la noce…

rené dit: 1 juin 2015 à 9 h 49 min

les fascistes italiens, Mussolini, ne faisaient pas le salut nazi? pourtant les photos et documentaires..

Cupidon dit: 1 juin 2015 à 9 h 36 min

La maniaque s’est calmée, merci encore à Léonard pour l’administration thérapeutique de substances licites.

C'est surtout un ressenti dit: 1 juin 2015 à 9 h 30 min

Je reste moins mais je passe plus.

mon nom vient de la faible population itinérante.

talon.net dit: 1 juin 2015 à 9 h 27 min

« ne nous trompons pas la prochaine fois que la République nous invitera à voter. » »

Trompez-vous pas

JC..... dit: 1 juin 2015 à 9 h 05 min

la vie dans les bois dit: 1 juin 2015 à 8 h 13 min
« J’ai trouvé très intéressant cet avis de Primo Levi sur ce livre de H. Fellada, en quelque sorte sur l’impossibilité de résistance au nazisme en Allemagne, en partie due à la puissance de la police. »

J’ai trouvé très intéressant cet avis de La vie dans les doigts, tiré des platitudes de Primo Levi sur la dictature. En effet, pas un seul instant nous nous doutions qu’une police politique accompagnait nécessairement une dictature…

Merci Levi ! Merci Lavie ! …

Trombon Monseigneur dit: 1 juin 2015 à 9 h 02 min

Hygiène et netteté du forain vendeur de sucreries, est-ce ça que vous dénoncez dans cette photo collusoire?

la vie dans les bois dit: 1 juin 2015 à 8 h 24 min

Phil, ce qui remarquable dans l’édition des oeuvres de Fallada, c’est le silence éditorial de presque 40 ans.
Et il sort ce livre (2014 en anglais) : « A stranger in my own country- the 1944 prison diary »

La couverture, de l’édition anglaise, me fait penser à la pochette d’un CD audio.
http://etpuisapres.hautetfort.com/media/02/00/2987359977.jpg

Ce livre n’est pas traduit en français semble-t-il, mais M. Thyssens a peut-être des infos.

JC..... dit: 1 juin 2015 à 8 h 17 min

Objectif des vieux crétins qui nous gouvernent depuis WWII : tous en cœur, hurlons « PLUS JAMAIS CA ! » … Vision de type humaniste boboïde, avec rétroviseur surpuissant.

Evidemment, tas de couillots au crâne vide !

La prochaine qui est en route ne ressemblera pas du tout à ce qui naissait de 1936 à 1945 … Vous croyez que l’humanité est incapable d’inventer d’autre forme de guerre totale !

la vie dans les bois dit: 1 juin 2015 à 8 h 13 min

J’ai trouvé très intéressant cet avis de Primo Levi sur ce livre de H. Fellada, en quelque sorte sur l’impossibilité de résistance au nazisme en Allemagne, en partie due à la puissance de la police.

In extenso, ce que dit Primo Levi:

« Fallada avait mis la main sur des archives de la Gestapo, et il y avait trouvé l’histoire vraie, dont il tira un roman, d’un vieil ouvrier, un vieux charpentier allemand, un Arbeitstier, une « bête de travail », un homme indifférent, inerte, uniquement occupé à faire bien son métier de menuisier. Il perd un fils à la guerre. Et il a alors des contacts avec d’autres parents de soldats tués. Très naïvement, sa femme et lui inventent une façon de se défendre : tous les samedis, ils écrivent sur une carte postale des slogans antinazis très simplistes, très naïfs : « Cette guerre nous mènera à la ruine », et d’autres du même genre.
Ils font une petite promenade en partant de chez eux et la mettent dans une boite aux
lettres d’une maison d’habitation quelconque. Ils continuent pendant un an. Je ne me
souviens plus exactement, mais ils déposent ainsi quelque chose comme cent ou deux
cents cartes. Ces cartes aboutissent toutes entre les mains de la Gestapo, chacune dans
l’espace de quelques heures. Le fonctionnaire de la Gestapo chargé de l’affaire, en marquant sur un plan de Berlin les points où ces cartes ont été déposées, voit naître sur ce plan un cercle de petits drapeaux, car les deux époux, pour brouiller leur piste, faisaient chaque fois une petite promenade d’un quart d’heure qui les éloignait de leur habitation,chaque fois dans une direction différente. Il était donc évident que l’auteur devait se trouver au centre de ce cercle.
Cela me paraît une preuve très importante de la puissance de la police sous le régime hitlérien : cette carte postale brûle la main de tous les Allemands destinataires, ils
craignent une provocation et la portent immédiatement au poste de police le plus proche. Cela montre à quel point il était difficile d’organiser une résistance. la volonté d’Hitler existait seule, il n’y avait pas d’opposition. »

JC..... dit: 1 juin 2015 à 7 h 29 min

On constate, hélas, qu’il est plus facile pour des intellectuels de se préoccuper d’expliquer sans relâche, et pour rien, le passé WWII que d’éviter ce qui se prépare, WWIII, ce qui devrait les interpeller au premier chef.

N’étant pas intellectuel, je ne me sens pas concerné.

Attila dit: 1 juin 2015 à 6 h 48 min

L’explication de frantz donne une tout autre vision de la photo, notamment sur la femme qui pleure !
En cette matière, le seul texte d’accompagnement qui vaille (pourquoi parle t-on de légende ?) c’est celui qui répond aux questions où, quand, quoi, comment, par qui…

JC..... dit: 1 juin 2015 à 5 h 01 min

idle dit: 31 mai 2015 à 20 h 28 min
« La deuxième dames en partant de la gauche de la photo a la tête la plus détestable, mais le pire est que j’en croise encore beaucoup aujourd’hui, des comme celle-là!
Le pire reste à venir hélas! Alors ne nous trompons pas la prochaine fois que la République nous invitera à voter. »

Ne votez plus socialiste, une fois suffit dans une génération … n’accumulons pas les imbécillités !

Bloom dit: 1 juin 2015 à 4 h 33 min

Sur la photo comme document d’histoire, l’Enfant juif de Varsovie, de Frédéric Rousseau, Seuil.

Sergio dit: 31 mai 2015 à 23 h 35 min

idle dit: 31 mai 2015 à 20 h 28 min
La deuxième dames en partant de la gauche de la photo a la tête la plus détestable

Houi mais c’est elle qu’a le pognon !

frantz dit: 31 mai 2015 à 22 h 24 min

La photo a été prise dans la ville de Eger (en allemand) / Cheb (en tchèque) lors de l’entrée des troupes allemandes dans les Sudètes tchécoslovaques en octobre 1938,suite aux accords de Munich de septembre. La femme qui pleure pourrait être une Tchèque, plus ou moins contrainte de faire le salut hitlérien (mais ce n’est pas certain), les deux autres sont des Allemandes des Sudètes, ravies d’entrer dans la « Grande Allemagne ». On est très très loin du livre de Fallada, sauf à dire que cette femme qui pleure est seule,entourée de Nazis, comme d’autres le sont à Berlin entre 1940 et 1945.

idle dit: 31 mai 2015 à 20 h 28 min

La deuxième dames en partant de la gauche de la photo a la tête la plus détestable, mais le pire est que j’en croise encore beaucoup aujourd’hui, des comme celle-là!
Le pire reste à venir hélas! Alors ne nous trompons pas la prochaine fois que la République nous invitera à voter.

Sant'Angelo Giovanni dit: 31 mai 2015 à 19 h 54 min


…toujours les intellos rabats-joie,!…
…la force,!…un plus,!…sur l’art,!…
…Ah,!Ah,!…etc,!…

Observatoire du militantisme moderne dit: 31 mai 2015 à 19 h 21 min

à lever la mimine comme ça

même pas cap’ d’aller faire les militantes féministes contre le machisme en squattant chez les pédés, vraiment trop nulles les vieilles, rien compris au charme discret de la bourgeoisie

Sergio dit: 31 mai 2015 à 18 h 19 min

Et halors ce qui se passe, à lever la mimine comme ça, elles vont se faire soulever les sacs à main, et pour les commissions après macache et Bonnot… Pour les trois K. c’est réussi ça va hufler !

bérénice dit: 31 mai 2015 à 18 h 07 min

la vie dans les bois: Je prends note et mesure l’étendue du fond documentaire qui je crois sert aujourd’hui à la domesticité. C’est déplorable ce que la république peut abolir en terme d’exclusivités.

récitations et citations dit: 31 mai 2015 à 17 h 58 min

Le chant à trois voix de son muscle, de ses os et de sa peau a fini par se relâcher, elle ne me tenait plus que de ses os: la chair les suivait mollement, comme un navire tracté au bout du port, et de même sur sa chair la peau par endroits glissait comme un vêtement trop grand. Parfois de légères rides, tout juste des fêlures, parcouraient d’un bout à l’autre le champ de neige vierge _ infimes cavités ou protubérances dues à la chaleur inattendue: toujours j’associerai la volupté à ces petits interstices d’ombre précédant la fonte des neiges _ depuis que le monstre m’a mordu.

Miklós Szentkuthy

corridor dit: 31 mai 2015 à 17 h 51 min

bérénice qui ne dit jamais rien d’intéressant @ artistique, la virago qui cherche le matou.

Sergio dit: 31 mai 2015 à 17 h 50 min

Les Sudètes, ils étaient déjà isolés dans l’autruchon gris, parce que d’une manière générale les allemands (langue), mis à part haute et basse Autriche, y étaient partout minoritaires.

Et quand oncle Wolf, très jeune, s’est fait virer du fameux chantier, à Vienne, où il travaillait depuis quelques jours, sur les instances du syndicat communiste, je crois, c’est précisément parce que seul, parlant déjà bien, il parvenait à retourner la situation contre ce syndicat précisément parce que d’autres ouvriers étaient sudètes et qu’il jouait astucieusement sur cette fibre.

bérénice dit: 31 mai 2015 à 17 h 44 min

la vie, vous devriez cesser de vous identifier à la miss météo canal bien qu’elle n’ait pas déposé de brevet sur le tutoiement. J’imagine de plus que vous n’avez rien de l’artiste ou tellement plus que la comparaison ne se pose pas.

la vie dans les bois dit: 31 mai 2015 à 17 h 38 min

Je ne raconte pas n’importe quoi Javert.
Si tu as ouvert le lien  » etpuisaprès » tu en auras appris un eu plus sur Fallada, son oeuvre- tu as une idée du personnage du conte de Grimm associé à ce pseudo, au fait ?

Mais je vois que vous êtes toujours toujours scotchés sur l’exercice de littérature donné aux sciences po:  » ta maman fait un selfie, le jour de la fête des mères, vasy, commente »

Tu excuseras mon « n’importe quoi »; il est dû à la fatigue. Une course de 6 heures, mais la photo d’un orchis à deux feuilles, vois-tu, cela ne se commente pas. Et on sonne à ma porte. Imagine, je vais être de la fête, stasera.

Attila dit: 31 mai 2015 à 17 h 35 min

Certes, Passou, mais alors la photo n’a plus rien à voir avec le livre qu’elle a suscité, elle n’est qu’un prétexte…

bérénice dit: 31 mai 2015 à 17 h 31 min

JC c’est comme dans la vie, on peut aimer différentes personnes pour différentes raisons sans chercher à les faire se rencontrer ni espérer y trouver quelques points d’intersection, c’est d’ailleurs ce qui anime l’esprit du Vaudeville. Vos amitiés, j’en suis certaine, sont aussi éclectiques que vos goûts, pourquoi le niez-vous?

gétrouvé dit: 31 mai 2015 à 17 h 28 min

ah !, il est revenu définitivement, alors elles saluent son retour provisoire, heil Benitoto JC…..

corridor dit: 31 mai 2015 à 17 h 27 min

j’ai de l’admiration pour ceux qui résistent à l’oppression quelle qu’elle soit, et je conçoit le désespoir quand rien n’aboutit.

la photo des trois paysans au bal je crois bien qu’on l’a déjà vue, trois hommes avec une canne sur la route ..

Clothilde dit: 31 mai 2015 à 17 h 20 min

corridor, j’éprouve une forte admiration pour ces gens qui se sont engagés dans une lutte pour la vie jusqu’à risquer la leur pour nous libérer d’une oppression insoutenable, les degrés divers et remarquables d’abnégation que requérait l’engagement pour une cause juste et risquée resteraient à démontrer si par malheur l’horizon politique virait au mauve, à l’aune d’une conduite ordinaire en des temps peu troublés dessiner une trajectoire prévisionnelle puis y poser des obstacles d’ordre idéologique pouvant aller jusqu’à la coercition et pire, envisager le mouvement. En mémoire cette expérience récente avec ces cobayes humains chargés de répondre à des ordres discutables mettant en danger un autre cobaye, nous en sommes là en passant par le prisme de la psychologie expérimentale.

corridor dit: 31 mai 2015 à 17 h 15 min

La Renaissance aime saisir concrètement, presque corporellement, une abstraction. S’agissant du rire et des pleurs, elle le fait à travers les figures de Démocrite, qui rit, et d’Héraclite, qui pleure, face au spectacle du monde [3] Voir A. Buck, Die humanistische Tradition in der Romania,… [3] . Montaigne leur consacre le chapitre I, 50 des Essais :
Democritus et Heraclytus ont esté deux philosophes, desquels le premier, trouvant vaine et ridicule l’humaine condition, ne sortoit en public qu’avec un visage moqueur et riant ; Heraclitus, ayant pitié et compassion de cette mesme condition nostre, en portoit le visage continuellement atristé, et les yeux chargez de larmes [4] Montaigne, Les Essais, éd. Villey-Saulnier, Paris,… [4] .
Ici, Héraclite, du côté du monde, par compassion et empathie ; là, Démocrite, face au monde, par la distance que confèrent le rire et la critique. Au xvie siècle, la majorité des auteurs adoptent l’une ou l’autre de ces attitudes, mais souvent pour des raisons différentes : on peut choisir de pleurer comme Héraclite par compassion, par sensibilité ou encore par désespoir ; on peut rire avec Démocrite par détachement, par cynisme ou encore par méchanceté. Confiance et méfiance se mêlent donc dans la perception du rire et des pleurs à la Renaissance. Or, c’est souvent le dépassement de cette méfiance qui permet à certains auteurs de parvenir à une synthèse qui intègre les contraires et qui dépasse une vision du monde valorisant d’abord les pleurs.

Sant'Angelo Giovanni dit: 31 mai 2015 à 17 h 11 min



…ma toile à l’huile,  » la villa en musique « ,…( réalisé entre 1980 & 1990 )
…correctif,…en réalité, fait 60 X 120 cm,!…
…le format 60 X 90,…c’est une autre toile,!…

…pour fermer les surenchères sur mon tableau,!…le prix de départ, est monté au seuil de 15 Millions d’€uro’s,…
…question de sécurité,…
…pour les taxes, impôts,!…etc,!…

…ce qui n’est pas vendus de mon vivant, doit être incinérer,!…pour aucun profits pour les marchands à faire vivre leurs managements sur mon  » art « ,!….
…sec et irrévocable,!…
…la hargne, anti-corporatiste de notre système d’abrutis des profits,!…

…ne vous précipiter pas,!…vous êtes tous fauchez,!…
…des russes, des chinois, ou autres pétro-dollars,!…
…vérifications multiples du client sérieux et sur mon compte en banque,!…avant un droit d’achat de main en main,!…etc,!…

JC..... dit: 31 mai 2015 à 17 h 09 min

Pour terminer sur un hors-sujet.

Moi, sain de corps et d’esprit, je préfère Franck Zappa au viennois Wolfie Amédée Mozart, ainsi que Pessoa Fernando à Reinhardt Eric…

Est ce un crime, messieurs les jurés ?

corridor dit: 31 mai 2015 à 17 h 01 min

oui enfin cela sur fallada passou le dit dans son billet je l’ai lu merci tt de même.

quand même ce n’est pas pour dire mais l’artiste qui picole et fini mal en dénonçant des trucs c’est un thème récurent .. A M swarzenbach ; et hier le spectacle de Frederico Léon aussi dans un intérieur avec juste une table de ping pong et des volutes toxiques, mais c’était très subtil comme spectacle, on riait, du fameux rire jaune du gibet. L’humain n’est pas très frais, mais çà on le sait, on vit sur des cadavres ..

JC..... dit: 31 mai 2015 à 16 h 57 min

« Les Sudètes » c’étaient pas les danseuses en petite culotte de Claude François ?

Bon, je sors …

Passou dit: 31 mai 2015 à 16 h 54 min

Attila de 9.01, Une photo assez puissante peut se suffire à elle-même ; n’empêche pas que la même photo peut par ailleurs susciter à elle seule un livre (cf Richard Powers « Trois hommes revenant du bal » entre autres)

récitations et citations dit: 31 mai 2015 à 16 h 49 min

Fallada est décédé d’une surdose de morphine de 53 ans, peu de temps avant la publication de son livre, donnant ainsi une fin tragique à une vie tragique. Fils d’un juge, il était en proie à des troubles mentaux, à la drogue et à l’alcool, passant des années dans des hôpitaux psychiatriques après avoir été dénoncé comme conspirateur anti-Nazi.

Sergio dit: 31 mai 2015 à 16 h 44 min

Ben dis donc la Berlinoise, bon Dieu, c’est pas ça, hein ! On a bien fait de rester planqué derrière la ligne Maginot… Y aurait que la cuir à gauche, dans un Satanik…

récitations et citations dit: 31 mai 2015 à 16 h 29 min

DEUX choses m’excitent : les éphémères broutilles , les détails épiques les plus subjectifs de ma vie la plus subjective, dans leur individualité factuelle, non stylisée _ et les grands faits du monde, dans leur grandeur allégorique, grandeur de Standbild : la mort, l’été, la mer, l’amour, les dieux, la fleur. L’une des raisons de ma confusion stylistique pourrait être le fait que le thème de ma phrase est systématiquement un détail analytique, une finesse, un paradoxe visuel ou mental _ et dans la description des détails les plus infimes, j’introduis, sous formes de propositions subordonnées, de mots composés, de litanies d’adjectifs tuant le rythme, les grands arrière-plans mythiques (la mer, l’été, la mort, etc.).

Miklós Szentkuthy

merci d'avance de bien vouloir pardonner cette offense dit: 31 mai 2015 à 16 h 24 min

cette haine

le top c’est d’en dire juste assez pour donner à ses braves gens fidèles des raisons de mépriser en piétinant de leurs bottes tout en se la jouant tout de suite après leur avoir offert ce billet d’excuse pour mémères – et même très très immédiatement après – « non non j’ai rien dit »

le pire face à cela étant de voir qui finit par se retrouver aux côtés de qui à appliquer les mêmes stratagèmes

ben c’est vraiment trop con de n’avoir personne à vous voir détester pour me faire atteindre le septième ciel

résumons..... dit: 31 mai 2015 à 16 h 02 min

pour mémère faut que cela soit exactement comme décrit dans les manuels sinon ah ben non ça ne va pas…..

D. dit: 31 mai 2015 à 15 h 44 min

Je vous félicite, Polémikoeur. Ces femmes pourraient bien être des Sudètes, effectivement, ce qui expliquerait beaucoup de choses.

very irresistibeule dit: 31 mai 2015 à 15 h 43 min

un petit côté Elisabeth II (de tronche)

celle-là venant de qui doit se cacher derrière un cul qui n’est pas le sien…..

D. dit: 31 mai 2015 à 15 h 42 min

Je n’ai pas beaucoup apprécié le 183 ème commentaire. Je le dis pour que son auteur le sache.

daafdaaf dit: 31 mai 2015 à 13 h 39 min

Elles sont en train de géler un taxi (celle qui pleure a mal aux genoux après avoir fait les soldes)

what else dit: 31 mai 2015 à 13 h 32 min

ttila dit: 31 mai 2015 à 8 h 58 min
Lorsqu’on prononce le nom de Proust, JC devient hystérique !
Serait-il un adepte de l’autodafé ?
Et de quoi cette haine est-elle le nom ?

La (puissante) virilité de JC évidemment !

corridor dit: 31 mai 2015 à 13 h 23 min

p’être mais surtout ce que je vois c’est le pouce de la vieille dame qui rentre dans la rétine je crois bien que c’est vraiment la plus nocive ..

corridor dit: 31 mai 2015 à 13 h 01 min

selon moi mais je peux me tromper la main levée et le loden de la 4ème c’est une femme mariée ( on voit l’alliance ) qui porte un petit bracelet de perles.

j’ai vu une pièce d’un argentin D’AVANT GARDE sur la mémoire, je savoure dans mes pensées pas encore prête à en parler.

Abstrait/ Concret.

Anselme dit: 31 mai 2015 à 12 h 46 min

selon vous montage alors ? (corridor)

Il faudrait connaître la date du cliché pour avancer l’hypothèse d’une mise en scène, avec montage ou pas. Mais, de toute façon, toute photographie est un montage : celui qu’opère le regard, non du photographe, mais de qui regarde la photo.

corridor dit: 31 mai 2015 à 12 h 37 min

Vous avez probablement raison Anselme, c’est bien que tout le monde s’exprime, selon vous montage alors ?

Anselme dit: 31 mai 2015 à 12 h 37 min

Même si cette photo est un instantané datant de la période hitlérienne, il est clair que ceux qui l’ont exhumée (des archives d’un photographe de l’époque ?) y ont lu une signification que, pour son auteur, elle n’avait très probablement pas. Le signifié d’une photo, c’est toujours celui qui la regarde qui l’y met. A moins d’assortir lourdement son cliché d’un titre en forme de commentaire, le photographe est tout au plus un inducteur de sens.

Anselme dit: 31 mai 2015 à 12 h 32 min

La lecture d’une photo se faisant, dans notre culture, de gauche à droite, cela implique, de toute façon une succession chronologique. Dans cette perspective, le hors-champ a une signification au moins suggérée; or les deux personnages des extrémités sont coupés par les bords verticaux du cliché; ce qui est hors-champ a nettement une signification chronologique et correspond à l’avant et à l’après de la parenthèse hitlérienne.

corridor dit: 31 mai 2015 à 12 h 28 min

cette pièce de fallada plombe le moral déjà pas bien guilleret ..

le pire n’est pas le nième attentat pâtissier du Gloupier sur BHL, avec sa revue totalement alternative zelium, mais l’exclusion du parti humaniste de la dépudée voilée turque qui n’a pas répondu aux questions sur le génocide arménien.

silence silence à tous les étages .. je veux bien que mercure soit rétrograde mais zut ..

corridor dit: 31 mai 2015 à 11 h 59 min

dame 1 : forte poitrine et chapeau coquet, encore jeune et pleine d’illusions,  » un monde nouveau ».

dame 2 : vieille fille revêche, saluant l’ordre, ayant mis le chapeau feutre de son père décédé en 14, et rêvant de revenche.

dame 3 : paysanne géorgienne avec un tricot tirolien et foulard du danube, sortant d’un dispute conjugale sévère.

à l’arrière des gamins fomentant un mauvais coup.

Devanture d’une boutique de rationnement.

JC..... dit: 31 mai 2015 à 11 h 34 min

Cette photo est un montage odieux, effectué en 1991 à Lampedusa avec des figurants serbes et croates bien payés …

Comment a t on pu abuser du jugement sûr de Passou, avec ce décor d’opérette et ces Allemands de circonstance… je me le demande !

Humains, nous sommes ! Humain nous restons, même si on éteint les lumières, le cul en l’air.

Ueda dit: 31 mai 2015 à 11 h 04 min

je ne comprends pas toutes ces interrogations sur la photo.

C’est une scène familière quoique équivoque à la RdL lorsque JC écrit « Je m’en vais ».

Anselme dit: 31 mai 2015 à 11 h 01 min

Anselme dit: 31 mai 2015 à 10 h 43 min
La photo est une composition à caractère symbolique

Si mon interprétation est exacte, il s’agit en effet d’une composition à caractère théâtral d’inspiration très brechtienne. La question est de savoir de quand date cette photo et où elle a été prise. Pour moi, elle a été prise après 1945, en RDA. Il ne s’agit pas d’un instantané. Des figurants recrutés par le photographe mettent la signification qu’il a voulu donner à cette scène. Il faudrait vérifier la date, l’identité du photographe, et pour qui il a travaillé.

Anselme dit: 31 mai 2015 à 10 h 43 min

La photo est une composition à caractère symbolique décrivant le devenir de l’Allemagne. La fille en ciré noir façon gestapo, au sourire enthousiaste et au bibi délirant, c’est l’Allemagne de 1933. La dame au bibi plus sage et à la mine circonspecte, c’est l’Allemagne de 1940. La mémère pleurnicharde en fichu premier prix, c’est l’Allemagne de 1944/45. Le personnage coupé en deux à sa gauche incarne l’imminente partition RFA / RDA. Les gugusses du second plan, qui manifestement s’en foutent et attendent probablement l’ouverture du magasin de frivolités (pour les soldes ?) représentent le triomphe inévitable de la seule instance appelée à rafler les profits de la farce dont tous sont les dindons : Das Kapital.

Attila dit: 31 mai 2015 à 10 h 26 min

Du Lutetia à Sigmaringen, Passou, dans le rôle de détective, majordome ou concierge-narrateur, aime les huis-clos étoilés, genre relais et châteaux ?!

D. dit: 31 mai 2015 à 10 h 15 min

Bérénice, l’un de mes premiers métier fut d’être soigneur dans un parc zoologique. Et j’ai eu la chance d’élever un éléphanteau. Je puis vous dire que c’est une expérience unique. Ces animaux sont extrêmement attachants et drôles.
Celui-ci est maintenant un vieux mâle de 25 ans, eh bien quand je vais le voir, ce qui est rare hélas, il court vers moi, comme s’il chargeait, puis me fait pleins de calins avec sa trompe et répète pour moi des mimiques et attitudes qu’il avait à 2 ans et qui entretenait notre complicité.

idle dit: 31 mai 2015 à 10 h 13 min

Tapi dans les recoins les plus secrets du Lutetia, un homme voit l’Europe s’enfoncer dans la guerre mondiale. Edouard Kiefer, Alsacien, ancien flic des RG. Détective chargé de la sécurité de l’hôtel et de ses clients. Discret et intouchable, nul ne sait ce qu’il pense. Dans un Paris vaincu, occupé, humilié, aux heures les plus sombres de la collaboration, cet homme est hanté par une question : jusqu’où peut-on aller sans trahir sa conscience? De 1938 à 1945, l’hôtel Lutetia – l’unique palace de la rive gauche – partage le destin de la France. Entre ses murs se succèdent exilés, écrivains et artistes, puis officiers nazis et trafiquants du marché noir, pour laisser place enfin à la cohorte des déportés de retour des camps. En accordant précision biographique et souffle romanesque, Pierre Assouline redonne vie à la légende perdue du grand hôtel, avec un art du clair-obscur qui convient mieux que tout autre au mythique Lutetia.

Monsieur Passou, puis-je me permettre de vous demander des nouvelles du Film de votre livre « Lutetia ».
Si cela vous agace, je vous prie de m’en excuser.

DHH dit: 31 mai 2015 à 9 h 54 min

@le jocrisse et l’entubé (clopine ?)
Elégant commentaire de la photo, comme d’ailleurs le commentaire de JC ,mais lui a choisi le registre grinçant
Ces femmes qui n’ont, on le voit à leurallure ,rien en commun communient dans un geste ostentatoire de soumission quasi religieuse ,peut-être forcée pour celle qui pleure ,au demi dieu qui les mutile dans leur identité en les assignant aux trois K .
Mais personne n’a parlé de l’arrière plan et du sens qu’il apporte à la photo ,à la presence de ces personnages que la perspective rend tout petits, tapis dans l’embrasure d’une porte , qui se serrent les uns contre les autres en regardant avec effroi cette scène de salut hitlerien comme s’ils pressentaient qu’ils seraient bientôt les victimes de cette religion unanimiste et triomphante

Anselme dit: 31 mai 2015 à 9 h 36 min

La fille en fichu à pois est en réalité une semi-résistante qui a mal parlé de Hitler en achetant ledit fichu chez la modiste dont on aperçoit la devanture au second plan. On ne le voit pas, mais ses amples rotondités (celles de la fille, pas de la devanture) cachent un agent de la gestapo (de petite taille, un nain, peut-être) qui lui brûle les fesses avec sa cigarette chaque fois qu’elle fait mine de baisser le bras.

le Jocrisse et l'intubé dit: 31 mai 2015 à 9 h 34 min

Les femmes pleuraient quand Hitler passait.

Et les coréennes pleurent quand Kim Jung II parle.

Un des leviers des dictatures est de laisser toujours la place à l’expression des émotions les plus primaires, d’approuver le grand jaillissement du refoulé, ce que le Pen exprime parfaitement quand il affirme « dire tout haut ce que tous pensent tout bas », et bien entendu de s’en servir. La figure du dictateur est donc indispensable à la dictature. Et ce dictateur fait naître l’émotion délicieuse de la reconnaissance : cet homme, ce surhomme, ce Père, va nous protéger, nous sauver, nous faire vivre, nous redonner notre dignité, nommer nos ennemis, nous en débarrasser, proclamer notre suprématie, c’est notre Père, notre Fürher, il passe là-bas ah c’en est trop, snif, snif, c’est trop beau…

Lucien Bergeret dit: 31 mai 2015 à 9 h 20 min

Elle pleure parce qu’elle voit partir celui qu’elle aime–son fils peut-être?–
Elle salue peut-être par conviction, peut-être parce qu’il n’est lui est pas possible d’agir différemment…

Attila dit: 31 mai 2015 à 9 h 12 min

La photo s’organise toute entière autour de la grosse main calleuse de la pauvresse pleurnicheuse.
Si la photographie avait existé à l’époque de la Révolution française on aurait pu immortaliser pareillement le poing tendu d’une tricoteuse au moment de la sentence de mort prononcée à l’égard d’un futur guillotiné ?

Attila dit: 31 mai 2015 à 9 h 01 min

« cette photo. Elle pourrait à elle seule susciter tout un texte, analyse, nouvelle, essai… »

Le propre d’une photo réussie n’est-il pas de se passer de commentaires, en cette matière on parle même de légende, Passou ?

Attila dit: 31 mai 2015 à 8 h 58 min

Lorsqu’on prononce le nom de Proust, JC devient hystérique !
Serait-il un adepte de l’autodafé ?
Et de quoi cette haine est-elle le nom ?

Attila dit: 31 mai 2015 à 8 h 47 min

L’hystérie éructante d’Hitler a galvanisé celle de la teutone bourgeoise et populaire, de son mari, de ses enfants, de ses parents…
Au pays du romantisme, il n’est pas bon de laisser l’émotion dominer la raison !

le Jocrisse et l'intubé dit: 31 mai 2015 à 8 h 32 min

Le photo ? Des femmes, d’abord. Une bourgeoise bien habillée a retiré son gant pour faire le salut nazi, comme on retire son gant pour tremper le doigt dans le bénitier, en entrant à l’église. On ne peut voir que du respect dans cette attention, et de la volonté dans le regard attentif, concentré de cette femme…

A sa gauche, une femme engoncée dans un imperméable (en cuir ?) qui, de nos jours, renvoie immanquablement aux manteaux des S.S., comme celui-ci, ceinturés large, aux pans relevés. Celle-là, une commerçante peut-être, déborde d’enthousiasme en saluant le nazisme. Elle en est spontanément réjouie…

La troisième est plus troublante, parce qu’elle pleure. Mais on pleure aussi de joie, n’est-ce pas, surtout quand sa classe sociale autorise la sentimentalité, l’expression exagérée de parti pris (songez à la Françoise de Proust commentant l’actualité….) ; elle est troublante aussi parce que c’est une femme du peuple, issue des plus bas rangs de la société : un tricot malpropre, un fichu à pois. Nous ne sommes pas bien des « fermières » si honnies des Daaphnées…

Et la conjonction de ces trois femmes est encore plus troublante que le reste. Car, si ces trois personnes n’ont absolument rien en commun du point de vue de l’origine sociale, elles esquissent cependant toutes trois, sans aucune ambiguïté ni réticence, le salut nazi.

Et c’est là qu’on commence à entrevoir ce qui a précipité l’Allemagne dans la barbarie : cette capacité du nazisme à corrompre l’entendement de toute une société : à rassembler dans l’infamie tout le panel représentant un peuple.

sacrilège dit: 31 mai 2015 à 7 h 35 min

Widergänger dit: 31 mai 2015 à 0 h 44 min
Je dois avouer que je suis absolument sidéré par l’intelligence critique de notre Daaphnée (…On a peine à croire que tant d’intelligence se promène tranquillement sur le blog à Popaul !

Une telle agressivité envers cette extraordinairement merveilleuse jeune-femme exceptionnelle! (ueda est si outré qu’il en a toussé !). Elle va se fâcher et, pis,vous traiter de sot !

Daaphnée dit: 31 mai 2015 à 7 h 12 min

On a peine à croire que tant d’intelligence se promène tranquillement sur le blog à Popaul !

Je vous vois mal disserter (ce qui n’est pas dans mon intention) sur la nouveauté qu’apporte Proust, mon petit Wiwi.
Quelque plagiat dont nous sommes privés ?
Comme c’est dommage !

Passou dit: 31 mai 2015 à 7 h 04 min

Thyssens, Entièrement d’accord avec vous sur l’éloquence impressionnante de cette photo. Elle pourrait à elle seule susciter tout un texte, analyse, nouvelle, essai…

JC..... dit: 31 mai 2015 à 6 h 18 min

thyssens dit: 30 mai 2015 à 21 h 56 min
« Personnellement, je trouve cette photo ancienne fort troublante. Cela n’intéresse personne, apparemment, dans votre sérail. Dommage : elle méritait, à elle seule, une foule de commentaires. »

Bien dit ! Elle est pour moi excessivement significative. De gauche, à droite :

– la dame en cuir, Barbarella de cuisine, l’heureuse du nazisme, celle qui a raison. Elle lève la papatte et sourit au bonheur ! Le fascisme est un avenir joyeux, elle en est sûre … Elle recevra, ah ! les salauds, comme pétales de roses les bombes des capitalistes américains, gens .cons s’il en est …

– la dame à ses côtés, petite bourgeoise nulle, salue sans sourire : elle est comme ceux et celles qui ont voté Hollande : normale, conforme, incompétente, .conne. Elle prendra des bombes sur la gueule comme tout le monde.

– la gitane qui pleure, un mouchoir sur les yeux ? On suppute : règles douloureuses, agoraphobie, erreur de meeting, perte d’un être cher ? on ne sait pas !

– seul le Caché, le Recadré, tout à fait à droite dont on ne voit que la main tendue, l’essentiel, salaud de démocrate qui tire la langue, a vu juste ! Qu’il meure, donc !… Il mourra dans d’atroces conditions, remarquables d’un strict point de vue industriel.

JC..... dit: 31 mai 2015 à 5 h 50 min

Attila,
Arrête la branlette ! Qu’est ce que tu connais à la littérature de bon niveau chez Popaul, et aux ronds de jambe des has-been bottés ?

Toi ! Un auteur de guide de voyages …

JC..... dit: 31 mai 2015 à 5 h 47 min

ARRETE TON BRAS, PICROCHOLE !!!

Ce sont celles là qui vous intéressent ? Ces personnalités là ? ….. Attila, WGG, Bouguereau, Daaphnée, Popaul, et tant d’autres gros poissons aux yeux ronds du commentarium passoulinien (copyright Poléniqueur)….?

LISEZ PLUTOT CET HYMNE HOMERIQUE A L’HUMOUR BELGE

« Le philosophe Bernard-Henri Lévy a, à nouveau, été entarté par l' »humoriste » belge Noël Godin, lors d’une conférence qu’il donnait à l’église Saint-Loup à Namur, en Belgique, rapporte le quotidien belge La Libre. L’intellectuel a déjà été six fois la cible du célèbre Entarteur, connu pour attaquer à coups de tarte à la crème des personnalités. BHL aurait crié « Non, y en a marre », avant de recevoir de la crème chantilly sur le visage, les cheveux et son costume. » (figaro)

Prodigieuse vie des bêtes de la conférence…

– on apprend que le criminel de guerre lybien BHL est aussi philosophe : la philosophie mène à Toul, y compris au chaos islamiste. Juifs complices !

– ce n’est pas dans une synagogue ou une mosquée que l’on peut entarter librement, mais chez les chrétiens dont le secrétaire général du syndicat, un emmerdeur né, a été crucifié le pauvre chou !

– L’Entarteur Godin, admirable majuscule ! oublieux des phalanstères imbéciles, est un récidiviste : six fois, il entarta le Génie de Tripoli ! « Non, y en a marre ! » … on compatis.

– de la crème chantilly sur le visage, les cheveux, c’est bon pour le teint et la repousse. Sur le costume… c’est franchement dégueulasse. Oui ! DEGUEULASSE

Attila dit: 31 mai 2015 à 0 h 55 min

Pourquoi n’intervenez vous plus sur le blog a Popol, WGG ?
On y parle littérature à un bon niveau, en dehors de Daphnee !

Widergänger dit: 31 mai 2015 à 0 h 44 min

Je dois avouer que je suis absolument sidéré par l’intelligence critique de notre Daaphnée qui atteint chez Popaul des sommets quand elle déclare notamment ces paroles immortelles (tenez-vous bien parce que ça plane haut) :

« En définitive, certains se trompent en disant que Proust prolonge la grande entreprise des Roman du XIX. Ce n’est pas du tout cela qui est significatif, c’est plutôt que dans le cadre d’une rigueur , il y aura matière à innover.
Voyez, en transposant, comment Rimbaud innove en prenant appui sur une culture classique. »

On a peine à croire que tant d’intelligence se promène tranquillement sur le blog à Popaul !

Chaloux dit: 30 mai 2015 à 23 h 29 min

antonio dit: 30 mai 2015 à 15 h 26 min
bouguereau a changé de crèmerie, chez Popaul il est devenu plus respectable, plus personne ne se fait enculer, pour l’instant

C’est comme qui dirait sa maison de retraite.

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