de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Les murs parlent, prêtez l’oreille

Les murs parlent, prêtez l’oreille

Décidément, le génie des lieux me poursuit. A croire que c’est la saison des maisons, non pas hantées mais habitées dans l’acception spirituelle du terme, et que certains écrivains n’ont pas leur pareil pour faire parler les murs. Après la Villa Taylor de Marrakech et la Villa Kérylos de Beaulieu-sur-mer, voici La Maison andalouse (Al-Bayt-al-andalusi, traduit de l’arabe (Algérie) par Marcel Bois en collaboration avec l’auteur, 450 pages, 23,80 euros, Sindbad/Actes sud). Moins connue, elle n’en est pas moins attachante.

C’est une bâtisse d’Alger menacée par des promoteurs immobiliers qui veulent ériger une tour en lieu et place. Le dernier descendant de son inventeur se bat pour la maintenir envie. Peu importe qu’elle soit réelle ou imaginaire puisqu’elle permet avant tout à l’auteur Waciny Laredj (né à Tlemcen en 1954) de raconter des histoires à travers l’Histoire jusqu’à en devenir, elle-même, le personnage principal de cet écheveau de récits, d’aventures qui s’étalent sur cinq siècles, où des trafiquants de drogue du crû succèdent à des corsaires turcs et à l’administration coloniale française. Cette maison, ruine romaine et demeure andalouse, est riche et pleine de celles et ceux qui y ont vécu et qui ne sont plus là, Soltana Palacios la marrane, première dame de cette demeure, Lalla Nafissa, Ziryab… Elle a été le séjour de l’Empereur et le cabaret Beau Rivage.

On s’en doute, la casa est une métaphore de l’Algérie et, avance l’éditeur, probablement du monde arabe non sans préciser qu’il est ravagé par « le despotisme politique, le capitalisme sauvage et le fanatisme religieux ». Ca y est bien, mais affleurant ça et là, sans esprit de démonstration. N’allez pas croire qu’il s’agit d’un roman à thèse, d’un prétexte à idéologiser, du masque d’une dénonciation en règle. Il s’agit bien et avant tout d’une entreprise littéraire, où l’écriture prime de bout en bout, jusqu’à donner à certaines évocations des accents poétiques de toute beauté.

L’une des narratrices de cette épopée polyphonique nous entraine dans son enquête en bibliothèque et dans les archives, puis sur les lieux même, sans jamais se prendre pour une historienne. Juste pour raconter la maison avec ses histoires. Dans un récit très architecturé, Galileo, alias Sid Ahmed ben Khalil, dont on dit qu’il avait rencontré l’homme roux, Cervantès, est le personnage qui s’impose parmi une noria d’ancêtres surgis du cimetière marin de Miramar. Federico de Lucia, architecte espagnol d’origine morisque, arguant qu’il s’agissait de la maison de ses ancêtres, proposa de restaurer la maison à partir de ses anciens plans ; l’ambassade d’Espagne proposa le projet à sa tutelle madrilène qui l’accepta et diligenta une commission ; en vain, l’Algérie ne voulant pas donner l’impression que l’Espagne lui faisait l’aumône.

On y lit le « Coran mauresque » écrit en aljamiado, langue romane parlée autrefois par les musulmans d’Al-Andalus mais rédigée en alphabet arabe. On n’y perçoit pas d’attachement à la langue espagnole fut-elle métissée, ni à l’Espagne, jadis conquise, envahie, occupée, vécue, même si on ne sent guère de nostalgie chez les descendants de moriscos, musulmans andalous convertis au catholicisme au moment de la Reconquista par les rois catholiques aux alentours de 1500 et expulsés un siècle plus tarden dehors de l’évocation des califats de Cordoue ou Grenade et des beautés de l’Alhambra; mais il demeure chez certains en Algérie et au Maroc comme une tendresse pour l’Andalousie, la conscience d’un héritage culturel transmis essentiellement par une oralité vivante et fertile, surtout en Oranie, et plus encore du côté de Ghazaouet, anciennement Nemours, la ville la plus rapprochée d’Alméria. On sent dans les pages les plus vibrantes que l’enfance de l’auteur, descendant d’El Rojo, a baigné dans une langue arabe truffée de canasta, camisa, escuela, genté, al bogado…..

Rares sont les romans qui font entendre une musique qui s’accorde aussi pleinement à la musique jouée dans ses pages, la bande originale du livre que l’auteur réussit à faire passer dénuée de tout exotisme, pleine des échos des chanteuses Eliane Sarfati alias Line Monty, Fettoum de Blida, Soltana Daoud alias Reinette l’oranaise, Cheikha Zahia…

On n’accorde généralement guère d’importance aux lieux de l’écriture tels qu’ils sont révélés à la toute fin d’un livre. En quoi on a tort car ils sont plus éloquents que bien des quatrième de couverture. Celle-ci indique : Paris, Alger, Madrid, Alcala de Henares, et tout est dit.

(« Patio Gaditano » illustration de Juan Manuel Álvarez Cebrián)

Cette entrée a été publiée dans Littérature étrangères.

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commentaires

1 111 Réponses pour Les murs parlent, prêtez l’oreille

renato dit: 21 juin 2017 à 8 h 38 min

Michel Lafon, Une vie de Pierre Ménard, éd. Gallimard, 2008.

René Ventura, La Vraie Vie de Pierre Ménard, éd. Lucie, 2009.

bérénice dit: 21 juin 2017 à 7 h 18 min

Delaporte en dépit de vos qualités vous devez être bien atteint pour témoigner d’une telle obstination à donner votre avis négatif de la production littéraire hors auto-fictif d’Eric Chevillard, quand vous aurez le temps vous expliquerai pourquoi , personnellement après des tentatives infructueuses de désamorçage une envie de déserter ce blog en raison de vos attaques haineuses, il y avait chaloux contre wgg, lvdlb contre tous éléments féminins et maintenant vous dans un systématisme attristant, vous méritez mieux que cette envie de vous fuir par tous moyens , boycotte, désertion

Delaporte dit: 20 juin 2017 à 23 h 13 min

Voici une liste des 30 premiers auteurs invités :

Emmanuelle Bayamack-Tam, Je viens (P.O.L)
Patrick Boucheron, Conjurer la peur (Le Seuil)
Emmanuel Carrère, Un roman russe (P.O.L)
Patrick Chamoiseau, L’empreinte à Crusoé (Gallimard)
Philippe Claudel, L’arbre du pays Toraja (Stock)
Marie Darrieusscq, Il faut beaucoup aimer les hommes et Truismes (P.O.L)
Julia Deck, Le triangle d’hiver (Minuit)
Jean-Baptiste Del Amo, Règne animal (Gallimard)
Virginie Despentes, Apocalypse baby (Grasset)
Négar Djavadi, Désorientale (Liana Levi)
Philippe Djian, Oh (Gallimard)
Mathias Enard, Boussole et L’alcool et la nostalgie (Actes Sud)
Gaël Faye, Petit pays (Grasset)
Jérôme Ferrari, Un dieu, un animal et Anthologie (Actes Sud)
Tristan Garcia, La vie intense : une obsession moderne (Autrement)
Hédi Kaddour, Les prépondérants (Gallimard)
Dany Laferrière, Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer (Grasset)
Alain Mabanckou, Lumières de Pointe-Noire (Le Seuil)
Mathias Malzieu, Journal d’un vampire en pyjama (Albin Michel)
Achille Mbembe, Sortir de la grande nuit (La Découverte)
Wajdi Mouawad, Anima (Actes Sud)
Amélie Nothomb, Le comte de Neuville (Albin Michel)
Sylvain Prudhomme, Ein Lied für Dulce (L’arbalète/Gallimard)
Atiq Rahimi , La ballade du calame (P.O.L)
Noëlle Revaz, L’infini livre (Zoé)
Olivia Rosenthal, Mécanismes de survie en milieu hostile et On n’est pas là pour disparaître (Gallimard)
Jean-Christophe Rufin, Le grand cœur (Gallimard)
Leïla Slimani, Chanson douce (Gallimard)
Jean-Philippe Toussaint, Football (Minuit)
Tanguy Viel, Article 353 du code pénal (Minuit)

Sergio dit: 20 juin 2017 à 23 h 08 min

bérénice dit: 20 juin 2017 à 23 h 01 min
j’y courge!

Houi mais s’il y a une queue de trois mille personnes ? Réédition d’urgence !

bérénice dit: 20 juin 2017 à 23 h 01 min

Foire du livre de Francfort,

est-ce qu’il y aura des saucisses offertes pour 1 Chevillard acheté? si oui, j’y courge!

rose dit: 20 juin 2017 à 22 h 45 min

Nicolas à 22h42

il y a de quoi.
Un jour, vous enlèverez un peu. Un jour lointain, vous serez abattu ; moralement, quand vous aurez conscience. Je vous souhaite de vivre vieux et de réparer.

Delaporte dit: 20 juin 2017 à 22 h 18 min

La France et Houellebecq à l’honneur à Francfort, du moins si l’auteur de Soumission ne se fait pas moine d’ici là :

« Plus de 130 auteurs francophones de renommée internationale, parmi lesquels Michel Houellebecq et Virginie Despentes, assisteront en octobre à la Foire du livre de Francfort, dont la France est l’invitée d’honneur pour la première fois depuis presque 30 ans. »

Sergio dit: 20 juin 2017 à 18 h 40 min

Bon faudrait pas perdre de vue l’essentiel le cabaret Beaux Ravages où est-ce qu’il a été transféré ?

Helmut Kool..... dit: 20 juin 2017 à 18 h 02 min

Ne soyons pas vulgaire

Mais lire au SEUIL les SERMONS de Maitre Eckhart traduits par Jeanne Ancelet-Hustache, c’est d’un casse bonbons…..

Je l’ai fait ! et honnêtement, c’est du flan….

Delaporte dit: 20 juin 2017 à 17 h 44 min

Moins ils ont de lecteurs, et plus ils s’acharnent. Autre exemple, Sollers, que plus personne ne lit depuis longtemps, et son fameux protégé, Marc Pautrel. Qui connaît Marc Pautrel ? Qui sait que, chaque jour, comme Chevillard, il écrit sur son blog trois aphorismes pourris ? Personne.

Delaporte dit: 20 juin 2017 à 17 h 39 min

Dans le cas de Chevillard, le mystère est le suivant : qu’est-ce qui pousse un homme, qui n’est manifestement pas fait pour ça, à persévérer dans l’écriture ? Personne ne lui dit que c’est raté de chez raté ? Que, pour nourrir sa famille, il devrait plutôt aller compter les camions ? Qu’en tout cas rien ne restera de lui, et que sa prétendue littérature s’auto-détruit au fur et à mesure ? Et que surtout il n’a presque pas de lecteurs ? Bref, une quantité notable d’importance nulle.

Delaporte dit: 20 juin 2017 à 17 h 35 min

« On finit par se demander si Delaporte n’est pas Chevillard lui-même »

Je ne parle pas de notre écrivain raté autant que ça, ou pas seulement. Tout à l’heure, j’ai parlé de Maître Eckhart, ça c’est du sérieux. Chevillard nous dégoûte des livres, Eckhart nous y ramène.

Sergio dit: 20 juin 2017 à 17 h 35 min

bérénice dit: 20 juin 2017 à 16 h 46 min
c’est la nationale

Bé j’aurais jamais cru que cela existât toujours, et que ç’eût progressé comme cela…

ribouldingue dit: 20 juin 2017 à 17 h 31 min

On finit par se demander si Delaporte n’est pas Chevillard lui-même, qui parle sans arrêt négativement de sa petite personne pour se faire de la publicité…C’est peut-être efficace après tout.

Sergio dit: 20 juin 2017 à 17 h 24 min

la vie dans les bois dit: 20 juin 2017 à 17 h 06 min
Ça marche pas trop ce logiciel d’analyse statistique américain pour résoudre une enquête criminelle avec des graphes .

En l’état, même si c’est bien fait, cela ne suffit peut-être pas ; il faut sûrement rajouter un étage, que ce soit manuel (l’enquête, quoi) ou logiciel (toujours l’enquête, mais ce qui manque).

Mais alors naturellement mettre un truc « en production », comme on dit, à la hâte pour satisfaire très probablement tel ou tel chef, surtout si en plus ça engage de pauvres gens, là faut tout rafaler !

la vie dans les bois dit: 20 juin 2017 à 17 h 06 min

Ça marche pas trop ce logiciel d’analyse statistique américain pour résoudre une enquête criminelle avec des graphes . Dans le cas de l’affaire Grégory Villemin, c’est un fiasco, inhumain pour les parents.

bérénice dit: 20 juin 2017 à 16 h 59 min

Dans ce domaine, la poterie, grande créativité, merveilleux objets mais bon hors de mon rayon d’achat. Les verriers sont également très inventifs. C’est carrément de l’Art .

la vie dans les bois dit: 20 juin 2017 à 16 h 57 min

Dépit d’un candidat battu au score électoral par une « marcheuse » :  » elle n’aura pas le temps de faire la lessive et d’envoyer ses enfants à l’école »
Encore un qui n’a pas lu le livre de la ministre féministe « maman travaille ». L’élue « écartelée » devrait demander conseil à deachach.

Sergio dit: 20 juin 2017 à 16 h 38 min

bérénice dit: 20 juin 2017 à 16 h 16 min
elles ne figuraient pas à votre répertoire

C’est parce que la nationale sept est désaffectée ! Y a de l’herbe qui pousse au milieu comme dans la sainte Russie… Faudrait envoyer des avions renifleurs si elles hexistent toujours !

bérénice dit: 20 juin 2017 à 16 h 37 min

D, laissez un chaton seul, il trouvera toujours quelque objet pour s’en amuser et bien que je ne sois qu’une pauvre vieille, je me ris de moi-même, il n’y a ici que la mer qui m’éloigne de tout, de moi aussi, de l’absence d’un autre ou des amitiés que je n’ai pas trouvées .

bérénice dit: 20 juin 2017 à 16 h 34 min

Bon, puisque je n’obtiens aucune réponse, je m’en vais tenter de démêler ou raccorder mes neurones en état de marche avec Proust qui présente l’avantage d’une bonne gymnastique , il dégourdit tout en diluant jusqu’au lavis le moindre détail de sa vie sentimentale malheureuse , quel esthétisme pour finalement peu dire sinon son immense sensibilité, sentimentalité et son goût raffiné pour les œuvres d’art , grande clémence qui ne suit pas les préjugés accompagnée de parents finalement permissifs .

bérénice dit: 20 juin 2017 à 16 h 25 min

C’est même gênant à la fin toutes ces références illustres car je me fais l’effet d’être une façade en carton ( bien que mette tout en oeuvre pour ne pas sombrer dans l’égocentrisme) sur laquelle les gens de culture désintéressés par la vie électorale viendrait coller leurs affichettes , dessiner des logos, coller leurs suggestions de visites patrimoniales.

bérénice dit: 20 juin 2017 à 16 h 16 min

les Poteries d’Accolay… Sergio quand nous couchâmes ensemble elles ne figuraient pas à votre répertoire, ceci expliquant peut-être la rupture. Nous aurions eu trois beaux zenfants et vraisemblablement me serais je moins faite suer qu’à attendre Godot , non?

D. dit: 20 juin 2017 à 16 h 07 min

Premier bain : 6 minutes à 135 degrés.
Deuxième bain : 2 minutes à 165 degrés.
Remplacer intégralement la graisse tous les 8 bains (de pleins de frites).

Delaporte dit: 20 juin 2017 à 16 h 05 min

J’imagine du reste que les bobos achètent les oeuvres de Maître Eckhart, mais ne les lisent pas. Là aussi par paresse, et puis cela heurterait leur confort intellectuel, car Eckhart conseille de se déprendre de tout (donc d’abord de se débarrasser de tous ses biens et de son confort). Qui pourrait suivre cela à moins d’être un saint ou un moine ?

Delaporte dit: 20 juin 2017 à 16 h 01 min

Bref, notre écrivain raté ne devrait pas s’aventurer imprudemment sur le chemin de la théologie. C’est d’ailleurs étonnant, car Maître Eckhart est malheureusement aussi un écrivain très prisé des bobos. Une vogue inattendue, mais qu’apparemment Chevillard, par paresse, n’a pas suivie – ce qui lui aurait évité du moins ce lieu commun débile, preuve d’inculture et de bêtise irrémédiable, qui sont permanentes sur son blog et dans ses romans.

D. dit: 20 juin 2017 à 15 h 58 min

En tous cas il y a une lourde menace sur la frite belge, qu’il convient de ne pas négliger.
On peut reprocher tout ce qu’on veut aux belges, et notamment de pas être des Français, mais ils sont bel et bien les rois de la frite.
Pour de bonnes frites belges : prendre de la Bintje, la couper en frites de 5 à 7 cm de long et de section 8mm X 8mm environ. Essuyer les frites et faites les un peu sécher une heure si possible.
Utiliser 2 bains de graisse de bœuf.
Un qui cuira à coeur sans dorer, le suivant plus chaud qui saisira et dorera. Bien égoutter, saler abondemment (important), mettre vite en cornet de papier alimentaire avec une mayonnaise maison moutardée.

Delaporte dit: 20 juin 2017 à 15 h 56 min

« le Royaume des Cieux (ainsi se fait appeler le néant) »

Voilà ce qu’écrivait Chevillard l’autre jour, à quoi on pourrait lui rétorquer de lire Maître Eckhart, pour qui, je résume, Dieu est néant. Chevillard, en écrivain raté, est un être inculte, qui a ramassé au plus simple cette idée de néant dans la société du spectacle, et croit avoir dit une évidence alors que les choses sont plus compliquées. Une pauvre cervelle vide et folle !

D. dit: 20 juin 2017 à 15 h 46 min

Le vélo à besoin d’être réparé à cause d’un surpoids ? C’est rare. Normalement les constructeurs prévoient une large marge.

Sergio dit: 20 juin 2017 à 15 h 44 min

D. dit: 20 juin 2017 à 14 h 38 min
Arbois

Faut faire gaffe le virage au milieu si on le rate on va dans les décors un peu comme aux Poteries d’Accolay… Havec un Schluck d’Arbois ça passe mieux !

Sergio dit: 20 juin 2017 à 15 h 41 min

Ha ben si tout le monde démissionne i va se retrouver tout seul autocrate comme Петр великий !

D’ailleurs Mazarin sur son lit de mort le conseillait déjà :

– Et surtout, Sire, ne prenez pas de premier ministre !

la vie dans les bois dit: 20 juin 2017 à 15 h 10 min

Peut-être que la ministre du travail , gvt Philippe I ,va aussi devoir démissionner par anticipation.

la vie dans les bois dit: 20 juin 2017 à 15 h 05 min

Voila que les juges s’intéressent maintenant à la nuit dans le Nevada de l’ancien ministre de l’économie (!) de la hollandie.

Sergio dit: 20 juin 2017 à 15 h 03 min

Approximations ou indéterminations ? Y a une nuance bon Dieu !

Passeque indéterminations là c’est quantique ! Ha mais oui… Second principe d’Heisenberg !

bérénice dit: 20 juin 2017 à 14 h 43 min

pauvre WGG, cela dit je ne pense pas comme vous que nous ayons à faire dans son mutisme, il doit être occupé à réparer son vélo ou à lire ou à se peser car il est en surpoids et néglige sa santé trop souvent.

Delaporte dit: 20 juin 2017 à 14 h 35 min

Pascal, prenant ses distances avec le plagiat éventuel :

« Qu’on ne dise pas que je n’ai rien dit de nouveau, la disposition des matières est nouvelle »

bérénice dit: 20 juin 2017 à 14 h 34 min

peut-être même pourra-t-on compter sur la démission du président en personne, il aura auparavant débattu avec lui même des conditions de son départ et de sa future occupation à la tête d’un groupe à la commission européenne chargée d’examiner la réforme.

D. dit: 20 juin 2017 à 14 h 32 min

Ce soir je mange des saucisses de Montbéliard avec un gratin comtois (pommes de terre et Comté). Une terrine de faisan en entrée, un brillant-savarin aux truffes et une crème brûlée au gingembre confit pour finir. Avec une gaufre.

bérénice dit: 20 juin 2017 à 14 h 30 min

, par exemple, n’est pas un plagiaire (du moins à ma connaissance), mais il n’en a pas pour autant de talent.

qu’on me crève les yeux si je ne lis pas tous les jours le même refrain, êtes vous affiliez au syndicat des bardes du PACA ?

bérénice dit: 20 juin 2017 à 14 h 28 min

Jazzi 12h18 on peut lire qu’il joue à quitte ou double ou encore en langage actuel qu’il y met le paquet ou qu’il en fait un max; était-il si déplaisant , si peu séduisant, avait-il beaucoup à se faire pardonner?

Delaporte dit: 20 juin 2017 à 14 h 25 min

Ne pas être un plagiaire est d’ailleurs une condition nécessaire mais pas suffisante : Chevillard, par exemple, n’est pas un plagiaire (du moins à ma connaissance), mais il n’en a pas pour autant de talent. Il en est même désastreusement dénué, comme l’écrivain raté qu’il est depuis toujours.

Delaporte dit: 20 juin 2017 à 14 h 19 min

« Delaporte
À tout le moins cinq fois vous avez recopié cela »

C’est pour souligner la malhonnêteté universelle du bonhomme.

bérénice dit: 20 juin 2017 à 14 h 11 min

allez allez Rose, l’époque est aux trans de tous genres, trans parence, trans sexualité, trans versation, trans bordement, trans quillité, trans mission, trans ports, trans muer, trans mutation, trans crire, trans littération, trans i , trans at, trans pire, trans piration, etc etc

Delaporte dit: 20 juin 2017 à 14 h 08 min

Il ne faut pas oublier non plus que le plagiat contrevient à la règle de droit, et que le plagiaire devrait normalement se retrouver devant un tribunal. Après cela, comme en faire l’éloge sinon par dérision ou provocation nihiliste ?

Delaporte dit: 20 juin 2017 à 13 h 50 min

« La réécriture est partie intégrante de la création littéraire. » Wgg

Voilà le principe du plagiat avoué dans toute sa naïveté criminelle. Bien entendu, cette assertion est fausse et contredite par plusieurs siècles de création littéraire, mais qu’importe à Wgg ?

la vie dans les bois dit: 20 juin 2017 à 13 h 49 min

c pareil pr la rosse du komintern. Comme elle n’a pas lu Moby Dick et ni écouté le discours Nobel de Dylan car elle entrave rien à l’anglo-américain, elle fait de la periphrase.du vent, koi.

Delaporte dit: 20 juin 2017 à 13 h 46 min

Le plagiat est l’habitude, ici comme ailleurs, surtout avec des « approximations de citations » qui sont transcrites sans guillemets, sauf quand Wgg par exemple essaie de reprendre (inexactement) la dernière phrase du Tractatus de Wittgenstein :

« Faire des approximation de citation est la preuve au contraire manifeste que non seulement on a lu l’ouvrage en question mais qu’on l’a profondément médité. » (Widergänger)

Delaporte dit: 20 juin 2017 à 13 h 39 min

Avec Internet et le copié-coller, le plagiat a connu une croissance monumentale, comme certaines interventions sur ce blog le prouvent. Les internautes comme Wgg recopient ce qu’ils ont trouvé ailleurs. Les écrivains, c’est pareil, jusqu’à Sollers qui ne se cache même pas de recopier les classiques sans rien apporter de personnel, sinon des remarques stupides qui sont sa marque de fabrique. L’ère du plagiat a été annoncé par Lautréamont, qui n’y voyait pas encore le ravage que cela allait être, ou plutôt qui, par un nihilisme grandiose, se félicitait déjà de ce que cette pratique destructrice apporterait. Que des écrivains espagnols plagiaires se regroupent en mouvement, voire en syndicat, voilà qui est le fin du fin, et la fin de la littérature prôné par les modernistes depuis déjà longtemps.

rose dit: 20 juin 2017 à 13 h 39 min

Pas du tout. Dylan est dans le plagiat.
Lorsque l’on a la chance infinie de remporter ce prix Nobel de littérature, on est amené à écrire soi- même un discours dithyrambique, élégiaque, lyrique ou de toute autre tonalité adéquate. Et non pas de copier vulgairement sur un site des propos d’une banalité affligeante.

la vie dans les bois dit: 20 juin 2017 à 13 h 28 min

lEn ce sens, pour le discours du Nobel , si Dylan a fait un emprunt sur un site de commentaires litteraires sparknotes, il est dans la paraphrase et non dans le plagiat. Il a lu Moby Dick, pour pouvoir le faire et enrichir sa lecture. Et la mienne par la même occasion.

JAZZI dit: 20 juin 2017 à 13 h 20 min

Peut importe d’où ça vient, ce qui compte c’est ce que l’on en fait. Avec Montaigne ou Cervantès, les mille éclats, « empruntés », plus ou moins transposés ou transformés, aboutissent toujours à une oeuvre originale…

la vie dans les bois dit: 20 juin 2017 à 13 h 16 min

De même que plagiat, au sens commun d’emprunt litteraire assez long, qui est considéré comme de la délinquance dès lors que l’intention de piller pour en tirer profit est établie, est à distinguer de la paraphrase. Qu a été une noble discipline.

Widergänger dit: 20 juin 2017 à 13 h 01 min

Tout dépend de ce qu’on entend par « plagiait ». Plagiat et « à la manière de », ce n’est pas la même chose; « plagiat » et « influence » non plus.

Si l’on regarde la production littéraire d’une certaine époque, par exemple le XIIè s. force est de constater que tout le monde écrit à peu près pareil. Le même vocabulaire, les mêmes tics de langage, les mêmes métaphores, le même univers mental. Rares sont ceux qui véritablement inventent du neuf de l’inédit. Chrétien de Troyes est de ceux-là. Il emploie bien le vocabulaire, les thèmes de son époque mais il leur donne une tournure bien personnelle, qui traspose le merveilleux en réalisme, y compris dans l’évocation de l’amour courtois qu’il introduit dans le mariage, ce qui contitue même une vraie révolution des mentalités. Il introduit aussi le droit et la raison dans les pratiques judiciaires de la joute entre chevalier, notamment à la fin d’Yvain dans la fonction réparatrice de la vengeance, où la figure du roi Arthur est désormais magnifiée dans sa fonction royale associée à la justice et au droit. C’est d’ailleurs un trait de l’époque qui redécouvre le droit romain, aussi bien dans l’empire des Plantagenêt que’en France et ici le comté de Champagne qui est à l’avant-garde de cette révolution. C’est ce qu’on appelle d’ailleurs la Renaissance du XIIè siècle, qui n’est pas un vain mot. On constate déjà l’emprise du pouvoir royal sur l’église dans l’empire des Plantagenêt avec avec les Assises de Clarendon, qui restreint les pouvoirs de l’Eglise, et qui aboutira à l’assassinat de son opposant le plus fanatique au roi Henri II Plantagenêt dans la cathédrale de Cantorbury, Thomas Beckett, autour duquel la polémique n’est toujours pas close en ce début de XXIè siècle…! C’est dire s’il a marqué les esprits du temps, et dans toute l’Europe. Mais l’importance de la cour d’Henri II est immense pour toute la culture de l’époque (matière de Bretagne, légendes arthuriennes, amour courtois), qui s’étend sur toute l’Europe, jusqu’en Espagne, en Allemagne avec les Minnesänger (le plus célèbre étant Walther von der Vogelweide), et même en Sicile, par l’intermédiaire de ses fils et les deux filles d’Aliénor.

la vie dans les bois dit: 20 juin 2017 à 12 h 49 min

Il faut se souvenir d’un truc un peu tordu, de l’écrivain qui ne veut pas courir le risque de se faire choper à la douane pour contrefaçon, c’est le « plagiat par anticipation ».

la vie dans les bois dit: 20 juin 2017 à 12 h 41 min

Pas d’état de grâce pour les ministres du gvt Philippe I
Ils sont maintenant 3 à le quitter par anticipation. Ils vont former un syndicat, si ça continue(coluche)

closer dit: 20 juin 2017 à 12 h 40 min

« Il s’agit d’une vieille tradition nationale (le plagiat), qui remonte à… Cervantès ! »

Pas seulement espagnole, Annibal. Tu ne te souviens pas que WG nous avait fait un cours là-dessus dans le but de disculper Attali ?

C’est bien la peine qu’il se fatigue! Tu repasseras en septembre…

JAZZI dit: 20 juin 2017 à 12 h 18 min

Entre mille exemples de plagiat, lorsque Cervantès, pour les besoins de la narration, place ce sonnet, au chapitre XII du Livre II de « Don Quichotte », il s’inspire de la poésie de Garcilosa, elle-même d’inspiration pétrarquisante…

« Donnez-moi, madame, une ligne à suivre, tracée suivant votre volonté; la mienne s’y conformera tellement que jamais elle ne s’en écartera d’un point.
« Si vous voulez que, taisant mon martyre, je meure, comptez-moi déjà pour trépassé, et si vous voulez que je vous le confie d’une manière inusitée, je ferai en sorte que l’amour lui-même parle pour moi.
« Je suis devenu à l’épreuve des contraires, de cire molle et de dur diamant, et aux lois de l’amour mon âme se résigne.
« Mol ou dur, je vous offre mon cœur ; taillez ou gravez-y ce qui vous fera plaisir ; je jure de le garder éternellement. »

Giovanni Sant'Angelo dit: 20 juin 2017 à 11 h 58 min


…avec, des détails prononcées de son cubisme par la netteté prononcée des ombres,!…
…donnez plus de contraste a l’ensemble,!…
…me le remettre dans un autre cadre,!…

…vus les 10 mn, de gagner, en hauteur et largeur,!…
…etc,!…

Giovanni Sant'Angelo dit: 20 juin 2017 à 11 h 47 min


…bérénice,!…Oui,!…c’est dans mes cordes,!…
…des périodes, des semaines, en cœur, avec les pêches,!…fruit favori, des tableaux aux natures mortes,..avec les figues les raisins noirs, les noix,!…
…& un tableau que j’attribue à Georges Braque,!…( après qu’il ne ramasse une balle perdue en 14_18 ),…avec la banane, quatre pêches, un pichet de vin, un couteau dans le prolongement de la banane, et un pannier en bois, pour le pain, j’imagine,!…
…un tableau, que j’ai sorti de son cadre, pour restaurer des griffes et éraflures ,!…
…bricolages à ma portés,!…

…toujours à examiner, à la loupe,!…
…aux poils près,!…Ah,!Ah,!…etc,…

JAZZI dit: 20 juin 2017 à 11 h 44 min

« Les plagiaires littéraires espagnols s’organisent en mouvement. Si ça continue, ils vont se syndicaliser ! »

Foin d’ironie, Passou, c’est sérieux. Il s’agit d’une vieille tradition nationale, qui remonte à… Cervantès !

bérénice dit: 20 juin 2017 à 11 h 13 min

wiki:

En France[modifier | modifier le code]
Les commissaires-priseurs président les ventes aux enchères publiques, et lors de l’adjudication, frappent leur pupitre avec un marteau au manche long, dont le « fer » était autrefois en ivoire (aujourd’hui en imitation). Le commissaire-priseur est d’ailleurs appelé parfois « teneur de marteau ».

Dans les loges maçonniques, le vénérable maître utilise généralement un maillet pouvant comporter des gravures (équerre et compas, par exemple) et un tas triangulaire. Il s’en sert pour ouvrir et clore les tenues, c’est-à-dire les réunions des frères.

Le président d’une assemblée quelconque (commission, association) peut, s’il le désire, utiliser le marteau pour diriger les débats ou donner un caractère plus solennel à ces derniers, bien que l’usage ne soit pas très répandu. Le marteau étant un symbole anglo-saxon, son utilisation ne constitue pas une usurpation des symboles appartenant aux autorités et institutions françaises. On peut donc l’utiliser sans craindre les sanctions énumérées aux articles 433-14, -15 et -16 du Code pénal.

Les magistrats français n’utilisent pas de marteau. Ils préfèrent une cloche, ou plus souvent de nos jours, une sonnette électrique.
__________________________________________________

une sonnette électrique! La poésie se perd.

Giovanni Sant'Angelo dit: 20 juin 2017 à 11 h 13 min


…de tout, même des propos, pour faire sa mouche, au bout de la ligne,!…
…le veinard,!…
…se présenter, à la pêche,!…cinéma,…le fond de panier plein,!…

…l’art de ne pas étudier, pour rien,!…
…se positionner au démarrage,!…le sprint,!…d’un coup,!…
… » je t’aime, moi, n’on plus,!…en couple,!…

…comme des détails d’antiques,!…
…la liberté des serfs,!…au théâtre ce soir,!…Ah,!…Ah,!…
…la continuité,!…à ses totems,!…large point de vue,!…

…du pain, du vin, et des jeux de théâtre sur l’échiquier social,…etc,!…
…Go,!.à diversions,…Bip, Bip,!…

Helmut Kool..... dit: 20 juin 2017 à 10 h 25 min

Ach, DHH !
Fous z’etes inkorrizible : la frau est, immer, au servize des mensch et des kinder, nicht !?

DHH dit: 20 juin 2017 à 10 h 10 min

@JAZZI
j’aime beaucoup ce petit conte
ci-dessous ce que j’en disais en son temps sur la RDL
« Il est plein de verité et de grâce d’écriture ce petit conte, histoire d’un glissement progressif vers l’enfer, qui d’abord confortable, puis indolore finit par devenir tragique, encore que vous ayez tenté de l’alléger avec un happy end improbable
.
Mais je trouve aussi à cette nouvelle un aspect didactique, qui au –delà de son intérêt littéraire justifierait une publication:
Elle peut servir à éradiquer les convictions de certains mâles, qui considèrent en toute tranquillité que l’univers d’une femme c’est la maison, sans s’aviser du gâchis humain que cela représente .
En y découvrant, à travers le destin d’un homme, un vrai, un mâle vivant cette situation , le sentiment douloureux d’appauvrissement personnel ,qui naît d’ une vie claquemurée aux choses du ménage, peut-être mesureront-ils enfin ,que cette détresse, qu’ils découvrent, est le lot de bien des femmes au foyer.

A contrario ,il est vrai que même dépourvue d’intérêt une activité professionnelle, crée pour une femme un espace de liberté irremplaçable ,lui apporte une existence sociale propre qui n’est pas d’être épouse de…,mère de…, bref la fait accéder à une vie complète et non amputée d’une de ses composantes.

C’est la leçon que j’ai toujours professée auprès de jeunes collaboratrices, écartelées entre le boulot, la cuisine ,le mari ,les enfants, et qui avaient la tentation, de « retourner à la maison » ,.Je les invitais à mesurer leur chance de pouvoir fermer derrière elles chaque matin la porte de leur logis, pour un ailleurs qui n’appartient qu’à elles, et je les ai toujours adjurées de ne pas se priver de cette chance.

Votre texte peut aider à faire comprendre tout cela »

Helmut Kool..... dit: 20 juin 2017 à 9 h 51 min

CALAIS
« La camionnette du chauffeur, immatriculée en Pologne, s’est encastrée dans un poids-lourd bloqué par un barrage de troncs d’arbres installé par des migrants sur l’autoroute A16. »

Ach ! Tod ! Grosse rigolade…. Danke, Frau Merkel !

Helmut Kool..... dit: 20 juin 2017 à 8 h 29 min

Franzose Kleine Macron etre tres amuzant pour Allemands responsables : beaucoup rire victoire election partei « En marche sur plaze! »

Giovanni Sant'Angelo dit: 20 juin 2017 à 8 h 25 min


…la force,!…
…déjà nourrir , les cadres et autres modérateurs, de leurs utilités, comme des  » Richelieu,!….pour le plaisir de les prendre pour cibles, bien identifiés,!…
…comme citrouilles bien faites,!…Go,!..

la vie dans les bois dit: 20 juin 2017 à 8 h 22 min

Peu inspiré par les sujets (*) du bac histoire-géo série L et ES, un lycéen de Mayenne, qui n’avait fait aucune révision des cours d’histoire, fait le buzz sur tweeter, avec une composition libre sur la Tchétchénie.

(*)http://etudiant.aujourdhui.fr/etudiant/info/bac-2017-les-sujets-d-histoire-geographie.html

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