de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Achtung-respect pour une folie de biographie sur Büchner

A première vue, on se dit : c’est le livre d’un maniaque publié par un fou ; la quatrième de couverture y invite puisqu’elle le dit jeté dans le temps de l’Histoire comme la comète de Halley ou un caillou d’Orion dans l’espace sidéral de l’Univers. A mi-chemin, on comprend que ces deux extravagants étaient faits pour se rencontrer. A la fin, on rend les armes et l’on met chapeau bas devant Frédéric Metz et les éditions Pontcerq sises rue du Nivernais à Rennes. Des artistes à n’en pas douter. Il fallait l’être pour se lancer dans une telle entreprise : Georg Büchner Biographie générale. Trois volumes qui mettent à nu la connexion d’une machinerie littéraire sur la machine générale de la vie de Georg Büchner (1813-1837), et des vies qui ont gravité autour de la sienne. Sans oublier l’œuvre, bien sûr, et pour cause : La Mort de Danton, Léonce et Léna, Woyzeck et Lenz, ainsi que deux traductions de pièces d’Hugo (Lucrèce Borgia et Marie Tudor) et même, on ne se refuse rien, sa thèse de médecine sur le système nerveux du barbeau. Büchner y est en poète et dramaturge, et aussi révolutionnaire radical, hostiles aux princes comme à ses propres amis révolutionnaires jugés trop libéraux ou bourgeois ; il est ici rapproché d’Auguste Blanqui ; mais contrairement à lui, il n’idéalise pas le peuple, convaincu que la faim le guide et nettoyé de toute illusion quant à son matérialisme.

Le biographe, si l’on dire, n’apporte rien de neuf dans l’ordre des matériaux factuels. Il n’y prétend pas. Plutôt un autre regard à partir d’un grand pas de côté, haut le menton, le visage tourné vers les étoiles, en révérence absolue vis à vis des défricheurs qui l’ont précédé. A de rares exceptions près (notamment les travaux de Jean-Louis Besson), des sources allemandes compilées à la Staatsbibliothek de Berlin et intégrées directement dans le corps du texte au lieu d’être envoyées jouer en bas de page ou en fin de volume. Pour les citations, il s’appuie sur les Œuvres complètes, inédits et lettres de Georg Büchner parues au Seuil en 1988 sous la direction de Bernard Lortholary ; ce qui ne l’empêche pas, à l’occasion, de se livrer à une étrange semi-traduction de son crû qui consiste à laisser le mot allemand accolé au mot français pour en transmettre l’écho, même si cela n’est pas très… wissenschaftlich-scientifique ! Ce n’est évidemment pas gratuit, de même que le souci de la typographie, qui varie selon le propos. A la lecture, l’exercice est excitant pour l’esprit, pour peu que l’on ne soit pas totalement fermé à cette langue, et l’on se promène finalement avec un certain naturel de schmutz-crasse en plunder-guenilles à travers ce texte hirsute et foisonnant, couturé de documents, de sources, de références, de digressions, de commentaires entre parenthèses. On aura compris que l’information compte autant que la sonorité et le flux du récit.

Son architecture est déjà un acte poétique en soi.

Le premier volume dit « Tome central » s’intitule Le Scalpel, le Sang (Erzählung-récit arraché(e) aux Büchner de Mayer et d’Hauschild) (416 pages, 18,50 euros). Les vies du dramaturge, du médecin, du militant y sont colligées… d’une certaine manière : selon un ordre et une logique qui défient la simple chronologie, aussi déconstruits que son Wojzeck, mais n’en sont pas moins éclairants, étant entendu que Büchner disparaît parfois pendant des pages et des pages.

Le deuxième volume dit « Tome Annexe A » reproduit un drame en quatre actes La Mort de Weidig (200 pages, 13 euros). C’est un montage, fidèlement effectué Frédéric Metz, des minutes d’interrogatoire subis par les prisonniers politiques hessois entre 1835 et 1838, publiées par le juge d’instruction Noellner, à la suite de la mort en prison sous la torture de son mentor le pasteur Weidig, figure de proue de l’opposition en Hesse, avec qui il avait rédigé Le Messager hessois, mort qui avait déchaîné les foudres des républicains. Les répliques de la pièce sont tirées des procès-verbaux.

Le troisième volume dit « Tome Annexe B » sous le titre Les Noms (Autres récits arrachés) (357 pages, 17,50 euros) est une sorte d’index des noms cités, mais dont chaque entrée développe une véritable biographie de chacune des personnes. Leur point commun ? Avoir été en relation avec Georg Büchner de manière « précise ou vague, étroite ou lâche, éphémère ou durable, attestée ou rêvée ». Qu’importe si l’on ne comprend pas tout de ce qui se joue dans ce jeu : on se sera bien amusé à le lire, comme l’auteur a dû bien s’amuser à l’écrire.

 N’espérez pas un compte-rendu classique : impossible tant c’est dense, riche, érudit et surtout déroutant. On est pris de vertige. Ceux (dont je suis) qui appellent de leurs vœux au renouvellement d’un genre qui s’épuise, se répète et tourne en rond (du moins en France) seront comblés avec cette chose qui réenchante la biographie en la réinventant. Le paradoxe avec ce Büchner qui ne ressemble à rien de connu, phénomène assez rare il faut en convenir, qui rendrait très unheimlich la célébration du bicentenaire de la naissance du grand homme en 2013 s’il en était la référence, est qu’il fascine mais que, pour autant, on se garderait bien de l’offrir à un ami. Sauf à le préparer avant au choc visuel, esthétique, intellectuel, poétique. A la réflexion, si Frédéric Metz est loin d’être fou, son Büchner est une folie. Un fascinant monstre biographique élevé à la mémoire d’un poète mort à 23 ans qui mérite, comment dire, oui, exactement : de l’achtung-respect.

(« Installation de Julien Solé » photo Passou ; « Georg Büchner » D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature étrangères.

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commentaires

761 Réponses pour Achtung-respect pour une folie de biographie sur Büchner

JC dit: 22 février 2013 à 14 h 13 min

« JC, vous disez habiter Porquerolles et »

Vous dites, Thierry, pas « vous disez » !
(lorsqu’on se permet de reprendre les autres, il faut être soi-même irréprochable… question d’éducation.)

Galea jade dit: 22 février 2013 à 13 h 38 min

TKT dit: 22 février 2013 à 11 h 45 min
JC, vous disez habiter Porquerolles et, vous ne connaissez pas la famille De Galea.

Mais quelle burne

Exclu rdl dit: 22 février 2013 à 13 h 34 min

« Vous aviez raconté cette anecdote, il y a quelques années et, les trolls et autres ploucs ne vous la pardonnent pas »
Thierry Kron

Je crois me souvenir, mon cher Thierry, qu’à l’époque vous faisiez partie des ploucs.
Comme quoi rien ne change en ce triste monde.

TKT dit: 22 février 2013 à 11 h 45 min

JC, vous disez habiter Porquerolles et, vous ne connaissez pas la famille De Galea. Je crois donc que Porquerolles est votre résidence virtuelle.
Pour ce qui est d’être un plouc, je ne crois pas correspondre à cette catégorie, d’une manière générale. On est malgré tout toujours le plouc de quelqu’un d’autre, tout est question de comparaison et avec qui. Personnellement, je ne sais pas si vous êtes un plouc, comme D. en est le paradigme. Difficile de vous situer socialement, vous auriez à une autre époque fait un très bon support électoral pour Jacques Doriot. Votre attachement sentimental à l’insulte « burne », vous mets du coté des insulteurs des mauvais quartier. Au contraire de D., vous n’avez pas l’excuse d’être d’une bêtise sidérale ou d’avoir son manque diversifié de culture.

JC dit: 22 février 2013 à 10 h 27 min

Thierry, on peut avoir voyagé dans le monde entier … et être un Grand Chef Plouc, conforté par encore plus de bonnes raisons !

hernan c., ami des bêtes sauvages non croisées avec espèces civilisées dit: 22 février 2013 à 10 h 18 min

« vous avez parcouru le monde, alors que les bons ploucs connaissent à peine l’Europe des 6 »

ça se sent de loin! je dirai même plus, voyez vous, ces ploucs ne sont même pas sortis de leur quartier quand notre ETOILE surcul turée parcourait le monde pour le rendre plus beau, meilleur et plus intelligent!

hernan c. ami des bêtes sauvages non croisées avec espèces civilisées dit: 22 février 2013 à 10 h 14 min

divine daaphnée j’adhère! Et non seulement ces frustres (non entrées dans l’histoire, ce qui n’est pas étonnant n’est-ce pas) se soulagent debout, mais encore elles le font sur les aliments (et non pas à côté d’eux) et, chez elles (dans leurs horribles masures) ces ploucesses boivent le produit de leur soulagement ! Absolument !

TKT dit: 22 février 2013 à 9 h 01 min

« se soulager, debout. Mais bon, cela n’en fait pas des montres. » : Cette faute de frappe écrite par Daphnée me fait assez rire; en effet j’y vois des montres molles de Salvador Dali.
Daphnée, vous une vraie voyageuse intrépide, mazette, prendre des bus dans les Andes, mêlée aux autochtones et aux touristes à sac-à-dos, que du courage !
Vous aviez raconté cette anecdote, il y a quelques années et, les trolls et autres ploucs ne vous la pardonnent pas. Pensez, vous avez parcouru le monde, alors que les bons ploucs connaissent à peine l’Europe des 6.

schock dit: 22 février 2013 à 7 h 01 min

« se soulager, debout. Mais bon, cela n’en fait pas des montres.
Simplement des populations extrêmement rustres »

hum…pas très bcbg tout ça!

Bloom dit: 22 février 2013 à 6 h 04 min

try six feet under, you’ll see it’s cool.
__
you’ll see how cool it is…
(the nerd can’t even get it right, just goest to show..)

fort drôle dit: 22 février 2013 à 1 h 55 min

Lorsqu’il ne sait plus quoi dire c’est les trois quart de la planète crève de misère. ça change de la Shoah, mais c’est le même ignoble usage.

La mauvaise langue dit: 22 février 2013 à 1 h 50 min

Non, Julie, vous ne pouvez pas comprendre les gens comme renato. Dieu soit loué…!

Oui, Fin de partie et les autres pièces de Beckett sont beaucoup moins drôles. Je n’aime vraiment qu’En attendant Godot. Oh, les beaux jours que j’ai vu jouée avec Madeleine Renaud ne m’a jamais emballé non plus.

Ne soyez pas désolée, les trois quart de la planète crève de misère, ça c’est désolant. Mais pas ce que peut écrire ici renato, qui est fort drôle.

Bonne nuit à vous et à tous.

JULIE dit: 22 février 2013 à 1 h 25 min

Je connais, mais seulement indirectement par des documents (il faudrait que j’en retrouve la date, je ne sais même pas si j’étais née), cet « En attendant Godot », qui avait été présenté à Avignon je crois, avant de tourner. J’en ai vu d’autres, et en effet il est normal que l’on rie à cette pièce, comme (un peu moins ?) à « Fin de partie ». Il est bien banal aussi de rappeler Anouilh disant que c’était « les Pensées de Pascal jouées par les Fratellini », tant cette phrase a été répétée. Mais enfin, c’est aussi une façon de dire bonsoir.

(Si renato et vous le permettez, alors que cela ne me regarde pas, cela m’ennuie que vous vous chamailliez sur tout, ou presque tout. Vous êtes des têtus.)

renato dit: 22 février 2013 à 1 h 24 min

C’est votre nez qu’Obsédé a mis dans la merde à 0 h 22 min, pas celui de DSK, et vous vous êtes mal justifié en prétendant avoir trop vite généralisé. Par conséquence, c’est vous qui n’avez pas fait expérience des histoires des hassidim.

Quant à ma position dans le présent je me suis expliqué ailleurs, et si vous étiez un minimum informé vous n’auriez à vous poser la question.

Simon dit: 22 février 2013 à 1 h 22 min

Quelle étrange cécité souvent dans le contre-jour d’une aura de pouvoir. Le ridicule qui tue ? Peut-être…

La mauvaise langue dit: 22 février 2013 à 1 h 12 min

Là, vous régresser en réduisant le rire au ridicule. On n’en est plus là depuis Molière (le Misanthrope).

renato dit: 22 février 2013 à 1 h 04 min

Corrigé :
Que dire ? évidemment les protocoles de l’emblématisassions sont ce qu’ils sont et l’éthique qui les accompagne aussi, mais les reflexes primaires agissent envers et contre le plan de la structuration sociale, et dès cultures avancées émergent des nouvelles version du phallus primitif qui pousse irrésistiblement vers un état hypnotique où c’est la frénésie qui commande. Ainsi il faut que celui qui y est tombé cumule les projets démonstratifs de sa virilité qui ne montrent (les projet) que sa cécité.

renato dit: 22 février 2013 à 0 h 58 min

Que dire ? évidemment les protocoles de l’emblématisassions sont ce qu’ils sont et l’éthique qui les accompagne aussi, mais les reflexes primaires agissent envers et contre le plan de la structuration sociale et des cultures avancées émergent des nouvelles version du phallus primitif et pousse irrésistiblement vers un état hypnotique où c’est la frénésie qui commande. Ainsi il faut que celui qui y est tombé cumule les projets démonstratifs de sa virilité et ne montrent que leur cécité.

La mauvaise langue dit: 22 février 2013 à 0 h 49 min

Julie, je crois malgré la nuance de votre pensée qui mérite vraiment d’y réfléchir, que ce sont les personnages eux mêmes qui sont profondément joyeux, mais d’une joie au-delà de toute joie « positive », déterminée, produite par une cause. C’est une joie qui provient de rien, une joie sans cause, une joie tragique, non fondée. Celle que dit éprouver Pascal ici ou là, au détour d’une phrase qui n’a pourtant l’air de rien mais qui en dit long… Il y a une véritable danse de la vie dans les personnages beckettiens. Et le spectateur est , lui, ivre de rire. Je me souviens d’avoir ri du début quasiment jusqu’à la fin dans une représentation d’En attendant Godot, mais vraiment ri aux éclats, avec toute la salle pliée en deux (c’était avec Rufus et Michel Bouquet). J’en avais même mal au ventre à force de rire. Alors bien sûr, les personnages ne rient pas comme ça. Mais leur joie est encore plus solide, bien plus profonde que celle des spectateurs, et en même temps beaucoup plus légère parce qu’elle est l’expression même du simple fait d’être là, d’exister en dépit et malgré leur misère quasi absolue.

La mauvaise langue dit: 22 février 2013 à 0 h 43 min

Mais oui, renato, tout ça avance. Et vous oubliez mes poèmes, qui avancent aussi. Mais faut être patient. L’oiseau de Minerve ne s’envole quà la nuit tombée… J’ai toujours été lent, on me l’a souvent dit. Il faut que je gère cent milliards de contradictions en même temps… Et j’ai besoin de savoir où je vais, de saisir pourquoi je fais les choses, même si en fin de compte tout m’échappe. Tiens, en voilà une autre contradiction. Mais vous êtes un heureux homme, vous renato, vous ne connaissez pas tous ces tourments de l’âme qui me font me lever parfois en pleine nuit, pour rectifier un mot, reprendre une phrase, rester hagard dans le vide.

Exclu rdl dit: 22 février 2013 à 0 h 38 min

La mauvaise langue dit: 22 février 2013 à 0 h 28 min
Je généralise très vite mon propos.

Ben ça alors !
Pour une nouvelle, c’est une nouvelle

renato dit: 22 février 2013 à 0 h 37 min

Même en lui mettant le nez dans sa merde il n’arrive pas à se faire une raison, à croire que les instructive histoires des hassidim ne lui ont rien appris.

Simon dit: 22 février 2013 à 0 h 37 min

Bon, il y a quand même pas mal de phrases de l’auteure permettant de se rendre compte qu’elle minimise ce qui relève du viol pour choisir d’attaquer ailleurs, je n’ose pas écrire à côté… Il semblerait qu’un sommet soit atteint avec une « prophétie » au sujet de laquelle il est permis de penser qu’elle rêve de le voir devenir comme elle en semant de l’encre sans prendre la moindre seconde de réflexion pour se demander si ce n’est pas elle qui a voulu devenir d’une certaine « manière » devenir comme lui.

JULIE dit: 22 février 2013 à 0 h 35 min

La mauvaise langue, je fais malgré tout une différence entre « La Mort de Danton » et les deux autres pièces, vous-même rapportant une conscience déchirée à un grand remuement historique dans le cas de la première. Les deux autres, parallèlement aux « héros » dans « Léonce et Léna », s’intéressent plus aux petits dans la société et à ce qui les broie. C’est mon sentiment en tout cas.

Pour Beckett, à coup sûr oui ! Mais je ne sais pas si la « joie » est celle des personnages ou du spectateur. Ou du lecteur.C’est aussi que je pense au roman « Watt », que j’aime beaucoup, et où le « risus purus » est défini comme le rire sans joie, le rire « qui vient du groin ». En tout cas, mon père me faisait un jour remarquer que du même coup le tragique nu (et comique) de Beckett se défiait de l’extension symbolique. Dans « Watt », cette note : « no symbols where none intended ».

Je vais m’arrêter là, en souhaitant à tous des rêves féconds (je crois à leur puissance utile).

renato dit: 22 février 2013 à 0 h 35 min

Alors, ML, la traduction du roman d’Alfred Döblin avance ? Et celle de Frisch ? Et votre Grand Roman est sur la bonne voie ? Trouvé un éditeur ? Et une gallérie ? Wow ! vous en avez du pain sur la planche !

La mauvaise langue dit: 22 février 2013 à 0 h 28 min

Mais vous comprenez rien. Je généralise très vite mon propos. Je vous parle de la campagne du printemps dernier depuis je ne sais combien de commentaires, vous les ignorez. Qu’est-ce que je peux faire de vous ?…

La mauvaise langue dit: 22 février 2013 à 0 h 26 min

Il est vraiment drôle, renato. Faudrait avoir la patience de les colliger ses chef-d’œuvre. Au théâtre, ça aurait un effet très drôle, on l’imagine comme ça : une petite vieille qui se traîne avec sa canne en se moquant du monde comme il va. effet très théâtral comme réplique, du génie même dans la réplique. Quelque chose d’unique, d’inaltérable, le fond de toute nature comme dirait sûrement Heidegger…

Obsédé dit: 22 février 2013 à 0 h 22 min

Daaphnée dit: 21 février 2013 à 22 h 48 min
Quant au dernier ouvrage dont le nouvel Obs fait la pub. C’est pathétique !
Minable.

La mauvaise langue dit: 21 février 2013 à 22 h 57 min
Pas seulement minable, Daaphnée. Effrayant. Derrière il y a toute une artileerie médiatique et des artilleurs qui tirent en sachant très bien ce qu’ils font. Même type de campagne antisémite qu’à l’époque du Front populaire contre Blum.

La mauvaise langue dit: 22 février 2013 à 0 h 03 min
Je ne vous ai jamais parlé, mon brave obsédé, du bouquin en question.

Je crois que par charité il est préférable de privilégier la mauvaise foi à un début D’Alzheimer

renato dit: 22 février 2013 à 0 h 20 min

Pour le moment personne n’a lu le livre de Marcela Iacub, et ce que le Nouvel Observateur publie n’est pas suffisant pour savoir de quoi réellement on parle — juste de quoi mettre l’eau à la bouche de ceux qui sont friands des histoires des gens en vue, et que à mon avis en décevront une bonne tranche :
« Je m’attendais à mieux Madame.
— À qui le dites vous ! ».

Quand ce qui sont intéressés aurons lu le livre on en reparlera. Bon, je veux bien qu’il y ait parmi nous des gens pointues dans les pratiques divinatoires, mais de là à donner la perspective d’un livre pas lu et la réalité du livre il y a du temps et il faudra bien attendre qu’il passe.

La mauvaise langue dit: 22 février 2013 à 0 h 15 min

Georg Simmel, cité par Szondi, défini ainsi le tragique :

« Nous qualifions de fatalité tragique — par opposition à une qui ne serait que triste, ou qui apporterait la destruction de l’extérieur — (…) ceci : que les forces d’anéantissement dirigées contre un être émergent précisément des couches les plus profondes de cet être même ; qu’avec sa destruction s’accomplisse un destin ayant en lui sa demeure et qui soit, en quelque sorte, le développement logique de la structure même grâce à laquelle cet être a construit sa positivité propre. »

On est très proche du tragique existentiel, qui vient du simple fait d’exister de l’existence même, de la condition humaine en somme.

Obsédé dit: 22 février 2013 à 0 h 09 min

Aucun n’a pu lire le bouquin (au plus quatre pages du Nouvel Obs) mais ils savent tous et tout.
D’après Joffrin (sur la 5) le « roman » serait du genre auto-fiction, DSK ne serait même pas nommé (évident bien sûr)
Alors coup éditorial de la dame et de Stock, coup journalistique du Nouvel Obs, le tout très bas gamme, ok, mais de grâce pas de complot ni de campagne orchestrée.
Quoique, la croyance qui veut que les extra-terrestres survolent Jérusalem étant bien admise par ici, tout est possible

La mauvaise langue dit: 22 février 2013 à 0 h 09 min

Oui, Julie, Büchner a encore un pied dans l’Ancien régime de la tragédie et un autre dans le tragique moderne. Il fait transition.

La mauvaise langue dit: 22 février 2013 à 0 h 03 min

En plus l’obsédé est tellement obsédé par son obsession, qu’y pige ren de ren à ce que j’écris. Remarquez, il n’est pas le seul ici… Faudra que je fasse la liste (longue) des qui savent pas lire.

Je ne vous ai jamais parlé, mon brave obsédé, du bouquin en question. Je vous parle de la campagne qui a été mené contre DSK au printemps dernier, bien l’affaire du Sofitel à NY. Faut les ouvrir vos écoutilles… et ce qu’il y a entre els deux si ya queque chose encore…

TKT dit: 21 février 2013 à 23 h 59 min

D., tant que vous viendrez ici commenter, il y aura toujours plus con que moi.
Vous êtes tout à fait le genre de frustré (économique, physique, sexuel) qui serait fou de joie de lyncher quelqu’un au milieu de la foule. Peut-être le seul moment où vous auriez le courage de regarder quelqu’un dans les yeux ?

La mauvaise langue dit: 21 février 2013 à 23 h 59 min

Mais TKt, ouvrez votre esprit, mon brave Tkt. Qui s’esti, hein, qu’a médiatisé la vie privée de DSK ? C’esti DSK qu’a fait cette automédiatisation ?

La mauvaise langue dit: 21 février 2013 à 23 h 57 min

Sarkozi n’est pas juif comme DSK est Juif. Sarkozy, aux yeux du monde est juif comme moi je suis juif. Ça le protège d’une certaine manière. Les Français sont très doctrinaux et alachiques… chic chic.

Mais faut toujours s’en méfier quand même. Dans les périodes de crise, ils peuvent mettre facilement à bas tout leur savoir rabbinique…

La mauvaise langue dit: 21 février 2013 à 23 h 53 min

Julie, ce n’est pas tant que je préférerais le hasard à la fatalité. C’est bien plutôt que le hasard me préfère…

Simon dit: 21 février 2013 à 23 h 52 min

‘est la « journaliste » en question qui me paraît à vomir. Le nouveau politiquement propret a tant besoin de ça… Sur l’homme et tous ceux qui gravitaient autour il y a sûrement des enquêtes montrant un autre genre de professionnalisme à lire. La castration chimique paraît ici devoir s’imposer pour l’auteure… étalant sa bite virtuelle, à ce stade un travail sur soi relevant de l’impossible.

La chanson de renato dit: 21 février 2013 à 23 h 49 min

ML, le fait d’être juif n’a pas empêché Nicolas Sarkozy d’accéder à la présidence de la république !

TKT dit: 21 février 2013 à 23 h 49 min

Attention, Mauvaise Langue, vous voyez de l’antisémitisme partout et surtout là où il n’y en a pas. Vous devriez consulter un psychanalyste. DSK est tombé à cause de sa vie privée devenue trop médiatisée.
Pour le livre de Marcela Iacub, je trouve cela d’une inélégance extrême, ou du moins ce que j’en entends depuis quelques heures.
Il y a quand même un acharnement envers DSK, la foule est ainsi, elle aime lyncher.

Obsédé dit: 21 février 2013 à 23 h 46 min

La mauvaise langue dit: 21 février 2013 à 23 h 26 min
Pas seulement le Nouvel Obs. Vous êtes trop limitatif.

Ah bon,
je crois qu’en terme journalistique cela s’appelle une exclusivité,
mais comme le bouquin ne sort que le 27 Mimi doit avoir des infos secrètes sur les tenants et aboutissants de la campagne.
Pitoyable

JULIE dit: 21 février 2013 à 23 h 46 min

La mauvaise langue, je crois comprendre, et avais déjà remarqué que vous préfériez le hasard à la fatalité, pour définir le tragique, plutôt que la « tragédie » dont le sens est scolaire souvent, et évolutif. Reste que de lourdes déterminations, dans le cas de Woyzeck, semblent bien ce qui conduit droit à la folie.

La mauvaise langue dit: 21 février 2013 à 23 h 43 min

Chez Beckett on franchit une étape supplémentaire. Le tragique est dans le langage lui-même qui ne permet même plus d’accéder à une conscience déchirée. Seule demeure, la lucidité vaine et absurde (et joyeuse) de son propre néant. C’est la joie tragique, ce que Clément Rosset a appelé « la force majeure ».

D. dit: 21 février 2013 à 23 h 39 min

Obsédé dit: 21 février 2013 à 22 h 21 min

La mauvaise langue dit: 21 février 2013 à 22 h 10 min

Finalement il est encore plus con que TKT
___________________

C’est difficile mais parait-il possible.

La mauvaise langue dit: 21 février 2013 à 23 h 37 min

Le tragique moderne, inauguré par Büchner, c’est une déchirure de la conscience. Une guerre, une révolution est un grand événement susceptible de produire ce genre de déchirure.

La tragédie de la fatalité ne suffit pas à elle seule à produire ce type de déchirure interne. C’est aussi pourquoi la tragédie racinienne, fondée sur la fatalité : « C’est Venus toute entière à sa proie attachée ») tend immanquablement vers une cérémonie funèbre. Phèdre tend vers Bérénice. Sans pour autant produire de tragique. En ce sens, Le Cid avec son héros déchiré, comme Chimène, sont bien plus moderne que les tragédies de Racine. Mais on voit bien tout ce qui sépare encore le tragique cornélien de Büchner : la lucidité d’une conscience déchirée.

John Brown dit: 21 février 2013 à 23 h 26 min

« je ne lirai surement pas ce livre !(mais prêterai attention aux critiques et interviews ) »

Idem pour moi. Cette histoire est pathétique et minable en effet. DSK s’était donné en spectacle une première fois en (médiocre) héros de tragédie, cette fois c’est en paillasse de farce. La baise pour lui, c’est comme pour moi le sucre, ça relève de l’addiction. Et après l’addiction, l’addition. Campagne antisémite? Penses-tu. C’est l’intéressé qui se l’est faite tout seul, sa campagne antisémite. Pauvre victime, va. On va sûrement pleurer. Peut-être que si le menotté de Manhattan avait davantage médité les maîtres taoïstes, le non-agir et tout ça, il n’en serait pas là. Ou alors une retraite dans un monastère…?

La mauvaise langue dit: 21 février 2013 à 23 h 23 min

Julie, Büchner dramaturge est plus profond que Büchner à la veilled e sa mort déclarant : « car c’est par la douleur que nous nous résolvons en Dieu ! »

La tragédie, à la veille de sa mort, fut conçue comme un dépassement du tragique, donnant par anticipation raison à Robbe-Grillet une siècle et demi plus tard quand il déclarait dans « Nature, humanisme, tragédie » où il considère que la tragédie, au sens chrétien du terme, conduit à une certaine de forme de complaisance pour le malheur et la dénonce comme « la dernière invention de l’humanisme pour ne rien laisser échapper (…). Le malheur, l’échec, la solitude, la culpabilité, la folie, tels sont les accidents de notre existence qu’on voudrait nous faire accueillir comme les meilleurs gages de notre salut. »

Heureusement il n’en est rien dans les pièces de Büchner. Le tragique, c’est précisément ce que Robbe-Grillet appelle « accident », c’est-à-dire le hasard, le terrifiant hasard, qui est au cœur des Pensées de Pascal, penseur tragique, qui a inventé la notion de tragique à une époque où le mot n’existait pas encore, mais seulement celui de « tragédie ». Il n’avait que un siècle et demi d’avance sur Büchner. Peter Szondi n’inclut pas Pascal dans les penseurs du tragique, le seule penseur pourtant à véritablement à en parler ! Il parle de Nietzsche, pourtant grand lecteur de Pascal, mais pas de Pascal. Ça manque à sa démonstration tout de même. Mais il termine son exposé tout de même par un bel éclat quand il écrit : « La mort de Danton est la vie de Danton. » Ce qui fait immanquablement penser à Pascal et à Nietzsche quand il dit que la vie n’est qu’une espèce de mort, très rare, précise-t-il.

Obsédé dit: 21 février 2013 à 23 h 10 min

Grandissime nouvelle dans l’univers médiatique français,
l’hebdo de Jean Daniel est antisémite.
Qu’on se le dise car Mimi l’affirme.
Mais qu’il est con.

HammerStein dit: 21 février 2013 à 23 h 06 min

il n’est pas impossible qu’une composante de caractère antisémite, même inconsciente, se trouve en jeu dans la question D.S.K., mais qui ne peut pas être facile à cerner .
Je suppose que la folie de la traque dépassait de loin la « vérité » de la personne de D.S.K.

La mauvaise langue dit: 21 février 2013 à 22 h 57 min

Pas seulement minable, Daaphnée. Effrayant. Derrière il y a toute une artileerie médiatique et des artilleurs qui tirent en sachant très bien ce qu’ils font. Même type de campagne antisémite qu’à l’époque du Front populaire contre Blum. Toujours la même France moisie, moisie jusqu’à l’os.

HammerStein dit: 21 février 2013 à 22 h 54 min

il n’y a ruen de bien original ni de bien choquant dans la démarche de M.Jacub qu’lon songe qu’elle avoulu entrer dans la catégorielittéraire par un coup d’éclat sur les questions masculin/féminin comme un défi à des auteurs qui l’avaient précédée en écritures autour de cette affaire (dont Zagdanski)
je ne lirai surement pas ce livre !(mais prêterai attention aux critiques et interviews )

JULIE dit: 21 février 2013 à 22 h 52 min

Si, c’était une vacherie : « ont bien retenu les leçons », et « le prof paternel strict ». Mais passons.

La proposition par La mauvaise langue d’une « tragédie existentielle » me paraît juste pour « La Mort de Danton ». Et d’une autre manière pour « Woyzeck », avec d’affreuses déterminations d’ordre social en plus, qui apparaissent bien clairement malgré l’inachèvement du texte.

Daaphnée dit: 21 février 2013 à 22 h 48 min

ML, anti-sémitisme je ne sais pas … en revanche, cette affaire a été de l’ordre de la chasse à l’homme, c’est évident. Une volonté de le détruire, oui.
Quant au dernier ouvrage dont le nouvel Obs fait la pub. C’est pathétique !
Minable.

Daaphnée dit: 21 février 2013 à 22 h 47 min

Coup de Tonerre, cette Judith est bête, mais bête que c’en est effrayant !

Sinon, pour ce qui est d’amérindiennes, si il existe, pas seulement bien sûr, des populations extrêmement rustres et arriérées dans les andes. J’ai vu aussi bien une femme dans un car que d’autres pas plus gênées que cela de ne faire que trois pas à côté du tas de légumes qu’elles vendaient sur le marché pour se soulager, debout. Mais bon, cela n’en fait pas des montres.
Simplement des populations extrêmement rustres.
Bref, l’exemple est sans grand intérêt et ne valait que pour en finir avec ses sornettes sur le « bon sauvage » idéalisé que venait me servir qq. Sans intérêt.

renato dit: 21 février 2013 à 22 h 44 min

Moi, je trouve un peu louche qu’on tienne l’autre pour une fiente, il se peut toutefois que ce soit le top du chic dans les cercles où se rencontrent le gens plus raffinés du pays… la crème de la crème da la nation quoi…

W dit: 21 février 2013 à 22 h 42 min

DHH15h57
Daphnée est un peu « nous n’avons pas les mêmes valeurs » mais assumé cela devient une de ses qualités provocantes ,ses complicités comme avec Chaloux …presqu’il nous faudrait les inviter à s’inviter autours d’une de ces bonnes tables multi-étoilées afin qu’ils échangent leurs références et numéros d’édition ,ils sont très mal élevés ,ça ne se fait pas.

Obsédé dit: 21 février 2013 à 22 h 36 min

La mauvaise langue dit: 21 février 2013 à 22 h 24 min
Obésédé fait évidemment partie de la fiente de gauche, c’ets aussi ça la France.

Il en bave.
J’avais tort,
finalement il est encore plus con que JC (comme Thierry tout est possible)

JULIE dit: 21 février 2013 à 22 h 31 min

renato, je m’en doute bien. La vacherie était gratuite, parce que mon père a été aussi peu qu’il est possible professeur avec nous. Il nous a donné à lire, mais foutu la paix.

Quand même un détail C.P. dit: 21 février 2013 à 22 h 28 min

« Pour aimer Büchner, pas besoin de mon père, ni d’une vacherie. »
Julie

Quelle vacherie ?
Ecrire que vous savez rester dans le sujet contre vents et marées c’est une vacherie ?
Bizarre.
Je crois que le seul truc que votre père n’a pas su inculquer à ses filles c’est le sens de l’humour (dommage il l’a),
ça c’est une vacherie.

La mauvaise langue dit: 21 février 2013 à 22 h 24 min

Obésédé fait évidemment partie de la fiente de gauche, c’ets aussi ça la France. Je ne l’oublie jamais pour ma part.

JULIE dit: 21 février 2013 à 22 h 18 min

Je réponds à W et à renato : Büchner, alors que les rôles féminins ne sont pas abondants dans la pièce, a traité le couple Camille-Lucile, de façon très significative. Ces deux-là ne sont pas du tout résignés à mourir.

Pour aimer Büchner, pas besoin de mon père, ni d’une vacherie. Cependant, il avait fait remarquer un jour que Chateaubriand, dans les « Mémoires… » je crois, et avec férocité peut-être, rappelait (d’après des témoignages ?) que Camille Desmoulins n’avait vraiment pas envie d’y passer, qu’il s’était empoigné avec les gardes (ou le bourreau ?) dans la charrette et qu’il était arrivé déchiré sur la bascule.

La mauvaise langue dit: 21 février 2013 à 22 h 10 min

Eh oui, Daaphnée. Et vous aurez probablement remarqué que DSK est juif et que, avant même que l’affaire Dialo n’existe, une campagne médiatique fervente s’est dressée un peu partout dans les médias pour faire barrage à DSK comme futur président potentiel.

A part ça, la France ne serait pas un pays antisémite… Mon œil !

renato dit: 21 février 2013 à 22 h 05 min

Mon troll adoré :

1. J’ai eu droit à Büchner via Berg il y à de là quelque chose comme 45 ans ;
2. même si s’était le cas, il n’y aucun mal à consulter Wiki ou n’importe quelle autre encyclopédie (il en a de plus solides naturellement). Penser le contraire c’est un attitude de snobinard.

renato dit: 21 février 2013 à 21 h 55 min

Il se peut aussi que l’on soit condamné à la suite d’une conviction qui est sortie du silence, tout depend du moment historique. Songez à Jacques Lutzius…

W dit: 21 février 2013 à 21 h 54 min

Robespierre ne souffrait-il pas de paranoïa ?N’existe-t-il pas pour lui aussi cet éclairage?n’y connaissant quasi rien il me semble que la psychiatrie aurait trouvé quelques patients dans toute l’Histoire ,vaste débat.

Félicitations C.P. dit: 21 février 2013 à 21 h 51 min

Au moins les filles à leur papa ont bien retenu les leçons.
Le prof paternel devait être très strict le soir au fond des bois.
Interdiction de sortir du sujet.
Elles appliquent, plutôt bien

renato dit: 21 février 2013 à 21 h 45 min

On appelle ça « la pace dei sensi ». C’est le moment où, finalement, on peut s’asseoir et ne penser à rien sans qu’un ‘obscur objet du désire’ nous distraie du rien qu’on pense. Si le phénomène se présente précocement la chimie offre désormais de quoi combler la faille.

JULIE dit: 21 février 2013 à 21 h 39 min

Je reviens, parce que quelqu’un, à l’extérieur, m’a fait remarquer que l’activité militante de Büchner était considérable. Je ne le contestais pas, n’en connaissant que ce que l’on trouve ordinairement sur « Le Messager de Hesse ».
Ce que j’ai voulu dire en parlant de « La Mort de Danton », c’est que cette pièce, qui intéresse sûrement les historiens, les déborde en un sens, en tant que drame personnel d’un Danton fatigué, sinon de tout activiste politique. Et que, même si la parole est largement donnée à Robespierre, Büchner ne pensait certainement pas que la révolution devait s’achever à l’apogée du bonheur en 1793. Le plus atroce est sans doute dans le « Vive le Roi ! » de Lucile Desmoulins sur l’échafaud. A interpréter ?

Je connais assez bien la nouvelle « Lenz » et les trois pièces, même si je n’en ai joué qu’une, et je les ai réentendues récemment à l’Intégrale du Théâtre de la Ville. Au fond, ce sont « Léonce et Léna » et « Woyzeck » qui disent le mieux l’inquiétude de leur auteur sur l’inégalité. Enfin, c’est mon impression. Je m’arrête, mais, ne connaissant pas la biographie objet du billet, j’avais simplement envie de redire ma passion pour Büchner au théâtre.

Coup de tonnerre sur la rdl dit: 21 février 2013 à 21 h 37 min

Euh, j’oubliais.
Non jamais personne ne s’est laisser aller dans un bus andin, surtout pas une femme, surtout pas une amérindienne, tout juste un sale touriste mâle qu’a pissé à l’arrivée parce qu’il avait eu le vertige.
Pas de quoi en faire une histoire Judith.

W dit: 21 février 2013 à 21 h 36 min

un homme dit de façon claire nette définitive »je n’arrive plus à bander » à propos de Stendhal ,cette télévision invite des hommes libérés!mais surement faut-il comprendre que lui ne souffre pas du problème ou s’en accommode…

Coup de tonnerre sur la rdl dit: 21 février 2013 à 21 h 24 min

DHH dit: 21 février 2013 à 15 h 57 min
« Daaphnée est un personnage dont l’attitude est difficile à interpréter et pêche par une certaine invraisemblance…………..
En accablant de son mépris les Clopine ,DHH, Myriam,aa »

Après la bataille mais personne n’a souligné cette extraordinaire remarque.

Daaphnée méprise aa.

Nous pouvons bien sûr y voir une méconnaissance certaine de la rdl de la part de Judith (excusable, tout le monde ne peut avoir des fiches aussi anciennes et à jour que celles de Thierry) mais aussi peut-être, par le grand des hasards, la mise en évidence d’un élément crucial de ce blog.

Daaphnée ne s’aime pas,
elle méprise cette image qu’elle nous renvoie jour après jour.
Oui elle déteste Chaloux,
oui elle trouve zouzou trop poli pour avoir la moindre honnêteté sur la réalité de ses intentions,
oui elle déteste les mules à pompons roses,
OUI elle aime Clopine, les oies, les ânes et Proust.

Merci Judith, la rdl vous en sera éternellement reconnaissante.

W dit: 21 février 2013 à 21 h 18 min

Et puis avant que d’être vieilles il leur faut avoir validé toutes les cases en passant par toutes les nuances de l’arc en ciel ,ça met un temps qui semble indéfini et qui d’ailleurs si l’on le prend pour explorer l’intérieur de leur compartiment s’étiole avec de grandes oppositions ,c’est un inconvénient .Elles sont malaisées et maladroites empêtrées d’un tas de contradictions de surface pour se couvrir par tous les temps.

renato dit: 21 février 2013 à 21 h 17 min

Si on visualise votre post, W, le suspect surgi que vous avez pris de l’acide lysergique ou, sinon, que vous avez mangé quelque chose d’avarié. N.B. que le premier cas est très positif venant de moi, le deuxième absolument pas — toujours venant de moi.

ueda dit: 21 février 2013 à 21 h 15 min

Vous passez du « tu » au « vous », Ueda ?

Je savais que vous le remarqueriez, coquin.

C’est un art assez compliqué que celui-là.
Mais vous êtes probablement un maître.

(Pauvres anglais, ignorants de cette subtilité.
Ils en ont d’autres, ils en ont d’autres, ils en ont d’autres)

W dit: 21 février 2013 à 21 h 09 min

le problème avec les Marie-Laure c’est qu’elles ont de grands pieds qui en font des abominables ;des études ont quantifié les effets en chaîne occasionnés par un passage soutenu de Marie-Laure,jusqu’à l’érosion, les petites racines ne retenant plus à la longue leur lot de terre,la saison des pluies ravine ensuite ce qui en reste et nous aboutissons à une semi désertification qui d’ailleurs profite aux bâtisseurs qui d’un champ dévasté font surgir un palais de pierre taillée finement en autant de géométries que l’artisan produira.

ueda dit: 21 février 2013 à 20 h 31 min

Reçu un coup de fil de Marie-Laure:

« Je trouve vraiment navrant ce parasitage débile d’un blog de bonne qualité, et je ne comprends pas que tu postes encore quoi que ce soit.
De plus, Büchner est une telle figure!
Ces gens sont des enfants ou des gâteux? »

Ma réponse:
« Ni l’un ni l’autre, Marie-Laure.
Vous seriez surprise.

Mais selon mon expérience, la seule attitude intéressante est de se foutre du brouhaha, et de poster son commentaire, comme on l’entend.
Ca passe ou ça casse, et si ça casse, ce n’est pas bien grave.
Avec un sourire, Marie Laure! »

– « Pourquoi tu dis ça, ça ne te ressemble pas »?
– « C’est rien, juste une citation ».

Bon, on verra bien si Marie-Laure poste, et sous quel pseudo…

JC dit: 21 février 2013 à 20 h 04 min

Un type comme DSK qui ne met pas en balance une turlutte et l’Elysée ne peut être qu’un bon gars, ayant un jugement sûr.
Vazy Doumé ! Continue ….!

Rindfleischetikettierungsüberwachungsaufgabenübertragungsgesetz dit: 21 février 2013 à 19 h 28 min

loi sur le transfert des obligations de surveillance de l’étiquetage de la viande bovine

Mots composés, pas agglutinés dit: 21 février 2013 à 19 h 16 min

Wahlkampfkostenrückerstattungsgesetz : loi sur le remboursement des frais de la campagne électorale…

Daaphnée dit: 21 février 2013 à 19 h 08 min

ces mots allemands collés devant ceux français.

c’est très allemand, paraît-il, d’agglutiner des mots ensemble pour en faire un nouveau.

Daaphnée dit: 21 février 2013 à 19 h 06 min

D.S.K. ne me semble pas particulièrement à plaindre.

C’est quand même une honte la façon dont les médias se sont emparé de l’affaire et dont certains en faisaient leur miel.
ça a vraiment été un lynchage médiatique, ignoble.

Daaphnée dit: 21 février 2013 à 18 h 56 min

JC, quand vous criez comme cela, vous me faites penser au personnage d’Amarcord, grimpé dans un arbre et qui hurle « una donna » ..)

Daaphnée dit: 21 février 2013 à 18 h 51 min

Büchner, à 20 ans le nez dans les étoiles mais les pieds dans un monde de brutes … Il serait consterné de voir à quoi sert la liberté d’expression !
Quoique ..

La chanson de renato dit: 21 février 2013 à 18 h 49 min

Allumette, gentille allumette,
Allumette, je te craquerai.

Je te craquerai la tête.
Je te craquerai la tête.
Et la tête ! Et la tête !
Allumette, allumette !

Expressions idiomatiques dit: 21 février 2013 à 18 h 34 min

Il paraît que c’est le grade au dessus de « sac à merde » mais Hcheucheu a raté le concours, un truc hcheument compliké.

Dosette dit: 21 février 2013 à 18 h 33 min

Je fais 65 kilos pour 180 centimètres
Une vrai frite, renato!
Dosette qui n’est pas Cosette mais qui fait la causette.

renato dit: 21 février 2013 à 18 h 31 min

Comment ça, lourd ? Je fais 65 kilos pour 180 centimètres — bon, c’est vrai qu’au cours de l’année passé j’ai pris un peu de poids, mais je travail sur la chose.

renato dit: 21 février 2013 à 18 h 24 min

« ‘grâce’ à l’amateur des ‘petites gâteries’ la chute était trop vertigineuse »

La dangerosité de la pâtisserie fine est connue : on en a jamais assez ; on prend du poids ; on tombe et se relever devient problématique — c’est carrément un problème existentiel.

renato dit: 21 février 2013 à 18 h 17 min

Vu ma mésaventure de hier soir je reproduis le post :
« Mon Dieu! Mon Dieu! Mon Dieu! dit : 21 février 2013 à 15 h 19 min
Et avec tout ça, Clopine a encore grossi. »

L’information est confirmé, et si oui, par qui ?

hercule dit: 21 février 2013 à 18 h 10 min

La mauvaise langue 21 février 2013 à 17 h 44 « La conscience de gauche a sombrer depuis longtemps dans la fiente, de toute façon.
Je plains simplement ce pauvre DSK. La France n’est vraiment plus ce qu’elle était.
Sinistre, ce pays »

Difficile de remonter la pente depuis 2007 en particulier… »grâce » à l’amateur des « petites gâteries » la chute était trop vertigineuse

renato dit: 21 février 2013 à 18 h 10 min

si j’étais renato je dirais que j’ai dit:
ta gueule JC !
mais je ne suis pas renato.

Je suis renato et j’approuve ce message.

On verra dit: 21 février 2013 à 17 h 57 min

Stop, c’est la récré, les filles!
D’ailleurs vous ne serez jamais à la hauteur de Marcela.
Vous-vous imaginez tenir sept mois avec le « cochon »?

J.S. dit: 21 février 2013 à 17 h 48 min

Sinistre, ce pays.

Peut-être mais, quand on a voyagé, on se dit que c’est encore un des mieux. Je n’y suis pas né, mais je suis bien content d’y avoir atterri.

La mauvaise langue dit: 21 février 2013 à 17 h 44 min

La conscience de gauche a sombrer depuis longtemps dans la fiente, de toute façon.

Je plains simplement ce pauvre DSK. La France n’est vraiment plus ce qu’elle était.

Sinistre, ce pays.

renato dit: 21 février 2013 à 17 h 44 min

« ledit prof n’est représentatif que de lui-même »

Le fait est que la différence entre la personne et la fonction n’est pas faite, et la représentation en souffre.

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