de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Appel pour un collège de l’exigence

Appel pour un collège de l’exigence

« Professeurs, écrivains, anciens ministres de l’Education Nationale, citoyens d’options politiques et personnelles différentes, nous sommes engagés pour défendre et servir l’école républicaine. Nous décidons de nous exprimer ensemble contre la régression qu’engage la réforme annoncée du collège.

Tous les élèves ont besoin d’une Ecole forte et structurée pour réussir. Ecole forte, parce qu’elle affirme sa mission de transmettre des connaissances et des valeurs. Ecole structurée, parce qu’elle donne toute sa place aux savoirs disciplinaires.

Nous n’acceptons pas l’affaiblissement des disciplines au profit d’une interdisciplinarité floue, sans contenu défini, dont les thèmes sont choisis selon la mode et l’air du temps, imposés autoritairement et uniformément par le ministère, conduisant au « zapping » pédagogique. L’échange entre disciplines est fécond et mérite mieux que ces faux-semblants.

Nous n’acceptons pas que l’égalité des chances soit confondue avec l’égalitarisme niveleur et se résume à la suppression de tout parcours d’excellence. Les victimes de ce renoncement, ce seront d’abord les enfants de milieux populaires ou défavorisés pour qui l’école est le seul recours, car ils ne peuvent avoir accès aux cours privés et aux leçons particulières de leurs camarades plus favorisés.

Fidèles à la maxime de Paul Langevin fixant en 1945 la mission de l’Ecole républicaine : « la promotion de tous et la sélection des meilleurs », nous défendons la notion d’élitisme républicain pour que chacun puisse aller au bout de ses capacités.

 

Quatre éléments sont pour nous fondamentaux :

1. Nous affirmons que la plus efficace des réformes du collège est celle de l’école primaire, puisque les difficultés du collège naissent à l’école primaire.

2. Nous défendons les langues vivantes. Nous n’acceptons pas que les classes européennes, bi-langues, internationales, soient rayées de la carte. Ces classes relèvent d’une pédagogie particulière. On les supprime, on ne les remplace pas. Prétendre imposer précocement deux langues vivantes à tous les élèves, quand une large partie d’entre eux peine à maîtriser le français et la première langue, est un leurre.

3. Nous affirmons la légitimité des langues anciennes. Nous n’acceptons pas que le latin et le grec, qui ont fait le socle de la culture et de la pensée françaises, qui forment les racines de notre langue comme de la langue scientifique mondiale, disparaissent en tant qu’options offertes dans tous établissements, dotées d’un horaire garanti.

4. Nous défendons des programmes clairs et compréhensibles par tous, loin des jargons indécents. Les programmes doivent partir de notions solides et fixer des objectifs clairs et atteignables. Le programme d’histoire en particulier doit proposer des repères chronologiques et ne peut réduire à de seuls traits négatifs ou facultatifs la civilisation européenne et l’héritage des Lumières.

* * * Sur des sujets aussi graves, aucun gouvernement n’a la légitimité de décider sans débat. Les citoyens sont en droit de l’obtenir et d’y participer. Nous signons et appelons à signer cet appel pour obtenir le retrait du décret de « réforme » du collège. Nous demandons que ce décret soit refondu après les consultations et le débat républicain qui s’imposent.

P.S. de Passou : Cet appel a été lancé à l’initiative de trois anciens ministres de l’Education nationale (François Bayrou, Jean-Pierre Chevènement, Luc Ferry) et trois intellectuels (l’essayiste Pascal Bruckner, l’historien Jacques Julliard, le philosophe Michel Onfray) de sensibilités différentes mais tous également atterrés et mobilisés, comme beaucoup d’autres, par les effets catastrophiques annoncés de la réforme du collège lancée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem. Leur appel peut être signé sur www.pouruncollegedelexigence.fr.

(Illustration Christoph Niemann)

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commentaires

684 Réponses pour Appel pour un collège de l’exigence

Bloom dit: 11 juin 2015 à 4 h 05 min

Chaslin a dû sentir le palissandre.

Excellent, Phil.
Son émission quittait, l’espace des interventions truculentes et expertes de CD, le domaine du débat pour initiés…La hache est tombée moins de 10 ans plus tard. Enfin.

Dimitri d'Arlatan dit: 10 juin 2015 à 20 h 00 min

Il se trouve que je suis Prince russe par ma maman, Sergio. Plus exactement Prince consort byzantin. J’envisage d’ailleurs de rendre Sainte-Sophie au culte universel catholique.
Ne me posez pas de question de détails s’il vous plait, je n’aime pas spécialement parler de moi.

la vie dans les bois dit: 10 juin 2015 à 19 h 37 min

Mais zouzou voulait savoir si ma collégienne de proximité existait bien.
Mais oui !
J’ai déjà indiqué ici que j’ai cette chance de pouvoir ne pas dialoguer qu’avec mon écran d’ordinateur.

Et le Poltergeist devrait ne pas se plaindre tout le temps, non plus, de cela.

Widergänger dit: 10 juin 2015 à 19 h 27 min

Est-ce que la vie littéraire dans notre beau pays a toujours été comme ça ? « morfler » ? Quelle vulgarité ! Quelle vision du débat d’idées dans notre pays ! C’est le grand suicide en effet.

Widergänger dit: 10 juin 2015 à 19 h 12 min

En tout cas, que Houellebecq mette hors de lui le grand manitou de Mediapart, je trouve ça profondément jouissif…

Widergänger dit: 10 juin 2015 à 19 h 07 min

Est-ce qu’on parlait des chrétiens en bloc du temps de l’inquisition ? Sans doute que non. Est-ce que ça a empêché la persécution des Juifs en Espagne ? Assurément non.

Le père Plenel nous fatigue avec ses billevesées. Qu’il arrête de prêcher et se mette enfin à l’école des faits pour juger de l’islam. Et les faits, mes petits chéris, eh ben, ils lui donne tort, au père Plenel, qui nous les gonfle.

la vie dans les bois dit: 10 juin 2015 à 19 h 02 min

Ne réponds pas zouzou, surtout si tu as laissé derrière toi un harem de mamans avec des enfants sur la bras.
Là, tu vois, tu peux lire: je me fous de toi.

la vie dans les bois dit: 10 juin 2015 à 18 h 57 min

Tu lis mal zouzou, d’emblée tu te places en cellule de soutien psychologique.
Attribuant un sentiment, ici : la colère, sur un message qui répond/réagit au tien.

Dis-moi, juste une chose, puisque tu mets ton intime en jeu, tu es bien un homme d’age mûr sans enfant, qui tu l’ai( les ai) reconnu(s), ou non?

Cette question renvoyant à une vague idée d’éthique de responsabilité, mais y ayant répondu -même dans ton for intérieur – tu verras que ta pige prendra une autre tournure.

Ueda dit: 10 juin 2015 à 18 h 23 min

la vie dans les bois dit: 10 juin 2015 à 17 h 48 min
Ah c est puissant ça zouzou, va reboire un coup. Tu boucles une pige pour le journal la voix du maréchal?

Voyons.
Je lis de la colère.
Un orgueil froissé, probablement.

Une apostrophe virile, qui me traite en commensal.
Et un trait d’esprit pour finir!

la vie dans les bois dit: 10 juin 2015 à 18 h 07 min

Il y a des parents d’enfants autistes qui avaient manifesté. contre les psychanalystes. Info pour dire qu on a changé de sujet, on retourne à l’hosto. Avec les vieux.

la vie dans les bois dit: 10 juin 2015 à 17 h 48 min

Ah c est puissant ça zouzou, va reboire un coup. Tu boucles une pige pour le journal la voix du maréchal?

alain dit: 10 juin 2015 à 17 h 35 min

« Une simple milice, avec des armes en plastique.
Des pères de famille… »

Nul besoin de lire le copié-collé : on sait d’avance, tout le monde sait d’avance que vous avez raison

Ueda dit: 10 juin 2015 à 17 h 16 min

Edwy Plenel

«Un écrivain sort un roman. Un roman, c’est une fiction. Nous, les journalistes, nous devons nous occuper des faits, de la réalité et pas de scénarios futurs, de sortes de cauchemars inventés par un écrivain. Qui plus est, un écrivain dont l’on connaît depuis 15 ans, l’islamophobie, la peur, la haine de l’Islam, des musulmans».
«On est en train de construire un épouvantail»
«Quand on dit qu’une religion est une menace, est un danger, quand on parle des musulmans en bloc, en les essentialisant, et bien, on est en train de construire un épouvantail et cet épouvantail est un appel à mettre la France en guerre avec elle-même, avec une partie de son peuple», a-t-il jugé.

En temps normal, il devrait avoir raison.
Sommes nous en temps normal?
Je n’en sais rien.

Voici un scénario non futur mais présent, un cauchemar non pas inventé mais vécu.

« De fait, cheikh Abou Hamza, 37 ans, père de quatre enfants, a réponse à tout. Au premier jour d’audience, lundi, il s’est d’abord posé en pourfendeur de «l’islamophobie qui prospère en France» et qui aurait engendré «la nécessité d’une riposte musclée». Un discours dont il ne se départit pas : «Le but de Forsane Alizza était de faire peur. Nous entendions créer une police musulmane. Je prône un jihad noble, un jihad de défense, qui n’opprime pas, mais ne se laisse pas opprimer.» Selon lui, les multiples armes saisies à son domicile, dont les plus lourdes, des kalachnikovs, étaient démilitarisées, devaient servir à la conception de vidéos d’intimidation : «Je voulais qu’on nous craigne. Or, j’ai remarqué que quand on montre à une personne qu’on sait où elle habite, elle se calme.»

Une simple milice, avec des armes en plastique.
Des pères de famille…

naaadine, alain et françois dit: 10 juin 2015 à 17 h 16 min

S.O.S. dit: 10 juin 2015 à 16 h 29 min
Pauvre Ueda. Un animateur qu’il n’aime pas pour son émission préférée. Rhoo, c’est dommage.

C’est dommage. Et c’est sot. Que va-t-il devenir

Sergio dit: 10 juin 2015 à 17 h 12 min

Ueda dit: 10 juin 2015 à 16 h 12 min
parle exactement de la même façon à un chef d’entreprise du CAC 40 et à un chauffeur de taxi.

Ha ben oui si c’est un prince russe on peut pas lui donner des coups de bâton comme à un régisseur du CAC 40…

Ueda dit: 10 juin 2015 à 16 h 56 min

la vie dans les bois dit: 10 juin 2015 à 13 h 10 min
Simone, t’as tout l’après-midi pour développer cette remarque intelligente d’O. Rolin. Tu peux t’aider de Dostoïevski, si tu veux, mais c’est pas obligatoire.

C’est aigre.

Ueda dit: 10 juin 2015 à 16 h 47 min

J’apprends que Paulo Coelho a vendu plus de 165 millions de livres à travers le monde et ses ouvrages ont été traduits en 80 langues.

Ben mon colon.

je quitte ce club littéraire sur la pointe des pieds.

Phil dit: 10 juin 2015 à 16 h 44 min

bloom, les grèves à radiofrance sont toujours l’occasion de découvertes. Chaslin a dû sentir le palissandre.

Nos lumières dit: 10 juin 2015 à 16 h 31 min

Deneb dit: 10 juin 2015 à 16 h 28 min
J’en appelle donc à vos lumières.

Voici.
La ferme de mille vaches compte mille vaches, contrairement à la ferme de cinq cents vaches, qui en compte cinq cents.

Bloom dit: 10 juin 2015 à 16 h 30 min

En 2006, profitant de la grève à Radio France, François Chaslin a viré de son émission le grand Charles Dard. Il faut dire que l’excellent architecte-paysagiste de l’Ecole de Versailles lui faisait un peu d’ombre.

S.O.S. dit: 10 juin 2015 à 16 h 29 min

Ueda dit: 10 juin 2015 à 16 h 25 min
Je suis atterré

Pauvre Ueda. Un animateur qu’il n’aime pas pour son émission préférée. Rhoo, c’est dommage.

Deneb dit: 10 juin 2015 à 16 h 28 min

Usa, j’ai besoin de savoir si la ferme des mille vaches compte mille, 796 ou 500 vaches. Je viens de contacter le cabinet de Stéphane Le Foll et la-bas on ne veut pas me donner de réponse bien tranchée. J’en appelle donc à vos lumières.

Ueda dit: 10 juin 2015 à 16 h 25 min

Touite

« Yann Moix est réputé pour son franc-parler et ses prises de position sans concessions. « Je vais me défouler sur les essais de manière très tenace et pointue – y’en a qui vont morfler – et m’assouplir quand vont venir les créateurs – même s’ils ne sont pas bons. » Le message est clair.
Interrogé sur RTL fin mai, l’écrivain avait déclaré travailler pour être fin prêt à ce nouveau job. « Je m’y prépare et je révise. J’ai commencé les révisions comme je révisais pour Sciences Po. Je révise l’économie, un peu de géopolitique, etc. »

Hihihi…
Il saute à la corde avant de monter sur le ring.

J’ai lu certains des textes de ce garçon.

Je suis atterré: jamais une once d’originalité, sur des sujets beaucoup, beaucoup trop difficiles (Edith Stein, Bataille, what have you…).

Observatoire de la misogynie rampante dit: 10 juin 2015 à 16 h 16 min

Ueda dit: 10 juin 2015 à 16 h 12 min
A la tête du Ministère de l’éducation, une perruche

Ueda dit: 10 juin 2015 à 16 h 12 min

A la tête du Ministère de l’éducation, une perruche a succédé à un âne.

Comment peut-on assumer de manière aussi plate de telles niaiseries?

« Quelqu’un qui vote à gauche parle exactement de la même façon à un chef d’entreprise du CAC 40 et à un chauffeur de taxi. Avec le même respect, en étant tout autant intéressé par ce que l’autre a à lui dire. A droite, en revanche, de manière générale, je dirais une forme d’indifférence ou d’acceptation voire de légitimation des inégalités ».

A-t-elle seulement observé ses amis socialistes?

C’est quelqu’un qui est resté en enfance.
En classe, elle est du côté des élèves!

Sergio dit: 10 juin 2015 à 15 h 57 min

christiane dit: 10 juin 2015 à 10 h 26 min
Des temps d’école non mixtes pour mettre d’autres éveils en latence.

Faut reconnaître ! On redouble jamais tant que quand il y a des filles… D’ailleurs elles nous ramenaient des pommes de la cantine ! Et puis l’avantage de redoubler, c’est qu’après c’est plus les mêmes filles, forcément… Mais elles ramenaient encore des pommes !

cavalier dit: 10 juin 2015 à 15 h 50 min

à Christiane : j’ai vu une photo de Bobin, il a une drôle de bobine… qui ressemble bien à ce qu’il écrit

François Delpla dit: 10 juin 2015 à 15 h 16 min

De loi Macron en réforme Vallaud, gare aux débats de diversion !

Quoi qu’il se passe dans les collèges (et peu s’y passera de nouveau tant qu’on ne s’en donnera pas les moyens, matériels, intellectuels, démocratiques etc.), si l’accord transatlantique négocié en catimini entre en vigueur, la liberté de faire quelque chose de son instruction reculera encore.

Ce sera comme un 49-3 mondial au profit de Philip Morris et de Monsanto !

répondeur automatique dit: 10 juin 2015 à 15 h 14 min

François Chaslin est un architecte et critique d’architecture. De 1980 à 1987, il est responsable du département des expositions de l’Institut français d’architecture1. Entre 1987 et 1994, il est rédacteur en chef de la revue L’Architecture d’aujourd’hui. Il a aussi été rédacteur en chef des Cahiers de la recherche architecturale1, et rédacteur en chef adjoint de Techniques et Architecture. Il publie régulièrement des articles au sujet de l’architecture dans Le Monde, Le Nouvel Observateur ou Libération.
De 1999 à 2012, il anime et produit l’émission hebdomadaire Métropolitains sur France Culture, laquelle, plusieurs fois déplacée dans la grille des programmes, est un temps nommée Les Jeudis de l’architecture. Après la rupture et le départ de François Chaslin de France Culture, il n’y aura plus d’émission sur l’architecture sur Radio France.
François Chaslin a aussi enseigné dans les écoles nationales d’architecture de Lille et de Paris-Malaquais. Il est correspondant de l’Institut à l’Académie des Beaux Arts http://www.academie-des-beaux-arts.fr/membres/

christiane dit: 10 juin 2015 à 14 h 33 min

Le Corbusier, comme « fantaisiste », il se pose là !!!
« Le Corbusier proposera divers plans de ville ou de quartier de ville qui eussent été constitués d’une succession d’unités d’habitation du type de celle de Marseille, disposées dans des sites vierges. Il alignait face à la mer dix-huit immeubles identiques, de grandeur uniforme. Les blocs bâtis, debout au milieu des parcs et faisant front à la mer pouvaient contenir deux mille cinq cents habitants chaque.
Dans les années soixante-dix, on lui reprochera en France, non sans quelques raisons, d’avoir inspiré l’urbanisme monotone des grands ensembles, les barres parallèles ou perpendiculaires et les tours de logements sociaux devenues si controversées au fur et à mesure que se dégradaient leurs conditions sociales. »
F. Chaslin « Un Corbusier »

la vie dans les bois dit: 10 juin 2015 à 14 h 05 min

Oui, il faut y aller, je n’ai plus beaucoup de temps. Mais aérer tout ça, ça sent grave le renfermé, les vieilleries.

Me reste celui de vous dire que sur ma playlist en cours, il y a ce livre de Le Corbusier:  » Quand les cathédrales étaient blanches », son voyage en Amérique, que je vais me réserver pour l’été.

Extrait:
« Poètes poncifs des couchers de soleil sur les vieilles pierres, rétrogrades de tous grades, vous niez dans nos journaux que l’homme- le bonhomme à deux pattes, une tête, un coeur- soit une fourmi ou une abeille asservie à la loi de se loger, dans une boîte, une case, derrière une fenêtre; vous implorez une totale liberté, une totale fantaisie, selon lesquelles, chacun agirait à sa guise, entraîné par un lyrisme créatif dans des sentiers toujours nouveaux, jamais battus, individuels, divers,, inattendus, impromptus, innombrablement fantaisistes. Eh bien non, la preuve vous est donnée ici qu’un homme se tient dans une boîte qui est sa chambre et une fenêtre ouvre sur le dehors. C’est une loi de biologie humaine cela; la case carrée, la chambre, c’est la propre et utile création humaine. Cette fenêtre derrière laquelle le bonhomme est planté, c’est un poème d’intimité, de libre considération des choses. Un million de fenêtres dans l’azur. C’est ici que la féérie commence.
Cent fois j’ai pensé: New York est une catastrophe, et cinquante fois: C’est une belle catastrophe »

Et ma collégienne de proximité, elle s’en tape un peu des donneuses de leçons, et leur crincrin tout sauf bienveillant.
Comme je la connais, elle va te l’envoyer paître.
https://www.youtube.com/watch?v=NOJLHc-pMF8

christiane dit: 10 juin 2015 à 13 h 38 min

Quand je lis le 12h36 je me dis que certaines personnes sont dans l’incapacité de lire un post en entier et que volontairement elles en extraient quelques mots pour leur faire dire l’inverse de ce qu’ils expriment.

la vie dans les bois dit: 10 juin 2015 à 13 h 10 min

« On se rend sourdement compte qu’on devient crétin, qu’on ne lit plus, que l’on discute entre nous seulement »
Simone, t’as tout l’après-midi pour développer cette remarque intelligente d’O. Rolin. ( que je viens de lire dans cet entretien tv, donné sur la droite de cette page-écran)
Tu peux t’aider de Dostoïevski, si tu veux, mais c’est pas obligatoire.

Armand F. dit: 10 juin 2015 à 13 h 04 min

la vie dans les bois dit: 10 juin 2015 à 12 h 54 min
simone à 11h15, bravo !

Commentaire exceptionnel de simone, en effet.

la vie dans les bois dit: 10 juin 2015 à 12 h 36 min

Tu lis le rapide de 10h26, et là, comment dire: tu tombes d’inanition. Tu sais pas si tu es passé directement de la classe maternelle à la maison de retraite médicalisée, en état comateux. Ou si t’as mis la classe de CPPN transition en cours de yoga et que brusquement ils te démontrent par a+b le paradoxe de Zénon…

L’éloge de la lenteur de 10h26, pour des gamins en pleine vie qui ont ente 10 et 14 ans, c’est vraiment se dire que le jour où ils arriveront devant un patron, ceux-là, eh bien, il vaut mieux que ce soit eux les patrons, parce qu’autrement ils n’ont plus qu’à être des Sublimes, voyez, le genre talent rare, qui prend son temps, recherché et surtout: hors de prix.

C’est certainement ce que pense une jeune collégienne, « de proximité », comme je la connais, elle peut pas penser aut’chose. Vu qu’elle est langueur devant tous les miroirs qu’elle croise. Elle se trouve belle; elle a bien raison.

Il y en a d’autres du même âge pour qui la lenteur est une nécessité, vitale, mais là il faudrait citer quelques exemples de génies, arts et musique. (pas Marcel. P. attention! on dit artiste: pas besogneux) voire des artistes d’arts abstrait, purs théoriciens scientifiques, par exemple.

J’ai une autre idée, mais là, elle est un radicale.
Faire en sorte que les professeurs de collège le soient pour un mandat de durée limitée non renouvelable, vu que de toute façon au bout de 10 à 15 ans, ils bouclent sur leurs petits problèmes existentiels.
Je ne pense pas que ce soit ma meilleure idée, mais pour remédier aux arrêts maladie en pagaille de ces enseignants, il va bien falloir sévir.

JC..... dit: 10 juin 2015 à 12 h 25 min

Quand je lis les couillonnades de la « fille qui emmerde son chat », gnagnagna de dame pipi, je me dis : mon gars, t’as bien fait de te tirer ailleurs, Sénégal compris. Définitivement !

La fille qui a failli tuer son chat dit: 10 juin 2015 à 12 h 08 min

Bloom, John Brown va bientôt recevoir un prix (il est en finale) pour un malicieux petit poème : peut-être est-ce l’encens de la victoire qui le pousse à l’exaltation ? (j’y ai modestement contribué car j’ai voté pour lui, ce qui prouve que je n’ai pas de rancune, puisqu’ici même il me trolle à mort… Soupir.)

Je ne vous l’ai jamais dit, Bloom, mais votre pseudo a un goût de tilleul et de petit gâteau en forme de coquillage pour moi. Non à cause du terrible Harold, mais à cause de l’homophonie avec « Blum ».

Je n’habitais pas encore Beaubec, je n’y pensais même pas, mais il m’arrivait d’y aller, en visiteuse du soir. J’y était accueillie par un grand chien griffon au poil noir, vigoureux et touffu, qui répondait au nom de « Blum » ; il était généralement flanquée d’une chatte tricolore, câline et rassurée, baptisée « Léon ».

Le couple Léon – Blum me revient en mémoire, quand je vous lis. Peut-être, sait-on jamais, êtes-vous un gaillard charbonneux et solide, avec à votre bras une mince et féline épouse ?

simone dit: 10 juin 2015 à 11 h 15 min

mais aussi la série des « Chemins de la liberté », de Sartre.

le début (premier tome)est bien

Bloom dit: 10 juin 2015 à 11 h 14 min

John Brown, Fouquier-Tinville de la littérature, monté sur ses ergots pour mieux renverser le pouce, contempteur d’Aragon, de Sartre et de Camus réunis. En toute modestie, s’entend.

Anselme dit: 10 juin 2015 à 11 h 03 min

En revanche Aurélien d’Aragon, j’adhère. (Widergänger)

Il ne doit pas rester beaucoup d’amateurs pour porter aux nues les romans d’Aragon postérieurs à sa « conversion » au marxisme-léninisme (aussi bien « Aurélien » que « Les Communistes », que « la mise à mort » ou que « Blanche ou l’oubli ») mais aussi la série des « Chemins de la liberté », de Sartre. Romanciers d’occasion, au fond, qui n’ont choisi la forme d’expression romanesque que parce qu’elle leur paraissait de nature à intéresser à leurs « idées » un plus vaste public. Ce fut aussi l’erreur d’un Camus, galvaudant dans ce pesant roman à thèse qu’est « la Peste » l’étincelant génie de l’auteur de ‘l’Etranger ». Cela nous a valu et nous vaut encore cette monstrueuse inflation de romans, plus insipides les uns que les autres, alors qu’à toutes les époques les authentiques romanciers — romanciers de vocation — ne sont qu’une poignée.

Madame de Valognes dit: 10 juin 2015 à 10 h 51 min

l’éloge de la lenteur par quelqu’un qui Court : amusant, c’est du dandysme décadent ?

Bloom dit: 10 juin 2015 à 10 h 44 min

John Brown, vous êtes hors sujet. Je parle de déontologie & de pratique de la traduction, en référence à la petite controverse sur Beckett plus bas.
Il s’agit de donner au texte en langue étrangère « a local habitation and a name », si vous voyez ce que je veux dire.
Les 50 pages de Déprats constituent un vadémécum de l’opération de traduction.
Traducteurs & amoureux de littérature ne seront pas déçus.
That’s all, oik!

Anselme dit: 10 juin 2015 à 10 h 35 min

l’apprentissage de la langue et de la culture romaine

Au collège et au lycée ? Vaste blague, y compris pour l’infime poignée d’élèves concernés, ceux qui se sont accrochés jusqu’à la terminale. Il y a beau temps que l’enseignement des langues anciennes n’est plus qu’une attendrissante survivance, d’une importance parfaitement négligeable dans notre culture. Développons plutôt l’enseignement de l’arabe, qui sera, dans à peine quelque décennies, LA langue de culture incontournable, ne serait-ce que pour déchiffrer le Coran, dont la lecture sera devenue, pour nos jeunes, incontournable elle aussi.

christiane dit: 10 juin 2015 à 10 h 26 min

L’éloge de la lenteur lié à l’analyse des études classiques par les citations de M. Court est vraiment intéressant. Cette pause qui permet la transformation sereine de l’enfant en adolescent, autrefois. Il y avait cet endormissement à peine perceptible lié à l’ennui capiteux des heures d’exercices répétitifs, où entrer en mémoire des règles grammaticales ou mathématiques, des textes superbes dont on garde encore la musique interne. Des temps d’école non mixtes pour mettre d’autres éveils en latence. Toute cette maturation voluptueuse glissait dans une France du plein emploi… des études ou des choix de métiers non anxiogènes. Aujourd’hui, nous ne sommes plus sous un volcan mais sur un volcan. Tout bouillonne et explose partout, dans ou hors des écoles et collèges. La rue devient la voie(x) royale des mécontents (et souvent avec raison). Dans les cénacles on l’écoute et on recule, le temps d’apaiser les masses populaires. Pendant ce temps le roi-pognon et ses sbires étendent leurs mains crochues sur l’économie. Cette réforme, en fin de compte, c’est une histoire de gros sous : récupérer comme ils le peuvent, par des suppressions de postes et des rétrécissements de budget de quoi éponger un peu les crues de la dette interne et extérieure, sachant que sous l’apparence des évènements il y a des filières pour ne rien changer à l’élitisme d’une certaine société, comme un rappel de l’aristocratie disparue.
Restent nos intellectuels qui tout en menant la vie de bourgeois aisés veulent échapper à la bourgeoisie. Rupture imaginaire surfant sur la vague des propos, goût suave de la liberté et du dandysme. Fiction de petites sociétés intellectuelles où ils se situent hors du cycle production-consommation. Nos Don Quichotte en chemises blanches, nos rebelles à la plume véloce sont solidaires. (Mais pas d’action commune !) L’activité créatrice devient fonction sociale d’une société d’élus élitiste où l’écrivain et le journaliste sont fer de lance. Mondanité parfois cruelle où être reçu est éphémère. Culte de l’individualité. Dandysme décadent. Anachronique. Perte irréparable du temps… perdu. Ce temps qui a modifié profondément la société. Course au tombeau… Qui cherche la vérité dans ces réformes médiocres ? Que de temps perdu ! Durs, durs, maintenant, ces temps d’apprentissage… Recherche décevante d’une innocence imaginaire.

Anselme dit: 10 juin 2015 à 10 h 25 min

Aurélien d’Aragon, c’est une écriture trop classique pour mon goût. Je respecte mais n’adhère pas avec mon coeur. Il n’y a que ma tête qui le lit.

En revanche Les Méoires d’Hadrien de Yourcenar, j’adhère.

Des goûts et des couleurs…

Anselme dit: 10 juin 2015 à 10 h 23 min

il est recommandé la lecture de « Traduire Shakespeare, pour une poétique théâtrale de la traduction shakespearienne », de Jean-Michel Desprats (Bloom)

Certainement, certainement, mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs. Il est d’abord recommandé de lire Shakespeare dans le texte original. Une traduction, c’est déjà de l’interprétation, de la glose, du commentaire. Dans la mesure où nous le pouvons, allons à l’invention originelle.

Phil dit: 10 juin 2015 à 10 h 16 min

H-adrien, dear Baroz. Laissons les « Adrien » aux soaps US.
Yourcenar n’est jamais allée à l’école.
Son père-précepteur la trouvait trop lente à traduire au débotté de l’anglais en latin. Il a balancé le livre par la fenêtre. Elle avait 12 ans.
hurkhurkurk

Wiedergänger dit: 10 juin 2015 à 10 h 16 min

Les Mémoires d’Adrien, c’est une écriture trop classique pour mon goût. Je respecte mais n’adhère pas avec mon coeur. Il n’y a que ma tête qui le lit.

En revanche Aurélien d’Aragon, j’adhère.

Attila dit: 10 juin 2015 à 9 h 52 min

« Dans la mesure où le Temps relève moins du temps objectif que du temps subjectif »

Le meilleur viatique en cette matière n’est-ce pas la littérature, WGG !
Phil et Chaloux raffolent des « Mémoires d’Adrien » de la dame Yourcenar…

Widergänger dit: 10 juin 2015 à 9 h 47 min

La perte de l’enseignement du latin aboutira un jour à ce que nos énarques soient devenus des ploucs. C’est un peu déjà le cas d’ailleurs…

Widergänger dit: 10 juin 2015 à 9 h 44 min

Les époques anciennes sont-elles vraiment closes ?

Elles ne le sont pas dans la mesure où elles peuvent encore nous inspirer.

Dans la mesure où le Temps relève moins du temps objectif que du temps subjectif, relatif à notre perception du temps, ces époques lointaines sont encore vivantes.

Le problème avec l’enseignement du latin qui est proposé dans la réforme, c’est qu’il va dépendre désormais, non de programmes officiels, mais de projets aléatoires propre à une équipe éducative. Passer une année scolaire avec comme projet la nourriture des romains comme c’est à la mode, me paraît complètement insignifiant quant à l’apprentissage de la langue et de la culture romaine en profondeur même si l’étude du vin et des nourritures romaines a bien sûr son intérêt. On met à mon avis la charrue avant les boeufs. On ne peut vraiment s’intéresser à ce genre de sujet et en profiter qu’à partir du moment où on maîtrise les bases de la langue et de la culture. Sinon, ce genre d’enseignement va dériver vers les travers déjà constatés dans l’enseignement primaire, qui aboutit, on le sait bien, à l’ignorance croissante des élèves.

Attila dit: 10 juin 2015 à 9 h 20 min

Et Rome nest plus dans Rome, Phil !
Quant à l’histoire d’Israël, elle a rebondi après la grande liquidation des années 40…

Phil dit: 10 juin 2015 à 8 h 55 min

d’autre part, l’histoire d’Israël est loin d’être close.
La Grèce a déjà connu une belle banqueroute vers 1896. Tout va mal depuis les jeux olympiques.

Attila dit: 10 juin 2015 à 8 h 26 min

ces époques à jamais closes que sont l’Histoire d’Israel avant Jésus (à la mer !), la Grèce ancienne (en banqueroute), la Romanité (l’Europe reconfédérée ?)…

Attila dit: 10 juin 2015 à 8 h 23 min

« ces époques à jamais closes que sont l’Histoire d’Israel avant Jésus, la Grèce ancienne, la Romanité »

Une succession de Grands Remplacements et d’Impossibles Retours : si tu recules, comment veux-tu que… M. Court ?

Bloom dit: 10 juin 2015 à 8 h 20 min

La Littérature sans Roth? A ruthless, rothless, world? Impensable.

« No more books. No more revolts against the self. No more self-righteousness as self-parody. No more laugh-out-loud desperation. No more boundless desire. No more waning desire. No more Jews. No more America. No more fucking.

It’s now been more than two years since Roth announced his retirement and still I keep expecting the next book to come. (…) »
http://tabletmag.com/jewish-arts-and-culture

Attila dit: 10 juin 2015 à 8 h 19 min

Faut-il traduire Shakespeare en latin se demande Bloom ?

Zeus ignore t-il que la grande égalisatrice c’est la Mort !

Attila dit: 10 juin 2015 à 8 h 16 min

« (A travers le Latin)Plus encore que la Culture, c’était l’écriture qu’il voulait sauver, et plus encore, peut etre, oserai-je le dire, la Parole. »

C’est la faute à Vatican 2 et à Jean XXIII alors !

ZEUS..... dit: 10 juin 2015 à 7 h 39 min

REFORME
La facture est tombée : l’égalité est en passe d’être acquise au prix de l’ignorance de tous.

Bloom dit: 10 juin 2015 à 4 h 57 min

A tous les beckettiens et beckettiennes (et aux autres), il est recommandé la lecture de « Traduire Shakespeare, pour une poétique théâtrale de la traduction shakespearienne », de Jean-Michel Desprats, en introduction du premier volume des tragédies de Shakespeare dans la Pléiade.

Court dit: 10 juin 2015 à 3 h 18 min

Un peu plus loin, quelques remarques non dénuées de bon sens;
« L’adolescence, oh! qu’elle est incertaine! C’est l’age ou Claude Bernard écrivait des pièces de théatre, ou Pasteur obtenait en chimie la note médiocre, ou Louis de Broglie se passionnait pour l’histoire. Les illusions de la vocation précoce annoncent les mystères de la vocation tardive .douze ans, c’était vraiment bien tot, pour opter contre le latin dans une société bourgeoise ou le latin seul ouivrait les portes libérales… »

Ceci, surtout
« Il disait que l’enfant sans lmatin lisant Racine donnait forcément à des mots comme détestable, misérable, fier, triste, génie, gloire, ennui, inquiétude, un sens que ces mots n’avaient pas, ou encore qu’un député sans latin était incapable de comprendre ces trois mots pourtant si nécessaires d’élection, de dissolution, et de déficit! L’apprentissage du latin devenait la vraie initiation à l’esprit scientifique, car il forçait l’enfant à ne jamais biaiser devant les faits… »

« On peut se demander si de nos jours (1962), la défaillance de la culture, le raccourcissement des études, les besoins techniques grandissants, la connaissance indispensable des langues et des littératures modernes n’otent pas aux enfants le pouvoir d’apprendre le latin comme on le faisait jadis, dans la durée. Bérard a-t-il vraiment pu croire que, dans la France de 1924, on put maintenir longtemps ce retour à l’ancienne formation latine, si sage, trop sage? En politique, il ne suffit jamais d’avoir raison:il faut encore que l’opinion vous soutienne ou vous supporte. Mais ici, on doit comprendre la vocation de Léon Bérard, qui n’était pas tant modéré au sens pale et fade que modérateur.Le latin lui semblait la mesure meme de la civilisation occidentale.Puis il avait cette idée noble, assez étrangère à nos moeurs, que le succès n’est pas tout quand il s’agit de propositions vitales; qu’il faut savoir prendre des dispositions sans avenir immédiat. Qui sait? Peut etre sommes nous emportés sur une pente décadente qui mène l’humanité vers un état sous-humain? Lorsque l’aventure planétaire sera finie et que l’histoire jugera l’histoire, alors seront mis à leur place ceux qui auront défini soit le vrai, soit le juste, soit le simple bon sens: la solution difficile qui aurait pu épargner des douleurs…. (A travers le Latin)Plus encore que la Culture, c’était l’écriture qu’il voulait sauver, et plus encore, peut etre, oserai-je le dire, la Parole.

Sant'Angelo Giovanni dit: 10 juin 2015 à 3 h 17 min


…nous ne vivons plus avec des lois raisonnées,!…
…nous vivons avec des marchés de dupes, faisant lois,!…

…les dieux aux W.C.,!…aussi,!…Ah,!Ah,!…etc,!…
…en prime,!…
…la libre pensée de s’organiser pour détruire les exploiteurs, de toutes sortes,!…
…écraser ses bêtes du profit monstrueux à rien foutre,!…dégrossir, encore, la graisse des bénéfices, à pose problèmes aux peuples,!…

…autogestion nous, mieux par d’autres protections légales, et tirons un trait sur la légitimité de nos persécuteurs du profit,!…
…nous devons vivre, et n’ont pas mourir, par le progrès,!…
…ou vive les Cow-Boys,!…chacun pour soit et dieu pour tous,!…
…à ni dieu, ni maîtres d’esclaves accomplis,!…etc,!…
…l’école pour faire de nous des serviteurs, avec des oeillères,!…
…tu collectionne comme un sado-maso,!…
…etc,!…

Court dit: 10 juin 2015 à 2 h 51 min

Autres temps, autres moeurs
« Léon Bérard est, pour beaucoup, le ministre qui voulut faire apprendre le latin à tous les enfants….Voici sous quelles espèces, après quarante années, je le repense:
Il me semble que notre époque aspire à faire surgir cet homme universel, possesseur de l’espace, récapitulateur du passé, mieux uni à lui meme et plus ouvert à la planète que l’homme des civilisations compartimentées. Eh bien, la question était de savoir si, pour former cet homme neuf, il faut renoncer à l’ancienne manière d’éduquer, dont le principe était de retarder le plus possible, par l’étude de certaines langues, de certaines vérités très générales, par un certain mélange d’ d’ignorance et d’exercices sans usage, par une parenthèse calme entre la vie biologique de l’enfant et la vie technicienne de l’adulte, de retarder, disais-je, le contact captieux de l’esprit avec les choses, les etres, les expériences. Ce retard s’appelait jadis l’instruction classique, dont le principe était de ne jamais offrir trop tot le fruit, de remonter vers ces époques à jamais closes qui sont l’Histoire d’Israel avant Jésus, la Grèce ancienne, la Romanité, d’y contempler un développement accompli, quoique annonciateur du notre, d’y jouir sans profit de la piété, de l’harmonie, et de l’ordre. Et pour obtenir cela, il s’agissait simplement d’apprrendre ces langues dites « mortes », non parce qu’elles auraient cessé d’etre (une langue, pas plus qu’une beauté, ne meurt, mais parce qu’elles ont cessé d’etre historiques, qu’elles ne peuvent plus se corrompre ni s’accroitre et qu’elles subsistent dans la substance de nos langues, comme des semences, des supports, ou des échos. D’apprendre ces langues anciennes, non pour savoir les écrire, les parler, mais pour en garder l’arome. 3 Je ne demande pas à un honnete homme de savoir le latin, disait Saint-Marc Girardin (Que citait B) il me suffit qu’il l’ait oublié. »

tête à tête dit: 10 juin 2015 à 2 h 49 min

Dans le religieux A, l’homme souffre parce qu’il est une synthèse de temporel et d’éternel, de temporel qui l’empêche de connaitre Dieu, d’éternel qui aspire à le connaître. Aucun concept humain ne peut définir Dieu. Aucune qualité humaine, même portée à son plus haut point de perfection, ne peut donner une idée de la nature divine. L’homme doit donc faire acte d’humilité et obéir à Dieu, qui est inconnaissable.
Dans le religieux B , l’opposition entre l’éternel et le temporel, Dieu et les hommes, est portée à son paroxysme. L’homme ne peut connaître Dieu parce qu’il a pêché et qu’il a perdu l’éternité. Il est devenu un être sensuel et temporel. Il ne peut espérer aucun salut sur le plan humain. Aucun homme, en effet, ne peut se sauver lui-même. Aucun homme ne peut sauver les autres. Or le Christianisme est précisément le paradoxe qui dit que Dieu s’est fait homme pour sauver les hommes. Que le Christ soit mort sur la croix, au milieu des voleurs, en demeurant un Dieu tout-puissant, c’est un scandale et une absurdité. La souffrance du chrétien, c’est qu’il doit, pour accomplir son salut, croire passionnément au paradoxe, au scandale, à l’absurde.

Kierkegaard
Marguerite Grimault.

tête à tête dit: 10 juin 2015 à 2 h 30 min

 » Manquer de possible signifie que tout nous est devenu nécessité ou banalité.
Le déterministe, le fataliste sont des désespérés, qui ont perdu leur moi, parce qu’il n’y a plus pour eux que de la nécessité. C’est la même aventure qu’à ce roi mort de faim, parce que la nourriture se changeait toute en or. La personnalité est une synthèse de possible et de nécessité. sa durée dépend donc, comme la respiration (re-spiratio), d’une alternance du souffle. Le moi du déterministe ne respire pas, car la nécessité pure est irrespirable et asphyxie bel et bien le moi. Le désespoir du fataliste, c’est, ayant perdu Dieu, d’avoir perdu son moi; manquer de Dieu, c’est manquer de moi. Le fataliste est un sans Dieu, autrement dit, le sien, c’est la nécessité; car à Dieu tout étant possible, Dieu c’est la possibilité pure, l’absence de la nécessité. Par suite, le culte du fataliste est au plus une interjection et, par essence, mutisme, soumission muette, impuissance de prier. Prier, c’est encore respirer, et le possible est au moi, comme à nos poumons l’oxygène. Pas plus qu’on ne respire l’oxygène ou l’azote isolés, pas d’avantage le souffle de la prière ne s’alimente isolément de possible ou de nécessité. Pour prier il faut ou un Dieu, un moi _ ou un moi et du possible dans son sens sublime, car Dieu c’est l’absolu possible, ou encore la possibilité pure c’est Dieu; et seul celui qu’une telle secousse fit naître à la vie spirituelle en comprenant que tout est possible, seul celui-là a pris contact avec Dieu. C’est parce que la volonté de Dieu est le possible, qu’on peut prier; si elle n’était que nécessité, on ne le pourrait, et l’homme serait de nature sans plus de langage que l’animal.  »

Kierkegaard
Traité du désespoir.

tête à tête dit: 10 juin 2015 à 1 h 49 min

All this business of a labour to accomplish, before I can end, of words to say, a truth to recover, in order to say it, before I can end, of an imposed task, once known, long neglected, finally forgotten, to perform, before I can be done with speaking, done with listening, I invented it all, in the hope it would console me, help me to go on, allow me to think of myself as somewhere on a road, moving, between a beginning and an end, gaining ground, losing ground, getting lost, but somehow in the long run making headway.

Samuel Beckett.

(liminaris: to fail better )

Sant'Angelo Giovanni dit: 10 juin 2015 à 0 h 52 min


…Sergio à 0 h 10 min,!…

…rien, de tel,!…finalement,!…je peux supporter les intransigeances des malades du capital,!…
…nous ne sommes plus aux échanges,!…aux changes,!…
…mes forces d’esprits,!…pour voir, deviner les conjectures,!…
…au fond,!…l’argent,!…avoir plus de pouvoir avec,!…

…et pourtant, qu’elle énormes quantités de riches et d’épargnants,!…à se les rouler sous cloches,!…
…honnêtes ou pas,!…je constate,!…
…pourquoi faire,!…quels concours dans le jeux des lucres, avec ou sans haines,!…

…mystères que de faire pauvres, des gens riches d’intelligences,!…
…tout le monde à se tourner les pouces, en chiens de faïences,!…

…pourquoi, l’état, ne créer pas des entreprises technologiques de pointes pour régulariser les marchés,!…et développer les pays,!…non augmenter le prix de l’électricité,!…qui électricité, est une invention des savants et non pas de l’état,!…
…voir la philosophie de l’état, revient à penser,!…
…devenir en privé, pervers et cynique, comme raisons des états et leurs taxes et impôts,!…
…justifiés,!…ou réduire les vacanciers, pour des citoyens qui n’ont plus pris de vacances,!…
…ce débat,!…d’avant guerre,!…
…comment,!…la classe des ouvriers et travailleurs en vacances,!…
…c’est un scandale,!…Ah,!Ah,!…
…une autre,!…comme cela,!…
…des familles, sans livres, autour de leurs T.V.,!…manipulées,!…
…pauvres gouvernements pour misérables à l’heure d’internet,!…etc,!…

D. dit: 10 juin 2015 à 0 h 39 min

Rose, je trouve que vous occupez beaucoup cet espace de commentaires. Êtes-vous sûre que le volume fait la pertinence ? Je ne veux pas de réponse maligne, mais l’acceptation publique et honnête de votre exagération multidimensionnelle.

D. dit: 10 juin 2015 à 0 h 35 min

Bérénice, je vous souhaite un bon anniversaire.
Une année de plus n’enlève rien à l’éternité, comme le disait si bien le regretté Woody Allen.

D. dit: 10 juin 2015 à 0 h 34 min

Je ne vois pas ce que vous voulez insinuer, Clotaire. C’est presque désagréable de vous lire.
Je vous ferai passer un petit message sur les ondes demain.

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