de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Bandes dessinées

Une BD ajoute au mystère Graham Greene

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Quand la bande dessinée s’empare de la littérature, on s’autorise une hésitation dictée non par le mépris mais par la prudence. Il est vrai qu’elle lui a souvent faire de mauvaises manières (voir A la recherche du temps perdu & co). Non que ce soit tabou ni même interdit. Avec Simenon et quelques autres, ca s’est plutôt bien passé, grâce au talent de Loustal notamment. Mais l’adaptation est rarement réussie. Aussi ai-je ouvert avec une certaine appréhension Le Coup de Prague (110 pages, 18 euros, Aire libre) du scénariste Jean-Luc Fromental et de l’illustrateur Miles Hyman. Mais le résultat s’impose et […]

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Sono Pazzi Questi Romani !

Sono Pazzi Questi Romani !

Roméo Fratti

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Que traduit-on ? Une langue ou une culture ? La question mérite d’être posée à la lumière de la traduction italienne de la série Astérix : la langue italienne est en effet plus phonétique et moins apte à la déformation que le français. Les formes d’esprit et les expressions verbales humoristiques qui ponctuent les aventures du petit héros gaulois n’ont pourtant pas découragé leurs traducteurs italiens. Parmi ceux-ci, Marcello Marchesi et Luciana Marconcini ont tout particulièrement su exploiter les ressources de la culture transalpine et tirer parti de la médiation visuelle de cette série de bande dessinée, pour créer des tournures en mesure […]

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Remi Georges, peintre raté, dessinateur et graphiste de génie

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Gonflé, une exposition Hergé ! qui plus est dans le temple de l’Art consacré, le Grand Palais à Paris (jusqu’au 15 janvier), sur les cimaises de ses Galeries nationales où l’ont récemment précédé Picasso, Monet, Hopper, Braque, Hokusaï… Voudrait-on inscrire en majesté la bande dessinée dans le continuum de l’histoire de l’art que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Peut-être un premier pas vers « l’immortalité » à laquelle le philosophe Michel Serres veut le faire accéder. En attendant la réalisation de cette perspective transhistorique, c’est Hergé dans tous ses élans qui nous est présenté et c’est une grande première en ces lieux […]

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La mémoire hurlante de Philippe Druillet

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C’est l’histoire d’un type barré, mais bien barré. Son livre devait à l’origine s’intituler « Ma vie, mes mémoires, mon cul » ; son éditeur, Laurent Beccaria, a finalement préféré Delirium (280 pages, 17 euros, Les Arènes), allez savoir pourquoi. C’est égal. L’autoportrait est passionnant. Il secoue car Philippe Druillet est tout sauf un personnage indifférent. Une légende vivante, et bien remuante, tant de la bande dessinée que de la science-fiction. Delirius, Yragaël, la Nuit, Vuzz… Quand il était petit, il rêvait de devenir artiste. Il aura touché à tout (scénariste, décorateur, peintre, chineur, sculpteur et même designer), touche à tout parce que tout […]

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