de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Ce qui reste après du monde d’avant

Ce qui reste après du monde d’avant

Qui n’a pas connu dans sa vie de lecteur ce cas d’espèce : un bon livre sur un personnage détestable. Faut-il que le premier soit délectable pour ne pas nous dissuader d’aller plus avant dans la découverte du second ! D’Anne de Lacretelle, j’ignorais tout malgré la biographie qu’elle avait consacrée à La Comtesse d’Albany, une égérie européenne (éditions du Rocher, 2008). Qu’est-ce alors qui m’a fait me précipiter sur son Tout un monde. Jacques de Lacretelle et ses amis (330 pages, 22 euros, éditions de Fallois) ? Peut-être l’impression laissée par le feuilletage des toutes premières pages. Il est vrai que, passées huit heures du soir, ça ne court pas les librairies les nouveautés dédiées à « l’abbé Géhel, mon directeur d’inconscience ».

Dès l’incipit, elle se demande : « Peut-on écrire sur ses parents ? ». Sa réponse, qui fait un peu plus de trois cents pages, est brillante, enlevée, drôle. Je n’avais lu depuis longtemps un livre de souvenirs à l’écriture, à la composition, aux effets aussi maitrisés. Dès lors qu’il ne s’agissait pas d’une biographie de papa, l’espoir était permis. La bonne idée fut de faire sourdre une époque à travers des instantanés chus d’un album de famille, et quel ! Les amis de la famille y prennent toute la place : Proust, Gide, Cocteau, Morand, Mauriac, Valéry, Giraudoux, Larbaud… Un tout petit monde en marge d’un microcosme si « décaduc » comme le disait Proust, justement, dans l’un de ses néologismes dont il avait le secret – et encore, tous n’étaient pas des aristocrates, il s’en faut. De la fréquentation de l’auteur de la Recherche et de leur longue correspondance, Lacretelle conserva sa vie durant une certaine empreinte, « un snobisme à la Proust » en ce que tout dans ses références, ses allusions, sa manière se rattachait d’une manière ou d’une autre au passé et à l’histoire. On en connaît quelques uns sur la personnalité desquels l’ombre du narrateur a ainsi déteint durablement et profondément.

Ce défilé, interminable dîner de têtes, marqua l’enfance, l’adolescence, la jeunesse d’Anne de Lacretelle. C’est peu dire que les personnages qui peuplent ce livre se ressentaient « fils de rois issus d’une combinaison mystérieuse et native ». Un groupuscule qui se donne pour une élite. Tout un monde en effet, comme le titre indique, mais un tout petit monde qui doit son éclat posthume à la Recherche du temps perdu. Jacques de Lacretelle, que sa fille surnommait « Zeus », y apparaît en un être avant tout coléreux, mais d’une sale colère débarrassée de toute mythologie qui l’eut transcendé par la foudre, une colère domestique, mesquine, permanente quand elle se voudrait prophétique. Tout est traité dans ces pages avec une légèreté si naturelle qu’elle laisse un drôle de goût lorsqu’elle se traduit par une indulgence coupable pour le peu de qualités humaines de certains (Paul Morand). Avec le recul, ces années 1910/1940 ont quelque chose de « trente glorieuses littéraires » enfiévrées et fécondes malgré la noire parenthèse de la guerre qui n’en a pas moins marqué la période de son empreinte avec de grands livres tels que Le Feu de Barbusse et les Croix-de-bois de Dorgelès. C’est ce qu’on peut se dire à la vue non des palmarès des prix mais des sommaires de revue car ce fut, aussi, leur moment.

La vie de Jacques de Lacretelle  (1888-1985) ? Naissance au château (Cormatin, Saône-et-Loire), deux échecs au bac jamais obtenu, une démission de la banque où sa mère l’avait fait admettre par piston, une jeunesse frivole, un univers cantonné toute une vie durant dans les limites du bon XVIème, un hédonisme affirmé, une sincère quoique naïve dévotion à la littérature, l’entrée à la Nrf grâce à l’insistance de Proust auprès de Jacques Rivière, un premier roman sur l’incommunicabilité qui laissait entrevoir quelques dons (La vie inquiète de Jean Hermelin) suivi d’un roman ambigu sur l’antisémitisme (Silbermann, prix Femina 1922), de L’Amour nuptial et d’une ambitieuse chronique familiale en plusieurs volumes (Les Hauts-Ponts), un pas en politique à droite toute du côté des Croix-de-feu et du Parti social français… Voilà pour l’entre-deux-guerres. Pour l’après guerre, toute une carrière à la direction du Figaro puis du Figaro littéraire où il ne laissa pas que de bons souvenirs. Une vie d’homme de lettres. Ainsi parti, il ne pouvait finir qu’à l’Académie française, (ici son discours de réception), d’autant que deux de ses aïeux l’y avaient précédé. Il y fut élu à la seconde reprise en 1936 au fauteuil d’Henri de Régnier, ce qui nous vaut des pages délectables sur les usages et les coulisses des élections. De là à souhaiter, comme sa fille en a la faiblesse, qu’ « un regard plus scientifique soit jeté sur son œuvre » en la pléiadisant, il y a un pas que seule l’aveuglement filial permet de franchir.

De temps en temps, on tique. Ainsi lorsque l’auteure assure qu’il fallut attendre 1949, et la parution de la biographie de Maurois sur Proust, pour que celui-ci fut révélé « en majesté »,alors que dès les lendemains de son Goncourt en 1919, il fit l’objet de commentaires, de critiques, d’exégèses, d’études et de traductions de l’Angleterre au Japon en passant l’Espagne, pour ne rien dire de la France. De même lorsqu’elle présente Jean Prouvost comme « journaliste confirmé » au motif que l’industriel du textile était également propriétaire de quotidiens et de magazines (confondant au passage Paris-soir et France-Soir qui lui succéda).

Tout cela donne envie de (re)voir l’inoubliable Portrait-souvenir que Roger Stéphane avait consacré à Proust à la télévision le 11 janvier 1962 pour le quarantième anniversaire de sa disparition. Quel plateau ! On y voyait témoigner rien moins que François Mauriac, Jean Cocteau, Paul Morand, Daniel Halévy, la comtesse Greffulhe, Jacques de Lacretelle, Simone de Caillavet, Hélène Soutzo, Philippe Soupault, le duc de Gramont, Emmanuel Berl, Céleste Albaret… Le commentaire avait la voix de Jean Negroni. On y montrait même les manuscrits de la Recherche et leurs paperolles. Certains d’entre eux allaient disparaître peu après. Tous s’exprimaient comme s’ils l’avaient quitté la veille. Ah, l’émotion vraie de la merveilleuse Céleste, si tranchante dans cette foire aux vanités. Jacques de Lacretelle y est particulièrement… détestable. A la fin de ses souvenirs, sa fille Anne y revient et le déplore ; mais, sans le vouloir, elle rapporte l’indignation de son père à l’issue du tournage et cela n’arrange vraiment pas son portrait :

« Mais enfin ! Qui sont ces gens ? Ils vous dérangent, ne savent rien et ne vous laissent même pas de cachet ! Pour qui se prennent-ils, ces malotrus ! »

Et pourtant, Tout un monde est le charme même. Peut-être parce que, malgré le superficiel de sa mondanité, le portrait de Lacretelle y est sans concession et son univers désormais figé dans la naphtaline. Autant de fantômes poudrés échappés du bal de têtes du Temps retrouvé. M’est revenu alors en mémoire le souvenir de mes conversations avec Philippe Soupault à la fin des années 80 dans la maison médicalisée où il vivait, du côté de la porte d’Auteuil à Paris. Sa mémoire était gaie, vive, malicieuse et lorsque l’ancien pionnier du surréalisme en lui évoquait Aragon et surtout Dali, elle se faisait cruelle. Mais je ne le vis plus du même oeil du jour où il m’avoua :

« Depuis la mort  récente d’un ancien groom du côté de Cabourg, moi qui ai eu plusieurs longues conversations avec lui dans un fiacre alors que j’avais à peine plus de vingt ans, je peux dire aujourd’hui que je suis le dernier en France à pouvoir dire qu’il a connu Marcel Proust… »

Au risque de passer pour un dinosaure mélancolique, j’avoue que j’en fus retourné. Nous avançons dans un monde où il n’y aura bientôt plus personne pour goûter ce genre de documentaire et ce genre de livre faute de savoir de qui et de quoi il s’agit à supposer qu’un jour toutes ces choses présentent encore un quelconque intérêt.

(« Château familial de Cormatin »; « Jacques de Lacretelle en 1936 »; « Yolande De Lacretelle, Docterene Grumbach, Jean Cocteau, Francine Weisweiller, Marita Maurois et Jacques De Lacretelle lors d’une réception en 1955 »; « A l’Académie (à gauche) en 1973 avec Jean-Jacques Gautier et Louis Leprince-Ringuet » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire.

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commentaires

1 365 Réponses pour Ce qui reste après du monde d’avant

rose dit: 11 juin 2019 à 13 h 18 min

Jazzi

Jamais.
J’attends d’être vieille.
Ça vient pas.

Je suis partie de La petite chèvre de M. Seguin, puis j’ai brodé. Aussi de Boucle d’Or et les trois jours.
J’ai fait un tabac.

renato dit: 11 juin 2019 à 12 h 26 min

Signature bien a part, on peut vérifier l’authenticité d’une peinture par des investigations scientifiques sur le sujet, sur la technique et sur les signes du vieillissement présent.

Exemple:
— datation spectroscopique du bois après avoir vérifié son originalité ;
— stéréomicroscope pour étudier les caractéristiques de la couche picturale telles que le séchage du liant, le craquelure, l’empreinte laissée par le cadre, etc.;
— Wood Light et microscope pour évaluer les ajustements et les interventions de restauration ;
— réflectographie infrarouge pour étudier les couches profondes de la peinture ;
— microscope, + lumière de Wood et à la réflectographie pour vérifier l’homogénéité du matériau et le vieillissement de la signature ;
— spectroscopie FT-IR pour analyser les pigments utilisés et évaluer le séchage du liant.

Il est ainsi possible de vérifier la compatibilité des matériaux, du vieillissement et de la technique avec ceux du peintre en question et de la période pendant laquelle il opérait.

Pour ce qui est de l’art du XXe, inutile de se tenir à la signature. Moi, p. ex., lorsque je dois acheter une œuvre pour des tiers, je me tiens à son histoire — le pedigree — : achats, ventes, transports, etc., à partir du premier propriétaire.

Marie Sasseur dit: 11 juin 2019 à 12 h 25 min

Un vrai cancre, le Lacretelle, il pouvait bien admirer n’importe quel lecteur »etranger », mais non, dans la classe, ce n’etait pas un black, qui cause le français à l’écrit mieux que Phil ne le marmonne en chiquant,lol.

Marie Sasseur dit: 11 juin 2019 à 12 h 20 min

La passion de Silbermann pour la litterature française, c’est celle de Lacretelle , qui lui a raté son bachot deux fois, lol.

D. dit: 11 juin 2019 à 12 h 15 min

Les brochettes c’edt très bon.
J’ai une recette de brochettes économiques au mou, coeur et foie de boeuf. Donnez-moi juste le temps de la retrouver.

Chaloux dit: 11 juin 2019 à 12 h 13 min

des brochettes d’aristocrates assis sur leurs fauteuils louis philippe

Il y avait déjà longtemps que le mobilier Louis-Philippe avait grimpé l’escalier de service et se trouvait dans les chambres de bonnes.

Phil dit: 11 juin 2019 à 12 h 10 min

Merci « x » pour vos éclairages littéraires qui ne s’encombrent pas de recherche oueb. il reste heureusement des salons où les références ne s’arrêtent pas à l’année passée comme un rayonnage de fnac. Etalii nous dira si le livre de Patino (qui grenouille cher Arte depuis vingt ans) en cause aussi dans son livre à neuf secondes;

Jazzi dit: 11 juin 2019 à 12 h 03 min

Quand on voit ici un Grand Catho déclaré passer son temps à traiter certains commentateurs de salauds et de lâches, on se fait une piètre opinion de sa religion.

Phil dit: 11 juin 2019 à 11 h 57 min

Le film sudcoréen a le mérite de montrer que l’Allemagne reste un modèle. ça roule mercedès toutes options et les locataires assassinés seront remplacés par des Allemands.
Un/e spécialiste nous dira si l’élite littéraire coréenne fit son voyage à Tokyo comme la nôtre à Berlin, après Weimar.

et alii dit: 11 juin 2019 à 11 h 55 min

. Elle révèle que jusqu’aux années 1750 incluses, les tableaux ne sont quasiment jamais signés. À peine existe-t-il deux belles exceptions : Pierre Antoine Lemoine reçu à l’Académie royale le 1er août 1654 avec un tableau signé « P.A. Lemoine Ac[ademicus] » ou encore Jean-Baptiste-Siméon Chardin agréé et reçu à l’Académie royale en 1728 avec deux pièces de réception, Le Buffet et La Raie, dont la première est signée : « J. Chardin f.c. 1728 ». Dans les années 1750, seuls trois tableaux de réception sont signés sur près de trente tableaux – ceux de Claude-Joseph Vernet, François-Hubert Drouais et Jacques-Nicolas Julliard. Au cours des décennies suivantes, on note un accroissement important du nombre des signatures : dans les années 1760, sept tableaux sur vingt-six sont signés, puis dix sur trente-sept dans les années 1780, soit près d’un quart des

x dit: 11 juin 2019 à 11 h 53 min

Dear Phil, avec ces perpétuels réquisitoires l’époque a trouvé le plus sûr moyen de se protéger de la merveille.
Les grands principes affichés servent à se protéger de la littérature, des textes eux-mêmes.
On brandit l’examen rétroactif de la conduite et des opinions de l’auteur comme le crucifix et l’ail face à un vampire.

Je mentionnais Fermina Márquez pour l’évocation des années lycée et le portrait de Joanny Léniot le fort en thème (littérature vs. roman d’idées).
La lecture de La Jeunesse d’un clerc de Julien Benda apporterait à certaine un éclairage autobiographique bienvenu sur cette passion pour la littérature française qui lui paraît si incongrue chez Silbermann. Si l’on ne trouve pas le texte sur la toile, c’est râpé.

et alii dit: 11 juin 2019 à 11 h 51 min

. Ce système de noms encadre la gravure proprement dite et produit des effets diversifiés. Tout d’abord, il reconstitue le modus operandi de la gravure : toutes les étapes de la production de l’œuvre sont inscrites autour du tableau, depuis le peintre ou le dessinateur jusqu’à l’éditeur de l’estampe. Cette association de noms propres n’est pas seulement la restitution d’un processus matériel de fabrication, elle constitue aussi un système auctorial, construit autour de la double signature du peintre et du graveur. Celui-ci renvoie au privilège puisque les noms propres sont aussi des signes de propriété juridique. Le propriétaire matériel de l’œuvre gravée est le collectionneur, indiqué par son cabinet, tandis que le propriétaire de la gravure est l’éditeur de l’estampe, par le biais du

Jazzi dit: 11 juin 2019 à 11 h 50 min

Jolie, et alii. Ici, les anonymes sont ceux qui ne veulent pas nous dire « tu » !
Et encore moins qu’on leur réponde « tu »…

Jazzi dit: 11 juin 2019 à 11 h 46 min

Par ailleurs, le cinéma d’Etienne Chatiliez n’est pas aussi nul que ça, hamlet. Tu le snobes parce qu’il n’aura jamais de palmes à Cannes ? C’est un fin psychologue. Il a bien imaginé Marie Sasseur en Tatie Danielle, méchante acariâtre, et toi en Tanguy, éternel adolescent incrusté à demeure chez ses parents.

et alii dit: 11 juin 2019 à 11 h 45 min

Il faut en effet attendre le XIXe siècle pour que la signature soit érigée en objet de réflexion et de savoir : auparavant, la littérature artistique (traité de peinture, critique de Salon, conférences académiques) est muette sur cette question. Dans son ouvrage, Burtin s’étonne ainsi du silence de ses prédécesseurs :

Cette perspective qui associe la construction de l’identité artistique à la signature culmine dans la figure de Vincent Van Gogh, qui se livre à une vraie personnalisation de sa signature, et qui écrit à son frère Theo : « je signe pour que les gens qui me voient comprennent que je leur dis “tu” [12]
[12]
Cité par Nathalie Heinich, La Gloire de Van Gogh, Paris,… ».

Jazzi dit: 11 juin 2019 à 11 h 40 min

hamlet, tu causes, tu causes, mais tu ne lis pas les autres. Je faisais justement une distinction entre les Kim et les Park. Tandis que dans la comédie d’Etienne Chatiliez, entre les Groseille et les Duquesnoy, il n’y en a pas : les bourgeois sont aussi tarés que les prolos sont d’affreux jojo.

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 11 h 33 min

Seule l’attitude face à la mort a importance.
Tout le reste est du pipeau.
Cela implique grandes économies

si la vie est un billet de course rosie..t’as pas acheté d’huile de phoque..c’est petit

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 11 h 27 min

« Ils pensent qu’on les aime, mais nous, c’est pour avoir des laisser-passer, de l’essence, des permis », pensaient celles qui avaient déjà vu l’armée occupante à Paris ou dans les grandes villes de province, tandis que les naïves campagnardes, sous les regards des Allemands, baissaient timidement les yeux. »

les gilets jaunes l’ont toujours dans l’cul..c’est l’message subliminal barozien

renato dit: 11 juin 2019 à 11 h 27 min

« … exposé à l’envers pendant 47 jours. »

Pourtant quiconque l’ait regardé attentivement pourrait l’accrocher comme il faut… Enfin, quiconque c’est beaucoup dire, apparement.

Jazzi dit: 11 juin 2019 à 11 h 26 min

Plutôt que de te refaire ton roman, il suffisait de lire les deux récessions que j’ai donné de ces deux films, hamlet.

Au temps pour moi, x. Je n’avais pas vu le lapsus, qui traduit la grande confusion qui règne dans ma tête en matière de religion.

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 11 h 25 min

Après les impressions sont des impressions comme disait un imprimeur

t’as déjà fait mieux l’malin dédé..tu dois être en carence de quelquechose..de chicon que ça m’étonerait pas

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 11 h 23 min

Tu symbolises quelle époque, hamlet ?

toujours des temps où qu’on va sfaire hanlécu..huhu..huhuniversel le keupu..et toi baroz?

hamlet dit: 11 juin 2019 à 11 h 22 min

jazzi, tu vois, je m’attendais à ce que tu sortes une connerie au sujet du film coréen, mais là, avec les Groseille et les Duquenois j’avoue que tu m’as surpris, j’imagine une grosse connerie de ta part, mais à ce niveau-là, wow…

bouguereau dit: 11 juin 2019 à 11 h 21 min

« c’est sa mère qui est chrétienne et la famille de son père protestante » vous excluez le protestantisme du christianisme

les protestants et les juifs ont toujours eu l’œcuménisme amère..

hamlet dit: 11 juin 2019 à 11 h 17 min

je n’en sais pas j’imagine que tu ne dois pas être le seul à avoir versé une larme au Almodovar et à avoir considéré le Boong Joon-ho comme une petite farce rigolote.

je ne sais pas à quelle époque j’appartiens mais certainement pas à la tienne.

et alii dit: 11 juin 2019 à 11 h 15 min

LE COUP DU MOT FIN?
Le peintre postimpressionniste Pierre Bonnard était tellement perfectionniste qu’il lui arrivait d’aller retoucher ses toiles directement dans les musées où elles étaient exposées, à l’insu des gardiens. Ce comportement a donné le verbe « bonnarder ».
je croyais que c’était bonnardiser

hamlet dit: 11 juin 2019 à 11 h 15 min

et même pour passou, avec son côté Zweig quand il pense à ce qu’il reste du monde d’avant il ne voit que des brochettes d’aristocrates assis sur leurs fauteuils louis philippe mais il ne viendra jamais à l’idée de penser à la disparition de la politique, pourquoi ? parce que la critique littéraire a participé activement à ce processus de disparition.

x dit: 11 juin 2019 à 11 h 11 min

Jazzi, je ne tronquais pas, j’isolais la perle (qui se suffisait à elle-même) car peu importe qu’on la formule à propos de tel ou tel auteur.
En écrivant « c’est sa mère qui est chrétienne et la famille de son père protestante » vous excluez le protestantisme du christianisme. Celui-ci se composerait donc uniquement du catholicisme ?

et alii dit: 11 juin 2019 à 11 h 09 min

se nomme en réalité Rembrandt van Rijn (prononcé raïn). Rembrandt n’est donc pas son nom, mais son prénom.

hamlet dit: 11 juin 2019 à 11 h 08 min

Jazzi, n’y vois aucune attaque personnelle, c’est justa que çà tombe sur toi parce que tu représentes le specimen parfait, ce qui symbolise le mieux notre époque.

et alii dit: 11 juin 2019 à 11 h 06 min

Au Musée d’Art de New York en 1961, le tableau Le Bateau de l’artiste français Henri Matisse a été exposé à l’envers pendant 47 jours. Aussi incroyable que cela puisse paraître, personne ne s’en était rendu compte.

hamlet dit: 11 juin 2019 à 11 h 03 min

« Jazzi dit: 11 juin 2019 à 8 h 32 min

Oui, mais les Kim très débrouillards et intelligents et les Park pas très fufutes ! ça fait deux poids deux mesures. Pas comme pour les Groseille et les Duqueynois… »

et voilà le beau résumé de « Parasite » par notre cinéphile de service.

le Almodovar lui a mis la larme à l’oeil, à la fin de ce film qui raconte l’histoire d’un nombril notre cinéphile n’a peu s’empêcher de verser une petite larme.

et Bong Joon-ho ? c’est une petite farce qui lui rappelle les Duqeynois et les Groseille.

c’est pas formidable ça ?

question : que faut-il voir dans cette situation où l’individualisme atteint un niveau de connerie sidéral ?

la fin d’un monde comme dit passou ? la fin d’un minimum vital de conscience du monde et de conscience politique ? ce que j’appelle un monde devenu proustien où le nombrilisme prend le dessus sur tout le reste ?

moi je me fais allumer à chaque fois que j’émets une idée, alors je pose la question aux : comment faut-il appeler ce monde ?

et si cela continue dans cette voie, jusqu’où cela ira-t-il ?

D. dit: 11 juin 2019 à 10 h 46 min

Il était le mieux placé évidemment pour faire cet ouvrage sur l’Académie Goncourt. Alors après on va dire que c’est le boss.
Non.

et alii dit: 11 juin 2019 à 10 h 43 min

Mais il est vrai qu’un monde où la pétulance de l’amour-propre, pour faire un signe à Jean-Jacques, n’a plus, pour langue d’exercice, que le mépris de chacun par chacun, est bien pire que l’état de nature du vilain Hobbes. Car il n’est que le ressentiment de la vermine pour elle-même, qui sait, d’une angoisse infinie, que rien d’autre que sa haine ne la consolera d’être née.»

et alii dit: 11 juin 2019 à 10 h 39 min

n ami cher me confiait, sur sa génération qui avait été celle des intellectuels des années 60 et 70, (d’heureuse mémoire, ajouterait-on si l’on était en veine de comparaison et de nostalgie) : «Nous étions tous dominés par le mépris.» Il a travaillé, lui, à s’en repentir.

Mallarmé écrivait quelque part qu’avec Baudelaire, «le poète était devenu orgueilleux» ; et que désormais, il devait devenir dédaigneux.

Le poète, et tant d’autres, l’écoutèrent.

Longtemps, le mépris fut l’affirmation décadente d’une supériorité intellectuelle ou sociale. Fut, en d’autres termes, la substitution des us et coutumes aristocratiques, décapités par 89. Voilà pourquoi, d’ailleurs, la culture anglaise n’est pas méprisante, mais hypocrite. Car chez elles, les us et coutumes aristocratiques sont vivaces et légitimes.

Car le mépris dit ce que l’hypocrisie tait.

Oui, le mépris fut l’occasion de maintenir une distance verticale entre ceux qui, à tort ou à raison, voulaient affirmer (et non pas seulement penser) leur hauteur, quand l’abolition des privilèges n’avait pas touché que les Nobles, mais aussi leurs protégés, à savoir les hommes d’esprit
https://laregledujeu.org/2018/04/24/33780/mepris-en-soldes/

D. dit: 11 juin 2019 à 10 h 38 min

Chaloux dit: 11 juin 2019 à 6 h 52 min

Assouline est devenu une sorte de Jésus. Sous son influence, l’académie Goncourt c’est la multiplication des médailles en chocolat.

Je n’en ai pas l’impression pourtant. Et pour tout dire je n’ai pas l’impression qu’il y joue un rôle dominant. Après les impressions sont des impressions comme disait un imprimeur.

et alii dit: 11 juin 2019 à 9 h 39 min

avant, après
Livre. C’est le livre d’un repenti. Jeune homme, Bruno Patino a connu le « vieux monde », c’est-à-dire celui d’avant-Internet. Et, très tôt, il a compris le pouvoir de transformation que ce nouvel outil apportait à des niveaux et dans des horizons dont l’ampleur n’était pas soupçonnée. Il a ainsi fait partie de ceux qui ont cru au pouvoir égalisateur de la connexion et qui ont rêvé de voir se mettre en place « un réseau mondial tourné vers l’échange et le partage ». Vingt ans après, tout a changé et l’utopie numérique a vécu car « l’économie de l’attention détruit peu à peu tous nos repères ». « Notre rapport aux médias, à l’espace public, au savoir, à la vérité, à l’information, rien ne lui échappe », écrit celui qui reste passionné par les médias.

Qu’est-ce que l’économie de l’attention ? C’est celle qui cherche à capter votre temps de cerveau disponible sur un écran. Or, selon un calcul effectué par Google, ce temps serait de neuf secondes pour la génération des personnes nées entre 1980 et 2000. Au-delà, le cerveau décroche et un nouveau stimulus est nécessaire pour capter leur concentration. « Ces neuf secondes sont le sujet de ce livre », avertit l’auteur, qui n’entend pas baisser les bras.

Défiance tous azimuts et refus de l’expertise
Car lutter contre l’addiction aux écrans, traduction physique de l’économie de l’attention, ne doit pas conduire au refus de la société numérique. Bien au contraire. Bruno Patino raisonne en économiste et note qu’« à la main invisible du marché a été substituée, celle du réseau ». « On ne savait pas alors qu’un marché en remplacerait un autre », ajoute-t-il. Dans ces conditions, il appelle de ses vœux la mise en place d’un nouveau modèle économique – à ce stade juste esquissé – pour les plates-formes numériques (Google) et les réseaux sociaux (Facebook) qui sont aujourd’hui devenus plus puissants que les Etats.

Bruno Patino date le moment où l’espace numérique a basculé dans l’ère mercantile. En 2008, Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, recrute une femme d’affaires, Sheryl Sandberg, en provenance de Google où elle améliore le ciblage publicitaire. A partir de 2010, la publicité liée aux données individuelles devient le modèle économique des deux entreprises. La manne financière est plus qu’au rendez-vous.

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Mais ce succès économique et financier présente un revers démocratique, car « la surveillance de nos vies est l’extension naturelle de la publicité ciblée », note l’actuel directeur éditorial d’Arte. L’algorithme devient roi et détient aussi la capacité de déplacer les foules. Mieux, il classe, segmente la population, crée des groupes ou des bulles. « L’économie de l’attention a permis de démocratiser l’économie du doute », ajoute l’auteur car Internet, en supprimant les barrières, a permis une communication accessible à tous. Ceci conduit peut-être au point le plus troublant de l’évolution qui se joue actuellement : une défiance tous azimuts et un refus de l’expertise, au moment où la capacité à produire une information libre n’a jamais été aussi importante.

et alii dit: 11 juin 2019 à 9 h 29 min

L’objectif est de « transformer les structures »
e 23 mai, le livre de Frostenson intitulé K – comme Katarina, ou Josef K, le héros du Procès de Franz Kafka auquel elle fait référence dans l’ouvrage – n’est pas le premier à dénoncer les excès du mouvement de libération de la parole des femmes à l’automne 2017. Mais il est le mieux écrit. Surtout, il relance la polémique qui agite les médias du royaume scandinave depuis des mois.

et alii dit: 11 juin 2019 à 9 h 26 min

Vingt-six ans plus tard, elle en a été éjectée, victime, écrit-elle, « des envieuses », des « hyènes » et des « mégères », qui les ont couverts d’opprobre, elle et son mari,

et alii dit: 11 juin 2019 à 9 h 24 min

La cruauté existe partout, bien sûr – mais y a-t-il un autre pays où la joie dans le malheur des autres a un cours aussi élevé ? Où l’envie est aussi répandue ? Où l’on adore rouler dans le goudron et les cendres, voir les autres pris au piège et tomber. Ce trait de caractère semble être génétiquement [suédois]. On sourit tièdement, évite chaque conflit, tire la couverture à soi, on attaque par-derrière. »LE MONDE
même pas la RDL

Jazzi dit: 11 juin 2019 à 8 h 32 min

Oui, mais les Kim très débrouillards et intelligents et les Park pas très fufutes ! ça fait deux poids deux mesures. Pas comme pour les Groseille et les Duqueynois…

Jazzi dit: 11 juin 2019 à 8 h 15 min

IRENE NEMIROVSKY

Campagnes interdites

Irène Némirovsky est née en 1903, dans une famille de riches banquiers juifs de Saint-Pétersbourg. Chassée de son pays par la révolution bolchévique et installée en France, elle était déjà un auteur notoirement reconnu, lorsqu’elle fut arrêtée, en juillet 1942, dans un village du Morvan, où elle s’était réfugiée avec ses deux fillettes. Et d’où elle fut directement envoyée à Auschwitz, en passant par le centre de tri de Pithiviers. Peu de temps après, son époux, Michel Epstein, qui était resté à Paris, connaitra le même sort. Seules, les deux enfants du couple, Denise Epstein et l’écrivain Elisabeth Gille, parvinrent à passer entre les mailles de la police de Vichy. Après la guerre, il leur fallut beaucoup de temps pour qu’elles trouvent enfin la force de lire le manuscrit qui figurait parmi les papiers laissés par leur mère. Et c’est après plus d’une soixantaine d’années que nous avons pu découvrir, à notre tour, la Suite française, une puissante fresque romanesque, qui sonna la résurrection littéraire d’Irène Némirovsky. Son roman dépeint l’exode de juin 1940, qui précipita en masse les habitants des grandes villes sur les routes des campagnes françaises, dans un désordre inouï, ainsi que les premières années de l’occupation allemande, tel, ici, à Bussy, un petit village de centre de la France.

« Les Allemands avaient pris possession de leurs logis et faisaient connaissance avec le bourg. Les officiers allaient seuls ou par couples, la tête dressée très haut, faisaient sonner leurs bottes sur les pavés ; les soldats formaient des groupes désœuvrés qui arpentaient d’un bout à l’autre l’unique rue ou se pressaient sur la place, près du vieux crucifix. Lorsque l’un d’eux s’arrêtait, toute la bande l’imitait et la longue file d’uniformes verts barrait le passage aux paysans. Ceux-ci, alors, enfonçaient plus profondément leurs casquettes sur le front, se détournaient et, sans affectation, gagnaient les champs par de petites ruelles tortueuses qui se perdaient dans la campagne. Le garde champêtre, sous la surveillance de deux sous-officiers, collait des affiches sur les murs des principaux édifices. Ces affiches étaient de toutes sortes : les unes représentaient un militaire allemand aux cheveux clairs, un large sourire découvrant des dents parfaites, entouré de petits enfants français qu’il nourrissait de tartines. La légende disait : « Populations abandonnées, faites confiance aux soldats du Reich ! » D’autres, par des caricatures ou des graphiques, illustraient la domination anglaise dans le monde et la tyrannie détestable du Juif. Mais la plupart commençaient par le mot Verboten – « Interdit ». Il était interdit de circuler dans les rues entre neuf heures du soir et cinq heures du matin, interdit de garder chez soi des armes à feu, de donner « abri, aide ou secours » à des prisonniers évadés, à des ressortissants des pays ennemis de l’Allemagne, à des militaires anglais, interdit d’écouter les radios étrangères, interdit de refuser l’argent allemand. Et, sous chaque affiche, on retrouvait le même avertissement en caractères noirs, deux fois souligné : « Sous peine de mort. »
Cependant, comme la messe était finie, les commerçants ouvraient leurs boutiques. Au printemps de 1941, en province, les marchandises ne manquaient pas encore : les gens avaient tellement de stocks d’étoffe, de chaussures, de vivres qu’ils étaient assez disposés à les vendre. Les Allemands n’étaient pas difficiles : on leur refilait tous les rossignols, des corsets de femme qui dataient de l’autre guerre, des bottines 1900, du linge orné de petits drapeaux et de tours Eiffel brodés (primitivement destinés aux Anglais). Tout leur était bon.
Aux habitants des pays occupés, les Allemands inspiraient de la peur, du respect, de l’aversion et le désir taquin de les rouler, de profiter d’eux, de s’emparer de leur argent.
– C’est toujours le nôtre… celui qu’on nous a pris, pensait l’épicière en offrant avec son plus beau sourire à un militaire de l’armée d’invasion une livre de pruneaux véreux et en les facturant le double de ce qu’ils valaient.
Le soldat examinait la marchandise d’un air méfiant et on voyait qu’il
pressentait la fraude, mais, intimidé par l’expression impénétrable de la marchande, il se taisait. Le régiment avait été cantonné dans une petite ville du Nord depuis longtemps dévastée et vidée de tous ses biens. Dans cette riche province du Centre, le soldat retrouvait quelque chose à convoiter. Ses yeux s’allumaient de désir devant les étalages. Ils rappelaient les douceurs de la vie civile, ces meubles de pitchpin, ces complets de confection, ces jouets d’enfants, ces petites robes roses. D’un magasin à un autre, la troupe marchait, grave, rêveuse, faisant sonner son argent dans ses poches. Derrière le dos des soldats, ou par-dessus leurs têtes, d’une fenêtre à une autre, les Français échangeaient de petits signes – yeux levés au ciel, hochements de tête, sourires, légères grimaces de dérision et de défi, toute une mimique qui exprimait tour à tour qu’il fallait avoir recours à Dieu dans de telles traverses, mais que Dieu lui-même… ! qu’on entendait rester libre, en tous cas libre d’esprit, sinon en actes ou en paroles, que ces Allemands n’étaient tout de même pas bien malins puisqu’ils prenaient pour argent comptant les grâces qu’on leur faisait, qu’on était forcé de leur faire, car, après tout, ils étaient les maîtres. « Nos maîtres », disaient les femmes qui regardaient l’ennemi avec une sorte de concupiscence haineuse. (Ennemis ? Certes… Mais des hommes et jeunes…) Surtout, cela faisait plaisir de les rouler. « Ils pensent qu’on les aime, mais nous, c’est pour avoir des laisser-passer, de l’essence, des permis », pensaient celles qui avaient déjà vu l’armée occupante à Paris ou dans les grandes villes de province, tandis que les naïves campagnardes, sous les regards des Allemands, baissaient timidement les yeux. »
(« Suite française », éditions Denoël, 2004)

Jazzi dit: 11 juin 2019 à 8 h 09 min

@x, je n’ai pas bien compris de quelle perle j’étais l’auteur ? Vous tronquez l’une de mes phrases concernant Gide pour l’attribuer à Jacques de Lacretelle. J’ai pour habitude de parler de ce que je connais et j’ai dit ici n’avoir jamais lu l’auteur qui fait l’objet ici du papier de Passou !

@rose, ai-je bien compris, vous dites n’avoir jamais lu La Recherche ? Mais comment alors avez-vous pu enseigner la littérature du XXe siècle à vos élèves ?

@Bérénice, est-ce bien de votre fils et de votre fille dont vous nous faites un portrait pour le moins désobligeant pour eux ? Si les enfants ne sont pas responsables de leurs parents, les parents ne le sont-ils pas de leurs enfants ?

Marie Sasseur dit: 11 juin 2019 à 7 h 18 min

La romancière Irène Némirovsky, lauréate posthume du Renaudot en 2004, a vécu deux années à Issy-l’Évêque entre 1940 et 1942, avant de mourir en déportation à Auschwitz. Elle a marqué le village par son œuvre. Pour ne pas l’oublier, des habitants lui dédient un sentier littéraire inauguré ce samedi 8 juin.
https://www.lejsl.com/edition-charolais-brionnais/2019/06/07/issy-l-eveque-un-sentier-litteraire-pour-se-souvenir-d-irene-nemirovsky

Marie Sasseur dit: 11 juin 2019 à 7 h 04 min

Ne vous inquietez pas Renato, tout cela est sans suite aucune.
En matière de grabuge, il y a un ici , avec des relents negationnistes, qui passe à bas bruit…

rose dit: 11 juin 2019 à 6 h 57 min

Pareil que de comparer Besson et Carax.

Un, l’oignon, l’autre un monument.

Sinon, pénibles :
Les « en province », les « j’ai mangé avec Wiseman », les « j’ai couché avec Ratajovski ».

((un sac d’os, j »t’l’dis, qu’tu t’plaignes pas d »être déçu)).

Moi, j’ai bouffé des pop corns en buvant du coca en regardant thé voire à côté d’ma maman qui s’endort.
P. elle dort j’vais pouvoir relaxer. L’expérience a été faite en protocole sur les rats. La déambulation fait partie de la pathologie. (( parler de pathologie comme suites prévisibles au viol c’est.gravissime, le mot convient pas, là)).
Y aurait Wiseman qui viendrait bouffer des lasagnes que j’lui dirai « ôte-toi de mon soleil, Wiseman ».

Hi hi
Hé hé
Ha ha
Hu tu

Hou hou fit le loup

Chaloux dit: 11 juin 2019 à 6 h 52 min

Assouline est devenu une sorte de Jésus. Sous son influence, l’académie Goncourt c’est la multiplication des médailles en chocolat.

rose dit: 11 juin 2019 à 6 h 32 min

Cinéma, notes :
L’incandescence d’ Adjani et la frigidité d’ Huppert.
Les comparer ?
Le feu et la glace.

Les sur-côtés, les enfants gâtés, Jarmush et De Palma.

Les mal-aimés, les rebelles, les créateurs, Carax.

C’ est le public qui s’ y trompe pck pas au r-v.
La postérité rétablira, comme avec Sartre et Camus.
Cui qui reste, cui qui cendres.

Ce public, avec son besoin de Keanu Reeves.
De manger des panisses en buvant une blonde, sous pression.
De chanter faux – mais faux crénom- des chansons par cœur connues. C’ est pas son job, prénom, au cœur.

Le jour où t’ auras plus besoin d’ être autant aimé par n’ importe qui, baby.
Ah.

Faudrait qu’t »ai eu un oiseau qui te parle.
Sur le Mont Etna.
T’aurais dit  » siete te, siete te.
Tu t ‘ serais assis sur l’arbre, tordu là pour toi, t’ aurais soufflé un brin.

rose dit: 11 juin 2019 à 6 h 16 min

Je lis, sous la plume d’Annelise « que je me rue » et je rigole, je rigole, comme une tordue.

Chaloux dit: 11 juin 2019 à 6 h 11 min

L’indignité du style des normaliens, est une valeur en hausse. Voyez, ou plutôt ne voyez pas Pingeot, la nouvelle Marguerite Yourcenar.

Chaloux dit: 11 juin 2019 à 6 h 03 min

Merci d’avoir rappelé cette histoire de cagnotte de prix Nobel qui complète pour moi le portrait de l’étroniforme Sartre à qui aucun sentiment de propriété ne fut étranger. En définitive et en dépit de son style à la limite de l’imbécillité, tout à fait indigne d’une normalienne, Beauvoir reste le grand homme de la famille.

rose dit: 11 juin 2019 à 5 h 56 min

Ce n’est pas que je n’accepte pas vos excuses, pour m’avoir traitée de cageot un matin de bonne heure, mais c’est parce que ce qui est fait est fait.
La mémoire imprime.
Et je m’en suis dit, ah, lui aussi participe au massacre.

Aujourd’hui ne me poserai pas la question du goût du sang ou pas qui vous anime.
Sais avoir servi d’exutoire et que si mon père a tenu cinq mois à mourir c’est grâce à l’acharnement commis sur moi, en lambeaux, par le bras armé de massœur.
Il est mort.

Je suis vivante.

Que dirai-je ?
Que l’important serait de retenir. De comprendre. De trouver d’où vient cette rage.
Seul.moyen de d’annihiler.

Moi, pardon, suis tellement habituée à courir sous les balles et à fournir le goût du sang, que je sais courir vite et garder la quantité qu’il me faut pour que cela circule, cœur et cerveau liés, le premier prédomine ; « vous êtes trop dans l’affect » me dit le chant de l’oiseau, tiwit, tiwit.

rose dit: 11 juin 2019 à 5 h 35 min

Ce qui est fait est fait.
Cela implique aucune domination de soi-même.

Ce peut être relativisé par deux choses :
Celui qui fait subir subit plus que celui qui subit.

Seule l’attitude face à la mort a importance.
Tout le reste est du pipeau.
Cela implique grandes économies.

rose dit: 11 juin 2019 à 5 h 02 min

Et, tant d’occurrences
Soleil vert -bonjour,
Je veux du soleil
Le lundi au soleil
Soleil bananes et petites pépées
Etc.

Bon mardi

Quand on en a, on n’en réclame pas.
Ici, pluie nommée averses par météo france. Jardin heureux.

rose dit: 11 juin 2019 à 4 h 57 min

Jazzi
La phrase est
Ôte-toi de mon soleil
Attribuée à Diogène de Sinope
Cf.wiki
« Ôte-toi de mon soleil » – (réplique fulgurante à Alexandre le Grand, roi de Macédoine, qui était aimablement venu le voir et qui lui demandait s’il avait besoin de quelque chose, s’il pouvait l’aider en quoi que ce soit… – Oui, ôte-toi de mon soleil, répliqua Diogène.

Delaporte dit: 11 juin 2019 à 4 h 40 min

Deux lectures : 1) Sartre, qui parle des salauds et des lâches ; le « salaud » sartrien, concept complet, qui s’applique à renato (pour mieux comprendre, avec efficacité) : le salaud est fataliste, il croit que tout est écrit d’avance pour légitimer son infamie, sa non-liberté ; et 2) l' »écologie intégrale » du pape François, dans la lignée de Laudato si’, en encyclique sur la place de l’homme dans la nature ; François qui, cf. un article de La Croix, réitérait hier cette nécessité éthique. Sartre, François… les voilà réunis pour éclairer notre temps présent, après cette poussée écologiste aux élections (François), et pour mieux comprendre un caractère ignoble du blog (Sartre et son salaud), – autant dire pour définir le phénomène actuel, moderne, contemporain, et contingent. Il y a du contingent. L’aliénation médiatique putride n’aura pas le dernier mot, qu’on se le dise dans les officines ! Ah, les salauds…

rose dit: 11 juin 2019 à 4 h 17 min

(Comme le cerveau, les méandres. Cela doit irriguer, fleuve (Sénégal -ô immensité alanguie, sinueuse)).

Phil dit: 11 juin 2019 à 0 h 22 min

probablement aussi, x, mais Fermina Marquez peut également concourir; dans ces contrées du Sud où aimait errer Larbaud, « la chaleur descelle les dalles comme les moeurs ». je suis vos intervilles littéraires.

x dit: 11 juin 2019 à 0 h 18 min

Phil, à moins que quelque chose ne m’ait échappé, ce ne serait pas plutôt à propos d’un texte des Enfantines que les procureurs pourraient déployer leur zèle ?

x dit: 11 juin 2019 à 0 h 12 min

Renato a bien sûr immédiatement donné la première réponse : Seven Types of Ambiguity de William Empson.

L’auteur du second titre a plus récemment publié ceci :
https://www.en-attendant-nadeau.fr/2017/11/21/ambivalence-nemirovsky/

Jeu dans le jeu (sans prérequis autre qu’une longue pratique attentive de la Rdl) : la devinette à la fin de mon message de 22h 37mn recelait aussi deux hommages à deux commentateurs-vedettes de ce blog, lesquels ?

Bérénice dit: 10 juin 2019 à 23 h 32 min

Sasseur, comment créditer vos affirmations, après Renato cretin, Phil sympathise avec les pedophiles. Votre humeur devient noire d’heure en heure et l’habitude au dénigrement jusqu’aux insinuations résiste à votre fatigue. S’il ne doit rester qu’un trait de vous, je retiens celui là. Vous êtes comme un mauvais vinaigre qui assaisonne de tendres salades.

D. dit: 10 juin 2019 à 23 h 27 min

C’est le monde qui est déconnecté de ce qu’il devrait être en réalité. Toute tentative d’inversion est mensonge.

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 23 h 25 min

J’ai terminé ma journée de solidarité avec les vieux Phil. Resultat: Vous n’en valez pas la peine

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 23 h 21 min

Toutes ces prouteries, lacretelleries, ca va bien pour occuper , et a nos frais, quelques vieux deconnectes total de la réalité du monde dans lequel ils vivent.

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 23 h 14 min

Gide, appelé par Miss Sasseur, en a pointé une dans ses caves: « il se disait romantique, il était simplement libidineux ».

Phil, c’est de la novlangue?

Qye vous fassiez l’apologie de la pédophilie ça vous regarde, mais en 2019, votre « référence  » ne passerait pas au travers des filets de la justice.

Phil dit: 10 juin 2019 à 23 h 05 min

renato, vos échanges sartriens achevés en gin tonique n’étaient pas déplaisants. Dylan a-t-il touché le chèque sans faire le voyage ni le discours ?

Phil dit: 10 juin 2019 à 23 h 02 min

dear x, l’aphasie de Larbaud avant-guerre sauva probablement Fermina Marquez de l’opprobre pédophile que n’auraient pas manqué de lui coller les censeurs d’aujourd’hui..confortés d’avoir vu l’auteur sombrer dans une collaboration morandienne, esquissée par ses louanges mussoliniennes dans le Journal de sa dernière année consciente.
quels sont vos deux titres dissimulés ? nous donnons la langue au « tchat »

renato dit: 10 juin 2019 à 22 h 45 min

Sept types d’ambiguité, je suppose ; l’autre j’ai un moment d’absence, peut-être plus tard.

x dit: 10 juin 2019 à 22 h 37 min

@closer : quand on lit cette perle chez Jazzi (à 12h 43mn, « c’est sa mère qui est chrétienne et la famille de son père protestante ») on se dit que la simple remise en contexte ne sera peut-être pas suffisante.

Quant au roman lui-même, sans être totalement dépourvu de mérite et d’intérêt, il a tout de même un côté cousu de fil blanc.
Subtilité ? Mais alors comment qualifier Fermina Márquez de Valery Larbaud ?

Dear Phil, il me semble que les louanges purement négatives (évitement du manichéisme), quoique bien compréhensibles dans les circonstances (i.e. conversation à très gros traits, à l’artillerie lourde), sont tout de même révélatrices des limites de ce roman.
Si une certaine ambiguïté évite à Silbermann de devenir un « roman à thèse », elle ne lui permet pas pour autant de dépasser la catégorie de roman d’idées (d’autres types d’ « ambiguïté » seraient alors requis).

(N.B. Deux titres d’ouvrages de théorie/critique littéraire sont cachés dans ce message, sauras-tu les retrouver ?)

Chaloux dit: 10 juin 2019 à 22 h 30 min

D. dit: 10 juin 2019 à 22 h 17 min

Bien vu, D. Amori et dolori sacrum, La mort de Venise, Tolède, La Colline inspirée, Du sang, de la volupté et de la mort, les Maîtres, que de chefs-d’oeuvre.

La Correspondance Flaubert Sand, c’est un des plus beaux livres que je connaisse. Je l’ai terminé le cœur en sang.

Phil dit: 10 juin 2019 à 22 h 26 min

Dear Closer, personne sur ce prestigieux blog ne doit ignorer David Golder, unique Golem de la littérature française livré pieds et poings liés aux gentils, mais la relégation de Silbermann aux enfers par ses mauvais juges laisse craindre d’autres dérives. Gide, appelé par Miss Sasseur, en a pointé une dans ses caves: « il se disait romantique, il était simplement libidineux ».

D. dit: 10 juin 2019 à 22 h 17 min

Comment, amateur de littérature, peut-on atteindre un tel âge sans avoir lu un auteur de la qualité de Barrès ?!
C’est à se…

Chaloux dit: 10 juin 2019 à 22 h 15 min

On reconnaît ceux qui n’ont pas vraiment lu Proust à leur insistance à parler de « de Lacretelle »…

En revanche, il n’est pas impossible qu’ils aient lu les frères Goncourt. Un de leurs nombreux tics.

Pour faire dimanche

C’est sans doute que c’est seulement l’dimanche que Médême lui souffle dans la trompette!

Hurkhurkhurk!

closer dit: 10 juin 2019 à 22 h 02 min

On reconnaît ceux qui n’ont pas vraiment lu Proust à leur insistance à parler de « de Lacretelle »…

Les « d’La Trémoïlle », ça vous dit quelque chose braves gens?

closer dit: 10 juin 2019 à 21 h 56 min

Votre interlocutrice ne sait pas à l’évidence qui est David Golder, Phil. Expliquez…(vous croyez toujours que tout le monde est aussi cultivé que vous! Ou alors seriez vous un peu flemmard?).

Phil dit: 10 juin 2019 à 21 h 33 min

Et les clichés et stéréotypes n’en parlons pas

n’en parlons pas effectivement, en 1922. Miss Sasseur, vos lectures à rebours laissent imaginer la réception critique d’un David Golder écrit par Lacretelle.

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 20 h 45 min

Vision racornie de Silbermann?

C’est plutôt la vision du Juif, de Lacretelle qui me semble fasciste. Voilà un eleve surdoué qui flagorne pour devenir le meilleur et le plus français de sa classe.
Quant au style, c’est d’une mièvrerie sans nom. Et les clichés et stéréotypes n’en parlons pas, tout y passe.

Bérénice dit: 10 juin 2019 à 20 h 40 min

Jamais lu Barrés, de Lacretelle et tous ces auteurs qui alimentent le débat. J’irai en enfer. Est ce qu’ils sont indispensables, Phil ? Si oui par quoi commencer? La correspondance Flaubert Sand est une paisible promenade d’où surgissent des profondeurs quelques points cruciaux là ou j’en suis , c’est à dire pas tres loin du rivage.

Bérénice dit: 10 juin 2019 à 20 h 33 min

17h33 vous êtes une femme ordonnée, il me semblait bien avoir lu ces lettres auparavant. Tous les chemins mènent à Romme et c’était sans intention de supplanter votre post du 24 mai. Je ne vous lis pas toujours.
Sinon, quelqu’un parlait du Jeune Ahmed . Terrible ce prosélytisme , je pense que chaque histoire est personnelle. Les Dardennes font bien d’en livrer une au cinéma qui hélas ne convaincra pas les concernés.

Phil dit: 10 juin 2019 à 20 h 32 min

Miss Sasseur, tout ça vaut bien votre vision plutôt racornie de « Silbermann », dont l’ambiguïté dépasse la prose victimaire d’un Kressmann Taylor.

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 20 h 26 min

Phil, si vous aussi ouvrez un cabinet de psy, ca va faire comme à la cgt, ou au pcf, plus de syndicalistes que de syndiqués.
Dites, vous l’avez écouté la fille de J. de Lacretelle qui va au bal, vous avez lu cet entrefilet de M. Winock, vous avez lu ce portrait de Silbermann ?
Alors vos explications de psychogenealogie, vous irez les vendre à zemmour et cie.

Phil dit: 10 juin 2019 à 20 h 07 min

Lacretelle n’était pas Barrès, ni le « nationalisme » son cheval de bataille. Il eut d’abord soin de consolider une généalogie de jeune orphelin élevé par son grand-père. une blessure qui a dû le rapprocher des affres de Proust confiné dans un snobisme virtuel.

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 19 h 51 min

4 siècles Phil, pour en arriver là, à un nationalisme mortifère ; c’est quand même la mort du petit cheval chez les de Lacretelle.

Phil dit: 10 juin 2019 à 19 h 42 min

Maintenant j’attends Court et sa defense de de Lacretelle

saprée Miss Sasseur, du mors aux dents. Proust, espérons-le, n’a pas attendu la formation que lui a donné Lacretelle pour le particuler correctement.

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 19 h 14 min

Maintenant j’attends Court et sa defense de de Lacretelle, je pense que je peux attendre longtemps.

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 19 h 06 min

Je le fiche de savoir si vous accordez une quelconque importance à ce que je pense de votre vacuité, je vous ai déjà dit que je monnayais ailleurs mes talents , et que je ne viens pas ici pour le fader des cretins.
On a lu Sartre au lycée, ce a quoi vous avez du échapper, comme tout le reste.

renato dit: 10 juin 2019 à 18 h 56 min

Sartre n’a pas besoin de moi pour se dezinguer, il a fait ça très bien tout seul.

Cela dit, un homme bien aurait accepté le prix et tout de suite endossé le chèque à une oeuvre humanitaire.

Et pour en finir avec vous, croyez-vous vraiment que l’opinion d’une frustrées ait pour moi une quelque valeur ?

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 18 h 51 min

Renato, vous faites pitié, vraiment. Un enculeur de mouches comme vous c’est rare, pour dezinguer Sartre de la plus vile manière, alors que sur les idees deja… mais un autodidacte ignorant, un cuistre, un fat, qu’en attendre.
Ben rien.

renato dit: 10 juin 2019 à 18 h 44 min

Tiens la bas-bleu ne sachant pas quoi dire, comme il est juste qu’il soit, lance son petit insulte. C’est toujours comme ça quand on a affaire aux frustrés.

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 18 h 35 min

Enfin tout ça devient tres gonflant, a croire que ces gens n’ont rien a foutre.

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« 10 juin 1944. Une compagnie de Waffen SS investit le village d’Oradour-sur-Glane. En quelques heures, les Nazis massacrent la population, pillent et incendient le village et l’église. Le bilan est terrible : 642 victimes, 6 rescapés.

Nous sommes le 10 juin 1944, le village d’Oradour-sur-Glane est investi par une compagnie de Waffen SS de la division « Das Reich ».

En quelques heures, les Nazis éliminent la population, pillent et incendient le village, faisant 642 victimes. 6 personnes réussissent à échapper à ce drame, devenant les témoins du plus important massacre de civils français pendant la Seconde Guerre mondiale. »

Dans la série, je me souviens.
C’etait l’année 1986, même pas celle de Calogero.
Je me souviens, c’etait au mois de mai.
Le detour, qu’on avait voulu sur la grand’route qui va de Limoges à Angoulême , et plus loin vers cet hôtel aux volets bleus, où la plage entrait sableuse dans la chambre.
Je me souviens, il n’y avait pas vraiment d’indication. Un panneau à l’entrée du village. Je ne me souviens que du silence, il n’y avait même pas d’oiseau.

renato dit: 10 juin 2019 à 18 h 27 min

Et j’ai confiance en Lars Gyllensten car suite au débat au sujet de la fatwa qui condamnait à mort Salman Rushdie, il quitta l’Académie suédoise qui n’avait pas soutenu SR.

Mais j’ai longuement parlé de ça il y a quelques années de là et pas envie de le remettre sur la table : les gens n’ont qu’à s’informer.

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 18 h 17 min

Ce membre du comité Nobel a soutenu que Sartre avait demandé que l’argent du prix qu’il avait refusé soir reversé pour une oeuvre humanitaire. Information qui n’a jamais été prouvée.

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 18 h 10 min

C’est plutôt Renato qui devrait apporté la preuve de son accusation. Déjà quand il a balancé cette fake news la première fois, il s’était fait mouchė. Mais non, il continue son intox. Sans preuve. Comment peut-il le faire ?

closer dit: 10 juin 2019 à 17 h 51 min

Non Hamlet, je ne confond pas l’auteur et le narrateur. Quand je parle du narrateur, je parle du personnage du narrateur, l’ami de S., celui qui dit « je » dans le roman. Quand je parle de l’auteur, je parle de Lacretelle.

hamlet dit: 10 juin 2019 à 17 h 37 min

Delaporte, sérieusement, vous qui traquez si bien la lâcheté et la saloperie j’imagine que vous devez être un type extrêmement bien ? l’incarnation du courage ?

du coup au lieu d’insulter les autres essayez plutôt de mettre en marche vos pensées de type courageux qu’on voit un à quoi ça ressemble ?

on comme par qui ? Ulrike Meinhof ? celle qui a recuisiné l’antisémitisme nazi à la sauce révolutionnaire ?

vous savez que Meinhof est une avant gardiste, c’est elle qui a inauguré et promu de fort belle manière la première cet antisémitisme d’extrême gauche.

et c’est pour ça que vous l’aimez, parce que le nazisme c’est mal vu de nos jours, du coup pour trouver une nouvelle voie à votre antisémistisme vous allez chercher du côté de la bande à Baader.

ça c’est une belle preuve d’originalité et de courage ! chapeau !

et aussi bien sûr que vous êtes tout sauf un enfoiré de salaud à la con, cela va sans dire.

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 17 h 33 min

Proust encore.

Marie Sasseur dit: 24 mai 2019 à 11 h 08 min

Extrait de http://proust.elan-numerique.fr/presentation/war_letters

Lettres de la Guerre

Dans la nuit du dimanche 2 août au lundi 3 août 1914, Marcel Proust écrit à Lionel Hauser, son cousin par alliance et conseiller financier : « Dans les terribles jours que nous traversons tu as autre chose à faire qu’à écrire des lettres et à t’occuper de mes pauvres intérêts qui je te jure me semblent bien dénués d’importance quand je pense que des millions d’hommes vont être massacrés dans une “Guerre des Mondes” comparable à celle de Wells […]. » La sombre prédiction de Proust était appelée à devenir réalité. La Grande Guerre, en entraînant la fermeture des maisons d’édition et de la quasi totalité des imprimeries, allait en même temps amener Proust à retravailler son roman, À la recherche du temps perdu, qui, des trois tomes annoncés à la parution de Du côté de chez Swann en 1913, allait croître de manière imprévue, intégrant notamment la Guerre en train de se dérouler. Une des sections posthumes du roman, « Paris pendant la guerre », compte aujourd’hui parmi les représentations littéraires les plus célèbres du conflit mondial, vécu de l’ « arrière ».

Une subvention accordée par les Services culturels de l’Ambassade de France aux États-Unis en 2017 – dans le cadre d’un appel à projets marquant le centenaire de l’entrée en guerre des États-Unis en 1917 – a permis au projet Corr-Proust, projet-phare du Consortium franco-américain Proust21, d’élargir son équipe et de mettre au point les outils numériques nécessaires à son travail. Grâce à cet élan, une première sélection de lettres de la Guerre est présentée en novembre 2018, mois du centenaire de l’Armistice.

Le corpus retenu pour l’ouverture du site montre Proust vivant la Guerre de diverses façons : il s’inquiète de ses proches dont Reynaldo Hahn, engagé volontaire dans l’armée ; il critique le chauvinisme de la presse et les littérateurs qui « parlent bien mal » des soldats tués ; il complimente, de façon peut-être ambiguë, les Élégies guerrièresde Robert de Montesquiou ; il déplore la mort au front d’un jeune homme qu’il dit pourtant n’avoir « jamais vu ». Il craint d’être sommé de se présenter devant un Conseil de révision, malgré sa « déchéance physique », et sollicite de nombreux certificats médicaux, en vue d’être dispensé de toute obligation militaire. Il n’en quitte pas moins sa chambre pour assister à des événements de la vie artistique parisienne. Tout au long de ces années de guerre, il poursuit l’écriture de son roman : à une de ses correspondantes, Mme Scheikévitch, en deuil d’un frère tué au front, il révèle quelques secrets des volumes encore à paraître de la Recherche du temps perdu.

hamlet dit: 10 juin 2019 à 17 h 30 min

Delaporte dit: 10 juin 2019 à 17 h 23 min

vous êtes qui vous pour insulter renato ?

sérieux vous vous prenez pour qui ? et vous sortez d’où avec vos relents d’antisémisme chrétiens qui nous ramènent au moyen-âge ?

hamlet dit: 10 juin 2019 à 17 h 27 min

closer dit: 10 juin 2019 à 16 h 37 min

vous confondez encore l’auteur et le « je » du narrateur, n’était-ce pas juste une provoc pour mettre en exergue les dérives de son époque ? un peu comme les poules de Proust ?

c’est incroyable que vous fassiez tous cette confusion entre l’auteur et le « je » du narrateur.

pour mein Kampf c’est pareil, rien ne dit qu’Hitler partageait les idées de son narrateur.

Delaporte dit: 10 juin 2019 à 17 h 23 min

Sartre a refusé le chèque, c’est bien connu. Pure affabulation de renato, menteur en plus de lâche et de salaud.

Bérénice dit: 10 juin 2019 à 17 h 23 min

tout ce que l’on considère comme un talent chez Proust n’est que le revers de sa lâcheté.

Est ce qu’il ne s’est pas jeté dans son oeuvre pour se protéger de l’autre monde tout en s’attachant à disséquer le sien pour en montrer les failles, les defauts, les cruautés. Il a été témoin de la fin d’un monde qu’il rapporte. Sans connaitre par coeur ni avoir lu l’intégralité de la recherche j’ai pris note du sentiment de regret à la fin d’un amour de Swann, d’une melancolie qui vient d’un coup nimber tout le souvenir de ce qui ne sera jamais plus.

« Dans les terribles jours que nous traversons tu as autre chose à faire qu’à écrire des lettres et à t’occuper de mes pauvres intérêts qui je te jure me semblent bien dénués d’importance quand je pense que des millions d’hommes vont être massacrés dans une “Guerre des Mondes” comparable à celle de Wells, parce qu’il est avantageux à l’empereur d’Autriche d’avoir un débouché sur la Mer noire. »

« Je viens de conduire mon frère qui partait pour Verdun à minuit. Hélas il a tenu à être affecté à la frontière même », précise Marcel Proust. Plus loin, il condamnera encore plus sévèrement les puissants à l’origine du conflit : « J’espère encore, moi qui ne suis pas croyant, un suprême miracle qui arrêtera à la dernière seconde le déclenchement de la machine omni-meurtrière. Mais je me demande comment un croyant, un catholique pratiquant comme l’Empereur François Joseph, persuadé qu’après sa mort prochaine il comparaîtra devant Dieu, peut assumer d’avoir à lui rendre compte des millions de vies humaines qu’il dépendait de lui de ne pas sacrifier. »

Le projet de numérisation et de transcription s’inscrit dans la lignée du travail de Philip Kolb, professeur de français à l’Université de l’Illinois et spécialiste de Marcel Proust. Décédé en 1992, il avait consacré une partie de sa vie à remettre en ordre la correspondance de Proust qui, comme pour compliquer la tâche des archivistes, ne datait pas ses courriers, la plupart du temps.

Télécharger les livres
de Marcel Proust

François Proulx, professeur de français à l’Université de l’Illinois, et Caroline Szylowicz, bibliothécaire au sein de la bibliothèque des manuscrits et livres rares, supervisent ce grand projet patrimonial. La correspondance de la Première Guerre mondiale est particulièrement importante, soulignent-ils, car elle porte sur une période très créative pour l’écrivain, qui n’a pas été mobilisé pour des raisons de santé. « Les romans qui paraitront n’auront pas grand-chose à voir avec ceux qu’il avait terminé avant la guerre », explique Caroline Szylowicz.

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 17 h 12 min

Renato avait accusé Sartre d’etre allé récupéré les sous du Nobel qu’il a refusé. Quand on sait ce que ce triste personnage se faisait « taper » plus souvent qu’a son tour.
C’etait une fake news, comme Renato en a l’habitude. Jamais prouvé , que des insinuations de cretin qui sait tout sur tout.

renato dit: 10 juin 2019 à 16 h 50 min

Il y a quelque temps de là L’Express se demanda carrément si Dylan aurait refusé le Prix, comme Sartre en son temps. Je remets en ligne ma réaction de l’époque.

Ce fut un beau geste, c’est vrai, dommage que Sartre l’ait gâché quelque temps après en demandant au Secrétaire Perpétuel du Nobel s’il restait de l’argent… qu’il avait des « besoins »… Etc., etc. Bon, évidemment les hypocrites ne se souviennent que du refus.

Il faudrait désormais admettre que Sartre est un intellectuel inintéressant, et que donc ce passage à la caisse n’est qu’une anecdote de peu de valeur : une banale curiosité. Nonobstant, cette banale curiosité caractérise bien sa manière de se définir par des lieux communs, c.-à-d. par l’immobilité et l’absence de surprises, plutôt que comme individu. Certes, il était bon en recyclage, mais carrément fatiguant à la lecture, car sa prose délabrée dégringole sans peine dans l’ennui — même pas les quelques soupirs perfides et maléfiques involontairement caricaturés n’arrivent à la sauver !

Cela dit, la question en jeu ce n’est pas l’usage qui a été fait de l’argent, celles-ci n’est qu’une frustre justification moraliste accompagnée d’un brin de déliquescence émotionnelle… ou d’un soupçon d’exhibitionnisme sentimental… ou encore d’un chouia des deux… peu importe, puisque nous sommes là dans l’expression de l’ordinaire misère du conformisme — avec l’aggravante de croire qu’en déplaçant le sujet on sauve la mise. La question c’est d’avoir demandé l’argent après avoir refusé le prix, ce qui n’aurait rien de contestable si ça avait été fait dans la transparence, mais comme ça c’est plutôt l’image du héros manqué et hypocrite qui nous est donnée.

Bon, c’est vrai que l’œuvre de Sartre semble avoir disparu avec les 45 tours, pour cette simple raison j’aime imaginer Borges composer une fiction où le personnage est un intellectuel qui se définit par des lieux communs ; je l’imagine qu’afin de bien conduire sa narration il développe une praxis qui s’appuie sur la tendance du sens commun à faire la différence entre la réalité et l’apparence, entre une réalité de la surface et une réalité de la profondeur, entre divers genres de situations et de choses réelles. En un mot, popperienne — ou dans ces eaux-là. Il se peut que seulement à ces conditions, seulement en étant dans l’histoire de quelqu’un d’autre, la vie et l’œuvre de J-P. S. auraient finalement un sens cohérent. Il y a le risque que cela devienne trop métaphysique pour mes goûts. D’un autre point de vue, que la précision de l’imaginaire borgesien soit un trop beau cadeau pour un intellectuel qui a préféré croire que manifester avec des étudiants « en carrière » aurait pu combler les vides laissés par son incapacité d’interroger la littérature et en conséquence le concept de vérité — ce qui m’induit à relever le fait qu’il n’y a pas de contiguïté esthétique entre les lourdeurs de Sartre et la légèreté de Borges, ainsi je laisse tomber ma rêverie pour passer à autre chose : ce fut un jeu assez amusant pour accompagner le café du matin.

hamlet dit: 10 juin 2019 à 16 h 50 min

Bérénice, renato est un personnage nietzschéen (dans le meilleur sens du terme) qui a l’élégance et le bon gout de ne pas suivre (comme disait Lichtenberg) les règles de son époque.

Delaporte dit: 10 juin 2019 à 16 h 49 min

renato dit: 10 juin 2019 à 16 h 43 min

Paroles typique du « salaud » sartrien : le fatalisme dégoûté. C’est ignoble…

hamlet dit: 10 juin 2019 à 16 h 46 min

renato, ne perdez pas votre temps et votre énergie avec des types comme Delaporte et moi, nous n’en valons pas la peine.

Bérénice dit: 10 juin 2019 à 16 h 46 min

se construit selon un mode qu’il détermine par avance, devenant en conséquence la figure même du conformisme.

Tout ceci parce que Renato à simplement d’écrit qu’ilne se souciait pas de l’opinion que les autres pouvaient avoir de lui. Être conformiste n’est ce pas ce conformer à l’attente du grand nombre ou au mode de vie ou pensée et encore aux gouts d’une époque ou d’un groupe social. Si vous n’avez que faire du regard et par suite de l’opinion des autres sans pour autant être forcement anti conformiste vous ne vous conformez pas. Je n’y vois pas forcement de lâcheté ou de quoi faire de vous un salaud. Quant à votre exemple, la jeune ado qui a demandé à etre euthanasié, elle a été victime des salauds qui en la violant l’ont précipité dans une pathologie qu’aucun praticien n’a pu résoudre comme ses parents n’ont pu l’aider à guérir de ses blessures et continuer d’avancer malgré elles dans un équilibre relatif .

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 16 h 46 min

Lacretelle etait un nationaliste, aussi bien il a pu dans les années 20, laisser des articles dans la revue d’Albert Cohen ( doc Passou, in la bio de G. Gallimard), qui lui militait pour son ideal juif, avec la création d’un état, aussi bien il a parachevé cette adhesion à un national socialisme « maison », avec accointances avec la milice de darnand.
Bref, détestable n’est pas le mot, mais serieux, y’en a un peu marre de ce monde de pourris d’avant. Il n’y a pas qu’eux dans l’Histoire.

hamlet dit: 10 juin 2019 à 16 h 45 min

autrement dit : « la lecture de Proust conduit Mézigue – par-delà la théorie littéraire du réalisme sentimental – à la possibilité d’une critique dirigée non sur les œuvres littéraires, mais contre les abus et les insuffisances du monde réel. »

c’est pas beau ça ? dommage qu’il manque un Starobinski parmi vous pour me clouer le bec.

renato dit: 10 juin 2019 à 16 h 43 min

Tiens, le putride Delaporte revient à la charge, est-ce un jaloux pathétique ou seulement un facho-catholique sans consistance ? Peu importe, il est sans doute un homme de peu, et plutôt fruste, par-dessus le marché ; et de ce fait, qu’il dise ce que bon lui semble.

hamlet dit: 10 juin 2019 à 16 h 42 min

Delaporte, suite de Starobinski (dirigé contre moi et apporter de l’eau à votre moulin) :

« Mais la norme peut changer. Elle peut se déplacer. Le XVIIè s. est l époque où s’accomplit et se généralise la réhabilitation de la passion. Il ne suffit pas d’y voir la levée d’un discrédit. Il faut, de surcroît, discerner ce fait capital : la passion, le sentiment, sitôt réhabilité, réclament pour eux, et bientôt pour eux seuls, l’autorité que les prédicateurs ne voulaient reconnaître que dans la parole révélée et dans la Croix. Ce transfert d’autorité est d’une importance considérable, puisque la nouvelle autorité tend à s’imposer comme la source et le terme de référence de tous les jugements moraux, de toutes les accusations critiques.
Réhabiliter la passion, c’est réhabiliter l’identification personnelle suscitée par les divers arts. Que le spectateur ou le lecteur se sentent attirés dans l’espace de l’eouvre, qu’ils en vivent les situations bouleversantes, que l’illusion leur fasse éprouver tous les émois des personnages, c’est là tout ensemble la preuve de l’excellence de l’œuvre et le signe de la sensibilité du lecteur. Il en résulte une certitude, quelque peu confuse, où entrent en composition les considérations esthétiques et les motivations morales. Cette certitude n’en est pas moins autorité, et c’est d’elle que peut désormais se prévaloir le lecteur conquis, pour juger la réalité environnante, pour condamner le train du monde, les préjugés, les injustices… il dispose, en son for intérieur, d’un critère universel.
On se contentera ici d’un seul exemple : l’éloge de Richarson de Diderot. Aucun scrupule religieux n’interdit à Diderot de s’identifier aux personnages romanesques, de s’introduire, en témoin ému, en « héros secret », dans l’univers infiniment varié du romancier. Univers qui ressemble si bien à la réalité que Diderot en retour se croit fondé de demander au monde réel d’être fidèle aux grandes vérités de sentiment révélés par la fiction. Faire l’éloge de Richardson, ce sera moins parler de ses qualités littéraires, de son acte de composer, que de l’effet moral éprouvé par le lecteur, de la disposition d’âme avec laquelle celui-ci se tourne désormais vers la société et vers ses semblables. Et cette disposition chaleureuse, enthousiaste, attendrie, trouvera dans chacune des déconvenues que lui réserve le monde (et elles ne manqueront pas) le prétexte d’une critique acerbe, d’une condamnation portée au nom de la loi du cœur. L’examen admiratif de l’œuvre de Richardson conduit Diderot – par-delà la théorie littéraire du réalisme sentimental – à la possibilité d’une critique dirigée non sur les œuvres littéraires, mais contre les abus et les insuffisances du monde réel. »

closer dit: 10 juin 2019 à 16 h 37 min

Quelques indications sur le lieu et l’époque qui servent de contexte à Silbermann…Dès les premières lignes, nous savons que nous nous trouvons dans un « grand lycée » où le narrateur entre pour la première fois, en troisième. Il est situé dans les beaux quartiers de Paris (La Muette, le Ranelagh, sont cités ensuite). Une partie des élèves vient de « Saint Xavier », une école catholique qui fournit les meneurs de la persécution contre Silbermann, sous l’influence d’une Ligue que l’on reconnaît aisément comme l’Action Française sous un autre nom. Il y a deux autres juifs dans la classe qui ne sont pas inquiétés: fils de banquier et d’un député, ça impose le respect…Probablement de souche française plus ancienne que S., l’un deux est allié à une famille aristocratique. Le père de Silbermann, lui, n’est qu’antiquaire (profession suspecte), vient d’Allemagne et a un accent à couper au couteau.

Un épisode très intéressant donne une idée de l’époque. Le narrateur et Silbermann assistent par hasard à l’arrivée d’évêques qui se réunissent pour examiner la situation faite au clergé par les « nouvelles lois ». Nous somme donc autour de 1905/1906. Avec le génie qui lui est propre, Silbermann comprend immédiatement que l’on se trouve devant un moment historique et dit à son ami de retenir cette date qui figurera dans les grands dates de l’histoire…et il se lance dans un pastiche de Chateaubriand décrivant la fin d’un monde!

1905/1906, nous somme peu après l’affaire Dreyfus, la chasse aux sorcières anti catholique, le paroxysme sans doute des luttes anti cléricales. Le héros de Lacretelle, je veux dire le narrateur, est protestant et indifférent à ce contexte qui n’est jamais évoqué explicitement dans le roman. Sa religion, celle d’une minorité longtemps persécutée le rapproche d’instinct de Silbermann. Probablement un choix de l’auteur pour rendre plus vraisemblable son personnage.

et alii dit: 10 juin 2019 à 16 h 30 min

si ça peut vous éclairer, il y a des psys professionnels qui disent que leurs confrères sont des »hypocrites »,et je crois l’écrivent

hamlet dit: 10 juin 2019 à 16 h 28 min

il doit y avoir un passage (dans le Temps retrouvé ?) où Proust met en regard la misère du pauvre et celle du militaire, si je me souviens bien il dit que la misère du militaire est plus grande que celle du pauvre, je ne sais plus pour quelles raisons ?

Delaporte dit: 10 juin 2019 à 16 h 26 min

renato m’a toujours paru avoir la « mauvaise foi », l’hypocrisie du garçon de café, dont Sartre a parlé.

hamlet dit: 10 juin 2019 à 16 h 25 min

Christiane, par contre vous avez raison pour ce qui concerne la guerre dans la Recherche, on trouve chez le narrateur des provocations que ne partageaient sans doute pas l’auteur (cf ses lettres).

Delaporte dit: 10 juin 2019 à 16 h 24 min

Avec hamlet et renato, on a donc les deux figures du « lâche » et du « salaud » sartrien :

« Le refus de cette responsabilité, ou mauvaise foi, conduit à l’émergence de deux figures : le salaud et le lâche. Le salaud est celui « qui essaie de montrer que son existence est nécessaire, alors qu’elle est la contingence même de l’apparition sur terre ». Cela signifie qu’il refuse de se remettre en question, et s’arc-boute sur ce qu’il croit être le bien. Il ne justifie pas son existence par ses actions, mais justifie ses actions par son existence. Il se construit selon un mode qu’il détermine par avance, devenant en conséquence la figure même du conformisme. Le lâche, quant à lui, est défini par Sartre comme celui qui, « par esprit de sérieux ou par des excuses déterministes, se cache sa liberté totale ». Le lâche invoque des éléments extérieurs pour échapper à sa responsabilité, il laisse le soin aux autres de « faire ce qu’il ne peut pas faire ». »

christiane a détecté chez hamlet cette « lâcheté », et moi chez renato le fait qu’il est un « salaud », ces deux termes au sens sartrien, ce qui n’est pas rien. Voilà renato et hamlet accouplés dans une même faillite intellectuelle.

et alii dit: 10 juin 2019 à 16 h 21 min

j’ai entendu des femmes dire « sa poule » ou encore une grue »l’une avait alors une maladie dégénérative, elle parlait des « petites bourgeoises »,-elle était elle même de la haute bourgeoisie, artiste et veuve;l’autre était une galeriste qui avait fait des études de psycho, et tombée malade d’ unesorte de paralysie avait épousé un prof de maths et considérait la galerie et les artistes comme les enfants qu’elle n’avait pas pu avoir(c’est elle qui le disait);elle avait une vie mondaine et décrivait des femmes comme des « grues »;

christiane dit: 10 juin 2019 à 16 h 19 min

Vous êtes un hypocrite, hamlet ! voilà ce que vous avez écrit : « mais notre écrivain ne le sait pas me diras-tu mon greubou ? ben oui il le sait parce que les fenêtres sont ouvertes et tout le monde peut entendre les cris de ce type que l’on torture. du coup notre écrivain observateur, s’il se focalisait sur la belle jupe de la belle vendeuse de fleur en voyant des choses que les autres ne voient pas, ce n’est pas parce qu’il aurait un regard plus affûte que la moyenne, c’est juste parce que pour lui, se focaliser sur cette belle demoiselle est le meilleur moyen de ne pas entendre ces cris ! » Donc, un lâche.
Et puis vous m’agacez avec vos poules ! vous êtes un ruban de Moebius ! ça ne s’arrête jamais avec vous.
En fin de compte vous aimez jouer à l’andouille pour énerver l’autre. Alors, amusez-vous bien. J’écoute un merle sur un arbre proche. Il siffle merveilleusement.

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 16 h 03 min

Lacretelle et le Figaro.
C’est difficile d’avoir des infos sur ce qu’il a pu écrire ou faire sous la botte.

Il y a bien cette collaboration volontaire pour le journal de la milice de darnand ?

Et Court qui n’est pas là, zut de zut.

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 15 h 59 min

Plateforme qui évoque la prostitution des enfants en Thaïlande.

Pas vraiment, non. Il fait plutôt le portrait des pédophiles en touristes.

hamlet dit: 10 juin 2019 à 15 h 57 min

Christiane je n’ai pas utiliser le mot « lâche » pour Paul Edel, j’ai dit l’écrivain assis à la terrasse de son café qui décrit ce qu’il observe comme Paul Edel, mais la suite ne le concernait plus.

Fantine ? Hugo ? Hugo traite Fantine de « pauvre petite poule » ? faudrait me le recopier parce que j’ai dû louper ce passage.

dans ma mémoire j’avais retenu qu’Hugo au contraire faisait tout pour nous interdire de voir les femmes qui se prostituent comme de « pauvres petits poules », mais j’ai peut-être rêvé ?

non ! Hugo n’aurait jamais utilisé ces mots de « pauvre petite poule », je ne suis même pas sûr qu’à part Proust un autre écrivain, même le plus méprisant, le plus indifférent aux misères du monde, même le derniers des crétins, utilise cette expression de « pauvre petite poule ».

il y a quelque chose de terrifiant dans ces mots, une chose qui situe celui qui les emploie tout en le rendant insauvable, quand on les lit ils nous horrifient et nous sidèrent, et à partir de là tout bascule, à l’intérieur de soi on se dit « ah oui c’est comme ça que tu vois le monde et c’est comme ça que tu considères la misère, cela veut donc dire que, malgré tout ton talent, tu n’as rien vu ni rien compris, tu n’es rien d’autre qu’un pauvre abruti »

christiane dit: 10 juin 2019 à 15 h 38 min

@hamlet dit: 10 juin 2019 à 14 h 16 min
Vous écrivez : « nous connaissons tous la Recherche par cœur ». Peut-être vous, pas moi. Je ne l’ai jamais lue intégralement mais certains livres, chapitres et passages, oui.
Cette pensée peu glorieuse de l’homme croyant avoir surpris, par un bonjour sur un quai de gare, le passé de Rachel. (Un passé de prostituée créé pour lui et ses congénères en quête d’amour tarifé laissant la supériorité au mâle). Ce que j’en pense ? La prostitution est un enfer où aujourd’hui encore elle est vecteur de revenus pour femmes dans le besoin de gagner de l’argent quand aucune autre solution ne semble possible ou encore quand devenant la proie de réseaux et de dépendance à la drogue certaines jeunes femmes tombent dans ce piège. Il vous faudrait relire le poignant roman de Gary/Ajar Madame Rosa, la Fantine des Misérables de Hugo, («On dit que l’esclavage a disparu de la civilisation européenne. C’est une erreur. Il existe toujours, mais il ne pèse plus que sur la femme, et il s’appelle prostitution.» – Hugo), Boule de suif, La maison Tellier, de Maupassant, Nana de Zola… Sonia dans Crimes et châtiment de Dostoïevski ou Le Journal d’un voleur de Jean Genet… et tant d’autres…
Un tel mépris des hommes envers celles et ceux qui les satisfont… L’entrée dans la prostitution est une mort à soi, une dépersonnalisation progressive, une descente aux enfers…
Je n’évoquerai pas le trouble roman de Michel Houellebecq Plateforme qui évoque la prostitution des enfants en Thaïlande.
Les prostitué(e)s sont le miroir de cette société bien pensante et hypocrite, aux dessous inavoués, pas très glorieux, dotée d’une moraline discutable envers ces femmes dites « de mauvaise vie ».
Ce personnage de Proust est un lâche, oui, mais tellement répandu. Tous les hommes ne sont pas le Christ face à Marie-Madeleine !
L’aspect réflexif de l’œuvre de Proust permet d’être interrogatif. Pourquoi a-t-il prêté à ce personnage ces pensées ? Est-ce le reflet des siennes où encore un portrait de cette société ?

A propos, pourquoi ce portrait de Paul Edel en lâche dans un de vos commentaires précédents ? Qu’en savez-vous de la réaction qu’il aurait eu. Je l’imagine, comme un héros stendhalien, monter à l’étage et pourfendre l’assassin à coup de parapluie… anglais ! Est-ce votre portrait que vous glissez là sous la peau d’un autre ?

et alii dit: 10 juin 2019 à 15 h 11 min

sur la spécialiste agnès giard ce que dit wiki
Elle fait ses débuts dans les premiers fanzines de culture japonaise, qui inaugurent le concept du Cool Japan, et dans Nova Magazine, avant d’investir la presse cyber, la presse masculine et la presse féminine. En 1997, elle se rend pour la première fois au Japon. En 2000, elle devient correspondante du magazine japonais SM & Sniper4 où elle tient, pendant dix ans, une chronique régulière.

En 2003, elle publie un livre d’art au Japon, Fetish Mode, puis entame une série de recherches qui seront publiées en collaboration avec des artistes contemporains japonais tels que Tadanori Yokoo, Makoto Aida, Yasuji Watanabe, Takato Yamamoto, Gengoroh Tagame, Fuco Ueda, Suehiro Maruo, Yuji Moriguchi, Toshio Saeki, etc.

Publié en 2006, son ouvrage L’Imaginaire érotique au Japon propose une grille d’analyse inédite de la société japonaise par le biais de son rapport au corps, au sexe et au sacré. Suivent un Dictionnaire de l’amour et du plaisir au Japon (2008), puis un livre de design tissant le lien entre objets de culte, jouets sexuels et gadgets pour otaku : Les Objets du désir au Japon (2009).

Résidente en 2010 à la villa Kujoyama, Agnès Giard publie ensuite, sous l’égide du ministère des Affaires étrangères, une anthologie critique des histoires d’amour les plus révélatrices de la culture contemporaine japonaise.

et alii dit: 10 juin 2019 à 15 h 05 min

Je vous recommande l’excellent livre d’Elisabeth Chauveau sur les poupées Raynal,celles d’avant

et alii dit: 10 juin 2019 à 15 h 02 min

proust a son côté Japon ;voilà où ça en est maintenant:
De plus en plus d’hommes vivent une relation avec une poupée, au Japon. Photo AFP
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Ils les aiment comme de vraies femmes : de plus en plus de Japonais partagent leur vie avec des poupées en silicone grandeur nature avec qui ils n’hésitent pas à sortir. Les « rabu doru » (love dolls), qui sont bien plus que de simples objets sexuels, sont considérées comme de réelles compagnes. Elles sont très populaires chez les veufs.

Elles ont des prénoms. Elles portent des cheveux longs le plus souvent, lisses et brillants.

Les poupées grandeur nature en silicone font fureur au Japon, habillées comme de vraies femmes et considérées comme telles par de nombreux hommes qui les chérissent. Elles prennent des bains, sont pomponnées, sortent dans la rue ou au restaurant. Certaines de ces créatures sans chair ni os font même du ski avec leur heureux propriétaire.

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Quelque 2000 poupées de silicone de taille adulte sont achetées chaque année dans l’archipel nippon, selon les professionnels du secteur. Dotées d’une tête et d’un vagin amovibles, elles se vendent environ 5300 euros.

Photo AFP
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Certains Japonais, après une séparation ou un divorce, refont leur vie avec une poupée en silicone, qui devient le nouvel amour. Il ne s’agit pas seulement de combler un vide, de rompre avec la solitude : des hommes témoignent d’un véritable coup de foudre pour leur poupée, allant même jusqu’à la couvrir de bijoux.

Vivre avec une poupée se fait au grand jour et même les hommes mariées ou en couple en sont épris, à l’image de Yoshitaka Hyodo, blogueur de 43 ans, entouré chez lui d’un désordre kitsch et de jouets sexuels, et qui possède plus de dix poupées. Il a aussi une petite amie, une vraie, compréhensive.

« C’est plus pour communiquer sur un plan émotionnel », affirme au sujet des dames de plastique ce passionné d’objets militaires, qui les habille en soldats.

Photo AFP
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L’engouement des Japonais pour les poupées gonflables date du début des années 80. La version en silicone, après le vinyle souple et le latex, est apparue en 2001.

« La technologie a fait de grands progrès depuis les horribles poupées gonflables des années 1970 », explique Hideo Tsuchiya, directeur d’Orient Industry, un des fabricants japonais.

« Elles ont l’air incroyablement vraies maintenant et on a l’impression de toucher de la peau humaine. De plus en plus d’hommes les achètent car ils ont l’impression qu’ils peuvent communiquer avec elles. »

et alii dit: 10 juin 2019 à 14 h 59 min

sur les rabu doru, vous avez du travail!
Vivre avec une poupée se fait au grand jour et même les hommes mariées ou en couple en sont épris, à l’image de Yoshitaka Hyodo, blogueur de 43 ans, entouré chez lui d’un désordre kitsch et de jouets sexuels, et qui possède plus de dix poupées. Il a aussi une petite amie, une vraie, compréhensive.

« C’est plus pour communiquer sur un plan émotionnel », affirme au sujet des dames de plastique ce passionné d’objets militaires, qui les habille en soldats.

Bérénice dit: 10 juin 2019 à 14 h 53 min

50, les rdeliens sont de pures abstractions, comment s’en satisfaire? Mieux vaut encore un godemichet ou une poupée gonflée, non?

Bérénice dit: 10 juin 2019 à 14 h 50 min

Une biographie à ranger dans les pléiades pour le papier bible, ce serait si long qu’il vaudrait mieux l’envisager ainsi.

et alii dit: 10 juin 2019 à 14 h 50 min

: 10 juin 2019 à 14 h 48 min
moi, je vais manger où ça me convient le mieux, et pas avec des erdéaliens

Bérénice dit: 10 juin 2019 à 14 h 48 min

Quel rabat-joie à court d’inspiration. Je plains vos invités, toujours le même menu, à croire que vous ne sauriez qu’une seule recette, ce doit être bien triste au delà de la première. @ etalii.

et alii dit: 10 juin 2019 à 14 h 47 min

si le problème des causeries ici, c’est de se donner de l’importance, alors tirons l’échelle;allez causer avec vos pairs de toile;
je ne cherche pas à causer ni des interprètes;il y en a qui oànt déjà envisagé de se charger de ma biographie;je les ai envoyés à votre cher diable, qu’il s’appelle belzébuth ou azazel

P. comme Paris dit: 10 juin 2019 à 14 h 45 min

En quoi ces « DEUX PAUVRES PETITES POULES » seraient elles différentes de la cousette Fantine, Hamlet ?

hamlet dit: 10 juin 2019 à 14 h 44 min

et maintenant que j’arrive à la fin de ma petite vie tout devient très clair et je sais que je n’échangerais pas la moitié d’une phrase de Dostoïevski contre tous les livres de la Recherche ! parce que lui m’aura appris que ce soit Germaine, ou Lucienne, la vie de Proust ne vaut pas un kopeck face à la vie de chacune de ces deux « pauvres petites poules », il suffisait de chasser ce mépris premier et de creuser un peu, mais le faire aurait demandé un plus de courage.

et alii dit: 10 juin 2019 à 14 h 42 min

t: 10 juin 2019 à 14 h 37 min
je vous emmerde dit-on sur la RDLà ces baratins de levrette de couvent;c’est le monde d’après aujourd’hui

Bérénice dit: 10 juin 2019 à 14 h 37 min

13h55 que ces rencontrés vous honorent mais diable! nous ne sommes pas en competition si tant est que les rencontrés temoignent de votre être, sa valeur, son importance, ses qualités par leur aura prestigieuse. Nous n’en pouvons pas douter après ce festival affirmé.

hamlet dit: 10 juin 2019 à 14 h 32 min

« deux pauvres petites poules, avec des collets en fausse loutre »

on peut toujours s’émerveiller devant la description des poiriers en fleur juste avant, mais cette petite phrase est tellement épouvantable qu’elle suffit à elle seule à réduire à néant tout le reste.

c’est quoi ces deux PAUVRES PETITES POULES ?

je n’ai jamais pensé que Proust était assez idiot pour ne pas comprendre que ces pauvres poules, de par leur seule existence, étaient la directe conséquence d’une injustice sociale induite par ses petits amis mondains.

faut-il avoir aussi peu d’égard en l’humanité pour voir en elles que DEUX PAUVRES PETITES POULES ?

dites-moi une chose Christiane : avons-nous bien lu le même livre ?

est-ce bien cela que nous attendons de la littérature ?

est-ce bien cela qui vaut à l’auteur d’être considérer comme le summum de l’intelligence et de cette lucidité qui lui fait voir des choses qui nous auraient échappées ?

qu’est-ce qui nous a échappé Christiane ?

aujourd’hui j’arrive à la fin de ma petite vie, pourquoi n’aurais-je pas le droit de dire que je suis horrifié par ce « deux pauvres petites poules » ?

faut-il que les dogmes de cette religion proustienne pour qu’elle nous empêche de voir cette pénible évidence ?

alors oui, pour moi ce « deux pauvres petites poules » c’est de la pure lâcheté, une lâcheté que n’aurait pas un Faulkner, un Dosto et bien d’autres, mais chez Proust ce raccourcis équivaut simplement à ce refus de voir les choses en face, en un mot de la lâcheté.

rose dit: 10 juin 2019 à 14 h 20 min

Tout ce que l’on considère comme un talent chez Proust n’est que le revers de sa lâcheté

Hamlet

N’ayant pas lu Proust, me demande :
n’est-ce pas pck il décrit très bien ce qu’il
connaît le mieux ?
Et/ou :

N’est-ce pas pck cet autre monde -vulgaire- le dégoûte et le terrifie ?

hamlet dit: 10 juin 2019 à 14 h 16 min

de non-dits Christiane ? quels non-dits ? nous connaissons tous la Recherche par coeur, prenez par exemple ce passage et dites-moi comment vous le lisez :

« nous allions prendre le train pour rentrer à Paris quand, à la gare, Rachel, marchant à quelques pas de nous, fut reconnue et interpellée par de vulgaires « poules » comme elle était et qui d’abord, la croyant seule, lui crièrent : « Tiens, Rachel, tu montes avec nous ? Lucienne et Germaine sont dans le wagon et il y a justement encore de la place ; viens, on ira ensemble au skating », et s’apprêtaient à lui présenter deux « calicots », leurs amants, qui les accompagnaient, quand, devant l’air légèrement gêné de Rachel, elles levèrent curieusement les yeux un peu plus loin, nous aperçurent et s’excusant lui dirent adieu en recevant d’elle un adieu aussi, un peu embarrassé mais amical. C’étaient deux pauvres petites poules, avec des collets en fausse loutre, ayant à peu près l’aspect qu’avait Rachel quand Saint-Loup l’avait rencontrée la première fois. Il ne les connaissait pas, ni leur nom, et voyant qu’elles avaient l’air très liées avec son amie, eut l’idée que celle-ci avait peut-être eu sa place, l’avait peut-être encore, dans une vie insoupçonnée de lui, fort différente de celle qu’il menait avec elle, une vie où on avait les femmes pour un louis tandis qu’il donnait plus de cent mille francs par an à Rachel. Il ne fit pas qu’entrevoir cette vie, mais aussi au milieu une Rachel tout autre que celle qu’il connaissait, une Rachel pareille à ces deux petites poules, une Rachel à vingt francs. En somme Rachel s’était un instant dédoublée pour lui, il avait aperçu à quelque distance de sa Rachel la Rachel petite poule, la Rachel réelle, à supposer que la Rachel poule fût plus réelle que l’autre. Robert eut peut-être l’idée alors que cet enfer où il vivait, avec la perspective et la nécessité d’un mariage riche, d’une vente de son nom, pour pouvoir continuer à donner cent mille francs par an à Rachel, il aurait peut-être pu s’en arracher aisément, et avoir les faveurs de sa maîtresse, comme ces calicots celles de leurs grues, pour peu de chose. Mais comment faire ? »

et alii dit: 10 juin 2019 à 14 h 12 min

si ça peut vous réveiller, je pense à quelqu’un qui a eu un prix saint simon et que j’ai vu venir relancer chez nous quand j’avais sept ou huit ans;
basta

et alii dit: 10 juin 2019 à 14 h 09 min

et je mets dans « vécu » les guerres, la résistance,des campagnes politiques où ils ont été élus(je viens de vérifier une carrière sur la toile qui s’est conclue sur des mémoires publiées)alors inutile de m’expliquer

et alii dit: 10 juin 2019 à 14 h 06 min

cela donne une certaine entente des discours quand on a connu certaines personnes publiques (politique)dans sa jeunesse ,et il est évident que vous ne l’avez pas

et alii dit: 10 juin 2019 à 13 h 55 min

vous et vos gouts de cul, je m’en tape;j’ai dû rencointrer plus de gens que vous dans ma vie qui avaient plus « vécu » que vous tous,c’est à dire pas dans l’exercice du métier d’enseignant, de psy,ou d’écrivain;je lis les liens qui m’intéressent et n’en enverrai pas sur ordre;et je vous emmerde!

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 13 h 47 min

jazzi, vous ne lisez rien, ou ne comprenez pas ce que vous lisez. De la frivolité, du bruit de fond, voilà ce que je pense de vos commentaires, quand ils ne sont pas tyranniques avec ceux qui ont du avoir le malheur de vous confier un ou deux trucs perso, non destinés etre rendus publics. La fumette aidant ça part vite en spectacle immonde.

Court, qui affirme penser comme Phil, à propos de Silbermann, je pense qu’il ne l’a pas lu.

Si Passou pense que c’est un livre ambigu, j’en suis pour ma part complètement convaincue, maintenant.
Ce soit-disant conte moral contre l’antisémitisme , je trouvai bizarre que J. de Lacretelle n’en ait pas tirė les conclusions qui s’imposaient à lui, à titre personnel .
Et puis à relire cet extrait donne hier sur un lien qui renvoie à un cr de lecture sur le site actualitté, je trouve effectivement que Lacretelle a fait le portrait trangressif d’un Juif, à qui il prête une ambition de devenir le plus français d’entre eux en absorbant tous les clichés, les plus débiles.
Et à la relecture, c’est insupportable. Insupportablement vicieux dans la demarche.

christiane dit: 10 juin 2019 à 13 h 42 min

@Jazzi dit: 10 juin 2019 à 13 h 28 min
Sais-tu ce que devient Clopine ? Son silence est inquiétant.

Jazzi dit: 10 juin 2019 à 13 h 33 min

Et alii, aligne des liens auxquels elle ne comprend rien et attend qu’on les lise, les lui explique et qu’on la félicite.
Tout ce petit monde occupe les 3/4 de l’espace dévolu aux commentaires, sans oublier d’insulter au passage ceux qui tentent de l’enrichir…
Pas étonnant que les meilleures volontés du blog prennent la fuite !

Jazzi dit: 10 juin 2019 à 13 h 28 min

Christiane, hamlet ne pose aucunes questions, et n’écoute aucunes réponses, il est seulement là pour assener des sophismes qu’il prend pour des vérités.
Marie Sasseur, guère mieux, voire pire !

christiane dit: 10 juin 2019 à 13 h 22 min

Hamlet – 12h45
Cette sorte de lâcheté ? (Céline – Voyage au bout de la nuit. :
« Le canon pour eux c’était rien que du bruit. C’est à cause de ça que les guerres peuvent durer. Même ceux qui la font ne l’imaginent pas […]. La plupart des gens ne meurent qu’au dernier moment. D’autres commencent et s’y prennent vingt ans d’avance […]. Ce sont les malheureux de la terre. Je n’étais point très sage pour ma part, mais devenu assez pratique cependant pour être lâche définitivement. »
Ou celle des compromis… cette dissimulation pour éviter les jugements quant à sa vie intime ? de la honte répétitive à chaque fois que poindra son désir ? ou, créant ces portraits, fait-il quelque chose de mieux que ces mondains ? L’autre n’est-il qu’un autre lui-même ? Ces portraits montrent-ils les êtres tels qu’ils sont ? ou ne sont-ils que les idées que le narrateur s’en fait…

Vous posez beaucoup de questions mais vos réponses sont pleines de non-dit…

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 13 h 06 min

jazzi à 12h43
Manque d’attention?
Il ne s’agit pas ici, a 11h57 dans cet extrait du discours de B. Poirot Delpech de la mère de Gide mais de celle de J. Lacretelle.
Pour les moeurs sexuelles de Gide pédophile et Lacretelle bisexuel, comme le raconte sa fille, c’est pas la question posée à Court.

hamlet dit: 10 juin 2019 à 13 h 02 min

christiane dit: 10 juin 2019 à 12 h 30 min

je relativiserais ce côté « regard féroce », parce que pour tous ces mondains, même ces férocités sont une aubaine, l’occasion de règlement de compte à l’intérieur de chaque caste (l’imbécile c’est toujours l’autre) et aussi entre castes.

dans tous les cas Proust leur redonne une existence et une humanité.

en plus ce sont des férocités étriqués, ramener à l’intérieur de leur propre monde, totalement inutiles d’un point de vue d’une humanité plus large.

j’espère que vous avez lu des auteurs comme Jack London ? s’il fallait juger et régler leur compte à tous ces gens ce n’est certainement à la façon de Proust.

parce que ces gens portent tous une responsabilité immense sur les malheurs du « petit peuple », du coup ce côté « petite peste » de Proust qui se moque d’eux, ce côté « cage aux folles » de Proust, au regard de la responsabilité de ces gens sur le malheur du monde (que Proust n’a jamais su voir) c’est un immense cadeau pour eux !

et ce cadeau est d’autant plus grand que le talent d’écriture de Proust est immense.

non chrsitiane, croyez-moi, cette petite férocité c’est du pipi de chat.

Jazzi dit: 10 juin 2019 à 12 h 52 min

Qu’est-ce que hamlet ne va pas chercher pour maquiller ses sophismes de pétomane de la pensée !
Moi je préfère coucher avec Socrate…

bouguereau dit: 10 juin 2019 à 12 h 50 min

toutafé keupu..et pourtant quand je descendais dans la cave de sigmaringueune et que je te disais que je voyais lassouline en oberchtourmf torturer des femmes nues tu n’as rien dit..polo non pus note..complices!..tous complice

hamlet dit: 10 juin 2019 à 12 h 45 min

greubou : la question de la position de l’écrivain comme observateur est une chose qui peut parfois se révéler amusante.

on peut imaginer un type comme Paul Edel assis à une table d’un café, à décrire la jolie demoiselle en train de vendre ses fleurs, vêtue de sa jolie jupe à fleurs, avec ses beaux yeux couleur hortensia, et ses joues qui rappellent la fraicheur des roses un matin de printemps, dans ce décor il peut y avoir quelques passants marchant d’un pas pressé vers quelques affaires les empêchant de s’attarder sur la beauté de cette demoiselle vendant ces fleurs etc etc etc…

ça c’est la position de l’écrivain observateur, le poste d’observation sur le monde de l’écrivain assis à la terrasse de son café et observant le monde avec des détails que nous ne savons pas voir.

et tu vois greubou, si tu agrandis un peu la focale, tu vois qu’au premier étage de ce café un type est en train d’être torturé par la milice locale.

mais notre écrivain ne le sait pas me diras-tu mon greubou ? ben oui il le sait parce que les fenêtres sont ouvertes et tout le monde peut entendre les cris de ce type que l’on torture.

du coup notre écrivain observateur, s’il se focalisait sur la belle jupe de la belle vendeuse de fleur en voyant des choses que les autres ne voient pas, ce n’est pas parce qu’il aurait un regard plus affuté que la moyenne, c’est juste parce que pour lui, se focaliser sur cette belle demoiselle est le meilleur moyen de ne pas entendre ces cris !

et voilà ce qu’est Proust.

et ça je ne sais comment il faudra vous le dire pour vous le faire rentrer dans votre petite tête d’imbéciles.

tout ce que l’on considère comme un talent chez Proust n’est que le revers de sa lâcheté.

Jazzi dit: 10 juin 2019 à 12 h 43 min

Chez Gide, c’est sa mère qui est chrétienne et la famille de son père protestante, Marie Sasseur.
Après la mort de celui-ci et un détour dans la famille maternelle à Rouen, la mère, le fils et la bonne s’installent auprès de la famille paternelle à Montpellier. Ici, il évoque son entrée au lycée local. Pour plus de détails se reporter à « Si le grain ne meurt », le livre le plus autobiographique de Gide :

« Deux factions divisaient la classe et divisaient tout le lycée : il y avait le parti des catholiques et le parti des protestants. A mon entrée à l’Ecole alsacienne j’avais appris que j’étais protestant ; dès la première récréation, les élèves, m’entourant m’avaient demandé :
– T’es catholique, toi ? ou protescul ?
Parfaitement interloqué, entendant pour la première fois de ma vie ces mots baroques – car mes parents s’étaient gardés de me laisser connaître que la foi de tous les Français pouvait ne pas être la même, et l’entente qui régnait à Rouen entre mes parents m’aveuglait sur leurs divergences confessionnelles – je répondis que je ne savais pas ce que tout cela voulait dire. Il y eut un camarade obligeant qui se chargea de m’expliquer :
– Les catholiques sont ceux qui croient à la sainte Vierge.
Sur quoi je m’écriai qu’alors j’étais sûrement protestant. Il n’y avait pas de juifs parmi nous, par miracle ; mais un petit gringalet, qui n’avait pas encore parlé, s’écria soudain :
– Mon père, lui, est athée. Ceci dit d’un ton supérieur, qui laissa les autres perplexes. »

bouguereau dit: 10 juin 2019 à 12 h 36 min

Je ne t’insulte pas, je te remercie pour la médaille d’or, hamlet !

pour un méxicain qui a de l’or..même des cartels..ça vaut bien quelques hinsultes baroz..

christiane dit: 10 juin 2019 à 12 h 30 min

hamlet dit: 10 juin 2019 à 11 h 10, 11h16, 11h28
Oui, hamlet, il tisse son filet de mots autour de ce monde puis le déchire pour le déverser dans La Recherche. Je relisais le chapitre II avec ce souper chez les Guermantes, d’une précision et d’une férocité à couper le souffle. C’est plus fort qu’une photographie qui surgit d’un bain de révélateur. Rien ne trouble sa grande indifférence jubilatoire, une sorte d’attirance-répulsion. Il y va au scalpel, les scrute, les dévoile ! Une sorte d’emboîtement dévoilant chaque personnage dans sa vanité ou sa vulgarité, son anxiété de paraître, d’être admis. Tout est recueilli : gestes, mimiques, paroles de cette inutilité sociale, vêtements, poses. Il les ajuste comme dans un puzzle, approche de plus en plus près cette table « prestigieuse », feignant d’être de ce monde pour mieux les observer. Il retarde le moment, prolonge avec délectation. Ce narrateur sans nom analyse cet art de la conversation tellement ritualisé, cherche la vérité de ce prétendu « grand » monde. C’est aussi d’une grande puissance comique. Maîtres et valets…
Je l’imagine, plus tard, dans sa chambre dans sa solitude aimée, se coupant du monde extérieur, de son statut de mondain, glissant avec volupté dans l’écriture car elle lui permet de retrouver la vérité, par la transmutation, l’introspection des sentiments qu’il a éprouvés lors de ces dîners, toute une analyse de sa mémoire, cet effort constant de la faire revenir avant que l’oubli ne l’efface…. Une posture ethnographique de sociologue. Son moi profond est tellement plus important que son moi social. Ce n’est qu’à travers lui qu’il comprend les autres. L’être-écrivant Proust est admirable. Écrire : son acte de vie.

hamlet dit: 10 juin 2019 à 12 h 30 min

Starobinski (Table d’orientation) – (suite à venir) :

« Pour les prédicateurs du XVIIè s. rien n’était plus suspect que le mouvement par lequel un spectateur s’identifiait aux personnages de la tragédie, ou par le lequel un lecteur se laissait entraîner à partager les sentiments des héros d’un roman. Dès qu’elle exerçait sa séduction jusqu’à livrer les âmes à la tyrannie de la passion, la littérature cessait d’être un divertissement sans conséquence. En invitant les individus à se confronter avec des créatures imaginaires, à éprouver leurs désirs et leurs tourments, elle n’était pas coupable seulement d’orgueil, elle devenait la concurrente de la religion ; elle proposait une contrefaçon mondaine de l’acte de dévotion, et substituait au seul objet légitime (Dieu, le Christ en croix) des appâts spécieux. Le spectateur, le lecteur, transportés hors d’eux -mêmes, se perdaient dans la passion des héros fictifs, tandis qu’en participant à la passion du Christ ils se seraient remis en mais sûres. Il fallait les détourner de poursuivre le simulacre d’un bonheur que seul le Ciel pouvait assurer. En critiquant la comédie et les romans, Bossuet, Nicole, Bourdaloue dénonçaient une forme d’idolâtrie, une infidélité à la seule autorité qu’il convenait de reconnaître. Le danger de la la littérature, à leurs yeux, loin de tenir à la seule frivolitié, résidait encore bien d’avantage dans l’intensité de sa fascination, dans l’arrachement à soi et aux devoirs quotidiens qui allait jusqu’à parodier le dégoût du monde évoqué par les âmes mystiques.
La littérature donne l’essor à la tentation d’une mauvaise identification, contre laquelle les prédicateurs dirigent leur censure. Ce jugement est un acte critique (au sens de la réprobation, de la condamnation). Or ce qui rend possible et nécessaire cette critique, c’est l’autorité absolue attribuée à une forme d’identification, la seule désirable. Le jugement moral s’appuie ainsi sur un critère parfaitement défini : tout ce qui ne lui correspond pas est rejeté. Et face à une accusation de cet ordre, toute défense, toute apologie, a pour tâche primordiale de démontrer la compatibilité de l’œuvre de pure fiction avec la norme indiscutée, avec le dogme reçu. »

bouguereau dit: 10 juin 2019 à 12 h 28 min

Croyez-en un ancien enfant de chœur : l’éducation protestante a, sur la catholique, l’avantage d’apprendre à désobéir !

à quoi et à qui..c’est là qutes bas blessent grosse tèrezoune..ça te donne un air rebelle qui plait a dirphiloo..moi chte préfère avec tes lianes maous qui te donnent l’air aérienne de méchante hominide..mais c’est mon gout incorigibe dla poésie

renato dit: 10 juin 2019 à 12 h 23 min

Le téléphone sonne, on m’annonce qu’un écrivain est en train de se la jouer comique sur LCI en avouant qu’il a menti, j’allume donc la boîte à eau sale. Enfin ! pas envie de me lancer la dedans, deux vieux segments peuvent suffire.

« The unsolved antagonisms of reality return in artworks as immanent problems of form ». Plutôt que parler à tort et à travers d’art & mensonge, s’adonner à des rêveries, au cigare, au kirch, à la parodie de « la mise en scène de la différence originelle* » — ce qui est beaucoup plus chic ; si ces possibilités ne semblent pas accessibles : golf, tennis, foot — passifs, naturellement (télé, popcorn et limonade gazeuse, en prêtant attention au sucre) ; si actifs, baby-foot. « Why should things be easy to understand ? », demanderait Thomas Pynchon. À propos, quelqu’un a lu le souvenir de Rushdie de sa rencontre avec Pynchon ?

*Peu importe comment chacun organise « la mise en scène de la différence originelle » : Ovide a probablement inventé sa légende ; le Douanier l’a sans doute inventé — le Mexique, la Jungle, le Désert —, les deux avec d’admirables résultats. Il y en a qui s’obstinent à organiser « la mise en scène de la différence originelle » par le biais de faits réels et ils n’arrivent à rien. « The justification of art is the internal combustion it ignites in the hearts of men and not its shallow, externalized, public manifestations. The purpose of art is not the release of a momentary ejection of adrenaline but is, rather, the gradual, lifelong construction of a state of wonder and serenity », dit Glenn Gould

bouguereau dit: 10 juin 2019 à 12 h 18 min

sauf que certaines omissions, quand elles sont trop grosses, peuvent devenir très problématiques

je vais pas remettre la photo de céline en tartarinade de dragon sur de lui et dominateur..lors que pourtant c’est le même qui etc..un livre c’est une réalité créée par l’homme..elle ne vaut qu’essentielement comme ensemble cohérent et selon les règles de chrodinguère..t’es dedans ou pas..la position « d’observateur » c’est un truc hassez contre nature de l’art..molo comme on dit chez rénateau

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 11 h 57 min

Court , spécialement pour vous, qui acez le chic, une fois qu’on dit qu’on a le dos tourné pour balancer vos oetites plaintes au fond de la sacristie.

D’ici ce soir, j’attends de pied ferme vos commentaires sur cet extrait de discours d’academicien, qui rendent mes rapprochements moins cons que votre annuaire téléphonique en guise d’argument.

« Premier rendez-vous, dès la naissance, en 1888 : une mère protestante des Cévennes, très gidienne dans sa façon chagrine d’inculquer le péché en oubliant l’amour. C’est à elle, le père mourant tôt, que le lycéen devra de maudire la nature et ses fêtes, mais aussi de se reconnaître dans les réprouvés. Sans elle, se serait-il dressé au côté de Silbermann ? Croyez-en un ancien enfant de chœur : l’éducation protestante a, sur la catholique, l’avantage d’apprendre à désobéir ! »

Marie Sasseur dit: 10 juin 2019 à 11 h 44 min

quand j’aurai le temps, mais avant ce soir.
Car cette histoire de roulette russe n’en restera pas là !

hamlet dit: 10 juin 2019 à 11 h 43 min

Jazzi, je comprends bien que tu m’agresses parce que ce que je dis sur Proust te concerne aussi d’une certaine manière.

le fait que tu m’agresses laisserait penser que j’aurais raison, mais rassure-toi : je ne suis pas du tout certain d’avoir raison, et donc il est inutile de m’insulter.

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