de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Cent ans de métamorphoses

Cent ans de métamorphoses

Il n’avait pas tort, Italo Calvino. A force de mettre “kafkaïen” à toutes sauces, de galvauder l’adjectif outrageusement à le synonymisant avec « illogique » ou « absurde » jusqu’à le vider de son sens, ou du moins à le pervertir ce qui est une face de la rançon du succès (“surréaliste” a subi le même sort funeste), on en oublierait ce qu’il y a de véritablement kafkaïen dans l’œuvre de Kafka. Le centième anniversaire de la publication de La Métamorphose (Die Verwandlung) par Kurt Wolff à Leipzig, nouvelle dans laquelle Vladimir Nabokov voyait la quintessence de toute son œuvre, est l’occasion d’y revenir.

Un matin, Gregor Samsa, un jeune commis voyageur, se réveille mais a du mal à sortir de son lit pour se rendre à son travail. Et pour cause : couché sur le dos, il s’est transformé pendant la nuit en un monstrueux insecte. Sa famille est horrifiée à sa vue. Bientôt, la honte sociale la submerge, notamment vis à vis de leurs sous-locataires. Sa mère ne parvient pas à surmonter le dégoût que sa vue lui inspire, sa sœur est pleine de compassion, son père le prend en haine et tente de l’écraser. Blessé, désespéré de ne pouvoir en sortir, finalement lâché et rejeté par tous les siens, Gregor ne se nourrit plus, finit par se dessécher et par mourir. Soulagée, la famille peut reprendre une vie normale, sa sœur s’épanouir enfin et trouver un mari.

250px-MetamorphosisRarement une allégorie aura donné lieu à tant d’interprétations. On dira que c’est sa fonction, surtout si elle accède avec un tel génie à l’universel. On n’imagine pas qu’elle soit jamais considérée comme datée. Tout le monde s’y est mis et pas seulement chez les kafkologues patentés : écrivains, critiques, universitaires, dramaturges (inévitablement , air du temps oblige, l’insecte s’est mué en robot), psychanalystes, musiciens, compositeurs (un opéra), cinéastes, sociologues, peintres, sans oublier les lecteurs. Robert T. Kelly, un écrivain britannique manifestement obsédé par la nouvelle de Kafka, a même imaginé de lui rendre hommage en cent réflexions pour ses cent ans dans un méli-mélo kafkaesque, comme on en dit en anglais.

Le premier tour de force de Kafka, et son sens du comique n’y est pas étranger, aura été de faire accepter par ses lecteurs l’idée qu’un homme puisse se transformer en insecte, phénomène surnaturel s’il en est que l’on est sensé, tout comme la famille Samsa, considérer comme naturel. On dira que c’est la moindre des choses puisqu’il ne s’agit pas d’une métaphore filée mais bien d’une allégorie comme procédé d’invention, s’étendant non sur un passage ou un paragraphe mais sur toute la nouvelle, que l’on peut à raison qualifier de fantastique, comme c’est souvent le cas, sans vouloir trop l’enfermer dans une catégorie littéraire.

 « Cette grave blessure, dont Gregor souffrit plus d’un mois – personne n’osant enlever la pomme, elle resta comme un visible souvenir, fichée dans sa chair – parut rappeler, même à son père, qu’en dépit de la forme affligeante et répugnante qu’il avait à présent, Gregor était un membre de la famille, qu’on n’avait pas le droit de le traiter en ennemi et qu’au contraire le devoir familial imposait qu’à son égard on ravalât toute aversion et l’on s’armât de patience, rien que de patience… »

Kafkaïenne, la Métamorphose ? Elle en est même l’archétype. Mais de toutes les interprétations, l’une des plus fécondes, qui pousse à la lecture du texte en parallèle avec celle de la Lettre au père, consiste à y voir surtout la métamorphose de la famille face au monstre, l’exclu, le mis à l’écart, l’intrus qui n’est plus des nôtres, le condamné à la solitude parmi les siens. Nabokov, qui a privilégié cette interprétation tout en méprisant ce que les psy ont prétendu en faire, voit en les Samsa de médiocres et vulgaires bourgeois flaubertiens embarrassés par le génie de leur fils. Le vrai parasite, ce n’est pas l’insecte, c’est eux.Kafkas_parents_c1913-300x216

Des métamorphoses, la nouvelle en a subi au gré de ses traducteurs. Il y a d’abord eu celle d’Alexandre Vialatte, avec les libertés et les outrages que l’on sait, mais qui n’enlèvent rien à son mérite : avoir été non seulement le premier à se colleter à la traduction de cette œuvre exceptionnelle dans notre langue, mais l’avoir révélée et imposée au comité de lecture de Gallimard en un temps où le nom de l’auteur était inconnu des Français. Claude David et Marthe Robert reprirent cette traduction princeps pour la rendre plus conforme, disons, lors de la réédition nécessaire de l’œuvre dans la Pléiade. Bernard Lortholary a quant à lui assuré celle de GF/Flammarion (ici le texte complet en libre accès).

A noter, dès la première page, la distinction fondamentale chez les uns et les autres pour traduire Ungeziefer, entre « vermine », « insecte », « punaise », « cafard » et « cancrelat ». On pourra toujours essayer de le représenter, ce qu’il est vraiment est irréductible à toute autre forme d’art que la littérature. Les plus consternantes couvertures d’éditions de La Métamorphose sont encore celles qui reproduisent un cafard en gros plan ! Pour la femme de ménage, il n’était que « la chose d’à côté », et pour les Samsa, qui ne pouvaient même plus prononcer son nom d’humain, leurs fils n’était plus que « ça ».

(« Max Brod et Franz Kafka à la piscine » photo Sagi Bornstein ; « Les parents de Kafka » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Histoire Littéraire, Littérature étrangères.

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commentaires

430 Réponses pour Cent ans de métamorphoses

la vie dans les bois dit: 3 août 2015 à 22 h 44 min

Cette première occurence du « un » privatif, se trouve dans plusieurs liens, -en anglais- sur le net.
Il est question de sacrifice.

« Ungeziefer are negations— virtual nonentities—prefixed by un. Ungeziefer comes from the Middle High German ungezibere, a negation of the Old High German zebar (related to the Old English ti’ber), meaning “sacrifice” or “sacrificial animal.” »
http://www.newyorker.com/books/page-turner/on-translating-kafkas-the-metamorphosis

Passou dit: 3 août 2015 à 22 h 36 min

Non Jem de 21.35, il ne s’agit pas du dernier Piketty « Le capital au XXIème » mais de la réédition d’un livre paru il y a une dizaine d’années sur l’économie des inégalités

la vie dans les bois dit: 3 août 2015 à 22 h 25 min

merci de corriger: qui se sont frottés à cette idée; linguistique, étymologique.

la vie dans les bois dit: 3 août 2015 à 22 h 17 min

« A noter, dès la première page, la distinction fondamentale chez les uns et les autres pour traduire Ungeziefer, entre « vermine », « insecte », « punaise », « cafard » et « cancrelat ». »

Il y a peu de germanistes, finalement, qui se sont frotter à cette idée de « nuisible ». Qui n’est pas tout à fait la même, ni tout à fait une autre, pour chacun.

la vie dans les bois dit: 3 août 2015 à 22 h 08 min

Sergio, il y a peut-être celle-là: KZ Dora

« Au matin du 1er septembre 1939, l’Allemagne d’Hitler attaque la Pologne. Cinq personnages, Paul, élève officier français, Émile, jeune résistant insouciant, Hans, SS issu des jeunesses Hitlériennes, Bastian, officier SS d’expérience, et Michael, ambitieux scientifique allemand travaillant sur les missiles V2, armes secrètes d’Hitler, voient leur destin se croiser au camp de concentration de Dora. »
http://www.desrondsdanslo.com/KZDora.html

la vie dans les bois dit: 3 août 2015 à 21 h 42 min

Sergio, et sur les V2, y’a une BD, avec la chasse aux cerveaux et tout le tremblement ?

jem dit: 3 août 2015 à 21 h 35 min

« L’économiste nobélisé Paul Krugman revient sur le cas Piketty à l’occasion de la réédition d’un livre en anglais. »

L’avis négatif de Krugman sur « notre » Piketty. Dommage que Krugman n’avance pas davantage d’arguments, pour un livre qui fut encensé ici à sa sortie (du moins, telle fut mon impression).

Ueda dit: 3 août 2015 à 21 h 33 min

Ueda dit: 3 août 2015 à 21 h 32 min
Ce propos est dénué de sens.

Ça n’a, naturellement, pas la moindre importance!

That’s all folks

Ueda dit: 3 août 2015 à 21 h 32 min

la vie dans les bois dit: 3 août 2015 à 21 h 15 min
Je trouve très amusant le message de DHH à 17h13
A cause d’un faux départ, sifflé arbitrairement, pour favoriser Johnny Weismuller, genre nageuse est-allemande.

J’ai rassemblé toute la courtoisie et toute la charité dont je suis capable.
En vain.

Ce propos est dénué de sens.

la vie dans les bois dit: 3 août 2015 à 21 h 15 min

Je trouve très amusant le message de DHH à 17h13
Je ne sais pas pourquoi, si on met ses arguments sous forme mathématique, une forme simple : plus, moins, positif, négatif, tu as toutes les chances de te faire disqualifier, comme tout le monde !, à l’épreuve piscine. A cause d’un faux départ, sifflé arbitrairement, pour favoriser Johnny Weismuller, genre nageuse est-allemande.

Une question d’orgueil. C’est bien vu. Elle aurait pu se poser à propos de F.K.
Je vous dis ça car, je l’avoue, je n’ai pas lu ce livre de Pâques.

F.K. lui-même a pu écrire, armé de cette fausse modestie, qui lui fait médire tant et plus sur son éducation, cette appréciation d’un prof:
« laissez le donc en cinquième, un pareil excès de précipitation se paie chèrement plus tard ».

labat dit: 3 août 2015 à 20 h 06 min

on met quelques mots pour faire écho au billet , à so propos ; ccelui-ci de billet était riche en possibles mais les coms retombent dans les ornières habituelles , sans intérêt pour ceux qui ont le billet en tête, la démarche de P.ASSOULINE de critique y compris sur les mots comme kafkaîen qui m’insupporte mais dont je ne crois pas qu’il sera facilment éradiqué de la langue commune ;
P.Assouline donne même le texte à relire, mais on glose clopine et philosophie de trottoir
bonsoir et au revooooior P.ASSOULINE A MËME UN 2CHO chez P.EDEL§; tu parles d’un divertissement!

Holopherne dit: 3 août 2015 à 19 h 41 min

le vieillard s’époumone, il va se faire gronder par bobonne, pan-pan sur ce qui lui reste de cul

JC..... dit: 3 août 2015 à 19 h 36 min

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 36 min
« pourquoi le regard de l’autre est-il aussi important ?
pourquoi l’homme est-il aussi dépendant du regard d’autrui ?
pourquoi l’homme cherche-t-il toute sa vie la reconnaissance de l’autre ? »

Hamlet ! Hamlet ! tu ne crois pas à ce que tu dis !!!

L’humanité se fout de tout cela ! Le regard d’autrui ? Foutaises ! la reconnaissance de l’autre ? Foutaises !

Bonne soirée, mes amis cloportinesques kafkaïens…

Sergio dit: 3 août 2015 à 19 h 05 min

Polémikoeur. dit: 3 août 2015 à 18 h 50 min
Buck Danny

Ca c’est un solide ! C’est le seul mec qui arrive à contourner les missiles pour les rechoper par-derrière… Faut pas être manchot !

Il y en a un, sur les Spitfire de la RAF, qui partait à la chasse aux V1 ! Ca aussi c’est méritant, quoi… Il en a zigouillé des nappes entières ! Oncle Wolf il était obligé de se mettre à la chaîne comme les autres pour en construire de nouveaux…

Polémikoeur. dit: 3 août 2015 à 18 h 50 min

A 17 h53, dans Buck Danny,
il est aussi recommandé
de verrouiller le « hood »
avant de larguer le X-1
du B-29.
Cockpitellement.

Sergio dit: 3 août 2015 à 18 h 31 min

hamlet dit: 3 août 2015 à 18 h 05 min
il faut dresser l’oreille.

Oui mais avec quelle attention ? Le maxi ? On tient combien de millisecondes…

Holopherne dit: 3 août 2015 à 18 h 14 min

mais qui est-tu, toi JC, pour délivrer des bons et mauvais points, de traiter quelqu’une de conne, d’appeler au meurtre des migrants, de brailler à tout-va n’importe comment sur n’importe quoi… tu n’est même l’ombre d’une gourde, rien qu’un ectoplasme venimeux, un bavotteux de dernière zone, dans la cabane au fond du jardin à côté des roses que tu ne peux même pas voir

hamlet dit: 3 août 2015 à 18 h 10 min

cette histoire de bonus du pdg de la fnac est la plus belle chose qui pouvait nous arriver, quand j’ai lu cette histoire j’ai ouvert une bouteille de champagne pour fêter l’évènement, on ne mesure pas toute la portée, mais c’est grandiose, désormais le monde ne sera plus le même, et ça c’est génial, c’est le plus beau cadeau que nous pouvions offrir à Kafka, à la gloire de Kafka.

hamlet dit: 3 août 2015 à 18 h 05 min

Paul Edel est le grand spécialiste de la littérature comme objet de grande inutilité, pour lui Thomas Bernhard c’est la musique des mots, mais non, TB ce n’est pas que ça, Kafka non plus, c’est des types qui nous parlent de notre temps, de notre monde d’aujourd’hui, alors il faut dresser l’oreille et écouter, écouter et comprendre, c’est un lourd travail d’exégèse, éthique et esthétique, esthétique et politique, éthique et politique…. il faut dresser l’oreille.

de tous les commentaires que j’ai lus aucun ne dresse l’oreille, aucun n’est assez attentif, pourtant c’est la première leçon de Kafka : l’attention, l’attention portée à l’autre, portée au monde, il faut revenir en amont, tout reprendre du début, parce que sinon on finit par se mélanger les pinceaux, et là c’est ce que vous faites : vous vous mélangez les pinceaux !

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 59 min

Sergio, nous parlerons de Tanguy et Laverdure à un autre moment si vous le voulez bien, pour le moment nous sommes en train de nous livrer à une étude de la monstruosité au 21è s.

histoire de remettre Kafka dans le contexte, parce qu’à chaque fois qu’on ouvre une livre il faut toujours le replacer dans son contexte, si le livre ne peut pas être palcé dans notre contexte c’est qu’il est mauvais, et s’il le peut c’est qu’il est bon, et Kafka le peut, alors rendons lui cet honneur d’entendre ce qu’il a à nous dire de notre monde d’aujourd’hui !

la littérature c’est pas que les soirées mondaines, les petits fours et les verres de champagne, surtout avec les bonus d’un pdg de notre fleuron culturel, cette histoire est assez monstrueuse pour être évoquée ici, au sujet de Kafka.

sinon ça ne sert à rien de le lire.

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 54 min

la littérature représentait un danger pour les monstres du 20è s. ?
elle est devenue une aubaine pour ceux du 21è.

Sergio dit: 3 août 2015 à 17 h 53 min

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 39 min
à cause des scènes de ménage

Ca c’est sûr pour aller faire un tour dans le jardin fumer un cigare, ça dépend si c’est l’empire de Charles Quint ou le balcon de Colette pour lancer les chats (sauf Bébert !) ; et en plus se barrer en soucoupe en claquant le canopy*, si jamais on n’a plus le permis…

* Je sais pas ce que c’est ; je l’avais lu dans Michel Tanguy ; on peut vérifier…

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 53 min

mais heureusement il y a eu les nazis, le stalinisme, maintenant on reconnait les monstres.

les monstres d’aujourd’hui semblent tellement sympas comparés aux monstres du 20è s.
le monstre d’aujourd’hui peut licencier, mettre un pays en famine en spéculant, il peut avoir l’obscénité de toucher des bonus obscènes, à côté de ceux du siècle dernier il aura toujours l’air d’un gentil nounours.

et comme ils passent encore pour des gentils nounours comparés aux monstres du siècle dernier ils se disent « on va en profiter ».

jusqu’où peuvent aller nos monstres d’aujourd’hui sans passer pour des monstres ?
c’est la question qu’ils se posent.

du coup ils nous testent, ils tirent sur la corde et pour le moment elle tient, elle tient d’autant mieux que nous avons le nez dans nos livres.

la vie dans les bois dit: 3 août 2015 à 17 h 52 min

« Ein Traum: Die Luftbadgesellschaft vernichtet sich mittels einer Rauferei. Nachdem die in zwei Gruppen geteilte Gesellschaft miteinander gespaßt hat, tritt aus der einen Gruppe einer vor und ruft den andern zu: »Lustron und Kastron!« Die andern: »Wie? Lustron und Kastron?« Der eine: »Allerdings.« Beginn der Rauferei. »

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 47 min

le plus drôle n’est pas de lire la Métamorphose mais d’écouter les lecteurs en parler.
le plus souvent ils sont horrifiés, ils lèvent les bras au ciel en criant « mais saperlipopette l’homme n’est pas un monstre ! »

c’est quand le monde de la littérature et des lecteurs les monstres sont dans les livres.

pour trouver des monstres il faudrait qu’ils lèvent le nez de leurs livres, mais ça il préfère pas trop y penser, c’est l’avantage du livre de trouver les monstres dans les pages, lever son nez d’un nez c’est toujours prendre le risque de tomber sur un vrai monstre.

si la littérature n’existait pas Dieu que ce monde serait triste.

par chance les monstres arrivent à la fnac, avec leur complet veston et leur cravate, et là croyez-moi ça va changer l’ambiance dans le rayon littérature.

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 39 min

Serio, comme le dit je crois Chevillard, l’existence des soucoupes volantes sont la preuve que dans les couples d’extra terrestres les choses ne sont pas toujours au mieux.
vous voyez ? du coup c’est pour ça qu’on voit les soucoupes voler, vous voyez ? à cause des scènes de ménage, vous me suivez ? comme ils s’engueulent ils se balancent les soucoupes à figure, vous voyez le tableau ? c’est pas si idiot que ça quand on y réfléchit deux secondes, en tout cas ça peut expliquer pas mal de phénomènes para normaux de façon tout à fait normale.

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 36 min

pourquoi le regard de l’autre est-il aussi important ?
pourquoi l’homme est-il aussi dépendant du regard d’autrui ?
pourquoi l’homme cherche-t-il toute sa vie la reconnaissance de l’autre ?
pourquoi pour la femme c’est pareil que pour l’homme ?
la réponse est hyper simple : c’est parce qu’il vient au monde un an trop tôt, du coup il garde cette immaturité toute sa vie.

Kafka le dit de façon tragique et Grombrowicz dit la même chose de façon burlesque.

encore que la Métamorphose est aussi drôle et burlesque que Ferdydurke, Kafka avait certainement plus d’humour que Gombrowicz, pour écrire la Métamorphose il faut avoir une sacrée dose d’humour.

Sergio dit: 3 août 2015 à 17 h 32 min

Et qu’est-ce qui dit que les mecs des soucoupes sont pas déguisés en cloportes ? On aurait l’air fin, tiens ! Le seul qu’on avait on l’a plus…

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 29 min

il dit quoi déjà Sartre sur le regard d’autrui ?

Gombrowicz aussi a écrit sur le regard d’autrui, Ferdydurke c’est une autre version de la Métamorphose, sauf qu’au lieu d’être transformé en scarabée le type est transformé en enfant, comme chez Kafka le type aussi finit par correspondre au regard de l’autre.

heureusement ces histoires on les trouve que dans les livres.
si c’était vrai dans notre monde les lecteurs aimeraient vachement moins lire ces livres.

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 24 min

dommage que ce soit pas Marie Darrieussecq qui a traduit la Métamorphose, je l’avais entendu une fois dire que si elle avait écrit cette histoire elle aurait transformé Greg en nounours pour que sa soeur puisse le prendre dans ses bras, c’est beau non ?
sur le moment j’avais trouvé cette remarque à la fois judicieuse et hyper émouvante.
maintenant si je relis des passages de la Métamorphose je ne peux m’empêcher de voir Greg en nounours, du coup ça rend l’histoire vachement plus punchy.

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 21 min

non seulement les hommes sont humains, mais leur monde humain reste humain, si nous vivions dans un monde de cloportes nous nous en serions déjà aperçus.

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 18 min

heureusement que ces histoires kafkaïennes de types qui se réveillent en cloporte c’est dans la littérature.

dans le monde réel personne ne réveille en cloporte.

tous les hommes restent humains 24h/24 et 7jours sur 7, durant toute leur vie.

sinon forcément ça se saurait.

JC..... dit: 3 août 2015 à 17 h 17 min

Vous savez bien, Judith, que la Trouillefou est une e.merdeuse, puante, arrogante, pleurnicharde … une imbécile notoire !

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 16 min

mon pote Fred qui est vendeur à la fnac, il a mis un petit écriteau sur son rayon littérature :
« bienvenue chez Kafka ! »

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 15 min

Clopine, je sais pas si vous avez vu le bonus du patron de la fnac, mais maintenant ces histoire de légitimité par rapport à la culture c’est de l’histoire ancienne.

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 13 min

justement mon pote Fred qui est vendeur à la fnac il s’occupe des romans, du coup il a fait un rayon spécial anniversaire de Kafka et sa Métamorphose.

histoire de montrer que la culture représente notre rempart, voire notre arme pour nous protéger de la barbarie de la démesure.

et aussi pour montrer que dans notre monde, grâce à la culture tout était sous contrôle.

c’est pas demain que des histoires kafkaïennes vont nous arriver, ni à moi, ni à mon pote Fred qui est vendeur à la fnac.

DHH dit: 3 août 2015 à 17 h 13 min

Chere clopine
pour réagir aux propos pleins de suffisance vous dévalorisant je reproduis ici un petit message que j’ai déjà posté à votre intention sur la Rdl
« Ce que vous dites de votre formation rejoint tout à fait ce que j’eprouve .
Tout ce que je suis et notamment ma capacité de progresser intellectuellement tout au long de ma vie et de me fabriquer un socle culturel enrichi avec le temps ,je le dois comme vous à mes etudes secondaires
Si j’ai pu apprendre des choses plus tard ,en faisant comme on dit des études , elle ne m’ont rien apporté sinon des passeports d’entrée dans la vie active.
Et chez vous ,à la difference de beaucoup de ceux qui ont acquis ces passeports sans vraiment progresser pour autant, ,le socle culturel de base a fructifié de maniere exceptionnellement riche,si on en juge d’apres l’entendue de votre culture et de votre savoir-ecrire .
Quittez donc cet inconfort du non diplomé qui vous fait en permanence avoir besoin d’en faire plus, alors que tant d’autres qui ne vous valent pas, végètent assoupis à l’abri de leurs peaux d’âne, vautrés dans la satisfaction bêtasse d’appartenir à l’élite.
Incidemment dans son ouvrage sur George Pâques notre hôte a eu une phrase que j’ai retenue, et qui rend bien compte de l’inconfort injustifié de celui qui n’est pas labellisé par un diplôme ,par opposition à la tranquillité de celui qui nanti d’un parchemin acquiert pour l’éternité le sentiment se sa perfection .

A propos de la réussite de son héros à l’agrégation d’italien il écrit

« Au moins n’aurait-il jamais eu à souffrir de ce complexe d’illégitimité qui pourrit la vie des autodidactes tout en les poussant à se surpasser »

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 11 min

mais mon pote Fred, qui est vendeur à la fnac, il m’a dit qu’à lui ça pouvait pas arriver parce qu’il travaillait dans la culture et que justement la culture était notre dernier rempart contre la démesure.
du coup lui Kafka ça le fait trop flipper.

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 09 min

je disais à mon pote Fred : imagine que tu vives dans un monde où ton patron gagne mille fois pus que toi !
ça l’a fait hyper flipper.
j’y ai dit : hé ben Kafka c’est kifkif.

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 08 min

c’est marrant la coïncidence, j’en parlais à mon pote Fred qui est vendeur à la fnac.
lui aussi ça le faisait flipper l’idée de vivre dans un monde qui lui échappe.
où un monde de la démesure genre la Métamorphose.

hamlet dit: 3 août 2015 à 17 h 06 min

je le lis plus Kafka, c’est trop flippant.
c’est à chaque fois des histoires où les types ont l’impression que le monde leur échappe.

vous imaginez un peu si nous vivions dans un monde qui nous échappe, j’ose même pas y penser tellement c’est flippant.

JC..... dit: 3 août 2015 à 17 h 02 min

Comme employeur, je vois pas ce que je pourrai faire de la Trouillefou ! Et pourtant, il y en a, des métiers sots et de sottes gens …

bref dit: 3 août 2015 à 16 h 57 min

en fait c’est la RDL qui sauve JC, vissez à son écran jusqu’à la soupe , ça lui évite de sortir pendant les heures de canicule

Ueda dit: 3 août 2015 à 16 h 44 min

« Ce départ, les locaux l’avaient senti venir. «Trop de presse, trop d’articles, je vous l’avais dit !» nous lance un vendeur de portables sur la Croisette, joint au téléphone. Jeudi soir, il s’était emporté en voyant deux journalistes débarquer dans sa boutique. «A cause de vous, on va perdre le roi ! Il va partir au Maroc, et là-bas, on va l’accueillir sur le tarmac avec des fleurs, pas avec des pétitions !»

Notre interlocuteur avait vu juste. La famille royale, suivie de près par sa cour, a décollé dimanche pour Tanger. Bientôt, il ne restera de leur passage qu’une plaque de béton coulée sur la plage, puisque l’ascenseur devait être démonté ces prochains jours, et beaucoup de ménage dans les suites des hôtels du coin.

Parce qu’à Cannes, c’est bien connu: «Si le Prince s’en va, le reste suit», assènent, moroses, les gérants du Noub, un bar à chicha connu comme le «QG des Saoudiens» sur la Croisette. »

Ha ha ha ha….!
Merci au gros-cul Salmane pour cette poilade!

JC..... dit: 3 août 2015 à 16 h 35 min

Personne n’en fait une affaire, cependant une c.onne est une c.onne, c’est le cas et il est plaisant de le rappeler aux humanistes béats !

labat dit: 3 août 2015 à 16 h 34 min

la photo donne une idée de l’émancipation de Kafka et de la manière dont il la pensait à la clarté de l’écriture

labat dit: 3 août 2015 à 16 h 29 min

clopine n’est pas l’objet de ce blog, et ce serait triste de la réduire à des coms contre son gré de plus

Ueda dit: 3 août 2015 à 16 h 27 min

Comme Paul E., ce billet m’a fait relire la Métamorphose, mais aussi la petite « histoire animalière », assez énigmatique « Chacals et Arabes »
(Les interprétations, politiques ou autres sont innombrables -l’essentiel est de se souvenir ce que FK disait à Brod: ce n’est pas une allégorie!)

http://www.textkritik.de/kafkazs/images/17h_schakale-488.jpg

Etonnant combien la première réception de Kafka chez les écrivains de langue arabe et persane a pu encourager leur désir d’émancipation contre leur propre tradition (non plus juive mais islamique), en leur permettant de mettre des mots sur leur sentiment d’emprisonnement. C’est vrai pour Taha Hussayn et Sadegh Edayat (lequel, soit dit en passant, a traduit La Métamorphose en persan à partir de la traduction française de Vialatte).

JC..... dit: 3 août 2015 à 16 h 19 min

Hervé dit: 3 août 2015 à 15 h 07 min

Votre absence de jugement m’enchante : êtes vous socialiste, écologiste, anesthésiste ?

Sergio dit: 3 août 2015 à 16 h 06 min

Hervé dit: 3 août 2015 à 15 h 07 min
Je visite de blog de temps en temps sans intervenir mais une chose m’intrigue, c’est le ressentiment éprouvés par certains commentateurs envers Clopine.

Ben c’est comme les gars qu’étaient antisémites avant la ouorldeouor, ils savaient pas trop ce que c’était mais ils se sont dit que comme de toutes manières ça mange pas de pain…

Sergio dit: 3 août 2015 à 15 h 55 min

Y a trois coms qui se battent en duel et le serveur i rame ; i faut y donner un vieux coup de saton comme dans le Taxi pour Tobrouk !

Sergio dit: 3 août 2015 à 15 h 52 min

P&P dit: 2 août 2015 à 23 h 39 min
un peu de savon pour détendre l’atmosphère?

De Marseilleue ! Ca vient à bout de tout… Les cafards les cancrelats ! Sous la guitoune de l’aumônier…

Bloom dit: 3 août 2015 à 15 h 40 min

la poésie, c’est la musique d’une langue

En tous cas pas chez Michel Deguy ou chez les autres fossoyeurs de « l’entre-soi pouétique » ».

On se faisait la réflexion avec un ami écrivain que les événements de janvier en France n’avaient pas trouvé une expression poétique, contrairement au Japon ou, après Fukushima, le haïku semble avoir été revigoré par la « poétisation » de l’événement.

à l'école dit: 3 août 2015 à 15 h 38 min

Toto : « je connais bien Kafka et la volupté, Fernande elle a voulu p’ter ben elle a fait Kafka dans sa culotte »

Court, dit: 3 août 2015 à 15 h 21 min

A propos de défaillance de maniement de clavier azerty, ou donc ai-je lu
« Paul Edel, dont j’ai été une des premières, VOIR la seule,? »
Mais il s’agit peut etre d’un lapsus révélateur dans son narcissisme involontaire.

La Dame a trouvé son paladin en un très vieux coup de froid (de bouillon?) partisan de la dictature scéniquedes Wagner en veston et du nouvel académisme. Qui se ressemble s’assemble.

MC

Hervé dit: 3 août 2015 à 15 h 07 min

Je visite de blog de temps en temps sans intervenir mais une chose m’intrigue, c’est le ressentiment éprouvés par certains commentateurs envers Clopine. J’ai lu quelques unes de ses interventions et je suis convaincu que c’est une belle personne. Sinon j’aimerais avoir des contre-exemples pour me prouver le contraire.

Ueda dit: 3 août 2015 à 15 h 06 min

Pick Up Your Cross

Je propose un grand jeu télévisé où il s’agirait de deviner où se trouve en France la future église destinée à faire l’objet d’un attentat.

Après la rigolade et le jour venu, le vainqueur s’engagerait à céder la moitié de son prix aux familles des victimes.

Ueda dit: 3 août 2015 à 14 h 57 min

Zoon dit: 3 août 2015 à 14 h 54 min
Sans massacrer la prosodie, bien sûr.
Ni la métrique, bien entendu.

Ni non plus le poète, ça va sans dire, Zoon.

Ueda dit: 3 août 2015 à 14 h 51 min

S/Z

Crêpe sarrasin ou sarrazin?

Sur la devanture mauve constellée de photos de paninis, une promesse : « Le goût et la qualité ». En passant la porte de cette petite crêperie des Yvelines, les policiers n’imaginaient pas tomber sur un repaire d’islamistes.
Les trois hommes mis en examen pour avoir participé à la livraison des armes destinées au principal suspect, Sid Ahmed Ghlam, se retrouvaient régulièrement dans ce petit snack, rebaptisé « crêperie conspirative » par les enquêteurs. Abdelkader J. y travaillait jusqu’à son incarcération.

Simple ponctuation néo-Godwin.

Zoon dit: 3 août 2015 à 14 h 51 min

Peut-être devrait-on toujours, quand on lit un poème en langue étrangère, en apprendre la transcription phonétique et s’exercer à la dire, même sans connaître un mot de la langue originale

Sans massacrer la prosodie, bien sûr. Tout ça n’est pas simple.

coup de froid dit: 3 août 2015 à 14 h 49 min

à l’attention et l’intention de MCourt :

« Je n’aime pas céans tous vos gens à latin,
et principalement ce monsieur Trissotin;
c’est lui, qui dans vos vers, vous a tympanisées,
tous les propos qu’il tient sont des billevesées »

Molière

Zoon dit: 3 août 2015 à 14 h 43 min

De bonnes traductions entre les principales langues latines, italien, français, espagnol, portugais, doivent pouvoir donner une idée assez acceptable des originaux. (Geo)

Sans doute, mais la poésie, c’est la musique d’une langue; or si l’on peut toujours concevoir, par exemple, la transposition de la lettre à Elise pour trio à cordes, il est rigoureusement impossible de donner un équivalent exact de la musique d’un poème dans une autre langue que la sienne, même quand on a affaire à des langues relativement proches, comme l’italien et l’espagnol. Il n’est pas question de nier le talent de nombre de traducteurs, mais tous échouent devant cette limite infranchissable. Vous pouvez trouver géniale une traduction, par Mandiargues par exemple; mais alors c’est Mandiargues qui est génial, et vous lisez du Mandiargues. Peut-être devrait-on toujours, quand on lit un poème en langue étrangère, en apprendre la transcription phonétique et s’exercer à la dire, même sans connaître un mot de la langue originale. J’ai eu la chance d’écouter André Marcowicz dire en russe des poèmes de Mandelstam, qu’il nous traduisait ensuite. Ce qui nous était donné d’abord, c’était l’essentiel, la musique; elle nous guidait déjà vers le sens, qu’il nous donnait ensuite.

labat dit: 3 août 2015 à 14 h 41 min

clpine, vous êtesune femme , ce qui n’est pas pour vous servir sur ce blog: voyez la première photo , et de plus une femme qui vante son compagnon que d’ennemis vous vous cherchez en chechant à être en harmonie avec le patron du blog (des blogs) je ne vous mets dans aucun sac, je lis en passant en ne comprnanr pas bien ce que vous demandes outre dire ce que vous inspire le billet lui-même.
croyez vous que ceux qui agressent cherchent autre chose que jouer et agresser quelqu’un : à quoivous vous prêtez en parlant plus de vous et de votre entourrage que de KAFKA POUR CE BILLET,
vous écrivez ce que vous voulez et comme dit un adage juif, après vous voyez

Ueda dit: 3 août 2015 à 14 h 36 min

Tourisme kafkaesque

Elle se dit qu’il n’existe pas pour elle de lieu plus étranger que cette Prague là. Gustaftown. Gustafville…

Gustav : elle le voit, les traits estompés derrière la vitre mate d’une langue qu’elle connaît mal, et elle se dit, presque réjouie, que c’est bien ainsi car la vérité s’est enfin révélée : elle n’éprouve aucun besoin de le comprendre ni de se faire comprendre de lui. Elle le voit jovial, vêtu du tee-shirt, criant que Kafka was born in Prague, et elle sent un désir monter dans son corps, l’indomptable désir d’avoir un amant.

(MK, L’ignorance)

JC..... dit: 3 août 2015 à 14 h 28 min

Mon dieu, labat, mais c’est clair !

Certains esprits mesuré, par exemple porquerollais de souche adoptive, se contentent de péter aussi haut que leur culte.

D’autres, pour des raisons enfantines, tentent vainement de péter plus haut que le leur, depuis toute petite.

Ridicule…. et triste !

Ueda dit: 3 août 2015 à 14 h 26 min

Un renversement singulier de FK concernant le Quichotte:

Sancho Pança, qui ne s’en est d’ailleurs jamais vanté, réussit au cours des années, en dévorant des histoires de brigand et des romans de chevalerie pendant les nuits et les veillées, à détourner entièrement de soi son démon. Il fit si bien que celui-ci -qu’il appela plus tard Don Quichotte – se jeta désormais sans frein dans les plus folles aventures : elles ne nuisaient à personne faute d’un objet prédestiné qui aurait dû être précisément Sancho Pança.
Sancho Pança, peut-être mû par certain sentiment de responsabilité, Sancho Pança, qui était un homme indépendant, suivit calmement Don Quichotte dans ses équipées et en tira jusqu’à son dernier jour une grande et utile distraction.

JC..... dit: 3 août 2015 à 14 h 19 min

« (chaudière à pellets, chauffe-eau solaire, panneaux photovoltaïques, équipements basse consommation, attention portée au tri systématique des déchets, auto-production de légumes et de viande, fabrication de miel, de cidre, capacité à réparer et faire durer au maximum les objets ménagers, entretien de la maison incluant la réparation des toitures, des plomberies, compétences pointues en charpente, menuiserie, élevage de moutons et recherche durable de la plus grande autonomie possible, cela vous suffit-il ou faut-il que je précise encore ?) »

Plutôt crever que de vivre aussi chichement !…

Comment peut on s’en féliciter ? Mystère et boules en Bray !

La fille qui a failli dit: 3 août 2015 à 14 h 08 min

Labat, je ne me « justifie » pas, je réponds aux attaques, et j’essaie de le faire dignement. Mais bon. Vous avez sans doute raison : ce n’est pas l’affaire de ce blog. Sauf que, dans ces conditions, les attaques systématiques à mon endroit ne sont pas non plus l’affaire de ce blog. Alors, je veux bien que vous me fourriez dans le sac des enquiquineurs (euses), mais convenez qu’il conviendrait qu’un Mcourt (entre autres) m’y précédât… Or, il n’en est rien, n’est-ce pas ?

soupir.

labat dit: 3 août 2015 à 13 h 56 min

JE ne comprends pas pourquoi Clopine se justifie sans cesse de tout , quelle reconnaissance elle attend et pourquoi, comme si c’était le propos d’un blog;

la vie dans les bois dit: 3 août 2015 à 13 h 54 min

« Il ne lui vient pas à l’esprit qu’il a pu exister un Empereur Charles, lequel fédéra de remarquable manière le peuple du ghetto, au point de l’intégrer dans les sympathisants de la Monarchie Austro-Hongroise qui, des siècles plus tard, ne la lachèrent pas dans son malheur. »

A nous non plus M. Court, il ne nous vient pas à l’esprit, une énormité pareille, concernant Charles VI. Ni par l’adjectif  » remarquable », ni par le substantif « peuple du ghetto ». Ni par rien, je crois, de sensé dans votre message.

La fille qui a failli dit: 3 août 2015 à 13 h 43 min

à d’autres, la richesse réelle de mon mode de vie ne doit rien à un superbe salaire, ou des ressources hors du commun, mais tout aux choix et aux ressources ingénieuses de mon compagnon.

Je pense sincèrement que, par rapport à certains participants de la Rdl, nos ressources mensuelles, de l’ordre de 3 000 euros à deux, nous placent parmi les modestes, ou tout juste la classe moyenne…

Mais voilà : vivre aux champs revient bien moins cher que la ville, et si vous y ajoutez le travail de Clopin, et ses choix pertinents (chaudière à pellets, chauffe-eau solaire, panneaux photovoltaïques, équipements basse consommation, attention portée au tri systématique des déchets, auto-production de légumes et de viande, fabrication de miel, de cidre, capacité à réparer et faire durer au maximum les objets ménagers, entretien de la maison incluant la réparation des toitures, des plomberies, compétences pointues en charpente, menuiserie, élevage de moutons et recherche durable de la plus grande autonomie possible, cela vous suffit-il ou faut-il que je précise encore ?) vous comprenez comment et pourquoi nous sommes capables de financer des voyages, des projets, et de nous investir dans la production bénévole de documentaires pédagogiques sur la préservation de l’environnement.

Et pourquoi nous sommes des lecteurs de Pierre Rabhi.

Certes, mes convictions sont bien moins ancrées que celle de mon compagnon, mais très honnêtement (vous ne le lui répèterez pas, il rougirait), je suis absolument admirative devant l’ampleur et la qualité de son savoir-faire.

Et cela marche ! Par rapport au même habitat que le nôtre, mais non pourvu des équipements écolo et de potager, nous économisons plus de 3500 euros par an…

Et n’allez pas parler de « retour à la bougie », hein. Nos multiples ordinateurs et nos choix énergétiques sont certes équipés de façon à consommer le moins possible, mais ils sont aussi les plus performants possibles…

Alors voilà : de pauvre en revenus, je suis pourtant, et là je suis d’accord avec vous, bien plus riche et plus pourvue que n’importe quel citadin pollué et asservi.

Et ma demeure entourée me procure les infinies beautés du monde sensible… Même si le prix à payer, en Bray, est un hiver interminable et lourd, pâteux, glaiseux : j’y suis toujours mieux qu’en hlm…

à d'autres... dit: 3 août 2015 à 13 h 20 min

« De plus, pauvre, rurale, je prétends cependant savoir lire, avoir envie d’écrire, »

Pauvre, certainement pas Clopine! Nous en savons assez de votre vie pour conclure que si la pauvreté se définissait pas votre mode de vie, les français seraient très heureux (matériellement au moins).

La fille qui a failli dit: 3 août 2015 à 13 h 12 min

Merci, les gars qui prenez ma défense, mais bon, c’est peine perdue, vous savez. Un Bergeret utlisera tous les moyens (calomnies, mépris, insultes…) pour tenter de me discréditer : cela fait plusieurs années qu’il s’y emploie…

Je crois que cette sorte de haine provient de l’impossiblité réelle d’envisager quelqu’un comme moi, qui s’avance dans la sincérité, jusqu’à avouer que oui, les trolls sont terrifiants dans leurs méchancetés recuites.

De plus, pauvre, rurale, je prétends cependant savoir lire, avoir envie d’écrire, au nez et à la barbe des « autorisés » (d’eux-mêmes, ou non), et, sans avoir de grandes certitudes, j’envisage cependant de pouvoir appliquer certains critères marxistes à l’existence, notamment le concept de « lutte des classes » qui n’a, selon moi, rien perdu de sa vigueur. Athée militante, manquant absolument d’ambition, féministe : comment voulez-vous que je ne sois pas devenue une cible ?

Cependant, le plus curieux pour moi est la volte-face de quelqu’un comme Paul Edel. J’avais été la première (voir la seule) à déceler le véritable écrivain qu’il est derrière ses pseudos (et ses fautes de frappe…) et il m’a même, pendant longtemps, prise pour confidente.

Mais depuis… Il me dénie le droit de parler des livres – en bien ou en mal, et pire : il semble insinuer que je suis une demie-folle, avec qui il ne « partage rien »…

Pourtant, l’ironie est que nous sommes souvent d’accord, lui et moi. Par exemple, ce qu’il dit de Kafka sur son blog « près, loin » relève des mêmes interrogations qui m’ont fait écrire ici, hier au soir. Nous pourrions donc converser ensemble sur la littérature (d’autant que moi aussi, même si c’est pour des raisons différentes de lui, j’aime Stendhal et toute la littérature du 19è siècle)

Mais il est vrai que tout mon maigre savoir en la matière est empirique, fait de bric et de broc, et pourtant, je m’accorde une certaine compétence. Par exemple, si je n’aime pas Conrad, je sais pourquoi : l’univers de ce dernier est à l’opposé de mon propre rapport au monde. Et voyez : quand, sur le conseil des rdéliens divers, j’ai abordé Conrad, pour exprimer mon déplaisir j’ai eu recours à un souvenir cinématographique : les personnages de Conrad m’évoquaient ce rôle de colonel fou, qui se perd dans la jungle vietnamienne, joué par Mralon Brando dans Apocalypse Now., « héros » qui m’a toujours obscurément déplu…

Eh bien, j’ai lu par la suite que c’était effectivement en pensant à Conrad que le réalisateur avait bâti son personnage.

C’est ce genre de « gag » qui me persuade que, malgré tout ce qu’on pourra tenter de dire pour me persuader du contraire, je suis une lectrice, et que mes analyses, non acquises à l’université, si elles sont bien entendu intuitives et donc sujettes à caution, sont néanmoins parfaitement légitimes.

J’ai donc tout pour (dé)plaire – et si vous y ajoutez une sorte de ténacité addictive, vous comprenez comment, malgré le déluge d’insultes et de provocation, je peux encore me tenir droite, sincère et fière, au beau milieu de ce cloaque qu’est parfois la République des Livres…

geo dit: 3 août 2015 à 13 h 00 min

Zoon, tout dépend de l’éloignement de la langue d’arrivée par rapport à la langue de départ. De bonnes traductions entre les principales langues latines, italien, français, espagnol, portugais, doivent pouvoir donner une idée assez acceptable des originaux. De même entre l’allemand et le néerlandais ou le russe et une langue slave proche.

L’anglais est un cas à part puisqu’il n’est ni germanique, ni latin, mais une synthèse des deux familles…

hamlet dit: 3 août 2015 à 12 h 54 min

très intéressant cette discussion sur Kafka.

d’autant plus intéressant que le pdg de la fnac (symbole de la culture française) vient de toucher un bonus de 12 millions d’euros.

le pdg de notre exception culturelle avait déjà un salaire de 2 millions.

soit un salaire 100 fois supérieur à celui d’un vendeur de la fnac.
et là, avec son bonus il passe à 600 fois le salaire d’un vendeur…

cette démesure n’est-elle pas proprement kafkaïenne ?

parce que l’administration rend ce phénomène tout à fait explicable, par des raisons managériales, comptables, financières et autres kafkaités en tout genre.

la Métamorphose n’est-il pas aussi un livre sur la démesure ?

aussi que la culture, que le fleuron de la culture française soit elle-même devenu le symbole de cette démesure, c’est le plus beau cadeau que nous pouvions faire à la mémoire de Kafka.

et aussi à la mémoire de nos résistants que notre belle culture vient de panthéoniser.

il faut remercier le ciel que cette démesure touche enfin le symbole de notre culture, une culture qui depuis des années était devenue une vaste entreprise hypocrite d’enfumage, au moins maintenant les choses ont le mérite d’être tout à fait claires.

qu’est-ce que la littérature, le cinéma, le théâtre, la philosophie, la musique sinon un gros bonus d’un pdg à la noix ?

vous avez aimé le monde de l’hubris kafkaïen ?

et bien tant, mieux vous y êtes : bienvenue chez Kafka !

Zoon dit: 3 août 2015 à 12 h 47 min

Mandiargues et la poésie italienne, Claude Vigée et la poésie allemande, Philippe Bouquet et la littérature suédoise… Ils seront tous honorés, analysés, discutés du 30 septembre au 2 octobr

Quand se rendra-t-on à l’évidence que la poésie, par nature, est intraduisible ? Ou bien on fait l’effort d’apprendre la langue originale, ou on s’abstient. Tous les autres genres littéraires sont accessibles à la traduction, sauf la poésie. J’exagère un peu : une traduction honorable peut aider le lecteur à déchiffrer l’original; c’est l’usage que j’en fais pour apprécier Leopardi, Celan ou Lucrèce. Lire un poème dans une langue étrangère dans une traduction sans disposer du texte original en regard et sans faire l’effort de déchiffrer (même péniblement) ce texte original, c’est prendre des vessies pour des lanternes. De plus, il est indispensable de disposer de plusieurs traductions.

Lucien Bergeret dit: 3 août 2015 à 12 h 21 min

@ Attila qui dit : »Dès que Clopine parait, JC, M. Court, Paul EDel lui envoient de longues lettres d’amour passionnées ! D’autant plus passionnées que contrariées ? C’est la muse de la RDL, en somme ? »

C’est ce qu’elle souhaite être.
C’est évident.

Evidence. dit: 3 août 2015 à 12 h 02 min

MCourt, c’est le triste Trissotintin de ce blog où il s’acoquine avec le crapoteux facho varois

Giovanni Sant'Angelo dit: 3 août 2015 à 11 h 55 min


…Non,!…c’est pas bon du tout, pour un artiste encore aux sensibilités à fleurs de peau,!…de vous lire et vous relire,!…

…des propos d’ensembles en, forme d’entonnoir,…pour se jeter en à propos à se nourrir alternativement de paradoxes,!…

…la paix pour travaillez,…et la tranquillité d’être très riche,…pour ne pas se verser en comptabilité,!…qui nous détourne du sens de la créativité totale en nous même,!…

…et ces coups de crayons de trop,!…mais, vous faite notre ruine, mon fils,…( Non, celle-là, Papa n’a jamais dite,!…)

…par contre, ( mais tu peux peindre en format plus petit, comme ce là les gens se donnent des moyens plus petits, pour t’acheter,!…tes toiles,!…)…celle là, il là dite,!…
…vivre sois même dans un temps donné,!…Oui,!…mais dans quels conditions de développements,!…systèmes sociaux, les gens, la famille,…
…allons donc,!…vous nous faite votre Toulouse-Lautrec,!…pour un Oui, pour un Bon,!…remettez-vous,!…
…splendide votre sourire,!…votre foutoir, aussi l’espoir fait vivre la voyante et le cartemencière,!…etc,!…
…nous avons bon dos, et ce sucre,!…à café,!…etc,!…

franz dit: 3 août 2015 à 11 h 53 min

colonne de droit Une polémique qui vise à écorner le mythe.

C’est très tendance –dans l’espoir de se faire un (re)nom, du fric.

roland dit: 3 août 2015 à 11 h 50 min

oup de froid dit: 3 août 2015 à 11 h 26 min
et l’appel au meurtre : couler les bateaux des migrants : JC

Il essaie désespérément de faire du JB mais c’est nul

coup de froid dit: 3 août 2015 à 11 h 10 min

oui, Attila, mais elle sait les remettre à leurs places : dans la meute des haineux et des impuissants caractériels et caractérisés

Attila dit: 3 août 2015 à 10 h 51 min

Dès que Clopine parait, JC, M. Court, Paul EDel lui envoient de longues lettres d’amour passionnées ! D’autant plus passionnées que contrariées ? C’est la muse de la RDL, en somme ?

Les pommes et le melon dit: 3 août 2015 à 10 h 50 min

10h36

Aucun mépris,
seulement la prise en compte d’un boursouflage de citrouille qui rend toute grenouille à sa condition première.

La fille qui a failli dit: 3 août 2015 à 10 h 36 min

Oui, Labat, le mépris est grave, et ici il se manifeste à tout bout de champ. C’est pourtant le premier pas de l’intolérance, à mon sens.

Perso, j’ai le plus grand mal à mépriser autrui. Le craindre, ça, oui. Vouloir m’en protéger, aussi. Mais même quand je méprise une personnalité, je ne peux m’empêcher de tenter d’analyser les causes de mon dégoût. Et l’effort de compréhension atténue toujours le mépris (même si, parfois, comme pour les frères Kouachi, la compréhension laisse la place à l’épouvante…)

Pourquoi méprise-t-on autrui ? Je ne crois pas que ce soit le seul sentiment de supériorité qui agit… C’est peut-être un réflexe de sauvegarde. Je ne comprends pas l’autre, alors je le méprise, c’est moins dangereux pour mon ego blessé ?

labat dit: 3 août 2015 à 10 h 19 min

il y a beaucoup de mépris tartiné sur ce blog.
c’est grave si on méprise quelqu’un pour ses lapsus calami et autres du même tonneau;

La fille qui a failli dit: 3 août 2015 à 10 h 10 min

Court de 9 h 51, vous qui vous délectez tant à fustiger autrui et à le corriger, au nom « des règles qu’il faut respecter », si vous vous appliquiez à vous-même cette sévérité méprisante qui est votre marque ?

En mettant, par exemple, un accent circonflexe au verbe « être » ?

Mais peut-être ne savez-vous pas suffisamment manier un clavier azerty ? Seriez-vous aussi godiche de vos mains qu’imbu de votre cerveau ? C’est pourtant le second qui conditionne les premières… Ce qui laisse planer le soupçon, du coup. La connaissance non éclairée par l’intelligence, si étendue soit-elle, (et je ne mets pas en cause votre « érudition ») est aussi morne qu’une plaine écrasée d’ennui. Peut-être est-ce donc le sentiment confus de votre médiocrité qui vous pousse, ainsi, au mépris d’autrui ?

Jo Benchetrit dit: 3 août 2015 à 9 h 52 min

Le signifiant vermine a la particularité de designer 2 termes antagonistes et complémentaires : la victime et le bourreau.
On peut dire que les 2 sont des vermines aux yeux de l’autre.
La victime est vécue comme l’agresseur par le bourreau qui pense que cette vermine doit quitter notre planète. j’ai trouvé ceci sur un site qui me semble d’une association entre arabes et nazis :
http://www.saanswer.com/قصاصة/Vermine-Dans-la-Crasse-ft-Thorwald-BMH/3V-b_plNXDY

NSBM (France) 7ème piste de l’album « Agonie d’une Nation (Ère de la dégénérescence) avec un featuring de Thorwald (Baise ma Hache). Vermine : Tout les instruments,chants et paroles Thorwald (B.M.H) : Guest Chant Kommander (Malsaint) : Guest guitare Paroles :
Aux combattants se jetant à corps perdu, dans la crasse Aux cadavres jonchés de balles agonisant à même le sol
Aux héros d’hier et d’aujourd’hui tombés pour leurs idéaux
Baignant aujourd’hui dans le sang de ceux pris pour des fous
Sachez que le pays à toujours besoin de vous !
France! Défendons tes Couleurs France ! A jamais dans nos coeurs France ! Défendons tes Valeurs France !!
Car nous sommes chez Nous !
En proie à la manipulation sioniste
Notre nation à été gangrenée
Leur venin est en train de nous pourrir
Et d’anéantir ce pays qui fait notre fierté
Il faut assainir notre Nation
Destituer ces vermines démagogues
Et pour le bien de la maison France
Il faut en extirper le Poison France !
:

La métamorphose de K, c’est à la fois se réveiller vermine, c’est à dire prendre conscience de notre ignominie en tant qu’humain, mais aussi se réveiller dans la peau de l’autre, l’objet phobogène, le mal aimé, le persécuté par l’ignominie humaine elle-même. Alors, pourquoi avoir écrit ce livre en 1915, époque où Freud fomentait Malaise dans la civilisation, dans le stress post traumatique de la déclaration de la guerre 14-18, et ses premiers charniers. C’est alors que la société occidentale donneuse de leçons aux barbares qu’elle colonisait pour leur « bien »s’est révélée barbare, et réveillée vermine aux yeux des lucides. Vermine qui se posera bien là dans les années 30 avec l’emergence de la paranoïa nazie. L’objet phobogène juif ne sera plus en securité aux sein d’une société qui jouit en dormant sans se rendre compte de sa métamorphose, et qui ne se reveillera vermine qu’à la fin de la guerre , quand l’échec du projet de l’ex futur grand reich les aura fait descendre du pied d’estale de leur délire mégalomaniaque .

Court, du berger à la bergère dit: 3 août 2015 à 9 h 51 min

Coup de froid:
« d’autres se vautrent. »
Il y a accord.
Quant à vouloir etre insultant, autant l’etre dans les règles.
MC

Court, du berger à la bergère dit: 3 août 2015 à 9 h 48 min

Clopine pourrait essayer de délirer un peu moins.
Clopine pourrait répondre de manière argumentée, mais c’est dur.
Clopine pourrait essayer de penser , plutôt que de verser dans la sensiblerie. Mais c’est mal la connaitre.
Clopine pourrait éviter de tartiner sur des auteurs qui ne lui ont rien demandé. Las, elle se voit en femme de lettres. Malheureusement, elle en fait des tonnes.
Et le miroir de cette prose ne renvoie ici, n’en déplaise à un micro fan-club, rien qui vaille.
MC

Miss Tigris dit: 3 août 2015 à 9 h 41 min

très chouette ce site de rencontres… on peut en faire de belles, de moches aussi comme Uedada, Benitotofacho et MCourt sur papattes

Zoon dit: 3 août 2015 à 9 h 38 min

Cette nuit, après avoir relu « Tristes tropiques », j’ai rêvé que je me transformais en oeuf de pou. Au réveil, ma femme m’a jeté un regard teigneux. De mon côté, je lui ai trouvé un air vaguement arachnéen.

coup de froid dit: 3 août 2015 à 9 h 37 min

vous avez raison, Clopine, il s’agit bien d’impuissance, certains se grandissent, d’autres (comme lui) se vautre dans la bassesse

La fille qui a failli dit: 3 août 2015 à 9 h 28 min

Mcourt lit les interventions de Clopine : c’est bien.
Mcourt cherche frénétiquement quelque chose, de préférence de mal, à en dire : c’est comme d’hab’
Mcourt ne se rend pas compte que, ce faisant, il dévoile à la fois sa morgue et son impuissance : c’est idiot
Mcourt devrait essuyer la bave de haine qui lui mousse autour des lèvres, quand il tente de déligitimer la parole d’autrui, au motif que seuls les « autorisés » détiennent la Vérité… Wouarf.

Merci MC dit: 3 août 2015 à 9 h 26 min

« la diatribe fielleuse……contre Clopine »

Où ça, où ça ?

Il ne faut jamais laisser passer une bonne action.

Zoon dit: 3 août 2015 à 9 h 11 min

Merci à JC et à Sergio pour leur sympathie et leurs suggestions. Celle de Sergio m’a paru particulièrement judicieuse. On pourrait l’améliorer de la façon suivante : grâce à la collaboration d’ingénieurs israéliens (il paraît qu’ils disposent là-bas de techniciens très dessalés, experts dans l’art de réguler les excès de populations indésirables, par exemple en leur donnant la mer à boire), on pourrait construire des barrages, de façon à refaire aux migrants, à l’improviste, le coup de la mer Rouge !
On pourrait aussi proposer aux migrants de Calais une loterie inspirée de l’euromillions : chaque billet gagnant donnerait à l’heureux élu le droit de passer en Angleterre dans un fauteuil de l’Eurostar, tous frais payés; chaque billet perdant ouvrirait la porte d’une clinique spécialisée dans l’euthanasie sans douleurs. Comme à l’euromillions, les participants à cette astucieuse loterie auraient une chance de gagner le gros lot sur cent cinquante millions : une chance, mais une !
Il serait souhaitable, par ailleurs, que la théologie chrétienne reprenne sur de nouvelles bases la théorie de l’amour du prochain, en redéfinissant la notion de prochain à la lumière des travaux de l’ethnologie contemporaine. On sait que, pour les Nambikwara chers à Lévi-Strauss, seuls sont considérés comme d’authentiques humains les membres de la tribu. Ceux des tribus circonvoisines (circoncis ou pas) sont rangés dans la classe des « oeufs-de-pou ». Il est clair que, dans nos sociétés contemporaines, cette distinction serait très utilement opératoire. Dans la catégorie « oeufs-de-pou », on pourrait inclure, non seulement les migrants, mais les divers sans-papiers, les Roms, sans compter une bonne partie des habitants de nos banlieues. On me dira qu’on est toujours l’oeuf-de-pou de quelqu’un et, pour ce qui est de mon cas personnel, vu ce que je coûte à la Sécu, j’en connais qui… bon… Peut-être conviendrait-il d’organiser des référendums périodiques. Ce serait une bonne façon de réguler les équilibres démographiques et d’obtenir la paix sociale. Tiens, les éleveurs, j’allais les oublier. Comme chantait Dutronc, au moins quinze millions d’indésirables et qui… et qui.. et qui ? Quinze millions plus un : quelle aubaine pour les cliniques spécialisées ! Sans compter que ce serait l’inespérée martingale pour vaincre le chômage.

coup de froid dit: 3 août 2015 à 9 h 07 min

la diatribe fielleuse de MCourt contre Clopine sent le rance vachard et l’aigreur minable ; cela ne rehausse pas le bonhomme déjà si petit ; par ailleurs (RdA), il continue de vomir sur Chéreau, c’est vraiment dégueu

Tribord toute dit: 3 août 2015 à 8 h 49 min

L’analyse politique du vieux recuit varois est toujours aussi pertinente.
Une synthèse de Collard et Mélenchon assaisonnée par une pinçée de Robert Ménard.
Oui-Oui sur son vaurien.

JC..... dit: 3 août 2015 à 6 h 58 min

Le Petit Bedonnant socialiste aura réussi un sans faute durant son passage aux commandes du pédalo.

Se brouiller avec les Russes sur les Mistral et la Crimée, terre russe récupérée fort justement, avec les Anglais sur Calais, avec les Allemands sur les cinglés grecs de Syriza, avec les Italiens et les Espagnols, avec les Iraniens sur le nucléaire, etc, etc…

Et le plus grave, avec les Français qui le voient pour ce qu’il est : une marionnette américaine au sourire béat, manipulée au gré des amuseurs qatari ou saoudien …

Kafkaïen, mon frèère !

JC..... dit: 3 août 2015 à 6 h 47 min

Le pseudonommé Zoon a toute ma sympathie d’humaniste modéré.

Couler les bateaux de migrants, cloportes kafkaïens prêts à tout pour sucer notre prospérité sans rien foutre, est une excellente solution.

C’est à ce prix, dérisoire, que nous maintiendrons haut et fort le pavillon des Lumières européennes dont nous sommes aveuglés comme moucherons et moustiques en été…

JC..... dit: 3 août 2015 à 6 h 37 min

Noble Court, il y a ceux qui fréquentent les lions, les tigres et les renards littéraires, et celles qui se délectent des boeufs, des ragondins et des ânes …

mine de rien dit: 3 août 2015 à 0 h 10 min

Le Savon
Première parution en 1967
Collection L’Imaginaire (n° 279), Gallimard
Parution : 12-06-1992
«Le Savon, Mesdames et Messieurs, die Seife, die Seifenkugel, vous savez, bien certainement, ce que c’est.
Vous vous en servez chaque jour.
Vous en avez une idée tout à fait certaine, commune à nous tous, et que ce mot suffit parfaitement à représenter.
Il s’agit d’une réalité du monde physique.
Et pour moi aussi, bien sûr, il en est ainsi.
Mais, pour moi, le Savon, eh bien, c’est, avant tout, c’est plutôt encore aujourd’hui ce dossier, ce sacré dossier !
Ah! ce dossier- savon, ce savon- dossier, quel mal, depuis vingt ou vingt-cinq ans, il m’a donné, ce savon ! […]
Allons-y ! Ouvrons-le, ce dossier !».

P&P dit: 2 août 2015 à 23 h 39 min

S’il y avait pas les femmes qu’est-ce qu’on pourrait buller tranquille…

Sergio, un peu de savon pour détendre l’atmosphère? atmosphère qui se charge au fil du fil à crever le plafond de la mesure. Bonne soirée à tousse, je vais reprendre un peu de sirop.

MCourt dit: 2 août 2015 à 23 h 09 min

Clopine joue les détectives. C’est bien.
Clopine va à Prague, elle découvre le Ghetto, c’est mal.
Clopine est sur le Pont Saint Charles.Elle y voit des statues « gothiques lovecraftiennes ». Euh…Une bonne partie de ce décor baroque date du Dix-Huit et Dix-neuvième siècle, soit quelque quatre cent ans après, mais ce n’est pas grave, elle ne regarde pas à si peu.

Clopine pleure sur son Kafkounet seul au lycée allemand à Prague, entouré de gens si méchants.Toute ressemblance avec Clopinou serait évidemment un contresens. Ici, l’inévitable lamentation sur cette « mosaique forcée de vivre ensemble » (sic) Mais, chère Clopine, sans vous offenser, voyez plus loin que Prague. Cette mosaique, c’est précisément la définition meme de l’Empire Austro-Hongrois.

Chemin faisant, elle découvre ce que tout le monde sait, qu’il y a au moins trois Prague, la Baroque, la Tchèque, et la Juive.Là, on a envie de crier Bravo!

Clopine découvre, après ou avec les touristes, la ruelle d’Or ou son Kafkounet qui ne fut qu’un des très nombreux locataires, lui apparait soudain dans toute sa gloire.. . Effacés, Dee, Kelly, Mozart.Quelque chose surgit là, devant ses yeux « fatigués » comme une vision Kafkaio-Trouillefesque. Saint Paul voyant le Christ est à coté de notre Clopine peu de chose…En cet instant,elle communie au Graal. Kafka est son Kafka comme Charlie fut son Charlie!Fusion mystico-laique.
Il ne lui vient pas à l’esprit qu’il a pu exister un Empereur Charles, lequel fédéra de remarquable manière le peuple du ghetto, au point de l’intégrer dans les sympathisants de la Monarchie Austro-Hongroise qui, des siècles plus tard, ne la lachèrent pas dans son malheur.
Et qu’au nombre d’entre eux figurait Franz Kafka…

Sergio dit: 2 août 2015 à 22 h 44 min

Zoon dit: 2 août 2015 à 21 h 18 min
Des navires armés, tout aussi discrets, couleraient systématiquement au large de la Sicile ou de la Grèce les bateaux chargés de migrants.

Pas la peine ! Le mieux c’est encore de leur retirer la mer pour pas qu’ils puissent traverser à la nage… On pompe l’eau et c’est marre !

Zoon dit: 2 août 2015 à 21 h 36 min

Les frilosités démocratiques et droits del’hommesques de toute une papardelle de coeurs saignants toujours prêts à voler au secours de la veuve et de l’orpheline freinent considérablement la mise en place de ces procédures expéditives et efficaces.

Les apories, produits de nos institutions démocratiques inspirées de nos chers principes (qu’en plus nous croyons universels! ), et dont l’afflux de migrants extra-européens est le cas actuellement le plus flagrant, ne peuvent être réellement dépassées que par le recours à des solutions non-démocratiques, reléguant au placard à balais les sacro-saints principes. Il faut nous y faire, mais si nous ne voulons pas remettre en honneur des solutions politiques qui firent naguère la preuve de leur efficacité en Allemagne, en Italie ou en Espagne, nous vivrons dans des sociétés où la légalité, réservée aux citoyens reconnus, coexistera avec une illégalité devenue nécessaire pour régler des problèmes urgents. Quant à l’humanisme humanitaire et égalitaire dont certains font leur hochet favori, reconnaissons que l’immense majorité de nos concitoyens et des citoyens de l’Europe se le met où je pense, à commencer par moi. Cultivons la sécheresse de coeur et l’inhumanité : ce sont des vertus précieuses en ces temps de grands bouleversements. Quant à la charité… au fait, qu’est-ce que c’est au juste ? Ah oui : l’amour du prochain. Mais le prochain n’est que celui que nous reconnaissons comme tel. Quant aux autres…

Zoon dit: 2 août 2015 à 21 h 18 min

On préfère la loi de la jungle, la pire des non-solutions. (Ueda)

Une solution certainement efficace consisterait à laisser se former et agir des groupes paramilitaires chargés de liquider discrètement tous ces indésirables. Des navires armés, tout aussi discrets, couleraient systématiquement au large de la Sicile ou de la Grèce les bateaux chargés de migrants. Les frilosités démocratiques et droits del’hommesques de toute une papardelle de coeurs saignants toujours prêts à voler au secours de la veuve et de l’orpheline freinent considérablement la mise en place de ces procédures expéditives et efficaces.

Ueda dit: 2 août 2015 à 19 h 09 min

Kafkaesque

Quelle lâcheté que celle de nos politiques, capables seulement d’hypocrisie et d’impuissance devant les malheureux migrants de Calais.

La solution de camps européens fermés d’accueil et de triage, sous le contrôle de l’UNHCR, qui a déjà il y a 30 ans correctement réglé en Asie la question des boat-people, reste un impensable.

On préfère la loi de la jungle, la pire des non-solutions.

labat dit: 2 août 2015 à 18 h 11 min

l’écriture est plus pauvremais plus claire.
c’est quand même à l’écriture que Kafka s’est voué

la vie dans les bois dit: 2 août 2015 à 18 h 06 min

Il se préparait pour un grand lundi, sauf que le dimanche n’aurait pas de fin.

C’est sur cette considération de Kafka, que je vous souhaite une bonne soirée.

JC..... dit: 2 août 2015 à 17 h 58 min

La vie dans les bois,

Si vous saviez comme nous sommes heureux de lire dans vos fientes, tous les jours qu’Allah fait !!!

… ça nous donne l’impression, fugace, de ne pas être complètement tarés …

la vie dans les bois dit: 2 août 2015 à 17 h 55 min

F.K. était excellent nageur et rameur. Information vérifiable.

Son attachement à Israël est venu de ses amis, de sa dernière compagne, et puis peut-être, d’un Dieu lare, celui de l’asphyxie, comme il le nomme, qui ne lui a plus laissé que peu de répit. Est-ce une forme de foi ?

Je viens de lire quelque chose qui ne laisse de m’interpeller. La famille de Kafka, pas son père, travaillait dans l’industrie. Et Franz Kafka, expert juridique reconnu, était pressenti par ses parents pour en reprendre la direction. Ce dont il ne voulait pas. Les indications du journal sont à prendre dans les années 1911 et 1912, une lettre du 10 août par exemple où il indique s’être rendu à l’usine dans la salle des machine, « lamentable usine ».
La seule chose que je viens de comprendre, en suivant un lien internet, était qu’il s’agissait d’une usine d’amiante.

Pour le reste il faudrait prendre l’ottokar, j’ai l’impression que la Roman de Prague, – « Cette petite mère a des griffes » pour F.K.- est en train de s’étoffer d’un nouveau chapitre.

JC..... dit: 2 août 2015 à 17 h 35 min

« Mais j’ai eu cette impression « folle », en parcourant Prague à la recherche de l’ombre de l’écrivain, » (Les Neurones fatiguées de Fouilletrou)

Aaaaaahaaaaahaaaaaa! ! Rechercher l’ombre de l’écrivain …. Uhuhuhuhu !

labat dit: 2 août 2015 à 17 h 22 min

quan on voit KAFKA en tenue de nageur, en pensant à ses luttes dans la société on sent comme il est pris dans le partage entre l’ancien et le nouveau, nouveau qu’ a pu être pour lui Israel où il envisagea de partir tout en restant donc Israel , comme la solution à son combat

Ueda dit: 2 août 2015 à 17 h 20 min

la vie dans les bois dit: 2 août 2015 à 15 h 03 min
tu m’en veux pas ?

Vous êtes pardonnée!

(En revanche, mon « bois mon vit » est de très mauvais goût.
Un coup de bambou sur la tronche probablement.
Je le retire!)

Les Yeux Fatigués (de Clopine Trouillefou) dit: 2 août 2015 à 16 h 44 min

Perso, j’ai eu deux lectures de Franz Kafka : une avant, et une après ma visite à Prague. Ou, plus précisément : une après ma lecture de la somme d’Angelo Ripellino « Praga Magica ».

Ce livre évoque en effet, avec une érudtion et une précision impressionnantes, le Prague de Kafka, et en creux, l’incroyable tension que les juifs de Prague devait supporter en ce temps-là.

On voit encore les emplacements des chaînes qui étaient encore, au temps de Kafka, attachées tous les soirs aux murs du ghetto, et Ripellino rapporte que la « paix pragoise », entre les trois strates juifs-allemands-tchèques, n’était qu’un fragile équilibre, toujours en danger. Les rabbins étaient encore assaillis de projectiles, quand ils se risquaient à quitter le ghetto…

Le jeune Franz n’y vécut que peu de temps, puisqu’avec ses parents il s’installa place Wenceslas… Mais j’ai eu cette impression « folle », en parcourant Prague à la recherche de l’ombre de l’écrivain, que ses différents domiciles reflétaient son errance affective. Et quand j’ai découvert qu’au coeur même de la Ville, presqu’au subsconscient de la Ville dirais-je si je me laissais aller à divaguer (ce qui, comme chacun sait ici, ne m’arrive pratiquement jamais… ahahah ), cette « ruelle d’or » nichée dans l’altier Château de Prague, avec ses maisons de poupée colorées, emboîtées et cabossées, ainsi nommées à cause des alchimistes du roi Rodolphe, Kafka a vécu, alors là…

C’était comme si Prague entier était un puzzle, dont l’assemblage, une fois terminé les zigzags correspondant aux différentes adresses de Franz, parcourue à la tombée de la nuit, dessinait le visage de l’écrivain.

Un visage tourmenté, évidemment. Un concentré de tensions, de désirs et d’espoirs. Une lutte perpétuelle pour la dignité -comme devaient déjà lutter les alchimistes « raflés » par Rodolphe, et qui s’échinaient nuit et jour, dans leurs maisons-boîtes à chaussures…

Ce n’est qu’à Prague que j’ai ressenti, vraiment, ce qu’a du être pour le jeune juif Franz la fréquentation du lycée allemand, à Prague. Les déambulations des héros, dans les romans, on ne peut bien les comprendre, ou plutôt les ressentir, que si on a fait l’effort de comprendre comment la ville de Prague s’est construite.

Même sur le pont Charles, au beau milieu des gothiques statues lovecraftiennes de la contre-réforme, on voit les lettres d’or, en hébreu, d’une « pénitence » payées par un « sacrilège » juif…

Que pensait Kafka, quand il traversait la ville ? Quand, replié dans la ruelle d’or, il attendait sa soeur ? Quand, traversant la large place Wenceslas, il descendait vers le ghetto ?

Toute la ville est encore zébrée du « partage », partage armé certes mais partage cependant, des trois communautés qui co-existaient à l’époque et dont, pour la plus sensible d’entre elles, il faut aller voir aujourd’hui l’incroyable défilé des noms et des dates de la synagogue Pinkas, dans le quartier Joséfov – mais heureusement, la synagogue vieille-nouvelle est toujours en activité, elle…

Je ne peux m’empêcher, quand je relis Kafka, de voir comme la trace de ce déchirement…

Bon, on peut aussi lire Kafka SANS aller à Prague, bien entendu. Mais au moins, dans ce cas, consulter le Ripellino, ce formidable guide…

Sergio dit: 2 août 2015 à 15 h 58 min

la vie dans les bois dit: 2 août 2015 à 9 h 15 min
C’est la gars de la sécurité qui allait dans les toilettes des femmes

Ben oui il avait toujours des tas de colliers à retrouver pire que les ferrets de diamants ou le Boehmer et Bassenge… S’il y avait pas les femmes qu’est-ce qu’on pourrait buller tranquille…

Sergio dit: 2 août 2015 à 15 h 51 min

Passou dit: 2 août 2015 à 9 h 04 min
« Viol de nuit, terre des hommes »

Cela a dû être début quarante, puisqu’il a fallu que Vol de nuit soit composé, et connu ; comme il relate des missions qui visiblement ont pu se dérouler fin trente-neuf, ça passe allègrement. Mais il a fallu aussi que les Saint-Ex soient au Lutetia : et là, le seul qui peut nous le dire, c’est le chef du service de sécurité dans sa mezzanine… Ou alors Canaris parce que lui de toutes manières, piaffant d’impatience derrière sa ligne Siegfried, il avait déjà le plan d’occupation de l’hôtel depuis au moins cinq ans !

JC..... dit: 2 août 2015 à 15 h 11 min

On vient d’analyser les traces ADN laissées par un pédophile de luxe sur la tige de jade, small, d’un certain Patrick Scepapa.

L’enquête continue. La justice tranchera dans le lard, surtout contemporain.

JC..... dit: 2 août 2015 à 15 h 06 min

Des intellectuels m’ont posé une question – les intellectuels adorent poser des questions aux gens du peuple, incapables de s’en poser à eux même – à laquelle je répondrai en toute franchise : « Dites nous, ô copulateur à l’âme légère et à la bourse pleine, accepteriez vous plus facilement l’acte lubrique avec Royal ou Merkel ? »

Nous avons répondu sobrement : le plus important, c’est avant… et après la copulation qui n’est qu’une introduction au vibrer-ensemble.

A cet égard, causer avec Angela, nous parait plus enrichissant que s’endormir sous le logos ségolénien insipide !…

la vie dans les bois dit: 2 août 2015 à 15 h 03 min

Mais je t’en prie uhuh, exprime-toi. A ton niveau de langage structuré.

Simplement fais-le quand tu auras lu Kafka.

Les doryphores ? tu en fais un beau tiens, comme on les aime bien par chez moi…, c’est dire toute l’attention qu’on leur porte.

Tu peux briller auprès de tes amis, par ton creux verbiage, sans avoir besoin pour cela d’essayer de comprendre ce qui t’échappera toujours.
Des ordures comme toi, si l’on repense à ton sens de l’amitié, que tu as manifesté ici sur la rdl, on les regarde luire de loin.
tu m’en veux pas ?

JC..... dit: 2 août 2015 à 14 h 57 min

« Qui est étranger à tout esprit religieux est étranger à l’idée même de « sauver » le monde. »

Le monde n’a besoin pour se sauver, de rien, absolument rien, qui soit humain !!!….. Cet anthropocentrisme est ridicule.

Ueda dit: 2 août 2015 à 14 h 47 min

-Kafka détestait les métaphores (bois mon vit)

> Kafka détestait les doryphores.

Tout devient immédiatement plus clair.

Ueda dit: 2 août 2015 à 14 h 44 min

Attila dit: 2 août 2015 à 9 h 05 min
renato, Eco dit que l »a beauté ne sauvera pas le monde », traduit dans l’article par « la culture ne sauvera pas le monde ». Et il donne comme exemple le cas de Goebbels

Sauf erreur, le père Eco se mélange les pinceaux
Renzi a parlé, à Addis Abeba, de la nécessité, au delà de sauver les vies de migrants, d’investir en économie et en culture en Afrique même pour y créer les conditions permettant de réduire les migrations et le terrorisme.

« Sauvez le monde »: si cette expression a un sens, ce sens est religieux.

Ce n’est pas la « culture » qui peut y répondre, mais effectivement la beauté, au sens où l’entendait le prince Myshkin.
(Mais ce n’est pas lui qui le dit, c’est le gamin qui lui pose la question: «Правда, князь, что вы раз говорили, что мир спасет «красота»? etc.)
La « beauté » étant naturellement de nature christique.

Qui est étranger à tout esprit religieux est étranger à l’idée même de « sauver » le monde.

la vie dans les bois dit: 2 août 2015 à 14 h 42 min

C’était aussi pour faire plaisir au « gars de la sécurité. Vol au dessus du lac de Garde. C’est tout barbouillé de gloss.
Tschuss.

JC..... dit: 2 août 2015 à 14 h 41 min

Soyons clairs, c’est à dire obscur : ne donnons pas trop d’importance à ce qui n’en vaut pas la peine.

la vie dans les bois dit: 2 août 2015 à 14 h 38 min

Montichiari, près de Brescia, Italie du Nord, samedi 11 septembre 1909. La quatrième journée du grand meeting aérien de Brescia débute sous un soleil radieux. La foule, aussi compacte que les jours précédents, se presse de bonne heure dans l’espoir de voir évoluer dans les airs les héros du jour : les Italiens Anzani, Cagno, Calderara ; l’Américain Curtiss ; les Français Rougier, Leblanc, et surtout Blériot, tout auréolé de gloire depuis sa récente traversée de la Manche le 25 juillet ; d’autres encore… Dans cette foule, trois visiteurs, trois citoyens autrichiens originaires de Prague : Franz Kafka, 26 ans, son meilleur ami Max Brod, 25 ans, et Otto Brod, le frère de ce dernier. Ils se sont déplacés tout exprès de Riva, au bord du lac de Garde. Max Brod, dans l’ouvrage qu’il consacre à Kafka en 1937, raconte : «En plein milieu de cette vie idyllique, le journal (…) nous apporta la surprenante nouvelle que le premier meeting aérien italien allait avoir lieu à Brescia. Nous n’avions encore jamais vu d’aéroplane, et c’est dans le plus grand enthousiasme que nous décidâmes de nous rendre à Brescia malgré l’état précaire de notre caisse (…) Kafka surtout poussait à cette excursion… »
http://www.kafka.org/index.php?aid=248

JC..... dit: 2 août 2015 à 14 h 37 min

Ramenons les évènements à leur importance : la nullité absolue !

La kafkaïenne famille Kafka n’avait aucune idée de la contraception, d’où le monstre, ni de la façon de lutter efficacement contre les parasites cloportissimes.

Notre société occidentale, libérale et capitaliste est en progrès ! nous lutterons et triompherons des insectophiles !

Zoon dit: 2 août 2015 à 14 h 32 min

loin de sa famille, de ses Familiants, (La vie dans les bois)

Qu’est-ce que c’est que ce jargon ?

la vie dans les bois dit: 2 août 2015 à 14 h 24 min

« bientôt on vous dira sur ce blog que »

-Kafka détestait les métaphores
-« Le Chauffeur » de Kafka est une pure imitation de Copperfield de Dickens
-la vérité du trouble venant de l’extérieur : martyre, sacrifice pour un être humain, ne peut être que la douleur physique.

Juste envie de lui redonner sa liberté, loin de sa famille, de ses Familiants, à cette âme en transmigration.

Avec des aviateurs.
Blériot, ça vous va ?

http://www.robinedizioni.it/nuovo/files/kafka-bib-incipit.pdf

Zoon dit: 2 août 2015 à 14 h 15 min

labat dit: 2 août 2015 à 12 h 51 min
leurs désaccords , pardon!

C’est déjà mieux.Cependant, il manque encore une ponctuation après « simple »; il faudrait aussi enlever un « p » à « expposent », supprimer la virgule après « désaccord » et clore la phrase d’un point. Ne vous découragez pas : vous êtes sur la bonne voie.

JC..... dit: 2 août 2015 à 13 h 48 min

Labat,
reposez vous !

Un peu de repos n’a jamais fait de mal à personne… surtout dans votre état.

labat dit: 2 août 2015 à 12 h 57 min

kafka a écrit ; et ce n’est pas si mal d’en être arrivé là pour s’éclairer dans la nuit famiiale qui était la sienne

labat dit: 2 août 2015 à 12 h 50 min

comme tant d’autres, bienôt ce sera le régime généraliter.kzfka a écrit comme seul franz KAFKA
ET Pas Odradek

labat dit: 2 août 2015 à 12 h 46 min

bientôt on vous dira sur ce blog que l’oeuvre de Kafkz est simple à se demander pourquoi tant d’interprètes expposent leurs désaccord, (sans y mêler de ..psychanalyse simplissime)

Zoon dit: 2 août 2015 à 12 h 16 min

il a été un martyre de la littérature (labat)

Qu’est-ce que c’est que ces gens qui ne connaissent même pas le français et qui se permettent d’écrire sur ce blog ? Il a été un martyr de la littérature et, à ce titre, il subit le martyre. Par ailleurs, à moins de donner au mot « martyr » son sens étymologique de « témoin », il conviendrait de ne pas verser dans l’exagération. Comme tant d’autres, Kafka a écrit. La belle affaire. Restons simples.

Giovanni Sant'Angelo dit: 2 août 2015 à 11 h 47 min


…du mépris pour l’ordre établis,!…encore une couche,!…kafkaïenne,!…etc,!…

JC..... dit: 2 août 2015 à 11 h 43 min

« il a été un martyre de la littérature » (labat)

Vous n’avez pas tendance à exagérer : je veux dire, là comme dans la vie courante ? « Martyr de la littérature » ne veut rien dire pour moi….

Giovanni Sant'Angelo dit: 2 août 2015 à 11 h 25 min


…un autre,!…problème kafkaïen, ubuesque absurde,!…n’est t’il pas,!…

…cette année, sur mes 120 Milliards, j’ai un bénéfice d’environ 15 Milliards,!…

…vraiment, suggérer moi,…comment m’en débarrasser,…des milliards en trop,!…pour me mentir à faire de bonnes affaires en arts, navires de plaisance,…et rester serein avec les dieux des affaires, Mercure, Vénus, et j’en passe, un temple de la culture, version Versailles en 100 X plus grand,…
…un Château Las Vega cul-turel kafkaïen,!…Top là,!…les Molière à poils,!…avec des  » Gode-Géants  » culturels,…

…vivre pauvre en comédies juives, pour ne plus voir sa laideur, çà ne s’invente pas,…
…et ses âmes, aux boulot,!…
…des enfants, plus pauvres tu meurt,!…
…mon jouet, le valet de chambre, suivant,…le témoin de  » j’ai Ho Wha « ,…avec croix gammée,!…plus vite,!…
…le milliard à ses fuites,!…attrapé le guidon,!…etc,!…Ah,!Ah,!…

…histoires sans paroles,…envoyez,!…

labat dit: 2 août 2015 à 11 h 21 min

il a été dit que l’éducation, c’est avant tout l’éducation des filles ;;par les pères et les frères avant tout

Polémikoeur. dit: 2 août 2015 à 11 h 13 min

Pour décoller d’un graffiti,
sinon réducteur, au moins hors sol,
qu’y a-t-il d’autre, finalement,
au bout de « l’Aéropostale »
(pas l’enseigne de prêt-à-porter,
encore que…), qu’Internet
et la connectivite aiguë
des adeptes du réseau social
et autres accros impulsifs
du tout-clavier-oreillette ?
Bénéfice mitigé excepté
pour une infime minorité
de « traders » mutants.
Frontière suivante,
conquête suivante,
légende suivante,
héros suivants !
Dépêchâtivement.

Attila dit: 2 août 2015 à 10 h 42 min

« Pour ce charmant nazi cultivé, et il y en eu beaucoup, la Métamorphose autorisait ce geste insensé … »

Ne profite pas du fait que ton ami WGG soit actuellement déconnecté, JC !

la vie dans les bois dit: 2 août 2015 à 10 h 28 min

« kafka conseillait sa soeur avec réalisme »

autres questions non autant fantastiques.

Franz avait 3 soeurs.
Il est probable que ces  » conseils » s’adressaient à Ottla.
Dont on peut dire: tel père, telle fille ? selon indications dans la lettre au père.
Il s’agit d’émancipation. De la fille, comme l’a été celle de son père.

Une autre Histoire.

http://www.esperluete.be/editions/La-petite-soeur-de-Kafka.php

labat dit: 2 août 2015 à 10 h 26 min

KAFKA s’intéressa à sa famille , côté maternel aussi, mais il voulait pard’ssus tout être franz Kafka ; il a été un martyre de la littérature son univers son monde à lui, même s’il avait des amis

labat dit: 2 août 2015 à 10 h 09 min

On n’imagine pas qu’elle soit jamais considérée comme datée.
d’autant moins que l’on a le recul de l’HISTOIRE qui ne présente pas un monde particulièrement rationnel(?)et qu’il semble ce monde fonctionner comme l’univers de Kafka

labat dit: 2 août 2015 à 9 h 55 min

on ne peut pas dire tel père, tel fils dans la famille Kafka.
QUESTION FANTASTIQUE? kafka conseillait sa soeur avec réalisme

JC..... dit: 2 août 2015 à 9 h 31 min

« Goebbels, homme cultivé s’il en fut, qui n’a pas hésité à envoyer 6 millions de personnes dans les chambres à gaz. »(Attila)

Pour ce charmant nazi cultivé, et il y en eu beaucoup, la Métamorphose autorisait ce geste insensé …

la vie dans les bois dit: 2 août 2015 à 9 h 15 min

C’est la gars de la sécurité qui allait dans les toilettes des femmes, Sergio, remember, tous ces trafics en sous-sol.

la vie dans les bois dit: 2 août 2015 à 9 h 12 min

de mémoire, il a du dire, en substance, que: ce n’est pas criminel.
Je ne sais plus quand, mais c’était après 1917.

la vie dans les bois dit: 2 août 2015 à 9 h 10 min

« Faire un gamin, c’est si facile … »

Franz Kafka ne l’a pas en ces termes, le concernant.

Attila dit: 2 août 2015 à 9 h 05 min

renato, Eco dit que l »a beauté ne sauvera pas le monde », traduit dans l’article par « la culture ne sauvera pas le monde ». Et il donne comme exemple le cas de Goebbels, homme cultivé s’il en fut, qui n’a pas hésité à envoyer 6 millions de personnes dans les chambres à gaz.

Question métaphysique du jour, culture et beauté est-ce la même chose ?

Passou dit: 2 août 2015 à 9 h 04 min

Ces histoires d’aéropostale, qui font toujours rêver, me rappellent une inscription au rouge à lèvres sur le miroir des toilettes des femmes de l’hôtel Lutetia quand Saint Exupéry y vivait avec Consuelo : « Viol de nuit, terre des hommes »

JC..... dit: 2 août 2015 à 8 h 50 min

« Apportons notre apport ! » comme disait sans humour le Phare de la Pensée, feu Nicolae Ceaucescu.

J’aurai eu un gosse aussi loupé que Frantz, tel qu’il apparaît avec son sourire débile sur l’illustration de ce pervers de Passou, j’aurai jeté le mioche à la décharge, et en aurait fait un autre, fissa.

Faire un gamin, c’est si facile …

Je dis ça, mais ça reste théorique. Quand je vois la gueule, pardon, le minois délicatement repoussant de sa mère à Frantz, je me dis que je préfèrerais grimper l’Everest que la bourgeoise au papa Kafka !

Bon dimanche, et bonne messe !

renato dit: 2 août 2015 à 8 h 10 min

« Qui c’est ? un romancier porno ? un pseudo de Despentes ? »

Un boulanger, plus banalement…

Giovanni Sant'Angelo dit: 1 août 2015 à 23 h 46 min


…tient, V’là,…maintenant;…des livres à prendre comme des logiciels,!…

…Kafka sur soie,…et Machiavel alors, une peau de vache,!…à nos pivotements,…
…non, ne touchons pas aux lois pour un Oui, pour un Non,!…
…et, cette générosité dans la vie,!…d’abord aux soumis,!…enchainés,!…
…sous contrat,!…sans pensions,!…

…l’illégalité ou çà, dans les intérêts et les profits, même dans les riens,!…à foutre,!…Ah,!Ah,!…Bip,!Bip,!…Go,!…
…etc,!…

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