de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Chronique de la peur et du silence en Sicile

Chronique de la peur et du silence en Sicile

Enfin ! Après avoir célébré son 30èmeanniversaire, le FIPA (Festival international des programmes audiovisuels) qui donne rituellement rendez-vous aux producteurs, réalisateurs, scénaristes et diffuseurs accourus de partout au début de l’année à Biarritz, s’est décidé à resserrer la focale. La fiction en a été cette fois bannie au profit exclusif du documentaire. Il y a tout lieu de s’en réjouir car pour cette nouvelle édition, la moisson a été particulièrement riche, féconde, diverse et …renouvelée. Pratiquement rien sur les deux guerres mondiales et l’Occupation, à peine un peu plus sur la guerre des appelés en Algérie.

A la place, des documentaires sur les phénomènes de société, la survivance aux abus sexuels, l’écho assourdi du conflit en Syrie, des enquêtes sur les migrants, des soldats français retour d’Afghanistan aux prises avec le stress post-traumatique, de beaux portraits de Maurice Béjart, Françoise Dolto, John Lennon et Joséphine Baker, une remarquable mise en parallèle de la situation économique du Brésil et de la faillite du ballet de l’Opéra de Rio de Janeiro… Et puis un choc : Corleone, documentaire français en deux épisodes (78 minutes + 68 minutes) d’une remarquable ambition. En voilà qui méritait bien un prix et qui est reparti bredouille mais on sait bien qu’une grande œuvre n’a pas de prix. Celle-ci s’ouvre par cette citation :

Tu as fait de cette heureuse terre un enfer de lamentations (Richard III, acte 1, scène 2)

Mosco Levi Boucault (1944), qui l’a réalisé et produit pour une diffusion prochaine sur Arte, s’est fait connaître depuis une trentaine d’années par des documentaires remarqués sur le rôle des immigrés dans la Résistance armée des communistes en France (Terroristes à la retraite notamment) et sur d’autres consacrés à Silvio Berlusconi et l’affaire Mondadori ainsi qu’aux Brigades rouges. Avec Corleone, il nous emmène de plain pied dans l’histoire immédiate. Celle de la mafia, de Cosa nostra, de la Pieuvre, qu’importe son (sur)nom puisque la réalité sicilienne est la même, à travers l’ascension et la chute de Salvatore Riina (Corleone, 1930- Parme, 2017) dit Toto ou encore Toto o curtu pour sa petite taille, La belva (Le fauve) pour sa férocité, Capo dei Capi pour sa toute puissance. Plus d’une centaine de meurtres au compteur, soit de ses propres mains, soit par lui commandités. Il est vrai qu’il a commencé tout jeune.Salvatore-Toto-Riina-dead-at-87

Ses victimes : des mafieux rivaux, des journalistes trop curieux, des commerçants récalcitrants au racket, des policiers (le général Dalla Chiesa) et les juges qui ont osé s’en prendre à son monopole (Giovanni Falcone et Paolo Borsellino). Riira ne reculait devant rien pour intimider tout pouvoir institutionnel et décourager toute initiative anti-mafia.  Il partait du principe qu’un pouvoir, ça s’apprivoise, ça se corrompt, ça se domine, ça se menace ; et quand cela ne suffit pas, ça s’élimine. Souvent, outre la cible, ses exécuteurs tuaient également l’entourage (famille, enfants, gardes du corps) sans faire de détail, et même des passants dans la rue lorsque des attentats à la bombe étaient organisés pour éliminer un gêneur. Les assassinats se comptent non par centaines mais par milliers au cours des guerres intestines de la mafia au début des années 80. Par moments Palerme avait le visage de la guerre. Ce qui n’étonne pas lorsqu’on sait que Riina disposait d’une force militaire.

La corruption était partout où s’exerce l’influence à commencer par la politique et la justice. Un univers où tout n’était que mensonge, pressions, menaces. Et partout la peur, ce poison qui ronge l’âme. Qui entrait dans la Cosa Nostra savit que cette famille passera dès lors avant la famille de sang. Les confessions d’un repenti marquèrent en 1984 le début du déclin du clan des Corleone, alors le plus puissant de Sicile. C’est peu dire que son chef aura répandu la terreur dans la population, quand il ne l’aura pas indignée, ayant failli obtenir d’être libéré de prison (sa résidence secondaire depuis son adolescence, lorsqu’il n’était pas en fuite durant une trentaine d’années en tout) peu avant de mourir d’un cancer.

Au fil du portrait de ce fils d’un paysan pauvre, le personnage devenu milliardaire apparaît comme un être primaire, psychopathe, ignorant, imprévisible, d’une intelligence limitée, et qui s’en remettait totalement à son instinct et son intuition. Il n’en aura pas moins été l’un des rares à avoir su constituer un Etat dans l’Etat. Une histoire de massacres, de tortures, de veuves blanches. A côté, les Corleone du Parrain de Francis Ford Coppola font un peu bisonours. Le plus frappant, si l’on peut dire, c’est de constater que la cosa nostra inspirent plus des cinéastes et documentaristes que les écrivains ; comme si ceux-ci était plus sensibles à l’omerta ; le fait est que ceux qui s’y sont risqués se sont plus souvent consacrés à l’histoire et au fonctionnement de l’organisation qu’à salvatore-riina-aka-toto-riina_0ses chefs, qu’il s’agisse de Salvatore Luppo (Champs/Flammarion, 2001), Giovanni Falcone et Marcelle Padovani (éditions la Contre Allée), Ferdinando Imposimato (Fallois, 2000), Eric Fratini (Flammarion, 2003), John Dickie (Perrin, 2006) ; encore certains d’entre eux sont-ils des magistrats. Peut-être la réussite du sicilien Leonardo Sciascia en a-t-elle découragé plus d’un, car il sera difficile de faire ressentir l’esprit, la mentalité de l’omerta et les méthodes de la pieuvre mieux qu’il ne le fit dès 1961 dans son roman policier Le Jour de la chouette (traduction révisée par Mario Fusco dans la plus récente édition chez Garnier-Flammarion, 2015) Corleone est réalisé sur le canevas classique mêlant des bandes d’actualité à de longs entretiens ; mais les images sont si fortes et les témoignages si ahurissants, c’est fait sur un tel rythme, avec une telle intelligence des situations, une si fine contextualisation historique et politique de chacune des étapes de cette route sanglante que l’on est d’emblée emporté. D’autant que l’auteur développe tout le long une véritable réflexion sur le pouvoir, le secret, les structures familiales. Les commissaires interrogés sont passionnants ; les magistrats, édifiants ;  les tueurs repentis, glaçants par le détachement avec lequel ils évoquent les aléas du boulot.

 

« Avant, je n’étais rien dans mon village. Dès lors, j’étais quelqu’un ».

Du sang, du sang, du sang sous l’œil du Christ en croix partout sur les murs. A la fin, le procureur Ayala, n’y tient plus ; comme excédé par ses propres prudences de langage, lui qui est d’une rigueur implacable dans son démontage du dossier, il lâche :

« Foin de toutes ces histoires de cérémonies d’initiation et de code d’honneur ! Tous ces types sont des merdes et Riina un tueur ».

En 2017, la cadette de ses enfants a voulu tourner la page en s’installant à Paris. Elle y a ouvert un restaurant dans le VIIIème arrondissement : « Le Corleone »

(« Le village de Corleone » , « Toto Riina à son procès » photos D.R.)

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commentaires

371 Réponses pour Chronique de la peur et du silence en Sicile

Jean Langoncet dit: 5 mars 2019 à 22 h 31 min

@le personnage devenu milliardaire apparaît comme un être primaire, psychopathe, ignorant, imprévisible, d’une intelligence limitée, et qui s’en remettait totalement à son instinct et son intuition

c’est à peu près le portrait de tout ceux qui prétendent diriger le monde aujourd’hui, non ? (le goût de la sanquette n’est pas discriminant)

Chaloux dit: 5 mars 2019 à 22 h 28 min

Janssen J-J dit: 5 mars 2019 à 22 h 14 min
Passou dit: 20 février 2019 à 12 h 14 min
Ou alors demeurez dans le cul de basse fosse des complotistes.

Je le savais bien, ma grosse Gigi, que quand Assouline s’est laissé aller à employer ce mot de complotiste, ça te plairait énormément : style moyen, histoire poreuse, bref langage pour demeurés qui ne peut que te ravir, toi qui sais si peu ce que tu lis. Quant au courage, ma grosse, on jugera sur pièce, le moment venu. Et je crois que sur ce point on n’a pas fini de rigoler.

Bonne foirée,

Janssen J-J dit: 5 mars 2019 à 22 h 14 min

Passou dit: 20 février 2019 à 12 h 14 min
Allez Chaloux, un peu de courage pour une fois. A défaut de vous dévoiler, cessez d’insinuer et accusez clairement. Dites et révélez, nous sommes tout inouïe à la promesse de ce scandale universitaire et intellectuel. Ou alors demeurez dans le cul de basse fosse des complotistes.
______________

C’était y’a pas bin longtemps, croa, croa, non, c’est encore frais comme empreinte, ça jette pas l’éponge. Tes p’tits copains des SR, on s’en tape, chachale, valent pas mieux qu’toué… T’abrite pas derrière, sur ce coup là, t’es cuit, et tu le sais.

Chaloux dit: 5 mars 2019 à 22 h 02 min

Non, c’est fini, Gigi, ma grosse, je ne reviendrai plus. Quant à du Bouchon, j’ai fait rire tous mes potes : »Qu’est-ce qui te prends de t’intéresser à ce gland? ». Ils ont raison, les glands ça n’a jamais été mon truc. Et sur ce point, ma pauvre Gigi, pas, qu’on ne pourra jamais se comprendre?

Hurkhurkhurk!

Janssen J-J dit: 5 mars 2019 à 21 h 56 min

té…, le rien du tout menteur invétéré qui ressort de son cul de basse fosse ast’heure… Et toujours bredouille, côté ascension boucheron au collège de france, apparemment…
Mon biquet, ma puce…, tu nous as beaucoup manqué, viens vite parmi nous cacher ta honte sous tes jets de gloviots chalbumineaux.

Chaloux dit: 5 mars 2019 à 21 h 21 min

Janssen J-J dit: 5 mars 2019 à 19 h 56 min
Quoi que l’on fasse : la nature profonde reprend toujours ses droits (rerum natura).

Profonde, dit-elle…Chez Gigi la visqueuse, c’est vrai aussi, mais ce serait plutôt de rectum natura.

Ed dit: 5 mars 2019 à 21 h 19 min

 » genre graffiti sur les murs, devant laquelle Houellebecq »

J’ai lu mon premier Houellebecq après être tombée sur un graffiti le concernant dans le 5e. Comme quoi…

Ed dit: 5 mars 2019 à 21 h 18 min

J’ai appris aujourd’hui même que l’une de mes copines (et non pas amies) avait acheté un livre suite à l’une de mes chroniques. Et ouais, il n’y a pas que Francois Busnel dans la vie. De nombreux anonymes écrivent sur la toile et deviennent – de facto – des micro prescripteurs !

Delaporte dit: 5 mars 2019 à 20 h 15 min

« Si. Du boudin à l’oignon aux petits oignons contracté en « boudin aux oignons ». Un must »

Dans mon boudin noir artisanal, qui n’était en rien « contracté », il y avait évidemment de l’oignon. C’était délicieux. Un putain de dîner à faire des jaloux !

Marie Sasseur dit: 5 mars 2019 à 20 h 04 min

Qu’est ce que vous vouliez que je vous dise.( a part que les DEA me font rire, comme ils prennent les drosophiles pour expérimenter leur zzopholie)
Il y a une hierarchie , genre graffiti sur les murs, devant laquelle Houellebecq est resté coi: « dieu a voulu des inégalités mais pas des injustices ».

Janssen J-J dit: 5 mars 2019 à 19 h 56 min

non, vous n’êtes pas vraiment désolée pas plus que moi vexé.
Il en va et ira toujours d’un malentendu perpétuel entre nous, je pense.
Le pli fut mal pris dès le départ, comme disait le bon docteur Schweitzer. On ne peut pas le déplier. Quoi que l’on fasse : la nature profonde reprend toujours ses droits (rerum natura).

Janssen J-J dit: 5 mars 2019 à 19 h 41 min

sardonique, et toujours acide. Un peu dépravée, sans aucune doute, depuis le temps de l’impossible rémission et de l’effroyable échec à l’agrégation de lettres. Un collapse hémiplé. Mais de l’amélioration perceptible sur le long terme.
Tout vient à point à qui sait attendre d’ailleurs… c’est comme le boudin noir. St Augustin en raffolait.

et alii dit: 5 mars 2019 à 19 h 39 min

le monde afrique
AFRIQUE
A Palerme, la mafia délègue ses basses œuvres aux migrants nigérians
Dans le centre de la cité sicilienne, le marché de la drogue et de la prostitution est sous le contrôle de Nigérians, cornaqués par Cosa Nostra.

Jean Langoncet dit: 5 mars 2019 à 19 h 39 min

@D ne fait pas mieux !

Si. Du boudin à l’oignon aux petits oignons contracté en « boudin aux oignons ». Un must

et alii dit: 5 mars 2019 à 19 h 36 min

L’homme est soupçonné d’avoir tué au moins trois personnes pour favoriser l’activité d’entreprises de pompes funèbres liées à la mafia. Il était rétribué 300 euros.
Les médias italiens l’ont surnommé « l’ambulancier de la mort ». L’homme a été arrêté jeudi par les policiers de Catane, en Sicile. Il est soupçonné d’avoir tué des personnes en fin de vie, moyennant rétribution, pour favoriser l’activité d’entreprises de pompes funèbres liées à la mafia.
express

Delaporte dit: 5 mars 2019 à 19 h 34 min

L’article du NewYorkTimes sur l’Académie française : les Américains s’attaquent à la France. Ils sont contents d’eux. En fait, ils nous envient nos vieillards cacochymes qui veillent sur notre langue française.

Marie Sasseur dit: 5 mars 2019 à 19 h 32 min

« Le tout écrit dans un style reconnaissant de Chamfort et Stendhal. »

Sauf votre respect, vous etes comme les ânes de la maîtresse du chien.

Stendhal a rédigé son epitaphe lui-même. En italien.

Delaporte dit: 5 mars 2019 à 19 h 28 min

Je m’intéresse très peu à la mafia. Je pense qu’il faut l’éradiquer, c’est tout. Depuis le temps qu’on nous ressasse ces histoires, dans les livres, au cinéma, dans la presse. Le Parrain de Coppola m’a toujours gonflé : c’était le miroir d’une société putride. J’irai quand même voir le film de Zhang-ke, peut-être demain. ce soir, j’ai la flemme. Je vais manger du boudin noir. Je suis sûr que D ne fait pas mieux !

Delaporte dit: 5 mars 2019 à 19 h 23 min

Il élevait deux lions, au lieu de s’être prudemment contenté d’un petit poisson rouge. Il en est mort :

« Un Tchèque, qui élevait deux lions sans autorisation, a été attaqué et tué ce mardi matin par l’un d’entre eux, un mâle de neuf ans, à Zdechov, un village de l’est de la République tchèque. »

Janssen J-J dit: 5 mars 2019 à 19 h 10 min

moi ce qui m’a toujours beaucoup plus fasciné, en dehors de la saga des mafieux, c’est plutôt le meurtre de kitty Genovese en 1964… et les nbreuses recherches en psychologie sociale auxquelles ce fait divers US donna lieu, à partir de l’élaboration d’une thoérie dite de « l’effet du témoin » ou du « spectateur ». Il en fut beaucoup débattu en socio-criminologie de la réaction sociale, durant une vingtaine d’années. Et comme étudiant, je me suis coltiné un petit mémoire de DEA là dessus… Je croyais penser qq chose d’original alhors, mais que voulez vous inventer à vingt balais ? Pourtant, cette inhibition collective me hante encore.
Je me permets de vous brancher un lien, mais enfin vous connaissez l’affaire par coeur…
https://fr.wikipedia.org/wiki/Meurtre_de_Kitty_Genovese
Bien à vous, ma soeur Kitty, pourquoi m’étonne pas (?)

Marie Sasseur dit: 5 mars 2019 à 19 h 01 min

Faut vraiment ne pas apprécier cette beauté de la botte. Pour préférer enterrer le chien qui vous gêne.

Marie Sasseur dit: 5 mars 2019 à 18 h 58 min

@cette notule qui tente d’esthétiser des crapules

Faut vrailent avoir une idée bottee de l’esthétisme alors…

S’agit pas de dire du mal de la famille de Corleone. Deja que le maire de la bourgade s’inquiète de la publicité mafieuse qui lui est faite à Paris, et que la marque déposée parisienne, l’a été à l’INPI, … en mars 2018…Un vrai coup monté.

Prenez par exemple Al Pacino, Capo bien campé, d’où croyez vous que son pépé et sa mémé venaient ?
De Corleone.
Tous les chemins de la pizzeria de Passou mènent là. Et c’est pas là que je vais aller.

Si vous aimez également la rubrique « fly me to the moon », et les nuits d’Ava, il y a là une farce historique:

https://www.liberation.fr/evenement/1998/05/16/mafia-le-roi-du-silencesouvent-soupconne-jamais-epingle-il-a-toujours-nie_236139

et alii dit: 5 mars 2019 à 17 h 56 min

une histoire vraie
Quatre balles de révolver dans le corps
Joe Petrosino est un Eliot Ness avant l’heure et on lui confie la création de « l’italian branch » de la police new-yorkaise afin de combattre la Main noire, la mafia siculo-américaine, et arrêter son parrain, Don Vito Cascio Ferro. C’est pour accomplir cette mission qu’en février 1909 il s’embarque sous une fausse identité – Giuseppe Valente – sur un paquebot en direction de Palerme. Mais il est reconnu à bord par un journaliste du New York Herald qui révèle l’arrivée du super-flic en Sicile. L’article se transforme en arrêt de mort. Le 12 mars 1909, Joe Petrosino sort à la tombée de la nuit du café Oreto à Palerme. Il a laissé son Smith & Wesson dans sa chambre d’hôtel. Tragique erreur : des tueurs l’attendent dans l’ombre et lui logent quatre balles de révolver dans le corps. L’Italo-Américain est le premier policier assassiné par la mafia sicilienne.

Giuseppe Petrosino était un dur. Né en 1860, issu d’une famille pauvre de Salerne, il a immigré à New York avec ses parents en 1873. À Little Italy, à cette époque la deuxième ville italienne après Naples avec un million d’immigrés, Giuseppe, qui a américanisé son prénom en Joe, survit grâce à des petits boulots : cireur de chaussures, vendeur de journaux, éboueur. Mais à 23 ans, alors que ses copains du quartier sont pour la plupart déjà au service de la mafia, Joe choisit le camp adverse en devenant flic. La police new-yorkaise est alors en majorité composée d’Irlandais. Petit, teigneux, le visage ravagé par la variole, il est le seul flic à pouvoir pénétrer dans les bas-fonds de Little Italy. Il s’infiltre dans les bars et les bordels en se travestissant en mendiant, en sourd-muet ou en gangster à peine arrivé de la péninsule. Et il multiplie les succès. C’est lui qui arrête les anarchistes responsables de l’assassinat du roi Umberto Ier. Il déjoue une tentative de chantage aux dépens du ténor Enrico Caruso, en tournée en Amérique. Il devient un héros national en résolvant le « mystère du baril », un fait divers qui passionne l’Amérique après la découverte d’un cadavre, les parties génitales enfilées dans la bouche, dans un baril de bière.
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Quatre balles de révolver dans le corps
Joe Petrosino est un Eliot Ness avant l’heure et on lui confie la création de « l’italian branch » de la police new-yorkaise afin de combattre la Main noire, la mafia siculo-américaine, et arrêter son parrain, Don Vito Cascio Ferro. C’est pour accomplir cette mission qu’en février 1909 il s’embarque sous une fausse identité – Giuseppe Valente – sur un paquebot en direction de Palerme. Mais il est reconnu à bord par un journaliste du New York Herald qui révèle l’arrivée du super-flic en Sicile. L’article se transforme en arrêt de mort. Le 12 mars 1909, Joe Petrosino sort à la tombée de la nuit du café Oreto à Palerme. Il a laissé son Smith & Wesson dans sa chambre d’hôtel. Tragique erreur : des tueurs l’attendent dans l’ombre et lui logent quatre balles de révolver dans le corps. L’Italo-Américain est le premier policier assassiné par la mafia sicilienne.

La vie de Joe Petrosino a inspiré de nombreux romans, documentaires, feuilletons télévisés, bandes dessinées et le film américain Payer ou mourir. Mais il manquait toujours l’épilogue de l’histoire : le nom de l’assassin. Jusqu’à ce que, au cours du mois de février dernier, la police italienne mette sur écoute Domenico Palazzotto. Officiellement à la tête d’une entreprise de transport, il est soupçonné d’être le « régent » du clan d’Arenella. À son interlocuteur, Domenico Palazzotto veut démontrer la pureté de son ascendance mafieuse. « Ma famille appartient à Cosa Nostra depuis plus de cent ans. Nous étions dans le maxi-procès de Palerme et dans la Pizza Connection, dans le livre 200 Ans de mafia, il y a la photo de mon arrière-grand-père et on cite mon oncle. » Mais le meilleur est à venir : « Et c’est l’oncle de mon père, Paolo Palazzotto, qui a descendu Joe Petrosino. »
https://www.lepoint.fr/monde/cold-case-a-palerme-un-crime-mafieux-resolu-105-ans-plus-tard-29-06-2014-1841667_24.php

et alii dit: 5 mars 2019 à 17 h 43 min

Vous y avez été:
Le « Café de Paris » de Rome, qui doit sa célébrité au film « La dolce vita » de Federico Fellini, a été saisi comme propriété de la mafia. Cette action s’inscrit dans le cadre d’une opération à grande échelle contre l’organisation mafieuse ‘Ndrangheta de la Calabre, indiquent mercredi les médias italiens.

et alii dit: 5 mars 2019 à 17 h 31 min

UNE FILLE QUI REND HOMMAGE A SON PERE
Des dosettes de café à l’effigie d’un chef de la Mafia sicilienne suscitent l’indignation
La fille de Totò Riina, grand chef mafieux récemment disparu, a voulu créer une nouvelle marque de café, Zù Totò, et la vendre en ligne en hommage à son père.

Phil dit: 5 mars 2019 à 17 h 29 min

Riche idée de Dame Clopine d’enterrer son chien bien aimé sur cette notule qui tente d’esthétiser des crapules humanoïdes. Léautaud serait ravi de lire le faire-part du clébard à Dame Clopine, lui qui confesse au long de son Journal qu’aucun être humain ne vaut les chiens et chats dont il s’est occupé sa vie durant. Le tout écrit dans un style reconnaissant de Chamfort et Stendhal.

et alii dit: 5 mars 2019 à 17 h 20 min

et l’art dans tout ça?
Je me souviens de l’affaire d’un ou deux parrains de la Camorra et de la ‘Ndrangheta, qui étaient des férus d’art. Roberto Pannunzi, qui était l’un des plus grands trafiquants de drogue au monde, avait une villa en Colombie tapissée d’œuvres d’art.

Dans le crime organisé français, il y a quelques exemples à creuser. Il me semble que Francis Le Belge a eu une collection d’œuvres d’art à la fin de sa vie. D’autant plus qu’il est le bel exemple du mafieux qui a changé. Il a fait de la prison, il a beaucoup lu et a changé en vieillissant. Je crois me souvenir que vers la fin de sa vie, avant d’être assassiné en 2000, il s’est offert une petite collection d’œuvres d’art.

En parlant de reconvertis, il y a aussi les mafieux qui se reconvertissent en peintres. C’est une histoire assez classique de repentance dans la mafia ?
Oui, ça, il n’y en a pas qu’un. Vous avez des parrains de la mafia sicilienne qui se sont convertis en devenant dans un premier temps collaborateurs de justice. Ils ont donné tous leurs avoirs à la justice, ont collaboré avec elle et ont fait deux tiers de leur peine. Il y a aussi l’histoire de Gaspare Mutolo, un tueur à gages pour le compte de la mafia, qui est devenu peintre à succès.
https://www.vice.com/fr/article/d7eeva/un-breve-histoire-de-lart-et-de-la-mafia

et alii dit: 5 mars 2019 à 17 h 02 min

le rituel!!!
Rituel d’initiation
Pour le rituel d’intronisation, l’élu reçoit un coup de téléphone de son caporegime ou d’une personne de l’administration. Pour la cérémonie d’intronisation, il doit être bien habillé. L’intronisé est reçu dans une pièce seul ou avec d’autres personnes voulant entrer dans la famille en présence du patron et d’un autre « hommes d’honneur » ou « affranchis ».

Le parrain prend le doigt « qui presse la gâchette » (l’index) du futur « affranchis » et le perce de manière à faire perler quelques gouttes de sang sur une image d’un saint (la Vierge-Marie ou Saint-François d’Assise). L’image est placé ensuite dans les mains de l’initié et le parrain y met le feu. L’initié doit alors prêter serment et jurer l’Omertà. Le serment peut varier d’une famille à l’autre mais généralement l’initié prononce le serment suivant : « As this card burns, may my soul burn in Hell if I betray the oath of Omertà » (Comme cette carte qui brûle, que mon âme aille brûler en enfer si je trahis le serment d’Omertà) ou « As burns this saint, so will burn my soul. I enter alive and I will have to get out dead » (Comme brûle ce saint, brûlera mon âme, j’entre vivant et j’en sortirai mort)4.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mafia_am%C3%A9ricaine

de nota dit: 5 mars 2019 à 17 h 00 min

Je donne à nouveau le texte de Sciascia, non tronqué…

« Dans une bourgade de la Sicile intérieure, un orateur parle du divorce. Il essaie d’être simple et persuasif. Il cite des cas, des exemples qui démontrent de manière évidente la nécessité du divorce. Parmi les auditeurs, il y a, au premier rang, une vieille femme bien décidée à livrer bataille: sèche, l’air agressif, dur comme fer. Premier cas: l’épouse qui trompe son mari. Ne faut-il pas divorcer? « Non, intervient la vieille, on tue » Et si c’est le mari qui a l’habitude de tromper sa femme, qui a même une deuxième famille? Et la vieille: »on tue » Et si une femme découvre qu’elle a épousé un impuissant?  » Il y a eu duperie: on tue », conclut la vieille.
L’auditoire, muet, est captivé par ce duel. L’orateur, qui se voit mal parti, déballe les cas les plus désespérés, les événements les plus tragiques que le divorce aurait pu éviter. La vieille est inébranlable. « On tue. » L’orateur se réserve, comme dernier recours le cas de l’inceste. Après l’avoir exposé, il se tourne vers la vieille: « Dans ce cas là, qu’est-ce qu’on fait, on tue? »
Et la vieille, du tac au tac: » D’abord, une grande fête à la maison, pour que les gens n’aient pas de soupçons, puis on tue. »

Anecdote racontée par Leonardo Sciascia, « Noir sur noir ».

de nota dit: 5 mars 2019 à 16 h 56 min

« Dans une bourgade de la Sicile intérieure, un orateur parle du divorce. Il essaie d’être simple et persuasif. Il cite des cas, des exemples qui démontrent de manière évidente la nécessité du divorce. Parmi les auditeurs, il y a, au premier rang, une vieille femme bien décidée à livrer bataille: sèche, l’air agressif, dur comme fer. Premier cas: l’épouse qui trompe son mari. Ne faut-il pas divorcer? <> Et si c’est le mari qui a l’habitude de tromper sa femme, qui a même une deuxième famille? Et la vieille:<> Et si une femme découvre qu’elle a épousé un impuissant? <>, conclut la vieille.
L’auditoire, muet, est captivé par ce duel. L’orateur, qui se voit mal parti, déballe les cas les plus désespérés, les événements les plus tragiques que le divorce aurait pu éviter. La vieille est inébranlable. <> L’orateur se réserve, comme dernier recours le cas de l’inceste. Après l’avoir exposé, il se tourne vers la vieille: <>
Et la vieille, du tac au tac:<>

Anecdote racontée par Leonardo Sciascia, « Noir sur noir ».

Marie Sasseur dit: 5 mars 2019 à 16 h 56 min

Le tresor de Toto le courtaud, dont une grande partie n’a pas ete retrouvée , et qui intéresse toujours le Proc de Palerme.

« Mais ce trésor est-il le seul qu’avait caché «Toto-le-courtaud»? La somme découverte paraît dérisoire comparée aux 200 comptes en banques, 160 appartements et maisons, 202 voitures, 6 yachts et 62 sociétés qui composaient la fortune du «Boss» dont on n’a pas fini d’entendre parler. »

https://www.liberation.fr/planete/1996/09/28/le-tresor-a-toto_180950

renato dit: 5 mars 2019 à 16 h 50 min

Puis il y a la question, ou si l’on veut le scandale « mafia et pouvoir », du débarquement en Sicile.

renato dit: 5 mars 2019 à 16 h 42 min

Encore le préfet Mori

Péripéties diverses.

En 29 il arrive finalement aux « gens bien » ; le premier et dernier sera un officier supérieur des Carabiniers et ancien député, qui sera évidemment démissionné ; mais l’action du préfet prendra fin, pourtant Mussolini — le Vaurien — lui avait écrit : « Votre Excellence a carte blanche, l’autorité de l’Etat doit être absolument rétablie en Sicile. Si les lois en vigueur entravent Votre action, ce ne sera pas un problème, nous en ferons de nouvelles « .

Marie Sasseur dit: 5 mars 2019 à 16 h 41 min

Dans « le dernier Parrain », de memoire, je ne l’ai plus sous les yeux, M. Puzo traite de la famille Genovese.

La famille Genovese (ou famille Lucianoavant 1957) est une organisation criminelle et une des Cinq familles mafieuses de New York, qui font elles-mêmes partie des 25 familles de la mafia américaine. La famille Genovese est surnommée la « Rolls Royce » du crime organisé. Elle peut rivaliser en taille avec la famille Gambino et en puissance, avec toujours, la famille Gambino et l’Outfit de Chicago. Elle continue à maintenir son influence sur des « familles » mafieuses plus petites à l’extérieur de New York. Celles-ci incluent les familles Patriarca, de Buffalo, de Syracuse, d’Albany et celle de Philadelphie. La famille Genovese a manipulé des membres de la famille de Philadelphie pour assassiner leur parrain, Angelo Bruno pour récupérer leur territoire d’Atlantic City. Bien que la puissance de la famille semble décliner ces dernières années, spécialement depuis la mort de Vincent « Chin » Gigante, en 2005, elle reste la mieux organisée et la plus puissante par rapport aux autres familles mafieuses de New York.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Famille_Genovese

et alii dit: 5 mars 2019 à 16 h 41 min

Giuseppe Marciano. La tête du plus influent réseau mafieux calabrais de Vintimille est tombée.

Lundi au petit matin, l’opération de très grande envergure menée par plus de 200 carabiniers placés sous les ordres de la direction antimafia de Gênes, a porté un coup sévère à la ramification ligure de la N’Drangheta. Car outre cet octogénaire présenté comme le « capo » de l’organisation, ce sont les principaux membres de familles clairement affiliées à la mafia calabraise qui sont aujourd’hui placés en détention ou mis en examen.

Enfin, des élus locaux se retrouvent de nouveaux sous les feux d’une lutte antimafia qui n’a pas cessé de s’amplifier ces dernières années en Ligurie.

« Extorsion, trafic de drogue et d’armes »

L’opération « La svolta » (1) n’est pas passée inaperçue. Puisque dès l’aube, deux hélicoptères ont déchiré le silence qui régnait encore à 5 heures du matin, au cœur de la cité frontalière. Dans le même temps, plusieurs perquisitions ont été menées dans plusieurs villes et villages de l’ouest ligure.

et alii dit: 5 mars 2019 à 16 h 38 min

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Coup de filet au cœur de la mafia calabraise à Vintimille
Publié le mercredi 05 décembre 2012 à 07h14 – 10

et alii dit: 5 mars 2019 à 16 h 36 min

Morano devient le parrain de la Camorra de Brooklyn après l’expulsion pour meurtre d’Enrico Alfano en 1907. Son quartier général est basé dans un restaurant italien de Coney Island. Il y rencontre souvent ses subordonnés pour diner et il est connu pour son dédain vis-à-vis des Siciliens. Il a pour habitude de dire « Longue vie et prospérité aux Napolitains, mort et destruction à tous les Siciliens ! ».

Marie Sasseur dit: 5 mars 2019 à 16 h 35 min

« ramassons le pognon, don don, je sais bien, c’est la morale des temps présents »

Trop facile la débandade…M’etonne pas .
Mais ne jetons pas non plus la pierre au journaleux du Parisien, il ne comprend peut-etre pas l’italien non plus.

et alii dit: 5 mars 2019 à 16 h 32 min

Pellegrino Morano (né en 1877 à Prata en Italie – mort à une date inconnue en Sicile) est le chef des gangs camorristes à Brooklyn à New-York. Il opère avec son gang de Coney Island et est considéré comme le « Grand Master » (grand maître) du crime organisé de Pellegrino Morano (né en 1877 à Prata en Italie – mort à une date inconnue en Sicile) est le chef des gangs camorristes à Brooklyn à New-York.
La Camorra a une présence dans les communautés italiennes à travers tous les États-Unis depuis le milieu du xixe siècle et est considéré comme le principal rival de la mafia sicilienne pour le contrôle du crime organisé. La Camorra dirige le quartier de Brooklyn jusqu’au début du xxe siècle. Cependant, à la Nouvelle-Orléans, la Camorra affronte la mafia sicilienne jusqu’à l’absorption l’une de l’autre après la Seconde Guerre mondiale.
wiki merci
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pellegrino_Morano

renato dit: 5 mars 2019 à 16 h 26 min

Pour ce qui ne se laisseraient pas effrayer par une petite recherche : action contre la mafia de Cesare Mori. Il y a un film de Pasquale Squitieri sur son activité en tant que préfet en Sicile : Il prefetto di ferro.

Vers 1916 lors de ses premiers succès, il eut à dire : « Ils n’ont pas encore compris que les brigands et la mafia sont deux choses différentes. Nous avons frappé le premier qui représentent sans aucun doute l’aspect le plus évident de la délinquance sicilienne, mais pas le plus dangereux. Nous porterons le coup fatal à la mafia lorsque nous serons autorisés à ratisser non seulement parmi les figuiers de barbarie, mais également dans les préfectures, les commissariats de police, les grands palais et, pourquoi pas, dans certains ministères. »

christiane dit: 5 mars 2019 à 16 h 24 min

Un très bel article de François Ekchajzer pour Télérama (9/11/2018) :
https://www.telerama.fr/television/le-corleone-du-parrain-demythifie-dans-un-documentaire,n5884535.php
qui complète ce billet et ces commentaires.
au passage, que cette photo du village de Corléone en Sicile est belle. Ces maisons serrées-collées sur ce piton rocheux, ces murs qui semblent entourer un cimetière. Et pourtant y sont enterrés tous les chefs mafieux, sanguinaires de Cosa Nostra et certainement de quelques unes de leurs victimes locales.

Janssen J-J dit: 5 mars 2019 à 16 h 18 min

Je vous le laisse bien volontiers 🙂 j’en attendais pas moins de vous…
ramassons le pognon, don don, je sais bien, c’est la morale des temps présents. Ceusses qui peuvent pas se baisser sont des cons et des losers… Or il en faut bin, des neuneus même pas jaunes, hein ?

@ annah,(sur l’ancien fil de simenon), il vous faut parvenir à surmonter votre dégoût. Si vous n’y arrivez pas, c’est que vous ne serez jamais romancière. Prenez exemple sur mme angot (christine, je crois), parait-il qu’elle aurait subi un assaut épouvantable dans sa jeunesse, paternel de surcroît, telle que la littérature mondiale en aurait été ébranlée à jamais (j’ai pas lu, le sais seulement par wiwi-dire).

Marie Sasseur dit: 5 mars 2019 à 16 h 01 min

« Le restaurant de cette femme ne m’intéresse pas,  »

Comme c’est dommage, un capital de 1000 euros, zero employees…

Marie Sasseur dit: 5 mars 2019 à 15 h 57 min

Pour « le dernier Parrain », M. Puzo a montré dans son roman comment la mafia sicilienne historique new-yorkaise s’est adaptée aux nouveaux « marchés « , une sorte de « legalisation »; adaptations comparables à celles de la 2eme génération de russes après dilapidation d’Etat, qui sont maintenant des hommes d’affaire.

et alii dit: 5 mars 2019 à 15 h 25 min

encore un de corleone
Giuseppe « main d’embrayage » Morello (2 mai 1867 – 15 août 1930), aussi appelé « le vieux renard », est le premier boss de la famille Morello, puis le bras droit de Giuseppe Masseria. On le surnommait Piddu (diminutif sicilien de Giuseppe) et ses rivaux les Castellammarese l’appelaient Peter Morello1. Sa main droite ressemblait à une serre du fait d’une malformation.

Dans les années 1890, Giuseppe fonde un gang appelé le groupe de la 107e rue, qui devient ensuite la famille Morello. Cette dernière est aujourd’hui appelée la famille Genovese, la plus ancienne des Cinq Familles de New York.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Giuseppe_Morello

gisèle dit: 5 mars 2019 à 14 h 54 min

Petit Rappel.Une réponse à votre post de 13h15.sur le fil précédent. C’est le 1313° commentaire,oups !

Janssen J-J dit: 5 mars 2019 à 14 h 35 min

Le restaurant de cette femme ne m’intéresse pas, je n’y mettrai jamais les pieds, qui plus est, son existence m’indigne. Je me demande comment on peut acheter un restaurant dans le 8e arrondissement de Paris quand on est la fille d’un paysan italien sans le sou. Et, quand bien même y parviendrait-on par les voies légales, comment on peut avoir l’impudence de s’afficher ainsi comme la fille de son père sur l’enseigne même. Je me demande comment les bobos parigots peuvent s’y pâmer et s’y presser, alors qu’il leur faudrait boycotter ce genre de blanchisserie, au nom d’une morale élémentaire.
Encore un coup de la macronie pâteuse, s’il est possible (?). La sexualité de Brancati, franchement à côté de ça, on se demande un peu.
(Mes excuses… trop de décablages sans doute, à me mêler de ce qui ne me regarde point).
Mes amis souffrent, et pas à cause de leur chien, mais enfin, chacun sa m…, comme on dit icite, à juste titre, ou du moins par protection réaliste.
Je signale quand même que les travaux de Tranfaglia, non cités par passoul, font encore autorité sur la question… Quant à la littérature mafieuse, elle n’a jamais su en témoigner correctement… Le journalisme oui, bien mieux, celui de Savino par exemple, je suis d’accord avec d’aucunes.
https://www.scienceshumaines.com/nicola-tranfaglia-enquete-sur-la-mafia_fr_25105.html

vedo dit: 5 mars 2019 à 14 h 23 min

A propos de l’empathie pour les animaux, on peut aussi la considérer de leur point de vue. J’ai connu une situation ou un chat, à la campagne, très batailleur et indépendant, chasseur, avec quelques descendants roux dans le voisinage, à la mort de son maître, qui n’était pas du style « caressant » mais était reconnu comme un vrai maître, a refusé toute nourriture et s’est laissé mourir peu après.

vedo dit: 5 mars 2019 à 14 h 17 min

Il n’est pas exact de résumer ainsi, pour des personnes non informées, la situation de l’Islam en Alsace concordataire. Il y a des subventions informelles (e.g. mosquée à Strasbourg).

DHH dit: 5 mars 2019 à 14 h 00 min

Les services chargés des cultes au ministère de l’interieur sont aussi charges de la gestion du personnel clerical des trois religions concordataires en Alsace et de Moselle .
Comme ces territoiresn’etaient pas soumis à la loi française au moment de la séparation en 1905
ces divers ministres du culte continuent a y être remunerés par l’Etat situation sur laquelle le pouvoir politique a toujours craint de revenir par une loi , mais qui est generatrice aujourd’hui d’une inegalité injustifiable au detriment de l’Islam qui n’ayant pas été partie au concordat ne peut en tirer le bénéfice résiduels dont jouissent encore les trois autres religions

et alii dit: 5 mars 2019 à 13 h 55 min

et si je vais me reposer, c’est que je ne trouve aucun plaisir à ces échanges vite scabreux alors que j’ai plaisir à me détendre

et alii dit: 5 mars 2019 à 13 h 52 min

d’ailleurs, je ne veille pas:je vais me reposer;
bonne journée que les dieux et les cieux vous soient cléments

et alii dit: 5 mars 2019 à 13 h 51 min

Petit Rappel dit: 5 mars 2019 à 13 h 41 min
ON L’avait déjà proposé mais ce fut censuré!je maintiens quoiqu’il en soit de l’effet de lapsus,toujours intéressant en politique de dénigrement a fortiori,la question :moi, je n’ai pas installé de correcteur et je ne propose pas de vider les gens ,de peur d’être identifiée par des anonymes

DHH dit: 5 mars 2019 à 13 h 48 min

@ clopine
dans mon post de « condoléances » de 11 h 04je pense que vous avez rectifié l’inintelligible « entre la déesse » en « être la détresse »
j’ai un peu honte de ma médiocre maîtrise du clavier mais heureusement et alii veille et se fait un plaisir de relever mes fautes

et alii dit: 5 mars 2019 à 13 h 35 min

entre la déesse provoquée par la disparition d’un animal familier
c’est qui la déesse?

et alii dit: 5 mars 2019 à 13 h 16 min

comme il convient de dire: .. Dictionnaire biographique des rabbins et autres ministres du culte israélite. France et Algérie

renato dit: 5 mars 2019 à 12 h 57 min

Il m’arrive de me souvenir de Mauro Rostagno. Pas vraiment un ami, mais plutôt une connaissance de bistrot dont j’avais suivi l’évolution : marxiste libertaire non violent à ses débuts — il fut l’un des initiateurs de Lotta Continua —, il avait finalement amarrré le navir de sa vie en Inde chez le guru Bhagwan Shree Rajneesh. Enfin, un parcours politique et religieux excentrique, qui le conduira en Sicile où il fonde une communauté de méditation qui se transformera en centre thérapeutique pour les toxicomanes — là, je préfère le mot italien « tossicodipendente » —. En contact avec l’environnement sicilien, le vieux démon de la politique revient en surface et le voilà engagé dans la lutte contre la mafia qu’en 1988 le tuera.

Ed dit: 5 mars 2019 à 12 h 44 min

« J’ai souvent été déçu par les hommes, quelque fois par les femmes, rarement par le travail, jamais par un chien. »

Tout pareil. Ou presque.
Et votre poème est touchant.

Soleil vert dit: 5 mars 2019 à 12 h 34 min

Clopine dit: 5 mars 2019 à 10 h 44 min

Et puis Philippe Bouvard qui dans la forme courte titille parfois Chamfort (j’assume) :

J’ai souvent été déçu par les hommes, quelque fois par les femmes, rarement par le travail, jamais par un chien.

Marie Sasseur dit: 5 mars 2019 à 12 h 32 min

« Enfin ! Après avoir célébré son 30èmeanniversaire, le FIPA (Festival international des programmes audiovisuels) qui donne rituellement rendez-vous aux producteurs, réalisateurs, scénaristes et diffuseurs accourus de partout au début de l’année à Biarritz, s’est décidé à resserrer la focale. La fiction en a été cette fois bannie au profit exclusif du documentaire.  »

Enfin, ce soir sur Arte il y aura le docul: « le petit Jesus de Lyon ».
Et bientôt sur M6 , M. Jackson, dans un docul en direct de son ranch, avec des petits garçons.

On peut pas dire que le Fipa n’est que prétexte à une petite virée sur la côte.

Bérénice dit: 5 mars 2019 à 12 h 22 min

Le procès de Viviane Ansalem s’il traduit une réalité de façon fidèle prouverait que la representation au sein de l’organisation religieuse ne résout pas le problème de la condition des femmes sur certains points comme celui évoqué dans ce film, le divorce. Là , l’accord du mari est indispensable. Il y a donc preponderance du masculin sur le féminin qui vient gripper plus qu’un point de grammaire pour ruiner la vie de cette femme .

http://www.filmdeculte.com/cinema/film/Gett-Le-proces-de-Vivianne-Amsalem-5428.html

Bérénice dit: 5 mars 2019 à 12 h 11 min

Pour tous et concernant le post de 11h55, je m’efforce pour ne pas contrevenir au souhait du pseudo concerné de m’exprimer indirectement pour réagir au contenu plus qu’au contenant, est-il ce que j’y parviens? Un cirque est un cirque cependant, il s’y trouve non pas des domestiques mais des acrobates. Loin de moi l’idée de prendre pour domestique untel ou une telle quand bien même une dose de mépris ou d’ironie m’animerait.

et alii dit: 5 mars 2019 à 12 h 08 min

c’est un fait que le judaIsme n’est pas une église, et qu’il y a des » ministres » rabbins femmes à la différence de quelques autres

et alii dit: 5 mars 2019 à 12 h 05 min

pour les cours de « religion »,il ya des auteurs spécialisés qui sont étudiés sans « rencontres canines à la desproges,habile enadjectifs intellos voir vidéos

Bérénice dit: 5 mars 2019 à 12 h 02 min

A relire la fin du post precedent Slimani dans le Figaro, remarquons que l’Eglise catholique comme les autres, à égalité pour ce point de detail, n’a de dignitaires que masculins. Les bases des sociétés ont été construites par les hommes qui ont donné aux femmes la place qui leur a paru juste et bon de leur concéder. Certaines sociétés comme leurs principes religieux ont su évoluer, la religion et ses règles quand elles évoluent le font plus lentement que l’ensemble dans lesquelles elles sont insérées et qu’autrefois avec le pouvoir politique elle dirigeait. Il existe aussi des courants, fondamentalistes, qui au lieu d’actualiser régressent et de ce fait enchainent la condition des femmes à des années lumières du siècle où les autres vivent. Retour à des valeurs et règles désuètes , contraignantes, limitatives, pour cadenasser, contrôler le sort des femmes qui dans certains pays font peur car scientifiquement leur intelligence est l’égale de celle des hommes , le progrès de la condition féminine ou leur emploi mettrait en peril les fondements d’organisations sociales patriarcales et machistes.

et alii dit: 5 mars 2019 à 11 h 55 min

: 5 mars 2019 à 11 h 49 min
je ne parle pas aux personnes qui trafiquent de la lingerie apprenez à comprencre que je ne veux pas être votre domestique pour cours de sexologie

e dit: 5 mars 2019 à 11 h 53 min

ce que peut entre la déesse provoquée
etre la détresse?
Clopine, j’ai eu des animaux et ici,(?)je pleure pourqu’on autorise un chat ;j’ai eu chiens et chats quan j’étais jeune;cola, la chienne était une coquine qui crevaitles oereillers et se retrouvait toute blanche des plumes,elle qui était toute noire;on l’avait eue bébé et elle grandit en me défendant des coups comme je la défendais ;je la promenais, la soignais ,l’emmenais chez le véto, elle savait que j’étais là pour elle;c’était une gourmande qui buvait le café au lait dans les soucoupes entendant la patte;et un jour qu’ellé s’est échappée, elle atraversé l’avenue et une voiture l’a défoncée;on m’empêcha del’amener avant le soir à opérer si ça pouvait servir à l’empêcher de souffrir;elle passa toute la journée à gémir devant ma porte c’était déchirant;je ne me suis jamais rattachée à un chien;les coups de l’enfance nous avaient liées à la vie à la mort,puis j’aieu des chats aussi gourmands:mambo partageait mes sucreries quand je rentrais du lycée et s’échappait aussi sur les toits voisin où je lui tendais une chaise pour qu’il redescende;c’est un voisin qui me l’a assommé;là je me suis retrouvée seule pour faire mes devoirs, il n’était plus là pour sucer ses pattes et les frotter dans mes draps;j’ai repris des chaps, plus tard, une chatte qui est devenue l’amour de mon fils:il voulait l’épouser dit-il à son prof de français:c’étaient nos histoires de coeur;elle a été malade et ne se cachait plus sous la chaudière où elle avait élu domicile, le sien je devais descendre chercher Bali, qui avait caché ses petits dans le placard à jouets de mon fils:elle comprenait bien nos histoires de famille, elle,qui les récupérait en caresses,et ronronnements;vous verrez, vousêtes jeune, ne renoncez pas à cette présence des animaux qui nous adopte comme on les aime ;l’un rappelle l’autre:courage clopine voilà le printemps, vous allez vous refaire le coeur pour l’hiver!

Bérénice dit: 5 mars 2019 à 11 h 49 min

Triste foire, vous oubliez un peu vite votre triste cirque du samedi soir. Ce n’est pas grave, vous sera pardonné.

Bérénice dit: 5 mars 2019 à 11 h 44 min

Ce n’est pas tant de souillure que de tentation, le religion ne conçoit pas l’acte charnel en dehors de l’union et de la procreation, tout le reste est péché. Le péché est une faute , que cache l’église sous cette notion, je n’y ai jamais pensé mais comme ça vite fait, j’y verrais plus quelque chose qui doit rendre des comptes à l’ordre religieux , ses dogmes, ses règles avec lesquelles les individus se doivent d’être en phase pour ne pas passer pour mécréants ou perdre pour l’éternité le Salut. Cela n’a rien à voir avec une notion d’hygiène au sens physique mais plus au sens moral voir mystique. Souillure si vous l’entendez dans ce sens , en oubliant les hypocrisies, les ruses, les écarts que les plus avantagés se sont toujours ménagé pour échapper à l’opprobre quand il était encore obligatoire pour être considéré de pratiquer et afficher sa pratique et croyance.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Péché

Jazzi dit: 5 mars 2019 à 11 h 34 min

Après la mort de ma chienne Heidi, morte peu avant ses seize ans, la seule que nous n’ayons jamais eue, j’ai erré longtemps, la cherchant partout du regard, tel un homme qui a perdu son ombre, Clopine !
Je ne l’ai jamais remplacée…

DHH dit: 5 mars 2019 à 11 h 04 min

@clopine
Je n’ai pas la même capacité d’empathie que vous avec le monde animal et j’ai du mal à me mettre a votre place et à entrer dans votre chagrin ; mais j’ai vu autour de moi ce que peut entre la déesse provoquée par la disparition d’un animal familier , et je sais que vous devez beaucoup souffrir ces jours-ci-.Jj veux donc vous offrir le reconfort de ma sympathie car indéniablement vous traversez un moment difficile .
B à V
DA

Clopine dit: 5 mars 2019 à 10 h 44 min

Bérénice, tous nos chiens sont enterrés dans le petit bois que Clopin a planté.

C’est affreux parce que je passe mon temps à tendre la main, mais elle ne peut plus se poser sur la tête de ce chien. J’ouvre la porte : plus d’intelligents yeux marron pour suivre mon geste. J’avance dans l’allée : plus personne ne me suit.

tout-à-l’heure, j’ai buté sur la gamelle chromée en la ramassant pour la ranger. Elle a produit un petit bruit sec, comme du petit bois qu’on casse. Je l’ai laissée sur place.

Bien sûr que le temps adoucira tout cela, je le sais, hélas. Mais là, aujourd’hui, quel vide épouvantable, et au moment même où je vous écris, mon oreille se tend, pour percevoir le petit soupir que Ti’punch proférait, à chaque fois que, se tournant trois fois sur lui-même, il se couchait sur le tapis, étendait son museau entre ses pattes, et commençait à attendre que j’en ai fini avec mon étrange occupation. Et il n’y a plus que le silence, sur le tapis imbécile qui ne sert plus à rien.

Je sais que, si l’on n’est pas capable d’affronter ça, il ne faut pas vivre avec un animal. Je sais que je suis capable de le vivre aussi. Mais bon sang, ce que cela fait mal, de perdre son chien.

et alii dit: 5 mars 2019 à 9 h 54 min

il y a des femmes,mères et même rabbins chez les juifs qui n’empoisonnent pas les débats avec leur demandes de peaux d’ane et laissent la voix aux femmes qui n’ont pas attendu ces vieilles peaux de l’histoire pour trouver des questions ailleurs que dans la psychiatrie américaine dont on a assez remarqué l’obsession de l’hystérie des femmes !

car les versions mises en avant actuellement sont hantées par le patriarcat, la misogynie, le racisme. Prenez la question du plaisir. Dans toutes les religions existe un combat entre des voix ascétiques et des voix hédonistes, et la question est de savoir ce qui sera normatif ou hérétique. Les leaders religieux ont une responsabilité fondamentale : ils peuvent faire une lecture de plaisir des textes, ou choisir de faire du corps de la femme un objet de tentation et de souillure… car les versions mises en avant actuellement sont hantées par le patriarcat, la misogynie, le racisme. Prenez la question du plaisir. Dans toutes les religions existe un combat entre des voix ascétiques et des voix hédonistes, et la question est de savoir ce qui sera normatif ou hérétique. Les leaders religieux ont une responsabilité fondamentale : ils peuvent faire une lecture de plaisir des textes, ou choisir de faire du corps de la femme un objet de tentation et de souillure…
http://madame.lefigaro.fr/societe/delphine-horvilleur-et-leila-slimani-sexe-mensonge-et-religion-220917-134318

et alii dit: 5 mars 2019 à 9 h 39 min

, une « faute » à laquelle elle ajoute celle d’avoir attribué à la femme de chambre ses propres tendances,
trait de psychologie bien vu et banal:voir sur la RDL TOUS LRS PORTRAITS DES « comme »,sans parler de ceux et celles qui s’attribuent des traits des autres en spéculant sur les noms,prénoms, ages!quelletriste foire!
bonne journée,les mieux sachants le political correct de la longueur des liens,des « posts » ,et du reste

vedo dit: 5 mars 2019 à 4 h 58 min

Gisèle, je vous de m’excuser pour mes mots trop vifs, et je le fais volontiers. Ce n’était pas très malin. Je devrais bien savoir qu’il faut se méfier de soi au net. (Mentionnais déjà ici qu’avec les collègues nous avons pour règle de ne jamais avoir une discussion sur le net).

gisèle dit: 5 mars 2019 à 1 h 11 min

Vedo. Le net a ses humeurs et ses erreurs. Le site très complet que j’indiquais hier ( IDref) n’est plus accessible ce soir. « erreur interne » est-il indiqué…Demain, lisible à nouveau ? dommage car il indiquait avec précision articles, préfaces,thèses dirigées et c’était assez prodigieux (même si c’est trop vite dit).A suivre..

Marie Sasseur dit: 5 mars 2019 à 0 h 42 min

Par  Jacques de Saint-Victor Le Figaro:

Le grand écrivain sicilien Andrea Camilleri introduit le lecteur dans le monde mystérieux de Cosa Nostra.

Au début du XXe siècle, l’un des plus éminents juristes italiens, Santi Romano, compara la Mafia à un ordre juridique, concurrent de l’État, mais disposant comme lui de codes, de tribunaux, de bourreaux, etc. Il avait parfaitement saisi l’esprit de cette organisation criminelle. On s’en rend compte en lisant le très astucieux Abécédaire de la Mafia que propose le grand écrivain sicilien Andrea Camilleri, après avoir longuement étudié la figure du chef mafieux (on dit « boss » en Sicile depuis les années 1950) Bernardo Provenzano. Inutile de présenter ce terrible personnage, qu’on a pu voir l’espace d’un instant, en 2006, à la suite de son arrestation dans une ferme isolée des environs de Cor­leone. Après quarante années de cavale, il est apparu comme un vieil homme, se nourrissant de lait de chèvre et de chicorée. Mais, en Sicile, plus qu’ailleurs, l’habit ne fait pas le moine.

Provenzano était depuis 1993 le chef incontesté de la Cosa Nostra sicilienne. Rompant avec les méthodes barbares de son prédécesseur, le furieux Toto Riina, assassin des juges Falcone et Borsellino et spécialiste des chambres de torture, Provenzano est le maître d’œuvre de la stratégie de l’immersion. Se fondre dans la population pour se faire oublier : « La Mafia ? Mais quelle Mafia ? »

Pourtant, le boss Provenzano a su se faire respecter comme un dictateur implacable. Lecteur de la Bible, il comparait son errance à celle des Hébreux. Son désert à lui, c’était celui de la clandestinité. Il ne correspondait jamais avec ses hommes par téléphone portable ou autre moyen technologique sophistiqué et donc repérable. Il donnait ses ordres par des pizzini, des bouts de papier, écrits à la machine, que ses correspondants pouvaient cacher dans le revers d’un pantalon ou d’une ceinture. En découvrant ses messages, les enquêteurs ont pu se faire une idée beaucoup plus juste de l’univers mafieux, où régulariser » une situation signifie « assassiner », où un prêtre est dit « intelligent » s’il aide la Mafia, où l’adultère est puni d’une peine particulièrement cruelle (organes génitaux dans la bouche), etc.

Camilleri nous plonge, avec la familiarité du Sicilien et l’aisance du romancier, dans ce terrible univers mafieux. Son abécédaire nous introduit dans un monde lointain, pétri de mystères et d’une religiosité confinant à la superstition. Pas un mafieux qui ne rende hommage à Padre Pio avant de commettre un homicide. On se croirait dans un film.

Pourtant, tout ce que décrit Camilleri est authentique, certifié par les enquêtes de la justice et de la police. Et cela se passe aujourd’hui, en Europe, à deux heures d’avion de Paris. Camilleri n’est ni Block, ni Hess, ces anthropologues qui ont passé des mois au contact de la Mafia pour n’en tirer que des approximations plus ou moins infirmées par les enquêtes judiciaires. Il sait nous guider avec finesse et pédagogie au sein de cette société secrète. Songeons, rappelle-t-il, que l’archevêque de Palerme, à l’époque de Paul VI, ne cessait d’affirmer que « la Mafia n’existe pas » et fustigeait le prince de Lampedusa parce qu’il donnait, dans Le Guépard, une mauvaise image de la Sicile. À ce propos, on peut lire un autre petit roman de Camilleri, Le Pasteur et ses ouailles (Fayard), qui retrace l’histoire fantastique de la famille de Lampedusa.

Vous ne savez pas : Un abécédaire de la Mafia, d’après les pizzini du boss Bernardo Provenzano d’Andrea Camilleri traduit de l’italien par D. Vittoz Fayard, 236 p., 18 €.

Bérénice dit: 4 mars 2019 à 23 h 29 min

Pour le mafieux moral qui s’exprime toujours aimablement , je vous souhaite toutes les femmes qui vous ressemblent, drappez vous de vos alibis culturels, continuez , vous êtes sur les bonnes voix. C’est pitoyable et immonde, à vous vomir . Je ne regrette pas le mépris total que vous m’inspire. N’oubliez pas de porter cette insigne distinctif qui vous irait si seulement votre sens critique s’attardait sur ce que vous n’avez jamais cessé d’être à mes yeux, la hakenkreuz ou un ruban blanc, cela fera plaisir à Haneke.

Soleil vert dit: 4 mars 2019 à 23 h 14 min

Très bien ce restaurant pour une remise de prix littéraire. C’est le juré survivant qui annonce le lauréat.

A part Ed, j’ai un petit monstre qui ne devrait pas te déplaire.

Bérénice dit: 4 mars 2019 à 22 h 09 min

Plus viril plus d’épaisseur, c’est drôle je ne voulais pas ces deux notions. Une brute inculte, renaît, si vous êtes homo, cela vous dit?

Marie Sasseur dit: 4 mars 2019 à 22 h 03 min

Excusez moi Renato, je ne savais pas. Mon dieu, quelle nouvelle, aujourd’hii, apres le décès du chien bien connu de Lavande. Vous devriez mettre une photo sur votre site, comme ça a chaque fois que vous mettez un lien qui y renvoie, vous aurez plus d’épaisseur. Plus viril, quoi.

Bėrėnice dit: 4 mars 2019 à 22 h 02 min

Clopine, vous devez être bien triste. Les chiens ont la vie courte mais on s’attache . Parfois meme plus qu’aux individus. Il reposera dans votre prairie ou le ferez vous incinérer ?

renato dit: 4 mars 2019 à 21 h 59 min

Pauvre femme… un problème de morale mal placé — d’origine religieuse ? — : des préjuges à perte de vue et elle prétend lire Augustin !

Et maintenant qu’elle dise ce que bon lui semble, ce ne seront que dès opinions sans valeur aucune.

Marie Sasseur dit: 4 mars 2019 à 21 h 48 min

21h29, si vous avez une passion pour un fasciste repenti et homo qui a engrossė la bonne , ce n’est pas le sujet du jour. Mais vous avez sans doute, vos raisons.

On ne vous a pas lu sur la mafia, ni sur ka Sicile. Mais seulement sur des trucs homosexuels. Vous faites votre coming out ?

renato dit: 4 mars 2019 à 21 h 29 min

@ 20 h 47 min, comme d’habitude vous crachez des opinions construites sur du ouï-dire, pas étonnant que vous soyez si aigre et manquiez d’épaisseur. On dirait que vous avez manqué quelque chose dans votre vie… Votre vie, peut-être ?

Ed dit: 4 mars 2019 à 21 h 28 min

Merci renato. Je note.
J’avais peur d’être un peu hors sujet car je ne me souviens pas avoir lu des conversations sur la BD ici.

Jean Langoncet dit: 4 mars 2019 à 21 h 05 min

@« Foin de toutes ces histoires de cérémonies d’initiation et de code d’honneur ! Tous ces types sont des merdes et Riina un tueur ».

A retenir pour l’inauguration d’un nouveau Café Anglais en république de France ; et pour, entre deux points-virgules, appeler un chat un chat

Marie Sasseur dit: 4 mars 2019 à 20 h 55 min

Les  » oeuvres » picturales de Lucia Riina sur son fb, pour l’instant, sont inqualifiables. Meme pas du niveau de Boronali. Esperons qu’elle cuisine mieux qu’elle ne barbouille.

Marie Sasseur dit: 4 mars 2019 à 20 h 47 min

A 20h38, pareil en retour. Mais il est bon de remettre parfois l’origine des choses, dans l’ordre. Et d’un fasciste repenti, homo, qui a engrossė la bonne, franchement, je n’en ai rien à cirer.

Jean Langoncet dit: 4 mars 2019 à 20 h 45 min

@http://www.leparisien.fr/faits-divers/mon-pere-toto-riina-a-son-histoire-j-ai-la-mienne-12-01-2019-7987083.php

Et dire que ses rejetons pourraient avoir à la tête à toto, ça fout les jetons

Jean Langoncet dit: 4 mars 2019 à 20 h 42 min

@En 2017, la cadette de ses enfants a voulu tourner la page en s’installant à Paris. Elle y a ouvert un restaurant dans le VIIIème arrondissement : « Le Corleone »

https://www.ilgattopardo.fr/

Un retour progressif à la maçonnerie ne pourrait que fortifier les fondements de la république ; on compte beaucoup sur la BD pour cela.

Lavande dit: 4 mars 2019 à 20 h 37 min

Vous nous avez tellement parlé de Ti-punch, Clopine qu’on a presque l’impression de perdre quelqu’un qu’on connait !
Sympa la video.

renato dit: 4 mars 2019 à 20 h 26 min

Bon, à l’origine — à 14 h 39 min —, je ne voulais qu’attirer l’attention sur La governante, histoire d’homosexualité féminine écrite par VB pour sa femme, l’actrice Anna Proclemer.

Caterina Leher, gouvernante française engagée par la famille Platania — famille bourgeoise sicilienne transférée à Rome, dont le patriarche, Leopoldo, a sacrifié la vie d’une fille morte suicidaire aux préjugés de sa moralité —. Caterina est une calviniste et est considérée par tous comme un modèle d’intégrité. Elle vit donc secrètement son homosexualité, une « faute » à laquelle elle ajoute celle d’avoir attribué à la femme de chambre ses propres tendances, provoquant ainsi le renvoi. Etc.

Marie Sasseur dit: 4 mars 2019 à 20 h 25 min

Ne pas oublier une belle saga familiale -à la sicilienne- des Pouilles, prix goncourt 2004

DHH dit: 4 mars 2019 à 20 h 21 min

@ Paul Edel
non on ne le soupçonne pas ,on le CREDITE d’avoir engrossé la bonne. Et comme cela tout le monde est content: le vrai père qui peut s’en laver les mais ,Antonio à qui on fichera désormais la paix enfin ses parents confirmés dans leur certitude que les soupçons d’impuissance qui pèsent sur leur fils ne sont en rien fondés

Marie Sasseur dit: 4 mars 2019 à 20 h 05 min

Si ca se trouve c’est Brancati qui a  » engrossé la bonne » sic d’un fin lettré- ?
Bien son genre, en plus.

Ed dit: 4 mars 2019 à 20 h 04 min

Question susceptible de provoquer un lynchage : y a-t-il des lecteurs de bandes dessinées ici ? Je n’ai rien lu depuis le collège (et l’éternel Titeuf) et viens d’emprunter Maus de Spiegelman.

Marie Sasseur dit: 4 mars 2019 à 20 h 01 min

Brancati est un repenti assez foireux; il peut bien faire une caricature fasciste de la Sicile.
Qui s’en soucie?

Jazzi dit: 4 mars 2019 à 20 h 00 min

« on soupçonne d’ailleurs Antonio d’avoir engrossé la bonne de la famille… »

Quoi, la bitte d’Antonio serait raciste, Paul !
Elle ne bande que pour les pauvres ?

Paul Edel dit: 4 mars 2019 à 19 h 53 min

Dans le roman « Le bel antonio » , et dans cette Sicile(ici Catane) des années 3O, Brancati se moque surtout du « machisme » et du « virilisme »( « le gallismo ») qui règne pendant out particulièrement sous le fascisme mussolinien.vVrs la fin du roman, on soupçonne d’ailleurs Antonio d’avoir engrossé la bonne de la famille…

renato dit: 4 mars 2019 à 19 h 41 min

Paul, il y avait sans doute chez Sciascia uns prédilection pour l’œuvre de Brancati qui fut pour lui un modèle littéraire et un maitre idéale — compte tenu que son père fut Pirandello —.
Souvenir de Sciascia : « Nous [S et ses camarades] le rencontrions parfois en compagnie d’un antifasciste bien connu*, aujourd’hui député, à qui la police réservait une attention affectueuse. Nous avions l’Espagne dans nos cœurs, des Américains comme Hemingway, Gobetti, et la présence d’un écrivain comme lui nous paraissait, même si nous ne l’avions jamais approché, une bonne compagnie. L’homme Brancati entra donc, et pas seulement en tant qu’écrivain, dans nos mémoires: et même si nous reconnaissons que son meilleur travail était Don Giovanni en Sicile, les histoires et romans dans lesquels il représente le costume fasciste nous étaient particulièrement chers. Rien du passé ne lui a échappé; parmi les Italiens qui oublient. Sa foi en la liberté, sa haine contre la stupidité, une haine flaubertienne, intransigeante, ont contribué de manière constructive à la tentative de donner aux Italiens ce que les Anglo-Saxons disent du bon sens. »

* Pompeo Colajanni

Ed dit: 4 mars 2019 à 19 h 40 min

Clopine votre chien est mort aujourd’hui ? Mon Dieu c’est terrible. Condoléances et bon courage à vous.

Marie Sasseur dit: 4 mars 2019 à 19 h 40 min

« Riira ne reculait devant rien pour intimider tout pouvoir institutionnel et décourager toute initiative anti-mafia.  »

Et rira bien etc.

Marie Sasseur dit: 4 mars 2019 à 19 h 36 min

« En voilà qui méritait bien un prix et qui est reparti bredouille mais on sait bien qu’une grande œuvre n’a pas de prix. Celle-ci s’ouvre par cette citation :

Tu as fait de cette heureuse terre un enfer de lamentations (Richard III, acte 1, scène 2) »

Peut-etre car l’histoire immediate de Riini et figlia est déjà dépassée ? Et que Riina chez Shakespeare, on voit pas le rapport.
Et qu’a Biarritz, les news arrivent en retard ?

https://www.la-croix.com/Monde/Sicile-devant-centre-migrants-Salvini-dechaine-passions-2018-06-03-1300944162

Jazzi dit: 4 mars 2019 à 19 h 25 min

On sent une très forte tendance homo érotique dans l’oeuvre de Brancati, renato. N’y aurait-il pas un peu des Bonnes de Genet dans la Gouvernante ?
A Paris, ça passe avec fracas, à Rome, on planque tout sous le tapis !

Paul Edel dit: 4 mars 2019 à 19 h 17 min

Renato, Maurice Darmon ,dans le dictionnaire des auteurs de Laffont soutient que Brancati fut le professeur de Sciascia.Une erreur? Possible.Merci de votre correction.et vous devriez nous faire votre portrit de Brancati que vous connaissez bien apparemment.
Ce qui est évident c’est que Sciascia a préfacé plusieurs livres de Brancati,et notamment ce « journal romain », il a réaffirm dans plusieurs entretiens(« Le point » et « la quinzaine littéraire ») sa totale admiration pour Brancati.Vous pouvez aussi – sans doute mieux que moi – répondre à Jazzi sur une possible « homosexualité du « Bel Antonio »dans le roman de Brancati,et les rapports entre le « virilisme mussolinien et le « gallisme » sicilien..

Marie Sasseur dit: 4 mars 2019 à 19 h 14 min

De fait il n’y a pas beaucoup d’auteurs siciliens vivants pour raconter la Sicile de l’histoire immédiate.

renato dit: 4 mars 2019 à 19 h 04 min

Sciascia fut élevé de l’école normale (istituto magistrale) où Brancati enseignait, Paul, mais il ne fut pas son élevé.
Dans les souvenirs de Sciascia, seulement 4 élevés savaient que Brancati était un écrivain, car ils lisaient l’Omnibus, hebdomadaire d’actualité politique et littéraire de Longanesi (il coutait à l’époque 1 lire) qui publiait Brancati, Vittorini, Savinio, Barilli, Emiio Cecchi, Pietro Paolo Trompeo, Mario Praz, Tilgher, Alvaro, Moravia, De Chirico.
Ce fut surtout grâce à un jeune prof, puis sénateur communiste, Giuseppe Granata, qu’il se forma sur les illuministes Français et Italiens — Voltaire, Montesquieu, Beccaria, Pietro Verri —.
Enfin, c’est une page complexe de la littérature italienne, pour plus de précision sur la relation Sciascia-Brancati : Sciascia e “L’ombra di Brancati” : https://enzopapa.wordpress.com/sciascia-e-lombra-di-brancati/ — bien documenté.

Jazzi dit: 4 mars 2019 à 19 h 02 min

Phil, Claudia Cardinale a déclaré récemment dans le Monde, que pendant le tournage du film en Sicile, Mastroianni était condamné a gardé la chambre. Des Siciliens (qui auraient eu connaissance du scénario de PPP ?) voulaient lui faire la peau, au motif qu’un homme impuissant ça n’existe pas en Sicile !
Un homo en Sicile ?
Impossible !!!

Phil dit: 4 mars 2019 à 18 h 47 min

oui Baroz, l’asexualité du bel Antonio dans le film est surprenante. Pasolini homophilise tout ce qu’il touche, comme ce premier film de Bertolucci, « La camarde », auquel il a collaboré et qui ne portraiture que du ragazzo à moitié nu.

Clopine dit: 4 mars 2019 à 18 h 08 min

Ti’punch, notre chien bien-aimé, est parti aujourd’hui, en emportant avec lui tous les souvenirs de 14 ans d’amour, de promenades, de courses, de câlins, d’herbes folles et de prés partagés. Et il nous a juste laissé le meilleur de ce qu’il avait : son coeur de chien fidèle.

Ti’punch, notre chien bien-aimé, est parti aujourd’hui, en emportant avec lui tous les souvenirs de 14 ans d’amour, de promenades, de courses, de câlins, d’herbes folles et de prés partagés. Et il nous a juste laissé le meilleur de ce qu’il avait : son coeur de chien fidèle.

http://www.beaubecproductions.fr/medias/files/vie-de-chien.mp4

Marie Sasseur dit: 4 mars 2019 à 18 h 07 min

Mais Brancati est mort, alors pour le trip, je vais en rester à la première idee.
Le beau Salvo.

Paul Edel dit: 4 mars 2019 à 17 h 56 min

Oui Renato, Brancati vaut le déplacement, comme vous dites.. De tous les écrivains siciliens, Brancati(1907-1954) est sans doute un des plus originaux dans une fine ironie et une observation de ses contemporains.Le fascisme mussolinien le séduisit brièvement , dans son extrême jeunesse, et il en conçut de la honte pour le reste de sa vie. Il est connu en France pour son roman « le Bel Antonio », devenu un film avec Mastroianni, œuvre dans laquelle il se moque du « gallisme » (de l’italien« gallo »,coq), ce comportement des jeunes gens siciliens , petits « coqs » frimeurs, séducteurs et vantards qui parlent davantage de sexe qu’ils ne le pratiquent. . Il faut lire en priorité ses nouvelles, et en particulier « Le vieux avec ses bottes, »( Il vecchio con gli stivali),portrait d’une bouffonnerie à la Gogol(qu’il aimait tant..) d’un fasciste.. Leonardo Sciascia, qui l’eut pour professeur, a très bien parlé de lui. J’aime son « Journal Romain », tenu de 1947 à 1954 , qui rassemble les réflexions d’un sicilien immergé dans la vie quotidienne à Rome.. malicieux, vif, qui nous tient au courant de ses rencontres d’amis, de sa lecture des journaux, de sa vision de la politique italienne, des nouveaux quartiers de Rome, de ses évènements familiaux, de ses hantises politiues ou de ses rêves .Il commente des faits divers avec verve et un comique, nous entretient de sa méfiance à l‘égard des « mouvements de masse » depuis le fascisme, sur lequel il revient souvent.I l nous tient au courant de ses écrivains préférés, Stendhal et Gogol au premier rang..Il parle de ses voyages (en Toscane, en Suisse) toujours primesautier et inattendu. Il évoque aussi avec une mélancolie magnifique sa Sicile et notamment sa ville, Catane. Un échantillon de son ton : »A Naples, le temps est tellement suave qu’on éprouve toujours le remords de ne pas l’avoir assez perdu : bien que je sois assis dans la Galerie à ne rien faire, j‘ai l’impression que j’aurais pu en faire moins encore. »

Delaporte dit: 4 mars 2019 à 17 h 50 min

Il fallait y penser ! On se demande où il a été chercher ça, dans sa petite cervelle creuse :

« Aurélien Taché sera-t-il à nouveau mis sous le tapis de La République en marche? Invité de Public Sénat, le député du Val-d’Oise, épinglé ce week-end pour avoir comparé le hijab porté par les filles de 11 ou 12 ans au serre-tête qu’arborent les petites catholiques »

christiane dit: 4 mars 2019 à 17 h 42 min

Ce documentaire est plus proche, en littérature, du livre Gomorra (jeu de mot entre la ville de Gomorrhe de l’Ancien Testament et la Camorra) de Roberto Saviano que de celui si célèbre de Mario Puzo Le Parrain.
Il semble déconstruire un mythe construit autour de la mafia qui avait été amplifié par le succès, au cinéma, des trois films de Francis Ford Coppola oscarisés et remarquablement interprétés, montrant une mafia enjolivée avec un « Parrain », patriarche respectable ayant le sens de la famille. Des fictions sujets de fantasmes qui plurent où un immigré sicilien, (Don) Vito Corleone, devint en Amérique le fascinant et puissant chef du clan redouté du crime.
Saviano décrit, lui, les conséquences de ces crimes sur les habitants des terres dirigées par différents clans camorristes, l’argent et la quête de pouvoir qui sont le nerf de cette guerre, le manque de scrupules des mafieux. Menacé de mort depuis la parution de son livre …
Enjoliver et mythifier positivement pour l’un, dénoncer le sordide crapuleux de ces organisations criminelles, toute puissantes pour l’autre.
J’ajouterais volontiers Cosa Nostra de Marcelle Padovani qui rapporte le combat du Juge Falcone (mort assassiné) contre la mafia sicilienne.
La mafia, ici, n’est pas que du cinéma mais un documentaire décapant ancré sur la réalité !

Marie Sasseur dit: 4 mars 2019 à 17 h 08 min

L’Italie détient un triste record sur les mafias , comme organisations criminelles, Sicile, Calabre, Naples, les Pouilles. Avec ses expats celebres, pour le clan sicilien.
Mais bon, ce n’est pas tellement un sujet universel, ni tellemenent intéressant, dans ce que peut la littérature. Cela dit existe-t-il un green book sicilien pour un road movie non-mafieux frendly only ? J’en profite aussi aha.

G S'A dit: 4 mars 2019 à 15 h 46 min


…il y a de la restauration dans l’air,!…
…déjà, ce pic rocheux sur les habitations,…
…élever en fortifications, des pilonnes de soutien,!… » c’est pas la lune « , bon Dieu,!…

…quelques entrepreneurs à crédits,?…etc,!…
…envoyez,!…

renato dit: 4 mars 2019 à 14 h 39 min

Ornella Muti sera Caterina Leher in La Governante de Vitaliano Brancati, au Teatro Quirino, Rome, à partir de demain.

Phil dit: 4 mars 2019 à 14 h 33 min

l’objectif de ces documentaires aussi douteux que la série des « Godfathers » qui donna un lustre celluloid aux ordures humaines.
Mieux vaut un bon film de la Hammer.

Petit Rappel dit: 4 mars 2019 à 14 h 30 min

« Je n’ai aucun jugement en pour ou contre (sic) cette évolution, simplement… j’en profite moi-aussi »
C’était, moins le ricanement béta, la minute de lucidité Clopinienne.

Marie Sasseur dit: 4 mars 2019 à 14 h 25 min

Ornella Mutti qui a d’ailleurs tourné dans un film, « seule contre la mafia « .
Rien de moins certain que Lucia Riina se voit proposer un tel role quand même. Elle a tres bien vecu en Sicile jusqu’a ce que son père décède et soit alors obligée de partir en Suisse, la pauvrette.

Marie Sasseur dit: 4 mars 2019 à 14 h 12 min

Elle a de tres beaux yeux Lucia Riina. Un je ne sais quoi d’Ornella Mutti, canon italien s’il en est.
C’est une belle histoire que Lucia raconte au journal Le Parisien. Avec cette pudeur, qui lui fait ne pas pouvoir en dire plus. Vraiment tres touchante.
A Corleone, ils ne sont pas très étonnés qu’elle ait préféré ouvrir sa galerie d’art dans un restaurant. Un investissement à tant de zéro.

http://www.cittanuove-corleone.net/2019/01/nasce-il-ristorante-corleone-la-figlia.html?m=1

Marie Sasseur dit: 4 mars 2019 à 13 h 31 min

Mais seul le discours ne change pas, que ce soit au temps des grands propriétaires terriens au moment de l’unification de l’Italie, ou maintenant dans une économie diversifiée : « on » vous protège, – en Sicile, le on est plutôt de famille-, mais vous devez payer.

Marie Sasseur dit: 4 mars 2019 à 13 h 17 min

L’histoire immédiate c’est que la quasi totalité des commerçants de Palerme paient l’impôt mafieux.

Marie Sasseur dit: 4 mars 2019 à 13 h 13 min

« Avec Corleone, il nous emmène de plain pied dans l’histoire immédiate.  »
Qui n’a plus rien à voir avec l’organisation criminelle de l’origine.
Il y en a même pour la dater, cette cosa nostra, deuxième moitié du XIXeme siecle.

Clopine dit: 4 mars 2019 à 12 h 59 min

Closer, sur la Rdl, je ne sais pas, mais enfin il faut constater que le genre « documentaire » a plus que le vent en poupe. Il permet, à moindres coûts, une extraordinaire liberté, et prend des formes de plus en plus originales. Je pense ainsi que la seule différence,désormais, entre les genres, vient de l’utilisation, ou non, de comédiens. Et qu’à l’heure du « selfie », de la « téléréalité », des images d’archives disponibles, le recours aux acteurs devient juste une option, en quelque sorte…

Je n’ai aucun jugement, en pour ou contre, cette évolution, que je constate. Simplement j’en profite moi aussi, ahaha !

G S'A dit: 4 mars 2019 à 10 h 41 min


…des histoires, d’une civilisation dans le déclin des divers obscurantismes des religions et autres formats bancaires, pour luire au dessus des lots,!…
…à la mode de Dallas J.R.
…le primitivisme des négociations, par la disparition pure et simple des opposants confrontés,!SANS PLUS DE MATH moderne ou autres exponentiels du raisonnement global,!…
…il faut voir, pour croire à cette forme de civilisation du déclin  » parasite « , qui faisait, bon ménages avec les autorités, sur l’ïle des  » deux Sicile « , des monarques ‘ Bourbon ‘, plus royaliste que dans leurs pays d’origine, la France Royale, et ses vestiges des seigneurs et maîtres sur les serfs, et courtisans,!…
…très brefs, pour garder ses loisirs,!…
…etc,!…à la mode des déclins, voilà,!…
…envoyez,!…

Delaporte dit: 4 mars 2019 à 10 h 36 min

En 2017, la cadette de ses enfants a voulu tourner la page en s’installant à Paris. Elle y a ouvert un restaurant dans le VIIIème arrondissement : « Le Corleone ».
______________

Elle a voulu changer de vie, devenir honnête, revenir peut-être à la religion : cela a fait un tollé. Les médias putrides se sont emparés de l’histoire, au risque de faire chavirer cette conversion dans le cauchemar.

Delaporte dit: 4 mars 2019 à 10 h 34 min

Houellebecq aimanté par la religion catholique, à laquelle il va consacrer une défense, en attendant de se faire moine :

« Stupéfiant ! » nous apprend ainsi que l’écrivain publiera fin mars une tribune cosignée avec Geoffroy Lejeune dans une revue chrétienne américaine, souhaitant « le rétablissement de l’Eglise catholique dans sa version la plus rigoureuse ». Rien de moins. (Le Monde)

bouguereau dit: 4 mars 2019 à 10 h 00 min

c’est pas pire qu’ici..ramassis de locdu..confrérie de cassos et de repentis..de relapse de la connerie..raclure de l’esprit..

foin de littérature et de ‘république’ des livres..tous ces types..femmes comprises forment un ramassis de lokdus..une confrérie de cassos..raclures de l’esprit incapabe de cavale..toto lassouline frait mieux d’arrêter ses pizzinis..dfaire un vide sanitaire de 3 mois..ça ça srait d’un chef

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