de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Crime de lèse-Ulysses en Irlande joycienne

Crime de lèse-Ulysses en Irlande joycienne

Si ce n’est pas fait exprès, c’est bien imité. Sûr que les joyciens canal historique sauront l’apprécier à sa juste valeur comme un hommage crypté au maître. Encore que du côté de Dublin, on ne plaisante pas toujours avec l’orthodoxie ulyssienne. Surtout à l’approche du centenaire non de la parution du monstre (1922 ) mais du centenaire de la plus extraordinaire déambulation urbaine du siècle littéraire échu, avec celle qu’Alfred Döblin fit faire à Franz Biberkopf dans son Berlin Alexanderplatz.

Bref, pour une gaffe, c’est une belle gaffe. Explication : Stephen Dedalus, qui est avec Leopold Bloom l’un des deux héros du Ulysses de James Joyce, sera commémoré comme il se doit cent ans après le 16 juin prochain. Un bloomsday particulièrement arrosé en perspective. A cette occasion, la Banque centrale d’Irlande  a cru bien faire en faisant frapper une pièce commémorative de 10 euros. Ce qui partait d’une bonne intention. En la dévoilant lors d’une petite cérémonie à Newman House, St Stephen’s Green, où Joyce vécut lorsqu’il étudiait à l’Université de Dublin, le gouverneur de la banque a failli en avaler sa chope de bière. Pile, une harpe celtique. Face, un portrait de l’écrivain et une citation extraite de son roman. Dans le troisième chapitre, évoquant la marche du héros dans Sandymount Strand, celui-ci avait écrit :

« Ineluctable modality of the visible: at least that if no more, thought through my eyes. Signatures of all things I am here to read… »

 Ce qui donne en français :

« Inéluctable modalité du visible : tout au moins cela, sinon plus, qui est pensé à travers mes yeux. Signatures de tout ce que je suis appelé à lire ici…” (traduction de Auguste Morel revue par Valéry Larbaud et James Joyce, Gallimard, 1930)

Ou si l’on préfère :

“Inéluctable modalité du visible: ça du moins, sinon plus, pensé par mes yeux. Signatures de toutes choses que je suis venu lire ici…” (traduction de Pascal Bataillard, sous la direction de Jacques Aubert, Gallimard, 2004)

Or sur la pièce , le “that”, qui se sentait probablement un peu seul dans la première phrase, a envoyé un clone dans la seconde entre “things” et “I”… Ce qui fait désordre. Sauf à penser, comme le chroniqueur du Irish Independant, que de toutes façons, avec ou sans ce “that” en trop, c’est incompréhensible… On remarquera que les traducteurs français, eux, ont réussi à se passer du « que » dans la première phrase mais l’ont rajouté dans la seconde. Ce qui, si la « République des livres » était lue en Irlande, pourrait provoquer un scandale à retardement de nature à ébranler l’Union européenne. Dix mille exemplaires de cette pièce ont été frappés. Mises en vente 46 euros par la Banque, on se doute bien qu’ils vont voir leur cours rapidement augmenter…

La Banque a présenté ses excuses (encore heureux !) et reconnu son erreur (et pour cause !) Mais, désireuse de ne pas la retirer du commerce, elle s’est défendue en assurant qu’elle n’avait jamais eu l’intention de faire quelque chose de “littéral” : plutôt un hommage ’”artistique”. Appelons cela ainsi mais la presse irlandaise n’apprécie pas cette désinvolture. Le Irish Times y voit un reflet supplémentaire de la “barbarie” qui ravage l’héritage culturel et architectural du pays depuis un demi-siècle.  Le professeur Sam Slote, qui a assuré la plus récente édition de Ulysses en anglais, se demande même si, pour les banquiers, Joyce est assez bon pour que son image soit exploitée mais pas assez pour qu’on se donne la peine de le lire… et de verifier auprès d’experts, comme cela avait été le cas dans les années 1990 pour un billet de £10. Les temps changent.

Si cela avait été un extrait de Finnegans wake, texte bourré d’inventions lexicales en plusieurs langues et dialectes, l’erreur se serait probablement passée inaperçue. Mais de Ulysses, tout de même ! Joyce ne croyait pas si bien dire lorsqu’il annonçait, à la parution de son oeuvre, qu’elle donnerait du travail aux chercheurs et aux thésards pour les siècles à venir. Il avait juste oublié les numismates. Il n’avait pas non plus prévu la délocalisation : il se chuchote en effet que ce “that” surnuméraire n’aurait jamais existé si les pièces n’avaient pas été frappées en Allemagne…

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commentaires

363 Réponses pour Crime de lèse-Ulysses en Irlande joycienne

20 scènes +1 dit: 15 avril 2013 à 9 h 39 min

@le grand jeu des acronymes tyvois que tyles aimes les tyjeux pour tycons trois et quatre quarts !

Arnâgadâ, petit-cousin de Mansûr dit: 15 avril 2013 à 9 h 31 min

La question contenue dans ce commentaire est l’exemple par excellence de ce qu’il est convenu d’appeler une question con :

20 scènes +1 dit: 15 avril 2013 à 9 h 23 min

Lycaeides idas nabokovi dit: 15 avril 2013 à 9 h 19 min

Enfin, plus on la regarde cette pièce plus les choix malheureux du dessinateur font surface — à croire que l’erreur s’est glissée volontairement pour lui donner une quelque valeur…

Lycaeides idas nabokovi dit: 15 avril 2013 à 9 h 08 min

James Stephens est la preuve que beaucoup de spéculations relatives à Joyce ne sont que des lubies d’écrivains en mal d’avant-garde car, selon le Dublinois, si lui-même ne parvenait pas à terminer le Finnegans Wake, seulement son jumeau James aurait pu le conduire à bon port. Or, si on connaît l’œuvre de Stephens (au moins « The Crock of Gold »), on comprends les limites des susdites lubies.

bouguereau dit: 15 avril 2013 à 9 h 07 min

Virginia L dit

« L’art contemporain rend toujours perplexe depuis sa création. »
« Quel avenir pour l’art contemporain ? »

je loue l’effort

bouguereau dit: 15 avril 2013 à 9 h 03 min

parce qu’on sent présente la jouissance de celui qui a écrit ça

déjà que becket boivait ton wisky..et en plusque tu dois éponger la jouissance..le lecteur il est débiné..cocu et content..si au moins que j’ahbitais porquerole j’irais foute le feu a la guarigue pour me défouller un peu..mais nibe j’ai que la rdl

bouguereau dit: 15 avril 2013 à 8 h 58 min

mon couillon de renfiled citant zollers citant freud qui cite attali..qui lui cite le grand rabinehood attation..bon c’est ton genre de jeux d’mot bête, mais c’est pas un plagiat: c’est dl’empathie

stats dit: 15 avril 2013 à 8 h 56 min

Joyce 181
Président 1052

Président vainqueur par KO.
Suggère alliance des insulaires, Irlande PQ

20 scènes +1 dit: 15 avril 2013 à 8 h 41 min

aux passionnés du qui first, et Lacan (kif ..)une citation de Sollers :
« C’est Freud qui a quand même osé dire que sa petite découverte était à situer dans la dimension de Copernic. Joyce-Galilée fait le reste.

Que j’ai réussi à convaincre Lacan de se rallier à Joyce, lui qui traînait encore dans les vieilleries littéraires, n’est pas ma moindre satisfaction. Je n’ai pas eu le temps de lui expliquer Vico, mais peu importe, la science nouvelle est en marche, rien ne l’arrêtra plus.
http://www.pileface.com/sollers/article.php3?id_article=668

Lycaeides idas nabokovi dit: 15 avril 2013 à 8 h 29 min

Ce serait plutôt la position de Lacan qui est étonnamment proche de celle de Beckett — ne pas oublier qu’il (Beckett) est l’un des traducteurs du Finnegans.

christiane dit: 15 avril 2013 à 8 h 13 min

Exact, U.
« La position de Beckett est ici étonnamment proche de celle de Lacan lorsque celui-ci constate : « Lisez les pages de Finnegans Wake sans chercher à comprendre. Ça se lit, ça se lit, mais, comme le faisait remarquer quelqu’un de mon entourage, parce qu’on sent présente la jouissance de celui qui a écrit ça. » Cette jouissance dont parle Lacan, n’est-ce pas précisément ce que Beckett appelle à regarder, à écouter ? Il n’y a guère que cela à faire, suggère-t-il, face à une pareille œuvre. La jouissance à l’œuvre dans la langue se retrouve également dans la construction de l’œuvre. »
Mais ils étaient proches dans ce ressenti.

JC dit: 15 avril 2013 à 8 h 07 min

HR,
votre jeu d’acronymes me paraît intéressant au possible mais, faute d’imagination, n’attendez rien de votre serviteur ! Faute de temps, aussi. On travaille dur !

La flottille est prête à quitter notre patrie, celle des droits de l’homme-moralisé-socialiste, où le mal est combattu par des lois non appliquées, où la justice est mensongère, où les mots n’ont plus sens commun. Bref, un territoire en chute libre ne présentant plus aucun intérêt à y vivre.

Chypre, ou la Grèce, sera notre destination et vous n’entendrez plus parler de nous, ce qui soulera du monde ! Nous apprenons tous le russe de la bouche même de splendides pédagogues blondes venues de l’Est, autrement mieux foutues que les mémés de l’EN. La nuit, discrètement, nous faisons fondre des lingots d’or et battons monnaie : le Porqueuro est en train de naître, pièce bien plus réussie que l’irlandaise : bras d’honneur sur fond couleur Polemploi…

Décidés à tout pour perdurer dans nos riens, la confiance nous anime dans ce nouveau départ. Saluez Pépère et la Concubine de notre part !

Polémikoeur. dit: 15 avril 2013 à 8 h 04 min

(Petit jeu).
Un écrivain ?
Il pourrait avoir
comme des cheveux
qui seraient des lignes
qu’il aurait écrites
et qui onduleraient
à partir de sa tête !
Quelle idée originale !
Du jamais vu, n’est-ce pas ?
A moins que…
Cavefouillement.

20 scènes +1 dit: 15 avril 2013 à 7 h 23 min

un grand jeu pour les surdoués de la RdL que m’a inspiré Bonux 1 h 35 min
‘on a montré ou plutôt monté en acronyme déjà le prénom des enfants de Freud (je l’entendis raconter par Tobie Nathan)
jouez avec les noms et prénoms des ministres, et envoyez au secrétariat de la Rdl vos acronymes : le meilleur gagnera ..devinez quoi

Giovanni Sant'Angelo dit: 15 avril 2013 à 3 h 01 min


…déjà, avec un écossais,…il sont à quatre,…
…au bout du compte,…
…un anglais en vaut bien 21,…
…de là à vérifier s’il à la bourse pleine,…
…il le faut passer gay coin,…
…question de goûts,…l’art d’en être ministre des recoins assaillants,…
…à vingt contre un,…le paris se fait la malle pleine d’humours aux parfums,…
…c’est schoking,…a y voir de plus près,…
…un art de vivre battre les coins à la chaîne et à l’emporte pièce,…
…l’emploi fait le larron,…of course,…
…sauf .Y. tell,…à la Tonkinoise,…
…etc,…les goûts et les couleurs de diversion,…les paris sont ouverts,…pour empochez le gros-lot à plumes de basse-cour,…
…y être, pour en compter, les plumés aux vents Glamour de Spartacus,…etc,…

BBZ dit: 15 avril 2013 à 1 h 35 min

Heureux qui comme Ulysse, ou comme c’estui là…

Mais ma raison est :
de pouvoir pisser sur sa tombe…

Le seul plaisir qui me fera traverser le Chanel ???

Signé : Bravo, Oscar, November, Uniform, X-ray !.

La haine est un bon moteur.
Ainsi pourrai-je connaître ce que Pub veut dire !.

PS : LML, les Anglais sont ils tous JUIFS ???.
Cela expliquerait certains a priori.

Polémikoeur. dit: 15 avril 2013 à 1 h 34 min

Une enquête ne devrait-elle pas avoir pour but
de déterminer l’origine de ce scandale majeur ?
Il y a d’abord eu un melon dans un comité
des fêtes qui a dû avoir l’idée de génie
de faire frapper l’objet de désir et de collection.
Le projet, accepté, a peut-être donné lieu à
une sorte de concours artistique.
Est-ce le dessinateur qui s’est collé le « that » dans l’œil ?
Auquel cas, tous les suivants dans la chaîne
de fabrication
auraient gagné
à passer, dans leur carrière, par le bureau des correcteurs.
Non, le concepteur, au goût très sûr, n’est pas le responsable.
Dans ce cas, le graveur, peut-être ?
Et son épreuve n’a pas été validée par un œil plus attentif ?
Après, la frappe commence, il est trop tard, et voilà le résultat !
Clochemerlement.

Giovanni Sant'Angelo dit: 15 avril 2013 à 1 h 11 min


…plus haut,…

…c’est les vainqueurs pré-destinés qui définissent les crimes de guerres,…
…alors ces entourloupettes à crédit d’ascètes et morales,…
…çà vient ce Con-clave des Bons-à-riens et mauvais atouts,…of course my Lord,…à poils de chameaux,…
…etc,…c’est la Joyce des tirs aux flans,…sonnantes et trébuchantes,…
…à l’€uro-conception de la grâce éternelle,…et lobbying Spartacus-exhibition,…
…Raspoutine est à Catherine la très grande,…ce que,…Joyce est à Ulysse,…faut voir avec €instein,…en manque de Picassous,…Ah,…Ah,…

BBZ dit: 15 avril 2013 à 1 h 09 min

Ah que mon plaisir est de chier sur sa gueule !.
Bobby Sand n’est point Juif (LML),
mais pour ce jour :
« Ding-Dong ».

et je ne douste que certains Irlandais m’accompagnent !!!.

BBZ dit: 15 avril 2013 à 0 h 59 min

I said :
d’un Speudo à Marque déposée sans cadeau !!!.

« Ding-Dong » est ma joie,
sans cloche incendiée sur un trottoir,
pour ce soir.
The witch is dead,
Yeah !!! !! !.

BBZ dit: 15 avril 2013 à 0 h 40 min

Traiter de beuglé***,
lors Thatcher est morte,
un Irlandais,…
La Glèbe vous salue !!!.
Bravo Oscar,
November Uniform,
X-Ray !!!.

Giovanni Sant'Angelo dit: 15 avril 2013 à 0 h 35 min


…on la voie venir,…on la flaire la bonne gouvernance de vous mettre à l’aise et vous donnez confiance,…et vous faire portez le chapeau,…
…j’ai été con-vaincue,…un bleu bien raide à étudier le maintien à la prose bien tendue,…
…se fit mettre la peine de Joy-cé un bon coup par moult lèche-majesté des travers en barre,…à dégrossir,…
…tout un art,…de post-posées à l’évidence les conjectures et connivences,…la cuisine,…etc,…

…tout amalgame avec des faits réels, n’est que pure coïncidence inversée,…à l’image des textes transmis par le miroir à Léonardo da Vinci,…déjà des copier / coller pour passer le Rubicon,…
…comme disait le sage,…transmettre une foie,…morale et exemplaire d’ascète,…
…pour en avoir une autre plus Joyciènne en partage,…des foie de morue,…& maquereaux de traviole en chasse à cour,…sous-venir de Versailles la grande,…des Tartufes,…crèmes aux parfums,…la gnose quotidienne les cours en Bourse,…
…etc,…Stop ou encore, la morale ascète pour glander du pognon,…rien ne sert de courir,…l’Ô clock à lèse Ulysses suffit Joyce,…et consort,…Ah,…Ah,…

20 scènes +1 dit: 14 avril 2013 à 22 h 54 min

autant que je me souvienne de mes lectures lointaines sur Joyce, celui-ci avait dit à Nora lorsqu’il la séduisit qu’il était un génie : et s’il est vrai que dans nos pays occidentaux fascinés par les êtres qui présentent un trait exceptionnel (Montaigne en parle déjà)on nomme surtout somme génie Mozart
et Einstein,jamais on ne nomme Joyce : or n’était-il pas un génie, le terme étant employé dans la même acception que pour Einstein ?
jamais je ne l’ai entendu dire de Lacan (ni qu’il se soit dit « un génie » ni qu’il ait été regardé comme tel, auquel le nom de et je ne pense pas qu’il ait été un génie en tel sens (qui vaudrait sans doute pour Pascal, alors que peut-être que pour Freud : ce serait justifiable .
ces noms juste pour la perspective , et affiner le portrait.

Furlong dit: 14 avril 2013 à 22 h 43 min

‘ I did’nt believe in mermaids before. ‘

Elles existent ? ? Mazette, ça m’en bouche un coin. pfff !

Kermit dit: 14 avril 2013 à 22 h 30 min

I did’nt believe in mermaids before.

Ah ben ça c’est sûr qu’à ce compte pour te calmer tu peux t’accrocher.

christiane dit: 14 avril 2013 à 21 h 22 min

20:42
Oh c’est bien votre lien ! J’y lis cette pensée de Beckett, épatante :
« Lisez les pages de Finnegans Wake sans chercher à comprendre. Ça se lit, ça se lit, mais, comme le faisait remarquer quelqu’un de mon entourage, parce qu’on sent présente la jouissance de celui qui a écrit ça. »
C’est exactement cela !

correction métrique dit: 14 avril 2013 à 21 h 06 min

Attention, Zizi, si tu n’est pas sage Jacques Aubert va venir te faire la leçon. Après ça, tu banderas plus jamais, mais tu sauras pourquoi.

christiane dit: 14 avril 2013 à 21 h 04 min

@ u.
C’est dans le chapitre II. L’analyse du langage au XVIe s. : – Les limites du monde – L’écriture des choses.
– Signatures (celle de Dieu) et ressemblances. Ses exemples sont alors pris dans La Bible. ( Babel qui rompt la ressemblance.)
Je reconnais que c’est ardu…

n'en faites pas 20 scènes+1 dit: 14 avril 2013 à 20 h 18 min

que vous soyez bien certains que je ne vous imite pas
d’abord , dire à DHH que le souvenir qu’elle avait rapportée me touche beaucoup en ce qu’il met.. le curseur sur les grandes questions que rencontrent les enseignants , les élèves et leur parents . Ce sont celles qui ont multiplié des commentaires sur ce blog sur l’agrégation, les agrégé-e-s, mais aussi au loin sur « la psychanalyse » comme on dit vite (ce que je serais très malhonnête de ne pas écrire , eu égard à la place si particulière de Joyce , du fait de son histoire , de la maladie de sa fille -qui, si je me souviens bien, dessinait d’une manière qu’il l’enchantait, lui-et la place de son oeuvre dans l’élaboration de lacan sur le symptome: Joyce avait déjà vu son nom dans la lunette freudienne quand ses chères éditrices lui demandaient d’aller sur un divan; si je me souviens bien de mes lectures
ce soir je vais encore palabrer avec mon ordinateur (que j’ai un peu démonté, );
je n’ai aucune connaissance fiable à mes yeux en celtisme sans nouvelles vérifications, et guère meilleures sur l’oeuvre de Joyce: je ne m’en suiciderai pas maintenant activement : bonsoir .
(il va sans dire que comme beaucoup, j’ai mangé après l’affaire à la place du mort dans ce restaurant que j’ai connu dans ma jeunesse)

bouguereau dit: 14 avril 2013 à 19 h 46 min

note jicé les bossus avait la cote plusque que les nains avec les gonzesses..faut pas négliger ces choses là: l’or c’est bien mais ça n’achète pas tout

Jacques Barozzi dit: 14 avril 2013 à 19 h 45 min

Tu te gourre, le boug, c’est les hétéros qui imitent les homos, ils ont tous l’air de pédés tatoués et rasés maintenant les mecs !

bouguereau dit: 14 avril 2013 à 19 h 44 min

mexicain qu’on est..de l’or en barre..il en faut pour racheter les conneries..reusement que couettezacoult est avec nous

DHH dit: 14 avril 2013 à 19 h 40 min

@vingt scenes
c’est une pratique ancienne des gouvernants mediocres que de sauver minablement la face en transformant, quand cela les arrange, des innocents en coupables(Dreyfus;les irlandais de Vincennes)ou des coupables en innocents (Cahuzac aussi longtemps qu’on croyait pouvoir éviter les vagues en cachant une verité connue aux français ?)

bouguereau dit: 14 avril 2013 à 19 h 36 min

Nous sommes quelques uns, dans l’île de Porquerolles

vous vous reproduisez pas entrevous quand même..faut faire gaffe..aprés c’est l’ile des bossus

Giovanni Sant'Angelo dit: 14 avril 2013 à 19 h 34 min


…de là l’expression gay,…pour vivre heureux , vivons riches de mensonges et mangeons nos blasphèmes et vérités tout cru,…
…à La Scauw,…
…tout est bon dans le cochon,…même avec les  » os « ,…des talons aiguilles,…
…question de nettoyer devant son trottoir,…la bûche et la brindille,…Ôllé !,…
…etc,…à la machine sans Thrace,…Ô Kapi !,…

bouguereau dit: 14 avril 2013 à 19 h 34 min

Elle est antigoy !!!

..c’est une manière d’exister comme une autre baroz..c’est comme les pédé qui veulent les grigri des hétéros..on leur pardonne..on est mexicain on a de l’or

Afflelou Alain ....... dit: 14 avril 2013 à 19 h 28 min

Deux verres pour le prix d’un et le borgne de votre monnaie de 10 euros redevient présentable.

JC dit: 14 avril 2013 à 19 h 20 min

Scoop : cette saleté de Scargill est toujours vivante ! 1938.
(J’avais oublié : les meilleures partent toujours les premières…)

JC dit: 14 avril 2013 à 19 h 16 min

Nous sommes quelques uns, dans l’île de Porquerolles à nous rendre compte que l’endroit n’est pas sûr ! Ces incapables élus par dépit sont capables de tout ! (j’ai vu comme vous la contradiction…)

A l’unanimité moins une voix (celle de notre crémier) nous avons décidé de nous exiler en flotte de 50 pieds !

Eric le Rouge l’a fait ! Pourquoi pas nous ? Nous allons commencer par riper vers Port Cros ….

n'en faites pas 20 scènes+1 dit: 14 avril 2013 à 19 h 15 min

Avis aux navigants dit:
aujourd’hui je vous dis qu’avant de jouer à blanche neige et les au-toch-tordeliens , vous pouvez vous souvenir de l’histoire qui n’est pas si ancienne, et l’est moins que celle rappelée par DHH.
On e sait même pas si l’on doit préférer, pour vous, et pour les autres,- tous les autres!- que vous le fassiez exprès,pârce que même wiki a une page sur les « irlandais de Vincennes ».
mais j’ai autre chose à faire que de m’ m’intéresser aux passions de Chritiane etM.L. son maître à rêver .en imitation permanente.

u. dit: 14 avril 2013 à 19 h 15 min

@ christiane

Il me semble que la « pensée celtique » n’a aucune consistance, si ce n’est dans l’imagination des folkloristes et nationalistes modernes.
Les « celtes » en question étaient avant tout des catholiques irlandais, et appliquer cette catégorie à Joyce est étrange, car quoiqu’attaché à l’Irlande, il considérait le « celtisme » comme une foutaise.

En revanche le fameux jewgreek/ greekjew (dans le monologue de Molly, sauf erreur), c’est autre chose.
Ils sont intimement associés dans le roman, naturellement, tout en restant distincts.

X « rejoint » Y, c’est souvent l’indice d’une pensée molle.

JC dit: 14 avril 2013 à 19 h 05 min

Hamlet, elle est générale la relativité… évidemment, en temps de crise elle peut paraitre restreinte. Revenons au sujet.

Cahuzac est le plus innocent des notables ! Nous devons l’aimer et le défendre ! Ses accusateurs sont d’effroyables salopes, ayant à leur tête un mongolien politique et dans leurs bourses un vide sidéral…

Sergio dit: 14 avril 2013 à 19 h 02 min

hamlet dit: 14 avril 2013 à 18 h 55 min
je me cachais derrière l’arbre, je n’osais pas me montrer

Ha non dans ces cas-là faut dénoncer l’arbre immédiatement…

christiane dit: 14 avril 2013 à 19 h 00 min

@ u.
j’ajouterai volontiers les idéogrammes chinois puisqu’on parle du dessin des signes et de leur orientation.

hamlet dit: 14 avril 2013 à 18 h 55 min

renato, je peux vous appeler renato ? Monsieur Assousine si ça ne vous dérange pas j’aimerais m’entretenir avec mon vieil ami renato.

renato, je suis d’accord avec vous sur la question de la visibilité du fond, de la transformation comme le dit l’autre du fond en fonds.
je sais que vous n’aimez pas beaucoup cet auteur mais je voulais vous parler de Trieste et d’Italo Svevo.
à une période de ma vie j’ai été amoureux d’une femme, elle s’appelait Ada, c’est à cette période de ma vie que j’ai pris conscience de ma médiocrité, j’ai commencé à m’identifier à Zeno parce que Svevo, malgré toutes les critiques qu’on peut lui faire, avait eu la bonté de donner une certaine profondeur (métaphysique) à la médiocrité de son personnage. Aussi un jour hop! j’ai décidé de prendre ma voiture et d’aller à Trieste, je ne savais ce que j’allais y chercher, peut-être une forme d’habitat pour y loger confortablement ma médiocrité, je me voyais fouiner dans les mystères de la ville, farfouiller dans le dédalus des petites rues, peut-être même que j’entendrais un air de violon sortir d’une fenêtre ou que je croiserais Ada dans une rue, Zeno pourrait m’aider à trouver des explications à mes mensonges mesquins, vous le savez je suis un lecteur idiot qui pense toujours avoir acheter l’unique exemplaire d’un livre qui lui est destiné, aussi quelle n’est pas ma surprise quand en arrivant dans Triste je tombe sur un panneau immense, de 10 mètres sur 10, avec dessus l’inscription en grosses lettres : « Bienvenue dans la ville d’Italo Svevo », ça a été une révélation, une excellente nouvelle, j’ai compris mon erreur, de visibilité, d’interprétation, et de projets de dissimulation.
Les pièces de monnaie et les panneaux publicitaires sont là pour nous rappeler en permanence que nous vivons au grand jour.
au « où es-tu ? » divin que nous posons à nous-mêmes nous ne pouvons que donner la réponse d’Adam : « je me cachais derrière l’arbre, je n’osais pas me montrer parce que j’étais nu » : à une uestion stupide posée par Dieu personne ne s’attend à une réponse intelligente de la part d’Adam qui s’imagine jouer à cache cache ou à 1,2,3 soleil ! avec le Tout Puissant.
Et après ça il Lui dit en montrant Eve : « c’est pas moi c’est elle ! »
Et la gonzesse en montrant le serpent : « c’est moi c’est lui ! ».
vous y croyez vous : c’est pas moi c’est elle ! et c’est pas moi c’est lui !
Dieu transformé en maitresse d’école où chaque élève essaie de l’endauffer avec son « c’est pas moi c’est lui ! ».
mais c’est pas grave vu que nous ne croyons pas en Dieu.

Je ne sais pas si vous avez entendu parler de cette affaire de cet homme politique accusé par un journal d’avoir menti, le pauvre homme aurait parait-il avoué avoir menti, il avait caché de l’argent dans des jardins d’Eden fiscaux, maintenant ils veulent le condamner !

et personne ne le défend, tout le monde est persuadé qu’il a menti.
comment accuser ce type d’avoir menti ?
il est victime de la pire des erreurs judiciaires.
Alors que tout le monde sait qu’il n’a pas menti : il n’a fait que dire la vérité.
Car c’est notre monde qui ment, à longueur de journées.
C’est une affaire de relativité restreinte et de position du nouvel observateur du monde moderne : il est évident que dans un monde qui vit lui-même dans le mensonge, dont l’essence même est de mentir du fait que les mots qu’il emploie ne sont plus là pour nous indiquer le vrai du faux, ce pauvre homme n’a fait que dire la vérité.

Laporte....! Merci ! dit: 14 avril 2013 à 18 h 31 min

Si Wilkinson avait réussi sa pénalité tirée des 58 mètres, il eut été plus connu dans le monde que Joyce ! Eternellement héroique ! N’est-ce pas déjà le cas, en fait ….?

Avis aux navigants dit: 14 avril 2013 à 18 h 26 min

Aujourd’hui H. R. se fait appeler n’en faites pas 20 scènes : toujours con mais en 20 scènes.

n'en faites pas 20 scènes dit: 14 avril 2013 à 18 h 19 min

@christiane
« fan de chichourle n’aime pas l ‘e-rich café » ne fait pas très sérieux comme pseudo pour des besogneux de la participation de la trente sixième heure

Giovanni Sant'Angelo dit: 14 avril 2013 à 18 h 14 min


…des mythe d’architecture littéraires pour retomber dans ses plans pour son panier,…
…victimes et persécuteurs même combat-spectacle,…le peuple à punir d’abrutis aux beaux contours,…
…dîner à crédit,…l’équarrissage des familles du bâton du berger sur les lunes de Spartacus relié pleine peau de chypre zèbrée,…à la Tonkinoise,…
…etc,…les chameaux de d’Artagnan en rut du libre arbitre à coefficients inversés,…

n'en faites pas 20 scènes dit: 14 avril 2013 à 18 h 05 min

on peut ici se souvenir pour les oppositions horizontalité/verticalité de l’érection de colonnes et de la symbolique de celles-ci, et aussi qu’elles sont abattues, même quand elles sont déjà entrées dans l’ordre muséal .

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 18 h 04 min

Quoi, maintenant il faut aussi que le pseudo soit agrée par un censeur à deux balles qui signe d’une suite de points ?

Sergio dit: 14 avril 2013 à 17 h 57 min

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 17 h 53 min
il refuse mon pseudo habituel et mon adresse valide…

Pourquoi que les wordstress on les kalache pas pour délit de pas tellement initié ?

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 17 h 55 min

Pour « terreux », je me tiens aux TLF où, entre autre, on lit : « En parlant de certaines couleurs jaunâtres ou brunâtres, sombres et sans éclat. Brun, gris terreux.

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 17 h 53 min

Pas de réponses lourdes, il faut demander au robot car il refuse mon pseudo habituel et mon adresse valide…

La mauvaise langue dit: 14 avril 2013 à 17 h 45 min

Ce qui est intéressant, Christiane, dans le livre de Paul Zumthor, c’est qu’il a une interprétation toute différente du mythe de Babel, qui fait suite d’ailleurs à de nombreuses autres du même genre qu’il analyse : »Tant d’obscurités expliquent que depuis un demi-siècle, n’ont pas manqué les exégètes disposés à lire dans le récit babélien, non l’histoire d’un châtiment, mais l’affirmation dramatique d’une visée créatrice. »

Le récit du XXIè siècle sera babélien ou ne sera pas. Il commence par l’effondrement de deux tours et se poursuivra par l’édification du monde en vertical dans les grandes mégalopoles du futur. Babel sera au XXIè siècle ce que l’Odyssée (horizontale) fut pour le XXè siècle à travers Joyce.

@Christiane............................................. dit: 14 avril 2013 à 17 h 41 min

« Renato » ? Ah, merci. Pourquoi a-t-il abandonné ce si beau prénom ?

Bonne question.
Qui en appelle d’autres.
Réponses probablement lourdes, pour le sujet.

Giovanni Sant'Angelo dit: 14 avril 2013 à 17 h 41 min


…le suicide collectif,…la pipe et son tabac,…à la rue de la gare, tu n’en aura pas,…
…question de partie en fumée,…chat noir le café bâtard,…à la vapeur,…

…cet humour irlandais à rebrousse-poils à pipe,…au tison ma Stout du terroir à moi,…
…etc,…

n'en faites pas 20 scènes dit: 14 avril 2013 à 17 h 39 min

à christiane
ne nous faites pas croire que vous n’aviez pas découvert qui ne savait pas donner encore « leurre »!!
évidemment vous ne souvenez pas d’avoir entendu railler la traduction de Chouraqui « le glèbeux » (ce n’était pas encore la mode des adjectif internauteux les bien heureux).

@............................................................DHH, 13:24 dit: 14 avril 2013 à 17 h 39 min

« Et ce qui nous a scandalisées dans notre desarroi ,c’est la reaction du prof de français ,qui a eu pour toute oraison funebre ctte phrase: »c’est dommage,elle avait ses chances au concours ! » »

Réaction normale, professionnelle. Le reste est pure émotion, à laisser aux familles …

christiane dit: 14 avril 2013 à 17 h 36 min

16:50
mais non, terreux ce n’est pas pour moi cette couleur terne tirant sur le gris. là, je dirais « cendreux ». La terre, c’est tellement beau. (« terreau », c’est pour le jardinage !)
Quant à Adam, c’est au-delà de la préhistoire , c’est l’aventure humaine dans sa longue évolution et sa nudité.
que voulez-vous dire par « un désir de P.V. » ?

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 16 h 50 min

Mais « terreux » est un adjectif et définit, entre autre, une couleur terne tirant sur le gris, le jaune ou le brun.

Vous vouliez peut-être écrire « terreaux », nom masculin, dans l’acception de « engrais naturel composé d’une terre riche en matières organiques d’origine végétale ou animale » ou bien « milieu favorable à l’émergence de quelque chose ».

« … celui qui modela à ‘seule fin de caresses’ » est une belle image, probablement un désire de P. V., rien de plus ; parler d’un Adam c’est comme spéculer sur la fonction de l’art préhistorique : paroles dans le vide car un usage ‘poétique’ du langage ne justifie pas l’arbitraire.

n'en faites pas 20 scènes dit: 14 avril 2013 à 16 h 43 min

pour la harpe !
il n’y pas que la celtique : riche iconographie ( instrument royal!)il y a aussi maintenant la harpe à pédales diatonique
« Elle possède de 40 à 46 cordes (pour les harpes d’étude) et 47 cordes (pour les harpes de concert), ce qui lui donne une tessiture de six octaves. Ces cordes sont principalement en boyau, à l’exception des cordes les plus graves (les deux dernières octaves) qui sont en métal, elles sont appelées cordes filées (filetage cuivre sur âme acier), les cordes les plus aiguës sont en nylon.
« 

christiane dit: 14 avril 2013 à 15 h 21 min

Je lirai ce livre, M.L. Babel ? un symbole d’apparente confusion entre les langues pour que l’autre devienne différent, pour qu’il faille sortir de soi et de ses habitudes pour aller à sa rencontre. Faire scission.
Ce livre de Joyce. Toute l’aventure d’un Ulysse qui a fort à faire en une journée pour fuir sa… Pénélope ! C’est aussi un roman de chair, celle de la langue et de fantasmes sans limites qui cernent la sexualité. Molly Bloom, la Terre fertile, Gea-Tellus / Nora.

« La pensée celte rejoint donc la pensée juive. Ce qui les unit serait une pensée de l’impossible, la perception d’une donnée invisible, transcendante et poussant le sens commun vers ses limites, l’ouvrant ultimement vers le tout Autre. » (Jean-Michel Rabaté – à propos de l’œuvre de Joyce)

christiane dit: 14 avril 2013 à 15 h 03 min

11:38
« Que font les arts du feu si ce n’est de célébrer la conquête capitale de l’homme ? Ils dérivent de ses premières fabrications. A peine eut-il apprivoisé le feu, asservi cette ardeur et par elle l’argile et les métaux, créant l’outil, l’arme et l’ustensile, que le voici qui détourne à lui former des valeurs de contemplation et de plaisir. Il y eut un premier homme qui, caressant distraitement quelque vase grossier, sentit naître l’idée d’en modeler un autre à fin de caresses.
Oserai-je avouer qu’un bel objet sorti des épreuves du feu me représente assez souvent une histoire de planète ? Je songe qu’une Terre ou qu’un Mars habitables, ce ne sont après tout que des corps refroidis, sur quoi les conditions très nombreuses, très étroites, très composées de la vie se trouvent très improbablement réunies. Ce sont peut-être les ouvrages incertains de quelque potier inconcevable. Les planètes, peut-être, ne sont-elles que des objets utiles à quelque dessein que les vivants, sans le savoir, servent ou desservent… »
Paul Valéry – Pièces sur l’art (nrf).
C’est celui-là, Adam, celui qui modela à « seule fin de caresses » ! Et puis la terre n’est pas grise, ça c’est pour certaines terres argileuses. Près de Gap, elle est ocre rouge, une merveille. Parfois noire ou blanche et bien sûr bleue vue de l’espace…
(Dîtes, il est vraiment long votre pseudo ! d’où ma préférence pour noter l’heure de votre intervention.)

pro et contra dit: 14 avril 2013 à 14 h 12 min

àDHH
on ne disait pas mettre la pression et si les mousse se faisaient mousser, on ne chantait pas Joyce adorait chanter =>canal historique
ah si Nora elle savait ça, tralala , ah si Nora elle savait ça tralala

DHH dit: 14 avril 2013 à 13 h 24 min

@……..
j’ai connu une histoire similaire,d’une cammarade de khâgne quis’est suicidée sans raison apparente autre que son incapacité à supporter la pression de la prepa à quelques semaines du concours.
Et ce qui nous a scandalisées dans notre desarroi ,c’est la reaction du prof de français ,qui a eu pour toute oraison funebre ctte phrase: »c’est dommage,elle avait ses chances au concours ! »
c’etait il y abien plus d’un demi siecle,mais le souvenir m’en est encore vivace

bouguereau dit: 14 avril 2013 à 13 h 14 min

Joyce est assez bon pour que son image soit exploitée mais pas assez pour qu’on se donne la peine de le lire…

kurkurkurk..

La mauvaise langue dit: 14 avril 2013 à 13 h 08 min

En plus, je n’ai accès ni à ce qu’a dit la banque ni à ce qu’a dit Sam Slot. Je me sens frustré.

La mauvaise langue dit: 14 avril 2013 à 13 h 02 min

La traduction de Morel/Larbaud/Joyce est visiblement bien meilleure. L’autre est typically une version d’agrégation, exacte, plate, sans âme.

La mauvaise langue dit: 14 avril 2013 à 12 h 57 min

À propos de Babel, Christiane, le dernier livre de Paul Zumthor, son livre testament réunissant ses derniers cours au Collège de France, sur Babel :
– Babel ou l’inachèvement, Paul Zumpthor, Seuil, 1997.

correction audiométrique dit: 14 avril 2013 à 11 h 51 min

> Pleurdecouinement

Qu’entendre lorsque s’ourlent, amie, tes paupières de muettes larmes ?

John Brown dit: 14 avril 2013 à 11 h 48 min

« Écoutez, John Brown. Je vous le dis tout de go : j’en ai assez de vous lire. » (rédigé par D.)

Alors, vrai, c’est le désamour ? Ce n’est pas ce que tu me disais encore avant-hier soir dans notre petit lit.

jean-charles molinier dit: 14 avril 2013 à 11 h 42 min

Un professeur donnant son avis sur une pièce de monnaie en s’appelant Sam Slot, ça ne manque pas de sel.

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 11 h 38 min

Notre texture n’est pas terreuse ; nous ne sommes ni pleins ni couverts de terre ; et notre teint n’est pas terreux (couleur terne tirant sur le gris, le jaune ou le brun). Glaiseux c’est un terrain qui renferme de la glaise ou quelque chose qui en a la consistance. Et ainsi de suite.

John Brown dit: 14 avril 2013 à 11 h 35 min

« Plus que la mort de Dieu,- ou plutôt dans le sillage de cette mort selon une corrélation profonde avec elle, ce qu’annonce la pensée de Nietzsche, c’est la fin de son meurtrier ; c’est l’éclatement du visage de l’homme dans le rire, et le retour des masques, c’est la dispersion de la profonde coulée du temps par laquelle il se sentait porté et dont il soupçonnait la pression dans l’être même des choses ; c’est l’identité du Retour du Même et de l’absolue dispersion de l’homme.»
Foucault – « Les mots et les choses » (cité par christiane )

Quel bel hommage !

jean-charles molinier dit: 14 avril 2013 à 11 h 33 min

Plutôt réussi, le portrait du jeune Freud.
L’inconscient lui sort du crâne comme une chevelure.

christiane dit: 14 avril 2013 à 11 h 29 min

11:24
Oui, glaiseux, terreux, proche de la terre rouge que les potiers façonnent et qui couvrent leurs mains. Et puis la terre… on marche dessus, on la façonne, on la cultive, on s’y bat et on y construit, on y meurt et on y retourne !

christiane dit: 14 avril 2013 à 11 h 10 min

10:31
« Plus que la mort de Dieu,- ou plutôt dans le sillage de cette mort selon une corrélation profonde avec elle, ce qu’annonce la pensée de Nietzsche, c’est la fin de son meurtrier ; c’est l’éclatement du visage de l’homme dans le rire, et le retour des masques, c’est la dispersion de la profonde coulée du temps par laquelle il se sentait porté et dont il soupçonnait la pression dans l’être même des choses ; c’est l’identité du Retour du Même et de l’absolue dispersion de l’homme.»
Foucault – « Les mots et les choses »
Bien sûr que c’est une légende dans la « profonde coulée du temps » mais ce qui suit des quatre dimensions du monde dans les signes écrits de l’Hébreu est très intéressant. Adam c’est l’homme, le glaiseux, nous.

abdelkader dit: 14 avril 2013 à 10 h 49 min

bolibingo dit: 14 avril 2013 à 9 h 28 min
‘…Les banquiers ont toujours « frappé la monnaie », cf. la Banque de France…’

…heu…vraiment? ben j’apprends quelque chose de nouveau aujourd’hui…merci a vous…

Giovanni Sant'Angelo dit: 14 avril 2013 à 10 h 46 min


…allumez le feux littéraire,…Oui, doucement,…çà prend,…avec les brindilles de lunes à poils du monstre du Loch-ness,…
…Ah,…rabat-joie et Ôpus-Dei de mes deux,…à François l’albigeois républicain pile et face,…etc,…

Daaphnée dit: 14 avril 2013 à 10 h 37 min

Vous, vous êtes une merde.
Ce sont des gens comme vous qui devraient crever.
Et qu’on vous crache dessus.

Vos petites vies gluantes et médiocres
vos cervelles molles,
fienteuses.

Vous êtes la médiocrité, la petitesse, l’insuffisance.
Du no life, du vide, du rien.

Crevez.

Giovanni Sant'Angelo dit: 14 avril 2013 à 10 h 34 min


…un moyen de cacher son or et son silence,…
…c’est de le fondre en dose minime ( 10 % ),…dans la parole et l’argent,…

…propos échangés entre un vieux drachme d’or et décadrachme d’argent,…par un platine natif,…
…etc,…à la bouse vide et pleine à moitié,…

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 10 h 31 min

C’est curieux, il y a encore des gens que nonobstant l’âge croient aux fables … les « mots crées par Adam pour désigner les animaux », d’accord, nous sommes aujourd’hui dimanche… bien que…

christiane dit: 14 avril 2013 à 10 h 24 min

Vous avez une bonne idée, M.L, de faire lien entre cette… affaire concernant Joyce, le Bloomsday et cette pièce et le livre de Foucault.
Comme dans le miroir des Ménines de Vélasquez quand M.Foucault, décrivant le tableau, écrit : « retirés en une invisibilité essentielle… La disparition de ce qui la fonde… ». Que nous reste-t-il, alors si ce n’est la dérision de Don Quichotte, qui suit ?
Tenez, un cadeau pour vous à propos de ce livre « Les mots et les choses » :
 » Au moment où il fut offert aux hommes par Dieu le langage était transparent, chaque mot étant
posé sur ce à quoi il ressemblait, mais tout ceci fut rompu par Babel. La langue se rapprochant le plus de cette idiome pur est l’hébreu, qui porte encore la trace des mots crées par Adam pour désigner les animaux. Les cinq types d’écritures (de la droite vers la gauche, de la gauche vers la droite, de haut en bas, de bas en haut, en spirale) retranscrivent ainsi la vérité du monde, la rotondité du ciel, la course du soleil… Depuis Babel il faut chercher la signification du langage dans son rapport au monde et non plus dans les mots eux-mêmes. »

Daaphnée dit: 14 avril 2013 à 10 h 21 min

Il n’y a pas qu’une jeune fille qui est vient de mourir qui est trop belle pour vous.
Joyce aussi, c’est trop pour vous.

Vous êtes la nullité absolue, des mots vides.
Le néant humain.

Giovanni Sant'Angelo dit: 14 avril 2013 à 10 h 14 min


…toute les pièces et billets de l’€uro-land,…sont moches,…et politiquement  » incorrectes « ,…
…de la merde  » nazis-juive,…impériale « ,…en circulation,…
…etc,…Na !,…

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 10 h 11 min

Peut-être :
badabadabadadalgharakamminaronnkonnbronntonnerronntuonnthunrovarrhounaiskaintrounourdennenthrnuk, Polémikoeur (j’espère avoir bien copié).

@............................................................ dit: 14 avril 2013 à 10 h 09 min

« une belle jeune fille, pleine d’avenir  »

la preuve que non : défenestration volontaire

Polémikoeur. dit: 14 avril 2013 à 10 h 06 min

N’y a-t-il pas plus pertinente citation
extraite de l’œuvre pour la mettre en valeur
sur l’avers d’une monnaie-médaille pseudo-commémorative ?
Faux-monnayeusement.

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 10 h 01 min

À mon goût la plus belle pièce de 10€ est la finlandaise avec les fleurs de baie polaire.

Giovanni Sant'Angelo dit: 14 avril 2013 à 10 h 00 min


…la valeur d’un parti pris à devenir  » ridicule « ,…a tirer en corporatisme sur le talent des artistes,…
…plutôt que sur les collabo’s d’état à l’€uro-lys bonnes à tout faire des connivences à abrutie,…
…avec la machine à tracer de Dûrer,… da Vinci,…et autres restes de technologie  » byzantine « ,…
…comme la machine à réduire ou à agrandir le relief,…cadeau d’un Tsar à Louis XIV,…
…l’orthodoxie archéologique funéraire,…
…etc,…

...................................................................... dit: 14 avril 2013 à 9 h 58 min

« Le drame s’est déroulé dans la nuit de vendredi à samedi. Pour des raisons encore inconnues, une étudiante pensionnaire au lycée Pierre-de-Fermat dans le centre ville de Toulouse à mis fin à ses jours en se défenestrant du troisième étage de l’internat.
La victime agée de 19 ans, originaire du Languedoc roussillon, était étudiante en lettres supérieures, en première année d’hypokhâgne.
Cette nuit là, la jeune fille était sortie en ville avec ses amis. Puis elle est rentrée normalement dans l’établissement.
Une enquête judiciaire a été ouverte. Elle devra éclaircir les circonstances de ce drame.
Une cellule psychologique a été mise en place au sein de l’établissement. »

C’est la fille de ma meilleure amie.
Elle s’appelle Ana,
une belle jeune fille, pleine d’avenir
une belle jeune fille de 18 ans

Elle s’appelle Ana
une belle jeune fille

Elle est morte

Polémikoeur. dit: 14 avril 2013 à 9 h 41 min

« Ulysses » ou « Ulysse » ?
Où commence la prétention du lettré ?
Ou, plutôt, qu’est-ce qui donne à un titre
la force de rester en version originale
à travers le temps et l’espace ?
La dimension poétique compte-t-elle ?
Le rapport à l’universalité, peut-être ?
Sous-titreusement.

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 9 h 40 min

D’ailleurs, « If Nancy was an ashtray » de Joe Brainard se prête bien au format timbre poste.

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 9 h 37 min

Bof, hamlet, finir sur un timbre ou un billet de banque c’est un peu la destinée des artistes et des écrivains : Sophie Taeuber-Arp sur le 50 FCh et Giacometti sur le 100, Le Corbusier sur le 10 (avec polémique relative à ses relation aves les nazis), Ramuz sur le 200 et Burckhardt sur le 1000, ne restait pour Honegger que le 20, et un train pour Annemarie Schwarzenbach. L’homme en marche de Boccioni pour la pièce de 10€ ; Kerouac et Marilyn sur timbre poste ; Joe Brainard n’a pas encore eu le sien mais ça ne va pas tarder.

bolibingo dit: 14 avril 2013 à 9 h 28 min

« je trouve l’idée de faire graver une pièce de monnaie par des banquiers ironique…devraient mettre des artistes a la tête de la banque d’Irlande, moins chers et probablement plus compétents que les nains actuels… » Abdelkader.
Quelle naïveté lorsque l’on voit le prix des œuvres des artistes contemporains. Un que dalle vaut une fortune!
Les banquiers ont toujours « frappé la monnaie », cf. la Banque de France…

Kissy Croit & Nikos Nakos dit: 14 avril 2013 à 9 h 22 min

« Ineluctable modality of the visible: at least that if no more, thought through my eyes. Signatures of all things I am here to read… »
Tant qu’à faire de dire sinon n’importe quoi du moins de l’incompris, allons-y joyeusement sinon brillamment :
« altération délurée du vu : ça du moins si ce n’est plus, pensé passé de par ma vue. Signe et ratures touchant toutes choses à lire ici.

Sergio dit: 14 avril 2013 à 9 h 20 min

cneff dit: 14 avril 2013 à 9 h 08 min
toujours l’Allemagne – incroyable – unglaublich!

Ach du lieber Gott ! Faut pas se biler pour cela…

abdelkader dit: 14 avril 2013 à 9 h 15 min

Une meilleure façon de commémorer Joyce et son antihéros Dedalus, serait de faire graver ‘Non Serviam’ dessus, surtout si des allemands vont devoir produire les pièces de monnaie…Perso, je trouve l’idée de faire graver une pièce de monnaie par des banquiers ironique…devraient mettre des artistes a la tête de la banque d’Irlande, moins chers et probablement plus compétents que les nains actuels…
Sinon, le garde-champêtre doit se lever tôt pour déverser sa bile, sinon bonjour la septicémie…ca me fait penser a cet dégoutant éditeur-en-chef du plus dégoutant des tabloïds anglais, le Daily Mail (dans les années 30, ce journal était bien connu pour son soutien aux fachos)…sa consigne a ses journalistes : ‘Every morning, make them (the Readers) hate something or someone’…

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 9 h 07 min

Belle pièce ? pas tout à fait d’accord. Plutôt compliquée pour être une pièce, même si de la valeur de 10€ ; trop bavarde, elle a tout l’air d’un billet de banque au rabais, et le dessin n’est pas ce qu’il y a de plus réussi — encore que la photo soit bonne. L’erreur tombe à point et donne une valeur à cette pièce que les joyciens auraient collectionnée envers et contre tout, mais qu’en souvenir de la première édition de « Ulysses » devient maintenait indispensable.

cela ne vaut pas une vesse dit: 14 avril 2013 à 8 h 41 min

Un Service psychiatrique qui fait le pet sur ce blog, ça commence à sentir mauvais!

ne pas prendre une vesse pour une lanterne dit: 14 avril 2013 à 8 h 35 min

« des anus-gueules pour riches caviardeux »

Quel titre pour un dessin/caricature à la Daumier!
( Très Joycien, le pète-en-gueule!)

Service psychiatrique dit: 14 avril 2013 à 8 h 33 min

fan dit: 14 avril 2013 à 6 h 28 min
« la pièce est moche »
le portrait, flatteur, de dafnoze

Déjà mal dans votre peau à gerber à 6H28 sur les commentateurs???
Faites-vous soigner.

That's the way i like it! dit: 14 avril 2013 à 8 h 26 min

« des anus-gueules pour riches caviardeux »
C’ est ce que vous vouliez écrire, JC ?!

Jacques Barozzi dit: 14 avril 2013 à 7 h 16 min

Sur le théâtre de la RDL les uns disent « belle pièce », les autres qu’elle est plutôt moche.
Toutefois il conviendrait de nommer l’auteur de l’oeuvre, le traducteur, plutôt que de relever l’erreur de la banque en la faveur de sa valeur numismatique…

JC dit: 14 avril 2013 à 6 h 06 min

Quand au sujet du billet assoulinen : la pièce est moche, l’erreur est humaine, et Joyce m’indiffère…

JC dit: 14 avril 2013 à 5 h 46 min

Monsieur vincent dezeuze, soyez le bienvenu ! Je vous signale une légère erreur dans votre 22:46. Seul le crucifié célèbre peut se parer de la signature J.-C., marcher sur l’eau et multiplier pain et poissons pour nourrir la foule. Mon personnage est bien moins potent !

Présent, j’aurais pourtant bien aimé multiplier les emplois pour les offrir, tout chaud, aux acteurs de cet hommage comique aux mesmérisés du Conclave socialiste, étrangement étonnés de rencontrer des prolétaires voulant du boulot, pas des mariages de diversion, et des amuse-gueules pour riches caviardeux …. Bien à vous.

Giovanni Sant'Angelo dit: 14 avril 2013 à 2 h 26 min


…pour faire court,…

…je préfère le style de deux pièces U.S.,…

…la  » Winged Liberty Silver Dime « ( 1916-1945 ),…
…et la  » Walking Liberty  » Half-Dollar ( 1016-1947 ),…

…le reste,…la créativité dite moderne en numismatique,…je n’aime pas,…

…la monnaie de France et tout les pays du monde font de telle monnaie dite  » moderne « ,…genre solidarité et reconnaissance,…

…mais l’art, c’est l’art,…c’est pas du bidon,…
…il y a beaucoup de chose dans les styles que je n’aime pas,…çà trahis les goûts dit  » modernes d’abrutis graphique « ,…
…il n’y a pas miroir de style  » wiking  » d’Irlande,…dans cette pièce,…somme toute mondialiste pub,…sans plus,…etc,…

hamlet dit: 14 avril 2013 à 1 h 43 min

contresens, trahison ou malhonnêteté ?
les livres de Joyce ne disent qu’une chose : jamais je n’aurai ma tronche sur une de vos pièces de monnaie.

hamlet dit: 14 avril 2013 à 1 h 29 min

pourquoi mettre ce dessin vulgaire de Joyce aurait été considéré comme ‘normal’ il y a 40 ans et insupportable aujourd’hui ?

parce nous sommes entrés dans une nouvelle ère : de l’inséparation (cf latour, quessada, sloterdijk).
une ère de l’inséparation fonctionne sur la suppression de l’autre et de l’ailleurs, c’est une èré post exotique, post humaniste et post individualiste.

les individus sont une entité en passe de disparaitre.
ce processus post relativiste a pour conséquence la mise à niveau des valeurs, c’est un état sans transcendance qui efface les hiérarchies de valeurs dans la mesure où ces hiérarchies en passant par le filtre de la communication de la production de produits culturels perdent leur raison d’être.
Dans ces conditions il n’est plus possible de mettre la tête de Joyce sur une pièce de monnaie sans rajouter à ce nivellement des symboles, une confusion des valeurs : ce qui était possible il y a 40 ans ne l’est plus, du fait de l’absence de visibilité de niveaux d’états culturels.

les services de communication des grandes entreprises et des banques jouent de cette confusion, ils l’organisent de telle sorte qu’ils puissent en tirer un bénéfice en mélageant leur vulgarité marketing à la pureté des oeuvres littéraires et philosophiques qui deviennent alors des sources d’inspiration communicationnelles dans le but de créer des parts commercialisables de cerveau disponible.
si la continuité entre les hommes et les objets humains et non humains (comme une nouvelle pièce de monnaie) ne se heurte pas à la conscience éthique de ses relationalités naissantes, alors ce sera la fin des haricots, et des carottes.

hamlet dit: 14 avril 2013 à 0 h 59 min

Jacky, je vous ai dit que j’étais d’accord avec vous mais en fait non, je ne le suis pas du tout.

Cette pièce est à gerber, elle abjecte, cynique.
Ce dessin est répugnant.

Quand je regarde cette mièce je comprends que Depardieu se soit tiré en Russie, je préfère mille fois mieux le cynisme des oligarques mafieux russes que le cynisme auréolé de bons sentiments de nos banques.

Nous vivons dans un monde de faux culs.
Elle est finie l’époque où les banques pouvaient se permettre de mettre la tête d’humanistes sur leur monnaie.
Cette époque est terminée.
A la limite qu’ils mettent la tronche des traders londoniens qui spéculent sur les matières premières pour affamer les pays, mais qu’ils arrêtent d’entuber les gens avec leur amour de la culture.

Nous aimons Joyce mais Joyce n’a plus de raisons de nous aimer.
nous aimons la littérature mais la littérature mais la littérature ne nous aime pas.
Nous aimons la culture mais la culture ne nous aime plus.

Il faut se rendre à l’évidence : notre monde ne mérite plus.
C’est le comble de l’hypocrisie.

Jusqu’à quel point faudra-t-il entuber les gens avant qu’ils acceptent de dire non !
Non ! ne mettez pas la tête de Joyce sur vos pièces de moonaie.
Non ! ne mettez pas la tête de Pascal sur les billets de banque !

Ce n’est pas jouer à de l’indignation débile à Hessel, c’est juste le fait de dire non !
on ne marche pas dans vos combines faites pour endauber.

Demandons un moratoire.
Le temps de remettre de l’ordre dans la vie économique et sociale de l’Europe.

Moraliser la politique ?
Moraliser la politique c’est commencer par arrêter de jouer avec les ymboles et les représentations.

C’est revenir à un sens du sacré : c’est dire Joyce c’est sacré, il n’a pas à avoir sa tronche sur une pièce de 10 euros parce que vos pièces de 10 euros puent la combine, elles puent la malhonnêteté de vos dirigeants.

Il faut retrouver le sens d’un sacré qui passe la séparation des genres.
Remettre les choses à leur place.
Refuser le mélange des genres dans la mesure où ce mélange ne profite qu’aux riches.

On nous fait le coup de l’humanisme éditorial : Flammarion, Actes Sud, Gallimard entubent leurs lecteurs avec de l’humainisme à 2 balles d’écrivains fait pour répondre à la demande commerciale.

Non ! Non et non ! notre humanisme n’est pas à vendre !

Qui osera prendre sa plume et dire non ! on ne marche plus dans votre combine !
les philosophes ? les écrivains ? non ils sont inféodés au système marchand qui les utilisent pour endormir la conscience des bouffeurs de culture.

Non les seuls qui peuvent se réveiller, se lever et refuser ce système ce sont les lecteurs ! eux peuvent non ! nous ne sommes pas des consommateurs de produits culturels, vos combines commerciales éditoriales, comptables (qui sont les mécènes de la culture) et bancaires nous les refusons.

Ne pas être mélanchonien pour la politique mais l’être pour la culture !

les irlandais me déçoivent, je ne les aurais jamais cru capable de tomber aussi bas : cette pièce de 10 euros est à gerber.

hamlet dit: 14 avril 2013 à 0 h 21 min

oui Jacky il faut saluer le dessinateur de la banque de Dublin.
j’aimais Pascal sur les billets de 500 francs.

tous les pays mettent sur leur monnaie le personnage (savant, philosophe, écrivain…) qui incarne le mieux leur identité nationale.

pour certains pays ce n’est pas facile de faire un choix, comme l’Allemagne ils ont une flopée de grands personnages, de Goethe à Nietzsche en passant pas Wagner, Beethoven, Goebbels, Schiller, Horderlin, Karajan…
par chance comme ils sont riches ils peuvent tous les mettre.

Pour Chypre c’est différent, comme les 3/4 de l’argent dans les banques venait de Russie ils voulaient mettre la photo de Poutine sur leurs billets, la banque européenne a refusé, du coup ils ont mis celle d’une ruine romaine.

L’Ecosse aussi a, comme l’Allemagne pas mal de grnds personnages dont certains méritent de figurer sur des billets de banque, comme Adam Smith.

Des que Paul McCartney mourra il aussa sa photo sur un billet, en attendant ils ont refilé le nom de John Lennon à l’aéroport de Liverpool.

L’Espagne ils ont qui ? je vous le donne Emile : Cervantès !
et l’Italie : Verdi !

la Belgique eux voulaient mettre un dessein du capitaine Haddock sur les pièces de 10 euros mais les ayants droits d’Hergé ont refusé.

le plus top reste le fait de mettre sur les billets de banque la photo d’un grand personnage mort dans la misère, comme l’Autriche avec Mozart, d’autant que maintenant qu’il est mort ça lui fait une belle jambe.

La Grèce ! les banques grecques les gros problèmes qui sont actuellement les leurs ont eu des discussions interminables pour décider si sur leur billet il valait mieux mettre la tête d’un philosophe épicurien, un stoïcien, un sceptique, un hédoniste… pour finir ils ont mis le Parthénon pour mettre tout le monde d’accord, d’autant que l’état du monument reflétait tout à fait la situation économique du pays.

En France, je ne sais pas si vous êtes au courant mais nous avons actuellement un gros débat pour savoir s’il faut mettre sur les billets de 5 euros la photo de Michel Onfray.

Quoi qu’il en soit c’est une bonne chose de mettre un grand personnage sur les billets de banque.

compte tenu de l’état bancaire européen, l’idéal serait bien sûr, qu’au lieu de mettre des grands penseurs sur les billets, de les mettre carrément à la direction des banques mais le fait est là : nous avons plus de grands penseurs et de grands écrivains morts que vivants, il faut faire avec.

Sachant l’écart grandissant entre les riches et les pauvres, l’appauvrissement de masse, le cynisme des milieux d’affaires, le rôle mafieux joué par les banques….
je ne suis pas sûr que James Joyce aurait vraiment apprécier de voir sa tronche sur une pièce de monnaie.

Mais bon, autant la pauvreté tue autant le ridicule lui n’a jamais tué personne.

Que les banques mettent aujourd’hui sur leurs pièces et leurs billets la tête d’humanistes ne semble choquer personne, au contraire tout le monde se félicité et les controverse tiennent juste à une faute de frappe : quand une banque nous montre la lune qu’elle nous promet, le mieux à faire pour tous est de regarder son doigt, même si quelques esprits mauvais coucheurs se disent que ce doigt ils feraient mieux de se le mettre là où pense….

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 23 h 21 min

« Dérangeant »… tu parles !

Ériger en avant-garde de la modernité de pauvres ères ringards et victimes de l’incompétence et du manque de courage d’une gauche en décomposition, les éternels floués de l’Histoire, c’est tout ce que la France moisie d’aujourd’hui est capable d’inventer pour inventer le monde de demain ! Sinistre époque où les plus gros et dangereux couillons du moment se prennent par la main pour faire naufrage.

Tu parles d’une « Provokation »…! La France des nuls est au pouvoir.

Sergio dit: 13 avril 2013 à 23 h 08 min

« On remarquera que les traducteurs français, eux, ont réussi à se passer du « que » dans la première phrase » : oui mais avec un passif à la clef…

vincent dezeuze dit: 13 avril 2013 à 23 h 04 min

« inulactable modality of the visible », qui est une magnifique et somptueuse expression en vérité. Phrase éblouissante de beauté !

Je suis tout à fait d’accord.
L’inulactable signifie, en toute rigueur, le refus de devenir lait.
Comme un enseignement qui refuserait de se laisser biberonner, de voir sa vérité aspirée goulument mais passivement par le truchement d’une tétine.

vincent dezeuze dit: 13 avril 2013 à 22 h 46 min

J’ai vu aujourd’hui un spectacle extraordinaire.

Sur la scène, des acteurs de génie se présentaient au public, derrière une banderole qu’ils tenaient à pleines mains.
Ils étaient l’incarnation d’un prolétariat immémorial et cependant contemporain, car il y avait bien parmi eux deux ou trois blacks ou arabes qui donnaient à cette image si rare de ce qui s’appelait autrefois classe ouvrière un cachet poignant d’authenticité.

Pour une fois, le public était véritablement hagard.
Ou, comme disent les élites, sollicité par un « travail » véritablement dérangeant, procédant ici et maintenant à un dépoussiérage des classiques.

Le signifié de plus en plus lointain de leurs discours infinis se présentait devant eux sans crier gare, et refusait d’être le simple « actant » (mâtin, sacrés collégiens…) d’un grand récit.

Soudain, c’était la théorie dramaturgique qui se trouvait comme précipitée et le metteur en scène était dispensable. Un drame non aristotélicien servi, impromptu, à des politiques vivant leur propre comédie sur un mode réaliste, avec la modalité (hein) d’un vécu inéluctable.

Le retour du Berliner… Brecht devenu Provokation.
Ils étaient groupés sur la scène comme un choeur du Vaisseau fantôme, formidablement mis en scène, des Hollandais volants plus vrais que chez n’importe quelle Schaubühne.
Les délégués du désir en étaient mesmérisés, il aurait fallu les rappeler à la distanciation face au visible, modalité inéluctable de la réflexion critique.

Nouveau venu sur ce blog (aux commentateurs lettrés et parfois civils), j’ai vu que, sous le billet précédent, seul un certain « J.C. » se montrait sensible à ces paradoxes, au nom sans doute d’un principe de réalité. Une gauche extrême, probablement.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 22 h 39 min

Cette marque des choses qui s’offre à nos yeux est en fait la signature des choses. C’est ce que rappelle Michel Foucault dans Les mots et les choses, selon l’épistémè de la Renaissance. C’est sans doute en ce sens que Joyce emploie le mot de « signatures ». C’est en ce sens qu’on peut parler en effet de « inulactable modality of the visible », qui est une magnifique et somptueuse expression en vérité. Phrase éblouissante de beauté !

D. dit: 13 avril 2013 à 22 h 38 min

Écoutez, John Brown. Je vous le dis tout de go : j’en ai assez de vous lire.
Vous êtes toujours un des premiers -si ce n’est le premier – à vous précipiter pour donner un avis sur tout et tout. Si on avait fait ceci, et si on avait fait cela, alors on aurait eu ça et ci et patata et patati. Ça devient franchement pénible.
Je vous conseille de faire une pause, une longue pause, pour essayer de vous décentrer de vous même jusqu’à pouvoir porter un regard sur ce que vous êtes ici et ce que vous faites. Sans même aborder la question du pourquoi, qui viendra plus tard.

Sergio dit: 13 avril 2013 à 22 h 30 min

xlew.m dit: 13 avril 2013 à 22 h 22 min
Joyce aurait peut-être beaucoup aimé jouir de ce genre d’incident

Il aurait fait à tout le moins un sourire en verre de lampe…

Sergio dit: 13 avril 2013 à 22 h 26 min

martin o’cathasaigh dit: 13 avril 2013 à 21 h 19 min
Ineluctable modality of the visible

Tous les mots sont des faux amis

Oui mais un peu vrais amis quand même, c’est le problème…

xlew.m dit: 13 avril 2013 à 22 h 22 min

D’accord avec Jacky Barozzi sur le design.
Joyce aurait peut-être beaucoup aimé jouir de ce genre d’incident s’il était encore là. Qu’une monnaie unique s’appelât un jour « €uro », ça l’aurait fait marrer, c’est presque comme si ses oeuvres et ses mots avaient présidé dans l’ombre à devenir le « legal tender » des échanges culturels dans l’Union européenne. Comme vous le dites, faire du cut-up dans ses textes ou les bourrer d’add-ons, quoi de plus finnegansien dans l’âme ? Les « que » sont souvent déclarés de vraies plaies par les traducteurs qui rétament et versionnent la langue anglaise pour la couler en fusion dans le creuset de la française. Qu’on ré-insuffle du « that » à la source, c’est une sorte de petite revanche personnelle pour les ouvriers qui se chargent d’équeuter le verbe anglais dans notre beau pays.
Made in Dublin, forged in Berlin, le diable serait « typographe à ses heures », toujours à traîner dans les détails, prompts à multiplier les doublons à la casse, que cette commémoration signifierait pour lui l’occasion de rendre à l’Irlande la monnaie de sapience, to coin a phrase. Une promesse de ne plus faire de mauvaises dettes, de ne plus piller les banques génétiques des textes classiques d’Erin.
(Un salut amical à Ueda, s’il passe par ici ce soir, comme un sage chinois sur le dos d’un dauphin, sur la Liffey. Hello.)

John Brown dit: 13 avril 2013 à 22 h 04 min

Molly Bloom et Gertie MacDowell assistant, main dans la main, à la montée en graine vertigineuse du… de… de la truc à Joyce à 10 balles au Stock Exchange :

 » Oui !… Oui !…. Ah oui !…. Aaaah aaah ouiii !!!! …. Ouiiiiii !!!!!…..

Joyce, canal nue, miss mate! dit: 13 avril 2013 à 21 h 36 min

Quelle belle occasion cette erreur, pour les numismates qui vont certainement spéculer à la hausse ce buzz médiatico-trébuchant!
Elle va valoir plus de cent euros,immédiatement, la piécette!

John Brown dit: 13 avril 2013 à 21 h 29 min

Quelle idée aussi d’aller chercher une citation compliquée. Alors qu’en ne gardant que le « Oui » final, tout le monde aurait compris et tout le monde aurait été content.

martin o'cathasaigh dit: 13 avril 2013 à 21 h 19 min

Ineluctable modality of the visible

Tous les mots sont des faux amis. Il faut s’éloigner de la lettre.
« Manière d’être là de manière nécessaire pour ce qui est de l’apparent », me paraît plus conforme à l’esprit.
Actualisation du phénoménal en tant qu’issue du principe de raison est un peu plus bavard, mais la signification originelle est serrée de plus près.

C’est un serre-coeur que de voir un si grand esprit que James J. (auteur de deux bons livres avant de sombrer dans la folie) se fourvoyer dans l’emploi de mots exclusivement latins, tournant ainsi le dos à la tension originelle du celtico-germanique. En français, cette latinité redoublée aboutit à un désastre.

L’esprit grec, plus originaire encore, avait placé la négation devant la pure lumière, phos, en énonçant l’évidence qu’un momentané « plutôt rien que quelque chose ».
Ce que le peuple français a su garder pieusement sous la forme du ya pas photo.
Inéluctable modalité du visible, à côté, c’est lourd.

вряд ли dit: 13 avril 2013 à 21 h 09 min

Ils se défaussent à tort sur les allemands qui exécutent la commande à l’erreur près en se moquant du client et de son amateurisme.

sebastien dit: 13 avril 2013 à 20 h 54 min

entendu à l’instant votre assertion au sujet de la clenche qui serait un terme incompris des français puisque ce serait un terme belge. Dėtrompez-vous. Moi qui ne connaissais pas ce mot je l’ai découvert en Basse Normandie où j’ai constaté que tout le monde l’utilise et même plus facilement que le mot « poignée »

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