de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Aller au massacre comme dans « Les Damnés »

Aller au massacre comme dans « Les Damnés »

Quel choc que les Damnés ! Stupéfaction ou sidération, qu’importe, que nul n’espère échapper à l’effroi. Deux heures et vingt minutes plus tard, on en sort sonné car envoûté. Arrivée à Paris précédé par sa légende puisqu’il a été créé cet été dans la cour d’honneur du palais des papes à Avignon, ce spectacle a transformé la Comédie-française en cour d’horreur (jusqu’au 13 janvier). Preuve que l’on peut être ébloui par le rappel d’un réel révulsant. Il ne s’agit pas d’une adaptation du fameux film éponyme (1969) mais de son scénario ; d’ailleurs, le metteur en scène a pris soin de ne pas revoir l’œuvre de Visconti.

Nous sommes le 27 février 1933, dans une ville de la Ruhr. Tandis qu’à Berlin le Parlement a été incendié, nous assistons à la décadence, la désagrégation, l’autodestruction et la chute d’une grande famille observée comme un nœud de vipères. Propriétaire d’une entreprise sidérurgique directement liée à l’industrie de guerre, elle se déchire en célébrant à son insu les noces sanglantes et morbides avec le nazisme au pouvoir. A travers cette dynastie, il s’agit bien de montrer les liaisons vénéneuses entre le grand capital et la dictature, lorsque la machine politique s’emballe et broie les hommes.teatro-2016-visconti

On songe évidemment à Krupp et Visconti et ses co-scénaristes ne s’étaient pas défendus d’avoir puisé leur inspiration de ce côté-là (non sans rappeler que la véritable histoire des Krupp était pire encore !) . Mais Ivo van Hove, flamand de 58 ans, va plus loin en ce que pour lui, les damnés, ce ne sont pas seulement eux, les Aschenbach et les Essenbeck mais nous, car la capacité de séduction du Mal absolu n’épargne personne. Certains d’entre eux, présentés comme apolitiques, ne sont même pas nazis mais le deviennent tant la haine les métamorphose en tueurs. Et si le cinéaste s’était imprégné de Macbeth, l’homme de théâtre, pour prendre ses marques, est remonté plus loin dans la tragédie grecque, du côté des Atrides et de Médée.

L’époustouflante réussite des Damnés tient avant tout à l’inventivité, l’audace formelle et au génie de la mise en scène. Une véritable installation autour d’une arène, chaque élément du plateau abritant l’événement qui lui est dédié, et chacun d’entre eux célébrant un rituel de mort où la voie d’accès au pouvoir passe par le mal absolu. L’usage de la vidéo en direct sur la scène, pour n’être pas nouveau, est ici réinventé avec une efficacité dramatique redoutable ; et si ce n’est pas non la première fois que des bandes d’actualité sont projetés sur grand écran, cette fois, en choisissant des images que l’Histoire a élevées à un statut légendaire (incendie du Reichstag, autodafés de livres, camp de Dachau), le metteur en scène a voulu dépasser l’événement. Tout n’est que complot, cruauté, mensonge, inceste, trahison, perversité, torture, ressentiment, meurtre, et dans cette atmosphère l’épisode de la nuit des Longs Couteaux (purge des SA en 1934) s’inscrit au fond assez naturellement comme une sanglante bacchanale.

C’est un spectacle magistral auquel l’intense présence des comédiens donne sa puissance, la troupe du Français s’y lâchant comme jamais, poussant chaque personnage à son paroxysme avec une vraie jubilation dans la folie. Le décor à dominante brune absorbe le spectateur dès l’entame : tout n’y est que métal, fer nu, acier brut déployés autour d’un sol de feu, toutes choses qui explosent entre les dorures et les angelots d’une salle à denis-podalydes-et-sebastien-baulain-de-la-comedie-francaise-repetent-les-damnees-au-palais-des-papes-d-avignon-le-4-juillet-2016l’italienne. Aussi nécessaire pour l’intelligence du spectacle, la musique a été choisie pour le sens profond des moments qu’elle accompagne : Bach pour les rituels, les motets de Heinrich Schütz « parce qu’il a vécu la guerre de Trente ans qui est, avec la seconde guerre mondiale, la période la plus meurtrière qu’ait connue l’Occident » précise Ivo van Hove, les Vier letze lieder de Richard Strauss pour évoquer l’ambiguïté de certains compositeurs, tel Richard Strauss, compromis avec le régime ; de même, à ses yeux, Webern symbolise-t-il l’Anschluss et d’autres sont-ils rappelés, par un thème ou un leitmotiv, pour avoir été bannis comme artistes dégénérés ; quant au groupe de metal allemand Rammstein, sa présence sonore s’impose d’évidence dans cet univers d’acier, Van Hove allant jusqu’à trouver à sa musique « des accents fascistoïdes ».

On l’y suit volontiers dans ses chemins de traverse, métaphores, symbolique, digressions, allusions cryptées tant l’élan des comédiens est puissant, et leur énergie sidérante. Mais on le suit avec davantage d’esprit critique, sinon de réserves, dans ce qui a choqué plus d’un spectateur : la violence qui leur est faite dans la longue exhibition de la bite, des couilles et du trou du cul de Denis Podalydés (était-ce vraiment indispensable à notre intelligence du propos ?), la suffocation sur grand écran des comédiens occis dans leur cercueil, la pleine lumière la plus crue sur la salle tandis qu’un rideau-miroir descend sur la scène pour renvoyer les spectateurs stupéfaits à leur image, et encore a-t-on, depuis Avignon et surtout le massacre de Nice, supprimé les scènes où des comédiens leur tirent dessus à la kalachnikov ! Troublant et dérangeant, mais n’est-ce pas la vocation d’un certain type de théâtre à son meilleur ?

Qu’est-ce qu’un historien peut attendre de mieux d’un artiste sinon qu’il lui dévoile la part d’invisible de l’Histoire ? Non ses tabous mais ce qui a échappé au regard de tous. Ici un microcosme se donne pour une élite et ne voit pas qu’autour de lui que la société change. Nul ne manquera d’actualiser le propos et la portée de la pièce. Le metteur en scène les a devancés en prévenant que si on laisse d’un côté le populisme prospérer sur la frustration, et de l’autre la religion se confondre avec la politique, « on ira au massacre comme dans les Damnés ». Car ce qu’il a voulu montrer, pour autrefois comme pour aujourd’hui mais sans pour autant historiciser sa pièce, c’est bien le renversement historique des valeurs.

(Photos Christophe Raynaud de Lage)

Cette entrée a été publiée dans Histoire, Théâtre.

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commentaires

904 Réponses pour Aller au massacre comme dans « Les Damnés »

JC..... dit: 12 novembre 2016 à 10 h 10 min

Il est plus sain d’avoir un travail de trolleux convenablement rémunéré, honnêtement fait, qu’un « travail » de cultureux insatisfaisant, n’intéressant personne.

JC..... dit: 12 novembre 2016 à 4 h 39 min

Imbécillité prodigieuse ! Aveuglement total! Crétinisme cultivé de ceux qui n’acceptent pas qu’une élection démocratique puisse avoir un résultat populaire …..

La réaction des cultureux américains, européens, français, est à vomir !

Les c.ons ne sont pas ceux que l’on croyait, ce sont ceux qui prennent les gens du peuple, les petits, pour des c.ns !

bérénice dit: 11 novembre 2016 à 19 h 08 min

ils ont bien compris comment ça marchait

Hamlet vous évoquiez la ségrégation, il y aura les inclus et les exclus. Ceux qui croient au système parce qu’ils ont pu y pénétrer, s’y intégrer, le font fonctionner et sont chargés de gratitude à son égard et les autres, de plus en plus nombreux, perdus pour toute une vie, les résultats électoraux sont une conséquence directe de cette fracture de plus en plus visible et aggravée par les problèmes internationaux, le processus de mondialisation qui renforce les écarts et cimente les extractions sociales tout en garantissant un enrichissement qui n’est pas redistribué comme il devrait pour garantir une idée de progrès social. Les générations précédentes ont fait preuve de patience et de cohésion pour progresser, de plus existait une solidarité, une volonté de groupe qui a lutté pour améliorer son sort, actuellement sans vouloir ne pas voir les initiatives collectives qui réussissent à faire pression contre la volonté des puissants c’est souvent le règne de l’individualisme ou de l’individualité quel qu’en soit le prix .

bérénice dit: 11 novembre 2016 à 18 h 45 min

la culture a bien réussi à créer un monde de borgnes !

Il me semble qu’il n’y a pas une culture mais des cultures, des niveaux différents, une culture de masse et d’autres pans destinés à un public éduqué, à qui on aura réussi à donner en commençant par l »éducation à donner un goût pour la sélection, la recherche, l’exploration et non pas la consommation de produits diffusés pour divertir la pauvreté vraie, matérielle et d’esprit. Il existe des exceptions mais quel individu vivant dans des conditions de pauvreté ou en dessous de ce seuil peut continuer sereinement ou commencer à vouloir se cultiver avec d’autres moyens que ceux qui sont proposés par les grands canaux de diffusion et de plus font vivre une industrie qui si elle ne fait pas grandir et réfléchir les consommateurs rapporte beaucoup d’argent et modèle des esprits qui demeurent passifs et sont formés à avaler n’importe quelles incohérences, à accepter le mensonge grossier qui nous est en permanence proposé de gober, ce public sera plus facilement manipulable car on ne lui aura pas appris à penser, à faire le tri, à douter.

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 18 h 40 min

alors forcément, dans ces petits cercles de belles âmes, ces gens, tous du bon côté du manche, sont tous d’accord entre eux, ils se congratulent, ils s’auto félicitent, ahhh Salvèèère quelle belle âme, et Enaaaard, et le Cleziooooh qu’il est beau mon batoooo, tous des amoureux de la belle humanité ils tournent en vase clos.

le problème est qu’il y a une nouvelle génération qui pointe son nez, et tous ces gamins ne sont pas dupes, ils ont bien compris comment ça marchait, ça va être facile de les enfumer avec de beaux discours.

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 18 h 28 min

pourquoi y a-t-il si peu d’écrivains aux EU qui ont voté pour Trump ?

pourquoi si peu en France qui voteront pour le Pen ?

pourtant ils avaient des choses à dire, qui méritaient d’être entendues ?

comment en est-on arriver à une pareille ségrégation, à un tel apartheid ?

la culture c’est quoi ? c’est l’Afrique du Sud d’avant Mandela !

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 18 h 25 min

tous ! tous nos écrivains, tous nos artistes sont pas essence du bon côté du manche.

le problème est qu’être du bon côté du manche n’a jamais été une fin en soi, et ça personne ne l’a jamais dit à tous ces imbéciles qui affirmaient haut et fort être du bon côté du manche, personne ne leur a jamais dit que cela ne servait à rien d’être du bon côté du manche.

pourquoi avaient-ils tant besoin de prouver aux autres leur belle humanité ?

pourquoi ????????????

qu’est-ce qu’on en a avait à cirer de leurs belles âmes ? rien !

et ça c’est un phénomène nouveau.
il existe depuis quand ?
depuis quand les écrivains ont-ils besoin de montrer la beauté de leur âme ?

quel est le crétin qui a transformé la culture en pièce de Molière ?

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 18 h 20 min

« Ma sympathie va d’ailleurs à tous les Américains qui ont exprimé leur rejet, souvent violent — si j’en juge par les récentes manifestations — du bouffon Trump »

et voilà ! un monde coupé en 2 parties qui ne communiquent plus !

ce n’est pas seulement votre sympathie qui va pour ceux qui n’ont pas voté Trump c’est toute votre intelligence du monde, toute votre compréhension, les autres n’appartiennent pas au même monde que vous, ils n’existaient pas avant de voter pour Trump, ils n’existent pas maintenant qu’ils ont voté pour Trump, et ils n’existeront jamais, c’est la part invisible de votre monde.

la culture a bien réussi à créer un monde de borgnes !

cqfd.

Jean dit: 11 novembre 2016 à 18 h 14 min

oursivi dit: 11 novembre 2016 à 16 h 21 min

Jean dit: 11 novembre 2016 à 15 h 06 min
Excellent mais un poil faisandé aussi, c’est fort justement écrit tout en se permettant un racisme que tous les peuples s’autorisent à propos des – au moins une moitié – seuls Américains. (oursivi)

Je ne pense pas tomber dans cette forme de « racisme ». Ma sympathie va d’ailleurs à tous les Américains qui ont exprimé leur rejet, souvent violent — si j’en juge par les récentes manifestations — du bouffon Trump. Mais il y a dans les déclarations, les prises de position, les façons d’être physiques du personnage, comme très souvent chez ses supporters (à en juger du moins par ce que nos télévisions nous en ont montré), un degré de vulgarité et de bêtise dont la violence obscène m’est insupportable. Je suis allergique à ce style-là et j’en suis fier ! Comme beaucoup, j’ai été sidéré par la poignée de main d’Obama à son successeur, assortie de ses voeux de réussite ! Quelle réussite ? Réussir à virer des USA tous les musulmans ? Réussir à construire le mur anti-migrants tout au long de la frontière mexicaine (aux frais du Mexique!) ? Réussir à faire disparaître la protection-maladie pour les plus pauvres, que lui, Obama, a réussi à créer ?

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 17 h 52 min

quand viendra le temps de faire les comptes, après la catastrophe, tous ces responsables trouveront encore le moyen de se défiler.

passou, c’est pas la peine d’aller voir une pièce qui parle de 1933, il suffit de regarder aujourd’hui autour de vous, d’avoir la lucidité de voir, et le courage de reconnaitre où sont les responsables.

les économistes ? non ! les politiques ? non !
les responsables sont ceux qui se gavent de ces discours bourgeois pontifiants sur la culture comme seul moyen de sauver le monde !

relisez la Montagne Magique de Thomas Mann nom d’une pipe : ils doivent être désignés aujourd’hui comme les seuls responsables de la catastrophe à venir !

nous ne sommes pas en 1933 mais en 2017 !

passou, je sais que c’est sympa de ce cacher derrière les livres, mais il faut un peu revenir vivre avec nous.

JC..... dit: 11 novembre 2016 à 17 h 44 min

« Un populiste c’est un leader qui sera pendu par ceux qui l’ont mené au pouvoir ».
(Delaporte)

Un vrai DEPOLPOT, ce Delaporte …

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 17 h 42 min

les choses ont commencé à partir en vrille quand les écrivains (et les artistes) sont devenus complices du système.

leur égo était le le plus fort, comme dit l’autre il suffisait de leur des prix littéraire pour se les mettre dans la poche.

c’est ce qu’on fait les éditeurs parisiens qui étaient bien obligés de payer leur loyer, à grands coups de marketing, et la boucle était bouclée.

ils pensaient se mettre les tous les malmenés de la terre dans la poche en leur montrant leur dévotion et leur compassion, ça peut marcher un temps, jusqu’au jour où la part invisible redevient visible et vous saute à la figure.

quel est l’auteur de cette pièce débile ?

JC..... dit: 11 novembre 2016 à 17 h 40 min

Mon ami Hamlet, ne me provoquez pas avec la théorie des supercordes !

Vous savez bien que je suis gravitation quantique à boucles, càd Lee Smolin, Carlo Rovelli, et que je pense que les supercordes c’est l’equivalent du GIEC en écologie : une machine à obtenir des budgets !

closer dit: 11 novembre 2016 à 17 h 40 min

Oui WG, vous avez raison: attendons qu’Attali s’exprime pour savoir ce qu’il faut penser de l’élection de Trump.

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 17 h 36 min

écouter-les dans le théâtre dire : « j’ai voulu donner la parole à ceux qu’on n’entend pas… »

les écrivains : « j’ai voulu écrire sur ceux qu’on ne voit pas.. »

le pas de bol pour tous ces gens, c’est quand il existe des élections.

et là, les gens qui ont voté pour Trump pourraient dire : j’ai voulu montrer à tous ces crétins d’intellectuels qu’ils n’avaient pas besoin de se soucier pour nous…

christiane dit: 11 novembre 2016 à 17 h 34 min

Oui, magnifique, vraiment, non comme objet littéraire mais comme trace humble de celui qui noircissait des petits cahiers d’écolier avec ses souvenirs, son passé rugueux. On les dirait calligraphiés à l’encre violette et à la plume Sergent-Major. C’est un enfant qui écrit les mémoires d’un enfant qui, au loin du passé , ne pouvait que se taire. On ouvre ces rares livres (trois !) comme un pupitre en bois, plein d’odeurs de craies et de fleurs séchées. On découvre la parole douce de celui qui chez vous disait ne pas aimer qu’on s’épanche, qu’on fasse des compliments, qui était droit dans ses bottes, comme un qui avait gagné la bataille.
Parfois, il faut descendre des marchepieds de l’excellence des grands auteurs et poser ses yeux, sans vanité, sur des textes écrits sans prétention.
Parfois, trop d’intelligence rend aveugle…

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 17 h 33 min

il faudrait dire aux intellectuels d’arrêter de pousser des cris d’or frais à chaque fois qu’il se passe un truc qui ne leur plait pas.

la gauche a cru qu’elle allait pouvoir, avec l’aide de la culture, pouvoir colmater les brèches de sa politique…

on a beau essayer se masquer la réalité, il y a un moment où la part invisible vous revient dans la tronche !

et c’est en refilant le Goncourt à Enard, Salvayre et l’autre bille qui défend les destins tragiques et douloureux qu’on arrive à faire avaler la pilule aux gens.

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 17 h 28 min

JC, le problème est que le monde est coupé en 2 !
la culture a scindé le monde humain en 2 parties qui ne communiquent plus !
chacune est devenue la part invisible du monde de l’autre !!!!
et ça c’est pas la peine d’aller au théâtre pour le savoir !

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 17 h 27 min

JC, vous savez c’est quoi votre problème : vous n’êtes encore jamais tombé sur une pièce théâtre qui vous montre la part invisible des choses !

je suis désolé mais il ne faut pas toujours regarder que la part visible de ce qui vous entoure.

la part invisible a aussi son importance.

et pas que celle de l’Histoire !

il existe aussi une part invisible de la géographie, et même un part invisible des mathématiques, avec les racines carré de nombres négatifs, c’est un truc hyper invisible.

et en physique je vous dis la part invisible qu’il y a !
toute la mécanique quantique c’est de la part invisible, et même la théorie des cordes.

alors que passou voudrait nous faire croire que c’est que pour l’Histoire, je suis désolé mais c’est faux !

JC..... dit: 11 novembre 2016 à 17 h 23 min

Noble hamlet, un populiste, c’est un homme qui vit une grande tristesse ! C’est celui qui voit le peuple bafoué par de nouveaux aristocrates. Les Aristos de la médiocrité !

Pas n’importe laquelle ! la médiocrité cultivée, diplômée, corrompue, mafieuse, celle de l’entre-soi, coco !…

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 17 h 21 min

c’est bon j’ai trouvé la définition dans wiki :

« Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques qui fait appel aux intérêts du « peuple » (d’où son nom) et prône à son recours, tout particulièrement en opposant ses intérêts avec ceux de « l’élite »1, qu’il prend pour cible de ses critiques, s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique »

j’imagine que c’est la définition de la part visible du populisme.

JC..... dit: 11 novembre 2016 à 17 h 18 min

Le spectre visible humain ? Bien sûr, je connais…

Lorsque je regarde des inconnus dans les yeux, au hasard des rencontres, je vois le spectre qui les dénature, qui les soumets, qui les dirige, souvent à leur insu…

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 17 h 16 min

« Qu’est-ce qu’un historien peut attendre de mieux d’un artiste sinon qu’il lui dévoile la part d’invisible de l’Histoire ? »

j’ai rarement lu un truc aussi drôle.

passou, heureusement que vous êtes là pour égayer un peu ce monde triste.

Delaporte dit: 11 novembre 2016 à 17 h 16 min

« Je souhaite la victoire des « peuples » donc des populistes. »

Personnellement, je ne soutiens pas les dirigeants européens (je suis d’extrême gauche), mais la honte pour moi est de se tourner vers les populistes que vous soutenez, vous, JC !!!

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 17 h 15 min

passou, à chaque que j’essaie de lire votre article, mon oeil est malgré moi attiré par la phrase :
« Qu’est-ce qu’un historien peut attendre de mieux d’un artiste sinon qu’il lui dévoile la part d’invisible de l’Histoire ? »

vous connaitriez un moyen pour pouvoir voir la part invisible de votre article ?

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 17 h 13 min

JC, vous connaissez le spectre visible humain ?

avant ça allait de 400 à 600 nm, maintenant, grâce au théâtre on peut en plus voir dans l’uv comme les lapins et dans l’infrarouge comme les taupes, c’est plutôt cool non ?

JC..... dit: 11 novembre 2016 à 17 h 11 min

Delaporte, mon ami, n’avez vous pas honte de supporter des dirigeants qui ont rendu l’Europe si… minable, misérable, risible !!!

Je souhaite la victoire des « peuples » donc des populistes. Partout.

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 17 h 10 min

passou, ça fait quoi une fois qu’on s’est fait révéler la part invisible de l’Histoire ?

je veux ça vous change dans son quotidien ? on voit le monde autrement ?

vous savez quoi passou ? maintenant que vous voyez dans l’invisible vous devriez faire des pubs pour Afflelou.

JC..... dit: 11 novembre 2016 à 17 h 08 min

Les Lumières ont empoisonné la doulce France comme Stalin, MaoZedong empoisonnèrent leur pauvre peuple avec leurs bougies…

Mal lues, érigées en divinités suprêmes, elles ont donné à croire que ce qui s’écarte de l’utopie universaliste idéale est fausseté, déviance, bêtise.

Revenons au réel : ce qui compte ce sont les faits : Hollande est président des Français, Trump celui, élu, des Américains, le Brexit est une décision respectable du peuple anglais.

Ne pas prendre les gens pour des imbéciles.

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 17 h 04 min

comme dit passou : « que demande de mieux un historien qu’en artiste qui lui dévoile la part invisible de l’Histoire »

dévoiler la part invisible du monde, jusque -là nous avions les philosophes pour sortir les historiens de leur caverne.

maintenant les metteurs en scène les ont remplacés.

le gag c’est qu’en Amérique il y a bien eu Bob Dylan pour dévoiler la part invisible du monde, à tel point qu’on lui refiler le Nobel.

certains continuent de mener leur quête pour trouver celui ou celle qui lui dévoilera la part invisible du monde,

les américains on dû se dire que si on refilait le Nobel de littérature à Dylan ils pouvaient bien refiler la présidence de leur pays à Trump, c’est exactement du même tonneau.

Delaporte dit: 11 novembre 2016 à 17 h 01 min

L’élection de Trump aurait passionné Gombrowicz. Il y aurait vu un infantilisme propre à la démocratie américaine, qui allait peut-être se propager en Europe (la Pologne, la Hongrie… sont déjà sous la coupe des populistes, en attendant la suite, la France peut-être).

JC..... dit: 11 novembre 2016 à 17 h 01 min

Noble hamlet : c’est quoi, le retard à l’allumage dont vous causez comme un étincelant garagiste du XVIème arrondissement, l’arrondissement des migrants ? … La connaissance, l’analyse, la compréhension, des grands de la littérature serait il un acte mécanique ?

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 16 h 58 min

je traduis les propos de JC pour ceux qui ne les comprennent pas :

les intellectuels disent : « non ça ce n’est la vraie Amérique »
comme ils ont dit après le brexit « ça ce n’est pas la vraie Angleterre »
comme ils diront en 2017 « ça ce n’est pas la vraie France »

si on fait la somme de tous ces pays qui ne sont leurs vrais pays, alors ils peuvent dirent « ça ce n’est pas le vrai monde ».

si les sociétés sont aujourd’hui fracturées au point que personne n’y retrouvent ses vrais petits,

si les sociétés occidentales sont scindées en deux au point que chaque camps ne reconnait pas en l’autre son mon humain, c’est la faute à qui ? la faute à la culture, qui au lieu de rassembler les individus, n’a eu de cesse constater et d’enfoncer le clou de leur scission, et d’accroitre le mépris des tenants du vrai monde pour ceux d’un faux monde.

hamlet dit: 11 novembre 2016 à 16 h 50 min

« Widergänger dit: 11 novembre 2016 à 15 h 01 min

En attendant, je lis Kronos, de W. Gombrowicz. Ce qui me donne envie de relire toute son œuvre. Je vais peut-être finir par comprendre quelque chose à Ferdydurke…  »

ça c’est pas dit du tout.

déjà pour Nietzsche vous avez eu du retard à l’allumage.

pareil pour Sterne et pour Musil.

du coup ça m’étonnerait fort que ça fonctionne avec Gombrowicz…

oursivi dit: 11 novembre 2016 à 16 h 21 min

Jean dit: 11 novembre 2016 à 15 h 06 min
Excellent mais un poil faisandé aussi, c’est fort justement écrit tout en se permettant un racisme que tous les peuples s’autorisent à propos des – au moins une moitié – seuls Américains. Part de lucidité chez une minorité de leurs contempteurs, de jalousie dans la masse des autres, d’où qu’ils viennent. Même chez les vieilles noix.
J. Roth pas mort. Quel rapport ? Aucun, je m’amuse. Quoique, le nouveau monde et l’ancien, qui sait…?
Widergänger dit: 11 novembre 2016 à 14 h 21 min
Excellent. Et qui vise tout le monde sans manquer de lucidité, c’est rare.

AO

boudegras dit: 11 novembre 2016 à 16 h 19 min

Depuis l’érection de Trump beaucoup de petits blancs attrapent les femmes par la chatte, JC est sur la liste d’attente

D. dit: 11 novembre 2016 à 16 h 02 min

Je vois vraiment pas en quoi le Mexique est un problème mondial. N’importe coua, comme d’hab.
Pourquoi il se mêle pas de ses ognons, Hollande ? Y’aurait bien à faire à mon avissse. Un balai, sur le pas de sa porte. Pas compliqué. Sauf pour lui.

D. dit: 11 novembre 2016 à 15 h 59 min

bérénice dit: 11 novembre 2016 à 13 h 41 min


oui cette chanteuse présente bien. Sa voix est cependant quelconque.

Jibé dit: 11 novembre 2016 à 15 h 51 min

Emmanuel, tu me rappelles les têtes à claques qui, à l’école primaire, faisaient de la lèche auprès de la maitresse !

JC..... dit: 11 novembre 2016 à 15 h 44 min

Quittons nous sur une évidence !

L’élection de Donald TRUMP est une chance pour les USA et le monde occidental au sein duquel j’insère avec plaisir la Russie tzariste de Putin, notre allié nécessaire contre les Forces du Mal…

Bonne nuit les minets au ronron triste… !

Flamingos dit: 11 novembre 2016 à 15 h 42 min

La compétence de Bush président saute aux yeux à l´évidence, son intelligence, sa distinction, d´où s´explique la répugnance des meilleurs à l´endroit du présent élu avant même qu´il ait pu faire ses preuves, je demande.

Emmanuel dit: 11 novembre 2016 à 15 h 39 min

Quitte à élire quelqu’un de l’acabit Dylan,Patti Smith ou Cohen au Nobel..même blême sur le principe mais tant qu’à faire .; fort bel hommage tout de simplicité fine par Annelise sur RDC dans le corps du billet Faradhi.(elle parle d’Exotica ,et que leonard Cohen fut sa Madeleine chez O.Bellami).

Widergänger dit: 11 novembre 2016 à 15 h 20 min

Jean a parfaitement vu juste, si c’est bien lui qui a écrit son commentaire…

Ceux qui ont voté Trump, ce sont les Américains que les élites méprisent et asservissent et déclassent à cause des délocalisations industrielles. Autrement dit, c’est l’Amérique profonde et nationaliste contre l’Amérique des élites mondialisées.

Qui est dans le vent de l’histoire ? Évidemmnt les élites mondialisées, qui n’ont pas su néanmoins faire en sorte d’inclure l’Amérique de la base. Là-bas aussi, la mondialisation est vécue comme une catastrophe par les petits entrepeneurs de base encore habités par le rêve américain et complètement humiliés par la mondialisation. Il ne faut jamais humilier les gens, car le retour du bâton est toujours terrible.

Ce que nous vivons avec l’élection de Trump, c’est en vérité une des crises majeures dans le processus de mondialisation. De même en Europe, avec grosso modo les mêmes enjeux politique : la modernité contre les vieux préjugés. C’est ce qui s’est passé en 1910, comme l’explique si bien J. Attali, c’est ce qui s’est passé en 1933 en Europe, c’est ce qui se passe aujourd’hui et probablement en mai prochain au moins en France.

Les crises sont inévitables dans le processus de modernisation du monde. Elles sont toujours très ambiguës : d’un côté elles donnent l’impression de plonger dans la régression, de l’autre elles peuvent être un levier nécessaire et utile pour avancer dans la globalisation du monde et la construction effective d’une gouvernance mondiale, seule capable d’éviter une guerre nucléaire à toute la planète.

Le monde sera-t-il assea sage pour comprendre ces enjeux majeurs de l’avenir ? Widergänger vous le révélera dans son prochain édito.

pathos dit: 11 novembre 2016 à 15 h 10 min

votre avis sur traump? même à Cdanslair il ne font pas pire, vous êtes le Barbier de la RDL, alors votre avis sur Cohen!!!

bof dit: 11 novembre 2016 à 15 h 08 min

WGG quand on songe à tout ce que vous avez lu depuis 60 ans, pour finir subjugué par Attali, cette vieille baderne qui réapparait tout les 5 ans pour nous dire que si on l’écoutait en 100 jours la France serait sauvée, on se dit: c’est du travail pour rien ou alors il ne comprend pas ce qu’il lit!

Jean dit: 11 novembre 2016 à 15 h 06 min

c’est parce que les pauvres sont toujours plus pauvres et plus nombreux que des riches de plus en plus riches et crapuleux sont élus (Bérénice)

Nous serions naïfs de croire que celles et ceux qui ont voté pour ce pitre sinistre avaient oublié, en pénétrant dans le bureau de vote, qui il était. C’est le contraire qui est vrai. C’est parce qu’il est ce qu’il est, c’est parce qu’il ne cache pas ses turpitudes, sa bêtise, sa malhonnêteté foncière mais au contraire s’en vante et s’en fait gloire qu’il a été élu. Ceux qui l’ont élu se sont reconnus en lui, et se sont reconnus dans ce qu’il a de pire. Il incarne ce qu’ils ont toujours rêvé d’être, il est leur rêve américain : gagner plein de pognon tout en fraudant le fisc, se taper plein de nanas tout en étalant un mépris de fer pour les femmes, devenir une vedette de télé-réalité, brailler sans retenue, dans les micros et devant les caméras. ses opinions simplistes pour café du commerce. Trump est une certaine incarnation de l’Américain du bas de gamme et de ses rêves.

Le rêve américain, parlons-en, justement. Plus de quarante millions d’Américains survivent grâce aux bons d’alimentation distribués par l’Etat. 1% des Américains disposent de bien plus de 80 % des revenus du pays. Trump est, jusqu’à la caricature, un représentant de ces ultra-privilégiés. L’ascenseur social dont l’école jouait naguère le rôle est en panne. Les études qui donnent accès aux diplômes utiles sont de moins en moins accessibles, vu leur cherté, aux enfants des classes populaires. En quelques décennies, les Etats-Unis ont perdu plus du tiers de leurs emplois industriels, qui avaient au moins le mérite de procurer des ressources aux moins favorisés de la culture et de l’argent.

Ce sont pourtant les faibles, les exclus, les victimes d’un système violemment inégalitaire qui viennent de porter au pouvoir un démagogue cynique et incompétent. Ils seront sans aucun doute les premiers à subir de plein fouet les effets négatifs de sa gestion. N’importe : ils se reconnaissent en lui. Sa « réussite » est celle dont ils ont toujours rêvé pour eux-mêmes. Ils ont élu le président qui leur ressemble et qu’ils méritent.

Quelle image du peuple américain les supporters de Trump ont-ils offerte au monde entier, tout au long de cette campagne? Celle d’une masse de veaux incultes, décérébrés, travaillés par les nostalgies les plus réactionnaires, hantés par la conscience obscure de la crise profonde d’un modèle social que leurs gardiens de troupeau leur ont si longtemps vanté. Ces brutes ignobles, obèses, ce qui leur tient lieu de cerveau bourré au fond de leur grotesque casquette, n’attendaient que cela : que se présente un clown obscène, fort de la puissance de son fric, habile à produire sur les scènes médiatiques l’image de l’homme providentiel qu’ils appelaient de leur voeux. Ils se sont aussitôt en foule pour le plébisciter.

Jean dit: 11 novembre 2016 à 15 h 03 min

c’est parce que les pauvres sont toujours plus pauvres et plus nombreux que des riches de plus en plus riches et crapuleux sont élus (Bérénice)

Nous serions naïfs de croire que celles et ceux qui ont voté pour ce pitre sinistre avaient oublié, en pénétrant dans le bureau de vote, qui il était. C’est le contraire qui est vrai. C’est parce qu’il est ce qu’il est, c’est parce qu’il ne cache pas ses turpitudes, sa bêtise, sa malhonnêteté foncière mais au contraire s’en vante et s’en fait gloire qu’il a été élu. Ceux qui l’ont élu se sont reconnus en lui, et se sont reconnus dans ce qu’il a de pire. Il incarne ce qu’ils ont toujours rêvé d’être, il est leur rêve américain : gagner plein de pognon tout en fraudant le fisc, se taper plein de pétasses tout en étalant un mépris de fer pour les femmes, devenir une vedette de télé-réalité, brailler sans retenue, dans les micros et devant les caméras. ses opinions simplistes pour café du commerce. Trump est une certaine incarnation de l’Américain du bas de gamme et de ses rêves.

Le rêve américain, parlons-en, justement. Plus de quarante millions d’Américains survivent grâce aux bons d’alimentation distribués par l’Etat. 1% des Américains disposent de bien plus de 80 % des revenus du pays. Trump est, jusqu’à la caricature, un représentant de ces ultra-privilégiés. L’ascenseur social dont l’école jouait naguère le rôle est en panne. Les études qui donnent accès aux diplômes utiles sont de moins en moins accessibles, vu leur cherté, aux enfants des classes populaires. En quelques décennies, les Etats-Unis ont perdu plus du tiers de leurs emplois industriels, qui avaient au moins le mérite de procurer des ressources aux moins favorisés de la culture et de l’argent.

Ce sont pourtant les faibles, les exclus, les victimes d’un système violemment inégalitaire qui viennent de porter au pouvoir un démagogue cynique et incompétent. Ils seront sans aucun doute les premiers à subir de plein fouet les effets négatifs de sa gestion. N’importe : ils se reconnaissent en lui. Sa « réussite » est celle dont ils ont toujours rêvé pour eux-mêmes. Ils ont élu le président qui leur ressemble et qu’ils méritent.

Quelle image du peuple américain les supporters de Trump ont-ils offerte au monde entier, tout au long de cette campagne? Celle d’une masse de veaux incultes, décérébrés, travaillés par les nostalgies les plus réactionnaires, hantés par la conscience obscure de la crise profonde d’un modèle social que leurs gardiens de troupeau leur ont si longtemps vanté. Ces brutes ignobles, obèses, ce qui leur tient lieu de cerveau bourré au fond de leur grotesque casquette, n’attendaient que cela : que se présente un clown obscène, fort de la puissance de son fric, habile à produire sur les scènes médiatiques l’image de l’homme providentiel qu’ils appelaient de leur voeux. Ils se sont aussitôt en foule pour le plébisciter.

Widergänger dit: 11 novembre 2016 à 15 h 01 min

On attend avec impatience de lire ce que J. Attali pense de l’élection de Trump. Trump a été élu par l’Amérique silencieuse et la communauté juive américaine en raison du conflit israélo-palestinien. La droite israélienne jubile. Je ne suis pas sûr que la paix pour Israël en ressorte renforcée. Mais en cas de victoire de Hillary non plus. Le monde est pour le moment en état de suspension dans le vide sidéral de la pensée politique. Et c’est cet état de non-pensée qui est le plus dangereux pour la paix du monde.

En attendant, je lis Kronos, de W. Gombrowicz. Ce qui me donne envie de relire toute son œuvre. Je vais peut-être finir par comprendre quelque chose à Ferdydurke… Et devoir une fois de plus en remercier Paul Edel, hein, Paul…!

pathos dit: 11 novembre 2016 à 15 h 01 min

Jean dit: 11 novembre 2016 à 14 h 56 min

je pensais qu’avec JC et trump on ne trouverait pas plus c!o!n en 2016, eh ben cette enflure de jean rejoint le trio de tête

Jean dit: 11 novembre 2016 à 14 h 56 min

Leonard Cohen, Bob Dylan : si des réputations sont surfaites, en France du moins, ce sont bien celles de ces deux-là. Soyons sérieux : qui, en France, à part un quarteron de snobs, s’est jamais soucié de les écouter débiter leurs rengaines, l’un avec sa voix de châtré, l’autre avec sa voix d’outre-tombe, dans leur jargon à la con et avec leur accent de chiottes ? L’audience d’un Dylan ou d’un Leonard Cohen est comparable à celle d’un Brassens dans les pays anglo-saxons : à peu près nulle . Le reste est battage médiatique et nostalgies de mes deux.

ns les pays anglo-saxons : à peu près nulle . le reste est dit: 11 novembre 2016 à 14 h 55 min

Leonard Cohen, Bob Dylan : si des réputations sont surfaites, en France du moins, ce sont bien celles de ces deux-là. Soyons sérieux : qui, en France, à part un quarteron de snobs, s’est jamais soucié de les écouter débiter leurs rengaines, l’un avec sa voix de châtré, l’autre avec sa voix d’outre-tombe, dans leur jargon à la con et avec leur accent de chiottes ? L’audience d’un Dylan ou d’un Leonard Cohen est comparable à celle d’un Brassens dans les pays anglo-saxons : à peu près nulle . Le reste est battage médiatique et nostalgies de mes deux.

bernbard dit: 11 novembre 2016 à 14 h 39 min

Gardel

Et il a demandé combien ça coûte et si c’est assez grand pour en faire un terrain de jeux pour ses arrière-petits-enfants

Sant'Angelo Giovanni dit: 11 novembre 2016 à 14 h 36 min


…14 h 30 min,!…Oui,!…trop de cours de religions, avec moult morales,…les pieds dans le plats,!…
…c’est miroir,!…3D, aux lasers,!…etc,!…

bérénice dit: 11 novembre 2016 à 14 h 30 min

14h21 c’est parce que les pauvres sont toujours plus pauvres et plus nombreux que des riches de plus en plus riches et crapuleux sont élus, vu le niveau d’abstention je crois qu’on peut retrancher les plus pauvres des pauvres de cette escroquerie que deviennent les élections, il y a malheureusement des gens pour croire que toutes les fortunes se fondent à coup d’honnêteté, quelle bêtise ou quelle naïveté.

Sant'Angelo Giovanni dit: 11 novembre 2016 à 14 h 27 min


…qu’est ce qu’on en à a foutre,!…

…ils sont chez-eux après les indiens,!…

…qu’ils fassent, ce que bon leurs semblent,!…

…peut-être des Hollande qui s’ignorent après coup,!…

…on à déjà, nos usurpateurs aux pouvoirs,!…avec must managements du terrorisme à protéger,!…
…la sécurité d’enculer profond,!…
…à ta guise, le verbe obsolète,!…
…aux paradis papiers des fortunés,!…à ses spires d’états collabos,!…
…notre nouveau nazisme des guerres des finances à ses guises du pouvoir abrutis,!…

…du sang du pauvre et des riches à l’Optimum à Pareto,!…
…le fascisme pur et dur,!…pour reconstruire ses Éden à leurres favoris,!…
…collaborer aux pires, bandes d’abrutis des chiffres,!…Ah,!Ah,!…
…à nos années 60 ‘s, à nos plans Marshall inversées,!…

…meilleurs vœux de bonheurs,!…Ah,!Ah,!…
…etc,!…serrer les fesses à jours,!…

gardel dit: 11 novembre 2016 à 14 h 24 min

Déclaration récente de M. Hollande (version approximative) : Je viens d’appeler M. Trump. Je lui ai demandé, notamment, un rendez-vous pour évoquer les problèmes mondiaux actuels, disons la Syrie, l’Irak, les migrants, l’Europe, la frontière mexicaine, etc. Je n’ai pas proposé de date, mais j’ai ajouté la préoccupation (pas seulement personnelle, sinon celle de : »Mme. Merkel et moi même ») sur la situation internationale. Quand la secrétaire de M Trump transmit le message à son patron, celui-ci a demandé de quoi il s’agissait. Et la secrétaire : c’était M. Hollande. C’est qui celui-là? M. Hollande, le Président de la France. Ah… c’est quoi la France?

Widergänger dit: 11 novembre 2016 à 14 h 21 min

Je ne pense pas que l’élection de Trump change grand-chose au destin du monde. Les riches seront toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres. Que ce soit avec Trump ou sans Trump, nous nous rapprochons inexorablement de la prochaine guerre mondiale qui va ravager la planète. Dieu nous a donné la liberté de détruire son œuvre, et nous ne manquerons pas d’en profiter… hélas !

Jean dit: 11 novembre 2016 à 14 h 01 min

Leonard Cohen ? Bof… La mort a de ces avantages, tout de même : aux actualités de 13h, j’ai entendu pour la première fois de ma vie Leonard Cohen chanter. Juste assez pour constater que j’aimais pas cette voix ni cette musique. Ni fleurs ni couronnes (du moins de ma part).

Sant'Angelo Giovanni dit: 11 novembre 2016 à 13 h 41 min


…le moindre des mâles à cos-damnés,!…

…se justifié de passé un coup d’œil, sur ce blog,!…pour en rire de plus,!…
…quoi de mieux, s »agripper aux mûres et aux cerises lisses,!…

bérénice dit: 11 novembre 2016 à 13 h 30 min

12h43:  » Certains travaillent par ennui : de même j’écris, parfois, de n’avoir rien à dire. Cette rêverie où se perd tout naturellement l’homme qui ne pense pas, je m’y perds par écrit, car je sais rêver en prose.  » FP du livre de l’intranquillité.

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2016 à 13 h 07 min

guigui, je n’ai pas l’âge d’avoir fait woodstock.
Des « Possédés » kom twa, c’est assez rare.

Yep, bon week-end aux poilus.

« Le coffret qui sort le 11 novembre prochain, propose des morceaux datant des débuts de carrière des musiciens en 1965, jusqu’au dernier album et la bande son du film La Vallée, de Barbet Schroeder, en 1972. »

http://www.lefigaro.fr/musique/2016/11/09/03006-20161109ARTFIG00334-pink-floyd-donne-rendez-vous-a-ses-fans-sur-youtube-ce-9-novembre-au-soir.php

Nicolas dit: 11 novembre 2016 à 12 h 55 min

Le Morpion (Apollinaire)

Imitons la ténacité
De cet insecte qu’on méprise
Dames, messieurs qui vous grattez
Il ne lâchera jamais prise.

lol

Nicolas dit: 11 novembre 2016 à 12 h 48 min

Nicolas dit: 11 novembre 2016 à 11 h 41 min
Des coeurs
Des os
Qui babillent
Les simulacres
De vie
Sans fêlure
Un trop de cendre
Pour être honnête

C’est mieux comme ça, coeur naufragé, ô poésie

Janssen J-J dit: 11 novembre 2016 à 12 h 43 min

@Mais dans la conversation littéraire de blog comme certains la pratiquent, lorsque le lecteur ferme son livre et parle, qu’est-ce qu’il cherche à transmettre ?

Il a des milliers de motivations…, le besoin d’expulser toutes affaires cessantes une émotion de lecture, un déplaisir, un enthousiasme ; la faire entendre (?) sur la toile des rêves, avec l’espoir qu’elle sera capturée avec bienveillance, et peut-être partagée, et mieux encore, rebondie. L’envie de croire qu’on n’est pas seul au monde à lire la même chose, même si les émotions ressenties dans le vice impuni de chacun ne seront jamais vraiment partageables, renvoyant trop à l’indicible de la condition lectorante de chacun. Et surtout, la certitude que personne n’imagine être vraiment engagé dans une « conversation » littéraire, même différée, à cause des interférences multiples de la babillardisation confusionnelle.
C’est un drôle de fantasme consolatoire, mais jamais nul miracle de cet ordre se produit collectivement pour personne dans l’intercompréhension de chacun-e. Ne survivent que des larmes d’éclats de rire, des sourires de chat, parfois des rages de molaires…, à la lecture du grand livre refermé de l’intranquillité des autres.
Un zeste d’attendrissement parfois, qui ne dure pas très longtemps, le sourire contrit d’une femme liftée qui regrette ses rides.

la vie dans les bois dit: 11 novembre 2016 à 12 h 00 min

« Islamist extremists celebrate Trump’s election win(Washington Post) etc »

Tu mets quoi, après etc, guigui ?

Tu fais trop la couleuvre ici, je trouve.

Tu sais que Trump has avoided le vietnam draft ?

Eh bien figure-toi que des Yankees qui combattent en ce moment ne lui en tiennent pas rigueur.

Ils ont certainement l’âge des enfants que tu n’as pas ?

Je te conseille les 3 minutes de vidéo dans le lien suivant:
https://www.washingtonpost.com/news/checkpoint/wp/2016/11/09/like-the-day-osama-was-killed-how-the-military-is-reacting-to-trumps-victory/?tid=a_inl

oursivi dit: 11 novembre 2016 à 11 h 57 min

L hébergeur, jb.
Il a coupé ses serveurs.
Il me faudrait retrouver les fichiers et investir le temps de les télécharger ailleurs.
Un jour peut-être.
AO

bernbard dit: 11 novembre 2016 à 11 h 30 min

boudegras dit: 11 novembre 2016 à 11 h 16 min

comme un varois et sa déesse :
Daech et Al-Qaïda enchantés de la victoire de Trump (L’Express) Islamist extremists celebrate Trump’s election win(Washington Post) etc

OZYMANDIAS dit: 11 novembre 2016 à 11 h 22 min

La Grande Guerre et les poilus… On s’en tape comme d’une guigne.
Merde à l’Histoire avec une grande Hache faucheuse de millions de vies.
Et dire qu’il y a des connards qui commémorent aujourd’hui cette boucherie apocalyptique.

Une andouille dit: 11 novembre 2016 à 11 h 17 min

Nicolas dit: 11 novembre 2016 à 11 h 10 min
Mon cher JC,
permettriez vous que je me recueil un instant? N’avez vous plus de coeur?

« …que je me RECUEILLE… »

OZYMANDIAS dit: 11 novembre 2016 à 11 h 09 min

Leonard Cohen et sa voix glauquissime, une voix de catacombes, de vampire mal-léché, de moine démoniaque égaré dans une cathédrale enténébrée…
Heureusement qu’il est parti lui et sa voix de macchabée…

Sant'Angelo Giovanni dit: 11 novembre 2016 à 11 h 02 min


…laisser les gens, dans leurs cloaques , aussi, haut – placés soient t’ils,!…

…dénoncer leurs machinations de guerres financières, à notre encontre,!…

…leurs moyen-âges, pour eux-mêmes en encorbellement à cordes résilier,!…

…un paniers de gueuzes,!…les grandes gueules à leurs tapins des bordels, pour finir ses fin de mois, de N.Y à Paris, en passant par Rome et Berlin,!…
…toutes vierges les entrées aux sus-sucres des fin de mois,!…
…tout ces prêtres à se branler, dans leurs confessionnaux nos églises en pensées,!…
…etc,!…
…j’ai aussi, autre chose à faire,!…merci,!…des maquettes privés s »en entrepreneur du chiffre,!…A,!Ah,!…etc,!…
…Go,!…

Nicolas dit: 11 novembre 2016 à 11 h 01 min

Il faut relire Sagalovitsch http://m.slate.fr/story/127220/le-dernier-kaddish-de-leonard-cohen
Il faut relire Apollinaire
Un cahier d’anciens croquis
Plein de portraits de femmes jeunes
Un vieux vin dont le goût exquis
En retour réclame des jeûnes

Voici la joie aussi d’entendre
D’ancienne musique tendre
Et ce charme encore nouveau
Tirer du neuf du vieux cerveau

Avoir vieux livres vieux amis
Jouir des jours mûrs de l’automne
Voilà tous les plaisirs hormis
Celui qui toujours nous étonne

Celui que l’on nomme l’amour
Pour qui seul le monde respire
Par qui tout connaît le retour
Et le départ le nuit le jour

Vivre et mourir ô mieux ô pire

Bref ne pas sombrer sous les ruissèlements brûlants du temps qui se répètent inlassablement.

loubachev dit: 11 novembre 2016 à 10 h 57 min

ducon….. dit: 11 novembre 2016 à 8 h 29 min
Toute la c.onnerie des bobos à la Michael Moore !
Qui n’a rien dit lorsque Barack Hussein OBAMA a été élu dans ce même système électoral. Il ne veux pas voir la vérité : le rejet populaire de l’establishment clintonien, même par une bonne partie des démocrates !

Deux âneries :
1. Obama était majoritaire en voix. Cette question est donc une ineptie.
2. Non seulement il voit le rejet populaire, mais il l’avait même prédit, dans un article annonçant la victoire de Trump à un moment où personne n’y croyait.

JC..... dit: 11 novembre 2016 à 10 h 56 min

J’ai failli faire un malaise en m’apercevant, horreur funeste, que sur la couverture du Magazine Littéraire VERLAINE ressemblait trait pour trait à Martinez, le Donald TRUMP de la CGT ….

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