de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
David au Congo, Conrad en embuscade

David au Congo, Conrad en embuscade

On disait dans les années 1970 que le Zaïre était le seul pays au monde qui ait jamais imaginé que la Belgique était une grande puissance. Ce trait ne se trouve pas dans le livre autrement plus sérieux de David van Reybrouck Congo. Une histoire (Congo. Een geschiedenis, traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin, 711pages, 28 euros, Actes sud). A la surprise générale, cet essai historique touffu, qui entreprend de retracer l’histoire multiséculaire d’un pays africain, figure dans les listes des meilleures ventes depuis deux ans en Belgique et aux Pays-Bas ; il a été couronné successivement par le prix Libris Histoire, le prix AKO (le Goncourt néerlandais) et en France par le Médicis essai, le prix du meilleur livre étranger et le prix Aujourd’hui. N’en jetez plus ! (en général, au-delà de trois, c’est signe qu’on ne donne plus un prix à un écrivain, mais un écrivain à un prix). Il est vrai aussi qu’il est sorti en 2010, année de la commémoration du cinquantenaire de l’indépendance du Congo. L’auteur a d’ailleurs annoncé qu’il consacrerait une partie de l’argent de ces récompenses à aider les écrivains congolais ainsi que l’ONG la plus active sur le terrain, Human Rights Watch, ce qui est bien dans l’esprit de son engagement (il préside le Pen-Club flamand).

Le Congo a été artificiellement créé de manière arbitraire à la fin des années 1870 par Léopold II et  l’explorateur Henry Morton Stanley, à Ostende, devant une carte encore assez vierge correspondant au bassin du Congo. Pour le roi des Belges, c’était un investissement : il y avait misé une partie de sa fortune sur les débouchés du commerce de l’ivoire. Mais c’est finalement la soudaine demande mondiale de caoutchouc, grâce à l’invention du pneu par Dunlop, qui lui permit de s’enrichir bien au-delà de ses prévisions. Dans la dernière partie du XXème siècle, le cuivre, l’uranium, le coltan furent le nouvel or noir.

Après une longue introduction qui court jusqu’en 1850, en se basant notamment sur les traces archéologiques, manière de rappeler que le pays n’est pas né le jour de l’arrivée de Stanley, l’auteur s’est attaché au vécu des deux guerres mondiales et de la colonisation belge. Celle-ci est décrite comme paternaliste, catholique, lente et rangée sous la bannière de la sainte-trinité Industrie-Eglise-Etat. Relire Tintin au Congo ! La caricature est criante de vérité. Seize diplômés universitaires pour tout le pays au moment de l’indépendance alors que c’était le plus alphabétisé de l’Afrique subsaharienne. Une poignée de cadres pour un immense territoire. Tel fut le paradoxe congolais. Aujourd’hui, ce serait plutôt : Etat faible, nation forte. L’enquêteur n’élude aucune responsabilité, ni celle des Belges lorsqu’ils sont partis, ni celles de Mobutu et des Kabila père et fils. Archéologue et anthropologue de formation, il montre que, loin de diminuer, le tribalisme (tutsi, hutu etc) s’est renforcé au fur et à mesure de la colonisation, avec le génocide que l’on sait au bout du chemin ; c’est l’originalité du regard décentré qu’il pose sur une histoire et une région maintes fois scrutées, qui fait l’intérêt de son livre.

On ne dira pas que « ça se lit comme un roman », lieu commun insupportable que la presse nous a resservi dans un bel élan à l’occasion de la parution de ce livre, oubliant que beaucoup de romans se lisent mal et pesamment. En me laissant emporté, j’avais plutôt l’impression de descendre tranquillement un fleuve à bord d’un African Queen rafistolé dont Joseph Conrad aurait été le capitaine de fortune. Car on est littéralement embarqué dans l’enquête (ici des extraits). Si le récit est chronologique, le traitement est original. Ce que les Américains appellent de la « literary non fiction » : il emprunte ses techniques, avant de les mêler, autant au journalisme, au roman qu’à l’histoire académique (il a été chercheur à l’université catholique de Louvain), en racontant les événements à travers le passé des vrais gens, que ce soit des personnages historiques ou des anonymes et des petites gens à partir de témoignages oraux (en se servant des réseaux sociaux pour retrouver les témoins les plus âgés), d’anecdotes, de choses vues (les chasseurs d’esclaves, le roi et les mains coupées..), de faits divers, de tranches de vies. Il a également recouru à des archives écrites, bien qu’en 1908, au moment où Léopold II a rétrocédé le pays à la Belgique qui n’en voulait pas vraiment (car le Congo était sa propriété personnelle, comme le reconnut la conférence de Berlin en 1885), il a fait détruire nombre de documents, sans parler des papiers officiels disparus lors des pillages successifs.

L’auteur a voulu rendre la complexité de cette histoire dans une forme simple et accessible, en s’intéressant davantage aux ressources humaines qu’à celles du sous-sol, et en conservant à l’esprit un conseil de Gramsci : “Il faut combiner le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté.” Naïf, van Reybrouck ? Peut-être a-t-il un côté « David au Congo » dans certaines pages où l’Histoire est revisitée avec des bons sentiments et un prisme humanitaire. L’enquête n’en est pas moins impressionnante, et le récit, captivant. C’est si bien fait que c’est de nature à intéresser même ceux qui ne savent rien de toute l’affaire et n’auraient jamais crû qu’ils liraient un jour quelque sept cents pages sur le passé de cet immense pays dévasté (l’auteur s’en explique ce lundi à 17h20 sur France 3 chez Olivier Barrot).

Même lorsqu’il évoque l’actuelle présence chinoise au Congo, David van Reybrouck fait un pas de côté en ce qu’il se refuse à la diaboliser en en faisant un néo-colonialiste de plus. Il la voit même comme le moyen original de lutter contra la corruption puisque les ressources énergétiques que Pékin prend au Congo, Pékin les paie en contrepartie de constructions de routes, aéroports etc et on se doute qu’ »il est toujours plus difficile de faire glisser un hôpital dans les poches d’un ministre qu’une enveloppe.”

 “Une chose est restée intacte : l’identité nationale. C’est étonnant, parce qu’on ne peut pas dire que le sentiment national ait été nourri ces dernières années. Malgré les conflits qui ont divisé le pays, il y a toujours un grand nationalisme. Pour la plupart des Congolais, leur pays n’est pas une construction artificielle. Il y a une grande fierté d’appartenir à cette nation, mais aussi une certaine honte de l’état de l’État.”

Traduit dans de nombreux pays et très bien accueilli, Congo, une histoire, que l’on aimerait rebaptiser plutôt Congo, des histoires, n’a pas convaincu tous les Congolais, on s’en doute ; mais il est intéressant de relever que ses critiques les plus hostiles lui reprochent surtout son traitement de la personne et de l’action du premier ministre assassiné Patrice Lumumba. La RDC, David van Reybrouck, 43 ans, y a beaucoup été pour les besoins de ses recherches mais il n’a pas vécu au Congo. Du moins pas directement. Par procuration, par l’imaginaire, par l’inconscient : son père était ingénieur aux chemins de fer du Bas-Congo-Katanga à Likasi au moment de la sécession. A la réflexion, il eut peut-être fallu commencer par là.

(« Couverture du livre « Congo, une histoire » photo D.R.; « David van Reybrouck pendant son enquête » photo Stephan Van Fleteren)

Cette entrée a été publiée dans Histoire, littérature.

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commentaires

670 Réponses pour David au Congo, Conrad en embuscade

JC.... dit: 27 juillet 2013 à 13 h 33 min

C.P.,
L’invite est étendue : un imposteur qui réussit mérite d’être considéré !

Les gens honnêtes sont prioritaires : vous venez quand vous voulez !

C.P. dit: 27 juillet 2013 à 10 h 52 min

JC, ce commentaire n’est certainement pas de Chaloux, et je n’aime pas spécialement Balzac. Le commentateur-usurpant, lui, qui en remet une couche sur le clientélisme romain (c’est son obsession ?), ne connaît pas Conrad. Pas grave ! hik ! hik ! hik !

JC dit: 26 juillet 2013 à 10 h 51 min

Chaloux, si tu déprimes et veux t’en sortir, passe à la villa : on boira un coup d’Eau de Jouvence, ça marche !

Chaloux dit: 26 juillet 2013 à 8 h 07 min

Asensio ne fait pas de différence entre les plaisirs de l’écriture et ceux de la lecture.
Il me rappelle le jugement de Morand sur d’Ormesson, dans le Journal Inutile: « Ce doit être très amusant à écrire mais c’est très ennuyeux à lire ». Et puis l’ivresse du jugement, on s’en tape. Moi, je ne juge plus, je me détourne.
Quant au reste, tout le monde me semble dans la moyenne, C.P., sinistre en vieux clientéliste romain; m’étonne pas qu’il aime tant Balzac. renato en vieille gonzesse qui ne veut pas faire un pli (« Pas de fromage ! Pas de fromage »).
Tout va pour le mieux, à ce que je vois.

Irina Stolichnaya dit: 25 juillet 2013 à 23 h 57 min

bouguereau dit: 25 juillet 2013 à 18 h 59 min

t’a aussi les lavements à l’huile de noix jean marron..recommandé par les meilleur embaumeurs..

C’est exact : très bon contre le cholestérol.

des journées entières dans les arbres dit: 25 juillet 2013 à 23 h 01 min

de la bite coudée aux nichons exposés dit: 25 juillet 2013 à 22 h 10 min
« à bientôt »

En fait je sais pas.
Cela me rappelle une autre histoire pas si lointaine.
Dans le Chiapas, a San Juan Chamula. Comme à San Cristobal de Las Casas. Aucune photo de personne n’était possible, sauf photos de groupe.
J’ai su pourquoi; bien plus tard.
Et encore aujourd’hui.

de la bite coudée aux nichons exposés dit: 25 juillet 2013 à 22 h 10 min

« Le nègre à lunettes en haut a une tête de mort-vivant »

Un mort-vivant-désormais-mort qui nous sourit en disant : « à bientôt ! »

'A.V. dit: 25 juillet 2013 à 21 h 58 min

On ne dira pas que « ça se lit comme un roman », lieu commun insupportable que la presse nous a resservi dans un bel élan à l’occasion de la parution de ce livre, oubliant que beaucoup de romans se lisent mal et pesamment. En me laissant emporté, j’avais plutôt l’impression de descendre tranquillement un fleuve à bord d’un African Queen
qund PAssouline l’intranquille polycouronné couronnant écrit tranquillement !
une date!

des journées entières dans les arbres dit: 25 juillet 2013 à 21 h 42 min

JB, appremment D. Van Reybrouck a un souci avec la photo :

Le tribunal de première instance de Bruxelles a rejeté lundi la réclamation des ayants droit d’Etienne Nkazi-A-Kanda-Ndotepelo, le vieil homme qui figure sur la couverture de l’ouvrage « Congo. Een geschiedenis » (« Congo. Une histoire ») de David Van Reybrouck. Les ayants droit exigeaient une condamnation de principe de l’auteur, du photographe Stephan Vanfleteren et de la maison d’édition De Bezige Bij parce que le vieil homme n’aurait jamais donné son accord pour l’utilisation de sa photo. Ils n’ont cependant pas pu prouver qu’ils étaient réellement ses héritiers.

John Brown dit: 25 juillet 2013 à 21 h 26 min

Et puis, quand on sort en société, on se rase. Assouline voudrait nous rendre racistes (rédigé par mézigue)

Razistes ! ce que c’est que d’avoir l’esprit de l’escalier de service. Ma menthe à l’eau, par pitié ! Mon cheval de bois contre une menthe à l’eau !

John Brown dit: 25 juillet 2013 à 21 h 23 min

Cette tête de noeud avec son chapeau de cuir et ses lunettes à la con commence à m’énerver grave. Et puis, quand on sort en société, on se rase. Assouline voudrait nous rendre racistes qu’il s’y prendrait pas autrement. Heureusement que je suis né au Congo Brazza, j’en ai croisé de pires.

John Brown dit: 25 juillet 2013 à 21 h 12 min

JB, kom j’allucine; vous pourriez être mon père, juste à cause de l’âge.
Alors de là à se rencontrer à Saint Anne.
A Sainte Anne la Palud, c’est dire … (rédigé par Des journées…)

Au pépé au pélé de Sainte-Anne-la-Palud, j’ai bien connu votre maman.

u. dit: 25 juillet 2013 à 20 h 28 min

« atonie de l’été »… « gâtisme estival »… « regression caniculaire »…

Tu parles, David a doublé Apollinaire et Seth (il le racontera à ses petits-enfants).

Bien sûr, Spartacus reste le patron.

des journées entières dans les arbres dit: 25 juillet 2013 à 19 h 58 min

John Brown dit: 25 juillet 2013 à 18 h 04 min

JB, kom j’allucine; vous pourriez être mon père, juste à cause de l’âge.
Alors de là à se rencontrer à Saint Anne.
A Sainte Anne la Palud, c’est dire …
Vous méritez bien vot’ menthe à l’eau, vous autres de la génération qui n’a pas cané devant l’inspecteur Derrick.
http://www.youtube.com/watch?v=tKKBiUMxTaU

xlew.m dit: 25 juillet 2013 à 19 h 28 min

De la précontrainte pneumo-verbale pour un bluesman blanc à choper le contre-ut de l’être noir en littérature ; un grand chanteur franco-italien né à Gênes et disparu à Montcuq en avait fait tout un poème, comme un cri de ralliement à reprendre en coeur et en poumons par les milliers de songwriters qui le suivraient. Omar Bongo était passé du Gabon au Kongo, Pierre Goldman était aux bongos. Les pharmaciennes belges applaudissaient dans l’ombre, assises au fond de la boîte de jazz latino. Et les ténèbres se dissipaient sur l’épave du bateau « Le Roi des Belges » échoué sur la plage de Giglio ; le capitaine van Reybrouck en voulant à tout prix le renflouer avait fait fuir le brouillard qui enveloppait de son cafetan protecteur le fantôme de Lumumba. Voilà maintenant que deux mémoires nationales étaient nues dans le soleil. Alors que la corne de brume résonnait d’un dernier râle, on entendit quelqu’un murmurer : « Ce n’est pas Don King qui organisa « The rumble in the jungle, le combat entre Ali et Foreman, c’est KURTZ !, do tell the world. »

John Brown dit: 25 juillet 2013 à 19 h 07 min

Je me meurs ! Mon talisker ! (rédigé par mézigue ou ce qui en tient lieu)

Je me meurs !

Version Sarko : je me me !

Version métempsycause : Je meuh meuh !

Version Lacan : Zob me meut !

bouguereau dit: 25 juillet 2013 à 19 h 06 min

il est déjà mort à lui même. Et plutôt deux fois qu’une

..entre deux ressucité..et tu nous l’a retué..ha t’exagères jean marron

Madeleine Chompier dit: 25 juillet 2013 à 19 h 04 min

survolant rapidement les coms, je déplorais une absence, je me disais : il manque u, là. mais non, mais non, me voici rassurée.

John Brown dit: 25 juillet 2013 à 19 h 03 min

Les signaux ont beau voyager à la vitesse de la lumière ou quasi, on ne sait jamais si le type qui vient de poster n’est pas déjà mort. (rédigé par mézigue)

Qu’est-ce que je raconte. il est déjà mort à lui même. Et plutôt deux fois qu’une.

bouguereau dit: 25 juillet 2013 à 19 h 01 min

..tout ça pasque tu sens pas l’haleine a tuer un boeuf de keupu tu vis pas intensément jean marron..ses mains toujours a se gratter les couilles on s’en passe

u. dit: 25 juillet 2013 à 18 h 59 min

« Le nègre à lunettes en haut a une tête de mort-vivant »

C’est bien possible, mais il entre partout, même au Berghain.

Pour les videurs, il est looké.

bouguereau dit: 25 juillet 2013 à 18 h 57 min

leffet dépoli du reflet des lunettes prouve qu’il a pas dafleulou chez lui et t’en conclu des trucs désobligeants jean marron

John Brown dit: 25 juillet 2013 à 18 h 55 min

Les signaux ont beau voyager à la vitesse de la lumière ou quasi, on ne sait jamais si le type qui vient de poster n’est pas déjà mort. Effrayant. Et si tous les posts jusqu’à celui-ci avaient été mis en ligne par le même, tous les autres étant canés depuis longtemps ? Donc c’est moi… mais je suis mort… Donc, tout aurait été posté par un système automatique il y a des millénaires? C’est l’hypothèse plausible que formulent certains astronomes, dans les parages de Sirius.

bouguereau dit: 25 juillet 2013 à 18 h 54 min

c’est l’association noir et blanc nég marron et photo réaliss façon année 30 jean marron..t’es victime consentante des clichés par les saintes icones

u. dit: 25 juillet 2013 à 18 h 41 min

Eh oui, cher CP, garder ce pseudo fait un peu « L’homme qui riait dans les cimetières ».

Les morts font-ils de la politique?

Certains ont prétendu que oui.

C.P. dit: 25 juillet 2013 à 18 h 36 min

Excusez-moi ! J’use très, très rarement des Brandouilleurs de Malicornay, et j’ai oublié de rétablir…

C.P.

John Brown dit: 25 juillet 2013 à 18 h 36 min

Je reviens un peu triste d’un enterrement (Valérie Lang) (rédigé par le brandouilleur)

J’allais oublier Valérie. J’ai enterré Valérie. Après Jack (-Alain) et Bernadette, ça commence à faire beaucoup. Caniculaire rime avec cimetière, c’est bien connu. Mon talisker !

John Brown dit: 25 juillet 2013 à 18 h 32 min

Bernadette, nous t’avons tous aimé. (rédigé par u.)

 » aimée « . Lapsus révélateur? Bernadette n’est pas Jack-Alain Léger.

Heureusement, Brigitte n’est pas morte. Y a de l’espoir.

Les Brandouilleurs de Malicornay dit: 25 juillet 2013 à 18 h 31 min

Je reviens un peu triste d’un enterrement (Valérie Lang). Un peu gai également parce qu’on a piccolé à L’Odéon ensuite, ce qui est une conduite ordinaire. Scotch for ashes, chablis for dust.
Je lis quelques commentaires qui m’étonnent. Car je n’ai jamais dit UN mot touchant la politique française ici (j’en suis d’ailleurs bien incapable).
Je me moque moi aussi totalement de la couleur politique de tel ou tel intervenant parlant d’un livre ou d’un spectacle.

u. dit: 25 juillet 2013 à 18 h 31 min

« tu lui avait payé un pot..voir 2..tu te sentais un peu magnifique comme laurent..elle aussi..tu le sentais bien »

Ouais.

Tu rentrais chez toi tout seul après?

u. dit: 25 juillet 2013 à 18 h 28 min

Bernadette, nous t’avons tous aimé.

Tu étais une sacrée bonne femme.

Nous espérons que ceux que tu laisses sont dignes de toi.

Dans le cas contraire, fais-nous signe.

Nous allons ramasser les fontds de bouteilles laissés sur ce fil (whisky, blanc sec, pastis, et ‘menthe à l’eau’ c’est-à-dite ‘peyotl’ chez les caïds), et nous lèverons une jarre pour te saluer

Salut la pirate!

bouguereau dit: 25 juillet 2013 à 18 h 27 min

aprés vu que tu lui avait payé un pot..voir 2..tu te sentais un peu magnifique comme laurent..elle aussi..tu le sentais bien

bouguereau dit: 25 juillet 2013 à 18 h 24 min

ça me rappelle le temps où le loufiat te ramenait un vittel menthe

..enfin ça c’était pour payer ta pinte de 50cl..la gonzesse avec sa menthe a l’eau..et là royal tu disais « je te l’offre »..quand on est jeune on est salaud

John Brown dit: 25 juillet 2013 à 18 h 24 min

Bernadette est morte à 74 ans, je ne me sens pas bien. Le syndrome du G.I. en première ligne à Guadalcanal. Je ne sais pas si la menthe à l’eau… Un talisker, ce serait mieux.

tout une époque dit: 25 juillet 2013 à 18 h 23 min

Après moustaki, bernadette lafont. c’est pas pour dire mais b lafont, la nouvelle vague, c’est autre chose que le mec de qu’est-ce-qu’elle-a-ma- gueule!

bouguereau dit: 25 juillet 2013 à 18 h 19 min

..y’a un polar fameux qui commence avec un gars qui n’arrive pas a dormir vu qu’y a un bébé qui pleure au dessus..il lui semble au coeur de la nuit entendre « dégage »

John Brown dit: 25 juillet 2013 à 18 h 18 min

Comme j’aurai pleuré ! Des hectolitres de larmes.
(rédigé par mézigue)

C’est pour ça qu’en période de canicule, il faut boire beaucoup de menthes à l’eau.

Autant pleurer beaucoup et boire beaucoup maintenant. Cette nuit, comme ça, je pisserai moins dans mes couches.

John Brown dit: 25 juillet 2013 à 18 h 13 min

Quand je pense que j’ai déjà enterré un nombre impressionnant d’écrivains et d’artistes des plus connus, un paquet de prix Nobel en toutes disciplines confondues, d’innombrables célébrités en tous genres, de jeunes espoirs du cyclisme, des as de la raquette, des princes de l’église, une très grande partie de la chambre des Lords, l’Assemblée nationale plusieurs fois, la quasi-totalité de l’U.S. Army, un vertige me prend. Comme j’aurai pleuré ! Des hectolitres de larmes.

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