de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Vous êtes priés de trouver ça drôle

Vous êtes priés de trouver ça drôle

Le premier qui dit ou écrit que l’humour est la politesse du désespoir, je le frappe ! Non, je plaisante. Encore que ce lieu commun est devenu une telle scie dans toute conversation sur le sujet qu’il peut pousser à de telles extrémités. Contrairement au comique, domaine assez limité puisqu’on n’en connaît que deux sortes – et encore ! (le comique de répétition et le comique de répétition), l’humour a d’innombrables facettes, au moins. Les vrais humoristes sont ceux qui ne se présentent pas comme tels. Les professionnels de cette profession formulent implicitement une injonction à rire de ce qu’ils disent, et cette situation n’est vraiment pas drôle tant elle est préméditée, organisée, systématisée. Tous des nains à côté de Pierre Desproges. Ils ne lui arrivent pas à la malléole. Il avait aussi de l’humour quand eux ne font que de l’humour. Ce décalage est un signe des temps.

Les volontaires sont assommants ; les involontaires, pathétiques ; et les pires, ceux qui vous débitent des histoires drôles à la file, inconscients de ce que chacune annule l’effet de la précédente ; de plus, ils sont les premiers à rire de leur génie du rire, ce qui ne se fait pas. L’Anglais ne rit pas de ses blagues. Il en laisse le soin aux autres, ce qui lui permet de les juger vulgaires, à la manière de Groucho Marx qui n’aurait pas voulu appartenir à un club qui l’accepterait pour membre.

Franchement, ce n’est pour me vanter, mais quand j’y repense, c’est incroyable ce que j’ai pu me faire rire en écrivant mon dernier roman. On dira que pour la modestie je ne crains personne, ce qui est une vue rapide des choses. Car l’autodérision est un exercice des plus sains pour le moral, préférable à tout prendre à ces fabricants de formules qui se disputent la paternité d’un bon mot. Ainsi François Cavanna et Woody Allen se sont querellés pendant des années, par livres et médias interposés, la propriété de ce trait :

« Beethoven était tellement sourd que toute sa vie il a crû qu’il faisait de la peinture ».

Pas de quoi être si fier. Où va se nicher la vanité de ces gens qui veulent toujours être le premier à avoir trouvé quelque chose fût-ce dans un état second. Orson Welles et Graham Greene, eux, ont longtemps revendiqué chacun de leur côté l’écriture de la plus fameuse réplique du scénario du Troisième homme :

« L’Italie sous les Borgia a connu trente ans de terreur, de meurtres, de carnage… Mais ça a donné Michel-Ange, de Vinci et la Renaissance. La Suisse a connu la fraternité, cinq cents ans de démocratie et de paix. Et ça a donné quoi ? … Le coucou ! »affiche-le-rire-de-munch-50x40

La querelle était d’autant plus vaine entre l’acteur et l’écrivain-scénariste qu’en fait, la pendule à coucou, symbole de la Forêt noire, a été inventé dans le Bade- Wurtenberg. Ce que j’eus un jour l’occasion de révéler à Graham Greene. Il en déduisit aussitôt que Welles n’était pas seulement prétentieux mais nul en histoire.

Parfois une seule phrase suffit à définir l’humour d’une personne. Une phrase d’elle non et une phrase sur elle. Ainsi de la définition de la psychanalyse par Vladimir Nabokov :

« Application de vieux mythes grecs sur les parties génitales ».

Ou de la réplique de Marie Curie lorsqu’on lui demandait ce que ça lui faisait d’être mariée à un génie :

« Demandez à mon mari ».

Ou à la Beckett dans l’une de ses pièces à deux personnages :

« Quelle heure est-il ? – La même que d’habitude ».

Ou celle de Jean d’Ormesson lorsqu’on l’interrogeait sur ce que l’élection de la première femme allait changer à l’Académie française :

« Avant, au sous-sol, il n’y avait qu’une seule porte marquée  « Toilettes ». Désormais, il y en aura deux : « Hommes » et « Marguerite Yourcenar » ».

Jean et ses histoires d’O manqueront beaucoup à la vieille dame du Conti car elle n’a pas souvent l’occasion de se marrer, surtout lors des discours de réception, que l’orateur soit totalement dépourvu d’humour (Giscard) ou qu’il s’applique à être drôle (Weyergans)- on n’en connaît pas du troisième type.

Somerset Maugham aimait commencer ses conférences sur la littérature en adoptant un air pénétrant avant de déclarer : « Il y a trois règles à respecter pour écrire un roman ». Puis, après un long silence suivi d’un lent regard circulaire dans le public, il ajoutait : « Personne ne les connaît ». N’essayez pas car l’effet n’est pas garanti. Toutes les réactions sont possibles selon les latitudes, l’ambiance et l’auditoire. Les gens de théâtre le savent bien qui doivent s’adapter à la note du soir, pour les représentations de Maitres anciens par exemple, selon qu’ils devinent le public sensible à l’humour de Thomas Bernhard ou écrasé par l’admiration qu’il porte à celui qu’il tient pour un maitre ancien. Rien n’est embarrassant comme de sentir qu’une manifestation d’humour, savamment appuyée sur les béquilles de l’ironie, du paradoxe et du calembour sans que nul n’en distingue la savante mais discrète architecture, ni ne devine la somme d’efforts nécessaires à sa secrète édification, tombe à plat. Alors le silence se fait pesant, interminable, laissant passer toute une légion d’anges.

Henri Cartier-Bresson, toujours prêt à donner à un ami de rencontre l’exemplaire de Mon Cœur mis à nu de Baudelaire qu’il conservait dans sa poche, jugea un jour opportun de l’offrir au chirurgien qui s’apprêtait à l’opérer du cœur. Ce que ce dernier prit froidement : « Vous êtes un gamin ». Sur celui-là, une greffe du sens de l’humour serait demeurée sans effet. Cioran, lui, ayant envoyé quelques uns de ses ouvrages à son inspecteur des impôts dans l’espoir d’alléger l’addition, s’entendit répondre : « J’ai essayé de lire vos livres ; ils m’ont foutu le cafard… Bon, votre dossier est classé. » Un exemple à suivre, sait-on jamais ; les feuilles d’impôts des écrivains sont en général tellement drôles qu’elles en sont impayables. De l’inconvénient d’être niais. Quelques temps après il mourut d’une rupture d’aphorisme, selon Bernard Morlino.

asset-version-75cd66bfc6-couv-topor_monde-hd_preview 2Un jour, comme le photographe et le moraliste, j’ai voulu essayer moi aussi. Pris dans une dispute publique dont je voulais me sortir, mais assez lucide pour savoir que l’humour me tirerait d’embarras sans me tirer d’affaire, je lançais une devinette : à quoi reconnaît-on un Espagnol dans le flot de touristes le jour de leur arrivée à Paris ? C’est celui qui se précipite aux Invalides pour s’assurer que Napoléon est bien mort ! Allez savoir pourquoi, ça a jeté un froid. Je regardais la sympathique assemblée en riant tout seul, ce qui ajouta à ma déconfiture. Manifestement, leur sens de l’honneur avait engendré un plombant esprit de sérieux. Ils passent pourtant pour être caustiques. Il est vrai que cela se passait en Espagne.

Avec les Juifs aussi, c’est compliqué. Ils sont pourtant comme tout le monde, seulement un peu plus. J’ai mis longtemps à comprendre (environ deux mille ans) qu’en fait, l’humour juif, c’est comme l’humour allemand, avec l’humour en plus (de toute façon, pour l’humour allemand, on ne saura jamais car il faut attendre la fin de la phrase pour comprendre ce qu’ils disent et nul n’en a la patience). Encore faut il distinguer. Il y a l’humour séfarade :

« Quand un achkénaze pèle un oignon, c’est l’oignon qui pleure » (irrésistible).

Il y a l’humour achkénaze :

« On est juif lorsqu’on parle yiddisch. Les autres on sait pas » (lourd).

Enfin il y a l’humour juif qui les réconcilie :

« On ne comprenait pas pourquoi cette vieille fille ne trouvait pas un mari bien qu’elle soit passée par un site de rencontres juif réputé pour son efficacité. Vérification faite, son annonce était ainsi libellée : « Femme bien sous tous rapports cherche séfarade distingué ou achkénaze généreux ».

A quoi ressemble l’humour français en regard ? A une petite chose malicieuse où la légèreté souriante le dispute à l’autodérision faussement modeste. Du concentré de Jean d’O, au fond. L’humour belge, qui se manifeste d’abord par sa jovialité, a réussi à élever le sens de l’absurde au rang d’un des beaux-arts ; l’Union européenne ne s’y est pas trompée qui a élu domicile à Bruxelles.

Et les Anglais ? Ah, les Anglais… Mes préférés dans le genre.

Ce ne sont pas des gens comme nous. On peut en juger par leur humour qu’ils qualifient eux-mêmes de « britannique » pour ne pas vexer les autres. Non les étrangers mais les autres sujets de Sa Majesté. Prenez deux donc Britanniques parmi d’autres au hasard, George Bernard Shaw et Winston Churchill par exemple. Un jour, le premier envoya au second deux places pour le théâtre accompagné d’un mot : « C’est pour la première de ma nouvelle pièce. Venez avec un ami, si toutefois vous en avez un. » A quoi l’intéressé répondit en renvoyant les places accompagnées d’un mot : « Merci mais malheureusement, je suis pris ce soir-là. Cela dit, je viendrais volontiers à la deuxième, si toutefois il y en a une ».

Voilà, c’est quelque chose comme cela, leur humour. Toujours en sourire, jamais en rire. Cela ne se fait pas. Ce serait aussi mal vu que de porter des souliers marrons après dix-huit heures. Ou de parler politique à table où doit régner le small talk, spécialité nationale consistant à ôter tout intérêt à la conversation en la ramenant au plus anodin dans le fol espoir de lui conférer la légèreté de l’ineffable. L’humour made in là-bas est un cocktail composé d’un mélange qui a fait ses preuves depuis des siècles, de Shakespeare-upon-Avon aux séries télévisées. Une grosse poignée d’autodérision, juste assez pour avoir conscience de leur excentricité ; une cuillerée à soupe de nonsense, forme la plus proche de l’absurde, lequel consiste à développer des raisonnements dénués de sens sous une apparence logique ; l’understatement en fond sonore de manière à donner ses lettres de noblesse à la litote ; nappez d’une couche d’insinuations indirectes mettant en cause des personnes, de préférence à propos de leur sexualité ; avec cela, une pincée de jeux de mots en pleine conscience de la part d’irrationnel du langage ; ce qu’il faut de private joke pour cultiver l’entre soi, mâtiné d’une bonne dose d’hypocrisie, exercice pour lequel les Anglais n’ont pas à forcer leur nature ; secouez bien le shaker, servez à température ambiante tout en méditant la perfidie prêtée à Albion, avec le sourire complice de manière à mieux faire passer la cruauté sans méchanceté du traitement, et vous comprendrez pourquoi s’exilant en Angleterre, le chevalier d’Eon ne pouvait naturellement s’établir que dans le Middlesex.

L’Anglais a de l’humour, le Français a de l’esprit à défaut d’avoir du caractère. Prière de ne pas confondre. Dans le premier cas, c’est considéré comme une marque de civilisation ; dans le second, comme une absence de caractère. Enfin, c’est ce qu’ils disent. Il et vrai qu’ils n’ont pas le tempérament blagueur. Ce doit être génétique, cette carence. L’Angleterre n’est-elle pas le plus proche des pays lointains ? Pierre Desproges prétendait connaître le moyen de distinguer les deux formes d’humour qui dominent l’univers :

« L’humour anglais souligne avec amertume et désespoir l’absurdité du monde. L’humour français se rit de ma belle-mère. »

On voit par là que ce gentleman était français. Il y a des années de cela, à une période où nos deux gouvernements étaient sérieusement en bisbille, le plus gros tirage de la presse tabloïd anglaise avait lancé le concours de la meilleure devinette francophobe. Celle-ci l’avait remporté :

« Pourquoi les Champs-Elysées sont-ils bordés d’arbres ? / Pour permettre à l’armée allemande de défiler à l’ombre ».

C’est vrai, les Anglais ont de l’humour. On ne s’en relève pas : une telle morgue l’accompagne qu’il en est tuant. Dommage qu’on ne comprenne pas ce qu’ils disent.

Notre humour est désormais sous surveillance. Il suppose toujours moins de certitudes et davantage d’esprit critique vis à vis de soi. Simplement, le principe de précaution a installé une tyrannie douce dans les esprits. On veut bien être décalé, user du second degré, faire un pas de côté, insinuer le doute, faire dérailler la logique, enchanter le réel, donner une certaine légèreté aux évocations les plus graves, afin de toujours mieux critiquer la réalité non sans esprit, mais à condition de ne pas oublier que désormais, tout est affaire de limites. C’est à peine si on ose encore avoir le sens de l’humeur. Ou alors aux cruels dépens d’autrui, la salutaire autodérision ayant été remplacée par l’esprit de dérision, succès néfaste dont ce qui fut la bande à Canal + est grandement responsable. Le goût de la provocation est heureusement toujours là mais le goût des autres l’a déserté.

Dans l’une de ses fameuses Brèves de comptoir, un compagnon de zinc de Jean-Marie Gourio a cette pensée profonde entre deux verres : « Tiens, je serais même prêt à aimer Michel Drucker : je trouve qu’il explique bien l’humour ». L’air de rien, cela va loin quand on sait qu’il est indéfinissable par définition. Car l’humour a ceci de commun avec l’amour, c’est que ça ne s’explique pas. Sinon c’est autre chose. La cuite au prochain numéro.

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(« Les Anglais ne sont pas des gens comme nous » photo D.R. : »Le rire » de Munch revue et corrigé par « Le cri » de Geluck ; « A s’en décrocher la mâchoire » dessin de Topor ; « Ecriture inclusive » photo Arton)

Cette entrée a été publiée dans vie littéraire.

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commentaires

553 Réponses pour Vous êtes priés de trouver ça drôle

oursivi dit: 4 janvier 2018 à 18 h 36 min

« …rapports cherche séfarade distingué ou achkénaze généreux »

Mon ex belle mère était une ashkénaze (pas une hache qu’est naze, trop fine l’âme pour cela), qui était généreuse en vacherie contre les Séph…

AO

rose dit: 1 janvier 2018 à 20 h 13 min

Je n’ai pas démérité, j’ai tenu ma promesse et je continue. J’ai servi la France de tout mon cœur, puisque c’est tout ce qui me reste de ma mère, à part une petite photo d’identité. J’écris aussi des livres, j’ai fait carrière et je m’habille à Londres, comme promis, malgré mon horreur de la coupe anglaise. J’ai même rendu de grands services à l’humanité. Une fois, par exemple, à Los Angeles, où j’étais alors Consul Général de France, ce qui impose évidemment certaines obligations, en entrant un matin dans le salon, j’ai trouvé un oiseau-mouche qui était venu là en toute confiance, sachant que c’était ma maison, mais qu’un coup de vent, en fermant la porte, avait emprisonné entre les murs pendant toute la nuit. Il était assis sur un coussin, minuscule et frappé d’incompréhension, peut-être désespéré et perdant courage, et il était en train de pleurer d’une des voix les plus tristes qu’il me fut jamais donné d’entendre, car on n’entend jamais sa propre voix. J’ai ouvert la fenêtre et il s’est envolé et j’ai rarement été plus heureux qu’à ce moment-là et j’ai eu la conviction de ne pas avoir vécu en vain.

in La promesse de l’aube, de Romain Gary

rose dit: 1 janvier 2018 à 20 h 12 min

Le passage précis sur l’oiseau mouche, page 389, Folio
<emJe n'ai pas démérité, j'ai tenu ma promesse et je continue. J'ai servi la France de tout mon cœur, puisque c'est tout ce qui me reste de ma mère, à part une petite photo d'identité. J'écris aussi des livres, j'ai fait carrière et je m'habille à Londres, comme promis, malgré mon horreur de la coupe anglaise. J'ai même rendu de grands services à l'humanité. Une fois, par exemple, à Los Angeles, où j'étais alors Consul Général de France, ce qui impose évidemment certaines obligations, en entrant un matin dans le salon, j'ai trouvé un oiseau-mouche qui était venu là en toute confiance, sachant que c'était ma maison, mais qu'un coup de vent, en fermant la porte, avait emprisonné entre les murs pendant toute la nuit. Il était assis sur un coussin, minuscule et frappé d'incompréhension, peut-être désespéré et perdant courage, et il était en train de pleurer d'une des voix les plus tristes qu'il me fut jamais donné d'entendre, car on n'entend jamais sa propre voix. J'ai ouvert la fenêtre et il s'est envolé et j'ai rarement été plus heureux qu'à ce moment-là et j'ai eu la conviction de ne pas avoir vécu en vain.

bérénice dit: 1 janvier 2018 à 13 h 14 min

L’humour, de plus, à mon avis, est élégant; bref rien de ce qui se passe entre vous – wgg et chaloux- ne peut se réclamer de l’humour. A quand l’indifférence ?parce qu’à la longue vous êtes rudement ennuyeux et mauvais .

bérénice dit: 1 janvier 2018 à 13 h 11 min

L’humour, est-ce que ce ne serait pas le produit d’une objectivité lucide qui s’exprime sans chercher à nuire ou blesser mais réussit soit à mettre en évidence le cocasse d’une situation et y parvenant ramène à leurs justes mesures les événements ou incidents qui sans lui nous accablent ou nous font leur accorder une trop grande importance ; ce serait se moquer sans méchanceté mais sans concessions non plus, que ce soit vis à vis d’un autre ou de soi-même , la simultanéité de l’humour face à une situation vivante servirait à la désamorcer .

bérénice dit: 1 janvier 2018 à 12 h 59 min

Chaloux, je n’ai pas compris votre » il faudrait être deux ( plus Dieu) » ni à quoi il s’attache

Chaloux dit: 1 janvier 2018 à 12 h 33 min

Blabla Ce n’est de l’ordre de la croyance mais de la réalité.

Si cet après midi, par le plus grand des hasards, tu ne sortais pas, montre-nous où se trouve cette réalité.
Sinon, je te prie, n’en parle plus… jamais.

Chaloux dit: 1 janvier 2018 à 12 h 27 min

Ouvre la fenêtre, sors, fais quelque chose ! Tu étouffes, là !

Dans le genre transfert sur autrui, pas mal…

Chaloux dit: 1 janvier 2018 à 12 h 24 min

Blabla : « affirmations gratuites à longueur de temps, démenties par la réalité ».

Exemple?

La pauvre réalité, Blabla, c’est que tu prends pour un génie, et que tu l’es certainement pour toi-même. Mais rien que pour toi…

Je m’en vais déjeuner.

Chaloux dit: 1 janvier 2018 à 12 h 22 min

en bonne santé mentale.

Comme toi?
Et puis ce n’est pas moi qui viens ici tous les jours proclamer un génie littéraire qui n’existe pas. C’est toi. Le fou, s’il y en a un, ce n’est pas moi…

Widergänger dit: 1 janvier 2018 à 12 h 20 min

Et tes affirmations gratuites à longueur de temps, démenties par la réalité, ne convaincront jamais que toi. Tu passes ton temps à te contempler dans ton miroir, mon pauvre choux. Ouvre la fenêtre, sors, fais quelque chose ! Tu étouffes, là !

Widergänger dit: 1 janvier 2018 à 12 h 18 min

Si tu veux rester en bonne santé mentale, tu ne dois plus commettre l’erreur que Freud a très bien décrite et qui consiste à reporter sur autrui tes propres faiblesses.

Chaloux dit: 1 janvier 2018 à 12 h 16 min

Blabla, tu es sans réalité littéraire. Tu n’as jamais rien terminé ni véritablement écrit. Tu passes ton temps à régurgiter ici les textes des autres. Et tu as plus de soixante ans. Tu n’es pas un écrivain, juste un amateur cafouilleux, grandiloquent, rempli de lui-même, une anecdote comique, mais un peu longue.

Widergänger dit: 1 janvier 2018 à 12 h 10 min

Ce n’est de l’ordre de la croyance mais de la réalité. R’es jaloux et haineux, c’est tout. On rencontre sans arrêt des cornards de ton espèce sur les blogs qui ne croient que leur fantaisie malade. T’es un gros malade. Faut te faire soigner. T’es un pervers narcissique typique. Tu finiras en HP !

Chaloux dit: 1 janvier 2018 à 12 h 00 min

Mais non Blabla, tout ce que tu fais est terriblement mauvais. Si tu n’en avais conscience, même inconsciemment, tu ne couvrirais pas ce blog de copier-coller, comme si la quantité … Tu sais bien que non.

Widergänger dit: 1 janvier 2018 à 11 h 55 min

Pas du tout !, c’est excllent come d’habitude. Seule la haine qui te dévore te laisse croire le contraire. C’est dire ta cornerie, mon pauvre trou du cul ! T’es un monumental crétin, c’est tout. Une grosse merde de blog.

Chaloux dit: 1 janvier 2018 à 11 h 44 min

Et toi tu es incapable de voir que quoi que tu entreprennes c’est irrémédiablement mauvais et inutile. Tu n’es ni poète ni écrivain, accepte cette vérité une bonne fois. Ou raconte-toi cette histoire portes et fenêtres fermées, sans venir l’épandre ici.

Chaloux dit: 1 janvier 2018 à 11 h 28 min

Mais Blabla, si tu n’as aucun talent littéraire, ce n’est tout de même pas ma faute. Chante ton génie dans ta salle de bain mais ne nous pompe pas l’air avec tes traductions grotesques.

Widergänger dit: 1 janvier 2018 à 11 h 24 min

Ta gueule, gros porc boursoufflé d suffisance ! Quand t’auras compris que t’entends rien à la poésie ni à la traduction, t’auras fait un grand pas vers la raison. T’es un simple trou du cul pour l’instant.

Chaloux dit: 1 janvier 2018 à 11 h 05 min

« arborant la barbe », c’est vraiment du travail d’amateur ridicule.

Quant à « l’eau sobre et sacrée », c’est une expression magnifique, pleine de résonances et certainement de références qu’il n’y a pas lieu de laisser tripatouiller par un cuistre.

Blabla, ou l’art de se dépenser en pure perte.

Flabbergasted dit: 1 janvier 2018 à 9 h 55 min

« je loue dénota et son rognon blanc dans le fine amor..quant à toi tu peux pleurer pour tfaire pardonner raclure de keupu »
Bouguerau, vos insultes terroristes rabaissent le niveau de ce blog.Une chose est sûre: on écrit ce qu’on veut et on vous emmerde. Pauvre pseudo-Céline de basse cour.

renato dit: 1 janvier 2018 à 8 h 31 min

@Ed, pas palpitante Eve Babitz, bien sûr, car elle sait qu’en considération de la perte de la matière historique — de son vieillissement —, le processus est mis à l’épreuve par l’image et celle-ci est mise à l’épreuve par le processus — aussi que par l’inattendu : la surprise de l’inattendu — ; elle est donc cohérente avec cette approche qu’informe les spectateurs et l’amène au refus des évocations enthousiastes qui caractérisent la transmission bourgeoise (classe moyenne, condition aisée, idées conformistes) de l’expérience esthétique — de ce fait on tient en suspicion les gens qui s’extasiaient en parlant des œuvres ou de la vie des artistes, car à de rares exceptions près, ils ne font point preuve d’objectivité ; on n’apprécie pas non plus celles ou ceux qui prétendent poser des questions relativement aux images et se piquent de démêler sans dilemmes esthétiques la masse des préjugés (inductions) qu’articulent leur perception. Bref, puisqu’il n’appartient qu’à l’imagination de nous procurer la seule espèce de bonheur positif dont nous sommes capables, quoi de plus risible qu’un spectateur plutôt XIXe qu’interprète une œuvre qui ne revendique que le silence ?

bérénice dit: 1 janvier 2018 à 8 h 02 min

l’Humour c’est cela ou le Rire c’est ceci.

le rire ne procède pas uniquement de ce qui est humoristique, il est des rires méchants, cyniques, mais enfin le rire, le plus souvent, est la résultante de situations impromptues, inattendues ou étudiées se proposant à un qui entend et voit , entend ou voit . Selon l’état d’esprit et la culture du récepteur, ces situations que votre étude qualifie de violation bénigne d’une norme déclencheront une réaction qui ira du rire intérieur qui se manifeste malgré tout par quelques signes extérieurs ( un plissement des yeux, une esquisse d’expression silencieuse s’affichant de façon plus ou moins visible sur un visage ou si l’on est du genre épistolaire sera traduit dans quelque écrit et adressé à un proche ou confident sans que rien n’en ai été rendu visible pour autrui) à la manifestation extérieure – rire sonore, hilarité, sourire, signe infime de contentement ou acquiescement amusé etc. On peut remarquer que des auteurs classiques et loin de notre infusion contemporaine réussissent par l’humour de leur propos , des situations inventées, romancées à nous séduire; ce qui prouve tout de même qu’il existe pour des territoires géographiques donnés donc innervés par une culture correspondante des invariants . On peut aussi être sensible à des traits d’esprit provenant d’une culture qui nous est étrangère ( souvenir des sept Samouraï). Je ne parle pas bien entendu du matériel vidéo et du fond à disposition qui semble-t-il a servi de base de recherche à cette étude que vous mentionnez. Ceci étant, je doute qu’un inuit ou un japonnais développe une sensibilité identique à celle d’un européen et inversement et bien qu’avec cette circulation permanente rendue possible par le modernisme, une communauté d’affects nous est révélée soit sur le versant ensoleillé – joie, drôlerie, bonheur- soit en visitant le versant du drame, de la tragédie, de la mélancolie…

Bonne année et Bonne santé .

Ed dit: 1 janvier 2018 à 6 h 42 min

(ED, ma petite remarque signifiait qu’on devrait être deux (avec Dieu).)

J’avais bien compris ! Je ne suis pas si bête vous savez.

Mais disons qu’il faut une solitude vis-à-vis des autres humains pour être deux avec Dieu. Solitude effective ou ressentie. D’où ma remarque ironique car un Sacré Cœur le soir du 31 ne doit pas vraiment être une invitation au recueillement.

Widergänger dit: 1 janvier 2018 à 1 h 23 min

Allez tous vous faire f/outre en 2018, qui vous verra encore plus cons que vous n’êtes aujourd’hui, tas d’enflures !

Widergänger dit: 1 janvier 2018 à 1 h 15 min

Avec une petite correction orthographique :
Ma traduction :

TÜBINGEN, janvier
Yeux jusqu’à l’aveuglement à
force de discours.
Leur — « une
énigme est jail-
lissement pur de la source » —, leur
souvenir de
tours Hölderlin qui nagent, mouettes
aux cris qui tournoient.

Visites de menuisiers happés par
ces flots de
paroles qui plongent :

S’il venait,
venait un homme,
venait un homme au monde, maintenant, arborant
la barbe de lumière
des patriarches : il devrait,
s’il parlait de ce
temps, il
devrait
bégayer, uniquement bégayer,
toutoutoujours
bébé.
(« Pallaksch. Pallaksch. »)
_________
Elle est vraiment bien meilleure que celle de JP Lefebvre !

Widergänger dit: 1 janvier 2018 à 1 h 07 min

Hommage de Paul Celan à Hölderlin dans le recueil Die Niemandsrose/La rose de personne :

TÛBINGEN, JÂNNER
Zur Blindheit über-
redete Augen.
Ihre — « ein
Rätsel ist Rein-
entsprungenes » —, ihre
Erinnerung an
schwimmende Hölderlintürme, möwen-
umschwirt.

Besuche ertrunkener Schreiner bei
diesen
tauchenden Worten :

Käme,
käme ein Mensch zur Welt, heute, mit
dem Lichtbart der
Patriarchen : er dürfte,
späch er von dieser
Zeit, er
dürfte
nur lallen und lallen,
immer-, immer-
zuzu,
(« Pallaksch. Pallaksch »)
_________
Traduction de JP Lefebvre :

TÜBINGEN, janvier
Des yeux sous un flot de mots
aveugles.
Leur — « énigme
ce qui naît
de source pure » —, leur
souvenir de
tours Hölderlin nageant, tournoyées
de mouettes.

Visites de menuisiers noyés
à ces
mots qui plongent :

S’il venait,
venait un homme,
venait un homme au monde, aujourd’hui, avec
la barbe de clarté
des patriarches : il devrait,
s’il parlait de ce
temps, il
devrait
bégayer seulement, bégayer,
toutoutoujours
bégayer.
(« Pallaksch. Pallaksch. »)

___________
Ma traduction :

TÜBINGEN, janvier
Yeux jusqu’à l’aveuglement à
force de discours.
Leur — « une
énigme est jail-
lissement pur de la source » —, leur
souvenir de
tours Hölderlin qui nagent, mouettes
aux cris qui tournoient.

Visites de menuisiers happés par
ces flots de
paroles qui plongent :

S’il venait,
venait un homme,
venait un homme au monde, maintenant, arborant
la barbe de lumière
des patriarche : il devrait,
s’il parlait de ce
temps, il
devrait
bégayer, uniquement bégayer,
touttoutojuors
bébé.
(« Pallaksch. Pallaksch. »)

Giovanni Sant'Angelo dit: 1 janvier 2018 à 0 h 50 min


…c’est, très bien, tout çà,!…

…mais, il nous faut, tout de même, allez dormir,…
…rien, à écrire, chacun, à ses particuliers en liesse,!…parfaitement sobres,…etc,…

D. dit: 1 janvier 2018 à 0 h 24 min

Il y aura une attaque de vaisseaux spatiaux cette nuit-même, profitant de la diversion provoquée par le changement (stupide) d’année et toutes les stupidités qui s’y attachent.
Au petit matin l’humanité n’existera plus.
Je ne voulais pas vous le révéler trop tôt mais il me paraissait décent de vous en informer quelques minutes avant, tout de même.
Ceci est évidemment mon dernier message sur ce blog, pour de bon cette fois.

Widergänger dit: 1 janvier 2018 à 0 h 15 min

Bettina von Arnim, porte en 1848 dans l’une de ses œuvres un jugement qui éclaire bien ce que je disais du rythme dans la poétique de Hölderlin : Ses poèmes  » conduisent à la frontière où le mot se soustrait à la raison et n’apparaît plus que comme rythme immédiat de la vie intérieure de l’âme. » C’est déjà le Rimbaud de la « Lettre du voyant ». On voit à quel point, par le rythme désarticulé de sa versification, Hölderlin annonce la grande révolution poétique de la fin du XIXè siècle, à laquelle ces deux couillons de chaloux et closer n’entendent strictement rien…!

Giovanni Sant'Angelo dit: 1 janvier 2018 à 0 h 03 min


…pauvres d’esprits et riches fous,!…
…à nos compotes de fruits,!…of course,!…
…subito, presto,!…etc,…
…encore raide, pour se plier, en quatre,!…

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 23 h 39 min

Le comte Berthold Schenk von Stauffenberg (15 mars 1905 à Stuttgart – 10 août 1944 à Berlin), qui était juriste et un résistant au Troisième Reich, frère du Klaus (le Conrad dans le récit de Fred Uhlman) de l’attentat contre Hitler du 20 juillet 1944 et lui-même pendu, a fait une conférence sur Hölderlin, en 1922, alors qu’il était en Terminale, au lycée Eberhard Ludwig de Stuttgart sur La figure d’Empédocle dans l’histoire et le théâtre.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 22 h 52 min

Norbert von Hellingrath avait fait deux conférences sur Hölderlin, en février 1915, données dans le cadre du « soutien de guerre pour les intellectuels », « Hölderlins Wahnsinn » (La folie de Hölderlin) et « Hölderlin und die Deutschen » (Hölderlin et les Allemands), à Munich. Ces deux conférences ont été publiées en 1936, sous le titre Hölderlin-Vermächtnis (Le Testament de Hölderlin), à Munich. J’imagine qu’elles n’ont jamais été traduites…

On peut lire ici, en allemand, son introduction aux traductions de Pindare :
https://www.uni-due.de/lyriktheorie/texte/1911_hellingrath.html

L’Europe de la culture reste encore à faire !

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 22 h 37 min

Hermann Paul, le directeur de thèse de Norbert Hellingrath, avait lui aussi, qualifié les traductions de Pindare par Hölderlin « d’incompréhensible et affreuses ». Les mêmes clichés imbéciles se reproduisent d’une génération à une autre…! Ses traductions de Pindare doivent évidemment être prises en compte pour éclairer la poétique hölderlienne. Et on constaterait les mêmes audaces poétiques !

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 22 h 32 min

À propos du poème « Moitié de la vie », que j’ai, de manière si remarquable, traduit ici pour la première fois (la date est à retenir dans l’histoire de la traduction de ce poème !), le psychiatre Wilhelm Lange, en 1909, avait établi dans une étude restée classique le diagnostic de « démence précoce à forme catatonique » et avait écrit : « Ces poèmes ne sont pas seulement « mauvais » par rapport aux poèmes sains de Höldrlin, mais on reconnaît tout de suite les fruits d’un esprit malade. » Ce psychiatre le classait dans les poèmes de la folie…

W. Lange, Hölderlin. Eine Pathographie, Stuttgart, 1909. On voit que tous les fous ne sont pas enfermés, tels chaloux et closer, mais qu’ils sont même parfois eux-mêmes psychiatres…

Néanmoins, je dirais que ce que ce psychiatre a cru bon d’interpréter comme des signes de folie, c’est précisément le caractère audacieux de la versification hölderlinenne qui l’a très probablement conduit à le penser. C’est justement ce que ma traduction s’est efforcée de faire avec succès !

Si l’on se livre à une rapide analyse freudienne sur un tel poème, on peut en effet constater un rappel du mythe de Narcisse, par le paysage qui se reflète dans le lac, et le verbe « hängen » (pendre, être suspendu, que j’ai su si bien rendre en le mettant justement à la fin du vers comme en allemand) traduit une blessure narcissique : le paysage s’est pendu dans les eaux du lac, voilà ce que nous dit le poème, avec le cygne comme symbole phallique, un conflit œdipien avec la mère en l’absence du père, dans ce que Jean Laplanche, dans sa thèse lacanienne de 1960, a appellé Hölderlin et la question du père. On peut interpréter les cassures que Hölderlin inflige à la versification les prémisses du clivage psychotique de sa personnalité qui entraînera la folie pendant les quarante dernières années de sa vie. D’où l’importance, ici, dans ce poème, du verbe « hängen » et du respect de la versification « cassée » du poète !

Mais nombreux sont les psychiatres qui s’y sont intéressés depuis Wilhelm Lange-Eichbaum :
— Philippe Vouin, Évolution du langage dans l’œuvre de Hölderlin. Essai d’approche psychiatrique, Bordaux, 1967.
— Michel Bénézech, »Hölderlin, poète et fou à Bordeaux », in La chair de l’âme, Bordeaux, 1994.
— Marc Géraud, Génie, créativité et trouble de l’humeur, 1994.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 21 h 48 min

Le grand modèle pour Hölderlin, en matière de poésie, c’est évidemment Pindare, qu’il traduisit. Lorsqu’il fut redécouvert par le germaniste et philologue Norbert von Hellingrath, qui les publia alors, en 1909, grâce à ses manuscrits conservés à la bibliothèque de la cour de Stuttgart, les grands hymnes écrits après 1800 étaient accompagnés de traductions de Pindare. Il n’y a pas de grands poètes qui ne soient pas aussi un traducteur ; Hölderlin a aussi innové dans l’art de la traduction, et a manifestement tiré de Pindare sa poétique personnelle qui en est le prolongement moderne.

On peut lire par ailleurs combien le mythe de l’Allemagne comme nouvelle Grèce imprègne ses poèmes, comme le poème Neckar, qui en devient l’image mutilée, en un hommage à la Ionie, et à Athènes.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 20 h 16 min

Il manque juste une virgule après « ciel » pour que ce soit parfait :

Mais quand, à profusion, plus intarissable que les sources pures,
L’or, et, chaque jour plus grave, la fureur du ciel, jaillit,
Il faut qu’entre jour et nuit
Une fois, une vérité se fasse entendre.
Trois fois entoure-la d’un cercle mystérieux.
Pourtant, indicible elle demeure,
Bien qu’innocente, elle aussi.
__________
Et là, on sent, on comprend la poétique audacieuse de Hölderlin et son intérêt pour des poètes comme Paul Celan ou André du Bouchet ! Du point de vue poétique, Hölderlin est de deux siècles en avance sur la poésie telle qu’elle s’écrit à son époque ! Les traduction actuelles, sauf celle de Michel Deguy, n’en rendent pas du tout compte et flatte les goûts conventionnels des crétins comme chaloux ou closer, engoncés dans leurs vieilleries et leur peu de goût raffiné pour la grande poésie, réservée à une élite raffinée.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 20 h 08 min

Les vers au rythme haché font précisément la grande modernité de la versification chez Hölderlin, et c’est bien trop souvent ce qui n’est pas traduit en français par ses traducteurs, sauf par des poètes eux-mêmes comme Michel Deguy, dont la traduction est publiée dans l’édition de la Pléiade, que je ne possède plus.

C’est tout le travail de Hölderlin au fil de son évolution poétique justement de trouver ces rythmes cassés et en même temps enchanteurs, pour rendre la détresse de son époque qu’il vit, à juste titre, comme une époque de détresse, où les dieux se sont détournés des hommes, la grande crise métaphysique de la fin du XVIIIè siècle, qu’on trouve aussi chez André Chénier en France mais Hïlderlin lui donne cs accents de détresse si bouleversants qu’on peine à traduire en France par manque d’audace dans l’art de la traduction.

Cet extrait, par exemple, de l’hymne Germanie rend bien compte des problèmes auquels doit faire face un traducteur soucieux d’exprimer la nature profonde de la poésie de Hölderlin :

Wo überflüssiger, denn lautere Quellen
Das Gold und ernst geworden ist der Zorn an dem Himmel,
Muss zwischen Tag und Nacht
Einstmal ein Wahres erscheinen.
Dreifach umschreibe du es,
Doch ungesprochen auch, wie es da ist,
Unschuldige, muss es bleiben.
_______
G. Bianquis traduit platement (mais elle l’avoue dans son introduction au moins) :

Mais quand l’or jaillit avec plus d’abondance que les sources,
et que s’aggrave le courroux du ciel,
il faut qu’entre terre et ciel une vérité soit formulée.
Transpose-la trois fois, elle rstera pourtant indicible,
comme elle l’est maintenant, ô innocente !

_________

Autre traduction, meilleure mais encore insuffisante, de JP Lefebvre dans l’exposition Hölderlin (le même qui avait traduit le passage poétologique que ce couillon de chaloux avait jeté aux orties, croyant qu’il était de moi… c’est dire le peu de fiabilité de ses jugements, à ce pauvre crétin haineux :

Mais aux lieux où l’or surpasse en profusion les sources pures,
Où le courroux du ciel va s’aggravant,
Il faut enfin qu’entre le jour et la nuit apparaisse
Un mystère en sa vérité.
Évoque-le trois fois.
Tel que le voici cependant, ô innocente,
Il doit être tu.

__________

Ce qui manque de manière évidente à ces deux traduction, c’est l’effet du rejet du mot « Gold », rejet construit exprès pour stigmatiser le règne tragique de l’or, du fric en lieu et place de la recherche de la vérité (et on comprend bien l’intérêt de Heidegger pour Hölderlin ici précisément c’est manifeste : on entend les récriminations de Heidegger contre l’américanisation du monde ou l’URSS puisque à ses yeux c’est pareil). Et tant qu’on n’a pas traduit ça dans ce poème, on n’a rien traduit. Tout est une question de versification, de rythme et de technique du vers ici :

ma traduction en conséquence :

Mais quand, à profusion, plus intarissable que les sources pures,
L’or, et, chaque jour plus grave, la fureur du ciel jaillit,
Il faut qu’entre jour et nuit
Une fois, une vérité se fasse entendre.
Trois fois entoure-la d’un cercle mystérieux.
Pourtant, indicible elle demeure,
Bien qu’innocente, elle aussi.
________
C’est quand même autre chose !

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 19 h 21 min

l’expression « l’eau sobre et sacrée », c’est une traduction littérale, mais c’est débile, ce n’est pas du français du simplement. « l’eau sobre » ça ne veut rien dire en français.

Si « nüchtern » (sobre) peut s’employer en allemand dans ce contexte, il est impossible en français. La traduction « tranquille » le rend bien mieux, comme dans certains poèmes de Verlaine : « la vie simple et tranquille », c’est ce que Hölderlin a en tête ici en guise de sobriété.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 19 h 14 min

Non, je ne dis pas ça quand j’ai une traduction géniale sous les yeux comme celle de Michel Deguy pour une grande élégie. C’est presque bien meilleur en français qu’en allemand pour le coup. Comme la mienne ici, qui me semble bien meilleure en français qu’en allemand aussi. Une véritable recréation la mienne en français, tandis que ls autres sont plates et sans grandeur. C’est évident pour tout esprit normalement constitué et qui sait aimer la vraie poésie. Et loin de cet esprit haineux qui vous anime l’un comme l’autre contre moi, purement gratuit et absurde, comme toute haine.

Chaloux dit: 31 décembre 2017 à 19 h 13 min

Le pauvre Blabla est tellement bête qu’il est impossible de le convaincre qu’il l’est.

La routine…

Bonne fin d’année.

(ED, ma petite remarque signifiait qu’on devrait être deux (avec Dieu).)

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 19 h 10 min

Des verres tintent, mais pas des bannières, voyons ! La traduction st idiote ici. Mais comm chaloux st lui-même l’idioti personnifiée…

Klirren signifie « s’entrechoquer » : les drapeaux, étendards ou bannières s’entrechoquent. Et le mot « étendard » fait justement une petite musique intéressante dans le vers, une assonance, à laquelle vous n’êtes guère sensibles, trop frustres que vous êtes, pas assez poètes. Enfin, c’est un doux euphémisme…!

Chaloux dit: 31 décembre 2017 à 19 h 07 min

Le pauvre Blabla aurait une certaine tendance à trouver mieux ce qui est lamentable quand ça vient de lui. Une nature.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 19 h 06 min

Non, ll n’est pas terrible non plus cette traduction de JP Lefebvre. Trop lourde ou trop consensuelle. Mais le chaloux est trop frustre et trop conformiste pour le saisir avec sa tête de nœud pas fraîche.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 19 h 04 min

Et d’ailleurs, on voit bien par ce poème de Hölderlin, qui n’est pas très connu, mais d’une facture très moderne, avec des coupes audacieuses, en quoi sa prosodie a pu influencer au XXè siècle des poètes comme Paul Celan, dont les vrs ont ds coupes encore plus audacieuses, ou André du Boucher.

C’est ce que Hölderlin appelle dans la lettre que j’avais traduite : « Das Lebendige in der Poesie » : Ce qu’il y a de vivant dans la poésie, qui échappe totalement à ce petit morveux de closer.

Chaloux dit: 31 décembre 2017 à 19 h 03 min

@Closer.

Il y a là une très simple et très belle traduction, par un monsieur Jean-Pierre Lefebvre que je ne connais point, aux antipodes des chantournements dorés et pénibles du pauvre Blabla :

https://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article340
La moitié de la vie

Lourde de poires jaunes,

Et pleine de roses sauvages

La terre est penchée sur le lac,

Et vous, cygnes charmants,

Enivrés de baisers,

Vous trempez votre tête

Dans l’eau sobre et sacrée.

Où, malheureux, irai-je prendre,

Quand vient l’hiver, les fleurs, où

L’or du soleil,

Et l’ombre de la terre ?

Les murs sont là

Muets et froids, dans le vent

Les bannières tintent.

@ED. Classique et musical, avec des amis. A minuit, nous jouerons Brahms.

christiane dit: 31 décembre 2017 à 19 h 00 min

Bérénice,
il y a bien ce livre mais je m’en méfie car il semble être fait de citations, or W.Churchill ne me parait pas être un plaisantin. Pour moi, c’est l’homme du « black dog », du tragique et l’humour dans son cas me parait lié à un certain pessimisme, un état dépressif voire suicidaire mais d’un grand courage téméraire, d’une grande intelligence. Un lion tendre et féroce…

https://www.babelio.com/livres/Churchill-Les-sautes-dhumour-de-Winston-Churchill/647356

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 18 h 56 min

Souvent les audacieux en art, mon brave closer, sont incompris. Y compris dans l’art délicat de la traduction. Mais ce n’est pas un ptit morveux inculte de ton espèce qui peut y comprendre grand-chose. Le rythme chez Hölderlin est précisément l’élément clé de sa prosodie.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 18 h 52 min

Mais si, ça fonctionne très bien en français, mon pauvre chéri ! C’est toi simplement qui es trop frustre pour le sentir. Moi, je suis poète, pas toi ! T’es pas doué, j’y peux rien.

christiane dit: 31 décembre 2017 à 18 h 51 min

Evidence dit: 31 décembre 2017 à 18 h 33 min « l’humour de Bouguereau ? »
Il passe par le corps et ses désirs toujours mais c’est le fond de tendresse qui est émouvant. Une grande pudeur, certainement pour ce grand escogriffe.
 » et celui du grand M.Court ? »
Il passe par l’intellect, le livre, souvent méchant et décapant- parfois trop – mais étincelant par ses images, sa langue. Sur fond de lectures passionnées et savantes. Ici, c’est sa récréation…
« … les deux faces d’un même personnage ? »
Ce serait bien étonnant car les deux langues n’ont pas la même musique (comme dirait Closer) et Bouguereau est incapable d’être méchant.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 18 h 50 min

Dans Le souffle de la langue: voies et destins des parlers d’Europe, Claud Hagège définit le yiddish comme  » un judéo-allemand qui avait pour base un dialecte médiéval francique enrichi d’apports bavarois et saxons, qui appartnait au vieux haut-allemand, et qui se parlait à l’origine dans la moyenne vallée du Rhin et dans l’aire de son conflunt avec la Moselle. » (Spire, Worms, Coblence, Cologne, Metz).

C’est sur cette base et cette aire linguistique, emprunte dès l’origine d’hébreu et d’araméen tirés de la Torah ainsi que de sarphatique et de judéo-italien, que sont venus ensuite se greffer, dans le déplacement vers l’Est des Juifs, des apports empruntés aux idiomes des pays traversés, du polonais, du russe de l’ukrainien, et peut-être même du turc pour les Juifs de Russie qui avaient séjourné à Istambul comme les ancêtres de ma cousine de Tel-Aviv qui portaient mon nom d’origine espagnole.

Claude Hagège précise que les hébraïsmes et les araméismes retrouvent principalement dans le vocabulaire de la vie privée, de l’éthique, de la division du temps et des désignations géographiques. Les influnces slaves sont notables dans les noms de métier, d’outils d’espèces vivantes, dans le vocabulaire politique et administratif.

Claude Hagège voit les causes du déclin du yiddish dès le milieu du XVIIè siècle dans les massacres d’Ukraine dans la révolte cosaque de Chmielnicki de 1648 à 1654 contre la domination des grands propriétaires terriens polonais à l’ouest du Dniepr, qui fit 100 000 victimes parmi les Juifs.

Mais à la ville de la montée d’Hitler au pouvoir, la prophétie de Heine semblait s’accomplir de voir l’Allemagne comme une nouvelle Palestine, d’une part avec le développement des études juives, le Judentum, d’autre part le nombre imprssionnant d’intellctuels juifs et d’écrivains de haut stature en langue allemande et enfin la renaissance culturelle juive à l’Est en langue yiddish même, que Claude Hagège passe sous silence qui influença aussi la culture juive de l’Ouest par imprégnation réciproque comme le montre Delphine Bechtel dans son excellent bouquin, La Renaissance culturelle juive en Europe.

closer dit: 31 décembre 2017 à 18 h 40 min

Mon pauvre WG! Que ce soit de l’anglais, de l’espagnol, du portugais ou de l’allemand, tes traductions sont toujours aussi irrémédiablement mauvaises.
Ton problème, ce n’est pas la langue de départ que tu maîtrises sûrement (pour l’allemand en tout cas), ton problème c’est ta langue maternelle, le français.
Comment n’entends-tu pas que ce « pend » qui pendouille à la fin du premier vers et qui ne trouve son sujet que deux vers plus loin, ne fonctionne absolument pas en français! C’est tellement évident à l’oreille…
Ne marche pas non plus ton « Mais moi, ô malheur ! Où « , « metsmoi aumaleurou », c’est affreux, inaudible!

Je ne suis pas surpris que tu ne participes pas aux discussions de Chaloux et de Pablo, dans lesquelles je met parfois mon grain de sel, sur les interprétations musicales…C’est tout simple, tu n’entends rien au sens musical du terme.

Lis la traduction de Bianquis, lis la tienne à haute voix…Le première est audible et harmonieuse, la tienne, non.

Bloom dit: 31 décembre 2017 à 18 h 39 min

La photo où Liz et Phil se paient une bonne tranche de rire trahit la cruauté de la famille royale. Ils se délectent sans vergogne de la nouvelle chute de leur princier fiston Charles, jeté à bas de son destrier lors d’une charitable partie de polo. Des monstres.

« (Prince Charles) suffered a fall again in a charity match in 2001 when he fell awkwardly from his horse and fell briefly unconscious, but was not injured ».
http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/4445424.stm

Evidence dit: 31 décembre 2017 à 18 h 33 min

christiane a des goûts bizarres : elle aime l’humour de Bouguereau et celui du p’tit Court… les deux faces d’un même personnage ? qui sait ?

Nicolas dit: 31 décembre 2017 à 18 h 13 min

Certes il est multiple, on peut même en développer de nouvelles formes et trouver que d’anciennes n’ont plus lieu d’être, si bien qu’à une définition peut s’opposer une autre contraire, idem pour les sensibilités etc On peut faire une liste mais pas selon moi dire : l’Humour c’est cela ou le Rire c’est ceci. Et puis à quoi bon ?

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 17 h 42 min

Un passage célèbre de Brot und Wein/Pain et vin à Heinse ; il parl des héros :

Donnernd kommen sie drauf. Indessen dünket mir öfters
Besser zu schlafen, wie so ohne Genossen zu sein,
So zu harren und was zu tun indes und zu sagen,
Weiss ich nicht und wozu Dichter in dürftiger Zeit ?
Aber sie sind, sagst du, wie das Weingotts hilig Priester,
Welche von Lande zu Land zogen in heiliger Nacht.

___________
Version Bianquis (fade et littérale, sans intérêt poétique) :

Ils viendront comme le tonnerre, mais souvent il me semble
que mieux vaut dormir que de vivre sans compagnon
et toujours dans l’attente, comme nous sommes, Que faire jusqu’à ce [jour futur,
et que dire ? Je n’en sais rien. À quoi bon ds poètes dans ces jours de [misère ?
Mais ils sont, me dis-tu, pareils aux saints prêtres du dieu des vignes
qui s’en allaient, au cours des nuits sacrées, de pays en pays.

__________

(ma version) :

Ils viendront dans un bruit de tonnerre. Toutefois, il me semble, le plus [souvent,
Que le meilleur, c’est encore de dormir, plutôt que de vivre ainsi, seul, [sans compagnon,
Et toujours à attendre : ah ! que faire et que dire pendant ce temps ?
Je ne sais pas et à quoi bon ds poètes d’ailleurs dans ces temps de [détresse ?
Mais ils sont, me dis-tu, tels les saints prêtres du dieu des vignes,
Qui, de pays en pays, s’enfonçaient dans la nuit sainte.

bérénice dit: 31 décembre 2017 à 17 h 42 min

Beaucoup remarquent aussi qu’il devient sourd

je devrais prendre des cours de français plutôt qu’à remettre à plus tard le perfectionnement de mon anglais, mes fautes d’orthographe vont finir par me coûter la vie!

bérénice dit: 31 décembre 2017 à 17 h 35 min

Plutôt que d’humour il faudrait parler du rire, il est indéfinissable un peu comme l’identité. Bref pas de quoi s’angoisser.

vouliez vous dire que nos sensibilités différent et ne réagissent pas de la même façon à une même stimulation prétendument humoristique? Je vous donne entièrement raison, les genres sont multiples, de la farce en passant par le grotesque, l’absurde, la moquerie la plus grossière, le ratage, la tarte à la crème, le mot fin ou coquin, l’autodérision, l’à propos dérangeant comme le mot rapporté par par DHH « il y en a même qui croit que je suis sourd » (WC),etc bref une foule d’éléments à quoi nous ne sommes pas tous également sensibles ou perméables.

bérénice dit: 31 décembre 2017 à 17 h 27 min

ed, non Bouguereau donne de toute évidence dans le style « roulez bourrés » mais il surprend parfois par de rares références et puis c’est un vieil ami, certes il est franchement lourdingue mais il cultive intensivement le genre jusqu’à l’épuisement à notre grand désespoir aussi .

Nicolas dit: 31 décembre 2017 à 17 h 26 min

Étant donné que ma sœur à la garde de se fille la semaine du jour de l’an je fête ce soir Noël en famille Bérénice.

Nicolas dit: 31 décembre 2017 à 17 h 24 min

Vous avez cette manie de rebondir sur un commentaire sans en développer l’interrogation de votre interlocuteur mais plutôt en le ramenant à ce qui vous sied. Si cela vous intéresse je prendrai le temps et ferai l’effort de vous le montrer.

bérénice dit: 31 décembre 2017 à 17 h 23 min

Christiane, puisque vous ressemblez à un puits de culture livresque, sauriez-vous si l’on peut se procurer dans un livre une idée plus précise de l’humour incontestable et affûté de Sir William Churchill , il m’inspire.

Ed dit: 31 décembre 2017 à 17 h 23 min

Tiens, première fois que Trump est évoqué dans les commentaires sur cet article. Étonnant qu’il arrive si tard, car en matière d’humour, il a rendu la beaufitude great again. On ne saurait lui enlever.

et alii dit: 31 décembre 2017 à 17 h 20 min

l’humour de trump:le réchauffement climatique est «concept inventé par les Chinois pour empêcher l’industrie américaine d’être compétitive».

bérénice dit: 31 décembre 2017 à 17 h 17 min

je suis intervenue plusieurs fois:
1 parce que je ressens ed un peu lourde et familière; de plus injuste envers Woody allen
2 je me suis moquée de chaloux avec Carnavalet
3 j’ai avoué que je pleurais parfois et riais sans retenue
4 vous avez donné le mot angoisse alors que rien ne le justifiait, ce à quoi je répondais; j’ajoute que je ne sais pas comment vous fêterez la St Sylvestre,je suis moi même seule ( ce n’est pas une proposition honnête ou malhonnête).

christiane dit: 31 décembre 2017 à 17 h 15 min

@bouguereau dit: 31 décembre 2017 à 12 h 17 min
Vous êtes chic, dans le fond, Bouguereau et votre humour ici, est le bienvenu. C’est que je suis comme DHH, perplexe sachant que les humoristes de métier nous éloignent de cet humour imprévu au détour d’une phrase qui semble tellement rare, opportun et sidérant.
Juste avant l’envolée donc pas de risque de le trouver sur les plumes des anges. C’est ici-bas que ça se passe et parfois (mais il faut trier…) vous écrivez à fleuret moucheté !

bérénice dit: 31 décembre 2017 à 17 h 11 min

Bérénice, je propose qu’en 2018 vous preniez la bonne résolution d’arrêter vos divagations elucubratoires. Rien ne m’ennuie plus. Qu’en pensez vous?

j’vois pas à quoi vous faites allusion, si vous êtes parano faites c’est votre problème pas le mien, n’importe quoi Nicolas, c quoi la zone d’ombre dans ce que j’ai pu écrire et qui vous concernerait????

bérénice dit: 31 décembre 2017 à 17 h 05 min

16h15 c’était de l’humour! je n’évoquerais pour tout l’or du monde aujourd’hui des sujets qui fâcheraient, un Gargantua devait traverser mon esprit qui comme vous l’aurez remarqué chez d’autres aussi ici tombe dans la fantaisie quand il ne s’embourbe pas dans l’actualité la plus attristante; sur France culture je quitte une discussion avec un botaniste émouvant en recherche de défense de la biodiversité, il travaille depuis 40 ans à tenter de sauver les forêts primaires qu’il déclare finies sauf à l’état de confettis, très ému , son témoignage bouleversant, néanmoins à l’entendre je me suis dit que nous étions tout de même plus d’un à ne pas épouser l’esprit du siècle tout à l’exploitation destructrice et pas indispensable des ressources naturelles.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 17 h 00 min

Une dernière modification : remplacer le conditionnel par un futur, c’est plus tragique et saisissant : « trouverais-je » > « trouverai-je » mais autrement c’est ce qu’on peut faire de mieux en français :

MILIEU DE LA VIE

Avec ses poires aux reflets dorés pend,

Chargé de roses sauvages,

Le paysage dans le lac,

Ô mes cygnes à qui tout sourit,

Ivres de baisers,

Trempez la tête

Dans cette eau sainte et tranquille.

Mais moi, ô malheur ! Où

Trouverai-je, quand vient l’hiver, les fleurs,

Où un rayon de soleil,

Et l’ombre sur la terre ?

Les murs se dressent,

Muets et froids, dans le vent
S’entrechoquent les étendards.

Nicolas dit: 31 décembre 2017 à 16 h 58 min

Bérénice, je propose qu’en 2018 vous preniez la bonne résolution d’arrêter vos divagations elucubratoires. Rien ne m’ennuie plus. Qu’en pensez vous?

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 16 h 53 min

Il y a eu aussi un écrasement dans ma version :

MILIEU DE LA VIE

Avec ses poires aux reflets dorés pend,

Chargé de roses sauvages,

Le paysage dans le lac,

Ô mes cygnes à qui tout sourit,

Ivres de baisers,

Trempez la tête

Dans cette eau sainte et tranquille.

Mais moi, ô malheur ! Où

Trouverais-je, quand vient l’hiver, les fleurs,

Où un rayon de soleil,

Et l’ombre sur la terre ?

Les murs se dressent,

Muets et froids, dans le vent
S’entrechoquent les étendards.
_______
C’est vraiment la plus fidèle et la plus poétique. Vraiment un remarquable traducteur, ce Widergänger !

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 16 h 48 min

Désolé, cette fois-ci, c’est le poème en allemand qui a été écrasé… Mais vous pouvez le lire en-dessous dans sa versification originale et audacieuse, qu’il faut absolument respecter, parce que c’est ici fondamental dans ce poème du point de vue du sens lui-même.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 16 h 46 min

Je recommence :

HÄLFTE DES LEBENS
Mit gelben Birnen hänget 
Und voll mit wilden Rosen
Das Land in den See, 
Ihr holden Schwäne, 
Und trunken von Küssen 
Tunkt ihr das Haupt
Ins heilignüchterne Wasser.
Weh mir, wo nehm ich, wenn
Es Winter ist, die Blumen, und wo
Den Sonnenschein 
Und Schatten der Erde? 
Die Mauern stehn 
Sprachlos und kalt, im Winde 
Klirren die Fahnen.

___________
Voilà trois versions du même poème :

Version Bianquis (fade et sans intérêt poétique, trop raisonnable, fautive et conventionnelle) :

MILIEU DE LA VIE

Chargé de poires dorées,
couvert de roses sauvages,
la rive surplombe le lac.
Ô mes doux cygnes,
enivrés d baisers,
plongez vos têtes
dans cette eau sainte et sans ivresse.

Malheur à moi ! Où trouverai-je
des fleurs, quand viendra l’hiver,
et la lumière du soleil,
et les ombrages de la terre?
Les murs se dressent,
muets et froids. Au vent
grincent les girouettes.

___________

La version dans le récit de Fred Uhlman (meilleure que Bianquis mais fautive et plate du point de vue rythmique et des audaces de versification du poète) :

MILIEU DE LA VIE

Avec ses poiriers aux fruits jaunes,
Ses inombrables rosiers sauvages,
Le paysage se reflète dans le lac.
Ô doux cygnes,
Ivres de baisers,
Qui plongez la tête
Dans l’eau calme et sacrée.

Et moi, où puis-je trouver
Les fleurs en hiver,
Et là où luit le soleil,
Là où est l’ombre de la terre ?
Les murs se dressent,
Muets et froids, et, dans le vent,
Claquent des étendards genlés.

____________

Ma version (la meilleure, la respectueuse des audaces de sens et de versification du poème et la plus poétique)

_______
MILIEU DE LA VIE
Avec ses poires aux reflets dorés pend,

Chargé de roses sauvages,

Le paysage dans le lac,

Ô mes cygnes à qui tout sourit,

Ivres de baisers,
Trempez la tête

Dans cette eau sainte et tranquille.

Mais moi, ô malheur ! Où

Trouverais-je, quand vient l’hiver, les fleurs,

Où un rayon de soleil,

Et l’ombre sur la terre ?

Les murs se dressent,

Muets et froids, dans le vent
S’entrechoquent les étendards.
_________
La mienne est incontestablement la meilleure et la plus fidèle à l’esprit u poème.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 16 h 43 min

Au contraire c’est le texte précis et c’est génial la suspension de « pend » à la fin du premier vers; c’st ménager l’effet voulu par Hölderlin. Faut être nul en allemand et en poésie pour ne pas le comprendre. La Bianquis elle est banale sur ce coup. Tandis que ma version traduit toute la détresse contnue du poème. Mais closer est trop con pour s’en émerveiller.

HÄLFTE DES LEBENS
Mit gelben Birnen hänget 
Und voll mit wilden Rosen
Das Land in den See, 
Ihr holden Schwäne, 
Und trunken von Küssen 
Tunkt ihr das Haupt
Ins heilignüchterne Wasser.
Weh mir, wo nehm ich, wenn
Es Winter ist, die Blumen, und wo
Den Sonnenschein 
Und Schatten der Erde? 
Die Mauern stehn 
Sprachlos und kalt, im Winde 
Klirren die Fahnen.

___________
Voilà trois versions du même poème :

Version Bianquis (fade et sans intérêt poétique, trop raisonnable, fautive et conventionnelle) :

MILIEU DE LA VIE

Chargé de poires dorées,
couvert de roses sauvages,
la rive surplombe le lac.
Ô mes doux cygnes,
enivrés d baisers,
plongez vos têtes
dans cette eau sainte et sans ivresse.

Malheur à moi ! Où trouverai-je
des fleurs, quand viendra l’hiver,
et la lumière du soleil,
et les ombrages de la terre?
Les murs se dressent,
muets et froids. Au vent
grincent les girouettes.

___________

La version dans le récit de Fred Uhlman (meilleure que Bianquis mais fautive et plate du point de vue rythmique et des audaces de versification du poète) :

MILIEU DE LA VIE

Avec ses poiriers aux fruits jaunes,
Ses inombrables rosiers sauvages,
Le paysage se reflète dans le lac.
Ô doux cygnes,
Ivres de baisers,
Qui plongez la tête
Dans l’eau calme et sacrée.

Et moi, où puis-je trouver
Les fleurs en hiver,
Et là où luit le soleil,
Là où est l’ombre de la terre ?
Les murs se dressent,
Muets et froids, et, dans le vent,
Claquent des étendards genlés.

____________

Ma version (la meilleure, la respectueuse des audaces de sens et de versification du poème et la plus poétique)

_______
MILIEU DE LA VIE
Avec ses poires aux reflets dorés pend,
Chargé de roses sauvages,
Le paysage dans le lac,
Ô mes cygnes à qui tout sourit,
Ivres de baisers,
Trempez la tête
Dans cette eau sainte et tranquille.
Mais moi, ô malheur ! Où
Trouverais-je, quand vient l’hiver, les fleurs,
Où un rayon de soleil,
Et l’ombre sur la terre ?
Les murs se dressent,
Muets et froids, dans le vent
s’entrechoquent les étendards.

Widergänger dit: 31 décembre 2017 à 16 h 19 min

Passou dit: 31 décembre 2017 à 12 h 37 min
______
Mais mon bon Passou, vous m’en apprenez de belles ! Alors comme ça, j’aurais pris au sérieux une blague de Juif ? Vous me l’apprenez, je n’avais même pas vu qu’il y avait une blague…

Ed dit: 31 décembre 2017 à 16 h 15 min

bérénice,

Merci, mais ce vieux pédo-phile ne me fera jamais décrocher un sourire (la première proposition n’engendrant pas directement la deuxième, je précise )

Ed dit: 31 décembre 2017 à 16 h 10 min

Le V de la victoire ne se fait-il pas avec la paume vers l’intérieur? Le V avec le revers de la main vers l’extérieur n’est-il pas l’&équivalent d’un doigt d’honneur?
(If the palm of the hand faces the signer (i.e., the back of the hand faces the observer), the sign signifies…an insulting gesture in Australia, the Republic of Ireland, New Zealand, South Africa and the United Kingdom- Wiki

C’est exactement l’inverse, comme l’indique l’explication en anglais.

et alii dit: 31 décembre 2017 à 15 h 56 min

Christine Angot aurait un jour, lors d’un entretien journalistique, prononcé cette phrase pleine de lucidité : « Il y a des gens qui se marrent en me lisant ». C’est possible et même très probable : cela m’est arrivé.

Evidence dit: 31 décembre 2017 à 15 h 53 min

Je souhaite une année d’écorcheur de chiens, à la mère de sa mère, à son larbin favori, au gode ceinture qui ne le quitte pas… tout ça à cette raclure de BOUGROS, la vieille taupe avinée

Sergio dit: 31 décembre 2017 à 15 h 36 min

Hon pourrait pas avoir une belle photo avec des chapeaux pointus, des étoiles étoilées, des serpentins et même des confettis qui pleuvent du ciel ? Et surtout le machin, là, où on souffle et ça se déplie dans le museau du voisin pour faire glouglouter la voisine ? Y en avait dans les kermesses, mais comme hon n’était pas messeux à la baraque…

Delaporte dit: 31 décembre 2017 à 15 h 30 min

Le général Rondot cultivait le mystère et la graphomanie. Cette dernière manie lui a été fatale dans l’affaire Clearstream :

« Il était un homme de terrain attaché à ne jamais laisser sortir de photos de lui, mais aussi un homme de cabinets, notamment au ministère de la Défense, pendant huit ans. Philippe Rondot était un « graphomane patenté », avec l’habitude de tout noter, heure par heure, sur des carnets. » Europe1

closer dit: 31 décembre 2017 à 15 h 23 min

« Avec ses poires aux reflets dorés pend, »

C’est nul cette attaque, WG…Vivement que je retrouve mon Bianquis!

Bloom dit: 31 décembre 2017 à 15 h 09 min

A propos de Churchill, remis au goût du jour par le film sur la bataille d’Angleterre, je trouve étonnant le geste qui est le sien sur la photo de Paris Match (saine lecture…!). Le V de la victoire ne se fait-il pas avec la paume vers l’intérieur? Le V avec le revers de la main vers l’extérieur n’est-il pas l’&équivalent d’un doigt d’honneur?
(If the palm of the hand faces the signer (i.e., the back of the hand faces the observer), the sign signifies…an insulting gesture in Australia, the Republic of Ireland, New Zealand, South Africa and the United Kingdom- Wiki).

Passou sera peut-être à même de nous renseigner (Winnie était-il en train d’armer son V de la victoire..?).

Toujours est-il que son « wit », ses « witticisms/quips » (traits d’esprit) s’exerçaient presque exclusivement aux dépens des autres. Il adorait se moquer des prétentieux & fats de ce monde et notamment des généraux:

(Sur de Gaulle)
« What can you do with a man who looks like a female llama surprised when bathing? »
–> Que faire avec un homme qui ressemble à un lama femelle surpris pendant ses ablutions?
« He thinks he’s Joan of Arc, but I can’t get my bloody bishops to burn him, »
–> Il se prend pour Jeanne d’Arc, mais je n’arrive pas à persuader mes foutus évêques de le brûler.

(Sur Montgomery)
« In defeat unbeatable, in victory unbearable »
–> Dans la défaite imbattable, dans la victoire insupportable.

« Mr Chamberlain loves the working man, he loves to see him work. »
–> M. Chamberlain aime les travailleurs, il aime les regarder travailler.
(Ce dernier mot d’esprit pourrait s’appliquer à bon nombre de nos contemporains, izntit?)

Enfin, sur la Russie, un constat d’humilité rare:
« A riddle wrapped in a mystery inside an enigma ».
–> une devinette enveloppée dans un mystère serti dans une énigme.

Churchill et Collins, ce sera pour l’an prochain.

bouguereau dit: 31 décembre 2017 à 14 h 49 min

au point que la Marquise serait bien seule aujourd’hui à rêver de « la profonde gorge de sa fille »

jacques a fait son mirifique musée des arts premiers havec du vieux qu’il a pécho ici et là..les aristo front lmusée dlart second..havec des culottes fendus..enfin non..l’ancien régime ne les connaissait même pas

bouguereau dit: 31 décembre 2017 à 14 h 44 min

Passou dit: 31 décembre 2017 à 12 h 37 min
Mais Widergänger

un vrai suportère lassouline..un poto..un dceux qui descende les cadave a 2 heures du mat sans poser dquestion dsavoir si c’est la glarie ou lui qui les a sifflé..intro à la cuite au prochain numéro

bouguereau dit: 31 décembre 2017 à 14 h 42 min

chacun devrait mettre un peu de Popeck dans sa soupe

dans son bortsch..même les polack on le leur..havec des champignons du lard fumée ..de la crème aigre et assez de vodka pour que la petite cuillère de caviar fasse grosse louche

la vie dans les bois dit: 31 décembre 2017 à 14 h 39 min

C’est çla ducon, d’une ânee l’autre, tes fantasmes de vieux con pervers , ne nous changent guère. Hélas. Tu es r’parti comme en 18, crétin devant tes écrans 25 pouces.

bouguereau dit: 31 décembre 2017 à 14 h 37 min

il parle du « charlatan viennois ». C’était presque une obsession. On pardonne tout aux grands écrivains

je loue dénota et son rognon blanc dans le fine amor..quant à toi tu peux pleurer pour tfaire pardonner raclure de keupu

bouguereau dit: 31 décembre 2017 à 14 h 32 min

car je me consacre exclusivement à la Fête des Beaux-Frères, espèce ingrate, délaissée et parfaitement pitoyable

cabu à payé sa concession havec dlalourde

bouguereau dit: 31 décembre 2017 à 14 h 27 min

phil il aurait préféré des photos havec des gros pleug de murano dans ton cul tarzoune..soufflé a la bouche naturliche

bouguereau dit: 31 décembre 2017 à 14 h 25 min

« La Cyber-Concierge est dans le Cyber-escalier »

le cyber c’est phini msieu courte..ça fait 2000’z..en 2018 on dit digital..et bien profond dans l’apeul quelle dirait bonne clopine

bérénice dit: 31 décembre 2017 à 14 h 19 min

on s’angoisse pas Nico, pourquoi soumettre cette notion en ce jour faste ouvert à toutes les fêtes et sortes de festivités, vous faites quoi ce soir?

Nicolas dit: 31 décembre 2017 à 14 h 06 min

Plutôt que d’humour il faudrait parler du rire, il est indéfinissable un peu comme l’identité. Bref pas de quoi s’angoisser.

Petit Rappel dit: 31 décembre 2017 à 13 h 53 min

De Voutch, on se souvient entre autres d’une entrée hauusmanienne avec l’écriteau « La Cyber-Concierge est dans le Cyber-escalier ».
Pas mal vu, l’artiste!

Sergio dit: 31 décembre 2017 à 13 h 42 min

Clopine dit: 31 décembre 2017 à 13 h 11 min
la casquette à carreaux

Hobjection, si je puis… Il me semblerait bien que la casquette à carreaux soit plutôt perçue comme klassos, gentry, portée en cabriolet (pas en moto !), accompagnée d’une canne-siège par exemple aux courses, à la garden-party…

Mais je peux hassurément me tromper, et que ce soit un des nombreux cas de polysémie !

bérénice dit: 31 décembre 2017 à 13 h 35 min

Chantal2, je ne devine pas ce que sous entend votre moyen de transport, j’ai un souvenirs de fou rire institutionnel( entre autres) totalement incongru par définition, heureusement la personne en face chargé du sérieux de la réunion ne manqua pas d’humour et se laissa gagné lui aussi par le rire qui mettait en évidence un jeu de rôle qu’aucuns ne tenaient sincèrement à tenir coûte que coûte et vaille que vaille, pour ma part j’assistais à une représentation théâtrale alors que nous étions en réunion de travail, la cause du rire, dès la première phrase la situation m’apparut comme complètement loufoque.

Delaporte dit: 31 décembre 2017 à 13 h 34 min

Un grand humoriste fut aussi Chaval, que j’ai toujours apprécié pour diverses raisons. Exemple d’humour distancié :

« Monsieur,

J’ai été surpris de recevoir par pneumatique votre lettre me demandant de penser à la Fête des Pères.

J’ai le regret de vous informer que je n’ai jamais pu me passionner pour la Fête des pères, pas plus d’ailleurs que pour celle de leurs épouses, car je me consacre exclusivement à la Fête des Beaux-Frères, espèce ingrate, délaissée et parfaitement pitoyable. »

DHH dit: 31 décembre 2017 à 13 h 27 min

@closer
merci pour ce florilège(j’aime mieux que bestof) Churchillien
un autre mot de lui:cela se passe dans les toilettes du Parlement à l’époque ou il est revenu au pouvoir après l’ère travailliste ;deux jeunes députés bavardent devant leurs urinoirs du gâtisme qui commencerait à affecter le vieux lion. Ils entendent alors la voix de Churchill, arrivé sans qu’ils remarquent sa présence et qui s’occupait comme eux dans son coin . Entrant de loin dans leur conversation il leur dit : Beaucoup remarquent aussi qu’il devient sourd

Chantal 2 dit: 31 décembre 2017 à 13 h 25 min

Et pourtant… les plus gros fous rires (fourires ?) sont ceux qui adviennent lorsqu’il nous faut les réfréner. Ils sont inextinguibles ! C’est terrible, non ?
Mais je vous assure, Bérénice, que c’est parfois vraiment gênant d’être pris d’une irrépressible envie de rire dans un TGV ID Zen. Il faut là se retenir…

Clopine dit: 31 décembre 2017 à 13 h 17 min

Mais c’est pas le tout, je dois aller préparer ma fricassée d’oie à la normande (calva, cidre, crème, et petites pommes là autour) pour ce soir. Je vais accompagner ça d’une purée soufflée, toute simple (purée où l’on incorpore des blancs d’oeufs battus et qu’on fait dorer au four, sans oublier de tracer au préalable des rayures à l’aide d’une fourchette sur le dessus du plat. Geste hitchcokien en diable, qui me renvoie toujours, directement, à la Maison du Docteur Edwards), et nous passerons à la salade de mâche du jardin. Je nage décidément dans le luxe, car il n’y aucun ingrédient, jusqu’à l’ail et l’échalotte inclus, qui ne vienne directement des alentours de ma demeure. Je vous plains, ô vous parisiens, dépendant des boutiques et des modes…

bérénice dit: 31 décembre 2017 à 13 h 16 min

Chantal2, chacun a des comportements qui lui sont personnels, pour ma part je ne me retiens pas de rire ou de pleurer, cela fait un bien immense; parfois même surtout quand on aimerait pouvoir pleurer et que la fontaine asséchée ne fournit pas les larmes désirées , pour ce qui me concerne en tous cas, je regrette tant cette pluie soulage, rince, lave le chagrin et bien qu’il soit tout à fait possible de pleurer de rire ou de joie, les occasions toutefois plus rares qu’éclater de rire , le fou rire est encore une autre configuration des émotions exprimées sans que nous puissions en refréner la venue mais quoi qu’il en soit des larmes ou du rire pourquoi, sinon à déranger une cérémonie ou un silence religieux et sans pour autant paraître gougnafier(ière) , se retenir ou s’en prémunir.

Clopine dit: 31 décembre 2017 à 13 h 11 min

On ne va quand même pas commenter le thème de l’humour sans citer les Papous dans la tête – je crois bien que c’est une spécificité française que cette émission de « jeux littéraires » où l’humour ne tient qu’à la connaissance de la littérature… Cette émission a sauvé tant de mes dimanches ! Je regrette infiniment qu’elle soit déplacée au samedi soir, parce que du coup elle ne m’est plus accessible que via internet ; et puis elle s’inscrit aussi dans ces émissions « d’humour radiophonique », qui renvoie aux textures des voix. Chez les acteurs, Piéplu, par exemple, était bien plus drôle dans le poste qu’à l’écran. Chez les Papous, c’est Mordillat qui a une voix si reconnaissable que je lui attribue, sans hésiter, la casquette à carreaux du prolo parisien, ou de Lefuneste, le voisin d’Achille Talon…

Flabbergasted dit: 31 décembre 2017 à 13 h 07 min

Le bon mot de Nabokov sur la psychanalyse n’est pas surprenant de sa part. Dans l’émission Apostrophes, où il fait semblant de boire du thé alors que son verre contient du whisky (dixit Bernard Pivot),il parle du « charlatan viennois ». C’était presque une obsession. On pardonne tout aux grands écrivains.

Chantal 2 dit: 31 décembre 2017 à 13 h 03 min

Moi aussi, je relis le billet et je me dis que finir l’année avec de l’humour, c’est bien vu.
Plus le temps passe, plus on en a besoin !
Voutch pour moi, c’est le meilleur antidépresseur.
https://i.pinimg.com/736x/00/52/a1/0052a131c03835f20f3c444a56fe0c06–exactement-champs-elys%C3%A9es.jpg
Et en bouquins ?
L’auteur le plus drôle ? Celui qui nous fait relire ses phrases encore et encore, obligé que l’on est de réfréner le rire intérieur qui ne demande qu’à exploser ?
On me parle des Bottes Rouges de Franz Bartelt ! Pas lu, quelqu’un connait ?

En attendant la cuite…
2018 ! Année fortuite !

bérénice dit: 31 décembre 2017 à 12 h 58 min

12h06 ed, quelque-chose d’amusant du même:

« Je viens de lire très attentivement votre dernière missive, laquelle contient un bizarre quarante-sixième mouvement consistant au déplacement de ma reine d’une case sur laquelle elle n’a jamais mis les pieds. Au sortir de patients calculs, je pense avoir mis le doigt sur la cause de votre confusion, et de votre manque de compréhension de faits pourtant évidents. Que votre tour se trouve sur la quatrième case du roi est une impossibilité, facilement réductible à zéro ; si vous voulez bien vous référer au neuvième coup de la partie, vous verrez nettement que votre tour a été pris depuis longtemps. Il s’agissait évidemment de votre audacieuse opération-suicide, qui déchira votre centre et vous coûta vos deux tours. Qu’est-ce quelles font donc en ce moment sur l’échiquier ?… »

pour l’intégralité de la partie:

http://patrimoine-echecs.tpgbesancon.com/2015/09/04/pour-en-finir-avec-le-jeu-dechecs/

bérénice dit: 31 décembre 2017 à 12 h 38 min

vous faites quoi ce soir? ed

c’est un ogre, il mangera trois dindes et deux petits garçons tout cela arrosé d’un bon tonneau de Bordeaux . En dessert une poignée de fleurs de tilleul pour digérer.

Passou dit: 31 décembre 2017 à 12 h 37 min

Mais Widergänger, pourquoi prenez-vous au sérieux la blague sur la définition du Juif en fonction de la pratique du Yiddish ? Le vieux tailleur yid qui me l’a raconté, qui ne parlait que yiddish et quelques phrases de français avec un accent à couper au couteau alors qu’il vivait Paris soixante ans, et qui me louait son ancien atelier de la rue de Turenne dans lequel j’habitais quand j’étais jeune, lui-même en souriait avec un grand sens de l’autodérision. C’était juste une blague… pas sérieuse…

Phil dit: 31 décembre 2017 à 12 h 37 min

dear Bougreau, depuis la Sévigné le Marais a été sévèrement « rebrassé » (édourdisé), au point que la Marquise serait bien seule aujourd’hui à rêver de « la profonde gorge de sa fille ».

bérénice dit: 31 décembre 2017 à 12 h 35 min

Carnavalet, chronique d’un désastre muséal annoncé

Décidément , le désastre. Sur le site du Point on trouve un article daté de 2016 annonçant la fermeture pour rénovation, sans connaitre ce lieu on peut supposer une nouvelle configuration à cette sentimentale historicité, vont-ils réussir à conserver la poussière du XVIIIème siècle, l’ordre donné à la chambre de Proust … Quel malheur que tout ceci.

bouguereau dit: 31 décembre 2017 à 12 h 23 min

et houi philou mainant c’est elle qu’on fesse..mais ce musée mérite d’être ‘rebrassé’ comme disait la mère à dracul

Phil dit: 31 décembre 2017 à 12 h 19 min

dear Mister Court, au temps de La Sévigné à Carnavalet les choses ne se passaient pas ainsi, la Marquise aurait fait donner le fouet à ces gens.

bouguereau dit: 31 décembre 2017 à 12 h 15 min

Je suis stupéfait que sur ce blog de Passou cette affaire scandaleuse n’ait pas soulevé davantage de protestation. Comme quoi, tout passe

et c’est bien tant mieux dlalourde..sinon hon restrait au garage

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