de Pierre Assouline

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La République des livres
De Paula à Denise, du sourire à l’effroi

De Paula à Denise, du sourire à l’effroi

Le trio classique : le mari, la femme, l’amant. A partir de là, qu’en fait-on d’autre que tout ce qui a été fait, refait, défait depuis des lustres ? Une poignante histoire d’amour. C’est l’exploit de Patrick Lapeyre dans Paula ou personne (416 pages, 22 euros, Pol), dont on n’a pas oublié dix ans après La vie est brève et le désir sans fin (Prix Femina). Il y parvient avec une sensibilité, un tremblé, un humour et in fine une mélancolie qui emballent le lecteur grâce à l’indéfinissable charme qui s’en dégage, même quand c’est triste. Douceur de la narration quand tant d’autres ailleurs sont si crispées, un certain détachement des choses d’ici-bas, à l’image de ce personnage qui se rend régulièrement au Louvre pour y lire son journal assis sur une grande banquette de cuir face à des chefs d’œuvre. Tendresse qui déborde de tant de pages. Tant les hommes que les femmes donnent l’impression de vivre en mode avion. Cela se ressent dans la forme même qui est celle de Lapeyre, sa signature dans son maniement des généralités, drôles tant elles sont absurdes :

« Toutes les sœurs s’appellent Fabienne (…) Toutes les filles ont un exemplaire de Rimbaud, avec son portrait en couverture (…)

Ou encore dans sa manière de brosser un portrait décalé :

« Martino, un postier dont aimerait bien connaitre les compétences exactes, à part qu’il sait lire et écrire (…)

C’est à se demander s’il n’est pas dans l’autoportrait lorsque, décrivant Jean en individu parfois coupé du monde, il écrit :

« Si l’Allemagne reprenait par surprise l’Alsace et la Lorraine, il ne s’en serait même pas aperçu ».

Certains ne lui pardonneront pas de tourner en dérision Gilets jaunes et syndicalistes mais qu’importe. Cette histoire pourtant stéréotypée donne le sentiment d‘être traitée pour le première fois, ou plutôt la deuxième tant elle procure un plaisir similaire à celui de Betrayal (1978), la pièce de Harold Pinter, à ceci près que celle-ci était construite à l’envers et que l’action s’y déroulait à rebours, de la fin d’une liaison à son origine. Là, ça se passe à Paris VIIème entre l’avenue Bosquet et la rue Saint-Dominique mais aussi à Nice entre le cours Saleya et la place Masséna et enfin à Strasbourg. Jean Cosmo, plutôt fauché, travaille de nuit au tri postal. Paula, 28 ans, une bourgeoise bien charpentée de la cervelle notamment en histoire de l’art, catho pratiquante mais débarrassée de la culpabilité jusqu’à ce que le sens du pêché ne la rattrape. En attendant, elle s’accommode de l’adultère vécu selon les règles de la clandestinité avec une solide pensée pour boussole :

« Tout ce qui se fait en amour se fait en Dieu parce que Dieu est amour »

Et hop, au pieu ! Lui, c’est un féru de philo. Son dada ? l’Etre. Il en pince pour Heidegger. Elle, moins. Ca l’intéresse, ça la fait rire, ça l’étonne et à la fin, comme nous aussi un peu, ça la saoule, d’autant qu’il a toutes les indulgences pour l’ancien recteur nazi-sans-l’être (il est vrai qu’il s’est plus documenté auprès de l’excellent mais incomplet Dictionnaire Heideggerplutôt que dans les récents et accablants Carnets noirs). Leur passion n’est pas que physique même si la chair prend une très grande place dans leur complicité. Le fait est qu’ils n’arrêtent pas de baiser mais cela reste assez poétique, démentant au passage le principe de Cioran : « Le propre d’un amant est de commencer en poète et de finir en gynécologue ».

L’auteur évite les clichés mais parfois, tout à la fixation de Jean sur la magnifique poitrine de Paula, il s’autorise certaines images que l’on a du mal à visualiser telles « des seins de mésange » ( ?…). Quand leur liaison se délite, il s’enfonce dans un (trop) long parallèle avec la relation qu’Heidegger entretenait avec son élève devenue sa maitresse Hannah Arendt. Paula ou personne est une forte méditation sur le mensonge : 

« Peut-on croire celui qui se présente comme un menteur ? ».

Ce qu’en dit l’(anti)héros dans les pages où est évoquée la recherche de l’authenticité dans Chronique de Anna Magdalena Bach des Straub/Huillet au-delà des instruments d’époque, et l’obligation pour les musiciens de porter du linge de corps d’époque sous leurs vêtements d’époque, donne envie de revoir le film. A la fin, on croirait entendre la douce voix de la narratrice Mme Jouve, elle aussi rescapée d’une grande histoire d’amour, dans La Femme d’à côté de Truffaut : ni avec toi, ni sans toi…

Tout autre est le récit d’Irène Frain Un crime sans importance (256 pages, 18 euros, Seuil), l’une des plus fortes surprises de la rentrée (on peut l’écouter lire ici). Le côté « fait divers vécu » donne envie d’y aller voir : le meurtre de sa sœur, 79 ans, toujours inexpliqué quatorze mois après. Etrange crime dont on ne sait pratiquement rien : circonstances, mobile, coupable… On sait juste qu’il a eu lieu. La victime vivait seule dans une impasse, bipolaire, secrète et jalouse de sa solitude. Elle confectionnait des sachets de lavande.

Elle s’appelait Denise. La sœur ainée vénérée par toute la famille car elle avait fait entrer la culture dans la misère noire de la Bretagne d’après-guerre. Personne n’a rien vu ni entendu dans les alentours du pavillon situé à 25 kms de Paris, près de la rocade, non-lieu entre l’autoroute, le Décathlon et le bois. Beaucoup de sang sur la scène de crime. Des traces de coups sur le cadavre plongé dans le coma après un traumatisme crânien. Tabassée et laissée pour morte. Un massacre. Elle mourra à l’hôpital. La maison a été mise à sac. Pourtant, pas de vol, pas de cambriolage. Alors, juste Orange mécanique ? On est plutôt chez Simenon. Juste un meurtre de retraitée, sans sexe ni argent. «

 Il n’était pas glamour, le meurtre de ma sœur. Aucune prise pour l’imaginaire. Rien que de la réalité à l’état brut. Du pas beau à voir, comme avait dit un des flics le dimanche où on l’avait trouvée ».

Juste une « male mort », ainsi que l’on désignait au Moyen Age les mauvaises morts, atroces, moches. Passant de l’accablement à la colère, Irène Frain a voulu savoir ; elle a enquêté, restitué une biographie à la disparue, dévoilé l’énigme de leurs rapports : elles ne s’étaient pas vues ni parlées depuis de nombreuses années alors que cette soeur ainée adulée était celle qui lui avait ouvert la voie en l’aidant à s’extraire d’une famille et d’un milieu résignés à leur médiocrité ; mais sur l’affaire, elle n’a rencontré qu’une informelle conjuration de mutisme : famille, police, justice. Un bloc d’indifférence aussi violent que le crime. Son livre est la chronique de ce silence infracassable. Sans pathos, sans effets. Juste ce qu’il faut de dignité dans la colère. Impressionnant.

(Photos D.R.)

 

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

1 449 Réponses pour De Paula à Denise, du sourire à l’effroi

Jibé dit: à

@Ed
échapper au médiocre, oui, et au chaos, j’insiste. Une façon de mettre de la paix en soi, mais sans mièvrerie ni douceur. Un tempo imposé aux trépidations ordinaires. L’art me tient debout comme une réécriture de survie, une temporalité et une géographie de secours, ailleurs et autrement – je n’arrive pas à mieux dire et je dis mal, scusi.

Pablo75 dit: à

Difficile de choisir entre la demi-douzaine de très belles versions du Didon et Énée de Purcell

« Thy hand, Belinda… When I am laid in earth » (Dido’s lament)

Jessye Norman, English Chamber Orchestra, Raymond Leppard

https://www.youtube.com/watch?v=lLWtPB8Pfpo

Jibé dit: à

« Come ye sons of heart, come away » in Ode for the Birthday of Queen Mary, de Purcell. Et « Strike the viol », une pure merveille. Le Monteverdi Orchestra en a produit une version incroyable en 1977, chez Erato,
à tomber!
m’accompagne depuis des années …
Et bien d’autres oeuvres de Purcel d’ailleurs

Ed dit: à

Jibé
Exactement. Pour moi, l’art est une facon inventée par les Hommes d’échapper au médiocre de leur vie. C’est une autre manière de dire ce que vous venez d’écrire !

Pablo75 dit: à

@ Chaloux

Chez Purcell tout est beau. Comme chez Bach, il n’y a pas chez lui du déchet. Plus de 4 siècles après sa mort, il continue à être le plus grand compositeur anglais.

Et il est mort à 36 ans. On imagine ce qu’il aurait pu composer s’il avait vécu 60-70 ans et avait connu la musique de Bach et Haendel.

Music for a while z583/2 from Oedipus, 1692 Words by John Dryden & Nathaniel Lee
Arr. Christina Pluhar
Philippe Jaroussky « From the CD Music for a While – Improvisations on Purcell  » (L’Arpeggiata)
https://www.youtube.com/watch?v=Q3ZZ1wTytYk

Chaloux dit: à

« La famille de Rimbaud s’oppose à son entrée au Panthéon avec Verlaine ».

Parfait. Qu’il reste à Charleville où est sa place.

Jibé dit: à

@Christiane,
pour prolonger vos réflexions sur la littérature, juste ceci, que vous savez bien: le littérature existe parce que la vie ne suffit pas (Fernando Pessoa, je n’ai pas la phrase exacte en tête).
L’art rend la vie et son chaos supportables, et beaux, vrais, et notre emprise sur le monde plus solide -La littérature, la peinture, le dessin, la musique, tout ce que l’humain crée d’artefacts lui permet de se hisser de jour en jour et de communier (bien plus que communiquer) avec ses semblables, ses frères, ses soeurs. Et parfois, ça marche.

Ed dit: à

Merci Pablito.

B dit: à

Sasseur, vous avez raté la mer lisse et limpide du matin. Un bonheur de nuances de couleurs d’aquarelle. Là, le vent se lève un peu et la remue d’autant.

B dit: à

Notre Pétomane est tellement Con qu’il confond une oeuvre avec l’utilisation qu’on fait …

Combien pesez vous? Pour du lourd c’est du lourd, faudrait calculer votre densité.

Marie Sasseur dit: à

Moi je ne confirme rien. Je vais aller voir sur la plage si ces cagoles sont bien dans la réalité.

rose dit: à

G regardé 3mn marie sasseur
Les Marseillais 5

C nous. Je confirme.

Marie Sasseur dit: à

C’est ça Et Al : il est plus compliqué de faire un huit avec la bouche, qu’un n’oeuf avec le cul.

Marie Sasseur dit: à

C’est hyper craignos:

« Amis de la terre ferme, ne zappez pas. On ne s’attardera pas ici sur le caractère irrationnel de la chose mais plutôt sur l’ampleur du phénomène et ce qu’il dit de notre société et de l’évolution du croire.

Dans une société où les grandes religions monothéistes sont en crise et où l’individualisation du croire se poursuit, les anges n’ont peut-être jamais eu autant de succès. Dans la littérature, le cinéma, sur Internet ou dans les simples discussions de comptoir, on ne compte plus les références aux êtres ailés. »

Marie Sasseur dit: à

« Voilà un sujet qui a l’air tout droit sorti d’un hôpital psychiatrique. Pourtant, vous n’imaginez par le nombre de personnes, croyantes ou non, qui parlent à leur ange gardien… Un phénomène qui raconte les nouvelles façon de croire.

Chantal (certains prénoms ont été modifiés) n’en parle pas trop autour d’elle. Mais régulièrement, elle en est sûre et certaine, des anges lui parlent. La première fois, c’était il y a plus de 30 ans, sur son divan. »

https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-prions-un-peu/20130701.RUE8098/ils-sont-de-plus-en-plus-nombreux-a-croire-en-leur-ange-gardien.html

et alii dit: à

quand les erdélien-ne-s se réinventeront, les poules
(la poule:hen est le remède le plus prescrit dans le monde par les thérapeutes:in psychothérapie démocratique)pondront des oeufs sans coquille

B dit: à

Encyclopédiquement.

Il est moins maniéré, plus naturel, de mon point d’oreille inculte.

Marie Sasseur dit: à

Aïe, lire: le pangolin t’a dans le collimateur.

Marie Sasseur dit: à

Le pangolin t’as a la bonne amlette.

Le problème?
C’est que t’es pas trop légitime a te dire musilien.

B dit: à

Le vulgaire Philippe Jaroussky avec

Pablo, il est encore permis de préférer d’autres voix à la sienne. Et puisque vous les connaissez encyclopédiques toutes , faites nous visiter.
Le préféré du coupable:
https://youtu.be/ch33bAFx2aA

Chaloux dit: à

Nuria Rial

Je ne connaissais pas… Très beau.

Le vrai grand génie longtemps négligé (il parait que c’est à cause des musicologues allemands, – ne sais plus où j’ai lu ça), c’est Purcell. Divin.

Come Come Ye Sons Of Art.

https://www.youtube.com/watch?v=Y_Up3cZa0wI&t=858s&ab_channel=LevonManukyan

J’ai entendu cette oeuvre pour la première fois en voiture. J’ignorais ce que c’était. J’ai cru devenir fou. Rien de plus pressé que de la retrouver.

Pablo75 dit: à

Expliquez-moi la vie rose, vous qui êtes si brillante et surtout saine d’esprit.
Ed dit:

Mais elle l’explique ici toutes les nuits depuis des années. Le problème c’est de comprendre ce qu’elle écrit notre ancienne employée des Services Secrets. Tu n’as pas le Dictionnaire Rose-Français / Francais-Rose? Sans lui, pas la peine de lire ses explications.

Pablo75 dit: à

Bizet, c’est elle c’est la déesse…
Chaloux dit:

Bizet, Jonas Kaufmann & Dmitri Hvorostovsky?

Le comble de la vulgarité commerciale pour le Pétomane. Pour un communiste comme lui c’est trop beau pour être honnête, ça ne peut être que du pur marketing.

Chaloux dit: à

Tellement doué pour tout, Quignard, que j’ai mis deux « pour ». C’est dire. Vraiment à voir. On comprend qu’un tel être ne puisse que très difficilement vivre avec les autres.

Chaloux dit: à

Omlet :  » vulgaire Haendel ».

Haendel est le plus grand musicien qui ait jamais vécu. Je voudrais m’agenouiller sur sa tombe.

L. van Beethoven.

Marie Sasseur dit: à

Ducon , prends le temps de tout citer de ce roman de Houellebecq, où le personnage s’exprime ainsi:

« La phrase citée dans le tweet apparaît dans la dernière partie du roman. Elle exprime alors les pensées du personnage principal, Michel, dont la femme vient de mourir dans un attentat islamiste. Voici le paragraphe en question : 

«On peut certainement rester en vie en étant simplement animé par un sentiment de vengeance ; beaucoup de gens ont vécu de cette manière. L’islam avait brisé ma vie, et l’islam était certainement quelque chose que je pouvais haïr ; les jours suivants, je m’appliquais à éprouver de la haine pour les musulmans. J’y réussissais assez bien, et je recommençais à suivre les informations internationales. Chaque fois que j’apprenais qu’un terroriste palestinien, ou un enfant palestinien, ou une femme enceinte palestinienne, avait été abattu par balles dans la bande de Gaza, j’éprouvais un tressaillement d’enthousiasme à la pensée qu’il y avait un musulman de moins. Oui, on pouvait vivre de cette manière.» »

Chaloux dit: à

A propos de Quignard, à voir le catalogue de la BNF. Ses dessins sont étonnants. Supérieurement doué pour pour tout.

christiane dit: à

@hamlet
Marguerite Duras ? Elle avait une façon incomparable de commenter sa lecture de L’Homme sans qualités : « Je peux dire que ce livre est une des plus grandes lectures que j’aie jamais faites et que c’est un livre éminemment obscur, illisible et irrésistible, que la lecture en est une mystérieuse corvée, presque insurmontable pour la plus grande part des lecteurs, mais que, une fois cette corvée dépassée, tandis que la lecture se dépose, il s’élève d’elle un incomparable enchantement. »

« Illisible et irrésistible »… c’est tout à fait cela !

Pablo75 dit: à

Connais-tu ce violoniste, Roby Lakatos
Chaloux dit:

Oui, quelqu’un, il y a longtemps, l’avait déjà mis ici (peut-être toi).

(Le type il est tellement sûr de son art, qu’il met une veste ahurissante pour nous montrer qu’il est capable de nous la faire oublier avec sa technique et sa musicalité, ce qui est le cas).

Pablo75 dit: à

« Telemann comme Albinoni et d’autres ont été des moyens de vente du baroque, un peu comme Quignard avec Sainte Colombe. »
hamlet dit:

Notre Pétomane est tellement Con qu’il confond une oeuvre avec l’utilisation qu’on fait d’elle. Si on utilise la musique baroque pour vendre des disques, c’est qu’elle est mauvaise, commerciale, un produit de marketing.

Il ne dit pas que le Messie de Haendel ou que « Jésus, que ma joie demeure » de Bach c’est de la musique commerciale, parce qu’il ne sait pas qu’ils existent.

Son analphabétisme dans le domaine de l’art et la littérature, couplé à son idéologie communiste des années 50, expliquent le succès mondial de son entreprise de production de Perles de Pétomane en série: « Perles Desborels S.A. »

Soleil vert dit: à

« La critique musicale n’est pas tendre non plus à l’époque. Le journal Le Gaulois dira : « Monsieur Bizet appartient à l’école du civet sans lièvre ; il remplace par un talent énorme et une érudition complète, la sève mélodique ! » Pour Camille du Locle, directeur de l’Opéra-Comique, « C’est de la musique cochinchinoise ; on n’y comprend rien ! » (Alexis Payne, Grands opéras du répertoire, Fayard, 1979, p. 73).

Mais en Europe, après la mort de Bizet, la carrière de Carmen sera rapide. Le premier triomphe de cette œuvre lumineuse a lieu à Vienne dès le mois d’octobre 1875. Brahms, enthousiaste, assiste à vingt représentations. Richard Wagner et Nietzsche furent, entre autres, des admirateurs de l’œuvre dont Tchaïkovski disait que « d’ici dix ans, Carmen serait l’opéra le plus célèbre de toute la planète » (cité par Les Amis de Georges Bizet). Il a fallu que Carmen connaisse le succès dans le monde entier et notamment aux États-Unis et en Russie pour que l’Opéra Comique mette à nouveau à son répertoire cette œuvre, « Une histoire pure et limpide comme celle d’une tragédie antique, qui commence dans la naïveté d’une carte postale et s’achève dans le sang. » (J.-F. Sivadier, metteur en scène).

Soleil vert dit: à

Le XIXe siècle imbécile … je connaissais l’accueil de Mme Bovary par les autorités politiques et judiciaires, mais celle de Carmen par la critique
musicale FRANCAISE suivie de la mort du compositeur me sidère
https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Bizet

Ed dit: à

Pour Plateforme, le héros dit se réjouir de chaque enfant palestinien mort, suite au décès de la femme de sa vie dans un attentat islamiste. Dans ma chronique, je précise que Houellebecq a lu le Coran entre-temps et s’est fortement adouci par rapport à l’islam, du moins en apparence.

Ed dit: à

Expliquez-moi la vie rose, vous qui êtes si brillante et surtout saine d’esprit.

Pablo75 dit: à

@ Chaloux

Très beau, en effet, ce « Vistement » de Telemann.

Comme ce « Komm Schlaf » (de « Germanicus ») par une autre copine de Jaroussky à la très belle voix: Nuria Rial

https://www.youtube.com/watch?v=C9UBx1nWbik

(Il faut vraiment être très, très, très Con, quand on ne connaît rien à la musique en général et à celle de Telemann en particulier, pour écrire cette enfilade de Perles de Pétomane:
« trouvez-vous chez Telemann une quelconque richesse d’écriture musicale, un truc qui vous fasse grimper aux rideaux ? non ! ce n’est pas à mépriser, mais cela n’a pas un intérêt énorme, sinon celui d’être « facile » à écouter, comme Albinoni : c’est sympa à écouter, mais c’est assez « pauvre » musicalement. »).

Pablo75 dit: à

trouvez-vous chez Telemann une quelconque richesse d’écriture musicale, un truc qui vous fasse grimper aux rideaux ? non ! ce n’est pas à mépriser, mais cela n’a pas un intérêt énorme, sinon celui d’être « facile » à écouter, comme Albinoni : c’est sympa à écouter, mais c’est assez « pauvre » musicalement.
hamlet dit:

Où l’on apprend que notre Pétomane Sourd comme un Pot, spécialiste de Telemann, a écouté ses presque 6 000 oeuvres(dont douze séries de cantates, une centaine d’oratorios, 44 passions, plus de 600 ouvertures à la française, 40 opéras et de nombreux concertos, suites orchestrales, quatuors et sonates).

Mais, encore une fois, qu’est-ce que c’est l’admiration pour la musique de Telemann d’un Bach ou d’un Haendel à côté du jugement de deux Immenses Musicologues de Blog Sourds comme des Pots comme le Pétomane et l’Érudit Analphabète?

Chaloux dit: à

Oui, je peux prendre un grand plaisir à écouter Telemann. Je trouve par exemple que le mouvement de ce concerto, »vistement », qui commence à 2’40 est de ceux dont on ne se lasse jamais. Il me semble animé d’une force méditative, d’une humanité, dont je ne voudrais pas être privé. N’est-il pas sublime?

Concerto pour deux flûtes:

https://www.youtube.com/watch?v=6T-WBsnpXV0&ab_channel=MrVektriol

JiCé..... dit: à

La joie, sincère, de couillus rendant hommage compassionnel aux castrats de bastringue est respectable !
Le reste est affaire de goût ou d’absence de ….

Pablo75 dit: à

Le vulgaire Philippe Jaroussky avec la vulgaire Nathalie Stutzmann chantant le vulgaire « Son nata a lagrimar » du vulgaire Haendel:

Nathalie Stutzmann & Philippe Jaroussky – Recording Handel duet « Son nata a lagrimar »
https://www.youtube.com/watch?v=unb-z1KT3_c

renato dit: à

Peut-être pour vous piquer un canapé ce n’est pas connaître, John B ; moi, je veux savoir de quoi il est fait — pour ce qui est de dire « ce que l’on pense », il faut voir le background [le contexte d’un événement, un ensemble de faits et de circonstances qui forment l’arrière-plan d’un événement et l’expliquent ; l’expérience personnelle, la préparation technique].

hamlet dit: à

Chaloux dit: à

« Telemann, sorte de supermarché du Baroque etc;

Il n’y a pas de raison de mépriser Telemann.
 »

désolé, mais MC n’a pas tout à fait tort, Telemann comme Albinoni et d’autres ont été des moyens de vente du baroque, un peu comme Quignard avec Sainte Colombe.

Chaloux vous dites connaitre la musique : trouvez-vous chez Telemann une quelconque richesse d’écriture musicale, un truc qui vous fasse grimper aux rideaux ? non !

ce n’est pas à mépriser, mais cela n’a pas un intérêt énorme, sinon celui d’être « facile » à écouter, comme Albinoni : c’est sympa à écouter, mais c’est assez « pauvre » musicalement.

Chaloux dit: à

L’Homme sans qualités.

Incroyable Cricri gobe tout :J’avais laissé de côté certains chapitres, des longs développements, mettant en scène une quantité de personnages secondaires représentant divers types de discours (militaire, politique, moral, psychologique, philosophique, esthétique, politique, nietzschéen etc.).

Comment parler des livres qu’on n’a pas lus? Et ça fait des années qu’elle nous tympanise avec ce roman qu’elle n’a fait que survoler, tout en faisant mine de le connaître dans ses moindres recoins. Monnaie de singe. Flaubert dit que « quand on a quelque chose dans le ventre on finit toujours pas le chier », mais quand on n’y a rien ça finit toujours pas se voir.

Pablo75 dit: à

Sur Jaroussky:

On peut, évidemment, dire qu’on aime pas la voix de Jaroussky (ou même celle de tous les haute-contre) ou sa façon de chanter (moi-même je n’aime pas tout ce qu’il a fait, loin de là), mais pas qu’elle est « vulgaire » et que sa carrière est un pur produit du marketing parce qu’il a du succès. Cela est une grosse connerie typique des Grands Jaloux du Succès des Autres, comme notre Pétomane, qui est l’Onfray du Roman Raté.

Jaroussky a été dirigé par tous les grands chefs baroques, les plus connus et les moins connus du grand public, et il a chanté avec tous les grands ensembles baroques, les plus institutionnels et les plus indépendants.

Et ce n’est pas un type frivole obsédé par une carrière commerciale (comme ce n’est pas le cas non plus de son amie Cecilia Bartoli). Jaroussky est un artiste honnête, sincère, qui connaît profondément la musique, qui l’aime et qui ferait exactement la même chose s’il n’avait pas le succès qu’il a.

Encore une fois, il faut l’écouter parler de musique dans ce documentaire:

Bach – Telemann: « Sacred Cantatas » – Philippe Jaroussky

https://www.youtube.com/watch?v=EOcuYaE9zCA

Et écouter au moins à 17min30 son interprétation de la sublime Cantate BWV 82 de Bach.

Il faut être un Gros Connard en entendant cela pour parler de « vulgarité ».

hamlet dit: à

christiane dit: Aimez-vous écouter Kathleen Ferrier ?
 »

Kathleen Ferrier n’est pas une chanteuse lyrique, elle n’a pas la voix d’une chanteuse, Kathleen Ferrier c’est un ange descendu sur terre parmi les hommes, c’est une voix d’ange, elle n’est pas de notre monde. Il y a dans sa voix une fragilité, une profondeur, une pureté…

pour l’HSQ, Marguerite Duras a aussi cette même lecture, avec une référence pour la fin. Au début je préférais le début (qui va jusqu’au milieu du T2), tous ces personnages, chacun incarnant une idée, parfois contraire à sa personne : Stumm, le colonel qui raisonne comme un poète par amour pour Diotime au point de faire de la stratégie militaire un précis de poésie ou de métaphysique, ou Arhneim qui parle à ses associés comme un poète et aux poètes comme un chef d’entreprise (inspiration Chesterton), avec l’âge je relis surtout cette fin fragmentaire et aporétique, comme s’il s’agissait d’un puzzle.

John B dit: à

Non, piquer un canapé ce n’est pas connaître.
Dire « ce que l’on pense », ce n’est pas connaître renato.
Voilà ce que je veux ici préciser.

hot pepper dit: à

Patrick Ducray ( facebook)
Lectrices et lecteurs des greguerías de Ramón Gómez de la Serna.

·
 » Vivir en un siglo es como vivir en todos si se saben mirar con serenidad las piedras. »
 » Vivre dans un siècle, c’est comme vivre dans tous, à condition qu’on sache regarder les pierres avec sérénité. »

Commentaires

Patrick Ducray
On peut lire cette greguería avec des lunettes stoïciennes. Le problème est alors redoutable : les pierres mises à part, qu’est-ce qui reste fixe à travers les siècles ?

J-Luc L.
Je comprends les choses ainsi, sans réfléchir plus avant : pour supporter notre finitude, il faudrait s’inspirer des pierres, leur emprunter quelque chose, mais quoi? Je ne trouve aucune réponse. A souffrir, violemment parfois, de notre fugacité, à m’en sentir pétrifié, je cherche au contraire à échapper au destin des pierres, qui sera peut-être celui de mes os. Et le seul aiguillon auquel je me vois obligé de recourir, c’est derechef ma vie, et l’inconsolable chagrin qui, sans préjudice des joies qu’elle a pu me dispenser, résulte du fait qu’on me l’a infligée.

· Répondre
· 1 h

Patrick Ducray
Tu ne comprends pas du tout la greguería comme moi. Dans mon interprétation, on peut aussi la voir comme une aide pour supporter la finitude mais pas au sens où on s’insensibilise mais au sens où on peut explorer l’infini du temps passé et à venir à partir d’un seul petit canton temporel, le mien. D’où mon allusion à Marc-Aurèle, entre autres, par exemple X, 27 :  » Songer continuellement à quel point tout ce qui est déjà arrivé est semblable à ce qui arrive ; et songer à ce qui arrivera. » Voir aussi VII, 49.

Chaloux dit: à

« pas le premier »

Chaloux dit: à

« Telemann, sorte de supermarché du Baroque etc;

En lisant cette phrase, je me suis dit :le pauvre Coucourbitacé, à mépriser ainsi les trois-quarts de la Création, (et le quart restant ne fait pas le fier) doit se prendre pour Montaigne!
Il n’y a pas de raison de mépriser Telemann.

(@ Pablo. Non pas trop technique l’analyse de P. Cassard, et courte, mais il vaut mieux avoir la partition sous le nez. J’y reviendrai. Quant à son interprétation, c’est surtout cette détestable prise de son très française qui colle l’oreille de l’auditeur au piano qui me semble en cause. Il faut qu’on puisse avoir du recul et on n’en a aucun. Un changement d’ingénieur du son lui ferait le plus grand bien. Je ne suis certainement le premier à le dire mais Cassard est le type du monsieur qui a toujours raison. Très net, par exemple en ce qui concerne le Hanon).

renato dit: à

John B, chacun peut choisir une interpretation d’une œuvre plutôt qu’une autre, etc. Ce qui vaut aussi pour les apéritifs et relatifs canapés. Il serait eu le problème ?

christiane dit: à

@hamlet
Aimez-vous écouter Kathleen Ferrier ? J’aime le timbre de sa voix de contralto. J’écoute en ce moment un enregistrement des lieder de Mahler (poèmes de Friedrich Rückert.). Intimité et éloignement du monde…
Vous m’avez révélé bien des finesses de la pensée de Musil, du sentiment d’étrangeté d’Ulrich, de cette dissolution de son être, d’absence ou de décalage par rapport au monde, dans L’Homme sans qualités.
J’avais surtout retenu l’immense beauté de ce roman inachevé commençant par une description détaillée des mouvements climatiques et planétaires au-dessus de l’Atlantique… pour se retrouver dans la Vienne impériale d’avant la catastrophe de la Première Guerre mondiale et donc aussi dans l’effondrement de cet empire (alias la Cacanie).
J’avais laissé de côté certains chapitres, des longs développements, mettant en scène une quantité de personnages secondaires représentant divers types de discours (militaire, politique, moral, psychologique, philosophique, esthétique, politique, nietzschéen etc.).
Ce que j’aimais c’était ce rempart de solitude qu’Ulrich avait élevé entre lui et les autres et, dans le livre II, à la mort du père, la rencontre lumineuse et narcissique avec la sœur oubliée, Agathe. (renouant avec un mythe, celui de la gémellité d’Isis et d’Osiris, qui veut que l’autre poursuivi ce soit la moitié manquante.)

Pablo75 dit: à

« Telemann c’est Telemann, et Bach c’est Bach, et Telemann n’est pas Bach. »

(Les Nouvelles Perles du Pétomane)

(On demande aux participants de ce blog de ne pas juger de façon précipitée l’état du cerveau de celui qui a eu besoin d’écrire cela pour nous montrer à tous ici l’étendue et la profondeur de ses connaissances musicales. Un peu de miséricorde chrétienne, s’il vous plaît).

Chaloux dit: à

Clopine dit: à
Jacques Drillon n’avait pas, ce vendredi-ci, de féministe sous la main pour la fustiger.

Il ne faudrait tout de même pas oublier que tout cela, souvent, a un envers. Tombé sur ce passage qui ne manque pas de justesse il y a quelques jours:

«Quand je jette un regard sur les ménages de nos amis et voisins, à part de rares exception, je ne peux pas m’empêcher de constater que la plupart des épouses sont des bourreaux et leurs maris de pâles victimes. S’ils se laissent faire, elles les feront mourir à petit feu, elles les anéantiront de parti pris jusqu’à ce qu’ils meurent, avant de les enterrer à peu de frais sans obsèques ni faire-part. C’est ce qui vient de se passer à deux pas de chez nous.»

Marcel Jouhandeau, Nunc Dimittis, Journaliers 1971-1972, p.11.

(Voir aussi le terrible destin de Mr Crump de Ludwig Lewisohn.)

Pablo75 dit: à

Le Pétomane est toujours obsédé avec ceux qui ont du succès (économique ou artistique). Pour lui le succès en littérature ou en art (qu’il confond avec la quantité) est synonyme de nullité. C’est toujours la même histoire avec notre Sourd comme un Pot, il juge tout à partir de son sentiment unique: sa Jalousie de Raté Total obligé de publier à compte d’auteur en Finlande.

Tout ce qu’il écrit il faut le lire sans oublier ce sentiment unique.

Et là on comprend.

John B dit: à

chacun choisi selon sa culture et ses goûts.

Mais qu’est-ce que cela veut dire?
Chacun picore dans une assiette les apéritifs?

et alii dit: à

perles:on dirait que le jeu favori soit de sortir (pondre) la plus grosse, le plus loin, le plus fort:quel ennui,surtout qu’on redoute le « calibreur »

John B dit: à

il y a de la place pour tout le monde

Certaines envahissent jusqu’à la suffocation, n’est-ce pas etalii?

et alii dit: à

Ce que certains ne comprennent pas : il y a de la place pour tout le monde, puis chacun choisi selon sa culture et ses goûts.
bien vu renato

Pablo75 dit: à

J’ai compris: Court est jaloux des Perles du Pétomane et veut que je fasse Les Perles de l’Érudit Analphabète Au Cerveau en Compote.

Désolé, mon Gros Jaloux, deux Pondeurs de Perles c’est trop pour moi – surtout que vous les pondez à une cadence infernale.

À moins que P.Assouline veuille faire une anthologie intitulée « Les Perles de l’Erdelie », je ne vais pas perdre mon temps à collectionner aussi les tiennes, trop nombreuses. Même si certaines me donnent envie, comme celle-là, grandiose:

« Telemann, sorte de supermarché du Baroque, mobilisé aux cotés de Bach, authentique génie, lui, on croit rêver ».

Celle-là elle est tellement bonne que je vais réviser sur le champ mon opinion sur Telemann, admiré et interprété par son ami Bach (il était le parrain de son fils Carl Philipp Emanuel). Parce qu’est-ce que c’est mon opinion ou celle de Bach sur Telemann à côté de celle de notre Érudit Analphabète avec sa compote cérébrale de neurones éteintes?

En attendant, je vais écouter encore une fois son extraordinaire Brockes Passion (1716), dans la version René Jacobs, avec ses sublimes ostinatos de supermarché (de 14min45 à 19min40, de 26min à 27min45, de 29min à 31min).:

https://www.youtube.com/watch?v=RY1a4p4Dtjg

John B dit: à

des interventions qui permettent d’approfondir nos lectures.

C’est étaler sa crème de jour plutôt! 😉

John B dit: à

christiane dit: à

Jibé,
Ce dialogue avec DHH, ces études sur Flaubert, ces interrogations de Paul Edel, de x, de M.Court, de Chantal, de Rose… des oasis dans le désert de la communication… des interventions qui permettent d’approfondir nos lectures.

Mémé C. rameute mielleusement sa troupe en un faux unanimisme fielleux.
Interrogations?
Désert de la communication?
Faiseuse de petits pâtés sur Sa plage, surtout! 😉

renato dit: à

Ce que certains ne comprennent pas : il y a de la place pour tout le monde, puis chacun choisi selon sa culture et ses goûts. Moi, p. ex., je n’aime pas le contre le contreténor — en it. contraltista — et il y aura sans doute un intollerant pour dire que je suis con. Très bien, reste que moi je n’aime pas le contre le contreténor et que lui c’est un paleofasciste.

renato dit: à

« Tentai di suicidarmi, e per poco non m’ammazzavo. »
« J’ai essayé de me suicider et j’ai failli me tuer. »
Gómez de la Serna

christiane dit: à

Jibé,
Ce dialogue avec DHH, ces études sur Flaubert, ces interrogations de Paul Edel, de x, de M.Court, de Chantal, de Rose… des oasis dans le désert de la communication… des interventions qui permettent d’approfondir nos lectures.
Les livres sont déraisonnables, ils nous volent à la vie, fracturant le temps. Quand on les referme, on revient au réel jusqu’à ce que soudain, une phrase venue de l’un d’eux nous revienne en mémoire. Alors, toute affaire cessante, on reprend le livre, cherche la phrase, relit le chapitre et parfois tout le livre.
Et à nouveau, on le referme jusqu’à ce que une critique littéraire trace un chemin que nous n’avions pas vu. On s’interroge… surtout quand deux critiques semblent contradictoires. On cherche à se souvenir… A nouveau, on ouvre le livre. A nouveau on cherche le passage qui nous fait relire tout le livre.
Toutes ces lectures… un palimpseste infini car un livre en attire un autre du même auteur ou pas. Les histoires racontées (romans) deviennent peu à peu moins importantes que l’auteur. Les questions posées deviennent élucidation du monde, des autres et de nous.
Laisser les mots nous mener… Faire cette expérience bouleversante de la langue écrite.
Une autre question : lit-on toujours de la même manière ? Pourquoi avait-on souligné certains passages lors d’une lecture précédente ? Qu’éclairaient-ils en nous ? Qu’éclairent-ils aujourd’hui ?
Derrida écrit que ce qui nous pousse à lire, ce sont « les spectres qui nous obsèdent ». Comment se délivrer de ce quelque chose d’inaccessible qui s’estompe avec le temps permettant de s’ouvrir à l’altérité de l’autre, de devenir, de faire le deuil de la complétude… Peut-être par la pratique inachevée, interminable de la lecture… Un livre en accueille toujours un autre. Il faudra d’autres livres…
La littérature est un lieu d’expériences uniques mais cette solitude enchantée que crée la lecture d’un livre, j’en ai trouvé l’équivalent en dessinant. Une autre façon de lier la présence et l’absence.

Jibé dit: à

@rose
c’est l’art du slalom qui permet de discuter sur ce fil, je ne suis que moyennement bon pour ça…mais je tente.
Belle journée à vous.

closer dit: à

Il n’y a pas besoin de réfléchir longtemps hamlet. On a toujours le droit de critiquer les autres et les autres ont toujours le droit de nous critiquer, ce dont « ils » ne se privent pas jusqu’à, pour certains, vouloir nous exterminer ou, au minimum, nous soumettre.

hamlet dit: à

x dit: (parmi les interprètes « à la mode » tous ne sont pas à jeter)

le problème, me semble-t-il, si l’on prend Jaroussky et Scholl, c’est de faire une star du premier et de laisser le second réservé à quelques « happy fews ».

une culture pour « happy few » ? avec le tout venant qui en met plein la vue pour le grand public et les meilleurs plus subtils à entendre réservés à une petite élite de connaisseurs ?

exactement comme Onfray et Jankélévitch : imaginer que le peuple n’est pas assez futé pour Janké du coup on lui donne à bouffer, matin midi et soir du Onfray ?

et c’est pareil avec Jaroussky : il est à au chant lyrique ce que Onfray est à la philosophie.

je crois que c’est là un gros problème de fond.

D. dit: à

Oh non, Marion Cotillard est trop sophistiquée.
Pour moi dans tous les rôles où elle a joué elle était pas à sa place. Une erreur de castingue perpetuelle, la cotillard. Surtout dans la môme, où l’âme de Piaf n’y était pas du tout du tout.

hamlet dit: à

x Telemann c’est Telemann, et Bach c’est Bach, et Telemann n’est pas Bach, et c’est sans doute compliqué de mettre au point des programmes de concert, pour faire plaisir au plus grand nombre c’est pas toujours très cohénrent…

un arrangement pour hautbois de la partita 1013 pour flute :

https://www.youtube.com/watch?v=WcKiHggWT5Q

x dit: à

M. Court, et encore dans les vrais combats de boxe tous les coups ne sont pas permis et un arbitre extérieur est censé veiller à ce que les règles du jeu soient respectées !
Ici, le modèle revendiqué n’est pas le « noble art » mais la rixe et deux des combattants sont à la fois juge et partie. Quant à déclarer qui est vainqueur, ils appliquent les principes de leur maître en propagande : un mensonge mille fois répété devenant une vérité aux oreilles des spectateurs inattentifs aux enjeux réels.
Les deux compères, cette fine équipe, jouent à la Face tu perds, Pile je gagne.

Si l’on aborde la musique dans un esprit qui n’est pas celui des comparaisons, compétitions, hit parades, classements (lequel n’apporte strictement rien à mon sens), Telemann quand même, Telemann aussi :

https://www.youtube.com/watch?v=5WWxkPxVMuA

hamlet dit: à

closer, non désolé, et croyez-moi je suis vraiment désolé, mais j’ai beaucoup de mal avec votre raisonnement du genre « nous avons le droit de critiquer les autres parce que si vous trouvez mieux ailleurs que chez nous je vous paye 2 fois la différence ».

je veux bien trouver ce type d’argument dans un pub de Carrfour que je toruve dans ma boite aux lettres, mais sérieux closer.

vous savez quoi ? je vais faire comme avec les enfants : je vous laisse réfléchir tout seul dans votre coin à ce que vous dites et on en reparle après. ok ?

et alii dit: à

ROSE? MERCI, mais écoutez plutôt BACH comme le conseille Hamlet;ça fait du bien

Soleil vert dit: à

>Pierre Assouline :  » Jean Cosmo, plutôt fauché, travaille de nuit au tri postal. »

Jean Cosmos (avec un s) travailla un temps aux PTT

closer dit: à

Donc, selon hamlet, il est interdit de critiquer l’islam parce que nous mêmes nous ne serions pas parfaits…

Parfaits non, mais si vous trouvez mieux ailleurs pour moins cher, je vous rembourse deux fois la différence.

Plus bête et plus convenu que ces deux commentaires de hamlet, tu meurs.

En revanche, je suis assez d’accord avec lui sur le Erbarme dich de Jaroussky.

closer dit: à

Charoulet, vous auriez pu ajouter une lichette de Voltaire et une cuillerée de Lévi Strauss..

hamlet dit: à

incroyable de voir encore persister en 2020 cette arrogance occidentale !

on aura beau faire disparaitre tous les poissons des océans et faire la liste de toutes injustices sociales qui naissent chaque jour que nous continuerons de faire les malins et pensez que nous sommes les champions du monde.

pourquoi manquons-nous à ce pont de modestie ?

à cause de nos philosophes, de nos intellectuels et de nos écrivains, non pas les écrivains, mais qui nous donnent l’inpression d’être intelligents, ou même des scientifiques.

et avoir des gens aussi intelligents avec nous, cela nous fait croire que nous sommes intellignets, que nous vivions dans un monde intelligent…

à croire que l’intellignece des socités est inversement proportionnelle à quantité de gens intellignets qui parlent à la télé.

hamlet dit: à

Monsieur Charoulet !!!! pensez-vous vraiment, croyez-vous réellement…
que NOUS, occident chrétien, soyons vraiment en bonne position pour donner des leçons aux autres ?

je veux dire sommes-nous, nous-mêmes, assez vertueux, nos sociétés sont-elles assez harmonieuses et juste pour nous permettre de juger les autres ?

Monsieur Charoulet !!!!!!!!!!!!!

ne pensez-vous pas que vous ferions mieux avant de balayer devant notre porte ?

et alors, quand nous atteindrons ce niveau de liberté, de justice, d’harmonie, si par miracle nous soyons capables de l’atteindre, si dans les gènes de notre civilisation nous puissions par miracle trouver les éléments permettant d’atteidre cet horizon, si nous sommes capables d’aller puiser chez les auteurs que vous citez un minimum de sagesse permettant d’y parvenir…

alors là ! Monsieur Charoulet !!!!!!! je vous accorderez le droit de donner des leçons à la terre entière !

en attendant le seul droit que nous puissions nous accorder est celui de la mettre en veilleuse si vous voyez ce que je vuex dire !

mon Dieu quelle misère que cette bêtise humaine… on avait déjà un Pablo on a maintenant un Charoulet…

hot pepper dit: à

G. de la Serna,

” Sentarse al revés en un banco es ponerse a contemplar el reverso de la vida y volver la espalda al mundo.”
” S’asseoir à l’envers sur un banc, c’est se mettre à contempler l’envers de la vie et tourner le dos au monde.”

rose dit: à

Doumé

Je ne lui ai pas encore dit que j’étais marseillaise ; j’attends un peu.
Pour ma mère il m’a dit  » je ne pourrais jamais te reprocher de t’occuper de ta mère. » Il sait que ma mère est number one.

Marie Sasseur dit: à

Charoulet, les 3 auteurs du XIX eme siècle que vous citez, ont- ils plus de légitimité que les caricaturistes de Charlie du XXIeme, dans l’exercice du tafsir?

Attention, M. Houellebecq , exégète de l’un d’eux, s’est fait pourchasser pour moins que ça dans un roman, paru en août 2001, où le personnage principal a perdu sa compagne dans un attentat, perpétré par des ultra au nom de la religion musulmane .Il se livre à des réflexions qui ont valu à son auteur un hallali médiatique.
Sur les apports de l’islam à la science, je vous renvoie à son roman « Soumission ».

hamlet dit: à

il existait, me semble-t-il, un Erbarme dich par Jaroussky sur youtube, il a dû demander de l’enlever à cause de ça (la version de Jaroussky était tellement criarde et vulgaire qu’il a dû en être lui-même gêné) :

https://www.youtube.com/watch?v=aSsx5Kau8L4

rose dit: à

Doumé, je te l’ai embobiné. ❤

rose dit: à

et alii dit: à
pourquoi mes rêves nocturnes ont-ils plus de réalité pour moi que ces fils de conversation ?

Pck vos rêves nocturnes parlent de vous et cela est essentiel.
Si vous voulez partager, suis toute ouïe bienveillante.

hamlet dit: à

hé l’imbécile ! écoute un timbre de voix qu’on peut qualifier de beau, et il n’y a rien là de subjectif, car c’est simplement une voix qui ne crie pas, qui ne devient jamais nasillarde quels que soient les registres, qui supporte la longueur de note tout en conservant une pureté parfaite.

mais je ne pense pas que tu puisses comprendre ce genre de truc, c’est le problème avec vous Pablo c’est que vous faites perdre du temps à ceux qui essaient de vous convaincre de choses évidentes.

allez parler avec des chanteurs lyriques, en privé, derrière le rideau : ils vous diront tous la même chose !

mais jamais devant le micro, parce que le marketing est roi.

https://www.youtube.com/watch?v=pvqarcasbW4

rose dit: à

Au dessus de mon lit, vais pendre, vaut mieux lui que moi- une très grande toile avec un champ d’oliviers, ce sera mon romantisme désenchanté. Vert.

Hier Doumé m’a dit  » chez nous ». Il parlait de chez moi, mon ancien château que je vais quitter fin octobre.
Je le laisse faire. Les rôles sont bien tranchés. Il est l’homme. Je suis la femme. C vacances à Rome. Italiennes.
Sur le plan de la représentation physique, c la caricature de Jacques D. à une nuance prêt : lui est devant et me traîne. Moi je suis derrière et je vole. C ainsi. Nous n’avons pas de pb. de genre et cela donne une énergie phénoménale.

hamlet dit: à

ne soyez pas étonné MC, nous vivons dans le bruit, que dis-je dans le vacarme, la jacasserie, le hurlement.

La compétition, la victoire du quantitatif : si Jaroussky a eu autant de victoires de la musique alors forcément il est bon, si Onfray a écrit tant de de livres forcément c’est un grand penseur etc etc.

Voilà posées les conditions nécessaires au « ring de boxe » : faites entrer les gladiateurs le spectacle peut commencer.

et alii dit: à

pourquoi mes rêves nocturnes ont-ils plus de réalité pour moi que ces fils de conversation ?

renato dit: à

« Je suis ici parce que j’ai écrit de la poésie, un produit absolument inutile, mais presque jamais nocif. »
Eugenio Montale dans une interview.

https://youtu.be/qi-j2H2gNkE

Patrice Charoulet dit: à

Tocqueville (1805 – 1859)
« L’islam, c’est la polygamie, la séquestration des femmes, l’absence de toute vie publique, un gouvernement tyrannique et ombrageux qui force de cacher sa vie et rejette toutes les affections du cœur du côté de l’intérieur de la famille. […] J’ai beaucoup étudié le Coran […] Je vous avoue que je suis sorti de cette étude avec la conviction qu’il y avait eu dans le monde, à tout prendre, peu de religions aussi funestes aux hommes que celle de Mahomet. Elle est, à mon sens, la principale cause de la décadence aujourd’hui si visible du monde musulman […] je la regarde comme une décadence plutôt que comme un progrès. »

Arthur Schopenhauer (1788 – 1860)
« Le Coran, ce méchant livre, a suffi pour fonder une grande religion, satisfaire pendant 1 200 ans le besoin métaphysique de plusieurs millions d’hommes ; il a donné un fondement à leur morale, leur a inspiré un singulier mépris de la mort et un enthousiasme capable d’affronter des guerres sanglantes, et d’entreprendre les plus vastes conquêtes. Or nous y trouvons la plus triste et la plus pauvre forme du théisme. […] Je n’ai pu y découvrir une seule idée un peu profonde. »
Renan (1823 – 1892)
« L’islam est contraire à l’esprit scientifique, hostile au progrès ; il a fait des pays qu’il a conquis un champ fermé à la culture rationnelle de l’esprit. »

rose dit: à

« Ils ont des techniques d’acier, des voix puissantes, possiblement furieuses, des tessitures très élargies. »

Moi aussi, Rose du Pont de Nemours, je suis possiblement furieuse. Et sourde dingue.

Philippe a bien raison de briser le sachet du thé. Quoi de plus mauvais que le thé en sachet ?
Le haut de mon grangeon est quasiment fini.
De bas en haut :
Framboise, fraise, pêche.
Les meubles vanille.
Songe à une frise abricot.
Immense tapis blanc crème, chantilly.

Cherche une tête de lit en fer forgé en 120.
Je vais vivre dans une crème glacée. Au chaud.

Me restent à peindre la fénêtre et la porte.

rose dit: à

Arthur le fils d’un juge, in La tête contre les murs d’Hervé Bazin que je dévore depu8s deux jours en alternance avec Ulysses de Joyce.

Le dérapage d’un fils de famille.
Hier soir le dérapage d’un père de famille.

rose dit: à

Les mots

On dit sourd dingue.
Suis chez les dingues, enfermée à l’asile avec Arthur, le fils d’un juge. Le bain chaud était une manière de les amollir. Y avait aussi la douche froide. Glacée. Pour calmer l’hystérie.

Mon psychiatre
« La juge fait la morte. »
Oui. Son courrier daté du 20 avril est sans suite. Pas d’audition accordée à ma mère qui depuis six mois et demi répète « qu’est-ce que je fais là ? Je veux rentrer chez moi. » L’enfer sur terre.

rose dit: à

Jibé dit: à
@Christiane
ce que j’aime dans ce roman et dans la manière dont Friedrich l’analyse, c’est la description de cette collusion/collision entre la réalité sociale, si déprimante, du XIXème s.et les personnages jetés là au hasard de leur naissance. Mme Arnoud tellement bourgeoise, Frédéric, si pathétiquement à la traîne. Tellement « raté ». Leurs élans, des riens dans le chaos du temps.

Ceci est très juste, dans votre post:
« Aucune allusion à une douleur. Au lieu de cela, le vis-à-vis d’un monde insensible : l’emballeur, les fiacres qui passent, les hautes maisons — un monde qui continue d’aller, ou qui continue d’être, sans être affecté par l’état psychique du personnage »; on a là une des illustrations de la cruauté du monde réel, ses odeurs et ses fracas, ses formes vulgaires et ses ordures, qui broie les êtres, et que Flaubert a si souvent décrite. Tel quel.

Très belle conversation. Douceur à vous lire ainsi que DHH et christiane sur edith wharton. Joies ineffables de ce blog alors que dehors, dans ce qui fut une famille patriarcale règne le chaos le plus absolu.
La maman prise en otage dans un EHPAD. Deux de ses enfants ne sont pas venus la visiter depuis deux mois. La troisième attend que l’EHPAD réouvre ses portes. Le virus l’a retransformé en bunker.

rose dit: à

Informe-toi un peu, Gros Handicapé de la Feuille :
Je le suis aussi.
Dois avoir un gros bouchon de cérumen. Je n’entends rien.

rose dit: à

J’ai rêvé de ma maman…Je l’emmenais en vacances avec moi.
Hier soir, g pleuré violemment -à l’excipit- chez une amie en matant sur sa tivi Deux jours à tuer avec Albert Dupontel qu’une ancienne élève m’a prêté il y a deux mois. G vidé mon sac.

rose dit: à

Ed

Votre excipit
« Les gamines pour le sexe, les vieilles pour la bouffe. Que demande le peuple ? »

Un peu de compréhension du monde.
Et écrire cela montre, las trois fois, que vous n’y comprenez rien.
Bon we.

JiCé..... dit: à

Samedi 12 septembre 2020, 5h39

Les pastèques écologistes font les durs extérieurement pour faire oublier qu’ils sont mous, car pourris, à l’intérieur…

MC dit: à

Quant à Telemann, sorte de supermarché du Baroque, mobilisé aux cotés de Bach, authentique génie, lui, on croit rêver…

MC

MC dit: à

Sauf qu’on aurait bien surpris le pauvre Bach, le malheureux Fauré, et quelques autres illustres victimes, en leur disant: voila,, pour des raisons de gros sous très vaguement musicologiques, votre musique sera chantée par un castrat qui n’y entend rien, mais qu’importe s’il accumule les prix! Et s’il accumule les prix, il est au dessus de toute critique. Donc taisez-vous! La réussite, si frelatée soit-elle suffit à prouver le talent…
L’expression boxe de blog suffit à prouver ce que j’ai avancé sur un individu qui n’envisage cet espace que sous l’angle des rapports de force. Cqfd.

Ed dit: à

@dhh

Mention spéciale à l’actrice principale Anne-Marie Duff, que j’avais découvert avec son futur marie – le célèbre James McAvoy – dans l’une de mes séries préférées de tous les temps : Shameless. Elle y jouait Fiona, aînée responsable d’une famille de joyeux cassos ahah.

Pablo75 dit: à

@ Chaloux

Piano Sonata No. 21 in B-Flat Major, D. 960 Op. posth: II. Andante sostenuto.

https://www.youtube.com/watch?v=WgDQhx_3gUA

Je préfère, et de loin, la version de M.J. Pires, que j’ai beaucoup écoutée ces deux derniers semaines. Elle est beaucoup plus lyrique et tragique à la fois, beaucoup plus « intense », comme on dit maintenant.

Je trouve Cassard distant, presque froid. Par contre, c’est très clair.

Pablo75 dit: à

Et écoute ça, Pétomane. Prend une leçon de « vulgarité », toi le Porc de Blog qui ne fait ici qu’éructer des conneries et péter des opinions débiles.

Bach – Telemann: « Sacred Cantatas » – Philippe Jaroussky

https://www.youtube.com/watch?v=EOcuYaE9zCA

Pablo75 dit: à

Je n’avais pas vu que le Pétomane a essayé encore une fois (essayé seulement parce qu’arrivern’est pas dans ses moyens) de convaincre des sourds comme lui que Philippe Jaroussky est un chanteur « vulgaire » (cela vient peut-être du fait qu’ayant les oreilles bouchées de naissance, il entend uniquement par le trou du cul).

Informe-toi un peu, Gros Handicapé de la Feuille:

« A 36 ans, le contre-ténor français qui chante Mozart, Vivaldi, Pergolèse, et que le monde entier s’arrache, collectionne les disques d’or. Rencontre. »

Par Jacques Drillon

Publié le 01 mai 2014

https://www.nouvelobs.com/magazine/20140501.OBS5858/toujours-plus-haut-a-36-ans-le-contre-tenor-francais-qui-chante-mozart.html

Jibé dit: à

@Christiane
ce que j’aime dans ce roman et dans la manière dont Friedrich l’analyse, c’est la description de cette collusion/collision entre la réalité sociale, si déprimante, du XIXème s.et les personnages jetés là au hasard de leur naissance. Mme Arnoud tellement bourgeoise, Frédéric, si pathétiquement à la traîne. Tellement « raté ». Leurs élans, des riens dans le chaos du temps.

Ceci est très juste, dans votre post:
« Aucune allusion à une douleur. Au lieu de cela, le vis-à-vis d’un monde insensible : l’emballeur, les fiacres qui passent, les hautes maisons — un monde qui continue d’aller, ou qui continue d’être, sans être affecté par l’état psychique du personnage »; on a là une des illustrations de la cruauté du monde réel, ses odeurs et ses fracas, ses formes vulgaires et ses ordures, qui broie les êtres, et que Flaubert a si souvent décrite. Tel quel.

Pablo75 dit: à

Pablo, as-tu lu le Schubert de Philippe Cassard? A propos de la D 960, il dit des choses très intéressantes sur l’apparition du trille chez Schubert, pour en venir à des conclusions assez proches des tiennes.
Chaloux dit:

Non, je ne l’ai pas, mais il est dans ma liste de livres à trouver. Ça vaut le coup? Tu as appris des choses sur l’ami Franz? Ce n’est pas trop technique?

Jibé dit: à

@hamlet
je ne pense pas que Flaubert soit un réac façon Maurras. Il est désenchanté là où Maurras croit encore à quelque chose.

Jean Langoncet dit: à

@l’appartenance au phénomène hippie.

Une illustration de ce que peut être l’appartenance au phénomène hippie, rose ?

rose dit: à

, » Paul Edel écrit que les héros de Wenders, Handke, Le Clezio… « sont saisis par un désir d’ensauvagement » et « affirment que les relations humaines deviennent précaires et fuyantes entre les personnages. » »

He marquerai une nuance Christiane dans votre comprécédent insérant le terme hippie.

Surtout chez Handke, il me semble qu’une gravité liée intimement aux deux guerres mondiales imprègnent cet auteur, bien plus que l’appartenance au phénomène hippie.

rose dit: à

Christiane, Diap

Merci.
Les innocentes d’Anne Fontaine.

Le même parti-pris de la neige, la glace pris dans le film Un roi sans divertissement sur le roman de Giono adaptant le gel des coeurs & au gel des corps au gel des paysages.

Bouleversifiant.

rose dit: à

Marie Sasseur dit: à
@Sauf peut-être Marion Cotillard que je n’ai jamais pu blairer.
Alors qu’elle est exceptionnelle.

Moi non pluß.
Et pire son mari. Qui fut doué (Ne le dis à personne).

Assez de ce lien.
Assez.
Pitié.

B dit: à

Personnellement je n’en regarde aucun. Le jeu d’acteurs étrangers est si loin d’atteindre la qualité française.

Vous aviez recommandé de voir Blade runner 2049. Il parait que pour l’éclairage c’est en ce moment.

Marie Sasseur dit: à

Ce merci a la criée, comme celui du marin qui noie son désespoir dans la grappa, un des marins qui mangent
Sur des nappes trop blanches
Des poissons ruisselants
Ils vous montrent des dents
A croquer la fortune
A décroisser la Lune
A bouffer des haubans
Et ça sent la morue ,
confirme de belles promesses d’un renouveau torride entre la foldingo et son granfou, sous les remparts de St Malo, sur la plage pourrie abandonnée, où les mouettes mazoutées vont s’écraser mollement.

Bloom dit: à

Faulkner, Faulkner !

Regressus ad uterum, dans The Brooch, nouvelle majeure de Faulkner.

Although it was detached from the house proper and the whole depth of it from his mother’s room, he nevertheless stuffed towels carefully about and beneath the door, and then removed them and returned to the bedroom and took the down coverlet from Amy’s bed and returned and stuffed the door again and then hung the coverlet before it. But even then he was not satisfied. He stood there, thoughtful, musing, a little pudgy (he had never taken any exercise since he gave up trying to learn to dance, and now what with the steady drinking, there was little of the young Italian novice about his figure any more), the pistol hanging from his hand. He began to look about. His glance fell upon the bath mat folded over the edge of the tub. He wrapped his hand, pistol and all, in the mat and pointed it toward the rear wall and fired it, the report muffled and jarring though not loud. Yet even now he stood and listened as if he expected to hear from this distance. But he heard nothing; even when, the door freed again, he moved quietly down the hall and then down the steps to where he could see clearly the dark transom above his mother’s door. But again he did not pause. He returned up the stairs, quietly, hearing the cold and impotent ratiocination without listening to it: Like your father, you cannot seem to live with either of them, but unlike your father you cannot seem to live without them; telling himself quietly, « Yes, it seems that it was right. It seems to have known us better than I did, » and he shut the bathroom door again and stuffed the towels carefully about and beneath it. But he did not hang the coverlet this time. He drew it over himself, squatting, huddling into it, the muzzle of the pistol between his teeth like a pipe, wadding the thick soft coverlet about his head, hurrying, moving swiftly now because he was already beginning to suffocate.

Chaloux dit: à

Pablo, as-tu lu le Schubert de Philippe Cassard? A propos de la D 960, il dit des choses très intéressantes sur l’apparition du trille chez Schubert, pour en venir à des conclusions assez proches des tiennes.

Chaloux dit: à

Belle journée de castagne, tous mes compliments. Et ce pauvre Paimpopol qui la ramène avec son « merci Christiane », ferait mieux de me présenter des excuses. Quant au coucourbitacé, n’en parlons pas, il est dans le potage!

Hurkhurkhurk!

Marie Sasseur dit: à

Une main, ça change tour le temps.

France Inter , seule radio française à détenir le top officiel.

21h08.

une main ... dit: à

le 11/09/2020 à 20 h 59.

Marie Sasseur dit: à

@Il me semble que M. Drillon est un homme de l’Est, miss sasseur, pour qui le désamour de la quiche n’appartient qu’aux déracinés.
????
Ce délire du chiqueur.

Quand on maltraite le fromage à ce point, en faisant des 3.1459, auxquels il manque quelques décimales , il vaut mieux ne pas se moquer de R. Clayderman !

christiane dit: à

Merci, Jibé.
Cet article sur Flaubert écrit par Hugo Friedrich, (paru dans le n°141 de la revue Littérature, pages 115 à 139) est impressionnant.
Il est traduit ici pour la première fois en français par Philippe Dufour. C’est un chapitre du livre de Friedrich consacré à Balzac, Stendhal et Flauber : « Drei Klassiker des französischen Romans ».1939.

Ce qui me fascine c’est quand Hugo Friedrich cite un fragment du roman pour préciser sa pensée. Par exemple, à propos de l’accumulation qui produit une dévaluation du lyrisme romantique :
« Quand Mme Arnoux apprend que celui qu’elle aime veut se marier, on lit : «Madame Arnoux suffoquait un peu. Elle s’approcha de la fenêtre pour respirer. De l’autre côté de la rue, sur le trottoir, un emballeur en manches de chemise clouait une caisse. Des fiacres passaient. Elle ferma la croisée et vint se rasseoir. Les hautes maisons voisines interceptant le soleil, un jour froid tombait dans l’appartement.» (L’Éducation sentimentale, p. 355)
Aucune allusion à une douleur. Au lieu de cela, le vis-à-vis d’un monde insensible : l’emballeur, les fiacres qui passent, les hautes maisons — un monde qui continue d’aller, ou qui continue d’être, sans être affecté par l’état psychique du personnage.
Quand Frédéric Moreau rentre dans Paris, plein d’enthousiasme à l’idée de revoir bientôt celle qu’il aime, la diligence le fait passer devant les baraquements, les cabarets couleur sang de bœuf, les maisons sales et les êtres misérables d’un faubourg : lamentable réalité qui s’oppose à la disposition intérieure.
Frédéric Moreau connaît le destin de tous les personnages flaubertiens : l’exil de l’être face au devenir et aux choses. »
C’est passionnant, d’autant plus que dans le même temps, Paul Edel écrit que les héros de Wenders, Handke, Le Clezio… « sont saisis par un désir d’ensauvagement » et « affirment que les relations humaines deviennent précaires et fuyantes entre les personnages. ». Ses auteurs préférés, les romanciers centre- européens du XXe siècle, « redécouvrent le monde du réel… la sensation vraie dans la marche, la déambulation, le parcours, la quête solitaire. » tout en fuyant un monde qui les effraie.

Ces critiques littéraires et analystes ont « une présence au monde si particulière… ». Ils affinent et amplifient notre lecture.
Déjà Gisèle et DHH m’avaient fait relire « L’Éducation sentimentale ». Avec Taillandier et Friedrich c’est une occasion de relire ce roman, différemment encore.

hamlet dit: à

Jibé dit: Dans cairn.info, superbe article sur Flaubert, son pessimisme
 »

pessimiste ? quel euphémisme, réactionnaire plutôt, dommage qu’il soit pas né quelques décennies plus tard il aurait fait un parfait petit maurrassien et là la problème était réglé !

hamlet dit: à

« Ouvertes au 18e s., ces véritables prisons pour filles mères, ou jeunes filles considérées comme ‘délurées’, n’ont fermé que dans les années 1990. »

jamais compris pourquoi on les fermées, encore un signe de la décadence morale actuelle…

Bloom dit: à

En Irlande, les fille mères enfermées dans les Madgalen Laundries n’étaient pas issues de la bourgeoisie, mais de toutes les classes sociales et surtout les plus défavorisées. C’était la manifestation d’une oppression de masse, dirigée contre les femmes en tant que telles, et infligée par une société intégralement régie par l’Eglise catholique irlandaise, servie par des nones zélées, entièrement dévouées à l’humiliation de leur prochaines.
Ouvertes au 18e s., ces véritables prisons pour filles mères, ou jeunes filles considérées comme ‘délurées’, n’ont fermé que dans les années 1990.
Plusieurs films et documentaires ont été réalisés sur le sujet, notamment l’excellent’The Madgalen Sisters’ de Peter Mullen (d’une dureté inouïe mais censé être plusieurs crans en-deça de la réalité) & Les Blanchisseuses de Magdalene, réalisé par France 3.
En 2013, le premier ministre Enda Kenny a présenté les excuses officielles de l’Etat irlandais « à toutes ces femmes pour le mal qui leur a été fait, et pour la stigmatisation dont elles ont fait l’objet », qualifiant ces blanchisseries-prisons de « honte nationale».

DHH dit: à

@ Ed
merci de m’avoir fait retrouver le titre du film sur ce bagne irlandais , que ma mémoire, devenue avec l’âge bien parcellaire, n’avait pas conservé

lmd dit: à

Dave Brubeck, oui ; mais qu’en dites-vous, vous qui dites des choses intelligentes sur tout ? Un commentaire sur l’inventivité rythmique de Joe Morello? Sur l’élégance de Paul Desmond ? Sur la rusticité (ou l’efficacité ?) du piano de Brubeck ?

hamlet dit: à

D. dit: Le jeu d’acteurs étrangers est si loin d’atteindre la qualité française
 »

pas que le jeu des acteurs, les dialogues aussi, les idées, les enjeux… et aussi la façon dont les personnages incarnent leur rôle,

t’as raison D. le cinéma français c’est le plus top du monde :

https://www.youtube.com/watch?v=hKUobKwqawA

D. dit: à

Celle que j’aime bien c’est Binoche.

D. dit: à

Bon on a rien appris, tout va bien. Je le savais.

D. dit: à

Sauf peut-être Marion Cotillard que je n’ai jamais pu blairer.

D. dit: à

Ce n’est qu’un film étranger, Ed.
Personnellement je n’en regarde aucun. Le jeu d’acteurs étrangers est si loin d’atteindre la qualité française.

Pablo75 dit: à

Bien répondu à ce fantoche, M.Court !
christiane dit:

Madame Lèchecul-Pètesec ne rate pas une occasion de draguer de façon non dissimulée l’Érudit Analphabète. C’est dire l’état de manque dans lequel elle se trouve, la pauvre…

Pablo75 dit: à

Pétomane, on sent vraiment que tu es au bout de rouleau, à bout d’idées, à bout d’arguments, à bout de mots, à bout de neurones…

Quel plaisir, te voir écumant de rage, faute de pouvoir répondre avec des raisonnements sérieux. Au lieu de riposter aux coups, tu abois, et tes aboiements sont pathétiques chez un vieillard comme toi.

Tu es si peu doué pour la Boxe de Blog que ton copain Court. On se demande ce que font deux Clowns comme vous ici.

DHH dit: à

Dans les institutions que j’évoquais, ces auxiliaires de la sauvegarde des apparences ,objectif si consubstntiel à la morale bourgeoise des siecles passés, le enfants offerts à l’adoption moyennant finances etaient un sous-produit du camouflage par les familles bourgeoises de la « tache » qui aurait affecté leur respectabilité.
Un peu differents ces couvents irlandais encore en activité il y a quelques decennies- qui ont fait l’objet d’un film assez récent – où les bonnes sœurs accueillaient pendant leur grossesse de jeunes filles isolées dont elles commercialisaient l’ enfant né sur place
Ces enfants offerts a l’adoption aupres de gens fortunés à travers un reseau international, leur etaient sauvagement arrachés a un âge tres tendre à leurs meres qui restaient des annéees enfermées dans ces couvents, exploitéees comme ouvrières taillables et corveables de leur activité commerciale de blanchisserie ;Un scandale qui a fini devant les tribunaux
A propos de ce film excellent que j’avais vu avec interet , j’avais lu des reflexions de M Bilger sur son blog

D. dit: à

C’est repoussé à 17h 30, dans 18 minutes.

renato dit: à

«…vaste marché… ». Et l’adoption, nada ?

DHH dit: à

@christiane
merci ;j’ai lu et je me suis amusée de cette lecture tres fine de roman -magnifique portrait d’Arnoux! qui se trouve comme polluée par les a priori de la morale bourgeoise la plus étriquée .

et alii dit: à

x vaste marché où on vient consulter des offres commerciales indisponibles en France – car interdites – pour acheter un bébé qui sera conçu en Espagne, en République tchèque, au Canada, en Ukraine, partout où « la législation est souple », comme l’écrit la coordinatrice de l’aide aux patients d’une clinique venue promouvoir ses services. Sans davantage d’inquiétude pour son homologue française établie à Bordeaux, une sorte de « passeur » qui permet aux couples français de franchir le pas vers la marchandisation de la fertilité, avec une formule « all inclusive » pour un voyage procréatif agréable où sont négociés, par la clinique, les tarifs des hôtels et organisés les voyages en avion.
des forfaits alléchants : 1 embryon 1800 euros, 2 embryons 3000 euros. Ou encore des réductions pour les membres d’une association française : « 5180 euros au lieu de 6350 euros, soit une réduction exceptionnelle de 1170 euros pour un traitement avec don d’ovocyte ». Qui dit pire ?
causeur à closer

hamlet dit: à

D. dit: Et toi hamlet, tu vas buller comment ?
 »

en lisant Snoopy : toujours fidèle à ce qui était inscrit à l’origine écrit sur les dollars : « in Dog we trust » ! et qu’un imbécile amoureux des anagrammes a idiotement transformé.

et toi ?

Diap dit: à

Rose:
Christiane
Ce film fait par une femme sur les religieuses violées par la soldatesque et les nouveaux-nés posés dzns la neige par la mère supérieure poir être.mzngés par les lojps.
Jusqu’à ce qu’une s’insurge.
Un film polonais ? »

Les Innocentes, d’Anne Fontaine

D. dit: à

Et toi hamlet, tu vas buller comment ?

christiane dit: à

@Rose
Oui, « Les Innocentes ». Un beau film franco-polonais, coécrit et réalisé par Anne Fontaine, sorti en 2016. Film dur mais lumineux sur le viol des femmes en temps de guerre dont des religieuses.
Une interrogation entre elles qui croient et celle qui ne croit pas… Un film émouvant et plein d’intelligence que j’avais aimé.
Anne Fontaine dans cette fiction, s’est inspiré d’un fait réel et du journal de Madeleine Pauliac, jeune médecin à l’Hôpital français de Varsovie.
(Mathilde Beaulieu médecin de la Croix Rouge française, athée et rationaliste, est appelée au secours par une jeune religieuse dans un couvent : l’une des religieuses va accoucher. Neuf mois avant, des soldats soviétiques ont envahi le couvent et violé les religieuses.)
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/angers-49000/un-film-sur-le-viol-de-religieuses-en-temps-de-guerre-4033690

D. dit: à

Bon dans 40 minutes le premier ministre déballe tout. À vos postes.
Moi je veux être tout seul avec mon chat dans ma bulle. Une bulle à deux.

renato dit: à

Le Labirinto della Masone, x, oui plusieurs visites de cette forêt de bambous.

renato dit: à

À propos de religieuse, le chef-d’œuvre du pâtissier genevois Hautlé* bien à part, Serena de Giovanni Arpino — titre it. La suora giovane, 1959 —. Selon Montale un court roman qui « a tout l’air d’être un chef-d’œuvre du genre ».

https://pin.it/3d8wLOr

christiane dit: à

DHH,
si vous avez un moment… le regard de Taillandier sur « L’Éducation sentimentale », Frédéric Moreau et Mme Arnoux, et sur Flaubert, ce « misanthrope » qui « ne se déride jamais, et rédige consciencieusement ses procès-verbaux » est dur.
Sa conclusion est sans appel : « Il est donc impossible de ne pas protester en fermant le livre ; on se dit que tout cela est faux, que l’auteur n’a peint ni l’amour ni l’action, qu’il calomnie l’humanité, que la vie est chose de haut prix et que l’art se renie lui-même en s’obstinant à désenchanter l’œuvre de Dieu. »

Les critiques littéraires avaient la dent dure !
https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Roman_misantropique

x dit: à

DHH, je n’ai pas suivi le début de cette conversation, peut-être était-ce de là que ça partait : il y a aussi un nouveau genre de fermes de bébés où les nourrissons « commandés » et portés par des femmes payées pour ça sont bloqués pour cause de Covid.
Quelqu’un sait s’il s’est finalement tenu ce salon Désir d’enfant ?

christiane dit: à

@M.Court
Bien répondu à ce fantoche, M.Court !
« En vain tâche-t-il d’être acéré, mordant, comme la scie qui coupe la pierre, comme l’au-forte qui laboure le cuivre : dans sa préoccupation de l’effet, il songe avant tout au procédé. Le voilà confiné dans un laboratoire malsain. » aurait ajouté René Gaspard Ernest Taillandier.
(J’ai détourné ces lignes d’un texte que je réserve à DHH…) pour vous détendre.

rose dit: à

euh…
Et dans Hugo y a hue -go.

Puis koi encore ?

x dit: à

Merci, renato, ça marche en copiant/collant.

Aviez-vous eu l’occasion de visiter le fameux labyrinthe de FMR ? (nos borgésiens de choc n’ont rien relevé, mais ce n’est pas grave)

rose dit: à

DHH dit: à
Une de ces « fermes de bébés ,où on envoyait jusqu’a leur accouchement suivi l’abandon de leur bebé, les filles de la bourgeoisie qui avaient « fauté », afin de dissimuler leur faute et d’espérer les marier, a été il y a quelques années au centre d’un feuilleton télévisé ;
J’en ai oublié.

DHH
Ce n’est pas en Irlande par malheur ?

rose dit: à

Ont failli former.
N’ont pas formé.

rose dit: à

poir être mangés par les loups
Dslée

Des moniales toites jeunes et jolies à croquer.

À hurler.

rose dit: à

Christiane
Ce film fait par une femme sur les religieuses violées par la soldatesque et les nouveaux-nés posés dzns la neige par la mère supérieure poir être.mzngés par les lojps.
Jusqu’à ce qu’une s’insurge.
Un film polonais ?

christiane dit: à

Jibé dit à @Christiane
« les moniales de Diderot sont bien vivantes, certaines tout du moins. Il en va de la vie de nonne et de celle du moine comme de chacun et chacune, c’est ce qu’il en fait. A condition d’être là où il a désiré être. Et ça aussi, c’est complexe. Entre le désir d’y être et celui de répondre au désir des autres et/ou le bouclage dans le couvent, une gamme de situations presque infinie.
Savons-nous d’ailleurs à quoi et à qui nous obéissons quand nous sommes où, et avec qui, nous sommes?
Thomas Mann en connaissait long sur ces thèmes, by the way. »

Bien répondu, Jibé. Je vois que nous sommes sur la même longueur d’onde !

rose dit: à

formeraient.
Auraient formé.
Ont failli formé.
Ont oublié de former.

rose dit: à

Renato
Emballez.
C pesé.

D. dit: à

Rose et renato formeraient un beau couple.

rose dit: à

comça
youtube/nq9nl4IN_us

rose dit: à

comme ci

youtu.be/nq9nl4IN_us

rose dit: à

L’ail au supermarché.
On croît rêver.

renato dit: à

Comme ça, peut-être
Nicolaus Bruhns (1665 – 1697), la génération entre Buxtehude et Bach.
Quatre préludes pour orgue :

youtu.be/nq9nl4IN_us

hamlet dit: à

Pablo, un cadeau pour vous, la merveilleuse voix de Jaroussky, écoutez ce timbre, ce grain

pas étonnant que vous aimez ça, Pablo le mélomane, parce que la qualité de cette voix est à l’égale de celle de votre esprit, vulgaire :

https://www.youtube.com/watch?v=KxnBjAaJWCc

hamlet dit: à

Pablo : « Un conseil: arrête la boxe de blog »

c’est vous qui êtes pathétique mon pauvre Pablo.

« Pablo le boxeur de blog », celui qui hait les universitaires, et Breton, Deleuze, Boulez…

c’est quoi votre histoire de boxe Pablo ? le moyen de virer de ce blog ceux qui écrivent des commentaires intéressant ?

dans quel but Pablo ?

pour qu’il ne reste plus que vos échanges pathétiques avec chaloux ?

Pablo vous vous êtes rendu compte que vos commentaires ne disent absolument rien ?

Ce n’est que du vide enrobée par votre grande gueule.

du vide mon vieux !

et je vous mets au défi je me donner un seul exemple contraire !

de m’écrire un seul commentaire où vous ne pondez pas des lieux communs sur vos piles de livres, vos piles d’auteur, vos piles de disques…

quand on gratte un peu derrière votre grande gueule on ne trouve que du vide !

parce que vous êtes un type vide ! à l’esprit vide ! un beauf à la con à l’esprit vide !

vous n’êtes qu’un grand rien du tout Pablo !

je comprends bien que vous puissiez bluffer des mauvais lecteurs, et quand vous sentez que de meilleurs lecteurs risquent de déceler ce vide en vous, vous fassiez des efforts pour les exclure de ce blog. c’est bien ça le sens qu’il faut donner à votre esprit boxeur ?

Jibé dit: à

PS je pensais à la Montagne magique, en écrivant. Ces situations juxtaposées de personnages qui « s’informent » les uns les autres. Qui sont à la fois très eux-mêmes et à la fois très dépendants des regards et des désirs des autres.

Phil dit: à

Il me semble que M. Drillon est un homme de l’Est, miss sasseur, pour qui le désamour de la quiche n’appartient qu’aux déracinés, bien qu’une entente montagnarde et bien droite court les crêtes jusqu’à la Savoie.

Jibé dit: à

@Christiane
les moniales de Diderot sont bien vivantes, certaines tout du moins. Il en va de la vie de nonne et de celle du moine comme de chacun et chacune, c’est ce qu’il en fait. A condition d’être là où il a désiré être. Et ça aussi, c’est complexe. Entre le désir d’y être et celui de répondre au désir des autres et/ou le bouclage dans le couvent, une gamme de situations presque infinie.
Savons-nous d’ailleurs à quoi et à qui nous obéissons quand nous sommes où, et avec qui, nous sommes?
Thomas Mann en connaissait long sur ces thèmes, by the way.

Marie Sasseur dit: à

M’aurait bien étonnée que l’infect ne ramène pas tout à sa quiche lorraine.

Tourner dans tous les sens ne sert à rien pour la fondue, si on n’a pas trouvé le fromage qui va bien, le blanc qui va bien. L’ail c’est le plus facile à trouver: au supermarché.

Mais pour le kirsch, alors là, c’est la mission.

renato dit: à

Bon, apparemment l’orgue d’Allemagne du Nord refuse de passer en rouge — si cet compositeur vous interesse copier-coller.

renato dit: à

Pardon,

Quatre préludes pour orgue : youtu.be/nq9nl4IN_us

renato dit: à

Nicolaus Bruhns (1665 – 1697), la génération entre Buxtehude et Bach.

Quatre préludes pour orgue : youtu.be/nq9nl4IN_us

Brinqueballe dit: à

Il y en a qui mettent leur Loudvique van B. le matin, d’autres leur bouffe du soir et d’autres encore leur memoranda d’ Ehpad, alors pourquoi pas Gomez de la Serna! 😉

hot pepper dit: à

 » Disparaba su encendedor como quien se suicida elegantemente. »
 » Il allumait son briquet avec l’air de quelqu’un qui se suicide élégamment. »
G. de la Serna.

x dit: à

« ce n’était pas du tout un romancier (encore une fois comme Audiberti »

Amateurs de jugements de seconde main, bonjour !
Quand on les lit, et nonobstant les craintes exprimées par Paulhan, les romans d’Audiberti sont absolument extraordinaires.
Si l’on apprécie l’ « inventivité verbale » (guillemets de citation, non de distanciation) et graphique, des lettres à Paulhan, comment pourrait-on ne pas admirer ses romans, non d’un froid respect, mais à la folie ? comment pourrait-on ne pas se laisser embarquer par leur souffle, leur puissance ? comment ne pas y reconnaître les trouvailles, les rapprochements inattendus, les motifs, la tendresse, l’ « hénaurme » à l’occasion, la cruauté, tout ce que l’on rencontre aussi bien dans sa poésie et sa correspondance ?

hamlet dit: à

Pablo c’est le Michel Onfray du blogapaçou

Chantal dit: à

Je comprends, ici c’est pas mieux.

Pablo75 dit: à

Court, tu deviens pathétique.

Je crois que tu as alzheimer, tu es alcoolique, tu es en train de devenir fou et tu fais exprès de lire à l’envers parce que tu es un tricheur, tout cela à la fois.

D’ailleurs, c’est difficile de croire que ton dernier post tu ne l’as pas écrit bourré, tellement il est confus, mal écrit et mélange les torchons et les serviettes.

Un conseil: arrête la boxe de blog et va te faire soigner…

D. dit: à

Bon, je vais acheter du PQ et de la farine et je reviens.

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