de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Des femmes disparaissent

Une découverte ? Sans aucun doute. Une révélation ? Probablement. Avec le recul des quelques mois écoulés depuis sa parution, Certaines n’avaient jamais vu la mer (The Buddha in the Attic, traduit de l’anglais par Carine Chichereau, 144 pages, 15 euros, Phébus) a tout du petit livre inattendu d’une parfaite inconnue qui a réussi à discrètement s’imposer par sa force tranquille, sinon par l’évidence de ses qualités : originalité du thème, puissance du récit, maîtrise de la prose poétique, parfaite adéquation de l’une aux autres. On ne peut même pas dire que Julie Otsuka, californienne d’origine japonaise née en 1962, nous était arrivée précédée par sa légende car nul ne connaît en France le Pen Faulkner Award qui avait couronné son livre ; et son premier roman Quand l’empereur était un dieu (Phébus 2004), un portrait de groupe d’une famille américano-japonaise internée pendant la guerre, ne la fit pas sortir de l’ombre, du moins pas en France. Que s’est-il passé cette fois ? Le bon vieux bouche-à-oreille, enthousiasme efficace des libraires relayé par les médias le tout amplifié par le buzz, a remplit son office. Les lauriers du prix Femina étranger firent le reste.

L’histoire vraie sur laquelle repose le récit est elle-même peu connue. Au début de l’autre siècle, des japonaises, vierges, jeunes et inexpérimentées, pieds plats et kimonos, se virent proposer le voyage de San Francisco à seule fin d’y épouser un Américain, souvent originaire de l’archipel nippon, dont elles ne connaissaient que le nom et la photo. Ne les appelait-on pas les « picture brides » ? En s’embarquant, ces jeunes filles des villes et des montagnes voyaient pour la plupart la mer pour la première fois. Cette « invitation », qui fleurit sur le terreau de la misère, fut très tôt confrontée à de dures réalités une fois sur place : travaux agricoles et domestiques éprouvants, maltraitance conjugale, racisme ordinaire, déracinement, incompréhension d’une autre langue et d’une autre culture etc C’est peu dire qu’elles en furent désenchantées. D’autant que leur amertume paraissait sans fin : au mépris que leur témoignaient les enfants nés de ces unions, rejetant violemment leur héritage, s’ajouta bientôt, très précisément au moment de l’attaque de Pearl Harbour, la méfiance sinon la haine d’Américains qui eurent tôt fait de les assimiler à une Cinquième colonne sournoisement inflitrée au cœur de la population. Le soupçon de trahison porta la psychose si haut et si fort que ces «agents de l’ennemi » furent déportés dans le désert du Nevada et celui de l’Utah. Le rêve américain s’achève en cauchemar. Le sujet a peu inspiré les écrivains jusqu’à présent. Le grand public n’a guère lu que Snow falling on cedars (Bloomsbury, 1995) dû à un blanc, David Guterson ; quant aux auteurs japonais qui se sont penchés sur la question, la plupart ont curieusement écrit à destination de la jeunesse.

Expansive tout en gardant un ton intime, Julie Otsuka a eu l’intelligence de s’effacer, de ne pas essayer de « faire de la littérature », afin de mieux faire résonner la parole de ces femmes abusées et désabusées. Chronologique, le récit est bref et dégraissé, économe et précis. Rien ne convient mieux à l’expression de la pudeur que le parti pris de sobriété. On ne doute pas que sa peinture, à laquelle elle a renoncé pour s’exprimer par l’écriture, devait être aussi minimaliste. Au fil de huit séquences narratives à la tonalité incantatoire, le lecteur est engagé à méditer, d’abord sur la souffrance de l’exil, puis sur la douleur de l’absence. Car vient un temps où ces femmes disparaissent, laissant un vide signalé par un détail qui dit tout. Leur plainte rend un son particulier qui fait toute la réussite de Julie Otsuka.

Aujourd’hui encore, l’auteur conserve par devers elle une photographie, retrouvée aux Archives nationales, légendée : « San Bruno, California. Family of Japanese ancestry arrives at assembly center at Tanforan Race Track.” C’est peut-être la matrice de ses deux livres : sous l’objectif de Dorothea Lange, on y voit ses parents et ses grands-parents, bourgeois américains d’origine japonaise, rejoindre le 19 avril 1942 les 120 000 semblables qui seront internés à Topaz, Utah, l’un des dix camps à eux réservés pendant la seconde guerre mondiale. Autant d’ennemis de l’intérieur à isoler d’urgence.

(« Des parlementaires américains examinent les passeports de ces « Picture brides » le 25 juillet 1920 au bureau de l’immigration d’ Angel Island, Californie » photo Bettman ; « La famille de Julie Otsuka sur le chemin du camp d’internement » photo Dorothea Lange)

 

Cette entrée a été publiée dans Histoire, Littérature étrangères.

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commentaires

255 Réponses pour Des femmes disparaissent

capric dit: 5 mars 2013 à 23 h 54 min

les femmes se font aussi disparaître :
« In her « Landscape Series, » Peruvian artist Cecilia Paredes uses body paint, makeup and other materials to blend into colorful wallpaper backgrounds. For more disappearing acts, »

la trad était fractale , mandeliennement fractale dit: 26 février 2013 à 14 h 08 min

faire mentir un proverbe comme « un tien vaut mieux que deux »: en remettant ici le lien sur la disparition des langues : et s’il y avait un
lien avec la dispraition des femmes ?
La traduction en français du livre de Nicholas Evans vient opportunément rappeler au public francophone l’ampleur et, surtout, la gravité d’un phénomène sur lequel peu de communication est faite dans sa langue : l’extinction linguistique massive qui se produit actuellement.

mapsiah et bolduc dit: 12 février 2013 à 20 h 22 min

Artiste chinois mondialement connu pour sa série de photographies-performances de camouflage, « Hiding in the City », Liu Bolin dévoile jusqu’au 9 mars (Galerie Paris Beijing-Paris. 54, rue du Vertbois. 75003) des images réalisées en Chine et à Paris en 2012. « Je dirais pour ma part que c’est l’environnement qui s’empare de moi et je ne peux pas choisir d’être actif ou passif » explique Liu Bolin.

vav dit: 4 janvier 2013 à 1 h 47 min

Beate Gordon, Long-Unsung Heroine of Japanese Women’s Rights, Dies at 89
who at 22 almost single-handedly wrote women’s rights into the Constitution of modern Japan, and then kept silent about it for decades, only to become a feminist heroine there in recent years, died on Sunday at her home in Manhattan.

court dit: 2 janvier 2013 à 11 h 24 min

Merci, Céline, je l’ai lue.Vous n’etes malheureusement pas la seule victime de ces effets d’ascenseur.
Concernant Brion les deux romans d’avant-guerre ont mal vieilli, et le dernier, posthume, n’aurait pas du etre publié par Madame Brion. Il reste que c’est un grand fantastiqueur.
Je suppose que dans les non chroniqués, figurent certaines Fleursde Ruines?
Cordiales pensées à vous tous.

MCourt

W dit: 1 janvier 2013 à 17 h 59 min

Appréciable Céline qui de l’élégance qui sied à son rang se voit contrainte d’étaler ses panneaux solaires pour indiquer sa modeste position!

W dit: 1 janvier 2013 à 15 h 23 min

confidence ,parce que je ne dispose de personne à tanner ,le seul auteur dont je pourrais rêvé qu’il ait pu écrire toute la bibliothèque s’appelle Henry ,par exemple,de lui:
« Alexandros sortit une table et mit la nappe.Il me suggéra de faire le tour des lieux et de visiter les ruines.Je l’écoutai comme en extase.Oui,sans doute,c’était le devoir de faire un tour et de se pénétrer de tout. » –Le colosse de maroussi–

W dit: 1 janvier 2013 à 14 h 55 min

Je ne sais si vous êtes porté transporté déporté ,moi non rien de tout ceci et vos suggestions parodiques n’y changeront rien,je le crains .Je recueille néanmoins votre intention qui se paye de mots, comme sans doute des milliers d’ex-communié ;nouvel an plus païen que jamais!

W dit: 1 janvier 2013 à 14 h 49 min

édition recherchée en rupture mais accessible pour 9 euros seulement en téléchargement,villa Des Hasards — Albin Michel / .

Bloom dit: 1 janvier 2013 à 13 h 31 min

Titres pas porteurs (suite):

Ballade au bout de la nuit
Une chatte sur un toit givrant
Un autobus nommé désir
Auschwitz, ma chérie
Guerre et absence de conflit
SMS d’une inconnue
(…/…)

CELINE dit: 1 janvier 2013 à 12 h 10 min

Cher Marc Court, merci ! Je lirai « Villa des hasards », et le passerai à mes deux soeurs comédiennes.
Vous me rappelez que j’avais bien aimé « Se trouver » de Pirandello, mis en scène par notre ami Stan Nordey, avec Emmanuelle Béart…
Mon père est avec moi à Gorbio, sans Internet, il affecte de ne pas profiter de mon ordinateur, mais je sais qu’il pense fidèlement à vous. Il affecte aussi de jouer les bourrus du Jour de l’An (sinon les « ravis » à Noël) en nettoyant l’abri des chevaux … et en les bourrant de carottes. Quant à la RdL, il râle parce que les livres qui l’ont intéressé en France cet automne ont été fort ignorés par les billets. Mais ce n’est pas bien grave.
Enfin, nous nous souvenons que Marcel Brion vous est cher, et notre famille lectrice le connaît un peu, sur l’art, l’Allemagne romantique et les nouvelles des « Eclats de la haute nuit » par exemple.
Nous vous souhaitons sincèrement une année émouvante et féconde.

CELINE

BAV dit: 1 janvier 2013 à 11 h 35 min

Mais enfin vous n’êtes pas sans ignorer que les lettres abolissent les frontières et clivages,Nous sommes tous ensemble pour poursuivre la quête et la soif éperdue de lumière,pour dessiner la trace de l’Homme et pas uniquement de celui qui a vu l’ours .

Kantor dit: 1 janvier 2013 à 7 h 05 min

On peut le penser en étant français. Bonne année, cher Mangeclous. Et à tous les autres pingouins de ce site. A moi m^eme qui porte admirablement le noeud papillon qui a provoqué récemment un tsunami en Indonésie quand j’ai eu la facétieuse idée de le remettre d’aplomb.

Votre maître à la marguerite bien visible.

Bloom dit: 1 janvier 2013 à 1 h 17 min

pocketbook packetboat, gapmangunrun; the lightofother days, dire dreary darkness; our awful dad, Timour of Tortur; puzzling, startling, shocking, nay, perturbing; went puffing from king’s brugh to new customs

court dit: 1 janvier 2013 à 0 h 59 min

Céline, sur l’actrice et le théatre mis en abyme comme sujet de roman, voyez Marcel Brion et sa méconnue Villa des Hasards.
Saluez de ma part CP.
Trés bonne année à tous.
MC

d. dit: 1 janvier 2013 à 0 h 51 min

je vous l’annonce, 2013 sera l’année où l’Epée séparera de son tranchant le bon grain de l’ivraie, les brebis des boucs.

Bloom dit: 1 janvier 2013 à 0 h 37 min

Pour compléter ce que dit ueda, et aller dans le sens contraire des souverains poncifs proférés par le l’Ignorant de service:
-primo, la politique de l’enfant unique, qui date des années 80, ne concerne pas les minorités et est parfois pratiquée de façon souple, dans les campagnes, où un 2e enfant est autorisé si le 1er est une fille…!!!
– deuxio, depuis une quinzaine d’années, dans les modestes bourgades de Shanghai, Beijing et Guangzhou, les parents eux-mêmes enfants uniques, sont autorisés, voire encourqgés officiellement à avoir deux enfants.
– tertio, le paragouin peut prendre peur, depuis 3 minutes que j’écris, il est né 45 Chinois.
2013, l’année où le sens de la complexité viendra au Simplet? Pas si sûr!

d. dit: 1 janvier 2013 à 0 h 30 min

je ne suis pas là pour vous accuser. vous êtes tous mes frères et je n’ai pas à vous accuser. l’accusation est diabolique.
je suis là pour vous rappeler certaines réalités que l’accusateur par excellence a précisément dissimulées derrière un rideau de fumée soufrée. celle que vous voyez en ce moment monter des voitures qui brûlent à travers ce pauvre pays qu’est devenu la France, des pièces d’artifices tendues désespérément à bout de bras, l’iphone au vout de l’autre bras, mais qui ne font que donner un peu plus de ténèbres aux ténèbres déjà extrêmement profondes.
pauvres terriens, pauvres terriens. alors que Ce qui vous guérit est à portée immédiate de votre cœur et qu’il n’y a qu’à prononcer son Nom en fermant les yeux.

d. dit: 1 janvier 2013 à 0 h 11 min

vous avez raison, Philippe, le cannibalisme est l’un des plus grands problèmes de notre temps. personnellement je me suis toujours refusé à manger qui que ce soit, c’est une question de principe, mais je sais qu’il n’en est pas de même pour tout le monde, hélas!

d. dit: 1 janvier 2013 à 0 h 09 min

je vous souhaite une bonne année, Thierry, et à vous aussi Daaphnée, même si j’attends toujours votre cadeau de Noël, je ne vous en veux pas et je ne m’arrête pas à ce genre de chose. je suis devenu totalement un autre homme à présent.

Giovanni Sant'Angelo dit: 31 décembre 2012 à 22 h 09 min


…une grande pensée à notre ami Paul Edel,

…la ponctuation et les fautes d’orthographes pour voguer en tout sens,…aux gré de la passion sur le vif du sujet aborder,…
…ce flou littéraire,…ces clichées à la  » Bilitis « ,…à craquer d’imagination voluptueuse,…tout ces actes administratifs comme des gadgets lubriques pour nous faire oublier l’enfer de nos états,…la sodomie par les lois,…les tortures par les taxes,…qui n’a pas cracher le morceaux,…
…nos inquisiteurs du ficelage populaire,…Oui,…
…du pain, du vin et du Boursin,…et nos bricoles pour rester en notre éternelle jeunesse,…en compagnie de notre capitaine de croisière,…notre bien-aimé,…Pierre Assouline,…

W dit: 31 décembre 2012 à 21 h 17 min

Une année jouissive à vous et à Eucalyptus ! et surtout ne perdez pas un centimètre de ce bourg alpestre ,Gorbio que chacun vous envie,quelle chance avec votre famille que ce pays de neige, bientôt belle endormie…

Jacques Barozzi dit: 31 décembre 2012 à 20 h 20 min

« Ce n’est qu’un début!
Help ! »

Et ueda oublie de dire qu’il se fait faire un lipo-filing pénien !

Jacques Barozzi dit: 31 décembre 2012 à 20 h 19 min

« Ce n’est qu’un début!
Help! »

Et ueda oublie de dire qu’il se fait faire un lipo-filing pénien !

ueda dit: 31 décembre 2012 à 19 h 20 min

Bonne soirée à tous les intervenants de ce blog, et à son grand timonier!
Pour les voeux, ce sera un peu plus tard.

Mais je sens que 2013 ne nous apportera pas que des malheurs.

On peut faire la liste des événements stupéfiants qui nous attendent:

JC se convertit en poète lyrique
bouguereau devient végétarien
renato devient baba cool
M. Régniez fait son coming out (de quoi, on ne sait pas encore)
Sergio fait de la bicyclette
Clopine choisit les banlieues difficiles
Bloom se rase la tête et vit en dhoti
Christiane ose le cuir
Daaphnée pouponne
Barozzi craque pour Mme Boutin
alec décide de devenir un beauf
Dexter propage l’hédonisme libertarien
Giovanni suit Sollers et renonce à la ponctuation

Angot écrit comme Bobin
Euh…

Ce n’est qu’un début!
Help!

Giovanni Sant'Angelo dit: 31 décembre 2012 à 17 h 34 min


…réponse,…dans les cintres,…

…juste,…avant Felix Popotin dit: 29 décembre 2012 à 10 h 19 mn,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 31 décembre 2012 à 17 h 21 min


…des solutions faciles,…des gains faciles,…des religions faciles,…la police facile,…des ministres faciles,…des banques faciles,…
…des raisonnements faciles,…des idiots faciles,…des filles faciles,…des éducations faciles,…des saints faciles,…des cons faciles,…des  » à la carte  » faciles,…des cons « contents » faciles,…
…c’est quoi la mondialisation,…facile,…pour les nuls,…faciles,..
…un monde pourris pour des gens à l’obédience gangster,…ou est le frein,…pour quelles qualités,…contraire aux déchaînement des sens assimilé à la liberté,…un monde drogué de tout les extrêmes et alors,…vous l’avez,…gardez-le,…si c’est votre niveau de conciliation des hégémonies,…baignés vous dedans,…
…la terre dira,…c’est toi qui m’a fait ainsi,…j’ai été soumise à votre volonté,…
…ramassés ce que vous y avez semer,…
…manger vous par vos pieds,…peuples unis de connivences et cacophonies de gestions de l’humanité,…montrer vous devant vos miroir,…vous avez réussi quoi,…en outre d’être ridicule et gavés de nombrilismes à tous les degrés,…
…les honneurs , les mérites,…pour quoi faire,…que retiendras l’Histoire de nos turpitudes sur les sacrifiés désenchantés,…
…le début du XXI° siècle,…déjà,…la boite de Pandore  » renouvelée « ,…avec les nouveaux centaures des finances et de gestions,…la liberté des unions-forcées,…
comme des mariages,…des crédits,…des contrats,…les élections »libres »,…vous contraignants à la « majorité » arrangée,…
…etc,…autant en emporte les vents,…rien à redire,…longue vie à Satan,…il a des siècles de bon boulot à accomplir,…au moins un qui travaille,…pourvu qu’il ne demande pas une augmentation,…c’est la crise,…aussi aux cieux,…
…etc,…Oui,…la dignité des instincts,…que Dieu tu aura,…Ah,…Ah,…
…grands culs continuons le combat,…of course,…2013,…2014,…99.338,…Allo,…Allo,…&,…y a jamais personne qui répond,…maillots 36_37,….etc,…la Gloire,…elle n’en a rien à foutre,…

CELINE dit: 31 décembre 2012 à 16 h 36 min

Cher Jacques, moi itou, pour les rivages.

Je pars à Gorbio pour quelques jours, avec mon père, pour retrouver les chevaux et la mer.

A cause de votre « Goût du cinéma », j’ai songé aux dires de Mauriac sur L’Actrice… Et Je n’oublie pas une remarque de vous à C.P. : moi aussi, art mineur ou non, je fonds parfois pour une chanson, « Down in the valley » ou « Le Bal chez Temporel ».

Bonne année à vous et à tous !

Philippe Régniez dit: 31 décembre 2012 à 16 h 25 min

Vous manquez le point, l’indignation à géométrie variable selon les races et les intérêts personnels de certains intervenants. Jean-Paul II était un pape moderniste, je vous le laisse.

Jacques Barozzi, votre angoisse de la pleine mer n’est que l’illustration de tous vos problèmes.

Jacques Barozzi dit: 31 décembre 2012 à 15 h 46 min

Ne provoquez pas le Régniez, ueda, il risquerait de nous sortir son crédo sur les Musulmans !

JC et Céline, moi dans la mer, ce que je préfère ce sont ses rivages : la pleine mer m’angoisse ! Et pour la beauté et l’origine de nos antiques civilisations, rien de mieux que les rivages de la Méditerranée.
Bonnes fêtes à tous et que 2013 vous soit un grand cru !

ueda dit: 31 décembre 2012 à 15 h 12 min

Nous ne pouvez pas décrire un pays immense comme la Chine en quelques phrases simples, M. Régniez, sans que ces phrases (qui contiennent une parcelle de vérité) ne deviennent nécessairement fausses.

« En Chine, les enfants travaillent à partir de 7 ou 8 ans quinze heures par jour pour une poignée de riz – encore un miracle chinois,mieux que l’Angleterre victorienne. »
Le bol de riz est un cliché (le riz, c’est le sud).
Il vaut mieux commencer ce type de phrases par: « on peut trouver en Chine… », et on aura raison sans trop de peine.

« La Chine pratique la politique obligatoire de l’enfant unique, les autres passent à la trappe ».
Vous êtes en retard. Dans une société qui s’enrichit on peut faire un ou 2 autres enfants en payant les multiples amendes.
Depuis cette année, le gouvernement travaille à une réforme de cette politique, en raison du vieillissement.

« La Chine pratique également la déportation de populations entières selon ses besoins économiques. »
Vous vivez à une autre époque.
L’Etat chinois n’a plus besoin de déporter des populations.
Les 250 millions de travailleurs migrants dans les villes sont venus attirés par la croissance économique des côtes. En maintenant le système des « livrets de résidence » et en édictant des permis de résidences hiérarchisées, les autorités peuvent préserver de bas salaires au pris de l’inégalité (résidents/ migrants).

La Chine pratique les exécutions selon les besoins du marché international d’organes.
Le nombre des exécutions n’est pas dictée PAR le trafic d’organes international. Ce trafic contribue à corrompre un système judiciaire et pénitentiaire lui-même corrompu, mais ce n’est pas la même chose.

« La Chine…  »

Bah, M. Régniez, rappelez vous Jean-Paul II: « n’ayez pas peur ».
Il y a suffisamment d’horreurs dans ce pays pour ne pas en rajouter…

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