de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline
Deux princes de la litote

Deux princes de la litote

Incroyable ce qu’Eric Chevillard suscite de réactions, souvent épidermiques et hostiles, dans la République des livres. Que leur a-t-il fait ? A croire qu’il déplaît souverainement à un type de lecteurs, que l’on aurait tort de ranger parmi les internautes car, depuis des années qu’il tient blog à l’enseigne de l’Autofictif, il a su créer son propre cercle d’@ficionados. Le fait est qu’ici, même quand il s’agit de toute autre chose que de ses livres ou de sa personne, il surgit vers le centième commentaire, se fait déchirer ou louer avant de disparaître tel un point Godwin de la conversation numérique. Qu’est-ce qu’il prendrait chaque jour s’il ouvrait le robinet à parlotes sur son propre blog ! Une légion de modérateurs éprouvés n’y suffirait pas.

Cela ne devrait pas s’arranger avec Le désordre Azerty (201 pages, 17 euros, Les éditions de Minuit). Sa prose d’eau claire est pourtant harmonieuse, douce et tempérée. On n’y sent pas l’encouragement à la violence. Il tient que la chaussure fut d’abord inventée pour dissimuler le pied, ce qui se discute. Il tient aussi que le style est la langue natale de l’écrivain, le pays suit, étant entendu qu’un style impose une présence dès la première page, dès les premières lignes, ce qui est son cas incontestablement ; l’écriture blanche, qualifiée de neutre et plate, ennemie des effets et de la métaphore, en prend pour son grade, ce qui ne manque pas de sel sous la livrée de Minuit. Il tient enfin que le photographie recouvre le monde d’une pellicule supplémentaire, et que les écrivains sont rarement beaux ce qui ne facilite pas la tache des photographes commis à leur tirer le portrait. Lui a commencé à se faire la tête de Rimbaud (moue orgueilleuse et butée, iris d’un éclat violet, moue dégoûtée), et l’âge venant, a fini par se faire la tête de Beckett (visage ascétique et buriné) ce qui ne l’empêche pas, dans un élan de lucidité, de se résoudre à sa tête à claques « face de cire molle où l’ennui et l’imbécillité ont empreints et confondu leurs traits »ericchevillardazerty

Doué pour l’inventaire. Non pas « à la Prévert », plutôt à la Chevillard, c’est plus absurde. Il se souvient aussi. Non pas « à la Perec », plutôt à la Chevillard. Cela n’est pas moins immémorial. L’article « Quinquagénaire » en témoigne avec éclat. Les entrées de ce dictionnaire enamouré de la littérature, du zoo, du kangourou et du water-closet sont étranges. Quel autre abécédaire se lancerait à l’assaut du lecteur en commençant par huit pages sur « Aspe » ? A l’entrée « Humour », on croit découvrir les secrets de celui de l’auteur, l’un des ressorts de son œuvre, et pas le moindre de ses attraits ; mais en réalité, c’est plutôt « Humoriste » qu’il aurait dû intituler ce chapitre car il s’intéresse à ceux qui en font profession, et dont chacun sait qu’ils sont, en fait, des rabat-joie. .

« Chevillard : Boucher d’abattoir qui vend sa viande en gros ou demi-gros ». Sauf que dans sa variante littéraire, il fait plutôt dans le détail, le fragment, l’ellipse. Tout le monde rêve. Mais quand Chevillard s’y met, cela prend un tour spéculatif. En surgit un charme certain destiné à enfoncer le réel. Dieu n’est pas son cousin, contrairement aux apparences. Il se dit même athée, carrément, ce qui ne l’empêche pas d’aspirer au repos éternel afin de rattraper une partie de son sommeil en retard. Quant aux preuves de l’inexistence de Dieu, qu’il prétend être en mesure de produire publiquement, vous pouvez le croire sur parole ; je n’en dirai pas davantage afin de ne pas gâcher le suspense. En revanche, je puis vous confier qu’il s’autorise un morceau de bravoure sur l’utilité de la littérature.

Il la divise en deux catégories : celle qui délaye et celle qui condense. On sait qu’il relève de la seconde, craignant d’être asphyxié par l’épaisseur produite par l’universel bavardage. On voit que sa théorie de la littérature ne risque pas de faire concurrence aux essais de Gérard Genette. Ainsi lorsqu’il veut justifier  du nom de l’auteur sur la couverture : « Plutôt que de courir toute sa vie après le dernier mot, formuler le premier ». Et voilà. A ne pas rater, l’entrée « Marquise ». Irrésistible. Chez lui, la marquise sort à pas d’heure. « Le roman sortit à cinq heures. A six heures, on réimprimait. Merci qui ? Merci marquise ! ». Il n’y a que lui pour déceler dans une mâchoire des prémolaires en voie de molairisation, et une intelligence de 1400 cm3 dans le cerveau d’André Leroi-Gourhan, préhistorien il est vrai.

Un peu Aymé pour le fantastique, un peu Vialatte pour les métaphores animales, un peu Wilde pour le sens de l’understatement, et c’est ainsi que Chevillard n’est pas le plus petit. Son livre est aussi réjouissant qu’est décourageant le bouquet d’hommages qui paraît en même temps, pierre tombale légèrement prématurée, à peine moins granitique qu’une Pléiade. A se demander si ce Pour Eric Chevillard n’a pas été dirigé contre lui. Malheur à celui qui se laisse embaumer de son vivant ! Le désordre Azerty, ça ne sert à rien, mais ça fait tellement plaisir, ce qui est déjà beaucoup.

Dans le paysage littéraire français, un autre qu’Eric Chevillard élève avec grâce l’art de la litote au rang des beaux-arts. Jacques A. Bertrand est son état-civil mais il est si banal, et son propriétaire si discret, que cela ne se sait pas assez. Sa voix offre bien des ressemblances avec celle d’Eric Chevillard. Un alliage de douceur, de légèreté, d’humour, d’euphémisme, de charme, de poésie du quotidien, bouquet tressé par une langue d’une précision remarquable. Ce qui n’empêche pas, à l’occasion, la gravité du propos non plus que la dureté du jugement. Encore faut-il qu’ils s’imposent. Ce qui aurait pu être le cas de Comment j’ai mangé mon estomac (111 pages, 14 euros, Julliard). Explication : cet homme incite son estomac à se digérer lui-même. Ce qui est déconseillé. Imaginez : le narrateur (Je n’est pas un autre, pas celui-là) se découvre un cancer avancé du cardia et de l’œsophage, tandis que sa femme, à qui on avait trouvé une tumeur au sein, pousse la mélancolie jusqu’à faire ses adieux au monde.

bertrandPlus désespérant, il n’y a pas. Même lorsqu’on a été prévenu par le Docteur Knock : « La santé est un état précaire qui ne présage rien de bon ». Il voit une chance dans cette simultanéité. D’autres écrivains, la plupart, en auraient fait un chant des plus sombres. Chronique de nos morts annoncées ! En stéréo ! Lui est resté Jacques A. Bertrand, fidèle à sa manière n’importe la météo. Chacune de ses réflexions, quelle qu’en soit la nature, pourrait s’achever par : « … ce qui n’était pas dans mes habitudes ». Le cancer aussi. Il raconte donc cela en facétieux sous des dehors nonchalants, sinon blasés, malgré le cynisme qui pointe son museau lorsqu’il dénonce la bêtise chez ses contemporains. Il ne sait pas ce qui l’attend au juste mais ne s’en désole pas. On se doute bien que la souffrance est là, et la douleur jamais loin, mais ce serait inélégant d’insister, alors l’espiègle demeure dans l’insouciance. Sans abuser des bons maux. En shakespearien accompli, il ne pense qu’à ça : mourir, dormir, rêver peut-être… Ici aussi, comme chez Chevillard, on retrouve l’ombre familière d’Antoine Blondin (« L’Homme descend du songe ») et celle d’Alexandre Vialatte décidément (« L’Être humain, à l’exemple de l’automobile et de la bicyclette, réclame des contrôles techniques réguliers »).

Pas l’ombre de la dérision dans son évocation de l’indignité du corps malade mis à nu devant les infirmières même, de la chambre aux allures de cellule, des plateaux-repas cafardogènes, des nausées provoquées par la chimiothérapie, du trou noir consécutif à une anesthésie lourde, de l’attente interminable dans l’atroce salle du même nom et de l’angoisse qui s’en suit. L’hôpital lui fait découvrir son corps pour la première fois. Pas le moindre lamento. Ce récit hospitalier, couturé d’incertitudes, est composé dans l’esprit de la mise à distance et du pas de côté. Un leitmotiv un brin nostalgique le ponctue : « Il restera toujours les dîners au clair de lune, les soirs de fin d’été ». Loin, très loin du luxe affiché dont il se moque en un paragraphe où il exécute « la misère coûteuse » des riches dépourvus de la moindre imagination, de toute étincelle d’esprit.

On lui épargnera la scie selon laquelle l’humour est la politesse du désespoir. Disons plutôt que si son ironie est douce, elle n’a rien d’amère. Quelque chose de l’anti-Job en lui : au lieu de demander au ciel « Pourquoi moi ? » il demande à la terre : « Pourquoi pas moi ? ». Il est vrai que Jacques A. Bertrand pousse la délicatesse, tel François Villon, jusqu’à « dire à toutes gens merci », au cas où, par précaution. Ce récit épatant d’un homme qui a pour principe de séjourner le moins possible dans les hôpitaux, et qui a vraiment du mal à envisager la vie sans lui, on en aurait ri si on n’en avait pleuré.

(« Intellectuels à la rotonde » toile de Tullio Garbari ; Eric Chevillard et Jacques A. Bertrand » photos D.R.)

Cette entrée a été publiée dans Littérature de langue française.

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commentaires

704 Réponses pour Deux princes de la litote

rose dit: 5 février 2014 à 20 h 38 min

Après j’ai regardé la femelle avec son mâle. C’était moi et pas elle.
Elle le gratouillait sur la nuque sous la tête ses oreilles le chipotait tout le temps. Lui était d’un calme olympien. Elle réclamait tout le temps encore.
Les autres croyaient qu’ils se battaient.
Moi je savais que c’était l’amour.
Elle avait faim attendait devant la porte à glissière que la soigneur donne la pitance. Lui attendait loin ; pas mendiant ; pas réclamant : royal. Maquillé. Splendide.

Elle était plus fine que lui plus active aussi.

Elle a fini par aller s’allonger à côté de lui, mais en retrait légèrement.

Comme ils sont beaux tous deux.
Même hors de leur jungle.

rose dit: 5 février 2014 à 20 h 33 min

l’animal aussi invente je pense : j’ai regardé le gorille au zoo à F. : il avait ses deux grands bras poilus qui l’enserraient lui-même. Très serrés contre lui. Très longs ses bras. Puis il s’est gratté. Très nonchalamment. M’a regardée. Re. Puis a tourné le dos ostensiblement.
Dans l’espace cage, il y avait de la paille claire jeté comme celle que l’on emploie pour envoyer une porcelaine de Chine de manière lointaine, très fine.
Il en avait étalé soigneusement une couche pour se faire un lit et il était là.

Je crois que l’animal sait plus que nous sa finitude et la tristesse de son sort.
Nous tâchons d’échapper.
Eux pas.

Mme Michu dit: 4 février 2014 à 19 h 26 min

le commentaire de 11 h 48 min n’est que de l’usurpateur jc

Possible que je m’en fiche et que par ailleurs je préfère cela à un diagnostic…

guillaume dit: 4 février 2014 à 9 h 10 min

« T’aurais dû la violer, écouter ton côté sapiens néanderthalien…  »

jc t’es toujours aussi con

Brother Rape Tout dit: 4 février 2014 à 9 h 07 min

« Et tout dernièrement encore la femme que je désirais ardemment s’est refusée à moi »

Son manque de jugement est effarant, dédé ! T’aurais dû la violer, écouter ton côté sapiens néanderthalien… elle aurait changé de point de vue à ton égard, sure !?

D. dit: 3 février 2014 à 22 h 59 min

Bouguereau,

Avez-vous eu des succès dans votre vie ?
Moi, ma vie n’a été qu’une longue suite d’échecs. Et tout dernièrement encore la femme que je désirais ardemment s’est refusée à moi, et en plus j’ai découvert fortuitement qu’elle convolait avec un concubin avec qui elle n’était ni mariée ni même fiancée, moi qui la croyait pure et pour tout vous dire vierge. Il n’en était rien. Elle avait même été enceinte presque en cachette et dissimulait un enfant bâtard fruit de son péché. L’horreur totale. La déception parmi les déceptions. Et pourtant je continue à l’aimer. Comment expliquer cela ?

des journées entières dans les arbres dit: 3 février 2014 à 21 h 47 min

monsieur michu, le htagfrance 3 c’est pour les djeunes.
En fait c’est un dièse. Un dièse.

Mme Michu dit: 3 février 2014 à 21 h 27 min

Monsieur l’Arborant, quelle surprise, j’ai vu passer un titre destiné à informer le public que la télé-réalité nuisait aux résultats scolaires, la tradition orale n’est plus ce qu’elle était.

Mme Michu dit: 3 février 2014 à 20 h 27 min

C’est quoi le programme ce soir ? Parler de ce qui se passait déjà il y a 20, 40 ou 60 ans ? Bon, il n’y a vraiment rien de nouveau alors ?

des journées entières dans les arbres dit: 3 février 2014 à 20 h 18 min

« l’Université est à mes trousses… ! »

Dis-donc Eric, tu en as parlé au docteur ?

kicking dit: 3 février 2014 à 20 h 15 min

faut sonner avec une bouteille de rouge pourri..poli..et dire.. »jarrive pas à dormir alors je viens avec vous »..

oui mais voilà baroz il n’aime pas les soins palliatifs..

bouguereau dit: 3 février 2014 à 18 h 01 min

la Pologne un coup y en a un coup y en a pas…

ha c’est fort vrai..l’ukraine c’est 5 coup y’en a pas et 1/2 coup y’en a

bouguereau dit: 3 février 2014 à 17 h 54 min

tu m’étonnes baroz..et toi zouzou avec ta boule puante..zêtes des billes..faut sonner avec une bouteille de rouge pourri..poli..et dire.. »jarrive pas à dormir alors je viens avec vous »..ça marche à tous les coups..au bout de 2 -3 verres tu fais le reloud..tu dis des cochonneries plus pire qu’eux..

bouguereau dit: 3 février 2014 à 17 h 50 min

mais ces jeunes gens n’appartiennent pas à un milieu défavorisé et sont tous plus ou moins étudiants, ce qui est d’autant plus impardonnable.

..comme si que t’avais jamais été jeune hé! et pissé aux portes en sonnant..évidemment quelquefois tu tombais sur un gorille..le libéralisme c’est le gout du risque

Phil dit: 3 février 2014 à 17 h 19 min

Sergio, il faut dire que la statue du bon gros roi est la seule partie ratée de la place Stanislas. Khenaton laissé celle du gendre Louis XV ? élégante et raffinée, déboulonnée par les socialiss de l’époque.

Sergio dit: 3 février 2014 à 16 h 58 min

atelier d’écriture dit: 3 février 2014 à 16 h 39 min
la pirouette

Boh les vraies idées c’est que aimer boire et chanter… Le reste ça marche tout seul en roue libre…

Marcel dit: 3 février 2014 à 16 h 55 min

atelier d’écriture dit: 3 février 2014 à 16 h 39 min
En Marcel, à défaut d’un prince de la litote, nous tenons un baron de la pirouette.

Pirouette, cachuète, j’aime assez cela.
Cela ne m’empêche pas d’être révulser par violences faites aux femmes et aux enfants, et par l’énormités des chiffres justement.

Un femme décède tous les deux jours suite à des violences conjugales.

Serai-je le dernier des dernier si je disais : « Ah, la pauvre ! »

Sergio dit: 3 février 2014 à 16 h 53 min

Phil dit: 3 février 2014 à 16 h 15 min
ceux qui ne savent pas situer la Pologne sans iphone.

Oui mais là on peut pas trop leur reprocher, vu que la Pologne un coup y en a un coup y en a pas… Mais alors la place Stan un jour je me suis fait poirer à mesurer à l’empan la base de la statue pour ma 3D… Croyaient que je creusais une sape comme au Linge… ILs voulaient m’empaqueter me fouiller comme dans Papillon savoir si j’embarquais pas un des nouveaux pavés slovènes… Ha les rats !

atelier d'écriture dit: 3 février 2014 à 16 h 47 min

« Dieudonné M’bala M’bala: French ‘quenelle’ comedian banned from UK
Home Office warns border officials not to let controversial comic into UK to support Nicolas Anelka in ‘quenelle’ gesture hearing. »
Guardian

Marcel dit: 3 février 2014 à 16 h 36 min

@atelier d’écriture

Enfance en danger, oui, parlons-en. Il faut impérativement informer Valls de ce qui se passe dans le foyer de Chevillard. Il raconte des histoires à ses filles pour les endormir, mais en fait ce sont des histoires qui leur font faire d’effroyables cauchemars et les traumatisent pour la vie entière. Ecoutons-le :

« Parfois Boucle d’or est rebaptisée Crâne d’œuf. Parfois, les trois ours deviennent trois poux. »

Plus jamais ça ! En prison Chevillard et ses enfants sécurisés à la DDASS !

On ne pourra pas dire que je suis hors sujet !

voisinage dit: 3 février 2014 à 16 h 27 min

u. dit: 3 février 2014 à 16 h 05 min
Ça sert à vouloir les raisonner, j’ai toujours réglé ça avec deux boules puantes.

Pas quand ils sont dans un état second, càd la plupart du temps. ce sont des rejetons de bourges puants (ils ne le sont pas tous), qui croient avoir tous les droits

atelier d'écriture dit: 3 février 2014 à 16 h 16 min

u. dit: 3 février 2014 à 16 h 11 min
… sauf à se lamenter sur la nature humaine dont vous affirmez l’inexistence.

Ah bon ! Où donc ?

Phil dit: 3 février 2014 à 16 h 15 min

Sergio, la place Stanislas, une des plus belles d’Europe écrivait Joanne qui s’y connaissait en Europe et en places, impose le respect même à ceux qui ne savent pas situer la Pologne sans iphone. Dit autrement, ça interpelle les davincicodés.

u. dit: 3 février 2014 à 16 h 11 min

Chiffre « noir ».

On ne peut rien conclure de ces chiffres absolus sans les comparer à ceux d’avant ou d’à côté, sauf à se lamenter sur la nature humaine dont vous affirmez l’inexistence.

u. dit: 3 février 2014 à 16 h 05 min

Ça sert à vouloir les raisonner, j’ai toujours réglé ça avec deux boules puantes.
Évidemment, il faut sortir aussi.

Sergio dit: 3 février 2014 à 16 h 00 min

Marcel dit: 3 février 2014 à 15 h 05 min
la peau lisse au cul

Ha là je sais pas ce qu’ils ont à Nancy on en regorge ça pullule croupit dans tous les coins on a l’effectf du monde entier ! Ils surveillent surtout la place Stan qu’on la fasse pas sauter… Qu’on la coule pas avec des torpilles… Et en plus ils ont des aprioris sur les Yams c’est évident translucide…

atelier d'écriture dit: 3 février 2014 à 15 h 57 min

Marcel dit: 3 février 2014 à 15 h 39 min
Dans vos prochaines séances, il faudra étudier la démagogie.

Tenez, puisque vous vous vantez d’avoir fait un peu d’arithmétique, vous pourriez vous atteler au chiffre de l’enfance maltraitée. Chiffre que les spécialistes qualifient de « noir ». Parce que personne n’est capable de l’évaluer. Aucune enquête réalisée. On sait seulement que le nombre d’enfants concernés est considérable. « L’Observatoire de l’action sociale décentralisée (ODAS) évaluait à 98 000 le nombre de mineurs en danger en 2006, dont 20 % d’enfants victimes de violences physiques, psychologiques ou d’abus sexuels, et 80 % « en risque » ». Bien sûr, ces mauvais traitements ont majoritairement pour cadre la famille, la sainte et sacrée famille.

voisinage dit: 3 février 2014 à 15 h 57 min

Baroz
c’est des décomplexés ,comme quelqu’un qu’admire le petit jouet de merde de bouguereau En pleine fête ils sont bourrés et fument des pétards: ça sert à rien d’aller frapper à leur porte, ils ont l’air hagard et s’énervent ou restent sourdingues complètement abrutis
et de toute façon n’ont rien à faire des voisins qui doivent se lever tôt pour aller bosser, ça les amuse d’emmerder les autres

Phil dit: 3 février 2014 à 15 h 54 min

Baroz, organisez une sauterie, manière « grande bellezza », ça calmera votre voisinette. A vingt ans, on ne sait pas ce qu’est Rome.

Jacques Barozzi dit: 3 février 2014 à 15 h 50 min

Sans doute, renato, mais ces jeunes gens n’appartiennent pas à un milieu défavorisé et sont tous plus ou moins étudiants, ce qui est d’autant plus impardonnable.
Ma jolie voisine semble obnubilée par son seul plaisir, et, dénuée de toute empathie, parait incapable de comprendre la gêne qu’elle peut occasionner au voisinage…

Marcel dit: 3 février 2014 à 15 h 44 min

renato dit: 3 février 2014 à 15 h 37 min
« … crois… », pardon…

Si si le mot croix est juste, rénato. Il faut utiliser des termes crus si fiction il y a.

Marcel dit: 3 février 2014 à 15 h 35 min

Jacques Barozzi dit: 3 février 2014 à 15 h 13 min

Tout à fait d’accord, Jacques. Mais que sont les parents et les enseignants face au bulldozers médiatiques tout occupé à propager l’individualisme, résultante de la règle diviser pour régner ?

atelier d'écriture dit: 3 février 2014 à 15 h 29 min

Ai entendu ce matin (France Inter)la désormais célèbre Ludovine de la Rochère. En gros, son argumentation tient dans sa défense du « bien de l’enfant ». En passant, un tel mot d’ordre devrait réunir à peu près la population entière du pays,les opposants déclarés au « bien de l’enfant » ne courant pas (à ma connaissance)les boulevards. S’ils ne sont que quelques milliers à défiler, c’est probablement que la majorité des gens ne voit pas dans de possibles ajustements de la politique familiale de danger a priori pour le « bien des enfants ». Ce qui transparaissait du propos de L. de la Rochère (mais qu’elle s’est bien gardé d’expliciter aussi franchement), c’est sa vision du « bien » basée sur des concepts contrerévolutionnaires à savoir du bien défini comme « ce qui est bon ce qui est conforme à notre nature humaine (ou, plus généralement, conforme « à la nature des choses » ». Autrement dit un enfant, et donc le bien d’un enfant, ne peut s’envisager que comme produit d’un couple hétérosexuel.

paie tes impôts et ferme ta gueule! dit: 3 février 2014 à 15 h 26 min

Jacques Barozzi dit: 3 février 2014 à 15 h 13 min
Et encore on ne vous a pas traité de sale vieux blanc de retraité en voulant défoncer la porte de chez vous.
Ne riez pas cela m’ est arrivé alors que ces trublions harcelaient un de leur client en meublé au troisième étage qui ne leur avait pas payé « la marchandise  » malgré le crédit accommodant octroyé…

renato dit: 3 février 2014 à 15 h 24 min

Je ne croix pas que ce soit parce que juifs car, un peu partout dans le monde, dès que vous appelez la police (ou menacez de l’appeler), vous êtes traité de délateur…

Jacques Barozzi dit: 3 février 2014 à 15 h 13 min

Marcel, ma voisine, et sa bande d’amis, sont Juifs.
Quand j’ai dis que j’allais appeler la police, ils ont ricané en disant que c’était de la délation, sous entendu que j’étais un facho !
Là encore, les profs et les parents n’ont pas dû faire leur travail ?
Voilà à quoi servent les mannes des six millions de morts de la Shoah !

Marcel dit: 3 février 2014 à 15 h 05 min

Sergio dit: 3 février 2014 à 14 h 56 min
bouguereau dit: 3 février 2014 à 14 h 19 min
il aurait pus me traiter de pédé..d’enculé..on va pas appeler la police quand même..

Si, mais juste pour évacuer celle qui est déjà là…

Belle démonstration de l’adage : éviter d’avoir la peau lisse au cul.

Marcel dit: 3 février 2014 à 15 h 01 min

Jacques Barozzi dit: 3 février 2014 à 14 h 40 min
« on va pas appeler la police quand même »

Faut plus hésiter, le boug !

Allô, la police !
Oui, c’est Valls à l’appareil. Zon dit à bas les sionistes ?
Non,
Vous pouvez vous rendormir. A l’avenir, évitez de déranger la police pour rien.

Sergio dit: 3 février 2014 à 14 h 56 min

bouguereau dit: 3 février 2014 à 14 h 19 min
il aurait pus me traiter de pédé..d’enculé..on va pas appeler la police quand même..

Si, mais juste pour évacuer celle qui est déjà là…

Phil dit: 3 février 2014 à 14 h 53 min

Faut déménager, Baroz. portes capitonnées, double plafond, petits vieux riches et sourds, patinettes et ipodes obligatoires.
Faut pas se dégonfler mais gare aux lolitas un peu secouées qui font les naniversaires. le gâteau-bougie peut dommager collatéral. à mettre dans le goût des voisins.

Jacques Barozzi dit: 3 février 2014 à 14 h 40 min

« on va pas appeler la police quand même »

Faut plus hésiter, le boug !
Il y a quelques jours, ma voisine de pallier a organisé une soirée. La mère s’est tirée dormir à l’extérieur et a laissé l’appartement à sa fille, une belle brune de 20 ans. Une trentaine de garçons et filles ont rappliqué faisant un raffut du diable sur le pallier, tandis que la sono à fond faisait trembler le mur de ma chambre à coucher. Après être aller frapper plusieurs fois à la porte pour demander de baisser un peu le son et m’être fait rabrouer, j’ai fini par appeller la police. C’était la deuxième fois à quelques semaines d’intervalles. Bref, à 4h 30 du matin nous avons enfin pu dormir.
Le lendemain, je croise dans l’ascenseur la voisine du dessus, une prof qui vit seule avec sa fille. Je lui demande si elle n’a pas été dérangée par les bruits de la nuit. Elle me répond que la musique ne la dérange pas outre mesure. Ni les éclats de voix sur le pallier et les portes qui claques non plus. Non, ce qui l’a pertubée ce sont les plaintes qui se sont surajoutées par dessus. Moi donc, lui ai-je répondu ?! Ce à quoi elle a répliqué par quelques mots confus de dénégation. Et c’est une prof, me suis-je dis in petto, avec ça on est mal barré !

atelier d'écriture dit: 3 février 2014 à 14 h 30 min

bouguereau dit: 3 février 2014 à 14 h 16 min
..la nature leur a donne ce pouvoir..
La « nature » ? Concept à manier avec des pincettes. Voir l’usage qui en est fait par les papazélémamans de (du) dimanche.

bouguereau dit: 3 février 2014 à 14 h 26 min

c’est vrai..mais c’était un plaisir a part eux, le « mal » était fait depuis longtemps et je répète la claque que mon maitre m’aurait surement donné ne voulait absolument pas dire que je ne respectais pas les pédés..qu’il fallait aller jusqu’à les ignorer, non seulement réver mais croire à un monde sans eux au point davoir même à les nommer fusse par insulte..

gilles dit: 3 février 2014 à 14 h 24 min

Jadis à l’école publique, les élèves avaient des cours d’instruction civique-le malade jicé tente de remplacer ces cours en plus de dispenser gratis sur blog des conseils d’expert en tout. Sans les socialos sur qui ichierait-il sa haine pathologique

Jacques Barozzi dit: 3 février 2014 à 14 h 21 min

« témoigne de leur intolérance »

Imagine la joie, la fierté de la mère ou du père du petit Eddy Bellegueule, si leur rejeton avait traité un camarade de pédé !

bouguereau dit: 3 février 2014 à 14 h 20 min

c’est elle..pardon !..ha comme quoi..tu vois baroz que ça veut pas dire que je fais pas gaffe aux keufs..attation

bouguereau dit: 3 février 2014 à 14 h 16 min

face à des parents démissionnaires ou incompétents

..la nature leur a donne ce pouvoir..je ne sais pas si c’est si important baroz et témoigne de leur intolérance, c’est de ça dont il sagit..le respect..le respect..y’a bien longtemps quil s’est fait la malle ! demande à phil

renato dit: 3 février 2014 à 14 h 12 min

Pauvre JC, sur son pédalo en cale sèche il souffre tellement la solitude qu’il s’invente un monde à lui… enfin, sopportiamo pazientemente le persone moleste…

Jacques Barozzi dit: 3 février 2014 à 14 h 09 min

« l’un à traité l’autre de « pédé »

C’était sur le trottoir, hors du domaine du maître ou de la maîtresse, le boug, mais sous l’autorité des parents. D’où la nécessité d’instruire et d’éduquer dans le cadre scolaire face à des parents démissionnaires ou incompétents. Malheureusement, les profs aussi ont tendance à démissionner aussi…

Commissaire San Antonio dit: 3 février 2014 à 14 h 08 min

Sans compter, Renato, que votre négligence des hommes de vertu va jusqu’à ignorer l’apport de Mussolini à la démocratie italienne, et celui de Berlusconi aux nécessaires concentrations dans les media transalpin ! Avanti popaul…!

scoupe dit: 3 février 2014 à 14 h 06 min

vu jicé défiler en tenue de marianne maquillée et perruquée, à la manif pour brêles -ses compagnes les chèvres le suivaient par deux

Phil dit: 3 février 2014 à 14 h 00 min

Bougreau, la même éducation que les « zéro de conduite » de Vigo.
La trique fait l’homme (pas le gendre) !

bouguereau dit: 3 février 2014 à 13 h 58 min

on les éduque par décret ?

tu veux etre éducqué a l’ancienne..sodomisé pour que ça rentre bien ? un tel décret est pas possibe rénato..un référendum ? demande a jicé mais je crois pas

bouguereau dit: 3 février 2014 à 13 h 56 min

l’un à traité l’autre de « pédé »

..si dans ma cours de récré de patelin j’avais traité quelqu’un de pédé ou d’enculé.une fille de pute..ça aurait fait du vilain..ça veut pas dire du tout que mon maitre était tolérant baroz et qu’il aurait jugé que c’était une insulte aux putes pédé et aux enculés

renato dit: 3 février 2014 à 13 h 55 min

« … la réplique, le parallèle, du boug était parfaite dans son expression. »

Quelle réplique ?

(Que les gens sont mal éduqués c’est une évidence, mais on fait quoi, on les éduque par décret ?)

Commissaire San Antonio dit: 3 février 2014 à 13 h 52 min

Renato ! vous sous-estimez, volontairement ?, pour raison familiale ? l’apport de Toto Rina au commerce international.

Vous êtes un curieux personnage !

bouguereau dit: 3 février 2014 à 13 h 51 min

Leur mère les a instruits qu’il en va des tomates comme des réformes sociétales

les français se sont mis a se laver les dents suite a des campagnes à l’école phil.
..t’es jaloux pasque t’as pas eu de cours sessuelle d’éducation

Jacques Barozzi dit: 3 février 2014 à 13 h 50 min

renato, la réplique, le parallèle, du boug était parfaite dans son expression. Pas à prendre nécessairement ou seulement au premier degré. Je me souviens avoir surpris à la sortie de l’école élémentaire proche de mon domicile deux garçons chamailleurs de six ou sept ans. En se dégageant, l’un à traité l’autre de « pédé », sous l’oeil indifférent des parents qui les attendaient. Peut-être même que la mère de l’insulteur a été attendrie par la promptitude machiste de son rejeton ? Mais les filles ne sont pas en reste. Près de chez moi il y a aussi un collège et j’ai entendu des filles traiter les garçons de « pédé » ou « enculé ». Autant de morveux qu’il faut moucher, torcher, laver la bouche (dans ce cas un gant à l’eau claire est suffisant) ou auxquels il faut « passer un savon » (dans le sens d’admonester, là le savon n’est pas nécessaire)…

bouguereau dit: 3 février 2014 à 13 h 48 min

Impossible de suggérer à une dame du 15ème siècle de passer sous la douche

tout dsuite zouzou a noyer la poissonnière..non..plus prés..entrautres, dans les années 70’s y’a eu un chroniqueur de radio public qui a dit que les jeunes ne se lavait pas assez la bite (en des termes chatié et hygiénique) et il a expliqué comment faire..le lendemain il y a eu tollé..qu’il avait outrepassé ses prérogatives..des députés même se sont exprimés la dessus..sauras tu t’en souvenir zouzou

renato dit: 3 février 2014 à 13 h 45 min

@scoop, Il serait opportun de laver tous les fruit et légumes avec de l’eau additionnée de vinaigre. Pour les champignons il serait opportun de les blanchir (risque de rage), mais si c’est pour une salade d’Amanita caesarea ou de cèpes on peut prendre le risque…

Phil dit: 3 février 2014 à 13 h 44 min

Baroz, tous les petits garçons ne sont aussi mal élevés que vous l’imaginez.
Certains savent déjà qu’il faut enlever la peau des tomates achetées aujourd’hui parce qu’elle contient tous les produits chimiques de la société.
Leur mère les a instruits qu’il en va des tomates comme des réformes sociétales.

bouguereau dit: 3 février 2014 à 13 h 42 min

Si JC est un libéral moi, je suis an anarcho-syndicaliste…

par exempe jicé..on peut dire que c’est invendabe sauf a trop insulter l’populo..donc c’est une connerie

bouguereau dit: 3 février 2014 à 13 h 40 min

une fiente fasciste…

t’inquiète..un coup d’vinaige balzamique jicé et t’es un bon chrétien démocrate tendance forza..

scoop dit: 3 février 2014 à 13 h 38 min

renat pas une tomate néanmoins l’OMS recommande d’additionner l’eau de quelques gouttes du vinaigre de votre choix pour laver les fruits rouges fragiles et les champignons sauvages, ceci afin d’oxyre les insectes minuscules qui séjournent sans permis dans les cavités et interstices.

scoop dit: 3 février 2014 à 13 h 32 min

Le xve siècle a débuté le 1er janvier 1401 et a pris fin le 31 décembre 1500.
C’est un siècle charnière entre le Moyen Âge et la Renaissance. Les historiens situent sa fin en 1492, avec la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb.

renato dit: 3 février 2014 à 13 h 27 min

Laver, vaut nettoyer avec de l’eau pure ou additionnée de savon ou de lessive… les tomates, par exemple, vous pouvez les laver avec de l’eau pure ou avec de l’eau additionnée de vinaigre…

u. dit: 3 février 2014 à 13 h 22 min

« ..leur apprendre a se laver l’cul ça déjà été une révolution..qui a fait débat.. »

Ce qui retient, devant la fantaisie de la « remontée dans le temps », c’est la rencontre probable de mauvaises odeurs.
Impossible de suggérer à une dame du 15ème siècle de passer sous la douche.

Jacques Barozzi dit: 3 février 2014 à 13 h 20 min

renato, « avec le savon » est un pléonasme. On se rince à l’eau mais on se lave toujours avec du savon ou un produit dérivé…

renato dit: 3 février 2014 à 13 h 18 min

« Toto Riina » en fr. ; en it. c’est Totò (Salvatore) Riina, alias « Totò u curtu » (sicilien) parce qu’il est petit ou « La belva » (bête sauvage), cela se passe d’illustrations… ce qui ce n’est pas mal venant d’un gars qui parle de son pédalo en cale sèche, c’est qu’un prénom à consonance italienne fasse tout de suite pont avec la mafia sicilienne… mais rien n’étonne venant d’une fiente fasciste…

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