de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Dieu et le diable sont dans les détails

On en connaît qui se prennent pour Bartleby le scribe : de leur propre aveu, ils préfèreraient ne pas. On en sait qui se croient Bloom échappé d’Ulysses dès qu’ils consacrent une journée à traverser Paris. On en a vus si légers et si paisibles qu’ils avaient carrément pris Plume comme nom de plume. On en croise même qui, tel Gonzalo M. Tavarès, repeuplent leur bairro lisboète des ombres familières de  M.M. Kraus, Walser, Calvino, Brecht, excusez du peu ; ou tel Enrique Vila-Matas qui se prend pour tout ce qu’il lit . On peut supposer que son admirative empathie pour Pessoa a du plus d’une fois pousser Antonio Tabucchi à épouser l’identité multiple de ses hétéronymes. Mais on n’avait encore jamais croisé le chemin d’un spécimen aussi doux que Jean-Louis Schefer en son Monsieur Teste à l’école (80 pages, Pol). Ce n’est pas un essai sur un essai, ni une analyse universitaire, mais bien une rêverie, une promenade enchantée, le règlement d’une dette envers le personnage de fantaisie imaginé par Valéry jeune : “La bêtise n’est pas mon fort” écrivait-il en un incipit qui déjà nous conviait aux noces de l’intelligence et de l’humour.

Des années que Jean-Louis Schefer accumule des notes où est repérée cette vibration thématique sur l’énigme et les incertitudes du moi, Valéryen depuis ses 15 ans, l’âge où on apprend par cœur Le Cimetière marin et un peu moins par cœur La Jeune Parque : « J’aimais secrètement M. Teste chez qui je devinais un allié » avoue-t-il. Rien de moins assuré avec un homme de verre sans cesse en représentation. Corps sans ombre, ombre sans corps, la syntaxe est sa grande affaire, avec l’exploration de ses sensations. Plutôt que de perdre son temps à chercher le succès littéraire, il l’a employé à trouver les lois de l’esprit. Preuve qu’on peut penser sans livres. Teste est en théorie un modèle psychologique. La quarantaine, le débit rapide, épris de précision. Né du hasard, il y est retourné.

“Et si cet homme qui se construit en laboratoire, comme l’alambic de ses pensées, était un personnage ?” A prêter l’oreille tant au livre de Valéry qu’à celui de Schefer, on croit percevoir la mélodie d’une gymnopédie littéraire. Sa pensée avance non par fragments mais par cristaux. L’auteur a été jusqu’à s’étourdir dans la lecture compulsives des Cahiers de l’oncle Paul, ce laboratoire à ciel ouvert où l’intelligence de l’essayiste est en fusion permanente dans des éprouvettes à forte densité poétique. Heureux homme qui avait tué la marionnette en lui. Ce n’était pourtant qu’une vie de papier. Jean-Louis Schefer a réussi à lui donner corps sans rien en trahir.

Mettant son cœur à nu, Baudelaire eut dit de ce « Tombeau de M. Teste » qu’il est fait d’une émeute de détails. Qu’eut-il dit alors de Ces choses-là (297 pages, 17 euros, POL) de Marianne Alphant, livre également hors-genre qui, remarquons-le, paraît chez le même éditeur. On va finir par croire que POL est avec Verdier le lieu de refuge privilégié pour une certaine liberté de ton, une fantaisie qui réclame le droit à la divagation, à la broderie de mots et à la légèreté. C’est bienvenu, d’autant que l’auteur, qui connaît son XVIIIème sur le bout des doigts, siècle volage qu’elle a su attraper, a sous la plume la grâce et la sprezzatura nécessaires pour balayer le fatras de son érudition et n’en conserver que les traces volantes. De quoi l’autoriser à interpeller régulièrement « madame l’Histoire » sans faire de chichis.

De quoi s’agit-il ? De détails, ces débris de la vie, ces petits importants, ces petites choses, ces petits faits affolants, ces petits riens qui sont tout, qui ont la vertu de rallonger le temps. Autant dire des détails traités en majesté. Sade et son sistème chiffreur. L’étoffe de mazulipatan vieux rose couvrant le cou de Chardin en son autoportrait. Boswell écrivant à Samuel Johnson dans une église de Wittenberg couché sur la pierre tombale de Melanchton. Détails ! Diderot fuyant des cygnes en courant et se blessant au pied chez Mme d’Epinay. Le prince de Ligne décidant d’écrire sans ordre ses mémoires. Sade donnant à sa femme la mesure précise d’un étui masturbatoire. Lavisse en ses petites vignettes. Détails ! Détails ! La clé de la chambre de Cécile que Mme de Volanges garde sur sa cheminée et dont Valmont tente de faire un double. La jeune princesse de Lamballe soufrant d’une galanterie donnée par son mari. Le duc d’Orléans montre une impertinente disposition à rire sous cape. Les amants de passage s’appelaient des « voltigeants ». Beaumarchais perdant la clef du billard dans le lit de sa maîtresse. Détails ! Détails ! Détails ! Là que se dissimule la clef, le point, le moment, le rosebud, la beauté des enchaînements. Autant dire l’essentiel.

L’énoncé même de leur inventaire dégage une douce musique quand c’est Marianne Alphant qui tient la baguette. Quelque chose d’un éphéméride saisi par la poésie de l’Histoire. On voit ses goûts. Ses dégoûts aussi. Lamartine abhorré en prend pour sa grade. Forcément, un homme si empathique pour les orateurs, un ennemi du détail alors qu’il forme le regard ; on ne fait pas plus sec, à l’opposé d’un Saint-Simon qui en fait son miel. Marianne Alphant, elle, n’aime rien tant que crébillonner, marivauder, fragonardiser, mesmériser, casanover.

S’emparant de chacun de ces détails longs d’une ou deux lignes, auquel le roi était dit-on le plus attentif des hommes, Roland Barthes eut sans aucun doute tiré autant de biographèmes de dix pages chacun. Marianne Alphant rend justice à un fauteuil d’époque en une phrase par la seule observation de la cannelure des pieds, ses tigettes à culots et autres ornements. A d’autres, à Jean-Louis Schefer par exemple, qui sait, de déterminer qui se niche dans leurs agréments, de Dieu ou du diable.

(Photos Andrew McConnell et Eliott Erwitt)

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760 Réponses pour Dieu et le diable sont dans les détails

Ana Serradas Duarte dit: 7 mai 2013 à 14 h 24 min

L’auteur ne s’appelle ni Gonzalo ni Tavarès, mais Gonçalo Tavares, et ce n’est pas seulement une question d’ortographe. La M. est correcte.

Giovanni Sant'Angelo dit: 14 avril 2013 à 9 h 42 min


…de la psy  » néo-fasciste,…c’est quoi au fond,…de l’obscurantisme éclairé à l’Opus-Dei de mes deux balles à  » La Sqauw « ,…
…etc,…le dressage à la curée,…à court,…

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 5 h 36 min

D’ailleurs, il m’est impossible de dire du mal de certains écrivains car je ne les ai pas lus (Marc Levy, par exemple). Il m’arrive de lire Vogue mais pas la presse de caniveau, pas par moralisme mais parce que la structure subjacente est ennuyeuse et ne donne aucune information réelle. Donc, pour se plaindre de l’état de la pensée il faut suivre, et si l’on a d’autres intérêts le temps manque, pour ne rien dire de l’envie qui ne sera pas au rendez-vous… déjà que la capacité invasive de la culture de masse semble dépourvue de limites de sorte car elle nous rattrape au supermarché, chez le marchand de journaux, par le biais de l’info radio et tv…
Mais on est bien obligés de la défendre cette culture de masse car, lubies ou pas, la possibilité d’exprimer ses opinions, sa pensée artistique (pour nulle qu’elle soit), etc., ne peut pas être limitée à un groupe qui serait ‘mieux que les autres’. Pourvu que l’opinion soit argumentée pourquoi ne devrait-elle pas trouver son espace d’expression ? Par exemple, tout le monde savait d’avance de F. H. aurait gagné par défaut, mais le savoir ne change pas la donne, et la donne est transparente : il s’est présenté avec un programme et d’un point de vue strictement démocratique c’est sur ce programme qu’il a été élu ; et sur cette base, ce que nous savons n’a aucune importance. L’attaquer sur des points du programme en y allant de l’insulte ne mérite pas l’honneur de l’expression publique. Par contre une critique argumentée pourrait présenter quelque intérêt non seulement pour le lecteur anonyme, mais aussi pour l’intéressé (c’est-à-dire F. H.).

Bon, pour revenir à moins emmerdant, Gottfried Benn cité par cœur.

Exactement le contraire que dans les comptoirs des marins.

« … de la profondeur de la vie de qui on regarde ? dans le sommeil de qui on sombre ? vers les jours énigmatiques de qui ? vers la fugue des années déjà voilée, devenue informe dans la lumière crépusculaire et dans l’impossibilité du souvenir ? Forme imprimée que rien peut réduire en éclats — un euphémisme ! »

Avec quelle mélancolie je songe souvent aux hommes de mer que dans les bistrots, où des modèles de cutter noircis par le tabac sont accrochés au plafond, tissent leur filet tiré du monde de la navigation à voile et de la vie à bord — historiettes, blagues, nœuds et liens, racontés à l’empreinte, grands voyages, lointains dans le temps mais encore présents avec des contours précis en tant qu’objets cérébraux — toutes des perles de la mémoire.

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 4 h 27 min

Bof ! vu la quantité de lubies publiées la question me semble assez futile.

Avec la démocratisation de la culture plus de gens ont accès aux moyens de communication, donc ces pansées (le moyen ou l’intermédiaire ou les deux) trouvent leurs espaces sur la scène du monde, et ce n’est certainement pas un espace soustrait à une pensée ‘haute’ que du reste ne l’occupait pas avant.

Laissons tomber une improbable pensée de l’absolu ou laissons-le à ceux qui en ont besoin… de même qu’un Dieux improbable. Pourquoi une pensée moyenne n’aurait pas droit de cité ? Et lorsqu’on parle d’une autre pensée, d’une pensée qui ne serait ni moyenne ni intermédiaire, on parle de quoi au juste ? il me semble que dans les sciences la pensée n’est pas au niveau des pâquerettes. Or, il s’agit d’une forme de la pensée… si je ne fais pas erreur… Bon, vous pouvez toujours suivre le conseil du pharmacien dont parle Sterne in ‘A political romance’ et soigner votre bobo avec une toile d’araignée…

D’ailleurs, même dans les arts il y a des moments intéressants. Certes, si l’on cherche les formes connues, si l’on est viscéralement liés à des objets rassurants, le présent n’est pas si compréhensible. Mais ce n’est pas parce qu’on ne le comprends pas qu’il n’est pas porteur de substance

Évidemment, moi aussi je suis choqué quand j’entends comparer une chanteuse de variété et Maria Callas, seulement je me remet vite car les mythologies étant ce qu’elles sont on ne peut pas empêcher le porteur de culture moyenne de s’approprier d’un signe seulement parce que cela nous dérange.

Mais au fond, il y a quoi derrière ces jugements relatifs à la culture de masse ? En dernière analyse une volonté élitiste qui laissée à ses instincts primaires se confondrait avec la tyrannie.

pro et contra dit: 14 avril 2013 à 3 h 48 min

le commentaire de Chaloux ne me semble pas insignifiant du tout;faut-il rappeler ce qu’écrivit Cioran , que ..en France,….On n’y est pas loin de promouvoir le moyen, l’intermédiaire de la pensée, en unique objet de la pensée, voire en substitut de l’absolu , pour ne pas dire de Dieu ». (p39)P.V face à ses idoles) ce ne sont pas des lubies personnelles mais des questions et remarques qui ont été ,formulées et publiées .
il est quand même remarquable que Chaloux,qui a donc réagi , soit aussi musicien !
et le fait que je transforme ce piège en le nommant non pas laboratoire mais dispositif, tout de même que transfert est peut-être un desnoms de l’idole de notre temps,n’ôte rien à la pensée qui a assailli Chaloux et qu’il pourrait développer lui-même s’il le souhaitait : raison suffisante pour que je n’insiste pas par surenchère de figures et d’acrobaties sur les questions reconduites dans cette nouvelle langue qui est partagée sur internet , et que les écrivains au moins ne connaissent pas moins bien que les lecteurs qu’ils espèrent toucher , même s’ils ne l’écrivent peut-être pas avec la même assiduité : n’est ce qu’une question de temps ? combien de décennies? , je l’ignore !
messieurs,mesdames, bon dimanche et que Dieu et Diable aient souci de vous , que vous soyez déesses ou sigi..s…be…tes de blog …

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 3 h 23 min

Bien, aristoloche, j’avais lu sur Le Temps l’article où il est question de l’ombre projetée, et acheter le livre ne m’a pas paru nécessaire.

Une simple observation : il aurait fallu trouver au moins des restes de ces figurines qui auraient servi au transfert du profile, et étant donné la quantité de peintures il est impossible que de ces artefacts même la moindre trace ait disparu. Évidemment, si le petit modèle était en papier alu dés qu’il a fini de servir ils l’ont employé pour conserver le filet de bison au congélateur… et le voilà perdu…

Il faudrait s’arrêter un moment sur la question esthétique, c’est-à-dire la réflexion subjacente plus ou moins poussée relative à l’interprétation du profile (même projeté), mais là il vaut mieux que chacun ait chercher les images car afin de comparer il faudrait mettre trop de liens.

On peut toutefois prendre un autre chemin. Si on demande à dix individus d’agrandir un petit dessin en se servant d’un quadrillage on aura dix résultats différents, et cela découle de l’interprétation que chacun fait de chaque signe qui compose le petit dessin. Certains seront plus libres que d’autres ; la même ligne pourrait aller de gauche à droite chez certains et le contraire chez d’autres. Puis il y a la force exercée ; enfin, tout ce qui fait un dessin.

Or, on ne demandera pas à des gens ne sachant pas dessiner de se prêter à cet exercice, mais à des dessinateurs ce qui suppose un apprentissage sur papier ou tableau noir ; au paléolithique le sable ou le terrain sec à l’entrée de la grotte auraient très bien pu faire l’affaire. Ce qui permet de décomposer la figure et d’apprendre par cœur l’ensemble des signes qui la composent, et de la reconstruire sur la paroi.
Bref, cette histoire de projection d’ombre cloche… faute de mémoire, un système de transfert par points serait plus cohérent pour des faiseurs d’amandes…

Cela dit, il ne faut pas oublier qu’on a à faire avec des gens qu’étaient primitifs, certes, mais pas cons vu qu’ils arrivaient à refaire leurs outillage en reproduisant des modèles données ; des gens qui transmettaient une culture et un savoir-faire.

Enfin, vous n’avez qu’aller à Les Eyzies, il y a dans la grotte de Font-de-Gaume un veau couché qui m’a laissé sans mots et pour la spontanéité et pour la fraîcheur du trait, j’en rêve encore parfois, et j’aimerais bien voir le modèle réduit qui aurait servi à le ‘faire’ ! À Les Eyzies vous profiterez pour jeter un coup d’œil à l’Abri du Cap-Blanc et à celui du Poisson. La grotte de Combarelles aussi mérite le détour…

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 2 h 10 min

Voilà, la différence entre une déesse et une nymphette : la deuxième ne sait pas arrêter son char. Ce serait seulement une question de civilité ou le peu d’intelligence de la deuxième joue aussi son rôle ?

pronoia dit: 14 avril 2013 à 1 h 44 min

et un supplément pour réchauffer les maninges des déesses
« . Cette approche devrait inspirer les spécialistes de la cognition informatique : faute de produire de l’intelligence artificielle, ils pourraient se rabattre sur un programme de bêtise artificielle.

Le Monde du 21 septembre 2005 publiait un articulet intitulé « Des chimistes s’attaquent à San Gennaro ». Il s’agit, bien sûr, de la fameuse et miraculeuse liquéfaction du sang de saint Janvier, toujours attendue avec ferveur à Naples. Le cicap (Comité italien pour le contrôle des phénomènes paranormaux), à l’occasion du mille sept centième anniversaire de la décapitation du saint, publiait sur internet la recette du « sang de saint Janvier », permettant de reproduire le prodige à volonté.

Cette contre-offensive hyper-rationaliste n’est pas la première et n’aura évidemment pas plus de succès que les précédentes (voir, par exemple, Henri Broch, Le paranormal, Seuil, 2001, pp. 103-112, ou http://www.unice.fr/zetetique/banque_images.html#sang).

On appréciera, en revanche, la réaction du porte-parole de l’évêché de Naples, qui réfute l’explication du cicap au motif que l’expérience proposée marche trop bien : « Comment expliquer alors que le sang de saint Janvier se liquéfie parfois instantanément, parfois après des jours et des jours de prières, voire pas du tout, comme en 1976 ? Il est imprévisible ! » Il y a là l’ébauche d’une belle et originale épistémologie du miracle. À la différence de la science, selon Valéry « ensemble des recettes qui réussissent toujours », c’est l’insuccès qui serait le critère des prodiges divins.
http://revel.unice.fr/alliage/index.html?id=3528

Giovanni Sant'Angelo dit: 14 avril 2013 à 1 h 43 min


…Cinéma, la complicité bat tout les records,…
…tu dit vert , je dit jaune, je sort du pique, non atout c’est coeur,…je reprend du carreau,…ne tousse pas express le château de carte va s’effondrer,…
…etc,…mieux rester succinct à deux balles,…

pronoia dit: 14 avril 2013 à 1 h 19 min

pauvre athéna, tu dois avoir froid aux pieds :
on avait déjà subi une bérénice en mal de titus et toi, tu es trompé par ton zeus , pauvrette !

Athéna dit: 14 avril 2013 à 1 h 12 min

C’est plutôt le contraire: personne ne s’intéresse à toi, ce qui est tout à fait compréhensible vu tes gnangnan indigestes.

pronoia dit: 14 avril 2013 à 1 h 06 min

pauvre athéna de la molette ,votre question c’est que je ne m’intéresse pas à vous comme vous le désireriez, que je ne vous prends pas comme témoins ni confidents, ni en groupe comme collectif -ah l’avez-vous assez rabaché l’inconscient collectif au temps du verlan , cabots et sourires pour tous – ni individuellement more (la liste serait longue des commentateurs qui ont raconté leur roman familial ici , lieu de naissance, profession du père, de la mère, nombre de frères et soeurs, scolarité ante et post )maladies je ne me souviens pas s’il y aue aussi les bordels ,
est-ce que je vous demande des liens? des conseils pour orienter mes, renouveler mes goûts, mon regard ? est-ce que je juge les vôtres à grand renfort de prophéties ?
justement voilà de quoi vous vous plaignez, de n’avoir pas, et de n’avoir jamais eu à mes yeux la place que vous désirez tenir et faire croire que vous tenez , celle de Dieu et du Diable , de toute la famille et ses conseils , le droit de gérer mes capacités à penser .
mais écrivez à d’autres , à d’autres, !
trop tard!

Athéna dit: 14 avril 2013 à 0 h 46 min

Quoi pronoia, on doit subir tes harponnages sans réagir ? Dis tout de suite qu’on devrait nous plier à tes lubies.

pronoia dit: 14 avril 2013 à 0 h 16 min

on a un peu trop entendu la genre « Clopine c’est moi » : elle aussi a dû en avoir marre de se faire harponner !
Même la petite musique et les stratégies de communication » de P.Assouline commence à me fatiguer !!
Quand on sait que toutes ces histoires se terminent , quand c’est au mieux! , par des
« des gens que j’aime bien ;on t’aime bien »  » …on a envie de le dire vite « pour en finir » , (encore une illusion d’ailleurs )
et alors ?
et j’en connais puis que « on en connait » beaucoup qui m’ont avoué n’avoir plus envie de commenter davantage , pas seulement sur ce blog , ni en littérature , ni en philosophie .
et au fond personne n’est déçu .
.

pronoia dit: 14 avril 2013 à 0 h 02 min

je n’ai pas compris que Clopine ait cherché à se rapprocher de vous vous n’êtes pas arrivé à la retenir, ce qui est très différent !
les comédies des marionnettes ne sont pas très bonnes !
et puis quel déjà vu/ entendu sur d’autres scènes ! pauvres petits assholes !

pronoia dit: 13 avril 2013 à 23 h 30 min

et pour finir votre soirée de grands lettrés du french latin gender : d’ inquit ,le féminin n’est pas une cuite mais une de plus qui vous quitte !

pronoia dit: 13 avril 2013 à 22 h 44 min

à qui parla de « piège à con » une citation d’un débat dont je joins le lien :
« e, il se laisse donc aller vers ce qu’il appelle un
blasphème. Son « blasphème bouffon » nous interroge : « Avez-vous jamais
dit oui à un désir, qui soit autre chose que de vous laisser prendre à vos
propres pièges ? » Je crois que c’est peut-être là une réponse à la question :
à quoi sert la philosophie ?
(il , c’est Nietzsche)
http://editionsdelabibliotheque.bpi.fr/resources/titles/84240100829810/extras/philobis.pdf

pronoia dit: 13 avril 2013 à 20 h 46 min

Arnâgadâ,vous avez raison de remarquer que je n’ai pas pris le temps de relire , tant je voulais fuir ce club qui n’est peut-être pas plus piège à con qu’un autre , ni plus psychanlytico centré : et je ne crois pas qu’il soit la partie immergée de quelque iceberg . La polarisation lacanienne est quand même plus répandue, en France , que l’identification à Hécube

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 20 h 31 min

« Le pourquoi est assez connu, le contexte étant celui de guerre froide. La « nature de son sens » dépasse ce contexte, quoiqu’il soit déterminant, et se rapporte à la curiosité scientifique, la passion humaine de la découverte, etc. »

Oui, mais on le sait indépendamment du procédé technique… et si l’on l’interroge il nous dira pas pourquoi il a été conçu et mis en œuvre…

Giovanni Sant'Angelo dit: 13 avril 2013 à 19 h 40 min


…tout compte fait, je suis à me demander,…

…les fictifs,…ces emplois,…

…çà commence ou, par quoi, par qui, et ou en est réellement la limite  » morale  » au pouvoir ou ailleurs dans le choix des employés , ouvriers au quotidien ,…

…quelle question et réponse,…tout est règlo-morale,…dans les aptitudes qui font fonctions,…
…l’âge, le corps, un questionnaire pour évaluer le niveau abrutis des collaborateurs,…l’éventuel travail en noir pour leçons particulières,…questions de bien faire entrer le métier dans les novices au petit lait,…l’émulation endoctrinée des novices faisant fonction de paravent publicitaire,…l’image de prestige intérieure et extérieure de l’entreprise,…l’ange bleu en culotte courte de service,…

…la production,…qu’elle production,…déjà au intérêts du beurre et l’argent du beurre,…à 3 %,…logées nourris,…qu’est ce que vous voulez de plus  » un dessin de Durer « ,…avec la machine à tracer,…

…mais, monsieur c’est moins cher ailleurs,…et Mademoiselle  » Lit-Lys « ,…elle est encore en stage,…l’effrontée,…au deuxième pour les réclamations,…ou pour les actions en baisse,…Oui,…elle s’améliore,…elle est folle de littérature en plus,…

…tout est en règles,…contrat, voyages organisés,…elle vous doit bien çà, cette chipie,…Valéry de Nabakoff,…ou est-il encore passé,…ce pin-art encore Monsieur,…c’est du vrai  » gay « , littéraire,…un plus pour les jours creux à combler,…vous payer en liquide la maison ne fait pas crédit,…avec toutes ces charges,…
…du libre arbitre de chypre,…à glander,…
…etc,…et,…etc,…vous avez encore du Spartacus,…Oui,…l’édition relié,…

bouguereau dit: 13 avril 2013 à 19 h 11 min

de regarder les travaux des autres également sous l’angle technique. En gros on espionne

la technique c’est essetrêmement inportant..la technique c’est la femme même..sans ses célibataires

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 19 h 09 min

« Le pourquoi n’est qu’un ensemble de supputations et d’interprétations : tableaux de chasse, invocations religieuses, ex-voto, magie ? »

Aux fins esthétiques ces supputations n’ont aucune valeur, les mettre sur la table ne fait que embrouiller la donne car on ne peut pas sortir de l’hypothèse.

Sergio dit: 13 avril 2013 à 19 h 06 min

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 54 min
Comment le peintre, le sculpteur, le poète, travaillent dans leur « atelier » ne présente aucun intérêt.

Pour le spectateur pur, c’est sans doute possible et probable, mais il faut reconnaître qu’une fois qu’on est dedans, on ne peut pas s’empêcher de regarder les travaux des autres également sous l’angle technique. En gros on espionne, quoi, au cas où cela pourrait servir. Evidemment pour des trucs comme ma 3D ou fractales, encore peu répandus dans ces arrière-provinces de Nancy, on trouve encore peu d’interlocuteurs verbaux, donc force est de se replier sur les divers forums, mais c’est bien la même chose.

bouguereau dit: 13 avril 2013 à 19 h 04 min

Ce blog est un confessionnal, maintenant ?

..forcément on croit pas a ce cafard copieur de sigmound..aux chiottes !

bug dit: 13 avril 2013 à 19 h 02 min

aristoloche ne peut pas vous répondre, renato. Il venait de pondre un joli commentaire et le robot l’a refusé. J’ai changé de pseudo et d’e-mail, mais j’ai pas envie de recommencer.

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 56 min

Commencez par tenir en compte l’âge de la patine, aristoloche, après on cause technique… bien que… allez voir le conseil de Cellini pour dessiner les ombres…

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 54 min

Hé, Sergio, on garde le cap ou pas ? Comment le peintre, le sculpteur, le poète, travaillent dans leur « atelier » ne présente aucun intérêt. Au fin de la perception de l’œuvre, qu’est-ce que m’apporte de savoir si Vermeer se servait d’une chambre obscure ou pas ? L’attention au « comment » cache l’incapacité du spectateur à prendre la mesure du sens véhiculé par l’œuvre ; ce n’est que l’aveu qu’on nie l’action créative.

Chaloux dit: 13 avril 2013 à 18 h 53 min

« catator dit: 13 avril 2013 à 18 h 46 min
J’avoue que je n’avais rien lu de cet écrivain écossais

Ce blog est un confessionnal, maintenant ? »

Non, mais c’est un sacré piège à con, ce dont il n’est pas difficile de vous faire apporter la preuve.

aristoloche dit: 13 avril 2013 à 18 h 52 min

le comment ne sert à rien aux fins de la datation.

Bien sûr que si. La technique utilisée est un élément essentiel pour les classifications chronologiques.

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 50 min

« … notamment pour la datation… »

Il faudrait déjà tenir en compte l’âge de la patine. Cela dit, le comment ne sert à rien aux fins de la datation.

catator dit: 13 avril 2013 à 18 h 47 min

les harleyistes tous ceux du monde entier savent démonter leur incroyable engin à la six-quatre-deux

Sauf Johnny Hallyday.

catator dit: 13 avril 2013 à 18 h 46 min

J’avoue que je n’avais rien lu de cet écrivain écossais

Ce blog est un confessionnal, maintenant ?