de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Dieu et le diable sont dans les détails

On en connaît qui se prennent pour Bartleby le scribe : de leur propre aveu, ils préfèreraient ne pas. On en sait qui se croient Bloom échappé d’Ulysses dès qu’ils consacrent une journée à traverser Paris. On en a vus si légers et si paisibles qu’ils avaient carrément pris Plume comme nom de plume. On en croise même qui, tel Gonzalo M. Tavarès, repeuplent leur bairro lisboète des ombres familières de  M.M. Kraus, Walser, Calvino, Brecht, excusez du peu ; ou tel Enrique Vila-Matas qui se prend pour tout ce qu’il lit . On peut supposer que son admirative empathie pour Pessoa a du plus d’une fois pousser Antonio Tabucchi à épouser l’identité multiple de ses hétéronymes. Mais on n’avait encore jamais croisé le chemin d’un spécimen aussi doux que Jean-Louis Schefer en son Monsieur Teste à l’école (80 pages, Pol). Ce n’est pas un essai sur un essai, ni une analyse universitaire, mais bien une rêverie, une promenade enchantée, le règlement d’une dette envers le personnage de fantaisie imaginé par Valéry jeune : “La bêtise n’est pas mon fort” écrivait-il en un incipit qui déjà nous conviait aux noces de l’intelligence et de l’humour.

Des années que Jean-Louis Schefer accumule des notes où est repérée cette vibration thématique sur l’énigme et les incertitudes du moi, Valéryen depuis ses 15 ans, l’âge où on apprend par cœur Le Cimetière marin et un peu moins par cœur La Jeune Parque : « J’aimais secrètement M. Teste chez qui je devinais un allié » avoue-t-il. Rien de moins assuré avec un homme de verre sans cesse en représentation. Corps sans ombre, ombre sans corps, la syntaxe est sa grande affaire, avec l’exploration de ses sensations. Plutôt que de perdre son temps à chercher le succès littéraire, il l’a employé à trouver les lois de l’esprit. Preuve qu’on peut penser sans livres. Teste est en théorie un modèle psychologique. La quarantaine, le débit rapide, épris de précision. Né du hasard, il y est retourné.

“Et si cet homme qui se construit en laboratoire, comme l’alambic de ses pensées, était un personnage ?” A prêter l’oreille tant au livre de Valéry qu’à celui de Schefer, on croit percevoir la mélodie d’une gymnopédie littéraire. Sa pensée avance non par fragments mais par cristaux. L’auteur a été jusqu’à s’étourdir dans la lecture compulsives des Cahiers de l’oncle Paul, ce laboratoire à ciel ouvert où l’intelligence de l’essayiste est en fusion permanente dans des éprouvettes à forte densité poétique. Heureux homme qui avait tué la marionnette en lui. Ce n’était pourtant qu’une vie de papier. Jean-Louis Schefer a réussi à lui donner corps sans rien en trahir.

Mettant son cœur à nu, Baudelaire eut dit de ce « Tombeau de M. Teste » qu’il est fait d’une émeute de détails. Qu’eut-il dit alors de Ces choses-là (297 pages, 17 euros, POL) de Marianne Alphant, livre également hors-genre qui, remarquons-le, paraît chez le même éditeur. On va finir par croire que POL est avec Verdier le lieu de refuge privilégié pour une certaine liberté de ton, une fantaisie qui réclame le droit à la divagation, à la broderie de mots et à la légèreté. C’est bienvenu, d’autant que l’auteur, qui connaît son XVIIIème sur le bout des doigts, siècle volage qu’elle a su attraper, a sous la plume la grâce et la sprezzatura nécessaires pour balayer le fatras de son érudition et n’en conserver que les traces volantes. De quoi l’autoriser à interpeller régulièrement « madame l’Histoire » sans faire de chichis.

De quoi s’agit-il ? De détails, ces débris de la vie, ces petits importants, ces petites choses, ces petits faits affolants, ces petits riens qui sont tout, qui ont la vertu de rallonger le temps. Autant dire des détails traités en majesté. Sade et son sistème chiffreur. L’étoffe de mazulipatan vieux rose couvrant le cou de Chardin en son autoportrait. Boswell écrivant à Samuel Johnson dans une église de Wittenberg couché sur la pierre tombale de Melanchton. Détails ! Diderot fuyant des cygnes en courant et se blessant au pied chez Mme d’Epinay. Le prince de Ligne décidant d’écrire sans ordre ses mémoires. Sade donnant à sa femme la mesure précise d’un étui masturbatoire. Lavisse en ses petites vignettes. Détails ! Détails ! La clé de la chambre de Cécile que Mme de Volanges garde sur sa cheminée et dont Valmont tente de faire un double. La jeune princesse de Lamballe soufrant d’une galanterie donnée par son mari. Le duc d’Orléans montre une impertinente disposition à rire sous cape. Les amants de passage s’appelaient des « voltigeants ». Beaumarchais perdant la clef du billard dans le lit de sa maîtresse. Détails ! Détails ! Détails ! Là que se dissimule la clef, le point, le moment, le rosebud, la beauté des enchaînements. Autant dire l’essentiel.

L’énoncé même de leur inventaire dégage une douce musique quand c’est Marianne Alphant qui tient la baguette. Quelque chose d’un éphéméride saisi par la poésie de l’Histoire. On voit ses goûts. Ses dégoûts aussi. Lamartine abhorré en prend pour sa grade. Forcément, un homme si empathique pour les orateurs, un ennemi du détail alors qu’il forme le regard ; on ne fait pas plus sec, à l’opposé d’un Saint-Simon qui en fait son miel. Marianne Alphant, elle, n’aime rien tant que crébillonner, marivauder, fragonardiser, mesmériser, casanover.

S’emparant de chacun de ces détails longs d’une ou deux lignes, auquel le roi était dit-on le plus attentif des hommes, Roland Barthes eut sans aucun doute tiré autant de biographèmes de dix pages chacun. Marianne Alphant rend justice à un fauteuil d’époque en une phrase par la seule observation de la cannelure des pieds, ses tigettes à culots et autres ornements. A d’autres, à Jean-Louis Schefer par exemple, qui sait, de déterminer qui se niche dans leurs agréments, de Dieu ou du diable.

(Photos Andrew McConnell et Eliott Erwitt)

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760 Réponses pour Dieu et le diable sont dans les détails

Ana Serradas Duarte dit: 7 mai 2013 à 14 h 24 min

L’auteur ne s’appelle ni Gonzalo ni Tavarès, mais Gonçalo Tavares, et ce n’est pas seulement une question d’ortographe. La M. est correcte.

Giovanni Sant'Angelo dit: 14 avril 2013 à 9 h 42 min


…de la psy  » néo-fasciste,…c’est quoi au fond,…de l’obscurantisme éclairé à l’Opus-Dei de mes deux balles à  » La Sqauw « ,…
…etc,…le dressage à la curée,…à court,…

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 5 h 36 min

D’ailleurs, il m’est impossible de dire du mal de certains écrivains car je ne les ai pas lus (Marc Levy, par exemple). Il m’arrive de lire Vogue mais pas la presse de caniveau, pas par moralisme mais parce que la structure subjacente est ennuyeuse et ne donne aucune information réelle. Donc, pour se plaindre de l’état de la pensée il faut suivre, et si l’on a d’autres intérêts le temps manque, pour ne rien dire de l’envie qui ne sera pas au rendez-vous… déjà que la capacité invasive de la culture de masse semble dépourvue de limites de sorte car elle nous rattrape au supermarché, chez le marchand de journaux, par le biais de l’info radio et tv…
Mais on est bien obligés de la défendre cette culture de masse car, lubies ou pas, la possibilité d’exprimer ses opinions, sa pensée artistique (pour nulle qu’elle soit), etc., ne peut pas être limitée à un groupe qui serait ‘mieux que les autres’. Pourvu que l’opinion soit argumentée pourquoi ne devrait-elle pas trouver son espace d’expression ? Par exemple, tout le monde savait d’avance de F. H. aurait gagné par défaut, mais le savoir ne change pas la donne, et la donne est transparente : il s’est présenté avec un programme et d’un point de vue strictement démocratique c’est sur ce programme qu’il a été élu ; et sur cette base, ce que nous savons n’a aucune importance. L’attaquer sur des points du programme en y allant de l’insulte ne mérite pas l’honneur de l’expression publique. Par contre une critique argumentée pourrait présenter quelque intérêt non seulement pour le lecteur anonyme, mais aussi pour l’intéressé (c’est-à-dire F. H.).

Bon, pour revenir à moins emmerdant, Gottfried Benn cité par cœur.

Exactement le contraire que dans les comptoirs des marins.

« … de la profondeur de la vie de qui on regarde ? dans le sommeil de qui on sombre ? vers les jours énigmatiques de qui ? vers la fugue des années déjà voilée, devenue informe dans la lumière crépusculaire et dans l’impossibilité du souvenir ? Forme imprimée que rien peut réduire en éclats — un euphémisme ! »

Avec quelle mélancolie je songe souvent aux hommes de mer que dans les bistrots, où des modèles de cutter noircis par le tabac sont accrochés au plafond, tissent leur filet tiré du monde de la navigation à voile et de la vie à bord — historiettes, blagues, nœuds et liens, racontés à l’empreinte, grands voyages, lointains dans le temps mais encore présents avec des contours précis en tant qu’objets cérébraux — toutes des perles de la mémoire.

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 4 h 27 min

Bof ! vu la quantité de lubies publiées la question me semble assez futile.

Avec la démocratisation de la culture plus de gens ont accès aux moyens de communication, donc ces pansées (le moyen ou l’intermédiaire ou les deux) trouvent leurs espaces sur la scène du monde, et ce n’est certainement pas un espace soustrait à une pensée ‘haute’ que du reste ne l’occupait pas avant.

Laissons tomber une improbable pensée de l’absolu ou laissons-le à ceux qui en ont besoin… de même qu’un Dieux improbable. Pourquoi une pensée moyenne n’aurait pas droit de cité ? Et lorsqu’on parle d’une autre pensée, d’une pensée qui ne serait ni moyenne ni intermédiaire, on parle de quoi au juste ? il me semble que dans les sciences la pensée n’est pas au niveau des pâquerettes. Or, il s’agit d’une forme de la pensée… si je ne fais pas erreur… Bon, vous pouvez toujours suivre le conseil du pharmacien dont parle Sterne in ‘A political romance’ et soigner votre bobo avec une toile d’araignée…

D’ailleurs, même dans les arts il y a des moments intéressants. Certes, si l’on cherche les formes connues, si l’on est viscéralement liés à des objets rassurants, le présent n’est pas si compréhensible. Mais ce n’est pas parce qu’on ne le comprends pas qu’il n’est pas porteur de substance

Évidemment, moi aussi je suis choqué quand j’entends comparer une chanteuse de variété et Maria Callas, seulement je me remet vite car les mythologies étant ce qu’elles sont on ne peut pas empêcher le porteur de culture moyenne de s’approprier d’un signe seulement parce que cela nous dérange.

Mais au fond, il y a quoi derrière ces jugements relatifs à la culture de masse ? En dernière analyse une volonté élitiste qui laissée à ses instincts primaires se confondrait avec la tyrannie.

pro et contra dit: 14 avril 2013 à 3 h 48 min

le commentaire de Chaloux ne me semble pas insignifiant du tout;faut-il rappeler ce qu’écrivit Cioran , que ..en France,….On n’y est pas loin de promouvoir le moyen, l’intermédiaire de la pensée, en unique objet de la pensée, voire en substitut de l’absolu , pour ne pas dire de Dieu ». (p39)P.V face à ses idoles) ce ne sont pas des lubies personnelles mais des questions et remarques qui ont été ,formulées et publiées .
il est quand même remarquable que Chaloux,qui a donc réagi , soit aussi musicien !
et le fait que je transforme ce piège en le nommant non pas laboratoire mais dispositif, tout de même que transfert est peut-être un desnoms de l’idole de notre temps,n’ôte rien à la pensée qui a assailli Chaloux et qu’il pourrait développer lui-même s’il le souhaitait : raison suffisante pour que je n’insiste pas par surenchère de figures et d’acrobaties sur les questions reconduites dans cette nouvelle langue qui est partagée sur internet , et que les écrivains au moins ne connaissent pas moins bien que les lecteurs qu’ils espèrent toucher , même s’ils ne l’écrivent peut-être pas avec la même assiduité : n’est ce qu’une question de temps ? combien de décennies? , je l’ignore !
messieurs,mesdames, bon dimanche et que Dieu et Diable aient souci de vous , que vous soyez déesses ou sigi..s…be…tes de blog …

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 3 h 23 min

Bien, aristoloche, j’avais lu sur Le Temps l’article où il est question de l’ombre projetée, et acheter le livre ne m’a pas paru nécessaire.

Une simple observation : il aurait fallu trouver au moins des restes de ces figurines qui auraient servi au transfert du profile, et étant donné la quantité de peintures il est impossible que de ces artefacts même la moindre trace ait disparu. Évidemment, si le petit modèle était en papier alu dés qu’il a fini de servir ils l’ont employé pour conserver le filet de bison au congélateur… et le voilà perdu…

Il faudrait s’arrêter un moment sur la question esthétique, c’est-à-dire la réflexion subjacente plus ou moins poussée relative à l’interprétation du profile (même projeté), mais là il vaut mieux que chacun ait chercher les images car afin de comparer il faudrait mettre trop de liens.

On peut toutefois prendre un autre chemin. Si on demande à dix individus d’agrandir un petit dessin en se servant d’un quadrillage on aura dix résultats différents, et cela découle de l’interprétation que chacun fait de chaque signe qui compose le petit dessin. Certains seront plus libres que d’autres ; la même ligne pourrait aller de gauche à droite chez certains et le contraire chez d’autres. Puis il y a la force exercée ; enfin, tout ce qui fait un dessin.

Or, on ne demandera pas à des gens ne sachant pas dessiner de se prêter à cet exercice, mais à des dessinateurs ce qui suppose un apprentissage sur papier ou tableau noir ; au paléolithique le sable ou le terrain sec à l’entrée de la grotte auraient très bien pu faire l’affaire. Ce qui permet de décomposer la figure et d’apprendre par cœur l’ensemble des signes qui la composent, et de la reconstruire sur la paroi.
Bref, cette histoire de projection d’ombre cloche… faute de mémoire, un système de transfert par points serait plus cohérent pour des faiseurs d’amandes…

Cela dit, il ne faut pas oublier qu’on a à faire avec des gens qu’étaient primitifs, certes, mais pas cons vu qu’ils arrivaient à refaire leurs outillage en reproduisant des modèles données ; des gens qui transmettaient une culture et un savoir-faire.

Enfin, vous n’avez qu’aller à Les Eyzies, il y a dans la grotte de Font-de-Gaume un veau couché qui m’a laissé sans mots et pour la spontanéité et pour la fraîcheur du trait, j’en rêve encore parfois, et j’aimerais bien voir le modèle réduit qui aurait servi à le ‘faire’ ! À Les Eyzies vous profiterez pour jeter un coup d’œil à l’Abri du Cap-Blanc et à celui du Poisson. La grotte de Combarelles aussi mérite le détour…

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 2 h 10 min

Voilà, la différence entre une déesse et une nymphette : la deuxième ne sait pas arrêter son char. Ce serait seulement une question de civilité ou le peu d’intelligence de la deuxième joue aussi son rôle ?

pronoia dit: 14 avril 2013 à 1 h 44 min

et un supplément pour réchauffer les maninges des déesses
« . Cette approche devrait inspirer les spécialistes de la cognition informatique : faute de produire de l’intelligence artificielle, ils pourraient se rabattre sur un programme de bêtise artificielle.

Le Monde du 21 septembre 2005 publiait un articulet intitulé « Des chimistes s’attaquent à San Gennaro ». Il s’agit, bien sûr, de la fameuse et miraculeuse liquéfaction du sang de saint Janvier, toujours attendue avec ferveur à Naples. Le cicap (Comité italien pour le contrôle des phénomènes paranormaux), à l’occasion du mille sept centième anniversaire de la décapitation du saint, publiait sur internet la recette du « sang de saint Janvier », permettant de reproduire le prodige à volonté.

Cette contre-offensive hyper-rationaliste n’est pas la première et n’aura évidemment pas plus de succès que les précédentes (voir, par exemple, Henri Broch, Le paranormal, Seuil, 2001, pp. 103-112, ou http://www.unice.fr/zetetique/banque_images.html#sang).

On appréciera, en revanche, la réaction du porte-parole de l’évêché de Naples, qui réfute l’explication du cicap au motif que l’expérience proposée marche trop bien : « Comment expliquer alors que le sang de saint Janvier se liquéfie parfois instantanément, parfois après des jours et des jours de prières, voire pas du tout, comme en 1976 ? Il est imprévisible ! » Il y a là l’ébauche d’une belle et originale épistémologie du miracle. À la différence de la science, selon Valéry « ensemble des recettes qui réussissent toujours », c’est l’insuccès qui serait le critère des prodiges divins.
http://revel.unice.fr/alliage/index.html?id=3528

Giovanni Sant'Angelo dit: 14 avril 2013 à 1 h 43 min


…Cinéma, la complicité bat tout les records,…
…tu dit vert , je dit jaune, je sort du pique, non atout c’est coeur,…je reprend du carreau,…ne tousse pas express le château de carte va s’effondrer,…
…etc,…mieux rester succinct à deux balles,…

pronoia dit: 14 avril 2013 à 1 h 19 min

pauvre athéna, tu dois avoir froid aux pieds :
on avait déjà subi une bérénice en mal de titus et toi, tu es trompé par ton zeus , pauvrette !

Athéna dit: 14 avril 2013 à 1 h 12 min

C’est plutôt le contraire: personne ne s’intéresse à toi, ce qui est tout à fait compréhensible vu tes gnangnan indigestes.

pronoia dit: 14 avril 2013 à 1 h 06 min

pauvre athéna de la molette ,votre question c’est que je ne m’intéresse pas à vous comme vous le désireriez, que je ne vous prends pas comme témoins ni confidents, ni en groupe comme collectif -ah l’avez-vous assez rabaché l’inconscient collectif au temps du verlan , cabots et sourires pour tous – ni individuellement more (la liste serait longue des commentateurs qui ont raconté leur roman familial ici , lieu de naissance, profession du père, de la mère, nombre de frères et soeurs, scolarité ante et post )maladies je ne me souviens pas s’il y aue aussi les bordels ,
est-ce que je vous demande des liens? des conseils pour orienter mes, renouveler mes goûts, mon regard ? est-ce que je juge les vôtres à grand renfort de prophéties ?
justement voilà de quoi vous vous plaignez, de n’avoir pas, et de n’avoir jamais eu à mes yeux la place que vous désirez tenir et faire croire que vous tenez , celle de Dieu et du Diable , de toute la famille et ses conseils , le droit de gérer mes capacités à penser .
mais écrivez à d’autres , à d’autres, !
trop tard!

Athéna dit: 14 avril 2013 à 0 h 46 min

Quoi pronoia, on doit subir tes harponnages sans réagir ? Dis tout de suite qu’on devrait nous plier à tes lubies.

pronoia dit: 14 avril 2013 à 0 h 16 min

on a un peu trop entendu la genre « Clopine c’est moi » : elle aussi a dû en avoir marre de se faire harponner !
Même la petite musique et les stratégies de communication » de P.Assouline commence à me fatiguer !!
Quand on sait que toutes ces histoires se terminent , quand c’est au mieux! , par des
« des gens que j’aime bien ;on t’aime bien »  » …on a envie de le dire vite « pour en finir » , (encore une illusion d’ailleurs )
et alors ?
et j’en connais puis que « on en connait » beaucoup qui m’ont avoué n’avoir plus envie de commenter davantage , pas seulement sur ce blog , ni en littérature , ni en philosophie .
et au fond personne n’est déçu .
.

pronoia dit: 14 avril 2013 à 0 h 02 min

je n’ai pas compris que Clopine ait cherché à se rapprocher de vous vous n’êtes pas arrivé à la retenir, ce qui est très différent !
les comédies des marionnettes ne sont pas très bonnes !
et puis quel déjà vu/ entendu sur d’autres scènes ! pauvres petits assholes !

pronoia dit: 13 avril 2013 à 23 h 30 min

et pour finir votre soirée de grands lettrés du french latin gender : d’ inquit ,le féminin n’est pas une cuite mais une de plus qui vous quitte !

pronoia dit: 13 avril 2013 à 22 h 44 min

à qui parla de « piège à con » une citation d’un débat dont je joins le lien :
« e, il se laisse donc aller vers ce qu’il appelle un
blasphème. Son « blasphème bouffon » nous interroge : « Avez-vous jamais
dit oui à un désir, qui soit autre chose que de vous laisser prendre à vos
propres pièges ? » Je crois que c’est peut-être là une réponse à la question :
à quoi sert la philosophie ?
(il , c’est Nietzsche)
http://editionsdelabibliotheque.bpi.fr/resources/titles/84240100829810/extras/philobis.pdf

pronoia dit: 13 avril 2013 à 20 h 46 min

Arnâgadâ,vous avez raison de remarquer que je n’ai pas pris le temps de relire , tant je voulais fuir ce club qui n’est peut-être pas plus piège à con qu’un autre , ni plus psychanlytico centré : et je ne crois pas qu’il soit la partie immergée de quelque iceberg . La polarisation lacanienne est quand même plus répandue, en France , que l’identification à Hécube

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 20 h 31 min

« Le pourquoi est assez connu, le contexte étant celui de guerre froide. La « nature de son sens » dépasse ce contexte, quoiqu’il soit déterminant, et se rapporte à la curiosité scientifique, la passion humaine de la découverte, etc. »

Oui, mais on le sait indépendamment du procédé technique… et si l’on l’interroge il nous dira pas pourquoi il a été conçu et mis en œuvre…

Giovanni Sant'Angelo dit: 13 avril 2013 à 19 h 40 min


…tout compte fait, je suis à me demander,…

…les fictifs,…ces emplois,…

…çà commence ou, par quoi, par qui, et ou en est réellement la limite  » morale  » au pouvoir ou ailleurs dans le choix des employés , ouvriers au quotidien ,…

…quelle question et réponse,…tout est règlo-morale,…dans les aptitudes qui font fonctions,…
…l’âge, le corps, un questionnaire pour évaluer le niveau abrutis des collaborateurs,…l’éventuel travail en noir pour leçons particulières,…questions de bien faire entrer le métier dans les novices au petit lait,…l’émulation endoctrinée des novices faisant fonction de paravent publicitaire,…l’image de prestige intérieure et extérieure de l’entreprise,…l’ange bleu en culotte courte de service,…

…la production,…qu’elle production,…déjà au intérêts du beurre et l’argent du beurre,…à 3 %,…logées nourris,…qu’est ce que vous voulez de plus  » un dessin de Durer « ,…avec la machine à tracer,…

…mais, monsieur c’est moins cher ailleurs,…et Mademoiselle  » Lit-Lys « ,…elle est encore en stage,…l’effrontée,…au deuxième pour les réclamations,…ou pour les actions en baisse,…Oui,…elle s’améliore,…elle est folle de littérature en plus,…

…tout est en règles,…contrat, voyages organisés,…elle vous doit bien çà, cette chipie,…Valéry de Nabakoff,…ou est-il encore passé,…ce pin-art encore Monsieur,…c’est du vrai  » gay « , littéraire,…un plus pour les jours creux à combler,…vous payer en liquide la maison ne fait pas crédit,…avec toutes ces charges,…
…du libre arbitre de chypre,…à glander,…
…etc,…et,…etc,…vous avez encore du Spartacus,…Oui,…l’édition relié,…

bouguereau dit: 13 avril 2013 à 19 h 11 min

de regarder les travaux des autres également sous l’angle technique. En gros on espionne

la technique c’est essetrêmement inportant..la technique c’est la femme même..sans ses célibataires

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 19 h 09 min

« Le pourquoi n’est qu’un ensemble de supputations et d’interprétations : tableaux de chasse, invocations religieuses, ex-voto, magie ? »

Aux fins esthétiques ces supputations n’ont aucune valeur, les mettre sur la table ne fait que embrouiller la donne car on ne peut pas sortir de l’hypothèse.

Sergio dit: 13 avril 2013 à 19 h 06 min

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 54 min
Comment le peintre, le sculpteur, le poète, travaillent dans leur « atelier » ne présente aucun intérêt.

Pour le spectateur pur, c’est sans doute possible et probable, mais il faut reconnaître qu’une fois qu’on est dedans, on ne peut pas s’empêcher de regarder les travaux des autres également sous l’angle technique. En gros on espionne, quoi, au cas où cela pourrait servir. Evidemment pour des trucs comme ma 3D ou fractales, encore peu répandus dans ces arrière-provinces de Nancy, on trouve encore peu d’interlocuteurs verbaux, donc force est de se replier sur les divers forums, mais c’est bien la même chose.

bouguereau dit: 13 avril 2013 à 19 h 04 min

Ce blog est un confessionnal, maintenant ?

..forcément on croit pas a ce cafard copieur de sigmound..aux chiottes !

bug dit: 13 avril 2013 à 19 h 02 min

aristoloche ne peut pas vous répondre, renato. Il venait de pondre un joli commentaire et le robot l’a refusé. J’ai changé de pseudo et d’e-mail, mais j’ai pas envie de recommencer.

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 56 min

Commencez par tenir en compte l’âge de la patine, aristoloche, après on cause technique… bien que… allez voir le conseil de Cellini pour dessiner les ombres…

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 54 min

Hé, Sergio, on garde le cap ou pas ? Comment le peintre, le sculpteur, le poète, travaillent dans leur « atelier » ne présente aucun intérêt. Au fin de la perception de l’œuvre, qu’est-ce que m’apporte de savoir si Vermeer se servait d’une chambre obscure ou pas ? L’attention au « comment » cache l’incapacité du spectateur à prendre la mesure du sens véhiculé par l’œuvre ; ce n’est que l’aveu qu’on nie l’action créative.

Chaloux dit: 13 avril 2013 à 18 h 53 min

« catator dit: 13 avril 2013 à 18 h 46 min
J’avoue que je n’avais rien lu de cet écrivain écossais

Ce blog est un confessionnal, maintenant ? »

Non, mais c’est un sacré piège à con, ce dont il n’est pas difficile de vous faire apporter la preuve.

aristoloche dit: 13 avril 2013 à 18 h 52 min

le comment ne sert à rien aux fins de la datation.

Bien sûr que si. La technique utilisée est un élément essentiel pour les classifications chronologiques.

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 50 min

« … notamment pour la datation… »

Il faudrait déjà tenir en compte l’âge de la patine. Cela dit, le comment ne sert à rien aux fins de la datation.

catator dit: 13 avril 2013 à 18 h 47 min

les harleyistes tous ceux du monde entier savent démonter leur incroyable engin à la six-quatre-deux

Sauf Johnny Hallyday.

catator dit: 13 avril 2013 à 18 h 46 min

J’avoue que je n’avais rien lu de cet écrivain écossais

Ce blog est un confessionnal, maintenant ?

Sergio dit: 13 avril 2013 à 18 h 45 min

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 26 min
D’ailleurs, le scootériste, le fait de connaître le processus matériel

Ha mais par exemple les harleyistes tous ceux du monde entier savent démonter leur incroyable engin à la six-quatre-deux pire qu’une honnête kalache…

aristoloche dit: 13 avril 2013 à 18 h 44 min

le processus matériel qui a permis à l’homme d’aller sur la lune et revenir, nous dit quoi relativement au pourquoi elle a été faite et la nature de son sens ?

Le pourquoi est assez connu, le contexte étant celui de guerre froide. La « nature de son sens » dépasse ce contexte, quoiqu’il soit déterminant, et se rapporte à la curiosité scientifique, la passion humaine de la découverte, etc.
La question du pourquoi se pose actuellement pour un voyage vers Mars, mais elle est conditionnée par celle du comment : prix, faisabilité technique.

En matière d’art préhistorique, le comment est la première question que se posent les archéologues, notamment pour la datation, et la seule qu’ils peuvent résoudre objectivement. Le pourquoi n’est qu’un ensemble de supputations et d’interprétations : tableaux de chasse, invocations religieuses, ex-voto, magie ?

Chaloux dit: 13 avril 2013 à 18 h 39 min

Je trouve ces « lectures de Proust », intéressantes mais déjà très datées. Il me semble que ma génération ne le lit plus tout à fait comme celle de Paul Edel ou celle d’Alba. Puissance de créateur. Quoiqu’il en soit, je crois que je vais en reprendre la lecture, à petites gorgées, même si je n’en ai pas le temps. Vous m’en donnez l’envie.

Connaissez-vous Tobias Smollett? J’avoue que je n’avais rien lu de cet écrivain écossais du XVIIIe siècle. Fabuleux.

Bon dimanche.

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 26 min

D’ailleurs, le scootériste, le fait de connaître le processus matériel qui a permis à l’homme d’aller sur la lune et revenir, nous dit quoi relativement au pourquoi elle a été faite et la nature de son sens ?

Quant à vous faire de la peine, c’est bien, Le contraire serait une insulte.

Arnâgadâ, petit-cousin de Mansûr dit: 13 avril 2013 à 18 h 21 min

Ce début de phrase a quelque chose de transsexuel :

« S’il ya bien des hommes sur lesquelles »

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 19 min

On causait art le scootériste, et là, aux fins du résultat, le « comment » n’a aucun intérêt. Pensez plutôt à revoir quelques principe de droit, vous en avez cruellement besoin.

pronoia dit: 13 avril 2013 à 18 h 18 min

S’il ya bien des hommes sur lesquelles moi, je ne ferais pas de transfert,ce sont bien P.Assouline Mauvaise langue et tous les autres pauvres petits chéris de ce blog . Pour les femmes , je n’en ferais qur aucune de ce blog qui est devenu overobsédé de théorie psy
voilà au moins qui est clair j’espère

JC dit: 13 avril 2013 à 18 h 14 min

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 17 h 01 :
« Les crétins du ‘comment’ toujours très actifs — comme si connaître le processus matériel de fabrication d’une chose permettrait de savoir pourquoi elle a été faite et la nature de son sens ! »

Exemple : JFK projete d’envoyer un homme marcher sur la lune … et revenir.

renato a raison : ce sont des « crétins » qui s’occupent du « COMMENT »… P’tain, une kalach et la clémence de Tite Taubiroute pour chasser le con qui parle haut et fort !

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 05 min

« C’est l’histoire des sept nains sans anus? »

La preuve que Dieu et le Diable son dans le détail ?

Charles P. dit: 13 avril 2013 à 18 h 04 min

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 17 h 59 min
Blanche Neige
C’est l’histoire des sept nains sans anus?

C’est l’histoire d’une pauvre pomme.

Jacques Barozzi dit: 13 avril 2013 à 18 h 00 min

En lisant d’un coup tous les commentaires précédents, souvent très pertinents, de Hamlet, Paul Edel ou ML notamment, j’ai eu l’impression de tomber au centre de la tour de Babel : chacun semblant enfermé dans son propre langage et tous parlant pourtant uniquement en français !

le sujet au oubliettes? dit: 13 avril 2013 à 17 h 59 min

Avez-vous vu de belles choses aujourd’hui, Jacky?
Moi, oui!
( Je m’ en vais et je reviens, je vais acheter des tout petit riens, comme des jouets extraordinaires qui font bzz, rreuh quand ils marchaient!

pronoia dit: 13 avril 2013 à 17 h 57 min

mauvaise langue , il y a des gens qui sont jaloux de vous: ils ne savent pas encore que l’artiste, le créateur , n’est ps le dernier crétin à se demander comment il a fait pour obtenir cette forme, cette couleur , ce mouvement , si cela tient à la chaleur, à une concentration, une densité , un poids, un geste tournant , valsant , un tremblement : il est même parfois le premier à le repérer pour le répéter , et n’attend pas les causeurs critiques toupsystoupsys pour s’en aviser .

Jacques Barozzi dit: 13 avril 2013 à 17 h 55 min

Quant à Daaphnée elle semble atteinte du sydrome de la reine de Blanche Neige, elle voit des rivales (qu’elle a elle-même suscité) partout : Clopine, rose, même sous les traits du pauvre D. !

pronoia dit: 13 avril 2013 à 17 h 54 min

Ne sachant pas qui est HR ,je vous prie d’agréer etc etc mes sales mutations respetutu et , comme dit votre copain bouguereua ,allez tous vous faire …

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 17 h 53 min

« … commencez par lire… »

Si vous étiez vraiment prévoyante vous auriez commencé par lire Blanche-Neige ça vous aurait fait le plus grand bien.

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 17 h 51 min

L ‘art paléolithique?
Je fais mes courses et je reviens tout à l’heure!

Se méfier quand même des contrefaçons.

Jacques Barozzi dit: 13 avril 2013 à 17 h 49 min

L’on écrit tous pour être aimé.
Voyez HR, malgrè ses dénégations répétées :

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 15 h 27 min
Pourquoi personne ne réagit à mes commentaires ?Si je
ne vous intéresse pas, il faut le dire !!

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 15 h 30 min
mauvaiseLangue , vous ne me lisez pas (vous ne m’aimez pas) ?

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 15 h 31 min
Personne ne me lit (ne m’aime) ? Retournez vous coucher, vous ne m ‘intéressez pas.
Bonne sieste

le sujet aus oubliettes? dit: 13 avril 2013 à 17 h 48 min

Avez-vous lu J.L. Schefer sur la grotte et ses dessins?
L ‘art paléolithique?
Je fais mes courses et je reviens tout à l’heure!

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 17 h 42 min

On cause de l’occasion quand l’on n’est pas capables de l’attraper. Enfin : « Tu causes, tu causes, c’est tout ce que tu sais faire ».

Jacques Barozzi dit: 13 avril 2013 à 17 h 38 min

Entre l’époque de Gustave Flaubert et celle de Marcel Proust, il y a eu quelques inventions humaines capitales : l’automobile, l’avion, le téléphone, le cinéma, la psychanalyse…
Depuis Proust, il nous faut constater d’autres progrès : la shoah ou internet.
A part ça, le roman, destructuré ou recomposé, reste toujours le roman…

pronoia dit: 13 avril 2013 à 17 h 36 min

lycaeides machin truc , commencez par lire B.Cassin et vous comprendrez ce qu ‘est un scoubidou en chinois si vous ne connaissez pas le japonais .« Je propose d’appeler “Histoire sophistique de la philosophie” celle qui rapporte les positions, non pas à l’unicité de la vérité, qu’elle soit éternelle ou progressivement constituée en mode hégelien (la vérité comme telos, dans un temps orienté, ou “comme si” orienté), mais celle qui les rapporte aux instantanés du kairos, occasion, opportunité, grâce à des mêkhanai, procédés, ruses, machines, permettant de happer le kairos par son toupet » Barbara Cassin

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 17 h 33 min

« … prière de venir avec une prose. »

Montre voir comment tu fais pauvre petit chéri…

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 17 h 32 min

et pour le ternissage du blog vous serez invités tous

Chaque post lui retire un peu plus de son éclat?

pronoia dit: 13 avril 2013 à 17 h 26 min

comme dit votre aimé mauvaise langue , pauvres petits chéris, pas même capables de lire des lignes de critique très simples d’écriture .
Ces jeux n’intéressent surtout plus personne avec les gens qui cherchent ici un interlocuteur pour parler de leurs souvenirs d’enfance ici ou là, et veulent écrire ici en en spécialistes et experts du bitume sous les semelles de P.Assouline!
Il est vrai que je n’ai pas appris le chinois et que je le regrette souvent .
quant à la première personne que j’ai entendu recommander la retenue, c’était Barbara
Cassin un jour qu’elle glosait sur des questions de traduction.
et pour le ternissage du blog vous serez invités tous ( prière de venir avec une prose.
Il est prévu que P.Assouline se sacrifie et danse avec vous jusqu’à l’aube!

Sergio dit: 13 avril 2013 à 17 h 17 min

Pour les grandes choses, certes, bien obligé de s’abstraire du « comment », c’est-à-dire de le boire jusqu’à la lie de manière à être en mesure de le transcender. Mais pour la vie courante, c’est une autre affaire, tout est justement dans le « comment » et c’est pas balèze…

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 17 h 01 min

Les crétins du ‘comment’ toujours très actifs — comme si connaître le processus matériel de fabrication d’une chose permettrait de savoir pourquoi elle a été faite et la nature de son sens ! D’ailleurs, en art c’est le résultat du processus mental qui compte ; le processus matériel de fabrication n’intéresse qu’aux petits boutiquiers — de là l’intense activité des crétins du ‘comment’ dont les boutiquier sont les meilleurs clients.

Ni Frigide ni Barjot ......ni GPA dit: 13 avril 2013 à 16 h 23 min

« …Chauvet et Lascaux, c’est que ces hommes disposaient d’une technique facile et fonctionnant chaque fois, et qu’il était inutile de la modifier. »

No comment.

carat hodos dit: 13 avril 2013 à 16 h 20 min

sur “Les statues précèdent les langues c’est aussi nul que 15 H 27 min avec sa » pensée prise en otage » les jeux de mots sont le degré zéro de la pensée , mon pauvre petit chéri comme dit mauvaise langue .

carat hodos dit: 13 avril 2013 à 16 h 11 min

La théorie des auteurs : les hommes des cavernes projetaient l’ombre de figurines animales sur les parois des cavernes et il leur suffisait ensuite d’en suivre le contour pour réaliser leurs dessins.
Extrait : « Si l’on projette l’ombre d’une forme quelconque – une figurine d’animal, par exemple – sur une paroi, tout individu, même dépourvu d’expérience artistique, parvient aisément à “décalquer” cette espèce d’ombre chinoise et à tracer un contour absolument fidèle au modèle. Dans un second temps, ce dessin peut être enrichi à volonté par des détails ou des couleurs. (…)

Et la raison pour laquelle rien n’évolue foncièrement dans la manière de dessiner pendant les quinze mille ans qui séparent Chauvet et Lascaux, c’est que ces hommes disposaient d’une technique facile et fonctionnant chaque fois, et qu’il était inutile de la modifier.

carat hodos dit: 13 avril 2013 à 15 h 48 min

15 h 27 min faites en 34567 comme ça encore !et mauvaise langue vous donnera un cours particulier sur le désir et on vous paiera un sol au 3456789 ème .
je ne communie ni dans l’hostilité que suscite le personnage de mauvaise langue qui en veut, lui, de « la littérature »,de l’écriture, et qui pourtant ne me fascine pas du tout . Mais je ne pense pas qu’il soit un homme partculièrement méchant , ni particulièrement lucide non plus sur le fonctionnement de sa pensée et de la pensée.
Je n’ai pas encore lu la « bombe » :La plus vieille énigme de l’humanité,
par Bertrand David et Jean-Jacques Lefrère,
et c’est une question qui m’intéresse beaucoup plus

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 15 h 45 min

cette habitude pourrait augmenter le risque d’attaques cardiaques de 50 %

Il faudrait montrer que le siesteur devient plus gras de 50%.

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 15 h 37 min

Pour le papillon alsacien , La sieste n’est pas réservée aux enfants ou aux personnes âgées, de nombreux hommes et femmes d’affaires la pratique car elle permet de réduire le stress mais aussi d’accroître les performances.
Une petite séance vous ferait le plus grand bien , essayez .

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 15 h 37 min

Proust est encore dans une dimension du lange qui préserve la profondeur

La couche Pampers représente malgré tout un progrès.

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 15 h 34 min

trouvé sur la toile: Véritable tradition latine, la sieste quotidienne est synonyme de bien-être et de quiétude. Cependant, selon une nouvelle étude menée sur plus de mille personnes, cette habitude pourrait augmenter le risque d’attaques cardiaques de 50 %.

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 15 h 33 min

l’Europe retombera dans le moyen âge et ce jour là vous l’aurez tous dans le baigneur !

Dans le Seigneur?

les voisins du forcené dit: 13 avril 2013 à 15 h 28 min

Le scooter en question dit: 13 avril 2013 à 14 h 37 min

il s’ennuie tellement, ça le rend encore plus acariâtre (et il se trouve drôle)-il va pas tarder à vraiment pêter les plombs

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 15 h 28 min

Les néolithiques étaient un peu frustres mais il avaient la fierté de se dire: nous autres révolutionnaires.

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 15 h 25 min

« L’idée de progrès est née avec l’écriture de la Genèse il y a trois mille ans ! »

L’idée de progrès est née lorsque l’homme du paléolithique a commencé à perfectionner la coupe du silex — processus qui découle de la nécessité d’améliorer la performance du chasseur et de la recherche du bienêtre. Lors de la révolution néolithique elle était déjà bien installée dans les consciences.

bernie dit: 13 avril 2013 à 15 h 24 min

Secouriste militant non-inscrit 13 avril 2013 à 14 h 41

Bien sûr. Non seulement ils ont de bonnes manières et le monopole de la morale, mais aussi ils s’y connaissent en gueux, à droââte :c’est pas des c…,eux! normal que le pouvoir leur appartiennet de droit (quasiment divin)!ben tiens! !

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 15 h 24 min

Flaubert traitait la pensée de Spengler de manière cavalière mais Proust en faisait son livre de cheval.

hamlet dit: 13 avril 2013 à 15 h 19 min

Queneau ? quel rapport entre Queneau et Flaubert ? Queneau appartient lui à lignée des Rabelais et des Diderot.
Queneau n’avait qu’une intention : la jubilation de l’écriture de l’écrivain qui ne laisse guider que par sa plume.

défendre l’écriture jubilatoire à une époque celle -ci était menacée d’être prise en otage par les idéologues, les faiseurs d’écoles comme les surréalistes ou le roman moderne !
un écrivain ne peut pas appartenir à une école.

ML, aujourd’hui, à notre époque, où l’Europe s’interroge sur son destin, se recroqueville sur elle-même.
je vous assure : défendre l’enfoncement flaubertien de Bouvard et Pecuchet à notre époque est une très mauvaise idée parce que nous y sommes plongés jusqu’au cou.

L’Europe n’a jamais eu autant besoin de Bouvard et de Pecuchet, il lui en manque des milliers, parce qu’actuellement ils sont tous en Amérique et en Chine.

L’heure est grave : il nous faut faire d’extrême urgence un travail en profondeur de réhabilitation de Bouvard et Pecuchet.

Je lance un appel à tous les écrivains, Monsieur Assouline dites le à tous vos amis écrivains : l’Europe doit sauver les soldats Bouvard et Pecuchet !!!

Et elle doit le faite vite !!!

sinon l’Europe sombrera à nouveau, ML vous sentez le vent tourner ? vous entendez les chants néfastes s’élever à nouveau dans ons campagnes ?

Sauvons Bouvard et Pecuchet de leur destin spenglerien sinon je vous le dis : l’Europe retombera dans le moyen âge, et Flaubert aura gagné son pari…
et ce jour là vous l’aurez tous dans le baigneur !

damien dit: 13 avril 2013 à 15 h 19 min

@Darwin : 13 avril 2013 à 15 h 03 min Darwin voyons, comment osez-vous contredire la voie de la vérité

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 15 h 17 min

Rabelais et Flaubert ont tous les deux écrit sur les cataplasmes, à la jobarbe pour le premier à la moutarde pour le second.

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 15 h 16 min

ce qui est bizarre, je viens de lire une page sur Angot, sur le blog à? de ? Sollers-je préfère blog à Sollers , quel rapport avec les coiffeurs ?) qui évoque P.Assouline,les lecteurs et dans la suite du cheminement des pensées que j’avais laissées danser, m’est revenu un souvenir de bistrots, et comment une femme qui travaillait alors à l’Unesco se déclara bouddhiste , et puis comment un peu plus tard,elle et un peintre ex-journaliste argentin que je lui présentai se mirent à parler de religions et de sectes .
impossible de donner les détails et décrire les lieux et scènes qui m’échaudèrent et dont j’ai un souvenir pourtant bien vif .
ce jour là , j’ai fait une ou deux photos (mais pas d’eux )
ah aucun rapport avec le diable non plus !

Darwin dit: 13 avril 2013 à 15 h 03 min

Euh !….. L’idée de progrès ? Mais ce n’est pas une diée, le progrès ! Et c’est bien antérieur, le progrès, aux juifs, aux chrétiens, aux musulmans, aux bouddhistes, aux HUMAINS…

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 15 h 02 min

Proust conclut d’ailleurs ce passage comme on conclurait un traité sur la naissance de l’amour chez un jeune garçon : « Au commencement d’un amour comme à sa fin, nous ne sommes pas exclusivement attachés à l’objet de cet amour, mais plutôt le désir d’aimer dont il va procéder (et plus tard le souvenir qu’il laisse) ere voluptueusement dans une zone de charmes interchangeables — charmes parfois simplement de nature, de gourmandise, d’habitation — assez harmoniques entre eux pour qu’il ne se sente, auprès d’aucun, dépaysé. » (À l’ombre des jeunes filles en fleurs)

hamlet dit: 13 avril 2013 à 15 h 02 min

ML, Valery écrit sans variete I : « Proust su accommoder les puissances les puissances d’une vie intérieure singulièrement riche et curieusement travaillée, à l’expression d’une petite société qui veut être, et qui doit être superficielle. Par son acte, l’image d’une société superficielle est une oeuvre profonde……. dans ses profondeurs personnelles Marcel Proust a cherché la métaphysique dont aucun monde ne se passe »

dont aucun monde ne se passe ?
sûr qu’aucun monde ne s’en passe, sûr que les auteurs ont tenté à leur manière d’injecter par leur génie une profondeur métaphysique dans les mondes qu’ils décrivaient, même les mondes les plus abjects et les plus superficiels.
aucun monde n’y échappe sous la plume d’un auteur dont le désir n’est pas de nuire au genre humain, car ce dernier au lieu d’injecter de la profondeur là où il n’y en a guère effacera les traces de cette profondeur même lorsqu’elle y est peu présente,
aucun monde ? ouai ouai hormis celui de Bouvard et Pecuchet….

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 14 h 58 min

Mais voyons, hamlet, l’idée de progrès n’est pas né avec Rabelais ! L’idée de progrès est née avec l’écriture de la Genèse il y a trois mille ans ! C’est une idée que les Juifs ont inventée il y a très longtemps, reprise par l’Eglise du Christ.

Je vous laisse la liberté de votre rapprochement entre Flaubert et Spengler. Mais à mes yeux, un tel rapprochement n’a aucune pertinence. Flaubert veut écrire un roman encyclopédique parodique comme Rabelais dans le Quart-Livre. Ça c’est beaucoup plus pertinent, me semble-t-il, pour comprendre le projet littéraire de Flaubert dans B&P. Des auteurs d’aujourd’hui font de même, Queneau en son temps avec les enfants du limon, et d’autres auteurs d’aujourd’hui.

sinbad le malin dit: 13 avril 2013 à 14 h 57 min

s’il y a bien un type insupportable de suffisance et de prétention sur ce blog c’est bien la mauvaise langue qui n’arrête pas de dire aux autres qu’ils se trompent (et pan Hamlet, et pan Paul Edel…) mais que lui seul détient la vérité, c’est assez comique, aussi

hamlet dit: 13 avril 2013 à 14 h 47 min

si l’idée même de progrès est née avec Rabelais on peut dire que Flaubert est un penseur anti-rabelaisien.

par contre si vous voulez trouver des rapprochements Flaubert est plus proche d’un O. Spengler.
il y a très peu d’écart entre son « déclin de l’occident » et Bouvard et Pecuchet.
mais bon pour l’admettre, je l’admets, admettez le aussi, il faut déjà savoir un peu lire plus loin que le bout de son nez.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 14 h 42 min

Hamlet, vous êtes un naïf. Flaubert est sans doute excessif dans sa formulation mais il a bien senti que ce sont des écrivains qui, comme aurait dit un Henri Michaux, écrivent « contre » !

Secouriste militant non-inscrit dit: 13 avril 2013 à 14 h 41 min

Nouvelles du Congrès du PS

Malaise chez plusieurs cadres socialistes qui n’avaient plus vu de prolétaires depuis Guy Mollet. Le choc fut rude pour ces apparatchicks plus habitués à la courtoise éducation mafieuse de Guérini, à la loghorée de Désir, qu’aux manières rustres des trahis de PSA, envahissant le Conclave.

Heureusement, une cellule de soutien psychologique UMP, appelée en renfort, fut rapidement mise en place : en ce moment même, elle explique aux malades socialistes que les brutes ne sont que des pue-la-sueur, sans importance, et pas dangereux pour deux ronds.

Arnaud Montebourg avait pris la fuite dès l’arrivée des jacquots aux mains caleuses…

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 14 h 39 min

On voit bien dans ce passage que la hiérarchie habituelle de l’anecdote et de la sentence ou du commentaire est rigoureusement inverse de celle à l’œuvre chez Balzac. Le passage débute au commencement même du paragraphe par un présent de vérité générale (dogmatique proustienne) que vient illustrer l’anecdote des ordres qu’il donne à l’hôtel pour en conclure en emprunter faussement le paradigme balzacien des sciences naturelles que en fait l' »individualité » n’existe pas.

Il me semble qu’on voit bien là à l’œuvre comment procède Proust. Il prend l’exact contre-pied de Balzac. Cet épisode traduit une expérience réelle chez Proust ? Rien n’est moins sûr ! Il ne part pas d’une expérience à lui mais de textes qu’il transforme, recompose, inverse. Bref avec lesquels il joue pour dire ce que lui, Proust, pense de l’amour : l’Amour n’existe pas. Voilà ce qu’est le fonctionnement du texte proustien, comment ça marche, comment c’est construit.

hamlet dit: 13 avril 2013 à 14 h 39 min

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 11 h 38 min
« Que l’œuvre de Rabelais soit critique de la société de son temps n’est tout de même pas une idée très originale, pas de quoi s’en offusquer ! »

ML : je vous aime bien parce que vous ne faites pas la différence un auteur « critique de son époque » et un auteur dont l’ambition est de « nuire au genre humain ».

vous voyez la différence tient en une perspective par rapport à la vision de l’avenir : un critique de son époque critique son époque parce qu’il croit dans le genre humain et en son avenir, il pense qu’un jour viendra où grâce au travail des auteurs critiques de leur temps il y aura un demain meilleur qu’hier et qu’aujourd’hui, c’est ce qu’on appelle dans le langage courant un humaniste.

un auteur qui veut nuire au genre humain est tout le contraire d’un humaniste, il se dit que le genre humain ne peut être sauvé, que les demains seront toujours pires que les aujourd’hui.

Rabelais n’aurait jamais pu écrire Bouvard et Pecuchet parce que Bouvard et Pecuchet est le livre d’un anti humaniste qui pense que rien de bon ne sortira jamais de l’esprit humain en dehors bien sûr du sien.

vous comprenez la différence ? quand Flaubert se réclame de Rabelais c’est le signe qu’il a dû louper un épisode.

avoir du talent ne permet pas d’échapper à l’imbécilité avec 1 L.

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 14 h 37 min

pique je vais avoir la palme des fautes de frappe ( Faulkner le répète)
il eût été plus logique que je reconnaisse avoir observé que l’on rabattait le supposé connu sur le totalement inconnu que l’on cherche à connaître, transformer .. : démarche comparatiste et critique comme pour un chirurgien qui fait une intervention , et qui croit « savoir » d’après les examens auxquels il a été procédé et qui ont justifié la décision d’intervention .

Le scooter en question dit: 13 avril 2013 à 14 h 37 min

Sympa le JC de 14h22,
lui qui n’a jamais vu un ouvrier de sa vie à Porquerolles il cause, ou alors il nous ment et vit à Henin-Beaumont ce qui serait tout aussi compatible avec ses propos marinistes

bouguereau dit: 13 avril 2013 à 14 h 32 min

bouguereau dit: Votre commentaire est en attente de modération.
13 avril 2013 à 13 h 58 min

..c’est pas une biroute tiens le modérateur

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 14 h 30 min

Il y a même parfois chez Proust une parodie du paradigme balzacien de la zoologie qu’on peut lire à l’œuvre dans À l’ombre des jeunes filles en fleurs, quand il évoque l’état amoureux qui met en scène à la place des personnages les signes de l’amour pour faire en somme une sorte de réécriture parodique mais du point de vue de Marcel qui est alors sérieux du Banquet de Platon et de la naissance de l’amour :

« L’état caractérisé par l’ensemble de signes auxquels nous reconnaissons d’habitude que nous sommes amoureux, tels les ordres que je donnais à l’hôtel de m’éveiller pour aucune visite, sauf si c’était celled e l’une ou l’autre de ces jeunes filles, ces battements de cœur en les attendant quelle que fût celle qui dût venir) et, ces jours-là, ma rage si je n’avais pu trouver devant Albertine, Rosemonde ou Andrée, sans doute cet état, renaissant alternativement pour l’une ou l’autre, était aussi différent de ce que nous appelons amour que diffère de la vie humaine celle des zoophytes où l’existence, l’individualité, si l’on peut dire, EST RÉPARTIE ENTRE DIFFÉRENTS ORGANISMES. Mais l’histoire naturelle nous apprend, etc… »

hamlet dit: 13 avril 2013 à 14 h 25 min

DHH dit: 13 avril 2013 à 11 h 51 min
Pour faire une digression avec une anecdote
Ce matin, dans Répliques, dont le sujet portait avec Georges Bensoussan et Pierre Laurens…

Pierre Laurens ?
non Pierre c’est le frère de Camille : Pierre tu es stone et sur cette stone je construirai…

l’autre frère c’est Henri, le sculpteur, comme Camille, la soeur de Claude.

celui dont vous voulez parler s’appelle je crois Henry.

surtout ne faites pas comme votre ami rabbin de jouer les monsieur je sais tout sinon vous allez vous matraquer vous aussi.

mais ici vous ne craigniez rien : vous pouvez dire n’importe quoi, Pierre, Henri, Léon…
les islamologues c’est comme les trains il y en a toujours un pour en cacher un autre, mais c’est pas très grave.

JC dit: 13 avril 2013 à 14 h 22 min

In-cro-ya-ble !

Des OUVRIERS au congrès du Parti Socialiste !
Vous avez bien lu : des ouvriers… Les socialistes de souche ne savaient plus comment ils étaient faits, les ouvriers. C’est gens là, des ploucs de PSA, se croient tout permis !

Que fait la police ?

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 14 h 19 min

pour mauvaise langue surtout,je signale aue dans le texte de la NRF, Bergougnous avait écrit
« Hegel, le premier philosophe de l’histoire, a pourtant prévenu: « ce qui est connu est inconnu » (weil esbekannt ist, nicht erkannt » .
et il enchaîne Faulkner le répéter un peu plus tard, à sa manière rustique, laconique, au fin fond du Mississipi: »c’est pas ça  »
Comme il n’y a pas de majuscule à histoire, il est possible de me reprendre si je conteste qu’Hegel soit le premier philosophe de l’histoire »mais à ce que ‘ai remarqué, e trouve une tendance à rabattre le connu sur l’inconnu , alors que je me souviens qu’au siècle précédent,avant internet, l’une des scies était « à nouveaux frais » ,a qui sous entendait des recherches, enquêtes,l’apprentissage de nouvelles langues , des prises de risque de l’esprit avec les certitudes et les identités et les supposés « destins » de celles-ci

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 14 h 19 min

Ce qui fait sens surtout chez Proust, en lieu et place des personnages, dans les titres justement, Paul, c’est par exemple : « Nom de pays : le nom » (troisième partie du Côté de chez Swann), ou dans À l’ombre des jeunes filles en fleurs : « Nom de pays le pays ».

Les titre nimbent dans le flou les personnages : Du côté de…, Autour de…(Mme Swann), etc.

hamlet dit: 13 avril 2013 à 14 h 10 min

Daaphnée dit: 13 avril 2013 à 13 h 08 min
Vous savez quoi Rose-Hamlet ?
Clopine a un blog qui fonctionne toujours, vous pouvez même lui écrire à son adresse de contact.
Et si elle ne vous répond pas, tirez-en les conséquences qui s’imposent.

vous lâcher les baskets Daaphnée ?

alors là non il n’en est pas question une seconde.
vous savez pourquoi ?
parce que j’ai dit à Clopine que je l’aimais mais elle n’a pas voulu de moi, elle m’a rejeté ! c’est pour ça que je ne peux même plus aller sur son blog.

du coup il ne me reste que vous ma Daaphoufoune !!!

je ne peux pas vous lâcher.
avant de faire comme Clopine et dire non à mon amour laissez-moi le temps de me vous parler de moi, je me présenter en quelques mots.

Daphoufounette, vous savez adolescent, je rêvais de conquérir le monde. Je n’étais amoureux que de croches ou de rondes. Combien de fois le corps d’un piano m’a ravi, pour un fortissimo j’aurais donné ma vie !!!
Pour une symphonie j’aurais vendu mon frère et pour une mélodie j’aurais trahi mon père :
je n’étais que musique, et jusqu’à aujourd’hui
par qui aurais-je pu être séduit à part vous Daaphnéantropète?
Je possède à présent tout ce que je souhaitais, le succès, le talent, de l’argent sans compter, on me flatte, on m’adule, on me déshumanise.
Comme Flaubert je suis découragé par la bêtise.
C’est vrai, j’aurais préféré me battre pour des vraies richesses, j’aurais tout sacrifié pour trois sous de tendresse.
Il me manquait l’amour, et maintenant l’amour m’appartient depuis que Daaphnébuleuse a croisé mon chemin…

Est-elle loin d’ici, est-elle près de moi?
Je ne l’ai pas revue, mais je sais qu’elle existe. Est-elle puritaine ou bien fille de joie? Qu’importe sa vertu, puisque je suis artiste, et que l’amour… dicte….. sa… loi……………….

bon maintenant que vous me connaissez mieux c’est oui pour aller danser tous les deux ?

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 14 h 08 min

Par exemple, Paul, le titre « Du côté de chez Swann » n’est qu’en apparence un titre balzacien. En réalité ce côté de chez Swann a pour pendant le côté de Guermantes, l’un ne « fonctionne » pas sans l’autre, et Swann n’est que le signe de cette architecture du sens global de l’œuvre. Il ne peut pas être réduit à un statut balzacien, il n’en a plus que les oripeaux. Pour moi, le statut de Swann c’est celui de Swann se promenant un jour rue du Faux près de la Madeleine aperçu par hasard dans la rue par Marcel : une sorte de fantôme. Plus rien de balzacien.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 14 h 02 min

Ce ne sont que des apparences trompeuses, Paul, justement. Il s’agit pour lui d’écrire un roman dogmatique, pas d’être le secrétaire de la Comédie humaine. De ce postulat de départ découle la révolution proustienne de l’art romanesque qui inclut toutes les composantes du roman.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 56 min

On trouve d’ailleurs quelque chose de semblable dans l’art des mémorialiste qu’a étudié mon ancien copain de khâgne, Frédéric Briot, ce qu’il montre très bien dans son bouquin sur l’art des Mémoires, L’usage du monde. Il est clair que Proust l’avait compris lui aussi en lisant Saint-Simon, notamment. Et on trouve déjà chez les mémorialistes l’art de la boucle, la fin est le commencement en une spirale sans fin.

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 13 h 55 min

ce qu’écrit Berougnoux : » l’étranger que nus sommes quand ce n’est pas touours »
. C’est du côté opposé, celui de la pensée, des sentiments, des instants dont nos vies sont tissées, de l’étranger que nous sommes d’emblée, quand ce n’est pas toujours, à nous-mêmes et à tout, que le mystère a migré. Il n’est que de travailler à l’éclaircir comme s’y évertuent, depuis cinq siècles, ceux qui se sont succédé à l’écritoire »
Que chacun demeure étranger , toujours , c’est ce qui pourrait ou devrait inciter à la retenue et certaine réserve, qu’il s’agisse des écrivains ou de tout autre , bergougnoux prenant soin de comparer les effets de ce qu’il est convenu d’appeler « intelligence » : beaux arts , sciences .
cette idée de « destin » que ce soit de la France (La France, pour des raisons inhérentes à son histoire, à son destin politique, la France est « le pays de la littérature ») ou de tout autre pays me laisse très sceptique: autrefois, plus jeune ,et d’une très grande ignorance,je ne pensais en même temps ce qui m’apparaissait comme les miracles possibles de l’intelligence humaine depuis l’âge des cavernes, et les horreurs dont Auschwitz et Hiroshima sont des noms .

Paul Edel dit: 13 avril 2013 à 13 h 54 min

Proust aime tellement le concept classique de personnage qu’il ne met pas par hasard dans ses titres : « du côté de chez Swann », « la prisonnière » « albertine disparue ». je trouve proust tres riche, justement en vertus XIX siècle démodées -surtout depuis le structuralisme militant des années 70.. oui il travaille à l ancienne marcel.. : gout des personnages, ambition d’une « comédie humaine monumentale » comme les romans du XIX siècle.. auteur-Dieu ,auteur- démiurge et créateur tout- puissant (oui, je vois sartre qui tord du nez et grimace. Devant les romanciers qui se prennent pour Dieu .).. dissection psychologique, splendeur architecturale, et dichotomie si traditionnelle entre corps et esprit.. et aussi, tres démodé, un moraliste satirique, avec une drôlerie, un burlesque constant digne de Labruyère ..
ce qui n’empêche pas évidemment des apports nouveaux un bain langagier onctueux, sorte de liquide amniotique du langage irisé, musiclaz jamais entendu , si suave, une quête artistique mystique et reconnaissance d’un absolu (pavés inégaux d’un trottoir..etc.) sentiment spatial si personnel .. cristallisation continuelle de l’imaginaire sur l’arbre du réel(Nabokov s’en souviendra.) etc

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 50 min

Deleuze a d’ailleurs bien montré dans son merveilleux bouquin sur Proust et les signes combien les signes proustiens (mais on pourrait généraliser la réflexion de Deleuze et l’étendre à la notion de personnage également) ne sont pas comme chez Freud la résultante du passé mais sont au contraire orientés vers l’avenir.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 46 min

Tous ses personnages en outre sont reliés à une recherche sur le roman par le héros Marcel. Ils servent à Marcel à saisir sur le vif, à comprendre ce qui l’obsède, lui. C’est exactement ce que la citation de Jabès que j’ai postée plus haut exprime dans son art du raccourci : « L’écrivain, comme l’historien, prête un sens au passé, mais contrairement à ce dernier, il détruit le passé en lui donnant forme. l’écrivain ne cherche pas à être le témoin. IL EST SEULEMENT À L’ÉCOUTE DES MOTS QUI TRACENT SON AVENIR. » C’est pr »écisément ce que cherche Marcel dans les personnages qu’ils évoque, qu’il revoit, etc.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 40 min

Mais je ne le nie nullement. Proust fut d’abord balzacien. Mais dans la Recherche il ne l’est plus. Ses personnages ne sont plus du tout construit comme chez Balzac, ils n’en ont plus que les oripeaux. Leur statut et leur fonction sont devenus tout autres. C’est justement ce qui constitue la révolution proustienne.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 38 min

Tout ce qui est distingué, séparé chez Balzac tend à acquérir chez Proust un statut semblable les plaçant sur le même plan. On peut suivre cette évolution des composantes de l’art romanesque jusque dans le Nouveau roman qui instaure comme un océan du langage, des mots où les personnages ne sont plus que des fétus de paille dans le vent de l’Histoire (chez Claude Simon).

Paul Edel dit: 13 avril 2013 à 13 h 34 min

Bien d accord sur ce que vous dites du « Nouveau Roman », ML mais je vais vous retrouver des passages dans lesquels Proust dit combien l’obsession du personnage est fore dés ses premiers écrits. Chez lui au départ, la sensation(fatigue, veille, lumière, et immédiatement les personnages le hntent :ce n’est pas pour rien qu’il s’attache , enfant, à voir descendre Geneviève de brabant ou des saints des vitraux ou bien voir se détacher de la lanterne magique des chevaliers.. etc.. chezlkui, outre les personnages, l’espace est capital (les clochers de Martinville ( en réalité clochers de l’église saint Etienne vu de la plaine de caen là où mon père avait un magasin..) et c’est sans doute une de ses plus grandes originalités :le sentiment spatial dans le mouvement.. aussi bien du corps dans un lit que du voyageur dans un train (Claude Simon fait son miel de tout ça..) sa rêverie d’enfant prolongée jusqu’à sa mort.. Il n’arrive pas à s’endormir alors il peuple sa veille et son attention flottante de personnages réels ou imaginaires .. quelle attente du personnage chez lui.. et idéalisé et caressant.. maternel :depuis la mère (et son baiser)jusqu’a albertine (et ses caresses)

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 32 min

Proust :
— effacement de la fonction centrale du personnage tel que Balzac le conçoit au profit de son langage ;
— fonction éminente du pastiche dans le roman, aussi bien dans le langage des personnages qui acquiert le même statut que les pastiches faits par le narrateur de tel ou tel discours : la littérature avec Bergotte, le discours politique etc.
— C’est le langage de l’écrivain lui-même qui se « divise » comme le dit excellemment Tadié qui montre tous les bouleversements que fait subir Proust aux composantes habituelles de l’art romanesque.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 25 min

Tadié : « La mélodie des personnages unit leurs paroles : on retrouve le rôle du pastiche ; pour Proust, pasticher, c’est entendre la mélodie d’un auteur, dont il change les paroles ; faire parler un héros, c’est faire un pastiche, mais de rien, c’est rester fidèle à une mélodie inventée (de même que peindre les choses, c’est saisir leur rapport secret). »

JC dit: 13 avril 2013 à 13 h 22 min

« Clopine elle au moins elle avait une chose que vous n’aurez jamais : elle avait de l’oreille. »

Demi-succès ! Un bon matador obtient en général les « oreilles » et le reste.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 20 min

Cette révolution du Nouveau Roman est déjà en germe chez Proust. Par le moyen du langage des personnages qui prend le pas sur la fonction du personnage dans le roman balzacien justement. Les personnages, chez Proust, existent d’abord par leur façon de parler, par leur langage, par la mélodie de leur langage. Je crois au contraire que c’est très bien vu par Tadié.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 15 min

Non, Paul Edel, là je crois que vous vous égarez… mais ça ne fait rien, vous n’avez pas bien compris ce qu’il dit. Tadié prend en compte le fait que le roman s’édifie chez Proust à travers le langage de ses personnages : « Mais Proust n’est jamais autant romancier que lorsque ses héros parlent. » (p. 180, de l’édition originale, si vous avez le bouquin sous la main). Je généralisais, disant que la disparition du personnage comme centre du roman était la grande révolution du Nouveau Roman, remplacé par les mots qui construisent la représentation selon une certaine « mélodie » pour reprendre un terme de Tadié.

Daaphnée dit: 13 avril 2013 à 13 h 11 min

Ben oui, le Boug’, à quoi faisiez-vous allusion ? Rien compris à votre histoire de playboy!elcabache.

Daaphnée dit: 13 avril 2013 à 13 h 08 min

Vous savez quoi Rose-Hamlet ?
Clopine a un blog qui fonctionne toujours, vous pouvez même lui écrire à son adresse de contact.
Et si elle ne vous répond pas, tirez-en les conséquences qui s’imposent.
Lachez-nous les baskets.

Ici, vous êtes sur le blog de Pierre Assouline.

Paul Edel dit: 13 avril 2013 à 13 h 08 min

Comme enfonceur de portes ouvertes, Tadié est magistral. Je vous dis ça avec le sourire ML ,mais relisez bien cette phrase: »« Le technique du romancier commence non aux personnages, mais aux mots ; écrire un roman, c’est une certaine manière de traiter les mots, »c’est du vent et s applique à n’importe quel écrivain, romancier ou pas mais franchement ça s’applique à n’importe qui: poète, romancier,-bon ou mauvais- critique,etc.. pauvre Tadié ,pauvre pauvre tadié. Il découvre que la littérature commence avec des mots..
Jean Milly(édition Flammarion) ou bien le grand Pierre- Louis Rey, ou Brian Rogers Thierry Laget, sont des proustiens plus intéressants . on se demande d’ailleurs pourquoi Proust s’est acharné, et a tant insisté depuis « jean santeuil » et dans sa correspondance pour dire qu’il « observe » les autres.
Un exemple :
Dans le début du « temps retrouvé », le narrateur est inquiet d’avoir insuffisamment observé les personnes intéressantes qu’il a rencontrées. Et il avoue « enrager d’être malade et de ne pouvoir retourner voir tous les gens qu’il avait méconnu » et je trouve cette reflexion totalement émouvante pour ce Proust asthmatique et affaibli obligé de « rompre avec la société » pour garder ses forces afin de composer son monde après ses séjours en maison de santé..il y aurait aussi tant à dire sur les « choses »,aussi, et que Claude Simon a bien vu.. sur le « corps heureux » aussi,qu’il regrette tant, toutes choses qu’il aborde déjà dans « jean santeuil ». il y a bienj sur du Balzac chez proust : de Cottard à Albertine,de Charlus à à la merveilleuse Oriane, de Bergotte à Françoise,de Swann à Gilberte, et le fabuleux robert de saint loup.. quelle galerie immense et grouillante …

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 12 h 50 min

On trouve d’ailleurs déjà une révolution de ce type chez l’écrivain portugais : Antonio Lobo Antunes. Qu’il soit psychiatre de profession n’est pas pour nous étonner !

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 12 h 30 min

Il faut d’ailleurs prendre ce qu’écrit Jean-Yves Tadié en un sens qui dépasse ce qu’il avait en tête en le posant. Ce n’est pas seulement le langage que « l’auteur prête à ses personnages » qui suggère l’humanité et une certaine manière de traiter les mots. C’est aussi et surtout en un sens qu’il ne voit pas, en un sens flaubertien, le monde est d’abord un monde de mots, ce sont les mots qui font le monde de la représentation qui doit être coulée dans les mots du romancier comme la statue dans le bronze et qui n’existe pas autrement.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 12 h 22 min

En revanche, ce que Proust a découvert reste toujours valable, quand Jean-Yves Tadié écrit notamment à propos de Proust et le roman : « Le technique du romancier commence non aux personnages, mais aux mots ; écrire un roman, c’est une certaine manière de traiter les mots, c’est exploiter, entre autres pouvoirs du langage, celui de suggérer l’humanité. » On a défini ainsi la grande révolution proustienne, dont le nouveau roman est une suite, notamment à mes yeux le meilleur d’entre les Nouveaux romanciers, Claude Simon.

Proust est encore dans une dimension du lange qui préserve la profondeur, la différence tonale en quelque sorte entre le passé simple et l’imparfait, entre les événements d’arrière fond et de premier plan. Mais chez Proust déjà, cette tonalité du temps tend à s’effacer. Claude Simon crée une musique atonale où cette perspective du temps a disparu. Il reste à accomplir une troisième révolution, celle qui instaurera l’inconscient même dans l’Histoire et l’Histoire dans l’inconscient même, créant une nouvelle atonalité, celle qui donne le vertige des fantômes.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 12 h 07 min

Hamlet, vous avez une idée très scolaire de l’Humanisme à la Renaissance. L’Humanisme est critique, il écrit contre son temps, contre une certaine pensée, contre une certaine humanité, ou conception de l’Homme, en effet. Rabelais, Montaigne écrivent contre l’humanité de leur temps. Lire et relire par exemple le chapitre des Essais sur les Indiens du Brésil !

hamlet dit: 13 avril 2013 à 11 h 58 min

parce que pour vous Rabelais a écrit contre le genre humain ?
vous avez raison c’est le définition même de l’humanisme.

vous avez bien lu Rabelais, quelle chance pour vos élèves, ils profitent de vos lectures pertinentes.

misère Daaphnée, heureusement par bonheur vous êtes là pour remonter le niveau littéraire.

sol la fa sol si la la sol.. sol la fa mi sof do fa….
vous connaissez, vous avez l’oreille tellement musicale, Rostropopotin…

l’oreille ! Daaphnée vous êtes pour la musique ce que ML est pour la littérature : sourde….

Clopine elle au moins elle avait une chose que vous n’aurez jamais : elle avait de l’oreille.
http://www.youtube.com/watch?v=mwS_f5QgZKY

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 11 h 58 min

Je suis tout à fait de votre avis, DHH. Ce discours de retenue est l’esprit de toute une époque. Et c’est ça qui n’est plus tolérable aujourd’hui ! dans le monde postérieur à la Shoah. Et votre réflexion rejoint la mienne qui était celle ci-dessus sur Proust.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 11 h 52 min

Les articles sur Proust sont intéressants. Mais ils ne disent pas ce qui est essentiel à mes yeux. Proust veut écrire, de son propre aveu, une œuvre « dogmatique » en découvrant les « lois » de l’existence en quelque sorte. Il croit que la littérature a à voir avec une vérité transcendante.

C’est ça qui est contestable, c’est ça qui justifie l’existence de sa cathédrale, la possibilité d’édifier une telle cathédrale, c’est ça qui n’est plus possible, plus pensable, c’est ça qui est impossible aujourd’hui.

Si la littérature a à voir avec la vérité (je le crois aussi), ce n’est pas une vérité transcendantale. C’est la vérité de nos émotions, de notre façon de penser le monde à une époque donnée, qu’on peut suivre au fil des siècles, en suivre les déplacements, la logique interne. Dire en somme l’esprit du temps à travers une sensibilité, une parmi tant d’autres. Ça en vaut la peine. Mais Proust ne peut plus être un modèle. Il ne fait pas vivre assez puissamment les forces de l’inconscient, il ne nous fait pas prendre conscience que l’Histoire habite notre inconscient et que l’Histoire a fait de nous des fantômes.Proust n’a pas connu la Shoah qui change tout pour le monde postérieur à la Shoah, et toute littérature qui ne prend pas en compte, d’une manière ou d’une autre ce bouleversement, est une littérature sans âme, une littérature mort-née. Et je ne suis pas le seul à le dire. Le critique Jean Bessière dans sa théorie du roman contemporain ne dit pas autre chose. Qu’on ne vienne pas dire que je serais obsédé par la Shoah, un malade obsédé. On ne comprendrait pas notre époque ni la littérature qui fait sens aujourd’hui. C’est bien de cela qu’il s’agit.

DHH dit: 13 avril 2013 à 11 h 51 min

Pour faire une digression avec une anecdote

Ce matin, dans Répliques, dont le sujet portait avec Georges Bensoussan et Pierre Laurens sur l’histoire de juifs en terre d’islam, Finkielkraut a évoqué l’affaire de Damas , où un juif avait été accusé à tort du meurtre d’un religieux français vivant dans cette ville et qui avait fait grand bruit dans la communauté internationale

A ce sujet j’avais eu la surprise de découvrir, dans l’ouvrage sur l’antisémitisme de gauche de Michel Dreyfus, un développement politique français peu connu de cette affaire : A Damas le gouvernement français, dont Thiers était alors le chef, relayé sur place par ce consul de France au nom rigolo de Ratton Matti, avait pris une position nette contre le juif mis en cause et en faveur de la thèse de ses accusateurs.

Mais à la suite d’une intervention de James de Rothschild auprès de Louis
Philippe, cette prise de position avait été désavouée par le roi, et
avait amené la chute du gouvernement Thiers à peine quelques mois
après son installation ; puis la position officielle française dans
cette affaire avait subi un revirement total.

J’ai eu la curiosité de voir si cette péripétie de la vie politique
française avait un écho dans les pages du Malet et Isaac consacrées à
la Monarchie de Juillet, et j’ai eu une autre surprise :
Voila en effet ce qu’on y trouve à propos de la chute de gouvernement Thiers :
«
Molé avait démissionné au début de 1839 .Apres un court intermède
de Thiers *qui tomba sur une question de politique extérieure*, Louis
Philippe appela au ministère Guizot. »/

Certes sur un gouvernement aussi éphémère il n’y avait pas lieu d’être
plus disert dans un manuel . Cependant on pouvait être aussi bref mais plus précis sur « cette question de politique étrangère »;

Et on observe donc ici que l’auteur du manuel, le grand Jules Isaac a choisi de rester
tres vague sur cet événement qu’il connaît évidemment bien, comme s’ il ne se sentait pas le droit d’être plus explicite dans un manuel destiné aux lycéens français .
Cela en dit long sur la timidité et la retenue de cette époque des qu’il s’agit de parler d’un problème juif, et sur l’autocensure à laquelle pouvait se soumettre une aussi grande figure juive que Jules Isaac ; Comme s’il devait en permanence composer avec « l’enseignement du mépris » universellement répandu, se refugiant en « israélite français » dans la posture du « moins on parle de nous mieux ça vaut »
Aurait on écrit cela de cette manière dans un manuel d’aujourd’hui ?
Je pense que non et c’est un bien.

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La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 11 h 38 min

Ben, justement hamlet, l’idée que des écrivains écrivent pour nuire au genre humain est en soi intéressante. C’est un angle intéressant de lecture de Rabelais. Au lieu de vous en offusquer, suivez ce chemin, cette voie ainsi indiquée et dites ensuite ce que vous en aurez rapporté.

Que l’œuvre de Rabelais soit critique de la société de son temps n’est tout de même pas une idée très originale, pas de quoi s’en offusquer ! Encore faut-il y aller voir de près. C’est ce que vous indique Flaubert.

Mais avez-vous réellement lu Rabelais ? On peut en douter à vous lire.

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 11 h 25 min

de a part de feu la marionnette
quelques lignes sur Valéry avec le lien

 » On connaît de Valéry quelques beaux textes sur la danse, en particulier L’Âme et la danse, mais à s’en tenir là, on sous-estime l’importance que cet art eut sur le développement de sa pensée et de son œuvre. Valéry témoigne d’une véritable sensibilité pour la danse, sensibilité qui se nourrit d’expériences diverses de la scène et d’une réflexion sur les relations entre les différents arts. Ce qui se joue dans son intérêt constant pour la danse, c’est une conception de la culture qui met l’accent sur sa dimension physique et sensible, autant que sur les productions intellectuelles. C’est aussi une conception de l’art comme acte. À partir de la danse, il développe l’idée d’une intelligence sensible qui le fascinait déjà chez Léonard et Berthe Morisot, et qui fait la matière de l’étonnant personnage de Monsieur Teste, esprit aigu, aux « paroles le plus adroitement touchantes », d’une « terrible obstination dans des expériences enivrantes ». La danse et les danseuses appartiennent à cette série de figures, subtiles et puissantes.
http://www.rhuthmos.eu/spip.php?article49

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