de Pierre Assouline

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La République Des Livres par Pierre Assouline

Dieu et le diable sont dans les détails

On en connaît qui se prennent pour Bartleby le scribe : de leur propre aveu, ils préfèreraient ne pas. On en sait qui se croient Bloom échappé d’Ulysses dès qu’ils consacrent une journée à traverser Paris. On en a vus si légers et si paisibles qu’ils avaient carrément pris Plume comme nom de plume. On en croise même qui, tel Gonzalo M. Tavarès, repeuplent leur bairro lisboète des ombres familières de  M.M. Kraus, Walser, Calvino, Brecht, excusez du peu ; ou tel Enrique Vila-Matas qui se prend pour tout ce qu’il lit . On peut supposer que son admirative empathie pour Pessoa a du plus d’une fois pousser Antonio Tabucchi à épouser l’identité multiple de ses hétéronymes. Mais on n’avait encore jamais croisé le chemin d’un spécimen aussi doux que Jean-Louis Schefer en son Monsieur Teste à l’école (80 pages, Pol). Ce n’est pas un essai sur un essai, ni une analyse universitaire, mais bien une rêverie, une promenade enchantée, le règlement d’une dette envers le personnage de fantaisie imaginé par Valéry jeune : “La bêtise n’est pas mon fort” écrivait-il en un incipit qui déjà nous conviait aux noces de l’intelligence et de l’humour.

Des années que Jean-Louis Schefer accumule des notes où est repérée cette vibration thématique sur l’énigme et les incertitudes du moi, Valéryen depuis ses 15 ans, l’âge où on apprend par cœur Le Cimetière marin et un peu moins par cœur La Jeune Parque : « J’aimais secrètement M. Teste chez qui je devinais un allié » avoue-t-il. Rien de moins assuré avec un homme de verre sans cesse en représentation. Corps sans ombre, ombre sans corps, la syntaxe est sa grande affaire, avec l’exploration de ses sensations. Plutôt que de perdre son temps à chercher le succès littéraire, il l’a employé à trouver les lois de l’esprit. Preuve qu’on peut penser sans livres. Teste est en théorie un modèle psychologique. La quarantaine, le débit rapide, épris de précision. Né du hasard, il y est retourné.

“Et si cet homme qui se construit en laboratoire, comme l’alambic de ses pensées, était un personnage ?” A prêter l’oreille tant au livre de Valéry qu’à celui de Schefer, on croit percevoir la mélodie d’une gymnopédie littéraire. Sa pensée avance non par fragments mais par cristaux. L’auteur a été jusqu’à s’étourdir dans la lecture compulsives des Cahiers de l’oncle Paul, ce laboratoire à ciel ouvert où l’intelligence de l’essayiste est en fusion permanente dans des éprouvettes à forte densité poétique. Heureux homme qui avait tué la marionnette en lui. Ce n’était pourtant qu’une vie de papier. Jean-Louis Schefer a réussi à lui donner corps sans rien en trahir.

Mettant son cœur à nu, Baudelaire eut dit de ce « Tombeau de M. Teste » qu’il est fait d’une émeute de détails. Qu’eut-il dit alors de Ces choses-là (297 pages, 17 euros, POL) de Marianne Alphant, livre également hors-genre qui, remarquons-le, paraît chez le même éditeur. On va finir par croire que POL est avec Verdier le lieu de refuge privilégié pour une certaine liberté de ton, une fantaisie qui réclame le droit à la divagation, à la broderie de mots et à la légèreté. C’est bienvenu, d’autant que l’auteur, qui connaît son XVIIIème sur le bout des doigts, siècle volage qu’elle a su attraper, a sous la plume la grâce et la sprezzatura nécessaires pour balayer le fatras de son érudition et n’en conserver que les traces volantes. De quoi l’autoriser à interpeller régulièrement « madame l’Histoire » sans faire de chichis.

De quoi s’agit-il ? De détails, ces débris de la vie, ces petits importants, ces petites choses, ces petits faits affolants, ces petits riens qui sont tout, qui ont la vertu de rallonger le temps. Autant dire des détails traités en majesté. Sade et son sistème chiffreur. L’étoffe de mazulipatan vieux rose couvrant le cou de Chardin en son autoportrait. Boswell écrivant à Samuel Johnson dans une église de Wittenberg couché sur la pierre tombale de Melanchton. Détails ! Diderot fuyant des cygnes en courant et se blessant au pied chez Mme d’Epinay. Le prince de Ligne décidant d’écrire sans ordre ses mémoires. Sade donnant à sa femme la mesure précise d’un étui masturbatoire. Lavisse en ses petites vignettes. Détails ! Détails ! La clé de la chambre de Cécile que Mme de Volanges garde sur sa cheminée et dont Valmont tente de faire un double. La jeune princesse de Lamballe soufrant d’une galanterie donnée par son mari. Le duc d’Orléans montre une impertinente disposition à rire sous cape. Les amants de passage s’appelaient des « voltigeants ». Beaumarchais perdant la clef du billard dans le lit de sa maîtresse. Détails ! Détails ! Détails ! Là que se dissimule la clef, le point, le moment, le rosebud, la beauté des enchaînements. Autant dire l’essentiel.

L’énoncé même de leur inventaire dégage une douce musique quand c’est Marianne Alphant qui tient la baguette. Quelque chose d’un éphéméride saisi par la poésie de l’Histoire. On voit ses goûts. Ses dégoûts aussi. Lamartine abhorré en prend pour sa grade. Forcément, un homme si empathique pour les orateurs, un ennemi du détail alors qu’il forme le regard ; on ne fait pas plus sec, à l’opposé d’un Saint-Simon qui en fait son miel. Marianne Alphant, elle, n’aime rien tant que crébillonner, marivauder, fragonardiser, mesmériser, casanover.

S’emparant de chacun de ces détails longs d’une ou deux lignes, auquel le roi était dit-on le plus attentif des hommes, Roland Barthes eut sans aucun doute tiré autant de biographèmes de dix pages chacun. Marianne Alphant rend justice à un fauteuil d’époque en une phrase par la seule observation de la cannelure des pieds, ses tigettes à culots et autres ornements. A d’autres, à Jean-Louis Schefer par exemple, qui sait, de déterminer qui se niche dans leurs agréments, de Dieu ou du diable.

(Photos Andrew McConnell et Eliott Erwitt)

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760 Réponses pour Dieu et le diable sont dans les détails

Ana Serradas Duarte dit: 7 mai 2013 à 14 h 24 min

L’auteur ne s’appelle ni Gonzalo ni Tavarès, mais Gonçalo Tavares, et ce n’est pas seulement une question d’ortographe. La M. est correcte.

Giovanni Sant'Angelo dit: 14 avril 2013 à 9 h 42 min


…de la psy  » néo-fasciste,…c’est quoi au fond,…de l’obscurantisme éclairé à l’Opus-Dei de mes deux balles à  » La Sqauw « ,…
…etc,…le dressage à la curée,…à court,…

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 5 h 36 min

D’ailleurs, il m’est impossible de dire du mal de certains écrivains car je ne les ai pas lus (Marc Levy, par exemple). Il m’arrive de lire Vogue mais pas la presse de caniveau, pas par moralisme mais parce que la structure subjacente est ennuyeuse et ne donne aucune information réelle. Donc, pour se plaindre de l’état de la pensée il faut suivre, et si l’on a d’autres intérêts le temps manque, pour ne rien dire de l’envie qui ne sera pas au rendez-vous… déjà que la capacité invasive de la culture de masse semble dépourvue de limites de sorte car elle nous rattrape au supermarché, chez le marchand de journaux, par le biais de l’info radio et tv…
Mais on est bien obligés de la défendre cette culture de masse car, lubies ou pas, la possibilité d’exprimer ses opinions, sa pensée artistique (pour nulle qu’elle soit), etc., ne peut pas être limitée à un groupe qui serait ‘mieux que les autres’. Pourvu que l’opinion soit argumentée pourquoi ne devrait-elle pas trouver son espace d’expression ? Par exemple, tout le monde savait d’avance de F. H. aurait gagné par défaut, mais le savoir ne change pas la donne, et la donne est transparente : il s’est présenté avec un programme et d’un point de vue strictement démocratique c’est sur ce programme qu’il a été élu ; et sur cette base, ce que nous savons n’a aucune importance. L’attaquer sur des points du programme en y allant de l’insulte ne mérite pas l’honneur de l’expression publique. Par contre une critique argumentée pourrait présenter quelque intérêt non seulement pour le lecteur anonyme, mais aussi pour l’intéressé (c’est-à-dire F. H.).

Bon, pour revenir à moins emmerdant, Gottfried Benn cité par cœur.

Exactement le contraire que dans les comptoirs des marins.

« … de la profondeur de la vie de qui on regarde ? dans le sommeil de qui on sombre ? vers les jours énigmatiques de qui ? vers la fugue des années déjà voilée, devenue informe dans la lumière crépusculaire et dans l’impossibilité du souvenir ? Forme imprimée que rien peut réduire en éclats — un euphémisme ! »

Avec quelle mélancolie je songe souvent aux hommes de mer que dans les bistrots, où des modèles de cutter noircis par le tabac sont accrochés au plafond, tissent leur filet tiré du monde de la navigation à voile et de la vie à bord — historiettes, blagues, nœuds et liens, racontés à l’empreinte, grands voyages, lointains dans le temps mais encore présents avec des contours précis en tant qu’objets cérébraux — toutes des perles de la mémoire.

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 4 h 27 min

Bof ! vu la quantité de lubies publiées la question me semble assez futile.

Avec la démocratisation de la culture plus de gens ont accès aux moyens de communication, donc ces pansées (le moyen ou l’intermédiaire ou les deux) trouvent leurs espaces sur la scène du monde, et ce n’est certainement pas un espace soustrait à une pensée ‘haute’ que du reste ne l’occupait pas avant.

Laissons tomber une improbable pensée de l’absolu ou laissons-le à ceux qui en ont besoin… de même qu’un Dieux improbable. Pourquoi une pensée moyenne n’aurait pas droit de cité ? Et lorsqu’on parle d’une autre pensée, d’une pensée qui ne serait ni moyenne ni intermédiaire, on parle de quoi au juste ? il me semble que dans les sciences la pensée n’est pas au niveau des pâquerettes. Or, il s’agit d’une forme de la pensée… si je ne fais pas erreur… Bon, vous pouvez toujours suivre le conseil du pharmacien dont parle Sterne in ‘A political romance’ et soigner votre bobo avec une toile d’araignée…

D’ailleurs, même dans les arts il y a des moments intéressants. Certes, si l’on cherche les formes connues, si l’on est viscéralement liés à des objets rassurants, le présent n’est pas si compréhensible. Mais ce n’est pas parce qu’on ne le comprends pas qu’il n’est pas porteur de substance

Évidemment, moi aussi je suis choqué quand j’entends comparer une chanteuse de variété et Maria Callas, seulement je me remet vite car les mythologies étant ce qu’elles sont on ne peut pas empêcher le porteur de culture moyenne de s’approprier d’un signe seulement parce que cela nous dérange.

Mais au fond, il y a quoi derrière ces jugements relatifs à la culture de masse ? En dernière analyse une volonté élitiste qui laissée à ses instincts primaires se confondrait avec la tyrannie.

pro et contra dit: 14 avril 2013 à 3 h 48 min

le commentaire de Chaloux ne me semble pas insignifiant du tout;faut-il rappeler ce qu’écrivit Cioran , que ..en France,….On n’y est pas loin de promouvoir le moyen, l’intermédiaire de la pensée, en unique objet de la pensée, voire en substitut de l’absolu , pour ne pas dire de Dieu ». (p39)P.V face à ses idoles) ce ne sont pas des lubies personnelles mais des questions et remarques qui ont été ,formulées et publiées .
il est quand même remarquable que Chaloux,qui a donc réagi , soit aussi musicien !
et le fait que je transforme ce piège en le nommant non pas laboratoire mais dispositif, tout de même que transfert est peut-être un desnoms de l’idole de notre temps,n’ôte rien à la pensée qui a assailli Chaloux et qu’il pourrait développer lui-même s’il le souhaitait : raison suffisante pour que je n’insiste pas par surenchère de figures et d’acrobaties sur les questions reconduites dans cette nouvelle langue qui est partagée sur internet , et que les écrivains au moins ne connaissent pas moins bien que les lecteurs qu’ils espèrent toucher , même s’ils ne l’écrivent peut-être pas avec la même assiduité : n’est ce qu’une question de temps ? combien de décennies? , je l’ignore !
messieurs,mesdames, bon dimanche et que Dieu et Diable aient souci de vous , que vous soyez déesses ou sigi..s…be…tes de blog …

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 3 h 23 min

Bien, aristoloche, j’avais lu sur Le Temps l’article où il est question de l’ombre projetée, et acheter le livre ne m’a pas paru nécessaire.

Une simple observation : il aurait fallu trouver au moins des restes de ces figurines qui auraient servi au transfert du profile, et étant donné la quantité de peintures il est impossible que de ces artefacts même la moindre trace ait disparu. Évidemment, si le petit modèle était en papier alu dés qu’il a fini de servir ils l’ont employé pour conserver le filet de bison au congélateur… et le voilà perdu…

Il faudrait s’arrêter un moment sur la question esthétique, c’est-à-dire la réflexion subjacente plus ou moins poussée relative à l’interprétation du profile (même projeté), mais là il vaut mieux que chacun ait chercher les images car afin de comparer il faudrait mettre trop de liens.

On peut toutefois prendre un autre chemin. Si on demande à dix individus d’agrandir un petit dessin en se servant d’un quadrillage on aura dix résultats différents, et cela découle de l’interprétation que chacun fait de chaque signe qui compose le petit dessin. Certains seront plus libres que d’autres ; la même ligne pourrait aller de gauche à droite chez certains et le contraire chez d’autres. Puis il y a la force exercée ; enfin, tout ce qui fait un dessin.

Or, on ne demandera pas à des gens ne sachant pas dessiner de se prêter à cet exercice, mais à des dessinateurs ce qui suppose un apprentissage sur papier ou tableau noir ; au paléolithique le sable ou le terrain sec à l’entrée de la grotte auraient très bien pu faire l’affaire. Ce qui permet de décomposer la figure et d’apprendre par cœur l’ensemble des signes qui la composent, et de la reconstruire sur la paroi.
Bref, cette histoire de projection d’ombre cloche… faute de mémoire, un système de transfert par points serait plus cohérent pour des faiseurs d’amandes…

Cela dit, il ne faut pas oublier qu’on a à faire avec des gens qu’étaient primitifs, certes, mais pas cons vu qu’ils arrivaient à refaire leurs outillage en reproduisant des modèles données ; des gens qui transmettaient une culture et un savoir-faire.

Enfin, vous n’avez qu’aller à Les Eyzies, il y a dans la grotte de Font-de-Gaume un veau couché qui m’a laissé sans mots et pour la spontanéité et pour la fraîcheur du trait, j’en rêve encore parfois, et j’aimerais bien voir le modèle réduit qui aurait servi à le ‘faire’ ! À Les Eyzies vous profiterez pour jeter un coup d’œil à l’Abri du Cap-Blanc et à celui du Poisson. La grotte de Combarelles aussi mérite le détour…

Lycaeides idas nabokovi dit: 14 avril 2013 à 2 h 10 min

Voilà, la différence entre une déesse et une nymphette : la deuxième ne sait pas arrêter son char. Ce serait seulement une question de civilité ou le peu d’intelligence de la deuxième joue aussi son rôle ?

pronoia dit: 14 avril 2013 à 1 h 44 min

et un supplément pour réchauffer les maninges des déesses
« . Cette approche devrait inspirer les spécialistes de la cognition informatique : faute de produire de l’intelligence artificielle, ils pourraient se rabattre sur un programme de bêtise artificielle.

Le Monde du 21 septembre 2005 publiait un articulet intitulé « Des chimistes s’attaquent à San Gennaro ». Il s’agit, bien sûr, de la fameuse et miraculeuse liquéfaction du sang de saint Janvier, toujours attendue avec ferveur à Naples. Le cicap (Comité italien pour le contrôle des phénomènes paranormaux), à l’occasion du mille sept centième anniversaire de la décapitation du saint, publiait sur internet la recette du « sang de saint Janvier », permettant de reproduire le prodige à volonté.

Cette contre-offensive hyper-rationaliste n’est pas la première et n’aura évidemment pas plus de succès que les précédentes (voir, par exemple, Henri Broch, Le paranormal, Seuil, 2001, pp. 103-112, ou http://www.unice.fr/zetetique/banque_images.html#sang).

On appréciera, en revanche, la réaction du porte-parole de l’évêché de Naples, qui réfute l’explication du cicap au motif que l’expérience proposée marche trop bien : « Comment expliquer alors que le sang de saint Janvier se liquéfie parfois instantanément, parfois après des jours et des jours de prières, voire pas du tout, comme en 1976 ? Il est imprévisible ! » Il y a là l’ébauche d’une belle et originale épistémologie du miracle. À la différence de la science, selon Valéry « ensemble des recettes qui réussissent toujours », c’est l’insuccès qui serait le critère des prodiges divins.
http://revel.unice.fr/alliage/index.html?id=3528

Giovanni Sant'Angelo dit: 14 avril 2013 à 1 h 43 min


…Cinéma, la complicité bat tout les records,…
…tu dit vert , je dit jaune, je sort du pique, non atout c’est coeur,…je reprend du carreau,…ne tousse pas express le château de carte va s’effondrer,…
…etc,…mieux rester succinct à deux balles,…

pronoia dit: 14 avril 2013 à 1 h 19 min

pauvre athéna, tu dois avoir froid aux pieds :
on avait déjà subi une bérénice en mal de titus et toi, tu es trompé par ton zeus , pauvrette !

Athéna dit: 14 avril 2013 à 1 h 12 min

C’est plutôt le contraire: personne ne s’intéresse à toi, ce qui est tout à fait compréhensible vu tes gnangnan indigestes.

pronoia dit: 14 avril 2013 à 1 h 06 min

pauvre athéna de la molette ,votre question c’est que je ne m’intéresse pas à vous comme vous le désireriez, que je ne vous prends pas comme témoins ni confidents, ni en groupe comme collectif -ah l’avez-vous assez rabaché l’inconscient collectif au temps du verlan , cabots et sourires pour tous – ni individuellement more (la liste serait longue des commentateurs qui ont raconté leur roman familial ici , lieu de naissance, profession du père, de la mère, nombre de frères et soeurs, scolarité ante et post )maladies je ne me souviens pas s’il y aue aussi les bordels ,
est-ce que je vous demande des liens? des conseils pour orienter mes, renouveler mes goûts, mon regard ? est-ce que je juge les vôtres à grand renfort de prophéties ?
justement voilà de quoi vous vous plaignez, de n’avoir pas, et de n’avoir jamais eu à mes yeux la place que vous désirez tenir et faire croire que vous tenez , celle de Dieu et du Diable , de toute la famille et ses conseils , le droit de gérer mes capacités à penser .
mais écrivez à d’autres , à d’autres, !
trop tard!

Athéna dit: 14 avril 2013 à 0 h 46 min

Quoi pronoia, on doit subir tes harponnages sans réagir ? Dis tout de suite qu’on devrait nous plier à tes lubies.

pronoia dit: 14 avril 2013 à 0 h 16 min

on a un peu trop entendu la genre « Clopine c’est moi » : elle aussi a dû en avoir marre de se faire harponner !
Même la petite musique et les stratégies de communication » de P.Assouline commence à me fatiguer !!
Quand on sait que toutes ces histoires se terminent , quand c’est au mieux! , par des
« des gens que j’aime bien ;on t’aime bien »  » …on a envie de le dire vite « pour en finir » , (encore une illusion d’ailleurs )
et alors ?
et j’en connais puis que « on en connait » beaucoup qui m’ont avoué n’avoir plus envie de commenter davantage , pas seulement sur ce blog , ni en littérature , ni en philosophie .
et au fond personne n’est déçu .
.

pronoia dit: 14 avril 2013 à 0 h 02 min

je n’ai pas compris que Clopine ait cherché à se rapprocher de vous vous n’êtes pas arrivé à la retenir, ce qui est très différent !
les comédies des marionnettes ne sont pas très bonnes !
et puis quel déjà vu/ entendu sur d’autres scènes ! pauvres petits assholes !

pronoia dit: 13 avril 2013 à 23 h 30 min

et pour finir votre soirée de grands lettrés du french latin gender : d’ inquit ,le féminin n’est pas une cuite mais une de plus qui vous quitte !

pronoia dit: 13 avril 2013 à 22 h 44 min

à qui parla de « piège à con » une citation d’un débat dont je joins le lien :
« e, il se laisse donc aller vers ce qu’il appelle un
blasphème. Son « blasphème bouffon » nous interroge : « Avez-vous jamais
dit oui à un désir, qui soit autre chose que de vous laisser prendre à vos
propres pièges ? » Je crois que c’est peut-être là une réponse à la question :
à quoi sert la philosophie ?
(il , c’est Nietzsche)
http://editionsdelabibliotheque.bpi.fr/resources/titles/84240100829810/extras/philobis.pdf

pronoia dit: 13 avril 2013 à 20 h 46 min

Arnâgadâ,vous avez raison de remarquer que je n’ai pas pris le temps de relire , tant je voulais fuir ce club qui n’est peut-être pas plus piège à con qu’un autre , ni plus psychanlytico centré : et je ne crois pas qu’il soit la partie immergée de quelque iceberg . La polarisation lacanienne est quand même plus répandue, en France , que l’identification à Hécube

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 20 h 31 min

« Le pourquoi est assez connu, le contexte étant celui de guerre froide. La « nature de son sens » dépasse ce contexte, quoiqu’il soit déterminant, et se rapporte à la curiosité scientifique, la passion humaine de la découverte, etc. »

Oui, mais on le sait indépendamment du procédé technique… et si l’on l’interroge il nous dira pas pourquoi il a été conçu et mis en œuvre…

Giovanni Sant'Angelo dit: 13 avril 2013 à 19 h 40 min


…tout compte fait, je suis à me demander,…

…les fictifs,…ces emplois,…

…çà commence ou, par quoi, par qui, et ou en est réellement la limite  » morale  » au pouvoir ou ailleurs dans le choix des employés , ouvriers au quotidien ,…

…quelle question et réponse,…tout est règlo-morale,…dans les aptitudes qui font fonctions,…
…l’âge, le corps, un questionnaire pour évaluer le niveau abrutis des collaborateurs,…l’éventuel travail en noir pour leçons particulières,…questions de bien faire entrer le métier dans les novices au petit lait,…l’émulation endoctrinée des novices faisant fonction de paravent publicitaire,…l’image de prestige intérieure et extérieure de l’entreprise,…l’ange bleu en culotte courte de service,…

…la production,…qu’elle production,…déjà au intérêts du beurre et l’argent du beurre,…à 3 %,…logées nourris,…qu’est ce que vous voulez de plus  » un dessin de Durer « ,…avec la machine à tracer,…

…mais, monsieur c’est moins cher ailleurs,…et Mademoiselle  » Lit-Lys « ,…elle est encore en stage,…l’effrontée,…au deuxième pour les réclamations,…ou pour les actions en baisse,…Oui,…elle s’améliore,…elle est folle de littérature en plus,…

…tout est en règles,…contrat, voyages organisés,…elle vous doit bien çà, cette chipie,…Valéry de Nabakoff,…ou est-il encore passé,…ce pin-art encore Monsieur,…c’est du vrai  » gay « , littéraire,…un plus pour les jours creux à combler,…vous payer en liquide la maison ne fait pas crédit,…avec toutes ces charges,…
…du libre arbitre de chypre,…à glander,…
…etc,…et,…etc,…vous avez encore du Spartacus,…Oui,…l’édition relié,…

bouguereau dit: 13 avril 2013 à 19 h 11 min

de regarder les travaux des autres également sous l’angle technique. En gros on espionne

la technique c’est essetrêmement inportant..la technique c’est la femme même..sans ses célibataires

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 19 h 09 min

« Le pourquoi n’est qu’un ensemble de supputations et d’interprétations : tableaux de chasse, invocations religieuses, ex-voto, magie ? »

Aux fins esthétiques ces supputations n’ont aucune valeur, les mettre sur la table ne fait que embrouiller la donne car on ne peut pas sortir de l’hypothèse.

Sergio dit: 13 avril 2013 à 19 h 06 min

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 54 min
Comment le peintre, le sculpteur, le poète, travaillent dans leur « atelier » ne présente aucun intérêt.

Pour le spectateur pur, c’est sans doute possible et probable, mais il faut reconnaître qu’une fois qu’on est dedans, on ne peut pas s’empêcher de regarder les travaux des autres également sous l’angle technique. En gros on espionne, quoi, au cas où cela pourrait servir. Evidemment pour des trucs comme ma 3D ou fractales, encore peu répandus dans ces arrière-provinces de Nancy, on trouve encore peu d’interlocuteurs verbaux, donc force est de se replier sur les divers forums, mais c’est bien la même chose.

bouguereau dit: 13 avril 2013 à 19 h 04 min

Ce blog est un confessionnal, maintenant ?

..forcément on croit pas a ce cafard copieur de sigmound..aux chiottes !

bug dit: 13 avril 2013 à 19 h 02 min

aristoloche ne peut pas vous répondre, renato. Il venait de pondre un joli commentaire et le robot l’a refusé. J’ai changé de pseudo et d’e-mail, mais j’ai pas envie de recommencer.

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 56 min

Commencez par tenir en compte l’âge de la patine, aristoloche, après on cause technique… bien que… allez voir le conseil de Cellini pour dessiner les ombres…

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 54 min

Hé, Sergio, on garde le cap ou pas ? Comment le peintre, le sculpteur, le poète, travaillent dans leur « atelier » ne présente aucun intérêt. Au fin de la perception de l’œuvre, qu’est-ce que m’apporte de savoir si Vermeer se servait d’une chambre obscure ou pas ? L’attention au « comment » cache l’incapacité du spectateur à prendre la mesure du sens véhiculé par l’œuvre ; ce n’est que l’aveu qu’on nie l’action créative.

Chaloux dit: 13 avril 2013 à 18 h 53 min

« catator dit: 13 avril 2013 à 18 h 46 min
J’avoue que je n’avais rien lu de cet écrivain écossais

Ce blog est un confessionnal, maintenant ? »

Non, mais c’est un sacré piège à con, ce dont il n’est pas difficile de vous faire apporter la preuve.

aristoloche dit: 13 avril 2013 à 18 h 52 min

le comment ne sert à rien aux fins de la datation.

Bien sûr que si. La technique utilisée est un élément essentiel pour les classifications chronologiques.

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 50 min

« … notamment pour la datation… »

Il faudrait déjà tenir en compte l’âge de la patine. Cela dit, le comment ne sert à rien aux fins de la datation.

catator dit: 13 avril 2013 à 18 h 47 min

les harleyistes tous ceux du monde entier savent démonter leur incroyable engin à la six-quatre-deux

Sauf Johnny Hallyday.

catator dit: 13 avril 2013 à 18 h 46 min

J’avoue que je n’avais rien lu de cet écrivain écossais

Ce blog est un confessionnal, maintenant ?

Sergio dit: 13 avril 2013 à 18 h 45 min

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 26 min
D’ailleurs, le scootériste, le fait de connaître le processus matériel

Ha mais par exemple les harleyistes tous ceux du monde entier savent démonter leur incroyable engin à la six-quatre-deux pire qu’une honnête kalache…

aristoloche dit: 13 avril 2013 à 18 h 44 min

le processus matériel qui a permis à l’homme d’aller sur la lune et revenir, nous dit quoi relativement au pourquoi elle a été faite et la nature de son sens ?

Le pourquoi est assez connu, le contexte étant celui de guerre froide. La « nature de son sens » dépasse ce contexte, quoiqu’il soit déterminant, et se rapporte à la curiosité scientifique, la passion humaine de la découverte, etc.
La question du pourquoi se pose actuellement pour un voyage vers Mars, mais elle est conditionnée par celle du comment : prix, faisabilité technique.

En matière d’art préhistorique, le comment est la première question que se posent les archéologues, notamment pour la datation, et la seule qu’ils peuvent résoudre objectivement. Le pourquoi n’est qu’un ensemble de supputations et d’interprétations : tableaux de chasse, invocations religieuses, ex-voto, magie ?

Chaloux dit: 13 avril 2013 à 18 h 39 min

Je trouve ces « lectures de Proust », intéressantes mais déjà très datées. Il me semble que ma génération ne le lit plus tout à fait comme celle de Paul Edel ou celle d’Alba. Puissance de créateur. Quoiqu’il en soit, je crois que je vais en reprendre la lecture, à petites gorgées, même si je n’en ai pas le temps. Vous m’en donnez l’envie.

Connaissez-vous Tobias Smollett? J’avoue que je n’avais rien lu de cet écrivain écossais du XVIIIe siècle. Fabuleux.

Bon dimanche.

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 26 min

D’ailleurs, le scootériste, le fait de connaître le processus matériel qui a permis à l’homme d’aller sur la lune et revenir, nous dit quoi relativement au pourquoi elle a été faite et la nature de son sens ?

Quant à vous faire de la peine, c’est bien, Le contraire serait une insulte.

Arnâgadâ, petit-cousin de Mansûr dit: 13 avril 2013 à 18 h 21 min

Ce début de phrase a quelque chose de transsexuel :

« S’il ya bien des hommes sur lesquelles »

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 19 min

On causait art le scootériste, et là, aux fins du résultat, le « comment » n’a aucun intérêt. Pensez plutôt à revoir quelques principe de droit, vous en avez cruellement besoin.

pronoia dit: 13 avril 2013 à 18 h 18 min

S’il ya bien des hommes sur lesquelles moi, je ne ferais pas de transfert,ce sont bien P.Assouline Mauvaise langue et tous les autres pauvres petits chéris de ce blog . Pour les femmes , je n’en ferais qur aucune de ce blog qui est devenu overobsédé de théorie psy
voilà au moins qui est clair j’espère

JC dit: 13 avril 2013 à 18 h 14 min

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 17 h 01 :
« Les crétins du ‘comment’ toujours très actifs — comme si connaître le processus matériel de fabrication d’une chose permettrait de savoir pourquoi elle a été faite et la nature de son sens ! »

Exemple : JFK projete d’envoyer un homme marcher sur la lune … et revenir.

renato a raison : ce sont des « crétins » qui s’occupent du « COMMENT »… P’tain, une kalach et la clémence de Tite Taubiroute pour chasser le con qui parle haut et fort !

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 18 h 05 min

« C’est l’histoire des sept nains sans anus? »

La preuve que Dieu et le Diable son dans le détail ?

Charles P. dit: 13 avril 2013 à 18 h 04 min

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 17 h 59 min
Blanche Neige
C’est l’histoire des sept nains sans anus?

C’est l’histoire d’une pauvre pomme.

Jacques Barozzi dit: 13 avril 2013 à 18 h 00 min

En lisant d’un coup tous les commentaires précédents, souvent très pertinents, de Hamlet, Paul Edel ou ML notamment, j’ai eu l’impression de tomber au centre de la tour de Babel : chacun semblant enfermé dans son propre langage et tous parlant pourtant uniquement en français !

le sujet au oubliettes? dit: 13 avril 2013 à 17 h 59 min

Avez-vous vu de belles choses aujourd’hui, Jacky?
Moi, oui!
( Je m’ en vais et je reviens, je vais acheter des tout petit riens, comme des jouets extraordinaires qui font bzz, rreuh quand ils marchaient!

pronoia dit: 13 avril 2013 à 17 h 57 min

mauvaise langue , il y a des gens qui sont jaloux de vous: ils ne savent pas encore que l’artiste, le créateur , n’est ps le dernier crétin à se demander comment il a fait pour obtenir cette forme, cette couleur , ce mouvement , si cela tient à la chaleur, à une concentration, une densité , un poids, un geste tournant , valsant , un tremblement : il est même parfois le premier à le repérer pour le répéter , et n’attend pas les causeurs critiques toupsystoupsys pour s’en aviser .

Jacques Barozzi dit: 13 avril 2013 à 17 h 55 min

Quant à Daaphnée elle semble atteinte du sydrome de la reine de Blanche Neige, elle voit des rivales (qu’elle a elle-même suscité) partout : Clopine, rose, même sous les traits du pauvre D. !

pronoia dit: 13 avril 2013 à 17 h 54 min

Ne sachant pas qui est HR ,je vous prie d’agréer etc etc mes sales mutations respetutu et , comme dit votre copain bouguereua ,allez tous vous faire …

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 17 h 53 min

« … commencez par lire… »

Si vous étiez vraiment prévoyante vous auriez commencé par lire Blanche-Neige ça vous aurait fait le plus grand bien.

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 17 h 51 min

L ‘art paléolithique?
Je fais mes courses et je reviens tout à l’heure!

Se méfier quand même des contrefaçons.

Jacques Barozzi dit: 13 avril 2013 à 17 h 49 min

L’on écrit tous pour être aimé.
Voyez HR, malgrè ses dénégations répétées :

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 15 h 27 min
Pourquoi personne ne réagit à mes commentaires ?Si je
ne vous intéresse pas, il faut le dire !!

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 15 h 30 min
mauvaiseLangue , vous ne me lisez pas (vous ne m’aimez pas) ?

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 15 h 31 min
Personne ne me lit (ne m’aime) ? Retournez vous coucher, vous ne m ‘intéressez pas.
Bonne sieste

le sujet aus oubliettes? dit: 13 avril 2013 à 17 h 48 min

Avez-vous lu J.L. Schefer sur la grotte et ses dessins?
L ‘art paléolithique?
Je fais mes courses et je reviens tout à l’heure!

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 17 h 42 min

On cause de l’occasion quand l’on n’est pas capables de l’attraper. Enfin : « Tu causes, tu causes, c’est tout ce que tu sais faire ».

Jacques Barozzi dit: 13 avril 2013 à 17 h 38 min

Entre l’époque de Gustave Flaubert et celle de Marcel Proust, il y a eu quelques inventions humaines capitales : l’automobile, l’avion, le téléphone, le cinéma, la psychanalyse…
Depuis Proust, il nous faut constater d’autres progrès : la shoah ou internet.
A part ça, le roman, destructuré ou recomposé, reste toujours le roman…

pronoia dit: 13 avril 2013 à 17 h 36 min

lycaeides machin truc , commencez par lire B.Cassin et vous comprendrez ce qu ‘est un scoubidou en chinois si vous ne connaissez pas le japonais .« Je propose d’appeler “Histoire sophistique de la philosophie” celle qui rapporte les positions, non pas à l’unicité de la vérité, qu’elle soit éternelle ou progressivement constituée en mode hégelien (la vérité comme telos, dans un temps orienté, ou “comme si” orienté), mais celle qui les rapporte aux instantanés du kairos, occasion, opportunité, grâce à des mêkhanai, procédés, ruses, machines, permettant de happer le kairos par son toupet » Barbara Cassin

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 17 h 33 min

« … prière de venir avec une prose. »

Montre voir comment tu fais pauvre petit chéri…

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 17 h 32 min

et pour le ternissage du blog vous serez invités tous

Chaque post lui retire un peu plus de son éclat?

pronoia dit: 13 avril 2013 à 17 h 26 min

comme dit votre aimé mauvaise langue , pauvres petits chéris, pas même capables de lire des lignes de critique très simples d’écriture .
Ces jeux n’intéressent surtout plus personne avec les gens qui cherchent ici un interlocuteur pour parler de leurs souvenirs d’enfance ici ou là, et veulent écrire ici en en spécialistes et experts du bitume sous les semelles de P.Assouline!
Il est vrai que je n’ai pas appris le chinois et que je le regrette souvent .
quant à la première personne que j’ai entendu recommander la retenue, c’était Barbara
Cassin un jour qu’elle glosait sur des questions de traduction.
et pour le ternissage du blog vous serez invités tous ( prière de venir avec une prose.
Il est prévu que P.Assouline se sacrifie et danse avec vous jusqu’à l’aube!

Sergio dit: 13 avril 2013 à 17 h 17 min

Pour les grandes choses, certes, bien obligé de s’abstraire du « comment », c’est-à-dire de le boire jusqu’à la lie de manière à être en mesure de le transcender. Mais pour la vie courante, c’est une autre affaire, tout est justement dans le « comment » et c’est pas balèze…

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 17 h 01 min

Les crétins du ‘comment’ toujours très actifs — comme si connaître le processus matériel de fabrication d’une chose permettrait de savoir pourquoi elle a été faite et la nature de son sens ! D’ailleurs, en art c’est le résultat du processus mental qui compte ; le processus matériel de fabrication n’intéresse qu’aux petits boutiquiers — de là l’intense activité des crétins du ‘comment’ dont les boutiquier sont les meilleurs clients.

Ni Frigide ni Barjot ......ni GPA dit: 13 avril 2013 à 16 h 23 min

« …Chauvet et Lascaux, c’est que ces hommes disposaient d’une technique facile et fonctionnant chaque fois, et qu’il était inutile de la modifier. »

No comment.

carat hodos dit: 13 avril 2013 à 16 h 20 min

sur “Les statues précèdent les langues c’est aussi nul que 15 H 27 min avec sa » pensée prise en otage » les jeux de mots sont le degré zéro de la pensée , mon pauvre petit chéri comme dit mauvaise langue .

carat hodos dit: 13 avril 2013 à 16 h 11 min

La théorie des auteurs : les hommes des cavernes projetaient l’ombre de figurines animales sur les parois des cavernes et il leur suffisait ensuite d’en suivre le contour pour réaliser leurs dessins.
Extrait : « Si l’on projette l’ombre d’une forme quelconque – une figurine d’animal, par exemple – sur une paroi, tout individu, même dépourvu d’expérience artistique, parvient aisément à “décalquer” cette espèce d’ombre chinoise et à tracer un contour absolument fidèle au modèle. Dans un second temps, ce dessin peut être enrichi à volonté par des détails ou des couleurs. (…)

Et la raison pour laquelle rien n’évolue foncièrement dans la manière de dessiner pendant les quinze mille ans qui séparent Chauvet et Lascaux, c’est que ces hommes disposaient d’une technique facile et fonctionnant chaque fois, et qu’il était inutile de la modifier.

carat hodos dit: 13 avril 2013 à 15 h 48 min

15 h 27 min faites en 34567 comme ça encore !et mauvaise langue vous donnera un cours particulier sur le désir et on vous paiera un sol au 3456789 ème .
je ne communie ni dans l’hostilité que suscite le personnage de mauvaise langue qui en veut, lui, de « la littérature »,de l’écriture, et qui pourtant ne me fascine pas du tout . Mais je ne pense pas qu’il soit un homme partculièrement méchant , ni particulièrement lucide non plus sur le fonctionnement de sa pensée et de la pensée.
Je n’ai pas encore lu la « bombe » :La plus vieille énigme de l’humanité,
par Bertrand David et Jean-Jacques Lefrère,
et c’est une question qui m’intéresse beaucoup plus

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 15 h 45 min

cette habitude pourrait augmenter le risque d’attaques cardiaques de 50 %

Il faudrait montrer que le siesteur devient plus gras de 50%.

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 15 h 37 min

Pour le papillon alsacien , La sieste n’est pas réservée aux enfants ou aux personnes âgées, de nombreux hommes et femmes d’affaires la pratique car elle permet de réduire le stress mais aussi d’accroître les performances.
Une petite séance vous ferait le plus grand bien , essayez .

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 15 h 37 min

Proust est encore dans une dimension du lange qui préserve la profondeur

La couche Pampers représente malgré tout un progrès.

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 15 h 34 min

trouvé sur la toile: Véritable tradition latine, la sieste quotidienne est synonyme de bien-être et de quiétude. Cependant, selon une nouvelle étude menée sur plus de mille personnes, cette habitude pourrait augmenter le risque d’attaques cardiaques de 50 %.

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 15 h 33 min

l’Europe retombera dans le moyen âge et ce jour là vous l’aurez tous dans le baigneur !

Dans le Seigneur?

les voisins du forcené dit: 13 avril 2013 à 15 h 28 min

Le scooter en question dit: 13 avril 2013 à 14 h 37 min

il s’ennuie tellement, ça le rend encore plus acariâtre (et il se trouve drôle)-il va pas tarder à vraiment pêter les plombs

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 15 h 28 min

Les néolithiques étaient un peu frustres mais il avaient la fierté de se dire: nous autres révolutionnaires.

Lycaeides idas nabokovi dit: 13 avril 2013 à 15 h 25 min

« L’idée de progrès est née avec l’écriture de la Genèse il y a trois mille ans ! »

L’idée de progrès est née lorsque l’homme du paléolithique a commencé à perfectionner la coupe du silex — processus qui découle de la nécessité d’améliorer la performance du chasseur et de la recherche du bienêtre. Lors de la révolution néolithique elle était déjà bien installée dans les consciences.

bernie dit: 13 avril 2013 à 15 h 24 min

Secouriste militant non-inscrit 13 avril 2013 à 14 h 41

Bien sûr. Non seulement ils ont de bonnes manières et le monopole de la morale, mais aussi ils s’y connaissent en gueux, à droââte :c’est pas des c…,eux! normal que le pouvoir leur appartiennet de droit (quasiment divin)!ben tiens! !

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 15 h 24 min

Flaubert traitait la pensée de Spengler de manière cavalière mais Proust en faisait son livre de cheval.

hamlet dit: 13 avril 2013 à 15 h 19 min

Queneau ? quel rapport entre Queneau et Flaubert ? Queneau appartient lui à lignée des Rabelais et des Diderot.
Queneau n’avait qu’une intention : la jubilation de l’écriture de l’écrivain qui ne laisse guider que par sa plume.

défendre l’écriture jubilatoire à une époque celle -ci était menacée d’être prise en otage par les idéologues, les faiseurs d’écoles comme les surréalistes ou le roman moderne !
un écrivain ne peut pas appartenir à une école.

ML, aujourd’hui, à notre époque, où l’Europe s’interroge sur son destin, se recroqueville sur elle-même.
je vous assure : défendre l’enfoncement flaubertien de Bouvard et Pecuchet à notre époque est une très mauvaise idée parce que nous y sommes plongés jusqu’au cou.

L’Europe n’a jamais eu autant besoin de Bouvard et de Pecuchet, il lui en manque des milliers, parce qu’actuellement ils sont tous en Amérique et en Chine.

L’heure est grave : il nous faut faire d’extrême urgence un travail en profondeur de réhabilitation de Bouvard et Pecuchet.

Je lance un appel à tous les écrivains, Monsieur Assouline dites le à tous vos amis écrivains : l’Europe doit sauver les soldats Bouvard et Pecuchet !!!

Et elle doit le faite vite !!!

sinon l’Europe sombrera à nouveau, ML vous sentez le vent tourner ? vous entendez les chants néfastes s’élever à nouveau dans ons campagnes ?

Sauvons Bouvard et Pecuchet de leur destin spenglerien sinon je vous le dis : l’Europe retombera dans le moyen âge, et Flaubert aura gagné son pari…
et ce jour là vous l’aurez tous dans le baigneur !

damien dit: 13 avril 2013 à 15 h 19 min

@Darwin : 13 avril 2013 à 15 h 03 min Darwin voyons, comment osez-vous contredire la voie de la vérité

marc lorrain dit: 13 avril 2013 à 15 h 17 min

Rabelais et Flaubert ont tous les deux écrit sur les cataplasmes, à la jobarbe pour le premier à la moutarde pour le second.

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 15 h 16 min

ce qui est bizarre, je viens de lire une page sur Angot, sur le blog à? de ? Sollers-je préfère blog à Sollers , quel rapport avec les coiffeurs ?) qui évoque P.Assouline,les lecteurs et dans la suite du cheminement des pensées que j’avais laissées danser, m’est revenu un souvenir de bistrots, et comment une femme qui travaillait alors à l’Unesco se déclara bouddhiste , et puis comment un peu plus tard,elle et un peintre ex-journaliste argentin que je lui présentai se mirent à parler de religions et de sectes .
impossible de donner les détails et décrire les lieux et scènes qui m’échaudèrent et dont j’ai un souvenir pourtant bien vif .
ce jour là , j’ai fait une ou deux photos (mais pas d’eux )
ah aucun rapport avec le diable non plus !

Darwin dit: 13 avril 2013 à 15 h 03 min

Euh !….. L’idée de progrès ? Mais ce n’est pas une diée, le progrès ! Et c’est bien antérieur, le progrès, aux juifs, aux chrétiens, aux musulmans, aux bouddhistes, aux HUMAINS…

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 15 h 02 min

Proust conclut d’ailleurs ce passage comme on conclurait un traité sur la naissance de l’amour chez un jeune garçon : « Au commencement d’un amour comme à sa fin, nous ne sommes pas exclusivement attachés à l’objet de cet amour, mais plutôt le désir d’aimer dont il va procéder (et plus tard le souvenir qu’il laisse) ere voluptueusement dans une zone de charmes interchangeables — charmes parfois simplement de nature, de gourmandise, d’habitation — assez harmoniques entre eux pour qu’il ne se sente, auprès d’aucun, dépaysé. » (À l’ombre des jeunes filles en fleurs)

hamlet dit: 13 avril 2013 à 15 h 02 min

ML, Valery écrit sans variete I : « Proust su accommoder les puissances les puissances d’une vie intérieure singulièrement riche et curieusement travaillée, à l’expression d’une petite société qui veut être, et qui doit être superficielle. Par son acte, l’image d’une société superficielle est une oeuvre profonde……. dans ses profondeurs personnelles Marcel Proust a cherché la métaphysique dont aucun monde ne se passe »

dont aucun monde ne se passe ?
sûr qu’aucun monde ne s’en passe, sûr que les auteurs ont tenté à leur manière d’injecter par leur génie une profondeur métaphysique dans les mondes qu’ils décrivaient, même les mondes les plus abjects et les plus superficiels.
aucun monde n’y échappe sous la plume d’un auteur dont le désir n’est pas de nuire au genre humain, car ce dernier au lieu d’injecter de la profondeur là où il n’y en a guère effacera les traces de cette profondeur même lorsqu’elle y est peu présente,
aucun monde ? ouai ouai hormis celui de Bouvard et Pecuchet….

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 14 h 58 min

Mais voyons, hamlet, l’idée de progrès n’est pas né avec Rabelais ! L’idée de progrès est née avec l’écriture de la Genèse il y a trois mille ans ! C’est une idée que les Juifs ont inventée il y a très longtemps, reprise par l’Eglise du Christ.

Je vous laisse la liberté de votre rapprochement entre Flaubert et Spengler. Mais à mes yeux, un tel rapprochement n’a aucune pertinence. Flaubert veut écrire un roman encyclopédique parodique comme Rabelais dans le Quart-Livre. Ça c’est beaucoup plus pertinent, me semble-t-il, pour comprendre le projet littéraire de Flaubert dans B&P. Des auteurs d’aujourd’hui font de même, Queneau en son temps avec les enfants du limon, et d’autres auteurs d’aujourd’hui.

sinbad le malin dit: 13 avril 2013 à 14 h 57 min

s’il y a bien un type insupportable de suffisance et de prétention sur ce blog c’est bien la mauvaise langue qui n’arrête pas de dire aux autres qu’ils se trompent (et pan Hamlet, et pan Paul Edel…) mais que lui seul détient la vérité, c’est assez comique, aussi

hamlet dit: 13 avril 2013 à 14 h 47 min

si l’idée même de progrès est née avec Rabelais on peut dire que Flaubert est un penseur anti-rabelaisien.

par contre si vous voulez trouver des rapprochements Flaubert est plus proche d’un O. Spengler.
il y a très peu d’écart entre son « déclin de l’occident » et Bouvard et Pecuchet.
mais bon pour l’admettre, je l’admets, admettez le aussi, il faut déjà savoir un peu lire plus loin que le bout de son nez.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 14 h 42 min

Hamlet, vous êtes un naïf. Flaubert est sans doute excessif dans sa formulation mais il a bien senti que ce sont des écrivains qui, comme aurait dit un Henri Michaux, écrivent « contre » !

Secouriste militant non-inscrit dit: 13 avril 2013 à 14 h 41 min

Nouvelles du Congrès du PS

Malaise chez plusieurs cadres socialistes qui n’avaient plus vu de prolétaires depuis Guy Mollet. Le choc fut rude pour ces apparatchicks plus habitués à la courtoise éducation mafieuse de Guérini, à la loghorée de Désir, qu’aux manières rustres des trahis de PSA, envahissant le Conclave.

Heureusement, une cellule de soutien psychologique UMP, appelée en renfort, fut rapidement mise en place : en ce moment même, elle explique aux malades socialistes que les brutes ne sont que des pue-la-sueur, sans importance, et pas dangereux pour deux ronds.

Arnaud Montebourg avait pris la fuite dès l’arrivée des jacquots aux mains caleuses…

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 14 h 39 min

On voit bien dans ce passage que la hiérarchie habituelle de l’anecdote et de la sentence ou du commentaire est rigoureusement inverse de celle à l’œuvre chez Balzac. Le passage débute au commencement même du paragraphe par un présent de vérité générale (dogmatique proustienne) que vient illustrer l’anecdote des ordres qu’il donne à l’hôtel pour en conclure en emprunter faussement le paradigme balzacien des sciences naturelles que en fait l’ »individualité » n’existe pas.

Il me semble qu’on voit bien là à l’œuvre comment procède Proust. Il prend l’exact contre-pied de Balzac. Cet épisode traduit une expérience réelle chez Proust ? Rien n’est moins sûr ! Il ne part pas d’une expérience à lui mais de textes qu’il transforme, recompose, inverse. Bref avec lesquels il joue pour dire ce que lui, Proust, pense de l’amour : l’Amour n’existe pas. Voilà ce qu’est le fonctionnement du texte proustien, comment ça marche, comment c’est construit.

hamlet dit: 13 avril 2013 à 14 h 39 min

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 11 h 38 min
« Que l’œuvre de Rabelais soit critique de la société de son temps n’est tout de même pas une idée très originale, pas de quoi s’en offusquer ! »

ML : je vous aime bien parce que vous ne faites pas la différence un auteur « critique de son époque » et un auteur dont l’ambition est de « nuire au genre humain ».

vous voyez la différence tient en une perspective par rapport à la vision de l’avenir : un critique de son époque critique son époque parce qu’il croit dans le genre humain et en son avenir, il pense qu’un jour viendra où grâce au travail des auteurs critiques de leur temps il y aura un demain meilleur qu’hier et qu’aujourd’hui, c’est ce qu’on appelle dans le langage courant un humaniste.

un auteur qui veut nuire au genre humain est tout le contraire d’un humaniste, il se dit que le genre humain ne peut être sauvé, que les demains seront toujours pires que les aujourd’hui.

Rabelais n’aurait jamais pu écrire Bouvard et Pecuchet parce que Bouvard et Pecuchet est le livre d’un anti humaniste qui pense que rien de bon ne sortira jamais de l’esprit humain en dehors bien sûr du sien.

vous comprenez la différence ? quand Flaubert se réclame de Rabelais c’est le signe qu’il a dû louper un épisode.

avoir du talent ne permet pas d’échapper à l’imbécilité avec 1 L.

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 14 h 37 min

pique je vais avoir la palme des fautes de frappe ( Faulkner le répète)
il eût été plus logique que je reconnaisse avoir observé que l’on rabattait le supposé connu sur le totalement inconnu que l’on cherche à connaître, transformer .. : démarche comparatiste et critique comme pour un chirurgien qui fait une intervention , et qui croit « savoir » d’après les examens auxquels il a été procédé et qui ont justifié la décision d’intervention .

Le scooter en question dit: 13 avril 2013 à 14 h 37 min

Sympa le JC de 14h22,
lui qui n’a jamais vu un ouvrier de sa vie à Porquerolles il cause, ou alors il nous ment et vit à Henin-Beaumont ce qui serait tout aussi compatible avec ses propos marinistes

bouguereau dit: 13 avril 2013 à 14 h 32 min

bouguereau dit: Votre commentaire est en attente de modération.
13 avril 2013 à 13 h 58 min

..c’est pas une biroute tiens le modérateur

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 14 h 30 min

Il y a même parfois chez Proust une parodie du paradigme balzacien de la zoologie qu’on peut lire à l’œuvre dans À l’ombre des jeunes filles en fleurs, quand il évoque l’état amoureux qui met en scène à la place des personnages les signes de l’amour pour faire en somme une sorte de réécriture parodique mais du point de vue de Marcel qui est alors sérieux du Banquet de Platon et de la naissance de l’amour :

« L’état caractérisé par l’ensemble de signes auxquels nous reconnaissons d’habitude que nous sommes amoureux, tels les ordres que je donnais à l’hôtel de m’éveiller pour aucune visite, sauf si c’était celled e l’une ou l’autre de ces jeunes filles, ces battements de cœur en les attendant quelle que fût celle qui dût venir) et, ces jours-là, ma rage si je n’avais pu trouver devant Albertine, Rosemonde ou Andrée, sans doute cet état, renaissant alternativement pour l’une ou l’autre, était aussi différent de ce que nous appelons amour que diffère de la vie humaine celle des zoophytes où l’existence, l’individualité, si l’on peut dire, EST RÉPARTIE ENTRE DIFFÉRENTS ORGANISMES. Mais l’histoire naturelle nous apprend, etc… »

hamlet dit: 13 avril 2013 à 14 h 25 min

DHH dit: 13 avril 2013 à 11 h 51 min
Pour faire une digression avec une anecdote
Ce matin, dans Répliques, dont le sujet portait avec Georges Bensoussan et Pierre Laurens…

Pierre Laurens ?
non Pierre c’est le frère de Camille : Pierre tu es stone et sur cette stone je construirai…

l’autre frère c’est Henri, le sculpteur, comme Camille, la soeur de Claude.

celui dont vous voulez parler s’appelle je crois Henry.

surtout ne faites pas comme votre ami rabbin de jouer les monsieur je sais tout sinon vous allez vous matraquer vous aussi.

mais ici vous ne craigniez rien : vous pouvez dire n’importe quoi, Pierre, Henri, Léon…
les islamologues c’est comme les trains il y en a toujours un pour en cacher un autre, mais c’est pas très grave.

JC dit: 13 avril 2013 à 14 h 22 min

In-cro-ya-ble !

Des OUVRIERS au congrès du Parti Socialiste !
Vous avez bien lu : des ouvriers… Les socialistes de souche ne savaient plus comment ils étaient faits, les ouvriers. C’est gens là, des ploucs de PSA, se croient tout permis !

Que fait la police ?

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 14 h 19 min

pour mauvaise langue surtout,je signale aue dans le texte de la NRF, Bergougnous avait écrit
« Hegel, le premier philosophe de l’histoire, a pourtant prévenu: « ce qui est connu est inconnu » (weil esbekannt ist, nicht erkannt » .
et il enchaîne Faulkner le répéter un peu plus tard, à sa manière rustique, laconique, au fin fond du Mississipi: »c’est pas ça  »
Comme il n’y a pas de majuscule à histoire, il est possible de me reprendre si je conteste qu’Hegel soit le premier philosophe de l’histoire »mais à ce que ‘ai remarqué, e trouve une tendance à rabattre le connu sur l’inconnu , alors que je me souviens qu’au siècle précédent,avant internet, l’une des scies était « à nouveaux frais » ,a qui sous entendait des recherches, enquêtes,l’apprentissage de nouvelles langues , des prises de risque de l’esprit avec les certitudes et les identités et les supposés « destins » de celles-ci

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 14 h 19 min

Ce qui fait sens surtout chez Proust, en lieu et place des personnages, dans les titres justement, Paul, c’est par exemple : « Nom de pays : le nom » (troisième partie du Côté de chez Swann), ou dans À l’ombre des jeunes filles en fleurs : « Nom de pays le pays ».

Les titre nimbent dans le flou les personnages : Du côté de…, Autour de…(Mme Swann), etc.

hamlet dit: 13 avril 2013 à 14 h 10 min

Daaphnée dit: 13 avril 2013 à 13 h 08 min
Vous savez quoi Rose-Hamlet ?
Clopine a un blog qui fonctionne toujours, vous pouvez même lui écrire à son adresse de contact.
Et si elle ne vous répond pas, tirez-en les conséquences qui s’imposent.

vous lâcher les baskets Daaphnée ?

alors là non il n’en est pas question une seconde.
vous savez pourquoi ?
parce que j’ai dit à Clopine que je l’aimais mais elle n’a pas voulu de moi, elle m’a rejeté ! c’est pour ça que je ne peux même plus aller sur son blog.

du coup il ne me reste que vous ma Daaphoufoune !!!

je ne peux pas vous lâcher.
avant de faire comme Clopine et dire non à mon amour laissez-moi le temps de me vous parler de moi, je me présenter en quelques mots.

Daphoufounette, vous savez adolescent, je rêvais de conquérir le monde. Je n’étais amoureux que de croches ou de rondes. Combien de fois le corps d’un piano m’a ravi, pour un fortissimo j’aurais donné ma vie !!!
Pour une symphonie j’aurais vendu mon frère et pour une mélodie j’aurais trahi mon père :
je n’étais que musique, et jusqu’à aujourd’hui
par qui aurais-je pu être séduit à part vous Daaphnéantropète?
Je possède à présent tout ce que je souhaitais, le succès, le talent, de l’argent sans compter, on me flatte, on m’adule, on me déshumanise.
Comme Flaubert je suis découragé par la bêtise.
C’est vrai, j’aurais préféré me battre pour des vraies richesses, j’aurais tout sacrifié pour trois sous de tendresse.
Il me manquait l’amour, et maintenant l’amour m’appartient depuis que Daaphnébuleuse a croisé mon chemin…

Est-elle loin d’ici, est-elle près de moi?
Je ne l’ai pas revue, mais je sais qu’elle existe. Est-elle puritaine ou bien fille de joie? Qu’importe sa vertu, puisque je suis artiste, et que l’amour… dicte….. sa… loi……………….

bon maintenant que vous me connaissez mieux c’est oui pour aller danser tous les deux ?

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 14 h 08 min

Par exemple, Paul, le titre « Du côté de chez Swann » n’est qu’en apparence un titre balzacien. En réalité ce côté de chez Swann a pour pendant le côté de Guermantes, l’un ne « fonctionne » pas sans l’autre, et Swann n’est que le signe de cette architecture du sens global de l’œuvre. Il ne peut pas être réduit à un statut balzacien, il n’en a plus que les oripeaux. Pour moi, le statut de Swann c’est celui de Swann se promenant un jour rue du Faux près de la Madeleine aperçu par hasard dans la rue par Marcel : une sorte de fantôme. Plus rien de balzacien.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 14 h 02 min

Ce ne sont que des apparences trompeuses, Paul, justement. Il s’agit pour lui d’écrire un roman dogmatique, pas d’être le secrétaire de la Comédie humaine. De ce postulat de départ découle la révolution proustienne de l’art romanesque qui inclut toutes les composantes du roman.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 56 min

On trouve d’ailleurs quelque chose de semblable dans l’art des mémorialiste qu’a étudié mon ancien copain de khâgne, Frédéric Briot, ce qu’il montre très bien dans son bouquin sur l’art des Mémoires, L’usage du monde. Il est clair que Proust l’avait compris lui aussi en lisant Saint-Simon, notamment. Et on trouve déjà chez les mémorialistes l’art de la boucle, la fin est le commencement en une spirale sans fin.

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 13 h 55 min

ce qu’écrit Berougnoux : » l’étranger que nus sommes quand ce n’est pas touours »
. C’est du côté opposé, celui de la pensée, des sentiments, des instants dont nos vies sont tissées, de l’étranger que nous sommes d’emblée, quand ce n’est pas toujours, à nous-mêmes et à tout, que le mystère a migré. Il n’est que de travailler à l’éclaircir comme s’y évertuent, depuis cinq siècles, ceux qui se sont succédé à l’écritoire »
Que chacun demeure étranger , toujours , c’est ce qui pourrait ou devrait inciter à la retenue et certaine réserve, qu’il s’agisse des écrivains ou de tout autre , bergougnoux prenant soin de comparer les effets de ce qu’il est convenu d’appeler « intelligence » : beaux arts , sciences .
cette idée de « destin » que ce soit de la France (La France, pour des raisons inhérentes à son histoire, à son destin politique, la France est « le pays de la littérature ») ou de tout autre pays me laisse très sceptique: autrefois, plus jeune ,et d’une très grande ignorance,je ne pensais en même temps ce qui m’apparaissait comme les miracles possibles de l’intelligence humaine depuis l’âge des cavernes, et les horreurs dont Auschwitz et Hiroshima sont des noms .

Paul Edel dit: 13 avril 2013 à 13 h 54 min

Proust aime tellement le concept classique de personnage qu’il ne met pas par hasard dans ses titres : « du côté de chez Swann », « la prisonnière » « albertine disparue ». je trouve proust tres riche, justement en vertus XIX siècle démodées -surtout depuis le structuralisme militant des années 70.. oui il travaille à l ancienne marcel.. : gout des personnages, ambition d’une « comédie humaine monumentale » comme les romans du XIX siècle.. auteur-Dieu ,auteur- démiurge et créateur tout- puissant (oui, je vois sartre qui tord du nez et grimace. Devant les romanciers qui se prennent pour Dieu .).. dissection psychologique, splendeur architecturale, et dichotomie si traditionnelle entre corps et esprit.. et aussi, tres démodé, un moraliste satirique, avec une drôlerie, un burlesque constant digne de Labruyère ..
ce qui n’empêche pas évidemment des apports nouveaux un bain langagier onctueux, sorte de liquide amniotique du langage irisé, musiclaz jamais entendu , si suave, une quête artistique mystique et reconnaissance d’un absolu (pavés inégaux d’un trottoir..etc.) sentiment spatial si personnel .. cristallisation continuelle de l’imaginaire sur l’arbre du réel(Nabokov s’en souviendra.) etc

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 50 min

Deleuze a d’ailleurs bien montré dans son merveilleux bouquin sur Proust et les signes combien les signes proustiens (mais on pourrait généraliser la réflexion de Deleuze et l’étendre à la notion de personnage également) ne sont pas comme chez Freud la résultante du passé mais sont au contraire orientés vers l’avenir.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 46 min

Tous ses personnages en outre sont reliés à une recherche sur le roman par le héros Marcel. Ils servent à Marcel à saisir sur le vif, à comprendre ce qui l’obsède, lui. C’est exactement ce que la citation de Jabès que j’ai postée plus haut exprime dans son art du raccourci : « L’écrivain, comme l’historien, prête un sens au passé, mais contrairement à ce dernier, il détruit le passé en lui donnant forme. l’écrivain ne cherche pas à être le témoin. IL EST SEULEMENT À L’ÉCOUTE DES MOTS QUI TRACENT SON AVENIR. » C’est pr »écisément ce que cherche Marcel dans les personnages qu’ils évoque, qu’il revoit, etc.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 40 min

Mais je ne le nie nullement. Proust fut d’abord balzacien. Mais dans la Recherche il ne l’est plus. Ses personnages ne sont plus du tout construit comme chez Balzac, ils n’en ont plus que les oripeaux. Leur statut et leur fonction sont devenus tout autres. C’est justement ce qui constitue la révolution proustienne.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 38 min

Tout ce qui est distingué, séparé chez Balzac tend à acquérir chez Proust un statut semblable les plaçant sur le même plan. On peut suivre cette évolution des composantes de l’art romanesque jusque dans le Nouveau roman qui instaure comme un océan du langage, des mots où les personnages ne sont plus que des fétus de paille dans le vent de l’Histoire (chez Claude Simon).

Paul Edel dit: 13 avril 2013 à 13 h 34 min

Bien d accord sur ce que vous dites du « Nouveau Roman », ML mais je vais vous retrouver des passages dans lesquels Proust dit combien l’obsession du personnage est fore dés ses premiers écrits. Chez lui au départ, la sensation(fatigue, veille, lumière, et immédiatement les personnages le hntent :ce n’est pas pour rien qu’il s’attache , enfant, à voir descendre Geneviève de brabant ou des saints des vitraux ou bien voir se détacher de la lanterne magique des chevaliers.. etc.. chezlkui, outre les personnages, l’espace est capital (les clochers de Martinville ( en réalité clochers de l’église saint Etienne vu de la plaine de caen là où mon père avait un magasin..) et c’est sans doute une de ses plus grandes originalités :le sentiment spatial dans le mouvement.. aussi bien du corps dans un lit que du voyageur dans un train (Claude Simon fait son miel de tout ça..) sa rêverie d’enfant prolongée jusqu’à sa mort.. Il n’arrive pas à s’endormir alors il peuple sa veille et son attention flottante de personnages réels ou imaginaires .. quelle attente du personnage chez lui.. et idéalisé et caressant.. maternel :depuis la mère (et son baiser)jusqu’a albertine (et ses caresses)

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 32 min

Proust :
— effacement de la fonction centrale du personnage tel que Balzac le conçoit au profit de son langage ;
— fonction éminente du pastiche dans le roman, aussi bien dans le langage des personnages qui acquiert le même statut que les pastiches faits par le narrateur de tel ou tel discours : la littérature avec Bergotte, le discours politique etc.
— C’est le langage de l’écrivain lui-même qui se « divise » comme le dit excellemment Tadié qui montre tous les bouleversements que fait subir Proust aux composantes habituelles de l’art romanesque.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 25 min

Tadié : « La mélodie des personnages unit leurs paroles : on retrouve le rôle du pastiche ; pour Proust, pasticher, c’est entendre la mélodie d’un auteur, dont il change les paroles ; faire parler un héros, c’est faire un pastiche, mais de rien, c’est rester fidèle à une mélodie inventée (de même que peindre les choses, c’est saisir leur rapport secret). »

JC dit: 13 avril 2013 à 13 h 22 min

« Clopine elle au moins elle avait une chose que vous n’aurez jamais : elle avait de l’oreille. »

Demi-succès ! Un bon matador obtient en général les « oreilles » et le reste.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 20 min

Cette révolution du Nouveau Roman est déjà en germe chez Proust. Par le moyen du langage des personnages qui prend le pas sur la fonction du personnage dans le roman balzacien justement. Les personnages, chez Proust, existent d’abord par leur façon de parler, par leur langage, par la mélodie de leur langage. Je crois au contraire que c’est très bien vu par Tadié.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 13 h 15 min

Non, Paul Edel, là je crois que vous vous égarez… mais ça ne fait rien, vous n’avez pas bien compris ce qu’il dit. Tadié prend en compte le fait que le roman s’édifie chez Proust à travers le langage de ses personnages : « Mais Proust n’est jamais autant romancier que lorsque ses héros parlent. » (p. 180, de l’édition originale, si vous avez le bouquin sous la main). Je généralisais, disant que la disparition du personnage comme centre du roman était la grande révolution du Nouveau Roman, remplacé par les mots qui construisent la représentation selon une certaine « mélodie » pour reprendre un terme de Tadié.

Daaphnée dit: 13 avril 2013 à 13 h 11 min

Ben oui, le Boug’, à quoi faisiez-vous allusion ? Rien compris à votre histoire de playboy!elcabache.

Daaphnée dit: 13 avril 2013 à 13 h 08 min

Vous savez quoi Rose-Hamlet ?
Clopine a un blog qui fonctionne toujours, vous pouvez même lui écrire à son adresse de contact.
Et si elle ne vous répond pas, tirez-en les conséquences qui s’imposent.
Lachez-nous les baskets.

Ici, vous êtes sur le blog de Pierre Assouline.

Paul Edel dit: 13 avril 2013 à 13 h 08 min

Comme enfonceur de portes ouvertes, Tadié est magistral. Je vous dis ça avec le sourire ML ,mais relisez bien cette phrase: »« Le technique du romancier commence non aux personnages, mais aux mots ; écrire un roman, c’est une certaine manière de traiter les mots, »c’est du vent et s applique à n’importe quel écrivain, romancier ou pas mais franchement ça s’applique à n’importe qui: poète, romancier,-bon ou mauvais- critique,etc.. pauvre Tadié ,pauvre pauvre tadié. Il découvre que la littérature commence avec des mots..
Jean Milly(édition Flammarion) ou bien le grand Pierre- Louis Rey, ou Brian Rogers Thierry Laget, sont des proustiens plus intéressants . on se demande d’ailleurs pourquoi Proust s’est acharné, et a tant insisté depuis « jean santeuil » et dans sa correspondance pour dire qu’il « observe » les autres.
Un exemple :
Dans le début du « temps retrouvé », le narrateur est inquiet d’avoir insuffisamment observé les personnes intéressantes qu’il a rencontrées. Et il avoue « enrager d’être malade et de ne pouvoir retourner voir tous les gens qu’il avait méconnu » et je trouve cette reflexion totalement émouvante pour ce Proust asthmatique et affaibli obligé de « rompre avec la société » pour garder ses forces afin de composer son monde après ses séjours en maison de santé..il y aurait aussi tant à dire sur les « choses »,aussi, et que Claude Simon a bien vu.. sur le « corps heureux » aussi,qu’il regrette tant, toutes choses qu’il aborde déjà dans « jean santeuil ». il y a bienj sur du Balzac chez proust : de Cottard à Albertine,de Charlus à à la merveilleuse Oriane, de Bergotte à Françoise,de Swann à Gilberte, et le fabuleux robert de saint loup.. quelle galerie immense et grouillante …

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 12 h 50 min

On trouve d’ailleurs déjà une révolution de ce type chez l’écrivain portugais : Antonio Lobo Antunes. Qu’il soit psychiatre de profession n’est pas pour nous étonner !

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 12 h 30 min

Il faut d’ailleurs prendre ce qu’écrit Jean-Yves Tadié en un sens qui dépasse ce qu’il avait en tête en le posant. Ce n’est pas seulement le langage que « l’auteur prête à ses personnages » qui suggère l’humanité et une certaine manière de traiter les mots. C’est aussi et surtout en un sens qu’il ne voit pas, en un sens flaubertien, le monde est d’abord un monde de mots, ce sont les mots qui font le monde de la représentation qui doit être coulée dans les mots du romancier comme la statue dans le bronze et qui n’existe pas autrement.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 12 h 22 min

En revanche, ce que Proust a découvert reste toujours valable, quand Jean-Yves Tadié écrit notamment à propos de Proust et le roman : « Le technique du romancier commence non aux personnages, mais aux mots ; écrire un roman, c’est une certaine manière de traiter les mots, c’est exploiter, entre autres pouvoirs du langage, celui de suggérer l’humanité. » On a défini ainsi la grande révolution proustienne, dont le nouveau roman est une suite, notamment à mes yeux le meilleur d’entre les Nouveaux romanciers, Claude Simon.

Proust est encore dans une dimension du lange qui préserve la profondeur, la différence tonale en quelque sorte entre le passé simple et l’imparfait, entre les événements d’arrière fond et de premier plan. Mais chez Proust déjà, cette tonalité du temps tend à s’effacer. Claude Simon crée une musique atonale où cette perspective du temps a disparu. Il reste à accomplir une troisième révolution, celle qui instaurera l’inconscient même dans l’Histoire et l’Histoire dans l’inconscient même, créant une nouvelle atonalité, celle qui donne le vertige des fantômes.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 12 h 07 min

Hamlet, vous avez une idée très scolaire de l’Humanisme à la Renaissance. L’Humanisme est critique, il écrit contre son temps, contre une certaine pensée, contre une certaine humanité, ou conception de l’Homme, en effet. Rabelais, Montaigne écrivent contre l’humanité de leur temps. Lire et relire par exemple le chapitre des Essais sur les Indiens du Brésil !

hamlet dit: 13 avril 2013 à 11 h 58 min

parce que pour vous Rabelais a écrit contre le genre humain ?
vous avez raison c’est le définition même de l’humanisme.

vous avez bien lu Rabelais, quelle chance pour vos élèves, ils profitent de vos lectures pertinentes.

misère Daaphnée, heureusement par bonheur vous êtes là pour remonter le niveau littéraire.

sol la fa sol si la la sol.. sol la fa mi sof do fa….
vous connaissez, vous avez l’oreille tellement musicale, Rostropopotin…

l’oreille ! Daaphnée vous êtes pour la musique ce que ML est pour la littérature : sourde….

Clopine elle au moins elle avait une chose que vous n’aurez jamais : elle avait de l’oreille.
http://www.youtube.com/watch?v=mwS_f5QgZKY

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 11 h 58 min

Je suis tout à fait de votre avis, DHH. Ce discours de retenue est l’esprit de toute une époque. Et c’est ça qui n’est plus tolérable aujourd’hui ! dans le monde postérieur à la Shoah. Et votre réflexion rejoint la mienne qui était celle ci-dessus sur Proust.

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 11 h 52 min

Les articles sur Proust sont intéressants. Mais ils ne disent pas ce qui est essentiel à mes yeux. Proust veut écrire, de son propre aveu, une œuvre « dogmatique » en découvrant les « lois » de l’existence en quelque sorte. Il croit que la littérature a à voir avec une vérité transcendante.

C’est ça qui est contestable, c’est ça qui justifie l’existence de sa cathédrale, la possibilité d’édifier une telle cathédrale, c’est ça qui n’est plus possible, plus pensable, c’est ça qui est impossible aujourd’hui.

Si la littérature a à voir avec la vérité (je le crois aussi), ce n’est pas une vérité transcendantale. C’est la vérité de nos émotions, de notre façon de penser le monde à une époque donnée, qu’on peut suivre au fil des siècles, en suivre les déplacements, la logique interne. Dire en somme l’esprit du temps à travers une sensibilité, une parmi tant d’autres. Ça en vaut la peine. Mais Proust ne peut plus être un modèle. Il ne fait pas vivre assez puissamment les forces de l’inconscient, il ne nous fait pas prendre conscience que l’Histoire habite notre inconscient et que l’Histoire a fait de nous des fantômes.Proust n’a pas connu la Shoah qui change tout pour le monde postérieur à la Shoah, et toute littérature qui ne prend pas en compte, d’une manière ou d’une autre ce bouleversement, est une littérature sans âme, une littérature mort-née. Et je ne suis pas le seul à le dire. Le critique Jean Bessière dans sa théorie du roman contemporain ne dit pas autre chose. Qu’on ne vienne pas dire que je serais obsédé par la Shoah, un malade obsédé. On ne comprendrait pas notre époque ni la littérature qui fait sens aujourd’hui. C’est bien de cela qu’il s’agit.

DHH dit: 13 avril 2013 à 11 h 51 min

Pour faire une digression avec une anecdote

Ce matin, dans Répliques, dont le sujet portait avec Georges Bensoussan et Pierre Laurens sur l’histoire de juifs en terre d’islam, Finkielkraut a évoqué l’affaire de Damas , où un juif avait été accusé à tort du meurtre d’un religieux français vivant dans cette ville et qui avait fait grand bruit dans la communauté internationale

A ce sujet j’avais eu la surprise de découvrir, dans l’ouvrage sur l’antisémitisme de gauche de Michel Dreyfus, un développement politique français peu connu de cette affaire : A Damas le gouvernement français, dont Thiers était alors le chef, relayé sur place par ce consul de France au nom rigolo de Ratton Matti, avait pris une position nette contre le juif mis en cause et en faveur de la thèse de ses accusateurs.

Mais à la suite d’une intervention de James de Rothschild auprès de Louis
Philippe, cette prise de position avait été désavouée par le roi, et
avait amené la chute du gouvernement Thiers à peine quelques mois
après son installation ; puis la position officielle française dans
cette affaire avait subi un revirement total.

J’ai eu la curiosité de voir si cette péripétie de la vie politique
française avait un écho dans les pages du Malet et Isaac consacrées à
la Monarchie de Juillet, et j’ai eu une autre surprise :
Voila en effet ce qu’on y trouve à propos de la chute de gouvernement Thiers :
«
Molé avait démissionné au début de 1839 .Apres un court intermède
de Thiers *qui tomba sur une question de politique extérieure*, Louis
Philippe appela au ministère Guizot. »/

Certes sur un gouvernement aussi éphémère il n’y avait pas lieu d’être
plus disert dans un manuel . Cependant on pouvait être aussi bref mais plus précis sur « cette question de politique étrangère »;

Et on observe donc ici que l’auteur du manuel, le grand Jules Isaac a choisi de rester
tres vague sur cet événement qu’il connaît évidemment bien, comme s’ il ne se sentait pas le droit d’être plus explicite dans un manuel destiné aux lycéens français .
Cela en dit long sur la timidité et la retenue de cette époque des qu’il s’agit de parler d’un problème juif, et sur l’autocensure à laquelle pouvait se soumettre une aussi grande figure juive que Jules Isaac ; Comme s’il devait en permanence composer avec « l’enseignement du mépris » universellement répandu, se refugiant en « israélite français » dans la posture du « moins on parle de nous mieux ça vaut »
Aurait on écrit cela de cette manière dans un manuel d’aujourd’hui ?
Je pense que non et c’est un bien.

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La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 11 h 38 min

Ben, justement hamlet, l’idée que des écrivains écrivent pour nuire au genre humain est en soi intéressante. C’est un angle intéressant de lecture de Rabelais. Au lieu de vous en offusquer, suivez ce chemin, cette voie ainsi indiquée et dites ensuite ce que vous en aurez rapporté.

Que l’œuvre de Rabelais soit critique de la société de son temps n’est tout de même pas une idée très originale, pas de quoi s’en offusquer ! Encore faut-il y aller voir de près. C’est ce que vous indique Flaubert.

Mais avez-vous réellement lu Rabelais ? On peut en douter à vous lire.

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 11 h 25 min

de a part de feu la marionnette
quelques lignes sur Valéry avec le lien

 » On connaît de Valéry quelques beaux textes sur la danse, en particulier L’Âme et la danse, mais à s’en tenir là, on sous-estime l’importance que cet art eut sur le développement de sa pensée et de son œuvre. Valéry témoigne d’une véritable sensibilité pour la danse, sensibilité qui se nourrit d’expériences diverses de la scène et d’une réflexion sur les relations entre les différents arts. Ce qui se joue dans son intérêt constant pour la danse, c’est une conception de la culture qui met l’accent sur sa dimension physique et sensible, autant que sur les productions intellectuelles. C’est aussi une conception de l’art comme acte. À partir de la danse, il développe l’idée d’une intelligence sensible qui le fascinait déjà chez Léonard et Berthe Morisot, et qui fait la matière de l’étonnant personnage de Monsieur Teste, esprit aigu, aux « paroles le plus adroitement touchantes », d’une « terrible obstination dans des expériences enivrantes ». La danse et les danseuses appartiennent à cette série de figures, subtiles et puissantes.
http://www.rhuthmos.eu/spip.php?article49

Gilou dit: 13 avril 2013 à 10 h 42 min

Sacristie, pour les paroles, ça vole haut!
Les moufles et tout le folklore, ça c’est du moderne!
Écoute donc ça, pas besoin de banjo ni de danseuses à grosses jupettes!

JC dit: 13 avril 2013 à 10 h 20 min

Par nos régions ce matin, il fait si beau, chaud et ensoleillé que nous sommes en tee-shirt et chaise longue, le Diable, le Bon Dieu, les amis et moi.
Et je peux vous dire que nous allons laisser les détails tranquilles, pour une fois.

hamlet dit: 13 avril 2013 à 9 h 56 min

 » le royaume de Dieu ne s’étant pas »…

pardon : ne s’entend pas ne s’étant pas l’être écouté….

hamlet dit: 13 avril 2013 à 9 h 53 min

bien sûr non pas toutes les vengeances mais tous les désirs de vengeance.
la vengeance elle-même est souvent bien peu de choses au regard du désir qui la fait naitre.
Achab connaissait le pardon, l’origine du pardon, il savait l’endroit où le pardon prend sa source.
Si Achad avait été un terrien, il se serait construit en terrien, en croyant qu’il était, en fils de Dieu, il aurait pardonné.
tous les marins le savent bien : le royaume de Dieu ne s’étant pas sur les océans, il s’arrête aux limites des rivages.

pas vrai ma Daaphounette ? mon petit iceberg renversé ? tu as déjà mis le pied sur sur un bateau ? tu connais la couleur de la mer la nuit ? et celle des ombres des cargos ?

Giovanni Sant'Angelo dit: 13 avril 2013 à 9 h 46 min


…et dire qu’il y a des gens qui veulent aller sur la lune,…
…à ramasser des brindilles avec toutes les poutres qui traînent sur terre,…
…etc,…un dégrossissage par ci, par là,….avec tout ces moteurs à vapeur à l’eau Bio-Vert d’état à l’esprit frappeur,…des coins et recoins,…

…qu’est ce que leur épouses doivent penser de leurs époux en robe des chambres,…les gays maris des morceaux de  » Spartacus  » censuré,…
…etc,…la révolution au bout du fusil,…de mes deux balles,…

hamlet dit: 13 avril 2013 à 9 h 42 min

le premier degré ? oui j’ai toujours prôné un retour au premier degré.

comme l’écrit Valery dans « la crise de l’esprit », l’Europe a accumulé tellement de degrés, un 2èm degré, 3èm degré, 4è, 5è, 6è.. depuis Descartes qu’elle a fini par se mélanger les pinceaux.

le premier degré permet de comprendre pourquoi et comment, depuis le début de l’Histoire politique des états, il a fallu arriver à ‘avril 2013′ pour que soit abordée une question tout à a fait inédite, qui frappe les esprits par son originalité : prendre des mesures pour moraliser la vie politique.

ceci démontre la vitesse à laquelle l’homme est capable de réfléchir.

la nouveauté d’avril 2012 : moraliser la vie politique !

c’est ce que ans le jargon on appelle un scoop.
ceci va marquer un changement de cap : il y aura un avant et un après.

la question est : comment des gens éduqués, cultivés en sont arrivés à cette décision révolutionnaire ?

ma foi, c’est une question difficile, celle-là même que s’était posée Melville avec son capitaine, sa jambe d’ivoire, cadeau de la baleine de la même couleur, disait-il est la seule chose solide dans ce monde sur laquelle il était capable de s’appuyer.
Toutes les vengeances humaines sont-elles destinées à être englouties dans la profondeur obscure des océans ?
rien n’est moins sûr.

la seule chose de sûre est que ce n’est certainement pas Flaubert qui aurait été capable d’écrire un livre comme Moby Dick, vu que ces deux auteurs ne portaient pas sur le monde le même regard.

pulcritudo dit: 13 avril 2013 à 9 h 36 min

C’est jour de marché et m’en vais quérir un bouquet de fleurs!
Le soleil est de la partie.

Daaphnée dit: 13 avril 2013 à 9 h 32 min

Hamlet, ce n’est pas parce que vous êtes particulièrement benête que vous ne rencontrerez pas votre loup ..
Remettez-vous, que diable !

bouguereau dit: 13 avril 2013 à 9 h 29 min

ferme ta grosse gueule tartignol de keupu..
c’était qui le pléboye qui causait à elcabache hiers dafnoz ?

hamlet dit: 13 avril 2013 à 9 h 25 min

Daphnée vous êtes jalouse ?
vous voulez aussi un devoir à faire ?

bon, d’accord, je vous ai trouvé un texte, un incipit.
si c’est trop compliqué dites le moi j’en trouverai un autre.

« Il était une fois une petite fille que tout le monde aimait bien, surtout sa grand-mère. Elle ne savait qu’entreprendre pour 1ui faire plaisir. Un jour, elle lui offrit un petit bonnet de velours rouge, qui lui allait si bien qu’elle ne voulut plus en porter d’autre. Du coup, on l’appela « chaperon Rouge »….

Dis leur dit: 13 avril 2013 à 9 h 15 min

les poèmes de Valéry me gonflent…( reprise Daahréique à 8 h 48))
On est rassuré, au moins vous ne vous piquez pas de ses vers!

Polémikoeur. dit: 13 avril 2013 à 9 h 15 min

Rien entre dieu et le diable ?
Pas de monde à construire ?
Un foutoir d’électrons libres ?
Policencieusement.

hamlet dit: 13 avril 2013 à 9 h 09 min

mon petit chéri il faut aussi bien comprendre que dans cet extrait : « je n’estime profondément que deux hommes, Rabelais et Byron, les deux seuls qui aient écrit dans l’intention de nuire au genre humain et de lui rire à la face. Quelle immense position que celle d’un homme ainsi placé devant le monde ! »

l’intention de nuire ne vise pas le bourgeois, le notable, le paysan, le médecin…

mais bien le genre humain dans son entier.

nuire au genre humain Alba !
cela vous rappelle quelque chose ?

la haine de soi, d’appartenir soi même à ce genre.

c’est là dessus qu’il va falloir travailler mon petit chéri.

magne toi le train il ne te reste que 50 mn pour finir ton devoir, après je récupère les copies…

JC dit: 13 avril 2013 à 9 h 09 min

La petitesse de l’allégorie de l’iceberg à l’envers m’inquiète : espérons qu’il s’agit d’une usurpation de pseudo ….

hamlet dit: 13 avril 2013 à 9 h 06 min

mon petit chéri vous aurez compris que dans l’extrait : « je n’estime profondément que deux hommes, Rabelais et Byron, les deux seuls qui aient écrit dans l’intention de nuire au genre humain et de lui rire à la face. Quelle immense position que celle d’un homme ainsi placé devant le monde ! »

l’important réside dans l’expression « intention de nuire ».

hamlet dit: 13 avril 2013 à 9 h 05 min

et même 4 fois mon petit chéri : « je n’estime profondément que deux hommes, Rabelais et Byron, les deux seuls qui aient écrit dans l’intention de nuire au genre humain et de lui rire à la face. Quelle immense position que celle d’un homme ainsi placé devant le monde ! »

hamlet dit: 13 avril 2013 à 9 h 04 min

le mieux est de relire 3 fois : « je n’estime profondément que deux hommes, Rabelais et Byron, les deux seuls qui aient écrit dans l’intention de nuire au genre humain et de lui rire à la face. Quelle immense position que celle d’un homme ainsi placé devant le monde ! »

Daaphnée dit: 13 avril 2013 à 9 h 04 min

Je suppute, Hamlet, que vous avez cherché l’élégance du style . Bien .
Un parallélisme, probablement .. entre la « petitesse » de vos parties.

hamlet dit: 13 avril 2013 à 9 h 03 min

relisez bien le sujet : « je n’estime profondément que deux hommes, Rabelais et Byron, les deux seuls qui aient écrit dans l’intention de nuire au genre humain et de lui rire à la face. Quelle immense position que celle d’un homme ainsi placé devant le monde ! »

hamlet dit: 13 avril 2013 à 9 h 02 min

Alba : « je n’estime profondément que deux hommes, Rabelais et Byron, les deux seuls qui aient écrit dans l’intention de nuire au genre humain et de lui rire à la face. Quelle immense position que celle d’un homme ainsi placé devant le monde ! »

interro surprise : vous avez 1 heure pour commenter cette réflexion profonde de Flaubert.

JC dit: 13 avril 2013 à 8 h 55 min

« Les ennemis de la République
vivent d’abord de sa clémence. »

Ce n’est pas de la clémence ! c’est du contrôle. Sans élimination, ce qui fait république au lieu de dictature.

edouard dit: 13 avril 2013 à 8 h 55 min

Le Q de PQ et la bcbg qui voit Clopine partout: le couple parfait (après celui du nain et sa cruche)

hamlet dit: 13 avril 2013 à 8 h 54 min

Daaphnée dit: 12 avril 2013 à 19 h 27 min
« J’étais en train de penser… »

j’imagine que vous commencez vos commentaires par ce genre de préambule non pas pour convaincre les autres de vos aptitudes à penser mais pour vous en convaincre convaincre vous-même.

ma pauvre Daaphnée, vous ressemblez à un iceberg gros comme un petit glaçon qu’on aurait retourné sur lui-même : la pauvreté de partie qui vous nous rendez visible annonce le mauvais présage sur la partie cachée, la seule bonne nouvelle est la petitesse de ces deux parties, la faiblesse de la quantité tempère cette de la qualité….

Daaphnée dit: 13 avril 2013 à 8 h 48 min

je risque de chagriner les puristes ici, mais les poèmes de Valery me gonflent…

Il est vrai que Valéry est plus intéressant quand il parle du fait poétique, que lorsque il fait de la poésie. Ce sont d’ailleurs ses divers discours sur la poésie qui sont une référence, plus que les poèmes qu’il a laissés.

(au fait, Abdel, avez-vous vu qu’il y a des articles sur le jazz dans « la république du jazz » en lien à droite sur le blog ?
Ce n’est pas mal cette ouverture à d’autres domaines ..)

Daaphnée dit: 13 avril 2013 à 8 h 41 min

une pensée vitale d’une vraie conne aux idées stupides, doublée d’une prétention à en défendre la valeur, sans limite.

Avec une propension à la victimisation tout à fait édifiante. Pouah!
Heureusement que le monde est plus vaste que l’univers mental de ces faiseuses de salades ne le laisse penser.

JC dit: 13 avril 2013 à 8 h 29 min

Edouard, je t’aime.
Ne les écoute pas : des cons comme toi sont à protéger tendrement, des êtres rarissimes, le nectar d’un pays violé par ses dirigeants … ahahaha (en hommage à l’armoire normande) !

Polémikoeur. dit: 13 avril 2013 à 8 h 28 min

En vase clos,
jusqu’à épuisement,
petite comédie triste
dans une famille décomposée,
spectacle sans public,
magie de la rampe,
refroidie.
Diabloîteusement.

De la connerie plombée. dit: 13 avril 2013 à 8 h 17 min

Pôv Edouard! Toute cette vie à tourner comme une buse sur le web sans jamais recevoir de compliment! Si c’est pas malheureux!

Polémikoeur. dit: 13 avril 2013 à 8 h 11 min

Qu’ils sont touchants, les réveils de Lennie
des sangsues de la Rdl ! Et convaincants,
les adieux éternels des partants de la veille !
Et vivants, les petits échanges des esprits alertes ! Et brillants, les miroirs des âmes aux alouettes ici perdues et retrouvées !
Bravolatilement.

edouard dit: 13 avril 2013 à 7 h 30 min

@jc ça va change de disque, t’es tout sauf drôle et intéressant, on sait bien que tu te complais dansla médiocrité, admires la pourriture et es le clone du nain – va plutôt le retrouver au lieu de glander ici

@DHH
la harpie bcbg ne vous pardonnera jamais de dire du bien d’une autre qu’elle – la harpie bcbg ne supporte pas qu’une autre qu’elle puisse recevoir des compliments

ter-rhodos dit: 13 avril 2013 à 7 h 15 min

n’ayant toujours pas lu le dernier twit….alors que j’avais été zieuté sur le blog de Sollers et lire les histoires belges , je n’ai pas l’hypocrisie de prétendre que j’ai supporté de bon coeur la litanie des « je vous écoute », régresse, régresse, mon enfant , et autres, « elle c’est moi » de fil en fil.
sans sourire , et sans bise de printemps à tous les addicts du sic’o drame mortel de vos amitiés de cabaretier dans lesquelles je ne viendrais pas mimi ..c’est pas moi qui partagerai votre fantasme mon mimi

Alpiniste et gazon maudit dit: 13 avril 2013 à 7 h 05 min

- Pépère est-il à la hauteur ?
- Non !
- Ah bon ? Pourquoi ?
- Hélas ! Parce qu’il est à SA hauteur. Seulement à sa hauteur.

DHH dit: 13 avril 2013 à 6 h 57 min

@ML
sur Clopine je n’en sais pas plus que vous ,
;elle ne vient plus ici;son blog est quasi muet et n’accepte pas les commentaires.
j’imagine que peut-etre elle s’est sevrée de blogs pour se cosacrerà l’ecriture d’une oeuvre significative

JC dit: 13 avril 2013 à 5 h 18 min

Il m’a bien fait marrer le Prince danois, vers 19:19 ! Comme si la bonté dont se paraît la tricoteuse sur son tas de fumier de ferme normand n’était pas guidée, dans sa geste d’excellente tripoteuse de mots, par une pensée vitale d’une vraie conne aux idées stupides, doublée d’une prétention à en défendre la valeur, sans limite.

On peut facilement tromper son monde en jouant la victime sucrée d’un combat de classe un temps, mais pas éternellement car la manipulation, la fausseté, apparaissent toujours à qui ne croit pas aux fées trop longtemps ! Il vient un moment où le fruit mûr tombe de l’arbre tout seul.

Insomnia dit: 13 avril 2013 à 4 h 45 min

Pas moyen de fermer l’œil.
Mais maintenant je sais pourquoi.
Personne n’avait cité La Pythie. Voilà, c’est fait. Ouf. Je vais aller me recoucher.

court dit: 13 avril 2013 à 3 h 18 min

Marc Herland, attention, le finale de l’Ode « Apollon à portes ouvertes » n’est pas de Valéry, mais de Malherbe. J’avoue d’ailleurs l’avoir fait quelque peu exprès…
Curieux que personne n’ait cité La Pythie , qui est d’un grand poète.
Bien à vous.
MCourt

abdelkader dit: 13 avril 2013 à 1 h 23 min

je risque de chagriner les puristes ici, mais les poèmes de Valery me gonflent…et tout ce copier-coller me donne la migraine…sinon, Vot’Imminence, Elvis Costello n’est pas, n’a jamais été et ne sera jamais du ‘gratin’ (pareil pour moi hein, mais perso je suis pauvre dans une ville de gros riches, qui est en passe d’être socialement nettoyée pour faire place a la riche vermine du monde qui préfère venir ici)… c’est peut-être pour ca aussi que j’aime le type…il est trop facile, quand on devient riche et célèbre , de passer de l’autre cote du miroir…et j’aime ceux qui résistent a la tentation….comment disait vot’prophète déjà? ah oui…plus facile pour un chameau d’enfiler un garde-champêtre que pour un riche de passer en travers du trou d’un moine…ou quelque chose comme ca…a cette heure-ci, je me prends facilement les métaphores dans les pattes…

Giovanni Sant'Angelo dit: 13 avril 2013 à 1 h 17 min


…Max Ernst,…Une semaine de bonté,…Collage.

…les mots,…le titre, et l’image,…
…l’arnaque à sans foûtre,…des connivences, conciliabules et droits d’usures et propriétés privées,…

…droits de cuissage à Dieu le père, le fils et le saint esprit,…sous coupole du baton de berger,…
…etc,…un livre à écrire  » le cocu volontaire,…à la bourse pleine « ,…

abdelkader dit: 13 avril 2013 à 1 h 00 min

je continue donc: foutre sans aimer, c’est pas grand chose, mais aimer sans foutre ce n’est rien du tout…ou quelque chose comme ca…mais tu me saisis, n’est-ce pas?

abdelkader dit: 13 avril 2013 à 0 h 58 min

t’es le bienvenu, mon garde-champetre cheri…je ne t’apprenais rien de nouveau mais simplement voulais te transmettre ces perles de sagesse dites a moi par un chauffeur de taxi corse…comme tu vas t’en rendre compte bientot, y’a pas que la conversation dans la vie de couple…comme disait La Fontaine, foutre sans aimer

Giovanni Sant'Angelo dit: 13 avril 2013 à 0 h 52 min


…un doute sur le génie de Léonard da Vinci,…sa machine ( !? ) à tracer et dessiner reprise par Dürer,…

…uo est le génie créateur  » copier/coller « , sur sa grille et sa fenêtre ( window ),…

…donc,…différence réelle entre la liberté créatrice à main levée des projets et copier/coller à monter des romans sans queue ni tête,…
…la rigueur du point de vue précis de l’observation n’exclut pas un sens d’interprétation du concept visuel intérieur rayonnant,…

…la création géniale imaginative n’est pas de la reproduction de  » partis pris « , pour machiavel d’usurier,…comme le banquier de Gutenberg par exemple,…ou ridiculiser pour voler en plein jour,…à la Tartufes les pouvoirs du discernement objectif en partage,…la comédie comme diversion d’état,…
…etc,…

La mauvaise langue dit: 13 avril 2013 à 0 h 05 min

« L’écrivain, comme l’historien, prête un sens au passé, mais contrairement à ce dernier, il détruit le passé en lui donnant forme. L’écrivain ne cherche pas à être le témoin. Il est seulement à l’écoute des mots qui tracent son avenir. » (Edmond Jabès)

Daaphnée dit: 13 avril 2013 à 0 h 03 min

Moi, je suis très inquiète pour Milou.
D’autres, cela me gênerait moins. Mais Milou, fossilisé, je vais en faire des cauchemars.

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 23 h 13 min

la question « Dieu » , entre cette jeune femme amie de Buffo et moi , mais qui de nous deux était plus autiste , je l’ignore elle qui me dit qu’elle était asociale mais demanda à s’asseoir avec moi, ou moi qui me réjouis qu’elle ait voulu me rencontrer . (elle a étudié , oui, mais « dans le visuel », l’image )

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 22 h 53 min

@DHH
comme je viens de passer un moment imprévu avec une amie d’Howard Buten (et un parent chez gallimard) ce qu’elle m’a vite raconté je tiens à vous rassurer que jamais ne vous ai-je perçue comme une harpie: il me semble qu’il a été dur de se demander dans quelle mesure ce n’était pas un peu parce que vous l’aviez couronnée reine que dame Clopine était devenue onfraysienne en chef militante, ce qui ne s’oublie pas si facilement.
me frappa la rapidité ave laquelle surgit la question « Dieu » , à propos de son chien (dont je n’ai pas entendu le nom) et de savoir si les animaux avaient une âme : elle me demanda donc si je croyais -au participe présent absolu (croyant-e,) après m ‘avoir raconté un film avec tous les dieux ….

u. dit: 12 avril 2013 à 22 h 14 min

« M. Marcel »?

Mais non, pas le temps de repasser, malheureusement.
Et pas d’attaques sous pseudo, de toute manière.

Salut à Judith et à ma chère Daaphnée, au camarade JC et à Bloom, à ML et mon pote bouguereau, à Chaloux et à Brown, au jazzman alec et à renato l’hidalgo, à christiane la sensible et tkt l’oriental, à de nota fidèle au livre, polder, rose, Phil l’incompréhensible (putain, mais pourquoi Chardonne?), à l’impressionnant hamlet et son famulus dédé, à Jackie et son Doppelgänger, à CP et ses filles, à court, à abdel l’homme de pub (avec un blason à l’entrée, imagine-t-on un troquet parisien with coats of arms?), à GSA le pointilleux, à HR préposé aux Human Relations post-psy, …

Avec un salut particulier à X qui se sera reconnu (ça, c’est cousu de fil blanc, mais ça marche toujours)

See you, folks.

Des petits univers dit: 12 avril 2013 à 21 h 24 min

cet art de raconter sous une forme plaisante et primesautiere le choses les plus banales ,qui seraient insipides et sans couleur racontéees par d’autre.

les choses les plus banales deviennent insipides et sans couleur à la longue, sauf pour ceux qui possèdent plus qu’une forme plaisante et primesautière.

La mauvaise langue dit: 12 avril 2013 à 20 h 55 min

Pas moyen de faire taire les chiens ici ! On est toujours dérangés par ceux qui aboient trop fort !

La mauvaise langue dit: 12 avril 2013 à 20 h 54 min

Voilà que le dénommé hamlet aurait des lectures scandaleuses maintenant…! On s’amuse, on s’amuse, je vois.

Mais si seulement il apprenait à lire, le dénommé hamlet, hein ! Ce serait déjà la moitié du chemin de fait ! Je vois que certains n’ont pas eu la chance de bénéficier des bons profs. Venez dans mes cours, mes petits chéris, il y a encore quelques places, je vous ferai une révision complète du ciboulot. Et gratuite en plus !

Chaloux dit: 12 avril 2013 à 20 h 50 min

Au moment où il commence Bouvard et Pécuchet, Flaubert écrit quelque chose du genre « Il me semble que j’entre dans un désert et que je n’en reviendrai pas ». Belle parole « d’un homme qui ne doute de rien… ». Il n’en est en effet pas revenu. Votre lecture me scandalise.

La mauvaise langue dit: 12 avril 2013 à 20 h 49 min

Non, ce n’est pas tout, j’ai d’autres genre de punition ! Mais elles sont réservées aux délinquants les plus rebelles à la discipline. Alors ne franchissez pas les bornes du règlement intérieur ! Un peu de respect, que diable !

Chaloux dit: 12 avril 2013 à 20 h 46 min

soupçons dit: 11 avril 2013 à 21 h 17 min

Infondés.

Hamlet, je vous lirai lundi, mais c’est là qu’est le contresens:
« mise en représentation » de cette quête par un auteur qui lui ne doute de rien.
Bon week-end

La mauvaise langue dit: 12 avril 2013 à 20 h 42 min

De la souplesse dans l’anathème, mon petit chéri, de la souplesse. On n’est pas obligé d’aboyer pour se faire entendre ! De la politesse, mon petit chéri, de l’élévation de l’âme ! Ah, je sais, bien sûr, c’est beaucoup d’effort demandé ! Mais c’est ça l’exigence, hein !

La mauvaise langue dit: 12 avril 2013 à 20 h 40 min

Je partage tout à fait ce que vous dites de Clopine, DHH. Mais que lui est-il arrivé à Clopine ?

DHH dit: 12 avril 2013 à 20 h 37 min

moi ce que j’aimais et admirais chez Clopine,c’est son bonheur d’ecriture,cet art de raconter sous une forme plaisante et primesautiere le choses les plus banales ,qui seraient insipides et sans couleur racontéees par d’autre.
mais à la difference de certaines, lui reconnaître ce talent que je n’ai pas ne faisait pas de moi une harpie envieuse et malveillante ,mais plutôt une admiratrice chaleureuse toujours a ses côtés pour faire reconnaître son talent et la conforter pour faire face de son inquietude d’autodidacte ,pour la persuader qu’elle depasse de cent coudéees les porteuses de peaux d’ane qu’elle a eu l’occasion d’approcher

La mauvaise langue dit: 12 avril 2013 à 20 h 29 min

Vous me rappelez la cour de récré de mon collège, mes petits chéris. Il manque juste la CPE pour recoller les morceaux, téléphoner aux parents et punir qui doit l’être. Mais faites gaffe quand même, je peux téléphoner à vos parents ! Je demande à Passou les numéro, et je les convoque dans le bureau du dirlo ! Non mais ! Et s’il le faut j’irai jusqu’au Rectorat ! C’est inadmissible, tout ce bordel dans le collège ! Non, mais vous avez été élevés où et par qui ?

Et je conseillerais à hamlet un peu plus de modestie quand il nous parle de Flaubert, un peu plus de respect des maîtres anciens et modernes, nom de Dieu ! Je lui conseillerais aimablement de relire Flaubert, notre grand maître, et d’explorer une piste de lecture qu’il nous offre si généreusement, en disant qu’il a écrit pour nuire au genre humain, d’en faire même une dissertation en trois parties, et dialectiques, les parties, s’il vous plaît, hein ! Dialectiques, mon petit bonhomme, avant de cracher sur le grand maître ! On n’est pas forcé d’être totalement d’accord avec lui sans pour autant l’envoyer se faire paître, quand même ! Ce ne sont pas les valeurs que je vous enseigne ici, pourtant ! Vous le savez bien ! Du respect, mon petit bonhomme, de la distance critique, de la pensée à la place des anathème. Vous anathémiserez Flaubert quand vous aurez gagné vos galons, pas avant ! De la pkndération, du tact, de l’envolée lyrique, mes petits chéris, de la souplesse dans le geste vengeur, et n’oubliez jamais de vous regarder le nombril au cas où vous auriez l’impression de disparaître devant de tels géants…

Lycaeides idas nabokovi dit: 12 avril 2013 à 20 h 23 min

« … j’admirais son désir de vie… »

Hé ! hamlet ! faut reconnaître les poncifs quand il apparaissent à l’horizon…

Lycaeides idas nabokovi dit: 12 avril 2013 à 20 h 13 min

Pendant la journée, Joséphine Nsimba Mpongo vend des œufs sur le marché principal de Kinshasa…

hamlet dit: 12 avril 2013 à 19 h 19 min

Daaphnée dit: 12 avril 2013 à 18 h 34 min
Mazette !
(C’est vrai, Chaloux, on dirait du Clopine mais encore plus sottement boursouflé qu’avant !)

ma daaphoufounette adorée venant de vous… on ne peut rêver de plus beau compliment.

d’autant que la boursouflure ça vous connait, je ne parle, bien sûr pas que celles que vous reluquez dans l’entrejambe des garçons petite coquine… non celles là vous font rêver.

Daphnée depuis que je vous lis je n’ai jamais trouvé chez vous la moitié du quart d’une idée originale, vous êtes la reine de l’enfonçage de porte ouverte.

c’est pour cette raison que vous n’aimiez pas Clopine, pas seulement pour sa bonté mais parce qu’elle était vivante.

Daphnée, tous les deux nous nous ressemblons, vous êtes comme moi, tous les deux nous n’existons pas, contrairement à Clopine, sauf que moi je l’enviais, j’admirais son désir de vie, alors que vous détestez la vie et les vivants.

tous les deux nous sommes un peu comme Flaubert : nous pensons qu’il suffit de haïr notre prochain pour exister soi-même.

la seule différence entre nous est que pour vous, sur la photo d’Assouline vous voyez une femme qui joue du violoncelle, vous pensez bêtement qu’un violoncelle est un instrument de musique, permettant d’interpréter des morceaux de musique, comme cette dame qui interprète la sarabande de la 4ème suite pour violoncelle de Bach, parce que vous pensez que Bach a écrit de la musique dans le but d’être interprétée.

n’est-ce pas Daphnée ? répondez moi franchement, c’est bien ce que vous voyez dans cette photo : une dame jouant cette suite de Bach avec son violoncelle ?

Daphnée insultez moi encore, traitez moi de tous les noms, les plus vulgaires, les plus abjectes.
Venant de vous, toutes ces insultes seront pour moi les plus beaux cadeaux qu’on puisse m’offrir.

Une insulte venant de vous est une des seules choses qui puissent un peu me remonter le moral.

vous ne pouvez pas imaginer combien c’est réconfortant d’être insulté par des crétines, on se sent tout de suite être un peu plus intelligent.

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 19 h 08 min

c’est marrant que personne n’ait tiqué de lire le nom de SPINOZA ICI La formule est terrifiante. Heidegger se distingue de ses confrères philosophes antisémites « traditionnels » – Pascal, Marx, Fichte, Proudon, Spinoza, Kant, Hegel… – par un passage à l’acte en l’espèce d’une collaboration avec un antisémitisme d’extermination.
pour l’humour , on ne peut pas dire que la Rdl en atteint les sommets avec la toute puissance selon judith et ses soeurs
au revoir tous qui vous entendez si bien en haine ordinaire des familles !
hamlet viendra vous consoler ,mauvaise langue aussi !
l’un fera Dieu, l’autre le diable, puis ils échangeront et la question , ce sera lequel est le meilleur, ce sera une affaire de détails bien sûr mais vous êtes parfois bon en public, c’est même pour ça qu’on vous ménage un peu
au revoir les petits chéris à mauvise langue, les ménagères à judith et tata jacqueline, et les autres aussi !
au revoir l’onklapis lazzuline- c’est un private joke, un détail qu’il ne peut pas comprendre, l’écrivain du billet ! vous non plus … ciao, vous qui jouez le ghetto à la crème !

Daaphnée dit: 12 avril 2013 à 19 h 07 min

Merde, je suis crâmé, comme dit u.

Ou cuit, question de température ..
De mon humble point de vue totalement désintéressé, chaud aurait suffi ..

DHH dit: 12 avril 2013 à 18 h 59 min

@cherchez l’erreur 18 h 45
je considere l’eventuel « aurait eu »l’agreg comme diffamatoire.
je ne me pare pas comme d’autres de plumes du paon
En revanche qu’on puisse considerer qu’aucune consideration d’intelligence ,de culture ou de moralité ne puisse etre deduite de ce label,je l’ai toujours pensé et ecrit sur ce blog,y compris en appui à ML

Armal Nacodim dit: 12 avril 2013 à 18 h 52 min

la représentation du Monde comme volonté c’est quand même un truc qui se discute un max…

Là, t’attiges, Sergio. Si tu discutes Schopenhauer, hamlet se suicide. Tu veux pas ça, quand même ?

transparence exigée dit: 12 avril 2013 à 18 h 50 min

Ho, dafnoz, pourquoi ne pas signer de ton vrai pseudo à 18 h 45 ?
C’est vrai que, deux fois sur cinq, on te confond avec Chaloux mais, dans l’ensemble, on te reconnaît, comme disent les lycéens (putain qu’ils sont forts).

Cherchez l'erreur dit: 12 avril 2013 à 18 h 45 min

’en livrant sous le fil precedent cette information me concernant je ne me suis pas comportée comme le premier rabbin venu.

En effet.
Le rabbin joussait d’une autorité morale et intellectuelle mais n’a pas eu l’agreg (!),
DHH aurait eu l’agreg mais ne jouit pas d’une autorité intellectuelle. Morale, non plus.

Sergio dit: 12 avril 2013 à 18 h 44 min

DÉNONCIATION PUBLIQUE dit: 12 avril 2013 à 18 h 33 min
peut-on vraiment considérer que la Haute-Loire appartient à l’Auvergne ?

Uniquement les arrondissements de Brioude et Yssingeaux, celui du Puy appartenant au comté de Toulouse, donc un peu chez les Godons, quoi…

la suite dans les idées dit: 12 avril 2013 à 18 h 44 min

DHH dit: 12 avril 2013 à 18 h 37 min
Rose
au secours!

Voyons, Judith, rose a fait ici même son coming-out antisémite, appelez quelqu’un d’autre à la rescousse. Moi, par exemple. Vous ne me connaissez pas, d’accord. Alors je me présente : mon nom est Jean-Pierre. En cas de problème, dites : Jean-Pierre au secours !

JC dit: 12 avril 2013 à 18 h 42 min

Dieu, quelle joie de voir les Anti-Mariage-Gay se battre comme des lions derrière cette égérie à gueule de serveuse de bar pourri…!
Quelle vigueur ! Quelle joie ! Quelle simplicité de bon aloi.

Comment des dirigeants peuvent être aussi cons pour ne pas mesurer l’imbécillité de ne pas traiter autrement que par la « surdité arrogante » ce réel problème car … »Dieu et le Diable sont dans les détails ! » Et ces détails, ce sont les enfants : de pauvres gosses de riches, prisonniers de l’amour égocentrique de déséquilibrés….
Bonne soirée !

Attention dit: 12 avril 2013 à 18 h 40 min

ter-rhodos étant la meilleure amie de Daaphnée, le message qui précède (18 h 35) ressemble à une attaque indirecte de Mme Ueda. Méfions-nous des fourbes.

Marcel dit: 12 avril 2013 à 18 h 35 min

Vous avez raison, JC, mais n’en demandons pas trop à cette pauvre ter-rhodos. Pitié pour le quatrième âge.

Daaphnée dit: 12 avril 2013 à 18 h 34 min

« L’homme des possibles est celui qui dit non pas « cela est » ou cela n’est pas » mais « cela aurait pu être… ».
la représentation du monde comme volonté ne vaut qu’à condition de ne pas tomber dans la religiosité de l’art jouant sur la complexité de détenir la puissance d’une représentation de la représentation.
littérairement ça tient peut-être la route mais d’un point de vue strictement épistémologique cette forme désuète (voire primitive) de relativisme logique est totalement dépassée. »
Hamlet

Mazette !
(C’est vrai, Chaloux, on dirait du Clopine mais encore plus sottement boursouflé qu’avant !)

DÉNONCIATION PUBLIQUE dit: 12 avril 2013 à 18 h 33 min

Depuis le 6 mars, je répète : le 6 mars ! le billet n’a pas changé sur le blog de Sergio. « Ha ben bon ostracisé du blog à Passou ! Y a pourtant pas eu de grands crimes d’écrits… » Voilà où on en est. Depuis plus d’un mois !
Bien sûr, c’est une honte, mais pas seulement pour ce feignant de Sergio (qui se prétend auvergnat, mais peut-on vraiment considérer que la Haute-Loire appartient à l’Auvergne ?), également pour son hébergeur, qui devrait l’avoir viré depuis longtemps. On se fout du monde chez hautetfort, et je pèse mes mots !

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 18 h 19 min

sot dit encore en passant, il y a des psychanalystes qui savent aussi dessiner ! par exemple Tisseron et avec humour et s’intéresser au numérique et avec souci pour les jeunes autant que pour la société .

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 18 h 07 min

je ne pense pas qu’un écrivain contemporain interdirait à un psychanalyste tout droit de regard sur une histoire publiée , même sur la toile , et tout droit d’en parler …
La RdL s’accorde elle-même le droit de les citer comme…. autorité et référence en en appelant à P.Bayard, à Pankow récemment : ce qui ne lui donne pas le droit d’ordonner à un contributeur de dire où il est né et s’il a biberonné au bisphénol, et si sa mère est une fille distilbène

Daaphnée dit: 12 avril 2013 à 17 h 58 min

je n’ai pas voulu expressement rappeler ce detail ici par egard pour Daphnée que cette information avait confondue
DHH

Pas le moins du monde ! Vous êtes d’un laborieux qui, lui, est vraiment confondant … pour ne pas dire plus.

Bref, vous songiez à quoi ce matin avec ce « son (Valery) art de l’ellipse dans ses grands articles des premiers volumes de varietés » ?

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 17 h 52 min

sainte geneviève!
la question n’est certainement pas la défense de la psychanalyse et son droit lire des histoires publiées mais il ne me semble pas très à propos de nier qu’il y ait ,et qu’il y ait eu des psychanalystes dignes de ce nom, et des hommes et des femmes et qu’ils ne justifient pas d’être renvoyés comme un erdélien convaincu d’avoir effacé le nom de Lacan et de Freud des mémoires .

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 17 h 40 min

pour le dire plus simplement
sur
« ,je le repeterai et cela ne releve pas de la psychanalyse
Croyez bien qu’en livrant sous le fil precedent cette information me concernant je ne me suis pas comportée comme le premier rabbin venu »
je ne pense pas si un écrivain contemporain rejetterait sur une histoire qu’elle puisse être éclairée par un psychanalyste digne de ce nom .
et ce n’est peut-être pas nécessaire de renvoyer d’une chiquenaude « le premier rabbin venu » : comme les « ménagères »(!!) qui qui ont, sur la montagne sainte genviève suivi des conférences de Lyotard sans doute pourquoi vous les avez avez dénigrées?

Sergio dit: 12 avril 2013 à 17 h 34 min

Le parrain de sergio aux Auvergnats Anonymes dit: 12 avril 2013 à 17 h 20 min
a forcé le tabernacle et sur le vin de messe

Faut dire… C’est plus proche du Jean Lamboley que du Romanée-Conti…

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 17 h 28 min

autant qua j’ai lu des commentaires de judith qua parlé de sa toute puissance elle n’a jamais demadé à un seul de ses interlocuteurs comment envoyer un lien mais les a flattés inconsidérément pour leurs recettes . mais en l’occurence , qu’elle supporte mal les questions d’âge, qui sont un paramètre entre d’autres- ce n’est pas sans raison que j’ai évoqué de jeunes autistes savants, qui ont surmonté un handicap majeur dans leur histoire de famille ,et qui sont polyglottes, ont à coeur de trouver des méthodes pédagogiques pour les langues, pour internet (la langue de Valéry est-elle une langue vivante ?)je ne vois pas ce qui justifie aucune sorte de complaisance …. ni d’acrimonie pour le « cas judith et les bons points…qu’elle distribua sur la rdl ,dans une ignorance qui était moins docte que dogmatique .

DHH dit: 12 avril 2013 à 17 h 24 min

l’histoire dont je parle a ete livrée sous mon pseudo ordinaire et sous le fil précedent.
je n’ai pas voulu expressement rappeler ce detail ici par egard pour Daphnée que cette information avait confondue ,mais s’il faut preciser ,ce n’est pas un probleme ,je le repeterai et cela ne releve pas de la psychanalyse
Croyez bien qu’en livrant sous le fil precedent cette information me concernant je ne me suis pas comportée comme le premier rabbin venu

hamlet dit: 12 avril 2013 à 17 h 20 min

« Rabelais qui a écrit dans l’intention de nuire au genre humain » ?

comment est-il possible de pondre un truc pareil ? c’est un propos d’une bêtise abyssale.

Le parrain de sergio aux Auvergnats Anonymes dit: 12 avril 2013 à 17 h 20 min

De minimis non curat praetor…

mon filleul a forcé le tabernacle et sur le vin de messe…excusez-le

hamlet dit: 12 avril 2013 à 17 h 18 min

dans le fait de dire : « je n’estime profondément que deux hommes, Rabelais et Byron, les deux seuls qui aient écrit dans l’intention de nuire au genre humain et de lui rire à la face. Quelle immense position que celle d’un homme ainsi placé devant le monde ! »

Flaubert est un grand écrivain mais il est un sacré mauvais lecteur de Rabelais.

Il faut qu'une grenade soit ouverte ou fermée dit: 12 avril 2013 à 17 h 17 min

… la grenade entrouverte…

les boys de Ronnie Reagan ont bien essayé de l’entr’ouvrir il y a bientôt 30 ans. Résultat des courses : encore un navet king size de Clitiss Wood.
En revanche paraît que c’est bon pour le cancer du gros colon, mais alors faut pas se contenter de l’entr’ouvrir, faut tout avaler!

hamlet dit: 12 avril 2013 à 17 h 16 min

Chaloux dit: 11 avril 2013 à 22 h 25 min
« Même le plus sage exécute le mouvement très humain de cogner sur ce qu’il ne comprend pas ».
Valéry, Mauvaises pensées et autres, Pleiade 2 P. 832.
D’où il ressort que celui qui cogne sur tout est celui qui ne comprend rien. On s’en doutait déjà…

Chaloux vous voulez dire que Valery pensait à Flaubert en parlant de ceux qui cognent sur tout et qui n’écrivent que dans le but de nuire au genre humain ?

sans doute, Flaubert n’a-t-il pas écrit : « je n’estime profondément que deux hommes, Rabelais et Byron, les deux seuls qui aient écrit dans l’intention de nuire au genre humain et de lui rire à la face. Quelle immense position que celle d’un homme ainsi placé devant le monde ! »

qui osera me dire que Bouvard et Pecuchet n’est pas un livre qui oppose :
1 – « quête de vérité » des personnages sur le mode des réprésentations possibles à donner au monde avec ses doutes et certitudes et
2 – « mise en représentation » de cette quête par un auteur qui lui ne doute de rien.
L’homme des possibles est celui qui dit non pas « cela est » ou cela n’est pas » mais « cela aurait pu être… ».
la représentation du monde comme volonté ne vaut qu’à condition de ne pas tomber dans la religiosité de l’art jouant sur la complexité de détenir la puissance d’une représentation de la représentation.
littérairement ça tient peut-être la route mais d’un point de vue strictement épistémologique cette forme désuète (voire primitive) de relativisme logique est totalement dépassée.
on peut mesurer de la valeur d’un livre au fait qu’elle résiste aux époques, aujourd’hui, chaque jour, dans ce monde, des hommes réécrivent l’histoire de don Quichotte, de Pantagruel, de Mélénas, de Gulliver, de Teste, de charles Marlow, de Muichkine et du capitaine Achab… mais plus personne n’écrit celle de Bouvard et Pécuchet, leur histoire s’est éteinte en même temps que leur époque.

Shocking dit: 12 avril 2013 à 17 h 04 min

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 16 h 51 min
Judith tata cajoleuse de pantalons

je pense que la ligne rouge est franchie, là, ter-rhodos. Qu’a-t-elle fait pour mériter votre opprobre ?

papus glorio dit: 12 avril 2013 à 16 h 57 min

et voilà à force de parler de DHH, on ignore daaphnée et c’est bien normal qu’elle se rebique la pauvre il faut la ménager, soyez charitable

DHH dit: 12 avril 2013 à 16 h 57 min

comme pour les twitt(180 signes),comme pour les « contractions » de textes aux concours (X mots maximum ) il devrait y avoir une norme maximale pour la longueur des citations sur le fil.
sans compter que si les oeuvres citéees ne sont pas dans le domaine public ,ces extraits interminables posent un probleme de copyrigt à l’hebergeur

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 16 h 28 min

il était si bien que DHH vienne en disant qu’elle avait déjà une histoire sous un autre pseudo, sans le dévoiler : ce jeu de devinettes et de privautés n’a qu’un intérêt très limité.
il est regrettable que D.H.H le promeuve ainsi.
vive le nombre pi !

DHH dit: 12 avril 2013 à 16 h 22 min

@JC
evidemment!
je pensais que tous les habitués de ce blog,qui m’avaient connue sous cet ancien pseudo dana la premiere RDL, savaient

Du radotage dit: 12 avril 2013 à 16 h 12 min

dois-je cette marque de considération à mon grand âge et/ou à ce que j’ai revelé de mon lointain passé

à l’âge.

DHH dit: 12 avril 2013 à 15 h 31 min

@JC
moi aussi j’aimais mieux l’autre pseudo.
pour des raisons personnelles je ne souhaite pas qu’il apparaisse comme signature ,mais vous pouvez sans inconvenient pour moi me designer ou m’interpeller dans vos post par mon prenom de blog .
l’effet insecticide de mon pseudo ,vient de ce que j’ai fait un choix qui se rapproche de mon nom ecrit en style SMS

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 avril 2013 à 15 h 28 min


…le bâton du berger pour durer en vit se glorifie d’en être de la verge du berger,…

…la bergère d’envie soulage en apprentie la chèvre du berger en noce et projection de lait à laid désir à remonter l’esprit du vit divin,…

…du lait en crème en suivit de suite du bâton à gerber sur peau lisse bien blanche comme d’une génisse de lait à se foûtre du maître coq de bon aloi,…

…de main en main l’affaire fût close de main de maître en rebonds et soubresauts de chèvres,…
…l’éducation du bon pasteur,…à ses brebis donna le pis,…comme herbe en fromage rapée,…

…etc,…tourner en rond le vers épique en mousse au coeur en joie à gémir de la chèvre qui en lèche du bâton du berger,…
…etc,…une autre du berger en élevage de vache s’en remettre d’en être du bâton à verger,…
…qu’est ce qu’il dit,…deux fois rien,…il se fait une omelette à pain perdue de derrière les fagots,…à deux mains en couple de tirailleurs embusqués,…la grâce,…
…etc,…çà doit en être un archevesque à plumes à vent à deux balles d’entremetteur à bourrique et bâton d’âne,…
…les voies du seigneurs plus ouvertes qu’a demi-close,…après fait et fesses lib2rer des scatalogies bibliophiles du divin encore tièdes,…
…propres à ensemencer le génie et vertus morales pour démocraties laborieuses en talent- aiguilles – classiques de hautes-lignées d’à propos sonnants et trébuchant sur le court à long terme d’usurier et gages,…
…etc,…du vent,…à mouches d’été,…coeur vaillant,…Ah,…Ah,…
…on n’y pige queue dalle,…faut voir,…la soupe à lait en poudre à canon,…à sec,…

Aline C. dit: 12 avril 2013 à 15 h 28 min

Je suis outrée par le comportement de lycaeides idas nabokovi et D. qui essaient de pourrir ce blog avec leurs citations interminables. Les commentaires deviennent illisibles.

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 15 h 21 min

DHH: sil y a des évidences pour Dieu et pour le diable, je l’ignore,mais pourquoi voulez-vous que l’on fantasme, comme vous dites,et sur votre gender de surcroit ? comme s’il n’y avait pas assez à faire, en gros et en détail dans l’espace littéraire pour fondre sur vous comme un rêve sur une vieille dame respectée sur la Rdl

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 15 h 10 min

j’aurais dû écrire le nombre de morts par …
mais je ne copie pas les chiffres de pi après la décimale : il faut bien que quelques commentateurs retrouvent ces questions sur le fonctionnement de l’esprit: je ne peux pas être plus diabolique que le satan: pas aujourd’hui

DHH dit: 12 avril 2013 à 15 h 07 min

que je sois une femme,une vieille dame de surcroît, est une evidence pour les habitués de ce blog ;qui me désignent d’ailleurs indifferemment par mon pseudo actuelou mon pseudo anterieur.
aucun fantasme possible sur mon « gender »

DHH dit: 12 avril 2013 à 15 h 04 min

@12 avril 14 h 30
hectosyllabe ! c’est effectivement bizarre !
merci de me l’avoir fait remarquer
où avais-je la tête?
on devrait donc dire, si je ne me trompe, Hexametre,du moins c’est ce qui me revient de ma frequentation autrefois professionnelle de la poesie latine en hexametres dactyliques

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 14 h 52 min

je sais que le nombre pi c’est 3,14 et qu’après il y a beaucoup de chiffres, bien plus que de trous dans la ceinture du spécialiste ceinture RdL, qui a moins de cran quon ne le croit et
qu’il y a au moins un autiste savant qui les récite en performance : il sait les reconnaître aussi bien que Dieu et le Diable
c’est sur la toile , ça aussi, et ce n’est pas un détail sur le fonctionnement de l’esprit

Vérification dit: 12 avril 2013 à 14 h 51 min

que le copier/coller est une technique productive.

Polémikoeur. dit: 12 avril 2013 à 12 h 58 min
Pas d’impératif, sauf erreur.
Quant à la conception du squat ici,
libre de projeter celle qui convient
un jour ou l’autre et à telle ou tel.
Moijevouzenprinimportecomment.

Dr Cabezac dit: 12 avril 2013 à 12 h 58 min
La miougrano entreduberto

ça t’apprendras à faire des mélange jicé..fallaient rester d’vant ton dubonnet épicétou..p’tite nature va

christiane dit: 12 avril 2013 à 13 h 03 min
@ Au passage dit: 12 avril 2013 à 9 h 43 min
chic alors ! je vais chercher. merci !

DHH dit: 12 avril 2013 à 13 h 07 min
je decouvre dans les posts d’hier une genereuse defense de ma personne, qui serait ecrit-on respectable et respectée.
dois-je cette marque de considération à mon grand âge et/ou à ce que j’ai revelé de mon lointain passé en reponse à une attaque totalement inappropriée de Daphnée sous un fil précedent

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 13 h 46 min
une remarque qui m’est inspirée par DHH : dont j’avais uniquement remarqué que sous cette signature quelqu’un se donnait comme du genre féminin , mais dont je n’avais pas lu l’histoire racontée qu’elle donnait pour la sienne : vraiment ?
je ne suivais pas encore les commentaires :
voici la remarque du jour sur le billet néanmoins :
il est remarquable que les détails proposés par l’auteur féminin détails relevés par l’onklapis soient tous des choses qui se voient, en elles-même ou dans leurs effets,immédiatement ou à court ou long terme , (comme le nombre de mort par mediator ), et préalablement objets d’une recherche, d’un désir d’un homme « origine » et destinataire croit-on pouvoir conclure

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 13 h 51 min
il n’y a aucune raison de croire que DHH soit effectivement une femme , et que l’histoire qu’elle a racontée n’est pas question de marionnette , mais qui n’en est pas moins à respecter comme « histoire » .

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 13 h 59 min
il faut à une femme soit du courage, soit de l’inconscience -comme l’écrit l’onklapis-pour écrire sur ce blog en tant que de genre féminin dès sa naissance et tout au long des écritures relatives à son histoire : on peut découvrir des « détails surprenants dans des biographies » : e connais une femme qui découvrit que l’oncle de sa mère , journaliste de son métier, et informateur d’un historien connu-aujourd’hui défunt- avait écrit d’elle qu’elle était un garçon: ce qui toutes écritures comparéespar la femme , n’était que dans les égarements de sa mémoire perturbée .

Raboduc dit: 12 avril 2013 à 14 h 46 min

Ce billet aura au moins servi à démontrer que le copier/coller est une technique productive. Merci à renato, D. et les autres.

A N dit: 12 avril 2013 à 14 h 35 min

A propos de « Dieu » et/ou de « diable », et de « détails », les protestations consternantes de Mariton et Wauquiez contre le dictionnaire Larousse et sa définition du mot MARIAGE. L’un appelle au « boycott » de l’ouvrage, l’autre se trouve ébranlé dans la « croyance de son job (de parlementaire) »… M’est avis qu’ils ne mettent pas souvent le nez dans le Larousse.

bouguereau dit: 12 avril 2013 à 14 h 34 min

est-ce un détail ?

reprends donc une poignée de blatte renfield..tu m’as l’air en manque de protéine

bouguereau dit: 12 avril 2013 à 14 h 33 min

dis donc renato a tant cuter et paster c’est que la mort te parait décidément bien longue a venir

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 14 h 33 min

je me souviens d’avoir lu que les très jeunes enfants étaient sensible à tous les détails du monde qui les entourait ;un point au crayon à bille sur le pied d’une poupée,l’accent des personnes qui leur parlent un rayon de soleil qui entre dans la pièce .
j’ai oublié dans quels articles : est-ce un détail ?

100 pieds pour le prix de 8 dit: 12 avril 2013 à 14 h 21 min

DHH dit: 12 avril 2013 à 11 h 40 min

Ces 14 hectosyllabes

Ouaou ! Hecto, vous êtes sûre ?

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 13 h 59 min

il faut à une femme soit du courage, soit de l’inconscience -comme l’écrit l’onklapis-pour écrire sur ce blog en tant que de genre féminin dès sa naissance et tout au long des écritures relatives à son histoire : on peut découvrir des « détails surprenants dans des biographies » : e connais une femme qui découvrit que l’oncle de sa mère , journaliste de son métier, et informateur d’un historien connu-aujourd’hui défunt- avait écrit d’elle qu’elle était un garçon: ce qui toutes écritures comparéespar la femme , n’était que dans les égarements de sa mémoire perturbée .

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 13 h 51 min

il n’y a aucune raison de croire que DHH soit effectivement une femme , et que l’histoire qu’elle a racontée n’est pas question de marionnette , mais qui n’en est pas moins à respecter comme « histoire » .

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 13 h 46 min

une remarque qui m’est inspirée par DHH : dont j’avais uniquement remarqué que sous cette signature quelqu’un se donnait comme du genre féminin , mais dont je n’avais pas lu l’histoire racontée qu’elle donnait pour la sienne : vraiment ?
je ne suivais pas encore les commentaires :
voici la remarque du jour sur le billet néanmoins :
il est remarquable que les détails proposés par l’auteur féminin détails relevés par l’onklapis soient tous des choses qui se voient, en elles-même ou dans leurs effets,immédiatement ou à court ou long terme , (comme le nombre de mort par mediator ), et préalablement objets d’une recherche, d’un désir d’un homme « origine » et destinataire croit-on pouvoir conclure

DHH dit: 12 avril 2013 à 13 h 07 min

je decouvre dans les posts d’hier une genereuse defense de ma personne, qui serait ecrit-on respectable et respectée.
dois-je cette marque de considération à mon grand âge et/ou à ce que j’ai revelé de mon lointain passé en reponse à une attaque totalement inappropriée de Daphnée sous un fil précedent?

Dr Cabezac dit: 12 avril 2013 à 12 h 58 min

La miougrano entreduberto

ça t’apprendras à faire des mélange jicé..fallaient rester d’vant ton dubonnet épicétou..p’tite nature va

Polémikoeur. dit: 12 avril 2013 à 12 h 58 min

Pas d’impératif, sauf erreur.
Quant à la conception du squat ici,
libre de projeter celle qui convient
un jour ou l’autre et à telle ou tel.
Moijevouzenprinimportecomment.

DHH dit: 12 avril 2013 à 12 h 35 min

Retrouvé sur le net et « copié-collé » le texte de Baudelaire sur la superiorité des formes poetiques courtes auquel je faisais allusion dans mon précédent post
« Quel est donc l’imbécile [...] qui traite si légèrement le sonnet et n’en voit pas la beauté pythagorique ? Parce que la forme est contraignante, l’idée jaillit plus intense. Tout va bien au sonnet : la bouffonnerie, la galanterie, la passion, la rêverie, la méditation philosophique.
Il y a, là, la beauté du métal et du minéral bien travaillés. Avez-vous observé qu’un morceau de ciel aperçu par un soupirail, ou entre deux cheminées, deux rochers, ou par une arcade, donnait une idée plus profonde de l’infini que le grand panorama vu du haut d’une montagne ?… Quant aux longs poèmes, nous savons ce qu’il en faut penser : c’est la ressource de ceux qui sont incapables d’en faire de courts. Tout ce qui dépasse la longueur de l’attention que l’être humain peut prêter à la forme poétique n’est pas un poème.
Charles Baudelaire, Lettre à Armand Fraisse (18 ou 19 février 1860 -

A remarquer le mot « pythagorique » qui suggere l’idée d’une implacable pureté mathematique.
c’est cette obsession de perfection et de secheresse mathematiques qu’exprime Valery à propos d’ Eupalinos .
L’architecte travaille toute la nuit sur une masse disparates de donnéees ,pour ne livrer au matin à ceux qui doivent construire l’edifice »que des ordres et des nombres »,où n’apparaissent pas les traces ses longues meditations de la nuit »( la citation est ecrite de memoire et la fin est sans doute approximative)

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 12 h 31 min

non, Polémikoeur, témoignez, vous même si votre trèfle vous en dit !
je ne m’arroge pas le droit d’ignorer le titre du billet,et ne suis pas à votre dispositio, même i vous vous considére comme l’assistnt le plus zélé et le plus fidèle de l’esprit et la pensée de l’onklapis lassouline: un titre que e ne covoiterais certainement pas pour ma part : mais ma religion ne me l’interdit pas !

JC dit: 12 avril 2013 à 12 h 29 min

Puisque nous sommes entre méditerranéens, « La miougrano entreduberto » d’Aubanel Théo, un pote à Frédéric Mistral.
Voir l’exemplaire de 1860 sur gallica

Polémikoeur. dit: 12 avril 2013 à 12 h 28 min

(Bruit en coulisses ?
un premier appui précipité sur la touche « envoi »,
mal contrôlé, a suffi pour tromper le compteur
de doublons. Après, il faut ramer. Epoque formidable,
Epicétout. Consternement.

Polémikoeur. dit: 12 avril 2013 à 12 h 23 min

Pas de quoi oublier : « Dieu et le détail ».
Qu’en dire ? Témoignages acceptés.
Librecoursivement.

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 12 h 21 min

outre la censure absolue, il n’y a pas de dogme ni d’interdit qui n’aient été lancés sur ce blog, comme les guillemets pour des citations tournés en dérision, des distinctions simples comme « intérieur » et « extérieur » -sans même la justification d’une opposition qui serait binaire , bref des opinions de mode pour « enduire » les autres au profit de stratégies, et de théories au nom de ?
Il y a des tendances de commentaires RdL qui ne peuvent s’étirer comme la guimauve colorée dans les baraques foraines et qui s’ enroule autour d’un batonnet .

Polémikoeur. dit: 12 avril 2013 à 12 h 20 min

En tout cas, pas question de souscrire
l’abonnement PREMIUM VIP PLATINOS
ni de payer une rançon pour excédent
de commentaritude !
Pausiblement.

Polémikoeur. dit: 12 avril 2013 à 12 h 14 min

A 12 h 01, remplacer … par 12 h 04, ligne 2
et 12 h 08, ligne 2 moins la parenthèse.
Laborieux, non ? Au fait, comment s’écrit dessidellà ? Qui croira ici que la forme
compte à ce point ?

JC dit: 12 avril 2013 à 12 h 14 min

« en travers des condensateurs du robot. »

Là, …. à cette évocation magnifique… Jules Verne sort de sa caisse en bois ! Fulmicoton !!!

Le monstre du Loch Snes dit: 12 avril 2013 à 12 h 12 min

Daaphnée ?
Je vous croyais prof de lettres à Paris !

tu croyes tu croyes baroz..tu pratique pas assez

Jacques Barozzi dit: 12 avril 2013 à 12 h 04 min

« Travailleuses du Sesque de La Grande-Motte »

Daaphnée ?
Je vous croyais prof de lettres à Paris !

Polémikoeur. dit: 12 avril 2013 à 12 h 04 min

Là, mais la troisième ligne, hérétique en diable, reste en travers des condensateurs du robot.
« Dans le petit hasard…

Polémikoeur. dit: 12 avril 2013 à 12 h 01 min

Le diable, ok, mais dieu e(s)t le détail ?
Dans l’acte inattendu, gratuit et solidaire ?

Dans l’instant de grâce au milieu des éléments ?
Athévoulentement.

Syndicat des Travailleuses du Sesque de La Grande-Motte dit: 12 avril 2013 à 11 h 57 min

la légendaire Palavas à des bains ET des roulures dans l’eau

« avec » serait plus approprié

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 11 h 52 min

@DHH,
c’est très bien que vous aimiez ce poème . bravo!
il ne me touche pas alors que les grenades sont l’un de mes premiers « éléments » de rêverie , bien avant que j’aie lu des mythes et le sont restées ,

Polémikoeur. dit: 12 avril 2013 à 11 h 51 min

Tant pis pour la troisième : la dernière…
Dans l’instant de grâce au milieu des éléments ?

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 avril 2013 à 11 h 49 min


…Oui,…Jacques Barozzi,…11 h 07 mn,…

…pas du tout,…c’est pour les cas de figures du XX° siècle,…
…je ne connais vraiment, ni les uns, ni les autres,…c’est des commentaires à passo-double, du genre François d’Argentine,…qui copie / collé aux plafonds des grottes à La-scaw,…

…mais j’ai une excuse,…je ne sais pas la qu’elle,…peut-être que j’ai trop étudier en noir,…les grottes de La-Scaw en méditations algorithmes,…en double-suffisance,…

…Gérard,…11 h 06 mn,…il sont libres d’être reproduit avec l’autorisation du maître Passou,…dans le contexte objectif des à propos échangés,…
…dans un but, d’utilité publique,…
…mais, c’est vrai,…que çà change beaucoup les points de vues,…çà recadre les convergences en douceurs réciproques,…
…pour moi,…vous pouvez les publier,…n’oublier pas mes dix pour cent,…sans plus,…

Polémikoeur. dit: 12 avril 2013 à 11 h 42 min

Le détecteur de doublons s’emballe
à cause des quatre malheureuses lignes suivantes :
Le diable, ok, mais dieu e(s)t le détail ?

DHH dit: 12 avril 2013 à 11 h 40 min

Un texte magnifique de Valery:Le sonnet des GRENADES
Pour moi ce poéme dans sa brièveté , sa précision, sa force descriptive et son dépouillement c’ est du grand Valery

Dures grenades entr’ouvertes
Cédant à l’excès de vos grains,
Je crois voir des fronts souverains
Éclatés de leurs découvertes !

Si les soleils par vous subis,
Ô grenades entrebâillées,
Vous ont fait d’orgueil travaillées
Craquer les cloisons de rubis,

Et que l’or sec de l’écorce
À la demande d’une force
Crève en gemmes rouges de jus,

Cette lumineuse rupture
Fait rêver une âme que j’eus
De sa secrète architecture.

Ces 14 hectosyllabes sont une merveilleuse illustration de cette perfection que prête Baudelaire aux formes courtes ,qui supposent un souci d’économie, une volonté d’épuration des formes ; ,cette perfection c’est pour lui celle du « métal bien travaillé »

ter-rhodos dit: 12 avril 2013 à 11 h 37 min

suf la progression du blog et les révélations sur les découvertes soudaines de lettres, de ms et les mises en ligne, les commentateurs de ce blog ne m’intéressent pas : il sont dans leurs romans avec P.Assouline,,qui s’occupe du vôtre , n’est pas plus dans mon imaginaire que les oies de votre amie Clopine

Jacques Barozzi dit: 12 avril 2013 à 11 h 35 min

Dans mon « Goût de Montpellier », j’avais chosi le même extrait donné plus haut par Paul Edel, les grands esprits…

« PAUL VALERY A PIERRE LOUYS

[Montpellier] [Samedi, 6 août 1892]

[…] Je passe mes heures dans la légendaire Palavas à des bains et des roulures dans l’eau, empoignant le liquide, tordu de joie ichtyques et plein de mépris pour ceux qui n’aiment pas à plonger parmi les enfants pour rapporter des coquilles au soleil.
Et voici ce que j’ai vu hier :
Au bord de la mer, sous une eau claire et verdoyante qui tremblait, l’amas riche et pourpre de viscères arrachées par les pêcheurs aux thons, et jetés là. Ces entrailles, cœurs, foies, glandes énormes bougeaient à chaque flot et de turgescentes bourses pendulaient. Ce carnage dormait sous un cristal verdâtre et or, à peine teinté de rose par veines et fumées échappées de lui, et l’Idée, la plus brillante et nette, d’Héroïsme, de tuerie ainsi figée dans la lumière droite, me fixa très longtemps devant.
Il n’y a pas de G[ustave] Moreau aussi simple, aussi sonore. La signification était tout nue, sans Histoire ni théories. (Dans la gloire de sel limpide reposent des mémorables horreurs.) Et esthétiquement, il devint aussi curieux d’apprendre comment la nuance intégrale, profonde et cossue s’harmonisait avec les tons de l’eau mince qui vibrait. Un tel spectacle eût émerveillé le Moreau japonais qui n’existe pas. […]« 

Jacques Barozzi dit: 12 avril 2013 à 11 h 26 min

Le [Mercredi] 4 juin [1890], Pierre Louÿs écrit à André Gide pour lui parler d’un jeune-homme de 17 ans rencontré aux fêtes littéraires de Montpellier :

 » Paul Valéry, un petit Montpelliérain qui m’a parlé de La Tentation [de saint Antoine] et de Huysmans, de Verlaine et de Mallarmé en des termes… tu sais, celui-là je te le recommande. »

rhodos dit: 12 avril 2013 à 11 h 25 min

terrhodos
vous vous tromperez donc toujours d’erreurs ?
le twit qui ragaillardit l’onklapis azulipatan
 » the piece is a response by Lawrence to a vicious short article by one « JHR » in the April 1924 issue of the journal Murry edited, the Adelphi. Entitled « The Ugliness of Women », JHR argues in his column that « in every woman born there is a seed of terrible, unmentionable evil: evil such as man – a simple creature for all his passions and lusts – could never dream of in the most horrible of nightmares, could never conceive in imagination. »

rhodos dit: 12 avril 2013 à 11 h 14 min

12 avril 2013 à 10 h 55 min
quand on a une imagination aussi pauvre que toi, on se cherche par d’autres voies . pauvre petite massue , lis pas tant , ça ne te réussit pas , ces fuhroncles

Le héros de Daaphnée dit: 12 avril 2013 à 11 h 14 min

Daaphnée toujours en quête de son héros introuvable ?

pff, Jacounet, il y a longtemps qu’elle m’a trouvé. Je suis un sabre comme tu en as rarement vu.

JC dit: 12 avril 2013 à 11 h 13 min

Comment pourrait-on aimer les philathélistes, les juifs, les sarrazins, les énarques et les pédés ? Porteurs de violences, tromperies, plagiats, communautarismes, mensonges …. hurk !hurk !

Daaphnée dit: 12 avril 2013 à 11 h 07 min

Tiens, juste pour Dieu et diable (au corps)

« Psaume Y

Tout à coup ma main sur toi, prompte et puissante, s’abattra.
Je te prendrai par la nuque pleine et ronde,
A la base du savoir et du vouloir, entre l’âme et l’esprit.
Je te tiendrai par le support de ta tête rebelle,
Par le pivot de tes lumières;
Je te presserai vers ce que je veux, et que tu ne veux
Et que je veux que tu veuilles;
Je te mettrai rompue et belle sous mes pieds, et je te dirai que je t’aime.
Et je te ploierai par le col jusqu’à ce que tu m’aies compris, bien compris, tout compris,
Car je suis ton Seigneur et ton Maître.
Tu pleureras, tu gémiras;
Tu chercheras une lueur de faiblesse dans mes regards;
Tu lèveras, tu tordras tes mains suppliantes, tes belles mains très suppliantes, tes blanches mains comme enchaînées à tes yeux clairs.
Tu pâliras, tu rougiras,
Tu souriras, tu saisiras dans tes bras nus mes jambes dures;
Tu m’aimeras, tu m’aimeras,
Car je suis ton Seigneur et ton Maître. »

rhodos dit: 12 avril 2013 à 11 h 05 min

12 avril 2013 à 10 h 51 min
hélas, c’est très mal vu , c’est boulimique et algueux ! mais si la valériane vous réussit tant mieux pour vous !
j’ai tôt compris que Valéry ne pouvait être mon poète de chevet(avant la fac!) !poète de concours et pour barbib-o-urriques pédanticulteurs de blog peut-être , mais non pour mon goût .

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 avril 2013 à 11 h 03 min


…je prend mon pied,…dans ma gode as,…en souplesse et légèreté évitons les écueils,…des chiens d’arrêts et autres lévriers de gay veuve à gode chypre des paradis offshore du béguine-âge,…

JC dit: 12 avril 2013 à 11 h 02 min

Sacré Zayrault !
Le retour de Cahuzac parmi les gladiateurs du Coliseum lui parait « indécent »… pas le mariage inverti ! Un Hollandais Volant…

des noms et des drapeaux dit: 12 avril 2013 à 11 h 01 min

N ‘étant pas amateur-e des étalages personnels qui plaisent tant sur ce blog , je ne dirai pas dans quelleS circonstanceS je l’ai rencontré maisje m’
occupais beaucoup de thé^atre à cette époque de ma vie et je peux dire que son second mariage n’a pas été une réuissite !!

des noms et des drapeaux dit: 12 avril 2013 à 10 h 55 min

cet acteur était encore au début de
sa carrière , il n’était pas encore marié à une autre actrice célèbre .

JC dit: 12 avril 2013 à 10 h 55 min

Sigismond dit: 12 avril 2013 à 10 h 50
« Clopine est bien vivante et vous l’enfonce bien profond »

Détails, bourrés de diableries gode-ceinture, suivent ?! Hurk ! Hurk !

des noms et des drapeaux dit: 12 avril 2013 à 10 h 51 min

dit: 12 avril 2013 à 10 h 41 min ce n ‘est pas de la poésie verbeuse, je me souviens d’avoir entendu ce poème ditpar un acteur très connu et le souvenir de mon émotion
est resté ingtact .
J’ai, quelque jour, dans l’Océan,
(Mais je ne sais plus sous quels cieux),
Jeté comme offrande au néant,
Tout un peu de vin précieux…

Qui voulut ta perte, » liqueur ?
J’obéis peut-être au divin ?
Peut-être au souci de mon coeur,
Songeant au sang, versant le vin ?

Sa transparence accoutumée
Aprés une rose fumée
Reprit aussi pure la mer…

Perdu ce vin, ivres les ondes !…
J’ai vu bondir dans l’air amer
Les figures les plus profondes…

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 avril 2013 à 10 h 46 min


…ou sont passer mes bons à rien,…mes mauvais atouts,…mes  » gays  » belotés et re-pelotés mes deux balles à Valérie le Grand mythe à jour,…
…etc,…

des noms et des drapeaux dit: 12 avril 2013 à 10 h 40 min

Et pour ne pas avoir l’air d’oublier le billet , ni le rosebud, e précise que ce texte de Cioran que j’avais lu ( pour me guérir ? de maon idiosyncrasie : ah c’est un mot que j’ai retrouvé,tout d’un coup, après avoir fait tous les recoins de ma mémoire)s’achève sur une histoire de clef : « C’est dans ce consentement et ce refus qu’il faut chercher la clef de ses accomplissements et de ses limites »

David dit: 12 avril 2013 à 10 h 40 min

De la schizophrénie dit: 12 avril 2013 à 10 h 35 min
Clopine est morte : who cares ?

Clopine est peut-être morte, effectivement, au sens propre. S’en moquer, voire s’en réjouir, ne me paraît une attitude d’une grande élégance, quoi qu’on ait pu penser de ses commentaires.

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 avril 2013 à 10 h 33 min


…un pied dedans un pied dehors,…l’élevage en basse-cour bas son plein de républiques d’états-longs aiguilles à pointes à rien foutre,…
…etc,…sérieux s’abstenir,…

D. dit: 12 avril 2013 à 10 h 30 min

Un peu de respect! dit: 12 avril 2013 à 9 h 35 min
Mais qui est-ce qui dépose sur ce blog ses longs étrons camouflés en poèmes?

Alors là, excusez-moi, mais si vous appelez ça un étron, c’est que vous avez mal lu :

Qui pleure là, sinon le vent simple, à cette heure
Seule, avec diamants extrêmes ?… Mais qui pleure,
Si proche de moi-même au moment de pleurer ?

Cette main, sur mes traits qu’elle rêve effleurer,
Distraitement docile à quelque fin profonde,
Attend de ma faiblesse une larme qui fonde,
Et que de mes destins lentement divisé,
Le plus pur en silence éclaire un cœur brisé.
La houle me murmure une ombre de reproche,
Ou retire ici-bas, dans ses gorges de roche,
Comme chose déçue et bue amèrement,
Une rumeur de plainte et de resserrement…
Que fais-tu, hérissée, et cette main glacée,
Et quel frémissement d’une feuille effacé
Persiste parmi vous, îles de mon sein nu ?…
Je scintille, liée à ce ciel inconnu…
L’immense grappe brille à ma soif de désastres.

Tout-puissants étrangers, inévitables astres
Qui daignez faire luire au lointain temporel
Je ne sais quoi de pur et de surnaturel ;
Vous qui dans les mortels plongez jusques aux larmes
Ces souverains éclats, ces invincibles armes,
Et les élancements de votre éternité,
Je suis seule avec vous, tremblante, ayant quitté
Ma couche ; et sur l’écueil mordu par la merveille,
J’interroge mon cœur quelle douleur l’éveille,
Quel crime par moi-même ou sur moi consommé ?…
… Ou si le mal me suit d’un songe refermé,
Quand (au velours du souffle envolé l’or des lampes)
J’ai de mes bras épais environné mes tempes,
Et longtemps de mon âme attendu les éclairs ?
Toute? Mais toute à moi, maîtresse de mes chairs,
Durcissant d’un frisson leur étrange étendue,
Et dans mes doux liens, à mon sang suspendue,
Je me voyais me voir, sinueuse, et dorais
De regards en regards, mes profondes forêts.

J’y suivais un serpent qui venait de me mordre.

Quel repli de désirs, sa traîne !… Quel désordre
De trésors s’arrachant à mon avidité,
Et quelle sombre soif de la limpidité !
Ô ruse !… À la lueur de la douleur laissée
Je me sentis connue encor plus que blessée…
Au plus traître de l’âme, une pointe me naît ;
Le poison, mon poison, m’éclaire et se connaît :
Il colore une vierge à soi-même enlacée,
Jalouse… Mais de qui, jalouse et menacée ?
Et quel silence parle à mon seul possesseur ?

Dieux ! Dans ma lourde plaie une secrète sœur
Brûle, qui se préfère à l’extrême attentive.

Va ! je n’ai plus besoin de ta race naïve,
Cher Serpent… Je m’enlace, être vertigineux !
Cesse de me prêter ce mélange de nœuds
Ni ta fidélité qui me fuit et devine…
Mon âme y peut suffire, ornement de ruine !
Elle sait, sur mon ombre égarant ses tourments,
De mon sein, dans les nuits, mordre les rocs charmants ;
Elle y suce longtemps le lait des rêveries…
Laisse donc défaillir ce bras de pierreries
Qui menace d’amour mon sort spirituel…
Tu ne peux rien sur moi qui ne soit moins cruel,
Moins désirable… Apaise alors, calme ces ondes,
Rappelle ces remous, ces promesses immondes…
Ma surprise s’abrège, et mes yeux sont ouverts.
Je n’attendais pas moins de mes riches déserts
Qu’un tel enfantement de fureur et de tresse:
Leurs fonds passionnés brillent de sécheresse
Si loin que je m’avance et m’altère pour voir
De mes enfers pensifs les confins sans espoir…
Je sais… Ma lassitude est parfois un théâtre.
L’esprit n’est pas si pur que jamais idolâtre
Sa fougue solitaire aux élans de flambeau
Ne fasse fuir les murs de son morne tombeau.
Tout peut naître ici-bas d’une attente infinie.
L’ombre même le cède à certaine agonie,
L’âme avare s’entr’ouvre, et du monstre s’émeut
Qui se tord sur les pas d’une porte de feu…
Mais, pour capricieux et prompt que tu paraisses,
Reptile, ô vifs détours tout courus de caresses,
Si proche impatience et si lourde langueur,
Qu’es-tu, près de ma nuit d’éternelle longueur ?
Tu regardais dormir ma belle négligence…
Mais avec mes périls, je suis d’intelligence,
Plus versatile, ô Thyrse, et plus perfide qu’eux.
Fuis-moi ! du noir retour reprends le fil visqueux !
Va chercher des yeux clos pour tes danses massives.
Coule vers d’autres lits tes robes successives,
Couve sur d’autres cœurs les germes de leur mal,
Et que dans les anneaux de ton rêve animal
Halète jusqu’au jour l’innocence anxieuse !…
Moi, je veille. Je sors, pâle et prodigieuse,
Toute humide des pleurs que je n’ai point versés,
D’une absence aux contours de mortelle bercés
Par soi seule… Et brisant une tombe sereine,
Je m’accoude inquiète et pourtant souveraine,
Tant de mes visions parmi la nuit et l’œil,
Les moindres mouvements consultent mon orgueil.

Mais je tremblais de perdre une douleur divine !
Je baisais sur ma main cette morsure fine,
Et je ne savais plus de mon antique corps
Insensible, qu’un feu qui brûlait sur mes bords :

Adieu, pensai-je, MOI, mortelle sœur, mensonge…

Harmonieuse MOI, différente d’un songe,
Femme flexible et ferme aux silences suivis
D’actes purs !… Front limpide, et par ondes ravis,
Si loin que le vent vague et velu les achève
Longs brins légers qu’au large un vol mêle et soulève,
Dites !… J’étais l’égale et l’épouse du jour,
Seul support souriant que je formais d’amour
À la toute-puissante altitude adorée…

Quel éclat sur mes cils aveuglément dorée,
Ô paupières qu’opprime une nuit de trésor,
Je priais à tâtons dans vos ténèbres d’or !
Poreuse á l’éternel qui me semblait m’enclore,
Je m’offrais dans mon fruit de velours qu’il dévore ;
Rien ne me murmurait qu’un désir de mourir
Dans cette blonde pulpe au soleil pût mûrir :
Mon amère saveur ne m’était point venue.
Je ne sacrifiais que mon épaule nue
À la lumière ; et sur cette gorge de miel,
Dont la tendre naissance accomplissait le ciel,
Se venait assoupir la figure du monde.
Puis, dans le dieu brillant, captive vagabonde,
Je m’ébranlais brûlante et foulais le sol plein,
Liant et déliant mes ombres sous le lin.
Heureuse ! A la hauteur de tant de gerbes belles,
Qui laissait à ma robe obéir les ombelles,
Dans les abaissements de leur frêle fierté
Et si, contre le fil de cette liberté,
Si la robe s’arrache à la rebelle ronce,
L’arc de mon brusque corps s’accuse et me prononce,
Nu sous le voile enflé de vivantes couleurs
Que dispute ma race aux longs liens de fleurs !

Je regrette à demi cette vaine puissance…
Une avec le désir, je fus l’obéissance
Imminente, attachée à ces genoux polis ;
De mouvements si prompts mes vœux étaient remplis
Que je sentais ma cause à peine plus agile !
Vers mes sens lumineux nageait ma blonde argile,
Et dans l’ardente paix des songes naturels,
Tous ces pas infinis me semblaient éternels.
Si ce n’est, ô Splendeur, qu’à mes pieds l’Ennemie,
Mon ombre ! la mobile et la souple momie,
De mon absence peinte effleurait sans effort
La terre où je fuyais cette légère mort.
Entre la rose et moi je la vois qui s’abrite ;
Sur la poudre qui danse, elle glisse et n’irrite
Nul feuillage, mais passe, et se brise partout…
Glisse ! Barque funèbre… Et moi vive, debout,
Dure, et de mon néant secrètement armée,
Mais, comme par l’amour une joue enflammée,
Et la narine jointe au vent de l’oranger,
Je ne rends plus au jour qu’un regard étranger…
Oh ! combien peut grandir dans ma nuit curieuse
De mon cœur séparé la part mystérieuse,
Et de sombres essais s’approfondir mon art !…
Loin des purs environs, je suis captive, et par
L’évanouissement d’arômes abattue,
Je sens sous les rayons, frissonner ma statue,
Des caprices de l’or, son marbre parcouru.
Mais je sais ce que voit mon regard disparu ;
Mon œil noir est le seuil d’infernales demeures !
Je pense, abandonnant à la brise les heures
Et l’âme sans retour des arbustes amers,
Je pense, sur le bord doré de l’univers,
A ce goût de périr qui prend la Pythonisse
En qui mugit l’espoir que le monde finisse.
Je renouvelle en moi mes énigmes, mes dieux,
Mes pas interrompus de paroles aux cieux,
Mes pauses, sur le pied portant la rêverie
Qui suit au miroir d’aile un oiseau qui varie,
Cent fois sur le soleil joue avec le néant,
Et brûle, au sombre but de mon marbre béant.

Ô dangereusement de son regard la proie !

Car l’œil spirituel sur ses plages de soie
Avait déjà vu luire et pâlir trop de jours
Dont je m’étais prédit les couleurs et le cours.
L’ennui, le clair ennui de mirer leur nuance,
Me donnait sur ma vie une funeste avance :
L’aube me dévoilait tout le jour ennemi.
J’étais à demi morte ; et peut-être, à demi
Immortelle, rêvant que le futur lui-même
Ne fût qu’un diamant fermant le diadème
Où s’échange le froid des malheurs qui naîtront
Parmi tant d’autres feux absolus de mon front.

Osera-t-il, le Temps, de mes diverses tombes,
Ressusciter un soir favori des colombes,
Un soir qui traîne au fil d’un lambeau voyageur
De ma docile enfance un reflet de rougeur,
Et trempe à l’émeraude un long rose de honte ?

Souvenir, ô bûcher, dont le vent d’or m’affronte,
Souffle au masque la pourpre imprégnant le refus
D’être en moi-même en flamme une autre que je fus…
Viens, mon sang, viens rougir la pâle circonstance
Qu’ennoblissait l’azur de la sainte distance,
Et l’insensible iris du temps que j’adorai !
Viens consumer sur moi ce don décoloré
Viens ! que je reconnaisse et que je les haïsse,
Cette ombrageuse enfant, ce silence complice,
Ce trouble transparent qui baigne dans les bois…
Et de mon sein glacé rejaillisse la voix
Que j’ignorais si rauque et d’amour si voilée…
Le col charmant cherchant la chasseresse ailée.

Mon cœur fut-il si près d’un cœur qui va faiblir ?

Fut-ce bien moi, grands cils qui crus m’ensevelir
Dans l’arrière douceur riant à vos menaces…
Ô pampres ! sur ma joue errant en fils tenaces,
Ou toi… de cils tissée et de fluides fûts,
Tendre lueur d’un soir brisé de bras confus ?

» Que dans le ciel placés, mes yeux tracent mon temple !
Et que sur moi repose un autel sans exemple ! ”
Criaient de tout mon corps la pierre et la pâleur…
La terre ne m’est plus qu’un bandeau de couleur
Qui coule et se refuse au front blanc de vertige…
Tout l’univers chancelle et tremble sur ma tige,
La pensive couronne échappe à mes esprits,
La mort veut respirer cette rose sans prix
Dont la douceur importe à sa fin ténébreuse !

Que si ma tendre odeur grise ta tête creuse,
Ô mort, respire enfin cette esclave de roi :
Appelle-moi, délie !… Et désespère-moi,
De moi-même si lasse, image condamnée !
écoute… N’attends plus… La renaissante année
A tout mon sang prédit de secrets mouvements :
Le gel cède à regret ses derniers diamants…
Demain, sur un soupir des Bontés constellées,
Le printemps vient briser les fontaines scellées :
L’étonnant printemps rit, viole… On ne sait d’où
Venu? Mais la candeur ruisselle à mots si doux
Qu’une tendresse prend la terre à ses entrailles…
Les arbres regonflés et recouverts d’écailles
Chargés de tant de bras et de trop d’horizons,
Meuvent sur le soleil leurs tonnantes toisons,
Montent dans l’air amer avec toutes leurs ailes
De feuilles par milliers qu’ils se sentent nouvelles…
N’entends-tu pas frémir ces noms aériens,
Ô Sourde !… Et dans I’espace accablé de liens,
Vibrant de bois vivace infléchi par la cime,
Pour et contre les dieux ramer l’arbre unanime,
La flottante forêt de qui les rudes troncs
Portent pieusement à leurs fantasques fronts,
Aux déchirants départs des archipels superbes,
Un fleuve tendre, ô mort, et caché sous les herbes ?

Quelle résisterait, mortelle, à ces remous ?
Quelle mortelle ? Moi si pure, mes genoux
Pressentent les terreurs de genoux sans défense…
L’air me brise. L’oiseau perce de cris d’enfance
Inouïs… l’ombre même où se serre mon cœur,
Et roses ! mon soupir vous soulève, vainqueur
Hélas ! des bras si doux qui ferment la corbeille…
Oh ! parmi mes cheveux pèse d’un poids d’abeille,
Plongeant toujours plus ivre au baiser plus aigu,
Le point délicieux de mon jour ambigu…
Lumière !… Ou toi, la mort ! Mais le plus prompt me prenne !…
Mon cœur bat ! mon cœur bat ! Mon sein brûle et m’entraîne !
Ah ! qu’il s’enfle, se gonfle et se tende, ce dur
Très doux témoin captif de mes réseaux d’azur…
Dur en moi… mais si doux à la bouche infinie !…

Chers fantômes naissants dont la soif m’est unie,
Désirs ! Visages clairs !… Et vous, beaux fruits d’amour,
Les dieux m’ont-ils formé ce maternel contour
Et ces bords sinueux, ces plis et ces calices,
Pour que la vie embrasse un autel de délices,
Où mêlant l’âme étrange aux éternels retours,
La semence, le lait, le sang coulent toujours ?
Non ! L’horreur m’illumine, exécrable harmonie !
Chaque baiser présage une neuve agonie…
Je vois, je vois flotter, fuyant l’honneur des chairs
Des mânes impuissants les millions amers…
Non, souffles ! Non, regards, tendresses… mes convives,
Peuple altéré de moi suppliant que tu vives,
Non, vous ne tiendrez pas de moi la vie !… Allez,
Spectres, soupirs la nuit vainement exhalés,
Allez joindre des morts les impalpables nombres !
Je n’accorderai pas la lumière à des ombres,
Je garde loin de vous, l’esprit sinistre et clair…
Non ! Vous ne tiendrez pas de mes lèvres l’éclair !…
Et puis… mon cœur aussi vous refuse sa foudre.
J’ai pitié de nous tous, ô tourbillons de poudre !

Grands Dieux ! Je perds en vous mes pas déconcertés !
Je n’implorerai plus que tes faibles clartés,
Longtemps sur mon visage envieuse de fondre,
Très imminente larme, et seule à me répondre,
Larme qui fais trembler à mes regards humains
Une variété de funèbres chemins ;
Tu procèdes de l’âme, orgueil du labyrinthe,
Tu me portes du cœur cette goutte contrainte,
Cette distraction de mon suc précieux
Qui vient sacrifier mes ombres sur mes yeux,
Tendre libation de l’arrière-pensée !
D’une grotte de crainte au fond de moi creusée
Le sel mystérieux suinte muette l’eau.
D’où nais-tu? Quel travail toujours triste et nouveau
Te tire avec retard, larme, de l’ombre amère ?
Tu gravis mes degrés de mortelle et de mère,
Et déchirant ta route, opiniâtre faix,
Dans le temps que je vis, les lenteurs que tu fais
M’étouffent… Je me tais, buvant ta marche sûre
Qui t’appelle au secours de ma jeune blessure !

Mais blessures, sanglots, sombres essais, pourquoi ?
Pour qui, joyaux cruels, marquez-vous ce corps froid,
Aveugle aux doigts ouverts évitant l’espérance !
Où va-t-il, sans répondre à sa propre ignorance,
Ce corps dans la nuit noire étonné de sa foi ?
Terre trouble… et mêlée à l’algue, porte-moi,
Porte doucement moi… Ma faiblesse de neige,
Marchera-t-elle tant qu’elle trouve son piège ?
Où traîne-t-il, mon cygne, où cherche-t-il son vol ?
… Dureté précieuse… Ô sentiment du sol,
Mon pas fondait sur toi l’assurance sacrée !
Mais sous le pied vivant qui tâte et qui la crée
Et touche avec horreur à son pacte natal,
Cette terre si ferme atteint mon piédestal.
Non loin, parmi ces pas, rêve mon précipice…
L’insensible rocher, glissant d’algues, propice
A fuir (comme en soi-même ineffablement seul ),
Commence… Et le vent semble au travers d’un linceul
Ourdir de bruits marins une confuse trame,
Mélange de la lame en ruine, et de rame…
Tant de hoquets longtemps, et de râles heurtés,
Brisés, repris au large… et tous les sorts jetés
éperdument divers roulant l’oubli vorace…

Hélas ! de mes pieds nus qui trouvera la trace
Cessera-t-il longtemps de ne songer qu’à soi ?

Terre trouble, et mêlée à l’algue, porte-moi !

Mystérieuse MOI, pourtant, tu vis encore !
Tu vas te reconnaître au lever de l’aurore
Amèrement la même… Un miroir de la mer
Se lève… Et sur la lèvre, un sourire d’hier
Qu’annonce avec ennui l’effacement des signes,
Glace dans l’orient déjà les pâles lignes
De lumière et de pierre, et la pleine prison
Où flottera l’anneau de l’unique horizon…
Regarde : un bras très pur est vu, qui se dénude.
Je te revois, mon bras… Tu portes l’aube… Ô rude
Réveil d’une victime inachevée… et seuil
Si doux… si clair, que flatte, affleurement d’écueil,
L’onde basse, et que lave une houle amortie !…
L’ombre qui m’abandonne, impérissable hostie,
Me découvre vermeille à de nouveaux désirs,
Sur le terrible autel de tous mes souvenirs.

Là, l’écume s’efforce à se faire visible ;
Et là, titubera sur la barque sensible
A chaque épaule d’onde, un pêcheur éternel.
Tout va donc accomplir son acte solennel
De toujours reparaître incomparable et chaste,
Et de restituer la tombe enthousiaste
Au gracieux état du rire universel.

Salut ! Divinités par la rose et le sel,
Et les premiers jouets de la jeune lumière,
îles !… Ruches bientôt quand la flamme première
Fera que votre roche, îles que je prédis,
Ressente en rougissant de puissants paradis ;
Cimes qu’un feu féconde à peine intimidées,
Bois qui bourdonnerez de bêtes et d’idées,
D’hymnes d’hommes comblés des dons du juste éther,
Îles ! dans la rumeur des ceintures de mer,
Mères vierges toujours, même portant ces marques,
Vous m’êtes à genoux de merveilleuses Parques:
Rien n’égale dans l’air les fleurs que vous placez,
Mais dans la profondeur, que vos pieds sont glacés !

De l’âme les apprêts sous la tempe calmée,
Ma mort, enfant secrète et déjà si formée,
Et vous, divins dégoûts qui me donniez l’essor,
Chastes éloignements des lustres de mon sort,
Ne fûtes-vous, ferveur, qu’une noble durée?
Nulle jamais des dieux plus près aventurée
N’osa peindre à son front leur souffle ravisseur,
Et de la nuit parfaite implorant l’épaisseur,
Prétendre par la lèvre au suprême murmure.

Je soutenais l’éclat de la mort toute pure
Telle j’avais jadis le soleil soutenu…
Mon corps désespéré tendait le torse nu
Où I’âme, ivre de soi, de silence et de gloire,
Prête à s’évanouir de sa propre mémoire,
écoute, avec espoir, frapper au mur pieux
Ce cœur, – qui se ruine à coups mystérieux
Jusqu’à ne plus tenir que de sa complaisance
Un frémissement fin de feuille, ma présence…

Attente vaine, et vaine… Elle ne peut mourir
Qui devant son miroir pleure pour s’attendrir.

Ô n’aurait-il fallu, folle, que j’accomplisse
Ma merveilleuse fin de choisir pour supplice
Ce lucide dédain des nuances du sort ?
Trouveras-tu jamais plus transparente mort
Ni de pente plus pure où je rampe à ma perte
Que sur ce long regard de victime entr’ouverte,
Pâle, qui se résigne et saigne sans regret ?
Que lui fait tout le sang qui n’est plus son secret ?
Dans quelle blanche paix cette pourpre la laisse,
A l’extrême de l’être et belle de faiblesse !
Elle calme le temps qui la vient abolir,
Le moment souverain ne la peut plus pâlir,
Tant la chair vide baise une sombre fontaine !
Elle se fait toujours plus seule et plus lointaine…
Et moi, d’un tel destin, le cœur toujours plus près,
Mon cortège, en esprit, se berçait de cyprès…
Vers un aromatique avenir de fumée,
Je me sentais conduite, offerte et consumée ;
Toute, toute promise aux nuages heureux !
Même, je m’apparus cet arbre vaporeux,
De qui la majesté légèrement perdue
S’abandonne à l’amour de toute l’étendue.
L’être immense me gagne, et de mon cœur divin
L’encens qui brûle expire une forme sans fin…
Tous les corps radieux tremblent dans mon essence !…

Non, non !… N’irrite plus cette réminiscence !
Sombre lys ! Ténébreuse allusion des cieux,
Ta vigueur n’a pu rompre un vaisseau précieux…
Parmi tous les instants tu touchais au suprême…
Mais qui l’emporterait sur la puissance même,
Avide par tes yeux de contempler le jour
Qui s’est choisi ton front pour lumineuse tour ?

Cherche, du moins, dis-toi, par quelle sourde suite
La nuit, d’entre les morts, au jour t’a reconduite ?
Souviens-toi de toi-même, et retire à l’instinct
Ce fil (ton doigt doré le dispute au matin),
Ce fil dont la finesse aveuglément suivie
Jusque sur cette rive a ramené ta vie…
Sois subtile… cruelle… ou plus subtile !… Mens !…
Mais sache !… Enseigne-moi par quels enchantements,
Lâche que n’a su fuir sa tiède fumée,
Ni le souci d’un sein d’argile parfumée,
Par quel retour sur toi, reptile, as-tu repris
Tes parfums de caverne et tes tristes esprits ?

Hier la chair profonde, hier, la chair maîtresse
M’a trahie… Oh ! sans rêve, et sans une caresse !…
Nul démon, nul parfum ne m’offrit le péril
D’imaginaires bras mourant au col viril ;
Ni, par le Cygne-Dieu, de plumes offensée
Sa brûlante blancheur n’effleura ma pensée…
Il eût connu pourtant le plus tendre des nids !
Car toute à la faveur de mes membres unis,
Vierge, je fus dans l’ombre une adorable offrande…
Mais le sommeil s’éprit d’une douceur si grande,
Et nouée à moi-même au creux de mes cheveux,
J’ai mollement perdu mon empire nerveux.
Au milieu de mes bras, je me suis faite une autre…
Qui s’aliène ?… Qui s’envole ?… Qui se vautre ?…
A quel détour caché, mon cœur s’est-il fondu ?
Quelle conque a redit le nom que j’ai perdu ?
Le sais-je, quel reflux traître m’a retirée
De mon extrémité pure et prématurée,
Et m’a repris le sens de mon vaste soupir ?
Comme l’oiseau se pose, il fallut m’assoupir.

Ce fut l’heure, peut-être, où la devineresse
Intérieure s’use et se désintéresse :
Elle n’est plus la même… Une profonde enfant
Des degrés inconnus vainement se défend,
Et redemande au loin ses mains abandonnées.
Il faut céder aux vœux des mortes couronnées
Et prendre pour visage un souffle… Doucement,
Me voici : mon front touche à ce consentement…
Ce corps, je lui pardonne, et je goûte à la cendre.
Je me remets entière au bonheur de descendre,
Ouverte aux noirs témoins, les bras suppliciés,
Entre des mots sans fin, sans moi, balbutiés.
Dors, ma sagesse, dors. Forme-toi cette absence ;
Retourne dans le germe et la sombre innocence,
Abandonne-toi vive aux serpents, aux trésors.
Dors toujours ! Descends, dors toujours ! Descends,
[ dors, dors !

(La porte basse c’est une bague… où la gaze
Passe… Tout meurt, tout rit dans la gorge qui jase…
L’oiseau boit sur ta bouche et tu ne peux le voir…
Viens plus bas, parle bas… Le noir n’est pas si noir…)

Délicieux linceuls, mon désordre tiède,
Couche où je me répands, m’interroge et me cède,
Où j’allai de mon cœur noyer les battements,
Presque tombeau vivant dans mes appartements,
Qui respire, et sur qui l’éternité s’écoute,
Place pleine de moi qui m’avez prise toute,
Ô forme de ma forme et la creuse chaleur
Que mes retours sur moi reconnaissaient la leur,
Voici que tant d’orgueil qui dans vos plis se plonge
A la fin se mélange aux bassesses du songe !
Dans vos nappes, où lisse elle imitait sa mort
L’idole malgré soi se dispose et s’endort,
Lasse femme absolue, et les yeux dans ses larmes,
Quand, de ses secrets nus les antres et les charmes,
Et ce reste d’amour que se gardait le corps
Corrompirent sa perte et ses mortels accords.
Arche toute secrète, et pourtant si prochaine,
Mes transports, cette nuit, pensaient briser ta chaîne ;
Je n’ai fait que bercer de lamentations
Tes flancs chargés de jour et de créations !
Quoi ! mes yeux froidement que tant d’azur égare
Regardent là périr l’étoile fine et rare,
Et ce jeune soleil de mes étonnements
Me paraît d’une aïeule éclairer les tourments,
Tant sa flamme aux remords ravit leur existence,
Et compose d’aurore une chère substance
Qui se formait déjà substance d’un tombeau !…
Ô, sur toute la mer, sur mes pieds, qu’il est beau !
Tu viens !… Je suis toujours celle que tu respires,
Mon voile évaporé me fuit vers tes empires…

… Alors, n’ai-je formé vains adieux si je vis,
Que songes ?… Si je viens, en vêtements ravis,
Sur ce bord, sans horreur, humer la haute écume,
Boire des yeux l’immense et riante amertume,
L’être contre le vent, dans le plus vif de l’air,
Recevant au visage un appel de la mer ;
Si l’âme intense souffle, et renfle furibonde
L’onde abrupte sur l’onde abattue, et si l’onde
Au cap tonne, immolant un monstre de candeur,
Et vient des hautes mers vomir la profondeur
Sur ce roc, d’où jaillit jusque vers mes pensées
Un éblouissement d’étincelles glacées,
Et sur toute ma peau que morde l’âpre éveil,
Alors, malgré moi-même, il le faut, ô Soleil,
Que j’adore mon cœur où tu te viens connaître,
Doux et puissant retour du délice de naître,
Feu vers qui se soulève une vierge de sang
Sous les espèces d’or d’un sein reconnaissant

JC dit: 12 avril 2013 à 10 h 30 min

Jacques Barozzi dit: 12 avril 2013 à 10 h 08
« Laissez Clopine en paix »

Marie continue … Clopine est morte : who cares ?

des noms et des drapeaux dit: 12 avril 2013 à 10 h 27 min

j’en profite pour signaler une très belle coquille dans l édition de Cioran « Valéry face à ses idoles »p43
L’Histoire, idole qu’il s’était employé à démolir , c’est en très grande partie par elle qu’il dure, qu’il subsiste, qu’il est encore actuel .Car ce sont les propos ayant trait à elle qu’on site (sic) le plus par une ironie qu’il eût peut-être goûtée « .

Daaphnée dit: 12 avril 2013 à 10 h 22 min

Qq plus haut, le Boug (?), fait une remarque sur la quantité de ce que Valéry écrit et ce besoin de tout noter. Oui, c’est impressionnant, le plus impressionnant étant qu’il ait stocké tout cela ( un millier de pages de brouillons pour La jeune Parque, Charme .. !) dixit J.Hytier dans l’intro de la Pléiade.

JC dit: 12 avril 2013 à 10 h 22 min

Pouète pouète pouétique, salut !
Si tu arrêtes tes copier/coller géniaux, je m’engage à ne pas attaquer le « Muslim Day Pride » rassemblant les témoignages des jeunes sacs poubelles contre les manifs FEMEN devant les mosquées et ambassades des Sarrazins ! La poétesse FEMEN Inna Shevchenko réplique en hurlant, somptueuses mamelles à l’air : « Mettez autant de foulards que vous voulez si demain vous êtes libres de les enlever et de les remettre le jour suivant, mais n’oubliez pas vos sœurs qui sont des millions à avoir été violées et tuées parce qu’elles ne suivaient pas la volonté d’Allah ! ». Je jure aussi de me taire sur le ridicule de la compagne filousophe de Mosco, 25 ans, venue le défendre devant les media !!!
Bien à toi !

Jacques Barozzi dit: 12 avril 2013 à 10 h 18 min

Trop de détail tue le détail
Note incompréhensible
Illustrations symboliquement stérilisantes
PolPassoulistique-ment

bérénice dit: 12 avril 2013 à 10 h 17 min

Pardonnerez-vous, tous dans cet ensemble qui s’étale, qu’un qu’une ne dispose de cette constance à la tache, ces colonnes à la une et à la file découragent, surement à vous comprendre y-a-t-il à gagner la clarté du message interminable.

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 avril 2013 à 10 h 08 min


…la diversion des camouflages en strates de couvertures pour un patchwork des derniers carrés collabo’s des castes en familles d’incroyables et merveilleuses dans ce miroir à copier/coller du Valérie de mes deux balles en choco-rêves,…
…sinon rien,…

…à propos des contacts électroniques en  » or « ,…pas indispensable si les touches amovibles sont sous vides et jonctions en biais,…( encore de l’économie à s’en foutre des lingots entassés ),…
…peux être une reconversion des godes en gold ceinture durex-éprouvettes et élevage des alevins à saucissonnage d’état de fondue au fromage,…
…etc,…toutes ces lettres à typographie impériales en attente,…en attente d’Apo-long,…en cuisine éternelle,…du château de mes prunes,…
…etc,…du ressort, un point c’est tout,…

Un poète non valérien dit: 12 avril 2013 à 10 h 05 min

Je les avais prêtés à un crétin de poète qui a cru bon de ne jamais me les rendre.

Pourquoi spécifier qu’il s’ agissait d’ un poète, on sait qu’ ils sont tous fauchés…

des noms et des drapeaux dit: 12 avril 2013 à 10 h 03 min

Cioran « cette acrobatie inouïe où Valéry a puisé l’article premier de son credo poétique  » .
Il s’admire en tant qu’Esprit

Jacques Barozzi dit: 12 avril 2013 à 10 h 00 min

L’omelette D. confond anthologie, plagiat et copier-coller
Chez lui la confusion des sentiements est consécutive à celle de l’esprit
Et inversement

Phil dit: 12 avril 2013 à 9 h 55 min

diahrrée pouétique sur le prestigieux blog passou, immodium à enfiler rapidos au verbeux.
Valéry et la Voilier, voilà un sujet concis et gallimardesque.

Chaloux dit: 12 avril 2013 à 9 h 47 min

Christiane, il y a aussi les deux volumes de Cahiers dans la Pléiade. Une amazonie de l’esprit. Souvenir cuisant pour moi. Je les avais prêtés à un crétin de poète qui a cru bon de ne jamais me les rendre. Confiscation…

JC dit: 12 avril 2013 à 9 h 46 min

« Mais qui est-ce qui dépose sur ce blog ses longs étrons camouflés en poèmes? »

Je n’y suis pour rien, mais je suis ravi qu’il y ait encore plus con que moi, car comme humour pouétique, c’est du lourd …

Jacques Barozzi dit: 12 avril 2013 à 9 h 45 min

Le serial killer poétique sévit sur la RDL
L’arme du crime, le copier-coller
Essayez avec l’entièreté des Lamentions de Victor Hugo
Osez
ML n’aura même pas le temps de dire qu’il faut mettre tout cela à la poubelle
Ni Christiane d’en extraire quelques fragments

Au passage dit: 12 avril 2013 à 9 h 43 min

Mais je retiens les livres que vous citez et que je ne connaissais pas.
Christiane.

P.Edel cite « Inspirations méditerranéennes » qui n’est pas un livre mais un essai de Valery et qui fait partie de ces articles divers regroupés dans les recueils « Variété ».
Il mentionne aussi le « Stendhal »qui est une étude littéraire et Degas, danse, dessin parmi les essais sur des questions artistiques du moment.

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 avril 2013 à 9 h 41 min


…c’est pas le bordel pour rien,…

…on nous ramène la couverture du Paul Valéry de 1900,…
…pour masquer la fric-ailles de notre époque Stalag 13  » usurier d’état « ,…

…la diversion, écrire en strates du net, sur des copier/coller pour mousser dans  » sa tante  » à crédit,…
…des victimes persécutrices de poudre en laid,…et des césariennes en appendices o’clock,…etc,…

des noms et des drapeaux dit: 12 avril 2013 à 9 h 36 min

La corde que le billet était arrivé à tendre , en moi, non sans préventions de partager autant les auteurs proposés, le masculin du côté du laboratoire mental,et le féminin, affecté à une gestion des signes, des détails, érotiques, ce qui parait reconduire bien des idées reçues sur le masculin et le féminin, a été rompue par les trombes massives de citations .

xlew.m dit: 12 avril 2013 à 9 h 34 min

En 1946, Valéry, champion de l’art beau, avait laissé plusieurs ajouts à son Teste grandiose. M. Court (qui en ce moment à la main chaude, la France des lettres peut à juste titre s’en enorgueillir et aurait tort de ne pas en profiter) a retrouvé la trace de l’un de ces brouillons :

« Monsieur Teste gesticule dans la danse de la poussière des sons des grandes orgues de la crème des musiques qui jaillit des sphères de la partition des détails les moins comme les plus classiques pendant que son petit frère (âgé de 17 ans tout de même, tout en trique dans le jeu du tric-trac du ciel tantrique), monsieur Testicule, atteste de la vigueur de la geste des susurrements vaginaux qui s’étalent en ondes et en vagues, dans un concert de dialogue général, depuis le vaste vestibule des petites ouïes aux lèvres minces de la gente musicienne qui s’ouvre à lui de ne pas connaître la morgue. C’est ici-même, au coeur du don fait en l’alcôve, que s’ébat la fièvre de cheval de son vit, « entrez ici, gentil poulain », lui dit un con magnifiquement enté et mauve qui laisse vibrer les parois de velours bis — ocré par la pourpre qui poudroie de son grain léger l’encre de ses doigts sur toute la croupe –, de la gorge locale où s’est introduit, comme le loup sous le tendre cuir de l’apôtre, le chaud fanal d’un puissant canal au timbre caverneux mais dont la loupiote est peaussée de douces notes de viole rose-satin.
__Entrez ici et déchargez-vous de vos joies et peines, les noires comme les blanches, en toute amitié dans mon accorte tranche que vous vouliez tant fendre du brin de votre urgente causette, il n’y a pas un quart d’heure, alors même que semblait vous sortir du brin la neige fraîche d’un départ de branlette avalancheuse et franche, résultat d’un aparté que vous tinssiez entre un songe de votre oeil et le commerce d’une confidence passée à l’oreille de votre propre société, allez à votre train, noble Teste junior qui ne connaissez pas le poids de la livre de beurre, mais ne précipitez pas votre galop dans l’averse, ici les temps et les sols sont durs, l’hiver fut rude et le printemps adverse, nos éthers (de satiété) ne demandent qu’à boire les plus fins caprices des sabots dans l’usure des sauts de vos fils de soie que votre méat tisse comme l’araignée verte et cruelle pose sur la peau de la femme du ministre de la luxure quelques gouttes de rosée blanche (lactescente étude) rouillée par la puissance de l’émoi, à la naissance du monde où se rince le calame qui, lorsqu’il en pince l’onde à la calme volupté, déride la source des matins. Gentil petit Teste, vous voilà devenu leste amant, comme votre mère Emilie sera contente et fière de vous, elle vous couchera sur son testament, rhabillez-vous mon tendre ami, et partez gambader preste, in fiocchi, dans les filaments des rues de Paris que vous trouverez par moi crus et rougis, pour vous. »

Polémikoeur. dit: 12 avril 2013 à 9 h 31 min

Un p’tit sermon, à quoi bon ?
Copiez-collez à foison,
de plus en plus long
et à répétition !
Amouisement.

Poésie : affaire de goût ?

bouguereau dit: 12 avril 2013 à 9 h 23 min

Il faut redécouvrir Valéry pour ce qu’il est est : un excellent critique, et un penseur de la littérature et de la création

un penseur de la technique, mais dracul t’es là dans une lignée..valery avait du pantalon qui impressionnait du degaulle en pied mais que n’aimait pas les chars et eluard et il ont dit ici et là pourquoi..c’est que c’était un chié de chié d’intello..un poete comme un peintre doit être con dans les coins..je me souviens d’avoir lu une anecdote pas mal d’einstein qui s’entretenant avec lui lui demandait ce qu’il écrivait si soudainement ici et là pendant leur conversation sur son bloc qu’il ne quittait jamais « les idées qui viennent répondit il, on les oublie si vite » et einstein de répondre.. »moi des idées j’en ai eu que 2 ou 3 dans toute ma vie, je risque pas de les oublier »..quelquechose comme ça

Intérim de Sergio dit: 12 avril 2013 à 9 h 13 min

En russe, ce n’est absolument pas du tout la même musicalité en aucune façon, ça rend énormément moins bien :

ЮНАЯ ПАРКА

Ужели чудеса нагромоздило Небо
Для обиталища змеи?

Пьер Корнель

Кто плачет в этот час? Не ветер ли ночной
Гранит верховные алмазы надо мной?
Кто плачет так, что я сама вот-вот заплачу?

Ладонью заспанной блуждаю наудачу
По ледяной щеке и, уступив стыду,
От вещей слабости слезы заветной жду:
Оттает, чистая, права судьбы присвоив,
Засветится во тьме сердечных перебоев.
В нашептыванье волн мне слышится упрек:
Опять доверчивость чужую подстерег
Прибой и заточил, не выплеснув на сушу,
В соленом горле скал обманутую душу…
Что делаю я здесь, растрепана, робка?
Безлиственно дрожит холодная рука,
По островам груди в сомнении плутая…
Всесокрушением томится даль пустая…
Свечусь, привязана к тебе, сквозная гроздь!

Величественный свод, неотвратимый гость,
Достойный проницать пространства временные
И в безднах порождать свеченья неземные, -
О сколько чистоты в сиянии твоем!
Сверхчеловеческим предвечным острием
Ты сердце смертное пронзил до слез, до дрожи…

Наедине с тобой стою, покинув ложе,
На изувеченной фантазмами скале,
Пытаясь разгадать в незаживленной мгле,
Какой неправдой я разбужена ночною,
Свершенной надо мной или свершенной мною?
…А, может, прежних слов я одержима злом,
Когда прохлада рук переплелась узлом,
Сдавив мои виски (задута лампа шёлком),
И молнию души ловила я осколком
Небытия, о нет, была я госпожой
Неотягченных вен: мой взгляд, почти чужой,
Следил, раскинувшись над лабиринтом плоти,
Как, дебри тайные купая в позолоте,

Змеиный, жгучий я нащупала укус.

Какие обручи желанья, нежный груз
Сокровищ трубчатых, скользящих шлейфом томным,
И жажда светлого в нагроможденье темном!

Коварный!.. В отблесках язвящего огня
Пронзенной, познанной оставил ты меня…
В изменнице-душе нас возрождает жало:
Твой яд отныне – мой! Познав себя, бежала
По жилам молния – мной обладавший яд.
Для скрытных девственниц огни его таят
Угрозу ревности – к кому же я ревную?
О боги! ощутить в себе сестру иную,
Всегда горящую, всегда настороже!

Простосердечие, ненужное уже!
Прочь от меня ползи, любезный Змей, мне гадки
Заемной хитрости петлистые догадки
И преданность твоя, услужливый беглец
Наивных головокружительных колец!
Вокруг себя совьюсь – души моей достанет,
Она, раскинувшись над тенью, не устанет
Всю ночь вгрызаться в холм прельстительной груди,
Излившей молоко мечтаний, – отведи
Сверкающую длань, грозящую любовью
Бесплотности моей, какому пустословью
Желанный, жертвенный я предпочту удел?..
Развалин позумент, меня ты не задел
Теченьями, – уйми волнистые разгулы,
К истокам возврати беспутные посулы:
Глаза мои давно открыты, не ждала
Я меньшей ярости от скрученного зла
В пустынной сухости запрятанного клада.
Границу моего мыслительного ада
Пытаюсь различить – о многом знаю я…
Пусть лицедействует надломленность моя,
Не так прозрачен дух, чтоб идольская злоба
В пещеру разрослась безрадостного гроба
Под взлеты факела в граненой, скальной мгле.
Когда б мы ведали, что может на земле
Из бесконечного родиться ожиданья!
Но даже тень сдалась агонии страданья.
Тревожный взор души прожорливо-глубок:
Витого чудища волнующий клубок
На жаркую ступень вползает, обессилен
Тягучей томностью заласканных извилин…
Что значишь ты в моей немеркнущей ночи,
Рептилия? сплетя капризные бичи,
Мой небрежащий сон ты созерцала, вспомни!..
Но я изменчивей, о Тирс, я вероломней!
Со мною заодно опасности мои.
Пещерный выползок, прочь от меня струи
Бескостный свой хребет, спиральной страстью вздутый,
Другую танцами массивными опутай,
Пленяй нагую ночь ее закрытых вежд
Чередованием тождественных одежд,
Клубись, высиживай зародыши зевотной
Сердечной слабости, покуда сон животный
Сжимает девственниц лоснящимся кольцом…
Не выплакав тоски, с заплаканным лицом,
Бессонно-бледная, проснулась на постели,
Но склеп, укачанный в отсутствующем теле
Разбила, перейдя порог небытия.
Потом, облокотясь, во тьму смотрела я,
Мечту к державному примерив своеволью.

Всецело дорожа божественною болью,
Я ранку узкую на дрогнувшей руке
Бросалась целовать: я знала, вдалеке,
На гребне древнего догадливого тела
Горит огонь. « Прощай! » – я закричать хотела

Себе, земной сестре, солгавшей в остальном…

Единственное Я, не созданное сном!
Живая жертвенность, очерченная блеском
Безмолвья… Бледный лоб, преследуемый плеском
Волос, украденных ветрами, и в морях
Продленный нитями седых, косматых прях, -
С непобедимым Днем мое венчанье празднуй!
Перед улыбчивой вершиною алмазной
Супругой равною я простираюсь ниц…

О драгоценный лес сомкнувшихся ресниц,
Слепой полуночью переплетенных густо,
На ощупь, в темноте, молясь тысячеусто,
Покровом пористых окружных позолот
Вбирала вечность я и бархатистый плод -
Себя! – вручала в дар бессмертию вселенной,
Но в бледной мякоти, под кожурою пленной,
Кипящий солнцем сок не бредил горячо
Загробной горечью, – открытое плечо
Пожертвовала я просвеченным высотам:
На грудь, обильную под стать счастливым сотам,
Объятьем вогнутым сошел уставший мир.
Ты поглотил меня, светящийся кумир! -
Бегу и быстрые распутываю тени,
Скользя туникою по зонтикам растений,
Склоняя лезвия надменных, хрупких трав,
Бегу, величие цветущее поправ
Счастливой гордостью своей свободы новой.
Порой за полотно зацепит куст терновый
И тела свежего мятежную дугу
Перечащим шипам откроет на бегу -
Под куполом льняным оно блеснет, прославясь
Твоими красками, о бронзовая завязь!

Отчасти тяготясь могуществом пустым,
В душе послушная желаниям простым,
Чью волю гладкие присвоили колени,
Я сбрасывала гнет неловких сожалений,
И чувственная цель казалась мне светла:
К ней глина вязкая шагов моих плыла.
Беспечной стала я и на решенья быстрой.
Пылающий покров из снов природных выстрой
И до бескрайности, о Полдень, опьяней!
Беги!.. Увы, у ног недружество теней
Скользит струящимся подобьем зыбких мумий,
Загримированной бесплотности угрюмей,
Неубивающей касается земли,
Танцует, гибкое, в нетронутой пыли,
Таится между мной и розой огневою
И разрывается, не шелохнув листвою…
О похоронная ладья!…

А я стою,
Живая, и, вручив себя небытию,
Вооружаюсь им и, как гортань сухая,
Хмель померанцевый восторженно вдыхая,
Зениту жертвую пустой, сторонний взгляд.
О неужели свет от сердца отдалят
Растущей полночи пытливые секреты,
И уголок души расширится, согретый
Глубинным знанием, избегнув чистоты!..
В полубеспамятстве стряхнуть не в силах ты
Недвижный обморок дрожащих ароматов,
Нагая статуя, чей мрамор бледно матов
В капризном золоте дурманящих лучей.
Нет, черный мой зрачок, зрачок давно ничей,
Колодцем тартара круглится, обрываясь
В мыслительную тьму, – я ветру открываюсь,
Но душу отстоять у веток не могу,
На золотящемся вселенском берегу
В обличье Пифии стенаю и коснею,
Пьяна пророчеством, что мир погибнет с нею.
Загадки идолов в себе я обновлю.
Задумаюсь, замру и небеса молю,
Прервав мечтания, бегущие зеркальным
Крылом по солнечным кругам зодиакальным,
Меняясь сотни раз в игре с небытием,
Пылая в мраморе зияющем моем.
Глазастой пропасти опасная добыча!

Духовным зрением над взморьями владыча,
Я столько видела сменяющихся дней,
Что ведала, какой окажется бледней,
Какой сиянье мне подарит в ровном беге,
Но кроме скуки я не знала привилегий,
Заря шептала мне: враждебность предпочти.
Почти умершая, бессмертная почти,
Я в сновидениях разглядывала тронный
Алмаз, блистающий над будущей короной,
Где леднику невзгод противятся одни
Задумчивого лба бездонные огни.

О Время, догорев в мечтательных глубинах,
Дерзнешь ли в сумерках воскреснуть голубиных,
Где доверительным полотнищем возник
Румянца детского кочующий двойник,
В закатный изумруд стыдливой розой канув.

О жертвенный костер! Как маски истуканов
Воспоминания на золоте зари.
Раздуй парчу небес и оплодотвори
Отказ познать огонь и стать иной, чем прежде,
Придай кровавый блеск бескрасочной надежде,
Обожествляющей святой лазурный свод
И время ирисов у безразличных вод, -
Бесцветный выпей дар, мечтая обновиться:
Мне осторожная чужда отроковица
И соучастница ее – лесная тишь,
К тревожной ясности ты ненависть простишь…
Хочу, чтоб в ледяной напуганной гортани
Забил охрипший ключ любовных бормотаний…
Крылатой лучнице открыт затылок мой.

Как сердцем слабнущим не ослабеть самой?

Я жду, а виноград темниц угрозы множит,
И листьев клейкий бред прилип к щекам, а, может,
Стволы ресничные разнежились вокруг
Вечерней тяжестью переплетенных рук?

ГЛАЗА МОИ, ВО ТЬМУ ВЗДЫМАЙТЕ СВОД СВЯТЫНИ!
ВЕНЧАЙ МЕНЯ, АЛТАРЬ, НЕВИДАННЫЙ ДОНЫНЕ!

Так небо призывал утес телесный мой.
Земля, сверкнувшая стоцветною каймой,
Сползала, вольная с челом расстаться белым.
Вселенная, дрожа на стебле оробелом
Отказывалась мысль короновать мою, -

Чеканной розою на жизненном краю
Взросла она в борьбе с нездешним произволом.

Пусть в черепе твоем, беспамятном и полом,
Живет мой аромат, о Смерть, вдохни скорей
Приговоренную прислужницу царей,
Зови меня, терзай! Скучна иная участь:
Новорожденный год преодолел тягучесть
Неторопливых вен: весна предвестья шлет,
Неясно бродит кровь, в алмазных искрах лед…
Не устоит зимы сверкающий осколок.
Надзвездной благости вздыхающий астролог,
Разгульный паводок, взломал речной сургуч,
Весны-насильницы веселый хохот жгуч!
Такой беспутный звон разлит в зенитном зное,
Что нежностью нутро пронизано земное!
Деревья в чешуе раздутой и сырой
Тысячерукою волнуются горой
И в терпком воздухе, как шерстью громовою,
На солнце хлопают крылатою листвою,
Уносятся в простор – и чувства нет новей!
Глухая, имена парящие навей!
Нет, их не слышишь ты в смешенье цепких связей:
Клонясь верхушками раскидистых фантазий,
Гребет к богам, гребет наперекор богам
Единодушный лес, к надлобным берегам
Уносит он, о Смерть, разлуки остров синий
И гонит праведно по мокрой древесине
Сок, под пластом травы таимый до сих пор.

Какая смертная соблазну даст отпор?
Какая не нырнет без долгих размышлений
В такой водоворот?
Предчувствуют колени,
Как беззаступный страх вползает в детский плач,
И тотчас птичий крик – прельститель и палач! -
Пронзает тень мою! О розы, вздохом жадным
Я возрождаю вас. Увы, рукам нескладным
Корзину не поднять: в сердечной тьме – изъян!
От вида скрученных волос победно пьян
Двуликий день меня он целовал в затылок!
В гуденье диких пчел как робок он и пылок.
Бери меня, о Смерть, и ты, Заря, бери!
Ах, сердце, ты меня взрываешь изнутри,
Трепещешь, вздутое, как в неводе лиловом,
Такое лютое с плененным рыболовом,
Такое нежное для бесконечных уст!

На жажду слаще я не надевала узд!
Нелицемерные желанья, ваши лица
Светлы… Дозволено плодами округлиться
Любви богов, сосуд влеченья оживив:
Лучистые бока и бедренный извив,
И материнское приемлющее лоно -
Во мне алтарь они воздвигли благосклонно:
Там души чуждые перемешать легко,
Покуда семя есть, и кровь, и молоко!
О ненавистная гармония, где каждый
Случайный поцелуй предвестник плотской жажды!
Смотрю, как явности телесной избежав,
Кочуют жители несбыточных держав.
Нет! собеседники мои и побратимы,
В заманчивую плоть вовек необратимы
Ни вздохи пылкие, ни взоры, ни мольбы,
Я вас не оживлю, бессильные рабы,
К неосязаемым вернитесь мириадам!
Кто согласует жизнь с безвидным этим адом?
С тенями разум мой мечты не примирят,
Вам не затрепетать под грозовой разряд
Речей… Как жалки мы, слепые вихри праха!

Небесную стезю не отыщу от страха!

О вспышке чувственной молю тебя одну,
Наплывшая слеза, о чем еще дерзну
Просить? Ты над щекой ревнующе нависла:
В сплетении путей немало злого смысла!
Земная, помню я, как царственный дедал
Тебя из темноты сердечной созидал
Для возлияния, обещанного соком
Глубин, воскреснувших в заклании высоком
На жертвеннике тайн и драгоценных снов!
Пробив пещерную кору первооснов,
Полночным ужасом ресницы разжимая,
Из гротов совести сочится соль немая.
Где твой исток, слеза? Какою новизной
Работы внутренней, и грустной, и земной
Свою упрямую ты возлагаешь ношу
На материнские ступени? Что я брошу
В пугающий провал ночных твоих борозд?
Отсрочкой душишь ты, твой зримый путь не прост, -
Кто призывал тебя на помощь свежей ране?..

Зачем вы метите, рубцы, алмазы, грани,
Слепую эту плоть? Куда идет она,
Незнаньем собственным и верой смущена?
Надежду не прогнать бессильем пальцев робких.
О почва, вязкая от водорослей топких,
Подруга нежная, неси меня вперед!
Покорность снежная ужели не замрет
У самой западни? Что ищет лебединый
Бесправный мой порыв? О радость стать единой
С земною прочностью! Мой шаг упрямо тверд,
Но ужас на тропе непознанной простерт!
Еще один подъем подошвами ощупав,
Верну природную уступчивость уступов, -
Над сомкнутой землей воздвигся пьедестал:
Там бездна пенится, там ветер исхлестал
Утесы, скользкие от ламинарий бурых, -
Как здесь мечтать легко о растворенье в хмурых
Непойманных волнах! Однообразный гул
Подобье савана над морем натянул,
Соткав его из брызг и расщепленных весел.
В стенающую ширь он жребии отбросил
Наперекор мольбам береговых камней.

Нашедшего следы босых моих ступней
Удастся ли отвлечь от созерцаний важных?

Неси меня, земля, по грудам стеблей влажных!

Таинственное Я души еще живой!
Как горько на заре увидеть облик свой
Неизменившимся…
Зеркальной выгнут чашей
Светлеющий залив, пока улыбкой вашей,
О исчервленные, вчерашние уста,
Наводятся на мир холодные цвета,
И камни зыблются, как в толще водоема,
В тюремно-замкнутом браслете окоема.
Рука обнажена над зеленью зыбей.
Рука несет рассвет!
Проступка нет грубей,
Чем жертву разбудить непринятую!
Гладок
Отполированный, почти лишенный складок
Порог – отспоренный и выровненный риф! -
К неумиранию меня приговорив,
Уходит темнота, и обнажен желанью
Алтарь, где памяти я предана закланью.

Там пена силится упрочить зримый вид,
Там вечность на плече волны отождествит
Себя с качанием рыбацкого баркаса.
Природа точно ждет властительного гласа,
Дабы к предбудущим рожденьям сделать шаг
И целомудренный веселый саркофаг
Восстановить, гордясь своей вселенской ролью.

Обожествленные порозовевшей солью,
Привет вам, острова, потешники лучей
И солнца плавкого! Предвижу, горячей
К полудню загудит деревьев рой пчелиный,
И каменистые почуют исполины,
Как близок огненный элизиум! Леса,
Где мыслью зверние блуждают голоса,
Холмы, где славят мир напевы козопасов, -
Привет вам, острова! Морями опоясав,
Свой материнский стан, колени преклоня,
Вы облик девственный храните для меня!
Но как над головой цветы у вас ни ярки,
Ступни в морскую стынь вы погрузили, Парки!

Приготовления души, покой висков
И смерть, совсем как дочь таимая, – таков
Исход, означенный предвзятостью верховной:
От блесток роковых уходит безгреховный
Полет, но разве он не временный разрыв?
Я первая к богам приблизилась, открыв
Лицо тиранскому дыханью ночи вечной:
Об изречении тоски бесчеловечной
Сквозь гущу темноты я вопрошала твердь…

В слепящей чистоте я выдержала смерть,
Таким же некогда я выдержала солнце,
Но в изваянии моем огнепоклонце,
Под обнаженною, натянутой спиной,
Душа от прошлого спасалась тишиной,
С надеждой слушая колючие оттенки
Толчков, изношенных о набожные стенки,
Потворства давнего предчувствуя итог -
Существования трепещущий листок…

Ты не умрешь, не жди… Насмешлива удача
К той, что в зеркальности себя жалеет, плача.

Но разве не была волшебной цель моя,
Когда палачеству определила я
Презренье светлое к многоразличью рока?
Погибельный алмаз без пятен, без порока!
И разве склоны есть прозрачнее, чем те,
Где я карабкаюсь к затерянной черте
По взору долгому закланницы отверстой?
Какую тайну ей хранить, кровавоперстой?
На грани бытия, в безбурной белизне
Она от слабости прекраснее вдвойне,
Смиряя серп времен, над плахою нависший,
Предсмертной бледностью бледна, последней, высшей.
Так с плотью полою целуется волна,
Так в одиночестве себя бежит она…
Душою я давно плыву к надзвездной выси
В мечтах о траурно шумящем кипарисе.
Я жертвой чувствую себя у алтаря
Дурманов завтрашних, бестрепетно паря
И тая в облачном, неосторожном дыме,
Я стала деревом с волокнами седыми,
Величье растворя в пространстве роковом.
Я завоевана гигантским существом,
Любовью жданного куста-единоверца:
Толпу лучистых тел из фимиама сердца
Рождает трепетно туманный мой состав.

О нет! от высоты двусмысленной устав,
Я больше не ищу у лилии печальной
Возврата к прошлому – сосуд первоначальный
Мы силой жизненной не сбросим, не затмим.
Кто ратоборствует с могуществом самим,
Когда твое чело – маяк в пустыне ночи,
А зрение твое его дневные очи?

Задумайся, какой безгласный произвол
К воскреснувшему дню из тьмы тебя привел?
Из тьмы, мертвецкою тоской отягощенной!
У безотчетного щепотью позлащенной
Добудь рассветами отспоренную нить:
Твой путь слепой она сумела отклонить
До этих берегов… Жестокой будь и лживой,
И тонкой! Распознай, как стала ты поживой
Ползучей трусости и вздохов-беглецов,
И пряных, как земля, заботливых сосцов?
Какая затхлость недр, какие сны рептилий
Тебе пещерную бескостность возвратили?

Вчера, царица-плоть, ты предала меня,
Ни ласкою, ни сном не возвестив огня…
Чаруясь демонской благоуханной властью,
Мужскую шею я не обвивала страстью
Воображаемых, полуумерших рук,
И лебедь вспененный, божественный супруг! -
Не потревожил мысль пожаром перьев снежных.

Не ведать гнезд ему столь трепетных и нежных!
Я телом сомкнутым и девственным была
Доступна каждому: расслаблена, бела, -
Во впадине волос, в пещере златоржавой
Господство растеряв над чувственной державой.
В объятьях собственных я сделалась другой
Кто от себя бежит? Кто с болью дорогой
Прощается? В какой излуке сердце тает?
В какой из раковин былое обитает
Отзвучьем имени? Какой коварный шквал
Меня из крайности безвременной призвал
И отнял долгий вздох, и помешал проститься? -
На жертву сон слетел таинственный, как птица.

Казалось, час настал, когда в душе любой
Пророчица уже не может быть собой,

Устав потворствовать строптивому терпенью,
И вяло борется с последнею ступенью.
К покинутым рукам торопятся шаги, -
От коронованных покойниц не беги!
Лицо такой же вздох.
Склоняюсь запоздало
К согласью нежному: простила, оправдала
Я злую плоть свою у пепла горек вкус!
Свидетельницам тьмы несу паденья груз -
В истерзанных руках наперекор мечтаньям,
Разъята надвое безвольным бормотаньем…
Спи, мудрость, возведи алтарь небытию,
Верни к зародышу бессветную змею,
Отдайся сумраку несобранных сокровищ…
Усни, сойди живой в безгрешный сон чудовищ!

(За дверью… сводчатой, как перстень… вьется газ…
В журчанье горловом… предсмертный смех угас…
Из бледных губ твоих пьет коршун в сонной нише…
И тьма не так темна… Спускайся… Тише …тише…)

Мой беспорядочный, мой неостывший склеп,
Здесь ум разбросанный, всезрящий ум ослеп,
И, уступив себе, я в саван обернула
Сердечный стук – в живом колодце я тонула,
Где дышит вечностью льняная западня,
Заполненная мной, вобравшая меня.
Мой оттиск, полое тепло пустого ложа,
Своим в конце концов тебя признала кожа.
Мой дух в пучинах грез надменных усыплен
Волнами складчатых ласкающих пелен:
На бледных простынях себя дыханьем выдал
Изобразивший смерть, летящий в бездну идол -
Живая женщина с заплаканным лицом,
Уставшая копить с любовником-скупцом
Восторги тайные, когда в нагой пещере
Порвал он договор на смертные потери.

Непознанный ковчег, всю ночь я, как в бреду,
С неотторжимыми цепями спор веду,
Рыдаю и во тьме качаю безрассудно
Твореньями земли нагруженное судно.
Но что это? Глаза, томясь голубизной,
Взирают холодно на смерть звезды ночной.
Порыва моего взошедшее светило
Прабабки юную тоску раззолотило, -
Так совесть воровским сжигается огнем:
Обожествленная солнцеподобным днем,
Преображается недавняя гробница,
У ног моих вода грозит воспламениться!
Заря приблизилась, и зыблемый покров
К ночным империям уносится, багров…

…Но если я жива, прощанья бесполезны,
Как сны! На берегу необозримой бездны
Стою в исчезнувших одеждах, а в груди
Вздымается прибой – тревоги позади!
Глазами выпью соль, лицо подставлю пене
И злобе ветреной бурунных песнопений!
Ах, если вздуется подводная душа,
И на волну волна обрушится, круша,
Завоет, загудит, набросится недобро
Белесым чудищем на каменные ребра,
Обдав мой лоб огнем осколков ледяных,
Ах, если острия трезубцев водяных,
Исторгнутые мглой, мою исколют кожу,
Наперекор себе тогда я приумножу,
О солнце, похвалы и сердцу, и твоим
Лучам, дарующим рожденье нам двоим, -

Я кровью девственной тянусь к снопам огнистым,
И благодарна грудь под золотым монистом!

Beatrice dit: 12 avril 2013 à 9 h 12 min

Cioran qui n’en rate pas une pour déprécier, jouer du mépris comme on joue de la trompette:
« Paul Valery est un galérien de la Nuance » ça lui va bien à Cioran,de dire ça,lui le galérien du répétitif , lui le grand ruminant de la désolation.

calmo techo dit: 12 avril 2013 à 9 h 03 min

Calmo techo surcado de palomas,
palpita entre los pinos y las tumbas;
mediodía puntual arma sus fuegos
¡El mar, el mar siempre recomenzado!
¡Qué regalo después de un pensamiento
ver moroso la calma de los dioses!

¡Qué obra pura consume de relámpagos
vario diamante de invisible espuma,
y cuánta paz parece concebirse!
Cuando sobre el abismo un sol reposa,
trabajos puros de una eterna causa,
el Tiempo riela y es Sueño la ciencia.

Tesoro estable, templo de Minerva,
quietud masiva y visible reserva;
agua parpadeante, Ojo que en ti guardas
tanto sueño bajo un velo de llamas,
¡silencio mío!… ¡Edificio en el alma,
mas lleno de mil tejas de oro. Techo!

Templo del Tiempo, que un suspiro cifra,
subo a ese punto puro y me acostumbro
de mi mirar marino todo envuelto;
tal a los dioses mi suprema ofrenda,
el destellar sereno va sembrando
soberano desdén sobre la altura.

Como en deleite el fruto se deslíe,
como en delicia truécase su ausencia
en una boca en que su forma muere,
mi futura humareda aquí yo sorbo,
y al alma consumida el cielo canta
la mudanza en rumor de las orillas.

¡Bello cielo real, mírame que cambio!
Después de tanto orgullo, y de tanto
extraño ocio, mas pleno de poderes,
a ese brillante espacio me abandono,
sobre casas de muertos va mi sombra
que a su frágil moverse me acostumbra.
A teas del solsticio expuesta el alma,
sosteniéndote estoy, ¡oh admirable
justicia de la luz de crudas armas!
Pura te tomo a tu lugar primero:
¡mírate!… Devolver la luz supone
taciturna mitad sumida en sombra.

Para mí solo, a mí solo, en mí mismo,
un corazón, en fuentes del poema,
entre el vacío y el suceso puro,
de mi íntima grandeza el eco aguardo,
cisterna amarga, oscura y resonante,
¡hueco en el alma, son siempre futuro!

Sabes, falso cautivo de follajes,
golfo devorador de enjutas rejas,
en mis cerrados ojos, deslumbrantes
secretos, ¿qué cuerpo hálame a su término
y qué frente lo gana a esta tierra ósea?
Una chispa allí pienso en mis ausentes.

Sacro, pleno de un fuego sin materia;
ofrecido a la luz terrestre trozo,
me place este lugar alto de teas,
hecho de oro, piedra, árboles oscuros,
mármol temblando sobre tantas sombras;
¡allí la mar leal duerme en mis tumbas!

¡Al idólatra aparta, perra espléndida!
Cuando con sonrisa de pastor, solo,
apaciento carneros misteriosos,
rebaño blanco de mis quietas tumbas,
¡las discretas palomas de allí aléjalas,
los vanos sueños y ángeles curiosos!

Llegado aquí pereza es el futuro,
rasca la sequedad nítido insecto;
todo ardido, deshecho, recibido
en quién sabe qué esencia rigurosa…
La vida es vasta estando ebrio de ausencia,
y dulce el amargor, claro el espíritu.

Los muertos se hallan bien en esta tierra
cuyo misterio seca y los abriga.
Encima el Mediodía reposando
se piensa y a sí mismo se concilia…
Testa cabal, diadema irreprochable,
yo soy en tu interior secreto cambio.

¡A tus temores, sólo yo domino!
Mis arrepentimientos y mis dudas,
son el efecto de tu gran diamante…
Pero en su noche grávida de mármoles,
en la raíz del árbol, vago pueblo
ha asumido tu causa lentamente.

En una densa ausencia se han disuelto,
roja arcilla absorbió la blanca especie,
¡la gracia de vivir pasó a las flores!
¿Dónde del muerto frases familiares,
el arte personal, el alma propia?
En la fuente del llanto larvas hilan.

Agudo gritos de exaltadas jóvenes,
ojos, dientes, humedecidos párpados,
el hechicero seno que se arriesga,
la sangre viva en labios que se rinden,
los dedos que defienden dones últimos,
¡va todo bajo tierra y entra al juego!

Y tú, gran alma, ¿un sueño acaso esperas
libre ya de colores del engaño
que al ojo camal fingen onda y oro?
¿Cuando seas vapor tendrás el canto?
¡Ve! ¡Todo huye! Mi presencia es porosa,
¡la sagrada impaciencia también muere!

¡Magra inmortalidad negra y dorada,
consoladora de horroroso lauro
que matemal seno haces de la muerte,
el bello engaño y la piadosa argucia!
¡Quién no conoce, quién no los rechaza,
al hueco cráneo y a la risa eterna!

beshabitadas testas, hondos padres,
que bajo el peso de tantas paladas,
sois la tierra y mezcláis nuestras pisadas,
el roedor gusano irrebatible
para vosotros no es que bajo tablas
dormís, ¡de vida vive y no me deja!

¿Amor quizás u odio de mí mismo?
¡Tan cerca tengo su secreto diente
que cualquier nombre puede convenirle!
¡Qué importa! ¡Mira, quiere, piensa, toca!
¡Agrádale mi carne, aun en mi lecho,
de este viviente vivo de ser suyo!

¡Zenón! ¡Cruel Zenón! ¡Zenón de Elea!
¡Me has traspasado con tu flecha alada
que vibra, vuela y no obstante no vuela!
¡Su son me engendra y mátame la flecha!
¡Ah! el sol… ¡Y qué sombra de tortuga
para el alma, veloz y quieto Aquiles!

¡No! ¡No!… ¡De pie! ¡En la era sucesiva!
¡Cuerpo mío, esta forma absorta quiebra!
¡Pecho mío, el naciente viento bebe!
Una frescura que la mar exhala,
ríndeme el alma… i Oh vigor salado!
¡Ganemos la onda en rebotar viviente!

¡Sí! Inmenso mar dotado de delirios,
piel de pantera, clámide horadada
por los mil y mil ídolos solares,
hidra absoluta, ebria de carne azul,
que te muerdes la cola destellante
en un tumulto símil al silencio.

¡Se alza el viento!… ¡Tratemos de vivir!
¡,Cierra y abre mi libro el aire inmenso,
brota audaz la ola en polvo de las rocas!
¡Volad páginas todas deslumbradas!
¡Olas, romped con vuestra agua gozosa
calmo techo que foques merodean!

Walker Reading dit: 12 avril 2013 à 8 h 58 min

Assez bon traduction en anglais

This quiet roof, where dove-sails saunter by,
Between the pines, the tombs, throbs visibly.
Impartial noon patterns the sea in flame –
That sea forever starting and re-starting.
When thought has had its hour, oh how rewarding
Are the long vistas of celestial calm!
What grace of light, what pure toil goes to form
The manifold diamond of the elusive foam!
What peace I feel begotten at that source!
When sunlight rests upon a profound sea,
Time’s air is sparkling, dream is certainty –
Pure artifice both of an eternal Cause.

Sure treasure, simple shrine to intelligence,
Palpable calm, visible reticence,
Proud-lidded water, Eye wherein there wells
Under a film of fire such depth of sleep –
O silence! . . . Mansion in my soul, you slope
Of gold, roof of a myriad golden tiles.

Temple of time, within a brief sigh bounded,
To this rare height inured I climb, surrounded
By the horizons of a sea-girt eye.
And, like my supreme offering to the gods,
That peaceful coruscation only breeds
A loftier indifference on the sky.

Even as a fruit’s absorbed in the enjoying,
Even as within the mouth its body dying
Changes into delight through dissolution,
So to my melted soul the heavens declare
All bounds transfigured into a boundless air,
And I breathe now my future’s emanation.

Beautiful heaven, true heaven, look how I change!
After such arrogance, after so much strange
Idleness — strange, yet full of potency –
I am all open to these shining spaces;
Over the homes of the dead my shadow passes,
Ghosting along — a ghost subduing me.
My soul laid bare to your midsummer fire,
O just, impartial light whom I admire,

Whose arms are merciless, you have I stayed
And give back, pure, to your original place.
Look at yourself . . . But to give light implies
No less a somber moiety of shade.

Oh, for myself alone, mine, deep within
At the heart’s quick, the poem’s fount, between
The void and its pure issue, I beseech
The intimations of my secret power.
O bitter, dark, and echoing reservoir
Speaking of depths always beyond my reach.

But know you — feigning prisoner of the boughs,
Gulf which cats up their slender prison-bars,
Secret which dazzles though mine eyes are closed –
What body drags me to its lingering end,
What mind draws it to this bone-peopled ground?
A star broods there on all that I have lost.

Closed, hallowed, full of insubstantial fire,
Morsel of earth to heaven’s light given o’er –
This plot, ruled by its flambeaux, pleases me –
A place all gold, stone, and dark wood, where shudders
So much marble above so many shadows:
And on my tombs, asleep, the faithful sea.

Keep off the idolaters, bright watch-dog, while –
A solitary with the shepherd’s smile –
I pasture long my sheep, my mysteries,
My snow-white flock of undisturbed graves!
Drive far away from here the careful doves,
The vain daydreams, the angels’ questioning eyes!

Now present here, the future takes its time.
The brittle insect scrapes at the dry loam;
All is burnt up, used up, drawn up in air
To some ineffably rarefied solution . . .
Life is enlarged, drunk with annihilation,
And bitterness is sweet, and the spirit clear.

The dead lie easy, hidden in earth where they
Are warmed and have their mysteries burnt away.
Motionless noon, noon aloft in the blue
Broods on itself — a self-sufficient theme.
O rounded dome and perfect diadem,

I am what’s changing secretly in you.

I am the only medium for your fears.
My penitence, my doubts, my baulked desires –
These are the flaw within your diamond pride . . .
But in their heavy night, cumbered with marble,
Under the roots of trees a shadow people
Has slowly now come over to your side.
To an impervious nothingness they’re thinned,
For the red clay has swallowed the white kind;
Into the flowers that gift of life has passed.
Where are the dead? — their homely turns of speech,
The personal grace, the soul informing each?
Grubs thread their way where tears were once composed.

The bird-sharp cries of girls whom love is teasing,
The eyes, the teeth, the eyelids moistly closing,
The pretty breast that gambles with the flame,
The crimson blood shining when lips are yielded,
The last gift, and the fingers that would shield it –
All go to earth, go back into the game.

And you, great soul, is there yet hope in you
To find some dream without the lying hue
That gold or wave offers to fleshly eyes?
Will you be singing still when you’re thin air?
All perishes. A thing of flesh and pore
Am I. Divine impatience also dies.

Lean immortality, all crêpe and gold,
Laurelled consoler frightening to behold,
Death is a womb, a mother’s breast, you feign
The fine illusion, oh the pious trick!
Who does not know them, and is not made sick
That empty skull, that everlasting grin?

Ancestors deep down there, 0 derelict heads
Whom such a weight of spaded earth o’erspreads,
Who are the earth, in whom our steps are lost,
The real flesh-eater, worm unanswerable
Is not for you that sleep under the table:
Life is his meat, and I am still his host.

‘Love,’ shall we call him? ‘Hatred of self,’ maybe?
His secret tooth is so intimate with me
That any name would suit him well enough,
Enough that he can see, will, daydream, touch –
My flesh delights him, even upon my couch
I live but as a morsel of his life.

Zeno, Zeno, cruel philosopher Zeno,
Have you then pierced me with your feathered arrow
That hums and flies, yet does not fly! The sounding
Shaft gives me life, the arrow kills. Oh, sun! –
Oh, what a tortoise-shadow to outrun
My soul, Achilles’ giant stride left standing!

No, no! Arise! The future years unfold.
Shatter, O body, meditation’s mould!
And, O my breast, drink in the wind’s reviving!
A freshness, exhalation of the sea,
Restores my soul . . . Salt-breathing potency!
Let’s run at the waves and be hurled back to living!

Yes, mighty sea with such wild frenzies gifted
(The panther skin and the rent chlamys), sifted
All over with sun-images that glisten,
Creature supreme, drunk on your own blue flesh,
Who in a tumult like the deepest hush
Bite at your sequin-glittering tail — yes, listen!

The wind is rising! . . . We must try to live!
The huge air opens and shuts my book: the wave
Dares to explode out of the rocks in reeking
Spray. Fly away, my sun-bewildered pages!
Break, waves! Break up with your rejoicing surges
This quiet roof where sails like doves were pecking.

Armand Lambert dit: 12 avril 2013 à 8 h 53 min

Tout cela est bien beau mais vous oubliez Vigny.

I

J’aime le son du Cor, le soir, au fond des bois,
Soit qu’il chante les pleurs de la biche aux abois,
Ou l’adieu du chasseur que l’écho faible accueille,
Et que le vent du nord porte de feuille en feuille.

Que de fois, seul, dans l’ombre à minuit demeuré,
J’ai souri de l’entendre, et plus souvent pleuré !
Car je croyais ouïr de ces bruits prophétiques
Qui précédaient la mort des Paladins antiques.

O montagnes d’azur ! ô pays adoré !
Rocs de la Frazona, cirque du Marboré,
Cascades qui tombez des neiges entraînées,
Sources, gaves, ruisseaux, torrents des Pyrénées ;

Monts gelés et fleuris, trône des deux saisons,
Dont le front est de glace et le pied de gazons !
C’est là qu’il faut s’asseoir, c’est là qu’il faut entendre
Les airs lointains d’un Cor mélancolique et tendre.

Souvent un voyageur, lorsque l’air est sans bruit,
De cette voix d’airain fait retentir la nuit ;
A ses chants cadencés autour de lui se mêle
L’harmonieux grelot du jeune agneau qui bêle.

Une biche attentive, au lieu de se cacher,
Se suspend immobile au sommet du rocher,
Et la cascade unit, dans une chute immense,
Son éternelle plainte au chant de la romance.

Ames des Chevaliers, revenez-vous encor?
Est-ce vous qui parlez avec la voix du Cor ?
Roncevaux ! Roncevaux ! Dans ta sombre vallée
L’ombre du grand Roland n’est donc pas consolée !

II

Tous les preux étaient morts, mais aucun n’avait fui.
Il reste seul debout, Olivier prés de lui,
L’Afrique sur les monts l’entoure et tremble encore.
« Roland, tu vas mourir, rends-toi, criait le More ;

« Tous tes Pairs sont couchés dans les eaux des torrents. »
Il rugit comme un tigre, et dit : « Si je me rends,
« Africain, ce sera lorsque les Pyrénées
« Sur l’onde avec leurs corps rouleront entraînées. »

« Rends-toi donc, répond-il, ou meurs, car les voilà. »
Et du plus haut des monts un grand rocher roula.
Il bondit, il roula jusqu’au fond de l’abîme,
Et de ses pins, dans l’onde, il vint briser la cime.

« Merci, cria Roland, tu m’as fait un chemin. »
Et jusqu’au pied des monts le roulant d’une main,
Sur le roc affermi comme un géant s’élance,
Et, prête à fuir, l’armée à ce seul pas balance.

III

Tranquilles cependant, Charlemagne et ses preux
Descendaient la montagne et se parlaient entre eux.
A l’horizon déjà, par leurs eaux signalées,
De Luz et d’Argelès se montraient les vallées.

L’armée applaudissait. Le luth du troubadour
S’accordait pour chanter les saules de l’Adour ;
Le vin français coulait dans la coupe étrangère ;
Le soldat, en riant, parlait à la bergère.

Roland gardait les monts ; tous passaient sans effroi.
Assis nonchalamment sur un noir palefroi
Qui marchait revêtu de housses violettes,
Turpin disait, tenant les saintes amulettes :

« Sire, on voit dans le ciel des nuages de feu ;
« Suspendez votre marche; il ne faut tenter Dieu.
« Par monsieur saint Denis, certes ce sont des âmes
« Qui passent dans les airs sur ces vapeurs de flammes.

« Deux éclairs ont relui, puis deux autres encor. »
Ici l’on entendit le son lointain du Cor.
L’Empereur étonné, se jetant en arrière,
Suspend du destrier la marche aventurière.

« Entendez-vous ! dit-il. – Oui, ce sont des pasteurs
« Rappelant les troupeaux épars sur les hauteurs,
« Répondit l’archevêque, ou la voix étouffée
« Du nain vert Obéron qui parle avec sa Fée. »

Et l’Empereur poursuit ; mais son front soucieux
Est plus sombre et plus noir que l’orage des cieux.
Il craint la trahison, et, tandis qu’il y songe,
Le Cor éclate et meurt, renaît et se prolonge.
« Malheur ! c’est mon neveu ! malheur! car si Roland
« Appelle à son secours, ce doit être en mourant.
« Arrière, chevaliers, repassons la montagne !
« Tremble encor sous nos pieds, sol trompeur de l’Espagne !

IV

Sur le plus haut des monts s’arrêtent les chevaux ;
L’écume les blanchit ; sous leurs pieds, Roncevaux
Des feux mourants du jour à peine se colore.
A l’horizon lointain fuit l’étendard du More.

« Turpin, n’as-tu rien vu dans le fond du torrent ?
« J’y vois deux chevaliers : l’un mort, l’autre expirant
« Tous deux sont écrasés sous une roche noire ;
« Le plus fort, dans sa main, élève un Cor d’ivoire,
« Son âme en s’exhalant nous appela deux fois. »

Dieu ! que le son du Cor est triste au fond des bois !

christiane dit: 12 avril 2013 à 8 h 50 min

Oui, Paul Edel. J’aime lire :
« tout semble chez paul valery crayonné improvisé,naturel,jaillissant, spontané, à propos de tout(architecture, dessin, politique, philo, mineralogie, biologie, etc) dans l’instant, rapide, concis, exact,souriant… ». C’est ce que je trouve dans les « Cahiers » (et certains articles des « Variétés ») : des improvisations percutantes encadrant des croquis bien enlevés (bateaux, ancres, paysages, objets divers). Mais je retiens les livres que vous citez et que je ne connaissais pas.

Ludovic Ludo dit: 12 avril 2013 à 8 h 48 min

et, puisque ce texte a été évoqué dans le billet, comme dit ueda, n’oublions pas La Jeune Parque :

Qui pleure là, sinon le vent simple, à cette heure
Seule, avec diamants extrêmes ?… Mais qui pleure,
Si proche de moi-même au moment de pleurer ?

Cette main, sur mes traits qu’elle rêve effleurer,
Distraitement docile à quelque fin profonde,
Attend de ma faiblesse une larme qui fonde,
Et que de mes destins lentement divisé,
Le plus pur en silence éclaire un cœur brisé.
La houle me murmure une ombre de reproche,
Ou retire ici-bas, dans ses gorges de roche,
Comme chose déçue et bue amèrement,
Une rumeur de plainte et de resserrement…
Que fais-tu, hérissée, et cette main glacée,
Et quel frémissement d’une feuille effacé
Persiste parmi vous, îles de mon sein nu ?…
Je scintille, liée à ce ciel inconnu…
L’immense grappe brille à ma soif de désastres.

Tout-puissants étrangers, inévitables astres
Qui daignez faire luire au lointain temporel
Je ne sais quoi de pur et de surnaturel ;
Vous qui dans les mortels plongez jusques aux larmes
Ces souverains éclats, ces invincibles armes,
Et les élancements de votre éternité,
Je suis seule avec vous, tremblante, ayant quitté
Ma couche ; et sur l’écueil mordu par la merveille,
J’interroge mon cœur quelle douleur l’éveille,
Quel crime par moi-même ou sur moi consommé ?…
… Ou si le mal me suit d’un songe refermé,
Quand (au velours du souffle envolé l’or des lampes)
J’ai de mes bras épais environné mes tempes,
Et longtemps de mon âme attendu les éclairs ?
Toute? Mais toute à moi, maîtresse de mes chairs,
Durcissant d’un frisson leur étrange étendue,
Et dans mes doux liens, à mon sang suspendue,
Je me voyais me voir, sinueuse, et dorais
De regards en regards, mes profondes forêts.

J’y suivais un serpent qui venait de me mordre.

Quel repli de désirs, sa traîne !… Quel désordre
De trésors s’arrachant à mon avidité,
Et quelle sombre soif de la limpidité !
Ô ruse !… À la lueur de la douleur laissée
Je me sentis connue encor plus que blessée…
Au plus traître de l’âme, une pointe me naît ;
Le poison, mon poison, m’éclaire et se connaît :
Il colore une vierge à soi-même enlacée,
Jalouse… Mais de qui, jalouse et menacée ?
Et quel silence parle à mon seul possesseur ?

Dieux ! Dans ma lourde plaie une secrète sœur
Brûle, qui se préfère à l’extrême attentive.

Va ! je n’ai plus besoin de ta race naïve,
Cher Serpent… Je m’enlace, être vertigineux !
Cesse de me prêter ce mélange de nœuds
Ni ta fidélité qui me fuit et devine…
Mon âme y peut suffire, ornement de ruine !
Elle sait, sur mon ombre égarant ses tourments,
De mon sein, dans les nuits, mordre les rocs charmants ;
Elle y suce longtemps le lait des rêveries…
Laisse donc défaillir ce bras de pierreries
Qui menace d’amour mon sort spirituel…
Tu ne peux rien sur moi qui ne soit moins cruel,
Moins désirable… Apaise alors, calme ces ondes,
Rappelle ces remous, ces promesses immondes…
Ma surprise s’abrège, et mes yeux sont ouverts.
Je n’attendais pas moins de mes riches déserts
Qu’un tel enfantement de fureur et de tresse:
Leurs fonds passionnés brillent de sécheresse
Si loin que je m’avance et m’altère pour voir
De mes enfers pensifs les confins sans espoir…
Je sais… Ma lassitude est parfois un théâtre.
L’esprit n’est pas si pur que jamais idolâtre
Sa fougue solitaire aux élans de flambeau
Ne fasse fuir les murs de son morne tombeau.
Tout peut naître ici-bas d’une attente infinie.
L’ombre même le cède à certaine agonie,
L’âme avare s’entr’ouvre, et du monstre s’émeut
Qui se tord sur les pas d’une porte de feu…
Mais, pour capricieux et prompt que tu paraisses,
Reptile, ô vifs détours tout courus de caresses,
Si proche impatience et si lourde langueur,
Qu’es-tu, près de ma nuit d’éternelle longueur ?
Tu regardais dormir ma belle négligence…
Mais avec mes périls, je suis d’intelligence,
Plus versatile, ô Thyrse, et plus perfide qu’eux.
Fuis-moi ! du noir retour reprends le fil visqueux !
Va chercher des yeux clos pour tes danses massives.
Coule vers d’autres lits tes robes successives,
Couve sur d’autres cœurs les germes de leur mal,
Et que dans les anneaux de ton rêve animal
Halète jusqu’au jour l’innocence anxieuse !…
Moi, je veille. Je sors, pâle et prodigieuse,
Toute humide des pleurs que je n’ai point versés,
D’une absence aux contours de mortelle bercés
Par soi seule… Et brisant une tombe sereine,
Je m’accoude inquiète et pourtant souveraine,
Tant de mes visions parmi la nuit et l’œil,
Les moindres mouvements consultent mon orgueil.

Mais je tremblais de perdre une douleur divine !
Je baisais sur ma main cette morsure fine,
Et je ne savais plus de mon antique corps
Insensible, qu’un feu qui brûlait sur mes bords :

Adieu, pensai-je, MOI, mortelle sœur, mensonge…

Harmonieuse MOI, différente d’un songe,
Femme flexible et ferme aux silences suivis
D’actes purs !… Front limpide, et par ondes ravis,
Si loin que le vent vague et velu les achève
Longs brins légers qu’au large un vol mêle et soulève,
Dites !… J’étais l’égale et l’épouse du jour,
Seul support souriant que je formais d’amour
À la toute-puissante altitude adorée…

Quel éclat sur mes cils aveuglément dorée,
Ô paupières qu’opprime une nuit de trésor,
Je priais à tâtons dans vos ténèbres d’or !
Poreuse á l’éternel qui me semblait m’enclore,
Je m’offrais dans mon fruit de velours qu’il dévore ;
Rien ne me murmurait qu’un désir de mourir
Dans cette blonde pulpe au soleil pût mûrir :
Mon amère saveur ne m’était point venue.
Je ne sacrifiais que mon épaule nue
À la lumière ; et sur cette gorge de miel,
Dont la tendre naissance accomplissait le ciel,
Se venait assoupir la figure du monde.
Puis, dans le dieu brillant, captive vagabonde,
Je m’ébranlais brûlante et foulais le sol plein,
Liant et déliant mes ombres sous le lin.
Heureuse ! A la hauteur de tant de gerbes belles,
Qui laissait à ma robe obéir les ombelles,
Dans les abaissements de leur frêle fierté
Et si, contre le fil de cette liberté,
Si la robe s’arrache à la rebelle ronce,
L’arc de mon brusque corps s’accuse et me prononce,
Nu sous le voile enflé de vivantes couleurs
Que dispute ma race aux longs liens de fleurs !

Je regrette à demi cette vaine puissance…
Une avec le désir, je fus l’obéissance
Imminente, attachée à ces genoux polis ;
De mouvements si prompts mes vœux étaient remplis
Que je sentais ma cause à peine plus agile !
Vers mes sens lumineux nageait ma blonde argile,
Et dans l’ardente paix des songes naturels,
Tous ces pas infinis me semblaient éternels.
Si ce n’est, ô Splendeur, qu’à mes pieds l’Ennemie,
Mon ombre ! la mobile et la souple momie,
De mon absence peinte effleurait sans effort
La terre où je fuyais cette légère mort.
Entre la rose et moi je la vois qui s’abrite ;
Sur la poudre qui danse, elle glisse et n’irrite
Nul feuillage, mais passe, et se brise partout…
Glisse ! Barque funèbre… Et moi vive, debout,
Dure, et de mon néant secrètement armée,
Mais, comme par l’amour une joue enflammée,
Et la narine jointe au vent de l’oranger,
Je ne rends plus au jour qu’un regard étranger…
Oh ! combien peut grandir dans ma nuit curieuse
De mon cœur séparé la part mystérieuse,
Et de sombres essais s’approfondir mon art !…
Loin des purs environs, je suis captive, et par
L’évanouissement d’arômes abattue,
Je sens sous les rayons, frissonner ma statue,
Des caprices de l’or, son marbre parcouru.
Mais je sais ce que voit mon regard disparu ;
Mon œil noir est le seuil d’infernales demeures !
Je pense, abandonnant à la brise les heures
Et l’âme sans retour des arbustes amers,
Je pense, sur le bord doré de l’univers,
A ce goût de périr qui prend la Pythonisse
En qui mugit l’espoir que le monde finisse.
Je renouvelle en moi mes énigmes, mes dieux,
Mes pas interrompus de paroles aux cieux,
Mes pauses, sur le pied portant la rêverie
Qui suit au miroir d’aile un oiseau qui varie,
Cent fois sur le soleil joue avec le néant,
Et brûle, au sombre but de mon marbre béant.

Ô dangereusement de son regard la proie !

Car l’œil spirituel sur ses plages de soie
Avait déjà vu luire et pâlir trop de jours
Dont je m’étais prédit les couleurs et le cours.
L’ennui, le clair ennui de mirer leur nuance,
Me donnait sur ma vie une funeste avance :
L’aube me dévoilait tout le jour ennemi.
J’étais à demi morte ; et peut-être, à demi
Immortelle, rêvant que le futur lui-même
Ne fût qu’un diamant fermant le diadème
Où s’échange le froid des malheurs qui naîtront
Parmi tant d’autres feux absolus de mon front.

Osera-t-il, le Temps, de mes diverses tombes,
Ressusciter un soir favori des colombes,
Un soir qui traîne au fil d’un lambeau voyageur
De ma docile enfance un reflet de rougeur,
Et trempe à l’émeraude un long rose de honte ?

Souvenir, ô bûcher, dont le vent d’or m’affronte,
Souffle au masque la pourpre imprégnant le refus
D’être en moi-même en flamme une autre que je fus…
Viens, mon sang, viens rougir la pâle circonstance
Qu’ennoblissait l’azur de la sainte distance,
Et l’insensible iris du temps que j’adorai !
Viens consumer sur moi ce don décoloré
Viens ! que je reconnaisse et que je les haïsse,
Cette ombrageuse enfant, ce silence complice,
Ce trouble transparent qui baigne dans les bois…
Et de mon sein glacé rejaillisse la voix
Que j’ignorais si rauque et d’amour si voilée…
Le col charmant cherchant la chasseresse ailée.

Mon cœur fut-il si près d’un cœur qui va faiblir ?

Fut-ce bien moi, grands cils qui crus m’ensevelir
Dans l’arrière douceur riant à vos menaces…
Ô pampres ! sur ma joue errant en fils tenaces,
Ou toi… de cils tissée et de fluides fûts,
Tendre lueur d’un soir brisé de bras confus ?

» Que dans le ciel placés, mes yeux tracent mon temple !
Et que sur moi repose un autel sans exemple ! ”
Criaient de tout mon corps la pierre et la pâleur…
La terre ne m’est plus qu’un bandeau de couleur
Qui coule et se refuse au front blanc de vertige…
Tout l’univers chancelle et tremble sur ma tige,
La pensive couronne échappe à mes esprits,
La mort veut respirer cette rose sans prix
Dont la douceur importe à sa fin ténébreuse !

Que si ma tendre odeur grise ta tête creuse,
Ô mort, respire enfin cette esclave de roi :
Appelle-moi, délie !… Et désespère-moi,
De moi-même si lasse, image condamnée !
écoute… N’attends plus… La renaissante année
A tout mon sang prédit de secrets mouvements :
Le gel cède à regret ses derniers diamants…
Demain, sur un soupir des Bontés constellées,
Le printemps vient briser les fontaines scellées :
L’étonnant printemps rit, viole… On ne sait d’où
Venu? Mais la candeur ruisselle à mots si doux
Qu’une tendresse prend la terre à ses entrailles…
Les arbres regonflés et recouverts d’écailles
Chargés de tant de bras et de trop d’horizons,
Meuvent sur le soleil leurs tonnantes toisons,
Montent dans l’air amer avec toutes leurs ailes
De feuilles par milliers qu’ils se sentent nouvelles…
N’entends-tu pas frémir ces noms aériens,
Ô Sourde !… Et dans I’espace accablé de liens,
Vibrant de bois vivace infléchi par la cime,
Pour et contre les dieux ramer l’arbre unanime,
La flottante forêt de qui les rudes troncs
Portent pieusement à leurs fantasques fronts,
Aux déchirants départs des archipels superbes,
Un fleuve tendre, ô mort, et caché sous les herbes ?

Quelle résisterait, mortelle, à ces remous ?
Quelle mortelle ? Moi si pure, mes genoux
Pressentent les terreurs de genoux sans défense…
L’air me brise. L’oiseau perce de cris d’enfance
Inouïs… l’ombre même où se serre mon cœur,
Et roses ! mon soupir vous soulève, vainqueur
Hélas ! des bras si doux qui ferment la corbeille…
Oh ! parmi mes cheveux pèse d’un poids d’abeille,
Plongeant toujours plus ivre au baiser plus aigu,
Le point délicieux de mon jour ambigu…
Lumière !… Ou toi, la mort ! Mais le plus prompt me prenne !…
Mon cœur bat ! mon cœur bat ! Mon sein brûle et m’entraîne !
Ah ! qu’il s’enfle, se gonfle et se tende, ce dur
Très doux témoin captif de mes réseaux d’azur…
Dur en moi… mais si doux à la bouche infinie !…

Chers fantômes naissants dont la soif m’est unie,
Désirs ! Visages clairs !… Et vous, beaux fruits d’amour,
Les dieux m’ont-ils formé ce maternel contour
Et ces bords sinueux, ces plis et ces calices,
Pour que la vie embrasse un autel de délices,
Où mêlant l’âme étrange aux éternels retours,
La semence, le lait, le sang coulent toujours ?
Non ! L’horreur m’illumine, exécrable harmonie !
Chaque baiser présage une neuve agonie…
Je vois, je vois flotter, fuyant l’honneur des chairs
Des mânes impuissants les millions amers…
Non, souffles ! Non, regards, tendresses… mes convives,
Peuple altéré de moi suppliant que tu vives,
Non, vous ne tiendrez pas de moi la vie !… Allez,
Spectres, soupirs la nuit vainement exhalés,
Allez joindre des morts les impalpables nombres !
Je n’accorderai pas la lumière à des ombres,
Je garde loin de vous, l’esprit sinistre et clair…
Non ! Vous ne tiendrez pas de mes lèvres l’éclair !…
Et puis… mon cœur aussi vous refuse sa foudre.
J’ai pitié de nous tous, ô tourbillons de poudre !

Grands Dieux ! Je perds en vous mes pas déconcertés !
Je n’implorerai plus que tes faibles clartés,
Longtemps sur mon visage envieuse de fondre,
Très imminente larme, et seule à me répondre,
Larme qui fais trembler à mes regards humains
Une variété de funèbres chemins ;
Tu procèdes de l’âme, orgueil du labyrinthe,
Tu me portes du cœur cette goutte contrainte,
Cette distraction de mon suc précieux
Qui vient sacrifier mes ombres sur mes yeux,
Tendre libation de l’arrière-pensée !
D’une grotte de crainte au fond de moi creusée
Le sel mystérieux suinte muette l’eau.
D’où nais-tu? Quel travail toujours triste et nouveau
Te tire avec retard, larme, de l’ombre amère ?
Tu gravis mes degrés de mortelle et de mère,
Et déchirant ta route, opiniâtre faix,
Dans le temps que je vis, les lenteurs que tu fais
M’étouffent… Je me tais, buvant ta marche sûre
Qui t’appelle au secours de ma jeune blessure !

Mais blessures, sanglots, sombres essais, pourquoi ?
Pour qui, joyaux cruels, marquez-vous ce corps froid,
Aveugle aux doigts ouverts évitant l’espérance !
Où va-t-il, sans répondre à sa propre ignorance,
Ce corps dans la nuit noire étonné de sa foi ?
Terre trouble… et mêlée à l’algue, porte-moi,
Porte doucement moi… Ma faiblesse de neige,
Marchera-t-elle tant qu’elle trouve son piège ?
Où traîne-t-il, mon cygne, où cherche-t-il son vol ?
… Dureté précieuse… Ô sentiment du sol,
Mon pas fondait sur toi l’assurance sacrée !
Mais sous le pied vivant qui tâte et qui la crée
Et touche avec horreur à son pacte natal,
Cette terre si ferme atteint mon piédestal.
Non loin, parmi ces pas, rêve mon précipice…
L’insensible rocher, glissant d’algues, propice
A fuir (comme en soi-même ineffablement seul ),
Commence… Et le vent semble au travers d’un linceul
Ourdir de bruits marins une confuse trame,
Mélange de la lame en ruine, et de rame…
Tant de hoquets longtemps, et de râles heurtés,
Brisés, repris au large… et tous les sorts jetés
éperdument divers roulant l’oubli vorace…

Hélas ! de mes pieds nus qui trouvera la trace
Cessera-t-il longtemps de ne songer qu’à soi ?

Terre trouble, et mêlée à l’algue, porte-moi !

Mystérieuse MOI, pourtant, tu vis encore !
Tu vas te reconnaître au lever de l’aurore
Amèrement la même… Un miroir de la mer
Se lève… Et sur la lèvre, un sourire d’hier
Qu’annonce avec ennui l’effacement des signes,
Glace dans l’orient déjà les pâles lignes
De lumière et de pierre, et la pleine prison
Où flottera l’anneau de l’unique horizon…
Regarde : un bras très pur est vu, qui se dénude.
Je te revois, mon bras… Tu portes l’aube… Ô rude
Réveil d’une victime inachevée… et seuil
Si doux… si clair, que flatte, affleurement d’écueil,
L’onde basse, et que lave une houle amortie !…
L’ombre qui m’abandonne, impérissable hostie,
Me découvre vermeille à de nouveaux désirs,
Sur le terrible autel de tous mes souvenirs.

Là, l’écume s’efforce à se faire visible ;
Et là, titubera sur la barque sensible
A chaque épaule d’onde, un pêcheur éternel.
Tout va donc accomplir son acte solennel
De toujours reparaître incomparable et chaste,
Et de restituer la tombe enthousiaste
Au gracieux état du rire universel.

Salut ! Divinités par la rose et le sel,
Et les premiers jouets de la jeune lumière,
îles !… Ruches bientôt quand la flamme première
Fera que votre roche, îles que je prédis,
Ressente en rougissant de puissants paradis ;
Cimes qu’un feu féconde à peine intimidées,
Bois qui bourdonnerez de bêtes et d’idées,
D’hymnes d’hommes comblés des dons du juste éther,
Îles ! dans la rumeur des ceintures de mer,
Mères vierges toujours, même portant ces marques,
Vous m’êtes à genoux de merveilleuses Parques:
Rien n’égale dans l’air les fleurs que vous placez,
Mais dans la profondeur, que vos pieds sont glacés !

De l’âme les apprêts sous la tempe calmée,
Ma mort, enfant secrète et déjà si formée,
Et vous, divins dégoûts qui me donniez l’essor,
Chastes éloignements des lustres de mon sort,
Ne fûtes-vous, ferveur, qu’une noble durée?
Nulle jamais des dieux plus près aventurée
N’osa peindre à son front leur souffle ravisseur,
Et de la nuit parfaite implorant l’épaisseur,
Prétendre par la lèvre au suprême murmure.

Je soutenais l’éclat de la mort toute pure
Telle j’avais jadis le soleil soutenu…
Mon corps désespéré tendait le torse nu
Où I’âme, ivre de soi, de silence et de gloire,
Prête à s’évanouir de sa propre mémoire,
écoute, avec espoir, frapper au mur pieux
Ce cœur, – qui se ruine à coups mystérieux
Jusqu’à ne plus tenir que de sa complaisance
Un frémissement fin de feuille, ma présence…

Attente vaine, et vaine… Elle ne peut mourir
Qui devant son miroir pleure pour s’attendrir.

Ô n’aurait-il fallu, folle, que j’accomplisse
Ma merveilleuse fin de choisir pour supplice
Ce lucide dédain des nuances du sort ?
Trouveras-tu jamais plus transparente mort
Ni de pente plus pure où je rampe à ma perte
Que sur ce long regard de victime entr’ouverte,
Pâle, qui se résigne et saigne sans regret ?
Que lui fait tout le sang qui n’est plus son secret ?
Dans quelle blanche paix cette pourpre la laisse,
A l’extrême de l’être et belle de faiblesse !
Elle calme le temps qui la vient abolir,
Le moment souverain ne la peut plus pâlir,
Tant la chair vide baise une sombre fontaine !
Elle se fait toujours plus seule et plus lointaine…
Et moi, d’un tel destin, le cœur toujours plus près,
Mon cortège, en esprit, se berçait de cyprès…
Vers un aromatique avenir de fumée,
Je me sentais conduite, offerte et consumée ;
Toute, toute promise aux nuages heureux !
Même, je m’apparus cet arbre vaporeux,
De qui la majesté légèrement perdue
S’abandonne à l’amour de toute l’étendue.
L’être immense me gagne, et de mon cœur divin
L’encens qui brûle expire une forme sans fin…
Tous les corps radieux tremblent dans mon essence !…

Non, non !… N’irrite plus cette réminiscence !
Sombre lys ! Ténébreuse allusion des cieux,
Ta vigueur n’a pu rompre un vaisseau précieux…
Parmi tous les instants tu touchais au suprême…
Mais qui l’emporterait sur la puissance même,
Avide par tes yeux de contempler le jour
Qui s’est choisi ton front pour lumineuse tour ?

Cherche, du moins, dis-toi, par quelle sourde suite
La nuit, d’entre les morts, au jour t’a reconduite ?
Souviens-toi de toi-même, et retire à l’instinct
Ce fil (ton doigt doré le dispute au matin),
Ce fil dont la finesse aveuglément suivie
Jusque sur cette rive a ramené ta vie…
Sois subtile… cruelle… ou plus subtile !… Mens !…
Mais sache !… Enseigne-moi par quels enchantements,
Lâche que n’a su fuir sa tiède fumée,
Ni le souci d’un sein d’argile parfumée,
Par quel retour sur toi, reptile, as-tu repris
Tes parfums de caverne et tes tristes esprits ?

Hier la chair profonde, hier, la chair maîtresse
M’a trahie… Oh ! sans rêve, et sans une caresse !…
Nul démon, nul parfum ne m’offrit le péril
D’imaginaires bras mourant au col viril ;
Ni, par le Cygne-Dieu, de plumes offensée
Sa brûlante blancheur n’effleura ma pensée…
Il eût connu pourtant le plus tendre des nids !
Car toute à la faveur de mes membres unis,
Vierge, je fus dans l’ombre une adorable offrande…
Mais le sommeil s’éprit d’une douceur si grande,
Et nouée à moi-même au creux de mes cheveux,
J’ai mollement perdu mon empire nerveux.
Au milieu de mes bras, je me suis faite une autre…
Qui s’aliène ?… Qui s’envole ?… Qui se vautre ?…
A quel détour caché, mon cœur s’est-il fondu ?
Quelle conque a redit le nom que j’ai perdu ?
Le sais-je, quel reflux traître m’a retirée
De mon extrémité pure et prématurée,
Et m’a repris le sens de mon vaste soupir ?
Comme l’oiseau se pose, il fallut m’assoupir.

Ce fut l’heure, peut-être, où la devineresse
Intérieure s’use et se désintéresse :
Elle n’est plus la même… Une profonde enfant
Des degrés inconnus vainement se défend,
Et redemande au loin ses mains abandonnées.
Il faut céder aux vœux des mortes couronnées
Et prendre pour visage un souffle… Doucement,
Me voici : mon front touche à ce consentement…
Ce corps, je lui pardonne, et je goûte à la cendre.
Je me remets entière au bonheur de descendre,
Ouverte aux noirs témoins, les bras suppliciés,
Entre des mots sans fin, sans moi, balbutiés.
Dors, ma sagesse, dors. Forme-toi cette absence ;
Retourne dans le germe et la sombre innocence,
Abandonne-toi vive aux serpents, aux trésors.
Dors toujours ! Descends, dors toujours ! Descends,
[ dors, dors !

(La porte basse c’est une bague… où la gaze
Passe… Tout meurt, tout rit dans la gorge qui jase…
L’oiseau boit sur ta bouche et tu ne peux le voir…
Viens plus bas, parle bas… Le noir n’est pas si noir…)

Délicieux linceuls, mon désordre tiède,
Couche où je me répands, m’interroge et me cède,
Où j’allai de mon cœur noyer les battements,
Presque tombeau vivant dans mes appartements,
Qui respire, et sur qui l’éternité s’écoute,
Place pleine de moi qui m’avez prise toute,
Ô forme de ma forme et la creuse chaleur
Que mes retours sur moi reconnaissaient la leur,
Voici que tant d’orgueil qui dans vos plis se plonge
A la fin se mélange aux bassesses du songe !
Dans vos nappes, où lisse elle imitait sa mort
L’idole malgré soi se dispose et s’endort,
Lasse femme absolue, et les yeux dans ses larmes,
Quand, de ses secrets nus les antres et les charmes,
Et ce reste d’amour que se gardait le corps
Corrompirent sa perte et ses mortels accords.
Arche toute secrète, et pourtant si prochaine,
Mes transports, cette nuit, pensaient briser ta chaîne ;
Je n’ai fait que bercer de lamentations
Tes flancs chargés de jour et de créations !
Quoi ! mes yeux froidement que tant d’azur égare
Regardent là périr l’étoile fine et rare,
Et ce jeune soleil de mes étonnements
Me paraît d’une aïeule éclairer les tourments,
Tant sa flamme aux remords ravit leur existence,
Et compose d’aurore une chère substance
Qui se formait déjà substance d’un tombeau !…
Ô, sur toute la mer, sur mes pieds, qu’il est beau !
Tu viens !… Je suis toujours celle que tu respires,
Mon voile évaporé me fuit vers tes empires…

… Alors, n’ai-je formé vains adieux si je vis,
Que songes ?… Si je viens, en vêtements ravis,
Sur ce bord, sans horreur, humer la haute écume,
Boire des yeux l’immense et riante amertume,
L’être contre le vent, dans le plus vif de l’air,
Recevant au visage un appel de la mer ;
Si l’âme intense souffle, et renfle furibonde
L’onde abrupte sur l’onde abattue, et si l’onde
Au cap tonne, immolant un monstre de candeur,
Et vient des hautes mers vomir la profondeur
Sur ce roc, d’où jaillit jusque vers mes pensées
Un éblouissement d’étincelles glacées,
Et sur toute ma peau que morde l’âpre éveil,
Alors, malgré moi-même, il le faut, ô Soleil,
Que j’adore mon cœur où tu te viens connaître,
Doux et puissant retour du délice de naître,
Feu vers qui se soulève une vierge de sang
Sous les espèces d’or d’un sein reconnaissant

Ludovic Ludo dit: 12 avril 2013 à 8 h 45 min

Paul Edel dit: 12 avril 2013 à 8 h 37 min
tout semble chez paul valery crayonné improvisé,naturel,jaillissant, spontané, à propos de tout(architecture, dessin, politique, philo, mineralogie, biologie, etc) dans l’instant, rapide, concis, exact,souriant, posé comme des ailes de papillons au dos d’une enveloppe, ou dans les marges d’un traité de maths, ou isncrit vtie dans les blancs d’un journal aux pages politiques, sur une table de jardin impresionniste au soleil dans un jardin de sète, tout c a dans une sorte d’enthousiasme limpide, lucide, , une sorte de jaillisment enjoué intelligent, pensées bondissantes toue fraiche, (on trouve ça chez diderot..) ou éclats d ‘intelligence renvoyés par une vitre vers la mer ,une espèce de pensée matinale, ,naturelle,ou pensée de midi_ , bref, tout un théatre mental exquis,souvent ludique, oui, ça j’aime cet écrivain, et sa méfiance envers certains gros clafoutis et lourdeurs indigestes appelés « romans ».Le paul Valery qui parle de sa ville natale n’est pas mal du tout,ceci par exemple:
« Un matin, lendemain d’une pêche très fructueuse, où des centaines de grands thons avaient été pris, j’allai à la mer pour me baigner. Je m’avançai d’abord, pour jouir de la lumière admirable, sur une petite jetée. Tout à coup, abaissant le regard, j’aperçus à quelques pas de moi, sous l’eau merveilleusement plane et transparente, un horrible et splendide chaos qui me fit frémir. Des choses d’une rougeur écœurante, des masses d’un rose délicat ou d’un pourpre profonde et sinistre, gisaient là… Je reconnus avec horreur l’affreux amas de viscères et des entrailles de tout le troupeau de Neptune que les pêcheurs avaient rejeté à la mer. Je ne pouvais ni fuir ni supporter ce que je voyais, car le dégoût que ce charnier me causait le disputait en moi à la sensation de beauté réelle et singulière de ce désordre de couleurs organiques, de ces ignobles trophées de glandes, d’où s’échappaient encore des fumées sanguinolentes, et de poches pâles et tremblantes retenues par je ne sais quels fils sous le glacis de l’eau si claire, cependant que l’onde infiniment lente berçait dans l’épaisseur limpide un frémissement d’or imperceptible sur toute cette boucherie.

L’œil aimait ce que l’âme abhorrait. Divisé entre la répugnance et l’intérêt, entre la fuite et l’analyse, je m’efforçai de songer à ce qu’un artiste d’Extrême-Orient, un homme ayant les talents et la curiosité d’un Hokusaï, par exemple, eût pu tirer de ce spectacle.

Quelle estampe, quels motifs de corail, il eût pu concevoir ! Puis ma pensée se reporta vers ce qu’il y a de brutal et de sanglant dans la poésie des anciens. Les Grecs ne répugnaient pas à évoquer les scènes les plus atroces… Les héros travaillaient comme des bouchers. La mythologie, la poésie épique, la tragédie sont pleines de sang. Mais l’art est comparable à cette limpide et cristalline épaisseur à travers laquelle je voyais ces choses atroces : il nous fait des regards qui peuvent tout considérer. »
Paul Valéry, Inspirations méditerranéennes. »
son Stendhal est tout simplement magnifique, ainsi que son « degas danse,dessin ».*André Breton avait une admiration totale pour Paul Valery . et puis l idée décrire la vie d’une théorie celle de leonard de vinci) comme on écrit celle d’une passion, c’est assez soufflant..

Et, pour illustrer ce propos, j’ajouterais :

Anne qui se mélange au drap pale et délaisse
Des cheveux endormis sur ses yeux mal ouverts
Mire ses bras lointains tournés avec mollesse
Sur la peau sans couleur du ventre découvert.

Elle vide, elle enfle d’ombre sa gorge lente,
Et comme un souvenir pressant ses propres chairs,
Une bouche brisée et pleine d’eau brûlante
Roule le goût immense et le reflet des mers.

Enfin désemparée et libre d’être fraîche,
La dormeuse déserte aux touffes de couleur
Flotte sur son lit blême, et d’une lèvre sèche,
Tête dans la ténebre un souffle amer de fleur.

Et sur le linge où l’aube insensible se plisse,
Tombe, d’un bras de glace effleuré de carmin,
Toute une main défaite et perdant le délice
A travers ses doigts nus dénoués de l’humain.

Au hasard! A jamais, dans le sommeil sans hommes
Pur des tristes éclairs de leurs embrassements,
Elle laisse rouler les grappes et les pommes
Puissantes, qui pendaient aux treilles d’ossements,

Qui riaient, dans leur ambre appelant les vendanges,
Et dont le nombre d’or de riches mouvements
Invoquait la vigueur et les gestes étranges
Que pour tuer l’amour inventent les amants…

Ni vu ni connu
Je suis le parfum
Vivant et défunt
Dans le vent venu !

Ni vu ni connu,
Hasard ou génie ?
A peine venu
La tâche est finie !

Ni lu ni compris ?
Aux meilleurs esprits
Que d’erreurs promises !

Ni vu ni connu,
Le temps d’un sein nu
Entre deux chemises !

J’ai, quelque jour, dans l’Océan,
(Mais je ne sais plus sous quels cieux),
Jeté comme offrande au néant,
Tout un peu de vin précieux…

Qui voulut ta perte,  » liqueur ?
J’obéis peut-être au divin ?
Peut-être au souci de mon coeur,
Songeant au sang, versant le vin ?

Sa transparence accoutumée
Aprés une rose fumée
Reprit aussi pure la mer…

Perdu ce vin, ivres les ondes !…
J’ai vu bondir dans l’air amer
Les figures les plus profondes…

Lycaeides idas nabokovi dit: 12 avril 2013 à 8 h 44 min

Mais je ne suis pas fâché ! J’observe qu’un poème c’est un corps, qu’il a une physiologie à lui… bon évidemment chacun lit comme bon lui semble, je crois cependant que ce qui vaut pour les Cahiers ne vaut pas pour les poème… enfin, c’est un peu comme écouter les premières 8 mesures de la Ve de Beethoven et se passer du reste…

Ludovic Ludo dit: 12 avril 2013 à 8 h 38 min

pour confirmer ce que dit renato :

Les pas
Tes pas, enfants de mon silence,
Saintement, lentement placés,
Vers le lit de ma vigilance
Procèdent muets et glacés.

Personne pure, ombre divine,
Qu’ils sont doux, tes pas retenus !
Dieux !… tous les dons que je devine
Viennent à moi sur ces pieds nus !

Si, de tes lèvres avancées,
Tu prépares pour l’apaiser,
A l’habitant de mes pensées
La nourriture d’un baiser,

Ne hâte pas cet acte tendre,
Douceur d’être et de n’être pas,
Car j’ai vécu de vous attendre,
Et mon coeur n’était que vos pas.

Paul Edel dit: 12 avril 2013 à 8 h 37 min

tout semble chez paul valery crayonné improvisé,naturel,jaillissant, spontané, à propos de tout(architecture, dessin, politique, philo, mineralogie, biologie, etc) dans l’instant, rapide, concis, exact,souriant, posé comme des ailes de papillons au dos d’une enveloppe, ou dans les marges d’un traité de maths, ou isncrit vtie dans les blancs d’un journal aux pages politiques, sur une table de jardin impresionniste au soleil dans un jardin de sète, tout c a dans une sorte d’enthousiasme limpide, lucide, , une sorte de jaillisment enjoué intelligent, pensées bondissantes toue fraiche, (on trouve ça chez diderot..) ou éclats d ‘intelligence renvoyés par une vitre vers la mer ,une espèce de pensée matinale, ,naturelle,ou pensée de midi_ , bref, tout un théatre mental exquis,souvent ludique, oui, ça j’aime cet écrivain, et sa méfiance envers certains gros clafoutis et lourdeurs indigestes appelés « romans ».Le paul Valery qui parle de sa ville natale n’est pas mal du tout,ceci par exemple:
« Un matin, lendemain d’une pêche très fructueuse, où des centaines de grands thons avaient été pris, j’allai à la mer pour me baigner. Je m’avançai d’abord, pour jouir de la lumière admirable, sur une petite jetée. Tout à coup, abaissant le regard, j’aperçus à quelques pas de moi, sous l’eau merveilleusement plane et transparente, un horrible et splendide chaos qui me fit frémir. Des choses d’une rougeur écœurante, des masses d’un rose délicat ou d’un pourpre profonde et sinistre, gisaient là… Je reconnus avec horreur l’affreux amas de viscères et des entrailles de tout le troupeau de Neptune que les pêcheurs avaient rejeté à la mer. Je ne pouvais ni fuir ni supporter ce que je voyais, car le dégoût que ce charnier me causait le disputait en moi à la sensation de beauté réelle et singulière de ce désordre de couleurs organiques, de ces ignobles trophées de glandes, d’où s’échappaient encore des fumées sanguinolentes, et de poches pâles et tremblantes retenues par je ne sais quels fils sous le glacis de l’eau si claire, cependant que l’onde infiniment lente berçait dans l’épaisseur limpide un frémissement d’or imperceptible sur toute cette boucherie.

L’œil aimait ce que l’âme abhorrait. Divisé entre la répugnance et l’intérêt, entre la fuite et l’analyse, je m’efforçai de songer à ce qu’un artiste d’Extrême-Orient, un homme ayant les talents et la curiosité d’un Hokusaï, par exemple, eût pu tirer de ce spectacle.

Quelle estampe, quels motifs de corail, il eût pu concevoir ! Puis ma pensée se reporta vers ce qu’il y a de brutal et de sanglant dans la poésie des anciens. Les Grecs ne répugnaient pas à évoquer les scènes les plus atroces… Les héros travaillaient comme des bouchers. La mythologie, la poésie épique, la tragédie sont pleines de sang. Mais l’art est comparable à cette limpide et cristalline épaisseur à travers laquelle je voyais ces choses atroces : il nous fait des regards qui peuvent tout considérer. »
Paul Valéry, Inspirations méditerranéennes. »
son Stendhal est tout simplement magnifique, ainsi que son « degas danse,dessin ».*André Breton avait une admiration totale pour Paul Valery . et puis l idée décrire la vie d’une théorie celle de leonard de vinci) comme on écrit celle d’une passion, c’est assez soufflant..

christiane dit: 12 avril 2013 à 8 h 35 min

@ Lycaeides idas nabokovi
Pourquoi vous fâchez-vous ? Je comprends que vous puissiez aimé la totalité du poème, pour moi, ces deux strophes m’apportent un grand bonheur de lecture (surtout la première) que je perds quand je lis le poème en entier. J’aime des fragments de ce poème, comme j’aime des fragments des Cahiers et des Variétés. Chaque lecteur a ses chemins dans les livres et les œuvres.

Marc Herland dit: 12 avril 2013 à 8 h 34 min

Sinon, il y a :

Nous avons pensé des choses pures
Côte à côte, le long des chemins,
Nous nous sommes tenus par les mains
Sans dire… parmi les fleurs obscures;

Nous marchions comme des fiancés
Seuls, dans la nuit verte des prairies;
Nous partagions ce fruit de féeries
La lune amicale aux insensés

Et puis, nous sommes morts sur la mousse,
Très loin, tout seuls parmi l’ombre douce
De ce bois intime et murmurant;

Et là-haut, dans la lumière immense,
Nous nous sommes trouvés en pleurant
Ô mon cher compagnon de silence !

ou le poème que citait Court :

Apollon à portes ouvertes
Laisse indifféremment cueillir
Les belles feuilles toujours vertes
Qui gardent les noms de vieillir
Mais l’art d’en tresser les couronnes
N’est su que peu de personnes,
Et trois ou quatre seulement,
Au nombre duquel on me range,
savent donner une louange
Qui demeure éternellement.

Et toujours, bien sûr :

Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée
O récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux!

Quel pur travail de fins éclairs consume
Maint diamant d’imperceptible écume,
Et quelle paix semble se concevoir!
Quand sur l’abîme un soleil se repose,
Ouvrages purs d’une éternelle cause,
Le temps scintille et le songe est savoir.

Stable trésor, temple simple à Minerve,
Masse de calme, et visible réserve,
Eau sourcilleuse, Œil qui gardes en toi
Tant de sommeil sous une voile de flamme,
O mon silence! . . . Édifice dans l’âme,
Mais comble d’or aux mille tuiles, Toit!

Temple du Temps, qu’un seul soupir résume,
À ce point pur je monte et m’accoutume,
Tout entouré de mon regard marin;
Et comme aux dieux mon offrande suprême,
La scintillation sereine sème
Sur l’altitude un dédain souverain.

Comme le fruit se fond en jouissance,
Comme en délice il change son absence
Dans une bouche où sa forme se meurt,
Je hume ici ma future fumée,
Et le ciel chante à l’âme consumée
Le changement des rives en rumeur.

Beau ciel, vrai ciel, regarde-moi qui change!
Après tant d’orgueil, après tant d’étrange
Oisiveté, mais pleine de pouvoir,
Je m’abandonne à ce brillant espace,
Sur les maisons des morts mon ombre passe
Qui m’apprivoise à son frêle mouvoir.

L’âme exposée aux torches du solstice,
Je te soutiens, admirable justice
De la lumière aux armes sans pitié!
Je te tends pure à ta place première,
Regarde-toi! . . . Mais rendre la lumière
Suppose d’ombre une morne moitié.

O pour moi seul, à moi seul, en moi-même,
Auprès d’un cœur, aux sources du poème,
Entre le vide et l’événement pur,
J’attends l’écho de ma grandeur interne,
Amère, sombre, et sonore citerne,
Sonnant dans l’âme un creux toujours futur!

Sais-tu, fausse captive des feuillages,
Golfe mangeur de ces maigres grillages,
Sur mes yeux clos, secrets éblouissants,
Quel corps me traîne à sa fin paresseuse,
Quel front l’attire à cette terre osseuse?
Une étincelle y pense à mes absents.

Fermé, sacré, plein d’un feu sans matière,
Fragment terrestre offert à la lumière,
Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,
Composé d’or, de pierre et d’arbres sombres,
Où tant de marbre est tremblant sur tant d’ombres;
La mer fidèle y dort sur mes tombeaux!

Chienne splendide, écarte l’idolâtre!
Quand solitaire au sourire de pâtre,
Je pais longtemps, moutons mystérieux,
Le blanc troupeau de mes tranquilles tombes,
Éloignes-en les prudentes colombes,
Les songes vains, les anges curieux!

Ici venu, l’avenir est paresse.
L’insecte net gratte la sécheresse;
Tout est brûlé, défait, reçu dans l’air
A je ne sais quelle sévère essence . . .
La vie est vaste, étant ivre d’absence,
Et l’amertume est douce, et l’esprit clair.

Les morts cachés sont bien dans cette terre
Qui les réchauffe et sèche leur mystère.
Midi là-haut, Midi sans mouvement
En soi se pense et convient à soi-même
Tête complète et parfait diadème,
Je suis en toi le secret changement.

Tu n’as que moi pour contenir tes craintes!
Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes
Sont le défaut de ton grand diamant! . . .
Mais dans leur nuit toute lourde de marbres,
Un peuple vague aux racines des arbres
A pris déjà ton parti lentement.

Ils ont fondu dans une absence épaisse,
L’argile rouge a bu la blanche espèce,
Le don de vivre a passé dans les fleurs!
Où sont des morts les phrases familières,
L’art personnel, les âmes singulières?
La larve file où se formaient les pleurs.

Les cris aigus des filles chatouillées,
Les yeux, les dents, les paupières mouillées,
Le sein charmant qui joue avec le feu,
Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,
Les derniers dons, les doigts qui les défendent,
Tout va sous terre et rentre dans le jeu!

Et vous, grande âme, espérez-vous un songe
Qui n’aura plus ces couleurs de mensonge
Qu’aux yeux de chair l’onde et l’or font ici?
Chanterez-vous quand serez vaporeuse?
Allez! Tout fuit! Ma présence est poreuse,
La sainte impatience meurt aussi!

Maigre immortalité noire et dorée,
Consolatrice affreusement laurée,
Qui de la mort fais un sein maternel,
Le beau mensonge et la pieuse ruse!
Qui ne connaît, et qui ne les refuse,
Ce crâne vide et ce rire éternel!

Pères profonds, têtes inhabitées,
Qui sous le poids de tant de pelletées,
Êtes la terre et confondez nos pas,
Le vrai rongeur, le ver irréfutable
N’est point pour vous qui dormez sous la table,
Il vit de vie, il ne me quitte pas!

Amour, peut-être, ou de moi-même haine?
Sa dent secrète est de moi si prochaine
Que tous les noms lui peuvent convenir!
Qu’importe! Il voit, il veut, il songe, il touche!
Ma chair lui plaît, et jusque sur ma couche,
À ce vivant je vis d’appartenir!

Zénon! Cruel Zénon! Zénon d’Élée!
M’as-tu percé de cette flèche ailée
Qui vibre, vole, et qui ne vole pas!
Le son m’enfante et la flèche me tue!
Ah! le soleil . . . Quelle ombre de tortue
Pour l’âme, Achille immobile à grands pas!

Non, non! . . . Debout! Dans l’ère successive!
Brisez, mon corps, cette forme pensive!
Buvez, mon sein, la naissance du vent!
Une fraîcheur, de la mer exhalée,
Me rend mon âme . . . O puissance salée!
Courons à l’onde en rejaillir vivant.

Oui! grande mer de délires douée,
Peau de panthère et chlamyde trouée,
De mille et mille idoles du soleil,
Hydre absolue, ivre de ta chair bleue,
Qui te remords l’étincelante queue
Dans un tumulte au silence pareil

Le vent se lève! . . . il faut tenter de vivre!
L’air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs!
Envolez-vous, pages tout éblouies!
Rompez, vagues! Rompez d’eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs!

Lycaeides idas nabokovi dit: 12 avril 2013 à 8 h 26 min

Valery a clairement dit que ses vers ont le sens qu’on leur prête, il me semble. Il a aussi dit que chez lui la maîtrise formelle prime sur le sens et l’inspiration.

Cela dit, ne prendre que deux strophe c’est bien comme provoc car si c’est parce qu’on a compris de la première comment fonctionne la machine, il est parfaitement inutile d’en prendre deux, une suffit.
D’un autre côté, n’étant pas un travail de poète mais d’homme de lettres, la poésie de P.V. se forme par stratifications, et si on perd ça il vaut mieux lire autre chose.

Marc Herland dit: 12 avril 2013 à 8 h 25 min

DHH, vous dites : « Sans doute Valéry est-il meilleur critique que poète ».
Je ne partage pas cet avis. Valéry est avant tout un poète d’une virtuosité exceptionnelle. Un mallarméen, comme dit justement Court.
Jugez-en plutôt par ces quelques vers :
DHH, vous dites : « Sans doute Valéry est-il meilleur critique que poète ».
Je ne partage pas cet avis. Valéry est avant tout un poète d’une virtuosité exceptionnelle. Un mallarméen, comme dit justement Court.
Jugez-en plutôt par ces quelques vers :
Qui pleure là, sinon le vent simple, à cette heure
Seule, avec diamants extrêmes ?… Mais qui pleure,
Si proche de moi-même au moment de pleurer ?

Cette main, sur mes traits qu’elle rêve effleurer,
Distraitement docile à quelque fin profonde,
Attend de ma faiblesse une larme qui fonde,
Et que de mes destins lentement divisé,
Le plus pur en silence éclaire un cœur brisé.
La houle me murmure une ombre de reproche,
Ou retire ici-bas, dans ses gorges de roche,
Comme chose déçue et bue amèrement,
Une rumeur de plainte et de resserrement…
Que fais-tu, hérissée, et cette main glacée,
Et quel frémissement d’une feuille effacé
Persiste parmi vous, îles de mon sein nu ?…
Je scintille, liée à ce ciel inconnu…
L’immense grappe brille à ma soif de désastres.

Tout-puissants étrangers, inévitables astres
Qui daignez faire luire au lointain temporel
Je ne sais quoi de pur et de surnaturel ;
Vous qui dans les mortels plongez jusques aux larmes
Ces souverains éclats, ces invincibles armes,
Et les élancements de votre éternité,
Je suis seule avec vous, tremblante, ayant quitté
Ma couche ; et sur l’écueil mordu par la merveille,
J’interroge mon cœur quelle douleur l’éveille,
Quel crime par moi-même ou sur moi consommé ?…
… Ou si le mal me suit d’un songe refermé,
Quand (au velours du souffle envolé l’or des lampes)
J’ai de mes bras épais environné mes tempes,
Et longtemps de mon âme attendu les éclairs ?
Toute? Mais toute à moi, maîtresse de mes chairs,
Durcissant d’un frisson leur étrange étendue,
Et dans mes doux liens, à mon sang suspendue,
Je me voyais me voir, sinueuse, et dorais
De regards en regards, mes profondes forêts.

J’y suivais un serpent qui venait de me mordre.

Quel repli de désirs, sa traîne !… Quel désordre
De trésors s’arrachant à mon avidité,
Et quelle sombre soif de la limpidité !
Ô ruse !… À la lueur de la douleur laissée
Je me sentis connue encor plus que blessée…
Au plus traître de l’âme, une pointe me naît ;
Le poison, mon poison, m’éclaire et se connaît :
Il colore une vierge à soi-même enlacée,
Jalouse… Mais de qui, jalouse et menacée ?
Et quel silence parle à mon seul possesseur ?

Dieux ! Dans ma lourde plaie une secrète sœur
Brûle, qui se préfère à l’extrême attentive.

Va ! je n’ai plus besoin de ta race naïve,
Cher Serpent… Je m’enlace, être vertigineux !
Cesse de me prêter ce mélange de nœuds
Ni ta fidélité qui me fuit et devine…
Mon âme y peut suffire, ornement de ruine !
Elle sait, sur mon ombre égarant ses tourments,
De mon sein, dans les nuits, mordre les rocs charmants ;
Elle y suce longtemps le lait des rêveries…
Laisse donc défaillir ce bras de pierreries
Qui menace d’amour mon sort spirituel…
Tu ne peux rien sur moi qui ne soit moins cruel,
Moins désirable… Apaise alors, calme ces ondes,
Rappelle ces remous, ces promesses immondes…
Ma surprise s’abrège, et mes yeux sont ouverts.
Je n’attendais pas moins de mes riches déserts
Qu’un tel enfantement de fureur et de tresse:
Leurs fonds passionnés brillent de sécheresse
Si loin que je m’avance et m’altère pour voir
De mes enfers pensifs les confins sans espoir…
Je sais… Ma lassitude est parfois un théâtre.
L’esprit n’est pas si pur que jamais idolâtre
Sa fougue solitaire aux élans de flambeau
Ne fasse fuir les murs de son morne tombeau.
Tout peut naître ici-bas d’une attente infinie.
L’ombre même le cède à certaine agonie,
L’âme avare s’entr’ouvre, et du monstre s’émeut
Qui se tord sur les pas d’une porte de feu…
Mais, pour capricieux et prompt que tu paraisses,
Reptile, ô vifs détours tout courus de caresses,
Si proche impatience et si lourde langueur,
Qu’es-tu, près de ma nuit d’éternelle longueur ?
Tu regardais dormir ma belle négligence…
Mais avec mes périls, je suis d’intelligence,
Plus versatile, ô Thyrse, et plus perfide qu’eux.
Fuis-moi ! du noir retour reprends le fil visqueux !
Va chercher des yeux clos pour tes danses massives.
Coule vers d’autres lits tes robes successives,
Couve sur d’autres cœurs les germes de leur mal,
Et que dans les anneaux de ton rêve animal
Halète jusqu’au jour l’innocence anxieuse !…
Moi, je veille. Je sors, pâle et prodigieuse,
Toute humide des pleurs que je n’ai point versés,
D’une absence aux contours de mortelle bercés
Par soi seule… Et brisant une tombe sereine,
Je m’accoude inquiète et pourtant souveraine,
Tant de mes visions parmi la nuit et l’œil,
Les moindres mouvements consultent mon orgueil.

Mais je tremblais de perdre une douleur divine !
Je baisais sur ma main cette morsure fine,
Et je ne savais plus de mon antique corps
Insensible, qu’un feu qui brûlait sur mes bords :

Adieu, pensai-je, MOI, mortelle sœur, mensonge…

Harmonieuse MOI, différente d’un songe,
Femme flexible et ferme aux silences suivis
D’actes purs !… Front limpide, et par ondes ravis,
Si loin que le vent vague et velu les achève
Longs brins légers qu’au large un vol mêle et soulève,
Dites !… J’étais l’égale et l’épouse du jour,
Seul support souriant que je formais d’amour
À la toute-puissante altitude adorée…

Quel éclat sur mes cils aveuglément dorée,
Ô paupières qu’opprime une nuit de trésor,
Je priais à tâtons dans vos ténèbres d’or !
Poreuse á l’éternel qui me semblait m’enclore,
Je m’offrais dans mon fruit de velours qu’il dévore ;
Rien ne me murmurait qu’un désir de mourir
Dans cette blonde pulpe au soleil pût mûrir :
Mon amère saveur ne m’était point venue.
Je ne sacrifiais que mon épaule nue
À la lumière ; et sur cette gorge de miel,
Dont la tendre naissance accomplissait le ciel,
Se venait assoupir la figure du monde.
Puis, dans le dieu brillant, captive vagabonde,
Je m’ébranlais brûlante et foulais le sol plein,
Liant et déliant mes ombres sous le lin.
Heureuse ! A la hauteur de tant de gerbes belles,
Qui laissait à ma robe obéir les ombelles,
Dans les abaissements de leur frêle fierté
Et si, contre le fil de cette liberté,
Si la robe s’arrache à la rebelle ronce,
L’arc de mon brusque corps s’accuse et me prononce,
Nu sous le voile enflé de vivantes couleurs
Que dispute ma race aux longs liens de fleurs !

Je regrette à demi cette vaine puissance…
Une avec le désir, je fus l’obéissance
Imminente, attachée à ces genoux polis ;
De mouvements si prompts mes vœux étaient remplis
Que je sentais ma cause à peine plus agile !
Vers mes sens lumineux nageait ma blonde argile,
Et dans l’ardente paix des songes naturels,
Tous ces pas infinis me semblaient éternels.
Si ce n’est, ô Splendeur, qu’à mes pieds l’Ennemie,
Mon ombre ! la mobile et la souple momie,
De mon absence peinte effleurait sans effort
La terre où je fuyais cette légère mort.
Entre la rose et moi je la vois qui s’abrite ;
Sur la poudre qui danse, elle glisse et n’irrite
Nul feuillage, mais passe, et se brise partout…
Glisse ! Barque funèbre… Et moi vive, debout,
Dure, et de mon néant secrètement armée,
Mais, comme par l’amour une joue enflammée,
Et la narine jointe au vent de l’oranger,
Je ne rends plus au jour qu’un regard étranger…
Oh ! combien peut grandir dans ma nuit curieuse
De mon cœur séparé la part mystérieuse,
Et de sombres essais s’approfondir mon art !…
Loin des purs environs, je suis captive, et par
L’évanouissement d’arômes abattue,
Je sens sous les rayons, frissonner ma statue,
Des caprices de l’or, son marbre parcouru.
Mais je sais ce que voit mon regard disparu ;
Mon œil noir est le seuil d’infernales demeures !
Je pense, abandonnant à la brise les heures
Et l’âme sans retour des arbustes amers,
Je pense, sur le bord doré de l’univers,
A ce goût de périr qui prend la Pythonisse
En qui mugit l’espoir que le monde finisse.
Je renouvelle en moi mes énigmes, mes dieux,
Mes pas interrompus de paroles aux cieux,
Mes pauses, sur le pied portant la rêverie
Qui suit au miroir d’aile un oiseau qui varie,
Cent fois sur le soleil joue avec le néant,
Et brûle, au sombre but de mon marbre béant.

Ô dangereusement de son regard la proie !

Car l’œil spirituel sur ses plages de soie
Avait déjà vu luire et pâlir trop de jours
Dont je m’étais prédit les couleurs et le cours.
L’ennui, le clair ennui de mirer leur nuance,
Me donnait sur ma vie une funeste avance :
L’aube me dévoilait tout le jour ennemi.
J’étais à demi morte ; et peut-être, à demi
Immortelle, rêvant que le futur lui-même
Ne fût qu’un diamant fermant le diadème
Où s’échange le froid des malheurs qui naîtront
Parmi tant d’autres feux absolus de mon front.

Osera-t-il, le Temps, de mes diverses tombes,
Ressusciter un soir favori des colombes,
Un soir qui traîne au fil d’un lambeau voyageur
De ma docile enfance un reflet de rougeur,
Et trempe à l’émeraude un long rose de honte ?

Souvenir, ô bûcher, dont le vent d’or m’affronte,
Souffle au masque la pourpre imprégnant le refus
D’être en moi-même en flamme une autre que je fus…
Viens, mon sang, viens rougir la pâle circonstance
Qu’ennoblissait l’azur de la sainte distance,
Et l’insensible iris du temps que j’adorai !
Viens consumer sur moi ce don décoloré
Viens ! que je reconnaisse et que je les haïsse,
Cette ombrageuse enfant, ce silence complice,
Ce trouble transparent qui baigne dans les bois…
Et de mon sein glacé rejaillisse la voix
Que j’ignorais si rauque et d’amour si voilée…
Le col charmant cherchant la chasseresse ailée.

Mon cœur fut-il si près d’un cœur qui va faiblir ?

Fut-ce bien moi, grands cils qui crus m’ensevelir
Dans l’arrière douceur riant à vos menaces…
Ô pampres ! sur ma joue errant en fils tenaces,
Ou toi… de cils tissée et de fluides fûts,
Tendre lueur d’un soir brisé de bras confus ?

» Que dans le ciel placés, mes yeux tracent mon temple !
Et que sur moi repose un autel sans exemple ! ”
Criaient de tout mon corps la pierre et la pâleur…
La terre ne m’est plus qu’un bandeau de couleur
Qui coule et se refuse au front blanc de vertige…
Tout l’univers chancelle et tremble sur ma tige,
La pensive couronne échappe à mes esprits,
La mort veut respirer cette rose sans prix
Dont la douceur importe à sa fin ténébreuse !

Que si ma tendre odeur grise ta tête creuse,
Ô mort, respire enfin cette esclave de roi :
Appelle-moi, délie !… Et désespère-moi,
De moi-même si lasse, image condamnée !
écoute… N’attends plus… La renaissante année
A tout mon sang prédit de secrets mouvements :
Le gel cède à regret ses derniers diamants…
Demain, sur un soupir des Bontés constellées,
Le printemps vient briser les fontaines scellées :
L’étonnant printemps rit, viole… On ne sait d’où
Venu? Mais la candeur ruisselle à mots si doux
Qu’une tendresse prend la terre à ses entrailles…
Les arbres regonflés et recouverts d’écailles
Chargés de tant de bras et de trop d’horizons,
Meuvent sur le soleil leurs tonnantes toisons,
Montent dans l’air amer avec toutes leurs ailes
De feuilles par milliers qu’ils se sentent nouvelles…
N’entends-tu pas frémir ces noms aériens,
Ô Sourde !… Et dans I’espace accablé de liens,
Vibrant de bois vivace infléchi par la cime,
Pour et contre les dieux ramer l’arbre unanime,
La flottante forêt de qui les rudes troncs
Portent pieusement à leurs fantasques fronts,
Aux déchirants départs des archipels superbes,
Un fleuve tendre, ô mort, et caché sous les herbes ?

Quelle résisterait, mortelle, à ces remous ?
Quelle mortelle ? Moi si pure, mes genoux
Pressentent les terreurs de genoux sans défense…
L’air me brise. L’oiseau perce de cris d’enfance
Inouïs… l’ombre même où se serre mon cœur,
Et roses ! mon soupir vous soulève, vainqueur
Hélas ! des bras si doux qui ferment la corbeille…
Oh ! parmi mes cheveux pèse d’un poids d’abeille,
Plongeant toujours plus ivre au baiser plus aigu,
Le point délicieux de mon jour ambigu…
Lumière !… Ou toi, la mort ! Mais le plus prompt me prenne !…
Mon cœur bat ! mon cœur bat ! Mon sein brûle et m’entraîne !
Ah ! qu’il s’enfle, se gonfle et se tende, ce dur
Très doux témoin captif de mes réseaux d’azur…
Dur en moi… mais si doux à la bouche infinie !…

Chers fantômes naissants dont la soif m’est unie,
Désirs ! Visages clairs !… Et vous, beaux fruits d’amour,
Les dieux m’ont-ils formé ce maternel contour
Et ces bords sinueux, ces plis et ces calices,
Pour que la vie embrasse un autel de délices,
Où mêlant l’âme étrange aux éternels retours,
La semence, le lait, le sang coulent toujours ?
Non ! L’horreur m’illumine, exécrable harmonie !
Chaque baiser présage une neuve agonie…
Je vois, je vois flotter, fuyant l’honneur des chairs
Des mânes impuissants les millions amers…
Non, souffles ! Non, regards, tendresses… mes convives,
Peuple altéré de moi suppliant que tu vives,
Non, vous ne tiendrez pas de moi la vie !… Allez,
Spectres, soupirs la nuit vainement exhalés,
Allez joindre des morts les impalpables nombres !
Je n’accorderai pas la lumière à des ombres,
Je garde loin de vous, l’esprit sinistre et clair…
Non ! Vous ne tiendrez pas de mes lèvres l’éclair !…
Et puis… mon cœur aussi vous refuse sa foudre.
J’ai pitié de nous tous, ô tourbillons de poudre !

Grands Dieux ! Je perds en vous mes pas déconcertés !
Je n’implorerai plus que tes faibles clartés,
Longtemps sur mon visage envieuse de fondre,
Très imminente larme, et seule à me répondre,
Larme qui fais trembler à mes regards humains
Une variété de funèbres chemins ;
Tu procèdes de l’âme, orgueil du labyrinthe,
Tu me portes du cœur cette goutte contrainte,
Cette distraction de mon suc précieux
Qui vient sacrifier mes ombres sur mes yeux,
Tendre libation de l’arrière-pensée !
D’une grotte de crainte au fond de moi creusée
Le sel mystérieux suinte muette l’eau.
D’où nais-tu? Quel travail toujours triste et nouveau
Te tire avec retard, larme, de l’ombre amère ?
Tu gravis mes degrés de mortelle et de mère,
Et déchirant ta route, opiniâtre faix,
Dans le temps que je vis, les lenteurs que tu fais
M’étouffent… Je me tais, buvant ta marche sûre
Qui t’appelle au secours de ma jeune blessure !

Mais blessures, sanglots, sombres essais, pourquoi ?
Pour qui, joyaux cruels, marquez-vous ce corps froid,
Aveugle aux doigts ouverts évitant l’espérance !
Où va-t-il, sans répondre à sa propre ignorance,
Ce corps dans la nuit noire étonné de sa foi ?
Terre trouble… et mêlée à l’algue, porte-moi,
Porte doucement moi… Ma faiblesse de neige,
Marchera-t-elle tant qu’elle trouve son piège ?
Où traîne-t-il, mon cygne, où cherche-t-il son vol ?
… Dureté précieuse… Ô sentiment du sol,
Mon pas fondait sur toi l’assurance sacrée !
Mais sous le pied vivant qui tâte et qui la crée
Et touche avec horreur à son pacte natal,
Cette terre si ferme atteint mon piédestal.
Non loin, parmi ces pas, rêve mon précipice…
L’insensible rocher, glissant d’algues, propice
A fuir (comme en soi-même ineffablement seul ),
Commence… Et le vent semble au travers d’un linceul
Ourdir de bruits marins une confuse trame,
Mélange de la lame en ruine, et de rame…
Tant de hoquets longtemps, et de râles heurtés,
Brisés, repris au large… et tous les sorts jetés
éperdument divers roulant l’oubli vorace…

Hélas ! de mes pieds nus qui trouvera la trace
Cessera-t-il longtemps de ne songer qu’à soi ?

Terre trouble, et mêlée à l’algue, porte-moi !

Mystérieuse MOI, pourtant, tu vis encore !
Tu vas te reconnaître au lever de l’aurore
Amèrement la même… Un miroir de la mer
Se lève… Et sur la lèvre, un sourire d’hier
Qu’annonce avec ennui l’effacement des signes,
Glace dans l’orient déjà les pâles lignes
De lumière et de pierre, et la pleine prison
Où flottera l’anneau de l’unique horizon…
Regarde : un bras très pur est vu, qui se dénude.
Je te revois, mon bras… Tu portes l’aube… Ô rude
Réveil d’une victime inachevée… et seuil
Si doux… si clair, que flatte, affleurement d’écueil,
L’onde basse, et que lave une houle amortie !…
L’ombre qui m’abandonne, impérissable hostie,
Me découvre vermeille à de nouveaux désirs,
Sur le terrible autel de tous mes souvenirs.

Là, l’écume s’efforce à se faire visible ;
Et là, titubera sur la barque sensible
A chaque épaule d’onde, un pêcheur éternel.
Tout va donc accomplir son acte solennel
De toujours reparaître incomparable et chaste,
Et de restituer la tombe enthousiaste
Au gracieux état du rire universel.

Salut ! Divinités par la rose et le sel,
Et les premiers jouets de la jeune lumière,
îles !… Ruches bientôt quand la flamme première
Fera que votre roche, îles que je prédis,
Ressente en rougissant de puissants paradis ;
Cimes qu’un feu féconde à peine intimidées,
Bois qui bourdonnerez de bêtes et d’idées,
D’hymnes d’hommes comblés des dons du juste éther,
Îles ! dans la rumeur des ceintures de mer,
Mères vierges toujours, même portant ces marques,
Vous m’êtes à genoux de merveilleuses Parques:
Rien n’égale dans l’air les fleurs que vous placez,
Mais dans la profondeur, que vos pieds sont glacés !

De l’âme les apprêts sous la tempe calmée,
Ma mort, enfant secrète et déjà si formée,
Et vous, divins dégoûts qui me donniez l’essor,
Chastes éloignements des lustres de mon sort,
Ne fûtes-vous, ferveur, qu’une noble durée?
Nulle jamais des dieux plus près aventurée
N’osa peindre à son front leur souffle ravisseur,
Et de la nuit parfaite implorant l’épaisseur,
Prétendre par la lèvre au suprême murmure.

Je soutenais l’éclat de la mort toute pure
Telle j’avais jadis le soleil soutenu…
Mon corps désespéré tendait le torse nu
Où I’âme, ivre de soi, de silence et de gloire,
Prête à s’évanouir de sa propre mémoire,
écoute, avec espoir, frapper au mur pieux
Ce cœur, – qui se ruine à coups mystérieux
Jusqu’à ne plus tenir que de sa complaisance
Un frémissement fin de feuille, ma présence…

Attente vaine, et vaine… Elle ne peut mourir
Qui devant son miroir pleure pour s’attendrir.

Ô n’aurait-il fallu, folle, que j’accomplisse
Ma merveilleuse fin de choisir pour supplice
Ce lucide dédain des nuances du sort ?
Trouveras-tu jamais plus transparente mort
Ni de pente plus pure où je rampe à ma perte
Que sur ce long regard de victime entr’ouverte,
Pâle, qui se résigne et saigne sans regret ?
Que lui fait tout le sang qui n’est plus son secret ?
Dans quelle blanche paix cette pourpre la laisse,
A l’extrême de l’être et belle de faiblesse !
Elle calme le temps qui la vient abolir,
Le moment souverain ne la peut plus pâlir,
Tant la chair vide baise une sombre fontaine !
Elle se fait toujours plus seule et plus lointaine…
Et moi, d’un tel destin, le cœur toujours plus près,
Mon cortège, en esprit, se berçait de cyprès…
Vers un aromatique avenir de fumée,
Je me sentais conduite, offerte et consumée ;
Toute, toute promise aux nuages heureux !
Même, je m’apparus cet arbre vaporeux,
De qui la majesté légèrement perdue
S’abandonne à l’amour de toute l’étendue.
L’être immense me gagne, et de mon cœur divin
L’encens qui brûle expire une forme sans fin…
Tous les corps radieux tremblent dans mon essence !…

Non, non !… N’irrite plus cette réminiscence !
Sombre lys ! Ténébreuse allusion des cieux,
Ta vigueur n’a pu rompre un vaisseau précieux…
Parmi tous les instants tu touchais au suprême…
Mais qui l’emporterait sur la puissance même,
Avide par tes yeux de contempler le jour
Qui s’est choisi ton front pour lumineuse tour ?

Cherche, du moins, dis-toi, par quelle sourde suite
La nuit, d’entre les morts, au jour t’a reconduite ?
Souviens-toi de toi-même, et retire à l’instinct
Ce fil (ton doigt doré le dispute au matin),
Ce fil dont la finesse aveuglément suivie
Jusque sur cette rive a ramené ta vie…
Sois subtile… cruelle… ou plus subtile !… Mens !…
Mais sache !… Enseigne-moi par quels enchantements,
Lâche que n’a su fuir sa tiède fumée,
Ni le souci d’un sein d’argile parfumée,
Par quel retour sur toi, reptile, as-tu repris
Tes parfums de caverne et tes tristes esprits ?

Hier la chair profonde, hier, la chair maîtresse
M’a trahie… Oh ! sans rêve, et sans une caresse !…
Nul démon, nul parfum ne m’offrit le péril
D’imaginaires bras mourant au col viril ;
Ni, par le Cygne-Dieu, de plumes offensée
Sa brûlante blancheur n’effleura ma pensée…
Il eût connu pourtant le plus tendre des nids !
Car toute à la faveur de mes membres unis,
Vierge, je fus dans l’ombre une adorable offrande…
Mais le sommeil s’éprit d’une douceur si grande,
Et nouée à moi-même au creux de mes cheveux,
J’ai mollement perdu mon empire nerveux.
Au milieu de mes bras, je me suis faite une autre…
Qui s’aliène ?… Qui s’envole ?… Qui se vautre ?…
A quel détour caché, mon cœur s’est-il fondu ?
Quelle conque a redit le nom que j’ai perdu ?
Le sais-je, quel reflux traître m’a retirée
De mon extrémité pure et prématurée,
Et m’a repris le sens de mon vaste soupir ?
Comme l’oiseau se pose, il fallut m’assoupir.

Ce fut l’heure, peut-être, où la devineresse
Intérieure s’use et se désintéresse :
Elle n’est plus la même… Une profonde enfant
Des degrés inconnus vainement se défend,
Et redemande au loin ses mains abandonnées.
Il faut céder aux vœux des mortes couronnées
Et prendre pour visage un souffle… Doucement,
Me voici : mon front touche à ce consentement…
Ce corps, je lui pardonne, et je goûte à la cendre.
Je me remets entière au bonheur de descendre,
Ouverte aux noirs témoins, les bras suppliciés,
Entre des mots sans fin, sans moi, balbutiés.
Dors, ma sagesse, dors. Forme-toi cette absence ;
Retourne dans le germe et la sombre innocence,
Abandonne-toi vive aux serpents, aux trésors.
Dors toujours ! Descends, dors toujours ! Descends,
[ dors, dors !

(La porte basse c’est une bague… où la gaze
Passe… Tout meurt, tout rit dans la gorge qui jase…
L’oiseau boit sur ta bouche et tu ne peux le voir…
Viens plus bas, parle bas… Le noir n’est pas si noir…)

Délicieux linceuls, mon désordre tiède,
Couche où je me répands, m’interroge et me cède,
Où j’allai de mon cœur noyer les battements,
Presque tombeau vivant dans mes appartements,
Qui respire, et sur qui l’éternité s’écoute,
Place pleine de moi qui m’avez prise toute,
Ô forme de ma forme et la creuse chaleur
Que mes retours sur moi reconnaissaient la leur,
Voici que tant d’orgueil qui dans vos plis se plonge
A la fin se mélange aux bassesses du songe !
Dans vos nappes, où lisse elle imitait sa mort
L’idole malgré soi se dispose et s’endort,
Lasse femme absolue, et les yeux dans ses larmes,
Quand, de ses secrets nus les antres et les charmes,
Et ce reste d’amour que se gardait le corps
Corrompirent sa perte et ses mortels accords.
Arche toute secrète, et pourtant si prochaine,
Mes transports, cette nuit, pensaient briser ta chaîne ;
Je n’ai fait que bercer de lamentations
Tes flancs chargés de jour et de créations !
Quoi ! mes yeux froidement que tant d’azur égare
Regardent là périr l’étoile fine et rare,
Et ce jeune soleil de mes étonnements
Me paraît d’une aïeule éclairer les tourments,
Tant sa flamme aux remords ravit leur existence,
Et compose d’aurore une chère substance
Qui se formait déjà substance d’un tombeau !…
Ô, sur toute la mer, sur mes pieds, qu’il est beau !
Tu viens !… Je suis toujours celle que tu respires,
Mon voile évaporé me fuit vers tes empires…

… Alors, n’ai-je formé vains adieux si je vis,
Que songes ?… Si je viens, en vêtements ravis,
Sur ce bord, sans horreur, humer la haute écume,
Boire des yeux l’immense et riante amertume,
L’être contre le vent, dans le plus vif de l’air,
Recevant au visage un appel de la mer ;
Si l’âme intense souffle, et renfle furibonde
L’onde abrupte sur l’onde abattue, et si l’onde
Au cap tonne, immolant un monstre de candeur,
Et vient des hautes mers vomir la profondeur
Sur ce roc, d’où jaillit jusque vers mes pensées
Un éblouissement d’étincelles glacées,
Et sur toute ma peau que morde l’âpre éveil,
Alors, malgré moi-même, il le faut, ô Soleil,
Que j’adore mon cœur où tu te viens connaître,
Doux et puissant retour du délice de naître,
Feu vers qui se soulève une vierge de sang
Sous les espèces d’or d’un sein reconnaissant.

Sigismond dit: 12 avril 2013 à 8 h 14 min

la branlette a envahi le blog de Passou, comme s’il n’y avait pas de sujets plus intéressants que tous ces commentaires out !

christiane dit: 12 avril 2013 à 7 h 50 min

Oh là là, c’est indigeste tous ces collages ! Du « Cimetière marin » j’aimais la première et la dernière strophe, je crois qu’elles me suffisent. Le reste est effectivement très long. La poésie de Valéry ? Je préfère ses Carnets.

Au passage dit: 12 avril 2013 à 7 h 27 min

son art de l’ellipse dans ses grands articles des premiers volumes de varietés

Des exemples?

DHH dit: 12 avril 2013 à 7 h 22 min

post precedent apres correction des fautes de frappe
@mauvaise langue
c’est sans doute par provocation que vous dévalorisez le cimetiere marin .
sans doute Valery est-il meilleur critique que poéte.
On ne peut eggectivement qu’etre seduit par l’intelligence de l’analyse et son art de l’ellipse dans ses grands articles des premiers volumes de varietés:Adonis ,Les lettres persanes aec cette formule si ciselée:
« il prévoit les plaisirs de l’intelligence elegante »
Mais ne vous meprenez pas sur le cimetière marin:
Qu’a -t-on ecrit en quelques lignes de plus beau sur la Provence que la strophe qui commencece par
« ici venu l’aenir est paresse
l’insecte net gratte la secheresse »?
Quel miracle litteraire que l’erotisme souriantqui s’exprime en quatre lignes dans la strophe qui commence par
:Où sont les cris de filles chatouilléees »!
Et aussi son art de l’exploitation du sens etymologique et des connotationds d’un mot comme « idole’ dans : »mille et mille idoles de soleil ».
Brio de cette capacité a faire comprendre du concret à travers de mots abstraits avec le connotations qui en resultent;
La verticalité du soleil devient « midi le juste »,le ver n’est pas inevitable mais irrefutable .
relisez sans a priori ce poeme
peut-etre la jeune parque est elle plus bavarde et un peu sirupeuse, mais dans la forme breve ,quelle reussite que le sonnet des grenades!

Les corrections dit: 12 avril 2013 à 7 h 00 min

Crachons sur Maggie, cette merveilleuse, et si féminine, anglaise qui restera au plus bas dans l’histoire ! Elle a non seulement admirablement brisé la grève de ces adminrable mineurs, mais aussi mon coeur, qui explosa, à la nouvelle de sa chute d’un
orgasmique bonheur … ! Hurk, hurk !
JC dit: 12 avril 2013 à 6 h 20 min

Pour une fois que le PQ de PQ écrit quelque chose d’intelligent.

JC dit: 12 avril 2013 à 6 h 20 min

Vous pouvez toujours cracher sur Maggie, cette merveilleuse, et si féminine, anglaise qui restera au plus haut dans l’histoire ! Elle a non seulement admirablement brisé la grève de ces corrompus de mineurs, mais aussi mon coeur, qui explosa, à la nouvelle de la chute des voyous syndicalistes, d’un orgasmique bonheur … ! Hurk, hurk !

edouard dit: 12 avril 2013 à 6 h 03 min

Abdel
vous en prendre à l’idole brit des fafs du blog grands admirateurs de pinochet…! (le pervers de PQ vient d’ailleurs de déposer une de ses m. racistes)

JC dit: 12 avril 2013 à 6 h 03 min

…..577 députés à l’A.N…..Chacun doit porter, ne serait-ce que par la gestion d’une Collectivité Territoriale en cumul de mandat, son lot de « petits détails » bourré de diableries financières illégales, ô combien comparables à celle de ce démon de Cahuzac !

…Ô Dieux ! faites qu’il ait le courage, l’ami Jérôme, d’aller mettre ses petits yeux droit dans les yeux de ceux qui lynchent aussi vite qu’ils ont adoré leur compagnon de route socialiste ….

Puisqu’on paye, autant avoir du spectacle au Coliseum, en attendant la faillite.

JC dit: 12 avril 2013 à 5 h 42 min

Abdelkader, remerciements chaleureux pour tes conseils de séducteur et copulateur caprin expérimenté, vers 20h. On sent une indéniable compétence dans ce domaine étroit… En cadeau, ma plus belle chèvre, Yasmina, sera pour toi : si elle n’excite pas tes errements zoophiles, tu la boufferas ! Bonne journée…

Bloom dit: 12 avril 2013 à 5 h 37 min

L’a raison le Boug, rien de plus roboratif que le Grand Sétois en anglais:

We later civilizations . . . we too know that we are mortal.

We had long heard tell of whole worlds that had vanished, of empires sunk without a trace, gone down with all their men and all their machines into the unexplorable depths of the centuries, with their gods and their laws, their academies and their sciences pure and applied, their grammars and their dictionaries, their Classics, their Romantics, and their Symbolists, their critics and the critics of their critics. . . . We were aware that the visible earth is made of ashes, and that ashes signify something. Through the obscure depths of history we could make out the phantoms of great ships laden with riches and intellect; we could not count them. But the disasters that had sent them down were, after all, none of our affair.

Elam, Ninevah, Babylon were but beautiful vague names, and the total ruin of those worlds had as little significance for us as their very existence. But France, England, Russia…these too would be beautiful names. Lusitania too, is a beautiful name. And we see now that the abyss of history is deep enough to hold us all. We are aware that a civilization has the same fragility as a life. The circumstances that could send the works of Keats and Baudelaire to join the works of Menander are no longer inconceivable; they are in the newspapers. That is not all. The searing lesson is more complete still. It was not enough for our generation to learn from its own experience how the most beautiful things and the most ancient, the most formidable and the best ordered, can perish by accident; in the realm of thought, feeling, and common sense, we witnessed extraordinary phenomena: paradox suddenly become fact, and obvious fact brutally believed.

I shall cite but one example: the great virtues of the German peoples have begotten more evils, than idleness ever bred vices. With our own eyes, we have seen conscientious labor, the most solid learning, the most serious discipline and application adapted to appalling ends.

So many horrors could not have been possible without so many virtues. Doubtless, much science was needed to kill so many, to waste so much property, annihilate so many cities in so short a time; but moral qualities in like number were also needed. Are Knowledge and Duty, then, suspect?

So the Persepolis of the spirit is no less ravaged than the Susa of material fact. Everything has not been lost, but everything has sensed that it might perish.
—–

eXEAt dit: 12 avril 2013 à 2 h 31 min

oui, mais élevez, élevez, si l’on s’en tien à la conclusion du billet
 » A d’autres, à Jean-Louis Schefer par exemple, qui sait qui se niche , de Dieu ou du diable.
il y en aurait au moins un qui saurait qui !
Et il a dit on secret à onclapis lazuline qui va concocter un traité de démonologie à la mémoire de Desdémone .
et vous souriez si on vous fait miroiter des monts et merveilles,

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 avril 2013 à 2 h 16 min


…réponse à,…@,…eXAEt,…à,…0 h 55 mn,

…pour les évidences à Heidegger sur le net, et la beauté des laids nazis-juifs de connivence d’usures mondialistes de principes à go-go,…etc,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 avril 2013 à 2 h 05 min


…il faut pas tout s’en remettre à votre Heidegger,…
…pour s’abstenir du beau partout en tout lieu,…
…et se convaincre du lait homogénéisé,…

…et comment y peut-on concevoir de la pensée néo-nazis qui est froide d’objectivité,…dans le beau chaleureux soleil dit Apollon,…

…le beau en néo-nazis,…avec la tête d’Adolf Hitler,…
…presque un montage Cinéma pour abrutis de Freud & C°,…
…çà peut faire très lourd pour faire de la  » beauté » une qualité néo-nazis de mes deux balles,…
…ou encore que la beauté n’est pas économe,…ou mondialiste,…
…peut-être un commerce d’esprit pour leurrer les Dieux, par sa prétendue famille ?,…
…ce en quoi,…mettre et dévoile, le concept néo-nazis au service du peuple juif,…et avérer montage d’histoire pour soumettre le  » beau  » comme une vilenie,..que le juifs au nez crochu n’a pas comme défaut d’être beau,…dans cet esthétique d’art,…

…c’est du propre,…le montage de faire du  » beau « ,…une qualité du  » füreur  » à exterminer les allemands en guerre,…

…et la libre pensée,…elle est belle de se voir dans ce miroir ou l’âge et les rides s’en éprennent du miroir glauque,…objectiviste de la pensée libre,…

…la mode, l’art, l’urbanisme en laideur,…quels endoctrinés de la sainte laideur et désordre des âmes,…
…une économie mondialiste de plus,…etc,…

…de toute façon votre Heidegger et Hitler des bons-à-riens,…vous pouvez vous en foûtre et vous les mettre dans toute l’histoire que vous monter,…à vos desseins,…Na,…

…ce jeux de dupes entre  » nazis et juifs « ,…çà commence à bien faire dans le cinéma à deux balles genre Métropolis – diversion,…
…comme un doute de conspiration idéologique de face et revers  » gays  » d’intérêts à l’emprunt de fil et couture,…
…pas à moi,…ce Cinéma,…du saint peuple à se remplir seul les poches aux 3 % d’intérêts à l’€uro – impérial – face tu perd et pile je gagne,…entre idéologie nazis-juifs,…de connivence latérale altruiste,…
…etc,…une autre,…

court dit: 12 avril 2013 à 1 h 47 min

Il y a dans le meilleur Valéry un croisement improbable entre Mallarmé et Malherbe qui m’enchante toujours. La Pythie, particulièrement, et meme le Cimetière Marin. Meme sureté de langue, meme instrument, l’octosyllabe, meme sens des contrastes baroques et du métier de Poète Lauréat.
« Apollon à portes ouvertes
Laisse indifféremment cueillir
Les belles feuilles toujours vertes
Qui gardent les noms de vieillir
Mais l’art d’en tresser les couronnes
N’est su que peu de personnes,
Et trois ou quatre seulement,
Au nombre duquel on me range,
savent donner une louange
Qui demeure éternellement. »

On peut juger dépassée cette conception, elle n’en a pas moins sa noblesse et ses réussites.
Sinon, on en reste à Jules Romains et à sa caricature assez bete de Strygelius-Valéry….
Bien à vous.
MCourt

Giovanni Sant'Angelo dit: 12 avril 2013 à 0 h 47 min


…les goûts et les couleurs,..qu’est ce que  » l’argent  » à fait comme dégâts dans l’hérédité et mélange des espèces tribales en €urope,…
…mêmes les éprouvettes en mondialisation offshore à deux balles de paradis des sans-gênes à froid,…Ah,…Ah,…

…c’est à se demander,…comment Apollon nous éclaire encore de ses rayons,…réalité ou diversion,…autant en emporte le vent,…
…avec ce qu’il voit aujourd’hui,…
…il va refaire une autre terre à con,…
…etc,…c’est sûr,…la jalousie,…y a que çà,…la majorité veut du lait au biberon,…
…nul besoin de  » p Ô érésie  » à se mettre sous l’Adam à l’ Eve la cuisse,…en compas de lune d’arpenteur,…et triangulations stratifiées,…
…etc,…l’économie d’un peintre reconvertis,…à la typographie du musc,…Ah,…
….

Lycaeides idas nabokovi dit: 12 avril 2013 à 0 h 41 min

Info photo cello :

23 July 2010

Kinshasa, Democratic Republic of Congo
Joséphine Nsimba Mpongo, 37, practices the cello in the Kimbanguiste neighborhood of Kinshasa, Democratic Republic of Congo. She is a member of the Orchestre Symphonique Kimbanguiste (OSK), Central Africa’s only symphony orchestra. During the day, Joséphine sells eggs in Kinshasa’s main market, and rehearses with the orchestra most evenings during the week. The OSK was founded by its current conductor Armand Diangienda in 1994. Initially, just a few dozen musicians shared the small number of instruments they had at their disposal. Today, the OSK can muster 200 players for a concert. Most are self-taught amateurs who hold down day jobs all over the city.

Photo credit:
Panos Pictures for Der Spiegel

Andrew McConnell speaks about the project:
« I was sent on assignment by Der Spiegel magazine to photograph the Kimbanguiste Symphony Orchestra in Kinshasa, DR Congo. Two German filmmakers were in town to premier a movie they had made about the orchestra and I was to document the event. The orchestra practices at the conductor’s compound in the Kimbanguiste neighborhood of the city, a place filled with musicians that reverberates to the sounds of string, brass, wind and percussion instruments. The compound was separated from the street by green corrugated plastic and I made the picture with the intention of showing two worlds side by side, one chaotic, poverty ridden and sad, and the other rising above all that, beautiful, inspired, and full of possibility. »

Marché des évidences dit: 12 avril 2013 à 0 h 31 min

eXEAt dit: 12 avril 2013 à 0 h 17 min
cette femme au violoncelle n’est pas dans la représentation,( la différence avec Rostro, ce qui ne veut pas dire que pour Rostro, son désir ait été « truqué » )

H. R. decouvre le fil à couper le beurre et elle nous en fait part

eXEAt dit: 12 avril 2013 à 0 h 17 min

cette femme au violoncelle n’est pas dans la représentation,( la différence avec Rostro, ce qui ne veut pas dire que pour Rostro, son désir ait été « truqué » )

eXEAt dit: 12 avril 2013 à 0 h 08 min

la réaction serait-elle la même dans une classe mixte (garçons et filles, lesquelles savent très bien glousser, et même devant des professeurs)

abdelkader dit: 11 avril 2013 à 23 h 58 min

Peut-être la meilleure chanson sur la Thatcher…Elvis Costello, a gentleman and a scholar…je me suis trouvé assis a cote de lui, dans l’avion, un jour que je rentrais a Londres…je n’avais pas vu le temps passer…
http://www.youtube.com/watch?v=K-BZIWSI5UQ
pour ceux qui n’ont pas la couleur, je mets aussi le texte…tain, je suis généreux ce soir…
I saw a newspaper picture from the political campaign
A woman was kissing a child, who was obviously in pain
She spills with compassion, as that young childs
Face in her hands she grips
Can you imagine all that greed and avarice
Coming down on that childs lips

Well I hope I don’t die too soon
I pray the lord my soul to save
Oh I’ll be a good boy, Im trying so hard to behave
Because there’s one thing I know, I’d like to live
Long enough to savour
That’s when they finally put you in the ground
Ill stand on your grave and tramp the dirt down

When england was the whore of the world
Margeret was her madam
And the future looked as bright and as clear as
The black tarmacadam
Well I hope that she sleeps well at night, isnt
Haunted by every tiny detail
Cos when she held that lovely face in her hands
All she thought of was betrayal

And now the cynical ones say that it all ends the same in the long run
Try telling that to the desperate father who just squeezed the life from his only son
And how it’s only voices in your head and dreams you never dreamt
Try telling him the subtle difference between justice and contempt
Try telling me she isn’t angry with this pitiful discontent
When they flaunt it in your face as you line up for punishment
And then expect you to say thank you straighten up, look proud and pleased
Because youve only got the symptoms, you haven’t got the whole disease
Just like a schoolboy, whose heads like a tin-can
Filled up with dreams then poured down the drain
Try telling that to the boys on both sides, being blown to bits or beaten and maimed
Who takes all the glory and none of the shame

Well I hope you live long now, I pray the lord your soul to keep
I think I’ll be going before we fold our arms and start to weep
I never thought for a moment that human life could be so cheap
Cos when they finally put you in the ground
They’ll stand there laughing and tramp the dirt down

eXEAt dit: 11 avril 2013 à 23 h 56 min

la réaction de cettefemme- mais on ne sait pas à quoi, c’est de se mettre, elle , au violoncelle. ça m’émeut , ce geste si libre de son désir .

eXEAt dit: 11 avril 2013 à 23 h 52 min

mauvaise langue, ne pensez-vous pas qu’ils échangeraient des regards et même éclateraient de rire ..
après tout le bordel, c’est une réaction qui n’est pas forcément malsaine .

La mauvaise langue dit: 11 avril 2013 à 23 h 41 min

Ils ne réagiraient pas ; ils n’y comprendraient rien. La classe serait un bordel du diable !

des journées entières dans les arbres dit: 11 avril 2013 à 23 h 28 min

« Allô, non mais allô quoi » ( copyright)
Une émeute de détails dans le bar de la rue Delambre.

eXEAt dit: 11 avril 2013 à 23 h 03 min

ce qui serait intéressant , ce serait de soumettre ces poèmes à des élèves de quinze ans aujourd’hui dans différents établissements francophones et de voir comment ils réagissent

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 avril 2013 à 22 h 59 min


…@,…Précisons à 22 h 30 mn,…précisons d’emprunt,…
…Oui,…habitudes des termes  » prendre des empreintes et moulages « ,…voilà,…merci,…etc,…

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 avril 2013 à 22 h 46 min


…et on laisse  » tout çà  » en liberté,…comme normal,…
…bonjours les dégâts des eaux aux orties,…
…etc,…encore des paranos d’acteurs en manque d’attributs,…
…la fiction-comédie sur le net paradis-fiscal,…de mes deux,…Ollé,…à true bord,…
…Yellove submarine à bas bord,…
…feux de salve pour  » obscurantisme « ,…sécurité d’état,…à deux balles,…Go,…GaGa C°,…d’élite,…
…etc,…

Chaloux dit: 11 avril 2013 à 22 h 36 min

Hamlet, de grâce, n’ouvrez plus jamais Flaubert. Une telle incompréhension, un tel contresens perpétuel, n’ont qu’un nom, que j’ose à peine évoquer céans : Clopi….Trouille… Vous êtes démasquée.

Will Self-reliant dit: 11 avril 2013 à 22 h 31 min

hamlet dit: 11 avril 2013 à 22 h 21 min
en lisant Valery et flaubert il suffit juste de m’interviewer, recopier tel quel ce que je raconte et copie-colle dans mes posts et hop ça donnerait un nouveau B&P à moi tout seul.

en effet.

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 avril 2013 à 22 h 27 min


…notre Dame du Sophie d’elle,…nous refait son Casimodo d’empreint à deux balles sur le court,…copier / coller,…

Chaloux dit: 11 avril 2013 à 22 h 25 min

Langue en aigre sauce, Valéry te répond.

« Même le plus sage exécute le mouvement très humain de cogner sur ce qu’il ne comprend pas ».

Valéry, Mauvaises pensées et autres, Pleiade 2 P. 832.

D’où il ressort que celui qui cogne sur tout est celui qui ne comprend rien. On s’en doutait déjà…

la mesure précise... dit: 11 avril 2013 à 22 h 23 min

Bon,ça commence à bien faire les tirades à n’ en plus finir!
Si notre Schefer aime ça, c’ est normal qu’il ait échoué d’ écrire à Art Press!

hamlet dit: 11 avril 2013 à 22 h 21 min

en lisant Valery on se rend compte que la critique de Flaubert dans B&P de ceux qui pensent accéder à la « Vérité » en passant les sciences non seulement n’est plus valable mais en plus n’aura duré que très peu de temps.
B&P est peut-être amusant à lire mais ce qu’il dit est complètement périmé.
au contraire ceux qui pensent pouvoir accéder à une vérité ne sont plus les scientifiques mais les écrivains ou les journalistes.
s’il fallait écrire B&P aujourd’hui il faudrait mettre en scène 2 philosophes (Onfray et bhl), 2 journalistes (Plenel de Demorand) ou 2 écrivains (Enard et Angot), il suffit juste de les interviewer, recopier tel quel ce qu’ils racontent dans un bouquin hop ça donnerait un nouveau B&P.
d’ailleurs le bouquin d’échange de mails entre welbec et bhl c’est du b&p pur jus, en moins bien écrit.

Chaloux dit: 11 avril 2013 à 22 h 18 min

« Oui, le goût que j’ai d’une certaine médiocrité me servira au théâtre ».
Jules Renard, Journal, 11 mars 1897, P.398.

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 avril 2013 à 22 h 05 min


…c’est inconvenant d’être forcé de suivre et de lire tout ce charabia de ces longues poésies catapultées en vrac,…
…donne les références exact,…et ne nous force pas à te suivre en bloquent les commentaires par ces saucisses de qualité morfondue de peines et soupe à rire coller au plats-fonds,…
…de prendre des vessies pour des lanternes de p Ô érésie net d’impôts conceptuels d’offshore à crocro des îles du paradis fiscal,…à diversion grotesque,…etc,…

hamlet dit: 11 avril 2013 à 22 h 01 min

oui christiane là où les deux se retrouvent le plus c’est sur l’accumulation moderne des connaissances, des définitions, des lois, des règles… visant à tout uniformiser et encadrer dans le but que rien ne puisse passer entre les mailles du filet.
sauf que deux individus peuvent acquérir les mêmes connaissances, les mêmes contenus : pour un ils serviront par exemple à empêcher les arnaques fiscales et pour l’autre à permettre et favoriser les arnaques fiscales.
dans le milieu de la finance les astronomes sont très recherchés pour faire des modèles mathématiques utilisés pour spéculer.
nous en sommes arrivés à un point où les plus et les mieux éduqués sont en même temps ceux qui commettent les actions les plus néfastes.
jusqu’à une certaine époque nous avons cru qu’il suffisait d’éduquer les gens pour améliorer le monde, nous sommes en train de rendre compte que c’est exactement le contraire : les nuisances sociales sont directement proportionnelles à l’intelligence de ceux qui les commettent.
depuis Lichtenberg des auteurs l’avaient envisagé, il y a même une logique dans le fait que le savoir aille dans le sens de la malveillance.
le plus curieux est que ce ne soit pas encore arrivé jusqu’aux universités, encore que le département de Paris Dauphine qui avait formé les étudiants à l’origine de la crise des subprimes avai un temp fermé ses portes, ils s’étaient aperçus qu’ils avaient formé des monstres surintelligents, du coup ils demandé un moratoire. Des auteurs comme Stiegler ou Stengers commencent à soulever ce problème.
Valery avait de l’avance.

Gilles Lecoq dit: 11 avril 2013 à 21 h 59 min

La Jeune Parque ? Magnifique ! Je l’ai su en entier dans ma jeunesse.
Qui pleure là sinon le vent simple à cette heure… nanana nanana… Cette main sur mes traits qu’elle rêve effleurer… Sublime !

Lauvaise mangue dit: 11 avril 2013 à 21 h 59 min

C’est vrai, je n’en rate pas une, toutes les crétineries qui peuvent s’écrire, je les écris, et avec quelle satisfaction, quel contentement de moi-même, sans frein. Et mon oeuvre poétique… Je ne vous dis que ça. Valéry n’a qu’à bien se tenir.

Chaloux dit: 11 avril 2013 à 21 h 56 min

Trêve de sottises à propos de Valéry.

Le Bois Amical

Nous avons pensé des choses pures
Côte à côte, le long des chemins,
Nous nous sommes tenus par les mains
Sans dire… parmi les fleurs obscures;

Nous marchions comme des fiancés
Seuls, dans la nuit verte des prairies;
Nous partagions ce fruit de féeries
La lune amicale aux insensés

Et puis, nous sommes morts sur la mousse,
Très loin, tout seuls parmi l’ombre douce
De ce bois intime et murmurant;

Et là-haut, dans la lumière immense,
Nous nous sommes trouvés en pleurant
Ô mon cher compagnon de silence !

Paul Valéry
Album de vers anciens
Oeuvres 1 Pleiade P. 80.

Bonne soirée…

John Brown dit: 11 avril 2013 à 21 h 52 min

 » Valéry, c’est le Bensarade du XXè siècle en poésie !  » (rédigé par LML)

Ne sous-estimons pas Benserade; « Iphis et Iante  » est une petite merveille, comme le démontre la mise en scène de Jean-Pierre Vincent.

La mauvaise langue dit: 11 avril 2013 à 21 h 52 min

Le monde, notre monde est fait de telle sorte que ce qui est génial de Valéry reste inconnu du lecteur moyen (ex : La méthode de Léonard de Vinci) et ce qui est connu et admiré est nullissime (ex : La jeune Parque, Le cimetière marin et tant d’autres poèmes de ce misérable poète).

Il faut redécouvrir Valéry pour ce qu’il est est : un excellent critique, et un penseur de la littérature et de la création. Mais dès qu’il s’aessaie à vouloir faire de l’art, il échoue. Sa production poétique à part quelques joyaux est à foutre à la poubelle de l’histoire littéraire.

Lycaeides idas nabokovi dit: 11 avril 2013 à 21 h 49 min

Tiens ! l’un prêtent qu’on l’amuse ; l’autre qu’on tape des textes que l’on peut copier-coller. Comme quoi…

John Brown dit: 11 avril 2013 à 21 h 49 min

« Personne n’ose dire que la poésie de Valéry est ringarde et illisible. Apprendre Le cimetière marin par cœur à quinze ans ! Il ne faut souhaiter ça à personne. Il y a juste le début et un vers par ci par là qui est de la vraie poésie. Tout le reste est imbuvable, insipide, ringard, en un mot nul… » (rédigé par LML)

Osons le dire ! Dédé prétend qu’il sait par coeur « le Cimetière marin » et « la Jeune parque », mais je n’en crois rien. Personne n’a jamais réussi à apprendre par coeur une tartine aussi rebutante que « la Jeune Parque ». Tandis que n’importe quel texte de Baudelaire,de Mallarmé, de Ponge ou de Michaux (et de Racine, bien entendu, pardon pour ceux que j’oublie), cela s’apprend avec la plus extrême facilité, dans le bonheur et l’émerveillement.

La mauvaise langue dit: 11 avril 2013 à 21 h 43 min

Entre Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Lautréamont, Laforgue d’un côté et Valéry de l’autre, la poésie a régressé de cent mille ans dans le médiocre, le baveux, le précieux. Valéry, c’est le Bensarade du XXè siècle en poésie ! Je n’ai jamais compris que d’éminents professeurs d’université puissent y consacrer une bonne partie de leur vie. Il faut sacrément s’ennuyer dans la vie pour y trouver quelque charme que ce soit !

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 avril 2013 à 21 h 42 min


…@,…Dédé,…

…franchement çà n’en vaut pas la peine d’en faire une si longue  » p Ö érésie « ,…

…un peu de maintien succinct à deux balles,…c’est pas trop court donné son vit en vers d’Hélène d’étroit pouces d’écart brillant d’Adam,…dehors,…etc,…

John Brown dit: 11 avril 2013 à 21 h 41 min

« Et quel frémissement d’une feuille effacé
Persiste parmi vous, îles de mon sein nu ?… » (cité par Dédé)

Ah ! mon Dieu ! je bande… Je bande !

La mauvaise langue dit: 11 avril 2013 à 21 h 39 min

Personne n’ose dire que la poésie de Valéry est ringarde et illisible. Apprendre Le cimetière marin par cœur à quinze ans ! Il ne faut souhaiter ça à personne. Il y a juste le début et un vers par ci par là qui est de la vraie poésie. Tout le reste est imbuvable, insipide, ringard, en un mot nul…

eXEAt dit: 11 avril 2013 à 21 h 39 min

surement pas moi-je après un tel billet
sur les incertitudes et…..
les aveux ! « ami imaginaire »(c’est quand même un concept aujourd’hui) n’est pas le professeur ,( mais l’inavouable le plus souvent -que P .Assouline aurait repéré.)
Dracul étant là pour la représentation, bonne nuit

Dédé dit: 11 avril 2013 à 21 h 34 min

Mais puisque je te dis que je connais le poème par cœur, jean marron. Tiens, la preuve :

Qui pleure là, sinon le vent simple, à cette heure
Seule, avec diamants extrêmes ?… Mais qui pleure,
Si proche de moi-même au moment de pleurer ?

Cette main, sur mes traits qu’elle rêve effleurer,
Distraitement docile à quelque fin profonde,
Attend de ma faiblesse une larme qui fonde,
Et que de mes destins lentement divisé,
Le plus pur en silence éclaire un cœur brisé.
La houle me murmure une ombre de reproche,
Ou retire ici-bas, dans ses gorges de roche,
Comme chose déçue et bue amèrement,
Une rumeur de plainte et de resserrement…
Que fais-tu, hérissée, et cette main glacée,
Et quel frémissement d’une feuille effacé
Persiste parmi vous, îles de mon sein nu ?…
Je scintille, liée à ce ciel inconnu…
L’immense grappe brille à ma soif de désastres.

Tout-puissants étrangers, inévitables astres
Qui daignez faire luire au lointain temporel
Je ne sais quoi de pur et de surnaturel ;
Vous qui dans les mortels plongez jusques aux larmes
Ces souverains éclats, ces invincibles armes,
Et les élancements de votre éternité,
Je suis seule avec vous, tremblante, ayant quitté
Ma couche ; et sur l’écueil mordu par la merveille,
J’interroge mon cœur quelle douleur l’éveille,
Quel crime par moi-même ou sur moi consommé ?…
… Ou si le mal me suit d’un songe refermé,
Quand (au velours du souffle envolé l’or des lampes)
J’ai de mes bras épais environné mes tempes,
Et longtemps de mon âme attendu les éclairs ?
Toute? Mais toute à moi, maîtresse de mes chairs,
Durcissant d’un frisson leur étrange étendue,
Et dans mes doux liens, à mon sang suspendue,
Je me voyais me voir, sinueuse, et dorais
De regards en regards, mes profondes forêts.

J’y suivais un serpent qui venait de me mordre.

Quel repli de désirs, sa traîne !… Quel désordre
De trésors s’arrachant à mon avidité,
Et quelle sombre soif de la limpidité !
Ô ruse !… À la lueur de la douleur laissée
Je me sentis connue encor plus que blessée…
Au plus traître de l’âme, une pointe me naît ;
Le poison, mon poison, m’éclaire et se connaît :
Il colore une vierge à soi-même enlacée,
Jalouse… Mais de qui, jalouse et menacée ?
Et quel silence parle à mon seul possesseur ?

Dieux ! Dans ma lourde plaie une secrète sœur
Brûle, qui se préfère à l’extrême attentive.

Va ! je n’ai plus besoin de ta race naïve,
Cher Serpent… Je m’enlace, être vertigineux !
Cesse de me prêter ce mélange de nœuds
Ni ta fidélité qui me fuit et devine…
Mon âme y peut suffire, ornement de ruine !
Elle sait, sur mon ombre égarant ses tourments,
De mon sein, dans les nuits, mordre les rocs charmants ;
Elle y suce longtemps le lait des rêveries…
Laisse donc défaillir ce bras de pierreries
Qui menace d’amour mon sort spirituel…
Tu ne peux rien sur moi qui ne soit moins cruel,
Moins désirable… Apaise alors, calme ces ondes,
Rappelle ces remous, ces promesses immondes…
Ma surprise s’abrège, et mes yeux sont ouverts.
Je n’attendais pas moins de mes riches déserts
Qu’un tel enfantement de fureur et de tresse:
Leurs fonds passionnés brillent de sécheresse
Si loin que je m’avance et m’altère pour voir
De mes enfers pensifs les confins sans espoir…
Je sais… Ma lassitude est parfois un théâtre.
L’esprit n’est pas si pur que jamais idolâtre
Sa fougue solitaire aux élans de flambeau
Ne fasse fuir les murs de son morne tombeau.
Tout peut naître ici-bas d’une attente infinie.
L’ombre même le cède à certaine agonie,
L’âme avare s’entr’ouvre, et du monstre s’émeut
Qui se tord sur les pas d’une porte de feu…
Mais, pour capricieux et prompt que tu paraisses,
Reptile, ô vifs détours tout courus de caresses,
Si proche impatience et si lourde langueur,
Qu’es-tu, près de ma nuit d’éternelle longueur ?
Tu regardais dormir ma belle négligence…
Mais avec mes périls, je suis d’intelligence,
Plus versatile, ô Thyrse, et plus perfide qu’eux.
Fuis-moi ! du noir retour reprends le fil visqueux !
Va chercher des yeux clos pour tes danses massives.
Coule vers d’autres lits tes robes successives,
Couve sur d’autres cœurs les germes de leur mal,
Et que dans les anneaux de ton rêve animal
Halète jusqu’au jour l’innocence anxieuse !…
Moi, je veille. Je sors, pâle et prodigieuse,
Toute humide des pleurs que je n’ai point versés,
D’une absence aux contours de mortelle bercés
Par soi seule… Et brisant une tombe sereine,
Je m’accoude inquiète et pourtant souveraine,
Tant de mes visions parmi la nuit et l’œil,
Les moindres mouvements consultent mon orgueil.

Mais je tremblais de perdre une douleur divine !
Je baisais sur ma main cette morsure fine,
Et je ne savais plus de mon antique corps
Insensible, qu’un feu qui brûlait sur mes bords :

Adieu, pensai-je, MOI, mortelle sœur, mensonge…

Harmonieuse MOI, différente d’un songe,
Femme flexible et ferme aux silences suivis
D’actes purs !… Front limpide, et par ondes ravis,
Si loin que le vent vague et velu les achève
Longs brins légers qu’au large un vol mêle et soulève,
Dites !… J’étais l’égale et l’épouse du jour,
Seul support souriant que je formais d’amour
À la toute-puissante altitude adorée…

Quel éclat sur mes cils aveuglément dorée,
Ô paupières qu’opprime une nuit de trésor,
Je priais à tâtons dans vos ténèbres d’or !
Poreuse á l’éternel qui me semblait m’enclore,
Je m’offrais dans mon fruit de velours qu’il dévore ;
Rien ne me murmurait qu’un désir de mourir
Dans cette blonde pulpe au soleil pût mûrir :
Mon amère saveur ne m’était point venue.
Je ne sacrifiais que mon épaule nue
À la lumière ; et sur cette gorge de miel,
Dont la tendre naissance accomplissait le ciel,
Se venait assoupir la figure du monde.
Puis, dans le dieu brillant, captive vagabonde,
Je m’ébranlais brûlante et foulais le sol plein,
Liant et déliant mes ombres sous le lin.
Heureuse ! A la hauteur de tant de gerbes belles,
Qui laissait à ma robe obéir les ombelles,
Dans les abaissements de leur frêle fierté
Et si, contre le fil de cette liberté,
Si la robe s’arrache à la rebelle ronce,
L’arc de mon brusque corps s’accuse et me prononce,
Nu sous le voile enflé de vivantes couleurs
Que dispute ma race aux longs liens de fleurs !

Je regrette à demi cette vaine puissance…
Une avec le désir, je fus l’obéissance
Imminente, attachée à ces genoux polis ;
De mouvements si prompts mes vœux étaient remplis
Que je sentais ma cause à peine plus agile !
Vers mes sens lumineux nageait ma blonde argile,
Et dans l’ardente paix des songes naturels,
Tous ces pas infinis me semblaient éternels.
Si ce n’est, ô Splendeur, qu’à mes pieds l’Ennemie,
Mon ombre ! la mobile et la souple momie,
De mon absence peinte effleurait sans effort
La terre où je fuyais cette légère mort.
Entre la rose et moi je la vois qui s’abrite ;
Sur la poudre qui danse, elle glisse et n’irrite
Nul feuillage, mais passe, et se brise partout…
Glisse ! Barque funèbre… Et moi vive, debout,
Dure, et de mon néant secrètement armée,
Mais, comme par l’amour une joue enflammée,
Et la narine jointe au vent de l’oranger,
Je ne rends plus au jour qu’un regard étranger…
Oh ! combien peut grandir dans ma nuit curieuse
De mon cœur séparé la part mystérieuse,
Et de sombres essais s’approfondir mon art !…
Loin des purs environs, je suis captive, et par
L’évanouissement d’arômes abattue,
Je sens sous les rayons, frissonner ma statue,
Des caprices de l’or, son marbre parcouru.
Mais je sais ce que voit mon regard disparu ;
Mon œil noir est le seuil d’infernales demeures !
Je pense, abandonnant à la brise les heures
Et l’âme sans retour des arbustes amers,
Je pense, sur le bord doré de l’univers,
A ce goût de périr qui prend la Pythonisse
En qui mugit l’espoir que le monde finisse.
Je renouvelle en moi mes énigmes, mes dieux,
Mes pas interrompus de paroles aux cieux,
Mes pauses, sur le pied portant la rêverie
Qui suit au miroir d’aile un oiseau qui varie,
Cent fois sur le soleil joue avec le néant,
Et brûle, au sombre but de mon marbre béant.

Ô dangereusement de son regard la proie !

Car l’œil spirituel sur ses plages de soie
Avait déjà vu luire et pâlir trop de jours
Dont je m’étais prédit les couleurs et le cours.
L’ennui, le clair ennui de mirer leur nuance,
Me donnait sur ma vie une funeste avance :
L’aube me dévoilait tout le jour ennemi.
J’étais à demi morte ; et peut-être, à demi
Immortelle, rêvant que le futur lui-même
Ne fût qu’un diamant fermant le diadème
Où s’échange le froid des malheurs qui naîtront
Parmi tant d’autres feux absolus de mon front.

Osera-t-il, le Temps, de mes diverses tombes,
Ressusciter un soir favori des colombes,
Un soir qui traîne au fil d’un lambeau voyageur
De ma docile enfance un reflet de rougeur,
Et trempe à l’émeraude un long rose de honte ?

Souvenir, ô bûcher, dont le vent d’or m’affronte,
Souffle au masque la pourpre imprégnant le refus
D’être en moi-même en flamme une autre que je fus…
Viens, mon sang, viens rougir la pâle circonstance
Qu’ennoblissait l’azur de la sainte distance,
Et l’insensible iris du temps que j’adorai !
Viens consumer sur moi ce don décoloré
Viens ! que je reconnaisse et que je les haïsse,
Cette ombrageuse enfant, ce silence complice,
Ce trouble transparent qui baigne dans les bois…
Et de mon sein glacé rejaillisse la voix
Que j’ignorais si rauque et d’amour si voilée…
Le col charmant cherchant la chasseresse ailée.

Mon cœur fut-il si près d’un cœur qui va faiblir ?

Fut-ce bien moi, grands cils qui crus m’ensevelir
Dans l’arrière douceur riant à vos menaces…
Ô pampres ! sur ma joue errant en fils tenaces,
Ou toi… de cils tissée et de fluides fûts,
Tendre lueur d’un soir brisé de bras confus ?

 » Que dans le ciel placés, mes yeux tracent mon temple !
Et que sur moi repose un autel sans exemple ! ”
Criaient de tout mon corps la pierre et la pâleur…
La terre ne m’est plus qu’un bandeau de couleur
Qui coule et se refuse au front blanc de vertige…
Tout l’univers chancelle et tremble sur ma tige,
La pensive couronne échappe à mes esprits,
La mort veut respirer cette rose sans prix
Dont la douceur importe à sa fin ténébreuse !

Que si ma tendre odeur grise ta tête creuse,
Ô mort, respire enfin cette esclave de roi :
Appelle-moi, délie !… Et désespère-moi,
De moi-même si lasse, image condamnée !
écoute… N’attends plus… La renaissante année
A tout mon sang prédit de secrets mouvements :
Le gel cède à regret ses derniers diamants…
Demain, sur un soupir des Bontés constellées,
Le printemps vient briser les fontaines scellées :
L’étonnant printemps rit, viole… On ne sait d’où
Venu? Mais la candeur ruisselle à mots si doux
Qu’une tendresse prend la terre à ses entrailles…
Les arbres regonflés et recouverts d’écailles
Chargés de tant de bras et de trop d’horizons,
Meuvent sur le soleil leurs tonnantes toisons,
Montent dans l’air amer avec toutes leurs ailes
De feuilles par milliers qu’ils se sentent nouvelles…
N’entends-tu pas frémir ces noms aériens,
Ô Sourde !… Et dans I’espace accablé de liens,
Vibrant de bois vivace infléchi par la cime,
Pour et contre les dieux ramer l’arbre unanime,
La flottante forêt de qui les rudes troncs
Portent pieusement à leurs fantasques fronts,
Aux déchirants départs des archipels superbes,
Un fleuve tendre, ô mort, et caché sous les herbes ?

Quelle résisterait, mortelle, à ces remous ?
Quelle mortelle ? Moi si pure, mes genoux
Pressentent les terreurs de genoux sans défense…
L’air me brise. L’oiseau perce de cris d’enfance
Inouïs… l’ombre même où se serre mon cœur,
Et roses ! mon soupir vous soulève, vainqueur
Hélas ! des bras si doux qui ferment la corbeille…
Oh ! parmi mes cheveux pèse d’un poids d’abeille,
Plongeant toujours plus ivre au baiser plus aigu,
Le point délicieux de mon jour ambigu…
Lumière !… Ou toi, la mort ! Mais le plus prompt me prenne !…
Mon cœur bat ! mon cœur bat ! Mon sein brûle et m’entraîne !
Ah ! qu’il s’enfle, se gonfle et se tende, ce dur
Très doux témoin captif de mes réseaux d’azur…
Dur en moi… mais si doux à la bouche infinie !…

Chers fantômes naissants dont la soif m’est unie,
Désirs ! Visages clairs !… Et vous, beaux fruits d’amour,
Les dieux m’ont-ils formé ce maternel contour
Et ces bords sinueux, ces plis et ces calices,
Pour que la vie embrasse un autel de délices,
Où mêlant l’âme étrange aux éternels retours,
La semence, le lait, le sang coulent toujours ?
Non ! L’horreur m’illumine, exécrable harmonie !
Chaque baiser présage une neuve agonie…
Je vois, je vois flotter, fuyant l’honneur des chairs
Des mânes impuissants les millions amers…
Non, souffles ! Non, regards, tendresses… mes convives,
Peuple altéré de moi suppliant que tu vives,
Non, vous ne tiendrez pas de moi la vie !… Allez,
Spectres, soupirs la nuit vainement exhalés,
Allez joindre des morts les impalpables nombres !
Je n’accorderai pas la lumière à des ombres,
Je garde loin de vous, l’esprit sinistre et clair…
Non ! Vous ne tiendrez pas de mes lèvres l’éclair !…
Et puis… mon cœur aussi vous refuse sa foudre.
J’ai pitié de nous tous, ô tourbillons de poudre !

Grands Dieux ! Je perds en vous mes pas déconcertés !
Je n’implorerai plus que tes faibles clartés,
Longtemps sur mon visage envieuse de fondre,
Très imminente larme, et seule à me répondre,
Larme qui fais trembler à mes regards humains
Une variété de funèbres chemins ;
Tu procèdes de l’âme, orgueil du labyrinthe,
Tu me portes du cœur cette goutte contrainte,
Cette distraction de mon suc précieux
Qui vient sacrifier mes ombres sur mes yeux,
Tendre libation de l’arrière-pensée !
D’une grotte de crainte au fond de moi creusée
Le sel mystérieux suinte muette l’eau.
D’où nais-tu? Quel travail toujours triste et nouveau
Te tire avec retard, larme, de l’ombre amère ?
Tu gravis mes degrés de mortelle et de mère,
Et déchirant ta route, opiniâtre faix,
Dans le temps que je vis, les lenteurs que tu fais
M’étouffent… Je me tais, buvant ta marche sûre
Qui t’appelle au secours de ma jeune blessure !

Mais blessures, sanglots, sombres essais, pourquoi ?
Pour qui, joyaux cruels, marquez-vous ce corps froid,
Aveugle aux doigts ouverts évitant l’espérance !
Où va-t-il, sans répondre à sa propre ignorance,
Ce corps dans la nuit noire étonné de sa foi ?
Terre trouble… et mêlée à l’algue, porte-moi,
Porte doucement moi… Ma faiblesse de neige,
Marchera-t-elle tant qu’elle trouve son piège ?
Où traîne-t-il, mon cygne, où cherche-t-il son vol ?
… Dureté précieuse… Ô sentiment du sol,
Mon pas fondait sur toi l’assurance sacrée !
Mais sous le pied vivant qui tâte et qui la crée
Et touche avec horreur à son pacte natal,
Cette terre si ferme atteint mon piédestal.
Non loin, parmi ces pas, rêve mon précipice…
L’insensible rocher, glissant d’algues, propice
A fuir (comme en soi-même ineffablement seul ),
Commence… Et le vent semble au travers d’un linceul
Ourdir de bruits marins une confuse trame,
Mélange de la lame en ruine, et de rame…
Tant de hoquets longtemps, et de râles heurtés,
Brisés, repris au large… et tous les sorts jetés
éperdument divers roulant l’oubli vorace…

Hélas ! de mes pieds nus qui trouvera la trace
Cessera-t-il longtemps de ne songer qu’à soi ?

Terre trouble, et mêlée à l’algue, porte-moi !

Mystérieuse MOI, pourtant, tu vis encore !
Tu vas te reconnaître au lever de l’aurore
Amèrement la même… Un miroir de la mer
Se lève… Et sur la lèvre, un sourire d’hier
Qu’annonce avec ennui l’effacement des signes,
Glace dans l’orient déjà les pâles lignes
De lumière et de pierre, et la pleine prison
Où flottera l’anneau de l’unique horizon…
Regarde : un bras très pur est vu, qui se dénude.
Je te revois, mon bras… Tu portes l’aube… Ô rude
Réveil d’une victime inachevée… et seuil
Si doux… si clair, que flatte, affleurement d’écueil,
L’onde basse, et que lave une houle amortie !…
L’ombre qui m’abandonne, impérissable hostie,
Me découvre vermeille à de nouveaux désirs,
Sur le terrible autel de tous mes souvenirs.

Là, l’écume s’efforce à se faire visible ;
Et là, titubera sur la barque sensible
A chaque épaule d’onde, un pêcheur éternel.
Tout va donc accomplir son acte solennel
De toujours reparaître incomparable et chaste,
Et de restituer la tombe enthousiaste
Au gracieux état du rire universel.

Salut ! Divinités par la rose et le sel,
Et les premiers jouets de la jeune lumière,
îles !… Ruches bientôt quand la flamme première
Fera que votre roche, îles que je prédis,
Ressente en rougissant de puissants paradis ;
Cimes qu’un feu féconde à peine intimidées,
Bois qui bourdonnerez de bêtes et d’idées,
D’hymnes d’hommes comblés des dons du juste éther,
Îles ! dans la rumeur des ceintures de mer,
Mères vierges toujours, même portant ces marques,
Vous m’êtes à genoux de merveilleuses Parques:
Rien n’égale dans l’air les fleurs que vous placez,
Mais dans la profondeur, que vos pieds sont glacés !

De l’âme les apprêts sous la tempe calmée,
Ma mort, enfant secrète et déjà si formée,
Et vous, divins dégoûts qui me donniez l’essor,
Chastes éloignements des lustres de mon sort,
Ne fûtes-vous, ferveur, qu’une noble durée?
Nulle jamais des dieux plus près aventurée
N’osa peindre à son front leur souffle ravisseur,
Et de la nuit parfaite implorant l’épaisseur,
Prétendre par la lèvre au suprême murmure.

Je soutenais l’éclat de la mort toute pure
Telle j’avais jadis le soleil soutenu…
Mon corps désespéré tendait le torse nu
Où I’âme, ivre de soi, de silence et de gloire,
Prête à s’évanouir de sa propre mémoire,
écoute, avec espoir, frapper au mur pieux
Ce cœur, – qui se ruine à coups mystérieux
Jusqu’à ne plus tenir que de sa complaisance
Un frémissement fin de feuille, ma présence…

Attente vaine, et vaine… Elle ne peut mourir
Qui devant son miroir pleure pour s’attendrir.

Ô n’aurait-il fallu, folle, que j’accomplisse
Ma merveilleuse fin de choisir pour supplice
Ce lucide dédain des nuances du sort ?
Trouveras-tu jamais plus transparente mort
Ni de pente plus pure où je rampe à ma perte
Que sur ce long regard de victime entr’ouverte,
Pâle, qui se résigne et saigne sans regret ?
Que lui fait tout le sang qui n’est plus son secret ?
Dans quelle blanche paix cette pourpre la laisse,
A l’extrême de l’être et belle de faiblesse !
Elle calme le temps qui la vient abolir,
Le moment souverain ne la peut plus pâlir,
Tant la chair vide baise une sombre fontaine !
Elle se fait toujours plus seule et plus lointaine…
Et moi, d’un tel destin, le cœur toujours plus près,
Mon cortège, en esprit, se berçait de cyprès…
Vers un aromatique avenir de fumée,
Je me sentais conduite, offerte et consumée ;
Toute, toute promise aux nuages heureux !
Même, je m’apparus cet arbre vaporeux,
De qui la majesté légèrement perdue
S’abandonne à l’amour de toute l’étendue.
L’être immense me gagne, et de mon cœur divin
L’encens qui brûle expire une forme sans fin…
Tous les corps radieux tremblent dans mon essence !…

Non, non !… N’irrite plus cette réminiscence !
Sombre lys ! Ténébreuse allusion des cieux,
Ta vigueur n’a pu rompre un vaisseau précieux…
Parmi tous les instants tu touchais au suprême…
Mais qui l’emporterait sur la puissance même,
Avide par tes yeux de contempler le jour
Qui s’est choisi ton front pour lumineuse tour ?

Cherche, du moins, dis-toi, par quelle sourde suite
La nuit, d’entre les morts, au jour t’a reconduite ?
Souviens-toi de toi-même, et retire à l’instinct
Ce fil (ton doigt doré le dispute au matin),
Ce fil dont la finesse aveuglément suivie
Jusque sur cette rive a ramené ta vie…
Sois subtile… cruelle… ou plus subtile !… Mens !…
Mais sache !… Enseigne-moi par quels enchantements,
Lâche que n’a su fuir sa tiède fumée,
Ni le souci d’un sein d’argile parfumée,
Par quel retour sur toi, reptile, as-tu repris
Tes parfums de caverne et tes tristes esprits ?

Hier la chair profonde, hier, la chair maîtresse
M’a trahie… Oh ! sans rêve, et sans une caresse !…
Nul démon, nul parfum ne m’offrit le péril
D’imaginaires bras mourant au col viril ;
Ni, par le Cygne-Dieu, de plumes offensée
Sa brûlante blancheur n’effleura ma pensée…
Il eût connu pourtant le plus tendre des nids !
Car toute à la faveur de mes membres unis,
Vierge, je fus dans l’ombre une adorable offrande…
Mais le sommeil s’éprit d’une douceur si grande,
Et nouée à moi-même au creux de mes cheveux,
J’ai mollement perdu mon empire nerveux.
Au milieu de mes bras, je me suis faite une autre…
Qui s’aliène ?… Qui s’envole ?… Qui se vautre ?…
A quel détour caché, mon cœur s’est-il fondu ?
Quelle conque a redit le nom que j’ai perdu ?
Le sais-je, quel reflux traître m’a retirée
De mon extrémité pure et prématurée,
Et m’a repris le sens de mon vaste soupir ?
Comme l’oiseau se pose, il fallut m’assoupir.

Ce fut l’heure, peut-être, où la devineresse
Intérieure s’use et se désintéresse :
Elle n’est plus la même… Une profonde enfant
Des degrés inconnus vainement se défend,
Et redemande au loin ses mains abandonnées.
Il faut céder aux vœux des mortes couronnées
Et prendre pour visage un souffle… Doucement,
Me voici : mon front touche à ce consentement…
Ce corps, je lui pardonne, et je goûte à la cendre.
Je me remets entière au bonheur de descendre,
Ouverte aux noirs témoins, les bras suppliciés,
Entre des mots sans fin, sans moi, balbutiés.
Dors, ma sagesse, dors. Forme-toi cette absence ;
Retourne dans le germe et la sombre innocence,
Abandonne-toi vive aux serpents, aux trésors.
Dors toujours ! Descends, dors toujours ! Descends,
[ dors, dors !

(La porte basse c’est une bague… où la gaze
Passe… Tout meurt, tout rit dans la gorge qui jase…
L’oiseau boit sur ta bouche et tu ne peux le voir…
Viens plus bas, parle bas… Le noir n’est pas si noir…)

Délicieux linceuls, mon désordre tiède,
Couche où je me répands, m’interroge et me cède,
Où j’allai de mon cœur noyer les battements,
Presque tombeau vivant dans mes appartements,
Qui respire, et sur qui l’éternité s’écoute,
Place pleine de moi qui m’avez prise toute,
Ô forme de ma forme et la creuse chaleur
Que mes retours sur moi reconnaissaient la leur,
Voici que tant d’orgueil qui dans vos plis se plonge
A la fin se mélange aux bassesses du songe !
Dans vos nappes, où lisse elle imitait sa mort
L’idole malgré soi se dispose et s’endort,
Lasse femme absolue, et les yeux dans ses larmes,
Quand, de ses secrets nus les antres et les charmes,
Et ce reste d’amour que se gardait le corps
Corrompirent sa perte et ses mortels accords.
Arche toute secrète, et pourtant si prochaine,
Mes transports, cette nuit, pensaient briser ta chaîne ;
Je n’ai fait que bercer de lamentations
Tes flancs chargés de jour et de créations !
Quoi ! mes yeux froidement que tant d’azur égare
Regardent là périr l’étoile fine et rare,
Et ce jeune soleil de mes étonnements
Me paraît d’une aïeule éclairer les tourments,
Tant sa flamme aux remords ravit leur existence,
Et compose d’aurore une chère substance
Qui se formait déjà substance d’un tombeau !…
Ô, sur toute la mer, sur mes pieds, qu’il est beau !
Tu viens !… Je suis toujours celle que tu respires,
Mon voile évaporé me fuit vers tes empires…

… Alors, n’ai-je formé vains adieux si je vis,
Que songes ?… Si je viens, en vêtements ravis,
Sur ce bord, sans horreur, humer la haute écume,
Boire des yeux l’immense et riante amertume,
L’être contre le vent, dans le plus vif de l’air,
Recevant au visage un appel de la mer ;
Si l’âme intense souffle, et renfle furibonde
L’onde abrupte sur l’onde abattue, et si l’onde
Au cap tonne, immolant un monstre de candeur,
Et vient des hautes mers vomir la profondeur
Sur ce roc, d’où jaillit jusque vers mes pensées
Un éblouissement d’étincelles glacées,
Et sur toute ma peau que morde l’âpre éveil,
Alors, malgré moi-même, il le faut, ô Soleil,
Que j’adore mon cœur où tu te viens connaître,
Doux et puissant retour du délice de naître,
Feu vers qui se soulève une vierge de sang
Sous les espèces d’or d’un sein reconnaissant.

John Brown dit: 11 avril 2013 à 21 h 30 min

Je me borne à signaler, à l’intention de Christiane et de Lycaeides etc., que le texte du « Cimetière marin » est disponible dans son intégralité dans le volume du « Lagarde-et-Michard » consacré au XXe siècle (ouvrage qui figure en bonne place, comme chacun sait, dans la bibliothèque de tous les jeunes gens bien nés.
J’espère que les deux intéressés ont recopié soigneusement le tout en tirant bien la langue et en évitant de faire des pâtés. Car un banal copier-coller, pour un si grand texte, relèverait du crime de lèse-poésie.

Sergio dit: 11 avril 2013 à 21 h 28 min

D. dit: 11 avril 2013 à 19 h 45 min
un gros moteur

Surtout les pipes d’admission pour la repasser en full. Là au moins elle respire, quoi, que c’en est une merveille des croyants. C’était vraiment un massacre pire que Coligny par la fenêtre…

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 avril 2013 à 21 h 28 min


…vous pouvez dansez sur la tête,…

…si notre imagination est plus forte et plus belle que la réalité,…nous restons dans le songe,…
…et les yeux ouverts et même raisonnant,…rien ne peut nous réveillez,…
…à en être économe de qualité,…on en perd l’empire des sens par les parfums et ses médiocrités de fars et d’illusions en commerce,…Stop ou encore,…Ah,…Ah,…

…ce qui reste rassurant dans la paix de l’esprit,…c’est que des rares beautés naturelles qu’il m’a été donné de connaître en apparence,…
…le temps à travaillé,…et mon esprit ne les peux plus faire plier de rire,…
…prétentieuses à de que je suis belles dans ce miroir,…au théâtre des jours sans esprits à glander,…
…les autres n’en parlons pas,…trop belles de qualités  » morales  » à se mettre le déficit à 3 %,…dans l’oignon à l’€uro des cons,…en bouteilles de robe de chambre de commerce,…
…ma bible ma madeleine à moi,…Ah,…heureux comme Ulysse,…et vogue la galère,…à Stalag 13,…du mérite abscons,…Stop ou encore,…une autre,…!

Lycaeides idas nabokovi dit: 11 avril 2013 à 21 h 26 min

Les rimes étant ce qu’elle sont, faute d’oreille il suffit d’y jeter un coup d’œil.

eXEAt dit: 11 avril 2013 à 21 h 24 min

il me semble qu’avec le détail  » Valéryen depuis ses 15 ans, l’âge où on apprend par cœur Le Cimetière marin et un peu moins par cœur La Jeune Parque : « J’aimais secrètement M. Teste chez qui je devinais un allié » »
P.Assouline fait le portrait d’un homme, devenu auteur, qui a rencontré à l’adolescence tourmentée et au bord d’une diablerie , un ami imaginaire d’exception auquel il est resté fidèle,auteur qui n’écrit pas pour chercher des suffrages mais sur celui qui lui a peut-être sauvé la vie , comme un ange gardien, ou un dieu .
votre racul étant là vous expliquera mieux ce que ‘essaie de distinguer des jeux de marionnettes avec cet ami imaginaire presque winnicottien(je crois)

christiane dit: 11 avril 2013 à 21 h 18 min

@ Ron Tudieu (Voyons si les strophes seront respectées par la mise en ligne… Mais déjà, l’alignement central oblige à des renvois à la ligne !)

« Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée
O récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux!

Quel pur travail de fins éclairs consume
Maint diamant d’imperceptible écume,
Et quelle paix semble se concevoir!
Quand sur l’abîme un soleil se repose,
Ouvrages purs d’une éternelle cause,
Le temps scintille et le songe est savoir.

Stable trésor, temple simple à Minerve,
Masse de calme, et visible réserve,
Eau sourcilleuse, Œil qui gardes en toi
Tant de sommeil sous une voile de flamme,
O mon silence! . . . Édifice dans l’âme,
Mais comble d’or aux mille tuiles, Toit!

Temple du Temps, qu’un seul soupir résume,
À ce point pur je monte et m’accoutume,
Tout entouré de mon regard marin;
Et comme aux dieux mon offrande suprême,
La scintillation sereine sème
Sur l’altitude un dédain souverain.

Comme le fruit se fond en jouissance,
Comme en délice il change son absence
Dans une bouche où sa forme se meurt,
Je hume ici ma future fumée,
Et le ciel chante à l’âme consumée
Le changement des rives en rumeur.

Beau ciel, vrai ciel, regarde-moi qui change!
Après tant d’orgueil, après tant d’étrange
Oisiveté, mais pleine de pouvoir,
Je m’abandonne à ce brillant espace,
Sur les maisons des morts mon ombre passe
Qui m’apprivoise à son frêle mouvoir.

L’âme exposée aux torches du solstice,
Je te soutiens, admirable justice
De la lumière aux armes sans pitié!
Je te tends pure à ta place première,
Regarde-toi! . . . Mais rendre la lumière
Suppose d’ombre une morne moitié.

O pour moi seul, à moi seul, en moi-même,
Auprès d’un cœur, aux sources du poème,
Entre le vide et l’événement pur,
J’attends l’écho de ma grandeur interne,
Amère, sombre, et sonore citerne,
Sonnant dans l’âme un creux toujours futur!

Sais-tu, fausse captive des feuillages,
Golfe mangeur de ces maigres grillages,
Sur mes yeux clos, secrets éblouissants,
Quel corps me traîne à sa fin paresseuse,
Quel front l’attire à cette terre osseuse?
Une étincelle y pense à mes absents.

Fermé, sacré, plein d’un feu sans matière,
Fragment terrestre offert à la lumière,
Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,
Composé d’or, de pierre et d’arbres sombres,
Où tant de marbre est tremblant sur tant d’ombres;
La mer fidèle y dort sur mes tombeaux!

Chienne splendide, écarte l’idolâtre!
Quand solitaire au sourire de pâtre,
Je pais longtemps, moutons mystérieux,
Le blanc troupeau de mes tranquilles tombes,
Éloignes-en les prudentes colombes,
Les songes vains, les anges curieux!

Ici venu, l’avenir est paresse.
L’insecte net gratte la sécheresse;
Tout est brûlé, défait, reçu dans l’air
A je ne sais quelle sévère essence . . .
La vie est vaste, étant ivre d’absence,
Et l’amertume est douce, et l’esprit clair.

Les morts cachés sont bien dans cette terre
Qui les réchauffe et sèche leur mystère.
Midi là-haut, Midi sans mouvement
En soi se pense et convient à soi-même
Tête complète et parfait diadème,
Je suis en toi le secret changement.

Tu n’as que moi pour contenir tes craintes!
Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes
Sont le défaut de ton grand diamant! . . .
Mais dans leur nuit toute lourde de marbres,
Un peuple vague aux racines des arbres
A pris déjà ton parti lentement.

Ils ont fondu dans une absence épaisse,
L’argile rouge a bu la blanche espèce,
Le don de vivre a passé dans les fleurs!
Où sont des morts les phrases familières,
L’art personnel, les âmes singulières?
La larve file où se formaient les pleurs.

Les cris aigus des filles chatouillées,
Les yeux, les dents, les paupières mouillées,
Le sein charmant qui joue avec le feu,
Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,
Les derniers dons, les doigts qui les défendent,
Tout va sous terre et rentre dans le jeu!

Et vous, grande âme, espérez-vous un songe
Qui n’aura plus ces couleurs de mensonge
Qu’aux yeux de chair l’onde et l’or font ici?
Chanterez-vous quand serez vaporeuse?
Allez! Tout fuit! Ma présence est poreuse,
La sainte impatience meurt aussi!

Maigre immortalité noire et dorée,
Consolatrice affreusement laurée,
Qui de la mort fais un sein maternel,
Le beau mensonge et la pieuse ruse!
Qui ne connaît, et qui ne les refuse,
Ce crâne vide et ce rire éternel!

Pères profonds, têtes inhabitées,
Qui sous le poids de tant de pelletées,
Êtes la terre et confondez nos pas,
Le vrai rongeur, le ver irréfutable
N’est point pour vous qui dormez sous la table,
Il vit de vie, il ne me quitte pas!

Amour, peut-être, ou de moi-même haine?
Sa dent secrète est de moi si prochaine
Que tous les noms lui peuvent convenir!
Qu’importe! Il voit, il veut, il songe, il touche!
Ma chair lui plaît, et jusque sur ma couche,
À ce vivant je vis d’appartenir!

Zénon! Cruel Zénon! Zénon d’Élée!
M’as-tu percé de cette flèche ailée
Qui vibre, vole, et qui ne vole pas!
Le son m’enfante et la flèche me tue!
Ah! le soleil . . . Quelle ombre de tortue
Pour l’âme, Achille immobile à grands pas!

Non, non! . . . Debout! Dans l’ère successive!
Brisez, mon corps, cette forme pensive!
Buvez, mon sein, la naissance du vent!
Une fraîcheur, de la mer exhalée,
Me rend mon âme . . . O puissance salée!
Courons à l’onde en rejaillir vivant.

Oui! grande mer de délires douée,
Peau de panthère et chlamyde trouée,
De mille et mille idoles du soleil,
Hydre absolue, ivre de ta chair bleue,
Qui te remords l’étincelante queue
Dans un tumulte au silence pareil

Le vent se lève! . . . il faut tenter de vivre!
L’air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs!
Envolez-vous, pages tout éblouies!
Rompez, vagues! Rompez d’eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs! »

Paul Valéry

Pauvres de nous dit: 11 avril 2013 à 21 h 15 min

« votre observation n’a aucun valeur », ose-t-il dire à DHH. Je suis écœurée, abattue. Vous ne me reverrez pas de sitôt !

Ron Tudieu dit: 11 avril 2013 à 21 h 12 min

N’ayez crainte, DHH. Nous sommes là. Nous ne laisserons pas renato vous traîner dans la fange.

oncz dit: 11 avril 2013 à 21 h 11 min

C’est en effet ce que je pense, Ron Tudieu. Voyez comme il agresse, comme il sort ses griffes, comme il rêve de se vautrer dans mon sang encore chaud ! Tout ça parce que je suis un ancien taulard ! Mais cet homme est un monstre ! Une brute lubrique !

La mauvaise langue dit: 11 avril 2013 à 21 h 06 min

La Drag Queen sortit à cinq heures. Elle pressait le pas, elle était en retard, son ipad sous le bras. Elle avait rendez-vous avec Dracul qui l’avait ravi par une exquise explication de Monsieur Teste. « Oh ! », s’était-elle exclamé devant son écran 6 pouces, « je rêve, je rêve de me faire tester le Q.I. par Dracul ».

Mais ce qu’elle ignorait, c’est que le Boug la suivait sous une pluie fine d’avril qui lui enfonçait la tête dans sa capuche, sa fourche caudine dans une main, son fouet dans l’autre pour la soumettre, la Drag Queen. Il avait planqué devant chez elle depuis les premières heures de l’aube, les yeux exorbités, la rage au ventre. Le Boug était jaloux. Il suivait avec peine les pas de géant de la Drag Queen malgré ses écrase-merde d’ogre, déjà essoufflé, admirant de loin son adorable popotin en se promettant d’en faire les derniers potins de la Rdl. Allait-il en faire aussi ses choux gras ? (suite au prochain numéro de : La Drag Queen sortit à cinq heures.)

Lycaeides idas nabokovi dit: 11 avril 2013 à 21 h 05 min

… 20 ans de prison… bien que avec ce « toto » on dirait quelqu’un qui n’est qu’en maternelle… mais bon, on compatit volontiers le porteur de connerie moleste

Ron Tudieu dit: 11 avril 2013 à 21 h 03 min

Vous pensez donc, oncz, que l’incivilité de lycaeides à l’égard de DHH est intéressée ? Qu’il essaie d’obtenir les faveurs de D. en se montrant désagréable d’une dame respectable et respectée par les plus hautes autorités du blog ?

Lycaeides idas nabokovi dit: 11 avril 2013 à 21 h 02 min

Non, mais vous ne pensez qu’à ça, on dirait des gens qui ont fait 20 ans de prison…

oncz dit: 11 avril 2013 à 21 h 00 min

votre observation n’a aucun valeur : ou on a une oreille ou on l’a pas…

Eh là, toto, tu vas me faire le plaisir de parler à Judith sur un autre ton, hein ! Daaphnée n’est pas pour toi, de toute façon, alors inutile de crier avec les loups pour attendrir la greluche, c’est cuit. Demande à ueda.

Ron Tudieu dit: 11 avril 2013 à 20 h 58 min

christiane dit: 11 avril 2013 à 20 h 49 min
@ Lycaeides idas nabokovi
Mais quelle bonne idée

Non, christiane, non, c’est DHH qui a raison, il saccage le tempo. Il en fait de la chair à saucisse ! On ne peut pas laisser passer ça !

Lycaeides idas nabokovi dit: 11 avril 2013 à 20 h 56 min

Desolé, j’avais isolé les strophe, c’est ce machin qui a fait le reste.
Cela dit, si vous n’arrivez pas à les isoler à la lecture votre observation n’a aucun valeur : ou on a une oreille ou on l’a pas…

christiane dit: 11 avril 2013 à 20 h 49 min

@ Lycaeides idas nabokovi
(alors là, le pseudo !)
Mais quelle bonne idée, ce magnifique poème dont les premiers vers font une mémoire heureuse.

DHH dit: 11 avril 2013 à 20 h 48 min

@lycaides
en citant le cimetiere marin sans isoler les strophes, vous saccagez le tempo de cette meditation en plusieurs temps d’un homme face à sa condition, et qui passe d’un etat de suffisance olympienne a l’angoisse devant sa finitude puis qui reagit par une volonté epicurienne d’ »epuiser le present » comme le dit la citation de Pindare qu’il a mise en exergue au poeme

Lycaeides idas nabokovi dit: 11 avril 2013 à 20 h 28 min

Suffit de lire :

« Ce toit tranquille, où marchent des colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée
O récompense après une pensée
Qu’un long regard sur le calme des dieux!
Quel pur travail de fins éclairs consume
Maint diamant d’imperceptible écume,
Et quelle paix semble se concevoir!
Quand sur l’abîme un soleil se repose,
Ouvrages purs d’une éternelle cause,
Le temps scintille et le songe est savoir.
Stable trésor, temple simple à Minerve,
Masse de calme, et visible réserve,
Eau sourcilleuse, Oeil qui gardes en toi
Tant de sommeil sous une voile de flamme,
O mon silence! . . . Édifice dans l’âme,
Mais comble d’or aux mille tuiles, Toit!
Temple du Temps, qu’un seul soupir résume,
À ce point pur je monte et m’accoutume,
Tout entouré de mon regard marin;
Et comme aux dieux mon offrande suprême,
La scintillation sereine sème
Sur l’altitude un dédain souverain.
Comme le fruit se fond en jouissance,
Comme en délice il change son absence
Dans une bouche où sa forme se meurt,
Je hume ici ma future fumée,
Et le ciel chante à l’âme consumée
Le changement des rives en rumeur.
Beau ciel, vrai ciel, regarde-moi qui change!
Après tant d’orgueil, après tant d’étrange
Oisiveté, mais pleine de pouvoir,
Je m’abandonne à ce brillant espace,
Sur les maisons des morts mon ombre passe
Qui m’apprivoise à son frêle mouvoir.
L’âme exposée aux torches du solstice,
Je te soutiens, admirable justice
De la lumière aux armes sans pitié!
Je te tends pure à ta place première,
Regarde-toi! . . . Mais rendre la lumière
Suppose d’ombre une morne moitié.
O pour moi seul, à moi seul, en moi-même,
Auprès d’un coeur, aux sources du poème,
Entre le vide et l’événement pur,
J’attends l’écho de ma grandeur interne,
Amère, sombre, et sonore citerne,
Sonnant dans l’âme un creux toujours futur!
Sais-tu, fausse captive des feuillages,
Golfe mangeur de ces maigres grillages,
Sur mes yeux clos, secrets éblouissants,
Quel corps me traîne à sa fin paresseuse,
Quel front l’attire à cette terre osseuse?
Une étincelle y pense à mes absents.
Fermé, sacré, plein d’un feu sans matière,
Fragment terrestre offert à la lumière,
Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,
Composé d’or, de pierre et d’arbres sombres,
Où tant de marbre est tremblant sur tant d’ombres;
La mer fidèle y dort sur mes tombeaux!
Chienne splendide, écarte l’idolâtre!
Quand solitaire au sourire de pâtre,
Je pais longtemps, moutons mystérieux,
Le blanc troupeau de mes tranquilles tombes,
Éloignes-en les prudentes colombes,
Les songes vains, les anges curieux!
Ici venu, l’avenir est paresse.
L’insecte net gratte la sécheresse;
Tout est brûlé, défait, reçu dans l’air
A je ne sais quelle sévère essence . . .
La vie est vaste, étant ivre d’absence,
Et l’amertume est douce, et l’esprit clair.
Les morts cachés sont bien dans cette terre
Qui les réchauffe et sèche leur mystère.
Midi là-haut, Midi sans mouvement
En soi se pense et convient à soi-même
Tête complète et parfait diadème,
Je suis en toi le secret changement.
Tu n’as que moi pour contenir tes craintes!
Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes
Sont le défaut de ton grand diamant! . . .
Mais dans leur nuit toute lourde de marbres,
Un peuple vague aux racines des arbres
A pris déjà ton parti lentement.
Ils ont fondu dans une absence épaisse,
L’argile rouge a bu la blanche espèce,
Le don de vivre a passé dans les fleurs!
Où sont des morts les phrases familières,
L’art personnel, les âmes singulières?
La larve file où se formaient les pleurs.
Les cris aigus des filles chatouillées,
Les yeux, les dents, les paupières mouillées,
Le sein charmant qui joue avec le feu,
Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,
Les derniers dons, les doigts qui les défendent,
Tout va sous terre et rentre dans le jeu!
Et vous, grande âme, espérez-vous un songe
Qui n’aura plus ces couleurs de mensonge
Qu’aux yeux de chair l’onde et l’or font ici?
Chanterez-vous quand serez vaporeuse?
Allez! Tout fuit! Ma présence est poreuse,
La sainte impatience meurt aussi!
Maigre immortalité noire et dorée,
Consolatrice affreusement laurée,
Qui de la mort fais un sein maternel,
Le beau mensonge et la pieuse ruse!
Qui ne connaît, et qui ne les refuse,
Ce crâne vide et ce rire éternel!
Pères profonds, têtes inhabitées,
Qui sous le poids de tant de pelletées,
Êtes la terre et confondez nos pas,
Le vrai rongeur, le ver irréfutable
N’est point pour vous qui dormez sous la table,
Il vit de vie, il ne me quitte pas!
Amour, peut-être, ou de moi-même haine?
Sa dent secrète est de moi si prochaine
Que tous les noms lui peuvent convenir!
Qu’importe! Il voit, il veut, il songe, il touche!
Ma chair lui plaît, et jusque sur ma couche,
À ce vivant je vis d’appartenir!
Zénon! Cruel Zénon! Zénon d’Êlée!
M’as-tu percé de cette flèche ailée
Qui vibre, vole, et qui ne vole pas!
Le son m’enfante et la flèche me tue!
Ah! le soleil . . . Quelle ombre de tortue
Pour l’âme, Achille immobile à grands pas!
Non, non! . . . Debout! Dans l’ère successive!
Brisez, mon corps, cette forme pensive!
Buvez, mon sein, la naissance du vent!
Une fraîcheur, de la mer exhalée,
Me rend mon âme . . . O puissance salée!
Courons à l’onde en rejaillir vivant.
Oui! grande mer de délires douée,
Peau de panthère et chlamyde trouée,
De mille et mille idoles du soleil,
Hydre absolue, ivre de ta chair bleue,
Qui te remords l’étincelante queue
Dans un tumulte au silence pareil
Le vent se lève! . . . il faut tenter de vivre!
L’air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs!
Envolez-vous, pages tout éblouies!
Rompez, vagues! Rompez d’eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs! »

eXEAt dit: 11 avril 2013 à 20 h 22 min

et puis quand même on ne peut s’empêcher de penser que dans les toilettes l’écriture qui oriente les pas c’est ladies et gentlemen et il me semble qu’elle a été glosée par Lacan

christiane dit: 11 avril 2013 à 20 h 21 min

J’étais certaine, Hamlet, que vous feriez un lien entre « l’Homme sans qualités » de Musil et « Monsieur Teste » de Valéry. Ah là là, c’est votre gravitation, Musil !

eXEAt dit: 11 avril 2013 à 20 h 17 min

qu’ils auront appréciées (les lignes et la pensée)
hamlet, confirmez nous que je ne rêve pas et qu’il bien été écrit dans une biographie de Valéry qu’il allait au cimetière chercher l’inspirztion des tombeaux

hamlet dit: 11 avril 2013 à 20 h 14 min

un homme bon être bon, un autre mauvais, un eut vouloir le bien, un autre le mal.
pour chaque individu la balance penche d’un côté ou d’un autre.
si nous faisons la somme arithmétique du bien et du mal depuis que l’homme existe nous arriverons à un résultat proche de zéro.
ça peut sembler étrange mais les calculs ne mentent pas.

eXEAt dit: 11 avril 2013 à 20 h 04 min

ce qui dans le plagiat fait enrager, c’est que les lecteurs qui n’y ont rien vu n’auront aucune curiosité pour l’auteur des lignes et de la pensée qu’ils auront peut-être appréciés : c’est du détournement de lecteurs potentiels confiants qui sont dupés sur la paternité première ? -vraiment première ?- et d’une pensée critique de la transmission
: quand on n’a cessé d’entendre répéter de rendre à César ce qui est à César …

hamlet dit: 11 avril 2013 à 20 h 01 min

Monsieur Assouline votre photo de cette dame jouant la sarabande de la 4ème suite en Mib de Bach pour violoncelle est absolument magnifique, tout comme ce morceau que cette dame est en train de jouer.

quand on regarde cette photo on ne peut s’empêcher d »avoir une petite pensée amusée pour Levi Strauss et Françoise Heritier, on se dit voilà ce que nos ethonologues vont désormais découvrir en Afrique : des amoureux de Bach !

par contre si nos ethnologues veulent trouver des spécialistes des danses africaines ils ont plutôt intérêt à aller à la salle culturelle polyvalente de Montreuil.

ce n’est qu’un début, nous entrons dans l’ère magnifique du post exotisme, du post ethnologie, du post anthrologique.

avant de s’attaquer à cette sarabande bwv1010 cette dame a dû commencer par des choses plus faciles, comme la première suite.
les morceaux lents sont les plus difficiles car ils exigent d’abandonner le métronome pour se fier à la respiration, le corps devient le centre de la foi, il suffit d’écouter cette sarabande jouée par deux grands interprètes différents pour se rendre compte qu’ils ne sont pas synchronisés, le ventre a pris la place du métronome.

Bach a composé ces suites pour les africains, eux seuls pourront nous restituer la beauté minérale de cette musique.

abandonner ses convictions et ses engagements, comme Teste pour être seulement un être de tous les possibles.

quel malheur que les mathématiciens n’écrivent plus de livre.
Paul Valery avait vu juste, un monde réel ramené à la somme des possibles est en passe de devenir notre monde.

dès le premier mot que Dieu adressa à Adam il comprit que l’homme ne serait pas ce monde qui venait de créer, l’homme n’appartient pas à l’univers, à la création de Dieu, son monde à venir est ailleurs, le lieu de l’être au monde, ce lieu où les hommes font monde ne se trouve pas dans la nature, il est antinaturel : dans sa question « tu es où? » Dieu comprit de suite que le destin écologique des hommes lui échapperait, la compétition était engagée : Dieu avait créé l’univers, les hommes feraient de même.

A la différence d’Ulrich de Musil, Teste de Valery engloutit le monde et s’engloutit lui-même dans son intelligence qui fait de son monde où la somme de toutes les subjectivités s’annulent d’elles-mêmes.
Musil de son côté avait fait le pari aporétique que le sentiment pouvait contrebalancer cette arithmétique de la conviction : en faisant la somme de toutes les subjectivités il reste un écart infime dans lequel peut se loger une infime partie de désir inaliénable et incommensurable, échappant aux lois du calcul des opinions.
Sans doute Valery l’a-t-il voulu ainsi dans le but de ridiculiser les théories extravagantes romantiques kierkegaardiennes et nietzschéennes.

Valery et Musil avaient vu juste : nous allons vers un avenir humain, post exotique et post individualiste, construit sur le mode de l’hyper relationalité planétaire.
il reste encore quelques résistances réactionnaires d’ordre essentiellement religieux, ces mouvements vivant encore sur le mode de la vision de la mixité apocalyptique, refusant l’inséparabilité des êtres vivants et non vivants démontrent qu’ils mènent un combat perdu d’avance.
Ceux qui pensaient que les hommes seraient incapables de créer un monde meilleur se sont mis le doigt dans l’oeil jusqu’au coude.

abdelkader dit: 11 avril 2013 à 19 h 58 min

Qu’entends-je ? le garde-champêtre va nouer le nœud avec une chèvre Porquerolle ? j’voudrais être le premier ici a te con-gratuler et a vous offrir, en cadeaux de mariage, d’abords a ta bêêêêêêlle future conjointe une botte de radis bio, et a toi des bottes Wellington 100% caoutchouc…un cadeau bien pratique les wellingtons, ca te servira les jours ou elle aura pas envie de ton ardeur et préfèrerait plutôt aller gambader dans la garrigue…et que tu devras même la pourchasser a travers monts et ruisseaux…mais le truc avec les wellies, c’est qu’une fois que attrapes ta biquette, tu lui mets les pattes de derrière dans tes bottes (j’ai vérifié pour la pointure, c’est bon vous y serez a l’aise tous les deux), et comme ca, elle peux plus bouger…d’une botte deux coups , si j’ose dire…mais bref, t’es garde-champêtre, je t’apprends rien de nouveau la…

D. dit: 11 avril 2013 à 19 h 45 min

Moralisation, piège à cons…… dit: 11 avril 2013 à 16 h 46 min

HR a raison : il faut absolument renouveler le stock de commentateurs de la RdL, l’actuel est moisi/pourri depuis longtemps. Il y a même des morts-vivants.
——

et des esprits qui planent.

Jacques Barozzi dit: 11 avril 2013 à 19 h 01 min

Crise politique grave en France, il semble qu’il n’y ait que François Hollande qui ne s’en soit pas encore aperçu ?
Comme pour les maris cocus, toujours les derniers informés !

christiane dit: 11 avril 2013 à 18 h 45 min

Pourquoi ne pas avoir mis un lien, aussi, sous le nom de Marianne Alphant ? Car là encore on peut feuilleter, grâce à l’éditeur, les premières pages savoureuses de « Ces choses-là ».
Ce billet très riche (merci pour « Monsieur Teste » en lien), ouvre à plusieurs livres étonnants regroupés sous le titre : « Dieu et le diable sont dans les détails ». Bel angle pour aborder ces livres d’érudits et pour relire le jeune Valéry. Ces écrivains-philosophes se font beaucoup de mal et beaucoup de plaisir…
Sans Dieu ni diable, ce paradoxal XVIIIe siècle, le droit pour l’homme d’être sujet et objet de la philosophie dans une grande liberté ?
Encore que… dans les détails, vous avez dit « détails » !
Des mots comme de l’obscurité sur tout ce qui était clair et facile en nous et autour de nous. Nietzsche écrivait dans « Par delà le bien et le mal » : « Hé quoi ? Cela ne revient-il pas à dire, en termes vulgaires : Dieu est réfuté, le diable, non » ? – Au contraire, amis, au contraire. » et plus loin (cf Monsieur Teste) « Tout ce qui est profond aime à se masquer. La pudeur d’un dieu ne devrait-elle pas aimer à se pavaner sous la forme de son propre contraire ? Problème scabreux. ».

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 avril 2013 à 18 h 05 min


…de l’ambiance,…d’auberges à deux balles d’entremetteurs,…qui filent à gauche,…

…moult biches pour lièvres capucins,…

…statique d’architecture normande,…sur une prima donna de bois,…y cons-instruire,…et accolé une de pierre de taille et ciment portland,…châtelain d’origine A.D.N.,…dur le printemps pour durer,…

…le bon goût ne se mélange pas au mauvais goût pas sable,…

…des connivences pour rien,…parce que des leurres en surnombre à rien foutre d’hameçonnage de haute ligné,…
…juste des moule à frire et pas à gober d’expérience à l’exemple de Dieu,…

…des anges et compagnies versés-érudits pour des fric-attelés de démesure à économie de tartes à la crème de vandales et bas-fond de grand  » Port aux princes « ,…

…etc,…une année à rien foutre de plus,…rien de miscible à bas bord et à true bord,…Yellove submarine Beatles,…

xlew.m dit: 11 avril 2013 à 18 h 00 min

La photographie de la jeune violoncelliste africaine est émouvante car elle rappelle la situation fort précaire faite aux musicos classiques du continent. France-télévisions avait fait un beau reportage l’année dernière sur un orchestre classique amateur de Kinshasa je crois. Les conditions de répétitions étaient très problématiques (coupure inopinée de courant, instruments rares et chers qu’il faut se prêter entre soi), mais les jeunes musiciens savaient trouver la force en eux de rester passionnés. C’est vrai qu’on pense tout de suite à Slava Rostro en regardant l’image de McConnel, j’espère que le mur, et le plafond, tous deux en béton plutôt que de verre, de l’enrichissement personnel (dans tous les sens du terme) des gens de l’Afrique tombera bientôt pour de bon (les classes moyennes semblent vraiment s’incruster et prendre racine dans les sociétés de certains états, notamment grâce à l’interconnexion numérique.)

xlew.m dit: 11 avril 2013 à 17 h 38 min

En attendant, pendant que monsieur teste, re-teste, et teste encore, madame conçoit et transforme en technologie fiable les prototypes qu’elle a imaginé sans s’arrêter sur les détails au coeur de son sommeil profond. Monsieur teste, et teste toujours, refusant la sieste, et s’éparpille en lisant la Pravda de ses illisibles notices, madame rêve, bâtit, construit et s’habille en Prada, en attendant. Encore une victoire de la généreuse propension féminine à vouer un culte au général sur le détaillisme insomniaque et futile qui macule de son indélébile empreinte toute entreprise faite au masculin. En gros, qui dort dîne, qui ne dort pas se fait des romans et mange des sardines. (Au crochets de son épouse en plus.) Ferdine avait raison, les hommes sont devenues des « danseuses » pour les femmes, et les romanciers barbichus, en vain pullulent. Mais que fait la police d’Apollon ?

Ex-Pet dit: 11 avril 2013 à 17 h 27 min

historia
ça n’a rien à voir avec des pincouins lsdos cher cul de jatte
vous voulez que je vous arrosse : le manque de poivre, c’est qu’on tombe parfois dans l’escalier sur des topinambours avec lesquels on a au moins un peigne en commun, avant de se coltiner leurs épluchures ou leur bouillon . et ça parfois on a envie de biner pourquoi .ça parât jardinier, comme ça avec le mot truite , et le mot jambon, et qui peut espérer avoir une assiette ?
mais ça ne me démange plus du tout , cette question.occupez-vous de vos légumes,, de ceux de l’ongle lapis l’assouline, je m’occupe des veaux.

u. dit: 11 avril 2013 à 17 h 27 min

Le soutien-gorge, de quoi s’agit-il ? Un de ces détails, ces débris de la vie, ces petits importants, ces petites choses, ces petits faits affolants, ces petits riens qui sont tout, qui ont la vertu de rallonger le temps.

u. dit: 11 avril 2013 à 17 h 24 min

“Un incipit qui déjà nous conviait aux noces de l’intelligence et de l’humour. »

Les cristaux ont été les beaux enfants de ce couple modèle.

eXEAt dit: 11 avril 2013 à 17 h 17 min

des enfants dans le dos
on tombe
ça paraît
C’est un professeur qui m’emmena au théâtre voir Monsieur Teste, que je n’ai pour ainsi dire pas relu depuis .

Gestionnaire de fantasmes..... dit: 11 avril 2013 à 17 h 15 min

HR, sous-traitez, pour vos fantasmes ! sous-traitez ! Ne jamais rester seul(e), toujours faire souffrir un(e) autre. Cela aide.

bouguereau dit: 11 avril 2013 à 17 h 14 min

Un soutien-gorge ce n’est pas tant ce qu’on trouve qui est plaisant, c’est plutot ce qu’on y cherche

t’es grand rabbin de france par hasard ?

J.Ch. dit: 11 avril 2013 à 17 h 14 min

Je trouve que « la république du jazz » n’est pas, de loin, du même niveau que celui-ci, hélas

Sergio dit: 11 avril 2013 à 17 h 13 min

bouguereau dit: 11 avril 2013 à 17 h 04 min
Les armatures de soutien-gorge ça sert à rien…
pigeonné qu’on est

C’est le problème… Sans connaissances techniques on n’existe même plus…

Marchez! dit: 11 avril 2013 à 17 h 12 min

Les thèses pro-masses de M. Mamère étaient de si mauvaise qualité qu’elles portait parfois un soutien à Georges.

bouguereau dit: 11 avril 2013 à 17 h 10 min

N’est-ce pas précisemment ce que Roland Barthes, dans La chambre claire, et pour la photographie, appelle le « punctum »?

le punctum du robebud..on voit bien que kabloom est de culture anglosaxophone

eXEAt dit: 11 avril 2013 à 17 h 10 min

historia
ça n’a rien à voir avec des enfants lsdos cher bossu
vous voulez que je vous dise : le manque de bol, c’est qu’on tome parfois dans la vie sur des gens avec lesquels on a au moins un fantasme en commun, avant de se coltiner leurs livresou leur enseignement . et ça parfois on a envie de comprendre pourquoi .ça parât cérébral, comme ça avec le mot fantasme , et le mot moi, et qui peut espérer avoir une preuve ?
mais ça ne me turlupine plus du tout , cette question.occupez-vous de vos fantasmes,, de ceux de l’onkle lapis l’assouline, je m’occupe des miens

Huissier lubrique........................ dit: 11 avril 2013 à 17 h 09 min

Un soutien-gorge ce n’est pas tant ce qu’on trouve qui est plaisant, c’est plutot ce qu’on y cherche.

u. dit: 11 avril 2013 à 17 h 09 min

Les prothèses mammaires de M. Mas étaient de si mauvaises qualité qu’elles partaient parfois avec le soutient-gorge.

bouguereau dit: 11 avril 2013 à 17 h 04 min

Les armatures de soutien-gorge ça sert à rien…

maintenant il sont rembourré à la mousse haute densité..pigeonné qu’on est

Sergio dit: 11 avril 2013 à 17 h 00 min

Une pensée qui avance par cristaux c’est pas mal comme image, seulement après naturellement faut que les cristaux fondent pour se reconstituer différemment car la pensée, bien entendu, ne peut pas s’arrêter.

Historia, des people et des amours mortes...... dit: 11 avril 2013 à 16 h 59 min

HR, avez-vous eu un enfant de Pierre Assourbanipaline ? Allez ! Avouez, ça soulage !

Ex-Pet dit: 11 avril 2013 à 16 h 55 min

eXEAt dit: 11 avril 2013 à 16 h 53 min
mes débours par le blog de P.Assouline sont une assez vieille poche, dont il ne vient rien de rien et dont il ne viendra jamais rien.
mais elle aurait été ourdie par un hareng-saur qu’elle n’aurait pu être aussi abrasive pour mon moi !

eXEAt dit: 11 avril 2013 à 16 h 53 min

mes détours par le blog de P.Assouline sont une assez vieille histoire, dont il ne sait rien de rien et dont il ne saura jamais rien.
mais elle aurait été ourdie par un diable qu’elle n’aurait pu être aussi rusée pour mon moi !

eXEAt dit: 11 avril 2013 à 16 h 50 min

encore que e ne sois ni rabbin, ni pape , je donne volontiers ma démission à qui de droit, mais qui est-ce « qui de droit »?

Ex-Pet dit: 11 avril 2013 à 16 h 50 min

65 h 1893 min vous abusez: car j’ai écrit rustine et non bouse !
mais peut-être P.ATartempion et d’autres veulent-ils un renouvellement de cravates ?
ici, je voulais mettre l’accent sur le mot tisane. par exemple , je ne peux pas retrouver où j’ai lu que (()) écrivait un crâne et un ballon devant certains noms pour planète et syphon (et non éponge comme sur la plage: c’est un « bignou », bien sûr !mais quand même )

u. dit: 11 avril 2013 à 16 h 49 min

« Marianne Alphant, elle, n’aime rien tant que crébillonner, marivauder, fragonardiser, mesmériser, casanover. »

Le soir venu, il est quand même raisonnable de faire chambre à part.

Moralisation, piège à cons...... dit: 11 avril 2013 à 16 h 46 min

HR a raison : il faut absolument renouveler le stock de commentateurs de la RdL, l’actuel est moisi/pourri depuis longtemps. Il y a même des morts-vivants.

eXEAt dit: 11 avril 2013 à 16 h 39 min

16 h 18 min vous abusez: car j’ai écrit preuve et non excuse !
mais peut-être P.Assouline et d’autres veulent-ils un renouvellement de commentateurs ?
ici, je voulais mettre l’accent sur le mot preuve . par exemple , je ne peux pas retrouver où j’ai lu que *** écrivait un W et un B devant certains noms pour white et Black (et non colored comme sur la photo: c’est un « détail », bien sûr !mais quand même )

Mélomane à cordes quantiques dit: 11 avril 2013 à 16 h 38 min

Il est clair que cette femme émouvante joue comme un pied de ce violoncelle en plastique : aucun attroupement pour l’écouter.

eXEAt dit: 11 avril 2013 à 16 h 31 min

la photo de cette femme installée à jouer du violoncelle est émouvante : on voit même une partition(?) sur le pupitre;pas de pince à linge .

Sergio dit: 11 avril 2013 à 16 h 28 min

Secrétariat de u. dit: 11 avril 2013 à 16 h 12 min
ne sait pas ce qu’est l’ASM.

Ah mais ça c’est normal au lycée j’ai toujours réussi à me faire exempter de sport co…

Sixième fois dit: 11 avril 2013 à 16 h 22 min

La première personne que j’ai vue avec des plis de fromagerie était le mari d’une crémière, qui a divorcé pour se re-marier avec un charcutier !! ça ne s’invente pas.

exEAt dit: 11 avril 2013 à 16 h 18 min

@Secrétariat de u. allez repasser votre pantalon dzns k’autre sens ,y a des plis de fromagerie .
Bonne soirée

Secrétariat de u. dit: 11 avril 2013 à 16 h 15 min

que l’on puisse penser sans livre, O.K. mais je n’ai pas vu que cela soit prouvé dans le billet

En effet, c’est une remarque très juste et, comme vous le laissez entendre, le fait que ce billet soit sur la toile ne constitue en rien une excuse.

Secrétariat de u. dit: 11 avril 2013 à 16 h 12 min

Dans le cadre de nos fonctions, qui consistent notamment à surveiller l’ensemble des blogs tenus par des commentateurs susceptibles de porter préjudice à notre patron, nous nous voyons obligés d’informer celui-ci que M. Sergio ne sait pas ce qu’est l’ASM.
M. u. avisera.

Cinquième Parnod dit: 11 avril 2013 à 16 h 05 min

Première personne…devant moi… une femme… spécialisée… très connue… mariée avec…puis divorcée de … pour épouser un…. Je précise qu’elle n’était pas… C’était une…!! ça ne s’invente pas.

exEAt dit: 11 avril 2013 à 16 h 00 min

. Preuve qu’on peut penser sans livres.
que l’on puisse penser sans livre, O.K. mais je n’ai pas vu que cela soit prouvé dans le billet, même si celui-ci est sur la toile .

Quatrième fois dit: 11 avril 2013 à 15 h 55 min

La personne première qui a dit devant moi le mot «gronk» était une femme flanc très connue dans le milieu des surgelés, qui possédait une rôtissoire et s’en est par la suite séparée pour s’acheter une pompe à vélo. Je précise que la glon n’était pas son métier, pas plus que la shlong, ni le troumpf, elle était shponk chez un crac!! ça ne s’invente pas.

Troisième fois dit: 11 avril 2013 à 15 h 48 min

La première personne qui a dit devant moi le mot «margarine» était une femme tronc très connue sur les champs de foire, qui possédait une Simca 1000 et s’en est par la suite séparée pour s’acheter un DS 23 à injection électronique. Je précise que la colle n’était pas son métier, pas plus que l’herbe à chat, ni le riz au thon, elle était ribambelle chez un marchand gros et demi-gros!! ça ne s’invente pas.

DHH dit: 11 avril 2013 à 15 h 47 min

Extraordinaire photo ,ce violoncelle devant la clôture.
clin d’oeil à Rostropovitch devant le mur:
ici la clôture enferme ,A berlin ce jour là le mur était liberation
on peut broder longuement sur le rapprochement

exEAt dit: 11 avril 2013 à 15 h 44 min

 » excusez du peu  »
excusez ! ce que vous voudrez et pourrez, pour le reste, il y a Dieu et le diable pour se le partager
bonsoir et testez vous bien

Deuxième fois dit: 11 avril 2013 à 15 h 39 min

La première personne qui m’ a dit « bonjour, vous» était une femme unijambiste très reconnaissable, dont le mari était spécialisé dans les sports mécaniques et qui a ensuite divorcé pour se re-marier avec un manchot. Je précise que le ravaudage n’était pas son métier, pas plus que la télévision, ni le tir au pigeon, elle était voyante extra-lucide!! ça ne s’invente pas.

exEAt dit: 11 avril 2013 à 15 h 26 min

dit: 11 avril 2013 à 15 h 21 min
d’où êtes vous pour coincer autant d’R ,et n’en faites pas une partita !
( moi, je m’en balance de vos 50 nuances aux agrès)

Première fois dit: 11 avril 2013 à 15 h 24 min

La première personne qui a dit « Oh crotte alors » était une vieille dame très méconnue, dont le mari était spécialisé dans les planches de 35X150 et qui a ensuite divorcé pour se re-marier avec un épicier. Je précise que la couture n’était pas son métier, pas plus que le gavage des oies, ni le nettoyage à sec, elle était monitrice d’auto école!! ça ne s’invente pas.

Bloom dit: 11 avril 2013 à 15 h 20 min

Là que se dissimule la clef, le point, le moment, le rosebud, la beauté des enchaînements. Autant dire l’essentiel.
(…)Roland Barthes eut sans aucun doute

N’est-ce pas précisemment ce que Roland Barthes, dans La chambre claire, et pour la photographie, appelle le « punctum »?

exEAt dit: 11 avril 2013 à 15 h 18 min

la première personne qui a prononcé evant moi e nom de P.Valéry était unprofesseur très connu , dont la femme était une poéte-sse spécialiséE dans es vers libres-ou blancs-féministes et qui a ensuite divorcé pour se re-marier avec un philosophe.Je précise que la poésie n ‘était pas son métier, elle était psy!! ça ne s’invente pas .

exEAt dit: 11 avril 2013 à 15 h 17 min

ave des fleurs
Est-ce Dieu, est-ce Diable
Ou les deux à la fois
Qui, un jour, s´unissant,
Ont fait ce matin-là?
Est-ce l´un, est-ce l´autre?
Vraiment, je ne sais pas
Mais, pour tant de beauté,
Merci, et chapeau bas.

exEAt dit: 11 avril 2013 à 15 h 16 min

Dieu et le diable sont aussi das les chansons
« Est-ce la main de Dieu,
Est-ce la main de Diable
Qui a tissé le ciel
De ce beau matin-là,
Lui plantant dans le cœur
Un morceau de soleil
Qui se brise sur l´eau
En mille éclats vermeils?
barbara

tA pHoTo dit: 11 avril 2013 à 15 h 16 min

C’eSt VrAi, La PhOtO dE JhOn BrOwN nOuS MaNqUe BeAuCOuP: un paysage est un état d’âme, un beau désordre est un effet de l’art. Trogne tout droit sorti d’une nouvelle de Gogol…

exEAt dit: 11 avril 2013 à 15 h 12 min

ce que e peux affirmer, c’est que ce n’est pas u lycée que j’ai appris même le nom de P.Valéry , même en classes dites classiques avec supplément latin et grec à l’aube .

exEAt dit: 11 avril 2013 à 15 h 09 min

14 h 54 min c’est à dire que ça dépend du filtre comme celui que vous mettez dans votre potd ‘échappement .

Schumacher, garde-chasse dit: 11 avril 2013 à 14 h 59 min

Que naissent cent mille courts, nerveux, qui ramassent dans les coins et fassent leur fête au bétail

alec enfonce Pierre Louÿs et son roi Paupol, qu’avait pas dépassé les 11 000 verges…au passage il améliore encore le modèle, avec la fonction à tirer dans les coinceteaux bizarres…sale temps pour les bichettes…sapré alec

Hollandouille..... dit: 11 avril 2013 à 14 h 59 min

Moi-je veux des détails de gauche irréprochables, et je nomme une commission spéciale, chargée d’expulser diable et bon dieu de ceux-ci !….Euh….

exEAt dit: 11 avril 2013 à 14 h 50 min

14 h 35 min c’est à dire depuis que les slips affichent à la ceinture le nom de l’archange ?pauvre petite main claviardeuse qui n’a pas proposé un détail d’une photo W /C

John Brown dit: 11 avril 2013 à 14 h 47 min

Bernheim a déclaré que, s’il avait laissé courir le bruit qu’il était agrégé de philosophie, c’était à cause d’un événement tragique dans sa vie. Il n’a pas précisé lequel.

Je suis en mesure d’apporter cette précision : cet événement tragique, c’est de ne pas avoir été reçu à l’agrégation de philosophie.

Nos condoléances.

Gala, mais pas tous les jours.... dit: 11 avril 2013 à 14 h 46 min

Nous avons remarqué la disparition d’une photo du blog de John Brown qui faisait pourtant ressortir chez lui son côté canon, disons couleuvrine moyenâgeuse…

le garagiste de Chaloux dit: 11 avril 2013 à 14 h 42 min

docteur en droit canon

tu veux dire que tu es une bombasse, jean marron ? tu te mouches pas du coude, dis donc.

exEAt dit: 11 avril 2013 à 14 h 39 min

c’est toute la philosophie du tagu euler. il faut qui est en péril avec la fin du soutien gorge sans Euler

John Brown dit: 11 avril 2013 à 14 h 32 min

Je suis agrégé de philo, de maths et de physique, et docteur en droit canon. Ce n’est pas vrai, mais je laisse dire car j’ai eu des malheurs dans ma famille. J’ai aussi un solde de tout compte aux îles Cocos.

exEat dit: 11 avril 2013 à 14 h 27 min

« les seins » ou la mamelle de la Création , mamelle nourricière,pour le cas où lycaeus idas nabokovi n ‘aurait pas compris .

exEat dit: 11 avril 2013 à 14 h 26 min

il est connu que
autre « élément de langage » comme on dit aujourd’hui, dans ce même nom de Dieu en hébreu, ce qui correspond à « assez »

exEat dit: 11 avril 2013 à 14 h 23 min

une histoire de jumelleS .
Je n’avais lu qu’un livre de G.Bernheim (plusieurs de Lyotard)
ce qui me frappe dans les commentaires des journalistes, c’est qu’il est attribué à ce rabbin le désir d’une prise de conscience des choses du féminin .
(il est connu l’un des noms de Dieu a été traduit, d’une traduction argumentée par « les seins »

exEat dit: 11 avril 2013 à 14 h 12 min

11 avril 2013 à 14 h 00 mins’excuse enfin de sa comédie qui n’amuse personne non plus que les nocturnales de certains commentateurs .
A force de dire presse tige et autres champs !

Collectif des Plagiaires Libres..... dit: 11 avril 2013 à 14 h 11 min

Ne soyez pas honteux, ceux qui vous jugent ne sont pas meilleurs que vous et leur pureté n’est que façade !
Adhérez au collectif. Venez nombreux. Amenez vos amis.

Info du jour dit: 11 avril 2013 à 14 h 08 min

Le Monde:
Le grand rabbin de France Gilles Bernheim a annoncé sa « mise en congé » avec effet immédiat, a annoncé jeudi le vice-président du Consistoire Elie Korchia, à l’issue du conseil exceptionnel qui s’est déroulé en milieu de journée jeudi 11 avril, à Paris. Dans l’attente d’une nouvelle élection, l’intérim est assuré par le grand rabbin de Paris, Michel Guggenheim, et par le directeur de l’école rabbinique, le rabbin Olivier Kaufmann.

exeat dit: 11 avril 2013 à 14 h 04 min

sur ceS questions
la recherche de plagiat est une activité qui ne m’intéresse rait pas plus que de commettre des plagiats.question d’histoire personnelle me semble-t-il et d’avoir détesté des personnes qui empruntaient des expressions heureuses de tiers.
Cette affaire m’a rappelé une histoire de jumelle qui m’a été racontée par leur tante, e crois , (une parente proche) qui se partageaient la tache, et l’une allait passer les épreuves d’examens et concours de l’autre .
j’ai déjà vu bien des hommes confondre sincèrement des femmes qui ne se ressemblaient pas du tout .

cataploc dit: 11 avril 2013 à 13 h 55 min

Par respect pour la fonction.

??
Ça se comprendrait s’il avait commis une faute.
Je suppose que vous êtes partisan du camp adverse. Mais a-t-on jamais demandé à Sarkozy de faire la politique PS ? Pourquoi Hollande devrait-il faire la politique de l’UMP ?
Pour être aussi faible intellectuellement, vous devez être JC.

Entendu dans un confessionnal à Porquerolles...... dit: 11 avril 2013 à 13 h 47 min

Lorsque je tente une approche de dieu dans mes lectures, le diable s’agite, se tortille, dans ma culotte !

exeat dit: 11 avril 2013 à 13 h 45 min

Par respect pour la fonction.
Même s’il alléguait cette raison, je suppose qu’il en a de plus fortes.
Sa position était devenue intenable, un pourrim permanent

Amicale des Fraudeurs Socialistes dit: 11 avril 2013 à 13 h 42 min

Notre ami Jérôme n’a pas fait pire que Guérini. Pourtant, il est exclu du PS et le mafieux marseillais ne l’est pas.
Cherchez l’erreur !
Vous tomberez vite sur la magouille….

exeat dit: 11 avril 2013 à 13 h 41 min

un plagiat est quand différent de l’adaptation réécrite de l’idée d’un autre qui requiert une intelligence particulière , et se trouve parfois renforcée par la mention de la source originale citée dans le texte , et avec tous les détails .
G.Bernheim a été vraiment  » rapide ». maintenant qu’il a démissionné, c’est clos , pour ce qui le concerne en personne d’ailleurs on a remarqué , surtout J.A.M d’ailleurs, l’incidence d’internet sur ce questions d’identités et d’identification.
est-ce raison suffisante de dire Internet Dieu et Diable ?

John Brown dit: 11 avril 2013 à 13 h 38 min

Hier matin, au Louvre, je surprends une jeune pickpocket romano-bulgare en train d’explorer mon sac. Superbe, au demeurant, l’oeil en velours et l’avant-scène salle Richelieu.

– Mais, mademoiselle, que je lui fais, vous n’y songez pas : je suis l’ex- grand rabbin Bernheim.

– Moi, qu’elle me répond, impressionnée, c’est Esméralda. On sait tes exploits. Tu viens avec nous ?

Depuis, fou d’amour, je fais les poches aux Japs sous la pyramide.

Misère de misère..... dit: 11 avril 2013 à 13 h 33 min

cataploc dit: 11 avril 2013 à 13 h 09 :
« Pourquoi démissionnerait-il ? »

Par respect pour la fonction.

Misère de misère..... dit: 11 avril 2013 à 13 h 30 min

Grand dieu, non !
l’emprunt est un acte amical : vous empruntez une femme mariée tous les jeudi.
le vol, vous finissez par l’épouser…

bérénice dit: 11 avril 2013 à 13 h 29 min

J Brown que dire de l’arrangement musical? En quoi diffère-t-il d’un plagiat
J Cahuzac a pour le moment soustrait une partie de son patrimoine à l’impôt.
Berheim falsifie son identité sous réserve qu’un diplôme serve encore de trait d’identité.

John Brown dit: 11 avril 2013 à 13 h 28 min

« John Brown, vous avez vous aussi plagié, n’est ce pas ? Avouez !  » (rédigé par Misère de misère)

Je n’ai jamais pratiqué que le plagiat par participation, cher à Pierre Bayard.

John Brown dit: 11 avril 2013 à 13 h 26 min

Bernheim a délicatement qualifié d’ « emprunts » la série de ses plagiats. C’est fou ce que nos élites ont le sens de l’euphémisme quand elles sont prises la main dans le sac. En somme, c’est ce que les anarchistes appelaient la « reprise individuelle ». Alors quoi, Bernheim, ni dieu ni maître ? — Bof, plagiat et emprunt, c’est tout un, n’importe quel dictionnaire des synagogues vous le dira.

John Brown dit: 11 avril 2013 à 13 h 18 min

« Misère de misère….. dit: 11 avril 2013 à 13 h 03 min
Hollandouille ne démissionne pas !

Pourquoi démissionnerait-il ? » (rédigé par cataploc)

Grand rabbin ou pas, un plagiaire est un voleur. Berheim et Cahuzac devraient bientôt, chacun avec ses titres particuliers à y figurer dans un prochain « dictionnaire amoureux de nos élites voleuses. Que celui qui l’écrira n’oublie pas d’y joindre Macé-Scaron.
Hollande, quant à lui, n’a encore plagié personne. Même pas Mélenchon, c’est dire.

bérénice dit: 11 avril 2013 à 13 h 17 min

Misère le gouvernement précédent a su habiller ses propres échecs avec un certain dynamisme affiché qui d’ailleurs n’a pas leurré les électeurs la partie est extrêmement difficile non seulement il faut opter pour les bonnes mesures mais en cas de mauvais résultats ne pas perdre de vue que les loups guettent.

exeat dit: 11 avril 2013 à 13 h 17 min

@bérénice dit: 11 avril 2013 à 13 h 00 min
mettez votre survet pour aller voir votre titus, même s’il crèche encore au diable .

Misère de misère..... dit: 11 avril 2013 à 13 h 10 min

Effectivement comparer un type comme Bernheim et un connard comme l’andouille serait une insulte à l’intelligence de l’observateur !

cataploc dit: 11 avril 2013 à 13 h 09 min

Misère de misère….. dit: 11 avril 2013 à 13 h 03 min
Hollandouille ne démissionne pas !

Pourquoi démissionnerait-il ?

bérénice dit: 11 avril 2013 à 13 h 08 min

Un homme de synagogue ne peut en rien être comparé à un homme d’état y compris dans cet état où nous sommes rendus, a-t-on connu des précédents de ce genre?

bérénice dit: 11 avril 2013 à 13 h 05 min

xlew j’imaginais sans peine que vous disposiez d’une autre proposition et que vous aimiez les bichettes mais puisque vous ne donnez suite… je désespère

Misère de misère..... dit: 11 avril 2013 à 13 h 03 min

Imbécillité du monde. Berheim démissionne, Hollandouille ne démissionne pas ! Paille et poutre. Chienlit merdique.

bérénice dit: 11 avril 2013 à 13 h 00 min

exeat votre « survous » laisse à désirer? problème de joints d’étanchéité? Contactez d’urgence les services compétents ne laissez pas le sous-sol vous gâcher le salon.

bérénice dit: 11 avril 2013 à 12 h 43 min

xlew je veux bien faire la bichette puisque vous semblez sincère quoique ça ne suffise à inscrire une politique éditoriale dans la réalité des vies alors que tout pousse à constater que l’on peut sincèrement mentir, mentir au nom de la sincérité .

exeat dit: 11 avril 2013 à 12 h 38 min

et la censure compulsive , c’est aussi un détail, ?ne dites pas angélique , dieu risque de sortir de son diable à provisions

Polémikoeur. dit: 11 avril 2013 à 12 h 27 min

13 « Républiques de la Culture »
multicolorées en approche !
Cette richesse est-elle déclarée ?
Sa provenance est-elle connue, licite ?
S’arrêteront-elles à 13 à la douzaine ?
Qui contrôle la « holding » ?
Transparentalement.

Le gardien du phare de l'île du Docteur Mort aux... dit: 11 avril 2013 à 12 h 12 min

tu peux te metisser nuitamment avec les chèvres jicé

jicé, c’est un genre de Jean-Louis Schäfer qui teste sur ses brebis et ses autres bestiaux la possibilité de son île ouverte au coït inter-espèces.L’île du Dr Moreau, quoi. »Ouvert, l’âne nuit » ça s’appellerait. Ca paraîtrait aux Emissions de Minuit et passou se fendrait d’un p’tit bifton.

Dieu..... dit: 11 avril 2013 à 11 h 57 min

le Diable est une invention à moi, favorisant la moralisation forcée de mes créatures. Succès relatif….

Polémikoeur. dit: 11 avril 2013 à 11 h 52 min

« Que trente bicyclettes
viennent me brouiller l’écoute
et me sonner les clochettes ? »
Cet endroit est bizarre !
Granbraquettement.

Polémikoeur. dit: 11 avril 2013 à 11 h 46 min

Problème avec un adverbe ?
Des solutions : garde et accueil.
Temporaires ou définitifs.
Recyclement.

xlew.m dit: 11 avril 2013 à 11 h 43 min

Je suis agnostique dans cette histoire de Dieu qui détaille la bimbeloterie du diable et du diable qui retaille la verroterie de Dieu dans la littérature, à tous les coups l’indigène-lecteur qui est en moi se fait avoir, je me retrouve toujours avec deux aspirateurs à chaque passage du représentant, qu’il soit d’origine divine ou diablotine, qu’il me propose un roman Dyson sans sac ou une nouvelle Hoover à eau, je tombe dans ses filets et achète tout en double. Personnellement j’appelle de mes vieux un « choc de simplification » dans la littérature, généraliste comme universitaire, française. Que naissent cent mille écrits courts, nerveux, qui ramassent enfin bien les élevages de poussière éditoriale dans les coins et fassent leur fête au bétail acarien qui adore se planquer jusqu’au coeur des plus infimes intrigues et vétilles des moquettes et leurs émeutes de récits en polyester qui eux-mêmes ne dédaignent jamais de se diffuser en aérosols dans le retable sacré de nos narines pour aller chatouiller nos cellules olfictives de poëte…et que trente bichettes viennent me brouter l’occiput et me bouffer les implants capillaires si je ne suis pas sincère.

John Brown dit: 11 avril 2013 à 11 h 37 min

 » JB, »honnêtement » est de vous..Et vous le laisse.
Avez-vous lu Schefer?  » (rédigé par versubtil)

Soyons honnête , je ne l’ai pas lu.

Bien à vous.

bouguereau dit: 11 avril 2013 à 11 h 02 min

Polémicoeur, vous exagérez.

un pet de none dans la main d’un cardinal argentin sur une vieille k7 d’edwy.. et c’est le tremblement de terre a rome

Ville de Paris.... dit: 11 avril 2013 à 10 h 51 min

Nous ne souhaitons pas donner le nom de Margaret Thatcher à l’une de nos impasses. Par contre une Avenue Besancenot, un Carrefour Melenchon, cela peut être envisagé par Anne Hidalgogo. A voir.

Polémikoeur. dit: 11 avril 2013 à 10 h 51 min

Un « détail » peut réellement compromettre
un ensemble bien plus imposant que lui.
Un chouïa sur un réglage mécanique,
une seconde d’inattention, un microbe,
qu’ils tombent au « bon » moment et…
Papilionestiquement.

Mandelbroute, benoîtement..... dit: 11 avril 2013 à 10 h 46 min

Le propre du divin, et du gouvernement actuel, c’est l’incohérence documentée, le chaos structuré.

bouguereau dit: 11 avril 2013 à 10 h 42 min

là où la Verge Marie est putain de Mohammerd et Bayrou

c’est la théorie des multivers décohérents..est ce que dieu est le même pour chacun ou est ce que lui même y est à chaque fois different..sinon comment comprendre un musulman disant que dieu est trois fois le même

@ Lycanthrope Bouguereau dit: 11 avril 2013 à 10 h 34 min

« ça s’encule réciproquement mais pas en même temps, c’est quantique »

T’as rien compris au monde quantique ! là où les gode-ceinture ne sont que diables en détails, là où la Verge Marie est putain de Mohammerd et Bayrou, folle de Chaillot !

bouguereau dit: 11 avril 2013 à 10 h 32 min

Estce parce qu’il a été joué dans des théâtres privés? est-ce parce qu’il a été nommé par Frederic Mitterand?

..sur un tel geublo que celui ci tu devrais venir avec de l’analyse et de la prise de risque..un peu de courage politique que diable jicé !

Lycaeides idas nabokovi dit: 11 avril 2013 à 10 h 27 min

« j’en ai assez chié avec godot… »

Faut dire ça au Lycanthrope bouguereau, il semble que la chose le trouble.

Beatrice d'anjou dit: 11 avril 2013 à 10 h 24 min

un des premiers actes d’aurelie philipetti est de virer un excellent auteur dramatique et metteur en scène, Jean Marie Besset qui travaille à Montpellier.. . je trouve ça pathétique car nous avions déjà tres peu d’auteurs dramatiques vivants excellents à la tête d’un théâtre subventionné. Estce parce qu’il a été joué dans des théâtres privés? est-ce parce qu’il a été nommé par Frederic Mitterand?

Lycaeides idas nabokovi dit: 11 avril 2013 à 10 h 20 min

Et naturellement, le Lycanthrope, on doit obligatoirement se distraire selon vos critères, pas que chacun exprime sa diversité ou son individualité… ce serait une transgression gravissime, n’est-ce pas…

bouguereau dit: 11 avril 2013 à 10 h 19 min

dieu/diable est dans les détails a une valeur soit métaphysique soit esthetique, pour ça qu’elle semble contradictoire, elle sont esseclusive..suffit de se référer par exempe au rasoir d’ocaz, le détails y est necessaire donc divin..le diabolos en metaphysique est forcément un détail..ou alors on est manichéen..ça s’encule réciproquement mais pas en même temps, c’est quantique

@ Lycanthrope de Colmar..... dit: 11 avril 2013 à 10 h 13 min

Non mais ! qu’est ce que tu crois que nous faisons ici sinon nous distraire en attendant la mort ?

Phil dit: 11 avril 2013 à 10 h 12 min

La mode est aux notules, détails et scories littéraires accesibles au public non-lecteur.
Valéry publiait en pleine guerre son « Tel Quel », version alimentaire de sa prose comme le déplorait Gide. Aujourd’hui une littérature de rationnement est livrée sans coup férir.

Polémikoeur. dit: 11 avril 2013 à 9 h 57 min

Un détail ?
« J’ai rêvé alors que les têtes les plus fortes (…/…)
devaient être (…/…) des hommes qui meurent sans avouer » (« in » P. Valéry).
Actuellueusement.

Lycaeides idas nabokovi dit: 11 avril 2013 à 9 h 48 min

Pauvre type ? fort possible… mais… est-ce que être drôle est ici une obligation ? Non, parce que si cela est le cas vous devriez vous abstenir aussi de participer…

yves dit: 11 avril 2013 à 9 h 47 min

« je vis avec mes chèvres. est-ce vrai que je pourrais me marier avec  »

pauvre jc, lâché par la thatcher son idéal

@ Lycanthrope de Colmar..... dit: 11 avril 2013 à 9 h 44 min

Les questions de jicé sont cons mais tes réponses encore plus cons. Il simule, il dissimule, et toi, tu n’es jamais drôle, pauvre type !

Phil dit: 11 avril 2013 à 9 h 40 min

POL (avec fayard) ont exclu camus. cette liberté de ton a le spectre limité.
Barthes eût..défendons le subjonctif.

John Brown dit: 11 avril 2013 à 9 h 36 min

« Passionnant billet pour un auteur tout aussi intéressant! » (rédigé par versubtil)

Bof. Honnête billet d’un honnête critique pour un auteur honnêtement intéressant. Equitable, non ? Dans le genre laudatif, il est bon d’en garder toujours sous le pied.

John Brown dit: 11 avril 2013 à 9 h 28 min

« On va finir par croire que POL est avec Verdier le lieu de refuge privilégié pour une certaine liberté de ton, une fantaisie qui réclame le droit à la divagation, à la broderie de mots et à la légèreté. »

Bof. On pourrait en dire autant des éditions de Minuit, des Solitaires intempestifs et de pas mal d’autres, y compris la NRF, Grasset ou Flammarion. Ceci dit, un coup de chapeau en passant à l’éditeur d’envergure moyenne, c’est sympa et ça ne mange pas de pain.

Lycaeides idas nabokovi dit: 11 avril 2013 à 9 h 23 min

berger solitaire luxembourgeois, si vous êtes pressé vous pouvez voir en Espagne, au Royaume Uni… puis, Argentine, Canada, Mexico, Brésil, Pays-Bas, Belgique, Portugal, Danemark… reste que votre question est tellement con que l’on dirait du JC.

Polémikoeur. dit: 11 avril 2013 à 9 h 10 min

Sans oublier le « détail »
assorti d’une « question »
d’un aboyeur politique,
bête au ventre fécond,
père d’une dynastie
plus vague que marine.
Détail, petite quantité
ou exception de qualité ?
S’y arrêter, là, ou pas ?
Pairfecsionnement.

berger solitaire luxembourgeois....... dit: 11 avril 2013 à 9 h 09 min

bonjour. je vis avec mes chèvres. est-ce vrai que je pourrais me marier avec en france bientot grace nouvelles lois ? sans préferer l’une , toutes épousées en même cérémonie ? merci.

Diable, Assouline ! .... dit: 11 avril 2013 à 8 h 54 min

Dieu seul sait pourquoi vous avez fait le choix de cette première image ! Appropriation indue d’un trottoir de Kinshasa par un colonialiste local ? Violoncelliste indigène préférant manifestement Bach à l’entretien de cette enclave urbaine ? Saleté des lieux et de la ville ? Musique comme espace de liberté dans un enclos étouffant ? Bizarre.

de nota dit: 11 avril 2013 à 8 h 30 min

Alexia,vous connaissez intimement le Prince?
Quant à l’accent circonflexe qui figure le saut de la biche,alors là,je m’incline.

bouguereau dit: 11 avril 2013 à 8 h 29 min

Beaumarchais perdant la clef du billard dans le lit de sa maîtresse. Détails ! Détails ! Détails ! Là que se dissimule la clef, le point, le moment, le rosebud

et bien oui lassouline..lacan dirait qu’une clef y tient facilement

Lycaeides idas nabokovi dit: 11 avril 2013 à 8 h 27 min

« Les jours pairs, je me cache dans les détails de Lycaeides idas nabokovi… »

Voilà qu’un jour sur deux j’auberge un ténia.

Dieu......... dit: 11 avril 2013 à 8 h 23 min

Les jours pairs, je me cache dans les détails de Lycaeides idas nabokovi, et le diable, lui, dans les détails de Bouguereau. Les jours impairs, on échange nos bêtes.

bouguereau dit: 11 avril 2013 à 8 h 23 min

« On conviendra que c’était bien de quoi arrêter le pécheur le plus endurci. »

je crois qu’il y erreur..si on enquête façon castle..on voit la chose en deux temps, 1) le bruit et la peur d’être surpris par l’homme, sa même espèce, peut être le mari ou des chasseurs bavards..mais quand on voit que c’est une autre espèce en diable, ou dieu..ça c’est pas un détail bordel de cul

Que fait le Redresseur Productif ?....... dit: 11 avril 2013 à 8 h 16 min

Du 17 avril au 13 mai, 5.000 des 5.600 salariés de l’usine PSA de La Janais seront au chômage partiel. Aucune voiture ne sera construite au cours de cette période…

bouguereau dit: 11 avril 2013 à 8 h 16 min

où le métissage était erreur nocturne

qui éclate au grand jour..un des critères pour définir les race c’est la non interfécondité comme ils disent..tu peux te metisser nuitamment avec les chèvres jicé et si tu fais bien gaffe de pas manger au même ratelier le jour..ça peut rester ton secret bien gardé

Alexia Neuhoff dit: 11 avril 2013 à 8 h 14 min

« On conviendra que c’était bien de quoi arrêter le pécheur le plus endurci. »
Eh bien, bouguereau, je vous attendais sur cette débandade… (des biches, évidemment)et… rien.

bouguereau dit: 11 avril 2013 à 8 h 08 min

je vois sauter trente biches au-dessus de notre tête

ça c’est une levrette..bravo denota, c’est plus moral que tintin tuant son tas de gazelle

Lycaeides idas nabokovi dit: 11 avril 2013 à 7 h 02 min

Il vous arrive de vous relire JC ? Il vous arrive de réfléchir de temps à autre ? On peut en douter. Par exemple, vous dites : « Détail perdu, la diversité, l’altérité sexuelle … »

Perdu ? Où, quand, comment, pourquoi ? à cause de la possibilité qui serait donnée aux homos de se marier ? ça change quoi dans mon économie de vie ? rien, puisque la sexualité de l’autre ce n’est que son affaire, c’est son individualité qui est en jeu, pas la mienne, ni la votre d’ailleurs. Puis, parce que l’altérité sexuelle reste que cela vous plaise ou pas.

Alexia Neuhoff dit: 11 avril 2013 à 7 h 00 min

@ de nota
Un saut de 3O biches dessinent un accent circonflexe sur les « péchés » et le « pécheur », du prince de Ligne (il est vrai).

JC dit: 11 avril 2013 à 6 h 53 min

Oui, renato, oui ! les autres sont des imbéciles qui ne t’arrivent pas à la cheville, tous ! tous ! Souffrance, souffrance d’iceux, pauvres nuls, soumis à ta jugeotte infiniment sûre, ahahaha ! Bonne journée !

Lycaeides idas nabokovi dit: 11 avril 2013 à 6 h 24 min

Étant donné que son incapacité de faire la différence entre individualisme et connerie est manifeste, JC qui cause individualisme c’est quand même cocasse. D’ailleurs on ne peut ne pas suspecter que l’idée qu’il s’est fait de l’égalitarisme et de l’individualisme est plutôt approximative ; mais bon, on ne va pas fignoler là-dessus, il suffit de rappeler qu’il cause de liberté d’expression en France en se fondant sur la Constitution des USA… détail qui suffit à le disqualifier définitivement…

JC dit: 11 avril 2013 à 6 h 03 min

Il est regrettable que les détails qui donnaient du goût à la vie disparaissent les uns après les autres de notre remue-ménage quotidien. On perd petit à petit la joie de passer d’un état à un autre, de vaincre les mille petites barrières de code… Dommage…

Prenons l’apartheid ! Quel détail merveilleux, ce lavabo interdit aux colorés ! J’imagine le lavabo Mauvaise Langue et au bout d’un long raccord tubulaire, une petite merdouille en faience, blanche, bien suffisante pour Abdel ! Quelle belle époque !… où le métissage était erreur nocturne dans la solitude des colonies impériales et non objectif à atteindre ! c’était le bon temps … La Maison Blanche était white only…

Il n’y a pas si longtemps, n’avez vous jamais apprécié dans certaines entreprises de petites dimensions, la subtile distinction entre les toilettes PERSONNEL et DIRECTION ? Quel charme fou dans les détails hygiéniques : le torchon immaculé du personnel … lequel allait souiller volontairement la serviette dégueulasse des dirigeants de leurs pognes graisseuses d’ouvriers sans éducation ! Détail charmant …

Et le Mariage ! Par le passé, on mariait une bite à un con, un con à une bite : le détail était important. Demain peut-être, on mariera deux bites, ou deux connes …! Détail perdu, la diversité, l’altérité sexuelle …

Mais ne désespérons pas : il restera beaucoup de détails ajoutant de la diversité au monde. Car c’est dans la nature humaine, tout ce qui s’est voulu égalitariste a échoué, battu en brêche par cette maudite caractéristique : l’individu trouve son miel, justement, dans les détails.

Lycaeides idas nabokovi dit: 11 avril 2013 à 3 h 49 min

In ‘The Lost World’ Malcom dit à Levine : « Parle de ton Dieu, le mien est dans le processus »

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 avril 2013 à 3 h 32 min


…Oui,…par mégarde je t’ai répondu, aussi sur le fil précédent,…
…God save the Queen,…et les stratifications en détails,…my Lord’s,…nombriliste à deux balles,…
…etc,…

Lycaeides idas nabokovi dit: 11 avril 2013 à 1 h 45 min

Mis en ligne, par mégarde, sous le fils précédent.

« God is in the details »
Ludwig Mies van der Rohe
Aby Warburg
Gustave Flaubert
Michel-Ange
Anonyme.

« Less is more ».

En l’absence d’un clou on perdit le fer à cheval
En l’absence du fer à cheval on perdit le cheval
En l’absence du cheval on perdit le cavalier
En l’absence du cavalier on perdit la bataille
En l’absence d’une bataille on perdit le royaume

Mais d’un autre côté, le perfectionnisme n’est pas toujours le bon chemin car « le diable est dans les détails » et trop de détails peuvent nous détourner de l’objectif principal.

Polémikoeur. dit: 11 avril 2013 à 1 h 24 min

Le détail pratique du diable,
est logé dans ses roues.
Et dans ses poignées.
Transbordement.

Giovanni Sant'Angelo dit: 11 avril 2013 à 0 h 41 min

…la nature n’attend pas le nombres d’années de raison,…pour se ficher ou s’afficher la gloire du seigneur,…
…et l’occasion préparée fait le larron en robe de chambre,…le ridicule ne tue pas,…il exacerbe le dressage des biches,…pour un quatre roues motrices,…
…des prétextes pour faire commerce avec Dieu et le Diable de consort en projection et connivences,…
…etc,…

de nota dit: 11 avril 2013 à 0 h 06 min

« Un jour que champêtrement,par raffinement de volupté sur laquelle on se blase en ville,j’avais une bien belle et excellente bonne fortune dans l’épaisseur du bois de P,dans le moment le plus intéressant,un bruit affreux se fait entendre en s’approchant de nous avec la plus grande rapidité.
A peine eus-je le temps de me dire:voici enfin la punition de tous mes pêchés et entre autres de celui qui se consommait que,quoique je regardasse à terre plutôt qu’au ciel,je vois sauter trente biches au-dessus de notre tête.On conviendra que c’était bien de quoi arrêter le pêcheur le plus endurci. »

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